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Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa Édition du 23 février – Volume LXXVI No 20

ARTS ET CULTURE

ÉLECTIONS FÉUO

Musique

Victoire

Photo Insurection

Vincent Laprade-Séguin, d’Insurection, nous parle de ses projets d’avenir

Contestée Séries SPORTS

La victoire de Seamus Wolfe sera-t-elle de courte durée?

Photo Mathieu Langlois

Parmis les vainqueurs, quatre candidats auraient mené leur campagne en équipe. C’est l’hypothèse qu’émettent les contestataires. Mathieu Gohier Philippe Teisceira-Lessard

À

la suite de l’annonce des résultats, trois candidats défaits ont décidé de contester le résultat des élections. Les accusations se concentrent surtout sur une coalition présumée entre Seamus Wolfe, Julie Séguin, Roxanne Dubois et Jean Guillaume, les trois premiers se présentant pour une deuxième fois à l’exécutif. «C’est une chose de prendre un café entre collègues. C’en est une autre de partager des ressources, de violer la constitution qu’ils ont juré de respecter et de défendre. Parler de la campagne et faire campagne ensemble, ce n’est pas la même chose», explique Renaud-Philippe Garner, le meneur de cette contestation. Ses deux co-demandeurs sont Maureen Hasinoff et Alexandre Chaput, eux aussi défaits. La solution que proposent les contestataires est radicale. «Nous demandons que les candidats impliqués soit disqualifiés et que les concurrents arrivés en seconde place soient déclarés vainqueurs », écrivent-ils avant de préciser qu’ils accepteraient aussi une nouvelle cour-

se si les quatre élus en sont écartés. «Personnellement, mon seul but et que les étudiants entendent ce que nous avons à leur dire », a commenté Alexandre Chaput.

d’autres candidats. «On sait que Roxanne encourageait les gens à voter pour Jean Guillaume également, ce qui constitue l’essence même d’une coalition.

Des courriels ont été envoyés disant « votez pour moi, et en passant, allez voir Jean Guillaume et votez aussi pour ce type-là ». –Renaud-Philippe Garner Victoire d’équipe? Garner avance avoir des preuves matérielles tangibles ainsi que des témoignages prouvant que les quatre candidats ont fait équipe. Selon la constitution, « nul candidat à un poste du Comité exécutif ou à un poste du Conseil d’administration n’a le droit de former une équipe avec un ou plusieurs candidats au Comité exécutif ou au Conseil d’administration ». Dans la même veine, il est également interdit aux candidats d’effectuer des dépenses communes ni de participer de quelque manière que ce soit à la campagne

Des courriels ont été envoyés disant « votez pour moi, et, en passant, allez voir Jean Guillaume et votez aussi pour ce type-là ». Elle encourageait aussi les gens à voter pour lui dans des discussions individuelles », explique Garner. « On a eu des témoins qui nous ont certifié avoir vu Julie faire les affiches des quatre candidats sur son ordinateur portable. Elle a ouvertement montré sa fraude électorale à quelqu’un de très proche de la FÉUO. » Pour sa part, Roxanne Dubois dément avec véhémence les accusations du candidat défait. « J’ai mené cette campagne de façon individuelle, comme les règles indiquent

qu’on doit le faire. J’ai produit tout mon matériel avec mon équipe, et toutes mes dépenses sont conformes aux règles et ont été présentées à mon nom au bureau des élections. Je trouve décevant qu’on remette en question la décision prise par les étudiants qui ont voté en plus grand nombre que jamais », a-t-elle confié à La Rotonde. Mais Garner promet de frapper un grand coup au moment du dévoilement de la preuve. En outre, il dit vouloir garder l’anonymat de ses témoins, tout en confirmant qu’il s’agirait d’employés de la FÉUO et de bénévoles des campagnes impliquées. Contestation Caroline Poisson, présidente du CAÉ, explique que trois personnes devraient siéger afin d’entendre la plainte. Ces arbitres ont été choisis en vertu de l’article 8.3.1 de la Constitution de la FÉUO. L’audience se déroulera le 6 mars prochain. À la suite de celle-ci, le CAÉ disposera de 10 jours pour rendre son jugement. ÉCHOS ET RÉSULTATS DES ÉLECTIONS PAGES 2, 3, 4, 5

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Basket féminin : Les Ravens vaincues


le 23 février 2009

Actualités

Philippe Teisceira-Lessard Mathieu Gohier actualites@larotonde.ca

CARLETON

Le nouveau président de CUSA disqualifié

ÉLECTIONS FÉUO

Et puis, le vote électronique ?

Alors que l’on comptait des votes qui allaient le déclarer victorieux, un candidat à la présidence de l’association étudiante de Carleton est disqualifié. Les étudiants se prononcent sur leur expérience Philippe Teisceira-Lessard La semaine dernière, l’Association étudiante de l’Université Carleton s’est aussi retrouvée dans la tourmente après que le candidat élu à la présidence ait été disqualifié par la Commission électorale, une fois la campagne terminée. En effet, c’est le 13 février dernier, une journée après l’annonce des résultats de l’élection à l’Université d’Ottawa, que la population étudiante de Carleton apprenait que Bruce Kyereh-Addo, aspirant au poste de président, avait remporté l’élection avec 1744 votes, contre 1569 pour son plus proche opposant, une différence de 175 voix. Cependant, quelques heures seulement après le début du décompte des voix, Kyereh-Addo aurait reçu un avis officiel l’informant que la commission électorale de l’association étudiante avait décidé de le disqualifier. Pour ce faire, l’instance de surveillance se basait sur différents motifs. « En plus du dommage à la propriété, il a aussi été reconnu coupable d’avoir envoyé des messages en utilisant DC++ [un système de partage de fichiers], d’avoir payé pour de la publicité sur Facebook et d’avoir envoyé, par le biais de ses partisans, des messages Facebook soutenant plus d’un candidat. Ce sont toutes des infractions au règle-

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ment électoral de CUSA », rapporte The Charlatan, le journal étudiant de Carleton. «C’est tout simplement ridicule. Je n’arrive pas à croire ce qui se passe actuellement», a déclaré le principal intéressé au même hebdomadaire. «Cette commission fantoche pense qu’elle peut annuler la meilleure chose qui soit arrivée à Carleton depuis bien longtemps. Bruce est innocent et devrait être le prochain président de CUSA», ajoutent ses partisans sur son groupe Facebook. D’ailleurs, ces derniers organisent un sit-in le 24 février prochain afin de contester la décision prise. Le siège est déjà occupé En attendant que l’appel déposé par le camp du vainqueur soit entendu, c’est Erik Halliwell, arrivé second devant un troisième candidat lui aussi disqualifié, qui occupe la fonction de président de CUSA. Il est en fait le seul candidat restant en course. Parallèlement, le processus électoral à l’Université Carleton semble s’être particulièrement mal déroulé: une trentaine de condamnations à des candidats distincts ont été émises au cours de la campagne. «L’élection entière était totalement injuste et biaisée», concèdent les partisans de Kyereh-Addo.

avec la méthode controversée de votation.

Catherine Blanchard Ce qui a fait jaser, lors des élections 2009 à l’Université d’Ottawa, mis à part les nombreux candidats et leurs campagnes, c’est sûrement l’arrivée du vote électronique. Idée séduisante au départ, ce choix avait vite été suivi de protestations, allant du simple désaccord à la dénonciation de sa constitutionnalité devant le Comité d’arbitrage étudiant. Malgré toute la controverse, le vote électronique a bel et bien eu lieu et avant et pendant la campagne, plusieurs candidats et individus impliqués dans le processus électoral ont exprimé leur opinion face au vote électronique. Mais qu’en ont pensé les étudiants électeurs qui ont exercé leur droit de vote ? Problèmes ? Des neuf étudiants interrogés, un seul semble avoir rencontré un problème majeur avec le système du vote électronique. «J’ai essayé de voter à Colonel By. C’est la seule station qui n’avait vraiment pas de réception. J’ai perdu la connexion un peu avant la fin de la procédure et j’ai perdu mon vote», explique un étudiant en droit civil, développement international et mondialisation. Malgré cela, il demeure optimiste face au vote électronique. Ken Joly, étudiant en sciences politiques et blogeur lors de la campagne électorale, affirme n’avoir connu aucun problème, «mis à part que tous les anglophones ont reçu leur NIP en retard». Anne-Marie Dubois, étudiante en sciences environnementales, ajoute un commentaire : «Pour les prochaines élections, il serait intéressant de s’assurer que les gens savent que les NIP changent chaque jour.»

Électronique contre papier Alors que plusieurs soulignent l’aspect écologique du vote électronique, d’autres retiennent surtout son côté pratique. «Il est sûr que ça ne bat pas l’excitation d’aller voter en personne. Mais étant actuellement à l’étranger, je ne pouvais pas voter autrement, donc l’option a été très appréciée», explique Vincent Hardy, étudiant en sociologie actuellement en échange en Angleterre. Sarah Colby, étudiante en psychologie et linguistique, affirme qu’elle ne serait probablement pas allée voter si elle avait dû se déplacer à une station de vote. Karen Gadler, étudiante en études anciennes et sciences de la religion, demeure sceptique quant à l’efficacité de cette méthode. En effet, l’étudiante ne croit pas que le vote électronique aura un impact sur le taux de participation à long terme. Division Certains étudiants se disent totalement à l’aise avec la fiabilité du système. «Je n’ai pas du tout d’inquiétudes, il y a quand même un contrat légal impliqué», déclare Hardy. D’autres conservent toutefois des doutes. «Pour obtenir un taux de participation plus élevé, il faut peut-être espérer moins de fiabilité. C’est un compromis», affirme Sarah Cloutier, étudiante en droit civil, développement international et mondialisation. Lors des débats autour de l’adoption du vote électronique, la question de la transmission du NIP avait été maintes fois soulevée comme pouvant porter atteinte au principe «une personne, un vote». Aucun des étudiants interrogés n’a eu conscience d’un transfert de NIP.

Un étudiant en droit civil préfèrant garder l’anonymat affirme toutefois que si l’occasion s’était présentée, il aurait accepté d’utiliser le NIP d’un ami. Consensus Malgré cette division au sein du corps électoral, tous les étudiants interrogés s’accordent à dire que l’accessibilité aux plateformes des différents candidats à même le bulletin de vote était un plus. Alors que Shelby Zettler, étudiante en sciences de la santé, qualifie cet aspect de «pratique et efficace», Cloutier affirme que cela «permet aux gens qui n’ont pas suivi la campagne de voter de façon réfléchie». « Là pour rester » «La réponse n’a jamais été aussi positive pour nous», affirme Wassim Garzouzi, responsable de la promotion pour le Bureau des élections. «Nous étions disponibles et nous avions assisté chaque personne qui nous a envoyé un courriel ou qui nous a téléphoné», ajoute-t-il. Garzouzi ne se déclare pourtant pas entièrement satisfait: «J’aurais préféré un vote ouvert sans interruption, une période de vote sur cinq jours.» Le pourcentage de participation de 30% que le Bureau des élections avait prévu n’ayant pas été atteint, le responsable de la promotion souligne cependant que «plus de 8200 étudiants ont pu voter, ce qui est plus que les deux dernières élections de la FÉUO… combinées». Peut-on s’attendre à un vote électronique pour 2010 ? Garzouzi en semble convaincu. «Le bulletin papier est une chose du passé à l’Université d’Ottawa. Le vote électronique est là pour rester.»

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Actualités

le 23 février 2009

ÉLECTIONS FÉUO

Résultats, réactions

Les trois jours de scrutin écoulés, La Rotonde s’est rendue à l’annonce des résultats afin de recueillir les premières réactions des gagnants et des perdants. Mathieu Gohier rapporte les faits.

C

’est dans la nuit du 12 au 13 février qu’une bonne centaine de personnes s’étaient massées au Terminus dans l’attente fébrile des résultats d’une élection qu’on disait historique. Avec un nombre jamais vu de candidats et des attentes élevées en ce qui a trait à la participation, la dernière campagne fut brève mais très intense. Au final, un taux de participation situé à 27,2 %, légèrement sous la barre des 30 % fixée en début de campagne, mais tout de même une fulgurante progression depuis l’année dernière. Présidence La tension était palpable chez les étudiants réunis en face du 1848. Dean Haldenby, président sortant de la FÉUO, dévoilait les résultats en ordre décroissant afin de garder le suspense. Sans surprise, le nom de Marc Kelly fut le premier à être dévoilé. Malgré sa dernière place, l’activiste semblait satisfait: « Avec 7% des votes, cela confirme que je ne souffre pas d’instabilité mentale, sinon il y a 7% des étudiants qui en souffrent aussi. Avec mes idéologies radicales, c’est un score raisonnable. » Nouveau visage dans le monde de la politique étudiante, Tyler Steeves était arrivé tout sourire, vêtu de son emblématique foulard jaune. Sa déception était vive du fait de sa troisième place: « C’était première place ou rien pour moi, et ce soir, je n’ai rien eu. » Après le dévoilement des deux dernières places, la tension est encore montée d’un cran, les partisans et amis des candidats attendant le départage entre les deux figures de proue de cette élection, RenaudPhilippe Garner et Seamus Wolfe. Aussitôt que Dean Haldenby a annoncé le résultat de Garner, signifiant ainsi sa deuxième place, les partisans de Wolfe se sont rués sur ce dernier pour le féliciter. En liesse après l’annonce du résultat de leur candidat, les partisans de Wolfe l’ont soulevé du sol en guise de célébration. Visiblement amer et ébranlé par cette deuxième défaite, Garner semblait perplexe : « On verra dans un an si les 36% des étudiants seront satisfaits. J’en doute fort. À la prochaine fois ». Seamus Wolfe, quant à lui, ne pouvait dissimuler sa joie : « Il y avait quatre candidats avec quatre directions distinctes, (…) mais

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j’ai senti beaucoup de soutien des étudiants et j’ai parlé avec beaucoup de groupes étudiants qui me donnaient un bon feedback ». VP Affaires sociales De toutes les campagnes pour la vice-présidence, celle pour le poste de v-p affaires sociales était la plus chaudement disputée. Alexandre Chaput s’est présenté le premier au Terminus, visiblement nerveux de connaître les résultats. Plus confiant, Jean Guillaume est arrivé plus tard et l’air décontracté. À l’annonce des résultats, c’est avec une mine déconfite que Chaput s’est regroupé avec ses partisans. Déjà, il n’excluait pas de contester le résultat : « Il y a eu beaucoup de choses

Candidats

questionnables qui se sont passées durant l’élection. Je veux continuer mon investigation. J’ai vu moins de mes posters sur le campus en fin de campagne, je suis déçu ». De son côté, Guillaume reconnaissait que la lutte avait été serrée, mais n’était pas surpris outre mesure des résultats. « Je parlais avec les gens sur le campus, et j’ai senti leur soutien, j’avais pris le pouls de la population, je suis vraiment content », a-t-il déclaré. VP Affaires universitaires Avec quatre candidats, l’élection pour le poste de v-p aux affaires universitaires constituait également l’une des belles luttes de la campagne. Suivis de leurs béné-

Vote francophone

Vote anglophone

Total

1356

4390

5746

228

1212

1440

VP Communications Julie Séguin Non Total

7186

VP Finances Roxanne Dubois

1160

2862

Maureen Hasinoff

341

2420

Total

4022 2761 6783

Président Renaud-P. Garner

578

1715

2293

Marc Kelly

123

428

551

Tyler Steeves

305

1681

1986

Seamus Wolfe

628

2107

2735

Total

7565

VP Aff. Sociales Alexandre Chaput

660

2400

3060

Jean Guillaume

860

2857

3717

Total

6777

VP Aff. Étudiantes Michèle Lamarche Non

1301

4553

5854

191

787

978

Total

6832

VP Aff. Universitaires Ted Horton

420

1735

2155

Sidney Loko

486

973

1459

Cameron Montgomery

235

1079

1314

Jeremy Stuart

346

1470

1816

Total

6744

voles et amis, les prétendants aux postes attendaient avec impatience que Dean Haldenby annonce les résultats. Avec 32% des votes, c’est finalement le timide mais résolu Ted Horton qui a remporté l’élection, avec 5 % d’avance sur son plus proche rival, l’élégant Jeremy Stuart. Visiblement soulagé, Horton pensait déjà au travail qui l’attend : « Je suis vraiment heureux. Ce fut une campagne positive de la part des candidats. Je me suis fait de nouveaux amis. Je veux commencer par connaître les employés et organiser la place. » VP Finances Contrairement aux résultats des autres élections, ceux pour le poste de v-p aux finances de la FÉUO n’ont surpris que peu de gens. Avec un bilan fort et une cote de popularité plutôt élevée, Roxanne Dubois a été réélue avec près de 60 % des voix. Fait intéressant à souligner, Dubois s’est démarquée de sa concurrente dans le vote francophone, où elle a obtenu 77% de soutien. Visiblement fatiguée par cette campagne épuisante d’intensité, Dubois avait déjà en tête le prochain défi à relever : « Ma priorité, c’est de commencer avec un budget consultatif dès le début du mandat. Je suis heureuse. » VP Communications Seule candidate sur le bulletin de vote à la suite de l’échec de son rival Tristan Dénommée au test de bilinguisme, Julie Séguin s’est fait réélire avec 80% de soutien. Malgré une campagne marquée par les critiques de certains étudiants, Dénommée en tête, Séguin semblait satisfaite de son résultat : « Je suis épuisée et excitée, j’ai hâte d’être l’année prochaine, je vais prendre le feedback, et voir les améliorations nécessaires pour l’an prochain. » VP Affaires étudiantes Tout comme Séguin, Michèle Lamarche se retrouvait seule en lice pour le poste de v-p aux affaires étudiantes à la suite du désistement d’Ève Ferreira-Aganier, coordonnatrice du Centre de bilinguisme. Plébiscitée par 86% des votants, Lamarche était heureuse de son résultat : « Je me sens bien et soulagée, je visais plus de 85 %, mais j’aurais aimé avoir 91 % comme Roxanne Dubois l’an dernier. »

BRÈVES »Des chercheurs d’Ottawa découvrent le fonctionnement d’un gène amaigrissant Une équipe de recherche de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa, sous la direction des professeurs Alexandre Stewart et Frédérique Tesson, a récemment découvert le fonctionnement d’un gène qui influence la vitesse des pertes de poids. En effet, alors que les scientifiques avaient déjà été les premiers à repérer le gène en question (ACSL5), ils connaissent maintenant son fonctionnement, ce qui ouvre toute grande la porte à des utilisations médicales. «Les gènes qui nous font prendre du poids ne sont pas les mêmes que ceux qui nous font maigrir. À présent, nous pouvons pointer du doigt la façon dont ce gène qui facilite la perte de poids est activé», commente le professeur Stewart. Le diabète et les maladies du cœur sont deux des domaines qui pourraient profiter de cette importante percée des chercheurs de l’Université.

»Financement de 1,2 million pour un projet d’Amy Kishek Après un siège au Bureau des Gouverneurs assuré pour les deux années à venir, Amy Kishek voit un autre de ses désirs se réaliser, puisque son projet de mentorat politique au féminin se voit accorder 1,2M$. Ce programme vise à jumeler des élues de différents niveaux de gouvernements avec des jeunes femmes de 12 à 25 ans afin qu’elles découvrent une carrière dans laquelle les femmes sont encore largement minoritaires. Désormais présidente de la section locale d’Equal Voice Canada, Kishek se réjouit de l’importance que prend son projet. «Je suis très enthousiaste. Je suis soulagée de voir que cette cause est prise avec autant de sérieux», a-t-elle confié au Fulcrum.

»La presse internationale se penche sur le cas Rancourt C’est le 6 février dernier que le Globe and Mail, le plus grand tirage parmi les quotidiens nationaux, publiait en première page un article sur le cas Rancourt. Avec un angle plutôt positif, la journaliste Erin Anderssen reprend le dernier chapitre de la saga. Deux jours plus tard, c’était au tour du New York Times, le plus grand quotidien mondial, de s’intéresser à l’histoire, sous la plume du chroniqueur Stanley Fish. «Certains universitaires réussissent à faire passer leur irresponsabilité pour de l’héroïsme en invoquant la liberté académique», dénonce Fish, avant de citer Rancourt comme le dernier exemple dans cette catégorie. Ce texte et celui où il répond à ses critiques ont attiré plus de 700 commentaires dans leurs versions électroniques.

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Actualités Dans le feu de l’action

le 23 février 2009

Bilan du vote électronique

nous. Quelles sont leurs impressions maintenant que la tempête est passée ?

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Les deux officiers électoraux reviennent sur le déroulement du scrutin avec

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Sylvia Havard et Wassim Garzouzi, ici derrière Dean Haldenby, le président sortant de la FÉUO, dressent un bilan positif de cette première élection électronique depuis 2004.

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 Philippe Teisceira-Lessard La Rotonde : D’abord, êtesvous globalement satisfaits de ces élections ? Wassim Garzouzi et Sylvia Havard : Oui. Nombre record de candidats, nombre record de votes, vote électronique… Ce furent probablement les deux campagnes – Je me présente.ca et Je vais voter.ca – les plus visibles de l’histoire de la FÉUO (toutes campagnes confondues). LR : Que pensez-vous de la participation ? WG et SH : Sans dire que nous sommes entièrement satisfaits, il ne fait aucun doute que la marque établie vient de changer la donne à l’Université d’Ottawa. C’est du jamais vu. C’est le nouveau plancher. C’est le double de la dernière élection. En fait, c’est plus que la somme des deux dernières élections. C’est loin de notre objectif idéal (100%), mais c’est un bon début. LR : Avec autant d’efforts mis dans l’augmentation du taux de participation, ne croyezvous pas qu’il ne pourra que baisser à l’avenir ? WG et SH : Il n’y a rien de sorcier dans ce que nous avons fait. On a utilisé tous les moyens pour toucher les étudiants avant, pendant et après l’élection. Si la FÉUO suit les recommandations du Bureau des élections – et c’est un grand si –, il n’y a aucune raison que le taux de participation diminue l’année prochaine. En fait, c’est un plancher. Il ne devrait plus

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être sous la barre de 30%. J’espère que la FÉUO décidera de suivre les recommandations du Bureau des élections : Une campagne plus longue, une période de vote sur cinq jours (au lieu de trois), aucune interruption du vote (au lieu de 6h à 21h) et la possibilité de cocher une case « Aucun de ces candidats » ou d’inscrire un nom sur le bulletin. Si la FÉUO prend cette voie – et c’est, là encore un grand si – on pourra dépasser 40%. LR : Combien auront globalement coûté ces élections ? Est-ce plus qu’une élection papier ? WG et SH : Le budget pour les élections a été approuvé par le Conseil d’administration au mois de juillet et quelques petits changements ont été apportés lors de la réunion du CA au mois de janvier, afin de satisfaire le désir de certains administrateurs d’avoir plus de stations de vote dans certains immeubles. Le budget a été respecté et le coût du vote électronique est sensiblement le même que le bulletin papier. Cela étant dit, lors des années passées, on devait payer plusieurs étudiants pour compter les votes pendant de nombreuses heures. Ce n’était plus nécessaire cette année, donc il y a eu des économies de ce côté-là. Aussi, il était impossible de prévoir le nombre d’électeurs, donc il y avait toujours un gaspillage avec le bulletin-papier. Si cette élection avait été faite avec un bulletin-papier, on aurait eu besoin d’au moins 33 000 feuilles . Le

coût d’impression est énorme, mais l’effet environnemental n’est pas négligeable non plus. LR : Quel est votre bilan du vote électronique en tant que tel ? WG et SH : L’ère du bulletin-papier à l’Université d’Ottawa est terminée. On ne parle même plus d’expérience. Le vote électronique est désormais la seule option envisageable à l’Université d’Ottawa. On a eu quelques retards la première journée du vote, notamment avec l’envoi des courriels. On a envoyé 10 000 courriels aux étudiants francophones, suivis de 20 000 courriels aux étudiants anglophones. Le serveur de l’Université a fait défaut et certains étudiants ont reçu leur NIP quelques heures après l’ouverture du vote. Même en tenant compte de ce retard, les étudiants ont eu plus de temps pour voter que lors des années précédentes. LR : Que pensez-vous de l’explosion médiatique qui a eu lieu pendant la campagne, notamment sur Internet ? Qui gagne l’iPod ? WG et SH : C’est un bon début et nous étions agréablement surpris par la réaction à nos concours. Pour ce qui est du iPod, il y a un comité de huit personnes qui s’occupe de la remise des prix. Les membres du Comité des élections, du Bureau des élections et nos deux baladodiffuseurs en chef y siégeront, entre autres. Les prix seront remis dans les prochains jours.

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La Rotonde en ondes L’équipe de La Rotonde participe régulièrement à L’Antenne d’ivoire, sur les ondes de CHUO 89,1 fm. Rendez-vous sur le larotonde.ca pour obtenir des baladodiffusions. L’Antenne d’ivoire, tous les mercredis, en direct, à 18h, sur les ondes de CHUO. *** La Rotonde en ligne La Rotonde est également sur les ondes de l’Internet. (Ce sont des ondes, pas vrai?) www.larotonde.ca www.lephotoblogue.blogspot.com

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Actualités

le 23 février 2009

ÉLECTIONS FÉUO

Les autres courses Plusieurs élections ont animé l’Université pendant cette intense période. La Rotonde vous en donne les principaux résultats. Philippe Teisceira-Lessard En plus de la campagne principale pour l’exécutif, plusieurs autres courses ont forgé ce que sera la FÉUO l’année prochaine. Elles occupent certes moins d’espace dans les médias et dans les discussions, mais restent tout de même d’une grande influence pour la suite des choses. Référendums Des six référendums proposés à la population étudiante, seules quatre questions ont été approuvées, bien peu lorsque l’on considère qu’aucun des débats n’avait de camp du NON officiellement organisé. La consultation populaire concernant la fondation des Villages du Millénaire était sûrement la plus controversée sur le campus. En effet, on n’a qu’à visiter la page de discussion consacrée à ce débat sur le site Internet anglais de jevaisvoter. ca pour se rendre compte des passions que cette cotisation obligatoire

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soulevait. Dans les derniers jours de campagne, on a même vu des publicités appelant à voter contre le projet apparaître sur le site Facebook, signe de la naissance d’une opposition organisée. Joël Larose, actuel vice-président aux affaires sociales de la FÉUO, fut l’un des plus vigoureux opposant au projet. «Oui, c’est noble de contribuer à des organismes de charité, mais si quelqu’un choisit de soutenir une cause, il devrait le faire par lui-même», écrit Chris, un internaute, résumant l’argument principal d’opposition au projet. Un autre référendum controversé et rejeté par la population étudiante fut celui du Centre de counseling par les aînés autochtones, plus connu sous le nom d’ACRES. La campagne menée par Danika Brisson et Dennis Starck, entre autres, s’est soldée par un échec, puisque presque deux fois plus d’électeurs se sont exprimés contre la création d’un tel service qu’en sa faveur. Dès le départ, ce projet avait soulevé des questions par rapport au

dédoublement des responsabilités avec les services de l’Université et sur la pertinence réelle d’une telle alternative. Les autres questions référendaires sont passées, notamment les deux questions concernant le tabac sur le campus. La FÉUO devra donc se débarrasser du tabac dans ses propres commerces et travailler à la mise en place d’une interdiction plus globale de fumer sur le campus, avec l’aide de l’administration. «Avec cette victoire du OUI, la FÉUO a maintenant le mandat de soutenir la création d’un campus sans fumée. Une majorité d’étudiants soutient cette initiative et croit que toute la population étudiante mérite un environnement sécuritaire et sain», commente Tapas Kulkarni, porte-parole pour son groupe. L’interdiction de vente de tabac sur le campus créera par contre un important manque à gagner pour le Pivik, le seul commerce de la FÉUO qui vend actuellement des produits du tabac.

Bureau des gouverneurs C’est finalement Amy Kishek qui occupera le poste de gouverneur étudiant de l’Université pour les deux prochaines années. La jeune femme l’a emporté avec 2170 voix, par rapport à seulement 1406 pour son plus proche rival, Austin Menyasz. Même si ce sont les deux favoris qui sont finalement arrivés en tête de liste, plusieurs observateurs ont fait remarquer le score plus que respectable qu’a obtenu Dominic Villeneuve. En effet, Villeneuve a franchi la ligne d’arrivée avec seulement 138 voix de retard sur Menyasz, alors qu’il était jusque là un inconnu de la politique étudiante. Il faut aussi noter que le vote francophone est allé très majoritairement pour ce candidat. Sénat et Conseil d’administration Pour ce qui est de ces deux campagnes beaucoup plus lar-

ges, elles ont soulevé beaucoup moins de passion que les autres. Parmi les éléments marquants, on peut souligner que les deux candidats qui s’affichaient ouvertement d’une gauche plus radicale ont été battus dans leur campagne pour le Conseil d’administration. En effet, Martin Schoot-McAlpine et C.J. Symons devront se contenter d’un activisme moins institutionnel l’année prochaine. La campagne qui opposait Mike Fancie et Kyle Simunovic s’est finalement conclue par la victoire de ce dernier. Simunovic, dont les importantes dépenses électorales ont animé beaucoup de conversations durant la campagne, sera donc à la fois sénateur de l’Université et administrateur de la FÉUO l’an prochain. Michael Cheevers a lui aussi été battu alors qu’il se représentait pour son propre siège de sénateur, après deux mandats plutôt tumultueux causés par l’activisme de l’étudiant et sa participation à des actions désapprouvées par l’Université. C’est Mélanie Book qui assurera la relève.

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Actualités Point d’ordre

le 23 février 2009

Philippe Teisceira-Lessard, Chef de pupitre Actualités

Comité d’improvisation étudiant (bis)

N

otre Comité d’arbitrage étudiant (CAÉ) est une blague. Je l’ai déjà écrit dans ces colonnes, mais je crois que le moment de le répéter et de réfléchir sérieusement à cette question est plus que jamais arrivé. L’importance de la question qu’il aura à trancher dans les prochains jours l’impose. La plupart de ceux qui ont parlé en faveur du vote électronique l’ont répété jusqu’à plus soif : l’innovation qu’ils défendaient constituait une pure formalité du vote et ne devait pas, officiellement, influencer l’issue du scrutin. La décision du CAÉ était donc importante, certes, mais vitale pour la crédibilité du processus démocratique à l’Université. La confirmation de la constitutionnalité du vote virtuel a fait des mécontents, mais là se sont arrêtées les conséquences de leur rapport. La situation actuelle est tout autre. On a devant les yeux une plainte qui, premièrement, disqualifierait quatre futurs exécutants si le CAÉ lui donne raison, mais qui, en plus, porterait au pouvoir les plaignants. En outre, ces trois arbitres décideront de l’issue de plusieurs mois d’effort. C’est donc une question d’un tout autre niveau que les arbitres auront à trancher cette fois-ci, une question qui demande donc nécessairement un plus grand sérieux et une plus grande sévérité par rapport aux juges. Or, on ne semble pas prendre la situation réellement au sérieux au sein du CAÉ. Par exemple, on peut noter la présence de Guillaume Pelegrin parmi ceux qui décideront de notre prochain exécutif. Loin de se faire discret sur ses opinions, l’arbitre s’affiche clairement d’un côté de l’échiquier politique. Pelegrin a pris part au rally des jeunes conservateurs du campus, un événement auquel aucun des quatre in-

culpés n’avait senti l’intérêt de participer, mais auquel tous les plaignants se sont présentés. «Je voterais pour toi si je le pouvais !» a-t-il même écrit sur Facebook à Melanie Book, élue au Conseil d’administration et connue pour sa distance avec l’actuel exécutif de la FÉUO. Et cela après avoir rejoint un groupe critiquant cette même équipe pour leur position pendant la grève d’OC Transpo. Rappelons que trois des défendeurs sur quatre font partie de l’exécutif sortant. Et ce n’est certainement pas entièrement sa responsabilité : aucune règle claire (ou même floue) n’a jamais été établie pour assurer le sérieux et la neutralité des arbitres. Et, quand on voit avec quelle improvisation l’on semble les nommer à ce comité, on voit bien que ces pièges pourraient difficilement être évités. Le CAÉ a l’obligation morale de se réformer en profondeur et de se rebâtir de zéro s’il veut avoir la moindre crédibilité populaire. Il faut prendre le temps de reprendre tout le processus (y compris le choix des arbitres) si on ne veut pas avoir à recommencer dans quelques semaines. J’entends déjà les voix réclamant un peu de clémence envers les arbitres, soulignant le fait que nous sommes dans une université et pas à la Cour suprême du Canada. Ce serait bien mal peser toute l’importance que prend la future décision du CAÉ dans la vie de bien des gens qui ont consacré plusieurs semaines à leur campagne et qui pourraient voir un emploi bien rémunéré s’envoler en fumée. Surtout, ils ont entre les mains la confiance des milliers d’étudiants qui ont voté pour la première fois cette année et qui s’attendent à voir leur choix considéré avec respect, d’un côté comme de l’autre. Faire fi de leur confiance, c’est entacher pour longtemps la crédibilité de la démocratie étudiante.

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du recteur

Les idées vous fascinent?

L’univers du savoir à votre portée

Venez donc assister gratuitement aux conférences publiques de l’Université d’Ottawa! L’Université d’Ottawa lance avec fierté les Conférences du recteur, une série de quatre conférences captivantes présentées par des gens de chez nous sur divers sujets. Par l’actualité de l’information et les idées véhiculées, ces rencontres seront une tribune idéale pour élargir les horizons et remettre certaines hypothèses en question.

Conférence inaugurale : Allan Rock, recteur de l’Université d’Ottawa

Professeure Chantal Laroche Faculté des sciences de la santé

Professeur Stewart Elgie Faculté de droit

Responsibility to Protect: a Doctrine of Humanity

L’impact du bruit sur nos vies, du berceau à la berceuse

The Wealth of Nature: Ce n’est pas une révohow fixing the economy lution que traversent can save the planet nos médias. C’est une (présentée en anglais) Web-olution.

4 mars 2009

1er avril 2009

23 septembre 2009

(présentée en anglais)

Professeur Pierre Bélanger Faculté des arts

25 novembre 2009

Toutes les conférences se dérouleront à compter de 19 h à la salle 4101 du pavillon Desmarais.

Inscrivez-vous en ligne à www.uOttawa.ca/conferencesdurecteur

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Actualités

le 23 février 2009

Revue de presse universitaire Alexa Biscaro

On passe aux livres électroniques à l’U de Victoria À l’Université de Victoria, on commence à offrir aux étudiants le choix d’acheter leurs manuels de cours en version électronique. Selon la gérante des manuels de cours de la librairie universitaire, il est important de suivre l’évolution des habitudes des étudiants et d’agir en conséquence. Cette année, la librairie offrait douze volumes en version électronique. En plus d’être écologique, l’option en ligne permet aux étudiants d’économiser, puisque les livres électroniques ne coûtent que 50% du prix d’un livre traditionnel, ce qui les rend accessibles à une plus grande partie de la population étudiante. Quoique le phénomène soit encore très nouveau, certains professeurs ont déjà embarqué et ajoutent des composantes en ligne à leur matériel de cours.

sain et que Imperial Tobacco n’est pas une compagnie qui véhicule ce message. Il était d’ailleurs plutôt ironique qu’une université qui interdit de fumer sur toutes les propriétés de son campus invite un des géants du tabac à prendre part à sa foire de l’emploi. The Martlet, journal étudiant de l’U de Victoria, n’a pas réussi à joindre Imperial Tobacco afin d’avoir sa version des faits.

jeune membre de l’équipe canadienne de tir à l’arc des Jeux Olympiques de 2008, a été arrêté le 4 février dernier. Lors de sa prochaine comparution en cour, le 5 mai prochain, il fera face à deux chefs d’accusations : possession de pornographie juvénile et diffusion du matériel. Lors de son arrestation, la police a également saisi son ordinateur afin de l’examiner en laboratoire.

Une autre controverse

Ça brasse à Concordia

L’U de Winnipeg fait un faux pas Étudier à l’INRS : Acquérir une formation multidisciplinaire de 2e ou 3e cycle dans des domaines stratégiques pour le développement de la société. Une approche d’avant-garde !

W W W.INRS.CA

Colin Russell, registraire de l’Université de Winnipeg, admet avoir fait une erreur de jugement lorsqu’il a accepté que des représentants de la compagnie Imperial Tobacco soient présents à la foire d’emplois du campus. Russell insiste sur le fait que l’Université veut promouvoir un campus avec un environnement

à Queen’s Pour la énième fois cette année, le campus de l’Université Queen’s reçoit une importante attention médiatique. Le Queen’s Journal a révélé que l’homme de Kingston qui avait été arrêté en lien avec le raid policier provincial qui s’est déroulé début février était bel et bien l’un de ses étudiants. John David Burns, étudiant en arts et sciences et le plus

L’Union étudiante de Concordia (CSU) en a plein les bras depuis quelques mois. En effet, la CSU jongle avec deux poursuites légales, toutes deux impliquant des anciens employés, toutes deux ayant causé d’importants scandales. Marie Lyonnais, ancienne comptable pour la CSU et la CUSACorp, aurait coûté plus de 360 000$ aux deux organisations pendant les sept ans où elle était leur employée. Elle est accusée de fraude, de négligence et de mauvaise gestion financière. Patrice Blais, ancien président de la CSU, et celui qui a embauché Lyonnais, se retrouve également dans le pétrin. La CSU le poursuit pour diffamation et demande 125 000$ en compensations. Blais nie la véracité des accusations et pointe plutôt le manque de respect qu’a la CSU envers les dissidents au sein de son organisation.

Calendrier Actualités CONFÉRENCES La démocratisation du secondaire à la française et ses contradictions Quand ? 23 février de 16h à 18h Où ? Lamoureux, 475

Centre - Eau Terre Environnement Centre - Énergie Matériaux Télécommunications

Conférence de Pascal Bastien : «Croyance et crédulité dans les archives : l’historien face aux superstitions (XVIIe-XVIIIe siècles)» Quand ? 23 février de 19h à 20h Où ? Tabaret, 311

Centre - INRS−Institut Armand-Frappier Centre - Urbanisation Culture Société

Révision de textes en français Tutorat

Contactez Pierrette

819-595-2717 819-208-4549 josette92@hotmail.com

Travail professionnel, prix concurrentiels

The Tree Reading Series - A.M. Klein: A Centenary Celebration Quand ? 24 février de 20h à 22h Où ? Arts Court, 2 ave Daly The Physics of Climate-Driven Sea-Level Change Quand ? 26 février de 14h30 à 16h Où ? Macdonald, 121

DIVERS The Economy of Hellenistic and Roman Egypt Quand ? 27 février de 14h30 à 16h30 Où ? Arts, 114 Image as History Quand ? 27 février de 14h30 à 16h30 Où ? Simard, 129 Rencontre littéraire avec Agnès Whitfield : «Où dansent les nénuphars, un récit bien ontarien» Quand ? 27 février de 16h à 17h30 Où ? Simard, 423 « Émotions, perceptions et illusions émotionnelles » Quand ? 13 février de 15h à 17h Où ? Arts, 509

Recherche avancée en bibliothèque Quand ? 24 février de 13h à 14h Où ? Morisset, 144 RACER : atelier de bibliothèque Quand ? 24 février de 15h à 16h Où ? Morisset, 144 Films chinois et japonais : Good morning PÉKIN Quand ? 25 février de 19h à 21h Où ? Lamoureux, 223 Conciliation travail-vie Quand ? 26 février de 10h à 12h Où ? Morisset, 611

GOUVERNANCE Sénat Quand ? 2 mars à 15h Où ? Tabaret, 083 CA de la FÉUO Quand ? 1 mars à 13h Où ? Tabaret, 083

Réunion des bénévoles La Rotonde tient sa réunion des bénévoles ce mardi, à midi, au 109 Osgoode. Venez discuter du journal, rencontrer l’équipe et connaître les évènements à venir! actualites@larotonde.ca

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Arts et Culture le 23 février 2009

Sonia Noreau culture@larotonde.ca

Julie Le Breton – sans compromis L’actrice était de passage en Outaouais pour faire la promotion du film Cadavres. Vickie Perreault

J

ulie Le Breton, actrice québécoise qui s’est fait connaître dans les films Le Génie du crime, Maurice Richard, Dans l’œil du chat, Maman last call et Québec-Montréal, a accepté de confier à La Rotonde ses impressions de son expérience sur le plateau de tournage de Cadavres, le nouveau flim d’Érik Canuel. La Rotonde - Pourriez-vous me décrire, avec vos propres mots, ce qu’est le film Cadavres ? Julie Le Breton - C’est une espèce d’ovni dans le paysage cinématographique québécois. C’est une comédie noire ; j’aime bien dire que c’est une comédie « brune » aussi, parce qu’on a parfois un humour un peu à la limite du bon goût. C’est une comédie, mais c’est aussi une tragédie qui a plein d’aspects qui m’ont rappelé les tragédies grecques. C’est un film où l’on rit de sujets dont on ne devrait pas rire, et où l’on pleure quand on devrait peut-être rire. C’est comme aller dans une espèce de carnaval, une espèce de manège bancal. On ne sait pas si on va passer au travers, mais on reste dans le manège jusqu’au bout, et à la fin on n’est pas trop sûr de comment on se sent, mais on sait qu’on vient de vivre quelque chose. LR - Qu’est-ce qui vous a motivée à participer à ce projet ? JLB - Quand j’ai vu le scénario, je suis un peu tombée des nues. Premièrement, je n’en revenais pas que ce soit financé, étant donné qu’habituellement, on est un peu frileux dans les institutions. Deuxièmement, je n’en revenais pas que quelqu’un avait le culot d’aller faire ce film-là. Et j’étais vraiment contente que ce soit Érik

Canuel, parce que je pense qu’il maîtrise vraiment la technique. C’est quelqu’un qui fait un cinéma très efficace. Et je pense que quand on raconte une histoire comme celle-ci, même si on utilise des moyens très étranges pour la raconter, cela requiert une efficacité, quelqu’un qui a un univers très précis, qui sait exactement où amener tout le monde, pour qu’on puisse raconter la même histoire et qu’on soit tous dans le même univers. Et finalement, je n’avais jamais vu un personnage féminin comme celui-ci au Québec, et je pense que c’était la première fois que j’en lisais un, et peut-être la dernière fois avant un bout de temps, que je voulais vraiment défendre. Souvent, on essaie de jouer des personnages qui sont plus aimables, mais elle, c’est tout le contraire, c’est sans compromis. LR - Comment percevez-vous votre personnage d’Angèle Marchildon ? JLB - Je la vois vraiment comme une enfant de quatre ans qui n’a jamais évolué, une enfant caractérielle prise dans un corps de femme qu’elle assume à moitié. Cette immaturité fait en sorte qu’elle est très narcissique, très égocentrique, très déconnectée de la réalité, et c’est toujours très riche pour une actrice, qui a l’occasion de jouer un personnage qui a autant de failles, autant de faiblesses. En même temps, c’est quelqu’un qui a eu un désir de se sortir de sa misère et de devenir meilleure, mais elle n’a pas pris les bons chemins, je pense, pour y arriver, donc elle n’a pas vraiment grandi. Elle pense qu’elle a un immense besoin d’amour, mais elle s’arrange juste pour aller chercher l’amour de façon complètement croche. Donc ça ne marche pas.

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LR - La relation entre Angèle et son frère pourrait être qualifié de « particulière ». Comment la percevez-vous ? JLB - Je pense que quand ils étaient tout petits, Angèle et Raymond ont dû entrer dans cette espèce de relation un peu symbiotique parce que leur mère ne s’occupait pas d’eux; il y avait tout le temps des hommes qui entraient et sortaient de la maison, il n’y avait aucune figure paternelle. Je pense qu’ils ont beaucoup souffert affectivement et émotivement étant petits, donc le frère et la sœur se sont retrouvés dans un noyau pour survivre. Je crois que, comme les enfants qui n’ont pas de repères, pas de limites, cela s’est peut-être transformé un peu. Je pense qu’au début, cela s’est fait de façon assez innocente, donc oui, il y a peut-être eu un peu d’inceste quand ils étaient jeunes, mais je ne suis pas sûre qu’ils étaient conscients de ce qui se passait. Ce qui se passe à l’âge adulte, là ils en sont conscients et ils savent que ce n’est pas correct. C’est très tordu comme relation, mais c’est ce qui fait que, dramatiquement, c’est intéressant. LR - Le film joue sur une multitude de registres, allant de l’humour noir au gore, en passant par l’érotisme. Croyezvous que le public va être réceptif à ce mélange des styles ? JLB - Je ne le sais pas, on va voir. J’espère que les gens vont se donner la peine d’y aller. Les gens qui ont aimé le travail de Canuel auparavant vont être surpris de le voir dans un autre registre, complètement différent. Il est sûr que ce n’est pas un film qui va plaire à tout le monde, mais je pense que cela peut être bien d’être déstabilisé de temps en temps, de se confronter

« Il est sûr que ce n’est pas un film qui va plaire à tout le monde, mais je pense que cela peut être bien d’être déstabilisé de temps en temps, de se confronter à des choses auxquelles on n’est pas habitué.» - Julie Le Breton à des choses auxquelles on n’est pas habitué. Je pense que c’est un film très personnel pour Canuel, qui lui ressemble beaucoup. Cadavres est un film sans compromis.

évident, mais j’ai beaucoup ri et j’ai eu un plaisir fou. C’était un énorme défi à relever pour moi, ce personnage-là, donc ce fut l’une des belles expériences de ma vie.

LR - Comment avez-vous trouvé votre l’expérience de travail ? JLB - C’était hyper vidant et hyper enrichissant en même temps, c’est toujours un peu comme aller à la guerre, faire un film au Québec. On n’a pas assez de moyens pour nos ambitions, il y a des heures de travail de Mongol, mais il y a de pires jobs dans la vie. Quand j’ai la chance de tourner un film, je me sens hyper privilégiée, donc si on travaille dur, je m’en fous un peu. J’ai vraiment du plaisir à tourner. On était dans un décor sale, tout le monde arrivait complètement crotté. Ce n’était pas

LR - En quelques mots, dites-nous pourquoi les lecteurs de La Rotonde devraient voir Cadavres. JLB - Les gens devraient voir Cadavres pour se permettre d’être déstabilisés, pour voir qu’on peut aborder un autre genre de cinéma au Québec, qu’on peut raconter des histoires différemment, pour voir l’immense talent d’Érik Canuel autrement, pour se faire raconter une histoire complètement tordue, arrêter de réfléchir à sa vie deux secondes et se laisser transporter dans un univers complètement différent de tout ce qu’on a vu avant.

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Arts et Culture

le 23 février 2009

CRITIQUE » CINÉMA

Cadavres à voir… si vous en avez le courage

Trille Or

Ajà Besler

Cette semaine, dans la catégorie meilleur album au Gala des prix Trille Or : Konflit Dramatik

Le film joue sur une multitude de registres, et va soit plaire, soit déplaire au public. En voyant, sur l’affiche du film Cadavres, qu’il s’agit d’une réalisation d’Érik Canuel mettant en vedette Patrick Huard, le spectateur pourrait être porté à croire que le film poursuit dans la lignée des deux précédentes collaborations entre Canuel et Huard, la comédie romantique de Noël Nez rouge, et le désormais classique Bon cop bad cop. Le spectateur moyen pourrait donc croire que Cadavres est une comédie légère, avec un punch ou un bon mot humoristique à tous les détours et des personnages attachants et sympathiques. Malheureusement, le spectateur se tromperait. Cadavres fait dans un registre cinématographique complètement différent allant plutôt dans l’humour noir, l’ironie, le gore, l’érotique, le suspense, et plus encore. En d’autres termes, ce n’est pas un film popcorn pour toute la famille. C’est un film sombre qui joue avec plusieurs tabous et qui ne laisse personne indifférent. Soit on aime Cadavres, soit on déteste Cadavres. Le film raconte l’histoire de Raymond Marchildon (Patrick Huard), un paumé qui reprend contact avec sa sœur Angèle (Julie Le Breton), starlette jouant dans le téléroman à la mode, à la suite de la mort abrupte de leur mère (Sylvie Boucher). Raymond et Angèle, qui ne se sont pas adressé la parole depuis plusieurs années, tentent de se retrouver à travers les événements de plus en plus surréalistes qui se déroulent à la maison familiale des Marchildon, là où nos deux protagonistes ont trouvé refuge. Des personnages de plus en plus douteux se pointent, les cadavres

s’empilent dans le sous-sol de la maison, et la relation entre Raymond et Angèle évolue de façon plutôt particulière jusqu’à la fin du film, qui finit en force. La force de Cadavres se trouve dans le jeu des acteurs. Huard et Le Breton réussissent à rendre attachants des personnages qui, a priori, semblent complètement détestables, narcissiques, immatures, irresponsables et inconséquents. Les deux acteurs réussissent à émouvoir, à faire rire, à faire sourciller, et même parfois à faire tordre le spectateur sur lui-même de dégoût. Les acteurs jouant les rôles secondaires sont tous aussi excellents les uns que les autres, se fondant dans la peau de leurs personnages. Une mention spéciale doit aller à Christian Bégin, qui réussit à faire oublier le personnage médiatique de « Christian Bégin » qui se fait voler la vedette dans le rôle d’un agent de police un peu naïf qui n’est pas nécessairement conscient de tout ce qui se passe autour de lui et qui n’a d’yeux que pour la belle Angèle. Le film joue avec des sujets assez corsés comme la mort, l’inceste, le crime, la sexualité et traite ces sujets avec un ton qui joue entre l’humour noir et le drame, avec quelques pincées de suspense. Certains moments du film ne sont pas pour les âmes sensibles, alors soyez prévenus. Cadavres n’est pas un film conventionnel où l’on peut se forger une opinion en sortant de la salle de cinéma. C’est un film qui pousse à réfléchir. Et c’est à voir… Si vous avez le cœur solide et l’esprit subversif. Vickie Perreault

Cet album éponyme est le quatrième disque du groupe et de loin son meilleur. Avec les deux premières sorties, Konflit Dramatik a réussi à former une base de fans en Ontario français. Il se démarque avec un son rock et rap fusion qui lui donne un air de Linkin Park franco-ontarien. Avec EP Morgue, leur troisième disque, le groupe a pris une nouvelle direction. Malheureusement, les chansons ésotériques étaient un peu trop exotiques pour les gens et le groupe a déçu beaucoup des premiers fans. Dans le quatrième disque, Konflit a vraiment su trouver un son qui lui était propre, tout en gardant l’aspect populaire, ou plutôt accessible, des premiers disques. Le premier single du disque, Je t’aime Québec, est de loin le plus accrocheur. Les paroles sont tirées d’un poème du grand écrivain franco-ontarien Patrice Desbiens... C’est l’exemple du mariage parfait entre paroles et musique. Le deuxième

L’artiste étudiant » Vincent Laprade-Séguin

Les artistes sont partout! La Rotonde vous fait découvrir ceux de notre campus.

Insurrection, un groupe qui a de l’avenir Charel Traversy «Croire en ce qu’on fait et travailler sans relâche est une formule gagnante», confie Vincent Laprade Séguin du groupe Insurrection. Formé de Stef Jomphe à la voix, Martin Samson et Vincent «beav» Laprade Séguin à la guitare, Phil M.Latreille à la batterie et Benoît Knight à la basse, Insurrection se définit comme étant un mélange de « death metal, trash et de metal progressif ».

en français et en anglais, joue de plus en plus hors de la région, où un public de francophones et d’anglophones les suit fidèlement. Le groupe a bien sûr connu quelques embûches au fil des ans, des bris de contrats avec des promoteurs, des changements au sein de la formation et des «problèmes de van». Ces embûches ont toutefois fait apprendre une chose au groupe : « Un show où il n’y a absolument aucun problème, cela n’existe pas. Ça fait partie du plaisir ! »

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DANSE American Ballet Theatre: Giselle Quand ? Du 26 au 28 février Où ? Centre national des Arts, 53, rue Elgin, Ottawa

THÉÂTRE

Le mariage de Figaro Quand? ? Les 27 et 28 février à 20h Où ? Salle Odyssée, 855, boulevard de la Gappe, Gatineau

SUR LE CAMPUS Rencontre littéraire avec Agnès Whitfield Quand ? Le 27 février à 16h Où ? Pavillon Simard, Pièce 423

L’artiste étudiant En deuxième année de baccalauréat en philosophie, Vincent avoue toutefois que concilier le groupe et l’université est assez difficile. « Difficile, mais pas impossible. J’ai préféré prendre une pause d’université pour l’instant, mais Martin semble s’en tirer avec sa maîtrise. Jammer deux fois par semaine et concilier les horaires de cinq personnes à la fois, qui travaillent ou vont à l’école, ce n’est pas facile. Mais on y arrive !» Pour ceux qui souhaitent faire carrière dans le domaine musical, il faut d’abord aimer la musique pour ce qu’elle est. Vincent a d’ailleurs un conseil : « Ne pas croire et espérer que faire de la musique est facile. Si vous chercher quelque chose de facile où le succès et l’argent domi-

Calendrier Arts et Culture

Les monologues du vagin Quand ? Du 24 au 28 février à 20h Où? La Nouvelle Scène, 333, avenue King Edward, Ottawa

Les débuts Le groupe voit le jour en juillet 2003. À l’époque, il y a très peu de groupes underground dans la région de l’Outaouais, la formation connaît donc un succès instantané. Son premier démo, intitulé Insurrection, fait son apparition en mai 2004, puis le groupe enregistre un album qui ne voit malheureusement pas le jour, du fait du départ de plusieurs membres. Insurrection est ainsi mis sur la glace, mais n’a pas encore dit son dernier mot. De nouveaux membres se joignent au groupe, qui décide de rafraîchir son répertoire en sortant l’album Prologue en 2007, où figure, entre autres, le succès Fear Tomorrow. Aujourd’hui, il ne reste que Martin Samson et Stef Jomphe de la formation originelle. Le groupe, qui écrit

single, Deux pieds dans la marge, reflète peut-être mieux le restant du disque : un peu plus noir, avec des distorsions et des paroles politisées qui offrent un va-et-vient entre le français et l’anglais. Les autres moments forts du disque sont la reprise de God is an American, de Jean-Pierre Ferland, ainsi que le piano dans la chanson Tête de poisson. On retrouve aussi des chansons fortement influencées par Morgue, comme Think Twice et La Mère de toutes les dystopies qui s’inspirent de Mashpad, un groupe qui fait des reprises de thèmes de jeux vidéo et dont plusieurs membres sont dans Konflit. Ce n’est pas seulement le son du groupe qui a fait de grands progrès, mais tout le côté esthétique, avec une pochette dont le style a été conçu par Christian Berthiaume, l’artiste à la tête du groupe. De toute la catégorie meilleur album, mon choix s’arrête sur cet album.

ARTS VISUELS

Courtoisie OverdoseTV

Martin Samson et Vincent Laprade-Séguin comptent passer l’été dans le studio d’enregistrement afin de sortir un deuxième album.

nent, oubliez la musique ! C’est à mon avis faire le mauvais choix de carrière. Tant mieux si on réussit à en faire, mais ce n’est absolument pas le but premier » Insurrection est actuellement occupé à l’écriture et à la composition de

chansons. Le groupe souhaite passer en studio l’été ou l’automne prochain pour enregistrer son deuxième album. Pour tout savoir du groupe et les dates de spectacle, vous pouvez consulter leur site web : www.insurrectionmetal.com.

Roch Defayette: Le collectionneur Quand ? Jusqu’au 8 mars Où ? Centre d’Exposition Art-Image, 855, boulevard de la Gappe, Gatineau

MUSIQUE Mighty Popo Quand ? Le 27 février à 21h30 Où ? The Rainbow, 76, rue Murray, Ottawa Tracteur Jack Quand ? Le 28 février à 21h30 Où ? Le Petit Chicago, 50, promenade du Portage, Gatineau (Secteur Hull)

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Arts et Culture

le 23 février 2009

GALA DE LA TRILLE OR

Le Gala des prix Trille Or honore Marcel Aymar Charel Traversy L’Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM) voit grand pour la cinquième édition du Gala des prix Trille Or 2009. Lors d’une conférence de presse tenue mercredi dernier à La Cité collégiale, l’APCM a honoré Marcel Aymar pour l’ensemble de son œuvre dans le domaine de la chanson et de la musique franco-ontarienne en lui décernant le prix hommage 2009. Aymar recevra son prix le 19 mars prochain, lors du Gala qui sera diffusé sur les ondes de RadioCanada. Originaire de La Baie Sainte-

Marie, en Nouvelle-Écosse, Marcel Aymar a entrepris sa carrière professionnelle à Sudbury, dans le nord de l’Ontario. Connu pour son talent d’auteur-compositeur et d’interprète, il est aussi membre fondateur du groupe musical CANO, en plus d’avoir été réalisateur et comédien à quelques reprises. « Les qualités humaines de Marcel ont rejailli sur le domaine de la chanson et de la musique franco-ontarienne pour en faire un milieu dynamique, se démarquant par son originalité et l’authenticité de ses artisans », confie Jean-Michel Ouimet, président de l’APCM. Au total, 95 finalistes répartis dans

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Du nouveau pour le Gala Cette année, le Gala épouse une nouvelle formule qui risque de plaire à son public. Vers 22h30, après le Gala animé par Rebecca Makonnen, les amateurs de musique et de chanson francophones pourront assister gratuitement à un spectacle mettant en vedette plusieurs des finalistes et

lauréats à La Cité collégiale. Ouimet souhaite ainsi offrir aux membres du grand public l’occasion de faire la fête avec eux. À quelques semaines de la cinquième édition du Gala des prix Trille Or, l’APCM, en collaboration avec la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), lance la compilation Trille Or, qui réunit 21 des artistes nominés. Il y a trois façons simples de se procurer le disque: par le biais du site www.apcm.ca dans la section boutique, à l’achat d’un album franco-ontarien chez HMV Orléans situé à la Place d’Orléans ou encore au magasin Archambault des Promenades de l’Outaouais, à Gatineau.

Pour y assister Les personnes intéressées à l’après-Gala peuvent se procurer des billets à l’APCM, au comptoir du complexe sportif de La Cité collégiale (H 1060) ou au Service de vie communautaire de l’Université d’Ottawa, situé au 3e étage du Centre universitaire (salle 318). Il faut faire vite: il n’y a que 350 billets disponibles. Pour plus de détails sur les nominations et les catégories, vous pouvez consulter le site www. apcm.ca.

LITTÉRATURE » AMÉLIE NOTHOMB

D’ÉTUDES DE BOURSES POPULAIRES DES CAISSES DE L’ONTARIO DESJARDINS

22 000 $

21 catégories participeront au Gala des prix Trille Or, qui a lieu tous les deux ans et vise à reconnaître l’excellence artistique des artistes francoontariens et à faire la promotion du développement de l’industrie musicale francophone en Ontario.

Bibliographie de la fin Amélie Nothomb, auteur qui se targuait d’écrire trois livres par an pour n’en publier qu’un ne serait-elle pas finalement victime du succès phénoménal qui fut le sien ?

2003 Antéchrista 2004 L’Entrée du Christ à Bruxelles 2004 Biographie de la faim 2005 Acide sulfurique 2006 Journal d’Hirondelle 2007 Ni d’Ève, ni d’Adam 2007 Les Champignons de Paris

2008 Le Fait du prince

Elodie Danielou Amélie Nothomb étonne, Amélie Nothomb bouleverse, Amélie Nothomb dérange. Mais son succès toucherait-il à sa fin ? Issue d’une famille bourgeoise de Belgique, l’auteure à succès triomphe depuis son premier roman, Hygiène de l’assassin, paru en 1992. Avec un livre publié par an, toujours aux Éditions Albin Michel, l’œuvre d’Amélie Nothomb appartient autant à l’autobiographie (Le Sabotage amoureux, 1993), qu’à la fiction (Péplum, 1996). Comment qualifier le style de l’auteure ? Certaines critiques parlent tantôt de fables, tantôt de récits, voire de farces, car, en réalité, ses romans traitent du moindre sujet sérieux avec un humour caustique qu’on ne peut que souligner et admirer. Côté narratif, ils répondent à une logique qui sait mettre en appétit. Avec des textes qui ont toujours des titres savoureux (Métaphysique des tubes, 2000, Cosmétique de l’ennemi, 2001, Biographie de la faim, 2004), des personnages aux noms exquis, le style nothombien a su se démarquer et faire triompher cette petite femme excentrique et drolatique qu’est Amélie Nothomb. Avec plusieurs prix, parmi lesquels le Grand Prix du roman de

l’Académie française pour Stupeurs et tremblements, en 1999, et le Grand Prix Jean Giono pour l’ensemble de son œuvre, Amélie Nothomb soulève pourtant la polémique. Attirant autant d’admirateurs que de détracteurs, elle connaît de plus en plus de critiques au fil des années et l’auteur de génie cède la place à l’auteur qui déçoit. Le métronome humain Chaque année, à l’époque où le raisin mûr se laisse cueillir, Amélie Nothomb publie systématiquement un livre qui se lit vite, peut-être un peu trop. Certains parlent de l’heure Nothomb de l’année. Le contenu de ces récits est invariable : des comparaisons qui étonnent, choquent. Et à la longue, lasseraient, si l’auteur ne savait y mettre un terme. Passant du cynisme pur (Stupeur et tremblements, 1999) au morbide (Journal d’Hirondelle, 2006, ou Acide Sulfurique, 2005), Amélie Nothomb tire des sociétés actuelles une caricature qui n’est ni noire, ni blanche, mais d’un gris que son style léger voudrait transparent. Trop ? Sans doute, car si on oublie l’ouvrage sitôt sa lecture achevée, il n’en reste pas moins un arrière-goût amer. Ces romans au lyrisme incroyable nous mènent

toujours vers des sujets scabreux et pervers. C’est à croire que face à la misère humaine dans ce qu’elle a de plus masochiste, vicieux et torturé, Nothomb fait preuve du même plaisir extatique que ses personnages et en jouit comme eux (Cosmétique de l’ennemi, 2001). Bibliographie de la fin De fait, le dégoût que le lecteur est en droit d’éprouver face à cette audace outrancière passe d’autant moins facilement que les publications s’enchaînent avec une régularité de métronome et ne s’arrêtent pas, en dépit d’une écriture qui est désormais sans surprise et donne une impression de déjà-lu. Pour ses plus fidèles détracteurs comme pour certains de ses lecteurs qu’Hygiène de l’assassin, son premier roman, avait pourtant charmés, Amélie Nothomb aurait tendance à s’essouffler. Dans ses derniers romans, bâclés pour certains, l’auteur semble céder à la paresse, gonflant artificiellement ses récits de phrases alambiquées et de paradoxes lumineux qui ne veulent pas dire grand-chose. Les lecteurs se trouvent face à une thématique mal exploitée et une fin moyenne, expédiée avec empressement. Bref, des crus qui ne tiennent pas en bouche pour une bibliographie de la fin.

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Arts et Culture

le 23 février 2009

THÉÂTRE

Quand votre cœur fait Krum

Le Centre national des Arts vivait un moment historique en présentant du 17 au 21 février une pièce en polonais dans le cadre du Théâtre Français. Sonia Noreau

vies sont une chute passive. La mise en scène était novatrice et géniale, mais c’est surtout le jeu des acteurs talentueux qui a su assurer le succès de la pièce. Ils étaient tous aussi convaincant les uns que les autres et leurs personnages semblaient les transcender complètement. Krzysztof Warlikowski, metteur en scène, qu’on qualifie de dandy dans la presse, est considéré comme un maître en Europe et l’on comprend très bien pourquoi lorsqu’on a la chance d’assister à une pièce d’une aussi grande qualité que Krum. Tout dans la pièce était une réussite éclatante.

Wajdi Mouawad a fait preuve de beaucoup d’audace en invitant Krum, une pièce présentée en polonais, mise en scène par Krzysztof Warlikowski d’après une traduction de l’hébreu de Jacek Poniedzialek d’un texte de l’auteur israélien Hanokh Levin, à se produire au Théâtre français du Centre national des Arts. Le succès de la pièce en langue étrangère a créé un précédent qui poussera peut-être le successeur de Wajdi Mouawad à en faire une tradition incontournable. On pourrait croire que les sous-titres anglaisfrançais ou que la surenchère culturelle d’une pièce israélienne mise en scène par un Polonais et choisie par un Libanais pour un public d’ici auraient pu faire de cette excellente pièce un événement complètement inaccessible au grand public, mais rien n’aurait été plus loin de la vérité.

Universalisme

La pièce polonaise Sur la scène: une petite ville israélienne s’imaginait facilement à partir des décors minimalistes et plongeait le spectateur dans une atmosphère qui a régné durant toute la pièce. C’est-à-dire une atmosphère bizarre et familière à la fois, où l’humour grinçant et efficace du texte savait en alléger la profondeur. Dès le début du spectacle, il était facile de comprendre que les

Photos Stéphane Okolowicz

Krum, une pièce de théâtre à saveur universelle, a su assurer son succès par un talentueux jeu des acteurs. personnages n’avaient jamais rien fait pour se sortir de cette petite ville israélienne qui n’est jamais clairement nommée. À l’exception de Krum, le personnage principal,

qui revient d’un long voyage et qui n’a pas trouvé ce qu’il cherchait. Krum, qui n’a pas vu s’accomplir ses grands projets, reprend son existence là ou il l’avait laissée,

auprès de sa famille, de sa fiancée et de ses amis. Or, bien que les personnages semblent évoluer, en se débattant contre la torpeur d’une longue inaction stagnante, leurs

Les thèmes abordés: l’impossibilité du bonheur, l’évolution des gens, le fait de rester coincé dans une petite ville, les espoirs d’une mère pour son fils, la déception de celui qui part pour un lointain voyage et qui ne rapporte rien d’autre que ses revers de fortune et ses déceptions sont des thèmes universels. La salle pleine devant laquelle s’est déroulée la première de Krum ne semblait pas être décontenancée par la langue étrangère ni par l’exotisme de ce qu’on lui présentait. Très vite, les soustitres ne gênaient plus et il était facile de se laisser aller au son crachotant de la langue polonaise qui amenait le spectateur jusqu’au Moyen-Orient.

CRITIQUE DE DISQUE

Les Monologues du vagin d’Eve Ensler Traduction : Louise Marleau Mise en scène : Sylvie Dufour Distribution : Lyette Goyette, Annick Léger et Nathalie Nadon Conceptrices : Julie Giroux, Mylène Ménard et Louise Poirier

La Nouvelle Scène

Salle Caisses Desjardins, du 24 au 28 février 2009, 20 h Peinture de Lyette Goyette

333, avenue King Edward, Ottawa | Billetterie : 613 241-2727 | www.theatre-trillium.com

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Malajube Labyrinthes

Impossible que vous n’ayez pas encore entendu parler de cet album, qui est sorti le 10 février dernier, tant l’engouement dans les médias s’est répandu comme une traînée de poudre. Labyrinthes, le troisième opus du groupe montréalais Malajube, est l’œuvre musicale la plus attendue de 2009, et avec raison: Trompe-l’œil, avait réussi à envoûter le Canada (d’un bout à l’autre) et l’Europe. Que la première écoute vous charme ou pas, c’est en écoutant à quelques reprises les morceaux que la nouvelle complexité des sons et la profondeur rythmique éveillera votre ouïe. Le groupe fait plusieurs fois référence à la religion, entre autres avec les titres Ursuline, 333, Le Tout-Puissant et Cristobald, qui imite une prière se terminant en bonne et due forme par un « amen ». Le synthétiseur et la batterie s’unissent à la voix prude de Julien Mineau, le leader, pour donner le ton à l’ambiance mystérieuse et unique que dégage le groupe, et qui se renouvelle constamment. Planant est un mot qui revient souvent lorsque le style indie-rock de Malajube est analysé et Labyrinthes n’y échappe pas, avec ses longueurs de guitare qui nous ramènent aux années 1970. Le premier extrait fort accrocheur, Porté disparu, se veut plus léger que les autres morceaux, donc ne vous fiez pas à cette chanson pour vous faire une idée de ce que peut vous réserver l’écoute complète. En spectacle, les variations dans les mélodies créeront certainement un délire sublime. Le quatuor sera de passage à Ottawa le 13 mars prochain au Babylon. Alléluia. Véronique Strasbourg

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Arts et Culture Fusillade

le 23 février 2009

Jérôme «Le Ply» Carrière, chevalier du Christ

Bon vivant éternel, Jérôme Carrière est bénévole à la Grotte de Lourdes Vanier où il console les gens et les aide à retrouver le droit chemin. Par contre, tout n’est pas prières et louanges dans sa vie, comme en témoigne la Fusillade de cette semaine. Cela étant dit, je respecte les amputés de guerre As-tu voté aux élections de la FÉUO ? J’ai essayé de voter, mais j’en ai été incapable car je n’avais pas mon petit mot de passe. Je n’ai pas ac-

cès à mes courriels uottawa depuis la première année. Cela étant dit, j’aurais voté pour Julie Séguin, pour Roxanne, pour Chaput et pour Seamus Wolfe. Quel est le plus gros trou de l’Est ontarien ?

Saint-Bernadin. Chaque fois qu’il y a des manifestations de village, les gens arrivent et tout le monde retourne chez soi. On s’en calice de Saint-Bern. Je pense que les rues sont encore en roche. Si ta maison n’est pas brune, je pense que t’as une amende de la Ville.

N’oubliez pas que vous pouvez voir Mendel et tous les autres membres le la LIEU en action chaque jeudi soir à 20h30 dans le Centre universitaire. Pour des suggestions de questions ou de gens de la LIEU à interviewer, prière   d’envoyer un courriel à la section Arts et Culture de La Rotonde.

Qui n’es-tu pas et pourquoi ? Bonne question, c’est difficile de répondre parce que je suis beaucoup de personnes à la fois. Mais, je ne suis pas (même si j’aimerais bien l’être) Jeannine Sutto. C’est l’une de mes grandes héroïnes, une pionnière pour la cause des femmes au Québec et partout dans le monde. Quel est ton mot préféré ? Je dirais «e-t». Dans l’ancien français on l’écrivait «e-z-h», mais dans la langue moderne, on l’écrit «e-t». Quel est ton mot le moins préféré ? Heu…bonjour ! C’est une bonne question... ce serait sans doute «nénuphar». Je trouve ça louche qu’une feuille puisse tenir une grenouille au milieu d’un lac. Raconte-nous l’un de tes rêves d’enfance. J’ai souvent rêvé que je volais des paniers d’épicerie au magasin et que d’une façon magique, je les changeais en bateaux pour ensuite aller en Inde acheter des épices. Si tu avais à commettre une entrée par effraction chez un des joueurs des Canadiens de Montréal, chez qui irais-tu ? Et bien j’irais chez Ryan O’Byrne reprendre la sacoche qu’il a volée à une petite dame de Tampa Bay, il y a de cela un an, car je crois que c’est une injustice. À quel joueur des Canadiens te compares-tu en tant que joueur d’impro ? Hmmm, excellente question... Je

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dirais un gars comme Mike Komisarek, qui est toujours solide en défense. En outre, nous portons tous les deux le numéro 8. Quand tu étais jeune, quel était ton bricolage préféré ? Ah, j’aimais bien rouler des joints [rires]. En fait, j’aimais bien travailler le cuir. Quelle fille de la LIEU inviterais-tu au cinéma en espérant qu’elle t’effleure le bras ? Marie-Josée Ranger parce qu’elle a une jumelle, ce qui est quelque chose de relativement pas pire et aussi parce que c’est une bonne amie. Elle doit sûrement avoir les mains douces.

JONATHAN HARNOIS CLAUDE POISSANT

Comment aimerais-tu mourir ? De manière poétique, comme dans le désert en pédalo, par exemple. Tsé, c’est pas facile d’avancer parce que du sable c’est pas de l’eau. Ou encore, sécher avec un lézard qui me chatouille les mamelons.

JE VOUDRAIS ME DÉPOSER LA TÊTE

D’après-toi, qui embrasse le mieux la LIEU ? Je dirais Maxime Michel.

Texte de JONATHAN HARNOIS Mise en scène de CLAUDE POISSANT Avec CHANTAL BARIL, CHRISTIAN BARIL, SYLVIE DE MORAIS NOGUEIRA, ÉTIENNE PILON, et FRANÇOIS SIMON T. POIRIER Scénographie : ROMAIN FABRE Costumes : CAROLINE POIRIER Éclairages : ERWANN BERNARD Conception sonore : NICOLAS BASQUE Vidéo : STEFAN MILJEVIC Une production du THÉÂTRE DU TRIDENT

Qu’est-ce qui serait écrit sur ta pierre tombale ? Premièrement, ce serait écrit en braille. «Jérôme Carrière, pourquoi pas ?» Si tu devrais effacer la contribution historique de Terry Fox ou de Louis Braille, laquelle effacerais-tu ? Terry Fox : courir à travers le Canada ! N’importe qui pourrait le faire, ça, mais en plus, je pense qu’il était surestimé. J’aurais bien aimé le voir moonwalker le Canada à la place.

DU 4 AU 7 MARS À 20 H AU STUDIO

Emmanuel Bornstein, Sans titre 5 (détail), 2007. Photo Thibaut Baron.

Roberto Morane Guillaume Ballantine

BILLETS : 32,50 $

ÉTUDIANTS : 17,50 $

BUZZ EN DIRECT : 11 $

LE LENDEMAIN DE LA FÊTE Réalisation de Stefan Miljevic, autour de la création du spectacle Je voudrais me déposer la tête Jeudi 26 février à 18 h • Alliance française d'Ottawa (352, rue MacLaren) • Entrée libre THÉÂTRE FRANÇAIS WAJ DI

DIRECTION

BUZZENDIRECT.CA

MOUAWAD

ARTISTIQUE

BILLETTERIE DU CNA

lundi - samedi 10 h à 21h

TARIFS DE GROUPE 613-947-7000 x384

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Sports

le 23 février 2009

Romain Guibert sports@larotonde.ca

BASKET FÉMININ

Ottawa barre la route à Carleton

Le Gris est Grenat affrontera Toronto en finale de l’Est, un an après avoir raté les séries

BASKET-BALL MASCULIN

Les Ravens musèlent encore les Gee-Gees

Carleton s’assure de la première place en dominant Ottawa devant une salle comble

Photo Romain Guibert

Dax Dessureault se voit barrer la route par la défensive des Ravens. Carleton a remporté 79-76 cette dernière manche de la Bataille de Bytowne. Alex Sabourin

Photo Mathieu Langlois

Kelly Weir, des Gee-Gees, surveille Tanya Perry. Les Ravens ont remporté les deux affrontements entre Ottawa et Carleton en saison régulière, mais la troupe d’Andy Sparks a eu le dernier mot, en séries du SUO, samedi. Alex Sabourin

A

llison Forbes, garde de quatrième année des Gee-Gees a enfilé un tir de trois points assassin pour clore le pointage dans une victoire 56 à 49 pour la formation de basket-ball féminin de l’Université d’Ottawa, qui affrontait Carleton lors du premier match des séries éliminatoires du Sport universitaire ontarien (SUO). Hannah Sunley-Paisley, deuxième meilleure marqueuse du Gris et Grenat en saison régulière, a joué la superwoman en accumulant douze rebonds en plus de ses huit points. La pivot de deuxième année a été monumental dans cette victoire, tout comme Émilie Morasse, qui a compté la plupart de ses 11 points lors de moments cruciaux. Toutefois, c’était la boule de feu Allison Forbes qui a mené son équipe à la victoire en inscrivant 12 points, cinq rebonds et six passes pour propulser les Gee-Gees au deuxième tour des séries du SUO. « Nous étions fin prêtes pour ce match, grâce à notre entraîneur», a dit Forbes après le match. « Je

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ne veux pas commencer à dire que nous allons tout gagner mais on est certainement confiantes et on prend cela match par match ». Les Gee-Gees se vengent ainsi de leurs deux défaites face aux Ravens en saison régulière. Mercredi, elles disputeront la finale de l’Est du SUO à Toronto, un an après avoir raté les séries. En début de rencontre, la défense ottavienne a eu peine à ralentir l’attaque prolifique des Ravens. Rapidement, la défense du Gris et Grenat s’est activée, forçant Carleton à exécuter ses tirs sous pression. Émilie Morasse a forcé la main de Carleton avec ses entrées de zone rapides, obligeant les Ravens à commettre quelques fautes coûteuses. C’est alors que Sunley-Paisley a martelé la zone des rebonds offensifs pour offrir aux Gee-Gees plusieurs occasions de marquer lors de deuxièmes essais. La garde des Ravens Tanya Perry a été une menace constante et a multiplié les tirs à trois points pour atteindre 12 points en seulement 18 minutes de jeu lors de la première mi-temps, un sommet pour son équipe.

Cette dernière a dû être transportée au banc en raison d’une blessure au bas du corps subie lors d’une bataille pour un rebond contre SunleyPaisley alors qu’il ne restait que 6:37 à jouer dans le dernier quart-temps. Sans leur joueuse étoile, les Ravens étaient prises au dépourvu. Émilie Morasse a déjoué la défense entière des Ravens, terminant avec un panier acrobatique pour relancer son équipe et assurer une avance de six points (53-47) pour Ottawa, avec une minute trente restant à jouer. Les Ravens ont alors multiplié les fautes, dont quelques très beaux plaqués, lors de la dernière minute de jeu, et donc cloué leur propre cercueil. Andy Sparks n’avait que des éloges à faire au sujet de son équipe. Il affichait un sourire en coin après cette victoire fortuite : « L’une des grosses améliorations de l’équipe depuis la Classique de la capitale est son jeu de rebonds, autant en attaque qu’en défense. Parfois, lorsqu’une équipe est à la maison, devant ses partisans, cela peut ajouter à la pression mais aujourd’hui, on dirait que cela nous a beaucoup aidé. »

Kevin McCleery, des Ravens de Carleton, a dominé le match final de la saison régulière ontarienne, samedi soir, au pavillon Montpetit, avec ses 27 points et 13 rebonds. Les GeeGees se sont inclinés une fois de plus contre leurs ennemis jurés, cette fois-ci par le score de 76-69, leur laissant du même coup la première place dans la division Est. Le physique des Gee-Gees n’a pas pu les sauver. Les Ravens étaient clairement l’équipe la plus forte. Le Gris et Grenat se devait de finir le match avec 16 points de plus que leurs adversaires pour accéder à cette première place tant convoitée. Carleton était vraisemblablement affaibli sans la présence de son joueur étoile, un certain Aaron Doornekamp, joueur de l’année au Canada en 2008. Fidèles à leurs postes, Stuart Turnbull et Kevin McCleery ont été à la hauteur des responsabilités, comblant l’absence de l’avant prolifique. Josh Wright, arrière de quatrième année du Gris et Grenat, dont les parents et plusieurs autres membres de sa famille étaient dans les estrades, s’est rapidement imposé avec un tir à trois points. Malheureusement, ses tirs n’ont pas trouvé la mèche bien souvent pour le reste de la rencontre. McCleery a été une nuisance pour le centre Dax Dessureault tout au long de la rencontre, maraudant dans la zone des rebonds offensifs. Stuart Turnbull a marqué un tir à trois points meurtrier, avec deux minutes restant à jouer dans la première mi-temps, pour donner une avance de six points aux Ravens (37-31). Josh Wright a ensuite enfilé un tir de trois points pour donner l’avan-

tage aux siens en début de deuxième mi-temps, après deux paniers consécutifs de Josh Gibson-Bascombe et David Labentowicz. Comme Donnie Gibson et Mike Kenny s’échangeaient les tirs à trois points, le pointage restait très serré. Un bel effort collectif en défense des Gee-Gees, lors du troisième quart, leur a permis de s’agripper à une mince avance (51-49). Wright a cloué le bec de Rob Saunders avec un tir à trois points avec 20 secondes restant à jouer dans le troisième quart, offrant à Ottawa une avance de trois points (58-55). Mais c’est à ce moment que les choses ont basculé. Le Gris et Grenat n’a pas pu compter sur les tirs francs de Dessureault, tandis que le jeu des Ravens est devenu un tantinet plus robuste. Ils ont compté 21 points lors du dernier quart-temps, contre 11 pour Ottawa. Gibson a essayé en vain d’orchestrer une remontée lors de la dernière minute de jeu, avec un tir à trois points, mais c’était peine perdue. Dave Smart, l’entraîneur de Carleton, semblait satisfait de la performance de ses joueurs sans Doornekamp. « C’était un bon test et j’ai pu observer comment réagissent certains de mes joueurs un peu moins expérimentés dans des situations de haute pression. » Quant à Dave Deaveiro... il s’est contenté de commenter la rivalité Ottawa-Carleton : « Qu’on joue contre Carleton ou contre n’importe quelle autre équipe, notre préparation ne change pas drastiquement. » JGB a été le meilleur pointeur des siens, avec 19 points et neuf rebonds. Les Gee-Gees terminent leur saison avec une fiche de 19 victoires et trois revers, la troisième meilleure au Canada.

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Sports

le 23 février 2009

Tirs de barrage » Kelly Weir et Allison Forbes

La vengeance… est un plat qui se mange froid

La French Connection flottait dans les nuages depuis deux semaines. Mais après leurs attaques contre Kelly Weir, la numéro sept ottavienne revient à la charge avec Allison Forbes pour les faire redescendre sur terre. Weir dévoile son amour pour Dwyane Wade (et Louis Gauthier), et sa haine (amoureuse) pour Émilie Morasse et Marie-Ève Caouette. Romain Guibert L’heure de la vengeance a sonné. Kelly, aux dires unanimes d’Émilie et de Marie-Ève, tu es la pire danseuse… KW : Je pense que vous devriez voir Émilie à l’œuvre ! AF : Si vous pouviez la voir, vous verriez qu’elles sont de mauvaises juges en matière de danse. KW : Quand vous les voyez au bar, elles rock comme Guitar Hero. AF : C’est fini, Air Guitar Émilie ! [Émilie passe dans le couloir] Je suis tellement belle, n’oubliez pas de dire ça. Elles ont quand même avoué que tu étais la meilleure cochambreuse. Pourquoi ? KW : Elle a toujours à manger. AF : Quoi ? KW : Elles ont dit que tout le monde voulait être avec toi. AF : Ah ouais ! Ben j’ai mon ordinateur, Internet et plein d’autres trucs. Qui est la pire ? KW et AF : Émilie et Marie-Ève ! Elles sont toujours ensemble parce qu’elles ne veulent pas nous parler [rires]. Quelle est la chose la plus drôle qu’elles aient dite en anglais ? KW : Je suis tellement belle. AF : Elles nous ont demandé ce que stalker voulait dire une fois… KW : Avant elles prétendaient qu’elles le savaient. AF: Elles sont toutes les deux très très bonnes. Mais ne leur dit pas. Qui se voit offrir le plus de verres quand vous sortez ? KW : Moi. AF : Elle ? [Courte réflexion]. Nan, probablement Émilie [rires]. Je

pense que les gens voient sa façon de danser et veulent l’amener au bar pour qu’elle quitte la piste de danse. Quel gars en offre le plus ? AF : Euh, Dave est un bartender. Alors David Labentowicz ! À qui aimeriez-vous offrir un verre ? AF et KW : Louis ! C’est évident. On adooooore Louis. C’est notre préféré, c’est vraiment un gars sympathique. L’une d’entre vous a-t-elle déjà refait son maquillage à la mitemps ? KW : Non. AF : Kelly ! [rires]. Ne mens pas. Elle n’est pas aussi jolie naturellement [rires]. Vous devriez la voir le matin. Même avant la douche elle en met. KW : Alli on est supposé se moquer d’elles. Qu’est-ce qui se passerait si vous jouiez contre les hommes ? AF : On les battrait ! KW : Haut la main. AF : À tout. Flip cup, beer pong, avoir l’air bien... KW : …Très bien AF : Être cool, faire des blagues… Et sur le terrain ? AF : On les laisserait gagner. KW : On a plus de talent. Ils sont seulement rapides. Qui enverriez-vous à Qui veut gagner des millions ? KW : Kaitlin Long? AF : Long clairement ! KW : Ou Kyrie. Qui n’emmèneriez-vous pas à The Amazing Race ? AF et KW : Katie. Katie Laurie ! [Ri-

res] Je l’adore, c’est une fille adorable… mais je n’aimerais pas l’avoir comme partenaire. Ah bon? …Elle est trop book smart. Et à la fin du jeu, t’as les épaules sales… Alors où la verriez-vous ? America’s Next Top Model. Dwight Howard ou Nate Robinson ? AF : Dwight Howard. KW : Est-ce que je peux dire Dwyane Wade ? AF : Dwight Howard. Qui est le plus mignon dans la NBA ? AF : Leandro Barbosa. KW : Dwyane Wade. Jacob a dit que LeBron James resterait à Cleveland en 2010. AF : Jacob ? Jacob l’a dit, alors ça doit être vrai. KW : Il est tellement intelligent celui-là. On n’arrête pas de faire des blagues avec Kyrie Love. Alors on s’en permet une dernière. Quelles sont les chances de Simon de sortir avec elle? KW : [Longue réflexion] Alli ? AF : Je ne veux pas m’impliquer làdedans. KW : Probablement pas très bonnes : elle a déjà un copain. Je dirais 3. Quelque chose à ajouter sur la French Connection ? KW : Elles ne sont pas aussi belles qu’elles le pensent. AF : Elles font vraiment un bon travail en anglais. Mais leurs blagues sont affreuses. KW : Marie-Ève devrait se calmer sur le thé. [On a dû les arrêter là. Désolé.]

Photo Simon Cremer

Photo Mathieu Langlois

Cette semaine, Kelly Weir (en haut) et Allison Forbes rendent la politesse à Marie-Ève Caouette et Émilie Morasse...

Vous aimeriez nous soumettre des questions pour Tirs de barrage, ou même un coéquipier? Écrivez-nous à sports@larotonde.ca La Rotonde n’est pas responsable de tout conflit éventuel généré par le contenu des Tirs de barrage. Si vous pouvez lire ceci, vous avez de très bon yeux, et nous un très bon imprimeur.

Bénévoles du mois

La Rotonde tient à féliciter et remercier Camila Juarez, Vickie Perreault et Jessica Rose pour leur engagement rotondien tout au long du mois de février. De toute l’équipe de rédaction, un grand merci!

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Sports

le 23 février 2009

L’EXPRESS

AVIRON

Une équipe surprenante

Hockey féminin

Toujours en-dessous Romain Guibert En l’absence de l’entraîneur-chef Shelley Coolidge et de Kayla Hottot, en Chine avec l’équipe nationale pour les Universiades, les Gee-Gees n’ont pas su trouver un moyen de vaincre les Martlets. McGill, toujours invaincu, a défait Ottawa pour la sixième fois de la saison, l’emportant 5-0 à Montréal. Les Martlets ont frappé fort en deuxième période, marquant trois buts, pour se tirer avec une avance de 4-0 avant le dernier tiers-temps. Alessandra Lind-Kenny a marqué son deuxième but du match, à michemin du dernier tiers-temps, pour

clôturer la victoire des siennes. Dans la défaite, Jess Audet a tout de même bien paru, bloquant 39 lancers. Charline Labonté, sa vis-àvis, a récolté son huitième jeu blanc de l’année en arrêtant les 17 tirs auxquels elle a fait face. La gardienne d’Équipe Canada a maintenu une moyenne de buts alloués de 0,64 lors de ses 14 victoires. Sur l’autre continent, en Asie, la représentante du Gris et Grenat a brisé la glace. Elle a inscrit le dernier des onze buts du Canada en plus d’ajouter une passe, en route vers une victoire 11-0 contre la Grande-Bretagne, lors du premier match des jeux FISU.

Natation

UBC et Calgary intouchables, Ottawa loin derrière

Romain Guibert

Les Gee-Gees n’ont pas su briller lors des championnats nationaux de natation ce week-end, à Vancouver, terminant 13e chez les hommes et 16e chez les femmes. En revanche, l’UBC a profité d’être à domicile pour trôner au sommet du classement général masculin, tout en étant dauphin de Calgary côté féminin. Le Gris et Grenat a tout de même fait tomber quelques records de l’Université en terminant sixième au 4x200m nage libre masculin, 11e au 4x200m nage libre féminin, 26e au 50m papillon (Erika Kamenz). On peut aussi noter la neuvième place de Chris Reith (1500m nage libre), les 14e places de Peter Suen (100m dos) et Hans Fracke (400m nage libre), tout comme la 16e place de Zoe Kamenz (100m nage libre) et la 18e place de Karina Demers (400m

nage libre). Rappelons qu’Ottawa avait qualifié un nombre record de 12 nageurs en vue des Nationaux, grâce à de belles performances au championnat provincial. Mais la compétition nationale est beaucoup plus relevée, alors que quelques records canadiens en petit bassin ont chuté. Annamay Pierse (2:18.59), de l’UBC, a livré l’une des plus belles performances en terminant à moins d’une seconde du record du monde au 200m nage libre. Katy Murdoch, de Calgary, a aussi battu le record national au 100m (58.67) et au 200m (2:06.81) dos. Chez les hommes, Scott Dickens (UBC) a battu le record canadien du 50m brasse (27.53) et battu celui du 100m (59.34). Colin Russell (Toronto) a établi des marques nationales au 100m nage libre (47.23) et au 200m (1:43.31).

Sans faire de bruit, Ottawa fait un bon bout de chemin Alexandre Lequin Doré Lors de leur dernier championnat canadien intérieur au bassin olympique de Montréal, l’équipe d’aviron de l’Université d’Ottawa venait d’achever sa saison quasiparfaite. Le Gris et Grenat, en ayant remporté les grands honneurs aux Championnats interuniversitaires en Colombie-Britannique et la tête de rivière ici-même à Ottawa, pose maintenant son regard vers l’avenir pour pouvoir ramener à Ottawa le plus de médailles possible. Jamie Bell, la présidente de l’équipe, se dit extrêmement confiante pour la saison prochaine : « La concurrence dans le circuit est assez élevée, mais avec les vétérans que nous avons et les nouvelles recrues qui ne cessent de grandir en expérience, nous aurons de quoi faire peur aux autres équipes ». Cette dernière avoue aussi que l’équipe connaît une très bonne année au niveau de la chimie entre coéquipiers. L’équipe d’aviron de l’Université d’Ottawa existe maintenant depuis neuf ans et ne cesse d’impressionner. Chaque année, elle a remporté un minimum d’une médaille par championnat, ce qui fait d’elle une des équipes universitaires les plus récompensées de l’Université en un si petit laps de temps. « C’est la qualité des entraîneurs qui fait que l’équipe est là où elle est

cilite beaucoup l’apprentissage des jeunes recrues. McKenzie ajoute qu’il est vraiment important pour le public d’aller voir ces compétitions pour, bien entendu, soutenir les athlètes, mais aussi pour voir à quel point l’équipe grandit en talent et en volonté de gagner. Nouvelle organisation administrative

actuellement », clame Bell. Pendant la saison morte, l’équipe s’entraîne bien sûr en salle et dans le bassin olympique à Montréal, pour arriver frais et dispo lors de la nouvelle saison qui commencera début septembre. Outre l’excellente performance des rameurs cette saison, Stu McKenzie, l’entraîneur en chef des Gee-Gees, , trouve cependant que les joueurs doivent être plus axés sur une bonne discipline d’entraînement personnel et doivent continuer d’alimenter la chimie dans l’équipe. Selon lui, une bonne chimie met bien la table pour une saison et fa-

Cette année, l’équipe d’aviron possède désormais un comité exécutif pour une meilleure administration et, surtout, une meilleure organisation. Jamie Bell, présidente et fondatrice de ce comité, a à son bord une équipe de quatre vice-présidents (communication externe, finance, social et « Alumnea affairs ») qui sont respectivement : David Leahy, Andrew Sills, Keith Miller et Anna Brooks. À eux seuls, ils ont réussi à parfaire la gestion de l’équipe d’aviron et sont probablement pour quelque chose dans le succès des Gee-Gees. Le club d’aviron de l’Université canadienne risque fort de se propulser vers les plus haut sommets cette saison, entre autres, grâce aux vétérans qui auront un grand rôle à jouer dans la préparation des jeunes recrues en vue de leurs premiers championnats afin de dériver vers l’or.

Vous voulez en savoir plus sur les Gee-Gees? Tous les lundis, écoutez l’Intermission, sur les ondes de CHUO 89,1 fm, de 11h à midi.

Prolongation

Romain Guibert, Chef de pupitre Sports

De nouveaux problèmes médias à problèmes

I

l suffisait de parler des plus petits problèmes de l’un des plus grands nageurs de tous les temps, la semaine dernière, pour que les dérapages continuent. En fait, ce n’est pas qu’ils continuent: ils ont toujours existé. Mais aujourd’hui, ils sont sous la loupe, sous les lentilles, sous les projecteurs. Michael Phelps et les frères Kostitsyn sont la pointe émergée d’un iceberg. J’ai moi-même clamé, la dernière fois, que les athlètes sont des personnes de grande classe. Néanmoins, il y a un facteur important qui est négligé. Un facteur qui permet d’établir que cette classe se perd avec la nouvelle génération d’athlètes professionnels. Un facteur qui est un fardeau, un poids énorme sur le dos et la conscience de cette génération et qui la fait craquer. Un facteur qui, en les épiant à leur insu, met sous la lumière du jour des actions qui ont toujours existé. Mais comme on ne les voyait pas, elles n’existaient pas.

sports@larotonde.ca

Comment s’appelle-t-il, ce facteur? Il s’appelle médias. Ou plutôt, nouveaux médias, comme l’a dit lui-même Guy Carbonneau. Et la nuance est de taille. Autrefois, qui, pourtant, était il n’y a pas si longtemps, ces pros pouvaient aller où bon leur semblait. Aujourd’hui, ils peuvent toujours. Mais il y a maintenant des gadgets, pardon, des iPhone, qui font que leurs moindres faits et gestes se retrouvent à la une des sites web et journaux en moins de deux. Quand la génération de Carbo et les précédentes sortaient faire les fous, il n’y avait pas un appareil photo numérique ou, pire que tout, un téléphone cellulaire, pour prendre une photo compromettante et la rendre publique. Deux outils qui, en faisant proliférer les blogues, redéfinissent le journalisme. Mais cela est une autre histoire. Le truc, c’est que cette génération était déjà bien plus mature à son arrivée dans

la ligue professionnelle que ne l’est celle d’aujourd’hui. Je ne me répéterai pas assez en disant que ce n’est donc pas surprenant qu’ils fassent la bringue, ces petits jeunes : ils arrivent à 18 ans chez les vieux, là où l’on ne rigole plus. Sauf qu’ils veulent encore rigoler. C’est on ne peut plus naturel: ils ont 18 ans. Ils profitent alors de leur nouvelle richesse et, que ce soit ou non en lien avec un réseau criminel, achètent ce que bon leur semble et vont où bon leur semble pour s’éclater. Mais peu importe où ils vont, il y aura quelqu’un qui risque de se laisser tenter de prendre une photo et de l’envoyer à un gros méchant média. Ce quelqu’un, ce n’est pas un photographe de la Presse canadienne ou de Reuters, c’est Monsieur Tout-le-monde. C’est ce qui fait toute la différence entre hier et aujourd’hui. Quand, hier, le privé était du privé, aujourd’hui, il est du public. Mesdames et messieurs, cela est du people. Et voilà,

on retombe dans cette comparaison constante que je fais entre sport et cinéma, malgré moi. C’est simplement que les faits sont là. Et si c’est à Montréal que cela ressort en premier, c’est parce que c’est Montréal. Là où il y a le plus gros cirque médiatique étouffant le hockey, à la recherche de la moindre chose à enfler, à amplifier, à décupler. Ce ne sont que des euphémismes. Mais c’est aussi à Montréal que ce cirque est doublement plus infernal, à cause de supporters ô combien exigeant. D’ailleurs, cela aussi est un euphémisme. En fait, là où c’est le panard pour les athlètes, c’est ici à l’Université. C’est bien connu qu’il y a fêtes par-dessus fêtes, ce sont des étudiants. Mais l’enjeu n’est pas le même. Il n’y a pas des millions derrière tout cela, et les pauvres médias du campus n’ont rien à gagner à les prendre en flagrant délit. Sans médias et sans argent dans les parages, c’est le paradis.

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Sports

le 23 février 2009

HOCKEY MASCULIN

Ottawa éliminé

Des performances magistrales de Methot et Whitlock ne suffisent pas à stopper les Redmen

Photo Mathieu Langlois

McGill a eu besoin de trois matchs pour venir à bouts d’Ottawa. Simon Cremer

Ottawa cédait un avantage net dans l’allure du momentum en première période, McGill obtenant les meilleures chances de marquer. L’attaque ottavienne a été pour le moins opportuniste. Dans une rare montée en zone adverse, Matthieu Methot récupérait une rondelle libre le long de la bande, avant de s’avancer devant Kevin Desfossés et de le battre d’un tir entre les jambières. Methot mettait ensuite la table pour Kevin Glode en deuxième période. L’ailier gauche envoyait du revers une passe dans l’enclave, captée par Glode également du revers, qui l’envoyait – sans regarder – derrière Desfossés. Les deux équipes se sont échangé un filet chacune pour compléter la marque. « Les gars ont montré beaucoup de courage, et de résilience. Ils ont montré leur caractère », expliquait Léger après la rencontre. « Ils étaient en contrôle, même si c’était mentalement un match très difficile. »

Ottawa 1 McGill 5 McGill 2 Ottawa 3 Ottawa 1 McGill 2 Il s’en est fallu de peu pour que les Gee-Gees ne ratent les séries. Il s’en est également fallu de peu pour que McGill ait raison rapidement du Gris et Grenat. Finalement, c’est la formation montréalaise qui a eu le dessus, dimanche soir, après que les Gee-Gees aient forcé la tenue d’une troisième et ultime rencontre dans la série quart de finale du Sport universitaire ontarien. La semaine dernière, les GeeGees ont pu se hisser à la sixième place du SUO Est, avec des victoires sur McGill et Ryerson. Ottawa entamait la deuxième saison d’un faux pas, s’écroulant 5-1 à McGill dans le match numéro un. Les Gee-Gees ont cependant rebondi de belle façon vendredi, au Complexe sportif. Inspirés par une performance à couper le souffle de Riley Whitlock devant leur filet, les Gee-Gees ont forcé la prolongation de la série quart de finale du SUO Est grâce à des buts de Mathieu Methot, Kevin Glode et Keven Gagné. Mais c’est la performance de Whitlock qui était centrale à la victoire ottavienne. Ottawa a été mené au chapitre des tirs aux buts dans chaque période, cédant un avantage de 48-16 à la formation montréalaise. « C’est lui qui a fait la différence », expliquait simplement Dave Léger, entraîneur chef.

s ? Il travaille. Que fait cet étudiant en cinéma dans ses loisir ation d’étudiants son associ Kelvin Redvers met autant de passion dans le monde qui l’entoure. Si la autochtones que dans ses films et dans candidature pour une bourse même force t’anime, tu devrais poser ta d’études pouvant atteindre bourse une C’est aire. d’excellence du millén les jeunes performants pour sser progre de e 10 000 $, une occasion uniqu la société. Tu veux changer dans leurs études, leaders et innovateurs dans cours ? Fais-nous signe. le cours des choses et tu réussis dans tes

McGill a le dernier mot Le brio de Whitlock et le flair offensif de Methot n’ont pas suffit, cependant, pour prolonger encore la saison des Gee-Gees. Les Redmen ont eu raison d’Ottawa 2-1, dimanche après-midi, pour accéder à la demi-finale de conférence. McGill a pris une avance de deux buts en deuxième. Matthieu Methot a réduit l’écart à un point en milieu de deuxième engagement, mais l’offensive ottavienne et la saison du Gris et Grenat se sont arrêtées là.

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Classement // Tableaux » Séries Hockey féminin - Conférence québécoise Équipe

PJ

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PTS

McGill

17

17

0

0

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14

103

34

Ottawa

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7

8

2

34

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-16

16

Carleton

17

7

10

0

30

55

-25

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Concordia

17

3

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2

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-62

8

Basketball masculin – SUO Est Équipe

PJ

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PTS

SÉRIES » HOCKEY MASCULIN Demi-finales » SUO Est

Quarts de finale » SUO Est

Concordia [4]

6

1

2

UQTR [1]*

Carleton [5]

3

2

3

Carleton [5]

McGill [3]

5

2

2

Toronto [2]*

Ottawa [6]

1

3

1

McGill [3]

*Toronto et l’UQTR profitaient de laisser-passer pour la première ronde, ayant remporté leurs divsions respectives.

Carleton

22

21

1

.955

1960

1393

567

42

Ottawa

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19

3

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1802

1436

366

38

Toronto

22

15

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190

30

Ronde préliminaire » SUO Est

Demi-finales » SUO Est

Ryerson

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12

10

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Laurentienne [4]

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22

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Carleton [3]

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Ottawa [2]

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RMC

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SÉRIES » BASKET FÉMININ Finale » SUO Est

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Opinions

le 23 février 2009

info@larotonde.ca

Divertissement Sudoku Remplissez les cases vides pour compléter le cassetête. Chaque chiffre de 1 à 9 doit être présent dans chaque rangée horizontale et verticale, ainsi que dans chaque carré de neuf cases.

Réunion des bénévoles La Rotonde tient sa réunion des bénévoles ce mardi, à midi, au 109 Osgoode. Venez discuter du journal, rencontrer l’équipe et connaître les évènements à venir!

La Rotonde n’est aucunement responsable de tout problème de manque d’attention de ses lecteurs en classe en raison de ce Sudoku.

Opinions

redaction@larotonde.ca

Journaliste, photographe, graphiste, correcteur…? La Rotonde vous recherche! Nous sommes actuellement à la recherche de personnes dynamiques afin de combler tous les postes au sein de son équipe de production de l’année 2009-2010. Hâtez-vous et remettez votre candidature, curriculum vitae et lettre de présentation, à Caroline Bouchard, directrice générale, à direction@larotonde.ca. Dates limite pour les mises en candidature : Rédacteur en chef : 20 mars Directeur de production : 3 avril Secrétaire de rédaction : 3 avril Chef de la section Actualités : 3 avril Adjoint de la section Actualités : 3 avril Chef de la section Arts et Culture : 3 avril Chef de la section Sports : 3 avril Chef de la section Web : 3 avril Directeur artistique : 3 avril Photographe : 3 avril Webmestre : 3 avril N’hésitez pas à contacter Caroline Bouchard pour plus d’information.

D’un point à l’autre Amanda Belande

L’accessibilité, l’enfant oublié de la représentativité?

L

’un des sujets qui ont été souvent abordés durant l’élection était la question de la représentativité et le désir, chez les candidats autant que chez les électeurs, de voir un exécutif plus attentif aux besoins des étudiants. Par contre, on a peu fait mention d’un enjeu tout aussi important : l’accessibilité. Je ne parle pas ici de savoir s’il y a suffisamment de services offerts aux francophones ou de la campagne pour réduire les frais de scolarité. Par accessibilité, je fais référence de façon très large à des groupes dont on entend peu parler, en général, sur le campus, comme ceux qui ont des handicaps. Ils sont rarement représentés dans les instances étudiantes et les enjeux qui les touchent spécifiquement sont très peu discutés. Pourtant, ils paient eux aussi des frais de scolarité et sont des étudiants au même titre que vous et moi. Dans une entrevue sur le site web du Bureau des élections, Virginie Corneau St-Hilaire, coordonnatrice du Centre des étudiants handicapés, soulignait que plusieurs candidats étaient sensibles à la question de la diversité, mais n’avaient pas présenté de propositions tangibles pour l’accessibilité. Dans le même sens, certains sites web de candidats avaient fait fi des recommandations afin d’accommoder les étudiants ayant un handicap de la vue. Si vous faites attention, vous verrez qu’il y a sur le campus des organisations qui sont d’excellentes initiatives étudiantes, mais

dont l’emplacement ne prend pas en compte l’accessibilité des étudiants avec des handicaps physiques. Il semble que l’accessibilité n’ait pas été une grande priorité pour la Fédération étudiante et plusieurs associations étudiantes. Peut-être nous fions-nous trop à ce que nous pensons être « l’achétype-étudiant », qui peut prendre n’importe quel petit détour pour arriver à ses cours sans problème. Je conviens que les membres de l’exécutif ne sont pas omniscients et, même s’ils le voulaient, ils ne pourraient pas répondre à toutes les demandes et revendications qui leur sont adressées d’un bout à l’autre du campus. Par contre, il est difficile de représenter les étudiants de manière efficace si l’on ne connaît pas les réalités auxquelles ils font face dans le cadre de leurs études. Cela ne vaut pas seulement pour l’exécutif, mais pour tous les services et organisations sur le campus, comme La Rotonde. Sinon, les étudiants qui sentent qu’il n’y a pas de place pour les gens comme eux sur le campus, parce que leur accessibilité aux services ne fait pas partie des priorités, ne vont pas s’impliquer dans la vie étudiante. L’exécutif a été élu et il a du pain sur la planche au cours des prochains mois. On ne sait pas encore quels seront les priorités et les grands dossiers de 2009, mais cela ne devrait pas tarder. Cela étant dit, si la FÉUO veut vraiment se faire la voix des étudiants et étudiantes de notre université durant son mandat, l’accessibilité est une donnée qui ne devrait pas être négligée.

Nous voulons vous lire! La Rotonde est heureuse d’accueillir les analyses et commentaires de ses lecteurs et lectrices. La longueur des textes ne doit pas dépasser 500 mots ou 3500 caractères. La Rotonde ne s’engage ni à publier les lettres, ni à justifier leur non publication. La Rotonde se réserve la possibilité de réduire la longueur des textes retenus. Pour nous faire parvenir vos lettres, veuillez envoyer un courriel à Céline Basto: redaction@larotonde.ca

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Opinions

le 23 février 2009

Le cri du cancre

Révolution à la photocopieuse L

a semaine dernière, je me suis enfin acheté mes livres de classe… Avec plus d’un mois de retard… Magnifique. N’y voyez pas là un laxisme scolaire. Je suis, comme tout le monde en science politique, sexuellement attirée par mes recueils de texte et le papier-journal en général. Toutefois, mon budget étudiant ne me permet pas d’assouvir mes pulsions bassement intellectuelles à temps. Dès que j’ai compris que j’allais avoir besoin de livres dans tous mes cours, j’ai fait le même sourire que la dame blonde qui nous accueille sur le site web depuis quelques semaines. Vous voyez de qui je parle… Alors, faisant preuve d’un courage qu’on n’avait pas vu depuis ces explorateurs ayant profané la tombe de Toutankhamon, malgré la malédiction qui menaçait de s’abattre sur eux, je me suis décidé à faire le calcul… Et j’ai constaté les dégâts… J’ai été tellement refroidie par l’immensité astronomique et monstrueuse du chiffre que j’ai pissé froid pendant une semaine. Le temps passa, comme à son habitude, me plongeant dans l’angoisse trop connue de l’étudiant qui doit suivre ses cours sans livre. Un révolutionnaire sans grenade ne pourrait pas avoir l’air plus con. Il me fallait me résigner : ces livres, bien que trop chers, m’étaient tout aussi nécessaires qu’un timbre est nécessaire à une lettre. Je me suis donc munie d’une carte de crédit et j’ai pris la direction de la reprographie. En arrivant, on me lorgnait déjà avec le même regard que les gens bien réservent généralement aux chiens écrasés - de toute façon c’était tout ce que j’aurais pu me payer comme viande, après cette dépense aussi outrancière visà-vis de mon banquier. Avec toute la magie d’une sagefemme maigrichonne qui chancelle sous le poids d’une nouvelle vie tendue vers la mère de cette dernière, le commis m’a tendu mes recueils. Dans un instant trop éphémère et quasi orgasmique j’enlaçais mes livres, formant une union digne de l’obèse et du cornet de frites. Et puis, la beauté du moment s’évanouit comme la chaleur d’un été : violemment et dans une longue plainte déchirante que j’ai poussée. On me réclamait la totalité du montant de la facture. Au pauvre commis, qui avait perdu la noblesse naturelle des sages-femmes mais qui ne faisait somme toute que son travail, j’ai demandé avec un ton aussi peu convaincant que je savais ma quête inutile : est-ce que l’on peut négocier ? Apparemment non : on ne peut pas négocier. Je ne regrette toutefois pas d’avoir tenté l’impossible, car comme nous l’apprend Rostand dans Cyrano de Bergerac, « on ne se bat pas dans l’espoir du succès Non ! non !, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile ! » Une fois rentrée à la maison, j’ai vu, trônant sur la table : une soupe en boîte style jeune-célibataire-qui-auraitintérêt-à apprendre-à-s’occuper-de-soi-même, une paire de bottes qui prennent l’eau et un livre à 135 dollars. J’avais l’impression d’être à un jeu « trouver l’intrus ». Et j’aurais fermé ma grande gueule - chose rare je vous le concède - si le prix n’était pas gonflé de manière malhonnête par celle qui nous rassemble tous en son sein moelleux et formateur : l’Université. Nous payons déjà une fois pour l’accès aux textes sur les bases de données informatiques dans lesquelles les professeurs se servent. Pourtant, lors de l’impression, on nous demande ET le prix du papier ET le prix des droits d’auteurs…Encore une fois alors qu’ils ont déjà été payés. Mes frères sans le sou, et même ceux avec, j’en appelle à votre sens de la dignité et à votre DÉSOBÉISANCE CIVILE ! Vous savez quoi faire…

En défense de Sidney

J

e m'insurge contre le journal La Rotonde pour avoir dépeint le candidat à la vice-présidence aux affaires universitaires Sidney Loko comme étant le candidat des étudiants internationaux et des étudiants internationaux uniquement. Sidney Loko est le candidat de TOUS les étudiants de l'Université d'Ottawa dans leur diversité et cela très indépendamment de leurs origines ethniques. Simplement, Sidney Loko a intégré dans son programme les attentes des étudiants internationaux qui ne bénéficient pas à ce jour des mêmes droits que les étudiants canadiens. Je m'insurge contre le journal La Rotonde pour son procédé anti-démocratique dans sa description de

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Charel Traversy Véronique Strasbourg Alexa Biscaro

didature aux affaires universitaires de l'Université. La mention de son travail associatif n'est faite que pour mieux appuyer la thèse du rédacteur selon laquelle Sidney Loko ne serait finalement que le candidat des étudiants internationaux. Cela est profondément abject et répugnant ! J'espère qu'à l'avenir, le journal La Rotonde aura une attitude plus digne et respectable à l'égard de ses lecteurs. Et je vous invite tous à exprimer activement votre colère à l'égard des procédés douteux de ce journal ! Vive Sidney Loko et vive la démocratie au sein de l'Université d'Ottawa ! Ina «AfroKpata» Kebet Étudiante en communication

En beau joual vert

Serge Miville

Le vote francophone à l’Université d’Ottawa : des inquiétudes

L

es élections sont terminées et on passe maintenant en mode analyse. Malheureusement, pour les communautés francophones du campus, leur influence et, par conséquent, le rayonnement linguistique, est presque rayé du paysage politique pour l’année prochaine. Nous voyons que la volonté politique des francophones n’abonde pas toujours dans le même sens que celui de la majorité, ce qui est inquiétant pour l’avenir, alors que les francophones sont toujours de moins en moins importants en proportion à l’Université d’Ottawa. Alors que chaque étudiant choisit la langue dans laquelle il vote, si nous nous en tenons aux chiffres offerts, 1 813 (18 %) francophones (sur 10 000, mombre approximatif) ont voté, alors que 6 388 (31 %) anglophones (sur 20 000, nombre approximatif) ont voté, pour un total de 8 201 votes.

peu d’impact Dans huit cas (Sénat, Bureau des gouverneurs, Exécutif et Conseil d’administration), les francophones ont « perdu » leur élection en soutenant un candidat, alors que le vote anglophone fait pencher la balance dans l’autre sens. En sciences sociales, trois des quatre candidats défaits ont eu plus de votes francophones que la sixième place et dernier poste disponible au CA pour la Faculté. Notons particulièrement la défaite de Miatta Gorvie, qui obtient le deuxième score en matière de votes francophones pour la Faculté, mais qui termine à la huitième place. Bien que la course ait été serrée, Gorvie a néanmoins obtenu une bonne part des votes francophones. Exception qui confirme la règle : Robert Prazeres

Le cas Dominic Villeneuve Là où la différence est la plus marquée, c’est pour le cas de Dominic Villeneuve pour le poste de gouverneur étudiant au Bureau des gouverneurs. Si ce dernier obtient 600 voix francophones sur 1 394 (43 %), soit la plus grande proportion de voix, c’est plutôt Amy Kishek qui, avec seulement 25 % des voix francophones (357), obtient le privilège de représenter les 30 000 étudiantes et étudiants à l’Université d’Ottawa. Ce qui est inquiétant derrière ce résultat est que, peu importe si les francophones se rallient à un candidat et votent en bloc important, ils n’ont pas assez de poids pour faire basculer la balance en leur faveur. Le CA : peu de francophones, peu de poids accordé au vote Au conseil d’administration de la FÉUO, le manque de francophones autour de la table est déplorable. Seulement cinq d’entre eux obtiennent la confiance des électeurs pour représenter les différentes Facultés. Notons la défaite d’Alexandre Bevington au CA pour sciences, même si ce dernier obtient 12 % de plus du vote total des francophones que son plus proche compétiteur, Richard Mah, qui est lui élu. Dans presque tous les cas, le vote anglophone détermine les élus. Seul un cas d’exception existe, et celui-ci se trouve dans la Faculté des arts. La pluralité des voix francophones :

Ont participé à cette édition Catherine Blanchard Vickie Perreault Ajà Besler

Sidney Loko. En effet, le journal publie un billet diffamatoire à l'encontre du candidat de la diversité Sidney Loko à la veille des élections, sans donc lui laisser la possibilité de se défendre publiquement en exerçant son droit de réponse ou en répondant à une interview. Or, nous savons tous l'influence des opinions de ce journal dans la population francophone universitaire qui lit assidument ses articles. Je m'insurge enfin contre le journal La Rotonde pour avoir sciemment fait l'amalgame entre les activités associatives du candidat à la diversité Sidney Loko (qui est membre d'une association qui vise à faire découvrir la culture ouest-africaine aux étudiants du campus) et sa can-

Joanie Demers Roberto Morane Guillaume Ballantine

Corinne Lalonde Elodie Danielou

L’heureux gagnant du dernier poste au CA pour les arts est Robert Prazeres et c’est avec l’aide des francophones qu’il l’obtient. Alors qu’il était distancé de 16 votes par Amy Hammett, c’est avec le vote francophone qu’il l’a emporté. Effectivement, Prazeres obtient 40 votes francophones de plus que Hammett, ce qui le hisse parmi les cinq gagnants d’un poste au CA. Notons que les francophones ont voté en bloc pour Roxanne Dubois (77 %), mais que celle-ci avait néanmoins gagné le vote anglophone par 452 voix (54 %). Conclusion : sans pouvoir Le poids des étudiants francophones ainsi que leur représentation au sein des appareils décisionnels de l’Université d’Ottawa et de la FÉUO ne cesse de dégringoler. Avec seulement neuf des 31 postes (29 %) au total et seulement cinq des 25 postes au CA (20 %), leur « influence » n’est plus que symbolique. Il est devenu évident que les enjeux de cette communauté n’attirent pas l’intérêt des politiciens, plutôt préoccupés par des grands enjeux. Or, si personne ne tient un discours au profit de cette communauté, elle ne votera pas et sera remise aux oubliettes de l’Université, reléguée au folklore. Il faut absolument concentrer les efforts de recrutement auprès des leaders francophones, car, s’ils ne votent pas et s’ils ne se présentent pas aux élections, cela ne fait que démontrer l’impertinence de la Fédération étudiante pour eux.

De toute l’équipe de La Rotonde, Alexandre Sabourin merci! Alexandre Lequin-Doré

redaction@larotonde.ca


le 23 février 2009

Éditorial

Élections, suite (et fin?)

le 23 février 2009 • Vol. LXXVI No. 20 109, rue Osgoode Ottawa (Ontario) K1N 6S1 613 421 4686

Un Bureau des élections négligeant

C

ette année, le Bureau des élections a réussi un exploit tout à fait remarquable quant au taux de participation. Bien que légèrement en dessous de la prédiction donnée par cette équipe, il reste qu’elle a réussi à faire ressortir des voix qui autrefois n’auraient pas pris le temps de participer à la politique étudiante. 27,2%, un fait notable. Toutefois, le Bureau des élections a sérieusement négligé un aspect de la campagne que nous, les médias, jugeons essentiel : l’accès à l’information. Certes, avec le site web exceptionnel qu’ils ont mis en place, tout était accessible à l’étudiant. Cependant, qu’en est-il de la confrontation d’idées et de la rencontre avec l’étudiant ? Regardez autour de vous et demandez à vos collègues s’ils connaissaient la date de la tenue des débats. Rares ont été ceux qui n’étaient pas impliqués dans les différentes campagnes qui se sont présentés au 1848, le 5 février dernier, afin d’assister à une confrontation d’idées. À l’origine, les débats auraient dû se tenir à l’Agora, l’un des emplacements qui jouissent d’une plus grande visibilité sur notre campus… pas le 1848, un bar étudiant dont, malheureusement, la majorité ne connaît pas la localisation. Mais le manque d’organisation a fait en sorte que le Bureau des élections n’a pas été en mesure de réserver cet espace à temps. De plus, quasiment aucune publicisation n’a été faite pour conduire l’étudiant à se présenter au débat, alors qu’il s’agit de la démarche idéale pour être en mesure de faire un choix informé. En outre, les autres instances comme le Conseil d’administration, le Bureau des gouverneurs ou le Sénat n’ont pas eu l’occasion d’y participer. Qu’en est-il des étudiants de Roger-Guindon ? Dans l’avenir, le Bureau des élections devra prendre cet aspect de la campagne plus au sérieux et s’organiser pour que le plus d’étudiants possible soient au courant des enjeux de la campagne. Le choix de l’étudiant ne devrait pas uniquement se baser sur la couleur d’une affiche, un beau sourire ou le contenu d’une plateforme, mais aussi sur la confrontation des idées. C’est ainsi que le vote informé ressort, c’est ainsi que les meilleurs choix se font.

Affiches… Pancartes… Bannières…. Gaspillage !

C

Photo Serge Miville

redaction@larotonde.ca

omme à toutes les élections, que ce soit au niveau municipal, provincial, fédéral ou universitaire, l’électeur est noyé d’informations. Ici même, dans les médias, on ne parle que d’élections, de jours de scrutin, de candidats et de plateformes. Dans les corridors de notre Université, on a pu apercevoir des candidats rallier leurs troupes, forger des alliances, présenter leur plateforme dans le seul but de gagner un vote ici et là, de faire du bruit pour attirer l’attention, offrir des biscuits pour avoir l’occasion de prendre contact avec son électorat… Et bien sûr, placer des pancartes ! Ces pancartes aux couleurs aussi vives que criardes, parfois d’un goût questionnable, comblées de traductions bâclées… Des pancartes contenant des informations aussi pertinentes qu’accessoires, des conceptions géniales, des photographies floues, des éléments dont on peut difficilement cerner la pertinence, des œuvres d’art… Bref, les couloirs de notre université deviennent, pendant 10 jours, un menu par lequel l’étudiant est appelé à faire un choix et commander les candidats qu’il voudrait voir travailler pour lui. Certes, il s’agit de la meilleure stratégie trouvée jusqu’à présent afin d’informer la population étudiante de la tenue du scrutin. Dates du vote, slogans, visages, des montagnes et des montagnes de papier, des informations à chaque coin de couloir, on se sent serré, quasiment opprimé par ces regards qui nous suivent jusqu’en salle de classe. Mais à un moment donné, trop, c’est trop. On ne peut plus distinguer un candidat de l’autre, puisque les affiches sont si nombreuses, si rapprochées, quasiment les unes sur les autres, que, par conséquent, on se perd dans ces informations. Lorsque l’on est envahi à ce point, on n’y porte plus attention et les pancartes se fondent alors dans les murs gris de nos édifices. Devrions-nous donc songer à d’autres stratégies ? La diminution du nombre d’affiches semble être une solution logique et simple ainsi que la réservation d’espaces spécifiques où les étudiants peuvent consulter sans être harcelés en allant à leurs cours. Ce sont deux moyens envisageables et réalistes qui ne demandent pas de ressources et qui pourraient rendre les prochaines campagnes électorales encore plus efficaces, et ce, sans gaspillage.

RÉDACTION Rédactrice en chef Céline Basto redaction@larotonde.ca Secrétaire de rédaction Roman Bernard revision@larotonde.ca Actualités Philippe Teisceira-Lessard (Chef de pupitre) Mathieu Gohier (adjoint) actualites@larotonde.ca Arts et Culture Sonia Noreau culture@larotonde.ca Sports Romain Guibert (Chef de pupitre) sports@larotonde.ca Section Opinions Céline Basto Web Houda Souissi web@larotonde.ca Direction artistique Amanda Garreau photographie@larotonde.ca Photographe Mathieu Langlois Production Simon Cremer production@larotonde.ca Webmestre Guy Hughes webmestre@larotonde.ca ÉDITIONS ET VENTES Directrice générale Caroline Bouchard direction@larotonde.ca 613 562 5264 Représentant de la publicité publicite@larotonde.ca La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Éditions de La Rotonde, et distribué à 5000 copies dans la région d’Ottawa-Gatineau. Il est financé en partie par les membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés. La Rotonde est membre du Carrefour international des presses universitaires francophones (CIPUF) et de la Presse universitaire canadienne (PUC). La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffamatoires de ses articles ou éléments graphiques, en totalité ou en partie.

www.larotonde.ca •

19


Les résultats Renaud-Philippe Garner Marc Kelly

2293

Ted Horton

2155

551

Sidney Loko

1459

Tyler Steeves

1986

Cameron Montgomery

1314

Seamus Wolfe

2735

Jeremy Stuart

6744

Vierge

504

Vierge

1325

Vice-présidence aux finances

Vice-présidences aux affaires étudiantes

Roxanne Dubois

4022

Michèle Lamarche

Maureen Hasinoff

2761

NON

978

Vierge

1286

Vierge

1237

Vice-présidence aux activités sociales

5854

Conseil d’administration

Exécutif

Arts

Vice-présidences aux affaires universitaires

Président

Danika Brisson Melanie Book Michael Cheevers Scott Bédard Robert Prazeres Common Law Arthur Dennis Stark Droit civil Bruno Gélinas-Faucher Éducation

Vice-présidence aux communications

Alexandre Chaput

3060

Julie Séguin

5746

Jean Guillaume

3717

NON

1440

Vierge

1292

Vierge

883

Myriam Bérubé Génie Brandon Bay Sciences de la santé Osama Berrada

Référendums

Laura Raschotte Campus sans fumée

Villages du millénaire

SCRAA

Kyle Ryc

OUI

5993

OUI

2572

OUI

2557

NON

1680

NON

4851

NON

4855

Bon appétit

Gestion Khandija Kanji Sciences

Interdiction vente tabac

Service de vie étudiante

OUI

4824

OUI

4514

OUI

5249

NON

2744

NON

2658

NON

2658

Matt Alteen Richard Mah Jim Rae Sciences sociales

Note Pour tous les résultats détaillés, veuillez consulter le site officiel des élections: www.jevaisvoter.ca

Telfer

Peter Flynn

André Huranchyk

Michael Cheevers Aminka Belvitt

Sciences

Kyle Simunovic

Alex Bevington

Iain Brannigan

Droit Médecine

Bruno Gélinas-Faucher

Marie-Ève Bérubé

Sciences de la santé Shamin Jr. Mohamed

Arts Melanie Book Sciences sociales Kyle Simunovic Médecine Andrew Boozary

Bureau des gouverneurs

27,2% Taux de participation record

Sénat

Cam Gray

Amy Kishek


La Rotonde - Édition du 23 février 2009  

La Rotonde est le journal indépendant de l'Université d'Ottawa.

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