Issuu on Google+

Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa Édition du 1er décembre 2008 – Volume LXXVI No 14

SPORTS

Passation du flambeau

Droits de scolarité augmentés 4 à 8% de plus hors du portefeuille des Philippe Teisceira-Lessard Les droits de scolarité exigés pour l’année scolaire 2009-2010 ont été officiellement augmentés, lundi dernier, à l’occasion d’une réunion spéciale du Bureau des Gouverneurs (BdG). Les 13 membres présents ont accepté la proposition élaborée par l’administration par un vote de 8 pour, 3 contre et 2 abstentions. Les étudiants qui fréquenteront l’Université l’année prochaine verront donc leur facture gonfler de 4% pour les plus chanceux, jusqu’à un maximum de 8% pour ceux qui feront leur entrée dans certains programmes (Droit civil, médecine,

étudiants en 2009

MBA, etc.). Selon les documents d’information de l’Université, la moyenne d’augmentation atteindrait ainsi 4,2%. La proposition prévoit aussi que les revenus de hausse seront investis exclusivement dans l’amélioration de l’expérience étudiante ainsi que dans des bourses. Puisque les associations étudiantes avaient un droit de réplique à la proposition administrative, les protestations de la part des représentants étudiants ne se sont pas fait attendre, fusant même avant l’adoption de la hausse. Qualifiant le processus de consultation de «comédie montée dans le seul but de pouvoir monter les frais», Seamus Wolfe, v-p

aux affaires universitaires, a aussi nié l’existence «d’un débat honnête ou d’une vraie discussion». Ce dernier a ensuite attaqué l’augmentation des droits de scolarité sur sa pertinence fondamentale : «Je vous demande de vous questionner à savoir si oui ou non l’administration a réellement démontré un besoin et si une hausse des frais est le seul moyen de le combler». Pour sa part, Federico Carvajal, commissaire à l’externe de la GSAÉD, a plutôt choisi d’exposer un cas concret, le sien, afin de convaincre les gouverneurs de ne pas soutenir l’administration. «Au cours de mon baccalauréat de quatre ans (qui

sont devenus cinq ans), j’ai accumulé 36 000$ en dette d’études», a témoigné le président de la GSAÉD. «Si je n’avais pas mes honoraires de la GSAÉD, je n’aurais simplement pas les moyens d’être ici.» Pourtant, les arguments présentés par les associations étudiantes n’ont pas suffi pour convaincre la majorité des membres du Bdg. Notons que si les deux Gouverneurs-étudiants ne s’étaient pas présentés, la décision aurait dû être reportée, puisque le quorum n’aurait pas été atteint.

SUITE PAGE 4

De Josh Sacobie à Brad Sinopoli » pages 10-11 ARTS ET CULTURE

Photo Martin Lalande

Trucaret

Une comédie satyrique présentée à l’Université d’Ottawa » page 12


le 1er décembre 2008

Actualités

Céline Basto actualites@larotonde.ca

CENTRE DE RECOURS ÉTUDIANT

ACTUALITÉ ÉTUDIANTE

« Notre témoignage est une preuve » Mireille Gervais

À la suite de la publication du rapport annuel du Centre de recours étudiant, l’Université s’est empressée de faire paraître une évaluation où la méthodologie du rapport est fortement critiquée. Céline Basto Ce n’est que quelques jours après la parution du rapport du Centre de recours étudiant (CRÉ) où des problèmes liés au processus d’appel de cas de fraude à l’Université d’Ottawa que le recteur Allan Rock a affirmé au cours d’une réunion du Bureau des gouverneurs qu’il critiquait la méthodologie utilisée dans le rapport. Toutefois, c’est lui-même qui a affirmé sur son blogue, que la manière la plus facile de répondre à un sondage infavorable, c’est de le discréditer ou d’attaquer sa méthodologie. C’est Mireille Gervais, coordonnatrice du CRÉ, qui a soulevé ce point en critiquant fortement la démarche entreprise par l’administration. « C’est exactement ce qu’on fait à ses propres étudiants! », s’exclame-t-elle. Le 25 novembre dernier, l’Université d’Ottawa publie son évaluation du rapport annuel 2008 du CRÉ, rendu public à la mi-novembre, où le professeur Joanne St. Lewis, directrice du Centre de recherche et d’enseignement sur les droits de la personne et experte dans le domaine des droits de la personne, a examiné les conclusions du rapport en critiquant le professionnalisme du rapport et en désapprouvant la méthodologie utilisée. « Le rapport comporte en outre d’importantes erreurs méthodologiques, et l’analyse institutionnelle qu’il présente pour appuyer ses conclusions sur le racisme souffre de profondes lacunes. Il faut de prime abord préciser que toute l’analyse et la conclusion du rapport sont basées sur moins de 1 % de l’ensemble de la population universitaire. Quand l’échantillonnage des sujets à examiner est si restreint, il est crucial de considérer les données avec circonspection et de les évaluer avec prudence. », affirme St. Lewis. Gervais critique d’emblée le caractère dit indépendant de cette évaluation. « Comment peut-on prétendre que l’analyse est indépendante alors que c’est l’employeur qui lui a demandé de faire cette évaluation-là, alors que c’est le vice-recteur aux études qui a demandé à cette professeure de faire l’évaluation? »,

2 • www.larotonde.ca

soutient Gervais. Cette dernière déplore le fait que l’on critique point par point son rapport sans prendre en charge le réel problème. « C’est un rapport dont l’Université va pouvoir se servir pour nier les faits que j’apporte dans mon rapport, et pour ne pas s’engager à régler le problème. », indique-t-elle. Quant aux critiques faites par St. Lewis quant à la méthodologie employée, Gervais affirme ne jamais avoir caché qu’il s’agissait des chiffres des étudiants qui utilisent les services du CRÉ. D’ailleurs, c’est indiqué sur son rapport à quelques reprises. « Ce sont nos statistiques, premièrement. On ne fait pas une étude dans le cadre d’un programme académique. On dénonce en se basant sur notre vécu. On remet en question le fait qu’on a rencontré des centaines d’étudiants qui se sentaient lésés, estimaient avoir été victimes d’abus et de discrimination. » et

Discréditer écarter le

problème Gervais déplore toute cette situation. « L’université a fait de notre rapport ce qu’elle fait avec tous les étudiants, elle a choisi d’accorder plus d’importance à la parole d’une experte, ils sont allés choisir un professeur et, vu son autorité, immédiatement, on va prendre pour acquis que nos dires ont moins de valeur. Mettre de côté notre témoignage, c’est recréer l’injustice qu’on dénonce », regrette la coordonnatrice. Gervais met en garde en ce qui a trait à quelques affirmations publiées dans l’évaluation. Dans les recommandations de St. Lewis, il est indiqué que les étudiants peuvent consulter la clinique juridique de l’Université concernant des cas de fraude, ce qui, selon Gervais, est faux, puisque la clinique se trouverait en conflit d’intérêts. De plus, la coordonnatrice affirme qu’envoyer les cas en révision judiciaire, tel que proposé par l’évaluation, ne fait qu’alourdir le processus, puisque la révision ne règle pas le cas, mais vérifie plutôt si le processus a été suivi ou pas.

Retour sur les dossiers chauds de la session

Pour sa dernière édition de la session, La Rotonde fait un survol des sujets chauds qui ont fait la manchette des derniers mois. Hausse des droits de scolarité, campagne « À bas les frais », rapport du Centre de recours étudiant, référendum sur la FCÉÉ, code de conduite, les sujets ne manquaient pas ! Par Mathieu Gohier et Céline Basto

Code de conduite Victoire étudiante!

Même si cet enjeu a été éclipsé cet automne par les diverses campagnes et mobilisations étudiantes, la question du code de conduite n’en demeure pas moins l’une des questions les plus sensibles de la session. Alors que son mandat tire à sa fin, le précédent recteur Gilles Patry et son administration proposent un code de conduite personnelle pour les étudiants. L’ébauche du code « vise à énoncer avec clarté et uniformité les attentes en matière de conduite personnelle ainsi que les moyens à prendre pour traiter et redresser toute inconduite ». La réaction étudiante ne tarde pas, six jours après que l’ébauche du code ait été déposée, une pétition est mise en ligne par une coalition d’étudiants opposée au code. Malgré les remous causés par cette annonce, l’Université va de l’avant avec le projet en informant le corps professoral et en annonçant un processus de consultation dans

les jours qui suivent le lancement de la pétition. Le 25 avril, ce ne sont pas moins de 500 étudiants qui manifestent devant le pavillon Tabaret pour contester l’implantation d’un tel code de conduite. La fin du mandat de Gilles Patry aidant, l’idée du code est abandonnée le 30 août à la suite des nombreuses pressions des étudiants et de leur syndicat. À présent, étudiants et membres de l’administration négocient une Charte des droits étudiants et le poste d’ombudsman est en voie de création. Même si le projet de code de Gilles Patry est abandonné, il n’en reste pas moins que l’Université souhaite toujours élaborer un document basé sur les « responsabilités » des étudiants, mais également sur celles de l’administration, du personnel et des professeurs. Ce document, appelé charte par le nouveau recteur Allan Rock, reste toujours à être rédigé.

Rapport du Centre de recours étudiant « Racisme, injustice et mépris » Le rapport du Centre de recours étudiant (CRÉ), intitulé «Racisme, injustice et mépris envers les étudiant(e)s à l’Université d’Ottawa», traite et dénonce les cas d’accusation de fraude scolaire traités injustement. D’après ce rapport, plus de 70% des étudiants qui ont consulté le CRÉ pour des cas de fraude scolaire sont des minorités visibles. Le rapport critique d’ailleurs la Politique sur la fraude de l’Université d’Ottawa, qui opterait pour une méthode punitive plutôt qu’éducative dans le traitement des dossiers de fraude. Le rapport relate aussi différentes injustices et irrégularités au sein du processus d’appel de l’université, notamment en ce

qui a trait aux délais de traitement des dossiers. On y apprend également, par des témoignages d’étudiants, que certains sont traités avec mépris et condescendance. Toutefois, au lieu de se pencher sur les problèmes dénoncés par le CRÉ, l’admistration a plutôt préféré élaborer une évaluation d’une vingtaine de pages où la méthodologie utilisée dans le rapport est fortement critiquée. À cet égard, le CRÉ se défend, statuant que l’intention de ce rapport n’était pas de faire une recherche scientifique sur la question, mais plutôt de dénoncer les problèmes que les étudiants qui font appel au CRÉ doivent surmonter.

actualites@larotonde.ca


Actualités

le 1er décembre 2008

CA DE LA FÉUO

Référendum FCÉÉ Un résultat serré malgré la participation élevée

Contrairement à la lutte contre les frais de scolarité, la campagne référendaire est loin d’avoir fait consensus sur le campus. Lors d’une campagne âprement disputée, les camps du OUI et du NON ont tenté par tous les moyens de rallier les étudiants à leur camp. Pancartes, affiches, tournées de classes, débat, tout y est passé. Même si la campagne a joui d’une bonne visibilité et surtout d’un taux appréciable de participation (21 %), celle-ci a plus souvent qu’autrement tourné au vinaigre entre les deux camps. Près de 150 affiches du camp du OUI ont été arrachées, forçant le Comité de surveillance du référendum (CSR) à retirer 65 affiches du NON malgré la plaidoirie des représentants du NON, affirmant qu’aucun de leurs bénévoles n’a été impliqué

dans cette histoire. Toujours au chapitre de la petitesse, rappelons que diverses plaintes de harcèlement et insultes de tout genre ont émané des deux camps alors que Renaud Garner, militant du NON, s’est fait traiter de scab par James Pratt du OUI. Au final, le OUI l’a remporté de justesse (3328 votes contre 3068, 67 votes annulés) après un interminable dépouillement. Le résultat reflète bien la division qui règne sur le campus et cette pénible campagne risque de laisser des séquelles importantes sur la politique étudiante. Quand on sait que le service de sécurité a dû intervenir durant la campagne, on ne peut douter du niveau de rudesse de celle-ci. Seule bonne nouvelle: c’est fini.

Droits de scolarité

Les étudiants payent davantage Les étudiants verront donc leur facture augmenter de 4% pour les plus chanceux, jusqu’à un maximum de 8% pour ceux qui feront leur entrée dans certains programmes (Droit civil, médecine, MBA, etc.). La moyenne d’augmentation est de 4,2% et les 7 millions de dollars seront investis dans l’amélioration de l’expérience étudiante ainsi que dans les bourses. Le vote s’est fait à 8 pour, 3 contre et 2 abstentions. Notons que, pour une fois, cette décision s’est faite à débat ouvert avec des repré-

sentants étudiants invités autour de la table. Cependant, durant sa dernière présentation, Seamus Wolfe, v-p aux affaires universitaires, a déploré le fait que sa présence n’avait pas grand poids. Selon ce dernier, de toute façon, la décision était déjà prise au préalable et toute cette ouverture de la part de l’Université n’est qu’un coup de théâtre. Les étudiants présents sont sortis de cet événement découragés et sentaient que leur voix ne s’est pas faite entendre.

Campagne « À bas les frais » Les étudiants dans la rue

Probablement la seule campagne à avoir fait consensus, «À bas les frais» a réuni moins d’étudiants qu’escompté, mais s’est toutefois fait entendre. Avec comme point d’orgue la manifestation du 5 novembre, la campagne a cependant pu profiter d’une belle visibilité et bon nombre d’étudiants ont arboré, et arborent toujours, leur macaron «À bas les frais». Initiée par la division ontarienne de la FCÉÉ, la campagne vise trois objectifs : baisse des frais de scolarité, remplacement des prêts étudiants par des bourses et augmentation du financement des institutions post-secondaires par le gouvernement. En plus de la manifestation du 5 novembre, la campagne a conduit au dépôt, le 22 octobre dernier, d’une pétition de plus de 10 000 noms provenant de

actualites@larotonde.ca

l’Université d’Ottawa au bureau du premier ministre ontarien Dalton McGuinty. Approuvée par la FÉUO, la campagne fait officiellement partie des batailles menées par la fédération étudiante et profite du travail d’une équipe formée d’une soixantaine de bénévoles. Malgré toute la mobilisation pour la cause, il est évident que la lutte contre les frais de scolarité est loin d’être terminée. Comme l’ont démontré les courriels interceptés par La Rotonde, une hausse des frais est à prévoir, autant pour les étudiants de premier cycle que pour ceux des cycles supérieurs, et ce ne sont pas les sombres prévisions économiques qui encourageront les différents paliers de gouvernement à augmenter le financement des institutions post-secondaires.

Le spectre de la FCÉÉ plane toujours Affiliation à la FCÉÉ et nouveaux référendums à l’ordre du jour. Philippe Teisceira-Lessard Nouveaux référendums Malgré le fait que la campagne référendaire soit terminée depuis plus d’une semaine, le sujet de l’adhésion à la FCÉÉ a occupé une bonne partie des débats au Conseil d’administration (CA) de dimanche dernier. On y a également appris que cinq questions référendaires seront posées aux étudiants. La proposition polémique, préparée par Michèle Lamarche, porteparole du camp du NON, réclamait la présence du conseiller juridique de la FÉUO à la prochaine réunion du CA. C’est Melanie Book, la directrice de la faculté d’Arts qui a officiellement proposé la motion et n’a pas caché sa volonté de soulever des questionnements sur la légalité de l’affiliation de la FÉUO à la FCÉÉ. Il faut rappeler que suite à l’assemblée générale de la FCÉÉ qui a eut lieu du 26 au 29 novembre, des doutes quant à la nature du lien unissant FÉUO et FCÉÉ avant le référendum ont été soulevées. En fait, si la FÉUO n’était pas officiellement ratifiée en tant que membre éventuel par la FCÉÉ au moment du référendum, le syndicat local ne serait en aucun cas obligé d’appliquer les règles imposées aux membres éventuels. Suite à un relativement long débat ressuscitant les oppositions toujours bien vives entre anti- et proFCÉÉ, une motion de compromis a été adoptée. Celle-ci demande aux directeurs de faire parvenir leurs questions par courriel à l’avocat de la fédération avant le 10 décembre afin d’obtenir des clarifications sur la légalité de l’affiliation. «C’est une grande déception parce que toute la motivation derrière le refus [de la motion] c’est qu’on n’ait pas droit à un débat réel et que les gens n’aient pas droit d’exprimer leurs questions et leurs réserves. Nous ne sommes pas satisfaits et je crois que cela ne fait qu’illustrer le manque de transparence dont l’exécutif a fait preuve pendant le référendum.», accuse Renaud-Philippe Garner, du comité du non. «On a déjà une ligne directe avec l’avocat [par courriel], qui est une fraction du coût [par rapport à sa présence]. On doit avoir une question qui est sérieuse pour faire venir un avocat. Les questions que l’ancien camp du NON apporte sont expliquées dans la lettre de la FCÉÉ.», réplique Seamus Wolfe, du comité du OUI et v-p aux affaires universitaires, faisant référence à un texte adressé aux membres du CA par la FCÉÉ annonçant la ratification de l’adhésion de la FÉUO à la FCÉÉ durant l’Assemblée générale tenue du 26 au 29 novembre dernier.

Les étudiants devront se prononcer sur cinq nouvelles questions référendaires lors des élections générales en hiver. Le premier concerne la banque alimentaire Bon appétit! qui fournit des denrées alimentaires aux étudiants vivant des situations de pauvreté. Alors que la cotisation est actuellement de 0,25$/semestre pour chaque étudiant, la FÉUO tentera de faire quadrupler cette contribution obligatoire à 1,00$. Ce montant placerait ce service à égalité avec les autres services de la FÉUO, comme le Centre de recours étudiant et le Centre de bilinguisme, qui bénéficient aussi de ces revenus. Les étudiants à temps partiel, quant à eux, pourraient voir cette cotisation doubler à 0,50$. Le second référendum portera sur l’uniformisation du statut officiel des services de la FÉUO, pour que tous les services soient en mesure d’accéder au fonds d’urgence du service de la vie étudiante de la FÉUO. Ce fond auquel tous les étudiants contribuent déjà, seulement les 5 plus anciens services peuvent demander d’utiliser l’argent placé dans cette réserve. Un autre référendum portera sur la création d’un Service de counseling par des aînés de premières nations. Proposé par Michael Brown, directeur de la faculté de Common law, ce service viserait à appuyer les étudiants autochtones et nonautochtones ressentant le besoin de se procurer de l’aide auprès d’aînés. Cependant, des directeurs ont exprimé un malaise concernant dédoublement de services de Counselling sur le campus tels que SASS et le Centre d’entraide étudiant. «Les services de la FÉUO sont supposés être par les étudiants, pour les étudiants. Nous devrions arrêter de s’occuper des choses entrant dans le mandat de SASS.», s’oppose Mélissa Borduas, directrice de la faculté de Sciences de la santé. Les frais seraient de 1,00$ par étudiant et par semestre, comme pour les autres services de la FÉUO. Borduas et Jonathan Weber, directeur de la faculté de Génie se sont prononcés contre la motion. En plus des trois référendums créés par le CA, deux autres questions seront soumises aux étudiants par l’effet d’une pétition. Il s’agit du projet des Millenium Villages, qui vient en aide à des villages dans le monde, et celui du Campus sans fumée, qui veut délimiter des zones où il est permis de fumer. Aucun nouveau détail n’a été annoncé à cette réunion à propos de ces consultations.

www.larotonde.ca •

3


Actualités

le 1er décembre 2008

SERVICE DE LA PROTECTION

DROITS DE SCOLARITÉ

Le harcèlement sexuel, Facture étudiante: une réalité sur le campus 7 millions de Plusieurs services universitaires se mobilisent pour la prévention et la lutte contre le harcèlement sexuel.

dollars plus chère

La hausse des droits de scolarité a été acceptée. Les étudiants devront donc payer de 4% à 8% de plus. SUITE DE LA UNE Mais où va l’argent?

Catherine Blanchard Le Bureau d’intervention en matière de harcèlement sexuel a répertorié 79 situations pour l’année 2007-2008. Une plainte officielle seulement a été déposée, les autres cas s’étant réglés informellement entre les parties. Les statistiques générales démontrent cependant que seulement 10% des cas de harcèlement sont dénoncés. Lisa Stone, intervenante en matière de harcèlement et de discrimination, s’occupe de ces cas individuels. Elle informe les victimes sur les différentes possibilités de recours ou encore entreprend des actions plus directes avec les parties en cause. Cette intervention se fait toujours dans la confidentialité. «Nous n’agissons jamais dans un cas individuel sans l’accord de la personne qui vient nous consulter», ajoute Stone. Le second mandat du Bureau d’intervention en matière de harcèlement sexuel repose sur la sensibilisation. En plus de faire des présentations et de renseigner la communauté universitaire sur les signes de harcèlement sexuel et ses conséquences, le Bureau prend part à des projets de plus grande envergure. Difficultés passées L’an dernier, le Service de la protection, en collaboration avec différents groupes sur le campus, dont le Bureau d’intervention en matière de harcèlement sexuel, avait lancé

4 • www.larotonde.ca

la campagne C’est l’affaire de tous contre la violence sexuelle. Cet événement, bien que basé sur de solides recherches, n’avait pas bien fonctionné. La façon dont les messages avaient été lancés n’avait pas permis de rallier la communauté universitaire.

de la campagne. «C’est un point qui revient souvent depuis le début des rencontres. Nous voulons que plus d’hommes s’impliquent dans cette action, car il s’agit d’une question de genres, pas seulement de sexes.»

Nouveau départ

Soutenant les idées de la campagne Non, c’est non que la FCÉÉ promeut depuis une dizaine d’années déjà, Je fais la différence se veut toutefois beaucoup plus proactive. «On mise beaucoup sur les messages que la campagne véhiculera», explique le commissaire aux affaires universitaires. Des focus groupes seront d’ailleurs organisés prochainement et en janvier afin de tester l’efficacité de ces messages et de recueillir l’opinion des participants à ce sujet. Afin d’appuyer la campagne, la GSAÉD adoptera sous peu une motion. Celle-ci visera à ce que l’association se positionne sur l’enjeu et mobilise des ressources pour que la lutte contre le harcèlement sexuel devienne une priorité.

Le Comité de ressources contre le harcèlement travaille cette année au développement d’une nouvelle campagne, Je fais la différence. Nathalie Jacob, de la Division des programmes de prévention et des relations étudiantes du Service de la protection est très enthousiaste par rapport au travail effectué. «C’est plaisant, car il y a beaucoup de collaboration dans le comité. Il regroupe plusieurs services sur le campus, en plus du soutien des fédérations étudiantes et de différents membres de l’administration», affirme-t-elle. En effet, ce comité de travail comprend une quinzaine de membres, dont Jacob, Stone, Serge Dupuis, commissaire aux affaires universitaires de la GSAÉD, ainsi que des représentants du Centre des femmes, du Centre de la fierté et du Centre de recours étudiant. La professeure au département de criminologie, Holly Johnson, spécialisée dans la violence contre les femmes, y siège également. Cependant, Dupuis souhaiterait que plus d’hommes, autant étudiants que membres du personnel, se joignent au comité, mais aussi aux discussions et à l’élaboration

Campagne engagée

C’est Victor Simon, vice-recteur aux ressources, qui a fait office de gardien de but pour l’exercice du débat, répondant stoïquement à chacune des questions adressées à l’administration. Cependant, la question du manque d’information a été soulevée à de nombreuses reprises au cours du débat des membres du BdG, notamment par Pierre De Blois et Denis St-Onge, en plus des Gouverneurs-étudiants. «J’ai un problème comme membre d’un Bureau des gouverneurs (…). J’aimerais avoir un peu plus d’information à savoir si [la hausse] était refusée, les sept millions [de perte] affectent quoi exactement?», a confessé De Blois dans une vague d’interventions qui a semblé faire douter l’administration de sa victoire assurée. Ce sont finalement ces deux membres du Bureau qui ont enregistré des votes d’abstention. De plus, la définition d’investissement dans « l’expérience étudiante » a été discutée. Certains gouverneurs trouvaient que ce concept était trop large et ils auraient aimé savoir où exactement l’argent serait investi.

Votez et on verra ensuite C’est Marc Jolicoeur, président du BdG qui a lancé la plus grande controverse de la soirée. En fait, en proposant que tous les gouverneurs votent et que si le résultat s’avérait serré, on entamerait alors une discussion portant sur la possibilité de conflit d’intérêts des deux étudiants siégeant au BdG, leur retirant pour cette raison leur droit de vote. Ce processus inhabituel a soulevé l’ire de la foule, qui a bruyamment fait entendre son mécontentement. C’est d’ailleurs Julien de Bellefeuille, coordonnateur de la gouvernance collégiale de la FÉUO, qui s’est écrié, afin de dénoncer cette injustice: « Qu’on établisse les règles du jeu avant le vote! Pas après! » Malgré cet épisode, le débat s’est déroulé devant une salle quasi-pleine d’une foule plutôt calme, applaudissant à tout rompre les prises de position des deux gouverneurs-étudiants et de Carrie Roussin, la gouverneure qui a voté contre. Une fois la hausse effectivement adoptée, Seamus Wolfe a renchéri sur ses accusations précédentes : «La lune de miel avec Allan Rock est terminée. Ce n’est pas une nouvelle administration. C’est un nouveau visage sur la vieille administration.»

Réunion des bénévoles La Rotonde tient sa dernière réunion des bénévoles de 2008 ce mardi, à midi, au 109 Osgoode.

Une piste à suivre La première phase de Je fais la différence n’étant prévue que pour le mois de mars prochain, on n’ose pas trop s’aventurer à en parler. «Rien n’est encore coulé dans le béton. Il nous manque aussi encore certaines approbations», explique Jacob. «En janvier, nous serons plus en mesure de donner des détails sur la campagne et de la publiciser. »

Vous voulez faire entendre votre opinion sur le contenu? La mise en page? Les photos? Quoi amener au party de Noël? Venez jaser avec nous.

actualites@larotonde.ca


Actualités

le 1er décembre 2008

Calendrier Actualités CONFÉRENCES Stories of African Women’s Inequality and Strategies for Gender Justice, Part I Quand ? 2 décembre de 17h à 19h30 Où ? Archives nationales Récits illustrant les inégalités auxquelles se heurtent les femmes africaines et stratégies pour la justice entre les sexes, Partie II Quand ? 3 décembre de 11h30 à 13h Où ? Fauteux, 359 Avant de mener, il faut apprendre à suivre Quand ? 4 décembre de 12h à 13h30 Où ? Desmarais Inscription : https://web5.uottawa. ca/events/women_leadership_03/inscription.html Changements Climatiques et Santé: Les enjeux à travers le monde Quand ? 5 décembre de 17h à 19h Où ? Pavillon Roger-Guindon, Amphithéâtre A, 451 rue Smyth L’externalisme de Guillaume d’Ockham Quand ? 8 décembre de 15h à 17h Où ? Arts, 509

DIVERS Food and Clothing Drive Quand ? Du 1er décembre à 13h au 19 décembre à 14h Où ? 90 Université Réduction du stress et relaxation Quand ? 1er décembre de 19h30 à 21h Où ? 90 Université, salon 140

AFFAIRES UNIVERSITAIRES

Allan Rock nous répond Le recteur commente certains sujets d’actualité sur le campus François-Olivier Dorais La Rotonde : Qu’avez-vous pensé du dernier rapport du Centre de recours étudiant ? Si vous comptez réagir, à quels faits ou recommandations entendez-vous donner suite ? Allan Rock : Nous avons rendu notre rapport public hier [26 novembre]. Vous pouvez le consulter sur le web. Le professeur St. Lewis est disponible pour donner des entrevues. LR : Le professeur Hassan Diab fut récemment arrêté par la GRC relativement à un attentat terroriste survenu à Paris en 1980. En prévision des examens de fin de session, comment l’Université compte-t-elle réagir ? Le professeur sera-t-il remplacé ?

À combien d’étudiants enseignait-il ? Advenant qu’il soit acquitté, gardera-t-il son poste ? AR : Je vous réfère à l’énoncé qui a été émis par l’Université sur la question. LR: L’Université entend-telle combler prochainement le poste de doyen de la section Droit Civil ? Si oui, avonsnous le nom de cette personne ? AR : Un doyen intérimaire a été nommé, M. Sébastien Grammond. LR : Il a récemment été convenu d’abolir le programme de maîtrise en français au département d’histoire, faute d’inscriptions suffisantes. Que pensez-vous de cette décision ? AR : Les décisions prises par le

Sénat ne sont pas prises à la légère, donc je soutiens évidemment cette décision. LR : Le cas de Marc Kelly a fait pas mal parler récemment, notamment depuis son escapade dans votre bureau qu’il a transmise à toute la communauté universitaire. Vous avez décidé d’envoyer une lettre à M. Kelly en réponse à ses agissements dans laquelle vous vous excusez sur la manière dont vous lui avez parlé et en lui assurant « qu’une réponse écrite à ses courriels lui sera émise quand ces réponses seront préparées ». Entretemps, un ancien étudiant à la maîtrise de l’Université d’Ottawa du nom de Philippe Marchand, se disant victime d’intimidation par un professeur, vous a écrit plu-

sieurs lettres en suivant normalement le processus de plaintes de l’Université et attend une réponse de l’administration depuis 550 jours (il n’a même toujours pas reçu d’accusé de réception). Ma question est donc la suivante : en répondant par écrit à Marc Kelly à la suite de ses agissements, et en restant silencieux face au cas de Philippe Marchand, toujours resté en conformité avec le processus de plainte, ne pensez-vous pas encourager les étudiants à emprunter des méthodes non conventionnelles dans leur processus de plainte? AR : L’Université a correspondu avec M. Marchand. M. Marchand peut, s’il le désire, partager ces renseignements avec vous. L’Université, de son côté, doit protéger les renseignements personnels.

Le cri du cancre

Sonia Noreau

Vile Patente Nécrophile

O

bligée par la crise de nerfs qui me ronge ce qui me restait de santé mentale, la colère me pousse à écrire cette chronique même si je suis en retard pour mes projets de fin de session (preuve non pas de paresse, mais d’appartenance à l’espèce humaine). Je vais bien sûr vous parler de la chose la plus inacceptable et qui écœure l’entièreté de la population étudiante. Qu’ils soient bloquistes, libéraux, conservateurs, néo-démocrates, gays, hétérosexuels, asexuels, bi, transgenre ou ce que vous voulez, les étudiants oublient ce qui les ghettoïse et s’unissent avec tous les autres lorsque se dresse devant eux la pire dégueulasserie du campus. Je parle bien sûr de la Vile Patente Nécrophile qui a perverti nos portables : VPN. Je sais prévoir l’avenir, je sais ce qui t’attend, mon cher lecteur. Je te vois dans quelques jours. Tu es bien assis, le café à portée de main, les notes de cours sorties, les doigts bien en position sur le clavier de ton portable. Tu viens de te trouver une place au cinquième étage et on est un mercredi à 13h. Tu as circulé en rond comme un vautour pendant 15 minutes en suant comme un porc dans ton manteau. Tu n’as qu’une seule requête : vérifier tes courriels, ce qui n’est que trop légitime pour un élément aliéné de notre sous-culture « technofétichisante » contemporaine. Lorsque soudain… Paf, pas de

connexion internet ! Tes droits les plus sacrés sont bafoués et, tout de suite, tu t’énerves comme un crétin. Tu es comme moi en ce moment. Mon ordinateur et moi, nous nous faisons face et tentons désespérément d’invoquer le VPN afin qu’il dirige sa bienveillante connexion vers nous, mais rien n’y fait. Étrangement, je n’arrive pas à passer à autre chose (l’étude de mes notes de cours ou un quelconque projet scolaire, par exemple), comme si la vérification de mes courriels faisait partie d’un quelconque projet divin dont chaque étape était cruciale. Devant mon désir implorant, VPN se refuse à moi malgré mes supplications ponctuées de jurons. Je chuchote des menaces de mort à mon ordinateur avec une intensité inouïe et sans trop élever la voix, comme le font les amants qui se confient des tendresses ou tel le mourant qui lâche le râle du moribond qui clôt sa vie en un soupir inhumain. Il me faut alors me résigner à l’impensable : appeler mon ex qui maîtrise cette science mimagie noire mi- art de combat Jedi qu’est la manipulation d’un ordinateur. Et au moment même où j’accepte l’odieux de l’idée. Mon cellulaire me meurt dans les bras au mauvais moment, tout comme Molière sur scène. Autour de moi, des inconnus, le nez baigné de la lumière « néontisante » de leur écran, adop-

tent la position courbée du moine copiste normand sur sa bible… je suis seule au monde. Naïvement, je m’en remets à l’université et me décide à faire la queue avec la multitude pour une miette d’attention d’un expert. Je suis tel l’Anglais pendant la Deuxième Guerre mondiale qui quémande du pain. Coincée entre un Français épileptique et un Polonais hémophile, j’ai le temps de faire connaissance avec des gens aussi désespérés que moi. Nous ne sommes plus seuls, nous suons encore dans nos manteaux, mais nous ne sommes plus seuls. Et puis, un miracle se produit, on m’installe de nouveau la Vile Patente Nécrophile et, sous le regard sévère de la préposée, elle se décide enfin à fonctionner. Telle la Vierge Marie dans un tacos, la vérité va apparaître. Je vais enfin pouvoir vérifier mes courriels… J’ai rien. C’est dire notre aliénation à internet et aux nouvelles technologies lorsqu’une jeune femme perd quatre heures d’étude en pleine fin de session pour aller contempler le vide affectif de sa boîte courriel. Comment se fait-il que je ne puisse pas vivre trois heures sans vérifier mes courriels avec la précision du diabétique qui prend sa dose d’insuline et que je porte mon cellulaire toujours sur moi comme si c’était un pacemaker ? C’est une aliénation auto-imposée. Étudiants de tous les départements, déconnectez-vous!

Le journalisme vous passionne? Vous voulez participer activement dans les enjeux de l’Université d’Ottawa? Devenez journaliste de la section Actualités de La Rotonde. actualités@larotonde.ca

actualites@larotonde.ca

www.larotonde.ca •

5


Actualités

le 1er décembre 2008

Revue de presse universitaire

Alexa Biscaro

UBC est sans papier

Retrouvailles de Queen’s annulées

Au bureau des services étudiants de la Faculté « Land and Food Systems » de l’Université de Colombie-Britannique, il y a quelque chose qui manque : le papier. L’idée est venue en 2005 et depuis, de plus en plus de documents ne sont disponibles qu’en ligne. Le tout est entièrement accessible aux étudiants, qui peuvent vérifier des choses comme leurs notes et même les évaluations des professeurs. Selon la vice-doyenne de la faculté, le système sans papier permet aux conseillers de garder leur bureau plus ordonné, ce qui, à la longue, leur permet de consacrer plus de temps aux étudiants sur une base individuelle. Par exemple, un conseiller peut maintenant prendre son portable et rencontrer un étudiant n’importe où sur le campus. Le bureau sans papier est le premier en son genre au Canada.

Les Retrouvailles de l’Université Queen’s ont été annulées pour l’année 2009 et seront remplacées par une « réunion printanière » qui se tiendra en mai. L’administration justifie sa décision en rappelant que la fête annuelle non officielle de la rue Aberdeen pose plusieurs problèmes de sécurité et pourrait potentiellement nuire à la réputation de l’Université. La décision n’est évidemment pas soutenue par tous, surtout par les étudiants, mais l’administration rappelle que c’est techniquement un événement pour les anciens. L’Université espère également améliorer sa relation avec la Ville de Kingston, qui, actuellement, est plutôt tendue. Elle prévoit d’ailleurs rembourser les 175 000$ qu’a dû débourser la ville afin de sécuriser Aberdeen en 2008.

Un campus à Dubai pour Waterloo

Facebook : outil de protestation à l’Université Laval

Le 17 novembre dernier, le sénat de l’Université de Waterloo a voté en faveur de la création d’un campus à Dubai. Les programmes offerts, en génie civil et chimique, commenceront en septembre 2009. Les étudiants inscrits devront compléter deux semestres à Dubai et ensuite terminer leur bac à Waterloo. Deux autres programmes, en management, seront offerts à partir de 2010. L’Université espère que le nouveau campus aidera à assurer une formation plus globale à ses étudiants, en vue de les préparer pour un marché du travail de plus en plus international. De plus, on estime que le nouveau campus va générer environ 22 millions par année, ce qui représente un revenu important. Mais tous ne sont pas d’accord : plusieurs ont soulevé des inquiétudes vis-àvis des droits des employés, qui ne sont pas les mêmes qu’au Canada, et au sujet des lois discriminatoires en place.

Des étudiants au département de communication de l’Université Laval ont créé un groupe Facebook pour contester la correction de leurs deux premiers examens du cours Métiers de la communication. Selon eux, les examens ont été corrigés de façon inégale et ce, sans explication sur les copies. Qui plus est, la moyenne pour le premier examen n’était que de 57%, tandis que la moyenne pour le deuxième était encore plus faible, soit de 50%. Ils se plaignent également du manque d’heures de cours. À cause de la grève des professeurs, ils n’auraient eu que deux cours pour apprendre la matière sur le deuxième examen. Leur professeur, quant à lui, insiste pour dire que la grille de correction qu’il a donnée aux correctrices était très claire et refuse de revoir les examens luimême.

Vous pensez avoir un scoop ? Faites-nous en part actualités@larotonde.ca

6 • www.larotonde.ca

actualites@larotonde.ca


Conseil d’administration de La Rotonde Deux places au CA du journal La Rotonde sont présentement vacantes. Si vous voulez vous impliquer dans les décisions du journal et participer à la gestion d’un organisme à but non lucratif, contactez-nous au info@larotonde.ca


Arts et Culture le 1er décembre 2008

Caroline Morneau culture@larotonde.ca

TECHNOLOGIE

Arène musicale « Je devrais être en train d’étudier, mais je battle pour des jouets au lieu »

Le concept de la iPod battle est extrêmement simple. Formées de deux ou trois personnes, les équipes s’affrontent à l’intérieur d’une arène de lutte improvisée. Toute équipe doit se présenter avec son propre iPod et, bien sûr, une playlist soigneusement pré-selectionnée. Alex Sabourin

I

l peut parfois être apeurant de se livrer aux mains d’une foule. On ne peut jamais prédire comment elle réagira. Comme à l’époque des gladiateurs romains, si un instant on se trouve dans l’extase de leur adulation, quelques secondes plus tard on peut se retrouver piétiné par leur mépris et leur réprobation. Un peu comme lors d’une iPod battle... Jeudi dernier eut lieu la iBattle de la Faculté des arts au bar étudiant, le 1848. Par iBattle, on voulait bien sûr laisser entendre : iPod battle. Pour les néophytes, on s’explique rapidement. Le concept de la iPod battle est extrêmement simple. Formées de deux ou trois personnes, les équipes s’affrontent à l’intérieur d’une arène de lutte improvisée. Toute équipe doit se présenter avec son propre iPod et, bien sûr, une playlist soigneusement pré-selectionnée. Pour chaque combat disputé, les équipes ont une minute et de-

8 • www.larotonde.ca

mie pour faire jouer tour à tour des chansons dont ils espèrent qu’elles sauront survolter la foule. Mais voilà où le jeu se complexifie. L’arbitre, muni d’un décibelmètre, sonde la foule une fois le combat terminé pour obtenir l’opinion publique définitive. Le moment venu, on crie à tue-tête pour envoyer notre équipe favorite défendre ses sélections lors du prochain combat. L’équipe perdante obtient une mort certaine; elle devra se contenter de siroter une boisson au bar en songeant à son futur comme iDJ. Dans le match final, les deux meilleures équipes se rencontrent pour déterminer qui seront les grands champions. La particularité de la soirée iBattle du 27 novembre? Les cinq dollars payés par chacun pour l’entrée étaient donnés directement à la montagne de jouets de la FÉUO. Les gens pouvaient aussi apporter un jouet neuf en guise de paiement. Mais à part ça, c’était une vraie de vraie iPod battle ! Pendant que

certains se déchaînaient violemment devant l’arène, d’autres observaient le tout de loin, un sourire mesquin à la bouche. Les participants étaient certainement habillés à l’image de l’occasion; les équipes portaient des habits assortis à perfection. Deux jeunes hommes en Tshirts blancs portant des montures noires sans lentilles d’une part, jeunes filles aux leggings pourpres et lunettes de soleil énormes d’autre part. On voyait les lunettes style Kanye West partout, alors que les accessoires fluorescents semblaient quintessenciés. DJ Snugglebots, les juges en cette soirée, se démarquaient, eux, par leurs chemises d’arbitre zébrées. Les équipes se sont fait forte compétition une fois en face-àface. Les DJs étaient déchaînés à fond au nom de l’approbation de leur audience. On y a vu les mêmes simagrées que dans un match de lutte; les injures, les costumes, le charisme des différents person-

nages. Une vraie guerre pour la suprématie numérique, quoi! Encore plus, c’était un concours de popularité. Les gens essayaient d’être aussi impudents que possible. Les styles de musique joués étaient tout aussi diversifiés. Un moment, on lâchait notre fou en écoutant le Vengabus des Vengaboys, quelques secondes plus tard on décollait sur Decepticon du groupe Le Tigre... et ça continue comme ça toute la soirée! Chaque style était au rendez-vous; du metal au hip-hop jusqu’au rock indie et à la musique funk. En effet, tous les participants sont d’immenses nerds de la musique. C’est cette simplicité qui fait l’attrait de l’iPod battle. Il ne faut pas être un expert pour gagner... mais il faut bien savoir apprivoiser les fins fonds lugubres de son iPod. Par contre, on doit s’assurer d’en avoir un, un iPod pour participer. Une moitié de l’équipe nommée « Je devrais être en train d’étudier, mais je battle pour des jouets au lieu » m’a pour-

Photo Martin Lalande

tant averti en début de soirée, tout en brandissant ses produits Apple: « Il faut être en bonne compagnie ce soir. Moi, j’ai mon iPod Touch… Et mon iPhone en main ! » Et ce depuis... La première bataille iPod prit place à Paris en février 2006. Un DJ du nom de Teki Latex fut l’hôte de 700 individus à un combat de ce genre au club privé ParisParis. Dans ce club très exclusif, l’on retrouve les gens les plus branchés de l’underground électronique parisien. Depuis, ces combats sont devenus un réel phénomène culte. On comprend vite pourquoi. L’intensité est très forte et les gens sont toujours prêts à se déchaîner. Le phénomène s’est propagé très rapidement. À Ottawa, ce sont les DJs Linus Booth et Chris Macintyre qui furent les premiers à imiter une de ces soirées au Barrymore’s en 2006.

culture@larotonde.ca


le 1er décembre 2008

Calendrier Arts et Culture

SPÉCIAL FILMS DE NOËL

Filmographie festive

MUSIQUE

Fin de session oblige, chaque étudiant subit présentement un grand stress et se coupe en partie du reste du monde afin d’étudier et de terminer les travaux de session. Dans l’espoir que cette folie finisse, La Rotonde propose un Top 5 des meilleurs films du temps des Fêtes. Le Grinch 1 Edward aux mains d’argent 2 Nez Rouge 3 L’Étrange Noël de Monsieur Jack 4

Elfe 5

Par Caroline Morneau Qu’il s’agisse de la version en dessin animé de 1966 ou encore de la plus récente version avec comme acteur principal Jim Carrey (2000), Le Grinch est un incontournable du temps des fêtes. Inspiré du livre How the Grinch stole Christmas de Dr. Seuss, les deux versions du film rendent bien la magie de cet univers. À l’intérieur d’un flocon existe une petite ville où ses habitants vivent exclusivement pour Noël. Il y a plusieurs années, un enfant différent des autres a été humilié le jour de Noël. Il s’est donc retiré dans une grotte surplombant la ville et, chaque année, complote contre Noël. Puis, un jour, il a l’idée de voler Noël. Il prend donc toutes les décorations et les cadeaux des habitants de la ville. Une petite fille, Cindy, décide d’aller voir le Grinch et de lui expliquer ce que représente cette fête. Ému, il décide de redonner les objets volés et fête Noël avec les habitants de la ville. Ce film démontre une fois de plus le talent de Jim Carrey pour la comédie. Peg Boggs, une vendeuse de produits en porte-à-porte, n’arrive pas à faire des ventes dans son quartier. Elle décide de donc de s’aventurer sur le terrain d’un immense manoir qui surplombe la ville. Elle y découvre Edward (Johnny Depp), un homme artificiel avec d’immenses ciseaux à la place des mains. Touchée par la solitude du jeune homme, elle lui propose d’emménager chez elle. Edward tombe amoureux de Kim (Wynona Ryder), la fille de Peg. Bien que celle-ci soit terrifiée par lui au départ, elle apprendra peu à peu à le connaître. Peu avant Noël, Edward coupe accidentellement Kim. Un résident voit cet acte et l’utilise pour le chasser et l’enfermer dans son manoir. L’histoire est racontée par Kim lorsqu’elle est devenue vieille. Elle conte son histoire d’amour avec Edward à ses petits-enfants. Bien qu’un peu sombre par moments, ce film est d’une grande beauté, tant sur le plan visuel qu’au niveau de l’histoire. Nez rouge est un film québécois d’Érik Canuel (Bon Cop Bad Cop, Le Survenant) mettant en vedette Patrick Huard (Les Boys, Bon Cop Bad Cop), Michèle-Barbara Pelletier (4 et demi) Pierre Lebeau (Les Boys, Un homme et son pêché). Félix Legendre (Huard) est un critique littéraire bien connu pour ses paroles acérées. Après le lancement du livre de Céline Bourgeois (Pelletier), qu’il vient de critiquer dans les médias, il se fait prendre dans un barrage routier pour le contrôle d’alcool au volant. Comme son taux d’alcool dépasse légèrement la limite permise, il est convoqué en cours. Son avocat, Léon (Lebeau), lui négocie une peine de travaux communautaires auprès de Nez Rouge, un service de raccompagnement. Il se retrouve jumelé à Léon et Céline. De mésaventure en mésaventure, Félix et Céline tombent amoureux. Le genre de la comédie romantique est peu exploité au Québec. Celle-ci se démarque de loin du lot. Un film familial qui en fera rire plus d’un.

Tim Burton, maître dans les films de fantaisie, sortit en 1993 ce petit bijou en Stop motion. Jack Skellington vit dans la ville de Halloween et est responsable de créer la meilleure fête possible chaque année. Cependant, il est blasé d’être le roi de Halloween et veut découvrir autre chose. C’est à ce moment qu’il découvre la ville de Noël ainsi que la chaleur interne que cette fête procure. Lors de son retour, il convoque les résidents de sa ville afin de leur parler du Père Noël. Après une longue recherche sur cette fête, il déclare que cette année, Noël sera fait par eux. C’est ainsi qu’il embarque tout le monde dans un tourbillon de féérie et qu’il enlève le Père Noël. Confiant, il part faire la distribution des cadeaux qu’ils ont confectionnés et réalise son erreur. Un film drôle et tendre avec une petite morale sur l’importance d’être soi-même.

Buddy (Will Ferrell) a été placé dans un orphelinat à sa naissance. Durant la visite du Père Noël, il se glisse dans le grand sac à cadeaux de celui-ci. Lorsqu’il le découvre, il est trop tard. Il décide donc qu’un elfe l’élèvera. Devenu adulte, Buddy se questionne sur son apparence physique face aux autres elfes. Il finit par découvrir qu’il est un humain et décide de partir à New York pour retrouver ses parents biologiques. Il ne connaît cependant rien à la vie humaine et ne comprend pas pourquoi les gens semblent si peu intéressés par cette fête si merveilleuse. Il retrouve son père, mais ce dernier figure sur la liste des gens mauvais du père Noël. Il tente donc de redonner vie à la fête de Noël. Bien que très peu profond, ce film est tout de même comique. Il permet de décompresser et, l’espace de quelques minutes, de croire en Noël et au Père Noël.

Les Dales Hawerchuck et Oscar B. Quand? Le 6 décembre à 21h30 Où? Le Petit Chicago, 50, rue du Portage, Gatineau (Secteur Hull) Skarazula Quand? Le 7 décembre à 14h Où? La Basoche, 120, rue Principale, Gatineau (Secteur Aylmer) Mes Aïeux Quand? Les 14 et 15 décembre à 20h Où? Salle Odyssée, 855, boulevard de la Gappe, Gatineau Martha Wainwright et Jason Bajada Quand ? Le 20 décembre à 19h Où ? Centre Bronson, 211, avenue Bronson, Ottawa

ARTS VISUELS Ralph Nevins : Paysages panoramiques Quand? Du 5 décembre 2008 au 14 janvier 2009 Où? Galerie Centrepointe, 101, promenade Centrepointe, Nepean Tarek Al-Zand : Linge sale Quand? Du 4 décembre 2008 au 13 janvier 2009 Où? Galerie d’art de Cumberland, 2ième étage, 255, boulevard Centrum, Orléans One night stand avec Benjamin Rodger Quand? Le 12 décembre à 19h Où? Galerie La Petite mort, 306, rue Cumberland, Ottawa

DANSE Royal Winnipeg Ballet Quand? Du 4 au 7 décembre Où? Centre national des Arts, 53, rue Elgin, Ottawa Heures de présentations : www. nac.ca Divine Performance Arts Quand? Du 2 au 4 janvier 2009 à 14h ou 20h Où? Centre national des Arts, 53, rue Elgin, Ottawa

SUR LE CAMPUS Cinéclub francophone : Molière Quand? Le 4 décembre à 19h30 Où? Pavillon Fauteux, pièce 137

THÉÂTRE Cyrano de Bergerac Quand? Du 9 au 13 décembre à 19h30 Où? Centre national des Arts, 53, rue Elgin, Ottawa

AUTRES

Conseil d’administration Le Conseil d’administration de La Rotonde tient sa réunion mensuelle, ce lundi soir, à 19h, au local UCU 206. La réunion est ouverte au public. sports@larotonde.ca

Cirque Éloise : Nebbia Quand? Du 9 au 10 décembre à 20h Où? Maison de la culture de Gatineau, 855, boulevard de la Gappe, Gatineau Café littéraire : rencontre avec François Avard Quand? Le 17 décembre à 19h Où? Maison du citoyen, 25, rue Laurier, Gatineau (Secteur Hull)

www.larotonde.ca •

9


Sports » Spécial football

le 1er décembre 2008

Photo Guy Hughes

Josh Sacobie

C

ette ère pourrait très bien prendre le prénom du quartarrière de Fredericton. Au terme de ses cinq années en Gris et Grenat, Sacobie a laissé une empreinte éternelle sur le programme de football de l’Université d’Ottawa. Membre de la Première Nation St. Mary’s Maliseet, le joueur étoile s’est distingué autant sur le terrain que dans la communauté. Tu vas certainement quitter l’Université en étant l’un des meilleurs joueurs à ton poste, voire le plus talentueux que l’équipe ait jamais eu. Comment le vis-tu ? C’est peut-être le poste la plus difficile à occuper, mais à coup sûr c’est le plus dur à incarner. Attentes, attention, critique, responsabilité et urgence attendent chacun à la porte d’entrée du quart-arrière. Afin de jouer à ce niveau, tu dois l’accepter et le contrôler correctement ou tu seras perdu. Être juste Josh et avoir le soutien de l’équipe m’ont aidé à faciliter ce processus. J’espère que lorsque je quitterai l’U d’O, je ne me souviendrai pas des records, ou même la saison de 8-0; mais plutôt d’une passe particulière à un joueur particulier, en essayant de retirer l’émotion et l’excitation de ce jeu. C’est comme cela que je veux que le jeu me manque. La dernière passe de ta carrière, tu l’as lancée à Brad. Estce vraiment symbolique pour toi ? J’ai d’abord pensé que ce serait l’interception que j’ai lancée à [Matt] Carapella à la fin du quatrième quart. Ne sachant pas que j’aurais la balle à nouveau, j’étais tellement content de retourner sur le terrain et profiter d’une dernière séquence avec mes coéquipiers avec 14 secondes à jouer. Lors du dernier jeu, Western a joué profondément. Pour une quelconque raison, je me suis assuré d’appeler un jeu pour que Brad fasse un tracé court, suspectant qu’il

10 • www.larotonde.ca

TOURNER serait ouvert. Mon intention était de lancer ma dernière passe à Brad avant même d’appeler le jeu; c’est la seule fois où j’ai eu ce que l’on appelle une « tunnel vision » avant la remise. C’était important pour moi et c’est peut-être le lancer le plus désiré que j’aie jamais fait. Je connaissais la valeur symbolique que cela aurait, et c’est ce pourquoi je l’ai fait. Après qu’il se soit fait plaquer, j’ai marché vers lui et je lui ai dit : « C’est à toi maintenant big guy, tu portes le flambeau. » Au final, les Mustangs ont mis un terme à ta saison une deuxième année de suite, et cette fois-ci, c’est ta carrière qui prend fin. À quel point cette rivalité a-t-elle enflé, que veut-elle dire pour toi ? L’histoire et les critiques créent des rivalités, pas les joueurs et les entraîneurs. C’est la troisième fois que Western met fin à ma saison et c’est un peu irritant. Vois cela ainsi : maintenant je déteste le violet, et si l’un de mes enfants va à Western, je le déshérite. Non, c’est une blague. J’ai apprécié ces batailles qu’on a eues, des matchs comme cela te rendent meilleur. On a fait face à beaucoup d’adversité cette saison, mais nous n’avons jamais agité le drapeau blanc ou lancé la serviette. Cette dernière saison était pleine d’expériences enrichissantes pour les jeunes, et je crois que cela rapportera des dividendes lorsque nous jouerons contre Western dans le futur. Le mot du coach Cela ne fait aucun doute qu’il a eu un impact sur le succès de l’équipe les cinq dernières années. Savoir d’où il est parti, et où il est arrivé, c’est assez incroyable. Cette année n’a pas fini comme il l’a voulu. Ses statistiques vont parler pour luimême. Ce dont je vais me rappeler le plus, c’est ce qu’il a fait hors du terrain avec les jeunes, comment il s’est impliqué, comment il se comporte.

Ivan Birungi

Avec l’hiver qui approche, il est temps d’écrire les dernières lignes du chapitr plus importantes de l’histoire des Gee-Gees. Le quart-arrière étoile Josh Sac Ivan Birungi et l’assistant coordinateur offensif Jean-Philippe Asselin ont terminée amèrement à Western. Romain Guibert revient sur cette saison q

Photo Guy Hughes

Alors qu’il s’alignait vers une saison extraordinaire, voire historique, le transfert d’Acadia a vu tout s’effondrer devant lui. Lors du troisième match à McMaster, il a subi une fracture à un pied qui l’a écarté du terrain pour le reste de la saison régulière avant de revenir en séries. Arrivé à Ottawa pour avoir plus de chances de décrocher une bague de la Coupe Vanier, il a vu son rêve se dissiper lors de la finale de Coupe Yates. Après trois matchs, tu étais le meilleur receveur au Canada. Tu as néanmoins été affecté par une blessure sérieuse au pied. Penses-tu que cela était le revirement de l’année pour l’équipe? Bien que je ne pense pas que cela soit le tournant de la saison, je pense que cela a affecté notre dossier en saison régulière. Ce n’était pas facile pour l’équipe de se remettre à la fois de ma blessure et de celles des autres receveurs. On a fait du mieux qu’on pouvait avec les joueurs qui restaient en forme. Tu es arrivé d’ici en tant que transfert d’Acadia. Western t’a empêché d’atteindre ton but principal. Referais-tu les choses différemment s’il fallait recommencer? D’aucune façon je n’aurais fait quelque chose autrement. Bien que nous n’ayons pas réussi à gagner la Coupe Vanier, j’ai réalisé une saison fort appréciable, et ne l’aurais pas fait différemment. J’ai pu rencontrer plein de gens cool et, même si c’était bref, j’ai eu la

chance de jouer avec des joueurs vedette comme Josh. Tu as eu la chance d’attraper des passes de Josh et de Brad, et même de voir Brad jouer receveur. Que pourrais-tu dire sur le genre d’équipe que nous verrons l’an prochain, alors qu’une page importante est tournée ? Je ne suis pas sûr du visage qu’aura l’équipe, mais je suis sûr que coach P [Denis Piché] aura des recrues pour combler les postes de ceux qui partent. Brad sera un très bon quart-arrière. J’ai le sentiment qu’il aurait pu être un partant au sein de la majorité des programmes cette année. Le mot du coach Perdre quatre de nos cinq partants, et que les remplaçants se blessent… Ivan, tout le monde le connaissait, on sentait sur le terrain qu’il avait une présence, les défenses lui prêtaient beaucoup d’attention; donc c’est sûr que cela change un peu plus les choses.

sports@larotonde.ca


Arts et Culture

le 1er décembre 2008

Photo Charlotte Guibert

R LA PAGE

du chapitre dédié au football et de tourner la page sur l’une des ères les e Josh Sacobie, son poulain Brad Sinopoli, ainsi que le vétéran receveur sselin ont accepté de revenir une dernière fois sur la saison qui s’est te saison qui marquera sans doute l’Histoire du Gris et Grenat.

Après qu’il se soit fait plaquer, j’ai marché vers lui et je lui ai dit : « C’est à toi maintenant big guy, tu portes le flambeau. » -Josh Sacobie, en parlant de sa dernière passe en carrière, à Brad Sinopoli

Josh Sacobie : statistiques en carrière en saison régulière

La place du quart-arrière ottavien dans les livres de records du Sport interuniversitaire canadien Verges par la passe 1er 10455 Matt Connell, McGill (2003-08) 2e 9974 Ben Chapdelaine, McMaster (1997-01) 3e 9885 Josh Sacobie, Ottawa (2004-08) Touchés par la passe 1er 87 Chris Flynn, Saint Mary’s (1987-90) 2e 79 Josh Sacobie, Ottawa (2004-08) 3e 76 Teale Orban, Regina (2004-08) Passes complétées 1er 816 Matt Connell, McGill (2003-08) 2e 685 Teale Orban, Regina (2004-08) 3e 637 Josh Sacobie, Ottawa (2004-08) culture@larotonde.ca

C

Brad Sinopoli

’est sans doute le joueur qui aura les plus grandes chaussures à remplir. Remplaçant de Sacobie lors des deux dernières années, il prendra les rênes d’une attaque au sein de laquelle il a joué à un poste inhabituel : il a hérité d’un poste de receveur alors que l’équipe était minée par les blessures. Plus mobile que son mentor, il devrait piloter une attaque encore plus polyvalente et menaçante. Lors du dernier match contre Western, tu as attrapé la dernière passe de la carrière de Josh. Qu’est-ce que cela représente pour toi ? C’est drôle, parce que Josh blaguait sur cela après le match, et il me disait que c’était comme s’il me passait le flambeau. En toute honnêteté, je n’y ai jamais pensé avant qu’il m’en parle. J’étais juste content de jouer avec lui et de le voir jouer sous un angle différent. J’en ai appris beaucoup sur la façon dont il se contrôle avec les gars sur le terrain en étant dans le caucus. À ta troisième année, tu auras un énorme trou à remplir. Avec tous les obstacles que l’équipe a connus cette année, tu n’as pas eu la chance d’évoluer souvent au poste de quart-arrière. Quel sera ton principal défi ? Je pense que ce sera d’établir une certaine confiance avec les gars et les entraîneurs. Josh a été quartarrière pendant cinq ans et a établi beaucoup de très bonnes relations avec tout le monde, et je pense que tout le monde est habitué à sa façon de contrôler l’équipe. C’est important pour moi de me rappeler que je ne suis pas Josh. Il m’en a appris un paquet, et je vais essayer d’appliquer tout du mieux que je peux, mais en même temps, je ne veux pas être son clone. J’ai hâte à l’an prochain comme tout le monde, et ce sera excitant.

Ton style de jeu et la présence de Davie Mason et Félix PotvinDesjardins au poste de porteur de ballon, on parle d’une équipe avec le style des Falcons de Michael Vick. Pense-t-on juste ? S’il n’y avait pas eu notre jeu par la course, nous n’aurions pas eu autant d’options par la passe. On a de la chance d’avoir non pas un, mais deux très bons porteurs de ballon. Quand un quart-arrière devient une menace par la course, cela ouvre les options de passe encore plus. C’est difficile pour une défense de se préoccuper de tous les aspects

J’ai hâte à l’an prochain comme tout le monde, et ce sera excitant. de l’attaque. Mais une chose que j’ai apprise, c’est que je suis d’abord un passeur, et après un coureur. Si une lecture du jeu ne marche pas, ou si la pochette protectrice se défait, c’est à ce moment-là que j’utiliserai ma course comme un avantage. Le mot du coach : La différence avec Brad, c’est qu’on peut bouger la pochette protectrice un peu plus. Il peut apporter une autre dimension avec ses jambes. On en parlait avec lui cette semaine : sa force est de garder ses yeux sur ses receveurs le plus longtemps qu’il peut. Ce n’est pas un coureur en premier, c’est un passeur. Je pense que c’est sa plus grande qualité. Si tu as un quartarrière qui devient plus coureur que passeur, tu enlèves un élément incroyable.

www.larotonde.ca •

11


Arts et Culture

le 1er décembre 2008

THÉÂTRE

CINÉMA

Nés sous le signe du genre

Turcaret ou le Financier

Tout comme la critique sociale faite dans la pièce, la metteure en scène a choisi de jouer sur l’exagération.

Photo PUC

Samuel Mercier, Quartier libre (Université de Montréal)

Photo Martin Lalande

Cette pièce, écrite en 1709, est une immense critique des parvenus de la fortune. C’est pourquoi les financiers de l’époque, menacés par la pièce, ont joué toutes leurs cartes afin que l’auteur retire sa pièce. Joëlle Carignan Turcaret ou le Financier est une comédie satirique en cinq actes de Alain-René Lesage. Lesage était un élève de Molière, et il a bien appris de son maître; il sait tout autant nous charmer par ses imbroglios et ses quiproquos. Cette pièce, écrite en 1709, est une immense critique des parvenus de la fortune. C’est pourquoi les financiers de l’époque, menacés par la pièce, ont joué toutes leurs cartes afin que l’auteur retire sa pièce. Lesage refusa. Il fallut donc attendre l’ordre du dauphin, fils de Louis XIV, qui stipulait que les comédiens se devaient de jouer la pièce à répétition pour que la première présentation de Turcaret ait lieu. Du 25 au 29 novembre 2008, c’est au tour de La Comédie des Deux Rives, la troupe francophone du Département de théâtre de l’Université, de nous faire découvrir ce classique. La pièce est centrée sur Turcaret, un ancien domestique, qui est devenu un riche trompeur financier. Il est amoureux de la baronne, qui bénéficie de son argent et qui, à son tour, en fait profiter un jeune chevalier dont elle s’est entichée. Cette comédie met en scène des personnages convaincus qui ne cessent de se duper les uns les autres afin de faire leur propre fortune. Mise en scène par Nathalie Joy Quesnel, metteure en

12 • www.larotonde.ca

scène professionnelle, la distribution est composée de neuf étudiants du Département de théâtre. Dès l’entrée dans la salle, le décor surprend. Il évoque un salon bourgeois d’époque, mais avec quelque chose dérange. C’est l’excentricité, l’asymétrie : des murs en pente, des portes trop grandes, des motifs muraux qui rappellent le papier peint mais qui sont surdimensionnés. Tout comme la critique sociale faite dans la pièce, la metteure en scène a choisi de jouer sur l’exagération. À notre arrivée, nous sommes accueillis par une musique classique, de la lyre. Toutefois, aussitôt que la pièce commence, les éclairages changent brusquement du blanc au rose et mauve, et la musique devient une trame sonore à saveur techno. La rupture entre le monde bourgeois classique et l’univers dans lequel l’auteur a voulu nous emmener est radicale. Et c’est là que la magie opère. Le jeu des comédiens est épatant. Ils ont à ce point intériorisé leur texte qu’il devient possible d’oublier les sonorités classiques de l’œuvre de Lesage. « En général, la force de la pièce, c’est le concept, qui est vraiment original, mais pour moi, ce qui fait la force de la production, c’est l’équipe que nous formons. Nous sommes une vraie équipe », confie la comédienne Frédérique Thérien (la baronne) en regardant avec un

sourire attendri ses collègues qui s’échauffent. Et cette complicité se fait sentir sur scène. L’adaptation moderne de la pièce est remarquable. Ainsi, malgré quelques clins d’œil classiques, entre autres dans les costumes qui rappellent, de façon stylisée, les habits d’époque ainsi que dans les décors, la pièce a un pied dans le XXIe siècle. En effet, avec l’utilisation de cellulaires, de blackberry, de néons et de musique techno, l’époque de Lesage nous semble loin. Le message est clair : la critique de l’auteur faite au XVIIIe siècle est toujours d’actualité. Toutefois, ce qui fait la grande particularité de cette adaptation, c’est le jeu des corps des comédiens. Beaucoup plus qu’une simple gestuelle, c’est une véritable chorégraphie de mouvements, tous plus extravagants les uns que les autres, qui domine le jeu des acteurs. Cela donne à la pièce un caractère insoupçonné. « Le gros du travail de production a été au niveau des corps. C’est la base du spectacle. La démarche des personnages, la posture des personnages... C’est très gros, très stylisé comme jeu. J’étais courbaturée les premiers temps, » déclare Thérien. Deux fois bravo à cette production qui a su donner un deuxième souffle à l’œuvre de Lesage.

MONTRÉAL (PUC) – Au Québec, il y a très peu de cinéma de genre. L’horreur, le policier, la science-fiction, n’existent pratiquement pas. Mais depuis quelques années, une nouvelle génération de cinéastes, élevée par Star Wars ou Nightmare on Elm Street, fait peu à peu sa place. Ces jeunes créateurs s’appliquent à réaliser leurs films malgré de maigres budgets. Les acteurs ont une vingtaine d’années, les dialogues s’en tiennent au minimum, mais le sang coule à flot, à grands renforts de viscères et de cris d’agonie. C’est à peu près le portrait des films d’horreur produits au Québec. Ce cinéma atypique demeure cantonné dans des festivals comme SPASM ou Fantasia. Les jeunes artisans du cinéma québécois investissent pourtant de plus en plus ce type de films délaissé par les vieux cinéastes. Comme le dit Jarrett Mann, co-fondateur de SPASM: « On aime ce cinéma-là, c’est notre génération. » Celle-ci en est encore à ses débuts, mais elle fait son chemin avec des productions de plus en plus élaborées. Certains professionnels se prêtent même au jeu. Pour son film Pogo et ses amis, émission pour enfant en stop motion (animation image par image) dont les héros sont en fait des tueurs en série, François Guay a réussi à réunir une brochette d’acteurs impressionnante pour un film étudiant. Les voix des personnages sont interprétées par Hubert Gagnon (la voix québécoise de Homer Simpson et de Mel Gibson), Edgar Fruitier, Stéphane Gendron (le maire d’Huntington) ainsi que Bernard Fortin (la voix québécoise de Ned Flanders et du chef Wigum dans Les Simpsons). «Même sans budget et sans le soutien des institutions, ça peut monter», explique le jeune réalisateur. Comme en témoigne Jarrett Mann, les soirées de financement, les cartes de crédit ou les économies personnelles servent souvent à couvrir les dépenses: « Ce n’est pas rentable, financièrement. La paie, c’est la réaction du public. » Ce manque de moyens s’explique

par le fait que plusieurs de ces réalisateurs sont encore très jeunes et que la plupart de ces films ont un potentiel de diffusion assez limité. Le cofondateur de SPASM avoue d’ailleurs qu’il serait « difficile d’avoir une subvention pour un film de zombies et de tranchage de têtes ». Les choses tendent toutefois à changer. SPASM accueille cette année trois longs métrages, une nouveauté par rapport aux éditions précédentes. La qualité technique des films présentés augmente d’année en année. Expérience d’un jeune cinéaste Sacha Lebel fait sa maîtrise à l’Université de Montréal sur le cinéma d’exploitation au Québec. Son film Des Vertes et des pas mûres a fait partie de l’édition 2007 du Festival SPASM. Comme la quasi-totalité des courts métrages présentés dans ce genre d’évènement, l’oeuvre a été financée à compte d’auteur. Grâce à ses économies et à quelques pieds de pellicule gagnés lors d’un cours à l’UdeM, le jeune réalisateur a pu financer une partie de son film. Les derniers 800$, il les a amassés en allant faire des tests pour une compagnie pharmaceutique. Même avec un budget de 2 500$, Sacha a dû faire appel au bénévolat de l’équipe et à la clémence de ses colocataires, prêts à accepter d’avoir une tête de mannequin coupée sur leur comptoir de cuisine. Pour Sacha Lebel, l’un des problèmes majeurs quant à la diffusion vient du fait que « le film de genre, au Québec, c’est vraiment le court métrage » et que peu de gens sont prêts à payer 15$ pour un DVD qui dure 10 minutes. « Si tu veux une culture cinématographique, cela prend un cinéma populaire », explique le jeune cinéaste. Avec Fantasia, SPASM et Vitesse lumière à Québec, ce type de cinéma, sous-exploité jusqu’à maintenant, se taille peu à peu une place dans l’univers québécois. Un cinéma qui, s’il ne fait pas son chemin jusque dans la majorité des salles, sert certainement déjà à la formation d’une nouvelle génération de techniciens et de cinéastes.

culture@larotonde.ca


Sports

le 1er décembre 2008

Romain Guibert sports@larotonde.ca

VOLLEY-BALL FÉMININ

Doublé des Gee-Gees pour finir en beauté Deux victoires faciles face aux équipes de Kingston pour terminer 2008

Ottawa 3 Queen’s 1 Ottawa 3 CMR 0

Annie-Claude Bastien-Lessard

L

’équipe de volleyball féminine des Gee-Gees a gagné ses deux dernières parties avant les vacances des fêtes. Elle l’a emporté vendredi soir par la marque de 3-1 contre les Gaels de Queen’s et 3-0 samedi après-midi contre les Paladins du Collège militaire royal (CMR). Les Gaels malmenées Vendredi soir, la première manche a débuté à l’avantage de Queen’s : elles ont pris une avance de huit points au milieu du set. Les Gee-Gees ont profité de la blessure de la joueuse des Gaels Louise Hamill pour revenir dans la manche avec huit points sans riposte et l’emporter 25-19. Le deuxième set a été dominé par les Gee-Gees. Leurs services et leurs smashs puissants ont déstabilisé leurs adversaires. On a aussi assisté à plusieurs plongeons de la libéro d’Ottawa Claudia Séguin, qui ont permis à son équipe de se procurer une nette avance. Les Gee-Gees ont mené par cinq points ou plus presque tout au long de la manche et l’ont enlevée 25-21. Queen’s a tiré profit des fautes et des difficultés en retour de service des Ottaviennes au troisième set pour se sauver avec la victoire 2521. La quatrième manche a été la plus serrée. Aucune des deux équipes n’arrivait à prendre une avance considérable de plus de trois points. Les Gee-Gees en sont sorties victorieuses par la marque de 25-21. « Nous avons fait des choix intelligents » de dire l’entraîneur-chef des Gee-Gees, Lionel Woods. « Ensuite, nous avons terminé les jeux. » L’attaquante gauche de cinquième année Karine Gagnon a dominé Ottawa avec un total de 15 attaques gagnantes et de 13 manchettes défensives. La capitaine et joueuse de cinquième année Véronique Yeon a connu une très bonne partie avec un total de cinq attaques gagnantes et 13 manchettes défensives. Finalement, la puissante attaquante Ariane Thibault a obtenu huit attaques gagnantes et huit manchettes défensives, alors que sa coéquipière, la libéro de deuxième année Claudia Séguin, a effectué 17 manchettes défensives.

sports@larotonde.ca

Photo Martin Lalande

Sofia Sturova met la table pour Jane Berry, pour les Gee-Gees, dans la victoire de samedi contre le CMR. Le Gris et Grenat a terminé sur une note positive, remportant ses deux matchs de la fin de semaine 3-1 et 3-0. Du côté des Gaels, la joueuse de première année Natalie Gray a été la meilleure des siennes avec 15 attaques gagnantes et 13 manchettes défensives. La libéro Sarah Fetterly a, pour sa part, effectué 10 manchettes défensives. Les Paladins impuissantes Samedi après-midi, les Gee-Gees affrontaient le CMR, qui était toujours à la recherche de sa première victoire de la saison. Malgré l’absence de la passeuse de troisième année Tess Edwards et de la milieu de quatrième année Joannie Beauregard-Veillette, les Gee-Gees l’ont

emporté en trois sets 25-20, 25-19 et 25-23. La première manche a été nettement à l’avantage des Paladins. Elles ont mené jusqu’à ce que les Gee-Gees égalisent à 19-19. Ottawa a marqué cinq points sans réplique et l’a emporté sur un coup à l’extérieur de leurs adversaires. Le début du deuxième set a été très serré jusqu’à ce que le CMR prenne une avance de 15-12, bénéficiant des réceptions de services difficiles des joueuses ottaviennes. Les Gee-Gees sont revenues de l’arrière grâce à d’excellents services, n’ont laissé leurs adversaires marquer que quatre points et ont ainsi pris

l’avantage 2 à 0 dans la rencontre. Une fois de plus, Ottawa a entamé la troisième manche en mouton et l’a terminée en lion. Elles ont pris un retard de six points à 16-10, mais sont remontées pour égaliser à 20-20. Les deux équipes se sont échangé le service, mais les Gee-Gees ont réussi à prendre les deux points d’avance nécessaires afin de sceller l’issue du match. Dans la victoire, l’attaquante Véronique Yeon a été la meilleure des siennes avec un total de six attaques gagnantes et cinq manchettes défensives. De leurs côtés, la libéro Joanna Fabris a obtenu 14 manchet-

tes défensives, la joueuse de centre de troisième année Aminata Diallo a amassé trois attaques gagnantes et 13 manchettes défensives, et la recrue Sofia Sturova a effectué cinq attaques gagnantes et sept manchettes défensives. « Je suis passeuse depuis quatre ans, mais jamais au niveau universitaire », de dire Sturova, Ukrainienne à Ottawa depuis l’âge de cinq ans. « C’est vraiment excitant de jouer. » Chez les Paladins, la joueuse de troisième année Glynis Rogers a obtenu huit manchettes défensives et six attaques gagnantes.

www.larotonde.ca •

13


Sports

le 1er décembre 2008

RÉTROSPECTIVE

Hockey féminin Hockey masculin Basket féminin Football

Soccer

McGill, regardez derrière

En dents-de-scie

Le départ canon va-t-il se La fin d’une ère maintenir ?

Suprenant, et prometteur

Certains se rappelleront peut-être d’un certain match pour la cinquième place, lors des derniers championnats nationaux. À parler avec Shelley Coolidge et les joueuses des Gee-Gees, le come-back miraculeux (Ottawa était mené par deux fois de cinq buts, avant de l’emporter en fusillade) a encore de l’effet cette année. Une intersaison fructueuse a amené plusieurs nouveaux visages qui ont eu un impact immédiat. Si bien qu’aujourd’hui, Ottawa semble être la seule équipe de la conférence québécoise à espérer chauffer les Martlets de McGill. Les championnes nationales en titre sont toujours invaincues à la mi-saison, aplatissant notamment les Stingers de Concordia 16-1. Leurs joueuses, la gardienne Charline Labonté la première, dominent de façon quasi-ridicule toutes les statistiques individuelles. Et pourtant, il y a raison de croire que les Gee-Gees ont une chance de les détrôner. Avec une attaque galvanisée par l’arrivée des Joyce Spruyt, Samantha Delenardo et Fannie Desforges, le Gris et Grenat a donné une grande frousse aux Martlets, s’inclinant finalement 6-4. Affaire à suivre...

Une saison pleine de potentiel s’annonçait pour la troupe de Dave Léger. Certes, l’équipe a perdu les Nick Vernelli, Rob Jarvis et Paul Gauthier, entre autres, mais plusieurs recrues, dont trois Européens, sont arrivées pour combler la place des finissants. Et pourtant, les Gee-Gees se cherchent encore, finissant la première moitié de la saison autour de la barre des .500. Le tandem Dan McDonaldYannick Charron (36 points en 12 matchs à eux deux) marche mieux que jamais, et les recrues Matthieu Methot et Sean Smyth font bien des vagues. Mais Ottawa est toujours incapable d’enchaîner deux victoires. De gros noms se sont rajoutés à la ligne bleue, notamment l’ancien capitaine des Remparts de Québec, Pierre Bergeron, mais les résultats se font encore attendre. Notons cependant que les GeeGees s’étaient retrouvés dans une situation similaire à pareille époque l’an passé, avant de prendre feu dans la dernière ligne droite pour s’assurer l’avantage de la glace en séries. On nous rappelle, dans le camp ottavien, que le vrai adversaire est imaginaire, que la seule équipe qui peut battre les Gee-Gees, ce sont les Gee-Gees. Ottawa peut certainement jouer à la hauteur des Trois-Rivières et des McGill quand ils le veulent. Reste à voir si c’est le cas.

Il n’y a eu que neuf matchs de disputés en saison régulière, mais le virage à 180 degrés a bonne allure. Il va sans dire que l’effet Andy Sparks se fait déjà sentir, alors que la saison précédente est reléguée aux oubliettes : il n’aura fallu que cinq matchs pour remporter quatre victoires, soit une de plus que l’an dernier. Ce que Sparks, un entraîneur recrue, a réussi à faire, c’est d’instaurer un esprit d’équipe pour combler l’absence de joueuses vedettes, après la graduation de Sarah Van Hooydonk. Si l’on ressent le manque d’explosivité qu’elle apportait, on éprouve cette année un danger qui peut venir de n’importe où. Luc Gélineau avait mentionné à la fin de l’été que Sparks avait une certaine réputation: celle de pouvoir développer rapidement le talent de ses joueuses. Jusqu’à maintenant, c’est ce qui se voit avec l’éclosion d’Émilie Morasse et Melina Wishart. Ce qui manque peut-être à cette équipe pour être constante, c’est une joueuse qui peut apporter une étincelle, sur le banc comme sur le terrain, et redynamiser ses coéquipières. Si Kyrie Love a démontré qu’elle en était capable contre McMaster et Lakehead, d’autres vétérans comme Katie Laurie ne se sont pas encore imposées sur le terrain comme une menace pour les adversaires et une bougie d’allumage pour leur équipe. Néanmoins, les Gee-Gees sont sur la bonne voie et devraient être la grande surprise du campus, voire du basket-ball ontarien.

À l’aube de la saison, Ottawa devait composer avec l’absence de six joueuses partantes, qui ont reçu leur diplôme en avril dernier. Voilà que la défenseure Amanda «A-Rob» Robinson, deuxième marqueuse l’an dernier, était retenue pour participer aux Championnats du monde U-20. Une lourde perte pour l’entraîneur Steve Johnson, qui a jonglé avec sa défense pendant les premières semaines. La vétéran Katie Lugg, la recrue Nikki Moreau et le transfert de Catherine Scott ont permis de stabiliser les mailles, alors que l’attaque n’était pas aussi intimidante que l’an dernier, personne ne marquant plus de cinq buts. La chimie née du jeune noyau de l’an passé a porté ses fruits, et les Gee-Gees se sont rendues plus loin que la dernière saison, terminant sixièmes aux Nationaux en Colombie-Britannique. Ironie du sort, elles ont baissé pavillon 1-0 contre Laurier lors de ce match pour la cinquième place. Une semaine plus tôt, ces mêmes Golden Hawks avaient vaincu Ottawa en tirs de barrage lors de la finale du Sport universitaire ontarien (SUO). Cruel scénario pour la troupe de Steve Johnson, alors que York leur avait fait subir la même médecine il y a un an. Cette année, le dénouement est sans doute plus difficile à avaler, puisqu’elles jouaient devant leurs partisans. Mine de rien, cette saison était de bon augure. Il n’y aura pas autant de départs que l’an dernier, certes, mais ce sont, à l’image du football, de gros noms qui ont terminé leur carrière en gris et grenat. Lugg, Rachael Swetnam et Courtney Luscombe ne devraient pas être de retour, tout comme la gardienne Jess Charron, qui a connu une bonne saison en remplacement de Kat Vulic. Elles devraient, mais, dans l’entourage de l’équipe, rien n’est sûr pour certaines d’entre elles, alors qu’il leur reste à toutes des années d’éligibilité. Dans l’éventualité où leur « retraite » s’officialise, l’équipe est encore entre bonnes mains. Scott, meilleure marqueuse cette année, devrait encore pivoter de l’aile en défense ou au milieu. Tout comme elle a été une transfert de McGill cette année, d’autres transferts pourraient se greffer aux Gee-Gees, vu la vulnérabilité et la reconnaissance qu’inspire ce programme de soccer. L’attaque devrait demeurer menaçante, malgré la perte du côté spectacle de Luscombe, avec le retour de Trinidad Ruiz. La profondeur du banc de la formation ottavienne devrait aussi laisser place à l’éclosion d’autres talents. L’équipe devrait pouvoir se rendre aux Nationaux pour une cinquième année consécutive et représenter, à nouveau, un sérieux prétendant au titre.

Ce que l’automne nous laisse dans les esprits La Rotonde revient sur cinq faits marquants de la première session 14 • www.larotonde.ca

Celle de Josh Sacobie. Malheureusement, la carrière du quart-arrière d’Ottawa s’est achevée sur une mauvaise note. Pour la deuxième année consécutive, les Mustangs de Western ont mis fin à la saison du Gris et Grenat. Ces mêmes Mustangs qui n’ont pas fait le poids contre Laval en finale de la Coupe Vanier. Pour Ottawa, si une étape de plus que l’an dernier a été franchie en se rendant à la Coupe Yates, la déception reste dans les esprits. La défaite face à Western mettait un terme à une saison pleine d’embûches et d’imprévus. Sur le papier, les Gee-Gees avaient une formation beaucoup plus dominante, avec l’arrivée de nombreux transferts tels Ivan Birungi et Ian Hazlett. Des transferts venus dans l’optique de remporter le trophée suprême du football universitaire, en vain. Ce qui est imprévisible lors d’une saison, ce sont les blessures. Et c’est ce qui a littéralement décimé cette équipe. Birungi a été le premier affecté, alors qu’il menait dans tous les classements au niveau national. Il a surtout été le premier d’une longue liste de receveurs à être blessé. Ottawa a été contraint de recourir a 16 receveurs différents, du jamais vu, dont le quart-arrière remplaçant Brad Sinopoli, qui a cependant très bien joué à cette position. Ces blessures ont forcé Sacobie à emprunter la course plus que la passe, mettant au repos l’attaque Star Wars. Encore là, les porteurs de ballons Davie Mason et Félix Potvin-Desjardins n’ont pas été en santé toute l’année. Un an après une saison parfaite, les Gee-Gees (4-4) ont décroché avec justesse leur billet pour les séries, où ils ont brillamment vaincu Guelph puis Queen’s, invaincu jusque-là. C’était avant de retrouver en finale ontarienne une équipe qu’on peut officiellement appeler la bête noire du Gris et Grenat. En l’emportant 31-17, la troupe de Greg Marshall a mis fin à la carrière de nombreux porte-étendards du programme de football. Au nom de Sacobie viennent s’ajouter ceux de Joe Barnes, David Timmons, Sean O’Donnell et Justin Wood-Roy. Sur le dernier jeu du match, Sacobie a lancé sa dernière passe vers Sinopoli, le quartarrière des trois prochaines saisons. Le flambeau est passé.

sports@larotonde.ca


Sports

le 1er décembre 2008

L’EXPRESS

Tirs de barrage

La Rotonde rigole avec Véronique Yeon

Hockey masculin

Un temps libéro, Véronique Yeon, en est à sa cinquième année avec l’équipe de volley-ball féminin des GeeGees. L’ailier discute avec La Rotonde de ses habitudes au volley-ball de plage, et nous dévoile le meilleur surnom que nous avons entendu jusqu’à maintenant en Tirs de barrage. Simon Cremer

contente. Autrement, c’est Vee ou Veevee, parce que personne n’est capable de dire Véro en anglais! (rires)

LR: Pourquoi les joueuses de volley ont-elles des shorts si serrés ? V: Pour mieux bouger ? (rires) Je n’en ai aucune idée, sérieusement... Je ne sais pas si tu peux imaginer faire des plongeons à terre, les jambes écartées, avec des shorts de basket, je pense qu’ils auraient pas mal de trous. Il y en a qui pensent que c’est pour une autre raison, mais...

Qui prend le plus de temps pour s’arranger les cheveux et se maquiller après un match ? V: ... Hmm... Honnêtement, je ne sais pas... on est pas mal toutes rapides ! On est un peu déçu... V: Je dirais Ariane [Thibault], dernièrement, parce qu’elle doit aller travailler, donc elle se poupoune un peu, mais autrement... vraiment pas.

Le volley-ball masculin serait-il plus populaire s’il y avait des shorts de la sorte ? V: (rires) C’est sûr et certain !

As-tu déjà smashé dans le visage d’une adversaire, à la Ben Stiller Photo Simon Cremerdans Meet the Parents ? Il n’y a pas de tirs de barrage au volley-ball, mais cela n’a pas empêché V: (rires) Oui... Pas intentionnelleVéronique Yeon de se soumettre à ceux de La Rotonde cette semaine. Volley-ball de plage ou d’intément, j’ai smashé, et son visage était rieur ? dans le chemin V: Les deux ont leurs avantages et leurs inT’es-tu excusée après le match ? Qui de l’équipe a le meilleur surnom ? convénients. J’aime mieux le volley-ball de V: Bien... pas plus que ça, non (rires). Si je lui V: (rires) Steph [McGuinty] c’est Burns... Elle va plage parce qu’il y a plus de contact, sauf qu’au avais cassé le nez, peut-être, mais autrement... me tuer ! volley-ball intérieur, la balle vient plus vite, le (rires) On peut savoir pourquoi ? jeu d’équipe est plus important, il y a plus de L’équipe masculine que tu vas voir le plus V: (rires) Elle se tient toujours avec les bras tactique. souvent ? comme ça [à la Mr. Burns, de la série Les SimpV: Je dirais le basket, parce que c’est juste ici ! son], tout le temps, dans tout ce qu’elle fait. C’est Joues-tu au volley-ball de plage en shorts Mais aussi le hockey, j’aime bien le hockey. vraiment drôle. Kaely [Whillans] se fait appeler ou en bikini ? T-Rex, comme le dinosaure, parce qu’elle fait la V: Ça dépend des jours (rires). Finalement, une chose qu’on ne sait pas même chose... (rires) de Lionel Woods ? Une règle à changer au volley-ball univerV: Woah... Une chose qu’on ne connaît pas de Et ton surnom? sitaire ? Lionel Woods... Je ne sais vraiment pas... Je V: Pendant une année, on m’appelait « Goits » V: Je sais qu’aux États-Unis, ils laissent la balle pense que je vais demander de l’aide ! (diminutif pour « goiter », ou goitre en français), toucher le plafond, ils continuent de jouer. Ça parce que je me suis frappé le front sur une barserait vraiment bon, parce qu’on a des plafonds, L’aide n’est jamais venue. Semble-t-il que le re de métal dans une maison hantée, et j’avais honnêtement... et ça varie d’une université à mystère Lionel Woods restera entier... Jusqu’à une bosse comme une balle de golf sur le front l’autre, donc ce n’est pas comme si une équipe alune prochaine édition des Tirs de barrage! pendant toute la soirée... Mais il n’y a plus beaulait jouer avec. Je pense que ce serait intéressant. [NDLR] coup de filles qui l’utilisent, et j’en suis plutôt

Vous aimeriez nous soumettre des questions pour Tirs de barrage, ou même un coéquipier? Écrivez-nous à sports@larotonde.ca

Prolongation

Romain Guibert, Chef de pupitre Sports

Quand les poules ont failli avoir des dents

V

endredi 28 novembre. 21h44. Ce que je pensais inimaginable s’est produit : le nouveau site Web du Service des sports (SDS) a été mis en ligne. Si je voulais être moins sévère, j’aurais dit fortement improbable. Non, mais, autant vous dire qu’il était temps. Une chance que Luc Gélineau n’a pas dit qu’il se ferait pousser la barbe jusqu’à temps que le site soit mis en marche… Dans sa tête, il s’en serait sorti. Mais dans les faits, il serait en ce moment méconnaissable. Rencontré à la fin de l’été, il nous avait parlé de ce fameux 2 septembre où l’on aurait dû voir un changement au portail électronique des GeeGees. Pourtant, tout le monde divaguait et on ne trouvait pas deux réponses pareilles. Le 2 par-ci, le 4 par-là, et puis non, d’ici les prochaines semaines. Ouais bah vos semaines, elles se sont étran-

sports@larotonde.ca

gement métamorphosées en 88 jours. À chaque fois on nous ressortait l’excuse classique. J’avais l’impression d’être dans le métro de Montréal ou un vol d’Air France. « Nous éprouvons des problèmes techniques », qu’ils nous disaient. Faudrait peut-être innover les gars. Une petite rumeur était passée entre les mailles du filet la semaine dernière, et on nous avait parlé du 28. Pour y avoir été à minuit ce jour là, j’ai cru que c’était encore une blague (involontaire, évidemment) du SDS. Ne vous inquiétez pas, même si j’en ai l’air, je ne faisais pas que veiller ou me réveiller depuis 88 jours et aller voir si le site avait subi un coup de poliche. Il en faudra plus pour que je les croie sur parole. Et puis le 28, miracle. Toutes les équipes ottaviennes en action l’ont emporté et elles tomberont de leurs chaises quand elles verront de quoi

elles ont l’air sur leur site Web. Bon, je ne vais pas vous montrer que le mauvais côté des choses. C’est vrai qu’il a de la classe, ce portail. C’est quand même plus à la hauteur de nos équipes que l’autre vieux machin. Il attire l’attention, les photos sont enfin plus grandes que votre profil de MSN, on voit le calendrier et les résultats facilement, on a accès à plus de vidéos. Et, le clou du spectacle: il scintille en gris et grenat. Épatant. Bon, sinon… Disons que le fond d’écran de la page d’accueil montre des athlètes qui ne sont plus sur le campus. Fini le pessimisme, j’arrête, il faut se contrôler. C’est tout de même un bon morceau d’art visuel, digne des technologies du XXIe siècle. Félicitations. Bravo. L’attente en a valu la peine. Enfin, j’espère, parce que si je suis le seul à y aller pour m’aider dans mes tâches, eh bien personne ne saura qu’il y a un nouveau site.

Ottawa gâche un bon départ Malgré les débuts de Pierre Bergeron et un départ canon, les GeeGees se sont encore inclinés 4-3 en prolongation mardi, à McGill. C’est une troisième défaite consécutive au-delà des 60 minutes de temps réglementaire pour la troupe de Dave Léger, qui bat de l’aile depuis le début de la saison et n’a pas encore trouvé son rythme. Ottawa avait pourtant distancé les Redmen après vingt minutes, menant 3-1. Sean Grady, Matthieu Methot et Kevin Glode ont réussi à chasser Danny Mireault, qui a cédé trois fois sur neuf lancers. Le Gris et Grenat a appuyé sur les freins et a dirigé autant de tirs sur Jake Jarvis lors des 40 dernières minutes. McGill a su trouver l’inspiration nécessaire pour revenir de l’arrière et a donc marqué deux fois en période médiane. C’est le défenseur Ken Morin qui a tranché le débat alors qu’il n’y avait même pas deux minutes de jouées en prolongation. Romain Guibert

Hockey féminin

Déconfiture face aux Martlets Ottawa a vu rouge lors de son duel face au géant McGill. Les championnes nationales n’ont eu aucune pitié pour leurs plus proches rivales, gagnant leur match 9-0. Les Martlets ont inscrit respectivement trois, deux puis quatre buts lors de chaque période. Les GeeGees avaient pourtant failli l’emporter il n’y a pas si longtemps, perdant 6-4 face à ces mêmes Martlets. Mais samedi, Charline Labonté était de retour devant le filet des siennes et a bloqué les 26 tirs dirigés vers son filet. Sa vis-à-vis Jess Audet a été mitraillée de 48 rondelles. Rebecca Martindale a réalisé un coup du chapeau, alors qu’AnneSophie Bettez a marqué deux buts. Déjà privé des services de Christine Allen, Danika Smith et Kayla Hottot, Ottawa a vu Joelle Charlebois quitter la partie en deuxième période. Romain Guibert

www.larotonde.ca •

15


Sports

le 1er décembre 2008

Calendrier – Sports MARDI 2 DÉCEMBRE

SAMEDI 10 JANVIER

Hockey Masculin Ottawa à Carleton Raven’s Nest 19h

Hockey Féminin Ottawa contre Concordia Complexe Sportif 14 h

VENDREDI 9 JANVIER Basket-ball Féminin Ottawa contre Ryerson Pavillon Montpetit 18 h Basket-ball Masculin Ottawa contre Ryerson Pavillon Montpetit 20 h

DIMANCHE 11 JANVIER Hockey Masculin Ottawa contre Guelph Complexe Sportif 14 h Volley-ball Féminin Ottawa contre Toronto Pavillon Montpetit 14 h 30

Classements Hockey féminin - Conférence québécoise

Volley-ball Féminin Ottawa contre Ryerson Pavillon Montpetit 14 h 30 Basket-ball Féminin Ottawa contre Toronto Pavillon Montpetit 18 h Hockey Masculin Ottawa contre Brock Complexe Sportif 19 h

V

D

N

DP

BP

BC

+/-

PTS

7

7

0

0

0

58

6

52

14

Ottawa

8

4

3

0

1

21

23

-2

9

Carleton

8

3

5

0

0

11

23

-12

6

Concordia

9

2

7

0

0

8

46

-38

4

Équipe

PJ

V

D

DP

BP

BC

+/-

PTS

UQTR

17

15

1

1

75

31

44

31

Carleton

15

9

5

1

59

42

17

19

Concordia

15

8

5

2

48

38

10

18

McGill

14

7

6

1

46

44

2

15

Ottawa

12

5

4

3

41

50

-9

13

Volleyball féminin – SUO Est

Basket-ball Masculin Ottawa contre Toronto Pavillon Montpetit 20 h

JOSH GIBSON-BASCOMBE » BASKET-BALL MASCULIN Le joueur vedette des Gee-Gees a réalisé deux performances dignes de son talent pour guider son équipe à une sixième puis une septième victoires consécutives avant Noël. Il a accumulé 43 points et 30 rebonds face à Waterloo et Laurier. Il a réussit 65% de ses tirs contre les Hawks. Il mène son équipe avec une moyenne de 17,50 points par matchs.

Équipe

PJ

V

D

SG

SP

PTS

York

9

9

0

27

3

18

Ottawa

11

8

3

24

15

16

Toronto

10

6

4

23

13

12

Queen's

10

5

5

20

15

10

Ryerson

11

2

9

8

29

4

Lakehead

10

1

9

7

28

2

CMR

10

0

10

3

30

0

Basketball féminin – SUO Est

DAX DESSUREAULT » BASKET-BALL MASCULIN Le centre d’Ottawa a mené les siens samedi à Laurier, ajoutant 27 points aux 13 qu’il avait inscrits la veille à Waterloo. Dessureault a été moins dominant sous les paniers, ne récoltant que 16 rebonds lors de ces deux matchs. Il est tout juste derrière Josh au niveau des points cette saison, avec 17,38. VÉRONIQUE YEON » VOLLEY-BALL FÉMININ La joueuse de cinquième année profité de sa nouvelle position d’ailière pour amasser des points contre Queen’s et le CMR. L’ancienne libéro a marqué 11 attaques gagnantes et récolté 18 manchettes défensives en deux matchs, profitant du repos de cinq vétérans samedi. Elle se situe au troisième rang de son équipe à ces chapitres depuis octobre.

PJ

Hockey masculin SUO Est – Division Est éloigné

Les trois étoiles de La Rotonde

1 2 3

Équipe McGill

Équipe

PJ

V

D

DP

PP

PC

+/-

PTS

Carleton

9

6

3

.667

548

493

55

12

Toronto

10

5

5

.500

687

708

-21

10

Laurentienne

10

5

5

.500

699

704

-5

10

Ottawa

9

5

4

.556

541

530

11

10

Ryerson

10

4

6

.400

577

692

-115

8

Queen's

9

3

6

.333

554

593

-39

6

York

10

1

9

.100

627

688

-61

2

CMR

9

0

9

.000

468

724

-256

0

Équipe

PJ

V

D

%V

PP

PC

+/-

PTS

Ottawa

8

7

1

.875

600

535

65

14

Carleton

8

7

1

.875

616

506

110

14

Toronto

9

6

3

.667

682

626

56

12

Ryerson

9

5

4

.556

695

679

16

10

Queen's

8

3

5

.375

541

591

-50

6

York

9

3

6

.333

712

767

-55

4

Laurentienne

9

1

8

.111

659

814

-155

2

CMR

8

0

8

.000

325

781

-456

0

Basketball masculin – SUO Est

Légende: PJ: Parties jouées V: Victoires D: Défaites

DP: Défaites en prolongation %V: Pourventage de victoires par match joué PP: Points pour PC: Points contre

N: Matchs nuls BC: Buts contre BP: Buts pour PTS: Points

Vous voulez savoir ce que c’est d’être sur la route avec une équipe sportive? Vous voulez visiter des hauts lieux touristiques comme Hamilton ou Kingston? Couvrez les Gee-Gees à l’extérieur! sports@larotonde.ca

16 • www.larotonde.ca

sports@larotonde.ca


Sports

le 1er décembre 2008

L’EXPRESS Basket-ball masculin

Basket-ball féminin

Au-dessus des 500 avant Noël

En position de force Ottawa 81 Waterloo 57 Ottawa 79 Laurier 71 Les Warriors ont fait mentir leur bonne fiche de 5-1 en étant incapables de menacer Ottawa vendredi. Les Gee-Gees ont explosé avec 27 points au premier quart-temps et ont pu s’asseoir sur leur avance : ils l’ont emporté 81-57. Menant de 14 points après 10 minutes, la troupe de Dave Deaveiro s’est laissée aller dans le quarttemps suivant. Elle a cependant appuyé de nouveau sur les pédales jusqu’à la fin du match, dominant 42-29 les 20 dernières minutes du match.

La recrue Warren Ward a inscrit 18 points, un sommet du côté du Gris et Grenat. Il ne faut pas passer sous silence les 17 points de Josh Gibson-Bascombe qui a étonnamment ajouté 18 rebonds. Confirmation face aux Hawks Les Gee-Gees ont confirmé qu’ils lutteraient avec Carleton jusqu’à la fin de la saison pour le premier rang dans la division Est ontarienne. Encore à l’étranger, Ottawa a écarté Laurier de son chemin 79-71 grâce à une performance spectaculaire du tandem Dessureault–Gibson-Bascombe.

Revue de presse sportive En janvier, La Rotonde pense inaugurer sa revue de presse sportive. Chaque semaine, nous vous offrirons un survol de l’actualité dans le Sport interuniversitaire canadien.

L’avantage de cinq points que le Gris et Grenat a pris au premier quart-temps et qui est resté le même avant la mi-temps s’est de nouveau avéré crucial. Ottawa a bénéficié de l’indiscipline des Golden Hawks au dernier quart-temps pour mettre la victoire dans leur poche. Dax Dessureault et Josh ont réalisé une grande prestation, réussissant à eux deux 53 des 79 points ottaviens, et 24 des 47 rebonds. Les Gee-Gees terminent donc la première phase du calendrier en première place, tout en alignant sept victoires consécutives. Romain Guibert

Intéressé à y participer? sports@larotonde.ca

Ottawa 71 Waterloo 60 Ottawa 46 Laurier 55 Ottawa a remporté son deuxième affrontement seulement en cinq ans face à Waterloo pour mettre fin à une série de deux revers. Le réveil de Hannah Sunley-Paisley a permis à son équipe de l’emporter 71-60. Menant 34-28 à la mi-temps, les Gee-Gees ont vu les Warriors s’approcher à deux points après 30 minutes, mais celles-ci ont explosé lors du dernier quart-temps (21-12). Sunley-Paisley, centre de deuxième année, a réalisé sa meilleure performance jusque-là, accumulant 20 points et sept rebonds. Émilie Morasse a encore bien joué, ajoutant 15 points. Une fausse note malgré tout Le Gris et Grenat n’a marqué que six points au troisième quarttemps et s’est effacé le lendemain

sous l’empoigne des Golden Hawks. Laurier a dominé Ottawa dans tous les secteurs du jeu pour sortir vainqueur 55-46. Cette fois-ci, les Gee-Gees n’ont pu conserver l’avance de 25-20 qu’elles s’étaient procurée avant de rentrer au vestiaire. Elles ne se sont pas présentées au quart suivant, laissant les Hawks transformer leur déficit en avance de six points. Elles n’ont plus regardé derrière après. Elles se sont fait transporter par une belle performance de Renata Adamczyk, auteure de 12 points et 17 rebonds. Ottawa a aussi commis 11 fautes personnelles et six revirements de plus que Laurier. Morasse a été la meilleure côté ottavien, marquant 14 points. Ottawa se retrouve donc au-dessus de la barre des 500 avant la trêve de décembre, avec une fiche de 5-4. Romain Guibert

Divertissement

info@larotonde.ca

Énigme

Tirée du Bulletin de Buckingham du 3 mai 1978. (vérifiez si vous voulez, on vous le dit)

Paule » Personne n’a obtenu une note supérieure à B; » Renée a eu une note inférieure à B. Renée » J’ai obtenu un A; » Paule a obtenu un A, un B ou un C.

Sudoku Remplissez les cases vides pour compléter le cassetête. Chaque chiffre de 1 à 9 doit être présent dans chaque rangée horizontale et verticale, ainsi que dans chaque carré de neuf cases.

Sylvie

Nota : Notre Directeur de la production a vraiment, mais vraiment besoin de vacances.

Dans une classe de logique, le professeur décerne une note à chacune de ses quatre étudiantes: Paule, Renée, Sylvie et Nancy. Son barème est A pour une excellente note, G pour un échec total, les notes intermédiaires étant B, C, D, E et F. À la vue de leur résultat, les filles firent à tour de rôle deux commentaires. Les voici:

sports@larotonde.ca

» J’ai obtenue une note supérieure à D; » La note de Nancy est supérieure à celle de Paule. Nancy » J’ai obtenu un résultat inférieur à E; » Renée a obtenue une note supérieure à celle de Sylvie. Or, de ces huit affirmations, sept sont fausses. Sachant que les notes obtenues furent différentes les unes des autres, trouvez 1) quelle affirmation est vraie; 2) les notes obtenues par ces étudiantes.

La Rotonde n’est aucunement responsable de tout problème de manque d’attention de ses lecteurs en classe en raison de ce Sudoku. Vous avez des commentaires, suggestions d’idées pour la Section Divertissement? Autre chose que des photos « spéciales » de femmes en costume de zèbre à proposer? N’hésitez pas à nous les faire parvenir, soit par courriel (info@larotonde.ca) ou en personne, au 109 Osgoode. www.larotonde.ca •

17


Opinions le 1er décembre 2008

redaction@larotonde.ca

Aller de l’avant

À

la suite du référendum d’adhésion à la FCÉÉ, il est important pour nous de faire le point sur certaines questions qui ont été soulevées sur le campus. Les deux semaines de référendum ont ouvert la porte à de nombreux débats, parfois tendus, mais nécessaires, et le choix de la population étudiante a été de se joindre à la FCÉÉ. Cela étant dit, nous voulons réitérer l’appel à l’unité qui a été lancé par certains membres des comités du OUI et du NON afin de travailler dans l’intérêt des étudiants. La semaine dernière nous a donné l’occasion de participer à notre première Assemblée générale annuelle (AGA) de la FCÉÉ en tant que membre à part entière. L’Exécutif et le coordonnateur de l’exécutif ont

composé la délégation de la FÉUO en l’absence de processus internes pour sélectionner une telle délégation et pour permettre aux participant.e.s d’avoir une bonne connaissance, tant de la FÉUO que de la FCÉÉ. Ainsi, nous avons constaté la nécessité d’établir un processus interne afin d’assurer une représentativité accrue de certaines communautés au sein de la FCÉÉ. La délégation préparera donc une recommandation pour le conseil d’administration afin de déterminer un processus de participation pour nos délégations aux AGA de la FCÉÉ. L’AGA a aussi été riche en projets et en échanges. Nous avons collectivement décidé d’étendre le service d’achat en vrac de biens équitables et écologiques pour en permettre

l’accès à plus de clubs et de groupes étudiants. Nous avons aussi pu échanger avec d’autres membres sur nos expériences face à des enjeux tels les services alimentaires, les recours étudiants et les codes de conduite. À la lumière de cette AGA, nous sommes résolus à travailler collectivement, sur notre campus, pour améliorer la condition des étudiant.e.s d’ici et d’ailleurs. Nous sommes enthousiastes à l’idée d’assurer une représentativité de nos membres à la FCÉÉ afin que, ensemble, nous puissions jouer le rôle de leadership qui nous revient au sein du mouvement étudiant. L’exécutif de la FÉUO

Rétrospective de la campagne: Un portrait noir

E

nfin, c’est fini! C’est du moins ce que clament la plupart des personnes ayant subit le référendum d’affiliation à la FCÉÉ. Comme observateur indépendant, la seule conclusion à laquelle je peux arriver en faisant une certaine rétrospective, c’est que c’était une campagne référendaire affreuse et injuste. Je crois personnellement que le Comité de surveillance référendum en est le grand responsable. Analysons tout d’abord l’aspect des dépenses. Seulement en publicité dans les journaux étudiants, le comité du OUI a dépensé au minimum de 4090$, soit le double du budget remboursé pour le CSR. Pas convaincu... allez voir vousmême sur le site de La Rotonde (4 pleine pages de 610$) et le Fulcrum (2 pleine page de 825$), comparativement à une seule plein page pour le camp du NON. Aussi, il ne faudrait pas oublier l’absurdité des affiches du OUI qui ont été conçues et imprimées à Toronto. Comparezles aux affiches faites à la main sur fond rose du camp du NON. Et les t-shirts, et les macarons, et les auto-

collants.... Dire que le CSR ne voulait pas mettre de limite de dépense. Aujourd’hui on réalise l’énorme gap financier entre les deux camps. J’imagine que le CSR pensait que la démocratie est au service de l’argent. Ajoutons à cela le débat autour des étudiants venant d’autres campus. Le président des étudiants de York était sur notre campus alors que sont université était en grève et les étudiant occupaient les locaux de l’université. Ils ont eux-mêmes cherché leur leader étudiant pour apprendre qu’il était dans une autre ville en train de militer pour l’affiliation de la FÉUO. J’imagine que les étudiants de York n’avaient pas vu cela dans sa plateforme électorale. Gardons un oeil ouvert pour voir si ce modèle ne sera pas appliqué par notre exécutif. Par-dessus le marché, les étudiants de Carleton voulant militer pour le NON ont été bloqués par des procédures absurdes alors qu’au même moment plusieurs militants du OUI faisaient 11 présentations de classe par jour sans avoir obtenu d’autorisation.

Ajoutons à cela une question référendaire louche, de l’intimidation des deux côtés, un rejet des médias étudiants, des sanctions douteuses du côté du NON, des scrutateurs membres de l’exécutif de la FCÉÉ et j’en passe. Il y a bien sûr des excuses ou des explications pour chacun de ces éléments. Mais, pouvez-vous sérieusement vous convaincre que tout cela n’est qu’une coïncidence ou de la chialerie mal fondée... peut être, moi je ne peux pas. Prochaine fois, prenons la peine de mieux sélectionner nos représentants sur le CSR. Assurons-nous que ce seront des étudiants qui représenteront réellement les intérêts de la FÉUO et qui n’agiront pas seulement comme des marionnettes de la FCÉÉ. Imposons des règles justes au service de la démocratie et nous aurons un résultat légitime auquel je souscrirai, peut importe le résultat! Bruno Gélinas-Faucher

Discriminations raciales… ou difficultés d’adaptation ?

J

e voudrais réagir au rapport du Centre de recours étudiant (CRÉ) publié le 12 novembre dernier et dont La Rotonde a rendu compte dans ses éditions des 17 et 24 novembre. Ce rapport établit que 70% des étudiants faisant appel au CRÉ lorsqu’ils sont accusés de fraude par l’Université sont issus des minorités visibles. Les rapporteurs en concluent – hâtivement – que cela s’expliquerait par le «racisme systémique» qui prévaudrait à l’Université canadienne. Je voudrais contester cette interprétation des faits à la lumière de ma propre expérience. Terminant en 2005-2006 une licence – l’équivalent français du baccalauréat – d’histoire, j’ai eu la chance de pouvoir réaliser cette dernière année en échange à l’Université d’Ottawa. Si je ne faisais pas partie d’une minorité visible, je faisais en tout cas partie d’une minorité audible, étant francophone dans une Université où les étudiants sont anglophones aux deux tiers. Que mes amis francophones m’en pardonnent, j’avais choisi de prendre tous mes cours d’histoire en anglais, afin d’améliorer mon niveau dans ma «langue seconde». Ce choix constituait un apport considérable à mon cursus, mais nécessitait de ma part un plus grand effort d’écoute et d’expression orale en cours, puis de lecture et d’écriture à la maison. Surtout, ce que je ne savais pas avant de partir, c’est que chaque information présente dans mes travaux devait être rigoureusement référencée, par une note de bas de page indiquant l’ouvrage dont elle était issue. En France, une telle pratique n’apparaît pas avant la maîtrise. Jusqu’à la fin du baccalauréat, les travaux consistent en des dissertations, où l’enseignant, lorsqu’il corrige les copies, considère que les informations fournies par l’étudiant relèvent des connaissances communes à tous les étudiants qui ont suivi son cours. Au Canada, les enseignants considèrent que l’étudiant,

dès le début de son cursus, doit apprendre à travailler comme un chercheur. Cette exigence est formatrice pour les étudiants, même si elle donne souvent lieu à des excès : certaines informations relèvent en effet de la culture générale, et ne devraient pas, à mon sens du moins, avoir à être référencées par une note de bas de page. N’étant pas au courant de cette exigence, j’ai donc eu mon premier ennui dès le mois de novembre, avec un message catastrophé, sur mon répondeur, du Docteur Mark Stolarik, dans l’enseignement « The Slovaks and their Neighbours in Central Europe to 1780 ». Cet enseignant m’a demandé, pour prouver que je n’avais plagié aucun auteur, de lui rendre le même travail dûment référencé, dans un délai très court, sans quoi il eût été contraint de me faire échouer à ce travail, et donc au semestre. Évidemment, nul racisme ni même xénophobie dans cet avertissement : M. Stolarik est francophile, et m’a souvent demandé, lors des cours, des précisions sur l’histoire de France, qui semblait le passionner au plus haut point. Il était d’ailleurs au courant que les exigences académiques n’étaient pas les mêmes de part et d’autre de l’Atlantique. J’ai refait le travail en citant mes sources, et le problème a été aussitôt réglé. Ce que je veux dire, pour avoir été un immigrant, même temporaire, au Canada, c’est qu’il ne faut pas nécessairement interpréter le fait que la grande majorité des étudiants accusés de plagiat sont issus des minorités visibles comme la preuve d’un quelconque racisme. Ces étudiants, issus de l’immigration pour la plupart, arrivent comme moi il y a trois ans avec des pratiques académiques différentes, qui peuvent les faire accuser de fraude là où il n’y en a pas. Il faut davantage parler de difficultés d’adaptation, fatales pour des étudiants étrangers. Roman Bernard, Paris, France

Nous voulons vous lire ! La Rotonde est heureuse d’accueillir les analyses et commentaires de ses lecteurs et lectrices. La longueur des textes ne doit pas dépasser 500 mots ou 3500 caractères. La Rotonde ne s’engage ni à publier les lettres, ni à justifier leur non-publication. La Rotonde se réserve la possibilité de réduire la longueur des textes retenus. Pour nous faire parvenir vos lettres, veuillez envoyer un courriel à Céline Basto : redaction@larotonde.ca

18 • www.larotonde.ca

redaction@larotonde.ca


le1er décembre 2008

Éditorial

Tout est décidé à l’avance.

le 1er décembre 2008 • Vol. LXXVI No. 14 109, rue Osgoode Ottawa (Ontario) K1N 6S1 613 421 4686 RÉDACTION Rédactrice en chef Céline Basto redaction@larotonde.ca

La preuve?

N

os droits de scolarité ont été augmentés. Oui, encore une fois. Et ne pensez pas que parce que des étudiants aient été présents autour de la table que cela a pu changer quoi que ce soit. Au début de l’année, nous avions un recteur disponible, qui parlait aux étudiants, qui se montrait accessible, qui voulait se démarquer du style de l’ancien recteur, Gilles Patry. Maintenant, nous avons un recteur qui ouvre la discussion aux étudiants, mais qui les fait asseoir autour d’une table alors que la décision est déjà prise. Pour ceux qui étaient présents lors de l’augmentation de nos droits, la proposition faite par Marc Jolicoeur, président du Bureau des gouverneurs (Bdg), était pour le moins offensive. Ce dernier a proposé que les gouverneurs-étudiants puissent voter, mais uniquement si le vote s’avérait trop serré. La discussion serait alors lancée Les étudiants ont pour savoir si ceux-là étaient en situation de conflit d’intérêts. Cela dit, le fait preuve de bonne président du Bdg a proposé d’établir foi. Cette année, les règles selon le résultat des votes. Une vague d’incompréhension planait il n’y a pas eu de aussi bien autour de la table que dans le manifestation, il n’y a public. Bien sûr, Julien de Bellefeuille, un membre du public, a dénoncé l’hypas eu de boycottage. pocrisie de cette proposition et a fait Peut-être aurionsen sorte que cette proposition ne soit pas adoptée. On a orchestré toute une nous dû être plus mascarade où l’on donnait l’impression agressifs et démontrer que les étudiants avaient quelque chose à dire. Bref, nous savions, depuis le déque les étudiants ne but, que la décision était déjà prise. La preuve ? Dans un courriel inter- peuvent pas continuer cepté par La Rotonde et rendu public à débourser de telles dans l’édition du 17 novembre, Victor sommes ? Simon, vice-recteur aux ressources, y indiquait que « Le MBA voulait 8% [d’augmentation], comme d’habitude ». Pas de questions si le 8% était nécessaire ou raisonnable, c’est juste « comme d’habitude »... Une autre preuve ? Deux gouverneurs se sont abstenus. L’une des raisons invoquées lors des discussions est qu’ils n’avaient pas assez d’informations pour rendre un bon jugement. Ils se sont donc abstenus, faisant en sorte que leur vote compte dans le quorum permettant alors que la hausse soit adoptée, même s’ils jugeaient que l’on ne partait pas sur des bases assez solides pour le faire. Mais au moins, ils se sont abstenus… C’est déjà un pas en avant. Cependant, il est lamentable de remarquer que sur une question aussi importante que la hausse des droits de scolarité, alors que le Bdg compte 29 membres, seuls 13 se soient présentés. On gouverne ainsi par l’absence. Les étudiants ont fait preuve de bonne foi. Cette année, il n’y a pas eu de manifestation, il n’y a pas eu de boycottage. Peut-être aurions-nous dû être plus agressifs et démontrer que les étudiants ne peuvent pas continuer à débourser de telles sommes ? Le plus ironique de cette hausse, c’est que l’on demande aux étudiants d’investir leur argent pour financer leurs bourses. Nous paierons donc pour nos propres bourses. De plus, on nous demande de l’argent pour améliorer notre « expérience étudiante ». Cependant, aucun projet concret n’est présenté et l’administration n’a pas été en mesure de définir « expérience étudiante ». Nous ne savons donc pas si cet argent sera investi dans les espaces étudiants, dans les problèmes d’accessibilité de l’Université ou dans la construction de nouveaux édifices. Bref, on nous demande de l’argent et ensuite on verra ce qu’on en fait. D’après l’administration, l’Université a besoin d’argent. Cependant, nous ne pouvons pas adhérer à un plan qui ne propose pas de mesures concrètes pour améliorer « l’expérience étudiante ». Nous ne savons pas où l’argent sera investi. On nous demande simplement de l’argent et cela est inacceptable.

redaction@larotonde.ca

Secrétaire de rédaction Roman Bernard revision@larotonde.ca Actualités Céline Basto (Chef de pupitre) actualites@larotonde.ca Arts et Culture Caroline Morneau (Chef de pupitre) culture@larotonde.ca Sports Romain Guibert (Chef de pupitre) sports@larotonde.ca Web Houda Souissi web@larotonde.ca Photographe Martin Lalande

Production Simon Cremer production@larotonde.ca Section Opinions Céline Basto Webmestre Guy Hughes webmestre@larotonde.ca ÉDITIONS ET VENTES Directrice générale Caroline Bouchard direction@larotonde.ca 613 562 5264 Représentant de la publicité publicite@larotonde.ca

La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Éditions de La Rotonde, et distribué à 5000 copies dans la région d’Ottawa-Gatineau. Il est financé en partie par les membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés. La Rotonde est membre du Carrefour international des presses universitaires francophones (CIPUF) et de la Presse universitaire canadienne (PUC). La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffamatoires de ses articles ou éléments graphiques, en totalité ou en partie.

www.larotonde.ca •

19


AJOURNEMENT D’EXAMEN

Programme de formation avec le Réseau canadien de l'arthrite

Avez-vous besoin d’un ajournement d’examen pour des raisons médicales?

Programme de formation estivale en entreprise – Date limite : le 31 janvier, 2009

Si vous pensez manquer un examen pour des raisons de santé, vous devez consulter un médecin avant votre examen. Si vous choisissez de vous présenter aux Services de santé, mentionnez à la réceptionniste que la raison de votre visite concerne un ajournement d’examen. Rappelez-vous de vous accorder suffisament de temps pour le rendez-vous. Celui-ci ne peut avoir lieu pendant ou après l’examen. Université d’Ottawa Services de santé 300- 100 Marie Curie Ottawa, ON K1N 6N5 Tel.: (613) 564-3950

Ce programme permet à des étudiant(e)s de premier cycle de participer à la recherche sur l’arthrite dans un laboratoire d’entreprise. Le salaire courant se situe entre 16 $ et 20 $ l’heure. Les frais de déplacement aller-retour par avion et les frais initiaux de demande de visa de travail seront couverts.

Pour plus de renseignements visitez www.arthritisnetwork.ca.

Heures d’ouverture: Lundi au vendredi 8h30 à 20h Samedi & dimanche 10h à 14h

 

La maladie doit être sérieuse! Toutes les demandes d’ajournement rédigées par des médecins hors-campus seront passées en revue par les Services de santé. Seules les raisons valides d’ajournement seront acceptées. Par exemple, les rhumes, la diarrhée, les maux de tête, l’abus de caféine, l’insomnie et les crampes menstruelles ne seront pas acceptés. Si vous n’êtes pas certain de la gracité de votre maladie, consultez un médecin aux Services de santé afin d’éviter une déception plus tard. Présentez-vous à la réception du Service de santé au mois une heure avant votre examen. Souvenez-vous qu’une fois l’examen complété, il sera trop tard pour vous servir de la maladie comme raison de contester l’examen.

  

EDMOND ROSTAND MARIE GIGNAC

La Rotonde fait relâche

CYRANO DE BERGERAC

Mais nous serons de retour en janvier.

DU 9 AU 13 DÉCEMBRE À 19 H 30 AU THÉÂTRE DU CNA

Emmanuel Bornstein, Sans titre 7 (détail), 2007. Photo Thibaut Baron.

Entre temps, toute l’équipe vous souhaite une période d’examens aussi agréable que possible et une chaleureuse période des fêtes.

Texte d’EDMOND ROSTAND Mise en scène de MARIE GIGNAC Avec SERGE BONIN, STÉPHANE CARON, ÉVA DAIGLE, HUGUES FRENETTE, JONATHAN GAGNON, DENIS LAMONTAGNE, MARYSE LAPIERRE, ÉRIC LEBLANC, CHRISTIAN MICHAUD, JEAN-RENÉ MOISAN, LUCIEN RATIO, PATRIC SAUCIER et ANSIE ST-MARTIN Scénographie : MICHEL GAUTHIER Costumes : VIRGINIE LECLERC Éclairages : ANDRÉ RIOUX Musique : STÉPHANE CARON Une production du THÉÂTRE DU TRIDENT

Billets à

11$

Ce programme permet aux étudiants à temps plein de 13 à 29 ans de se procurer des billets à seulement 11 $ chacun* entre 14 h la veille et 18 h le jour même du spectacle pour toute présentation inscrite dans la programmation sur abonnement du CNA. Sous réserve des disponibilités et à l’exclusion des spectacles de location. Voyez la liste des spectacles. *Certaines restrictions s’appliquent.

613-755-1111

THÉÂTRE FRANÇAIS WAJ DI

DIRECTION

BUZZENDIRECT.CA

MOUAWAD

ARTISTIQUE

BILLETTERIE DU CNA

lundi-samedi 10 h à 21h

TARIFS DE GROUPE 613-947-7000 x384


La Rotonde - Édition du 1er décembre 2008