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o d b e l’h 73e année

www.lantenne.com Semaine 24 - Juin 2018

Institutions/ Infrastructures

Propeller Club de Rouen : Hervé Morin veut une “holding de tête” pour les ports du Havre, Rouen et Paris

ISSN 0395-8582 - CPPAP 0319T79480

Maritime

Inttra : la ligne régulière s’engage dans la transition numérique

SNCF : Les sénateurs approuvent la réforme Corse : “Une nouvelle page est en train de s’ouvrir” ASNE : Où en est SeineNord Europe ? © E. Bonici PortSynergy-EuroFos

MSC : L’armateur, un poids lourd des mers Kuehne + Nagel : L’Amérique du Nord et l’Asie ont porté la croissance DFDS : Le groupe danois organise la fusion avec UN Ro-Ro

Autour de la traçabilité et l’échange de données, les innovations numériques se multiplient dans le transport maritime de conteneurs. La plateforme Inttra entend être l’un des acteurs de cette transition par la centralisation des informations et le développement de nouveaux services.

à l’image de l’intelligence artificielle et la blockchain”, confirme Philly Teixeira, présidente EMEA d’Inttra. Avec une soixantaine de compagnies maritimes membres de sa plateforme, Inttra se présente aujourd’hui comme le leader dans la gestion des flux conteneurisés. “Plus de 150 partenaires et éditeurs informatiques, 30.000  chargeurs et commissionnaires dans 200 pays utilisent notre plateforme qui rasConçue par Sigfox et Argon Consulting, la semble un quart du commerce conteneurisé traçabilité temps réel des conteneurs déployée mondial. Inttra accompagne et est un accéchez Michelin illustre la capacité des techno- lérateur de la transition numérique du seclogies numériques à répondre aux attentes des teur”. Parmi ses innovations, la plateforme chargeurs en matière de visibilité de leurs flux a développé l’e-VGM dématérialisant la démaritimes. Reposant sur l’internet des objets claration du poids des conteneurs en sus de ses fonctionnalités déjà auto(IoT), le big data et le réseau matisées telles que la traçade communication internatio“En matière bilité, le booking ou l’offre nal Sigfox, cette solution est des armements (services, hoà l’origine de gains multiples d’innovation raires, transit-time, escales, témoigne Pascal Zammit, numérique, gestion des capacités…). sénior vice-président supply chain de Michelin : “Jusqu’à la ligne régulière “Grâce à notre échelle et capacités à fournir des données 10  % de réduction de stock en transit, une heure estimée est entrée dans une fiables, notre offre évolue d’arrivée (ETA) 40 % plus phase d’exécution vers davantage d’analyses paramétrables au moyen précise et quatre  fois moins opérationnelle” de tableaux de pilotage et de ruptures de stock dues à d’aides à la décision pour nos des causes exceptionnelles comme météorologiques”. Appliquée à tous clients”. À venir, Inttra annonce un nouveau les actifs mobiles, elle sera enrichie à terme module visant à optimiser la gestion des tarifs par d’autres fonctionnalités telles que le suivi négociés et contractés. En parallèle, la platedes températures, la détection des manipu- forme étend sa couverture aux flux conteneulations et ouvertures des conteneurs ou le risés terrestres suite au rachat l’an passé de la société Avantida spécialisée dans ce domaine. geofencing. Automatisation des processus

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“En matière d’innovation numérique, le transport maritime conteneurisé est entré dans une phase d’exécution opérationnelle avec le déploiement de technologies de pointe

Prise de conscience À l’occasion du récent congrès d’Inttra à Hambourg, un sondage mené auprès de 130 cadres du secteur a permis de cerner les attentes et projets des compagnies maritimes et de leurs clients. Pour 82 % des répondants, les

© Inttra

Entreprises

Philly Teixeira, présidente EMEA d’Inttra

principales innovations en cours concernent l’automatisation et la numérisation des processus suivies de la blockchain et de l’analyse des données. Elles répondent à plusieurs défis cités par les armements dont “le partage des informations à travers la chaîne d’approvisionnement”. Elles visent aussi à satisfaire la demande en nouveaux services manifestée par leurs clients chargeurs et commissionnaires comme “la visibilité en transit, la gestion des taux de fret et des documents de transport”. Susceptibles de freiner la transition numérique de la filière, les transporteurs maritimes évoquent “le manque de ressources et de compétences informatiques internes, l’absence de priorisation et de capacités financières suffisantes”. Érick Demangeon


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Propeller Club de Rouen

© Haropa

Havre pour lequel “il souhaite un vrai plan Marshall”. “Notre région y a déjà fléché 250 millions d’euros d’investissements. Pour la chatière, que nous sommes prêts à financer intégralement même si nous espérons un soutien de Bruxelles. Mais aussi pour les extensions de Port 2000, les quais 11 et 12, que nous souhaitons voir réalisés en même temps. J’espère une décision en ce sens lors du conseil de surveillance du Grand Port maritime fin juin”, a-t-il précisé. Par ailleurs, concernant l’axe Seine, Hervé Morin a rappelé trois initiatives déjà prises par la région Normandie.

Invité le 30 mai par le Propeller Club de Rouen, Hervé Morin, président de la région Normandie et de l’association des régions de France (ARF), a défendu l’idée d’une nouvelle gouvernance des ports de l’axe Seine avec une “holding de tête”. Face à une audience record pour les réunions mensuelles organisées par le Propeller Club de Rouen, Hervé Morin a joué sur du velours. “Je l’ai redit au Premier ministre récemment, je ne suis pas favorable à une fusion entre les

trois ports de l’axe Seine. Je me méfie de l’Île-de-France et du jacobinisme. En revanche, je suis favorable à une gestion autonome structurée autour d’une holding de tête en charge des aspects stratégiques, commerciaux, marketing et relations extérieures,

même si la marque Haropa existe déjà. J’étais à Anvers il y a trois semaines, port géré par une collectivité, et là, j’ai vu ce qu’était un port. Au passage, les Anversois ne comprennent pas et rigolent bien du projet de canal Seine-Nord qui ne peut que leur profiter ”, a-t-il déclaré d’entrée déclenchant les applaudissements de l’auditoire. Au grand dam de la communauté portuaire rouennaise, le président de l’ARF a ensuite principalement évoqué le port du

© Éric Houri

Hervé Morin veut une “holding de tête” pour les ports du Havre, Rouen et Paris

Hervé Morin, président de la région Normandie et de l’ARF

“Un vrai plan Marshall au Havre”

d’activités sur le territoire national. Enfin, l’effort massif consenti D’abord, la création d’une société d’aménagement, opérateur pour contrecarrer les défaillances de l’État en macapitalistique et tière ferroviaire “bras armé” de “Je ne suis que ce soit en réla région pour habilitant le tronaccompagner pas favorable Serqueuxdes projets susà une fusion entre çon Gisors pour le ceptibles d’élarfret ou en invesgir l’hinterland les trois ports tissant tant en des trois ports. de l’axe Seine” matériel roulant Ensuite, que sur les voies l’expérimentation, en compagnie de l’EPCI ou un atelier de maintenance sur Caux-Vallée de Seine d’une zone la ligne historique Paris-Rouenfranche à Port-Jérôme destinée à Le Havre. accueillir des entreprises étranVincent Rogé gères n’ayant pas jusqu’alors

ASNE

L’assemblée générale annuelle de l’association Seine-Nord Europe le 5 juin 2018 a permis de faire le point sur ce projet de liaison à grand gabarit, partie française de la liaison Seine-Escaut. Le projet de canal à grand gabarit Seine-Nord Europe (SNE) doit relier Compiègne, dans l’Oise, à Aubencheulau-Bac, dans le Nord. C’est la partie française de la liaison fluviale Seine-Escaut qui doit relier le grand bassin parisien aux pays du Nord de l’Europe. Le 5 juin 2018 à Paris, l’assemblée générale annuelle de l’association Seine-Nord Europe (ASNE) a permis de faire le point sur la situation de ce projet. Pour Philippe Marini, président de l’ASNE, le projet s’est “bien sorti” de la “pause” annoncée par le gouvernement en juillet 2017 “grâce à la prise de conscience et à la mobilisation des acteurs concernés orchestrées par le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, et l’aboutissement à un point d’équilibre avec l’État”. Il reste beaucoup à faire, a poursuivi Philippe Marini, sur deux points. Le premier concerne la loi d’orientation sur les mobilités “qui devra traiter sur le fond de la priorité de Seine-Nord Europe”. Le second porte sur le plan de financement

“pour lequel il faudra être vigilant sur la loi de finances 2019”. La solution reste à trouver pour la ressource à créer concernant l’emprunt d’un montant de 776 millions d’euros. Les collectivités territoriales se sont engagées à garantir l’emprunt mais les négociations sont toujours en cours entre elles et l’État sur les recettes qui permettront de le rembourser. “Nous ne voulons pas d’une taxe régionale même si trois régions sont concernées. Le canal Seine-Nord Europe est un projet d’intérêt national et européen. Sur le financement et les recettes, un accord politique est là mais, pour le concret, il faut attendre la loi d’orientation sur les mobilités, a indiqué Franck Dhersin, vice-président du conseil régional des Hauts-de-France chargé des transports et des infrastructures de transport. Meilleure entente entre Haropa et Norlink Ports Franck Dhersin a souligné que le GPMH et le GPMD n’ont que des avantages à tirer de SNE. “Une meilleure entente entre Haropa et Norlink Ports permettrait de récupérer des trafics plutôt que de les voir échapper à la France. Mais il faut que nos ports soient compétitifs”. François Philizot, délégué interministériel au développement de la vallée de la

© AFPI

Où en est Seine-Nord Europe ?

Seine, a ajouté : “Il y a des pistes de coopération entre les ports de la mer du Nord et de la Manche. C’est une démarche nouvelle de structuration”. Jean-Louis Colson, chef d’unité “réseaux de transport” à la DG Move, a rappelé l’importance de la liaison SeineEscaut pour l’Union européenne : c’est un projet transfrontalier, situé sur l’un des neuf corridors prioritaires, celui mer du Nord-Méditerranée. “La voie d’eau est fondamentale en termes de report modal et dans le contexte du défi climatique”. Il a rappelé le soutien financier de l’UE au projet Seine-Escaut et à la partie française SNE au cours des plans financiers passés et les possibilités offertes par le nouveau MIE 2021-2027. Franck Dhersin a ajouté

: “Nous avons reçu des membres de la Commission européenne en mars qui font preuve de beaucoup de patience car SNE est l’infrastructure la plus importante pour l’UE”. Celle-ci maintient ses engagements malgré les atermoiements du gouvernement français. Concrètement sur le terrain, des sondages de sols ont commencé en avril 2018. Des avis de marché de maîtrise d’œuvre sont lancés par la société de projet du canal SNE, chargée de la construction de l’ouvrage qu’elle confiera ensuite à l’exploitant Voies navigables de France. Le premier coup de pioche pourrait avoir lieu en 2020 pour une mise en service en 2027. Clotilde Martin


Infrastructures/Institutions

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SNCF

© SNCF.

Les sénateurs approuvent la réforme

Un pas de plus pour la réforme ferroviaire : les sénateurs ont adopté en première lecture le projet de loi qu’ils avaient modifié pour donner des gages aux syndicats, mais ces derniers excluent à ce stade de mettre fin à la grève afin de peser jusqu’au bout du processus parlementaire. Les sénateurs ont approuvé de la SNCF, préserver les desmardi 5 juin la réforme ferro- sertes TGV utiles à l’aménageviaire. Le texte, qui fera l’objet ment du territoire et renforcer des lundi 11 juin d’une commission garanties offertes aux salariés. mixte paritaire (CMP) chargée Le sénateur LR Gérard Cornu, de trouver un rapporteur du texte commun projet de loi, entre députés “Les grands principes s’est dit certain et sénateurs, que “le texte ne du projet a été voté par sera pas dénatugouvernemental 240 voix pour ré par la CMP”, et 85 contre. à laquelle les sont conservés” Les grands prindéputés LR cipes du projet iront avec “un gouvernemental, adopté mi-avril état d’esprit ouvert”, selon leur à l’Assemblée en première lec- patron, Christian Jacob. ture, sont conservés : ouverture “Tout est maintenant posé”, à la concurrence du transport de s’est félicitée la ministre charvoyageurs, transformation de la gée des Transports, Élisabeth SNCF en société anonyme à ca- Borne : “un projet de loi bientôt pitaux publics et fin des recrute- définitivement adopté, des engaments au statut de cheminot. gements financiers sans précéAu cours des débats, les sé- dent pris par le gouvernement nateurs ont voulu graver dans le (dont 35 milliards d’euros de remarbre le principe de l’incessibilité prise de dette de la SNCF, NDLR)

Parlement

et un cap tracé pour les négociations de branche et d’entreprise”. Mais s’il y a eu des “avancées importantes” au Sénat, elles restent “insuffisantes” aux yeux de la CFDT Cheminots, qui avait négocié des amendements avec Élisabeth Borne. Comptant 26 jours de grève depuis début avril – davantage que les 22 jours de 1995 – ce “conflit historique n’est pas encore terminé”, a prévenu la quatrième force syndicale à la SNCF. La CFDT espère glaner de nouvelles avancées auprès de la CMP, comme un “volontariat total” pour les transferts de cheminots chez un rival de la SNCF après l’ouverture à la concurrence. Autre organisation réformiste ayant joué le jeu des amendements, l’Unsa ferroviaire (deuxième syndicat) a aussi décidé de combiner “opposition ferme et négociations” pour “maintenir la pression” car elle espère gagner encore des “améliorations significatives”. Premier syndicat à la SNCF, la CGT Cheminots se projette au-delà du seul vote de la loi, inscrivant son action dans un “processus

encore long”, ponctué notamment par la rédaction “des décrets d’application”, sans oublier les “négociations sur la convention collective nationale de la branche ferroviaire” et celles du “pacte d’entreprise” de la SNCF. Le syndicat compte aussi sur la table ronde tripartite – syndicats, patronat du ferroviaire et gouvernement – promise par Élisabeth Borne la semaine prochaine pour “amplifier le rapport de forces” en faveur des cheminots. “Le vote (du Sénat, NDLR) n’est ni une surprise ni un tournant”, a estimé Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots, affirmant que “les grévistes continueront la grève”. Pour Sud-Rail, troisième syndicat, “qui dit fin du processus parlementaire ne dira pas forcément fin de la mobilisation”. Ce projet de loi “renvoie à des discussions avec le syndicat patronal, la direction, à d’autres discussions avec le gouvernement (...) la mobilisation est loin d’être terminée”, a prévenu son porte-parole, Érik Meyer. Sud-Rail appelle les cheminots “à participer jeudi 7 juin

aux assemblées générales pour décider de la suite du mouvement et du calendrier” de la grève, a indiqué Bruno Poncet, secrétaire fédéral de ce syndicat, qui prévoit également de manifester en marge de la CMP. Ses partenaires CGT, Unsa et CFDT seront, eux, à Luxembourg jeudi pour un rassemblement à l’occasion d’un conseil des ministres européens des Transports. “Journée de la colère cheminote” Après deux mois de grève, il y a “un peu” de lassitude, reconnaissait mardi un manifestant devant le Sénat. Pour regonfler les taux de grévistes, en recul au fil des épisodes de deux jours de grève, l’intersyndicale a décidé de rejouer la carte d’un temps fort unitaire : elle a prévu le 12 juin une “Journée de la colère cheminote”. D’ici-là, le 14e épisode de grève a commencé hier soir. Jean-Louis Prevost et Élisabeth Rolland

européen

Au point mort pour réformer les règles sociales des routiers Les pays de l’UE ont fait jeudi 7 juin un nouveau constat d’échec sur la réforme des règles sociales pour les routiers travaillant à l’international, un dossier dans lequel deux blocs de pays s’accusent de dumping social d’un côté et de protectionnisme de l’autre. Les ministres des Transports des 28 étaient réunis à Bruxelles pour faire le bilan de leurs tractations sur la modification des règles du jeu dans ce secteur hautement concurrentiel, qui a été exclu du champ de la nouvelle directive sur le travail détaché en Europe. “Il nous a été impossible d’atteindre lors de notre présidence une «orientation générale»”, l’étape formelle nécessaire pour engager des négociations avec le Parlement européen, a déploré le ministre bulgare des Transports, Ivaïlo Moskovski, devant ses homologues. Il appartient désormais à l’Autriche, qui prendra le relais en juillet de la Bulgarie à la tête du Conseil

de l’UE, de débloquer ce dossier, plusieurs pays insistant pour qu’il soit bouclé avant les élections européennes de mai 2019. Point de blocage : le statut de travailleur détaché Les mesures en discussion portent sur la rémunération, le temps de repos ou encore la lutte contre la fraude dans le secteur du transport routier. L’un des principaux points de blocage concerne le statut de travailleur détaché, que des pays comme la France souhaite voir attribué aux chauffeurs faisant des livraisons internationales. La France fait partie d’un groupe de pays connaissant un fort transit de camions, incluant l’Allemagne et le Benelux. Ils s’inquiètent notamment de la concurrence jugée déloyale des entreprises des pays où le coût des chauffeurs est bien moindre. Les pays de l’Est visés, comme la Pologne et la Bulgarie, soutenus dans

ce dossier par l’Espagne ou encore le Portugal, dénoncent de leur côté une volonté d’introduire des mesures protectionnistes aux coûts administratifs trop élevés pour leurs entreprises. “Harmoniser par le haut les droits sociaux des salariés dans le secteur routier est un enjeu prioritaire”, a insisté la ministre française chargée des Transports, Élisabeth Borne, devant ses homologues, les appelant “à garantir des conditions de travail décentes pour les salariés et à réinstaurer une concurrence loyale” dans le secteur. “Il nous faut désormais ouvrir une nouvelle page de négociation résolument tournée vers un accord équilibré”, a-telle préconisé. Le représentant de la Pologne a déploré de son côté le blocage actuel. “Il reste peu de temps avant la fin du mandat de la Commission et du Parlement européen”, a-t-il dit, appelant à mettre fin à “l’incertitude juridique” des entreprises du secteur et “à suivre l’exemple du Parlement européen” qui a avancé de son côté pour définir sa position.

Les eurodéputés ont en effet adopté lundi 4 juin en commission Transport un mandat de négociation, dans lequel ils demandent de ne pas considérer comme travailleurs détachés les chauffeurs routiers faisant une livraison internationale, s’attirant les vives critiques d’élus français de droite comme de gauche. Mais cette position pourrait encore évoluer lors du passage du dossier en session plénière. Pour que les États membres sortent de l’impasse, le ministre autrichien Norbert Hofer a fait une proposition, dans la perspective de la prochaine présidence autrichienne. “J’aimerais que deux pays du groupe de Visegrad (qui réunit la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque, NDLR) et deux pays de l’Alliance du routier (qui réunit notamment la France, l’Allemagne et la Belgique, NDLR) se réunissent en conclave”, jusqu’à trouver un accord, a-t-il suggéré. “Il faudra prévoir à boire et à manger, ce sera long”, lui a répondu son homologue bulgare. Cédric Simon


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Corse

“Une nouvelle page est en train de s’ouvrir” Économiste des transports, Patrice Salini suit et analyse la continuité territoriale maritime corse depuis de nombreuses années. Saluant les démarches actuelles visant à bâtir un nouveau modèle, il en souligne aussi les fragilités. la collectivité peut repartir dans une logique claire et saine. Ce qui ne préjuge en rien du contenu du service public éventuel, mais implique rigueur, non-discrimination et cohérence.

© PS

Patrice Salini, économiste des transports

Pourquoi la démarche en cours sur la continuité territoriale maritime corse est-elle originale ? Patrice Salini (PS) : Il est clair que le moment est historique. La Corse peut enfin se débarrasser de ce qui fût une histoire tumultueuse, agitée et coûteuse de la continuité territoriale. Agitée parce que juridiquement contestée et conflictuelle. Alors oui, après avoir stabilisé la situation,

PS : L’Office des Transports a lancé deux tests de marché répondant aux principes découlant du droit européen. Ces tests de marché consistent à vérifier que l’initiative privée n’est pas en mesure de satisfaire un besoin de transport, et qu’il y a donc une carence. À partir de là devront être définis les cadres éventuels dans lesquels la desserte corse sera organisée à partir de 2019. Un débat subsiste cependant sur la définition du besoin de service public. La démarche retenue est à mon sens à la fois fragile et contestable, et pèche par son manque de pluralisme. Quels sont ces deux tests de marché ? PS : Ils sont d’importance inégale. Le premier concerne ce qu’on appelait naguère la continuité territoriale avec le continent

Reims

Les implantations d’entrepôts en vogue Les projets d’entrepôts logistiques se multiplient à Reims, et pour des tailles conséquentes. À la fois porte Ouest de la région Grand Est, grande couronne Est de l’Île-de-France, et point de passage sur les axes européens Nord-Sud : Reims présente une localisation pleine d’atouts pour la logistique. Cet avantage a commencé à se concrétiser depuis quelques années en implantations mais à présent, une accélération importante est constatée, en tout cas au niveau des projets. 180.000 m2 potentiels En 2019, deux plateformes d’un peu plus de 60.000 m2 cumulés seront livrées, respectivement en début d’année par le promoteur local Orban (18.000 m2) et en fin d’année par son confrère Afedim (43.000 m2), sur la zone de la CroixBlandin. “Ces opérations en

pré-commercialisation constituent une relative nouveauté, nous enregistrions surtout des comptes propres. C’est un signe positif de l’intérêt des investisseurs et opérateurs pour notre territoire”, relève Jean-Yves Heyer, directeur d’Invest in Reims, l’agence locale de développement économique. Un autre projet encore ambitieux se profile : un parc logistique de 180.000 m2 constructible sur 54 hectares est prévu par le groupe Idec, près d’Ikea à Champigny. Elle est révélatrice d’un potentiel logistique qui peut accompagner l’importante offre de surfaces commerciales caractérisant les périphéries de Reims. Parmi les acteurs qui ont déjà choisi l’agglomération, Steelcase a implanté un centre logistique européen de 7.000 m2 et Dachser poursuit son expansion locale pour totaliser 20.000 m2. Les loyers de référence localement se situent à 44 euros hors charges pour les entrepôts neufs. Mathieu Noyer

© Corsica Linea

Quelle forme prend ce nouveau cadre ?

français. Le second traite de la liaison Corse-Sardaigne. En quoi la démarche est-elle à la fois “fragile et contestable” ?

celles-ci et non des conditions normales de marché. L’analyse des réponses sera éclairante. Relevez-vous d’autres fragilités ?

PS : Pour la desserte du contiPS : Les objectifs de la CTC nent français, il y a à mon sens sont prédéterminés en ce qui quelques erreurs préjudiciables concerne les horaires et l’absence dans le document de l’Office des d’escale. On s’interdit donc imTransports autour des capacités plicitement d’étudier une organiou les tarifs sation de la qui sont des desserte qui maxima et ndrait “La CTC repart dans adest t e iobjectifs non ceux du marché. Il une logique claire et saine raisonnables propose une de service et qui implique rigueur, analyse du permettrait non-discrimination besoin de de rentabiservice que liser l’outil et cohérence” j’estime non naval. En conforme. effet, l’outil Sachant que l’objectif du test est naval soumis aux DSP actuelles d’estimer s’il existe un besoin est notoirement sous-utilisé en dans des conditions normales de raison de faibles rotations des marché, il est inadéquat de l’es- navires. Enfin on semble s’intertimer en calculant la différence dire d’imaginer une dissociation, entre les flux de passagers et de totale ou partielle, des flux passafret effectivement constatés et gers et fret. Pour la desserte de la l’offre capacitaire théorique des Sardaigne, il y a des contradictions compagnies hors DSP. L’absence fortes dans le texte qui impose d’offre étant consécutive aux DSP, de fait la liaison Proprianole “besoin” est la conséquence de Porto-Torres sans la justifier

véritablement en ignorant une partie des lignes régulières sur la Sardaigne et en évacuant les alternatives sans véritable analyse. Quelles seraient les améliorations souhaitables ? PS : Il ne s’agit pas de dénier à la Collectivité la possibilité de faire tel ou tel choix quant au contenu d’un service public, bien au contraire, mais il serait tout simplement souhaitable que les questions posées soient suffisamment ouvertes pour que les réponses des opérateurs puissent éclairer convenablement la décision, et que les différentes solutions possibles pour répondre aux objectifs poursuivis soient explorées. Mais on peut aussi considérer que la Collectivité apprend et explore un univers nouveau, et que l’intérêt des tests de marché peut être de voir les perceptions a priori de l’Office des Transports de la Corse remises en cause ou éclairées de manière novatrice. Propos recueillis par Érick Demangeon

Le “Vizzavona”, septième navire de la flotte de Corsica Linea Le cargo mixte “Vizzavona”, entré en flotte mardi 5 juin à Ajaccio, vient s’ajouter aux six navires que compte l’armateur Corsica Linea. Une cérémonie à laquelle a assisté le ministre de l’Économie, Bruno Lemaire. Après un arrêt technique au Chantier naval de Marseille (CNM), le “Vizzavona”, affrété auprès de l’armateur napolitain Grimaldi, a pris la mer pour Ajaccio (“L’Antenne” du 2 mai). Le cargo mixte, qui vient d’entrer en flotte, constitue le septième navire de la flotte de la compagnie Corsica Linea. Construit en Espagne, l’ex-“Euroferry Corfu” mesure 188,3  mètres pour 28,70 mètres de largeur et affiche une capacité de 2.500 mètres linéaires, soit 800 passagers et 130 voitures. L’armateur a rappelé qu’il avait signé avec le Grand Port maritime de Marseille (GPMM) un accord qui permettra aux navires un branchement à quai pendant la durée de l’escale. Dans un premier temps, trois  navires de la compagnie (les “Pascal Paoli”, “Paglia Orba” et “Jean Nicoli”) ne brûleront plus de

combustible pendant leurs séjours à quai dans le port phocéen, a indiqué la compagnie. Corsica Linea a ajouté qu’elle entend généraliser ce système aux ports corses. Pour y parvenir, la direction a entamé des négociations avec les CCI de l’île de Beauté, exploitantes de ses ports. Le ministre de l’Économie, Bruno Lemaire, venu à Ajaccio assister à la cérémonie, a salué mardi matin “le succès économique de Corsica Linea”. Selon lui, la compagnie se présente comme le premier employeur de marins français en Méditerranée. Il s’est engagé à étudier les moyens de “réduire les écarts concurrentiels entre les marins italiens et la marine française de façon à soutenir le pavillon national”. L’armateur a transporté en 2017 près de 568.000 passagers, soit 100.000 de plus qu’en 2016, et plus d’un million de mètres linéaires de fret sur la Corse, soit 200.000 de plus qu’en 2016. Corsica Linea a pour l’heure investi 23 millions d’euros dans la flotte. Vincent Calabrèse


Entreprises

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MSC

L’armateur, un poids lourd des mers

© STX

MSC, dont les liens avec le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, sont scrutés par la justice française, est l’un des deux plus gros pourvoyeurs de commandes des chantiers navals STX de Saint-Nazaire. Le groupe avait aussi montré il y a quelques années un intérêt pour une prise de participation dans ces chantiers, avant que STX ne s’allie avec l’italien Fincantieri. Selon l’association Anticor, à l’origine de la plainte contre Alexis Kohler, celui-ci a siégé à partir de 2010 comme

représentant de l’État au conseil d’administration du chantier naval STX France, alors que MSC avait été fondé et dirigé par les cousins de sa mère, et qu’il a lui-même été directeur financier de l’armateur. Même s’il est plus connu du grand public pour ses croisières,

MSC est avant tout l’un des plus gros transporteurs maritimes de conteneurs au monde. Sa flotte compte 490 navires porteconteneurs pouvant prendre en charge environ 3,1 millions d’EVP, et il couvre 200 routes maritimes avec des escales dans 500 ports. MSC propose également des services intégrés de transport de marchandise par train ou par camion, ainsi que du stockage. Son département croisières compte pour sa part 14  navires, et l’entreprise a lancé un plan d’investissement pour porter sa flotte à 24 “méga-navires” d’ici 2026. Fin mai 2017, la compagnie a ainsi pris livraison auprès de STX du plus gros paquebot européen, le “MSC Meraviglia”, en présence d’Emmanuel Macron. Le navire de 315  mètres, pouvant accueillir 5.700 passagers, a été baptisé au Havre. STX a aussi lancé en novembre dernier le chantier du “MSC Grandiosa”, un monstre de 331  mètres de long qui pourra embarquer 8.000  personnes. La compagnie a déjà fait construire 13 paquebots chez STX à Saint-Nazaire depuis 2002, et elle doit en

Hyundai Merchant Marine

Investissements et repositionnements pour rebondir HMM, qui n’a pas dégagé de bénéfice opérationnel depuis trois ans, vient de boucler un nouveau trimestre dans le rouge. Le dernier rescapé du shipping coréen se lance dans un nouveau plan de développement. Comme la majorité des tout premiers armateurs mondiaux, Hyundai Merchant Marine (HMM) a publié un résultat opérationnel négatif pour le premier trimestre 2018. Son Ebit a atteint - 142 millions de dollars sur la période. La compagnie a expliqué ce résultat par la surabondance de son offre et la baisse de la demande au cours de ce qui est habituellement le trimestre le moins animé de l’année. Elle a affiché un taux de remplissage de 75,5 %, contre 79,3 % l’année dernière à pareille époque et 77,7 % au dernier trimestre 2017. Pour l’armateur sud-coréen, il s’agit du douzième trimestre consécutif de résultat opérationnel négatif. Cela ne l’empêche pas de se reposer de plus en plus sur la ligne régulière, qui représente désormais 90,5 % de son chiffre d’affaires, contre 88,5 % il y a un an. HMM est aussi présent dans les secteurs des vracs liquides et solides. Les volumes transportés par HMM au premier trimestre ont pourtant augmenté de 2,2 %, à 981.511 EVP. Alphaliner souligne que ce sont les capacités achetées auprès du partenariat 2M sur les trades Asie-Europe et transpacifique (côte Est américaine) qui ont rattrapé une tendance globale baissière sur ses propres navires. La dernière compagnie majeure coréenne, après la disparition de Hanjin Shipping l’an dernier, a annoncé son intention de répondre aux défis du marché en développant les services de niche et en s’ouvrant à davantage de ports et de

marchés. Avec le soutien de son État, qui détient désormais 30 % de son capital, elle compte aussi répondre à la hausse du prix du combustible et des coûts d’opération par l’achat de navires neufs – cumulant une capacité de 388.000 EVP – auprès de trois chantiers coréens. Changement de stratégie HMM a ainsi annoncé la commande de 7 porte-conteneurs de 23.000 EVP à DSME et 5 autres à Samsung (SHI), tous livrables en 2020, ainsi que de 8 unités de 14.000 EVP à Hyundai (HHI), attendus pour 2021. Par ailleurs, Hyundai Merchant Marine (HMM) a décidé de quitter le trade transatlantique. L’armateur sud-coréen va cesser d’acheter des slots sur deux services Europe du Nordcôte Est des États-Unis de Maersk Line et MSC opérés dans le cadre de leur Vessel Sharing Agreement (VSA) 2M. Pour Alphaliner, HMM perd ainsi son statut de “global carrier”, qui “se définit par une présence sur les trois principaux marchés Est-Ouest”. L’allocation de l’armateur coréen sur le transatlantique lui confère une capacité de 700 EVP par semaine, soit moins de 1 % de l’offre existant entre l’Europe et la côte Est de l’Amérique du Nord. Cet accord de coopération stratégique avec 2M a débuté en avril 2017 et était censé durer trois ans. Selon le consultant, “sa faible part de marché s’est avérée insoutenable pour HMM, alors que ses taux de fret sont restés moribonds”. Ce retrait devrait avoir peu de conséquence pour le marché, le consultant s’attendant à ce que Maersk et MSC récupèrent ces capacités. Franck André

recevoir 7 autres au total dans les Bourse, ne détaille pas ses résulneuf prochaines années. tats financiers, mais sa branche MSC, une croisières, entreprise qui compte “La compagnie établie en 17.000  sadoit recevoir 1970 avec à lariés, a rel’époque un endiqué 7 paquebots dans les v1,8 million seul navire de en exploi- neuf prochaines années” croisiéristes tation, est et un chiffre aujourd’hui basée à Genève d’affaires de presque 2 milliards (Suisse) et dit employer plus de d’euros en 2016. 70.000 personnes dans le monde. Le groupe, qui n’est pas coté en Benjamin Legendre

Soupçons de corruption Le bras droit d’Emmanuel Macron a-t-il favorisé l’armateur privé impliqué dans des discussions avec l’État et auquel il est étroitement lié ? Après l’annonce lundi 4 juin de la plainte d’Anticor, le parquet national financier (PNF) a fait savoir qu’il enquêtait sur ces soupçons de conflit d’intérêt. L’Élysée a réagi en indiquant qu’Alexis Kohler avait “pris note” de la plainte déposée contre lui par l’association, qui repose sur “des soupçons totalement infondés jetés sur lui à l’évidence en raison de ses fonctions”. Dans cette plainte pour “prise illégale d’intérêt” et “trafic d’influence” envoyée vendredi 1er juin au PNF, Anticor dénonce les liens familiaux et professionnels étroits qui existent entre le numéro 2 de l’Élysée et MSC, client important de STX France. Grand pourvoyeur de commandes pour ces chantiers, dont il était certaines années l’unique client, l’armateur a joué un rôle essentiel dans les discussions sur leur avenir menées avec l’État français. Sans attendre cette plainte d’Anticor révélée lundi par RTL et “Le Monde”, le PNF avait lancé des investigations. Lundi, il a annoncé avoir ouvert une enquête “à la suite de la publication de plusieurs articles de presse”, initiés par Mediapart début mai. Confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique, elle vise à “vérifier si les règles relatives à la mise en disponibilité des agents publics ont bien été respectées”, indique le PNF. Dans sa plainte, Anticor reproche à Alexis Kohler d’avoir siégé comme représentant de l’État au conseil d’administration de STX France à partir de 2010 alors qu’il “ne pouvait ignorer qu’il existait un conflit d’intérêt”, MSC ayant été fondé et dirigé par les cousins de sa mère.

EDF

Alliance avec McPhy pour la production d’hydrogène EDF et McPhy ont conclu un accord de partenariat industriel et commercial pour le développement de l’hydrogène décarboné en France et à l’international. Le fournisseur français d’électricité va investir 16 millions d’euros dans la société française spécialiste des équipements de production, de stockage et de distribution d’hydrogène et ainsi devenir son principal actionnaire. Le premier fera ainsi son entrée dans le secteur de la production d’hydrogène décarboné, tandis que le second verra sa couverture élargie et son développement commercial accéléré. Les partenaires comptent ainsi “développer à moyen terme une offre hydrogène décarbonée et compétitive” à destination des clients de l’industrie et

du transport. McPhy a été créé en 2008 et est coté sur le marché Euronext. La société équipe 13 stations de recharge hydrogène sur la vingtaine installée en France. Elle participe au projet de GRTgaz à Fos-sur-Mer, qui consiste à construire un démonstrateur de 1 MW de transformation d’électricité en gaz méthane de synthèse à partir d’eau et de CO2 issu de rejets industriels. McPhy intervient dans le système d’électrolyse de l’eau produisant l’hydrogène. Le 1er juin, le ministre de la Transition écologique et solidaire a présenté un plan de soutien de 100 millions d’euros à la filière hydrogène qui doit faire de la France “un leader mondial”. F. A.


Entreprises

6 - Semaine 24 - Juin 2018 - l’antenne

Kuehne + Nagel

L’Amérique du Nord et l’Asie ont porté la croissance Le commissionnaire de transDans le secteur aérien, le port suisse Kuehne + Nagel dit commissionnaire de transport avoir connu une progression de helvétique est resté au cours de son Ebit (résultat opérationnel) et la période sur les bonnes perforde son bénéfice au cours du pre- mances enregistrées en 2017. mier trimestre. Dans le secteur du fret maritime, le groupe a enHausse des tonnages registré une hausse des volumes de 20 % dans l’aérien de 5 %, estimant avoir conquis des parts de marché auprès de Les tonnages ont progresquelques clients spécifiques. Il a sé de 20 % pour s’établir à achevé les trois premiers mois de 422.000 tonnes. L’Amérique du l’année sur un volume de trafic Nord à l’export a représenté la de 1,079 million d’EVP, soit plus forte croissance. À 81 mil50.000 EVP de plus qu’au cours lions CHF, l’Ebit a progressé de du premier trimestre 2017. 12,5 %. L’augmentation des voSur la route, Kuehne + Nagel lumes a été freinée par le recul ne s’est pas écarté de la piste de des tonnages destinés au recy- la croissance. Le chiffre d’affaires clage vers la Chine. Certaines net a augmenté de 16,4  % tandis marges ont touteque le bénéfice a fois progressé atteint 81 M CHF. “À plus de avec la croissance Pour le groupe, les rapide des opéra- 1 million d’EVP, facteurs-clés de tions intra-asiacette progression le maritime tiques et des exrésident dans le en croissance transport intermodal portations en sortie d’Asie. nord-américain qui de 5 %” Selon la direca crû au cours des tion du groupe, trois premiers mois “l’Ebit a augmenté de 4,3 % à de l’année par rapport au pre97 M CHF (84 M EUR, NDLR), mier trimestre 2017. Le groupe avec un ratio Ebit/bénéfice brut doit également cette progression de 27,2 %, soit le plus performant à l’amélioration de la conjoncture du secteur”. européenne. Il attribue cette bonne

© Kuehne + Nagel

Le groupe suisse Kuehne + Nagel a achevé le premier trimestre de l’année sur des résultats positifs. Dans les secteurs maritime, aérien et terrestre, l’Amérique du Nord et l’Asie sont les deux secteurs qui ont porté la croissance.

tenue du secteur à la filière pharmaceutique notamment. Des augmentations à deux chiffres en Chine et en Asie du Sud-Est ont été cruciales pour le groupe suisse, de même que des gains commerciaux significatifs, en particulier dans le domaine du commerce électronique. Le bénéfice brut a augmenté de 11,3  % par rapport à la même période de

l’année précédente. Le commissionnaire de transport et logisticien a enregistré une légère baisse de son Ebit dans le secteur. Detlef Trefzger, directeur général de Kuehne + Nagel, a déclaré : “Nous avons bien démarré l’année et réalisé une nette augmentation du volume dans toutes les divisions. En nous appuyant sur cette croissance combinée à

de nouvelles améliorations de la productivité, nous avons pu augmenter considérablement nos résultats au premier trimestre”. Et d’ajouter : “Au début de l’année, nous avons mis en place deux nouvelles plateformes numériques à l’échelle mondiale, SeaExplorer et KN ESP”. Vincent Calabrèse

DHL/Rail Cargo

Geodis

Réorganisation autour de quatre régions

Pour faciliter la compréhension de son offre logistique globale à travers le monde, Geodis a décidé de mettre en place une nouvelle organisation interne. “Elle permettra à nos clients d’accéder plus facilement à nos services grâce à une présence locale renforcée. Elle offrira également plus d’opportunités de développer des solutions logistiques de bout en bout afin d’optimiser les chaînes d’approvisionnement de nos clients”, explique Marie-Christine Lombard, présidente du directoire de la filiale de SNCF Logistics. Dans cet esprit, quatre nouvelles régions regroupées sous une direction unique, responsable de l’ensemble de l’offre de Geodis, sont créées. Ces régions sont Europe de l’Ouest, Moyen-Orient & Afrique, Europe du Nord & Continentale, Amérique & Asie-Pacifique. Le groupe renforce

en parallèle deux départements centralisés : Business Development & Marketing dont la mission consiste à définir et à construire des solutions logistiques de bout en bout, Innovation & Business Excellence visant à améliorer les processus opérationnels. Capacités sur le terrain Quant aux lignes métiers, elles sont confirmées autour de cinq expertises : Distribution & Express, Road Transport, Global Freight Forwarding, Supply Chain Optimization et Contract Logistics. Ces lignes métiers s’appuient sur plus de 7  millions de m2 d’entrepôts à travers le monde, 150 agences de distribution-express et une présence dans la commission de transport et douane dans 120 pays. S’ajoutent une flotte propre déclarée de 2.300 camions en sus d’un réseau de sous-traitants, un effectif de 40.500 salariés et une présence en propre dans 67  pays. En 2017, le chiffre d’affaires du groupe Geodis s’est élevé à 8,1 milliards d’euros. © Geodis

Devenu international, le groupe Geodis modifie son organisation interne pour clarifier son image auprès de ses clients mondiaux et faciliter leur accès à son offre logistique globale.

Érick Demangeon

Nouvelle liaison entre l’Autriche et la Chine En quinze jours seulement et en ferroviaire, DHL Global Forwarding et Rail Cargo relient Chengdu en Chine et Vienne, en Autriche. Cette nouvelle liaison s’inscrit dans un partenariat entre les deux groupes et complète le réseau “Belt and Road” de DHL. Sous le nom “Belt and Road”, la business-unit de DHL dédiée à la commission de transport international, DHL Global Forwarding, est engagée dans le développement d’un réseau de liaisons terrestres entre l’Europe et la Chine. Une nouvelle étape de cette stratégie a été concrétisée par l’accord conclu avec Rail Cargo, la division fret des chemins de fer autrichiens. Il prévoit la création d’une nouvelle offre ferroviaire entre l’Autriche et la Chine et la construction d’itinéraires alternatifs aux parcours

existants via le Kazakhstan en particulier. Dans ce cadre, une première liaison régulière a été lancée entre Chengdu et Vienne. Navette ferroviaire conteneurisée de 600 mètres de long, elle relie les deux villes avec un transit-time de quinze jours seulement. De 9.800 km, le service traverse la Chine, le Kazakhstan, la Russie, l’Ukraine, la Slovaquie et l’Autriche. Sous l’offre “Belt and Road”, DHL Global Forwarding propose une série d’options sur ses liaisons ferroviaires conteneurisées telles que le contrôle de la température à distance, le tracking et le dédouanement. Le commissionnaire intervient également dans les pré et postacheminements avec, dans le cas du nouveau service entre Chengdu et Vienne, la fourniture de services porte-à-porte aux deux extrémités et de correspondances vers d’autres destinations européennes et chinoises. E. D.


Entreprises

l’antenne - Semaine 24 - Juin 2018 - 7

DFDS

Le groupe danois organise la fusion avec UN Ro-Ro En avril, le groupe danois ligne ro-ro entre Marseille et la DFDS avait signé un accord avec Tunisie, a l’ambition d’asseoir sa les propriétaires de la compagnie présence en Méditerranée. maritime turque UN Ro-Ro pour À Copenhague, siège de en acquérir les actions. Toutes DFDS, Peder Gellert, viceles autorités compétentes ont ap- président exécutif et responprouvé jeudi 7 juin la transaction sable de la division Shipping de et, le jour-même, la compagnie l’opération a été indique : “Avec “Vers une plus UN Ro-Ro dans finalisée. La société est entrée grande intégration la région turque sous la coupe et méditerrades opérations néenne, le réseau du transporteur scandinave. et la flotte de en France” Avec l’entrée DFDS en Europe d’UN Ro-Ro, qui du Nord, et un exploite des lignes entre la France réseau intermodal et routier et la Turquie et opère également (…) pour relier ces deux zones des services en Italie et en Grèce, d’exploitation, nous apportons DFDS, déjà présent avec une de nouvelles solutions aux expor-

“K” Line/NYK/Mol

Trimestre déficitaire pour les trois armateurs nippons Les trois armateurs japonais membres de l’alliance One (Ocean Network Express), dont la fusion est effective depuis le 1er avril, ont tous achevé le premier trimestre 2018 sur des pertes. Présentant leurs comptes pour la dernière fois séparément, “K” Line, NYK et Mol, les trois membres de la nouvelle alliance japonaise One (Ocean Network Express) qui est entrée en vigueur le 1er avril, ont traversé un bien mauvais premier trimestre. Selon Alphaliner, pour “K” Line, les pertes trimestrielles se sont élevées à 3,7 milliards de yens, soit 34 millions de dollars. Pour NYK, elles ont représenté presque le double puisqu’elles ont pesé 6,4 M JPY (56 M USD). Quant à Mol, il a dû essuyer des pertes de 10,3 md JPY (95 M USD). La baisse des EVP se poursuit Chez “K” Line, le chiffre d’affaires correspondant à l’activité ligne régulière, logistique et terminaux est passé en un an de 137,6 à 140,4 md JPY cette année. Chez Mol, il s’est élevé au 31  mars à 183,6 md JPY contre 174 md JPY au cours de

la même période de 2017. Pour sa part, NYK a vu son chiffre d’affaires s’élever à 164 M JPY contre 155,4  md JPY au cours des trois premiers mois de l’an dernier. Pour le consultant parisien, les trois armateurs nippons ont tous été affectés par une baisse du nombre d’EVP transportés au cours du premier trimestre. Une diminution qui n’est pas nouvelle puisqu’ils en ont tous souffert pendant les trimestres précédents. La tendance amorcée en 2017 s’est donc poursuivie. “K” Line a vu son trafic trimestriel reculer en un an de 787.000 à 700.000 EVP. Mol a transporté 1.104.000 EVP à fin mars contre 1.118.000  EVP l’an dernier. Quant à NYK, les chiffres ne sont pas encore disponibles. Selon Alphaliner, “bien que les taux de fret moyens soient restés globalement stables pour les trois transporteurs, leurs niveaux se sont montrés insuffisants pour anticiper les pertes opérationnelles”. Le consultant souligne que le déséquilibre entre l’offre et la demande ont empêché les taux en question d’atteindre le seuil de rentabilité. Reste à savoir aujourd’hui quels seront les résultats communs des trois armateurs à l’issue du premier trimestre d’activité de l’alliance One. V. J. C.

© UN Ro-Ro

Le groupe danois DFDS vient de finaliser l’acquisition du transporteur turc UN Ro-Ro. Un feu vert attendu pour que l’opération puisse se réaliser a été accordé par les autorités compétentes. La fusion, dont la mise en place de la structure française, s’organise.

tateurs et transporteurs à travers l’Europe”. Il rappelle que les 12 navires que comprend la flotte d’UN Ro-Ro viendront s’ajouter aux 50 unités de celle de DFDS. Selon lui, cet effectif permettra de proposer “des solutions compétitives pour le transport de marchandises en Méditerranée”. Une structure unique dans l’Hexagone Selçuk Boztepe, senior viceprésident en charge de la gestion d’UN Ro-Ro en Turquie, résume :

“Le réseau fret comprendra les deux lignes françaises ToulonPendik et Marseille-Tunis ainsi que les lignes au départ de Trieste, en Italie. Bientôt, nous ajouterons aussi le port grec de Patras. Notre objectif est de nous positionner comme un opérateur-clé du transport maritime pour l’Afrique du Nord, la mer Noire et le Moyen-Orient”. Sur la Manche, DFDS exploite également trois routes entre la France et le Royaume-Uni, depuis les ports de Dunkerque, Calais et Dieppe. L’organisation de ces routes, historiquement

gérées par des entités différentes au sein de DFDS, évolue vers une “plus grande intégration des opérations en France”. Peder Gellert a annoncé la décision de “mettre en place une structure française unique pour assurer une gestion efficace et de qualité de nos trois routes et de la relation client sur le transmanche”. Une structure qui est placée depuis le 7 juin sous la direction de Jean-Claude Charlo, directeur général de DFDS Seaways France. Vincent Calabrèse

Jacky Perrenot

Le transporteur se déploie sur une nouvelle base à Valence Le transporteur Jacky Perrenot renforce son ancrage dans la Drôme avec un nouveau site et un centre de formation à Valence. Le groupe de transport drômois Jacky Perrenot poursuit sur sa lancée. Il va créer un nouveau site sur un terrain de 3,1 hectares du parc d’activités de la Motte à Valence. La construction d’un bâtiment de 4.500 m2 vient de démarrer. Les travaux dureront dix  mois. Cette base comprendra des bureaux, deux zones de stockage, une plateforme pour le béton ainsi qu’un atelier d’entretien de poids lourds. Elle devrait être opérationnelle début 2019. Compte tenu de la croissance du groupe, dont le chiffre d’affaires consolidé s’est élevé à 800 millions d’euros en 2017, les bureaux de Saint-Donat étaient devenus trop exigus. Une centaine d’emplois seront ainsi transférés du siège social dans ces nouveaux locaux. Une cinquantaine d’emplois supplémentaires seront créés sur ce nouveau site qui représente un investissement de l’ordre de 6 millions. Un autre projet est en gestation  : la création d’un centre de formation qui sera aménagé sur un terrain adjacent de 2,7 hectares, également dans le parc d’activités de la Motte. 4 à 5 millions seront investis dans ce nouvel établissement qui formera 120 conducteurs par an. La création de ce centre est une réponse à la pénurie de chauffeurs. “Il nous manque

600 conducteurs dans l’immédiat. On pourrait quasiment les embaucher demain matin”, remarque Franck Moissonnier, directeur des ressources humaines du groupe drômois. Les demandeurs d’emploi auront la possibilité de passer leur permis de conduire lors des quatre sessions de formation organisées chaque année. Et d’intégrer ensuite les transports Jacky Perrenot. Ce centre de formation devrait ouvrir dans un délai de dix-huit à vingt-quatre mois après avoir obtenu les agréments officiels. Premier partenaire de la grande distribution Avec 5.500 salariés, les effectifs du transporteur drômois n’ont cessé de croître ces dernières années pour accompagner le développement du groupe qui s’est imposé comme le premier  partenaire de la grande distribution en France. Et sa croissance ne devrait pas ralentir, puisque Jacky Perrenot se fixe pour objectif de franchir le seuil du milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2020. Ce dynamisme vient d’ailleurs d’être couronné par le Grand Prix des entreprises de croissance décerné par l’association Croissance Plus avec le concours du ministère de l’Économie et des Finances. Ce prix couronne une stratégie qui combine innovation, création d’emplois, management collaboratif, responsabilité sociale, sociétale et environnementale. Vincent Charbonnier


8 - Semaine 24 - Juin 2018 - l’antenne

AVIS INTERNATIONAL DE VENTE VOLONTAIRE DE 263 CONTENEURS DE TYPE 20’ USAGÉS et 55 MAFIS 20’ et 62 MAFIS 40’ USAGÉS. La Compagnie tunisienne de navigation compte mettre en vente par voie d’avis de vente international 263 conteneurs de type 20’ usagés, 55 mafis 20’ et 62 mafis 40’ usagés. Ces équipements sont actuellement stockés au parc CTN Radès - Tunis où ils peuvent être inspectés du lundi au samedi de 8 à 13 heures. Les équipements objet de cette vente ont les caractéristiques suivantes : Type : 20’ standards ISO (8’x8’x6’) État : conteneurs usagés Longueur : 6 058 mm Largeur : 2 438 mm Hauteur : 2 591 mm Testés : à 24 tonnes Tare : 2 300 kg Net : 21 000 kg Volume : 33,2 m3  Types : Mafis20’ Marque : CIS État : Mafis usagés et endommagés Tare : 2,5 tonnes Types : Mafis 40’ Marque : Seacom – SWL État : Mafis usagés et endommagés Tare : 5 tonnes Années de construction : 1994-1997 Les offres doivent être envoyées au nom de Monsieur le président directeur général de la Compagnie tunisienne de navigation par lettre recommandée avec accusé de réception ou rapide poste, au 5 avenue Dag Hammarskjoeld 1001 Tunis République, ou par dépôt direct par porteur au bureau d’ordre de la compagnie, et ce, dans une enveloppe fermée ne comportant aucune mention de l’identité de l’expéditeur, et portant la mention suivante «À ne pas ouvrir-vente volontaire de 263 conteneurs, 55 mafis 20’ et 62 mafis 40’ usagés – Direction affaires générales». - La date limite de réception des offres est fixée au 15 juillet 2018 à 12 heures (heure tunisienne). Toute offre parvenue au bureau d’ordre au-delà de cette date sera rejetée.

- Toute offre parvenue en dehors du délai ou autrement que par voie postale ou déposée directement au bureau d’ordre de la CTN et sous enveloppe fermée et recommandée (ou par rapide poste) ne sera pas prise en considération.

- L’enveloppe intérieure doit être fermée et contenir l’offre de prix détaillée + l’identité de la société + extrait du registre de commerce récente + caution bancaire remise par une banque tunisienne. - Chaque soumissionnaire intéressé par cette vente doit fournir avec son offre une caution bancaire provisoire émise par une banque tunisienne de premier ordre représentant 10 % du montant offert valable pour une durée de 60 jours à compter du lendemain de la date limite fixée pour la réception des offres.

- Les cautions remises par les soumissionnaires dont les offres n’ont pas été retenues seront restituées à leurs tireurs par la Direction des affaires générales dans un délai ne dépassant pas 30 jours à compter de la date limite fixée pour la réception des offres. - Toute offre lie et engage son titulaire pendant une période de 60 jours à compter du lendemain de la date limite fixée pour la réception des offres.

- La Compagnie tunisienne de navigation se réserve le droit d’écarter toute offre et de ne pas conclure la vente si les prix offerts ne lui conviennent pas ou pour toute autre raison sans avoir à justifier sa décision.

- Le paiement sera effectué par chèque certifié comportant l’intégralité du prix d’achat ou par versement direct dans l’un des comptes bancaires de la CTN communiqué à l’acheteur dans un délai de 3 jours à partir de la notification de la vente. - Le soumissionnaire retenu doit enlever les conteneurs achetés dans un délai de 30 jours à partir de la notification de la vente, à sa charge et à ses risques et périls. La CTN n’est en aucun cas responsable des conséquences du non-enlèvement.


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l’antenne - Semaine 24 - Juin 2018 - 11

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Rotation dans les ports EUWA Tilbury - Anvers - Dunkerque - Le Havre - Montoir Tanger - Algésiras - Dakar - Abidjan

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12 - Semaine 24 - Juin 2018 - l’antenne


13 - Semaine 24 - Juin 2018

Agenda L’Institut organise à Marseille le mercredi 27 juin une formation consacrée aux Incoterms 2010. Cette session, d’une durée de sept heures, sera animée par la formatrice Sandra Horoyan. Elle aura lieu au hangar J1 du Grand Port maritime de Marseille, dans les locaux du Département formation et développement RH de l’établissement portuaire.

Pertes Un porte-conteneurs de Yang Ming Marine qui avait perdu 83 conteneurs en mer a pu reprendre sa route. Le “YM Efficiency” avait essuyé une forte tempête le 31 mai à une trentaine de kilomètres des côtes australiennes alors qu’il faisait route de Taïwan à Sydney. Il a atteint sa destination sans encombre le 6 juin, quatre jours après la date prévue le port ayant été fermé temporairement à cause de la mauvaise météo. Les 26 conteneurs très endommagés restant à bord ont été déchargés à Sydney (Port Botany) et le navire de l’armateur taïwanais a pu reprendre sa rotation le 8 juin en direction de Melbourne et Brisbane, avant de retourner à Taïwan. Ce porte-conteneurs construit en 2009 mesure 269 mètres de long. Il présente un port en lourd de 52.773 tonnes et une capacité cellularisée de 4.250 EVP. Yang Ming a affirmé que ces boîtes ne contenaient pas de matières toxiques mais des produits potentiellement dangereux pour la faune marine et pour la navigation. Des centaines de marchandises comme des horloges, des couches, des produits hygiéniques ou des pièces automobiles en plastique se sont déjà échoués sur au moins six plages. L’armateur, qui a présenté ses excuses, s’est engagé à tout mettre en œuvre pour limiter l’impact de l’incident sur l’environnement. Le nettoyage pourrait prendre plusieurs mois.

Frets maritimes Les vracs secs montent, les frets pétroliers reculent Les vracs secs ont grimpé la semaine dernière, tandis que les frets pétroliers ont reculé. Indice phare du marché, le Baltic Dry Index (BDI), qui fournit une estimation moyenne des tarifs pratiqués sur vingt routes de transport en vrac de matières sèches (minerais, charbon, métaux, céréales, etc.), a fini vendredi 8 juin à 1.391 points, contre 1.156 points une semaine auparavant. “Selon nous, les prix du BDI devraient être élevés avec une demande soutenue et un nombre de navires réduit” alors que les flottes ne sont pas remplacées, ont commenté les analystes de JP Morgan. Le Baltic Capesize Index 2014 (BCI 2014), qui compile les tarifs de la catégorie de navires “capesize”, forcés par leur taille imposante à naviguer au large des caps Horn et de Bonne-Espérance, a terminé la semaine à 2.151 points contre 1.602 points une semaine auparavant. “Les prix du transport capesize ont profité en mai des efforts des compagnies minières brésiliennes pour augmenter leurs exportations, après que des pluies violentes ont entravé leur activité au premier trimestre”, ont commenté les analystes de Banchero Costa. Le Baltic Panamax Index (BPI), qui synthétise les tarifs pour quatre routes (la plupart pour les céréales) empruntées par des navires de la catégorie “panamax”, a terminé en hausse vendredi 8 juin à 1.418 points, contre 1.192 points une semaine auparavant. Le Baltic Clean Tanker Index (BCTI), moyenne des prix pratiqués sur six routes de produits pétroliers raffinés (essence, gaz liquéfié, fuel de chauffage, etc.), a terminé à 531 points vendredi 8 juin, contre 549 points sept jours auparavant. L’indice Baltic Dirty Tanker Index (BDTI), moyenne des taux pratiqués sur dixsept routes de transport de pétrole brut et de fuel lourd, a fini vendredi 8 juin à 734 points contre 754 points la semaine précédente.

AMCF

Mouvements...

Le bureau “Nicolas Barnaud”

Mouvements Aurélien Barbé est devenu le délégué général du Groupement national des transports combinés (GNTC) à compter du 1er juin. Il succède à JeanYves Plisson (67 ans), qui occupait ces fonctions depuis quinze ans, et qui a fait valoir ses droits à la retraite. Parmi les acquis de son mandat, le GNTC a obtenu, entre autres, sa reconnaissance auprès des pouvoirs et des organisations professionnelles nationales et européennes, le maintien des aides à la pince, la qualification de “candidat autorisé”, l’allongement des trains ainsi que la création d’une commission fluviale, la mise en place au sein de SNCF Réseau d’une plateforme de service dédiée aux opérateurs de transport combiné, etc. Docteur en droit de l’Université Paris II Panthéon-Assas et diplômé en relations internationales et sciences politiques, Aurélien Barbé, âgé de 33 ans, a exercé les fonctions de collaborateur parlementaire à l’Assemblée nationale de 2012 à 2017. Il aura pour mission de piloter et d’organiser, en lien avec le président, Dominique Denormandie, et le comité de direction, le fonctionnement politique et institutionnel de l’organisation et son développement..

❇ Les actionnaires de Michelin ont entériné vendredi 18 mai en assemblée générale la nomination de Florent Menegaux comme successeur de Jean-Dominique Senard à la tête du géant français du pneumatique. Les quelque 2.000 actionnaires réunis à Clermont-Ferrand ont également entériné la nomination du directeur “lignes business automobile et régions Asie et Afrique”, Yves Chapot, en tant que gérant non commandité. Michelin a enregistré pour 2017 un bénéfice net “historique”, en croissance de 1,4 % à 1,7 milliard d’euros.

Amende

Capacité Si les marchandises conventionnelles ne représentent que 1,5 % du trafic de Hambourg, elles sont néanmoins jugées stratégiques dans l’offre généraliste du port allemand. Pour renforcer son attractivité sur ce segment et les charges ultra lourdes en particulier, il dispose aujourd’hui d’une nouvelle grue flottante de 600 tonnes de capacité. Construite en 1967 et modernisée en 1993, elle était opérée auparavant à Bremerhaven. Haute de 50 mètres pour 25 mètres de large, elle s’ajoute aux deux grues flottantes existantes à Hambourg capables de soulever en tandem des charges jusqu’à 300 tonnes.

© Adeline Descamps

Le bureau du conseil de l’AMCF a été renouvelé à l’occasion de l’assemblée générale de ce 11 juin. Autour de Nicolas Barnaud : Albert Thissen, ex-président de Hapag-Lloyd France en tant que vice-président “Liner” (il était secrétaire général dans la précédente équipe), Johann Feltgen, président du SACN de Nantes-Saint-NazaireMontoir, à la vice-présidence “Tramp”, Philippe Lestrade, directeur général de MSC France, au poste de trésorier. Christophe Buisson, CEO du groupe Sealogis, devient secrétaire général. Pour rappel, l’AMCF s’est doté en février 2017 d’un délégué général. C’est JeanPascal Bidoire (ex-directeur général de la succursale française de Hanjin) qui assure cette fonction.

Civitavecchia s’équipe d’un nouveau terminal à croisières Avec une prévision de 2,5 millions de croisiéristes en 2018, le port de Civitavecchia accompagne la croissance de son activité “croisière” par de nouvelles installations. À étage, le nouveau terminal RCT s’inscrit dans cette stratégie. À l’ouest de Rome, le port de Civitavecchia demeure le fleuron de l’activité croisières en Italie. Avec plus de 2,2 millions de croisiéristes l’an passé, il devance de près d’un million de passagers les scores de Venise en deuxième  position suivi par Gênes, Naples ou Savone. Lors du salon Seatrade Cruise Global 2018 à Miami en mars dernier, les autorités portuaires de Civitavecchia ont annoncé pour cette année une croissance

© Port de Civitavecchia

de l’activité “croisière” supérieure à 10 %. Pour accompagner ce développement, l’opérateur Roma Cruise Terminal (RCT) a inauguré un nouveau bâtiment à étage en mai dernier. Représentant un investissement de 20 millions d’euros et

baptisé “Amerigo Vespucci”, il s’étend sur 10.000 m2 avec, au rez-de-chaussée, le regroupement des opérations de traitement des bagages et de sûreté-sécurité. À l’étage, le terminal dispose d’une soixantaine de bornes d’enregistrement ainsi que des espaces de restauration, des commerces et salons d’attente. Il s’ouvre sur une passerelle couverte de 200 mètres permettant l’embarquement et le débarquement des passagers à bord des paquebots. D’ores et déjà, Civitavecchia étudie la construction d’un nouveau terminal qui remplacera ses installations existantes au poste 12 du quai Bramante. Érick Demangeon

© Soufflet

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a requis vendredi 8 juin 100.000 euros d’amende à l’encontre de la société Soufflet Négoce, le bras logistique du groupe Soufflet, pour “manquement de manipulation de cours”. La société, spécialisée dans le transport et l’exportation de céréales, est soupçonnée d’avoir exécuté des ordres de vente litigieux sur le marché à terme (ex-Matif), au cours de 25 séances entre le 11 février et le 19 juin 2015. Le marché à terme doit permettre aux investisseurs de se couvrir contre la fluctuation des cours du prix des matières premières comme le blé. Selon le rapporteur, “des ordres de vente litigieux ont été placés (par Soufflet Négoce, NDLR) au cours des 10 dernières secondes précédant la clôture de la séance”, provoquant ainsi “une baisse du cours de compensation de 0,85 euro en moyenne”. Le cours de compensation d’un contrat à terme est établi après chaque séance boursière. Il est calculé par Euronext à une heure fixe en fin de séance sur la base des derniers cours cotés. La présidente du collège de l’AMF a relevé que le procédé a permis à la société “d’améliorer la valorisation latente de sa position de l’ordre de 60  à 65.000 euros” au cours de la période mise en cause. L’avocat de la défense, Me Stéphane Benouville, a lui affirmé que “la société n’a pas tiré profit de la situation”. Les faits reprochés seraient “le fait de l’action de deux jeunes traders” qui auraient agi “par stupidité ou manque de professionnalisme”.

Hebdo sem24 2018  
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