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Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa Édition du 28 septembre – Volume LXXVII No 5

ARTS ET CULTURE

La lutte continue

Photo Jessica Rose

Soirée Jazz Ambiance Cabaret SPORTS

P. 2 et 3

Photo Romain Guibert

Soccer

Toujours premières


le 28 septembre 2009

Actualités

Ariane Marcotte Isabelle Larose actualites@larotonde.ca

ONTARIO FRANCOPHONE

Le drapeau franco-ontarien souffle ses 34 bougies

Le 34e anniversaire du drapeau franco-ontarien a été célébré en grand sur le campus de l’Université d’Ottawa. Levée du drapeau, présentation historique, prestations musicales et improvisation se sont succédés durant deux jours pour commémorer le drapeau franco-ontarien, qui fut hissé pour la première fois le 25 septembre 1975 à Sudbury. Isabelle Larose « C’est vraiment important de souligner des événements de la francophonie ontarienne. Ça donne la chance aux Franco-Ontariens de fêter entre eux et ça permet aussi aux autres de découvrir cette culture. Il y a plusieurs personnes qui ignorent l’existence d’une communauté francophone en Ontario », mentionne Marie-Soleil Pinsonneault, agente de programmation en français au Service de vie communautaire de l’Université. Les festivités se sont déroulées les 24 et 25 septembre derniers pour permettre au plus grand nombre d’étudiants de participer. Jeudi dernier, les Franco-Ontariens étaient donc conviés au deuxième cabaret francophile, qui leur était spécialement dédié pour l’occasion. Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées au bistro 1848 pour assister aux performances musicales de Cindy Doire et Sarah-Hélène Côté, deux auteures-compositrices francoontariennes. Michel Sauvé, en première partie du spectacle, a particulièrement retenu l’attention du public, non seulement avec ses mélodies folk, mais également avec son sens de l’humour: « Je vous remercie d’être là en si grand nombre. Merci à tous mes cousins d’Hawkesbury de s’être déplacés! » a-t-il lancé. Plus tôt dans la journée, une quarantaine de personnes s’étaient déplacées au Centre universitaire pour assister aux événements organisés par le Réseau francophile. Les parti-

cipants ont pu en apprendre davantage sur l’héroïne franco-ontarienne Jeanne Lajoie grâce à la présentation historique de Michel Prevost, archiviste en chef de l’Université d’Ottawa. « Jeanne Lajoie est très importante dans l’histoire des Franco-Ontariens, car elle a lutté contre le Règlement 17, qui limitait l’enseignement en français dans les écoles de l’Ontario. Elle a continué à enseigner en français malgré la menace, mais elle est décédée très jeune. Elle est devenue un symbole de la lutte pour le français en Ontario. C’est un modèle pour la communauté franco-ontarienne », explique Prévost, qui déplore la méconnaissance du patrimoine francophone en Ontario. Mehdi Hamdad a offert une prestation slam sur le texte « Notre place », de Paul Demers, l’hymne non officiel des Franco-Ontariens, alors qu’Alain Dupuis a retracé l’histoire du drapeau. FrancoOntarien d’origine et étudiant en politique, Dupuis était fier qu’un tel événement se déroule sur le campus: « C’est la première fois que l’Université d’Ottawa organise des activités pour commémorer notre drapeau, alors pourquoi ne pas participer? » Les activités se sont poursuivies le vendredi, alors que le Centre de bilinguisme présentait un match d’improvisation à l’Agora et que plusieurs articles aux couleurs de la francophonie ontarienne ont été remis aux participants afin de souligner la journée officielle de la fête du fameux drapeau vert et blanc.

Deux journées de festivités pour la fête du drapeau franco-ontarien.

Photos Mathieu Langlois

Il était une fois un drapeau… En 1903, un groupe de Jésuites et de laïcs adopte, à Québec, le Carillon-Sacré-Cœur comme drapeau national des Canadiens français.

Modèle en tissu d’un drapeau franco-ontarien proposé par la Fédération des sociétés Saint-Jean-Baptiste de l’Ontario en 1964.

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Isabelle Larose Durant les années 1960, une rupture importante se produit entre les francophones du Canada. Au Québec, l’identité canadiennefrançaise est remplacée par l’identité québécoise. Les minorités francophones des autres provinces s’adaptent à cette nouvelle idéologie en tentant de trouver leurs propres symboles. En 1964, la Fédération des Sociétés Saint-JeanBaptiste de l’Ontario propose un drapeau spécifiquement franco-ontarien qu’elle souhaite voir

s’étendre à l’échelle de la province. Il s’agit d’une adaptation du drapeau canadien-français avec, à la place du Sacré-Coeur, le trillium, l’emblème floral de l’Ontario. Cette bannière, cependant, ne réussit pas à gagner la faveur populaire. C’est le 25 septembre 1975 qu’est hissé pour la première fois, à l’Université de Sudbury, le drapeau franco-ontarien tel qu’on le connaît aujourd’hui. Conçu par Gaétan Gervais, professeur d’histoire à l’Université Laurentienne, et un groupe d’étudiants, le drapeau arbore à la fois la traditionnelle fleur

de lys et le trillium ontarien sur un fond vert et blanc, couleurs qui évoquent les étés et les hivers de la province. En 1977, l’Association canadienne-française de l’Ontario l’adopte officiellement alors qu’en 2001, l’Assemblée législative ontarienne le reconnaît comme emblème officiel de la communauté franco-ontarienne. Plusieurs drapeaux flottent au-dessus de la ville d’Ottawa, dont un au siège social du Conseil des écoles catholiques de langue française du Centre-Est qui impressionne par ses dimensions de 5 mètres par 10 mètres.

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Actualités

le 28 septembre 2009

ONTARIO FRANÇAIS

L’U d’O, phare de l’Ontario français Michel Prevost, archiviste en chef de l’Université d’Ottawa et Franco-Ontarien, discute du lien très fort qui unit son alma mater à sa communauté. Philippe Teisceira-Lessard La Rotonde: Existait-il un lien très fort entre l’Ontario français et l’Université d’Ottawa dès la création de cette dernière? Michel Prevost: Il y a un lien très fort dès la création du Collège de Bytowne (ancêtre de l’U d’O) en 1848, puisque ce collège avait été fondé par monseigneur Guigues, premier évêque de Bytowne. C’était très clair que l’école avait été fondée pour que les francophones de son diocèse aient accès à l’éducation. Dès le départ, c’est donc clair qu’il y avait une place importante pour les Franco-Ontariens à l’Université d’Ottawa. LR: Que s’est-il passé par la suite? La situation est-elle restée la même? MP: Une grande partie de l’élite franco-ontarienne est passé par l’Université d’Ottawa. Par exemple, dès les premières promotions, on retrouve François-Joseph Duhamel, qui va devenir le premier archevêque d’Ottawa. Il jouera un grand rôle dans la venue de Canadiens francais du Québec dans l’est ontarien. Pendant très longtemps, l’Université d’Ottawa était la seule université où les Franco-Ontariens pouvaient venir pour étudier dans leur langue. Depuis 160 ans, c’est donc l’Université d’Ottawa qui a vu à la formation des jeunes francophones de l’Ontario. LR: Viennent-ils de tout l’Ontario? MP: Oui, parce qu’il ne faut pas oublier que l’Université de Sudbury n’existait pas encore à cette époque. Il ne faut pas oublier qu’ici, on avait une école secondaire, alors ceux

qui voulaient continuer en français après le primaire devaient aller dans des écoles secondaires privées. Ils devaient donc payer: il n’y avait pas d’école secondaire publique en français. Ici, on avait la plus importante école secondaire de tout l’Ontario, alors ce n’était pas seulement pour le baccalauréat. Ça a duré pendant des générations. Sans cette école secondaire, plusieurs auraient étudié en anglais. Il ne faut pas oublier que l’Université de Sudbury (Laurentienne) n’a été créée qu’en 1958. L’Université avait aussi des collèges affiliés, ce qui développait des liens très forts avec les étudiantes franco-ontariennes. Le Collège Bruyères, par exemple, le Collège Notre-Dame. Elles ne venaient pas nécessairement à l’Université comme telle, mais recevaient des diplômes de l’Université d’Ottawa. LR: L’Université d’Ottawa a-telle joué un rôle dans le développement culturel de l’Ontario français? MP: Tout le volet culturel est très important. On a créé dès 1880 la Société des débats français, qui est toujours la plus ancienne association étudiante de l’Université. On a créé une fanfare dès les années 1850, la création du journal étudiant La Rotonde en 1932, l’ancêtre de la comédie des Deux-Rives au milieu du 20e siècle. Aujourd’hui, il y a aussi la LIEU. On peut dire que l’Université d’Ottawa a beaucoup contribué au rayonnement de la vie francophone en Ontario par les activités qui avaient lieu ici. L’Université se déplaçait aussi: les troupes de l’Université se déplaçaient à travers l’Ontario français et le Québec. Des pièces de théâtre, des débats français, des conférences. LR: L’Ontario français, 2009, c’est quoi?

en

Photo Mathieu Langlois

«Dès le départ, c’est donc clair qu’il y avait une place importante pour les Franco-Ontariens à l’Université d’Ottawa.» MP: On parle de plus d’un demimillion de Franco-Ontariens, actuellement, dans toute la province. La région de la Capitale fédérale, l’est ontarien, le nord, la région de Toronto et celle de Windsor. Le nombre de Franco-Ontariens augmente, mais la proportion diminue toujours. Les dernières données nous chiffrent à moins de 5% de la population. Même à Ottawa, jusqu’au début du 20e siècle, le tiers de la population était francophone. Aujourd’hui, on parle d’environ 17%. En nombre absolu, ça augmente toujours, par contre. LR: L’U d’O conserve-t-elle son rôle de phare culturel et éducatif francophone en 2009? MP: Dans les grandes valeurs de l’Université énoncées dans Vision 2010, on dit bien « université bilingue qui met en valeur la diversité culturelle » et « une université engagée dans la promotion de la francophonie ». Nous développons des services et des programmes de qualité

conçus expressément pour les francophones de l’Ontario et nous jouons un rôle de leader auprès de la francophonie canadienne et mondiale. LR: Et dans la réalité, qu’en est-il? MP: Je pense bien que oui. Si on regarde le nombre d’activités sociales, culturelles, pédagogiques, qui ont lieu à l’Université au cours d’une année, si on regarde le nombre de conférences, de pièces de théâtre, le nombre de débats français, le nombre de parties d’improvisation avec la LIEU, le nombre de colloques, je crois que oui. Cette année, l’Université a reçu l’ACFAS, ce qui n’est quand même pas rien comme organisation. L’Université forme aussi la plupart des futurs enseignants de l’Ontario français avec son programme d’éducation. Il y a des chaires qui étudient la francophonie et les Franco-Ontariens, il y a le Centre d’étude en civilisation canadienne française. C’est l’Université d’Ot-

tawa qui conserve les plus grands fonds d’archive sur les institutions et les gens qui ont marqué l’Ontario. C’est à l’Université d’Ottawa que l’on retrouve le plus important et le plus ancien journal francophone universitaire hors Québec, tradition qui se poursuit depuis 1932. LR: Quel est le portrait démographique actuel des FrancoOntariens à l’U d’O? MP: Les Franco-Ontariens constituent maintenant la majorité des francophones à l’Université, alors que pendant très longtemps, c’était les Québécois qui constituaient cette majorité. Les frais de scolarité, les difficultés avec l’aide financière et le développement du réseau des Universités du Québec ont fait baisser ce nombre. Il n’y avait pas de tradition de diplômes chez les francophones de l’Ontario. Quand on n’a pas un père, un grand-père, un oncle, qui est allé à l’Université, on a beaucoup plus de risque de ne pas y aller.

4,1 %

79 %

21,9 %

Pourcentage de francophones en Ontario

Pourcentage de francophones au Québec

Pourcentage de francophones au Canada Source: Statistiques canada

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le 28 septembre 2009

SCIENCES

Perspectives française et canadienne sur les OGM

Revue de presse universitaire Philippe Teisceira-Lessard

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) étaient à l’honneur au pavillon Tabaret les 22 et 23 septembre derniers. Thème principal du colloque organisé par la Société royale du Canada (SRC) en collaboration avec l’Académie des sciences de l’Institut de France, les OGM continuent de soulever les passions. Isabelle Larose fait un résumé des événements. Isabelle Larose Une vingtaine d’experts du Canada, de la France et même du Sénégal se sont succédé sur le campus de l’Université pour discuter des avantages et des inquiétudes liés à l’utilisation des OGM en agriculture et en foresterie. Issus du domaine des sciences sociales et naturelles ainsi que du monde des médias, les conférenciers ont abordé les OGM sous plusieurs angles. Ainsi, les méthodes de transgénèse, la couverture médiatique des biotechnologies, la réglementation des OGM ainsi que les usages potentiels d’arbres génétiquement modifiés sont des exemples de sujets qui ont été abordés dans une quinzaine de conférences. Complexité « Parler des OGM est assez complexe. On peut parler du point de vue scientifique, du rôle des médias ou encore des conséquences économiques et écologiques des OGM », explique Jeremy McNeil, organisateur de l’événement et membre de la SRC. Ce dernier se dit très satisfait de l’événement, qui a attiré plusieurs étudiants et permis une grande interaction entre le public et les experts. L’événement se voulait impartial

et n’avait pas pour objectif de trancher le débat sur les OGM. « Nous sommes dans une situation où des gens disent que les OGM sont essentiels et d’autres, qu’ils y sont farouchement opposés. Avec le colloque, on voulait exposer des opinions pour ouvrir un dialogue entre les différents partis et les pays », soutient McNeil, également professeur de biologie à l’Université Western Ontario. Selon la SRC, la participation de l’Institut de France à l’événement était particulièrement pertinente dans le contexte actuel de mondialisation. « C’est un sujet très actuel en Europe, où l’on souhaite un encadrement plus sévère des OGM. Ça a donc une incidence sur le Canada, qui est reconnu pour être plus permissif en la matière. Toutefois, les deux pays ne peuvent plus juste faire ce qu’ils veulent chacun de leur côté », souligne Jeremy McNeil. La place du Canada Comme l’a rappelé la conférencière Suzanne Warwick, le Canada compte près de sept millions d’hectares de cultures génétiquement modifiées, ce qui le place au quarième rang de la production mondiale. Contrairement à l’Europe, où six pays ont déjà banni la culture de maïs transgénique,

« le Canada n’a pas connu de rejet généralisé des OGM de la part de la population, et l’opposition aux cultures génétiquement modifiées y a été beaucoup plus discrète », selon le conférencier et journaliste canadien Peter Calamai. En analysant des milliers d’articles tirés de la presse écrite et électronique canadienne, entre 2000 et 2005, Calamai a remarqué un déclin de la couverture médiatique ainsi qu’une baisse de la sensibilisation du public par rapport à la question des biotechnologies. Également conférencier invité, Marc Fellous, professeur français de génétique humaine, a aussi abordé les différences de perception des plantes génétiquement modifiées entre la France et l’Amérique du Nord. Fellous a visité plusieurs universités américaines et cinq centres de biotechnologie végétale afin de faire la lumière sur les opinions qui prévalent de part et d’autre de l’océan. « Cette conférence a permis un peu de détruire le mythe qui dit qu’ici, au Canada, on se fout des OGM, alors qu’en Europe, tout le monde trouve cela dangereux. Grâce aux études de Fellous, on peut voir que la perception des Européens et des Américains face aux OGM n’est pas si différente», conclut Jeremy McNeil au terme du colloque.

Acadia met les plateaux à la poubelle Dans un effort pour rendre leur campus plus écolo, l’administration de l’université néo-écossaise Acadia a décidé d’éliminer complètement les plateaux de plastique de sa cafétéria. En effet, le journal The Athenaeum décrit la décision comme étant le fruit d’une consultation entre tous les services concernés et l’association étudiante. « Nous avons estimé qu’en implantant cette mesure, Acadia pourrait éviter 6200kg de perte de nourriture et économiser 16 800 gallons d’eau, 39 000 kilowatts d’électricité et 2250 litres d’huile », soutient Jodie Noiles, coordonnateur des projets environnementaux de l’université. Le projet est né d’une initiative étudiante de boycott de cabarets chaque vendredi, initiative qui était déjà en marche l’année dernière. Agressions sexuelles à York Les forces policières ont arrêté un étudiant de l’université torontoise la semaine dernière en lien avec une sombre histoire d’agressions sexuelles sur le campus. On apprend par le journal Excalibur que deux étudiantes auraient été victimes de viol dans l’une des bibliothèques du campus, les 15 et 18 septembre derniers. Elles auraient toutes deux décrit le même individu en appelant le service de sécurité du campus. Après le second appel, les policiers ont mis la main au collet d’Aaron Zukewich, un autre étudiant de York, qui était présent sur les lieux des faits et qui correspondait à la description donnée par les victimes. Ça joue dur à la TÉLUQ

La question des OGM est toujours d’actualité.

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Photo Université d’Ottawa

Peu connue, même au Québec, la Télé-Université est le programme à distance du réseau de l’Université du Québec. L’Impact Campus

de l’Université Laval, à Québec, rapportait cette semaine qu’une assemblée générale avait liquidé l’ensemble du comité exécutif de la Télé-Université dans des circonstances douteuses. Les membres présents à l’assemblée ont voté en bloc pour la destitution du groupe des responsables de l’association par le biais de procédures que plusieurs qualifient d’irrégulières. Depuis, les manifestations d’appui à l’exécutif démis affluent autant sur la toile qu’à travers des motions de non-reconnaissance du nouvel exécutif par différentes associations étudiantes du Québec. Une liste circulant sur la toile semble lier une majorité de participants à l’assemblée générale à la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). L’AÉTÉLUQ représente environ 17 000 étudiants. Ryerson veut le Maple Leaf Garden The Eyeopener de l’Université Ryerson rapporte que leur établissement est en discussions avec la chaîne de supermarchés Loblaws, actuelle propriétaire de l’aréna abandonné par les Maple Leafs en 1999 dont il voudrait faire l’acquisition. Décrivant la relation entre Ryerson et le stade comme l’« histoire d’un jeune prétendant courtisant

« L’histoire d’un jeune prétendant courtisant une femme plus vieille.» une femme plus vieille, d’humeur changeante et très chère », l’article fait l’historique des longues négociations de l’administration de l’Université pour acquérir l’édifice passé au patrimoine. Le projet actuel est d’y aménager le nouveau centre sportif de Ryerson, faisant suite à la volonté exprimée par les étudiants lors d’un référendum.

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le 28 septembre 2009

GRIPPE AH1N1 » VOX-POP

Vous ferez-vous vacciner contre la grippe AH1N1? La Rotonde s’est promenée sur le campus de l’Universtié d’Ottawa afin de connaître l’opinion des étudiants sur la vaccination contre la grippe AH1N1. Constat : Notre enquête maison laisse croire que les avis sur la question sont plutôt partagés. Texte: Ariane Marcotte - Photos: Mathieu Langlois

GRIPPE AH1N1

Conclusions du panel d’experts de l’Université d’Ottawa

En attendant le colloque d’octobre prochain qui réunira les universités et le gouvernement canadien sous le thème de la santé , l’Université d’Ottawa tenait le 17 septembre dernier, un panel consultatif avec sept experts de la grippe AH1N1, tous professeurs de l’Université. Que retient-on des diverses conférences qui se sont succédées lors du panel ? Ariane Marcotte

Lisa Montgomery, Biochimie, 3e année Oui. Je n’ai rien à perdre et puis si je l’attrape, les symptômes seront moins forts.

Quelques notions médicales avant d’entamer le sujet; qu’est-ce qu’une pandémie? Selon le panel d’experts de l’Université, on considère qu’il y a épidémie d’une maladie lorsqu’on observe plus de cas qu’en temps normal. La pandémie, elle, s’entend d’une épidémie d’envergure mondiale. Celle-ci peut se produire à l’apparition d’un nouveau virus contre lequel la population humaine est peu ou n’est pas immunisée et pour lequel il n’existe pas encore de vaccin. Selon le docteur Luc Bonneville, professeur au Département de communication, l’Université est présentement en campagne de sensibilisation au risque de contraction de la maladie. « Pour ce qui est des communications, l’enjeu primordial est que les individus,

les gens normaux, dans leur quotidienneté, perçoivent, traitent, interprètent et réagissent aux multiples messages – qui sont par ailleurs souvent contradictoires – par le biais de l’Internet dans un contexte épidémique. » En effet, plus souvent qu’autrement, lorsqu’un individus est surexposé à de l’information traitant d’un même sujet, il devient indifférent à ce dernier. C’est d’ailleurs précisément ce qu’on craint dans le cas de la grippe AH1N1. Par ailleurs, selon Paul C. Hébert, rédacteur en chef du journal de l’Association médicale canadienne, la deuxième vague du virus est déjà arrivée au Canada. Un cas aurait en effet été détecté à Tofino, Colombie-Britannique, et un cas de mort suspecte serait présentement à l’étude. Un plan préventif et de crise a déjà été établi et est disponible sur le site

web de l’Université, où une section complète est consacrée à la grippe AH1N1. Une ligne téléphonique spécialement à cet effet ainsi que toute l’information sur la campagne de vaccination y seront affichées dans les jours à venir. Statistiquement parlant, le virus présente un taux de mortalité de trois personnes infectées sur mille – soit beaucoup moins que ce que les médias laissaient croire le printemps dernier. Ce qui inquiète les experts, en fait, c’est que contrairement à la grippe plus connue de la population, qui affecte surtout les gens de plus de 60 ans, l’AH1N1 semble s’attaquer à toutes les tranches d’âges. Malgré, les plans, les statistiques et les vaccins, ont ne le dira jamais assez: le lavage régulier des mains est à la base de l’immunisation contre toutes les formes de grippe.

Aimée-Lee Leblanc, Psychologie et Linguistique, 3e année Oui. Ma mère est enseignante et elle doit le recevoir à cause de son environnement de travail. Je préfère ne pas prendre de chance non plus.

Cameron Evenson, Génie mécanique, 4e année Non. Je ne crois pas vraiment à la menace d’une pandémie comme celle-là. Je ne pense pas qu’il y ait de raisons sérieuses de le faire.

Amélie Labossière, Sciences de la santé, 3e année Photo Jessica Rose

Oui. Quelques membres de ma famille ont un système immunitaire faible: je vais prendre le vaccin afin de protéger les autres.

La grippe AH1N1 suscite toujours autant l’intérêt à l’Université d’Ottawa et chez les experts mondiaux.

Philippe McGee, Sciences biopharmaceutiques, 3e année

Nathalie Dilabio, Sciences biomédicales, 3e année

Émilie Mealing, Sciences infirmières, 1ère année

Oui, je le prendrai, mais pour protéger les autres, ceux qui ont un système immunitaire faible, par exemple.

Non, parce que si mon système immunitaire est affaibli au moment de recevoir le vaccin, je peux attraper la grippe. C’est risqué.

Oui. Je suis en soins infirmiers, je n’ai pas le choix de le recevoir, mais si je pouvais choisir, je ne le ferais pas.

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le 28 septembre 2009

FCÉÉ

Menace de désaffiliation massive

employant des moyens légaux. Elle dépense beaucoup d’argent pour utiliser des avocats pour intimider les journalistes. Je ne crois pas que ce soit une bonne façon d’utiliser l’argent des étudiants. »

qui voudraient les consulter, car on en conserve dans toutes les associations membres. C’est la même chose pour les règlements et la constitution, qui sont disponibles pour que chaque étudiant puisse les voir et les critiquer. »

Transparence et réforme La route vers le référendum

La FCÉÉ ne fait pas l’unanimité sur tous les campus du pays.

Photo William Wolfe-Wylie (CUP)

Des étudiants de 13 associations étudiantes affiliées à la Fédération canadienne des étudiants et des étudiantes ont initié des pétitions pour se désaffilier de l’organisation. Erin Hale, McGill Daily, Presse universitaire canadienne. Adaptation et traduction par Philippe Teisceira -Lessard Montréal – Des membres de 13 différents syndicats étudiants à travers le pays ont initié des pétitions demandant à leurs pairs s’ils désiraient quitter la Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants (FCÉÉ), la plus importante organisation étudiante du Canada. Ce développement survient presque deux ans après que les associations étudiantes des universités du Cap-Breton (Nouvelle-Écosse), Simon Fraser et Kwantlen Polytechnic (Colombie-Britannique) ont tenté sans succès de quitter la Fédération. Dans ces trois cas, le groupe étudiant local ne s’était pas plié aux règlements référendaires imposés par la FCÉÉ ou a finalement choisi de rester dans la Fédération à la suite de recours légaux. Les étudiants à l’origine de ces pétitions ont exprimé un fort

mécontentement à l’égard de la FCÉÉ et plusieurs croient que les frais qu’ils paient à ce groupe (de 40 000$ à 300 000$ annuellement) pourraient être mieux dépensés autrement. Poursuites légales Ces étudiants ont aussi été frustrés par ce qu’ils considèrent être un parcours d’utilisation agressive des tribunaux par la FCÉÉ. Au cours des dernières années, plusieurs des syndicats étudiants qui avaient tenté de se séparer du lobby national se sont légalement retrouvés dans de beaux draps lorsqu’ils ne se pliaient pas aux règlements de la FCÉÉ. The Peak, le journal étudiant indépendant de l’Université Simon Fraser, rapporte notamment qu’un dossier opposant leur association locale à la FCÉÉ s’était rendu jusqu’en Cour suprême de la Colombie-Britannique, la question à trancher étant de savoir si l’asso-

ciation en question avait le droit de se désaffilier. Derek Robertson, responsable des affaires externes de l’association étudiante de Kwantlen Polytechnic University, confirme que son organisation avait été traînée en cour pour des raisons similaires. Parallèlement, l’association étudiante de l’université néo-écossaise Acadia a passé presque 10 ans dans un dossier de poursuite après avoir tenté de se désaffilier en 1996. Erin Millar, ex-présidente de la Presse universitaire canadienne (PUC) et blogueuse pour Maclean’s OnCampus, nous confie que les actions légales de la part de la FCÉÉ ne se sont pas limitées aux seules associations étudiantes, mais se sont même rendues jusqu’aux journalistes étudiants. « Dans mon expérience de travail comme journaliste-étudiante, tant à la PUC qu’à Maclean’s, la FCÉÉ a constamment été l’organisation la plus agressive que j’ai couverte, affirme-t-elle. Elle le démontre en

Plusieurs leaders étudiants ont affirmé ne pas croire la FCÉÉ complètement transparente et honnête envers ses membres. Robertson et Véronique Dorais, présidente de l’association des étudiants de deuxième et de troisième cycles de l’Université de Calgary, déclarent d’ailleurs que des membres des anciens exécutifs se sont brouillés avec la FCÉÉ pour cette raison. Des pétitions sont en circulation dans leur établissement respectif. « L’un des nos exécutifs a assisté à une réunion du Caucus national des deuxième et troisième cycles de la FCÉÉ et chaque motion qu’il proposait demandant des états financiers vérifiés ou des procès-verbaux des rencontres était battue », déclare Dorais. La réponse de la FCÉÉ Bien qu’il ne puisse pas commenter les procédures légales en cours entre la FCÉÉ et ses membres de crainte de perdre son emploi, Dave Molenhuis, le trésorier national, souligne quand même qu’en tant qu’organisation démocratique, la FCÉÉ peut résoudre à l’interne tous les problèmes de relation avec les associations membres. « La FCÉÉ est la structure démocratique commune dans laquelle les mouvements étudiants du Canada prennent des décisions sur le lobbying et les services offerts. Les règlements de la Fédération sont votés par les délégués dans les assemblées générales. Les syndicats étudiants votent pour la structure démocratique commune. La décision leur revient », soutient-il. Molenhuis ajoute que la FCÉÉ est une organisation transparente et prête à fournir tous les documents internes dont ses membres pourraient avoir besoin. « Tous les états financiers vérifiés sont présentés en comité budgétaire. […] Tous [ces documents] sont disponibles pour les étudiants

Si les pétitions dans les 13 associations locales atteignent chacune un quorum de 10% de leurs membres, les signataires pourraient devoir attendre jusqu’à cinq mois avant que la FCÉÉ reconnaisse la validité de leur document et qu’une date soit fixée pour la tenue d’un référendum. Entre-temps, la FCÉÉ devra d’abord accuser réception de la pétition et ensuite décider, en trois mois, si elle en reconnaît ou non la légitimité. Si la FCÉÉ choisit de l’approuver, elle aura alors 60 à 90 jours pour fixer elle-même la date du référendum. En entrevue, un militant de l’Université Guelph souligne certains des obstacles que le système pose pour les associations étudiantes qui tentent de se désaffilier. « On ne peut pas faire campagne entre le 15 avril et 15 septembre, ni pendant le congé hivernal, fait-il remarquer. En six mois et demi, on a seulement une fenêtre de deux semaines pour initier une campagne. » Dorais affirme que les militants de son association craignaient que leur pétition puisse mener à des poursuites de la FCÉÉ. Des étudiants à la Post-Graduate Students’ Society of McGill University, à la Concordia Student Union, à la Graduate Student Association of Concordia, au Dawson Student Union, à la Society of Graduate Students at Western Ontario University, à la University of Windsor Students’ Alliance, à la Carleton University Students’ Association, à la Central Student Association at Guelph University, à la Trent Central Student Association, à la Kwantlen Student Association, à la University of Victoria’s Student Society, à la Graduate Students’ Association of the University of Calgary, et au University of Regina Students’ Union font actuellement circuler des pétitions pour leur désaffiliation de la FCÉÉ.

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Actualités

le 28 septembre 2009

CONFÉRENCE

Ingrid Bétancourt livre un témoignage touchant

L’ex-otage est en mission pour défendre les droits humains.

C’est devant un auditoire captivé qu’Ingrid Bétancourt a livré son discours. Léo Chapuis Ingrid Bétancourt était de passage à l’Université d’Ottawa, le 25 septembre dernier, à l’occasion d’un dîner organisé en son honneur. « Émue et honorée », l’ex-otage franco-colombienne a prononcé une allocution sincère et émouvante, rappelant que la lutte pour obtenir la libération de ses camarades devait se poursuivre. Devant un parterre de quelque 150 personnes ayant chacune déboursé 40$ pour assister à l’événement, Ingrid Bétancourt a rendu hommage au Canada, pays instigateur du mouvement pour sa libération. « Je suis redevable à votre peuple », a-t-elle dit d’une voix douce et fragile. Ingrid Bétancourt est une miraculée. Enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et détenue pendant plus de six années dans la jungle, elle a recouvré sa liberté le 2 juillet 2008. Aujourd’hui, l’ex-otage sent plus que jamais le besoin de s’engager dans la lutte contre les violations des droits humains et de se faire le porte-voix de ses compagnons détenus. « Avec notre libération, certains ont pensé que le travail était fini. » Pour Ingrid Bétancourt, la lutte continue. Elle souhaite profiter de

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l’exposition médiatique dont elle bénéficie pour se faire l’écho de ses « frères » restés prisonniers dans la jungle. « Ils ne sont pas importants aux yeux du monde, mais ils sont importants pour moi, et je veux qu’ils soient importants pour vous », avait-elle déclaré à Québec. Activiste dans l’âme, Ingrid Bétancourt se donne pour mission de relayer la « clameur » de « tous ceux qui ont perdu la liberté pour des raisons arbitraires ». Selon elle, « chaque fois que nous parlerons d’eux, ils se rapprocheront de la liberté ». « Nous n’avons pas le droit d’oublier », a-t-elle lancé. Pour Ingrid Bétancourt, la parole reste la meilleure arme pour lutter contre le terrorisme. « Ma théorie, produit de mon expérience, est qu’il faut parler aux terroristes. » Selon l’ex-sénatrice, répondre à la violence par la violence ne mène à rien. Pour agir contre le terrorisme, il faut s’armer de mots, écouter et dialoguer. « Je vous ai parlé avec le cœur » Usant de mots simples et de tournures intimistes, Ingrid Bétancourt a raconté des bribes de son séjour en captivité. De sa foi en Dieu en passant par le soutien de sa mère (présente dans l’assistance) ou du « miracle » de sa libération, le récit

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de l’ex-otage a touché le cœur des gens. Interrogée au sujet de son avenir, Ingrid Bétancourt a laissé savoir qu’elle était à l’écriture d’un livre, « un témoignage de fond de [sa] vie dans la jungle ». « Je veux que le lecteur puisse s’habiller de moi, vivre les sensations violentes de cette situation extrême », a-t-elle expliqué. En outre, Ingrid Bétancourt travaille à la mise en place d’une fondation pour la liberté sur le sol canadien. Sa venue à l’Université s’inscrivait dans le cadre d’une série de conférences sur les femmes et le leadership. Elle coïncidait également avec le 10e anniversaire de l’Institut d’études des femmes. L’argent recueilli dans le cadre de l’événement servira à financer des initiatives pour la défense des journalistes emprisonnés ou persécutés. « Je vous ai parlé avec le cœur », a simplement déclaré la Franco-colombienne en guise de conclusion d’un discours authentique et touchant avant d’être chaleureusement ovationnée. La tournée canadienne d’Ingrid Bétancourt aura mis fin à sa diète médiatique. La toute première lauréate du prix Reporters sans frontières – Radio Canada du Courage au féminin va reprendre son noble combat.

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Actualités

le 28 septembre 2009

BRÈVES 2009-2010 : Un excellent cru 2009-2010 sera l’une des meilleures années que l’Université ait connue quant à l’accroissement de la population étudiante sur le campus universitaire. Le nombre d’admissions aux six facultés s’est accru de 471 étudiants, soit une augmentation de 6,7%. Il s’agit presque du double des attentes de l’administration. Tout cela serait dû l’image de l’Université, qui se serait embellie au cours des dernières années, entre autre avec la campagne publicitaire « Ça part d’ici ». Certains programmes spéciaux tels que les baccalauréats ès Sciences de la santé et ès Développement international, dans lesquels l’U d’O a investi davantage que les autres universités, contribuent aussi à l’amélioration de l’image, selon François Houle, vice-doyen aux études. Cette nouvelle croissance engendre toutefois des besoins en termes d’espace et de professeurs. « C’est sûr qu’on est un peu en manque d’espace », affirme Houle, interrogé à ce sujet. Une nouvelle tour sera d’ailleurs construite dans deux ans et abritera la Faculté des Sciences sociales. De plus, le nombre de professeurs sur le campus est déjà passé de 850 à 1150 dans les cinq dernières années. Le plan vision 2020 n’a pas encore d’objectif quant à la population universitaire. Il devra cependant tenir compte de trois fac-

Les francophones représentent 31% de la population universitaire. teurs: l’équité linguistique, les francophones représentant 31% de la population universitaire; l’espace, qui sera augmenté grâce au nouvel édifice attendu pour 2011-2012; enfin, les enjeux de financement. Éric Perron Recrutement unilingue pour Vancouver 2010 À l’approche des Jeux olympiques d’hiver, Vancouver, la ville-hôte, se prépare à recevoir un nombre impressionnant de visiteurs. La firme Contemporary Security Canada (CSC) contribue à cette préparation en partant à la recherche, un peu partout au

Canada, de personnes bilingues qui accepteraient de participer à cet événement important en soumettant leurs candidatures pour travailler sur le site des Jeux olympiques (notamment dans les domaines de l’accueil ou de la sécurité). Ce sont 400 employés dédiés que CSC prévoyait trouver ici, dans la ville d’Ottawa. Le 17 septembre dernier, un centre de recrutement provisoire a d’ailleurs été mis sur pied sur le campus de l’Université d’Ottawa, où la firme comptait recruter assez d’étudiants passionnés en quête d’aventure pour combler une bonne partie des 400 postes vacants. CSC a toutefois commis une erreur significative: elle n’offrait aucun service en français, faisant ainsi fi de l’un des mandats prioritaires du comité d’organisation des Jeux olympiques de Vancouver, soit le respect de la dualité linguistique canadienne. Face à la montée d’insatisfaction que cette approche de CSC a engendrée, Graham Fraser, commissaire aux langues officielles, a rendu public un rapport dans lequel il admettait qu’il restait encore beaucoup de mesures à prendre pour assurer le déroulement de l’événement en anglais et en français. Darci Gardner, porte-parole de CSC, affirmait pour sa part que la caractéristique première que la firme recherche chez les employés n’est pas la maîtrise adéquate des deux langues officielles, mais bien une maîtrise du discours anglais et de la lecture en anglais. De telles affirmations dans un contexte aussi médiatisé et populaire que celui des Jeux olympiques portent à croire que le combat de la francophonie n’est pas sur le point de se terminer. Marika Dubé La FCÉÉ veut une nouvelle loi sur l’éducation post secondaire La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants souhaite voir le gouvernement fédéral adopter une nouvelle loi sur l’éducation postsecondaire « à l’image de la Loi canadienne sur la santé, afin de contrôler les frais de scolarité et les subventions aux institutions. Cette législation devrait accroître la responsabilité et aider à l’établissement d’objectifs à long terme pour l’éducation postsecondaire, incluant une réduction des frais de scolarité et une amélioration de l’accessibilité » affirme l’organisation par voie de communiqué. La FCÉÉ profitait de la publication d’un rapport de PricewaterhouseCoopers faisant

Restez branché.

un triste bilan de l’état de l’emploi étudiant cet été. Selon le sondage, plus de 40% des étudiants allaient diminuer leurs dépenses. « Durant ces temps difficiles, les étudiants et leur famille se tournent vers le gouvernement en quête de leadership », a pour sa part dénoncé Katherine Giroux-Bougard, présidente de la plus grande organisation étudiante au pays. Philippe Teisceira-Lessard La controverse sur l’hymne national continue La controverse lancée il y a deux semaines par une lettre dans les pages du Fulcrum ne semble pas vouloir s’essouffler. Ce texte reprochait à Seamus Wolfe, président de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO), et Roxanne Dubois, vice-présidente aux finances de la même organisation, d’être restés assis pendant que le Ô Canada se faisait entendre au conseil municipal de la Ville d’Ottawa. Parce qu’ils y représentaient la Fé-

dération, plusieurs perçoivent cette action comme un affront volontaire qui ternit la réputation de la FÉUO et même de l’Université d’Ottawa. Depuis, le nombre de critiques continue de croître, autant au Conseil d’administration du 20 septembre que dans la dernière édition du Fulcrum. « Les gens qui restent assis pendant l’hymne national ne nous représentent pas, pas plus qu’ils ne devraient représenter l’Université canadienne. Seamus Wolfe et Roxanne Dubois ont fait honte à plus de 30 000 étudiants du premier cycle et ont terni le nom de notre université », peut-on par exemple y lire. Sommés de s’expliquer à plusieurs reprises lors de la dernière séance du conseil d’administration, Wolfe a exprimé qu’il croyait que le nationalisme était la cause de beaucoup de problèmes mondiaux, alors que Dubois s’est contentée de dire que le Ô Canada ne représentait pas ses valeurs et objectifs pour son pays. Philippe Teisceira-Lessard

Point d’ordre Ariane Marcotte, Chef de pupitre Actualités

Vacciner : pour le meilleur ou pour le pire ? Vous avez probablement remarqué les nombreuses affiches qui ont pris le campus d’assaut, nous sensibilisant aux précautions à prendre afin d’éviter de contracter ou de propager le virus de la grippe AH1N1. Du même fait, il est à parier que vous avez aussi dû entendre, au cours des dernières semaines, plusieurs personnes maugréer à ce sujet qu’une telle campagne n’était qu’exagération ou «campagne de peur». Dans mon entourage étudiant, j’ai cru percevoir une certaine indifférence vis-àvis de la « pandémie » qui s’apprête apparemment à cogner à nos portes pour une seconde fois. Cela m’a amenée à réfléchir à ce fameux vaccin, qui est avant tout connu pour avoir été conçu en un temps record et produit en quantité industrielle pour subvenir aux besoins pressants de la population. Un documentaire de Line B. Moreco intitulé Silence, on vaccine, qui a été diffusé à la télévision l’an dernier, mettait en doute l’efficacité, voire la raison d’être, de la vaccination. Toujours selon le documentaire en question, de

nos jours, l’enfant nord-américain moyen reçoit environ 48 doses de 14 vaccins différents avant l’âge de six ans, soit presque le double du nombre prescrit 25 ans auparavant. Protection de l’humain ou propagande pharmaceutique ? La question se pose dans le cas de la grippe AH1N1. Après tout, ce virus est un dérivé de l’influenza, celle qu’on surnomme LA grippe au Canada, contre laquelle on ne se fait pourtant vacciner gratuitement qu’à certaines conditions. Attention ! je ne suis pas en train d’essayer de vous convaincre de ne pas vous faire vacciner, mais bien de vous avant de prendre une décision, car l’attitude « à quoi bon me faire vacciner si tous les autres le font ? » n’est certainement pas celle à adopter quand on parle de pandémie, et l’indifférence est notre pire ennemie. Le site web immunize. cpha.ca et la ligne d’Info-Santé contiennent une foule de renseignements pour vous éclairer à ce sujet. En bout de ligne, la grippe AH1N1 : parlez-en bien, parlez-en mal, mais parlez-en !

Hydro Ottawa cherche sans cesse à améliorer son service à la clientèle. Dorénavant, chaque fois que possible, bulletins d’information et brochures vous parviendront dans la langue de votre choix. Par conséquent, certains documents ne vous seront plus envoyés dans un format bilingue. Si ce n’est déjà fait, indiquez-nous dans les plus brefs délais la langue dans laquelle vous aimeriez recevoir votre correspondance (le français ou l’anglais). Pour actualiser votre profil d’abonné, communiquez avec nous au 613-738-6401 ou ouvrez une session sur MonLienHydro. Veuillez vous assurer d’avoir en main, les 10 premiers chiffres de votre numéro de compte. Nous vous remercions de nous aider à rehausser la qualité de nos services.

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Arts et Culture

le 28 septembre 2009

Sonia Noreau culture@larotonde.ca

CRITIQUES D’ALBUMS

Les artistes du campus font face à la musique Un judicieux amalgame Nedggy Mauricin Cet artiste de la région d’Ottawa du nom de « Butch », alias Gabriel, Bouchard nous offre son premier album, intitulé Coïncidences et Anecdotes, qui comporte deux CD: un en français, « Coïncidences », et l’autre en anglais, « Anecdotes ». Le concept du disque est bien pensé, car l’auteurcompositeur peut ainsi rejoindre plus d’auditeurs. Coïncidences Ce disque comporte huit chansons, qui sont tantôt entraînantes, tantôt plus douces. Les pièces musicales racontent des histoires les unes comme les autres intéressantes. Par exemple, dans la quatrième pièce, intitulée « Réalité glacée », il dit: « J’oublie constamment qu’au lieu de me taire, je de-

vrais parler de mes idées, de mes pensées bien trop troublées. » On peut constater que cette chanson soulève le sujet de l’affirmation de soi et d’avoir le courage de dire ce qu’on pense. En outre, les sujets évoqués dans ce disque sont: faire des choix, l’illusion, la simplicité et l’amour. Les paroles des chansons sont bien écrites et se révèlent tout de suite à celui qui les écoute. De plus, on retrouve énormément de jeu de guitare et de batterie, ce qui est agréable à l’écoute. L’album n’est pas trop surchargé d’instruments. Quelquefois, on croirait entendre le populaire groupe Kaïn, qui a une belle sonorité. « Butch » Bouchard nous fait comprendre et ressentir ses convictions. Ce disque francophone peut nous faire balader dans nos pensées. La simplicité des chansons fait aussi en sorte que l’album s’écoute

LA MUSIQUE DU CAMPUS

Critique d’album « Butch » Bouchard

bien. Toutefois, la dernière pièce du disque est instrumentale, ce qui permet d’entendre le mélange d’instruments et de sons et ajoute une facette captivante et intéressante au CD. Anecdotes Ce CD est beaucoup plus entraînant et vivant que le disque en français. Les thèmes du disque – le rêve, l’amour –ressemblent énormément à ceux du premier disque. Les débuts des chansons sont un peu trop longs: les paroles prennent du temps à embarquer. Il y a une pièce intitulée “Shore Leave” qui est douce, mais amusante et dans laquelle le chanteur dit que les humains devraient prendre le temps de prendre un moment pour eux. Peut-être l’auteur fait-il référence à nous, individus de la société qui ne prenons pas assez notre temps, nous qui sommes trop occupés par d’autre préoccupations: “I think more people should, I think more people could, I think more people would like to take a lazy day.” Dans « Anecdotes », on retrouve énormément d’instruments comme la guitare, la batterie et à quelques reprises, la trompette, qui donne un son plus « jazzé » et rythmé à cette partie de l’album. De plus, les chansons sont rythmées, quelquefois douces. Avec ce disque anglais, Bouchard semble vouloir nous montrer son amour pour la musique et sa facilité d’écrire des chansons. La chanson “Dreamer,” avec sa sonorité particulière, fait penser au groupe Bedouin Soundclash. Autrement, les pièces de ce disque sont variées et originales.

Une claque dans la face du bonheur Sonia Noreau Écouter l’album Sprouts de Chloe & Band in a Bag produit le même effet qu’une claque en pleine figure – de bonheur, j’entends bien. Exotique, caressant, sucré: le son de cet album sait charmer l’oreille. Initiative d’un artiste du campus, ce disque a été enregistré sous le label “Sound of Solidarity.” Une impression de légèreté s’empare tout de suite de celui qui l’écoute. Impossible de rester en place en écoutant les quatre chansons et le poème que contient ce dis-

bum. Il est très facile de se reconnaître dans ce dernier, qui est à la fois profond et accessible. La chanson « Sprouts » est un incontournable pour passer une bonne journée. Les soucis s’envolent automatiquement comme des ballons à l’hélium qu’on aurait libérés de leur bouquet. Cependant, ce qui marque le plus est le poème de Brad Moren relatant l’histoire d’une jeune dame, Sally, qui, contrairement aux autres, croit en ses rêves: « Elle était une croyante de l’impossible ». Déclamé avec passion, les vers précis, vrais et sans

Il est très facile de se reconnaître dans ce dernier, qui est à la fois profond et accessible. que. Le son folk Indie tranquille et rassurant s’oublie quelques instants lorsque les paroles des chansons prennent le dessus sur la musique elle-même lors de l’écoute de l’al-

prétention de ce poème sont transcendés de sincérité. Ce poème en anglais boucle très bien ce disque de qualité professionnelle. Note: 9,2/10

Pas de complexité, que de la simplicité Coïncidences et Anecdotes est un produit musical qui devrait plaire à beaucoup de personnes, car il peut rejoindre deux groupes de langues différentes. Il y en a pour tous les goûts. On y retrouve toutefois un peu trop de balades et de mélodies douces. Il aurait été bien d’y retrouver un peu plus de chansons plus rythmées. « Butch » Bouchard est un artiste à découvrir, sans oublier que la simplicité des chansons et des paroles est ce qui fait la beauté de Coïncidences et Anecdotes. Note: 7,75/10

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Arts et Culture

le 28 septembre 2009

ARTISTE ÉTUDIANT

Le jongleur temporel Les artistes sont partout! La Rotonde vous fait découvrir ceux du campus! Sonia Noreau Cette semaine, dans le cadre de la tradition hebdomadaire « artisteétudiant », La Rotonde vous invite à découvrir Carl Hageraats, pianiste et étudiant en Science politique fraîchement débarqué de la Belgique, où il était en échange pendant un an, qui tente de concilier les obligations d’un musicien et d’un étudiant sur la même plage horaire. Tout un défi! Jongler entre deux vies! « C’est toujours quelque chose avec laquelle j’ai eu des problèmes », a confié le jeune étudiant à La Rotonde. C’est d’ailleurs un défi tant pour son agenda que pour sa tête, car « ce sont deux parties différentes du cerveau qu’on utilise – l’une pour étudier et l’autre pour jouer – et qui sont assez isolées », explique-t-il. Lorsqu’il étudie, il lui faut faire preuve de concentration, d’organisation et de logique, alors que lorsqu’il joue au piano, il est plus libre et doit faire preuve de créativité. Les deux activités savent parfois bien se compléter, admet le jeune pianiste en relativisant son casse-tête organisationnel: « Lors-

que je travaille, ma tête se remplit en trois heures. Je vais jouer au piano pendant une heure et après, je suis rafraîchi… Ça me lave la tête: c’est un peu comme de la méditation, ça fait beaucoup de bien. » Cette équation est plus difficile à résoudre lorsqu’on joue dans un groupe sérieux, souligne Hageraats, qui éprouvait plus de difficulté à concilier ses deux activités il y a deux ans, alors qu’il jouait dans un groupe plus demandant dans lequel les musiciens investissaient beaucoup. Son ancien groupe, qui s’est malheureusement séparé, s’appelait Clock Strike Music . Il faisait dans le reggae et le punk (mais pas les deux en même temps, précise Hageraats) et se réunissait plusieurs fois par semaine pour pratiquer. Une fameuse fois, Hageraats n’a presque pas pu dormir pendant trois jours parce qu’il était en fin de session et devait remettre deux travaux en deux jours, en plus de se rendre au studio d’enregistrement, où il à travaillé avec son groupe pendant 12 heures consécutives: « Mercredi et jeudi, je n’ai dormi qu’une heure dans le sous-sol de Morisset et mon groupe de musique est venu me ramasser à 8h30, le matin, avant de prendre la direction du studio d’enregistrement. »

Bruxelles Notre artiste étudiant de la semaine n’a pas chômé sous prétexte qu’il était à Bruxelles. « La scène musique est très forte, là-bas », nous apprendil. Ceci à cause de la diversité: il y a beaucoup de Congolais et donc beaucoup de musique africaine, en plus de la musique des Balkans et du jazz manouche. Mais c’est surtout le jazz et son omniprésence à Bruxelles qui a attiré Carl Hageraats. Il a profité de cette opportunité pour se produire dans un bar jazz bruxellois en compagnie d’une artiste étudiante, une chanteuse torontoise de l’Université Victoria. Ils ont joué ensemble dans un bar jazz nommé le Sound Jazz Club . Choisir entre les deux? Lorsque La Rotonde lui a demandé s’il pourrait choisir entre la musique et ses études, Carl nous a répondu: « Non, je ne veux pas choisir. J’aime beaucoup étudier et j’aime beaucoup jouer aussi. » La musique, qui dans sa vie est « un passe-temps qui est plus qu’un passe-temps », est indispensable. Toutefois, il admet qu’il serait limité s’il ne s’adonnait qu’à la musique. « Je ne ferais pas juste l’un ou l’autre », conclut-il.

Pas facile d’allier musique et études pour Carl Hageraats.

Photo Mathieu Langlois

MUSIQUE CLASSIQUE

La révolution romantique au CNA

Qui a dit que la musique classique n’intéressait pas les étudiants ? Sonia Noreau Le 23 septembre dernier, l’orchestre du Centre national des Arts (CNA) interprétait, dans le cadre du festival de la révolution romantique, « Jubilee Overture » de Malcom Forsyth, le « Concerto pour violon en mi mineur » de Mendelssohn et

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la troisième symphonie « Héroïque » de Beethoven. Tout ceci après que la chorale Cantata Singers of Ottawa eût interprété « Fünf ernste Gesänge » de Brahms. Le romantisme Le siècle des Lumières a fait

Photo Kenn Taylor

place, comme le dit si bien Paul Lefebvre, attaché artistique au CNA, à une « musique savamment architecturée, régie par des principes d’équilibre, voire de symétrie, reflétant cette époque où la raison triomphante a balayé les croyances et les traditions ». Le courant romantique, qui s’est érigé en

opposition au rationalisme froid des Lumières envahit le CNA du 23 septembre au premier octobre pour le plus grand plaisir de tous. La chorale Cantata Singers of Ottawa dirigée par Michael Zaugg a offert une prestation absolument impeccable. L’excellence de cette chorale commençait très bien la soirée. Leur interprétation de « Fünf ernste Gesänge » de Brahms était très émouvante. Après l’ouverture, la salle bondée vit apparaître peu à peu les membres de l’orchestre du CNA. « Jubilee Overture », une pièce énergique et magnifique de Malcom Forsyth, un Canadien d’origine sud-africaine, fut particulièrement bien interprétée. Gil Shaham, premier violon du « Concerto pour violon en mi mineur, opus 64 » de Mendelssohn, était tout simplement incroyable. La vitesse nécessaire à l’interprétation était bien sûr impressionnante, mais c’est surtout la sensibilité ressentie qui se dégageait de l’interprétation du musicien qui coupait le souffle. Finalement, la troisième symphonie «Héroïque» de Beethoven, véritable clou du concert, émut toute la salle du premier au quatrième mouvement. Cette œuvre particulièrement longue fut magistralement bien rendue et les 47 minutes qu’elle a duré

semblèrent passées en un instant. La symétrie de cette symphonie de Beethoven en fait une œuvre magnifique qu’on aime entendre et réentendre. Pas accessible? On pourrait accuser La Rotonde de traiter dans cet article d’un sujet « pas étudiant ». Toutefois, et on l’oublie souvent, la musique classique reste populaire. Il ne fallait pas chercher très longtemps pour voir des mélomanes dans la vingtaine. De plus, la musique classique n’est elle pas partout? Que ce soit dans les publicités, les dessins animés de Warner Brothers ou carrément dans nos cellulaires dont on n’a pas encore sélectionné la sonnerie, la musique classique est omniprésente. Malgré cette idée fausse voulant qu’elle ne soit pas à la portée des étudiants et des jeunes en généralß, la musique classique s’apprécie avec la sensibilité et ne requiert pas d’études particulières. Ceci est particulièrement vrai du courant romantique. Enfin, l’orchestre du Centre national des Arts a offert une représentation absolument extraordinaire, le 23 septembre dernier, qui émut bien des étudiants présents ce soir-là.

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Arts et Culture

le 28 septembre 2009

JAZZ

Une soirée jazz

bien accueillie par l’audience, qui semblait attentive à ce qu’elle entendait. La musique jouait et tous les yeux des membres de la petite audience étaient rivés sur les quatre musiciens, qui partageaient leur amour

Nedggy Mauricin

Atmosphère de la soirée L’atmosphère est amicale, relaxe, voire intime, ce qui donne une belle ambiance. Dans le café, on pouvait apercevoir des étudiants faisant leurs travaux sur leurs ordinateurs portables ou encore des groupes d’amis en train de manger tout en discutant calmement. Travlo-Trio, le groupe qui se produisait, avait quelque chose de particulier. En effet, comme l’a expliqué François, l’un des musiciens, « le nom du groupe change à chaque semaine ».

Les quatre membres de Travlo-Trio ont joué de la pure musique jazz, comme dans les cabarets.

La musique jazz La soirée a commencé lentement, car les musiciens étaient censés jouer vers 21h, mais ils sont montés sur scène en retard. Cependant, les quatre membres de Travlo-Trio ont joué de la pure musique jazz, comme dans les cabarets. Les instruments utilisés par les musiciens étaient la contrebasse, la batterie, le saxophone et le piano. Une chanteuse ou un chanteur aurait pu contribuer à mettre un peu de piquant dans leur prestation. Une pause un peu trop longue est venue couper le spectacle en deux. Autrement, la prestation du groupe a dans son ensemble été

Une chaleureuse ambiance au café Nostalgica lors de la soirée jazz.

Photo Mathieu Langlois

et leur passion pour la musique jazz, un style de musique qui permet aux gens de se détendre et de relaxer, surtout dans un endroit comme le café Nostalgica. De plus, l’ambiance était bien, mais il manquait de personnes. Néanmoins, le jeu de lumière et les couleurs choisies fixées sur TravloTrio donnaient un très bel effet visuel. Le groupe faisait plutôt dans le style cabaret et non pas dans le jazz à tendance pop comme le fait la chanteuse Amy Winehouse, par exemple. En somme, la soirée fut intéressante et remplie de belles pièces instrumentales. La musique jazz est un genre à découvrir, car elle est remplie de diversité et fusionne les sons et les instruments. Les soirées jazz du café Nostaligica: un rendez-vous à ne pas manquer, tous les mercredis à partir de 21h.

outon Les shawarmas et moi Le coin du gl

Éric Ricou

Où aller pour dégager une odeur d’ail.

Satisfaire ma gourmandise tard dans la nuit est pour moi source de grand plaisir. Dans la région de la capitale nationale, par contre, nous ne sommes pas choyés. Oui, on trouve quelques diners et quelques casse-croûtes, mais rien qui dépasse trop les bornes du générique. À Ottawa, c’est le shawarma qui incarne la gastronomie nocturne un peu plus exotique. Nombreux sont ces petits restaurants, souvent très simplistes, à dispenser ce sandwich de viande coupée en morceau, grillée sur broche verticale et servie sur pain pita avec les habituels condiments, soit la sauce à l’ail ou au sésame, la laitue, les tomates, les cornichons, les navets marinés, les oignions et les piments forts. Même si on les connaît bien, il reste à déterminer lequel des ces shawarmas est digne de vos palais. Avec le copain Andrew, je me suis donné pour mission de manger le plus de shawarmas en une soirée, d’en noter les caractéristiques et d’en faire sortir un gagnant. Nous avons ciblé la zone du marché By, étant donné que c’est là que se trouve le centre de la vie nocturne, et aussi une abondance de shawarmas. On a donc décidé de descendre d’un bout de la rue Dalhousie jusqu’à la rue Rideau. Critères? Un bon shawarma au poulet doit avoir une qualité et un équilibre d’ingré-

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dients. Il doit être d’une grandeur susceptible de satisfaire la faim. On doit pouvoir le manipuler avec aise, sans qu’il se désintègre après trois bouchées. Finalement, on a le facteur ail, élément essentiel à tout bon shawarma. Allons-y. Shawarma Palace (284, rue Dalhousie) est le premier arrêt. De prime abord, ce n’est pas l’établissement le plus attirant. Petit, vieux matériaux, salles de bain lugubres. Le sandwich (4,75$) comme tel ne s’avère pas une révélation non plus. Malgré qu’il maintienne bien sa structure, il demeure surprenant par sa médiocrité. Au poulet sec s’ajoute un pita frais, non pressé. L’échec majeur demeure dans le manque de condiments. L’acidité des légumes marinées est absente, ruinant l’équilibre de l’ensemble. Garlic Corner (321, rue Dalhousie) nous semble déjà plus invitant avec une grande salle à manger propre, donnant même accès à une terrasse. Le sandwich possède un trait unique: une salade de pois chiches qui ajoute une fraîcheur crémeuse au tout. En revanche, les autres ingrédients ne se démarquent pas et on goûte surtout le poulet, agréable, une douce sauce à l’ail et la salade de pois chiches. Somme toute, pas mauvais. Par contre, à 5,50$, c’est le plus cher des quatre et aussi le plus petit sandwich. Déception.

On se retrouve ensuite à Shawarma Deluxe (347, rue Dalhousie), où un accueil sympathique est, on l’espère, annonciateur d’un shawarma impressionnant. En échange de 5$, on nous présente un sandwich imposant, le plus grand du sondage. Le pita, après un petit séjour sous la presse, est bien croustillant. Le poulet l’est lui aussi, et se voit bien recouvert d’une sauce à l’ail forte et piquante. Les ingrédients ne déçoivent pas: bien répartis, aux saveurs claires et harmonisées. Mon ami et moi croisons nos regards avec connivence: c’est un excellent shawarma. Marroush Int’l Shawarma (160, rue Rideau) est le dernier arrêt sur notre chemin. Parmi nos quatre candidats, c’est le plus reconnaissable et il ne déçoit pas. La sauce à l’ail s’impose dès la première bouchée, mais on y remarque aussi le poulet qui, bien que sec, est bien assaisonné, laissant dans la bouche un plaisant arôme de clou de girofle. L’emballage papier et l’excès de sauce, par contre, nous laissent, vers la fin, avec un amas humide qui, disons-le, est assez peu appétissant. Bien que nous n’ayons sondé qu’une partie des restaurants à shawarma de la région, je demeure satisfait des résultats. Cette aventure m’a laissé avec une forte odeur corporelle d’ail et un gagnant: Shawarma Deluxe.

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Arts et Culture Préface

le 28 septembre 2009

Calendrier culturel du 28 au 4 octobre

Sonia Noreau, Chef de pupitre Arts et culture

« My fellow citizens » L’influence d’une culture sur l’autre n’est pas une mauvaise chose en soi. En fait, il y a un mot pour qualifier l’attitude de ceux qui refusent des créations artistiques parce qu’elles viennent d’ailleurs: raciste. Je n’encouragerai donc jamais le refus de l’autre, car c’est une abomination en soi. Toutefois, il est nécessaire, à mon avis, de dénoncer l’état de notre inconscient collectif. Si on se fie à ce dernier, nous sommes américains. Je ne veux surtout pas que vous voyiez dans cette remarque une quelconque trace d’américanisme primaire. Premièrement, parce que c’est trop facile et deuxièmement, parce que, allant à contrecourant, je les aime bien, moi, les Américains. Par conséquent, ne voyez pas dans cette chronique un rejet de nos voisins du sud, mais plutôt un questionnement sur notre imaginaire collectif. Lorsque je veux parler d’un acteur ou d’une actrice, d’une musicienne, d’un danseur, d’un réalisateur de film, d’un dramaturge ou d’un poète, je fais toujours référence, bien malgré moi, à un Américain. Pensez-y: Quelle est votre actrice préférée?

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Votre chanteur préféré? Admiré, le talent américain n’est pas mal en soi; après tout, nos voisins du sud regorgent eux aussi de talent. Mais n’est-il pas étrange de voir un peuple se refouler lui-même comme nous le faisons? Pourquoi mes amis anglophones sont-ils surpris d’apprendre que Jim Carrey vient de l’Ontario? Pourquoi, au Québec, avoue-t-on presque avec honte aimer Céline Dion? C’est une excellente chanteuse qui a réussi à percer sur la scène internationale. Franchement il y aurait plutôt lieu d’être fier. En quoi aimer Mariah Carey est-il moins « quétaine » que d’aimer Natasha St-Pierre ou Lynda Lemay? « Nul n’est prophète en son pays », pourrait-on me répondre. N’empêche que l’art local a un rôle social à jouer au niveau de notre identité et de notre fierté collectives. En tant que miroir de la société, l’artiste nous fait part de sa vision de notre monde et nous aide à nous définir. C’est là que réside le problème: nous ignorons nos artistes qui font fureur à l’étranger pour nous approprier des œuvres qui émergent dans des contextes différents. C’est de l’auto-aliénation culturelle.

ARTS VISUELS Entre vide et forme: Les espaces d’imagerie de Yam Lau Quand ? Jusqu’au 10 octobre Où ? Galerie 101, 301, rue Bank, Ottawa Peter Schmelzer Quand ? Du 2 octobre au 4 novembre Où ? Galerie La Petite mort, 806, rue Cumberland, Ottawa Vernissage : Le 2 octobre de 19h à 22h Michael Schreir : Chroniqueur/Que viennent les mots Quand ? Jusqu’au 10 novembre Où ? Galerie d’art d’Ottawa, 2, avenue Daly, Ottawa

THÉÂTRE Dans la démesure du possible Quand ? Du 1er au 10 octobre Où ? Espace René-Provost, 39, rue Leduc, Gatineau (secteur Hull)

SUR LE CAMPUS Cinéclub francophone : Le sort de l’Amérique (de Jacques Godbout) Quand ? Le 29 septembre à 19h Où ? Auditorium des anciens, Centre universitaire

Art de la promenade 2009 Quand ? Le 29 septembre dès 13h30 Hofesh Schechter Company: Uprising et In your rooms Où ? Sentier des piétons devant le 90 Université Quand? Les 29 et 30 septembre DIVERS Où? Centre national des Arts, 53, rue Elgin, Ottawa

DANSE

Conférence de Steeve Michaud: L’opéra : quel monde ! Quand ? Le 1er octobre à 19h Où ? Bibliothèque Bowater, 855, boulevard de la Gappe, 10e anniversaire de SWING avec les invités Anik Jean et Gatineau Radio Radio Quand ? Le 2 octobre à 20h Vous avez organisé un événement culturel et il n’apOù ? Centre des arts Shenkman, 245, boulevard Cenparaît pas dans notre liste? Laissez-nous savoir et trum, Orléans il se retrouvera peut-être ici dans la prochiane parution! Django Libre Quand ? Le 2 octobre culture@larotonde.ca Où ? Avant-garde Bar, 135½, rue Besserer, Ottawa

MUSIQUE

Nous avons besoin de votre plume! info@larotonde.ca

culture@larotonde.ca


le 28 septembre 2009

Sonia Noreau | culture@larotonde.ca Maxime Goulet | sports@larotonde.ca

« Sparts »

LA DANSE

La danse: art ou sport? La danse: du sport ou de l’art ? Nos deux journalistes Maxime Goulet et Sonia Noreau débattent de la question. Le but de l’exercice ici n’est pas de déclarer un grand vainqueur, mais plutôt de jeter un regard différent sur ce « spart ».

Maxime Goulet

L

a danse est un sport. Plus encore: le point de rencontre entre l’art et le sport, certains qualifiant le sport d’un « art de l’instant ». Cependant, cette vision enlève un peu de mérite au créateur qui explore, apprivoise, mijote et exploite finalement une idée. Si le sportif fait ces opérations en une fraction de seconde, le danseur, lui, fait les deux: parfois, il pense à son idée, à sa chorégraphie. À d’autres occasions, il improvise, il suit le moment, son corps épouse la musique et suit les moindres frétillements du tempo. Il faut d’abord considérer le mouvement comme un sport, car les capacités physiques sont au service de la réalisation d’un but, d’un but commun, dans le cas des troupes de danse. C’est dans ce but que le sport de la danse devient un art. Il n’est pas question d’être meilleur que l’adversaire; il s’agit plutôt de se dépasser. Il n’est pas tant question d’impressionner la foule que de lui communiquer quelque chose, une vision, une impression. La rencontre de Feroz Quazi est révélatrice. Sportif? Non. Il se considère avant tout artiste. Son corps est un outil d’expression. Il convient que si le crayon n’est pas aiguisé, il n’écrit pas. « Si j’ai un mouvement à faire et que mon corps n’as pas la force ou la flexibilité requise, [...] s’il faut que je passe des heures en gymnase pour améliorer mes capacités, j’irai sans aucun doute », commente le danseur, réalisateur et cinéaste. Le sport est ici une base qui permet l’érection d’une structure plus artistique. « Les grands danseurs ne se limitent pas à un style. Ils explorent tout, ils entraînent leur corps à avoir la flexibilité et la force, leurs doigts pour avoir une meilleure dextérité et leurs articulations à être plus fluides, c’est un tout! » explique le jeune chorégraphe. Pour lui, il est clair que la danse sert à rejoindre l’Autre et que son corps, par ses mouvements, est la solution qu’il a trouvée pour le faire. La danse reste un sport. Dans une équipe de football, si le bloqueur glisse et que le joueur adverse passe, le quart-arrière va passer un mauvais quart d’heure. Avec la danse, c’est la même chose: « Si un danseur manque un pas, fait une erreur, le message ne passe plus », explique Quai. En gros, si un danseur ne fait pas corps avec le reste de l’équipe, la troupe perd la partie. Dans une troupe de danse comme dans un club sportif, chacun a un rôle et doit le jouer à la perfection pour que ça fonctionne. Le sport est le socle sur lequel l’inspiration peut prendre appui pour s’envoler.

culture@larotonde.ca

Sonia Noreau

L

a danse, c’est de l’Art. Mais qu’est-ce que l’Art? Bien que plusieurs définitions se confrontent dans les débats sur cette question, une réponse semble s’imposer quasiment d’elle-même. L’Art est une expression humaine. Or, qu’est-ce que la danse, sinon l’expression de l’âme à travers ce qu’elle a de plus précieux: le corps? La danse est le de l’Art La Rotonde a rencontré Feroz Quazi, un danseur, qui nous a relaté l’histoire de la danse comme art. À l’époque de la Grèce et de la Rome antiques, les danseurs - les acteurs aussi, d’ailleurs – étaient les membres d’une classe sociale très basse. Les danseurs sont beaucoup mieux vus en société de nos jours, affirme Feroz Quazi. Pourquoi? « Parce que c’est une façon de communiquer. Nous sommes des animaux politiques, nous devons connecter », nous a répondu le danseur. En raison de son rôle social, la danse se compare d’ailleurs à plusieurs activités artistiques. N’attire-t-elle pas le même genre de public que le théâtre et les concerts? Elle joue le même rôle au niveau de la mémoire humaine. Après tout, les grands événements sociaux ne sont-ils pas aussi ponctués par la danse? Par exemple, le ballet Casse-Noisette, interprété à Noël, est tout aussi légitime que l’interprétation du Songe d’une nuit d’été, marche nuptiale de Félix Mendelssohn lors, d’un mariage. Les danseurs sont des artistes Les danseurs sont des gens créatifs – c’est un aspect essentiel pour concocter une chorégraphie. Organisant la compétition du mois de mars à Carleton, Feroz Quazi tient à laisser assez d’espace aux danseurs pour créer. Comme tout les artistes, les danseurs doivent sortir de leur zone de confort pour devenir meilleurs, comme nous l’a expliqué le danseur: « Je veux que les gens dansent sur de la musique indienne, russe, américaine, classique. » Les danseurs qui entreront dans la compétition de danse «The South Asian Alliance Show 2010 », qu’il organise n’ont pas peur d’aller plus loin, soutient le danseur. La danse est avant tout un moyen d’expression: « J’entends de la musique et ensuite je bouge. Il y a des gens qui ont une énergie folle, mais qui n’arrivent pas à la canaliser; la danse est un moyen de le faire », affirme Quazi. Partant de rien, un peu comme un peintre devant un caneva vierge, les danseurs créent des œuvres d’art. D’ailleurs, ce danseur n’est pas qu’un athlète: c’est un artiste accompli qui interprète des rôles dramatiques tourne des films joue du piano. Ce besoin vibrant de s’exprimer à travers une multitude de médias est la pulsion d’un artiste. Contrairement à une performance qui serait purement athlétique, la danse a besoin d’inspiration. L’organisation de la compétition de danse le prouvait bien par la multitude de chorégraphies qu’il avait à nous montrer sur son ordinateur et qui sont, pour lui, des œuvres d’art et des sources d’inspirations.

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Sports le 28 septembre 2009

Maxime Goulet sports@larotonde.ca

SOCCER FÉMININ

Encore une victoire pour le 11 ottavien Maxime Goulet

L

es joueuses de Carleton étaient de retour sur le terrain après une suspension de deux matchs imposée par leur université. Dès le début de la partie, il était clair que les filles avaient tiré un trait sur les événements déplorables qui ont récemment entaché la réputation de l’équipe. Les spectateurs ont eu droit à un match serré qui s’est terminé 1 à 0 en faveur du Gris et Grenat. Avant la partie, les Gee-Gees avaient une fiche de 24 victoires, aucune défaite et sept matchs nuls en 16 ans de compétition contre leurs adversaires de Carleton. De surcroît, les Ottaviennes étaient invaincues jusqu’à maintenant en saison régulière et comptaient bien continuer sur leur lancée. Ce sont donc deux équipes déterminées à l’emporter qui se sont affrontées. D’un côté, le Gris et Grenat voulait garder sa fiche intacte et solidifier sa place au premier rang du Sport universitaire canadien (SUO), devant Toronto. De l’autre, les Ravens en avaient à prouver à leur retour de suspension. « Elles étaient vraiment déterminées, elles avaient du feu dans les yeux », décrivait Élise Desjardins après la partie. « C’est l’une

Les Gee-Gees solidifient leur place à la tête du classement du SUO.

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des parties les plus intenses qu’on a jouées jusqu’à maintenant, mais on a très bien réagi », ajoutait Mélissa Pesant, sa coéquipière. Juste assez pour l’emporter L’attaque ottavienne s’est mise en marche dès les premiers instants du match, additionnant les tirs vers le filet adverse. Toutefois, ce n’est qu’à deux minutes de la mi-temps que le 11 ottavien a trouvé le fond du filet. Sur un corner, la demie Catherine Scott a servi une balle parfaite à sa coéquipière Gillian Baggot, qui s’est empressée d’enfoncer la balle au fond du filet. La numéro 6 (Scott) remarquait d’ailleurs après le match que « les jeux arrêtés prennent de plus en plus d’importance au soccer. On en a eu la preuve aujourd’hui et on a bien réussi à maîtriser cet aspect du jeu. » Carleton, loin d’avoir jeté la serviette, a multiplié les menaces en deuxième demie. Pesant, la gardienne de but, a d’ailleurs failli faire face à un tir très dangereux quand une opposante a joué de finesse pour se démarquer dans la surface de réparation. Sa défenseuse s’est alors chargée de balayer la menace d’un coup de pied, envoyant le ballon et, du même coup, les Ravens en touche.

Fort, mais pas encore assez! « On n’a pas eu notre meilleure performance d’équipe. On a des gros matchs qui s’en viennent et il faudra améliorer certaines choses pour battre des équipes comme Queen’s », remarquait Desjardins après sa soirée de travail. En effet, si les Ottaviennes ont bien joué pendant les 45 premières minutes, elles ont eu plus de difficulté à contenir leurs opposantes en seconde demie. Les lacunes d’exécution restent mineures, mais si l’équipe veut garder sa place au sommet du classement, elle devra les corriger. Cependant, le Gris et Grenat a considérablement amélioré son positionnement offensif. En effet, les Ottaviennes avaient habitué leurs fans à plusieurs coups de sifflet par match pour des hors-jeu. De ce côté, elles semblent avoir travaillé dans les entraînements pour corriger cette faiblesse. Lors du prochain rendez-vous des Gee-Gees, la victoire devrait être une formalité. Elles rencontrent une équipe beaucoup plus faible, soit le Collège militaire royal (CMR). Le match aura lieu dimanche prochain au terrain des Paladins.

Photos Romain Guibert

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Sports

le 28 septembre 2009

GEE-GEES

HOCKEY

Survol de la semaine

Embouteillage au banc des pénalités

Maxime Goulet Ottawa écrase Sherbrooke – Rugby féminin

Maxime Goulet Si la présence d’un joueur de hockey sur la façade du Centre sportif a récemment été remise en question, les hockeyeurs ont donné un argument de poids hier en offrant un spectacle digne du film Slapshot. En effet, les spectateurs ont dû suivre le tableau indicateur avec attention, puisque que 10 buts et plus de 100 minutes de pénalité s’y sont inscrits durant la partie. Ottawa a fini par s’incliner par la marque de 6 à 4 devant Waterloo. Les visiteurs ont été les premiers et les seuls à s’inscrire au pointage en première période. Pat Millette, qui a récolté deux buts et une mention d’assistance, a toute-

L’équipe de rugby de l’Université d’Ottawa a continué sur sa lancée cette semaine. Avec une fiche de deux victoires et d’aucune défaite, le Gris et Grenat accueillait l’Université de Sherbrooke, samedi dernier, au terrain Matt-Anthony. Lana Dingwall s’est encore illustrée en marquant trois essais, contribuant ainsi à la victoire de 32 à 0 de son équipe. Les Ottaviennes, qui ont souvent tiré de l’arrière durant la saison, s’était fixé pour objectif de commencer en force. Fidèles à leur résolution, elles menaient 22 à 0 à la demie. Dans la victoire, la demi de mêlée de troisième année Hilary Schmalz, la joueuse de centre/ aile de première année Natasha Watcham-Roy et la pilier/joueuse de troisième ligne aile de première année Leandra Carino ont également marqué un essai chacune. Les filles seront à Montréal le 2 octobre prochain où elles affronteront Concordia.

« Il y a eu beaucoup trop d’occasions où nous étions en désavantage numérique. » - Dave Léger

fois contribué à niveler la marque en deuxième période, alors que le Gris et Grenat a enfilé deux filets en moins d’une minute. Tirant de l’arrière par un but en fin de deuxième période, les hommes de Dave Léger, entraîneur d’Ottawa, ont été incapables de rattraper leur déficit en troisième période, laissant ainsi filer leurs adversaires avec la victoire.

Basket-ball Les équipes féminine et masculine de basket-ball avaient donné rendez-vous aux anciens Gee-Gees pour une partie amicale au gymnase Monpetit. Les deux équipes portaient l’uniformes gris et grenat pour l’occasion. Même si le but premier, comme le souligne Dave DeAveiro, entraîneur de l’équipe masculine, était d’avoir du plaisir, les éditions actuelles des Gee-Gees n’avaient pas l’intention de perdre la partie. Du côté masculin, Josh GibsonBascombe a mené l’équipe actuelle avec 15 points dans une victoire 9068 sur les anciens. La partie a été relativement serrée, l’écart n’était que de six points à la demie. Toutefois, les joueurs actuels ont pris le contrôle du match au troisième quart en marquant 28 points. Marco Jovic a été le meilleur des anciens avec 16 points. Chez les filles, même son de cloche. L’équipe actuelle a eu plus d’énergie que les anciennes, ce qui lui a permis de combler un déficit en deuxième demie pour finalement l’emporter par la marque de 76-66. En effet, les jeunes Gee-Gees perdaient par sept points à la demie. C’est toutefois leur vigueur qui a eu raison de l’expérience en bout de ligne. Dans la victoire, la joueuse de centre de troisième année Hannah Sunley-Paisley a été la meilleure marqueuse avec 26 points, en plus de mettre la main sur 11 rebonds. « On s’est vraiment démarqué en deuxième demie », indiquait la joueuse au Service des sports après la partie.

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Match intense

Les ottaviennes ont été sans pitié face au Vert et Or de l’Université de Sherbrooke.

Photos Jessica Rose

L’action était au rendez-vous pendant la partie, qui a été ponctuée de trois batailles et de plus de 100 minutes de pénalité. Mikaël Morin, nouveau venu chez le Double G, a quitté la patinoire après une violente collision en milieu de deuxième. Heureusement, le joueur est revenu au jeu à la période suivante. Pat Millette, Sean Smyth et Corey Thibaudeau ont été les compteurs pour Ottawa en dirigeant 33 tirs vers le gardien adverse. Le banc des pénalités a été particulièrement occupé et les Warriors ont su en profiter. Ceux-ci ont en effet enfilé trois de leurs six buts en avantage numérique: « Il y a eu beaucoup trop d’occasions où nous étions en désavantage numérique, admettait Léger après la partie. Nous devons améliorer cet aspect du jeu. » L’entraîneur soulignait en outre que son équipe était en train de forger son identité et qu’ils ont démontré qu’ils n’ont pas l’intention de se laisser faire. Les Gee-Gees feront le voyage à Montréal le 2 octobre prochain pour affronter McGill lors d’un autre match hors concours.

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Sports

le 28 septembre 2009

Prolongation

Maxime Goulet, Chef de pupitre Sports

Gérants d’estrades, à vos souris! Fini les camisoles et les minijupes, fini les pantalons trois quarts et les t-shirts: l’automne est arrivé. L’été tire à sa fin et s’en vont avec lui toutes les activités estivales: le ski nautique, les balades en patins à roues alignées, les parties de basket-ball et de soccer improvisées dans le parc du coin, etc. La fin d’une saison, le début d’une autre. Entre une partie de Farmville et un Fancheck, les utilisateurs de Facebook que nous sommes s’inscrivent à un pool de hockey. On choisit entre Ovechkine et Crosby en première ronde. On se demande si Lidstrom est trop vieux ou s’il lui reste une autre année comme défenseur de premier plan. Du côté des gardiens, on se dit que Martin Brodeur est une valeur sûre. Ou alors, on mise sur Osgood, qui aura devant lui encore cette année une équipe du tonnerre. À moins que Lidstrom ne flanche cette année... Bref, si la rentrée scolaire a remis notre cerveau en marche, le temps est enfin venu de s’en servir. Quel trio aura la meilleur chimie? Quel équipe a fait les meilleures acquisitions pendant la saison morte? Quel impact auront les Jeux olympiques sur le classement général? Sur le championnat des compteurs? Plusieurs sujets de thèse sont disponibles,

mais un seul d’entre nous s’élèvera comme vainqueur. Les autres auront le pool des séries pour se reprendre. Qui des deux? Deux équipes ont maintenant passé le point de mi-saison. En d’autres mots, les championnats provinciaux et nationaux arrivent à grands pas. Vous êtes au courant, les footballeurs de Denis Piché n’ont pas un début de saison de rêve. Avec une fiche de 500, ils n’ont pas été en mesure de battre les meilleures équipes. Pour se consoler, il suffit de se dire qu’ils ont perdu ces matchs à cause de deux éléments facilement corrigibles: les pénalités et le manque d’opportunisme. Même si les parties à domicile ne l’ont pas encore prouvé, le talent est là. La défensive a montré qu’elle pouvait être solide contre des adversaires coriaces. Au sol, Wilson-Ross a prouvé que s’il est en forme, ses opposants n’ont qu’à bien se tenir. Pour ce qui est de la dyade quart-receveur, tous les éléments sont présents, il ne reste plus que l’exécution. Les filles, maintenant. Au soccer, le Gris et Grenat s’est classé deuxième aux provinciaux

Revue de presse Maxime Goulet Des coupures budgétaires affectent les athlètes à Wilfrid-Laurier Le département des sports de l’Université Wilfrid-Laurier a connu des changements notables cette année. En effet, les athlètes devront composer avec un budget réduit, puisque l’établissement scolaire a pris la décision de réduire le budget annuel de 380 000$. Huit clubs, dont le golf, le cross-country, le rugby, le patinage artistique, le baseball, ainsi que l’équipe de cheerleaders, devront composer avec 16% moins de financement. Scott Ballantyne, entraîneur de baseball, explique que le service des sports de Wilfrid-Laurier a récemment créé le programme “Adopt a Hawk”, qui permet aux athlètes de trouver des commanditaires de façon individuelle. La somme pour supporter un sportif est passée de 300$ à 500$. Plusieurs autres initiatives ont été mises de l’avant, comme la vente de t-shirts, des tournois de golf et des tirages 50/50. La mesure a quand même certains aspects positifs. Notamment, les coéquipiers se creusent la tête ensemble pour trouver des fonds, ce qui les rapproche et renforce leur esprit d’équipe. Auparavant, l’aide de l’université et les campagnes de financement suffisaient aux équipes. Depuis la mise en place des nouvelles mesures, cependant, l’avenir de certaines équipes reste incertain.

et sixième aux nationaux. Cette année, l’équipe est plus forte, ou du moins, mieux équilibrée. Invaincues jusqu’à maintenant, les joueuses de Steve Johnson se sont classées cinquièmes dans le dernier top 10 national. L’important, pour elles, est de ne pas prendre leur domination pour acquis. Il reste encore quelques ajustements mineurs à faire. Notamment, la constance: chaque minute compte, surtout lorsque le score est serré. Si vous me le demandez, je suis confiant. Pour le football, il ne faut qu’un peu d’huile dans le moteur. Pour le soccer, même au sommet, les filles cherchent constamment à se perfectionner. Voilà, selon moi, le signe qu’on a affaire à une équipe de gagnantes.

plus décorée des dernières années chez les Gee-Gees, soit celle du soccer féminin. Sans rien enlever à mon homologue anglophone ou à ses détracteurs, je crois que la visibilité des athlètes, tous sports confondus, est bénéfique à tous les étudiants. Le Service des sports a misé sur le gardien de l’équipe de hockey – probablement parce qu’il s’agit du sport national – pour la plus grosse affiche, qui est aussi la plus visible pour les gens de l’extérieur. La stratégie marketing n’est pas mauvaise. La question à dix piastres: Si l’équipe de soccer était une équipe masculine, aurait-elle bénéficié d’une meilleure visibilité? Dites-nous ce que vous en pensez à sports@larotonde.ca.

Mosaïque

« La vie, c’est du sport. » Quelqu’un. Je dirai plus: le sport, c’est la vie. Au sens large, les sports sont une métaphore de notre vie: faire équipe dans l’accomplissement d’un objectif commun. Pensez au nombre d’expressions qu’on emprunte aux sports pour illustrer nos péripéties. Histoire de surfez sur la vague, j’irai droit au but, je prendrai le taureau par les cornes et à la sueur de mon front… en espérant que vous me renverrez la balle, je mets les voiles!

Prise trois « Avec moi, les gars ne sont pas gênés, ils vont toujours droit au but. » Manon Rhéaume, seule femme a avoir évolué dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Andrew Hawley, mon collègue du Fulcrum, a récemment critiqué le manque de visibilité de l’équipe la

BRÈVES Un athlète de l’Université de Régina meurt dans un accident de voiture survenu après un match Spenser Borlase, 18 ans, joueur de football de l’Université de Régina, est mort dans un accident de voiture survenu le 11 septembre dernier alors qu’il était en route vers Prince Albert pour rendre visite à sa copine. Il a quitté le terrain pour la dernière fois après la partie du vendredi soir contre les Huskies de la Saskatchewan. L’accident est arrivé vers 23h sur l’autoroute 11, près du village de MacDowall, à une vingtaine de kilomètres de sa destination. La voiture de Borlase a franchi la ligne jaune pour aller heurter un autre véhicule qui venait en sens inverse. La conductrice de l’autre véhicule, une femme de 25 ans de Prince Arthur, est aussi décédée dans l’accident. Les passagers qui l’accompagnaient, soit une femme dans la quarantaine et trois enfants, ont dû être transportés à l’hôpital et y sont toujours à l’heure actuelle. Borlase, quant à lui, ne transportait aucun passager. Les autorités sportives de l’Université de Régina ont suspendu les activités de l’équipe pour quelque temps afin d’offrir des services de soutien psychologique aux joueurs et aux entraîneurs. « C’était un jeune homme confiant et responsable qui était en train de faire sa place au sein de l’équipe », a commenté Frank McCrystal, l’instructeur de l’athlète. « Il avait le potentiel de devenir un excellent joueur de défense », a-t-il ajouté.

Télé-athlète Bonne nouvelle pour les athlètes de la région: le Téléjournal Ottawa-Gatineau de RadioCanada a décidé de faire plus de place aux exploits sportifs régionaux. À l’approche des Jeux olympiques de Vancouver et des Jeux du Québec, qui se dérouleront à Gatineau cette année, Richard Simoens, directeur de Radio-Canada, indique que le projet a pour but de promouvoir toute la vitalité de nos athlètes locaux. Rendue possible grâce au Fonds pour l’amélioration de la programmation locale (FAPL), cette initiative prévoit ajouter un segment au bulletin sportif du téléjournal. Cette portion contiendra des portraits d’athlètes, des reportages sur la vie sportive locale, la couverture des principaux événements et les résultats les plus importants. Les reportages présentés, en plus d’être diffusés quotidiennement (fins de semaine incluses), alimenteront aussi les flux radiophoniques et internet. Simoens affirme qu’il s’agit d’une excellente nouvelle pour la région: « La région d’Ottawa-Gatineau a toujours été riche en ce qui a trait aux sports amateurs et aux activités sportives en général. À une certaine époque, R-C couvrait ce genre d’événements. le FALP nous a donné une belle opportunité de réaliser ce projet. » Il s’agit d’un projet à long terme qui devrait se poursuivre bien au-delà des Jeux du

Québec. Carleton pourra retourner sur le terrain L’équipe féminine de soccer de Carleton pourra finalement terminer sa saison. Les autorités sportives de l’université ont conclu qu’il n’y avait pas lieu d’appliquer une sanction plus sévère que celle déjà encourue. En effet, les Ravens ont déjà été créditées de deux défaites à la suite de leur suspension du 19 septembre dernier. Ainsi, les universités de Toronto et de Ryerson ont chacune pu ajouter une victoire à leur fiche pour les matchs qui n’ont pas eu lieu les 19 et 20 septembre derniers. Tel qu’indiqué dans le communiqué émis par l’établissement, l’équipe assume la responsabilité des faits reprochés. En fait, il est maintenant question d’abus sérieux d’alcool plutôt que de «hazing». Le communiqué fait aussi état que des mesures disciplinaires internes seront prises. De plus, l’Université Carleton prévient ses athlètes qu’elle ne tolère et ne tolérera aucunement ce genre incident («hazing»). Toujours selon les informations fournies par le Service des sports, le dossier est maintenant considéré clos. Le match opposant les Gee-Gees aux Ravens a donc eu lieu comme prévu mercredi soir dernier au parc Matt-Anthony. Maxime Goulet

Vous voulez voir les Gee-Gees de plus prêt? Écrivez pour notre section des sports! 16 • www.larotonde.ca

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Sports

le 28 septembre 2009 CLASSEMENTS

Les trois étoiles de La Rotonde

1 2 3

LANA DINGWALL » RUGBY FÉMININ L’ailier arrière de troisième année a marqué trois essais et une transformation samedi après-midi lors de la victoire des Gee-Gees contre Sherbrooke par la marque de 32 à 0 au Complexe sportif de l’Université d’Ottawa. Les Gee-Gees demeurent invaincues cette saison. PAT MILLETTE » HOCKEY MASCULIN L’attaquant a marqué deux fois en plus d’obtenir une mention d’aide dans la défaite des siens. Ses buts ont permis à l’équipe de rester dans le match jusqu’à la fin. GILLIAN BAGGOT » SOCCER FÉMININ La défenseuse de troisième année a marqué le seul but de la rencontre à la suite d’un botter de coin de Catherine Scott, joueuse de centre de cinquième année. Il ne restait alors que deux minutes à jouer à la première demie. Le but a enlevé la pression sur les épaules de l’équipe et lui a éventuellement donné la victoire.

La Rotonde vous appartient! Réunion des bénévoles

Football - SUO

Équipe

PJ

V

D

N

PP

PC

PTS

4

4

0

0

163

70

8

Western Queen’s

4

4

0

0

147

64

8

Laurier

4

3

1

0

102

62

6

Guelph

4

2

2

0

207

126

4

McMaster

4

2

2

0

122

67

4

Ottawa

4

2

2

0

105

78

4

Windsor

4

2

2

0

54

126

4

Waterloo

4

1

3

0

99

126

2

Toronto

4

0

4

0

43

154

0

York

4

0

4

0

30

199

0

Soccer - SUO Est

Équipe

PJ

V

D

N

BP

BC

PTS

Ottawa

8

6

0

2

20

3

20

Toronto

7

5

0

2

14

3

17

Queen's

7

5

1

1

21

5

16

Ryerson

9

3

2

4

9

9

13

Carleton

9

3

5

1

7

9

10

Laurentian

8

3

4

1

6

10

10

Nipissing

8

2

3

3

14

16

9

Trent

9

1

7

1

2

23

4

CMR

7

0

6

1

3

18

1

N

PP

PC

PTS

Rugby - Québec

Équipe

PJ

V

D

Laval

3

3

0

0

164

17

6

Ottawa

3

3

0

0

84

12

6

Concordia

3

2

1

0

149

19

4

McGill

3

1

2

0

35

58

2

Bishop’s

3

0

3

0

7

119

0

Sherbrooke

3

0

3

0

5

219

0

RotondeAd_6by5_2010.qxp

6/2/2009

3:32 PM

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Venez renconter l’équipe Midi, mardi le 6 octobre 109 Osgoode

Professionnel de demain : posez votre candidature aujourd’hui – en ligne!

OMSAS

http://centre.ouac.on.ca/omsas/ Service ontarien de demande d’admission en médecine

15 septembre 2009 : Date limite pour vous inscrire pour la demande en ligne 1er octobre 2009 : Date limite pour la réception des demandes

http://centre.ouac.on.ca/olsas/ OLSAS Service ontarien de demande d’admission en droit

Ont participé à cette édition: Nedggy Mauricin

2 novembre 2009 : Date limite – programmes anglais 1er février 2010 : Date limite – programmes français 3 mai 2010 : Date limite – 2e, 3e et 4e année

Éric Ricou TEAS

http://centre.ouac.on.ca/teas/ Service de demande d’admission en formation à l’enseignement

Éric Perron

Léo Chapuis Marika Dubé

De toute l’équipe de La Rotonde, merci! sports@larotonde.ca

1er décembre 2009 : Date limite – programmes anglais 1er mars 2010 : Date limite – programmes français

http://centre.ouac.on.ca/orpas/ ORPAS Service de demande d’admission aux programmes des sciences de la réadaptation (Audiology, Occupational Therapy, Physical Therapy/Physiotherapy, Speech-Language Pathology)

8 janvier 2010 : Date limite pour la réception des demandes 170 Research Lane Guelph ON N1G 5E2 http://centre.ouac.on.ca

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le 28 septembre 2009

Divertissements Devinettes

Je commence par un «e», je finis par un «e» et je contiens une lettre. Qui suis-je ?

Sudoku

Qui suis-je ?

Remplissez les cases vides pour compléter le casse-tête. Chaque chiffre de 1 à 9 doit être présent dans chaque rangée horizontale et verticale, ainsi que dans chaque section de neuf cases.

Plus j’ai de gardiens moins je suis gardé. Moins j’ai de gardiens plus je suis gardé. Qui suis-je ?

Qui suis-je ?

Je cours toute la journée mais je ne sais pas marcher. J’ai une bouche mais je ne peux pas parler. Qui suis-je ?

Qui suis-je ?

La Rotonde n’est aucunement responsable de tout problème de manque d’attention de ses lecteurs en classe en raison de ce Sudoku.

On me prend sans me toucher, qui suis-je ?

Qui suis-je ? Qu’est-ce qu’une gousse d’ail jetée contre un mur qui revient?

Qui suis-je ?

Solutions: Une enveloppe, un secret, une rovière, une photo, le retour du jet d’ail!

Droit au respect… dès le 2009-09-28

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le 28 septembre 2009

Éditorial

“Do you speak French?”

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a prochaine année s’annonce particulièrement riche en événements sportifs d’envergure dans la région. À proximité, notre ville voisine, Gatineau, accueille les prochains Jeux du Québec. À plus grande échelle, nous, Canadiens, aurons le plaisir de recevoir les prochains Jeux olympiques d’hiver. Pour l’amateur de sports, c’est comme lorsque un politisé a droit à des élections fédérale et une provinciale la même année. Parlant de politique et de politisés, voici une grande question qui touche tous les francophones: le français sera-t-il représenté aux Jeux olympiques de Vancouver? D’un océan à l’autre, on le sait bien: le Canada est un pays bilingue. Mais quelle est la question au juste? « Pourra-t-on commander une frite en français au village des sports? » « Si on assiste aux épreuves, entendra-t-on le nom de Kjetil André Aamodt (le skieur le plus médaillé de l'histoire des Jeux olympiques) prononcé en français? » Les organisateurs des Jeux confiaient récemment aux médias que cinq projets culturels sur 20 allaient être consacrés à des artistes francophones. Après tout, en 2008, la proportion de la population francophone du Canada s’élevait à 22,6% (source: L’Encyclopédie canadienne). Ce n’est pas assez, il faut que les services offerts soient tous bilingues: après tout, nous sommes au Canada! Scandale: le recrutement de bénévoles à l’Université d’Ottawa pour les Jeux olympiques était fait par des anglophones unilingues. Ô scandale, ils ne parlent pas français. Parce qu’il n’y a pas beaucoup de bilingues dans leur coin, ils viennent dans la région la

plus susceptible d’être fertile en population bilingue pour offrir l’opportunité de participer à l’événement exceptionnel que sont les Jeux d’hiver: SCANDALE. Ils nous le demandent en anglais: “Do you want to go to Vancouver?” Combien de francophones y aura-t-il à Vancouver? Les Français, les Québécois, les Canadiens français, etc. Approximons, au moins 15% de ceux qui seront à Vancouver auront comme langue maternelle le français. Combien y aura-t-il de Chinois? 20%, 25%? Au nom de quoi réclamons-nous donc le statut de 50/50? De la logique? Aucunement. Peut-être cela agirait-il tel un baume sur nos plaies encore ouvertes depuis cette fameuse bataille sur les Plaines d’Abraham. Je divague? Peut-être. L’important, aux Jeux olympiques, n’est-ce pas le moment où deux cultures se rencontrent, s’affrontent et, finalement, partagent leurs mets, leurs langues, leurs coutumes? Les francophones sont souvent bilingues et, par conséquent, plus riches que leurs pairs anglophones unilingues. En ce sens, je crois que c’est par altruisme, plutôt que par égoïsme, qu’ils veulent imposer le bilinguisme à la grande majorité. Pourquoi ce débat? Quand je regarderai les Chinois faire du patinage artistique, les Américains se faire battre au hockey et les Canadiens tourner en rond autour d’un anneau de glace, j’aurai l’impression de comprendre leur langage: le langage humain, celui de l’effort. C’est ça, le sport: c’est un langage que tous comprennent. Le premier arrivé est le premier arrivé et ce, en anglais, en français, en japonais, en polonais, etc. Maxime Goulet, Ariane Marcotte

Une question de fierté

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lus besoin de vous exposer les chiffres une fois de plus. La proportion de francophones en Amérique est en constante baisse. Plus besoin non plus de démonstrations mathématiques pour réaliser que malgré tous les efforts déployés, la population francophone de l’Ontario et d’ailleurs voit son influence démographique décroître. Cela dit, on fait quoi, nous, les étudiants francophones? Nous vivons, nous exprimons, bougeons, chantons, nous faisons des amis, discutons, dansons, mangeons, buvons, écrivons, débattons. Bref, nous faisons avec fierté ce que nous avons toujours fait, en français, évidemment. Une culture ne se vit pas qu’une ou deux fois par année lors de célébrations. Elle ne peut perdurer que lorsque sa langue est parlée et écrite quotidiennement. Une culture, ce n’est pas du folklore, aussi l’usage du français ne relève-t-elle pas seulement des fêtes, mais bien de notre vie de tous les jours. Il n’existe pas de recette miracle. Nous vivons en français ou nous crevons. Oh, peutêtre pas maintenant, mais nous ne pouvons nous permettre de plier l’échine. C’est encore plus important pour les étudiants. Le cliché est vrai: nous sommes les travailleurs de demain.

Ce sera à nous de faire respecter le français, à nous de dénoncer lorsque le bilinguisme ne sera pas respecté, à nous de ne pas tolérer le sentiment anti-francophones chez certains. Célébrer un drapeau, c’est bien, surtout pour une communauté qui tient à préserver son identité. Mais un défi s’impose encore: rassembler les gens. Certes, motiver des étudiants à se joindre à une cause peut être une tâche ardue, mais il en va de la pérennité de la communauté. Si la jeunesse francophone du pays ne peut s’unir, les perspectives d’avenir s’annonceront sombres pour celle-ci. Des progrès sont réalisés et il est agréable de constater que de jeunes francophones partout au Canada se préoccupent de leur langue et de leur culture. Il incombe cependant à ces mêmes jeunes leaders de transmettre leur passion et leur dévouement à leurs pairs. Autrement, leur lutte sera vaine. Les francophones ne peuvent plus attendre et laisser la lutte à la prochaine génération. C’est dès maintenant qu’il faut agir. La fierté, dans tout ça? Au centre. Tant que les francophones seront fiers de leur héritage et de ce qu’ils sont, leur langue perdurera en terre d’Amérique et partout dans le monde. Mathieu Gohier, Sonia Noreau, Isabelle Larose, Philippe Teisceira-Lessard

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le 28 septembre 2009 • Vol. LXXVII No. 5 109, rue Osgoode Ottawa (Ontario) K1N 6S1 613 421 4686

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La Rotonde - Édition du 28 septembre 2009