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Hall 6 - Stand 115

o d b e l’h 73e année

Institutions/ Infrastructures Guadeloupe : Les vracs liquides ont sauvé la mise en 2017

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Semaine 10 - Mars 2018 ISSN 0395-8582 - CPPAP 0319T79480

SITL

La 35e édition s’ouvre à Villepinte

Bayonne : Le port investit sur sa reprise Le Havre : Les routiers expérimentent les nouveaux systèmes de rendez-vous Lyon : La logistique rhônalpine en deuxième position Entreprises Bolloré : Nouvelle ligne fluviale sur la Seine entre Le Havre et Bonneuil Soufflet : “Il faut s’attendre à une baisse de nos exportations de céréales” Kuehne + Nagel : La société continue de croître plus vite que le marché International Côte d’Ivoire : Hausse du trafic en 2017 au port d’Abidjan

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© SITL

Le salon SITL, qui fête cette année son 35e anniversaire, se tient du 20 au 23 mars au parc des expositions de Paris Nord Villepinte. La version “Europe” de l’événement, organisé par Reed Exhibitions Transport & Logistics, accueille cette année 850 exposants. Explications livrées par Alain Bagnaud, le directeur de l’entreprise organisatrice… Le secteur des transports et de la logistique connaît un regain depuis un an et le marché intralogistique confirme son dynamisme. Comment percevez-vous cet environnement dans le cadre de SITL Europe ? La 35e édition de SITL Europe s’annonce bien. Plus de 850 exposants sont inscrits sur une surface en croissance de 15 %. Autour des équipements de manutention pour l’industrie et la distribution, Intralogistics et Transport Next Generation, consacré aux équipements innovants pour la compétitivité du transport, affichent leur pleine santé.Plus de 150 exposants sur Intralogistics et l’espace dédié à TNG multiplié par trois. SITL s’affirme donc comme l’événement de référence du secteur. C’est le plus riche en nouveautés et innovations dans le domaine des technologies numériques et systèmes d’information, une offre qui occupera, cette année, 25 % de l’exposition. Organisée les années paires, l’édition de Villepinte accueille aussi les leaders de l’organisation de transport et de la logistique,

avec des groupes tels que Bolloré Logistics, Forum organisé avec le groupe Bolloré dont XPO Logistics, Kuehne+Nagel, ID Logistics, l’un des temps forts sera l’intervention d’AreRhenus ou Transalliance. va. Ce forum s’ajoute à SITL Europe se distingue d’autres événements tels en 2018 par la présence de que le Maritime Day, la “La numérisation PME, entreprises de taille Journée européenne du s’impose dans tous fret ferroviaire et des renintermédiaire, et groupements de transporteurs à la les métiers du transport dez-vous d’affaires thétête de solutions alternatives matiques consacrés à la et de la logistique” chaîne du froid, l’importnationales et régionales : Alainé, Malherbe, Tab Railexport, les matières danRoad, Le Roy Logistique, gereuses, la logistique urLahaye Global Logistics, Flo, Tred Union, baine, le fluvial et le retail. Autres nouveautés, France Benne... Avec les principaux aména- l’espace Start-Up Lab créé avec Paris & CO geurs et acteurs de l’immobilier logistique, les et le pôle de compétitivité Novalog, le Smart ports et les nouvelles régions françaises profi- Hub et l’Electric Tour sur TNG permettront teront également du salon pour valoriser leurs de découvrir les solutions de mobilité du territoires. futur, intralogistiques et logistiques 4.0. De quelle façon SITL Europe abordera-telle ces enjeux ?

L’édition 2018 sera-t-elle également ponctuée par un prix de l’Innovation ?

SITL est un salon multi-spécialiste, multisectoriels. En 2018, quatre grands thèmes seront au centre des débats et des conférences : le numérique, les ressources humaines dont la gestion est au cœur des transitions en cours, les territoires et l’axe franco-allemand. Pour illustrer les mutations de la filière, la conférence inaugurale fera intervenir de grands patrons du secteur dont de Geodis, XPO Logistics, des acteurs du numérique tels que Transporeon et PTV. Les approches expertes sont privilégiées au travers de journées modales et de Business Meeting. En réponse à l’intérêt accru des entreprises pour l’Afrique, SITL accueille en 2018 l’African Logistics

Oui, au cours de cette 35e édition, les 18e prix de l’Innovation seront décernés le mercredi 21 mars, deuxième jour du salon, à 18 h 30 (...). Le prix du “Start-up Contest by SITL” qui réunira cette année une trentaine de participants sera remis, quant à lui, le vendredi 23 mars de 12 à 13 heures, avec le prix du Smart Hub by SITL, ouvert à tous les exposants de cet espace de démonstrations qui invite les visiteurs à une expérience personnalisée unique dans un décor immersif pour découvrir les nouvelles chaînes logistiques créatrices de valeurs. Vincent CALABRÈSE


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2 - Semaine 10 - Mars 2018 - l’antenne

Guadeloupe

Les vracs liquides ont sauvé la mise en 2017

© Grand Port maritime de la Guadeloupe

Pour le Grand Port maritime de la Guadeloupe, l’année 2017 s’est terminée sur une activité en stabilité par rapport à 2016. Grâce à la croissance des vracs liquides, le port antillais a retrouvé le retour au niveau de trafic enregistré il y a dix ans. À 3,7 millions de tonnes, le trafic du Grand Port maritime de la Guadeloupe pour l’année 2017 est resté stable par rapport à 2016 (- 0,3 %). Alors que toutes filières ont marqué un repli, les vracs liquides ont affiché une hausse de 31,9 %, à 825.620 tonnes. Selon la direction du Grand Port maritime, cette filière a fait un bond notamment à l’export. Une évolution qui est la conséquence du trafic vers la Guyane. À 715.588 t, les hydrocarbures ont progressé de 19,1 %. À 725.197 t, les vracs solides ont baissé de 13,5 %.

L’inexistence de la campagne d’extraction de sable local a contribué à cette baisse et a entraîné une diminution du nombre d’escales. À 144.584 t, le clinker a reculé de 5,1 %, les agrégats ont marqué un repli de 5,9 % tandis que le sucre, à 40.577 t, s’est envolé, marquant un bond de 58,5 % par rapport à 2016. Le trafic domestique compense la perte des transbordements L’établissement portuaire relève “une campagne sucrière

bien au-dessus de celles des années précédentes”. Concernant le conteneur, le port guadeloupéen a achevé l’année 2017 sur une baisse de 1,2 % du trafic. “La baisse des volumes en transbordement (5.000 boîtes, soit - 8 %) s’est trouvée relativement atténuée par un trafic domestique positif”, analyse la direction du port. Sans donner de plus amples détails, elle ajoute que “la perte de certains marchés par des armateurs a pénalisé ainsi le transbordement”. La fin d’année a également été marquée par les pertes subies par la filière banane suite aux événements climatiques. Quant au trafic global de passagers, il augmenté de 7 %. Le port a enregistré quelque 80.000 voyageurs de plus qu’en

2016 sur ses installations. Tous Toujours en matière de croiles segments ont évolué positi- sière, le GPM a recensé 135 esvement, estime la direction du cales, soit une hausse de 21 %. Les Grand Port maritime, notam- portuaires guadeloupéens estiment ment la croisière et l’inter-îles. avoir tiré profit des aléas clima“La croisière tiques du dernier a bénéficié à trimestre avec partir d’octobre “une meilleure “Hausse de 21 % fréquentation de du repositionnement de navires du nombre d’escales leurs installasuite aux phétions”. Ils notent en matière nomènes climaégalement que tiques. Il en est les navires sont de croisières” de même pour de plus en plus le trafic interde grande taille. îles, à savoir les Ainsi, depuis relations avec la Dominique”, le mois de novembre 2017, le explique l’établissement guade- GPM de la Guadeloupe accueille loupéen. Et d’ajouter : “Pour les le “MSC Fantasia”, qui mesure échanges avec la Martinique, les 333  mètres de long et peut acnouveaux positionnements tari- cueillir près de 4.000 passagers. faires ont bénéficié au maritime aux dépens de l’aérien”. Vincent Calabrèse

Bretagne

150 millions d’euros investis par la région pour les cinq ports Parmi les cinq ports de Bretagne, qui ont vu transiter 6,7 millions de tonnes en 2017, Brest, Lorient et Saint-Malo demeurent les trois ports majeurs de la région. Brest et Lorient font partie des deux principaux ports bretons en termes de tonnage. Ainsi le port brestois a achevé l’année 2017 sur un trafic de 2,4 millions de tonnes, en baisse de plus de 8  % par rapport à 2016. Un recul qui est dû essentiellement à une diminution de plus de 250.000 tonnes des produits agricoles à l’import. La région Bretagne estime que cette baisse est due à l’arrêt technique de quatre semaines de l’usine de trituration reprise en 2017 par la société Bunge au groupe Cargill. Les produits pétroliers raffinés à l’import ont également connu un recul de 8 % en raison du ralentissement

de la consommation de ces produits dans le département du Finistère. Le gaz liquide a en revanche progressé de 3 %. Les marchandises diverses progressent de 8 % pour s’établir à 415.133 tonnes. “Malgré une baisse du trafic de viande congelée, le flux de conteneurs a augmenté de 7 % pour atteindre 45.695 EVP”, souligne la région. Un investissement de 220 M EUR est prévu pour l’extension du port, destinée à traiter des colis lourds pour le montage d’éoliennes offshore. Redémarrage de Lorient De son côté, Lorient, après plusieurs années de baisse, a progressé en 2017 de 2,7 %, à 2,25 Mt. Un redémarrage dû à la hausse des hydrocarbures, qui représentent plus de 40 % du total, et des matériaux de construc-

tion. Le port morbihannais a accueilli l’an dernier 444 navires dont 10  unités de type panamax. La CCI, gestionnaire du port de commerce, a engagé une diversification des trafics pour renforcer l’activité. Pour ce faire, elle a fait l’acquisition d’une “sauterelle décamionneur” (un engin de manutention permettant de décharger les camions et recharger les lots sur des navires), qui servira à “accélérer les opérations portuaires”. À Saint-Malo, le trafic a atteint l’an dernier 1,38 Mt. Une activité en stabilité (-  0,75  %), par rapport à 2016), portée essentiellement par l’import de matières premières destinées aux usines du groupe Roullier, l’alimentation animale et le bois. Quant au fret transmanche transporté sur les ferries assurant les liaisons sur l’Angleterre et les îles anglo-normandes, il présente 30 % du tonnage total. Dans un contexte marqué par le Brexit, il a malgré

tout progressé de 5,5 % en 2017. Parmi les projets prévus par Saint-Malo pour les prochaines années figure la construction d’un nouveau terminal ferries. Roscoff et Saint-Brieuc sont des ports qui sont d’envergure plus modeste. Roscoff, qui assure principalement les liaisons par les ferries avec la GrandeBretagne et l’Irlande, a vu son trafic baisser de 3,2 % l’an dernier par rapport à 2016 pour atteindre 457.681 tonnes. Enfin, le port de Saint-Brieuc-Le Légué a atteint 281.651 tonnes, en baisse de 7,3 %. Géré par la CCI des Côtes d’Armor, ce port voit transiter sur ses quais du bois, du vrac alimentaire et de l’engrais. Depuis 2007, la région Bretagne a investi 150 millions d’euros dans la modernisation des infrastructures portuaires. V. J. C.


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l’antenne - Semaine 10 - Mars 2018 - 3

Bayonne

Le port de Bayonne a vu son trafic progresser de 1,3 % en 2017. La CCI, gestionnaire de l’établissement, assure que les investissements consentis par elle-même et les entreprises portuaires vont continuer de renforcer son activité. Après la forte baisse de 2015 reculé respectivement de 2,6 et et une stabilisation l’année sui- 3,1 %. L’industriel a stabilisé vante, le port de Bayonne a vu son activité globale grâce à l’imson trafic renouer avec la crois- portation de 20.764 tonnes de sance en 2017. L’année s’est brames d’acier. Ce stock permetterminée avec tra de démarrer un volume de la production de marchandises de repoussées “Les industriels tôles, 2.363.784 tonnes, au premier trisoit une hausse portuaires sont mestre 2018 le de 1,3 % comtemps que soit paré à 2016 et ses porteurs de projets mis en place 2,33  millions de et revendiquent les nouveaux tonnes. moyens de de nouvelles La direction de laminage. ambitions” l’établissement Les produits évoque des résulforestiers, segtats ayant dépassé ment très volatil, les prévisions et qui “confir- ont vu leurs volumes reculer de ment l’efficacité des efforts 6,7 % en 2017 (65.729 tonnes). consentis et l’inversion de la Concernant les vracs licourbe, initiée fin 2016”, le tout quides, l’extension des capa“malgré la fragilité des marchés cités de stockage de produits commerciaux”. pétroliers raffinés a déjà généré une hausse de trafic significaL’acier en léger tive pour Alkion. Celui-ci a recul plus que quadruplé pour passer de 15.419 à 69.012  tonnes. La Premier générateur de trafic à montée en puissance doit se Bayonne, le sidérurgiste Celsa a poursuivre cette année. Le péimporté 240.071 tonnes de fer- trole brut a, lui, perdu 17,7 % raille et exporté 532.062 tonnes comparé à 2016, pour retomber de billettes. Ces deux flux ont à 65.910 tonnes.

Rhin

Retour à bonnes eaux Le trafic sur le Rhin a effacé l’effet pénalisant des basses eaux de 2017. Et il compense par la croissance de plusieurs postes le recul structurel du charbon. La navigation sur le Rhin s’est remise de ses basses eaux d’il y a un an. Elle devrait connaître une légère progression sur l’ensemble de 2017, dans le sillage du + 1 % qu’elle avait enregistrée en 2016, avec un total de 186,9 millions de tonnes. Pour l’heure, les chiffres définitifs concernent le premier semestre de l’année écoulée. Publié en février, l’aperçu du marché de la Commission centrale pour la navigation du Rhin (CCNR) note un recul de 5 %, mais avec une tendance au redressement. Après le premier trimestre significativement impacté par les problèmes de navigabilité, le deuxième trimestre a été en progression de 11 %. Sidérurgie et construction en CROISSANCE Sur un plan plus structurel, la navigation sur le Rhin fait

face à un défi : le transport de charbon, son pilier historique, va vers son inexorable déclin, alors qu’il a encore représenté 1/6e du trafic l’an dernier. Mais d’autres postes viennent prendre le relais. “La sidérurgie allemande repart à la hausse (sa production a augmenté de 2,7 % sur les neuf premiers mois de 2017, NDLR) et la conjoncture est redevenue favorable dans le secteur de construction, notamment aux Pays-Bas, entraînant une hausse du transport de graviers”, relève Norbert Kriedel, chargé d’études à la CCNR. Le transport de minerai de fer sur la rive allemande a également augmenté d’environ 25 % au premier semestre 2017. Le mouvement semble devoir se poursuivre : “En 2018, les produits agricoles, de matériaux de construction et de conteneurs devraient compenser la baisse du charbon”, prévoit la CCNR. Les conteneurs devraient également confirmer leur dynamisme qui s’était matérialisé en 2016 par une croissance de 4 %, pour un total de 20,5 millions de tonnes. Mathieu Noyer

Côté vracs solides, après une très bonne année 2016, le port considère la baisse de 14,9 % (433.194 tonnes) des volumes de maïs comme un retour à la normale. Il prévoit un maintien de ce chiffre en 2018. L’activité de soufre, reprise par Adisseo, a reculé de 9 %, repassant sous les 70.000 tonnes (67.995 tonnes) mais la société s’équipe pour fiabiliser sa production et vise un retour aux 100.000 tonnes annuelles. Les produits chimiques ont réalisé un bond de 30 %, à 117.880 tonnes, tandis que les engrais, deuxième famille de produits sur le port basque, ont connu une hausse de trafic de 8,7 %, à 507.724 tonnes. Bayonne affiche une belle progression de 25 % sur les autres vracs solides (123.000  tonnes), des trafics de niche que le port espère porter à 130.000 tonnes dès cette année. La part de l’outillage public augmente La CCI Bayonne-PaysBasque, gestionnaire du port jusqu’en 2024, a engagé un programme d’investissements de 14,3 millions d’euros sur les six  prochaines années, soutenue par la région NouvelleAquitaine, propriétaire des installations. Cela se traduira notamment par l’achat de deux grues de grosses capacités pour accompagner “les projets industriels en cours et à venir”. La mise en service est espérée au printemps 2019.

© CCI Bayonne-Pays-Basque Bertrand Lapègue

Le port investit sur sa reprise

Les industriels historiques du port basque modernisent leurs outils de production

L’outillage public à Bayonne est de plus en plus prépondérant. Sa part est passée de 27 à 31,5 % du trafic manutentionné entre 2016 et 2017. Le port se satisfait aussi de l’achat de la drague “Hondarra” en septembre 2015, qui garantit désormais l’accessibilité annuelle des navires à l’ensemble des postes et permet de s’adapter rapidement pour des trafics isolés. La CCI met en avant les investissements consentis par les industriels résidents du port, “aujourd’hui porteurs de projets et revendiquent de nouvelles ambitions”. La direction cite la reprise du Laminoir des Landes en février 2017 par l’espagnol Añon, qui espère une mise en production au premier trimestre

de cette année, avec l’objectif de réaliser 500.000 tonnes de trafic import et export compris. La modernisation du dépôt de vracs liquides Alkion Terminal (ex-LBC Bayonne) est sur le point de s’achever et doit permettre d’atteindre 150.000 tonnes annuelles de carburant traitées. Quant à l’aciérie Celsa, qui génère un tiers des volumes du port basque, elle prévoit de doter son usine de deux  nouveaux laminoirs à chaud sur une période de deux ans dans le but d’exporter des produits finis depuis ce site. Le début des travaux est attendu pour cette année. Le port en attend une hausse de trafic de 300.000 tonnes. Franck André

La Rochelle

Concertation autour du projet Port Horizon 2025 Nouveau projet d’aménagement à La Rochelle, Port Horizon 2025 vise à conforter ses filières historiques et permettre le développement de nouvelles. Estimés à 80 millions d’euros, trois aménagements sont envisagés sur Chef de Baie, l’anse Saint-Marc et La Repentie, complétés par l’amélioration des accès nautiques. Début février, le Grand Port maritime de La Rochelle a lancé, avec la Commission nationale du débat public, une large consultation consacrée à son projet Port Horizon 2025 jusqu’au 18 mars. Dans la lignée de son projet stratégique 2014-2019, il prévoit trois aménagements sur les sites de Chef de Baie, l’anse SaintMarc et La Repentie, ainsi que l’amélioration des accès nautiques pour un montant d’investissement total évalué à 80 millions d’euros (M EUR). À Chef de Baie, il s’agit de la quatrième opération conduite sur le terminal. Pour 25  M EUR, elle vise à créer un hub logistique dédié au trafic de pâte à papier, et à adapter les infrastructures maritimes aux navires de fortes capacités. Ce développement passe par la construction d’un quai de 250  mètres de long et d’un terre-plein

de 6 hectares. Sur l’anse Saint-Marc, la volonté du GPMLR est de réaliser un troisième terminal pour l’accueil de colis lourds et répondre, ainsi, aux besoins logistiques accrus de la filière des énergies marines renouvelables. Pour 25 M EUR également, il est prévu d’y construire les mêmes installations qu’à Chef de Baie, soit un quai de 250 mètres de long adossé à un terre-plein de 6 hectares. Début des travaux en 2019 ou 2020 Entre l’anse Saint-Marc et le môle d’Escale, une plateforme logistique est envisagée sur La Repentie. Moyen de favoriser l’implantation d’entreprises actives dans les filières portuaires existantes et d’en promouvoir de nouvelles, cet investissement d’une quinzaine de millions d’euros prévoit l’aménagement de 35 hectares. Quant à l’amélioration des accès nautiques pour un coût équivalent, elle porte sur le dragage d’environ 550.000 m3 de sédiments et le déroctage de 700.000 m3 de matériaux marno-calcaires. Selon les résultats de la concertation en cours, les premiers travaux pourraient débuter en 2019 ou 2020. Érick Demangeon


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4 - Semaine 10 - Mars 2018 - l’antenne

Le Havre

Les transporteurs routiers expérimentent les nouveaux systèmes de rendez-vous portuaires Depuis la suspension du rendez-vous communautaire “Truck Appointment System” (TAS) sur les terminaux de Port 2000, fin 2017, de nouveaux systèmes sont proposés aux transporteurs routiers par les manutentionnaires havrais. “La première phase du sys- la prise des rendez-vous”, raptème a été lancée avec succès, pelle la GMP. Mais le nouveau assure la GMP. Après une se- système vise à offrir de nouveaux maine d’utilisation, le constat avantages : “Au sein d’un même est indéniablement positif”. Le shift de travail (matin ou après8 février, la Générale de manu- midi), il est possible pour un tention portuaire (GMP) a mis en transporteur ayant deux rendezplace sur le terminal de France vous sur des plages horaires difson propre sysférentes de les tème de prise regrouper sur de rendez-vous seule plage “Rendre plus fluide une à destination horaire, et de des transpor- et dynamique la prise minimiser ses teurs routiers. temps d’attente des rendez-vous” L’objectif était ainsi que les de prendre le tours à vide”. relais de l’anL’autre atout de cien système communautaire, cet outil est sa réactivité, affirme développé par Soget : il avait la GMP : il permet de “libérer été initié en février 2011 avec les créneaux réservés non utiliune expérience pilote destinée à sés afin qu’ils puissent bénéficier réduire les temps d’attente aux rapidement à la communauté de portes des terminaux à conte- transporteurs”. neurs. Généralisé en 2014 sur les terminaux de Port 2000, il Une réelle avait finalement été suspendu le ouverture 30 novembre dernier, faute d’accord entre les acteurs portuaires Du côté des transporteurs rouconcernant, notamment, le sys- tiers, la satisfaction semble unatème de facturation du service. nime, tant sur l’outil lui-même Le but est resté le même  : que sur la façon dont il a été dé“Rendre plus fluide et dynamique veloppé : “Nous avons rencontré

ENSM

Un master sur les systèmes autonomes maritimes Dans le cadre d’un partenariat signé en janvier 2017, l’École nationale supérieure maritime et l’ENSTA ParisTech proposent un master consacré aux systèmes maritimes autonomes. Autour de la conception en environnement marin, l’autonomie décisionnelle et la cybersécurité, la formation ouvrira ses portes en septembre 2018. Que cela soit pour les opérations de maintenance et de prospection, les véhicules autonomes appelés Remotly Operated Vehicle (Rov) et Autonomous Underwater Vehicle (AUV) sont aujourd’hui bien établis dans le paysage maritime. Preuve du potentiel de ces technologies dans la filière, de nouvelles applications émergent autour de la navigation, l’intelligence artificielle à bord ou, encore, la cartographie et la gestion des opérations à distance. Pour répondre à ce développement, l’ENSM et l’ENSTA ParisTech ont décidé de s’unir et de créer une nouvelle formation spécialisée. Sous la forme d’un master “Design and

Exploitation of Autonomous Maritime Systems (Demas)”, elle sera lancée dès septembre 2018. Accrédité par la Conférence des grandes écoles, son programme est centré sur la conception en environnement marin, l’autonomie décisionnelle et la cybersécurité. Il couvre également l’enseignement de notions avancées en ingénierie système, en exploitation, droit, réglementation, en stratégie et innovation. Moyen de fournir une double compétence aux étudiants, l’enseignement dispensé vise à former des cadres techniques spécialisés, par exemple, dans l’intégration et la conception de systèmes de drones, la robotique sousmarine, les systèmes embarqués ou l’e-navigation. Pour l’essentiel, la formation se déroulera sur le pôle de l’ENSTA ParisTech à Palaiseau, en région parisienne, complétée par un stage d’une semaine sur le site de Marseille de l’ENSM. Érick Demangeon

© Éric Houri

une réelle ouverture et une vraie volonté de collaborer”, apprécie Benoît Lefebvre, représentant de la FNTR Normandie. Idem pour l’OTRE Normandie, dont le secrétaire général, Philippe Bonneau, constate “globalement une nette amélioration du système”. Avec TLF Normandie, les professionnels ont été invités à participer à une dizaine de réunions au sein d’un groupe de travail, qui est même allé jusqu’à Paris rencontrer le conseiller technique transports au cabinet du Premier ministre. Et tous ont approuvé l’outil, à l’unanimité, le 15 février.

Prochaine étape, la phase 2 sur laquelle la GMP va travailler conjointement avec les fédérations de transporteurs. Elle comprend l’accès aux rendez-vous “flex”, qui permettra, “pour les transporteurs qui y sont préparés et qui le souhaitent, d’anticiper leurs prises de rendez-vous et de piloter leur planning de livraison plus en amont”. Reste que, si la prise de rendez-vous demeure totalement gratuite, la GMP a annoncé que les annulations tardives et les rendez-vous non présentés (“no-show”) feraient à terme l’objet d’une facturation. Des

pénalités que n’applique pas le manutentionnaire Terminaux de Normandie (TN), qui de son côté a repris son ancien système de rendez-vous, développé en interne. “Nous n’approuvons pas ce côté unilatéral des sanctions, commente Philippe Bonneau. Si «gendarmisation» il y a, il faut alors la réciprocité, par exemple en cas de retard du terminal”. Un système de bonusmalus serait en discussion. Prochaine réunion du groupe de travail avec la GMP le 2 mars. Natalie Castetz

Alphaliner

Bond attendu de la capacité sur le transpacifique La capacité sur les routes maritimes conteneurisées transpacifiques devrait augmenter de 8 % d’ici juillet, d’après Alphaliner. Cette année, la croissance de l’offre devrait surpasser celle de la demande sur les trajets Ouest-Est, qui devrait tout de même atteindre 5 à 6 % après une hausse de 4 % en 2017. La plus grande part de cette hausse proviendra du renforcement de lignes existantes, qui verront progressivement entrer des navires de plus grande capacité à partir d’avril. Les compagnies d’Ocean Alliance sera celle qui contribuera le plus largement à ce mouvement, avec une hausse de 10 % de leur capacité commune. D’autre part, deux nouveaux services ont été annoncés pour l’été prochain. SM Line doublera presque son offre sur ce trade grâce au lancement d’une nouvelle ligne Asie-NordOuest du Pacifique en mai. De son côté, APL a annoncé l’arrivée du service “Eagle Express” en juillet 2018. Celui-ci offrira un transit-time de onze  jours de Shanghai à Los  Angeles et

concurrencera le “China-Long Beach Express” de Matson, qui couvre la distance en dix jours. Ces hausses de capacité sont susceptibles de remettre les taux de fret sous pression en diminuant le taux de remplissage des navires. Elles devraient déjà peser dans les négociations des contrats annuels démarrant le 1er mai. S’agissant des taux spot, Alphaliner s’attend à une chute du SCFI (Shanghai Containerized Freight Index) dans les prochaines semaines, après la brève reprise de janvier et février. L’anticipation d’une hausse des capacités se cumulera avec la décompression postvacances du Nouvel An lunaire en Asie. “Les taux spots pourraient encore une fois passer sous la barre des 1.000 dollars par conteneur de 40 pieds vers la côte Ouest des États-Unis et celle des 1.600 dollars vers la côte Est”, estime Alphaliner. Au 23 février, ces taux de fret étaient respectivement de 1.412 et 2.708 dollars. Franck ANDRÉ


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l’antenne - Semaine 10 - Mars 2018 - 5

Lyon

La logistique rhônalpine en deuxième position Dans la région lyonnaise, opportunités foncières sont de les locaux industriels et petits plus en plus rares, obligeant les entrepôts ont dépassé pour la chargeurs et investisseurs à dépremière fois la barre des passer la première voire la deu400.000 m2 avec exactement xième couronne de la région 401.453 m2 (+ 36 %), la de- lyonnaise. mande placée de bureaux a atteint Ainsi, sur 22 transactions 270.000 m2 et opérées en la logistique 2017, les si“La demande reste, malgré gnatures les une petite s’oriente beaucoup plus significabaisse, dans la tives ont-elles moyenne des vers des surfaces XXL, été réalisées deux dernières pour Action à supérieures à années avec Belleville-sur40.000 m2” 367.760  m2 Saône pour placés. Le 60.234 m2, pour marché logistique rhônal- Descours & Cabaud à Pont-d’Ain pin compte le site remar- pour 42.710  m2 et pour Boiron quable de Saint-Quentin- aux Olmes pour 24.298 m2. Fallavier-Nord Isère avec un XPO Logistics, Gefco et ensemble de 2,5 millions de m2. Geodis ont respectivement “La taille des entrepôts dis- pris 24.000 m2, 20.786 m2 et ponibles sur le marché répond 19.905  m2 à Satolas-et-Bonce, principalement aux besoins des l’Isle-d’Abeau et à Saint3PL majoritairement positionnés Quentin-Fallavier. XPO Logistics sur des entrepôts dimensionnés a aussi pris 19.288 m2 à Dagneux, entre 10.000 et 20.000 m2”, ob- Stef 18.000 m2 à Vaulx-Milieu et serve Olivier Durif, responsable Relais Colis 17.838 m2 à Genas. industrie et logistique pour JLL. Le locatif capte 87 % des transacMais la demande s’oriente beau- tions, contre 13 % pour la vente. coup vers des surfaces XXL, La région lyonnaise représente supérieures à 40.000 m2 où les 9 % de la demande placée en

Ministère

des

© HTC

Fnaim Entreprises vient de présenter le bilan 2017 de l’immobilier d’entreprise dans la région lyonnaise. Le marché logistique rhônalpin vient en deuxième position après celui de l’Île-de-France.

France et la part du XXL à Lyon est tombée à 28 %, contre 45 % au niveau national. Les valeurs restent stables avec un loyer prime positionné à 47 euros le m2 par an. À propos du marché des locaux industriels et des entrepôts de moins de 5.000 m2, c’est-à-dire ceux non soumis à l’ICPE, qui ont atteint 401.453 m2 en 2017, Stéphane Bouiller, responsable logistique pour CBRE, remarque que la bonne performance de

ce secteur est en partie due “à l’activité grandissante de la messagerie et des petits lots très liés au e-commerce”. Pour 2018, Olivier Durif estime qu’avec “des indicateurs conjoncturels positifs et un encours de demande toujours important, le marché devrait se positionner au-dessus de la moyenne décennale. La recherche d’économie d’échelle au travers du XXL va elle aussi se maintenir”.

Pour l’ancien transitaire, David Kimelfeld, aujourd’hui président de la Métropole de Lyon, l’attractivité de Lyon ne fait aucun doute même s’il est conscient des problèmes liés au manque de foncier. “Ce sont les acteurs économiques qui décident où ils veulent aller. Il faut créer les conditions pour continuer à être attractifs”. Annick Béroud

Transports

Les Assises du transport aérien du 20 mars jusqu’en septembre

© Air France

Les Assises du transport aérien, dédiées à la compétitivité du pavillon français, se tiendront du 20 mars prochain jusqu’en septembre, a annoncé la ministre des Transports, Élisabeth Borne, vendredi 2 mars. “Nous allons lancer les Assises le 20 mars, avec des débats qui se tiendront jusqu’au mois de septembre, autour de cinq groupes de travail thématiques”, a déclaré Élisabeth Borne. “Le secteur pèse 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires et représente 100.000 emplois” “Le slogan que nous avons retenu pour ces Assises s’intitule : «Objectif

Performance». Il vise à aborder les questions de la performance dans ses différents champs”, a-t-elle ajouté, en citant la performance économique, environnementale ou sociale, au service des territoires ou du passager. Il s’agit de préparer avec les professionnels “une stratégie nationale du transport aérien”, qui pèse selon elle 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires et représente 100.000 emplois hors construction aéronautique, mais aussi de travailler autour des enjeux environnementaux et des questions d’aménagement du territoire. L’objectif est notamment de permettre au pavillon français d’augmenter ses parts de marché. “Le fait que les compagnies aériennes françaises ne captent que 10 % de la croissance du trafic aérien français, comme ce fut le cas en

2017, nous interroge forcément”, a-t-elle souligné. “Lorsqu’on voit que nos compagnies captent une part aussi faible de la croissance du trafic aérien français, il y a un enjeu majeur dans ce domaine.” Interrogée sur les charges sociales qui pèsent sur les compagnies aériennes en France, elle a indiqué que “ce ne sont pas des sujets sur lesquels nous allons renverser la table, mais je suis ouverte à ce que nous reprenions la question avec l’ensemble des acteurs et que nous l’examinions”. Quant à la demande des syndicats d’Air France d’une hausse de 6 % des salaires, elle a appelé chacun à faire “preuve de responsabilité”. “Je me réjouis qu’Air France soit repartie dans une phase de croissance avec un projet de développement, et je pense

que tous les salariés doivent être attentifs à ne pas casser cette dynamique. C’est un appel à la responsabilité”. Elle a également assuré que la sortie de l’État du capital d’Air France (14,2 %) “n’est pas envisagé”. Elle n’a en revanche pas répondu concernant Groupe ADP, le gestionnaire des aéroports parisiens, dont l’État détient 50,6 % du capital. Dans le domaine de l’environnement, Élisabeth Borne a évoqué “un enjeu de structurer une filière de biocarburants durables”, alors que “la lutte contre le réchauffement climatique fait partie des engagements forts de la France, notamment dans le cadre de l’accord de Paris”. “La France a toutes les compétences pour le faire (...) Cela passe aussi par une augmentation des budgets pour cette filière”, a-t-elle affirmé.


Entreprises

6 - Semaine 10 - Mars 2018 - l’antenne

Bolloré

Nouvelle ligne fluviale sur la Seine entre Le Havre et Bonneuil

DP World

La barre des 70 M EVP franchie en 2017 Les trois principales régions de DP World alimentent la croissance du groupe en 2017. Marqué par un nouveau record avec 70,1 M EVP traités, son développement profite aussi des performances de son périmètre consolidé, en Asie notamment. En 2018, DP World annonce la poursuite de la diversification de ses activités dans la chaîne d’approvisionnement.

13,8 % avec un volume de 8,8 M EVP. Profitant de l’intégration des terminaux de Pusan, en Corée du Sud, en décembre 2016, les installations portuaires dans lesquelles DP World est majoritaire enregistrent une progression de 24,7  %. Totalisant 34,5 M EVP, soit 52 % du trafic déclaré par le groupe, ce périmètre consolidé bondit de 102 % dans la région Asie-Pacifique sous-continent indien. Les autres zones que sont Europe-Moyen-OrientAfrique et Amérique-Australie s’apprécient respectivement de 7,6 et de 18,8 %.

Avec 70,1 M EVP traités par ses terminaux conteneurisés à travers le monde, DP World signe un nouveau record en 2017. De 10,1 %, la croissance de ses activités est portée par ses trois principales régions. À l’origine de 45 % de ses volumes, la zone Asie-Pacifique sous-continent indien se développe de 7,9  %, talonnée par l’ensemble Europe, MoyenOrient et Afrique qui totalise 29,3  M  EVP en hausse de 11,5  %. À l’intérieur de cette seconde zone, les Émirats arabes unis génèrent à eux seuls 15,4  M EVP (+ 4 %). Composée de l’Amérique et de l’Australie, la troisième région de DP  World s’apprécie de

Diversification confirmée Commentant ces résultats, Sultan Ahmed Bin Sulayem anticipe un développement similaire en 2018, et une diversification des investissements du groupe. “Nous allons continuer à rechercher des opportunités de croissance dans des secteurs complémentaires de la chaîne d’approvisionnement mondiale, et nous maintiendrons nos investissements dans le but d’augmenter les capacités de nos terminaux”, déclare le président de DP World. Érick Demangeon

qui multiplient les rotations grâce à la technique du décroché, qui consiste à laisser la remorque chez le client pour que le tracteur puisse repartir au plus vite. Le transport fluvial de conteneurs sur la Seine n’est pas une nouveauté pour Bolloré Logistics, qui était déjà utilisateur des lignes de Greenmodal et surtout de

Logiseine. Chaque année, Bolloré Logistics traite 180.000 EVP sur les terminaux maritimes de Haropa et 3.000 EVP sur les terminaux fluviaux de la Seine. Ce dernier chiffre pourrait augmenter au vu des capacités mises en place par la Scat : 3.700 EVP par an dans chaque sens entre Le Havre et Bonneuil-sur-Marne et

même 5.600 EVP sur le seul trajet entre Le Havre et Gennevilliers. Si le succès est au rendez-vous, un second bateau pourrait même être mis en place, doublant la capacité ainsi que la fréquence, qui atteindrait alors deux allersretours par semaine. Étienne Berrier

Renault Trucks

Les véhicules au gaz naturel présentés à la SITL Le constructeur Renault Trucks sera présent à la SITL sur le stand de l’Association française du gaz naturel pour véhicules (AFGNV). Il mettra en évidence son offre de véhicules au gaz naturel bien adaptés à la distribution urbaine. Au prochain salon SITL, le constructeur Renault Trucks exposera (Hall 6 – stand E 136) un D Wide CNG de 19 tonnes. Ce véhicule est équipé d’un moteur à gaz 8,9 litres Euro 6 step C avec un échappement dans la voie. Dans sa version porteur 4 x 2, ce véhicule offre une excellente maniabilité et il est bien adapté aux métiers de la distribution urbaine et des collectivités territoriales. Pour Renault Trucks, l’avenir se caractérisera par un mix énergétique permettant de proposer la bonne énergie, au bon endroit, au bon moment, pour le bon usage. “Dans l’attente d’une disponibilité des solutions de transport de marchandises électriques, le gaz constitue une alternative mature au diesel, notamment pour les métiers de

la distribution urbaine”, explique le constructeur qui propose une offre de véhicules GNV comprimé, une énergie peu polluante et sans évaporation de méthane. Les Renault Trucks D Wide CNG fonctionnent aussi bien au gaz naturel qu’au biométhane, énergie issue de matières organiques et leur maintenance peut être assurée partout en Europe. Après dix ans d’expérimentation et d’essais clients, Renault Trucks commercialisera une gamme de véhicules 100 % électriques en 2019. Ils seront fabriqués dans l’usine normande de Blainville-surOrne. Leur silence permettra d’opérer des livraisons à des horaires décalés participant ainsi à la décongestion des villes. Fin 2017, Renault Trucks et le groupe Delanchy ont développé un camion tout électrique de 13 tonnes, un prototype équipé d’une caisse sous température dirigée signée Chéreau et Carrier pour la livraison quotidienne de produits frais aux halles Paul- Bocuse de Lyon. © Panalpina

Bolloré Logistics est devenu réaliser ces transports, c’est opérateur fluvial en montant sa auprès de la Société coopérative propre ligne de conteneurs, qui artisanale de transport (Scat) que relie chaque semaine Le Havre à Bolloré affrète un automoteur de Bonneuil-sur-Marne, en amont de 105 mètres de long et 9,5 mètres Paris. “Beaucoup de nos clients de large, le “Cyclone”, capable de nous demandent des solutions pour charger 72 EVP sur deux hauteurs économiser du CO2”, explique et 108 EVP sur trois hauteurs. Laurent Foloppe, directeur régio- Une escale est d’ailleurs prévue nal Normandie de à Gennevilliers, Bolloré Logistics. pour répondre “Camions au gaz aux demandes “C’est dans cette logique que nous ponctuelles des pour le dernier avons investi clients mais aussi kilomètre” dans la logispour charger ou tique au Havre. décharger la troiDésormais, tout ce qui n’est pas sième hauteur de conteneurs, car urgent passe par le fleuve”. il n’est possible de passer sous les Prévue mi-février, la pre- ponts de Paris qu’avec deux haumière navette a été retardée pour teurs, même si le “Cyclone” est cause de crue de la Seine, qui ne ballastable. laissait pas suffisamment de hauÀ partir de Bonneuil-surteur libre sous les ponts de Paris. Marne, le dernier kilomètre se fait Le bateau a finalement quitté avec des camions fonctionnant Le Havre le 28 février. Pour au gaz naturel comprimé (GNC),

© Éric Houri

La nouvelle ligne fluviale de conteneurs de Bolloré Logistics est la seule à relier Le Havre à Bonneuil-sur-Marne. C’est un automoteur de la Scat qui effectue le transport.

Annick Béroud


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l’antenne - Semaine 10 - Mars 2018 - 7

Soufflet

“Il faut s’attendre à une baisse de nos exportations de céréales” Avant de laisser la parole à cet mondiaux. “Pour ne prendre que expert du négoce international l’Ukraine qu’on connaît bien, sa dans l’agroalimentaire, Georges production est passé de 25 milVincent, président du Propeller lions de tonnes à 85 millions a rappelé l’historique du groupe aujourd’hui. Et on estime qu’elle Soufflet, géant mondial de l’agro- sera de 100 millions dans trois industrie (4,45 milliards d’euros ans, dont 60 à l’export. Et avec de chiffre d’afdes produits faires), resté fade qualité”, a “Il faut sortir de milial mais forexposé l’expert. tement présent Il s’est enla confrontation à l’international suite montré (61 sites dans avec la mer Noire” inquiet pour le 18 pays). port de Rouen, Il a également rappelé son im- trop dépendant à ses yeux de portance pour le Grand Port mari- l’Office d’État algérien et d’une time de Rouen (GPMR) où il s’est qualité de grains aléatoire, même implanté dès 1966 et où il génère si cette année les taux de proen moyenne 150 escales par un téines sont très bons. an pour des trafics compris entre Il a ensuite déploré les réflexes 1,5 et 2 millions de tonnes. Jean- de rétention des agriculteurs, François Lépy a ensuite brossé le contraire à ses yeux à une logistableau des marchés mondiaux tique compétitive tout en recondes céréales, marchés d’offres et naissant que la violence de l’ajusde demandes, dont les cours sont tement des prix, actuellement actuellement au plus bas. inférieurs au prix de revient. Il a souligné la formidable “Notre filière céréales est framontée en puissance de la pro- gilisée et il faut s’attendre à une duction autour de la mer Noire qui baisse de nos exportations”, a représente un tiers des échanges commenté Jean-François Lépy.

© Éric Houri

Invité du Propeller Club de Rouen, le 23 février, Jean-François Lépy, directeur de la division négoce du groupe Soufflet, a dressé un tableau inquiétant de notre filière céréales confrontée à de multiples problèmes, dont une concurrence internationale féroce.

Face à une communauté portuaire particulièrement attentive, il a pourtant affiché pour conclure un relatif optimiste. “Il faut faire des choses nouvelles, travailler en filière, augmenter la qualité de notre production, notamment par la génétique.

Il faut sortir de la confrontation avec la mer Noire. En matière de logistique, le point faible vient des ports de l’Est mais plus pour longtemps en raison d’investissements gigantesques, des États mais aussi des grands groupes privés internationaux, il faut

tendre vers davantage de compétitivité. Savoir-faire du massifié mais également du cousu main. C’est un travail collectif”, a conclu Jean-François Lépy. Vincent Rogé

STX France

Deux plateformes livrées depuis le début de l’année pour des parcs éoliens en mer européens, trois commandes prêtes à être concrétisées en France : jeune acteur dans le marché ultra compétitif des énergies marines renouvelables, STX France y occupe désormais une place de premier plan. “On n’existait pas sur ce marché des EMR (énergies marines renouvelables) il y a sept ans et aujourd’hui on fait 100 millions d’euros de chiffre d’affaires”, s’est réjoui jeudi 1er  mars le directeur général de STX France, Laurent Castaing, après avoir livré à Saint-Nazaire l’une des plus grandes sous-stations électriques européennes. Destinée au champ d’Arkona en mer Baltique, développé par le groupe allemand Eon associé au norvégien Statoil, cette plateforme doit raccorder 60  éoliennes d’une capacité totale de 385 méga-watts (MW) à une station à terre et ainsi permettre d’alimenter en électricité propre 400.000 foyers allemands à partir de 2019. Pour le chantier naval et ses soustraitants, cette gigantesque sous-station – longue de 50  mètres et large de 35  mètres  – a représenté “des centaines de milliers d’heures de travail”. STX doit encore installer, d’ici quelques semaines,

un “gros paquet de 4.000 tonnes, plus un autre paquet de 1.500 tonnes au milieu de la mer Baltique” et sera chargé de la maintenance pendant un an, a rappelé Laurent Castaing. Il y a moins de deux mois, le 10 janvier, le constructeur naval de Saint-Nazaire avait livré une autre sous-station électrique, à destination d’un champ éolien en mer du Nord pour le consortium belge Rentel. “Notre ambition était d’être parmi les trois grands constructeurs de sous-stations. Aujourd’hui, avec les livraisons de ces deux sous-stations, nous sommes bien sur le podium”, a souligné le directeur général de STX France. L’entreprise avait pris le virage de l’éolien en mer en 2010, avant les premiers appels d’offres pour des parcs offshore français, et alors que la construction navale, le cœur de métier de STX qui fabrique les plus gros paquebots du monde, était à la peine. Le chantier naval de Saint-Nazaire avait remis une première sous-station électrique en avril 2014 à la compagnie danoise Dong Energy, avant d’engranger en 2015 et 2016 les deux commandes majeures pour les sous-stations qui viennent d’être livrées. STX n’a pas encore officiellement décroché de nouveaux contrats dans ce secteur, mais son usine entièrement dédiée aux EMR, inaugurée en 2015, ne devrait pas rester vide très longtemps. EDF Énergies nouvelles a en effet annoncé jeudi être en “négociation exclusive” avec STX France et General Electric (GE) pour construire les

© STX

Un acteur de premier plan pour l’éolien en mer

sous-stations électriques des trois parcs que le groupe développe au large des côtes françaises, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Fécamp (Seine-Maritime) et Courseullessur-Mer (Calvados). 4 plateformes et 9 paquebots à construire “Nous espérons signer le contrat dans les prochaines semaines”, a indiqué Olivier de la Laurencie, directeur du projet de parc offshore de Saint-Nazaire, le premier qui devrait être mis en service en France, mais pas avant l’été 2021. “Il nous reste à négocier et finaliser le contrat avec EDF”, s’est montré prudent Laurent Castaing. Chacune des trois sous-stations représenterait un contrat de 100 millions d’euros pour le consortium STX-GE, a-t-il avancé.

Malgré les importants retards pris en France, où cette filière est encore balbutiante et où il faut compter actuellement plus de dix ans pour implanter un parc offshore, STX compte “parmi les leaders français de cette industrie, qui se fait à l’export”, a pointé son directeur général. Dans le reste de l’Europe, où “le marché se situe entre 2 et 3 giga-watts de commandes de sous-stations chaque année”, STX espère décrocher “une autre commande avant la fin de l’année”, a indiqué Laurent Castaing. Ce qui pourrait porter à quatre le nombre de plateformes à construire dans les prochaines années pour STX, en plus des neuf paquebots de croisière que le chantier naval et ses quelque 2.600 salariés doivent livrer d’ici l’automne 2022. Anne-Sophie Lasserre


Entreprises

8 - Semaine 10 - Mars 2018 - l’antenne

Kuehne + Nagel

La société continue de croître plus vite que le marché Le commissionnaire de transport multimodal et logisticien Kuehne + Nagel a publié des chiffres en hausse pour 2017, porté par une hausse des volumes au fil de l’année. Dans le transport maritime, les volumes se sont accrus de 7,5 %, portés en particulier par les liaisons intra-asiatiques et à destination des États-Unis. Le groupe a comptabilisé 4,4 millions d’EVP, soit 300.000 EVP de plus qu’en 2016. Des volumes tirés notamment par l’intra-Asie et les marchés américains. La hausse de 25  % du secteur frigorifique (reefer) a également contribué à la croissance globale de l’activité. Quant au groupage conteneurisé (LCL), il a représenté pour la première fois 2 millions de m3. Augmentation claire Les marges sont cependant du profit brut restées sous pression, dans un contexte où il est encore difficile Les analystes interrogés par d’augmenter les tarifs pour rél’agence suisse AWP s’atten- percuter les hausses de coûts. Dans le transport aérien, le tondaient à un bénéfice entre 733 et 757 millions de francs suisses, nage a augmenté de 20,4 %, progressant deux fois et à un chiffre plus vite que le d’affaires de 18,2  milliards de “Les marges sont marché. Face à la contraction des francs suisses. “La mise en restées sous pression échanges interœuvre cohérente dans le maritime” nationaux depuis la crise financière, de notre stratéKuehne + Nagel gie d’affaires a eu pour effet une forte croissance avait fait le choix de se recendes volumes et une augmentation trer sur les segments à plus forte claire du profit brut”, a déclaré valeur ajoutée, tels que le transDetlef Trefzger, son directeur port de produits pour le secteur général, pointant que le groupe pharmaceutique ou les compohelvétique avait de nouveau fait sants pour l’aérospatiale. face à des conditions de marché L’an passé, il s’était aussi toujours difficiles. renforcé dans le transport des Sur l’année 2017, le bénéfice net de Kuehne + Nagel a affiché une progression de 2,8 % à 740  millions de francs suisses, dans la fourchette basse des attentes du marché. Son chiffre d’affaires s’est révélé en revanche meilleur qu’attendu, ressortant en hausse de 12,5  % par rapport à l’année précédente, à 18,5 milliards de francs suisses, alors que la dynamique de croissance s’est accélérée trimestre après trimestre, a-t-il indiqué.

© Kuehne + Nagel

biens périssables avec l’acquisition de l’américain Commodity Forwarders et du kényan Trillvane. Le chiffre d’affaires dans le transport routier s’est de son côté accru de 7,6 % tandis qu’il a augmenté de 7,8 % dans la logistique. Sans fournir d’indications chiffrées, le président de Kuehne + Nagel, Joerg Wolle, s’est dit “confiant” pour 2018, malgré un environnement économique toujours exigeant. Pour 2017, le conseil d’administration va relever le dividende à 5,75 francs suisses par action, contre 5,50 francs suisses un an plus tôt.

Mercredi 28 février, à 11 h 21 GMT, le titre chutait de 4,85 % à 154,90 francs suisses alors que le SPI, l’indice élargi de la Bourse suisse, perdait 0,6  %. L’action s’était adjugée 28  % l’an passé, portée par la perspective de reprise économique et par ricochet des échanges internationaux, avant de céder un peu de terrain depuis le début de l’année. “Kuehne + Nagel continue de croître plus vite que le marché”, a cependant pointé Michael Foeth, analyste chez Vontobel, dans un commentaire boursier.

Le groupe de Schindellegi continue de consolider ses positions dans un marché toujours défavorable, montrant l’importance de disposer d’une échelle suffisante pour maintenir la rentabilité, a-t-il ajouté. Le secteur du transport et de la logistique est considéré comme un bon indicateur économique dans la mesure où il donne un aperçu de la tendance dans les échanges commerciaux. Vincent Calabrèse et Nathalie Olof-Ors

Mol

GNL : Total signe un contrat d’affrètement long terme avec Mitsui OSK

Avec une capacité de 18.600 m3, le futur avitailleur de Total Marine Fuels Global Solutions (TMFGS) sera le premier navire capable de fournir des quantités importantes de GNL en une seule opération de soutage. Livré en 2020, il sera construit en Chine par le chantier Hudong-Zhonghua Shipbuilding, et exploité par Mitsui OSK dans le cadre d’un contrat d’affrètement à long terme. Positionnée en Europe du Nord, cette nouvelle unité “entend approvisionner le marché naissant du GNL carburant marin pour le secteur des porte-conteneurs, notamment ceux assurant la liaison EuropeAsie”, précise TMFGS. Elle alimentera ainsi les neuf  méga-porte-conteneurs de 22.000 EVP commandés par CMA CGM

et propulsés au GNL, livrables à compter de 2020 à un rythme d’un navire tous les quatre mois. Équipés de réservoirs de 18.000  m3, ces porte-conteneurs pourront faire une rotation complète entre l’Europe du Nord et la Chine sans soutage. D’une durée de dix ans et signé en décembre 2017, le contrat entre TMFGS et CMA CGM porte sur l’avitaillement de 300.000 tonnes de GNL par an. Les soutages seront réalisés dans un port d’Europe du Nord à préciser.

© Total

Filiale du groupe Total dédiée aux activités de soutage, Total Marine Fuels Global Solutions a sélectionné Mol pour exploiter son futur avitailleur GNL de grande capacité. Positionné en Europe du Nord, le navire sera opérationnel en 2020.

Recherches communes Long de 135 mètres, le futur navire avitailleur sera équipé de cuves à membrane de type mark III fournies par la société française GTT. Il sera propulsé au GNL et doté d’un système de reliquéfaction des gaz d’évaporation. Au quotidien, il sera opéré par Mol Europe Africa, filiale de Mol basée au Royaume-Uni. L’accord entre TMFGS et l’armement nippon “marque une étape importante en prévision de la réglementation 2020 sur le

Takeshi Hashimoto, senior managing executive officer de la branche Energy Transport de Mol, et Olivier Jouny, directeur général de TMFGS

taux de soufre décidé par l’Organisation maritime internationale”, déclare le groupe Total. Au-delà, les deux sociétés ont également conclu un partenariat visant à combiner leurs expertises dans le développement

d’infrastructures d’avitaillement GNL, et à répondre aux besoins futurs de Mol en GNL carburant marin. Érick Demangeon


International

l’antenne - Semaine 10 - Mars 2018 - 9

Côte d’Ivoire

Hausse du trafic en 2017 au port d’Abidjan “Malgré les quelques difficul- du boom minier lié à l’augmentatés qui ont émaillé l’année 2017, tion des cours sur le marché internous avons enregistré un bon ré- national. “Ces chiffres traduisent bien la vitasultat commercial. lité de l’économie Le trafic global du ivoirienne dont le port d’Abidjan s’est “Ces chiffres PIB a augmenté de établi à 22,5 miltraduisent bien 7,6 % en 2017”, a lions de tonnes souligné le directeur contre 21,7 Mt la vitalité du port. en 2016, soit une de l’économie Le trafic vers les hausse significative pays de l’hinterde 3,8 %”, a déclaivoirienne” land dépourvus de ré lundi 26 février façade maritime Hien Sié lors de la rentrée commerciale du port (Burkina Faso, Mali, Niger), et dont les marchandises tranleader en Afrique de l’Ouest. sitent par le port d’Abidjan, a également progressé de 3 % Manganèse : + 149 % dans l’ensemble. Toutefois, le Ce bon résultat est tiré par le directeur du Conseil burkinabè trafic national qui s’est élevé à des chargeurs et porte-parole 19,33 millions de tonnes en 2017, des pays de l’hinterland, Jeanen hausse de 5,5 %. Ce trafic est Noël Kaboré, a dénoncé “la tiré par les exportations de cacao persistance des tracasseries (+ 32 %) de la Côte d’Ivoire, pre- routières et le niveau de dégramier producteur mondial, et du dation avancé des routes par enmanganèse (+ 149 %), en raison droits” qui, selon lui, “impactent

© Ministère des Transports

Le trafic au port d’Abidjan, représentant 90 % des échanges extérieurs de la Côte d’Ivoire, a augmenté en 2017, témoignant de la “vitalité de l’économie ivoirienne”, a annoncé son directeur général, Hien Sié.

négativement sur le trafic”. Pour 2018, les autorités du port ont promis des actions commerciales en direction de ces pays afin de faire face à ces difficultés. Début février, la Banque mondiale avait appelé les

Espagne

Valence vise les 5 M EVP en 2018

Les trafics consolidés de Valence, Sagunto et Gandia gérés par l’autorité portuaire de Valence ont achevé l’exercice 2017 sur un volume de 73,5 millions de tonnes (Mt), en croissance de 2,9 %. Les trois quarts de ce tonnage sont générés par les conteneurs où le port espagnol inscrit un nouveau record avec 4,83 M EVP (+ 2,1 % et + 3,9 % en tonnage). En nombre de boîtes traitées, la part des transbordements y représente 54 % et se développe de 4,7 %. Sur cette lancée, Valence et ses satellites prévoient de franchir la barre des 5 M EVP en 2018 tout en poursuivant la progression des diverses non conteneurisées. Celles-ci forment la deuxième catégorie de son trafic en tonnage. À hauteur de 11,8 Mt, elles progressent de 9,3 %, portées notamment par les aciers et les automobiles. L’augmentation des marchandises

concurrence dans l’exploitation de ses terminaux”. Le groupe français Bolloré, qui assure depuis 2004 la gestion et l’exploitation du terminal à conteneurs du port d’Abidjan, a inauguré mercredi 21 février un nouvel entrepôt moderne destiné à accroître le stockage des matières premières agricole dont le groupe assure l’exportation.

Turquie

conteneurisées et conventionnelles compensent les baisses observées dans les vracs. Totalisant 3,2 Mt, les liquides reculent de 15,8 % tandis que les solides fléchissent de 10 %, à un peu moins de 2,3 Mt. Avec les diverses, l’autre satisfaction de l’exercice 2017 sur le port espagnol provient des passagers avec plus d’un million de voyageurs recensés (+  16,7  %). Cette croissance est alimentée par les lignes régulières avec les îles Baléares (650.250 passagers, + 28,3 %) et, dans une moindre mesure, les croisiéristes (412.300 passagers, + 2,2 %). L’analyse de chaque port montre que Valence est à l’origine de l’augmentation du trafic. En hausse de 4,6 %, son trafic s’établit à 67,5 Mt et concentre l’essentiel du fret conteneurisé. Dans le même temps, Sagunto se replie de 13,3  % (5,7 Mt) et Gandia est stable (354.200 t). Toutes marchandises et places portuaires confondues, la Chine et les États-Unis apparaissent comme les premiers clients du port espagnol. Dans le domaine des conteneurs, les échanges avec la Chine ont progressé de 4,9 % et ceux avec les États-Unis de 8,9 %. Érick Demangeon © Valenciaport

Les marchandises diverses demeurent la spécialité du port de Valence. En 2017, les conteneurs y affichent un nouveau record à plus de 4,83 M EVP. Avec les États-Unis, la Chine demeure son premier partenaire commercial.

autorités ivoiriennes à investir pour “abaisser les coûts de transport”, soulignant le besoin d’améliorer la performance des ports ivoiriens. Comparé au Ghana, le coût au port d’Abidjan est 59 % plus élevé à l’export et 44 % plus élevé à l’import d’un conteneur, pointait la Banque mondiale, qui estimait que le port souffrait d’un “manque de

Tav Airports rachète 49 % de l’aéroport d’Antalya L’opérateur aéroportuaire turc Tav Airports a signé un accord en vue de l’acquisition de 49 % du capital d’ICF Antalya, la coentreprise qui gère l’aéroport d’Antalya. “Tav Airports achète les 49 % détenus par IC Ictas au sein d’ICF Antalya, la joint-venture qui gère l’aéroport d’Antalya. À l’issue de cette opération, Tav comptera 18  aéroports dans son portefeuille avec environ 141  millions de passagers”, a indiqué Tav mardi 27  février. “Tav exercera un contrôle conjoint de l’entreprise et aura 50 % des droits de dividendes”. L’opérateur allemand Fraport gérait l’aéroport d’Antalya depuis 1999 et avait remporté en 2007 un appel d’offres présenté avec IC Ictas pour gérer l’aéroport jusqu’au 31 décembre 2024. Cette opération s’inscrit dans “une stratégie de préparation de l’avenir de Tav” et de “l’après-Atatürk”, a expliqué Edward Arkwright, directeur général exécutif chargé du développement de Groupe ADP, actionnaire majoritaire de Tav Airports.

Antalya, située dans le Sud-Ouest du pays, est la deuxième destination touristique en Turquie et son aéroport accueille 26 millions de passagers par an. Groupe ADP détient 46,1 % du capital de Tav Airports, qui gère notamment l’aéroport d’Istanbul-Atatürk (63,7 millions de passagers en 2017), le plus important du pays. Le groupe français a entamé des négociations avec le gouvernement pour obtenir des compensations du manque à gagner causé par l’ouverture en 2018 du nouvel aéroport d’Istanbul, avant la date de fin du contrat de concession d’IstanbulAtatürk le 2 janvier 2021. Tav Airports gère en Turquie les aéroports d’Istanbul-Atatürk, AnkaraEsenboga, Izmir-AdnanMenderes, Gazipasa-Alanya et Milas-Bodrum, en Géorgie Tbilissi et Batoumi, en Tunisie Monastir et EnfidhaHamammet, en Macédoine Skopje et Ohrid, en Arabie saoudite Médine et en Croatie Zagreb. L’opération est soumise à l’approbation des autorités aéroportuaires et de la concurrence turques.


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12 - Semaine 10 - Mars 2018 - l’antenne

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Dépôt Légal : 01 mars 2013 Directeur général : Jean-Christophe Klein Directeur de la publication : François Grandidier ———— Tél.  : 04.91.33.25.81 Fax : 04.91.55.58.97 Site internet : www.lantenne.com

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l’antenne - Semaine 10 - Mars 2018 - 13

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Rotation dans les ports EUWA Tilbury - Anvers - Dunkerque - Le Havre - Montoir Tanger - Algésiras - Dakar - Abidjan

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14 - Semaine 10 - Mars 2018

Frets maritimes

Transfert Un apparent transfert de cargaison entre un pétrolier nord-coréen et un autre battant pavillon des Maldives a été détecté par les autorités japonaises en mer de Chine orientale, a annoncé le ministère des Affaires étrangères, qui soupçonne une nouvelle violation des sanctions visant Pyongyang. Cette fois, un avion patrouilleur militaire japonais a observé le 24 février deux pétroliers, le nord-coréen “Chon Ma San” et le “Xin Yuan 18”, enregistré aux Maldives, bord-à-bord à environ 220 km au large de Shanghai.

Trafic Si Venise demeure une escale de premier plan pour les paquebots, en 2017, le nombre de croisiéristes recensés par le port italien diminue de 11 % à un peu plus de 1,45 million de voyageurs. Dans le fret, Venise est également en repli de 0,3 % avec un trafic de 25,1 millions de tonnes (Mt). Il se compose à 38  % de diverses en progression de 4,4 % portée par les conteneurs et surtout le roulier. À l’origine de 5,7 Mt et de 611.383 EVP essentiellement hinterland, le trafic conteneurisé augmente de 1 %, et le roulier bondit de près de 45  % (1,5 Mt). Les vracs sont moins bien orientés puisque les liquides diminuent de 2,4 % à 8,8 Mt et les solides de 3,8 % à 6,8 Mt.

Les vracs secs montent, les frets pétroliers divergent Les vracs secs ont grimpé la semaine dernière, tandis que les taux des pétroliers de brut et de produits raffinés ont divergé. Indice phare du marché, le Baltic Dry Index (BDI), qui fournit une estimation moyenne des tarifs pratiqués sur vingt routes de transport en vrac de matières sèches (minerais, charbon, métaux, céréales, etc.), a fini vendredi 2 mars à 1.207 points, contre 1.185 points une semaine auparavant. “La demande semble robuste en Asie depuis le Nouvel An chinois, cela profite aux prix”, ont commenté les analystes du courtier Fearnleys. Le Baltic Capesize Index 2014 (BCI 2014), qui compile les tarifs de la catégorie de navires “capesize”, forcés par leur taille imposante à naviguer au large des caps Horn et de Bonne-Espérance, a terminé la semaine à 1.592 points, contre 1.722 points une semaine auparavant. Le Baltic Panamax Index (BPI), qui synthétise les tarifs pour quatre routes (la plupart pour les céréales) empruntées par des navires de la catégorie “panamax”, a terminé en hausse vendredi 2 mars à 1.500 points, contre 1.481 points une semaine auparavant. Le Baltic Clean Tanker Index (BCTI), moyenne des prix pratiqués sur six routes de produits pétroliers raffinés (essence, gaz liquéfié, fuel de chauffage, etc.), a terminé à 600 points vendredi 2 mars, contre 622 points sept jours auparavant. L’indice Baltic Dirty Tanker Index (BDTI), moyenne des taux pratiqués sur dixsept  routes de transport de pétrole brut et de fuel lourd, a fini vendredi 2 mars à 669 points, contre 646 points la semaine précédente.

Ferroviaire

Sur le vif...

Un colis exceptionnel au port de Cherbourg

Grenoble et neuf autres communes de la métropole, soumise à des pics de pollution récurrents, ont présenté jeudi 1er mars un dispositif d’interdiction progressive des véhicules diesel de marchandises d’ici 2025 et d’accompagnement pour verdir la logistique urbaine.

Recrutement © R. Lebarbier-Biplan

Le port de Cherbourg a accueilli fin février un chargement exceptionnel. Ce rotor d’alternateur destiné à la centrale de Flamanville n’est pas arrivé par la mer mais par le rail. Ce colis de plus de 20 mètres de long pour 216 tonnes en provenance de la ville belge de Charleroi avait été chargé sur un wagon spécial pourvu de deux fois dix essieux. À Cherbourg, il a été transféré à l’aide de vérins jusqu’à une remorque routière d’EDF, qui l’a acheminé vers la centrale nucléaire. Le transport a été organisé par la société STSI, dont les équipes ont été appuyées par Cherbourg manutention et les dockers de la SPEC. Une opération similaire dans le sens inverse – sortie du rotor de Flamanville, transfert par route vers le port de Cherbourg pour mise sur wagon à destination de la Belgique – est prévue pour avril prochain. Franck André

UPS réclame 1,7 md EUR à l’UE pour avoir bloqué sa fusion avec TNT UPS réclame devant la justice européenne 1,742 milliard d’euros à la Commission pour avoir empêché sa fusion avec TNT en 2013, une décision annulée ensuite, est-il annoncé lundi 26 février dans le “Journal officiel” de l’UE. UPS souhaite “obtenir la réparation du dommage qui lui a été causé par la décision” et réclame “une indemnité d’un montant de 1,742 milliard d’euros, majoré des intérêts applicables”, est-il précisé dans le recours. La plainte a été déposée le 29 décembre 2017 devant le Tribunal de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). La Commission européenne avait interdit en 2013 le rachat du néerlandais TNT Express par UPS car cette opération aurait selon

© UPS

elle restreint la concurrence dans l’UE. Cette décision avait été annulée en mars 2017 par la justice européenne à cause d’un “vice de procédure”. Or entretemps, en 2016, TNT avait finalement

À l’unanimité, le Conseil d’administration du Comité national routier (CNR) a réélu Yves Fargues, de l’Union TLF, à sa présidence pour un mandat de trois ans. Durant cette période, Yves Fargues s’est fixé pour objectif de pérenniser le financement du CNR. Quatre vice-présidents ont également été élus : Maurice Bernadet, économiste des transports, Franck Edeline (FNTR), André Jourt (personnalité qualifiée) et Aline Mesples (OTRE).

❇ Safran a annoncé mardi 27 février la nomination de Franck Saudo au poste de président de Safran Helicopter Engines, sa branche de moteurs d’hélicoptères, et d’Éric Valentin à celui de patron de Safran Transmission Systems. Franck Saudo succède à Bruno Even qui a pris la tête de la branche hélicoptères d’Airbus. Sa nomination prendra effet à compter du 2 avril 2018. Sa succession à la présidence de Safran Transmission Systems, la branche de transmission de puissance pour avions commerciaux du groupe, est assurée par Éric Valentin, dont la nomination prendra également effet au 2 avril. Franck Saudo, 41 ans, a rejoint Safran en 2011.

Pollution

Pour sécuriser ses activités et accompagner sa croissance, Stef prévoit de recruter 500 conducteurs routiers CDI en 2018, plus 50 chauffeurs en alternance. Sur toute la France, les postes à pourvoir concernent la distribution régionale et nationale sous température dirigée. Moyen d’attirer les candidats, Stef met en avant ses avantages sociaux : 13e mois, intéressement et participation, complémentaire santé, possibilité de devenir actionnaire et de constituer une épargne abondée par l’entreprise, plan de carrière et formations internes. Stef emploie à ce jour 3.000 conducteurs routiers.

Mouvements

été racheté par un concurrent, le groupe de messagerie américain FedEx – avec l’approbation de la Commission. Sans l’interdiction de Bruxelles, “UPS aurait acquis TNT”, insiste le géant américain dans son recours, soulignant que “la capacité concurrentielle de FedEx” avait été mal appréciée. “Nous sommes convaincus que l’acquisition (de TNT) aurait constitué une bonne affaire” pour “les clients” et “les consommateurs”, a par ailleurs déclaré un porte-parole d’UPS. “La compensation demandée correspond à ce que nous pensons, à travers l’évaluation objective d’experts tiers, être la valeur de l’opportunité injustement bloquée par la Commission européenne”, a-t-il ajouté.

Airbus a annoncé le 28 février qu’il proposerait la nomination du futur président d’Engie, Jean-Pierre Clamadieu, à son conseil d’administration lors de l’assemblée générale annuelle prévue le 11 avril. Jean-Pierre Clamadieu, actuel patron du groupe de chimie belge Solvay, est appelé à prendre la succession de Gérard Mestrallet à la présidence de l’ex-GDF-Suez le 18 mai. Il devrait devenir administrateur non exécutif d’Airbus, au même titre que Victor Chu, PDG de First Eastern Investment Group, et René Obermann, directeur général de Warburg Pincus. Jean-Pierre Clamadieu prendrait la succession de l’ancien président de la Banque centrale européenne JeanClaude Trichet.

❇ Le président, Emmanuel Macron, propose de nommer le maire d’Angers (ex-LR), Christophe Béchu, au poste de président du conseil d’administration de l’Agence de financement des infrastructures de France (Afitf), a annoncé vendredi 2 mars l’Élysée. Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat sont désormais saisis de ce projet de nomination afin que la commission ad hoc de chacune des deux chambres se prononce. Christophe Béchu est appelé à remplacer l’ancien député PS Philippe Duron, à ce poste depuis 2012. Créée en 2004, l’Afitf a pour mission de financer des grands projets d’infrastructures de transport à horizon de 25 ans.

Fermeture Le canal de Corinthe, qui permet de passer de l’ouest à l’est de la Grèce sans faire tout le tour du Péloponnèse, a dû être fermé lundi 26 février à la suite d’un glissement de terrain, a annoncé son opérateur. “Le canal réouvrira dans environ une semaine”, a indiqué un porte-parole de la compagnie Aedik. Les garde-côtes, qui vont participer aux opérations de déblaiement, ont précisé pour leur part que les travaux prendraient plutôt deux semaines. Les causes de l’éboulement n’étaient pas encore claires lundi soir. Il n’a fait aucune victime. Le canal, large d’une vingtaine de mètres, perce comme un trait de rasoir, sur 6,3 km, l’isthme reliant la presqu’île du Péloponnèse au reste de la Grèce. Environ 15.000 navires l’empruntent chaque année.

Hebdo sem10 2018  
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