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Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa Édition du 2 novembre – Volume LXXVII No 9

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Avenir sombre pour les finances de l’Université, malgré des frais de scolarité toujours à la hausse.

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le 2 novembre 2009

Actualités

Ariane Marcotte Isabelle Larose actualites@larotonde.ca

COUPES BUDGÉTAIRES

Isabelle Larose

L

2008- 09

2009 -10

2010 -11

400 000 $

15 000 000 $

25 000 000 $

L’Université se serre la ceinture

DÉFICITS 2 • www.larotonde.ca

Revenus d’intérêts en baisse

a crise économique n’a pas épargné le secteur de l’éducation, ni l’Université d’Ottawa. Fonte des revenus d’intérêts, réduction des transferts gouvernementaux et augmentation des coûts d’approvisionnement ne sont que quelquesunes des raisons pour lesquelles le spectre des déficits et des coupes budgétaires plane actuellement audessus du pavillon Tabaret. Lors d’un discours sur la situation financière de l’Université énoncé en mars dernier, Allan Rock avait annoncé que l’établissement allait entrer dans une ère de déficit budgétaire. À ce moment, on prévoyait qu’il manquerait cinq millions $ dans les coffres de l’Université pour boucler le budget de l’année 2008-2009. Bien que le déficit n’ait finalement atteint que 400 000 $ en raison d’une augmentation imprévue du nombre d’inscriptions, la situation financière de l’Université d’Ottawa est loin d’être rose. Selon les prévisions, l’exercice financier en cours devrait se clore avec un déficit total de 15 millions $, tandis que 25 millions $ devraient manquer dans les coffres de l’Université pour l’année 2010-2011. « Sans vouloir être alarmiste, l’Université d’Ottawa, comme toutes les universités ontariennes, va connaître des mois et des années difficiles », affirme Victor Simon, vice-recteur aux ressources.

L’Université a vu diminuer de sept millions $ ses revenus d’intérêts provenant du fonds de roulement, une somme normalement réinvestie dans les coûts de fonctionnement. Les fonds de dotation pour financer les bourses d’études et la recherche ont rapporté trois millions $ de moins qu’à l’habitude. En plus de voir ses revenus diminuer, l’Université a dû composer avec des augmentations de 5 % de la rémunération et du coût d’approvisionnement. Cette hausse peut s’expliquer par le recul du dollar canadien, qui a fait augmenter le prix des fournitures achetées auprès de fournisseurs étrangers, comme des livres, des périodiques et du matériel scientifique. Victor Simon considère également que le financement actuel du régime de retraite des employés contribue à dégarnir les coffres : « La contribution de l’Université au régime de retraite est passée de 8,75 % en 2003 à un peu plus de 12 % actuellement. C’est une hausse considérable qui met une grande pression sur le budget de l’Université. On ne peut plus continuer comme ça. » Selon Simon, des négociations avec les syndicats devront avoir lieu pour procéder à un rééquilibrage afin que « les employés participent davantage au financement de leur régime ».

Moins d’argent du gouvernement

Fonds de roulement

La réduction des transferts gouvernementaux vers les universités est l’un des facteurs qui expliquent la difficulté financière de l’Université. « À l’heure actuelle, les gouvernements voient leurs revenus diminuer et les besoins financiers augmenter; ils ne sont donc pas en mesure de nous donner les subventions de fonctionnement accrues dont nous avons besoin, ni de compenser nos pertes en revenus de placement ou la diminution des contributions privées », avait déclaré Rock en mars dernier. Aujourd’hui, Simon se dit également très préoccupé par les finances du gouvernement : « Le gouvernement fédéral annonce un déficit de 50 milliards $ et affirme qu’il n’y aura pas d’équilibre avant 2014. Le gouvernement ontarien vient de hausser pour la deuxième fois cette année le déficit prévu. On est passé de 18 milliards $ à 25 milliards $ pour cette année et on prévoit encore des déficits pour les trois prochaines années. »

Les déficits des années 2008-2009 et 2009-2010 seront épongés grâce à la réserve de fonctionnement et de multiples fonds d’opération. Quatorze millions $ seront entre autres puisés dans la réserve allouée à Vision 2010. « On peut faire ça un an ou deux, mais on ne peut pas aller répéter ça chaque année », explique Simon. C’est donc dans ce contexte que l’administration a mis sur pied le plan d’optimisation des ressources pour atteindre un équilibre budgétaire durant l’année 2010-2011. Le plan vise à diminuer les dépenses de l’Université ou à augmenter les revenus de 5 % (25 millions $) afin de ne pas terminer l’année 2010-2011 dans le rouge. Bien qu’il qualifie les prochaines années d’« austères », Victor Simon voit dans la hausse actuelle du dollar canadien un effet favorable à la situation financière de l’Université. De plus, l’augmentation constante des inscriptions pourrait permettre à l’Université de mieux affronter les années de disette.

OPTIMISATION » VOX-POP Dans le cadre de son dossier sur l’optimisation des ressources, La Rotonde a demandé à des étudiants s’ils savaient que ce processus était en branle et quels services ils seraient prêts à sacrifier ou, au contraire, à sauvegarder. Texte: Philippe Teisceira-Lessard Photos: Mathieu Langlois

Charline Guertin Non, je ne le savais pas du tout. On ne devrait surtout pas toucher à l’aide financière aux études, ça coûte tellement cher, étudier à Ottawa, par rapport au Québec, par exemple.

Sarah Napp Non, je n’étais pas au courant. Je ne sais pas ce qu’on pourrait couper. Les besoins sont tellement différents entre les individus, donc c’est difficile de prendre une décision comme ça.

Virginie Laganière Je pense que tous les services sont utiles à la qualité de vie et de l’enseignement à l’Université d’Ottawa. Le service de la publicité devrait sûrement être coupé en premier.

Allan Balfe Non, je n’en avais aucune idée. Je dirais que la bibliothèque est essentielle. J’y passe beaucoup de temps pour mes études. Je ne sais pas ce qu’on pourrait couper, je ne vois pas vraiment de services inutiles.

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le 2 novembre 2009

COUPES BUDGÉTAIRES

Les étudiants évacués de la décision Si Allan Rock promet de prendre leur voix en compte, les étudiants ne détiennent aucun siège sur les nombreux comités qui prennent part au processus. Philippe Teisceira-Lessard La communauté universitaire s’inquiète grandement des importantes coupes que prévoit l’administration Rock pour équilibrer son prochain budget déficitaire. Les associations représentant les étudiants, les professeurs et les employés de l’Université d’Ottawa ont en effet fait connaître leurs réticences par rapport à tout le processus d’optimisation des ressources lancé par Allan Rock en mars dernier. Un processus effectué sans les étudiants Depuis le printemps, des souscomités chargés de secteurs d’activité particuliers élaborent des plans budgétaires afin de réussir à créer le fameux surplus de 5 %. Ces sous-comités présentent et remettent le fruit de leur travail au comité directeur afin que celui-ci puisse rédiger et adopter un rapport final donnant une direction claire à l’action des dirigeants universitaires. Le problème, dans tout ce processus, selon les acteurs de la communauté? Le comité supérieur, celui qui aura le dernier mot sur les recommandations, ne comporte que deux

détenteur de la Chaire Jarislowski sur la gestion dans le domaine public et ancien doyen de la faculté de Gestion, ainsi que Denis Prud’homme, doyen de la faculté des Sciences de la santé. Loin de rejoindre les associations étudiantes dans leurs inquiétudes, Allan Rock, recteur de l’Université d’Ottawa assure néanmoins que ceux-ci auront voix au chapitre. Lorsque La Rotonde l’interroge sur l’absence complète de ceux qu’il affirme pourtant mettre au centre de ses priorités, il tente de se faire rassurant. « C’est vrai, répond-t-il, mais la chose la plus importante, c’est d’avoir une consultation et une discussion avec les étudiants avant que les décisions soient prises. C’est vrai qu’ils ne font pas partie du comité, mais ils seront à la table quand nous prendrons les décision. » Cependant, les regroupements étudiants du campus ne semblent pas vouloir se fier à la bonne parole du recteur et désirent être officiellement représentés dans le processus. « Est-ce trop demander que ce processus de consultation comprenne une participation active de toutes les parties prenantes, soit les étudiants, les professeurs et les employés? Selon la mission même

« C’est vrai qu’ils [les étudiants] ne font pas partie du comité, mais ils seront à la table quand nous prendrons les décisions. » - Allan Rock membres internes de l’Université, et aucun étudiant n’y siège. La présence étudiante a par ailleurs été évacuée de la composition de tous les sous-comités. « Ce “plan d’optimisation” a dans sa mire des mesures qui risquent fort de réduire la qualité de l’éducation : gel d’embauche, réduction du nombre d’assistanats d’enseignement, etc. C’est pourtant à des gens de l’extérieur de l’Université qu’on a demandé de prendre ces décisions, qui risquent d’affecter pour le pire la vie universitaire et académique », expose Gaétan-Philippe Beaulière, commissaire aux affaires externes de l’Association des étudiants diplômés (GSAÉD). Les deux membres issus de la communauté universitaire siégeant sur le comité directeur sont David Zussman,

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de l’Université : “Collégialité, transparence et imputabilité dirigent notre gouvernance universitaire.” À ce jour, sur ces trois plans, il y a place à beaucoup d’amélioration », attaque Beaulière de manière diplomatique. Seamus Wolfe, président de la FÉUO, reprend ces accusations avec plus de véhémence : « Le fait que les étudiants, les professeurs, les assistants à l’enseignement et le personnel de soutien – les groupes qui seraient directement affectés – ne sont pas inclus fait de ce processus un processus illégitime et antidémocratique. » Professeurs en danger? Au-delà de la composition du comité qui rédigera le rapport final, c’est surtout la nature des coupes qui inquiète les membres de la commu-

nauté universitaire. Trouvez 5 % de dépenses à éliminer n’est chose facile pour aucune organisation. Lorsque environ 80 % du budget passe dans la masse salariale d’employés hautement syndiqués, comme c’est le cas à l’Université, cela devient un vrai casse-tête. Le comité directeur ne prend pas les décisions lui-même; il se contente plutôt de faire des recommandations concrètes de coupes budgétaires ou encore d’augmentation des revenus. Son rapport sera déposé au Comité d’administration, composé du recteur et des vice-recteurs, qui possède le pouvoir de mise en oeuvre. Questionné à propos des dépenses qu’il envisageait de réduire, Allan Rock retrouve ses réflexes de politicien et se fait très prudent, avant de finalement attaquer de front le problème du salaire des professeurs : « Les postes qui ne sont pas comblés », donne-t-il en exemple. « Les dépenses au deuxième étage [de Tabaret, i.e. la haute administration], pas de sandwiches pour les réunions, par exemple (rire). » Rock poursuit sur un autre ton : « Le syndicat des professeurs a une convention collective qui exige une augmentation chaque année de 2,75 %, et on a également [une dépense de] progrès dans les rangs de 2 %. Ça veut dire presque que 5 % par année dans les salaires, qui composent 80 % de notre budget entier. Est-ce qu’on peut continuer à dépenser 5 % de plus par année, année après année, sans des problèmes budgétaires, dans une ère de crise économique mondiale? Est-ce que c’est possible? Je soupçonne que non, mais on verra. » Pour leur part, les associations étudiantes refusent de s’avancer en nommant les services qu’elles accepteraient de voir partir en premier. « C’est peu probable que des services soient entièrement coupés, mais ils se retrouveraient dans la situation illogique et absurde d’avoir à fournir plus de services avec moins de ressources. Encore une fois, le fardeau de l’éducation postsecondaire qui manque de financement serait entre les mains des étudiants et des professeurs », signale Wolfe. La GSAÉD, elle, conteste la nécessité même de ce processus et dénonce le manque d’information sur les finances de l’Université. David Zussman, président du Comité directeur d’optimisation des ressources, n’a pas souhaité nous accorder une entrevue pour le bénéfice de cet article.

Photo Mathieu Langlois

Le recteur ne veut pas trop s’avancer quant aux ressources à «optimiser».

COMITÉ DE DIRECTION David Zussman, Président, Comité de direction, optimisation des ressources et Chaire Jarislowsky sur la gestion dans le secteur public Bruce Joyce, Deloitte Marie Lemay, Commission de la capitale nationale Bob Plamondon Plamondon, expert-conseil Denis Prudhomme Prudhomme, Doyen, Faculté des sciences de la santé Jean-Pierre Soublière, ancien membre du Bureau des gouverneurs Charles-Antoine St-Jean, St-Jean Ernst & Young www.larotonde.ca •

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le 2 novembre 2009

PALMARÈS DU GLOBE AND MAIL

Loin des objectifs de 2010 Le bulletin d’évaluation interne met en lumière plusieurs retards. Isabelle Larose Après avoir fait pâle figure dans le classement du Globe and Mail, l’Université d’Ottawa ne fait guère mieux dans son bulletin d’évaluation interne. À quelques mois de l’échéance du plan stratégique « Vision 2010 », l’Université n’a pas encore atteint 10 de ses 19 objectifs et a même régressé sur plusieurs fronts. Le « Tableau de bord 2009 » dévoile des statistiques qui démontrent un recul depuis un an en ce qui concerne les indices d’internationalisation, de subventions de recherche des agences fédérales et du fonds de dotation. Porteurs d’un indicateur vert (« cible réalisable ») en 2008, ces trois indices sont maintenant passés au jaune (« défi à relever ») cette année. L’Université totalise à présent neuf indicateurs verts, neuf jaunes et un rouge (« tendance à renverser »). L’espace voué à l’apprentissage est l’indice qui accuse le plus de retard par rapport à la cible de 2010. Actuellement, la moyenne d’espace alloué à l’enseignement est de 3,4 mètres carrés par étudiant, alors que l’objectif fixé pour l’an prochain est de 3,9 mètres carrés. Est-

ce que la construction de la tour Vanier sera suffisante pour répondre aux attentes de « Vision 2010 » en matière d’espace? « Non », répond Allan Rock. « Ça ne sera pas une réponse complète, mais ça va nous aider. Il va toutefois falloir continuer à lutter contre ces défis d’espace », poursuit-il. En ce qui concerne les subventions de recherche obtenues grâce au programme des agences fédérales, l’Université se classe au huitième rang parmi les universités canadiennes, trois rangs derrière son objectif de 2010. L’établissement ottavien a même glissé d’un rang par rapport à 2007. Rock explique ce recul par l’embauche récente de 500 nouveaux professeurs : « Les nouveaux professeurs sont jeunes et ne sont pas encore productifs dans le domaine de la recherche. On ne peut pas avoir en même temps l’arrivée de 500 nouveaux professeurs et une hausse considérable dans les investissements. Les professeurs doivent passer par plusieurs années d’apprentissage pour développer la capacité d’attirer les subventions. » De légers reculs ont également été enregistrés sur les indices d’appréciation de la qualité des services,

de l’intensité de la recherche et de la diversité du personnel. Progrès Malgré tout, le recteur de l’Université croit que la tendance est positive et que plusieurs secteurs de l’Université ont été améliorés depuis la mise à exécution du plan stratégique en 2005. « Quatre ans après le début de la mise en œuvre de notre plan stratégique, j’ai confiance que nous pourrons atteindre la majorité des cibles qui avaient alors été fixées. Pour le reste, à une exception près, nous aurons à tout le moins enregistré des progrès remarquables », mentionne Rock. L’indice du ratio étudiants-professeur s’est notamment amélioré en passant de 22,3 en 2008 à 21,4 en 2009. L’aide financière et le nombre d’étudiants francophones et en immersion ont aussi pris du mieux. Le plan « Vision 2010 » servira d’assise au prochain plan stratégique de 2020. « Au cours des mois qui viennent, on va regarder le bilan et on va prendre en considération les force, les faiblesses et les défis qui restent à relever », explique Rock. Six tables de concer-

3,9 m2 par étudiant* - 2010 3,7 m2 par étudiant - 2005 3,4 m2 par étudiant - 2009

tation ont déjà été mises sur pied pour cerner les objectifs qui feront partie du plan stratégique de 2020. De vastes consultations auprès de la communauté étudiante et des professeurs auront également lieu d’ici décembre. Vision 2020 : dépasser les frontières L’Université semble bien décidée à faire sa marque sur le plan international, car deux des six tables

ce offertes au pays et à l’étranger et trouveraient des mandats adaptés à l’âge, aux intérêts, à la formation, aux objectifs et à la disponibilité des étudiants. Le mandat de service, qui pourrait être rempli l’été, dans le cadre d’une année sabbatique ou à la fin des études, pourrait prendre diverses formes : stage, échange, détachement, emploi temporaire ou bénévolat. Le travail serait soit rémunéré, soit accompli pour la simple satisfaction de servir les autres. Il serait possible d’oeuvrer

« Quatre ans après le début de la mise en œuvre de notre plan stratégique, j’ai confiance que nous pourrons atteindre la majorité des cibles qui avaient alors été fixées. » - Allan Rock ont des objectifs qui dépassent les frontières. L’idée de créer une nouvelle unité administrative qui inviterait les étudiants à aller « servir le monde » est déjà dans l’air. « Les conseillers de cette nouvelle unité créeraient une base de données exhaustive des opportunités de servi-

auprès d’une organisation gouvernementale ou non gouvernementale, ou même d’une entreprise », peut-on lire sur le site Internet de Vision 2020. Le nouveau plan stratégique devrait être adopté par le Sénat et le Bureau des gouverneurs d’ici mai 2010.

Indice d’internationalisation 2004-2005 2008-2009 2010

2 099 2 148 2800

Nombre d’étudiants étrangés

Inscriptions aux cycles supérieurs 2004-2005 12,2 % 2008-2009 13,6 % 2010 16 %

Indice de réputation 2004-2005 2008-2009 2010 * Étudiants à temps complet selon le tableau de bord de l’Université d’Ottawa 2005, 2009.

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28 % 34 % 38 %

% de la population externe qui qualifie l’Université d’Ottawa d’établissement de qualité supérieure

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le 2 novembre 2009

ENVIRONNEMENT

Le plus gros événement jeunesse sur les changements climatiques de l’histoire du Canada

Photo Mathieu Langlois

“Fill the Hill”, manifestation à laquelle les jeunes de Power Shift ont participé, samedi le 24 octobre. Ariane Marcotte Plus de 1000 jeunes Canadiens représentant toutes les provinces et territoires du Canada se sont rassemblés à Ottawa la fin de semaine du 23 et le lundi 26 octobre derniers

d’après Amber Church, directrice nationale de la Coalition canadienne des jeunes pour le climat. « Du nord au sud et de l’ouest à l’est, il y a des jeunes qui se mobilisent autour des principes de Power Shift. La priorité numéro

« Le moment est venu dans l’histoire où la jeunesse n’acceptera plus d’être ignorée. » - Amber Church pour le plus gros événement jeunesse sur les changements climatiques de l’histoire du Canada. Power Shift Canada, un projet de la Coalition canadienne des jeunes pour le climat, a offert aux participants quatre jours d’activisme, de lobbying, d’ateliers, de même que quelques spectacles. « Power Shift est un moment historique pour le mouvement jeunesse du climat au Canada »,

un pour ces jeunes est la réduction immédiate des émissions de gaz à effet de serre », affirme-t-elle. « L’heure est maintenant arrivée pour nos dirigeants de passer à l’action pour protéger notre climat. On fait appel au Canada pour qu’il fasse sa part en construisant et en ratifiant un accord équitable, ambitieux et contraignant au sommet de l’ONU sur le climat, en décembre 2009. »

De plus, les principes de Power Shift Canada incluent l’investissement dans les énergies propres et renouvelables, la création d’emplois verts et efficaces, un engagement envers la justice climatique et la gestion d’une économie durable. L’après-Kyoto Une fois rendus à Ottawa pour souligner « l’après-Kyoto », ces jeunes militants ont apporté leurs messages aux élus. Ainsi, le 24 octobre dernier, des milliers de jeunes ont envahi la colline du Parlement pour la Journée internationale d’action autour du climat. Deux jours plus tard, le lundi 26 octobre, les membres du Parlement et les sénateurs ont tenu une réunion afin de débattre des principes du mouvement. « À Power Shift Canada, on a fait passer le message aux officiels élus

que s’ils n’appuient pas l’action sur les changements climatiques, nous allons élire les politiciens qui appuient le principe », dit Tria Donaldson, coordonnatrice principale de Power Shift Canada. « Le moment est venu dans l’histoire où la jeunesse n’acceptera plus d’être ignorée », ajoute Church. « On va s’élever ensemble et solidaire, et on va se battre pour notre avenir. J’espère tout simplement que nos dirigeants auront assez de courage pour se lever avec nous. » Satisfaction « Je crois qu’on est satisfait d’avoir fait plus de 60 rencontres en une journée et le feed-back des participants à la journée de lobbying était très positif. Je crois que l’action de certains des participants lundi à la Chambre des communes durant la période de

questions démontre vraiment l’urgence de ces demandes. C’est très frustrant et décevant que le gouvernement aille à Copenhague sans plan », nous dit Danika Brisson, l’une des organisatrices et membre du conseil d’administration de la Fédération Étudiante de l’Université d’Ottawa et ex-v-p aux affaires étudiantes. « La fin de semaine au complet était un grand succès, avec plus de 200 ateliers différents, 1000 participants inscrits à Power Shift et 3000 sur la colline parlementaire pour C Day. Plus de 200 bénévoles ont travaillé à la préparation de Power Shift et l’un des résultats principaux est de créer une masse de gens informés et prêts à agir », précise t-elle. Rappelons qu’au mois de décembre prochain se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat, auquel assisteront les dirigeants du monde entier.

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le 2 novembre 2009

À BAS LES FRAIS

Les étudiants pleurent la mort de l’éducation abordable Ariane Marcotte Des étudiants de l’Université Carleton et de l’Université d’Ottawa ont assisté à une cérémonie funèbre théâtrale pour souligner la mort de l’éducation postsecondaire, jeudi le 22 octobre dernier, au monument des Droits de la personne de la rue Elgin. Les étudiants se sont rassemblés en deuil vers midi pour le cortège funéraire et la lecture de l’oraison funèbre qui ont eu lieu au Monument, qui servira aussi de point de ralliement pour les étudiants d’Ottawa lors de la manifestation « À bas les frais » le 5 novembre prochain. « Le décès de l’éducation postsecondaire accessible et de qualité est une perte tragique pour les étudiants et leurs familles », pleure Julie Séguin, vice-présidente aux communications de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO). « Mais à cause des dettes étudiantes écrasantes et de l’augmentation des frais de scolarité, elle n’avait aucune chance. » Même si l’éducation postsecondaire était en grande souffrance sous le règne du gouvernement McGuinty, ce sont le taux élevé

d’étudiants sans emploi ainsi que les dettes étudiantes étouffantes qui sont identifiés comme étant les causes principales du décès. Statistique Canada a récemment déclaré que l’Ontario possède les frais de scolarité de premier cycle et de cycles supérieurs les plus élevés au pays, les étudiants payant en moyennes 5951 $ (premier cycle) et 8642 $ (cycles supérieurs) par année. La dette étudiante publique, d’un bout à l’autre du pays, a récemment atteint plus de 13 milliards de dollars. « Nous ne pouvons qu’espérer que l’éducation abordable aura la force de revenir d’entre les morts grâce à une injection de financement public », ajoute Roxanne Dubois, viceprésidente aux finances de la FÉUO. « Si ce financement n’arrive pas d’ici le 5 novembre, par contre, nous promettons d’être de retour par milliers, à ce site symbolique! » Questionné à propos de la forme qu’a prise la manifestation, Seamus Wolfe, président de la FÉUO à affirmé qu’il était « amusant de rappeler que les frais de scolarité devaient être baissés d’une façon plus ludique. »

Point d’ordre Ariane Marcotte, Chef de pupitre Actualités

C’est comment, avoir la grippe du cochon? Au moment d’écrire ces lignes, cela fait quatre jours que je suis en quarantaine à la maison suite à un diagnostic de la très (ou devrais-je dire trop?) médiatisée grippe AH1N1. Les réactions sont assez vives quand quelqu’un apprend que vous êtes atteint; « Pauvre toi! », « Est-ce que tu vas mourir? » et « En tout cas, tiens-toi loin de moi! » sont dans le top du palmarès… Mais ma préférée reste « Wow! C’est comment, avoir la grippe du cochon? » Pas la peine de vous préciser que tout d’un coup, mes proches semblent de plus en plus enclins à la vaccination, surtout avec la mort récente d’un jeune de Toronto à peine âgé de 13 ans et en parfaite santé. Toronto, ce n’est pas le tiers-monde , c’est à seulement 450 km d’Ottawa… Forte fièvre soudaine, fatigue intense, nez qui coule, douleurs musculaires aux épaules et au cou et ganglions enflés sont les premiers symptômes qui me sont apparus en moins de 24 heures. Ça n’a pas été long, je suis devenue un zombie lobotomisé qui déambulait entre sa chambre et la salle de bain avec deux mouchoirs bouchonnés dans

le nez et qui, de temps à autre, atterrissait devant un bon bol de soupe aux tomates saupoudrée d’exquis biscuits soda. Le menu gastronomique d’un zombie atteint de la H1N1 est sensiblement le même que pour n’importe quelle autre grippe. Sirop contre la toux – j’ai d’ailleurs rassasié mon appétit pour les produits à saveur artificielle de raisins –, acétaminophène pour soulager la fièvre et les douleurs musculaires et, par-dessus tout, beaucoup de liquide. J’ai personnellement opté pour l’overdose de jus d’orange. Chaque jour, de nouveaux symptômes apparaissent et d’autres disparaissent. J’ai rempli, comme toute étudiante responsable, une auto-déclaration de la grippe que l’Université nous demande de compléter. Il ne s’agit en fait que de donner son numéro d’étudiant, sélectionner son état de santé et répéter le processus pour chaque cours duquel on compte s’absenter. Aucun représentant n’ira chez vous, c’est garanti! Alors en attendant de purger ma peine chez moi, j’en profite pour contaminer mes colocataires qui,

eux, se chargeront de contaminer leurs environnements de travail respectifs, soit une polyvalente et le casino de la région. Voyez comme le virus se propage facilement. J’ai la chance de pouvoir m’absenter une semaine et croyez-moi, je suis heureuse de ne pas avoir à sortir pour me faire mépriser comme si j’avais la lèpre! Pour ce qui est de notre service de santé, consulter devient assez laborieux… « Vous n’avez pas d’automobile pour vous déplacer jusqu’au centre sans rendez-vous le plus près de chez vous? Ne pensez tout de même pas prendre le transport en commun, madame! Restez chez vous et appelez le 911 si votre fièvre s’intensifie ou si vous êtes en détresse respiratoire! » Voilà ce qu’on vous répondra si vous réussissez à obtenir quelqu’un au bout du fil chez Info-Santé Québec après 1 h 35 d’attente. À vous tous, chers lecteurs, je lève mon mouchoir et vous souhaite une bonne saison grippale! Surtout… restez chez vous si vous avez le moindre symptôme, on ne voudrait surtout pas vous voir « zombifier » sur le campus!

Photo Mathieu Langlois

Les étudiants souhaitent le retour à la vie de l’éducation abordable.

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le 2 novembre 2009

VANCOUVER 2010

L’art du muscle intellectuel Ariane Marcotte Tandis que le Canada se prépare à accueillir les meilleurs du monde, le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN) et le Globe and Mail travaillent en partenariat sur un projet unique. Ce dernier permettra aux gens de renforcer leurs capacités intellectuelles par l’entremise de baladodiffusions créées par certains des plus grands savants du pays. Celles-ci porteront sur des sujets liés aux Jeux d’hiver de 2010. On peut télécharger dès maintenant la première baladodiffusion de la série Muscle intellectuel : « Dialogues universitaires pour Vancouver 2010 ». Cette dernière se trouve aux adresses www.vancouver2010.com/edu et www.globeandmail.com/intellectualmuscle. Les baladodiffusions seront réalisées en français ou en anglais dans 25 universités d’un bout à l’autre du Canada. Elles porteront sur un large éventail de sujets, notamment sur la contribution des Jeux à la société, les stéréotypes sexuels dans les sports et la manière dont le Canada se définit

par rapport à des événements internationaux. Le site Web du Globe and Mail diffusera en direct les baladodiffusions en anglais, tandis que celui de Vancouver 2010 diffusera celles en français. Chaque semaine, au moins deux nouveaux produits se-

voulons créer un nouveau forum auquel les meilleurs et les plus brillants professeurs ainsi que tous les intellectuels du public pourront participer. » « C’est un événement rare que de rassembler des universités canadiennes à la fois francophones

servira de modèle pour les collaborations à venir. » Dès aujourd’hui, il est possible d’écouter Bruce Kidd, de l’Université de Toronto, parler de ce que les Jeux apportent à la société. Cet olympien et universitaire remarquable a été le premier cou-

« C’est un événement rare que de rassembler des universités canadiennes à la fois francophones et anglophones ainsi qu’un vaste éventail d’intellectuels pour discuter d’un seul sujet d’intérêt national. » - Don Black ront mis en ligne, les mardis et les jeudis, jusqu’au début des Jeux en février 2010. On diffusera le premier en français le 30 novembre prochain. « Les Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver sont la célébration des exploits les plus grands du “corps, de l’âme et de l’esprit” », a expliqué Burke Taylor, vice-président aux programmes de culture et célébrations du COVAN. « Nous

et anglophones ainsi qu’un vaste éventail d’intellectuels pour discuter d’un seul sujet d’intérêt national », a précisé Don Black, directeur des programmes d’éducation du COVAN. « Notre partenariat avec la faculté des Continuing Studies de l’Université de la Colombie-Britannique, les universités participantes et le Globe and Mail nous aident à atteindre ce but et nous espérons qu’il nous

reur de demi-fond du Canada au début des années 1960.Il est présentement doyen de la faculté d’Éducation physique de l’Université de Toronto. Le samedi 10 octobre, Vera Pezer, chancelière de l’Université de la Saskatchewan et quatre fois championne canadienne de curling, parlera de ce qu’il y a d’inspirant dans les sports et s’il existe ou non de meilleures façons de discu-

ter du succès. L’Université Carleton, l’Université Dalhousie, l’Université McGill, l’Université Memorial, l’Université de Queens, l’Université SimonFraser, l’Université de la Colombie-Britannique, l’Université de Calgary, l’Université de Guelph, l’Université du Manitoba, l’Université de Montréal, l’Université du Nouveau-Brunswick, l’Université du nord de la Colombie-Britannique, l’Université d’Ottawa, l’Université de l’Île-du-PrinceÉdouard, l’Université du Québec à Montréal, l’Université de Waterloo, l’Université Western Ontario, l’Université Victoria et l’Université Wilfrid-Laurier réaliseront les prochaines baladodiffusions de la série Muscle intellectuel. Il est possible d’obtenir de plus amples renseignements sur les produits à venir, ainsi que sur les professeurs, les sujets et les dates, à l’adresse www.vancouver2010. com/edu. Étant donné que les baladodiffusions feront partie de l’héritage des Jeux, les universités participantes, les professeurs et les étudiants pourront poursuivre leur utilisation après les Jeux de 2010.

EMPLOIS

L’Université d’Ottawa parmi les 25 meilleurs employeurs de la région Ariane Marcotte

nel de la part de son personnel, de sa mission active d’offrir un Pour une sixième année consécu- environnement multiculturel et tive, le quotidien Ottawa Citizen a bilingue et de sa détermination fait paraître son palmarès 2010 des à enrichir la vie intellectuelle et 25 meilleurs employeurs dans la ré- culturelle du Canada, l’Université gion de la Capitale nationale. d’Ottawa poursuit aussi sa quête de L’Université d’Ottawa a été l’excellence dans son propre milieu nommée 25e meilleur employeur, de travail.» selon le palmarès. Le processus de Ce prix annuel est remis à des sélection passait par les critères employeurs qui se sont démarsuivants : qués en offrant un cadre de travail aux caracté1- L’environnement physique ristiques pro2- L’atmosphère de travail et l’environnement social gressistes et 3- Les avantages familiaux, financiers et de santé avant-gardistes 4- Les vacances et congés de maladie en comparai5- La communication avec le personnel son avec des 6- Les compétences en gestion organisations 7- Les formations offertes analogues. Le 8- L’engagement de l’employeur envers la communauté processus de Selon l’administration de l’Uni- sélection rigoureux est supervisé versité; «Située au cœur de la par un comité consultatif chargé capitale, l’Université possède de d’évaluer les organisations qui multiples qualités qui en font l’un partagent la même vocation. des employeurs de choix dans la La réjouissance aura cependant région. On compte entre autres été de courte durée pour l’adla gratuité scolaire pour ses em- ministration Rock, les étudiants ployés, leur conjoint et leurs en- ayant classé leur université au bas fants, son engagement de longue du palmarès des universités canadate envers la collectivité par le diennes du Globe and Mail moins biais d’activités telles que « Ra- de deux semaines plus tard et se ser pour sauver »/“Shave for the préparant à aller manifestater Cure”, Centraide, les collectes de contre la hausse des frais de scodenrées non périssables et les bar- larités. Rappelons que l’Ontario a becues communautaires.» récemment été nommée province Toujours selon l’administration; canadienne la plus coûteuse en «Forte du dévouement exception- termes de droits de scolarité.

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Vingt-cinq meilleurs employeurs de la région de la Capitale nationale : ACCREDITATION CANADA ASSOCIATION DES UNIVERSITÉS ET COLLÈGES DU CANADA BITHEADS, INC. SOCIÉTÉ CANADIENNE D’HYPOTHÈQUES ET DE LOGEMENT POSTES CANADA RADIO-CANADA AGENCE CANADIENNE D’INSPECTION DES ALIMENTS INSTITUT CANADIEN DE RECHERCHE EN SANTÉ SERVICE CANADIEN DU RENSEIGNEMENT DE SÉCURITÉ SOCIÉTÉ DE L’ AIDE À L’ENFANCE D’OTTAWA CHIPWORKS, INC. EXPORTATION ET DÉVELOPPEMENT CANADA SANTÉ CANADA HYDRO OTTAWA LTD. INDUSTRIE CANADA KINAXIS CORP. LOCKHEED MARTIN CANADA INC. LUMENERA CORPORATION MDS NORDION INC. CENTRE NATIONAL DES ARTS BUREAU DU VÉRIFICATEUR GENERAL DU CANADA BUREAU DU SURINTENDANT DES INSTITUTIONS FINANCIÈRES MONNAIE ROYALE CANADIENNE STATISTIQUE CANADA L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA www.larotonde.ca •

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Actualités

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Revue de presse universitaire Mathieu Gohier sont restés habillés. « L’objectif principal était de sensibiliser les gens et de rendre la chose amusante », a déclaré Jonathan Brockman, représentant de la Simon Fraser Student Society. Ce dernier a déclaré que le geste d’éclat se voulait également une façon d’attirer l’attention sur les budgets consacrés à l’éducation postsecondaire par le gouvernement de la Colombie-Britannique. Un présentoir de l’Excalibur est enflammé

Des manifestants se déshabillent à l’Université Simon Fraser Un groupe de cinq manifestants s’est démarqué de la foule qui protestait contre les coupes en matière de financement postsecondaire. Seulement vêtus de leurs sous-vêtements, ces cinq manifestants ont distribué des tracts, accompagnés de collègues qui, eux

Un présentoir du journal étudiant de l’Université York a été la proie des flammes, tout juste avant la semaine de lecture de l’université. « Nous avons des caméras de sécurité sur le campus, mais aucune là où le feu a été allumé », a avancé Dragan Spasojevic, responsable du service de sécurité de l’Université York. Il ne s’agit pas du premier acte de vandalisme perpétré à l’endroit d’un journal étudiant de cette université. L’an dernier, un kiosque du YU Free Press avait été vidé de son contenu pour ensuite voir

ses journaux lancés dans un bac de recyclage. Keith Marnoch, directeur associé aux relations avec les médias de York, a affirmé qu’il s’agissait là d’un acte isolé et qu’augmenter la présence d’agents de sécurité sur le campus n’était pas nécessaire.

culture, cela est très important pour le développement de l’économie locale », a-t-elle plaidé.

La rectrice de l’Université Concordia appelle à une refonte de l’institution

Le débat entourant la Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants (FCÉÉ) fait de plus en plus rage à l’Université de Victoria, alors qu’une contre-pétition tente de faire annuler celle concernant un référendum sur la désaffiliation de la FCÉÉ. Toni Gore, membre de l’exécutif du University of Victoria Student Society et militante pro-FCÉÉ, a affirmé croire « à la solidarité étudiante » et pense « qu’il est important de mobiliser les étudiants à travers la province et le pays afin de réaliser des objectifs au niveau national ». Shawn Slavin, étudiant à l’Université de Victoria, a par ailleurs déclaré, à propos des coups de la campagne anti-référendaire, qu’« ils vont probablement dépenser plus d’argent pour garder d’U de V membre de la FCÉÉ que ce qu’aurait coûté un référendum ».

Judith Woodsworth, rectrice de l’Université Concordia, a affirmé que l’éducation, et plus particulièrement l’éducation postsecondaire, ne figure pas parmi les priorités d’investissement du gouvernement. Dans un discours prononcé devant le Canadian Club de Montréal, la rectrice en a appelé de l’intégration des universités dans une économie post-récession. Elle a également fait appel à plus de financement de la part de donateurs privés. « Ils [les gens] ne comprennent pas que les universités contribuent grandement à l’économie et que lorsqu’elles contribuent à l’avancement de la connaissance et de la

Une nouvelle pétition concernant la FCÉÉ à l’Université de Victoria

TRANSPORT EN COMMUN

Un autre combat s’annonce pour les étudiants usagers du transport en commun Kasie Egbocha, traduction d’Ariane Marcotte, The Fulcrum Après avoir abaissé l’âge limite pour les étudiants utilisant les services d’OC Transpo le 9 septembre dernier lors de la séance du conseil municipal, la Fédération étudiante (FÉUO) et l’Association des étudiants diplômés (GSAÉD) de l’Université d’Ottawa se questionnent sur ce qui est fait pour les nombreux étudiants qui vivent à Gatineau et qui utilisent les services de la Société de transport de l’Outaouais (STO). Alors qu’OC Transpo avait établi la limite d’âge pour être reconnu étudiant à 27 ans, de l’autre côté du pont, à Gatineau, on limite celle-ci à 21 ans. « J’ai reçu quelques appels d’étudiants au sujet de ce problème à la STO », affirme Ted Horton, viceprésident aux affaires universitaires de la FÉUO. Selon le site Internet de la STO, pour être éligible au tarif étudiant, l’usager doit obtenir une carte à puce « passe-partout ». Ensuite, il doit fournir une preuve de résidence au Québec, une preuve d’âge (soit moins de 21 ans au 1er septembre de l’année) et une preuve d’études à temps plein dans une institution reconnue par le ministère de l’Éducation. « On amasse l’information pour savoir combien d’étudiants de l’Université sont en fait des usagers de la STO », dit Gaétan Beaulière, commissaire aux affaires externes de la GSAÉD. « Nous prenons les inquiétudes et frustrations de nos membres très au sérieux. On tente de faire en sorte qu’ils aient accès à des frais abordables et non discriminatoires », a t-il ajouté. Beaulière et Horton ont travaillé sur une campagne contre l’âge limite imposé par la STO depuis qu’OC Transpo a supprimé le sien.

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Ils ont organisé une rencontre à venir avec Patrice Martin, directeur de la STO, pour savoir quelles options s’offrent à eux. Si l’intervention est un succès, les étudiants de l’Université d’Ottawa âgés de plus de 21 ans qui vivent de l’autre côté de la rivière, en Outaouais, pourraient bénéficier d’une réduction notoire de leurs frais d’utilisation pour ainsi obtenir la parité avec les étudiants de moins de 21 ans qui vivent et étudient au Québec. Un étudiant de l’Université du Québec en Outaouais, par exemple, profite d’une réduction de 40 % sur un abonnement mensuel et débourse 52,50 $, alors qu’un étudiant de l’Université d’Ottawa paie les mêmes frais qu’un adulte, soit 76 $ par mois. Le processus en est cependant à ses premiers balbutiements et Beaulière admet qu’il sera probablement plus difficile de lever cette barrière que lorsque le cas s’est présenté pour OC Transpo. « La situation est différente au Québec, où plusieurs tarifs différents sont offerts aux étudiants. Ce n’est pas un sens unique comme ça l’était à Ottawa. » Il rappelle qu’au moins une campagne a déjà été lancée par le passé pour les mêmes motifs et que cela avait été un échec. « Le processus est en cours et on essaie de négocier avec eux », ajoute Beaulière. Malgré toutes les étapes et tous les enjeux à considérer, Ted Horton et Gaétan-Philippe Beaulière sont plutôt optimistes quant à l’éventuelle abolition de la limite d’âge actuelle de la STO. Horton affirme que des étudiants l’approchent à ce sujet en revendiquant une baisse des frais d’utilisation et semblent prêts à manifester pour obtenir cette réduction. « La clé, dans tout ça, c’est de voir

à quel point les étudiants sont prêts à faire pression sur la municipalité de Gatineau et la STO » dit Horton. « Ce qui a poussé OC Transpo à agir, c’est la campagne à laquelle les étudiants et le public ont participé. Si la STO entend les réclamations de dix étudiants plutôt qu’un seul, elle va réaliser que l’âge limite de 21 ans est un problème. »

En chiffres Les étudiants de 21 ans et plus paient 76 $ pour un abonnement mensuel. S’ils achètent le forfait Cam-Puce (semestriel) en temps réglementaire, ils recevront un mois gratuit, ce qui coûte 228 $ par session universitaire. Les étudiants de moins de 21 ans paient 52,50 $ par mois, totalisant 210 $ par session. Les étudiants du cégep sont ceux qui bénéficient des frais les plus avantageux, l’abonnement pour la session d’automne étant à 118 $ et pour celle d’hiver, à 120 $.

Université d’Ottawa

Il est interdit de stationner dans tous les parcs extérieurs ainsi que sur les rues de l’Université d’Ottawa, entre 23 h et 7 h, à compter du 15 novembre 2009 jusqu’au 15 avril 2010. Prière de consulter www.stationnement.uOttawa.ca et d’y ouvrir la rubrique « Règlements » pour obtenir plus de renseignements.

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Arts et Culture

MIDI-DÉCOUVERTE

CNA

Butch Bouchard pour dîner !

Prokofiev au rendez-vous…

sans les étudiants

Sonia Noreau

Un mélange folk/pop présenté à l’Agora du UCU. Nedggy Mauricin

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’était mardi le 27 octobre dernier que se produisait Butch Bouchard à l’Agora du Centre universitaire. Le Service de vie communautaire de l’Université d’Ottawa, en collaboration avec l’Association des professionnels de la chanson et de la musique, mettait en vedette le chanteur de folk/pop acoustique Butch Bouchard. Celui-ci a interprété quelques pièces de son premier album intitulé Coïncidences et Anecdotes, un album bilingue. Il a également interprété des chansons de Coïncidences, son disque francophone, comme « Les villes », « Si jamais » et autres. Butch Bouchard était seul sur scène avec sa guitare acoustique, son micro et sa tasse. Le décor était simple, même très minimaliste. Audience Le public était calme, il y avait au moins une vingtaine d’étudiants, la plupart en pause de dîner. On pouvait apercevoir quelques étudiants qui faisaient des travaux sur leurs ordinateurs portables ou qui étaient venus écouter et satisfaire leur curiosité. L’audience semble avoir apprécié la performance du jeune chanteur, car

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Photo Mathieu Langlois

on pouvait entendre des murmures de personnes qui exprimaient leur appréciation pour la musique. Aussi, il y a eu des sifflements et des cris d’encouragement de quelques personnes présentent dans l’audience. Folk et pop! La musique de Butch Bouchard semble bien avoir été appréciée par les étudiants de l’Université. Le style musical du chanteur est entraînant et sa guitare acoustique donne une belle sonorité. Le son était bon. Côté voix, c’était bien aussi, même si Bouchard a dit à quelques reprises à l’audience qu’il avait la grippe. Ça ne l’a toutefois pas empêché de livrer une belle performance. De plus, Butch Bouchard a interprété une nouvelle chanson, une ballade qui fait partie de son répertoire et qu’il a écrite tout récemment. Celleci a été bien reçue par le public. Finalement, Butch Bouchard a bien rendu au public ce qui le passionne le plus : chanter et performer. Il sera en spectacle au 1848, bar étudiant de l’Université, le 3 décembre prochain. Son premier disque, Coïncidences et Anecdotes, est disponible en magasin. Pour plus d’information sur ce chanteur émergent de la scène musicale consultez www. myspace.com/butchbouchard.

Les 28 et 29 octobre derniers, l’Orchestre du Centre national des Arts (CNA) accueillait le chef d’orchestre Alexander Shelley et le pianiste Simon Trpceski à l’occasion du concert « Prokofiev le flamboyant », donné dans le cadre de la série Signature Mark Motors Audi. Au programme, ce soir-là, figuraient des œuvres d’un registre assez classique. Les œuvres de Rossini (l’ouverture de Guillaume Tell), Prokofiev (concerto pour piano numéro 1 en ré bémol majeur, opus 10), Berlioz (scène 2 de Roméo et Juliette), Chostakovitch (extrait de la musique de scène pour Hamlet), Frank Bridge (There Is a Willow Grows aslant a Brook) et Richard Strauss (Don Juan) ont retenti dans la salle Southam au grand plaisir des mélomanes présents. L’interprétation de l’orchestre était, comme à son habitude, impeccable. Le rythme des mélodies, sous la direction d’Alexander Shelley, a su toucher le cœur des Ottaviens. Très jeune, ce chef d’orchestre connaît déjà la gloire. Ayant reçu le prix de la direction d’orchestre de Leeds, Alexander Shelley bénéficie d’une reconnaissance internationale. En plus de sa visite à Ottawa, il occupe depuis septembre 2009 le poste de premier chef de l’Orchestre symphonique de Nuremberg.

fiev étaient évidentes dans son interprétation. Étudiants absents Par ailleurs, la jeunesse des artistes détonnait avec l’âge moyen de l’assistance. L’absence silencieuse des étudiants de l’Université d’Ottawa a été remarquée par la journaliste. Le phénomène est étrange, considérant les efforts que déploient l’orchestre et le CNA en général pour attirer des jeunes. Le programme « Buzz en direct », qui permet à n’importe quel étudiant de se procurer une place la veille ou le jour même du concert pour la somme quasi-symbolique de 11 $, n’avait pas été utilisé par beaucoup. En fait, après observation, la salle a révélé son délaissement par les moins de 30 ans. Est-ce le mode de vie estudiantin, où certains doivent parfois cumuler jusqu’à deux emplois en plus de leurs cours, qui ne permette pas aux étudiants de profiter d’une telle aubaine? Il semble peu croya-

ble que personne sur le campus n’ait voulu aller voir des artistes de renommée internationale pour la modique somme de 11 $. Tout comme il serait impossible d’accuser le CNA de ne rien faire pour rejoindre les jeunes, lui qui est maintenant présent dans les nouveaux médias comme Facebook et Twitter dans le but exprès de les séduire. La question en est une d’importance, car il est impératif, pour que la musique classique perdure, qu’elle soit portée par la génération à venir. Pourquoi n’y a-t-il pas plus de jeunes à l’orchestre du CNA? L’expérience universitaire de cette journaliste la pousse à penser que c’est en fait un phénomène étendu à l’ensemble du monde artistique d’Ottawa. Les étudiants, avec toutes leurs obligations, n’ont tout simplement pas le temps de s’arrêter pour jouir de l’Art ou de la vie. Là où certains voient un simple délaissement par les jeunes, votre journaliste de La Rotonde perçoit les symptômes d’un phénomène de société beaucoup profond.

Impressionnant virtuose Le pianiste Simon Trpceski était quant à lui époustouflant. La journaliste de La Rotonde ne pouvait s’empêcher de remarquer avec ébahissement la vitesse des doigts du pianiste. La passion et la virtuosité de Simon Trpeski ne peuvent tout simplement plus être mis en doute. La fougue avec laquelle il a interprété le concerto pour piano numéro 1 en ré bémol majeur de l’opus 10 faisait presque de l’œuvre de Prokofiev un sursaut vivant. Le pianiste a affirmé que ce qui le touche, dans cette pièce, c’est « l’incroyable force motrice, l’émotion sincère, l’humour, l’énergie, le bonheur et la “folie” dans un sens positif qui s’en dégagent et qui nous rappellent que le compositeur était encore tout jeune lorsqu’il a écrit ce concerto ». Son émotion et son appréciation sincère de ce morceau de Proko-

Interprétation remarquable pour le pianiste Simon Trpeski.,

Photo Jillian Edelstein

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i Miles Davis est le champion incontesté de la trompette, John Coltrane est ce qui s’en rapproche le plus comme équivalent au saxophone. Malgré une carrière écourtée par la drogue (à 30 ans, le meilleur de sa discographie est déjà derrière lui), Coltrane laisse une œuvre dynamique et chaleureuse. Comme un chanteur de charme, Coltrane se sert de son saxophone pour séduire. Même si Coltrane Jazz n’aura pas l’impact d’un Kind of Blue ou d’une Bitches Brew de Davis, l’album reste à ce jour l’un des meilleurs du musicien. Coltrane Jazz ressemble à un cabaret feutré des années 1950. Chaleureux, il est teinté à la fois de bossa-nova latine (“Like Sonny,” en hommage au grand Sonny Rollins) et de l’ambiance des grands cabarets d’après-guerre (“My Shining Hour”). Habile amalgame de piano et de contrebasse, Coltrane Jazz s’écoute autant près du feu, un scotch à la main, qu’en cabaret. Le sax à son meilleur! Meilleure pièce de l’album? “Like Sonny.”

Même si Miles Davis ou John Coltrane restent parmi les musiciens les plus appréciés des initiés du jazz, peu d’entre eux ont le mérite d’avoir vu leur œuvre rayonner autant que celle de Dave Brubeck et de son fameux quartette. Enregistré à la fin des années 1950, Time Out est une ode au plaisir et au cool, toujours aussi populaire en 2009. Nombreux sont les bistros où l’on peu encore entendre les fameux airs de Brubeck. Et pour cause : d’un bout à l’autre, l’album transpire les mélodies accrocheuses et les airs étoffés de saxophone. De tous les albums présentés dans ce dossier, aucun n’intègre aussi bien le piano que “Take Five,” Brubeck étant un grand virtuose du clavier. Encore récemment, Dave Brubeck était de passage au Festival de jazz de Montréal afin de célébrer le 50e anniversaire de son plus célèbre album. Il va sans dire que la foule fut au rendez-vous et qu’à mon plus grand malheur, je ne pus assister à ce concert. Alors qu’on associait – et qu’on le fait encore parfois – le jazz aux afro-américains, Brubeck fit la preuve par 100 que le sens du rythme et le talent musical transcende la couleur de peau et les classes sociales. Meilleure pièce de l’album? Il me fut impossible de départager “Take Five” et “Blue Rondo à la Turk.” Tant pis, ça ne peut que vous encourager à tout écouter!

Règle générale, « trame sonore » rime avec « convenu » et « cliché ». Ces épithètes ne pouvaient évidemment pas être associées au grand Miles Davis. L’histoire de cet album mérite d’être racontée. Lors d’une tournée européenne, Davis est contacté par le producteur du jeune réalisateur Louis Malle. Lui ayant fait part de son projet, c’est-à-dire un polar noir mettant en vedette Jeanne Moreau et Lino Ventura, Malle profite d’une tournée écourtée de Davis pour le faire participer activement au projet. Après avoir accepté, le trompettiste américain fait installer un piano dans sa chambre d’hôtel, histoire de travailler un peu ses gammes. Durant ces quelques jours, Davis établit une ébauche peu détaillée de la musique du film avant de se présenter au studio. Accompagné de ses musiciens, Davis demande à Malle que les images du film soient projetées lors de l’enregistrement. C’est ainsi qu’en seulement quatre heures (!), la trame sonore fut réalisée, tirée des quelques arrangements de Miles Davis, mais surtout de l’improvisation de ses musiciens et de luimême. Rien qu’en écoutant la trame sonore d’Ascenseur pour l’échafaud, on distingue les nuances et les tensions du film. La musique de Davis réussit l’exploit de coller au film sans toutefois en caricaturer les émotions. Meilleure pièce de l’album? On peut difficilement tirer de son contexte un extrait d’une trame sonore, mais la pièce «Florence sur les Champs-Élysées» est d’une telle beauté qu’on ne saurait la passer sous silence.

J’aime rarement un album du premier coup, très rarement même. Un nouveau disque est pour moi un animal sauvage et inconnu à apprivoiser. Les premières notes sont souvent au mieux bizarres et au pire, agressantes. Si Kind of Blue représente pour moi la pierre d’assise du jazz, c’est justement parce que dès les premières notes, le mélomane est plongé dans une ambiance feutrée, un univers où tout se joue entre élégance et nuances. Quelle joie ce fut pour le néophyte que j’étais que de m’ouvrir au jazz, il y a de cela quelque temps, en commençant par ce chef-d’œuvre de Miles Davis. À vrai dire, ce choix m’avait été conseillé par un grand connaisseur de mon entourage et ce n’est qu’en explorant ce fascinant courant musical que j’ai pu apprécier cette recommandation. Kind of Blue représente encore la norme en jazz, aujourd’hui, et ce n’est qu’après un nombre incalculable d’écoutes que j’ai pu comprendre pourquoi. Évidemment que la trompette de Davis, maître incontesté de la discipline, y est pour quelque chose, mais le génie (oui génie, car s’il s’agit aujourd’hui d’un terme galvaudé, il s’applique à merveille à l’opus de Davis) de l’album tient à autre chose. Le jazz, ce n’est certainement pas que de la trompette, et la présence d’un des plus grands saxophonistes de l’histoire, en l’occurrence John Coltrane, joue un rôle prédominant sur cet album d’anthologie. Jamais la présence d’un saxophone ne sera entrée en symbiose avec la trompette. À vrai dire, Kind of Blue représente pour l’amateur de jazz le summum de deux maîtres à l’œuvre. Deux géants, torturés et fougueux, qui se lancent à la poursuite du beau, du cool. Parce que le jazz, c’est d’abord et avant tout ça, être cool. Meilleure pièce de l’album? Douloureux choix, mais si vous ne deviez en écouter qu’une seule, ce devrait être So What, Davis et Coltrane à leur meilleur. Du bonbon.

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Arts et Culture

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Le coin du gl

Eric Ricou

Plaisirs chez Play Stephen Beckta est une figure éminente sur la scène gastronomique ottavienne. En 2003, le restaurateur a inauguré Beckta Dining & Wine, qui s’est rapidement hissé au haut de la hiérarchie des restaurants locaux, présentant un menu moderne, novateur et exclusif. À l’aide de Michael Moffatt, son chef de cuisine, il a cette année ouvert un autre restaurant, espérant qu’il lui vaudra autant de louanges. Ce restaurant s’appelle Play Food & Wine (1, rue York) et, à l’occasion d’un après-midi pluvieux, j’y suis passé dîner. Le resto est installé dans un de ces beaux et vieux bâtiments qui longent la rue Sussex. En entrant, la salle fait contraste : des murs plus « ciel » avec accents rouges confèrent une allure moderne à la salle ouverte et bien fenêtrée. L’endroit est charmant et distingué, mais reste informel. Le menu est composé de petites assiettes, une tendance qui voit la grosseur des portions diminuer en faveur de la qualité, donnant aussi l’occasion aux gens de goûter plusieurs mets. Une fois accueilli par notre serveur, j’apprends que, durant la période du dîner, les assiettes sont offertes au prix réduit de deux pour 20 $. Souriant, je parcours avec gourmandise le menu, à la recherche de quatre plats à partager avec mon amie.

Les choix faits, je passe au choix du vin, entreprise toujours intéressante, n’étant pas un connaisseur. Je tourne la page et… une page complète de vin! Ouf. Je crie au secours. Heureusement, le serveur est là et offre quelques échantillons pour m’aider. Je m’arrête sur un agréable pinot noir. Quel début plaisant au repas! Et quel repas! Parmi nos quatre choix d’assiettes, le premier est notre seule déception. Une salade Waldorf avec pommes grillées, betteraves, fromage stilton et huile d’amande. Malgré une description appétissante, le tout échoue. Les ingrédients n’arrivent pas à se complémenter, tous dominés par le fromage. L’harmonie qui est la clé de toute salade est tout à fait absente ici. Or, on se reprend. Une assiette de thon sur gâteau de risotto avec tempura de gingembre présente de belles tranches de thon, presque crû, sur un carré de risotto croustillant et riche, le tout agrémenté de l’acidité légère d’un curd au citron. Les saveurs délicates du thon et du citron sont bien assises sur la consistance du risotto, confrontant habilement les deux textures. J’ai mangé la tempura de gingembre seule, forte et sucrée, croquante sous la dent. J’en aurais voulu un bol. Dans ma gourmandise, j’ai insisté pour qu’on commande deux plats de viandes.

Comme d’habitude, j’ai eu raison. Le menu disait : « Croustillante côte courte de bœuf, sauce Cumberland, topinambour, épinards. » « Oui », ai-je répondu. Ce qu’on me présente, cependant, est tout à fait distinct de mes attentes. Une imposante croquette panée remplie de bœuf effiloché, tendre, succulent et juteux, se voit accompagné d’une sauce Cumberland fruitée et d’épinards sautés à l’ail. Seul le tompinambour, tubercule se rangeant parmi les légumes-racines et proposé en purée, semble déplacé. Pour le reste, bouchée après bouchée, un enchevêtrement de saveurs : viande, acidité, sucré, salé et savoureux. Un vrai succès. Le plaisir se répète avec une assiette d’onglet, de champignons et de frites. L’onglet, une coupe de bœuf qui s’apparente à la bavette, est mariné dans un mélange d’ail, de gingembre, de sauce de soja et de thym. Résultat? Un steak parfait. Les frites sont également admirables. Cuites dans du gras de canard, elles sont croustillantes tout en demeurant douces à l’intérieur. On trouvera difficilement mieux. Une croustade aux pommes et aux canneberges avec gelato de cannelle au dessert clôt bien le repas, avec sa note automnale et familière. Un dîner des plus plaisants que je tenterai de recréer dans l’avenir. Je vous y invite aussi, d’ailleurs, tant que vous m’invitiez.

Photo Eric Ricou

MUSIQUE À TABARET

La saison est lancée

Calendrier culturel du 2 au 8 novembre ARTS VISUELS La tournée des Rendez-vous du cinéma québécois Quand? Les 4 et 5 novembre Où? Cinéma des Galeries d’Aylmer et Cégep de l’Outaouais Infos : www.rvcq.com Mustapha Chadid – Les soldats de l’éternité Quand? Jusqu’au 6 décembre 2009 Où? Galerie Montcalm, 25, rue Laurier, Gatineau (secteur Hull) THÉÂTRE Woyzeck (par Thomas Ostermeier) Quand? Le 3 novembre à 18h Où? Amphithéâtre de l’Université Saint-Paul, 223, Main Street, Ottawa

Spécial « 1919 » en ouverture Photo Jessica Rose

Premier concert de cinq réussi. Mathieu Gohier Afin de célébrer son 40e anniversaire, l’École de musique de l’Université d’Ottawa, sous la gouverne de Stéphane Lemelin, lançait vendredi dernier sa saison 2009-2010 sous le thème « Série du 40e anniversaire ». La brochette d’artistes de cette série est impressionnante et rappelle que le talent musical foisonne dans la région de la Capitale nationale. Artistes résidents ou invités, pianistes, violonistes, violoncellistes, sopranos et autres se produiront dans la pièce 112 du pavillon Tabaret, mieux connue sous le nom de « Chapelle », pour le plus grand plaisir des mélomanes. La série de concerts débutait avec « 1919 », une suite de pièces qui ont toutes été composées durant cette année. Avec Rennie Regehr, musi-

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cien de renom au Canada et professeur invité à l’École de musique de l’Université, à l’alto et Jenny Regehr, réputée professeure dont les pièces ont souvent été diffusée sur les ondes de Radio-Canada, au piano, le récital de musique de chambre s’est ouvert sur la sonate pour alto et piano de Rebecca Clarke. Le rythme de la pièce, à l’image de cette période trouble d’après-guerre, est tantôt saccadé, tantôt plus harmonieux. Les musiciens nous plongent dans une atmosphère à la fois trouble et agréable. Il va sans dire que les qualités sonores de la chapelle de Tabaret y est pour quelque chose. L’un des concerts de la série, Trio Hochelaga, y sera d’ailleurs enregistré pour une diffusion ultérieure sur les ondes de CBC Radio 2, la chaîne musicale de la radio publique anglophone. Pour en revenir à la pièce de Clarke, les

trois mouvements de la sonate (Impetuoso, Vivace et Adagio) ont été interprétés avec justesse et nuances, au grand plaisir de l’auditoire, qui a signifié son appréciation avec deux rappels à la suite de la sonate. La deuxième sonate, celle de Paul Hindermith, opus 11, numéro 4, pour alto a quant à elle été des plus réussies, le duo Rennie et Jenny Regher réussissant à transmettre les réalités de cette année 1919. Le violoniste précisait d’ailleurs, entre les deux sonates, le contexte particulier de cette époque et son influence sur les compositeurs. Il s’agit donc d’un premier concert réussi pour entamer la série du 40e anniversaire de l’École de musique de l’Université d’Ottawa. Souhaitons toutefois une plus grande présence des étudiants parmi l’auditoire, ce dernier étant majoritairement composé de têtes grisonnantes.

Le malade imaginaire Quand? Du 4 novembre au 12 décembre 2009 Où? Théâtre de l’Île, 1, rue Wellington, Gatineau (secteur Hull) MUSIQUE Suarez Quand? Le 6 novembre à 20h Où? La Basoche, 120, rue Principale, Gatineau (secteur Aylmer) DANSE Toronto Dance Theatre présente Dis/(sol/ve)r Quand? Le 3 novembre à 19h30 Où? Centre national des Arts, 53, rue Elgin, Ottawa SUR LE CAMPUS Cabaret francophile: Slam Outaouais Quand? Le 5 novembre à 21h Où? Bar 1848, Centre universitaire Véronique Strasbourg

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Sports

le 2 novembre 2009

Maxime Goulet sports@larotonde.ca

FOOTBALL MASCULIN SÉRIES ÉLIMINATOIRES Vincent Duquette

C

’est au stade Frank-Clair d’Ottawa que les Gee Gees (6-2) ont entrepris leur périple éliminatoire face aux Maraudeurs de l’Université McMaster (6-2). Le Gris et Grenat était considéré comme le favori pour remporter ce match de quart de finale de la ligue du Sport universitaire de l’Ontario (SUO). Même si Ottawa était fort de cinq victoires consécutives, les Maraudeurs sont venus mettre un terme à leur saison en l’emportant par la marque de 27 à 15 devant près de mille spectateurs. Comme la semaine précédente, le temps gris et venteux était de la partie en ce samedi après-midi. Ce sont les Maraudeurs, vêtus de blanc et de bourgogne, qui recevaient le ballon en début de match. Après une séquence offensive infructueuse pour McMaster, l’équipe de Denis Piché a repris le ballon en très bonne position sur le terrain à la suite d’un botté de dégagement court dévié par les vents forts, qui ont été présents tout au long de la partie. Après quelques longues courses du quart-arrière Brad Sinopoli, l’Université d’Ottawa a pris les devants 3-0 à la suite d’un placement de 38 verges du botteur Matthew Falvo. La défensive du Gris et Grenat a ensuite stoppé l’attaque des Maraudeurs pour bénéficier d’une bonne position sur le terrain. Par contre, le quart Brad Sinopoli a lancé une interception que McMaster a su lui faire payer en allant marquer le premier touché du match sur une course d’une verge du porteur de ballon Joey Nemet. Le pointage était alors de 7 à 3 pour les visiteurs. Les GeeGees sont ensuite revenus avec une belle séquence à l’attaque, marquée par les nombreux attrapés des receveurs Steven Hughes et Alex Fortier. Cette séquence s’est finalement

La fin d’une belle saison

La présence en série des Gee-Gees aura été de courte durée. soldée par le deuxième placement du botteur d’Ottawa. Au début du deuxième quart, le pointage était de 7-6 pour les visiteurs. Les Maraudeurs ont répliqué peu de temps après, profitant des largesses de la défensive ottavienne pour inscrire leur deuxième touché du match sur une longue passe du quart Kyle Quinlan au receveur Matthew Peressini. À la moitié du deuxième quart, le pointage était de 14-6 en faveur de McMaster. Avant la demie, les Gee-Gees y sont allés

d’une dernière poussée offensive, qui a permis au botteur Matthew Falvo de réussir son troisième placement de la rencontre. À la mitemps, le pointage était de 14 à 9 pour les visiteurs. Les Gee-Gees recevaient le ballon en début de deuxième demie, mais l’attaque n’a pas su prendre son envol. Le troisième quart a été marqué par les nombreux arrêts défensifs de chaque côté et les nombreuses pénalités qui ont coûté cher aux Gee Gees. Les offensives n’ont pas su

Photo Simon Cremer

prendre leur rythme et contrer les murs défensifs impénétrables érigés par les deux équipes ontariennes. Le pointage, à la fin du troisième quart, était toujours de 14 à 9 en faveur de McMaster. Le quatrième quart a débuté en force pour la troupe de Denis Piché, quand l’attaque ottavienne a enfin réussi à déjouer la défensive de McMaster et à inscrire leur premier touché du match. C’est le receveur de quatrième année Matthew Bolduc qui a capté la passe du

quart Sinopoli pour permettre aux Gee-Gees de prendre les devants 15 à 14 à la suite d’une transformation par deux points manquée. McMaster a immédiatement répliqué par l’entremise de Nemet, qui s’est chargé de mener les Maraudeurs jusque dans la zone des buts. Les visiteurs ont repris le contrôle du match et menaient par la marque de 20 à 15. À leur possession suivante, le quart-arrière du Blanc et Bourgogne a lancé une bombe à Jordan Kozina, qu’il a captée dans la zone payante. McMaster a alors pris une sérieuse option sur le match en augmentant son avance. Les Gee Gees y sont allés d’un dernier effort collectif, mais c’était trop peu, trop tard. Le pointage final était de 27 à 15 pour les Maraudeurs. Cette défaite a été difficile à avaler pour Denis Piché, qui semblait, déçu de la tournure des événements : « Un partie de série éliminatoire, c’est sans lendemain. Je ne pense pas que nous avons joué à la hauteur des attentes. Nous avons manqué de détresse en fin de partie », rapportait l’entraîneur-chef des Gee Gees après la partie. Les joueurs des Gee Gees ont tout de même donné un bon spectacle aux partisans, notamment le quartarrière Brad Sinopoli, qui a complété 30 passes en 54 tentatives pour des gains de 342 verges. Il a aussi couru pour 66 verges sur huit portés. Ce match a été rempli d’émotions pour les quelques joueurs de cinquième année présents dans l’équipe : « On s’attendait à un match serré et l’équipe qui a fait le moins d’erreurs l’a emporté », a dit Maxime Bédard, qui fait partie de ce groupe de finissants. Cette défaite marque ainsi la fin d’une excellente saison pour Ottawa, qui a tout de même remporté six victoires en huit parties dans une division très compétitive du SUO.

GEE-GEES

Survol de la semaine Maxime Goulet Basket-ball masculin

Photo Jessica Rose

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À une semaine du début de la saison, les Gee-Gees affrontaient une équipe venue de Pologne. Après un tournoi difficile la semaine passée, ils espéraient rebondir cette semaine. Au final, les Polonais, qui évoluent en deuxième division dans leur pays d’origine, n’ont tout simplement pas été à la hauteur et ont encaissé la défaite au compte de 69 à 93 face à Ottawa. À la première demie, la troupe

de DeAveiro, instructeur du Double G, menait 48 à 27. Josh Gibson-Bascombe s’est encore illustré avec un total de 20 points tandis que son compatriote Max Clarkson en a inscrit 19. DeAveiro, qui mentionnait la semaine dernière qu’il y avait beaucoup de facettes du jeu à améliorer, notamment l’attaque et la défense, s’est dit plus que satisfait de la performance des siens à ces deux chapitres. Ottawa entamera sa saison à l’extérieur la semaine prochaine contre l’Université Brock vendredi et celle de Guelph samedi.

Hockey féminin La troupe de Miguel Filiatrault, entraîneur du Gris et Grenat, a finalement remporté sa première partie de la saison. Dimanche dernier, les Ottaviennes affrontaient l’Université Concordia. Dès la première minute de jeu, Kayla Hottot, assistante-capitaine de l’équipe, a compté son premier but de la rencontre. Bien que Concordia soit par la suite parvenue à égaliser, Ottawa a gardé la cadence et a fini par l’emporter par la marque de 4 à 2. Hottot a inscrit trois buts dans la rencontre et a ainsi complété son

premier tour de chapeau de la saison. De surcroît, elle a récolté un autre point sur le but de Jodi Reinholz. Filiatrault était particulièrement fier de sa troupe : « Maintenant, on sait qu’on est capable », a confié le pilote de l’équipe après la rencontre. Ce dernier a aussi affirmé que les efforts fournis à l’entraînement avaient été payants et que la victoire allait aider le moral de l’équipe. Le prochain rendez-vous des Gee-Gees aura lieu au Complexe sportif dimanche prochain à 14 h, quand Ottawa accueillera l’Université McGill.

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Sports

le 2 novembre 2009

SOCCER FÉMININ – SÉRIES

Un décollage convaincant

Mercredi soir dernier, l’équipe de soccer féminine amorçait les séries éliminatoires. Première étape : l’Université Laurentienne. En cas de victoire, le Gris et Grenat allait ensuite se diriger vers Toronto. Catherine Cimon et Maxime Goulet Avant la rencontre de mercredi, plusieurs s’inquiétaient de l’état de santé de certaines joueuses. Selon les ouï-dire, Laurentienne aurait perdu son dernier match contre Ottawa avec leur équipe « B ». Ainsi, quelle bonne nouvelle pour l’université visiteuse d’entendre que la grippe, des chevilles blessées et un nez cassé affectaient les effectifs ottaviens. Toutefois, au plaisir de leurs supporteurs, le Gris et le Grenat l’a emporté par la marque finale de 2-0 contre leurs visiteuses de Sudbury, ce qui leur a permis d’accéder à la deuxième ronde. Un problème de taille Si le clan de Steve Johnson, après deux matchs victorieux cette saison (7-0 et 2-0), s’amenait sur le terrain Matt-Anthony avec un net avantage, il appréhendait plutôt, selon Élise Desjardins, le style de jeu plus rude de ses opposantes, plus grandes et plus fortes. Néanmoins, les Gee-Gees ne se sont visiblement pas laissées impressionner par Laurentienne, puisque Dominique Falardeau a décidé, dès la septième minute de jeu, de donner le ton à la partie avec un but compté de la tête sur une superbe passe de Brittany Harrison. Falardeau nous offrait par la même occasion son troisième but en trois matchs; tout un exploit pour une défenseuse! À part quelques belles tentatives du Double G pour trouver le fond du filet, le reste de la demie s’est ensuite déroulé sans réelles surprises de la part des deux équipes présentes sur le gazon. En effet, Courtney Luscombe et Sarah Bullock ont donné à plusieurs reprises une raison à leur public de retenir leur souffle en réalisant quelques beaux tirs cadrés et plusieurs échappées menaçantes, sans toutefois déjouer la gardienne de la cage adverse. Mélissa Pesant, gardienne de but d’Ottawa, s’est vu offrir par ses coéquipières, nettement dominantes, une première demie très tranquille. Son homologue vivait quant à elle de longs quarts d’heures face à une attaque soutenue des Gee-Gees, une pression qu’elle a bien su soutenir après s’être laissée surprendre par le 11 ottavien en début de match. Les efforts de la gardienne de Laurentienne étaient d’autant plus louables que son équipe semblait l’avoir délaissée en fin de demie, troquant la technique pour la rudesse. Sans doute énervée par son manque d’efficacité, l’équipe de Sudbury a adopté un rythme visi-

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Photo Romain Guibert

Le 11 ottavien est sur une lancée en série. blement plus agressif par rapport à son adversaire. Cela n’a pas empêché les Gee-Gees de poursuivre leur jeu offensif et de démontrer leur supériorité sur le terrain. Au retour de la mi-temps, le froid ne semblait pas avoir réveillé les joueuses, mais plutôt avoir refroidi leurs ardeurs. L’allure du match a changé dans la seconde demie. Les spectateurs, qui s’étaient déplacés en bon nombre, ont souvent eu droit à des jeux décousus et des passes imprécises. L’action se déplaçait de plus en plus vers le milieu du terrain, où les filles semblaient avoir de la difficulté à construire des jeux. Toutefois, les protégées de Steve Johnson ont encore fait de belles démonstrations de force en profitant de la mollesse technique croissante de leurs opposantes sur le terrain et des erreurs fréquentes de la gardienne de Laurentienne. Celle-ci a d’ailleurs à plusieurs reprises mis son équipe en position précaire en laissant derrière elle un filet désert pour tenter d’aller aider ses coéquipières en défensive. C’est cependant Sarah De Carufel, qui fait ses débuts cette année au sein du Gris et Grenat, qui a causé la surprise de la partie en marquant

le deuxième et dernier but de la soirée. À dix minutes de la fin, la jeune joueuse a percé la défensive de Laurentienne pour ensuite subjuguer la gardienne adverse avant de faire glisser le ballon derrière la ligne de but. Il faut noter que Du Carufel en était à sa première présence de la soirée sur le terrain; une recrue à

éléments clés de la formation ottavienne. De fait, Nikki Moreau et Gillian Baggot, pour ne nommer que celles-là, manquaient à l’appel et observaient plutôt la partie du haut des gradins. Questionné à ce sujet, Steve Johnson, entraîneur de l’équipe, admettait que le taux de blessu-

Les joueuses savaient qu’elles allaient devoir jouer 90 minutes et ne pas donner d’opportunités à leurs adversaires. surveiller pendant les séries! Malheureusement pour ses opposants, Mélissa Pesant n’a pas bronché face aux tirs Laurentiens et est restée de marbre devant leurs rares offensives. Au cours de la partie, la gardienne n’a en aucun cas été réellement menacée ou inquiétée, ce qui lui a permis de récolter son 11e blanchissage de la saison. Une équipe en forme? Même si les filles ont offert une belle performance mercredi, en début de séries éliminatoires, on ne pouvait manquer de remarquer l’absence sur le terrain de plusieurs

res chez les filles cette saison est anormal et qu’il a fallu trouver des façons de travailler sans plusieurs joueuses et de maintenir l’efficacité sur le terrain. Mission accomplie, pour le moment. Par ailleurs, il est à noter que plusieurs joueuses qui ont participé au match se sont démarquées tout en supportant des blessures, comme Catherine Scott et Brittany Harrison. Bref, il faudra que les filles gardent l’attitude positive, confiante et efficace qu’elles ont adoptée mercredi soir, ainsi que leur offensive soutenue, pour continuer à s’imposer dans les séries éliminatoires, où

elles feront face à un niveau de compétition de plus en plus relevé. Samedi Samedi, une autre étape attendait les Ottaviennes : Toronto. Le dernier affrontement entre les deux équipes, la semaine dernière, n’avait pas fait de vainqueur, le match s’étant terminé 1 à 1. Plus tôt dans la saison, le Double G était sorti vainqueur (2-0) d’un duel opposant les deux formations. Les joueuses savaient qu’elles allaient devoir jouer 90 minutes et ne pas donner d’opportunités à leurs adversaires. Mission accomplie, puisque le Double G a réussi à conserver son avance pour l’emporter par la marque de 1 à 0. En effet, Tara Condos a trouvé le fond du filet à la neuvième minute de la deuxième demie. L’équipe a ensuite su protéger son avance malgré les efforts torontois pour niveler la marque. Ainsi, à l’instar de Queen’s et de Wilfrid-Laurier, les Ottaviennes joueront un premier match de demi-finale provinciale le 7 novembre prochain. Pour l’occasion, c’est York qui accueillera le 11 ottavien.

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le 2 novembre 2009

HOCKEY MASCULIN

VOLLEY-BALL FÉMININ

Les Gee-Gees ont eu chaud Vincent Duquette C’est avec plusieurs absents de taille que les Gee-Gees affrontaient les Lakers de l’Université Nipissing. Avec un alignement réduit, les GeeGees n’on pas su maintenir le rythme imposé par les Lakers et se sont inclinés par la marque de 5 à 4 en prolongation. « Nous avions seulement 13 joueurs, trois joueurs de ligne et quatre défenseurs, mais nous avons fourni un gros effort », a déclaré Dave Leger, entraîneur-chef, au Service des sports après la partie. Malgré les nombreuses blessures

charge en troisième période, la troupe de Leger a su profiter d’un avantage numérique tard en fin de match pour marquer le but décisif qui leur a permis d’enregistrer une troisième victoire cette saison. Le match s’est terminé sur la marque de 6 à 4. « Nous avons été chanceux de remporter le match. Nous n’avons pas joué avec assez d’intensité. Nous avons donné beaucoup trop de lancers, beaucoup trop de chances de marquer », déplorait Leger après la partie. Le match avait pourtant bien commencé pour Ottawa, qui s’est

Millette, qui a débordé le défenseur des Rams pour ensuite loger la rondelle dans la partie supérieure du filet. Les punitions sont ensuite venues casser le rythme du Gris et Grenat, mais le bon travail en désavantage numérique leur a permis de maintenir leur avance de trois buts. Le troisième engagement a été tout à l’avantage de Ryerson, qui a réussi à niveler le pointage à seulement six minutes de la fin du match. Le premier des trois buts des Rams a été marqué tôt en troisième période, alors que Bryan Nadeau visitait à nouveau le banc des punitions.

À la hauteur des attentes

« Nous avons très bien joué défensivement, mais nous avons manqué de gaz. » - Dave Leger et la suspension de Gabriel Houde, Ottawa a tout de même réussi à arracher un point à l’équipe de l’heure du Sport universitaire de l’Ontario. « Nous avons très bien joué défensivement, mais nous avons manqué de gaz » a-t-il ajouté. C’est le brio du gardien de troisième année Riley Whitlock qui a permis aux Ottaviens de rester dans le match. Dans la défaite, il a effectué 44 arrêts. Le joueur de centre de deuxième année Pat Millette s’est aussi illustré avec un doublé. Le joueur de première année Jonathan Reid et l’attaquant de troisième année Ryne Gove ont aussi marqué pour les Gee-Gees. Samedi Les Gee-Gees étaient de retour à domicile en cette soirée d’Halloween pour y affronter les Rams de l’Université Ryerson. Après avoir vu les Rams revenir à la

inscrit rapidement au pointage avec le but de Ryne Gove lors d’une descente à trois contre deux. Quelques secondes plus tard, l’attaquant de première année Brian Cayouette a effectué un tir précis de l’enclave, qui a déjoué le gardien de Ryerson. Il ne s’était pas écoulé trois minutes que les Gee-Gees menaient par la marque de 2 à 0. Le reste de la période a été l’affaire du gardien de but albertain Riley Whitlock, qui a multiplié les arrêts clés en volant littéralement les joueurs des Béliers. Par contre, il n’a rien pu faire sur le premier but de Ryerson, alors que Bryan Nadeau visitait le cachot pour deux minutes. À la fin de la première, le pointage était de 2 à 1 en faveur d’Ottawa. La deuxième période a été tout à l’avantage des Ottaviens, qui ont augmenté leur avance 4 à 1 grâce aux buts du défenseur de deuxième année Scott Ashton avec l’avantage d’un homme et du centre Pat

Les Béliers ont ensuite compté leur deuxième but de la période à quatre contre quatre et c’est finalement lors d’un cinq contre trois que Ryerson a égalisé le pointage grâce au deuxième but de Brent Small. Le défenseur de première année Patrick Burns a sauvé l’honneur des Gee-Gees en marquant un but avec l’avantage d’un homme à trois minutes de la fin. Mattieu Germain a ensuite scellé l’issue du match dans un filet désert. Soulignons la belle performance du gardien de but ottavien Riley Withlock, qui a réalisé 52 arrêts dans la victoire, et du défenseur Scott Ashton, qui a obtenu trois points. Pour un deuxième match de suite, les Gee-Gees devaient se débrouiller sans leur capitaine, le joueur de deuxième année Matthieu Methot, qui était ennuyé par une blessure à l’épaule. Le prochain match des Gee-Gees aura lieu le 6 novembre à Toronto face aux Varsity Blues.

Les ottaviennes ont enfin joué selon leur potentiel. Maxime Goulet Les Gee-Gees avaient des choses à prouver en fin de semaine. En effet, après des défaites contre Ryerson et York, la troupe de Lionel Woods, qui n’avait remporté qu’un seul set au cours de leurs deux premières parties, recevait la visite de Queen’s et du Collège militaire royal en fin de semaine. « On est déçu de nos parties de la semaine dernière, mais il y a eu beaucoup de facteurs qui nous ont désavantagés. Ce n’est toutefois pas une excuse, [...] dans ces occasions, il faut rebondir! » commentait Woods au sujet du début de saison laborieux de son équipe. Sortir du guêpier

Le Gris et Grenat peut encore remercier son gardien de but vedette, Riley Whitlock.

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L’ambiance était à son comble pour la première partie de la saison régulière au gymnase Montpetit. Une foule nombreuse et bruyante s’était déplacée pour encourager leurs athlètes. Le Gris et Grenat, qui avait démontré de l’inconstance lors des deux premières parties, n’avait pas l’intention de décevoir ses fans. Les deux équipes se sont disputé chaudement les deux premières manches, remportant chacune un set par la marque de 25-23. Au troisième set, le clan de Woods a démontré de quoi il était vraiment capable, ne laissant aucune chance aux Gaels, en remportant un set convaincant par la marque de 25 à 15. Alors que la foule était de plus en plus convaincue de la victoire du Gris et Grenat, Queen’s est revenue dans le match et a réussi à remonter un déficit en début de set pour finalement s’échapper avec le set (25-21). Le dernier set s’est disputé tout aussi chaudement, les deux équipes prenant la tête du pointage

Photo Jessica Rose

à tour de rôle. L’escouade ottavienne a toutefois réussi à faire les bons jeux aux bons moments et est parvenue à remonter un déficit de 11 à 13, pour finalement l’emporter par la marque de 15 à 13. « Queen’s n’est pas une équipe qui se laisse faire et on avait besoin de rencontrer ce type d’équipe. [...] Notre performance, ce soir, surtout comparée à la semaine dernière, est un exemple de ce dont on est capable », affirmait Woods après la rencontre. Originaire du Brésil, la Gee-Gee Karina Krueger Schwanke en est à sa première année d’éligibilité, et ce même si elle a joué dans les rangs professionnels dans son pays d’origine. L’athlète de 21 ans accompagne l’équipe depuis deux ans à titre d’entraîneure adjointe et devrait s’avérer un atout de taille de pour Ottawa. Deux en deux Le lendemain, la troupe de Lionel Woods faisait face au Collège militaire royal. Le Gris et Grenat n’a pas perdu de temps, dans ce match, et a remporté la rencontre en seulement trois sets. Si les deux premiers sets ont été relativement serrés (25-23; 25-23), le troisième n’a été qu’une formalité pour la troupe de Woods. Dans la rencontre, Melissa Morelli et Joanie Beauregard-Veillette se sont illustrées avec un total de six coups gagnants chacune. Le Double G possède maintenant une fiche de deux victoires et deux défaites, ce qui le place au troisième rang de leur conférence, derrière Queen’s et Toronto. Le Gris et Grenat affrontera Lakehead vendredi prochain. Les visiteuseuses seront en quête d’une première victoire cette saison.

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Sports

le 2 novembre 2009

Tirs de barrage La saison de hockey est maintenant commencée. Nouvellement arrivé à Ottawa, Thomas Baubriau, qui est originaire de Rouen, en France, évolue au sein du Gris et Grenat en tant que défenseur. Il a accepté de répondre à nos questions.

TB : J’ai pas mal entendu parler de cette rivalité depuis que je suis arrivé ici, et moi, je penche plus pour les Sénateurs! LR : À ce qu’il paraît, les joueurs de football « pognent » plus que les joueurs de hockey, notamment parce qu’il y aurait plus de choix de leur côté; quelle est ton opinion sur le sujet? TB : Euh… je ne peux pas vraiment me prononcer sur la question, car je suis un gars et je ne suis pas en mesure de juger un autre gars face à son physique, mais je pense qu’abondance n’est pas toujours synonyme de qualité… LR : Est-ce que certains joueurs de l’équipe ont des manies bizarres ou des rituels d’avantmatch?

Photo Jessica Rose

Catherine Cimon La Rotonde : Qu’est-ce qui t’a incité à quitter la France pour venir jouer à Ottawa? Thomas Baubriau : Eh bien, l’entraîneur des Gee-Gees était venu donner un camp de formation en France et il m’a proposé de venir jouer dans l’équipe de l’Université d’Ottawa. Comme, à Rouen, je ne pouvais pas vraiment poursuivre mes études tout en pratiquant le hockey, j’ai décidé d’accepter sa proposition. J’étudie présentement en sciences environnementales. LR :Comment se fait-il qu’un Français du sud du pays se soit intéressé au hockey?

TB : Eh bien, même si d’où je viens les sports les plus populaires sont le rugby et le surf, j’ai commencé à jouer au hockey à trois ans et demi. C’est un sport que j’ai découvert grâce à ma sœur qui faisait du patinage artistique et, après ses entraînements, c’était l’équipe locale qui embarquait sur la glace; je voulais toujours rester pour les regarder jouer!

LR :Tu as fait partie de la sélection nationale des moins de 20 ans en France. Quelle est la différence de calibre avec l’équipe de l’Université d’Ottawa?

LR :J’ai remarqué que Lucas Bini, un de tes coéquipiers, avait aussi joué dans la même équipe (HC Rouen) que toi; habitez-vous ensemble?

LR : Qu’as-tu à dire sur les débuts plutôt lents des Gee-Gees sur la glace cette saison? TB : Bon, c’est certain qu’on n’a pas commencé comme on l’aurait voulu, mais on s’entraîne fort et on est confiant de pouvoir battre les autres équipes lors des prochaines rencontres!

TB : Oui. Lucas est arrivé l’an passé à Ottawa, et maintenant on partage un appartement près de l’Université.

TB : J’ai participé à deux championnats du monde, mais je savais à quoi m’attendre en arrivant ici, c’est-àdire que le niveau de jeu est définitivement plus soutenu et relevé.

LR : Tes coéquipiers et toi êtes donc en mesure d’atteindre les finales cette année? TB : On va se rendre le plus loin possible et je crois, oui, qu’on a de bonnes chances de faire les playoffs. LR : Alors, après le match, c’est un verre de vin ou bien une Molson Canadian? TB : (Rires) Une Molson Canadian, je dirais. Je ne bois pas vraiment de vin, même si chez moi on en consomme beaucoup… Je devrais m’y mettre, d’ailleurs! LR : Question cruciale : de quel côté es-tu, Sens ou Habs?

TB : Oui, je dirais même qu’il y a beaucoup de superstitieux dans le groupe et j’en suis un! J’arrive toujours dans le vestiaire à la même heure avant une partie, je fais les mêmes choses dans le même ordre… C’est comme une habitude que j’ai prise au fil des années. LR : Finalement, tu n’as pas trop de difficulté avec ton anglais? TB : (Rires) Disons que je le comprends bien et qu’avec l’équipe, dans les pratiques, par exemple, je me débrouille pas mal, mais je ne parle pas beaucoup, je suis un gars réservé en général… LR : Et par rapport à l’accent? TB : Sans commentaire!

Prolongation

Maxime Goulet, Chef de pupitre Sports

NOUS VOULONS VOUS LIRE!!

La vraie saison J’attendais ce moment avec fébrilité : la vraie saison. Certes, plusieurs vous diront que la saison régulière est importante. Les équipes s’affrontent, mesurent leur talent ainsi que celui de leurs adversaires, calculent leurs chances, évaluent leurs effectifs, perfectionnent leurs stratégies, etc. Mais pour moi, la saison régulière, ce sont des chiffres, des statistiques. Rien de réellement palpable pour l’amateur. Ainsi, dans les saisons régulières, il y a de bonnes défaites et de mauvaises victoires. En série, cette réalité n’existe pas. Les pires victoires sont d’autant plus satisfaisantes et les meilleures défaites sont par le fait même plus fatales. Dans un match de la vraie saison, particulièrement avec les formats préconisés par le Sport interuniversitaire canadien (SIC), chaque minute, chaque erreur, chaque action compte. Pour réussir, dans les séries, quelques ingrédients sont primordiaux. La confiance : La confiance se bâtit pendant la saison régulière

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en fonction des équipes que l’escouade a réussi à battre et de la manière dont elle l’a fait. La confiance naît aussi de l’entraînement. Si des joueurs sont en mesure de réaliser parfaitement certains exercices en entraînement, ils sauront, le moment venu, qu’ils sont en mesure de les répéter sur le terrain. La préparation : La préparation donne la confiance. De plus, elle permet de s’ajuster à un adversaire. Dans les sports d’équipe, il s’agit souvent de déceler la faiblesse dans le jeu de l’opposant et de l’exploiter. Au football, si l’équipe qu’on affronte n’a personne pour couvrir un receveur étoile, on va par la passe. Si l’autre équipe double la couverture, alors un joueur est nécessairement laissé libre. Si les différentes stratégies sont assimilées à l’entraînement, une équipe n’a aucune difficulté à l’adopter, même en plein milieu d’une partie, lors d’un temps mort. Le cœur : Deux facteurs déterminent qu’un joueur atteigne ou

non un niveau d’élite : le talent (ses aptitudes) et le cœur (à quel point il veut). Les deux sont importants. Certains sportifs possèdent les deux, mais ils sont rares. La plupart possèdent l’un des deux. Le plus important, c’est le cœur. Plusieurs athlètes se sont rendus très loin sans avoir tant de talent. À l’inverse, plusieurs athlètes extrêmement talentueux n’ont jamais rien réalisé parce qu’ils n’avaient pas assez de cœur. Pour ceux qui veulent que j’illustre mon propos, vous n’avez qu’à pensez à Alexandre Daigle. Les séries permettent de mesurer le cœur, le talent, la préparation et la confiance d’une équipe. Chaque match est un test sans lendemain. Dans les présentes séries, en football et en soccer féminin, Ottawa possède cette année des effectifs qui sont en mesure de franchir les obstacles qui se dresseront devant chaque équipe. Les limites rencontrées sont toujours celles qu’on s’impose. Il reste à voir quelles limites s’imposeront nos Gee-Gees.

La Rotonde est heureuse d’accueillir les analyses et commentaires de ses lecteurs et lectrices. La Rotonde ne s’engage ni à publier les lettres, ni à justifier leur non-publication. Nous nous réservons la possibilité de réduire la longueur des textes retenus. Pour nous faire parvenir vos lettres, veuillez envoyer un courriel à Mathieu Gohier. redaction@larotonde.ca

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Sports

le 2 novembre 2009 CLASSEMENTS

Les trois étoiles de La Rotonde

Volley-ball féminin – SUO Est

RILEY WHITLOCK » HOCKEY MASCULIN

Équipe

PJ

V

D

SG

SP

PTS

York

3

2

1

7

4

4

Queen’s

4

2

2

9

8

4

Le gardien de l’équipe de hockey a fait face à plus de cent lancers au cours des deux matchs de la fin de semaine. Il a d’abord permis à son équipe de se rendre en prolongation lors du match de vendredi contre les Lakers de Nipissing, arrêtant 45 des 49 tirs dirigés vers lui. Puis, le lendemain, le gardien a réussi à stopper 48 des 52 tirs décochés par Ryerson, permettant ainsi à son équipe de l’emporter par la marque de 6 à 4. Avec un total de 311 tirs reçus, il est le gardien le plus sollicité du Sport universitaire de l’Ontario. Keaton Hartigan (Waterloo), son plus proche rival à ce chapitre, en a reçu 232. Après les parties de la dernière fin de semaine, son pourcentage d’arrêt est maintenant de 0.920.

Toronto

4

2

2

7

7

4

Ottawa

4

2

2

7

8

4

Ryerson

3

1

2

3

7

2

CMR

1

0

1

0

3

0

Lakehead

3

0

3

2

9

0

1 2 3

TARA CONDOS » SOCCER FÉMININ

Dans des conditions venteuses et difficiles, la joueuse de soccer de milieu de deuxième année Tara Condos (Strathroy, Ontario) a marqué le seul but du match à la 54e minute de jeu, permettant ainsi à son équipe de prolonger sa saison et de se rendre aux demi-finales provinciales. Le numéro 15 de l’équipe ottavienne a été la joueuse la plus menaçante de la rencontre, elle qui a failli marquer un autre but plus tôt dans le match.

KAYLA HOTTOT » HOCKEY FÉMININ

La hockeyeuse de quatrième année a inscrit trois buts dans la rencontre de dimanche dernier et a ainsi complété son premier tour de chapeau de la saison. De surcroît, elle a récolté un autre point sur le but de Jodi Reinholz. Avec ses quatre points, l’assistante-capitaine de l’équipe a fortement contribué à la victoire d’Ottawa en participant à tous les buts des siennes.

Ont participé à cette édition: Simon Banville

Hockey féminin - Conférence québécoise Équipe

PJ

V

D

DP

BP

BC

+/-

PTS

Montréal

4

4

0

0

12

6

6

8

McGill

2

2

0

0

11

0

11

4

Concordia

5

1

3

1

11

18

-7

3

Carleton

2

1

1

0

3

3

0

2

Ottawa

3

0

3

0

4

14

-10

0

BC

+/-

PTS

Hockey masculin SUO Est – Division Est Équipe

PJ

V

D

DP

BP

UQTR

7

7

0

0

35

14

21

14

Nipissing

8

6

1

1

35

26

9

13

Toronto

8

4

3

1

22

21

1

9

McGill

4

4

0

0

25

6

19

8

Carleton

7

4

3

0

26

20

6

8

Ottawa

8

3

4

1

23

26

-3

7

Queen’s

6

3

3

0

20

33

-7

6

CMR

6

2

3

1

13

22

-9

5

Ryerson

8

2

5

1

21

30

-9

5

Concordia

8

0

8

0

15

37

-22

0

Université d’Ottawa

Porte ouverte 6 novembre 2009

De 12 h à 16 h 30

Catherine Cimon

Maîtrise en service social

Simon Cremer

Vous aimeriez travailler dans le milieu de la santé? Vous aimeriez intervenir auprès de familles, d’enfants, de jeunes, d’adultes ou de personnes âgées?

Vincent Duquette Romain Guibert

• • • •

Nedggy Mauricin

*Sous réserve de l’approbation du Conseil ontarien des études supérieures et du Sénat de l’Université d’Ottawa

Eric Ricou Véronique Strasbourg De toute l’équipe de La Rotonde,

merci! sports@larotonde.ca

Programme professionnel agréé par l’ACFTS depuis plus de 15 ans Deux champs d’études : santé et famille-enfance Stages d’intervention et de recherche-intervention Possibilité de continuer les études au programme de doctorat* de l’École de service social de l’Université d’Ottawa

Date limite pour déposer une demande d’admission : 15 février 2010 www.servicesocial.uOttawa.ca 613-562-5494 Servsoc@uOttawa.ca

www.larotonde.ca •

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le 2 novembre 2009

Divertissements

Devinettes

Sudoku

Je suis l’ainée de 26 sœurs. Je suis la reine d’Afrique et d’Amérique. Je suis trois fois le Canada. Je suis au centre de l’Espagne. Sans moi, Paris serait pris.

Remplissez les cases vides pour compléter le casse-tête. Chaque chiffre de 1 à 9 doit être présent dans chaque rangée horizontale et verticale, ainsi que dans chaque section de neuf cases.

Qui suis-je ?

Ôtez-moi une lettre, ôtez-m’en deux, ôtez-les-moi toutes, je reste toujours le même.

Qui suis-je ?

Je suis debout il est couché, je suis couché il est debout. La Rotonde n’est aucunement responsable de tout problème de manque d’attention de ses lecteurs en classe en raison de ce Sudoku.

Qui est-il ?

Qu’est-ce qui peut être une couleur ou une douleur ? Il a des dents, mais il ne mord pas. Qui est-il ?

Qui suis-je ?

Solutions: La lettre A; Le facteur; La pied; Un bleu; Un peigne

Opinions Le message ne passe pas au Département de communication Je suis inscrit dans deux cours de communication cette session. Dans les deux cours, l’examen de mi-session a été donné la semaine passée. Dans les deux cas, les notes ne seront pas disponibles avant la date limite pour annuler un cours, soit lundi le 2 novembre. Dans les deux cas, les professeurs n’étaient pas au courant de cette situation. On a expliqué que les professeurs ont droit à 10 jours pour la correction d’un examen, ce qui est parfaitement compréhensible. Un

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des professeurs a même offert de me communiquer ma note avant lundi. Je ne crois pas que les enseignants soient à blâmer, mais plutôt le Département, qui a approuvé les syllabus de ces cours. Je ne compte pas abandonner l’un ou l’autre desdits cours, mais pour les étudiants qui y penseraient, l’administration les laisse dans une situation peu enviable. Simon Cremer Étudiant en Communication

Réaction à l’article du 26 octobre Bonjour, J’aimerais faire suite à l’article de Mathieu Gohier intitulé « Année chargée pour l’Association des étudiants diplômés » paru dans l’édition du 26 octobre de La Rotonde. Suite à la question « En ce qui concerne la question de la diffusion de la recherche, quelles sont les demandes de la GSAÉD? », M. Beaulière, commissaire aux affaires externes de la GSAÉD, a stipulé qu’il serait bon que l’Université suive la tendance américaine de rendre disponible la recherche de façon gratuite et publique sur le Web et que l’Université « pourrait jouer un rôle majeur dans la diffusion de la recherche en Ontario et au pays ».

Un tel outil a été développé par la Bibliothèque en collaboration avec le Cabinet de la vice-rectrice à la recherche. Cet outil, connu sous le nom de Recherche uO (disponible au https:// www.ruor.uottawa.ca/fr/), a pour but de favoriser la diffusion du savoir en assurant la collecte et la conservation des produits de recherche numériques émanant des professeurs, chercheurs et étudiants diplômés ainsi que l’accès en ligne à ces travaux. Les étudiants diplômés peuvent notamment y déposer leur thèse une fois complétée, mais ils peuvent également contribuer à Recherche uO en soumettant des articles de recherche si ces derniers ont été publiés dans des périodiques permettant l’auto-archivage.

Tel que souligné dans l’article par M. Beaulière, « la recherche manque de diffusion parce que le coût de celle-ci est trop élevé ». Cela dit, avec Recherche uO et la publication en libre accès, la recherche bénéficie d’une visibilité accrue et, par conséquent, d’un impact plus important, car l’obstacle financier n’enfreint plus à l’accès universel. Afin de faire progresser le savoir, il est essentiel de diffuser la recherche à grande échelle. En appuyant le libre accès, les chercheurs et les étudiants contribuent de façon plus significative à l’avancement du savoir. Patrick Labelle Bibliothécaire responsable pour la communication savante. Bibliothèque, Université d’Ottawa.

redaction@larotonde.ca


le 2 novembre 2009

Éditorial le 2 novembre 2009 • Vol. LXXVII No. 9 109, rue Osgoode Ottawa (Ontario) K1N 6S1 613 421 4686

Le citron est assez pressé

É

videmment que l’Université d’Ottawa n’allait pas échapper à la crise économique mondiale. Évidemment qu’une période d’austérité et de pain noir allait suivre au sein de notre institution universitaire. Pas de surprise ici. Là où le bât blesse, c’est dans la manière dont cette « optimisation des ressources » se fait. Parce qu’avant tout chose, il faut mettre au clair que parmi le comité directeur de ce conseil d’« optimisation », aucun étudiant n’aura de voix. Quand ce comité supérieur fera les recommandations finales aux vice-recteurs et au recteur, pas un seul de nos représentants n’aura eu son mot à dire sur ce vaste plan. Les étudiants sont aussi totalement absents des sous-comités chargés d’évaluer des secteurs particuliers et de remettre leurs rapports au comité directeur. En résumé : les étudiants sont absents de tout ce processus. Allan Rock tente de se faire rassurant en avançant que les étudiants « seront à la table quand [ils] prendront les décisions ». Quelle table, Monsieur Rock? Celle à laquelle les vicerecteurs et vous-même serez assis quand viendra le temps d’appliquer ou non les recommandations du comité directeur? Le même comité où l’étudiant brille par son absence? Comment prendre cette invitation au sérieux quand la voix étudiante ne peut se faire entendre pendant l’analyse précise des divers secteurs et services de l’Université? Ce sont nous, les étudiants, les plus à même de donner notre point de vue sur les services et l’éducation que nous recevons. Nous ne voulons pas attendre qu’un comité qui nous ignore y aille de ses recommandations avant de nous faire entendre. Nous avons devant nous un recteur qui crie sur tous les toits que l’expérience étudiante dicte ses choix, de l’embauche de nouveaux professeurs jusqu’à ce qu’il mange au petit-déjeuner. Comment peut-il alors faire fi des représentants des 36 000 personnes

qui donnent son sens à l’Université pour laisser plus de place à des représentants du secteur privé? Pour Allan Rock, il semble bien que l’expérience étudiante doive être élaborée par des gens d’affaires. Ce même comité semble également avoir oublié la place qu’occupent les membres du corps professoral dans la vie universitaire. Seulement deux des sept membres du comité directeur proviennent du milieu universitaire, les cinq autres appartenant au secteur privé. Voilà pourquoi nous ne pouvons qu’abonder dans le sens de Gaétan-Philippe Beaulière, commissaire à l’externe de l’Association des étudiants diplômés, et de Seamus Wolfe, président de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa. Comment se fait-il que les acteurs les plus concernés par la gestion financière de l’Université, c’est-à-dire les étudiants, les professeurs et leurs assistants ainsi que le personnel de soutien, ne font pas partie du processus d’évaluation? L’Université devra également, et ce dans un avenir rapproché, identifier quels seront les premiers secteurs ou services à pâtir de cette « optimisation ». On ne peut imaginer que des services soient totalement éliminés, mais dans la mesure où le fardeau financier de l’éducation postsecondaire repose plus que jamais sur les épaules des étudiants, il y a des limites à faire plus avec moins. Le proverbial citron est déjà bien assez pressé. On ne pourrait non plus passer sous silence la réduction des transferts gouvernementaux vers les universités. Comment peut-on décemment augmenter les frais de scolarité alors qu’on coupe dans les budgets alloués aux institutions postsecondaires? Ne se rend-t-on pas compte que la vitalité économique d’une province ou d’un pays dépend largement du taux de scolarisation de sa population? S’il y a des gens capables de sortir le pays du marasme économique, ce sont bien les diplômés.

RÉDACTION Rédacteur en chef Mathieu Gohier redaction@larotonde.ca Secrétaire de rédaction Joanie Demers revision@larotonde.ca Adjointe à la secrétaire de rédaction Axelle Perry Actualités Ariane Marcotte (Chef de pupitre) Isabelle Larose (Adjointe) actualites@larotonde.ca Arts et Culture Vacant culture@larotonde.ca Sports Maxime Goulet sports@larotonde.ca Section Opinions Mathieu Gohier redaction@larotonde.ca Web Philippe Teisceira-Lessard web@larotonde.ca Direction artistique Production Mathieu Langlois directart@larotonde.ca production@larotonde.ca Photographie Jessica Rose Montage de la couverture Mathieu Langlois ÉDITIONS ET VENTES Directrice générale Céline Basto direction@larotonde.ca Publicité Edgar Donelle Accès Média info@accesmedia.com 514 524 1182 1 800 391 1182 (sans frais) La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Éditions de La Rotonde, et distribué à 4000 copies dans la région d’Ottawa-Gatineau. Il est financé en partie par les membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés. La Rotonde est membre du Carrefour international des presses universitaires francophones (CIPUF) et de la Presse universitaire canadienne (PUC). La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffamatoires de ses articles ou éléments graphiques, en totalité ou en partie.

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Université d’Ottawa

Cabaret francophile avec Slam Outaouais Jeudi 5 novembre, 21 h Bistro 1848 Entrée libre

Nos activités franco-écolos

Projection de Home de Yann Arthus-Bertrand (sous-titres anglais) Mardi 10 novembre, 12 h Agora du Centre universitaire Entrée libre Dîner-conférence : À qui dois-je payer pour mon empreinte écologique? Jeudi 12 novembre, 12 h Salle UCU-205 Entrée libre, goûter sur place

www.viecommunautaire.uOttawa.ca 613-562-5800, poste 4424


La Rotonde - Édition du 2 novembre 2009