Page 1

73e année - N°20.192

Infrastructures/ Institutions

Maritime :

Premier accord mondial sur les émissions de CO2

www.lantenne.com

Mardi 17 avril 2018 ISSN 0395-8582 - CPPAP 0319T79480

Rouen

Une journée céréales presque optimiste

Pour la première fois, la communauté internationale s’est donné des objectifs concrets en termes de lutte contre le réchauffement climatique : au moins 50 % de baisse des émissions de CO2 en 2050 comparé à 2008.

Istanbul :

Le futur aéroport géant prend forme Le chantier du futur troisième aéroport d’Istanbul, l’un des plus grands du monde, avance grand train. La plateforme doit être mise en service dans six mois.

Aérien :

Le gouvernement a installé un Conseil pour la cybersécurité du transport aérien (CCTA) afin d’appréhender le cyber-risque dans le secteur de l’aviation civile.

© Airbus

page 2

SNCF :

L’État reprendra progressivement la dette Emmanuel Macron a confirmé dimanche 15 avril que l’État reprendrait progressivement une partie de la dette, “de manière substantielle”, de la SNCF quand le groupe serait réformé, répétant que sa réforme était “indispensable”.

Dernière page

© Soufflet

Installation du Conseil pour la cybersécurité Haropa-Port de Rouen avait invité le gratin de la filière pour la 29 e édition de sa journée céréales. Thème de la manifestation : rebondir après une campagne d’exportation en recul. Les différents intervenants ont fait montre d’optimisme. Tout en martelant la nécessité d’adaptations. La petite musique commence à s’installer. Certes, la filière céréales française est une filière “d’excellence”. Mais il lui faut davantage être “professionnelle, industrielle et innovante”, comme l’a répété Jean-François Loiseau, président d’Intercéréales et d’Axéréal à l’occasion de la 29e édition de la journée céréales qui s’est tenue au port de Rouen le 12 avril. Après une campagne 2016/2017 aussi atypique que catastrophique (- 20 millions de tonnes à la production, - 12 à l’exportation) en raison d’aléas climatiques, les professionnels du secteur s’interrogent, à tous les étages de la filière, des producteurs aux logisticiens en passant par les négociants ou stockeurs. “Il nous faut tendre vers davantage de qualité au niveau de la production, avec des protections techniques voire génétiques en raison du climat océanique qui est le nôtre”, a martelé JeanFrançois Loiseau tout en pointant

du doigt la rétention pratiquée par les agriculteurs ou les stockeurs, contraire selon lui à une logistique compétitive qui demande davantage de fluidité. Plus de chasse gardée Selon lui, le risque que les silos ne soient pas vides, au 1er juillet prochain quand débutera la nouvelle récolte, existe. Pour sa part, Roland Guiragossian, dirigeant de France Export Céréales basé au Caire, la dépendance des marchés français aux offices d’État, en Algérie comme en Égypte, ne sont plus une rente de situation dans un contexte de mondialisation, de concurrence exacerbée, tant au niveau tarifaire que de la qualité. “Les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient restent nos premiers clients. Leur population et la consommation augmentent mais nos parts de marché diminuent. Et ces pays ont tendance à demander des grains plus polyvalents, avec des

taux de protéines supérieurs à rappelé l’achèvement prochain 12,5 %, ce qui n’est pas le cas de du programme d’amélioration des accès maritimes qui pernos produits”, a-t-il indiqué. De son côté, Emmanuelle mettra l’accueil de navires plus Blanchet, présidente des trans- grands ou plus chargés. Il a également égrené ports Blanchet, les chantiers spécialiste de la logistique “L’Afrique du Nord en cours ou sur multimodale et le Moyen-Orient àles venir terminaux des céréales, restent nos spécialisés, partenaire de de parla délégation premiers clients mais proches tenariats pude service nos parts de marché blic-privé avec public exploiles opérateurs tant le port de diminuent” spécialisés, Nogent-sursans oublier Seine, a témoigné du choc enregistré en 2016 et les efforts tarifaires consentis par 2017 : “Nous avons dû réduire le GPMR cette année. En conclunotre parc et nous diversifier. sion, Jean-François Loiseau a Mais maintenant que la demande multiplié les formules. “Il nous repart, nous sommes confrontés faut gratter des euros dans tous à un manque de moyens tech- les maillions de la chaîne”, “il niques en cas de surchauffe et un nous faut produire sain, loyal et problème de recrutement. Sans marchand”, ou encore “depuis oublier les risques qui pèsent sur 50 ans, on poussait les récoltes le ferroviaire en ce moment”, a-t- jusqu’aux ports puis on les dégageait, ce qui donne une image déelle souligné. testable”. Pour finir par : “nous avons tous les atouts pour rester Adaptations optimistes. Mais nous devons abtechniques solument sortir de notre zone de et commerciales confort”. Enfin, Nicolas Occis, président du directoire du Grand Port Vincent Rogé maritime de Rouen (GPMR), a


Infrastructures/Institutions

2 - Mardi 17 avril 2018 - l’antenne

OMI

Maritime

Premier accord mondial sur les émissions de CO2

Un accord a été signé à Londres Le secrétaire général de l’OMI, dans le cadre de l’Organisation Kitack Lim, a estimé qu’li Maritime Internationale pour di- s’agissait d’une “base pour des minuer les rejets de gaz à effet de actions futures”, et a encouragé serre. Le texte paraphé le 13 avril les États membres à “poursuivre vise à réduire “d’au moins 50 %” (leurs) efforts”. La ministre briles émissions de CO2 du transport tannique des transports, Nusrat maritime d’ici Ghani, a salué 2050 par rapport un “moment dé“Une base au niveau de cisif”. “Nous 2008. t r a v a i l l e ro n s pour des actions C’est la preavec les autres futures” mière fois que États membres le secteur du pour faire en transport maritime fixe ainsi des sorte que l’industrie du transport objectifs chiffrés en matière de maritime opère une transition lutte contre le changement clima- vers des navires à zéro émission tique. Le secteur n’était pas direc- le plus rapidement possible”, a-ttement concerné par l’Accord de elle déclaré. Paris signé décembre 2015 lors La décision a été obtenue après de la Cop21. L’OMI, organe des deux semaines de négociations. Nations unies, compte 173 États L’OMI n’a pas précisé quels membres. pays avaient rejeté le texte. Les

États-Unis et l’Arabie Saoudite s’étaient opposés aux versions précédant l’accord définitif. L’Europe demandait plus L’accord insiste sur la volonté des acteurs du secteur d’atteindre, au delà du chiffre de 50 %, la suppression totale des émissions de gaz carbonique à l’horizon 2050. La marine marchande contribue à hauteur de 80 % du transport international de marchandises, et de 2 à 3 % des émissions mondiales de CO2, selon les sources. Selon l’Institut de l’énergie de l’UCL, l’accord est compatible avec un réchauffement des températures mondiales de 2° C par rapport au niveau de l’ère préindustrielle, soit une ambition moindre que celle de l’accord de Paris, qui vise un réchauffement global inférieur à ce niveau, avec un objectif de 1,5° C. L’accord résulte d’un compromis, certains pays du Pacifique et

l’Union européenne poussaient pour adopter une réduction de 70 % à 100 % des émissions de CO2 d’ici 2050. À l’inverse, d’autres, comme le Japon, ne souhaitaient pas imposer la réduction de 50 % des émissions avant 2060. La présidente des Îles Marshall, Hilda Heine, a qualifié

l’accord d’“historique”, tout en soulignant la nécessité de “l’améliorer” pour donner à son pays, menacé par la montée des eaux, “une voie vers la survie”. L’Organisation Climate Action Network a estimé que l’accord constituait une “première étape bienvenue”, tout en se disant attentive à son application.

Ministère des Transports Aérien

Turquie Aérien

Le futur aéroport géant d’Istanbul prend forme Le chantier du futur troisième aéroport d’Istanbul, l’un des plus grands du monde, avance grand train. La plateforme doit être mise en service dans six mois. Un compte à rebours numérique a été installé à l’entrée d’un immense hangar abritant des bureaux administratifs du chantier. Il affiche le nombre de semaines et jours restant avant le 29 octobre, fête nationale turque et date prévue pour l’ouverture du futur aéroport d’Istanbul, l’un des nombreux projets gigantesques lancés sous la houlette du président Recep Tayyip Erdogan. Tout autour, les autres bâtiments se dressent encore à l’état de squelettes. Mais une armée d’ouvriers met les bouchées doubles pour le travail soit achevé à temps. “Le nouvel aéroport sera le plus grand du monde, avec une superficie de 67,5 millions de mètres carrés”, selon le ministre des Transports et des Communications, Ahmet Arslan. Les travaux mobilisent 35.000 personnes qui travaillent par vacations, dont 3.000 ingé-

© Franck André

Pour la première fois, la communauté internationale s’est donné des objectifs concrets en termes de lutte contre le réchauffement climatique : au moins 50 % de baisse des émissions de CO2 en 2050 comparé à 2008.

nieurs et personnels administratifs, selon le ministre. Treize ouvriers ont été tués dans des accidents de travail depuis le début du chantier il y a trois ans a reconnu Ahmet Arslan bien que toutes les précautions aient été selon lui prises pour éviter de tels incidents. Quatre autres ouvriers qui travaillent et vivent sur le site sont morts de causes non liées à leur travail, a-t-il ajouté. Six pistes, 250 millions de passagers Le coût de l’aéroport, construit par un consortium d’entreprises turques s’élève à 10,247 milliards de dollars. Il desservira 300 destinations à travers le monde, selon le ministre. La nouvelle installation remplacera la principale plateforme d’Istanbul, Ataturk, qui a une capacité annuelle de 60 millions de passagers.

Contrat ACS a remporté un contrat de 775 millions d’euros pour la construction et l’entretien d’une nouvelle ligne de chemins de fer à Toronto. Le géant espagnol de la construction bâtira cette nouvelle voie de 11 km située dans le nord de la plus grande ville canadienne en se plaçant à la tête d’un consortium comprenant deux filiales d’ACS, Dragados Canada et ACS Infrastructure Canada (Iridium), ainsi que deux sociétés locales Aecon et Dufferin/

Durant une première phase, le nouvel aéroport doté de six pistes aura une capacité de 90 millions de passagers par an, pour atteindre à terme 250 millions de passagers, a affirmé le ministre. À partir du 29 octobre, une fois le nouvel aéroport mis en fonction, l’aéroport Atatürk, ouvert en 1924, sera uniquement consacré à l’autorité de l’aviation civile, aux vols privés et aux VIP, explique le ministre. En revanche, l’aéroport Sabiha Gökçen sur la rive asiatique d’Istanbul, ouvert en 2003, continuera de fonctionner. L’aéroport devrait progressivement générer 200.000 emplois directs et indirects, assure le ministre, selon lequel il génèrera également non moins de 5 % du PIB de la Turquie en 2025. Ce projet accompagne également le succès croissant de la compagnie aérienne turque Turkish Airlines, qui souhaite passer d’une flotte composée de 329 appareils actuellement, à 424 appareils d’ici 2023.

CRH Group Canada Inc. La construction de la voie ferrée pourrait commencer au troisième trimestre 2018. Le contrat passé avec le gouvernement de la province d’Ontario inclut aussi la construction de garages pour réparer et abriter les trains.

Côte d’Ivoire Depuis mars, le port d’Abidjan a procédé à la mise en service d’un nouveau quai roulier. Longue de 300 mètres avec un tirant d’eau de 14 mètres, cette

Ezzedine Saïd

Installation du Conseil pour la cybersécurité Le gouvernement a installé un Conseil pour la cybersécurité du transport aérien (CCTA) afin d’appréhender le cyber-risque dans le secteur de l’aviation civile. Le Conseil pour la cybersécurité du transport aérien (CCTA) a été installé jeudi 12 avril par le gouvernement français. Cette instance doit être “un lieu de référence pour encadrer, structurer et coordonner les initiatives concernant la cybersécurité du secteur aérien français”, selon le ministère des Transports, qui a rappelé que “les tentatives d’intrusions malveillantes dans les systèmes d’information sont une réalité, y compris dans le secteur de l’aviation civile”. Veille et recherche de solutions Ce Conseil “vise à élaborer les pratiques les plus efficientes pour gérer les cyber-risques existants et émergents, qui auront vocation à être portées dans les enceintes internationales compétentes”, a déclaré la ministre chargée des Transports, Élisabeth Borne. Ce Conseil est composé de trois comités techniques consacrés l’un aux “risques cyber”,

infrastructure est la première phase du futur terminal ro-ro du port ivoirien. Ce dernier s’étendra sur 500 mètres de long et sera équipé de deux postes à quai adossés à un terre-plein d’environ 8 hectares. L’inauguration de ce nouveau terminal roulier est prévue avant la fin de l’année 2018.

Discussions La low cost Norwegian Air Shuttle a refroidi les ardeurs du groupe aérien IAG, propriétaire de British Airways, une façon

chargé “de tenir à jour une hiérarchie des risques pouvant affecter la filière du transport aérien”, l’autre à l’impact, pour proposer “des mesures d’atténuation de ces risques, en tenant compte de l’impact de ces mesures (sûreté, économie…)” et le troisième à la règlementation pour “formuler des projets de textes nationaux et déployer une stratégie d’influence auprès des instances internationales”, selon le ministère. Le CCTA est composé de 14 membres : l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), les ministères de l’Intérieur, des Armées et des Transports, les industriels Airbus, Dassault Aviation, Safran, et Thales, le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas), le gestionnaire des aéroports parisiens Groupe ADP, Air France, la Direction des services de la navigation aérienne (DSNA), la Fédération nationale de l’aviation marchande (Fnam) et l’Union des aéroports français (UAF).

de se faire désirer qui ne devrait pas nécessairement empêcher les deux entreprises de convoler. “Je n’ai pas du tout envisagé de vendre”, a déclaré le 13 avril Bjørn Kjos, directeur général et principal actionnaire de Norwegian, qu’il contrôle à environ 25 %. Maison-mère des compagnies espagnoles Iberia et Vueling, britannique British Airways et irlandaise Aer Lingus, IAG avait annoncé la veille avoir acquis 4,61 % du transporteur scandinave et dit réfléchir à une possible offre de rachat.


International L’aluminium prend 12 %, le palladium presque 9%

l’antenne - Mardi 17 avril 2018 - 3

Après avoir plongé et touché un plus bas depuis huit mois, le palladium s’est repris. L’or, lui, a légèrement progressé au terme d’une nouvelle semaine très volatile, du fait notamment des craintes d’escalade des tensions en Syrie OR/ARGENT - L’or a légèrement progressé. “Alors que la montée des tensions politiques entre les ÉtatsUnis et la Russie a supporté le métal jaune, les attentes concernant une remontée des taux américains plus rapide que prévu cette année ont limité ses gains”, a résumé Lukman Otunuga, analyste pour FXTM. Mercredi, l’or avait fortement progressé après que Donald Trump a menacé la Russie de frapper la Syrie de missiles, atteignant 1.365,40 dollars, son plus haut niveau depuis fin janvier. “Aussi longtemps qu’il y aura un risque d’escalade entre les États-Unis et la Russie sur le dossier syrien, nous pensons que les cours de l’or devraient rester soutenus”, ont fait valoir les analystes de Commerzbank. A l’inverse, le compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine mercredi a contrebalancé ce mouvement, les investisseurs y voyant des indices que la remontée des taux d’intérêt pourrait se faire plus rapidement que prévu. Une remontée des taux d’intérêt rend le dollar plus rémunérateur, et donc plus attractif, ce qui pénalise l’or. L’argent, de son côté, a suivi le sillon tracé par l’or. Sur le London Bullion Market, l’once d’or valait 1.345 dollars vendredi, contre 1.331,36 dollars le vendredi précédent. L’once d’argent valait 16,64 dollars, contre 16,41 dollars il y a sept jours. MÉTAUX DE BASE - L’aluminium a été le principal protagoniste avec une hausse d’environ 12 % en une semaine et un plus haut depuis l’été 2011 à 2.340 dollars la tonne vendredi. Le cuivre, le nickel et l’étain ont progressé alors que le plomb et le zinc ont terminé la semaine en baisse. L’aluminium a particulièrement profité des nouvelles sanctions des États-Unis contre des entreprises russes dont Rusal, l’un des premiers producteurs mondiaux d’aluminium. “Les sanctions américaines pourraient se traduire par une perturbation de l’offre mondiale, notamment aux États-Unis”, ont expliqué les analystes de Commerzbank. “Nous pensons que l’impact à long terme sur le marché de l’aluminium ne devrait pas être aussi sévère que certains le craignent”, ont relativisé de leur côté les analystes de Capital Economics qui reconnaissent néanmoins “des perturbations majeures” à court terme. Sur la semaine, le cuivre a poursuivi sa hausse, atteignant mercredi son plus haut en un mois à 6.994 dollars la tonne. “La Chine a importé plus de cuivre et de minerai de fer en mars, effaçant les effets du Nouvel an chinois qui avait fait baisser les importations de février”, ont noté les analystes de Commerzbank. “Avec 439.000 tonnes, les importations de cuivre ont retrouvé leur niveau de janvier”, ont-ils ajouté. Le cuivre reste le métal le moins performant de l’ensemble depuis le début de l’année, a néanmoins fait remarquer Dee Perera, analyste pour Marex Spectron. Celui-ci a perdu 5,30 % depuis le début de l’année. Le nickel, un métal très utilisé dans la construction de batterie électrique, a gagné 6% sur la semaine, touchant vendredi un plus haut depuis deux mois, à 14.080 dollars la tonne. Les prix des autres métaux sont restés stables, suivant l’évolution du dollar. Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s’échangeait à 6.851,50 dollars vendredi, contre 6.781 dollars le vendredi précédent. L’aluminium valait 2.309,50 dollars la tonne, contre 2.000 dollars. Le plomb valait 2.329 dollars la tonne, contre 2.356,50 dollars. L’étain valait 21.050 dollars la tonne, contre 21.005 dollars. Le nickel valait 14.040 dollars la tonne, contre 13.095 dollars. Le zinc valait 3.123,50 dollars la tonne, contre 3.228,50 dollars. SUCRE - “La tendance globale à la baisse n’est pas remise en cause”, a observé Nick Penney, analyste pour Sucden, alors que le sucre a touché mercredi son plus bas niveau depuis août 2015. Le sucre blanc pour livraison en août est tombé à 332,30 dollars à Londres et le brut pour juillet est tombé à 10,01 cents à New York. Depuis le début de l’année les prix ont chuté de plus de 13% à Londres et de presque 20 % à New York. “L’abondance de l’offre mondiale, avec des records de production anticipée en Inde et en Thaïlande a continué de mettre la pression sur les cours en mars”, a rappelé l’Organisation internationale du sucre (ISO).

En vedette… PLATINE/PALLADIUM

Après avoir plongé et touché son plus bas niveau depuis huit mois, le palladium a marqué une reprise en gagnant presque 9% sur la semaine. “Les sanctions contre Rusal ne font pas seulement grimper le prix de l’aluminium mais aussi celui de palladium”, selon les analystes de Natixis, qui rappelle que 40% du palladium est produit en Russie et que 80% de la demande sert pour l’industrie automobile, dont une bonne partie aux Etats-Unis. Selon Natixis, le palladium a de fortes chances de faire partie de l’éventail des futures sanctions ou instruments de guerre commerciale. La Russie pourrait ainsi limiter ses exportations pour faire pression sur les Etats-Unis. Sur le London Platinum and Palladium Market, l’once de platine s’échangeait à 930,08 dollars, contre 914,15 dollars sept jours plus tôt. L’once de palladium valait pour sa part à 986,63 dollars, contre 906,58 dollars à la fin de la semaine précédente. En outre, l’Unica (Union brésilienne de l’industrie de canne à sucre) a montré lundi une augmentation de la production au Brésil, provoquant “un vaste mouvement de vente mardi” sur les marchés, a fait observe Jack Scoville, analyste chez Price Futures Group. Ce jour-là, le sucre a perdu plus de 1,50 % à Londres et à New York. À Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en août valait 339,40 dollars, contre 349,10 dollars le vendredi précédent mais pour livraison en mai. À New York, la livre de sucre brut pour livraison en juillet valait 12,22 cents, contre 12,32 cents sept jours auparavant mais pour livraison en mai. CAFÉ - Le robusta a légèrement baissé sur la semaine alors l’arabica est resté stable. Parmi les nouvelles estimations, le cabinet brésilien Safras&Mercado a évalué que la récolte dans le pays, premier producteur d’arabica, pourrait atteindre 60,5 millions de sacs de 60 kilos en 2018, soit une hausse de presque 20% par rapport à l’année précédente. “Cette étude est en ligne avec les nombreuses autres prévisions sur les nouvelles récoltes”, ont rappelé les analystes de I&M Smith. Ces estimations “continuent d’alimenter l’humeur baissière” des marchés, ont-ils poursuivi. Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en mai valait 1.717 dollars vendredi, contre 1.758 dollars le vendredi précédent. Sur l’ICE Futures US de New York, la livre d’arabica pour livraison en mai valait 118 cents, contre 117,45 cents sept jours auparavant. CACAO - Le cacao est resté stable sur la semaine alors que depuis le début de l’année les prix s’inscrivent en hausse de 25 % à Londres et de 35 % à New York à cause de récoltes moins abondantes que prévu en Afrique de l’Ouest (70 % de la production mondiale). Mercredi, le suisse Barry Callebaut, numéro un mondial du cacao, a fait état de volumes de ventes en hausse de 8 % de fin septembre à février. “Alors que les données sur le concassage vont sortir, ces chiffres pourraient être une indication de résultats solides” pour la filière, ont estimé les analystes de INTL FCStone. À Londres, la tonne de cacao pour livraison en juillet valait 1.759 livres sterling, contre 1.757 livres sterling le vendredi précédent mais pour livraison en juin. À New York, la tonne pour livraison en juillet valait 2.574 dollars, contre 2.527 dollars sept jours plus tôt, mais pour livraison en juin.

CÉRÉALES/SOJA - La menace de sanctions chinoises sur les importations de soja américain a été éclipsée à Chicago par les signes d’une demande solide pour l’oléagineux produit aux États-Unis. Les cours du blé se sont stabilisés quand ceux du maïs ont reculé. “Les prix du soja sont soutenus par l’idée qu’ils (les agriculteurs américains) vont peut-être réussir à passer entre les gouttes d’une éventuelle guerre commerciale avec la Chine”, remarque Dewey Strickler de Ag Watch Markets Advisors. L’inquiétude des investisseurs s’est d’autant plus apaisée que les commandes pour le soja américain affluent et ont encore dépassé les attentes, selon un rapport hebdomadaire publié jeudi par le ministère américain de l’Agriculture (USDA). L’Argentine, un des principaux concurrents des ÉtatsUnis sur le marché mondial du soja, a même passé deux importantes commandes. Une sécheresse frappe le pays depuis plusieurs mois et sa production devrait être bien moins importante que l’an dernier. Les cours du maïs de leur côté ont légèrement diminué. “À cette époque de l’année, les investisseurs commencent à tourner leur attention vers les conditions météorologiques et pour l’instant, le temps froid et humide qui domine dans la principale zone de production du maïs (dans le centre des États-Unis, NDLR) retarde les semis”, indique Dan Cekander de DC Analysis. “Mais on en est encore au tout début de la saison et rien n’est joué pour le moment”, ajoute-t-il. Du côté du blé, les cours se sont stabilisés après de fortes fluctuations. Ils s’étaient nettement redressés en début de semaine suite à la publication de nouveaux rapports montrant que la qualité de la récolte de blé d’hiver dans les États où il est principalement cultivé (Kansas, Oklahoma, Texas) s’était encore détériorée en raison de la sécheresse. Parallèlement, un peu plus au nord, la pluie et le froid freinent les semis de la récolte de printemps. Mais “toute hausse des prix est limitée car les réserves mondiales de blé ont bondi de 6,5% par rapport à l’an dernier” selon le dernier rapport mensuel de l’USDA, souligne M. Strickler. Or dans ce marché abondamment fourni, le blé américain “n’est toujours pas compétitif avec celui de la région de la mer Noire”, estime-t-il. Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mai, le contrat le plus actif, a terminé vendredi à 3,8625 dollars contre 3,8850 dollars le vendredi précédent (- 0,58%). Le boisseau de blé pour mai, le contrat le plus échangé, a fini à 4,7250 dollars contre 4,7225 dollars il y a une semaine (- 0,05 %). Le boisseau de soja pour la même échéance, également le contrat le plus échangé, a clôturé à 10,5425 dollars contre 10,3375 dollars le vendredi précédent (+ 1,98 %). COTON - Les cours du coton échangé à New York, secoués un temps par la menace de sanctions chinoises, ont poursuivi leur rebond à la faveur d’une demande solide et d’interrogations sur les récoltes à venir. Le prix de la fibre blanche avait chuté début avril quand la Chine avait menacé de riposter à des mesures américaines en imposant des barrières douanières sur toute une liste de produits, dont le coton. Les investisseurs estiment que si Pékin imposait des sanctions, “cela se traduirait par une augmentation des ventes vers les autres pays d’Asie du Sud-Est, vers lesquels les acheteurs chinois se tourneraient ensuite.” En attendant, les commandes de coton américain restent “étonnament solides dans la mesure où il n’en reste plus beaucoup à vendre”, remarque Peter Egli de Plexus Cotton. Selon un rapport mensuel du ministère américain de l’Agriculture (USDA), les États-Unis ont vendu 209.800 balles de coton à des acheteurs étrangers lors de la semaine achevée le 5 avril. C’est moins que les semaines précédentes mais toujours élevé pour cette époque de l’année. Dans ce contexte les agriculteurs américains prévoient toujours de planter plus de coton que l’an dernier même si les conditions météorologiques ne s’annoncent pas des plus favorables au Texas, où la sécheresse pourrait affecter la récolte. La livre de coton pour livraison en mai, le contrat le plus actif sur l’Intercontinental Exchange (ICE), a terminé vendredi à 83,41 cents contre 82,54 cents à la clôture le vendredi précédent (+ 1,05 %). L’indice Cotlook A, moyenne quotidienne des cinq  prix du coton les plus faibles sur le marché physique dans les ports d’Orient, s’affichait à 93,05 dollars les 100 livres jeudi, contre 89,05 dollars la semaine précédente (+ 4,49 %).


4 - Mardi 17 avril 2018 - l’antenne

Marseille Messagerie / Lots complets Express

M

CORSE

Livraison tous points

Départs quotidiens ––––––––

Tél. 04.91.13.14.52 Fax: 04.91.91.16.50 Service hebdomadaire DIRECT conteneurs (FCL)

MARSEILLE - CASABLANCA

Lots complets / Groupages

_____________

MAROC - TUNISIE - ALGÉRIE Départs hebdomadaires de Marseille, Lyon et Paris

Réception EUROFOS

Tél. : 04.91.13.15.37 / 38 Fax : 04.91.90.54.29

IMPORT / EXPORT

Réception Poste 157

Depuis FOS hebdomadaire ALGER port sec ORAN - SOUSSE

ARKASFRANCE/SMI

–––—————––

Marseille - Tél. 04.91.13.16.16

e-mail : sales@arkasfrance.fr

MAROC

AU DÉPART DE SÈTE Service Fret direct en 40 heures

2 départs par semaine en Ro/Ro

Depuis SÈTE sur TANGER et NADOR

Roulant / Conventionnel / Conteneurs

Cotations et réservations :

ALGER - ORAN GOURAYA .........................................................................

21 Avril

BEJAIA - SKIKDA - ANNABA MARFRET NIOLON .........................................................

Burger-Féron

commercial.mrs@burgerferon.com - Tél. 04 91 39 93 66

18 Avril

ALGER - MOSTAGANEM CHODZIEZ ........................................................................

20 Avril

Prévisions de départs

Réception : SOCOMA Poste 44

––––––––––––– 52 rue Emmanuel Eydoux - 13016 MARSEILLE Tél.: 04.91.14.27.80 - Fax: 04.91.56.65.05/06 www.agent-maritime-marseille.com

Depuis FOS hebdo Conteneurs

Dakar abidjan tema Lagos Libreville Mauritanie Réception SEAYARD

ARKASFRANCE/SMI

© L’ANTENNE

S.A.R.L.

Toute reproduction ou représentation, intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans la présente publication, faite sans l'autorisation de l'éditeur, est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d'une part, les reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d'autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique de l'œuvre dans laquelle elles sont incorporées (Loi du 11 mars 1957 - art. 40 et 41 et Code Pénal art. 425). Toutefois, des photocopies peuvent être réalisées avec l'autorisation du Centre Français du Copyright, 20, rue des Grands-Augustins - 75006 Paris, auquel “L'ANTENNE” a donné mandat pour le représenter auprès des utilisateurs. Pour plus d'informations:

http://www.cfcopies.com

Marseille - Tél. 04.91.13.16.16

e-mail : sales@arkasfrance.fr


Prévisions de départs du port de Marseille

Groupage direct Hebdo Depuis Marseille / Fos sur

Ashdod / Haifa - Beyrouth Dubai - Singapore - Hong Kong Port Louis

et bien plus encore !!

Tél. 04 91 39 93 58 - marseille@tcclogistics.com

Service hebdomadaire Matériels roulant uniquement Au départ de

Marseille-Fos

LE PIRÉE - GEMLIK DERINCE

NEPTUNE AVRA (Fos).............. NEPTUNE OKEANIS (Fos)....... NEPTUNE AVRA (Fos)..............

––––––

17 Avril 20 Avril 21 Avril

l’antenne - Mardi 17 avril 2018 - 5

Service hebdomadaire depuis FOS

GRÈCE - TURQUIE - LIBAN ÉGYPTE - SYRIE - CANARIES MER NOIRE - LIBYE _____________

ARKASFRANCE/SMI Marseille - Tél. 04.91.13.16.16

e-mail : sales@arkasfrance.fr

Pour fret et réservations :

AMARSUD / GRIMALDI

Promaritime

Départs de MARSEILLE/FOS

Roulant - Projets - Conventionnel

Service hebdomadaire direct vers la Turquie

salesneptunelines@promaritime.fr Tél. : 04.88.600.895 Mob. : 06.40.28.42.95

AUTOPORT – GEMLIK

En transbordement via VALENCE :

Le Pirée - Tripoli (LIBAN) - Ashdod - Beyrouth Lattaquié - Al Khoms - Alexandrie - La Valette Izmir - Mersin - Limassol GRANDE ITALIA . ..........................................................

Réception à FOS : Darse 3 - Nicolas Frères –––––––

21 Avril

NOUVEAU...

17 A, Av. Robert Schuman - 13002 Marseille Tél. : 04.91.15.44.00 - Fax : 04.91.56.09.10 - bertrand.mazet@sealogis.fr

Le fret aérien pratique 2018 

BORCHARD LINES Ltd SERVICE

DIRECT

Full Containers 20'/40' au départ de MARSEILLE

Bosphorus Service

SUSAN BORCHARD............... 20 Avril JOANNA BORCHARD............. 27 Avril

LE PIRÉE....................... 4 jours AMBARLI.................... 5 jours GEBZE YILPORT....... 6 jours IZMIR........................... 7 jours

West Mediterranean Service

KATHERINE BORCHARD.... EMILY BORCHARD..............

Limassol.................. Ashdod..................... Haïfa.......................... Alexandrie............. Mersin......................

232 pages pour tout savoir sur le transport aérien Un annuaire indentifiant plus de 800 professionnels

5 6 7 8 9

(transbordement Haïfa)

18 Avril 25 Avril

jours jours jours jours jours

MARMEDSA MARSEILLE 59, av. André Roussin - BP 106 - 13321 MARSEILLE Cedex 16 Tél. 04 96 17 17 12 / 32 / 09 / 37 — Fax 04 91 09 38 22

PU : 42 euros TTC (+frais de ports)

l’antenne ... Et toujours Le fret maritime pratique 2017/2018 PU : 42 euros TTC (+frais de ports) Pour tout renseignement et commande : L’Antenne Tél. 04 91 13 71 62 - Fax 04 91 55 58 97 commercial@lantenne.com

L'amicale des professionnels du shipping marseillais Retrouvez-nous sur notre compte Facebook :

www.facebook.com/pages/Blading-Club/118412927795

BON DE COMMANDE à retourner à : L’Antenne - SPI - 25, rue de la République - 13002 MARSEILLE SOCIéTé :. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Destinataire : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

BP : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Code postal : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ville : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tél : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E-mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

SOUHAITE RECEVOIR (Frais de ports inclus) : 1 ex. du guide Fret aérien Fret maritime

au tarif de 45,29 E

2 ex. du guide Fret aérien Fret maritime

au tarif de 88,27 E

3 ex. du guide Fret aérien Fret maritime

au tarif de 131,51 E

4 ex. du guide Fret aérien Fret maritime

au tarif de 173,51 E

5 ex. du guide Fret aérien Fret maritime

au tarif de 216,46 E

Pour tout renseignement complémentaire : Service commercial - Tél. : 04 91 13 71 62 - Fax : 04 91 55 58 97 - commercial@lantenne.com


6 - Mardi 17 avril 2018 - l’antenne

Rouen

Services Maritimes

 Le Havre Tél. 02 35 19 72 72 Fax 02 35 21 42 34

Fort de France Pointe à Pitre La Havane

www.agena.fr

Dunkerque

Services Services Maritimes Maritimes

 Le Havre Tél. 02 35 19 72 72 Fax 02 35 21 42 34 www.agena.fr

Fort de France Pointe à Pitre La Havane

Le Havre

Services Maritimes

3 Afrique Occidentale

6

et Equatoriale

http://www.niledutch.com

Rotation dans les ports WEWA

Rotation en direct : Le Havre - Lisbonne - Algeciras Pointe Noire - Luanda - Kribi - Douala - Abidjan En transbordement via Pointe Noire : Matadi - Boma Soyo - Cabinda - Sao Tome - Libreville - Bata - Malabo En transbordement via Luanda : Lobito - Namibe. CMA CGM turquoise . ...... 21 Avril pohorje .............................. 28 Avril L’escale du service WEWA au Havre est le samedi au terminal EAT Atlantique (CNMP)

Rotation dans les ports EUWA Tilbury - Anvers - Dunkerque - Le Havre - Montoir Tanger - Algésiras - Dakar - Abidjan

CMA CGM AFRICA three.... CMA CGM AMERICA..............

Antilles / Amérique Centrale

Fort de France Pointe à Pitre

Le Havre Tél. 02 35 19 72 72 Fax 02 35 19 72 89 www.agena.fr

WEC LINES : Short Sea / Afrique de l’Est / Maroc / La Havane / Mer Rouge

9

Moyen-Orient

23 Avril 30 Avril

L’escale du service EUWA au Havre est le lundi à TDF (GMP) France

Espace Caillard - 3, rue Louis Eudier - 76600 Le Havre Bertrand DEMARE 02.77.67.50.01 Nathalie LEVEEL 02.77.67.50.03 sales.leh@niledutch.com

5 Amérique du Nord Groupage direct Hebdo Depuis Le Havre sur

New York - Santos - Valparaiso Beyrouth - Singapore - Hong Kong Shanghai - Busan - Colombo - Dubai

et bien plus encore !!

Tél. 02 35 25 57 45 - sales@tcclogistics.com

SERVICE RORO Europe - Red Sea Persian Gulf 2 SAILINGS PER MONTH Europe South/North East Asia 3 SAILINGS PER MONTH Europe - CENTRAL & South America West coast 1 SAILING PER MONTH RAMP : 150 WT Max Height : Up to 6.3 m Prins Boudewijnlaan 43 B-2650 Edegem, Belgium Phone : +32(0)3 451.09.14

roro.sales.anr@nykgroup.com


Mardi 17 avril 2018 - l’antenne

En hausse Le trafic des aéroports parisiens Paris-Charles-de-Gaulle et Orly a enregistré une hausse de 5,5 % en mars de leur trafic passagers. Au total, les deux aéroports parisiens ont accueilli 8,3 millions de passagers, dont 5,6  millions à Paris-CDG, en hausse de 6,1 % par rapport à la même période en 2017, et 2,6 millions à Orly (+ 4,1  %), selonAéroports de Paris (ADP). Le trafic international (hors Europe) est en progression de 9,7 %, porté par la forte croissance sur les faisceaux Moyen-Orient (+ 15,3 %), Afrique (+ 12,1 %), Amérique du Nord (+ 11,7 %), DOM-COM (+ 9,6 %) et Asie-Pacifique (+ 4 %). Seul le faisceau Amérique Latine est en léger retrait (- 0,1 %). Le trafic Europe (hors France) est en progression de 5,2 % et celui de la France a été en recul de 3,6 %. Les salariés d’Air France ont observé deux jours de grève les 23 et 30 mars. Le 22 mars, une grève du personnel de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a également affecté le trafic.

Restructuration General Motors (GM) va supprimer plus d’un millier d’emplois dans une usine de production américaine pour s’adapter au tassement de la demande pour les berlines et citadines aux ÉtatsUnis, a indiqué le constructeur automobile. Les coupes se feront dans l’usine de Lordstown, dans l’Ohio, où GM produit la Chevrolet Cruze, une berline dont les ventes devraient stagner cette année après avoir plongé de 32 % lors des quatre dernières années. Ce site ne fabrique que la Chevy Cruze et emploie un peu moins de 3.000 salariés répartis en deux équipes. Il n’y en aura plus qu’une à partir de mi-juin.

Mouvement Succédant à Frédéric Seillier, M’Hamed Chraibi a été nommé directeur de la filiale marocaine du groupe Dachser. Il aura pour mission de développer l’ensemble des activités de la filiale, notamment routières, aériennes et maritimes auprès des industriels locaux, et de dynamiser les flux entre l’Europe et le Maroc. Âgé de 37 ans, M’Hamed Chraibi a rejoint le groupe Dachser en 2011 et occupait la fonction de manager général de la zone économique sud de Dachser Maroc.

SNCF

Sur le vif...

En baisse

Le gouvernement réfléchit à la “filialisation” du fret ferroviaire Le gouvernement réfléchit à une possible “filialisation” de Fret SNCF, a annoncé lundi 16 avril Édouard Philippe. Dressant le constat que “la situation de notre pays en matière de transport de fret n’est pas bonne”, le Premier ministre a demandé à la ministre des Transports Élisabeth Borne de “réfléchir à l’avenir du secteur (...), en mettant tous les éléments sur la table”. Parmi ceux-ci, il a cité “la question de l’organisation opérationnelle de l’entreprise (SNCF), y compris la question de la filialisation de SNCF Fret”, lors d’une visite au port de Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne). Fret SNCF dépend de SNCF Mobilités, dont il représente plus de la moitié de la dette (4,3 milliards d’euros sur 7,9 milliards). Structurellement déficitaire malgré plusieurs plans de soutien de l’État, l’activité pourrait être recapitalisée plus facilement si ses comptes étaient isolés dans une filiale. Interrogée sur la question, Élisabeth Borne a indiqué qu’il appartenait à la SNCF de travailler sur ce scénario et de faire des propositions. Le patron de la SNCF Guillaume Pepy a précisé qu’il devrait s’exprimer bientôt sur le sujet. En octobre 2017, la direction de la SNCF avait fermement démenti “tout projet de filialisation ou de privatisation pour 2018” de Fret SNCF, alors que des syndicats avaient affirmé que l’option avait été évoquée. Édouard Philippe, qui a insisté sur les bénéfices environnementaux du transport ferroviaire, a par ailleurs souligné la “nécessité de mieux investir dans le réseau, y compris les petites lignes qui permettent d’aller chercher les boîtes là où elles sont”. Il faut également, selon lui, “regarder l’évolution des péages car pendant longtemps on a raisonné comme s’il suffisait de monter le tarif des péages du fret ferroviaire de façon rapide et continue pour équilibrer sur le papier les comptes de la SNCF, ce qui ne se passe pas”. “La transformation du système ferroviaire, ce n’est pas seulement la transformation du transport de passagers, c’est aussi la transformation du transport des marchandises. C’est le même sujet. Il faut prendre la réforme dans son ensemble”, a insisté le Premier ministre, alors que les cheminots, opposés à cette réforme, continuent de mener une grève par épisodes. Alors qu’Emmanuel Macron a précisé dimanche soir que la dette de la SNCF serait progressivement reprise par l’État à partir du 1er janvier 2020 (lire ci-dessous), Édouard Philippe a relevé que “la question de savoir selon quel quantum, quelles modalités, est toujours sur la table”. © Fret SNCF

7 -

SNCF

Zoom...

L’État reprendra progressivement la dette Emmanuel Macron a confirmé dimanche 15 avril que l’État reprendrait progressivement une partie de la dette, “de manière substantielle”, de la SNCF quand le groupe serait réformé, répétant que sa réforme était “indispensable”. “Oui, à partir du 1er janvier 2020, l’État reprendra progressivement de la dette” de SNCF Réseau, qui devrait alors atteindre une cinquantaine de milliards d’euros, a déclaré le président de la République dans une interview à BFMTV, RMC et Mediapart. “Quand on dit “l’État la reprend”, ce sont (les) contribuables”, a-t-il rappelé à ce sujet. Quant au montant de cette reprise, “ce sont les débats avec les organisations syndicales des prochaines semaines qui le diront”, a-t-il dit. Il s’est refusé à donner un quelconque “chiffre magique”, quand les spécialistes évoquent 30 à 35 milliards, mais a expliqué que l’État reprendrait la dette “de manière substantielle, parce qu’une entreprise ne peut pas la porter elle-même”. Le 1er janvier 2020 est la date annoncée pour la naissance de la future version de la SNCF, qui doit devenir une société anonyme à capitaux publics. “On voit bien la folie de cette dette”, a-t-il souligné, rappelant que la SNCF payait tous les ans 1,5 milliard d’euros de frais financiers. Emmanuel Macron a rappelé qu’il avait dit en juillet à des cheminots “moi je suis favorable à ce qu’on reprenne le maximum de dette possible en échange de la modernisation que vous ferez de votre statut”. Le lien avec le statut des cheminots, dont le gouvernement souhaite l’extinction, “existe” et “est factuel”, selon lui.

Grève Air France prévoit d’assurer “70 % de ses vols” mardi 17 avril, comme le mercredi précédent, pour la huitième journée du mouvement de grève lancé en février par une l’intersyndicale. Les vols long-courrier seront les plus touchés, avec 55 % des vols assurés, contre 60 % lors du dernier jour de grève mercredi dernier et 65 % mardi dernier. Air France anticipe le maintien de 65 % de ses vols moyen-courriers au départ et vers Paris-Charles-deGaulle (stable), ainsi que 80 % de ses vols court-courriers à Paris-Orly et en province (contre 75 %). “Des perturbations et des retards ne sont pas à exclure”, a par ailleurs averti la compagnie. Celle-ci a fait état de taux de grévistes, à partir des déclarations préalables uniquement, en baisse. Il atteindra ainsi 29,6 % chez les pilotes (contre 36,3 % mercredi dernier), 20,4 % chez les hôtesses et stewards (contre 21,6 %) et 12,4 % pour les personnels au sol (contre 15,1 %).

l’antenne

Inmarsat lance son internet haut débit dans les avions Inmarsat a annoncé lundi 15 avril le lancement commercial auprès des compagnies aériennes françaises de son système EAN d’internet à bord en partenariat avec Deutsche Telekom, destiné à proposer un service à haut débit dans les avions. Le système est désormais commercialisé auprès des compagnies françaises suite à un feu vert de l’autorité de régulation française, a indiqué Inmarsat. International Airlines Group (IAG), la maison-mère de British Airways, Aer Lingus, Iberia et Vueling a signé un contrat en mars 2017 pour être le client de lancement du système EAN. Inmarsat et Deutsche Telekom “pourront maintenant associer l’internet en vol

Les prix du blé étaient en recul lundi à la mi-journée, à la faveur de bonnes conditions climatiques sur les grandes zones de production. Vers 13 heures sur Euronext, la tonne de blé reculait d’un euro sur l’échéance de mai, à 163,75 euros, ainsi que sur celle de septembre, à 168 euros, pour quelque 9.000 lots échangés. Des pluies attendues sur le Kansas et le retour de l’anticyclone en France sont les bienvenus pour les récoltes de blé d’hiver. En France, les grèves de transport de fret de la SNCF suscitent énormément de difficultés pour acheminer les grains vers les usines ou les ports, souligne Agritel, en estimant que des contrats exports français “devront probablement être annulés”. La tonne de maïs, elle, était plus stable, reculant de 50 centimes sur l’échéance de juin, à 165,00  euros, et de 25 centimes sur celle d’août, à 169,50 euros, pour 350 lots environ.

© Airbus

via satellite avec un réseau terrestre et faire du haut débit dans les avions une réalité pour les appareils de transport régional”. Les deux partenaires ont obtenu le feu vert de l’Autorité de Régulation des

Communications Electroniques et des Postes (Arcep) pour l’utilisation de stations terrestres sur le territoire français qui permettront d’augmenter la capacité du satellite Inmarsat S-Band lancé en juin 2017. TDF est le partenaire français de ce programme dont le réseau terrestre consiste en trois cents stations installées dans tous les pays de l’Union Européenne ainsi qu’en Suisse et en Norvège. “EAN fournira aux passagers des compagnies aériennes européennes un accès wifi d’une fiabilité et d’une vitesse sans précédent”, a déclaré Philip Balaam, président d’Inmarsat Aviation. Airbus a signé un accord visant à faciliter l’installation de EAN sur tous ses avions de type A320.

Édité par SPI SAS au capital de 1.000 euros R.C.S. 823 175 435 Siège social : 137 quai de Valmy 75010 PARIS ISSN 0395-8582 - CPPAP 0313T79480

Dépôt Légal : 01 mars 2013 Directeur général : Jean-Christophe Klein Directeur de la publication : Francois Grandidier ———— Tél.  : 04.91.33.25.81 - Fax : 04.91.55.58.97 Site internet : www.lantenne.com Publicité : Directeur commercial : F. Revenaz 04.91.13.71.60 Normandie : P. Scremin : 06.21.88.97.42 Annonces maritimes : 04.91.33.83.02 Service commercial : 04.91.13.71.62 Rédaction : V. Grunchec : redaction@lantenne.com f.andre@lantenne.com v.calabrese@lantenne.com —————— Cette publication peut être utilisée dans le cadre de la formation professionnelle continue

Lantenne 17 04 2018  
Lantenne 17 04 2018  
Advertisement