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73e année - N°20.148

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Mardi 13 février 2018 ISSN 0395-8582 - CPPAP 0319T79480

Maritime

le chiffre du jour La compagnie aérienne Emirates a signé dimanche 11 février un accord avec Airbus pour finaliser l’achat de 20 A380, avec 16 avions supplémentaires en option, a annoncé à Dubaï le Premier ministre français, Édouard Philippe, au terme d’une visite de deux jours aux Émirats arabes unis. “C’est évidemment une excellente nouvelle pour l’industrie aéronautique française, pour l’industrie européenne dans son ensemble, et qui permet à Airbus d’envisager la poursuite de la production de l’A380 dans de bonnes conditions”, a-t-il ajouté. Le contrat a été signé entre le PDG d’Emirates, cheikh Ahmed ben Said al Maktoum, et le président d’Airbus pour l’Afrique et le Moyen-Orient, Mikail Houari.

Infrastructures/ Institutions

Routier :

Pologne, un colosse aux pieds d’argile ?

Bâle :

Le conteneur à ses sommets page 2

Entreprises

Bourbon :

Chute de l’activité en 2017 dans un marché toujours difficile

Abertis :

Le bénéfice nourri par les autoroutes en France page 3

© APMT

AP Møller-Maersk se redresse et se recentre

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Le groupe AP Møller-Maersk a perdu plus d’un milliard d’euros en 2017. Mais la branche Transports du groupe, sur laquelle il est en train de se recentrer, a retrouvé la santé, tirée par Maersk Line, qui a profité de taux de fret en forte hausse avant de finaliser l’acquisition de Hamburg Süd. AP Møller-Maersk a publié une lourde perte en 2017. L’année a été marquée par des dépréciations importantes, 3 milliards de dollars, principalement dans les activités de forage et le transport maritime pétrolier. Ainsi, la perte nette du groupe, s’élève à 1,2 milliard de dollars et elle s’est réduite par rapport à 2016 (1,9 milliard). Son résultat avant dépréciations et amortissements est de 3,53 milliards (contre 2,48 milliards en 2016). D’un point de vue opérationnel, AP Møller-Maersk rapporte un profit sous-jacent de 356 millions de dollars (perte de 496 millions en 2016), dont 1 milliard tiré de son activité transport et logistique. Les filiales pétrolières vendues Deux événements majeurs ont marqué l’année 2017, l’acquisition de Hamburg Süd et la finalisation des accords de vente des branches d’exploration et de transport pétrolier. Annoncée en août, la vente de Maersk Oil à Total pour 7,45 milliards de dollars (“L’Antenne” du 22/08/17) doit être finalisée au cours du premier trimestre 2018. Celle de Maersk Tankers à AP Møller Holding pour 1,171 milliard a été officialisée en septembre (“L’Antenne” du 25/09/17). Par ailleurs, AP Møller-Maersk s’est désengagé de la grande distribution.

Le groupe danois poursuit son recentrage sur le transport et la logistique. Il a annoncé vouloir trouver avant fin 2018 des “solutions structurelles” pour Maersk Drilling et Maersk Supply Service, deux filiales désormais classées par le groupe dans les “actifs à vendre” et écartées, comme les trois autres, de ses résultats. Maersk Drilling a accusé une perte de 1,5 milliard et Maersk Supply Service 251 millions en 2017. Le chiffre d’affaires de périmètre restreint au transport et à ce qui s’y rapporte a augmenté 13  %, atteignant 30,95 milliards de dollars. Sa locomotive, Maersk Line, a vu le sien – hors Hamburg Süd – atteindre 24,3 milliards, en hausse de 14,9 % (soit 3,1 milliards supplémentaires). Le numéro un mondial de la ligne maritime conteneurisée a bénéficié d’un taux de fret moyen en hausse de 11,7 %, à 1.003 dollars par EVP (898 dollars en 2016) et d’une croissance de 3 % de ses volumes, à 21,46  millions d’EVP (20,82 millions l’année précédente). Ses résultats global (541 millions de dollars) et sousjacent (511 millions) sont repassés dans le vert après des pertes respectives de 376 et 384 millions en 2016. Ils ont été positivement influencés par la hausse des recettes et un coût unitaire à prix du combustible constant quasiment identique à celui de l’année précédente. Cet indicateur a pourtant été contrarié par la cyberattaque

subie par l’armement au troi- fait de dépréciations d’éléments sième trimestre de l’année der- d’actifs. Concernant les autres filiales nière. Le coût unitaire réel a été renchéri de 4,9 % d’une année sur estampillées transport, le coml’autre par la hausse du prix de missionnaire Damco a perdu 36  millions de dollars en 2017, 43 % du prix moyen du soutage. L’acquisition par Maersk Line “en raison de la cyberattaque, de l’allemand Hamburg Süd de marges plus faibles et d’invesen décembre (“L’Antenne” du tissements”, pour un chiffre d’af4/12/17) a sensiblement agrandi faires de 2,668 millions (+ 6,4 %). La société de resa surface. Cellemorquage Svitzer ci augmente le chiffre d’affaires “Maersk Line a réalisé un résultat de 102 millions de Maersk de a bénéficié de dollars pour un quelque 500 milchiffre d’affaires lions de dollars, d’une hausse de 659  millions porte sa flotte de 680 à 786 porte- de 11,7 % du taux (+  2,6  %) en particonteneurs, sa de fret moyen” culier grâce à ses activités australiennes capacité de 3,68 et américaines. à 4,27 millions Le fabricant de conteneurs d’EVP et sa part du marché monMaersk Container Industry a dial de 16,9 à 19,6 %. Ce rachat doit faire écono- presque doublé son chiffre d’afmiser au groupe danois 350 à faires en un an, à 1 milliard de 400 millions d’euros annuels. La dollars (+ 80 %). Le bénéfice de marque commerciale Hamburg 38 millions, après une perte de Süd sera conservée, ainsi que son 53  millions, a été favorisé selon siège en Allemagne. Il en sera le groupe par une meilleure effide même pour Aliança Shipping cacité, des prix plus élevés pour Line, filiale brésilienne de l’ar- les conteneurs dry et des volumes de vente en forte hausse dans mement allemand. les catégories dry et reefer. Les autres filiales ont rapporté 75 milLes autres activités lions de dollars, contre une perte en progrès de 61 millions en 2016. Pour cette année, AP MøllerDe son côté, l’opérateur de terminaux à conteneurs APM Maersk prévoit de poursuivre sa Terminals a manutentionné stratégie de resserrement de ses 39,7 millions d’EVP, soit 6,4 % de activités et de croissance externe, plus qu’en 2016. Il exploitait l’an avec pour objectif de se situer audernier 74 terminaux, contre 73 dessus de l’évolution de chacun l’année précédente. Pour autant, de ses marchés. Il compte aussi son chiffre d’affaires est en légère continuer de s’appliquer une disbaisse de 0,9 %, à 4,14 milliards cipline financière “très stricte”, de dollars. Le profit sous-jacent ce qui lui permettra peut-être est toujours positif à 414 millions d’éviter les écueils de ces derde dollars (- 4,4  %), tandis que nières années. d’un point de vue global, la filiale Franck André a perdu 168 millions de dollars du


Infrastructures/Institutions

2 - Mardi 13 février 2018 - l’antenne

La Ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse se trouve “en haut de la pile” des projets du gouvernement, s’est félicité vendredi 9 février le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, après une rencontre vendredi avec le Premier ministre. Édouard Philippe a “d’emblée parlé de l’intérêt du projet” et s’est montré “ouvert pour travailler sur les financements complémentaires à trouver et sur l’agenda à resserrer”, a rapporté Jean-Luc Moudenc, peu après la réunion à Matignon. Le maire de Toulouse a rencontré vendredi midi le Premier ministre et la ministre des Transports, Élisabeth Borne.

Contrats La Chine lancera en mars ses propres contrats à terme sur le pétrole brut, avec l’ambition de peser davantage sur les cours internationaux en proposant une alternative au Brent et au WTI, contrats en dollars qui servent de référence au marché mondial. “Au terme de préparatifs minutieux”, ces contrats à terme seront introduits et cotés le 26 mars sur une plateforme dépendant du marché à terme shanghaïen, a indiqué vendredi 9 février l’autorité chinoise de régulation financière (CSRC). C’est l’aboutissement d’une ambition de longue date du géant asiatique, vorace consommateur d’hydrocarbures.

Enquête Les entreprises informelles (non reconnues par les services fiscaux) sont très nombreuses (5.300) sur le 101e département français mais créent peu de richesses, selon une enquête de l’Insee Mayotte parue jeudi 8 février sur les entreprises mahoraises en 2015. Du côté du secteur formel, “2.360 entreprises connues des services fiscaux exercent à Mayotte une activité marchande et emploient 11.410 salariés”. Ces entreprises génèrent 525 millions d’euros de richesse et leur investissement s’élève en 2015 à 106 millions d’euros, “porté pour plus de la moitié par les secteurs de l’immobilier et des transports”.

Accord La Mauritanie et le Sénégal ont signé vendredi 9 février un accord de coopération pour l’exploitation d’un important champ gazier offshore. L’accord de coopération intergouvernemental (ACI) portant sur l’exploitation du champ gazier “Grand Tortue - Ahmeyim” (GTA), à cheval sur la frontière maritime entre les deux pays, a été signé au second jour d’une visite à Nouakchott du président sénégalais, Macky Sall. Mis au jour en 2016, ce gisement de gaz naturel est “le plus important en Afrique de l’Ouest”, avec des réserves estimées à “450 milliards de m3”.

CNR

Routier

Pologne, un colosse aux pieds d’argile ? La dernière étude du CNR sur le pavillon routier polonais confirme ses atouts concurrentiels et sa domination en Europe. Elle relève aussi ses premières faiblesses, et apporte un nouvel éclairage sur la position de la Pologne dans les négociations actuelles sur le paquet Mobilité européen. Souvent maltraité en Europe de ses transporteurs a été multide l’Ouest, le transport routier pliée par trois trustant aussi les de marchandises est au cœur des premières places dans le transport intérêts commerciaux des pays international entre pays tiers et de l’Est. La Pologne est l’un des le cabotage, en Allemagne et en porte-étendards de cette politique France notamment. comme en témoigne l’actuel Compétitivité bras de fer dans les négociations imbattable autour du paquet Mobilité européen. À leur décharge, les autoAu-delà du soutien politique rités polonaises reconnaissent à leur pavillon un rôle économique dont il bénéficie, les coûts de restratégique. Avec 80.000 entre- vient du pavillon polonais expliprises, le secteur y emploie plus quent ces performances. Selon de 230.000 personnes, et est à le CNR, son coût kilométrique l’origine d’un chiffre d’affaires hors coût de structure est inféde près de 25  milliards d’euros. rieur de 34  % à celui des transCes revenus alimentent son com- porteurs français. Avec les frais merce extérieur de structure, il puisque 60 % affiche un coût des transports “Le pavillon polonais complet de 0,76 à 0,79 euro au effectués sous réalise 28 % kilomètre contre pavillon polonais, exprimés du transport routier plus de 1,2 euro en France. Cette en tonnesinternational différence prokilomètres, vient de plusont réalisés à européen” sieurs facteurs l’international. dont de proDepuis 2007, il est d’ailleurs le leader de la ductivité. Un poids lourd polocatégorie en Europe, et se classe nais déclare 134.400 km par an en deuxième position, tous tra- contre 113.280  km en France, fics confondus, derrière le pa- tandis que les jours d’exploitavillon allemand. Cette montée tion s’y élèvent à 265 contre 229. en puissance se confirme puisque Deux autres écarts importants apen 2016, il a encore progressé paraissent sur le poste entretiende 11,5 % contre une moyenne réparation (4.600 euros par an européenne de l’ordre de 6 %. contre 8.553  euros en France) Depuis l’entrée de la Pologne et… les coûts d’un conducteur. dans l’Union en 2004, l’activité Par kilomètre parcouru, ce dernier

© DR

Rencontre

représente 0,16 euro pour le pavillon polonais contre 0,45 euro en France. Selon un sondage mené auprès de conducteurs polonais par le CNR, leur rémunération comprend un salaire de base, proche du Smic local de 476 euros par mois, auquel s’ajoute un forfait kilométrique déclaré sous forme d’indemnités journalières nettes de charges. L’histoire se répète Le modèle économique sur lequel repose la conquête du pavillon polonais en Europe connaît toutefois ses premières fissures. Acteur de la baisse des prix du transport routier sur le continent, ses transporteurs commencent à en subir les conséquences sur leurs marges. Si cette tendance est compensée pour l’heure par un

prix du carburant bas, le CNR souligne qu’ils ne bénéficient d’aucun mécanisme d’indexation sur le prix du gasoil, et ne sont donc pas à l’abri d’un retournement. Les transporteurs polonais se déclarent également inquiets face aux tentatives de durcissement des règles du marché initié en Allemagne puis en France : application d’un salaire minimum, interdiction de prendre son repos hebdomadaire en cabine, etc. Ils n’échappent pas non plus à la pénurie de conducteurs et aux demandes de leurs chauffeurs en faveur de meilleures conditions de travail. Face à cette situation, ils deviennent à leur tour recruteurs de conducteurs étrangers auprès de pays limitrophes tels que l’Ukraine, la Russie, la Géorgie et le Kazakhstan... Érick Demangeon

Bâle

Fluvial

Le conteneur à ses sommets Un léger recul dans le vrac, un record dans le conteneur : le port de Bâle a connu des évolutions variées de trafic en 2017. Le port suisse a conclu l’année écoulée par un trafic de 5,79 millions de tonnes, en baisse de 1,8 % sur un an. Le transport de produits pétroliers, son poste dominant (45 % à lui seul), est resté relativement stable, il n’a diminué que de 1 %, pour un total de 2,6 millions de tonnes. Ce sont les autres matières qui tirent le bilan général à la baisse. Les céréales ont chuté de 17,7 %, à 284.000 tonnes. Le port l’attribue aux taux de fret élevés qui ont entraîné des reports vers des importations par les terres d’Allemagne, d’Italie et d’Europe de l’Est. Les matériaux de construction (- 4,5 %, soit 884.000 tonnes) ont connu une pause d’activité qui ne devrait être que provisoire, la Suisse planifiant à court terme le lancement de chantiers d’importance. Les produits chimiques et pharmaceutiques ont bénéficié d’une

croissance à l’export de la puissante industrie bâloise du secteur, mais celle-ci a été compensée par un fléchissement des importations, si bien qu’au solde, ils affichent une légère baisse de 0,5 %, avec un total de 344.500 tonnes. Le motif de satisfaction vient du conteneur fluvial. Avec un total de 119.200 EVP, son trafic sur le Rhin a atteint son record historique. Il est en hausse de 4,1 % par rapport au record de 2016. Des installations saturées Deux facteurs conjoncturels ont œuvré en sa faveur. Les basses eaux qui avaient pénalisé les statistiques en 2016 au second semestre ont été bien plus rares l’an dernier, elles se sont concentrées sur janvier et février. D’autre

part, l’incident de chantier à Rastatt en Allemagne a provoqué un fort report modal du fait de l’interruption d’août à octobre du trafic ferroviaire entre Karlsruhe et Bâle. Le port de Bâle observe toutefois que la hausse du conteneur fluvial s’est prolongée audelà : en comparaison du même mois en 2016, elle a atteint 36 % en septembre, 31 % en octobre, mais encore 34 % en novembre et 70 % en décembre, chiffre à relativiser par les basses eaux de

fin 2016 cependant. En 2017, le conteneur ferroviaire a logiquement chuté de près de 12 % pour se limiter à 15.200 EVP. Une tendance structurelle à la croissance du conteneur fluvial se dégage, selon le port suisse. Elle est tirée notamment par l’industrie pharmaceutique. Il en résulte une quasi-saturation des capacités qui rend “urgente” leur extension, estime la direction. Mathieu Noyer

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Entreprises

l’antenne - Mardi 13 février 2018 - 3

Bourbon Maritime

Chute de l’activité en 2017 dans un marché toujours difficile Le groupe de services maritimes à l’industrie pétrolière Bourbon a vu son chiffre d’affaires chuter en 2017, pénalisé par des conditions de marché toujours difficiles, malgré des signes de reprise. Le chiffre d’affaires de C’est l’activité “offshore contiBourbon a atteint 793,6 mil- nental” (en mer non profonde) qui a le plus souflions d’euros fert (- 44,8 %). sur l’exercice perspectives 2017, ce qui re“C’est l’activité “Les présente un repli s ’ é c l a i rc i s s e n t de 22,2 %, a in- en mer non profonde mais le marché diqué le groupe des services à qui a le plus jeudi 8 février. l’offshore ne bésouffert” Le chiffre d’afnéficie pas encore faires ajusté, qui de cette reprise, fait référence ralentie par la pour le groupe, a chuté dans une surcapacité des navires qui mainproportion similaire (- 21,9 %) tient des tarif bas”, a déclaré pour s’établir à 860,6 millions Gaël Bodénès, directeur général délégué de Bourbon. d’euros.

Comme les autres entreprises parapétrolières, Bourbon a pâti pendant plusieurs années de l’effondrement des cours du brut, qui a forcé les compagnies pétrolières à tailler dans leurs dépenses. Le groupe s’est lancé dans une réduction de ses coûts et a aussi réaménagé sa dette cette année. Bourbon a toutefois noté une stabilisation de l’activité des services à l’offshore et s’attend à une reprise progressive au cours de l’année 2018. “Même lente, la reprise devrait se traduire par une augmentation très graduelle des taux d’utilisation freinée par une pression forte sur tarifs journaliers, conséquence de la surcapacité de navires sur le marché”, selon le groupe de services parapétroliers.

Dans ce contexte difficile, Bourbon indique poursuivre “l’adaptation de son modèle éco-

nomique”, notamment de “ses efforts de rationalisation des opérations” et de “réduction des coûts”.

Eurostar

Abertis

Ferroviaire

Routier

Le bénéfice nourri par les autoroutes en France Le groupe autoroutier espagnol Abertis, géant mondial du secteur au cœur d’une bataille d’OPA, a enregistré un bénéfice net en hausse de 13 % pour l’exercice 2017 à 897 millions d’euros, au terme d’une année qui l’a vu accroître sa présence en France. Pour 2017, Abertis a publié mercredi 7 février un bénéfice net en hausse de 13 %, nourri par les autoroutes en France. Ce résultat est toutefois inférieur aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur d’informations financières Factset qui tablaient en moyenne sur 918 millions d’euros. La Bourse de Madrid saluait modérément ces résultats, avec un titre en hausse de 0,59 % à 19,64 euros, dans un marché en hausse de 0,38 %. Le groupe, dont le premier marché est la France, explique la hausse de ses profits par “l’amélioration de la marge

© Bourbon

opérationnelle et la plus grande contribution à l’activité de la France et de l’Italie”. La France a contribué au résultat net à hauteur de 157 millions d’euros. Acquisitions en Italie et en Inde Au premier semestre, Abertis avait progressivement racheté l’intégralité des parts de la Sanef, qui gère les autoroutes du Nord de la France. Il a également fait l’acquisition pendant l’année d’autoroutes en Italie et en Inde. Au total, 3 milliards d’euros ont été dépensés pour ces acquisitions,

© Abertis

Implantation Après le rachat des installations de stockage pour produits pétroliers à BP à Amsterdam en 2016 et celles de Phillips 66 à West Cork en Irlande en 2015, Zenith Energy s’implante à Hambourg. Le groupe américain basé à Houston y a acquis le centre de stockage pour raffinés de Royal Dutch Shell. S’étendant sur 55 hectares, le site dispose d’une capacité de 480.000 m3 spécialisée dans la réception d’essences,

qui ont poussé la dette nette à la hausse (15,4 milliards fin 2017 contre 14,4 fin 2016). Les revenus d’exploitation du groupe, équivalent de son chiffre d’affaires, ont atteint 5,3 milliards d’euros en 2017, soit une hausse d’environ 8 % par rapport au chiffre d’affaires publié fin 2016. Abertis explique toutefois avoir retraité son chiffre d’affaires 2016 pour tenir compte de la reclassification de sa filiale de satellites Hispasat, qu’il compte revendre, dans les “activités interrompues”. En tenant compte de ce changement, la hausse du chiffre d’affaires est de 13 % sur un an. En 2017, la France a représenté 32 % du chiffre d’affaires d’Abertis, l’Espagne 26 %, le Brésil 16 %, le Chili 10 % et l’Italie 8  %. Le groupe souligne la hausse du trafic sur ses autoroutes dans ses principaux marchés : 1,5 % en France, + 3,9 % en Espagne, + 3,2 % au Brésil. Pour la France, cette hausse du trafic combinée à une hausse des tarifs (+ 0,6 %) explique la hausse de 1,9 % du chiffre d’affaires. Abertis explique avoir réduit de plus de 500 millions d’euros ses coûts d’exploitation dans l’Hexagone “grâce à l’automatisation des opérations de paiement aux péages, qui ont permis de réduire les effectifs et donc les coûts de personnel”.

diesel et de carburéacteur qui alimentent le Nord de l’Allemagne.

Retards Certaines compagnies ont fait le choix de retarder la livraison d’A320 Neo équipés de moteurs Pratt & Whitney, après l’annonce d’un nouveau problème détecté sur ces derniers, a dit samedi 10 février l’avionneur. Airbus et son équipementier américain ont annoncé samedi soir avoir identifié un nouveau problème de moteur,

De Londres à Rotterdam et Amsterdam dès le 4 avril La compagnie ferroviaire Eurostar a annoncé qu’elle lancerait le 4 avril une liaison à grande vitesse directe de Londres vers Rotterdam et Amsterdam, mais les passagers dans l’autre sens devront provisoirement changer de train à Bruxelles. Eurostar se lance de Londres à Rotterdam et Amsterdam le 4 avril, a annoncé la compagnie ferroviaire vendredi 9 février. “Le lancement de la liaison LondresAmsterdam marque une étape historique dans l’expansion du transport ferroviaire à grande vitesse international. Pour la première fois, les passagers pourront se rendre aux Pays-Bas directement depuis le cœur de Londres en seulement trois heures à une vitesse de 300 km/h”, s’est félicité Eurostar. Deux allers-retours par jour Concrètement, deux allersretours par jour mettront Rotterdam à 3 h 01 et Amsterdam à 3 h 41 de Londres, a précisé Eurostar. Les trains venus d’Angleterre ne vont actuellement pas plus loin que Bruxelles. Les billets seront en vente à partir du 20 février. En revanche, les passagers voyageant dans l’autre sens depuis Amsterdam et Rotterdam devront

dont l’origine exacte est en cours d’investigation. Au total, une trentaine de moteurs de type GTF de Pratt & Whitney, un ou deux moteurs par avion, sont touchés, selon une source proche du dossier. Onze avions sont actuellement, d’après elle, cloués au sol le temps de changer les moteurs.

Commande Alstom a remporté un contrat portant sur la fourniture de 30 locomotives

changer de train à Bruxelles-Midi où seront effectués les contrôles d’identité et de sécurité, ce qui allongera le trajet d’une heure jusqu’à Londres. “Cet arrêt est une mesure temporaire permettant aux gouvernements du Royaume-Uni et des Pays-Bas de conclure un accord concernant le contrôle des passeports au départ des Pays-Bas”, ce qui devrait être fait d’ici fin 2019, selon Eurostar. Avec plus de 4 millions de passagers aériens annuels entre Londres et Amsterdam, le marché est équivalent à celui entre Londres à Paris lors du lancement d’Eurostar en 1994. “Alors que les Pays-Bas gagnent en popularité, tant en tant que centre d’affaires que de tourisme, le potentiel de cette nouvelle liaison et de ce marché est sans nul doute significatif”, a remarqué la compagnie. La compagnie Eurostar est détenue à 55 % par la SNCF, à 30 % par la Caisse de dépôt et placement du Québec, à 10 % par la société de transports néerlandaise Hermes et à 5 % par la SNCB belge.

électriques à l’Office national des chemins de fer (ONCF) marocain, pour un montant d’environ 130 millions d’euros. Ces locomotives de type Prima M4 seront fabriquées par l’usine de Belfort, tandis que le service après-vente et la maintenance seront assurés par son équipe au Maroc. Alstom, qui emploie quelque 350 personnes au Maroc, a notamment fourni les tramways de Rabat et Casablanca, ainsi que les trains à grande vitesse qui doivent relier ces deux villes à Tanger à partir de l’été.


4 - Mardi 13 février 2018 - l’antenne

International Moins de robusta profite au prix du café

Le café est remonté avec des prévisions moins élevées que prévu de récolte de robusta. L’or, lui, a baissé, ne tirant pas parti du retour de la prudence sur le marché. OR - L’once d’or a reculé jeudi 8 février à son plus bas depuis un mois, à 1.307,13 dollars. “Il semblerait que l’or ne profite pas de la chute du marché des actions car la vigueur du dollar et la perspective d’une hausse des taux américains pèse sur le métal jaune”, a résumé Lukman Otunuga, analyste chez FXTM. Les investisseurs ont souvent tendance, en cas de pertes des Bourses mondiales, à se rabattre sur l’or, valeur-refuge. Mais comme le dollar est à un niveau élevé et que les marchés semblent miser sur une poursuite des hausses des taux de la Réserve fédérale américaine, ils rechignent à miser sur l’or, qui n’apporte pas de rendement. Par ailleurs, la vigueur du dollar pèse sur le pouvoir d’achat des investisseurs qui utilisent d’autres devises pour acheter du métal jaune. Le Conseil mondial de l’or (CMO) a par ailleurs fait état d’une demande annuelle en berne (à 4.071,7 tonnes en 2017, en baisse de 7 %) en raison du désintérêt des investisseurs financiers. Sur le London Bullion Market, l’once d’or a terminé à 1.314,10 dollars vendredi 9 février, contre 1.331,15 dollars le vendredi précédent. ARGENT - L’once d’argent a atteint vendredi 9 février 16,22 dollars, à son plus bas depuis un mois et demi. “L’argent reste en difficulté par rapport à l’or”, ont noté les analystes de Commerzbank. Le métal gris est notamment délaissé en raison de son utilisation industrielle. L’once d’argent a clôturé à 16,36 dollars, contre 17,14 dollars il y a sept jours. PLATINE/PALLADIUM - Les métaux platinoïdes ont eux aussi chuté sur la semaine. L’once de platine a touché vendredi 9 février 962,35  dollars, à son plus bas depuis un mois, tandis que le palladium a chuté à son plus bas en trois mois et demi à 959,22 dollars. “Après deux années de hausse, le palladium semble enfin avoir touché un sommet et reprendre un lien avec ses fondamentaux”, ont tranché les analystes de Commerzbank. Sur le London Platinum and Palladium Market, l’once de platine a fini à 969 dollars, contre 997 dollars sept jours plus tôt. L’once de palladium a terminé pour sa part à 969 dollars, contre 1.047 dollars à la fin de la semaine précédente. MÉTAUX DE BASE - Les prix des métaux de base échangés sur le London Metal Exchange (LME) ont souffert alors que les investisseurs délaissaient les actifs les plus risqués. “Les métaux de base risquent de subir encore des prises de bénéfices vu l’aversion au risque des marchés qui règne actuellement, surtout que le dollar se reprend”, ont expliqué les analystes de UniCredit. Les investisseurs semblent tabler sur une hausse des taux aux États-Unis, ce qui entraînerait un enchérissement du billet vert. Comme ce dernier sert de référence aux prix des métaux, ses gains entraînent une perte de pouvoir d’achat pour les investisseurs utilisant d’autres devises. Par ailleurs, les marchés ont délaissé les actifs les plus risqués, dont font partie les métaux de base. Dans ce contexte, les analystes ne s’étonnaient pas de voir le prix des métaux baisser, et soulignaient au contraire qu’ils se maintenaient à des niveaux élevés. “Les marchés d’actions reculent, mais cela ne signifie pas que la croissance mondiale est en danger”, ont estimé les analystes de Commerzbank. “Le déclencheur de la baisse des marchés d’actions a été la hausse des salaires aux États-Unis, il est ironique que cela ait entraîné une baisse des matières premières alors que la demande fondamentale devrait en sortir renforcée”, ont commenté les analystes de Goldman Sachs. L’aluminium a touché vendredi 9 février son plus bas en un mois et demi à 2.136 dollars la tonne. Le plomb a touché jeudi 8 février son plus bas en plus d’un mois à 2.480 dollars la tonne. Le zinc a touché vendredi 9 février son plus bas en près d’un mois à 3.365 dollars la tonne. Le prix du cuivre a marqué la baisse la plus nette, atteignant vendredi 9 février 6.784,50 dollars, à son plus bas depuis près de deux mois. “Les investisseurs pourraient essayer de profiter de la chute pour effectuer des achats à bon compte”, mais ils ont peur que les pertes s’accentuent encore un peu, ont jugé les analystes de Goldman Sachs. Ces derniers soulignent cependant que les données chinoises montrent que la demande fondamentale reste solide chez le premier importateur mondial de matières premières.

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CAFÉ

L’arabica a atteint mardi 6 février 119,10 cents la livre à New York, à son plus bas depuis un mois et demi, avant d’effacer ses pertes et de monter nettement sur la semaine. Le robusta a également grimpé à Londres. L’Organisation internationale du café (ICO) a revu en légère baisse sa prévision de récolte de robusta pour la saison 2017-2018, à 60,09 millions de sacs de 60 kg. L’ICO prévoyait jusqu’à présent une production de 61,5 millions de sacs. Les marchés s’apprêtent par ailleurs à une semaine plus calme, alors que le Brésil, premier producteur d’arabica, comme le Vietnam, premier producteur de robusta, tourneront au ralenti. “Les Brésiliens quitteront le marché de lundi à mercredi pour le carnaval et les Vietnamiens célébreront le Nouvel An de jeudi au mercredi 21 février”, ont rappelé les analystes de I&M Smith, qui soulignent que ces deux producteurs représentent 52 % de la production mondiale. Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en mai valait 1.775 dollars vendredi 9 février, contre 1.748 dollars le vendredi précédent. Sur l’ICE Futures US de New York, la livre d’arabica pour livraison en mars valait 122,95 cents, contre 120,45 cents sept jours auparavant. “Le début de l’année est bon en Chine, mais il faut noter que les données du mois de janvier varient d’une année sur l’autre selon la date du Nouvel An chinois”, ont souligné les analystes de Capital Economics. Selon eux, il va falloir quelques mois pour savoir si la demande chinoise restera robuste en 2018. Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s’échangeait à 6.800 dollars vendredi 9 février, contre 7.115,50 dollars le vendredi précédent. L’aluminium valait 2.142 dollars la tonne, contre 2.225 dollars. Le plomb valait 2.517,50 dollars la tonne, contre 2.645 dollars. L’étain valait 21.140 dollars la tonne, contre 21.520 dollars. Le nickel valait 12.955 dollars la tonne, contre 13.755 dollars. Le zinc valait 3.392 dollars la tonne, contre 3.521 dollars. CACAO - Les prix du cacao, qui avaient bondi le vendredi précédent, se sont maintenus à des niveaux élevés, atteignant mardi 6 février 1.493 livres sterling la tonne à Londres, à son plus haut depuis plus de deux mois. À New York, le niveau élevé du dollar a pesé sur le prix du cacao sur la semaine, qui a tout de même atteint lundi 5 février 2.096 dollars, à son plus haut depuis plus de deux mois également. “Les investisseurs qui pariaient sur une baisse du cacao ont quitté cette position risquée, tandis que la récolte en cours est moins abondante que celle de l’année précédente”, ont résumé les analystes de Commerzbank. Alors qu’un souffle de prudence a pris le marché en début de semaine, les investisseurs ont préféré liquider leurs positions sur les matières premières, aussi bien en matière de paris à la hausse que de paris à la baisse. À Londres, la tonne de cacao pour livraison en mai valait 1.479 livres sterling, contre 1.439 livres sterling le vendredi précédent mais pour livraison en mars. À New York, la tonne pour livraison en mars valait 2.011 dollars, contre 2.041 dollars sept jours plus tôt. SUCRE - La tonne de sucre blanc a atteint mercredi 7 février son plus haut niveau depuis trois semaines, à 366,50 dollars la tonne à Londres, tandis que la livre de sucre brut a touché mardi 6 février 14,04 cents à New York, également à son plus haut depuis trois semaines.

“Selon certains acteurs du marché, la récolte actuelle de canne à sucre au Brésil va être moins riche en sucre que celle de l’année précédente, et les industriels vont privilégier une transformation en éthanol”, ont souligné les analystes de Commerzbank. La hausse des prix du pétrole a entraîné une hausse de la demande des carburants alternatifs, et donc une montée du prix de l’éthanol. À Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en mai valait 361,90 dollars, contre 356,50 dollars le vendredi précédent mais pour livraison en mars. À New York, la livre de sucre brut pour livraison en mars valait 13,83 cents, contre 13,53 cents sept jours auparavant. CÉRÉALES/SOJA - Les cours du blé, du soja et du maïs ont avancé à Chicago lors d’une semaine marquée par la publication d’un rapport mensuel du ministère américain de l’Agriculture, l’environnement étant toutefois fragilisé par une forte volatilité à Wall Street. Le maïs a profité de signaux favorables sur les exportations. Le rapport mensuel du ministère américain de l’Agriculture (USDA) sur l’offre et la demande de produits agricoles dans le monde a relevé de 125 millions de boisseaux les prévisions de ventes américaines à l’étranger. Dans un rapport hebdomadaire jeudi8 février, le même ministère a également noté une hausse de 27 % des ventes à l’étranger sur la semaine se terminant le 1er février par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Par ailleurs, “l’USDA prévoit (dans son rapport mensuel) des stocks américains et mondiaux en baisse”, a noté Dewey Strickler de Watch Market Advisors. Le blé a également avancé alors que “la météo dans la région des Plaines du Sud continue à être le principal facteur dominant”, a relevé Dewey Strickler. La révision à la hausse par l’USDA de ses anticipations de stocks américains, de 20 millions de boisseaux cette année, a freiné l’augmentation des cours. Le soja a progressé avec la persistance d’un temps chaud et sec en Argentine, ces conditions devant perdurer d’après les analystes de CHS Hedging. Les marchés agricoles ont toutefois été un peu tiraillés par des vents contraires liés à la chute des indices boursiers cette semaine. Cela “rend les investisseurs nerveux et les décourage de maintenir leurs positions. Wall Street pourrait continuer à chuter avec les très gros niveaux de volatilité actuels”, a commenté Dan Cekander de DC Analysis. Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars, le contrat le plus actif, a terminé vendredi 9 février à 3,62 dollars contre 3,615 dollars vendredi dernier à la clôture (+ 0,14 %). Le boisseau de blé pour mars, également le contrat le plus échangé, a fini à 4,49 dollars contre 4,4675 dollars la semaine précédente (+ 0,5 %). Le boisseau de soja pour mars, contrat le plus actif, a terminé la semaine à 9,83 dollars contre 9,7875 dollars le vendredi précédent (+ 0,43 %). COTON - Le cours du coton a baissé pour la troisième semaine de suite vendredi 9 février, affecté par un rapport du ministère américain de l’Agriculture sur l’offre et la demande de produits agricoles dans le monde évoquant notamment une hausse de la production mondiale. “Les prévisions (pour la saison 2017-2018) comprennent une production plus large, une consommation moins grande et des stocks plus élevés”, a indiqué le ministère américain de l’Agriculture (USDA) dans son dernier rapport mensuel publié jeudi 8 février. L’USDA a ainsi noté une hausse de la production mondiale de 400.000 balles par rapport au mois précédant. La hausse de cette production serait surtout liée “à la progresion de 1,1 million de balles en Chine, à 27,5 millions de balles”, ont indiqué les analystes de JPMorgan Commodities, anticipant une poursuite de la baisse du cours de la fibre blanche. Les estimations de stocks mondiaux ont par conséquent été revues à la hausse de 760.000 balles par l’USDA. Les exportations hebdomadaires américaines ont toutefois apporté un peu de baume au coeur des courtiers jeudi 8 février, celles-ci ayant avancé de 75 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. La livre de coton pour livraison en mars, le contrat le plus actif sur l’Intercontinental Exchange (ICE), a fini vendredi 9 février à 76,68 cents contre 77,30 cents à la clôture vendredi dernier (- 0,80 %), retrouvant ses niveaux de la fin décembre. L’indice Cotlook A, moyenne quotidienne des cinq  prix du coton les plus faibles sur le marché physique dans les ports d’Orient, s’affichait à 86,70 dollars les 100 livres jeudi 8 février contre 87,85 dollars la semaine précédente (- 1,33 %).


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Mardi 13 février 2018 - l’antenne

En hausse Confiant pour cette année, le groupe français de BTP et de concessions Vinci a bouclé une belle année 2017, tant en France, où ses métiers historiques sont revenus à la croissance, qu’à l’international, où sa branche aéroports fait des étincelles. Le bénéfice net est ressorti en hausse de 9,7 %, à 2,74 milliards d’euros, supérieur aux attentes. Le chiffre d’affaires est ressorti lui aussi légèrement meilleur, à 40,25 milliards, en hausse de 5,7 %.

Intempéries Un tiers des vols prévus le 9 février au départ d’Orly, soit 200 vols, ont été annulés en raison du nouvel épisode neigeux en Île-de-France, a-t-on appris de source aéroportuaire. “Il s’agit notamment de court et moyencourriers. Les passagers ont été prévenus et ne se sont pas présentés, il n’y a donc pas de difficultés particulières sur la plateforme”. À l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, aucune annulation n’était à déplorer vendredi, seulement des retards de 30 minutes.

Mobilisation Les agents SNCF de la vallée de la Maurienne, où la direction prévoit une restructuration, étaient appelés à la grève pour les premiers départs en vacances d’hiver le week-end dernier, a-t-on appris de sources concordantes. Selon la direction, la circulation des trains ne devait être pas perturbée mais les guichets devaient rester fermés, à l’exception de ceux de Saint-Jean-de-Maurienne et Modane, où du personnel d’encadrement devait assurer quelques postes d’accueil.

Crash Les enquêteurs russes recherchaient hier, dans des conditions rendues difficiles par une épaisse couche de neige, les causes du crash d’un avion de ligne la veille près de Moscou qui a causé la mort des 71 personnes à bord, dont un Suisse, un Kazakh et un Azerbaïdjanais. L’avion de ligne, un biréacteur Antonov An-148 de la compagnie Saratov Airlines mis en service en 2010, s’est écrasé près de Moscou dimanche peu après avoir décollé de l’aéroport de Domodedovo.

OTRE

Réactions...

En baisse

Neige : les routiers critiquent un abus du principe de précaution Les organisateurs de transporteurs routiers ont de nouveau critiqué la gestion par les autorités de l’épisode neigeux, fustigeant un usage “incohérent du principe de précaution”, après avoir été reçus vendredi 9 février par la ministre des Transports, Élisabeth Borne. L’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) a dénoncé “l’insuffisance de coordination et le manque de clarté dans le traitement de la diffusion de l’information” et le “stockage massif et parfois injustifié de véhicules en bord de route”. L’OTRE réclame “que cessent immédiatement les stockages préventifs” dans les zones non touchées, ainsi que “la levée des interdictions”, dans les zones où est constatée une amélioration notable des conditions météorologiques”. Pour l’organisation, “le sacro-saint principe de précaution trouve ici ses limites”, “en aucune manière il ne justifie un manque de discernement dans les décisions qui ne s’imposaient pas systématiquement”. “Il y a des endroits très très loin des zones à risques où les véhicules sont interdits de circulation – on ne peut pas rouler alors que manifestement les conditions nous le permettent”, a déploré le secrétaire général de l’OTRE, Jean-Marc Rivera. L’Union des entreprises de transports et de logistique de France (TLF) et la Fédération nationale du transport routier (FNTR) ont, quant à elles, notamment demandé une “dérogation applicable sur les temps de conduite et de service des conducteurs, afin de satisfaire les demandes d’approvisionnement de l’écosystème économique français, et donc des Français en général”. Les deux organisations ont dénoncé un “usage incohérent du principe de précaution” et ont demandé à leurs entreprises adhérentes une estimation de leurs “préjudices”, “de façon à ce que soit abordée, chiffres en main, avec les pouvoirs publics, la question de la réparation”. La FNTR avait estimé jeudi 8 février à au moins 60 millions d’euros le montant des pertes quotidiennes. Un nouvel épisode neigeux, le second de la semaine, touchait vendredi une large moitié Nord-Ouest de la France, et 19 départements étaient en vigilance orange neige verglas, selon Météo France.

© OTRE

9 -

Air France

Focus...

Dix syndicats appellent à la grève le 22 février Dix syndicats d’Air France, dont ceux représentant les pilotes, appellent à une journée de grève le 22 février pour réclamer une augmentation générale de 6 % en 2018, “au titre de l’inflation perdue” depuis six ans. Trois syndicats de pilotes (SNPL, Spaf et Alter), quatre d’hôtesses et stewards (SNPNC, Unsa-PNC, CFTC et SNGAF), ainsi que trois d’agents au sol (CGT, FO et Sud) s’opposent à l’accord minoritaire prévoyant 1 % d’augmentation générale en deux temps pour 2018. L’accord, signé par la CFE-CGC et la CFDT (31,3 % des voix ensemble), constitue une “aumône (...) bien en deçà des attentes des salariés” car “elle ne pourra compenser l’augmentation du coût de la vie et rattraper les salaires bloqués depuis 2011”, date de la dernière augmentation générale, estiment les syndicats. “Au titre de l’inflation perdue (2012-2018), nous demandons une augmentation générale des salaires de 6 %”, disent-ils. À l’issue de deux séances de négociation, un projet d’accord salarial a été signé par la CFE-CGC et la CFDT. Mais des syndicats majoritaires (CGT, FO, Unsa, SNPL et Spaf, soit 52,6 % des voix) ont décidé de faire valoir leur droit d’opposition pour le bloquer. La direction d’Air France a toutefois décidé de mettre en œuvre “par décision unilatérale” l’ensemble des mesures, qui “valorise l’engagement des salariés tout en restant réaliste sur la situation économique d’Air France”, a-t-elle rappelé vendredi 9 février. L’accord prévoyait une augmentation générale de 0,6 % au 1er avril et 0,4 % au 1er octobre, pour tous et une enveloppe d’augmentations individuelles (primes, promotions, ancienneté...) de 1,4 % pour les agents au sol, en plus d’une revalorisation des indemnités de déplacement.

Fermeture L’aéroport de Londres-City était fermé hier à la suite de la découverte d’une bombe d’une demi-tonne datant de la Seconde Guerre mondiale. Tous les vols ont été annulés, affectant 16.000 passagers, et certains ont été déviés vers d’autres aéroports londoniens. La bombe allemande non explosée a été découverte dimanche vers 5 heures lors de travaux près d’un dock situé à proximité de l’unique piste d’atterrissage.

Paralysie Une centaine d’agriculteurs avec quelque cinquante tracteurs bloquaient hier les quatre accès principaux de la ville d’Auch pour maintenir la pression contre la réforme des zones agricoles défavorisées à trois jours du dénouement dans ce dossier. Autour d’Arles, des dizaines d’agriculteurs ont également manifesté hier matin, perturbant le trafic. Peu après 9 heures, la RN113, qui relie Arles à l’autoroute A54, était coupée dans les deux sens.

Perturbations Des préavis de grève ont été déposés samedi 10 février en Italie pour le personnel des compagnies Ryanair, Vueling et Blue Panorama, ainsi que pour les contrôleurs aériens, mais les perturbations semblaient minimes. Trois syndicats du transport aérien ont appelé l’ensemble du personnel de Ryanair basé en Italie à débrayer pour réclamer l’ouverture de négociations sur la convention collective, pour l’instant discutée seulement avec un syndicat de pilotes.

l’antenne

© CNR

Cacoh/CNR : lutte ouverte contre l’érosion Créé en 1936, pour les études sur modèle physique du barrage de Génissiat, premier aménagement hydraulique de la Compagnie nationale du Rhône et devenu Centre d’analyse comportementale des ouvrages hydrauliques (Cacoh) en 2012, ce laboratoire, situé sur le port de Lyon, est aujourd’hui un fleuron technique de la CNR. Il mène deux projets d’envergure : Boreal et Loire. Le projet Boreal (Bio-renforcement des ouvrages hydrauliques en remblais), mené avec le pôle de compétitivité Axelera et divers partenaires comme EDF, Solétanche Bachy, nécessite un budget de 4,5 millions d’euros environ. Les enjeux concernent le traitement de l’érosion interne et la liquéfaction pour valider, en utilisant des bactéries, un nouveau mode de

C’est la plus grande migration humaine du monde : en prévision de la fête du Nouvel An lunaire, qui tombe vendredi 16 février, des millions de Chinois regagnent leur région d’origine. Mais le ministère des Transports a fait état dimanche 11 février d’une légère baisse (- 3 %) du nombre de trajets effectués durant les dix premiers jours de la période des transports du Nouvel An. Le chiffre reste cependant impressionnant : du 1er au 10 février, 732 millions de voyages ont été effectués en voiture, avion, train ou bateau.

renforcement des digues en charge permanente. Face à divers phénomènes d’érosion et d’incision du lit de la Loire, le second chantier, porté par VNF et divers alliés français et européens, et en plusieurs phases, engage 42 millions d’euros

d’études et travaux pour contrer cette dynamique d’érosion et permettre une restauration progressive du transit sédimentaire. Ces travaux entrent dans le cadre du Contrat pour la Loire et ses annexes 2015-2020. La maquette du Cacoh représente 4 km du fleuve. Hormis Boreal et la Loire, deux autres modèles sont en cours d’études au centre pour CNR. Le premier concerne l’étude de positionnement de la future petite centrale hydroélectrique de Vallabrègues (Gard) et le second la modélisation de la vanne de fond de la centralebarrage de Génissiat. Cinquante ouvrages en béton et 400 km de digues sont surveillés sur le Rhône chaque année via 63.000 mesures. Annick Béroud

Édité par SPI SAS au capital de 1.000 euros R.C.S. 823 175 435 Siège social : 137 quai de Valmy 75010 PARIS ISSN 0395-8582 - CPPAP 0313T79480

Dépôt Légal : 01 mars 2013 Directeur général : Jean-Christophe Klein Directeur de la publication : Francois Grandidier ———— Tél.  : 04.91.33.25.81 - Fax : 04.91.55.58.97 Site internet : www.lantenne.com Publicité : Directeur commercial : F. Revenaz 04.91.13.71.60 Normandie : P. Scremin : 06.21.88.97.42 Annonces maritimes : 04.91.33.83.02 Service commercial : 04.91.13.71.62 Rédaction : V. Grunchec : redaction@lantenne.com f.andre@lantenne.com v.calabrese@lantenne.com —————— Cette publication peut être utilisée dans le cadre de la formation professionnelle continue

Lantenne 13 02 2018  
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