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ISSUE

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issue #17 - october / november 2011 free magazine


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cover

illustrator: Oli-B

édito

photo: Christophe Bortels text: Christophe Bortels

eDITO

ISSUE #17 - october / november 2011 stay calm and breath

news . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . culture. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . shopping. . . . . . . . . . . . . . . . . . tests. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . viktor strasse . . . . . . . . . . . . . . mtb world cup. . . . . . . . . . . . . . worlds champéry . . . . . . . . . . . messenger world champs . . . . mike lefebvre. . . . . . . . . . . . . . . freecaster . . . . . . . . . . . . . . . . . vans kill the line. . . . . . . . . . . . . bike polo. . . . . . . . . . . . . . . . . . red bull district ride. . . . . . . . . .

08-11 12 14 16-20 22-26 28-36 38-44 46-54 56-62 64-70 72-76 78-84 86-90

colofon associate editors Jonathan Borms Christophe Bortels Christophe Carmeliet Vincent Rocher fixed gear redaction coordinator Jonathan Borms chillout redaction coordinator Christophe Carmeliet mtb redaction coordinators Vincent Rocher Christophe Bortels art direction & design Jonathan Borms + Christophe Carmeliet = Food /// www.designmyfood.be photography coordinators Christophe Bortels & Vincent Rocher

THE undisputed star of the Eurobike show was the E-bike; or to give it its official name the “electric assisted bicycle”. Electric bikes aren’t a new thing, but what Eurobike showed is that they have turned into a booming phenomenon. These days, it’s not just town bikes that are being kitted out with motors; they are being fitted onto every type of machine, from racing bikes to single-speeds, MTBs and even downhill bikes. There’s no question that for some – notably people of a certain age or those with a disability – E-bikes can be a real boon. But are they really still bicycles in the pure sense of the term? And can you still call them eco-friendly, when so much of the electricity generated in the world doesn’t come from green sources? And, of course, it means the satisfaction and sense of achievement gained from conquering a big hill by your own effort is completely lost. Having said all that, it would still be much better to have our roads full of electric bikes than noisy, smelly cars... We can always dream. C’était LA star incontestable de l’Eurobike : le vélo électrique. Oh, pardon, le “vélo à assistance électrique” d’après la terminologie officielle. Ce n’est certes pas une tendance nouvelle, mais là on sent comme un gros mouvement de fond : l’électrique n’est plus réservé au simple vélo de ville, il touche désormais tous les types de montures, du vélo de course au single-speed en passant par le mountain bike de cross-country et même de descente. Alors c’est vrai que pour certains, on pense notamment aux personnes âgées ou à celles souffrant d’un handicap, le vélo électrique peut être salutaire. Mais dans l’absolu, est-ce que c’est encore du vélo ? Et peut-on encore parler de moyen de transport propre, quand on sait qu’une bonne partie de l’électricité produite dans le monde ne provient pas des énergies vertes ? Et puis surtout, que deviennent les notions d’effort, de dépassement de soi, de satisfaction d’avoir vaincu une belle côte par exemple ? Reste qu’à choisir, on préfèrerait quand même clairement que les routes soient envahies de vélos électriques plutôt que de voitures bruyantes et puantes... On peut toujours rêver.

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illustrations Oli-B - www. www.olivierbiname.be Cyndie Belhumeur: cyndiebelhumeur.tumblr.com general contact info@landscape-magazine.com redaction contact redaction@landscape-magazine.com advertising sales@landscape-magazine.com digital LS Mag www.landscape-magazine.com thanks for everything! Marie-Eve Rebts, Nicolas Niederprüm, Philippe Hébert, Esteban Hendrickx, Nathan Polis, Monique Daive, Djana, Solane, Lisa, Florent Delahaye, Vincent Perraud, Oli-B, Wojciech, Mortimer Lojka, Caroline Delvaulx, Cyndie Belhumeur, Léa & Clément Kerckhove.


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Writer: Christophe Bortels & Jonathan Borms Photos: Christophe Bortels & Oli-B Web: www.landscape-magazine.com

UCI kills 4X World Cup

Landscape cover by Oli-B www.oli-b.be

The UCI have released in september the official schedule for the 2012 Mountain Bike World Cup. And the Rumor has been confirmed : due to the high costs of constructing tracks and their impact on the environment, the UCI has decided to withdraw this speciality from the programme of events at UCI Mountain Bike World Cups from next season. However, the UCI confirmed that Four-cross events will form part of the programme of the 2012 UCI Mountain Bike and Trials World Championships to be held in Leogang, Austria.  We also know that the Downhill World Cup will stop for third year in a row in Windham (USA), just after the canadian round in Mont Saint-Anne

Oli-B is a painter, graphic designer & street artist from Brussels, Belgium. He loves the hustle and bustle of big cities and their crowds and uses the streets as a playground. He uses acrylic, spray paint as well as screen printing techniques on a wide variety of surfaces, including paper, canvas, wood, walls or even stickers. Oli-B makes his art living by integrating it in the urban jungle through collage. His posters and canvas are all hand-painted unique pieces.

www.uci.ch

Fin septembre, l’UCI a annoncé le calendrier définitif de la Coupe du Monde 2012 de mountain bike. Et la rumeur est à présent confirmée : à cause du coût de construction des pistes de 4X et de leur impact sur l’environnement, l’UCI a décidé de retirer la discipline du programme de la Coupe du Monde dès la prochaine saison. Cependant, le 4X sera bien au programme des Championnats du Monde 2012 de mountain bike et trial qui auront lieu à Leogang, en Autriche. On a par ailleurs appris que la Coupe du Monde de descente fera étape pour la troisième année consécutive à Windham (USA), dans la foulée de la manche canadienne à Mont-Saint-Anne. 2012 Downhill World Cup & World Championships 17-18.03 / Pietermaritzburg, South Africa   02-03.06 / Val di Sole, Italy   09-10.06 / Fort William, Great Britain   23-24.06 / Mont-Sainte-Anne, Canada 

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30.06-01.07 / Windham, United States   28-29.07 / Val d’Isère, France   31.08-02.09 / World Champs, Leogang, Austria   15-16.09 / Hafjell, Norway

Oli-B est un peintre, graphiste et street artiste de Bruxelles (Belgique). Il aime le mouvement, l’intensité des grandes villes et de ses foules, et utilise les rues comme terrain de jeu. Il utilise l’acrylique, la bombe aussi bien que la sérigraphie sur une grande variété de surfaces comme le papier, la toile, le bois, les murs ou même le sticker. Oli-B fait vivre son art en l’intégrant dans la jungle urbaine par ses collages. Ses posters et ses oeuvres sont toujours des pièces uniques handmade.


Writer: Red Bull Photo: John Gibson Web: www.landscape-magazine.com

RED BULL RAMPAGE TO RETURN IN 2012 www.redbullusa.com

Launched in 2001 and held annually through 2004, Red Bull Rampage brought the creative, unrestricted ethos of freeride mountain biking to the contest arena while staying true to the sport’s core ideals. Year after year, the boundaries were pushed as the world’s best riders tested their limits in the most awe-inspiring and challenging venue ever tapped for a contest event.

Red Bull Rampage made a triumphant return in 2008. The riders again stepped up to the challenge, threading lines through the dusty and dangerous ridges to deliver their personal best.

After 2004, the legendary event went on hiatus as organizers scoured the globe for a new site. Riders continued to progress the sport, but there remained a void for a true freeride competition.

Now in its off year, Red Bull Rampage is scheduled to return in 2012. There’s no telling what the circumstances and the results will be, but there’s an absolute guarantee that we’ll see more ground-breaking performances.

Eventually, it became apparent that the one-of-a-kind terrain in southern Utah was unrivaled, and

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Red Bull Rampage continued its run in 2010 with new obstacles and a fresh crop of rookie riders who attacked the venue alongside seasoned veterans.

Lancée en 2001 et organisée chaque année jusqu’en 2004, la Red Bull Rampage a su amener le génie créatif et illimité du freeride jusqu’à la compétition, tout en restant fidèle aux idéaux de base du sport. Année après année, les frontières ont été repoussées tandis que les meilleurs riders du monde testaient leurs limites dans le cadre le plus grandiose et le plus difficile jamais utilisé pour une compétition. L’épreuve mythique a effectué une pause après 2004, les organisateurs parcourant le monde pour trouver un nouveau site pouvant accueillir la Rampage. Pendant ce temps, les pilotes ont continué à progresser dans le sport, mais ils étaient en manque de ce genre d’épreuve. Finalement, il est devenu évident que le terrain de l’Utah était inéga-

lable, et la Red Bull Rampage a fait un retour triomphant en 2008, sur ses terres d’origine. Les riders ont à nouveau pris part au défi, traçant leurs lignes à travers les dangereuses et poussiéreuses crêtes pour livrer le meilleur d’eux-mêmes. La Red Bull Rampage a poursuivi son chemin en 2010 avec de nouveaux modules et une moisson de nouvelles recrues qui se sont attaquées au site aux côtés des anciens pilotes chevronnés. Absente en 2011, la Red Bull Rampage sera de retour en 2012. Personne ne peut dire quelles seront les conditions météo et les résultats, mais le spectacle est d’ores et déjà garanti !


Writer: Tribe Sport Group Photo: Tribe Sport Group Web: www.landscape-magazine.com

Enduro Mountain Bike Trophy of Nations www.e-mtn.net

The Enduro MTB Trophy of the Nations was for the first time organized outside the French borders. “Choosing Italy as the first foreign country to host the EMTN was a natural solution” says Fred Glo, the inventor of this format and the French Enduro Series, “After France, Italy is the country that believes more in enduro and after 4 years of Superenduro we realized that the Italian organizers were the only ones we could pass the baton to”. The idea to combine the most famous trails in Sauze d’Oulx with new features designed specifically for the race, has been highly praised by all participants, both Italian and foreign, all happy to go back home with an unforgettable experience, the hardest in the history of the SuperEnduro circuit.

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Athletes in these two days have found themselves in front of all the possible conditions: sun, rain, wind, heat, dust, mud, cold and had to adapt quickly to climate change, bringing out each ones strength and ability either in riding that in the bike settings. Never before in this race, experience and determination were such important and crucial values in field. The French rider, armed with decades of experience in this discipline have proved once again their strength, but the Italians made their life not easy, fighting till the last special stage. Finally team France 1 (Clementz-DoucendeGaly) won the title, followed by team France 3 ( Vouilloz-AmourLau) and team Italy (Bruno-Rodolico-Sottocornola).

Pour la première fois et à l’occasion de sa 4ème édition, le E-MTN (Enduro Mountain Bike Trophy of Nations) sortait de l’hexagone. C’est en Italie, à Saulze d’Oux et dans le cadre du championnat Super Enduro, que s’est déroulée les 6 et 7 août cette compétition internationale. La bataille s’annonçait encore une fois rude pour les challengers des équipes françaises. L’Italie, chez elle et sur son format de course, pouvait légitimement prétendre à un bon résultat, plus en tout cas que les anglais, polonais, allemands, slovènes ou finlandais par exemple, chez qui la discipline est encore balbutiante.
L’équipe France 1 va réaliser le sans-faute durant tout le week-end et ne lâchera jamais la première place. Clementz, Doucende et Gally ont ainsi prouvé leur maîtrise. Le format de course italien est

légèrement différent du format français Enduro Series puisqu’il mêle remontées en lift et au pédalage. Les temps impartis pour les liaisons sont aussi très serrés, mais la principale différence vient surtout des reconnaissances autorisées à vélo les jours précédant la course. Des différences qui n’auront pas bouleversé la hiérarchie ni même l’âme de la discipline, ce qui prouve donc que l’enduro peut s’exporter avec quelques variations jusqu’au jour où, sans doute, tout cela sera uniformisé. Tout le monde, et les organisateurs en premier lieu, se tourne maintenant vers 2012. Forts de cette très belle réussite italienne, Fred Glo (pour les Enduro Series) et Enrico Guala (pour le Super Enduro) fourmillent de projets pour emmener l’enduro encore plus haut.


Writer: Photo: Web:

Jonathan Borms & Christophe Bortels Jonathan Borms www.landscape-magazine.com

LONDON CALLING 4

CINELLI BOLT

www.londonscalling2011.com

This 23-24-25th September was held in London three days to contest dedicated to the messengers, but of course open to all cycling fans. Alleycats (on the theme of dress yourself-in-hipster), spints ... Everything to delight fans of adrenaline. As usual, the participation fees have been paid to the London Courier Messenger Found! We love and wait for these events all over Europe!

Rocky who? During the World Championships at Champéry a bombshell dropped that has sent reverberations throughout the MTB world. It was announced that for the next three seasons, the lead sponsor for the World Cup would be a website called Rocky Roads. That means that, until 2014 at least, the series will officially go by the name of the Rocky Roads UCI Mountain Bike World Cup presented by Shimano. If you’ve never heard of this website before then you’re not alone. We hadn’t either until the announcement was made... Based in Antwerp (Belgium), Rocky Roads has until now focused mainly on cross-country and cyclo-cross, and boasts incredible (perhaps fanciful?) figures of more than 220,000 unique visitors per day! Those kind of stats would make it one of the most popular websites in the world... which is a touch astonishing for a site that we’d never even heard of, isn’t it?

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www.mashsf.com

Since a couple of months, the Mash Histogram is available on the market in Europe. A new ultra-agressive geometr y, oversized alu tubes… So a real fighting beast for pure street riding. Everybody was wondering if we should stay with only one radical Mash. The answer is finally NO ! The team from San Francisco has just revealed the new weapon based on their very first geometry. Cinelli & Mash announce the BOLT. Always the same philosophy of performance and agressiveness, but instead of the HistoAnnoncée pendant les championnats gram it will be designed a little bit du Monde de Champéry, la nouvelle a less pursuit for the long ride adfait l’effet d’une bombe dans le milieu dicted. Ride Fast ! du mountain bike : le site internet Rocky Roads sera le sponsor-titre de la Coupe du Monde pour les trois prochaines années. Sponsor-titre ? Concrètement, ça veut dire que la série s’appel- www.cestlamerckx.be lera officiellement Rocky Roads UCI Mountain Bike World Cup presented by The ketjes from Brussels did it again Shimano, et ce donc au moins jusqu’en this year with the organisation of 2014. Vous n’avez jamais entendu par- C’est la Merckx II ! 100% Fixed Gear ler de ce site ? Avant cette annonce, Freestyle in the heart of Brussels with nous non plus... Basé à Anvers, Rocky our friends from the adjoining counRoads traitait jusqu’ici surtout de tries in guest like Soundtrack from cross-country et de cyclo-cross, et Paris and even the japanese riders annonce des statistiques exception- from WBase ! Unfortunately the sumnelles (fantaisistes ?) de plus de mer belgian rain devasted the con220.000 visiteurs uniques par... jour ! test… What will not prevent the world Ce qui en ferait tout simplement l’un from giving pleasure as it could. des sites les plus populaires au monde. Resuts : 1/ Marco (Japan) 2/ Simon Etonnant pour une plateforme dont on Gomok (Fr) 3/ Nasty (Japan) n’a jamais entendu parler, non ?

Ces 23, 24 et 25 septembre avaient lieu à Londres trois jours de contest destinés aux messengers, mais bien entendu ouverts à tous les fans de vélo. AlleyCats (sur le thème de “déguisez-vous en hipster”), sprints,… Tout y était pour ravir les mordus d’adrénaline. Comme d’habitude, les frais de participation ont été versés au London Courier Messenger Found ! On aime et on attend ces events partout en Europe!

Le Mash Histogram est disponible sur le marché en Europe depuis quelques mois. Une nouvelle géométrie ultra-agressive, des tubes alu oversized, bref, un monstre d’attaque pour des rides 100% urbains. Tout le monde se demandait si on allait rester calé sur ce nouveau Mash bien radical. La réponse est finalement non ! Le team de San Fransisco vient de dévoiler sa deuxième arme de guerre basée sur la géométrie du premier modèle. Cinelli et Mash nous annoncent le BOLT. Toujours la même philosophie de la performance et de l’agressivité mais, à l’inverse de l’Histogramme, il sera taillé un peu moins poursuit pour les accros de la longue distance. Ride Fast!

C’est la Merckx II

Les Ketjes de Bruxelles ont remis le couvert cette année avec l’organisation de C’est la Merckx II ! 100% Fixed Gear Freestyle en plein coeur de Bruxelles, avec nos amis des pays voisins en guest comme Soundtrack de Paris et même les riders japonais de chez WBase ! Malheureusement la pluie estivale de Belgique s’est acharnée sur l’évènement… Ce qui n’a pas empêché le monde de se faire plaisir comme il pouvait. Résultats : 1/ Marco (Japan) 2/ Simon Gomok (Fr) 3/ Nasty (Japan)


Writer: Web:

Vincent Rocher & Christophe Bortels www.landscape-magazine.com

Nintendo 3DS Nintendo

Starfox 64 3D

Touchgrind BMX

The Art of Flight

Nintendo

Illusion Labs

artofflightmovie.com

Nintendo 3DS

iPad/iPhone/iPod

Red Bull Media House

Released in March 2011 the latest video game console from Nintendo offers a unique feature, the ability to display 3D without requiring special glasses. It really is stunning! Nintendo truly is one step ahead of the competition when it comes to technological innovation in the gameplay. Worthy successor to the Game Boy, the 3DS also features in addition to the 3D display a touch screen and a 3D digital camera. But that is not all, you also get internet, augmented reality games and compatibility with older DS games… The 3DS is definitely a condensed hitec machine that fits in the palm of your hand. Available around 160 euros, the 3DS knows how to do it!

Starfox series was born on the Super Nintendo. Its 3D graphics were outstanding back then but that was a long time ago! It is thus now time to get a serious graphics lifting thanks to the brand new Nintendo 3DS. The adaptation is better than the N64 episode. The game also benefits from the power of 3DS bringing a whole lot more fluidity and speed compared to the original version. No online mode is available, but the local multiplayer mode is very well made. One great idea is the opportunity to see the reactions of the other players through the embedded camera. A shoote’m up in true 3D without glasses, that is a very well done challenge from Nintendo.

The Swedish studio Illusion Labs had already made the craze thanks to its skateboarding game Touchgrind. The very successful fingerboard control system from Touchgrind is now adapted to BMX. One finger on the saddle and the other on the handlebars and you can go and trick all the way around. Barspin, tailwhip, rotations, flips, dozens of combo possibilities. By going through challenges, you unlock spots, bicycles and custom paintjobs. From BMX to mountain biking, concrete parks to mountain trails this game is an addiction. The only way to stop playing might be by sharing your run videos directly on youtube. Available on the Appstore.

With summer almost dead and winter coming at us fast, it’s time to talk snowboards and more specifically, this year’s big cinematic hit, The Art of Flight. The incredible trailers had us salivating, but the film itself just blew us away. The Art of Flight is much more than just a bunch of action sequences; it takes you on an extraordinary journey, from Alaska at the top of North America to Patagonia, at the tip of South America. It’s impossible not to be left dumbstruck when you see the breathtaking beauty of these places, not to mention the skill levels of the riders and the crazy risks that they take to entertain us. The helicopter pilots deserve a special mention too... these guys know no limits.

Sortie en mars 2011, la dernière née des consoles portables de Nintendo a pour caractéristique principale le fait d’afficher de la 3D sans avoir besoin de lunettes spéciales, et c’est vraiment bluffant ! La marque japonaise est toujours un cran en avance sur la concurrence quand il s’agit d’innovation technologique du gameplay. Digne héritière de la Game Boy, cette 3DS embarque, en plus de l’écran 3D, un écran tactile et un appareil photo numérique 3D. Si on ajoute des fonctions internet, des jeux en réalité augmentée et la compatibilité avec les anciens jeux DS, on obtient un condensé hi-tec qui tient dans le creux de la main. Proposée aux alentours de 160 euros, la 3DS commence sa carrière en force.

La série Starfox avait débuté sur la Super Nintendo, et ses graphismes en 3D qui faisaient sensation à l’époque retrouvent une nouvelle jeunesse grâce à la dernière née des portables de la marque nippone. Adaptation plus que réussie de l’épisode N64, le jeu bénéficie de la puissance de la 3DS qui apporte fluidité et rapidité par rapport à la version originale. Pas de mode online, mais le multijoueur en local est très réussi et bénéficie de la possibilité de voir les réactions des autres joueurs grâce à la caméra de la console. Un shoot’em up en vrai 3D sans lunettes, c’est le pari réussi de Nintendo.

Le studio suédois Illusion Labs avait déjà fait sensation avec le jeu de skateboard Touchgrind. Cette fois ils reprennent le même principe de contrôle façon fingerboard, mais l’adaptent au bike. Un doigt sur la selle, l’autre sur le guidon, et c’est parti pour envoyer du trick dans tous les sens. Barspin, Tailwhip, rotations, flips, des dizaines de combinaisons possibles. En relevant des challenges, on débloque des spots, des vélos et des peintures perso. Du BMX au VTT, du park en béton aux trails de montagne, ce jeu dispo sur l’Appstore est une vraie drogue pour rider. Difficile de le lâcher, sauf pour partager les vidéos de ses runs directement sur youtube. Immanquable!

L’été a été pourri et l’hiver approche à grands pas, alors on s’est dit qu’on allait vous parler de snowboard, et plus précisément de la grosse claque de l’année : The Art of Flight. Des teasers ahurissants nous avaient déjà scotchés, mais le film complet enfonce le clou. Plus qu’une suite de séquences d’action, c’est un extraordinaire voyage que The Art of Flight nous propose. Il nous mène de l’Alaska, à l’extrême nord du continent américain, jusqu’en Patagonie, tout au sud. On ne peut que rester ébahi devant les paysages somptueux, le niveau des riders et les risques insensés qu’ils prennent pour nous régaler. Et une mention spéciale pour les pilotes d’hélico... On n’est pas près de s’en remettre.

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01. W-Base Killin’it - 02. LDG LD Labs - 03. Dodici The 9mm - 04. Cinelli Mash bullhorn - 05. Restard Horizontal footstrap - 06. LDG Stainless Adjustable Quill Stem - 07. Bone Deth Vibrator Leopard - 08. MacNeil XLT Bar - 09. Eclat Onyx crank - 10. SDG I-Fly Storm - 11. T-Levell Infinity - 12.Evoc FR Lite 10l - 13. Evoc protestor Vest - 14. Urge Down-O-Matic - 15. O’neal Mayhem Crypt pants - 16. O’neal Mayhem Crypt jersey - 17. O’neal Reactor gloves 18. Blur B2 Karma

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Writer: Photo: Web:

Jonathan Borms Jonathan Borms www.landscape-magazine.com

evoc / courier bag

chrome / citizen

Famous in the world of the mountain bike and snowboard, Evoc now offers two messengers bags. The manufacturing of those enviroment friendly bags is nice, neat and comes along with the characteristic design and colours of the brand. Although it is presented as a pro bag, we recommend it only as a commuter accessory. the straps system and the transverse leach on the stomach aren’t designed for a straight urban ride, but more for a cool home-work way. Next to this, we will give a VERY good point to this bag; the computer-friendly side wich gives him a business-cool asset. Indeed, besides its slightly padded side and of its easy inside arrangements, Evoc proposes inside its bag a superb detachable neoprene style cover for a MacBookPro 13” + an iPad. And that is über cool ! Well done !

Well-know for its red lined and winged lion products, Chrome does not make random choices. Let us start with the Citizen, a medium sized messenger commuter bag. A simple and effective completion, an optimal sobriety with points of colors hidden as inside the bag. Perfect impermeability, a comfortable and quite broad strap, an easy access to large the central pocket, one second small straps which is wedged under the arm not to ensure any swinging of the bag when you ride and also the famous “Flight Belt System” in steel which makes the Chrome’s image. We would have hoped some small additional filing spaces like putting your papers, your keys there, of documents,…and especially a completion less thin on the back to ensure a comfort more optimal in case of heavy load. The Citizen is a non-pro messenger bag, who will be one of your best choices for a daily use!

Célèbre dans le monde du vtt et du snowboard, Evoc nous propose à présent deux messengers bags. La fabrication de ces sacs écologiques est jolie, soignée et accompagnée d’un graphisme et de couleurs fidèles à la marque. Bien que se présentant comme un sac pro, nous ne vous le conseillerions qu’en accessoire «commuter». Le système de grande sangle bandouillère et la fine de maintien transversale est effectivement fort peu adapté à un ride urbain engagé, mais plutôt au chemin maison-boulot tranquille. A ce propos, on notera un TRES bon point à ce sac : son côté computer-friendly qui en fait un super atout business-cool. En effet, en plus de son côté légèrement matelassé et de ses rangements faciles à l’intérieur, Evoc propose à l’intérieur de son sac une superbe housse détachable (schratch) style néoprène pour y placer son MacBook 13’’ + un iPad ! Et ça, c’est über cool, bien joué !

Chrome, bien connu pour ses produits à la ligne rouge et son lion ailé, n’est pas marque à laisser les choses au hasard. Nous commencerons avec le Citizen, le Messenger bag commuter de taille medium. Une finition simple et efficace, une sobriété optimale avec des pointes de couleur cachées comme à l’intérieur du sac. Imperméabilité parfaite, une strap confortable et bien large, un accès facile à la grand poche centrale, une seconde petite straps qui se coince sous le bras pour n’assurer aucun balancement du sac lors du ride et aussi la célèbre fermeture «ceinture d’avion» en métal qui fait l’image de Chrome. Seuls manquent sur ce sac quelques petits espaces de rangement supplémentaires comme pour y caser vos papiers, vos clés, des documents,... et surtout une finition plus épaisse au niveau du dos pour assurer un confort plus optimal en cas de charge lourde. Le Citizen est un messenger bag non pro, qui sera un de vos meilleurs choix pour une utilisation quotidienne !

www.evocsports.com

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www.chromebagsstore.com


Writer: Photo: Web:

Jonathan Borms Jonathan Borms www.landscape-magazine.com

bagaboo / workhorse

chrome / berlin

Bagaboo, made in Hungria, is specialized into the handmade messenger bag. From pro to casual, they propose you all. Everything is customisable in the detail on their website, you can create your own personnal bag whic will be delivered in three days. The Workhorse is without a doubt a powerfull tool for all professionnals. Everything is there ! Big space, safety patches, second foam skin for you back, double straps to !..... Your shoulder, easy set up... We have tested the medium model which is already huge. You will be able to move with a drawer with the XL bag :-). Very good bag, but dedicated to the pro and maybe too big and complicated for commuters.

At the opposite of the classic Citizen, here is the Berlin; the messenger bag pro from Chrome. Single size, great big & easy access pocket, this model will charm the messengers in lack of space. With the image of his little brother The Citizen, the design is very pure and refined but with beautiful hidden surprises like the second straps dissimulated in a small arrangement, what will enable you to transform this bag pro and bulky in a utility a little more discrete if you do not transport large loads or if you do not ride. Although the back of the bag is a little bit more fat than the Citizen, we would have liked bigger as the Bagaboo for the loaded rides. We would have also wished one or two additional various pockets as with Citizen. The Berlin is defenitely made for the pros by his size and its focntionnalities, but will doubtless like the loaded commuters by his more friendly and less complex side than Bagaboo.

Bagaboo, Made in Hongrie, est spécialisé dans le messenger bag fait main. Du pro au casual, ils proposent tout. Et tout est customisable à souhait dans le detail via leur site web, vous pouvez donc créer votre sac unique qui vous sera livré en trois jours chez vous. Le Workhorse est sans aucun doute une arme redoutable pour tout professionnel. Tout y est, vaste rangement, bandes réf léchissantes, renfort dans le dos pour les charges lourdes, double straps pour soulager votre épaule, système de réglages rapides et f luides... Nous avons testé le medium, déjà énorme. Vous pourrez facilement emmener une commode avec le XL :-). Très bon sac, mais destiné à une utilisation pro car v ite encombrant pour des commuters.

A l’opposé du classique Citizen, voici le Berlin, le messenger bag pro de chez Chrome. Taille unique, grand rangement facile d’accès, ce modèle ravira les messengers en manque d’espace. A l’image de son petit frère le Citizen, le design est très pur et raffiné mais avec de belles surprises cachées comme la seconde strap dissimulée dans un petit rangement, ce qui vous permettra de transformer ce sac pro et volumineux en un utilitaire un peu plus discret si vous ne transportez pas de grosses charges ou que vous ne roulez pas. Bien que le dos du sac soit un peu plus renforcé que le Citizen, nous l’aurions aimé plus gros comme le Bagaboo pour les rides chargés. On aurait également souhaité un ou deux rangements divers supplémentaires comme avec le Citizen. Le Berlin est définitivement créé pour les pros par sa taille et ses fonctionnalités, mais plaira très certainement aux commuters chargés par son côté plus friendly et moins complexe que le Bagaboo.

www.bagaboo.hu

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www.chromebagsstore.com


photos: Jonathan Borms

test / N7EVEN

Orbit Writer: Web:

Stanley Wozniak www.n7evenbikes.be

Being a diehard believer in aluminium, I couldn’t resist when one of Belgium’s newest frame-builders N7even invited Landscape to test their Orbit track frame. N7even, who also do a really cool range of road bikes, sell the Orbit as a frame kit with carbon forks and seatpost. And as this is a 100% Belgian product, I was keen to do it justice. Being able to transfer my own components onto the frame meant I could compare it properly with my own regular aluminium frame, and test the impact of the extra carbon boost.

From the moment my feet hit the pedals, it was clear that N7even have come up with a bike that is going to the spot. The aluminium frame is impressively responsive, and when you’re sprinting you can feel the rear dropouts flex, helping to give you powerful acceleration. Every gear change is explosive, and even with my short legs, I felt like a sprint champion. I’d been worried that I was going to find myself with a very rigid frame, and the carbon forks didn’t help, but, despite the awful state of the Belgian roads, I

was surprised to find the first few kilometres in the saddle really comfortable. In order to test it to the limits, I took it over the cobbles a few times, but even though it’s designed for the track, that caused no problems at all. It was starting to feel like this bike could cope with any surface. However, it’s not quite as flexible as it first seems. The Orbit’s geometry is not entirely suited for pure, hard road rides, despite the drilled carbon forks. After around 60km, I was struggling to get it to maintain a rhythm. This is essen-

tially a track bike, made to ride fast, very fast, but not over long distances. The stays are a bit of a let-down because of the brazing which is similar to that of the Leader 725 and the Fuji Track. The seatpost clamp is far too chunky and not especially easy to adjust. The price is on the high side, but if you want that ‘Made in Belgium’ tag, then who’s counting? After racking up more than 700km, I certainly didn’t want to part company with it.

Roulant exclusivement sur de l’aluminium, je n’ai pu refuser l’invitation à l’essai du Orbit proposé par la toute jeune marque N7even, proposant aussi une très chouette gamme de vélo de route. Enfin une nouvelle bête à dompter et pas des moindres. Proposée en kit cadre avec fourche et seatpot carbone. Pur produit Belge, je me devais de lui faire honneur. Le transfert de mes propres pièces sur le cadre me permettra de vraiment comparer avec mon aluminiun de tous les jours avec un petit plus,

la potence carbone, enjoy. Dès les premiers coup de pédales, on comprend vite que N7even a cherché à offrir un vélo qui en redemande. Le cadre alu est impressionnant de réactivité, lors d›un sprint on peut sentir les pattes arrière bouger, offrant une accélération puissante. Une vrai petite bombe à chaque relance. Même avec mes petites jambes je suis devenu imbattable au sprint. J’avais peur de tomber sur un cadre très dur, la fourche carbone n’aidant pas, je fus bien surpris de le trouver

vraiment agréable dès les premiers kilomètres malgré l’état déplorable de nos routes belges. J’ai pas hésité à me faire plusieurs rides sur pavés, histoire de le pousser à bout, aucun souci pour lui malgré qu’il soit conçu pour la piste. Il passe partout. Malgré sa polyvalence de premier abord, sa géométrie n’est tout de même pas très conseillée pour la route pure et dure malgré le perçage de fourche. Après 60 km, j’avais du mal à lui faire tenir un rythme. C’est un piste, fait

pour rouler vite, très vite mais pas longtemps. Les haubans décoivent un peu par leurs soudures rappellant le Leader 725 et le Track de chez Fuji. Le collier de serrage du tube de selle est beaucoup trop imposant et pas forcement facile à régler. Le prix n’est pas des plus atractifs mais quand on veut du Made in Belgium, on ne compte pas. Après plus de 700km avec, il fait partie des vélos dont on a du mal à se séparer.

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photos: Christophe Bortels

test / Yeti

SB-66 Writer: Christophe Bortels Web: www.yeticycles.com

To mark their 25th anniversary, Yeti didn’t feel it was enough to bring out limited edition versions of some of their models in their distinctive colours. Instead, they came up with a completely new bike, the SB-66. This little gem of a 150mm trail bike is a real work of art on wheels. There’s one thing in particular that makes it stand out: the main axis of the rear swingarm is mounted onto a (completely sealed) eccentric link that adjusts the pivot point during the stroke. The special system, which is

called Switch, is designed to optimise the suspension and isolate it from pedal feedback. Having tested the SB-66 on a wide variety of terrains, we can confirm that they’ve achieved that. The most surprising thing is the very limited pedal feedback, even given the comfortable sag settings. Sometimes, on rolling ascents, you even forget to block the shock absorbers. It eats up the hills and the kilometres with equal ease, something that is made possible by the flexible geometry and, it should

be noted, the very high- spec components used in the range (Kashima coated Fox suspensions, XTR transmission and brakes etc.) and that helped make the model we tested very light. 12.5kg for a 150mm trail bike, and a large frame at that, could be a lot worse... The 150mm travel comes into its own when attacking the descents, and the bike absorbs the shocks without too much difficulty, even if it doesn’t offer the suppleness of a good enduro bike. The SB-66 is a pure trail bike, designed

to ride, climb, descend and for messing about on single tracks. If you had to have just one bike for all of that, this would be a decent choice! One thing to bear in mind if you decide you want to buy one of these beasts is that Yeti sizes are generally on the large side...

Pour célébrer ses 25 ans, Yeti ne s’est pas contenté de proposer certains de ses modèles aux couleurs emblématiques de la marque en édition limitée. Non, ils nous ont aussi concocté un tout nouveau bike, le SB-66. Ce petit bijou de 150mm de débattement est une véritable oeuvre d’art sur roues, mais il a une autre particularité : l’axe principal du bras arrière est monté sur un excentrique (entièrement étanche) qui déplace le point de pivot pendant la course de

l’amortisseur. Le système, appelé Switch, a pour but d’optimiser le fonctionnement de la suspension, de limiter le pompage et d’isoler la suspension de la transmission. Après essai de ce SB-66 sur terrain bien varié, on peut dire que l’objectif est atteint. Le plus bluffant, c’est surtout le pompage très limité, même avec un sag bien confortable. On en oublie même parfois de bloquer l’amortisseur dans les montées roulantes. Du coup, on peut avaler les côtes et les kilomètres

très facilement, ce qui est facilité par la géométrie polyvalente et, il faut l’avouer, le montage très haut de gamme (suspensions fox avec traitement Kashima, transmission et freins XTR, etc) et très light de notre exemplaire de test. 12.5kg pour un 150mm, en taille Large en plus, y a pire... Mais ces 150mm, ils sont bien là quand on attaque en descente et le bike avale les chocs sans trop de problème, même si on ne bénéficie quand même pas ici de la douceur d’un bon gros vélo d’en-

duro. Ce SB-66 est donc un pur bike de trail fait pour rouler, monter, descendre et s’amuser dans les petits singletracks. Si on ne devait avoir qu’un vélo pour tout faire, ça pourrait bien être celui-ci! Attention, si vous souhaitez vous offrir la bête, sachez que les Yeti taillent large en général...

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photos: Jonathan Borms

Bone Deth, a small, slightly off-therails US outfit obsessed with the themes of sex, booze and zombies, have unveiled a Sean Burns signature street frame under the name of Creepozoid, which is specifically designed for Gap hardcore riders. In a word, this is a frame completely in the image of the man who has put his name to it… Not big on fine detail and finishing, it’s simple, tough and solid.

Weighing 2.3 kg, this is among the heaviest of the frames of its type, but then you wouldn’t expect to see Sean Burns riding on something flimsy when he’s throwing down his wall jumps or doing his bird impressions - five metre gaps and landing on the flat… Bang! So, no doubting that the main thing about this frame its solidity, but there are a couple of pleasing details that caught our eye, including the

more refined engraving and brazing. Sean may be a complete beast, but he has also been known to quaff champagne in a silk dressing grown. After all, we all have a soft side. Mr. Burns is mainly known for his brutal gaps and grinds, and much less for his tricks, but this pure street frame is very well balanced and makes for an enjoyable riding experience. It will satisfy the more demanding rider, as long as they’re OK

Bone Deth, petite marque américaine légèrement déjantée version « Sexe, Alcool & Zombie », nous dévoile un cadre signé Sean Burns conçu pour streeter dans le domaine du Gap hardcore, dénommé « Creepozoid ». Bref, un cadre complètement à l’image de Sean Burns le barbare… On fait pas dans le détail ou la finiton, simple mais du gros costaud qui tâche. Avec ses 2,3 kg, il se place dans la catégorie des cadres contemporains les plus lourds, mais ceci dit, on ne va pas donner une feuille de papier

à Sean Burns pour se jeter contre les murs ou se prendre pour un oiseau en faisant des gaps de 5 mètres en réception à plat… Bam ! Une solidité à toute épreuve certes, mais bon, on aurait quand même aimé un ou deux détails en plus d’une petite gravure et des soudures un rien plus esthétiques. Ok Sean est un animal, mais bon lui aussi aime parfois un verre de champagne dans un peignoir en soie. Il y a un snob en chacun de nous. Mr. Burns est en effet connu pour ses gaps et ses grinds destructeurs mais nettement moins pour ses

tricks, malgré ça ce cadre pur street est très bien équilibré et très agréable à rouler. Il satisfera également les riders pointilleux si ceux-ci sont ok pour rouler sur un cadre un peu plus lourd que le haut de gamme classique. Un kit de frein amovible avec rotor est prévu, mais les pattes de frein ne sont pas facilement adaptables sur toutes les machoires. Il ne vous reste plus qu’une seule chose à faire, écouter les Cramps et vous acheter un jeans noir de minimum 20 ans d’âge.

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to ride on a frame that’s a bit heavier than the classic top-end models. There are removable brake and gyro mounts, but the brake brackets are not easily adapted for use with all brake sets. All that’s left for you to do now is stick the Cramps on your IPod, and buy yourself a pair of vintage black jeans – just make sure they’re at least 20 years old.

Specs: TT length: 20,5’’ & 21’’ Rear end length: 13,65’’ Head tube angle: 74,5 Seat tube angle: 71 Weight: 5,1 lbs Standover hight: 8,5’’ BB high 11,5’’ Mid Removable brake and gyro mounts Thumbs logo on TT & DT gussett Available in Rat grey, Chrome a toast & Coffin black


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photo: Viktor Strasse

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Viktor Strasse Interview Web: Writer: Photography:

www.viktorstrasse.de Vincent Rocher Viktor Strasse

Photography is an essential ingredient of the alternative sports scene. Every moment is like a blank canvas on which the rider prints their own style, the photographer has to capture an instant in time, sometimes a fraction of a second. Even the best material in the world does not make for a striking image in itself; the snapper’s art lies in their ability to make choices, to select the best angle, lighting and shutter speed. Just as a top Formula One driver knows his vehicle inside out and has to make critical decisions when the action is at its most intense, so the photographer needs to be completely in tune with his camera. Viktor Strasse is one of the F1 photographers of the bike world, renowned for his brilliant use of natural and artificial light. Landscape caught up with him and asked him to explain his vision of the photographer’s art. Viktor, how did you get started in photography? I was always pretty interested in photography. When i started to ride BMX i bought all the BMX Mags i could get. I was pretty psyched about the good photos from all around the world and wanted to have photos like this from me and my friends. I bought a Canon EOS 3 and the story begun. What are the highlights of your career and the images associated with them? I´m not sure if there is a real highlight. It´s always a highlight make people happy with my work. One of the top experiences were in 2008. I was invited for a trip to China. I would say this was a highlight. China is a pretty interesting country and you never often get the chance to go there an shoot photos with your friends. I guess Asia has a lot to offer. Many good spots with a very interesting culture and good people. issue #16 - 23 /92

You have experienced the transition from film to digital. Did you make the transition directly or were you rather distrustful? At the beginning i shot with film and it was a real challenge. The progress is not that fast and you have to learn step by step. But it´s a good way to learn and you get a good feeling how a camera works. You think twice before you shoot with film. A lot of people were distrustful at the beginning of digital photography. The quality of a good film photo was much better. The colors, the brilliance, the sharpness were on a lower level. I took a while for the change. Have you kept your film camera or do you see yourself getting back into that? Unfortunately i haven´t kept my first camera because i needed the money for the change from film to digital. I bought a Canon D60 with 6,5 Megapixel and a memory card with 1GB. 1GB were about 300 € these days. In 2008 I bought an old Mamiya 645 (from the 60ies) medium format camera in Hong Kong. I would love to shoot more with that camera but it takes so much more time to get good photos. In your pictures we can see a real lightning mastering. Do you get these skills in studio photography? Good question! I don´t have so much studio experience. But I´m also pretty stoked if i see how creative you can be in a studio. I always keep my


photos: Viktor Strasse

eyes open for all kind of photography. I would say that a copy a little bit the lightning from studio photography into action photography. I bookmark a lot of sites from photographers around the world and you can learn a lot especially from studio phtographers. But don´t copy a style. Try to bring your own style in your photos. Canon or Nikon? I have to say Canon. I started with Canon and I could keep all my lenses when I changed from film to digital. At the beginning of digital photography Canon were miles ahead. There was no reason for Nikon these days. What does your typical photo bag contain? I have to keep it light and mobile. Unfortunately it does´nt work so well. Here we go : Camera : Canon 5D mk II Lenses : Canon EF 100-400mm f4.5-4.6L Canon EF 24-105mm 1:4L Canon EF 85mm 1:1:2L II Canon EF 24-105mm 1:4L Sigma EF 15mm Fisheye Flashes : Sunpak 622 Super Pro Quantum Qflash X5d-R with Norman 400B Batterie pack Canon Speedlite 550EX Transmitters : Pocket Wizards Plus II How do you bring your lightning equipment on location? I bought a trolley which is pretty usefull for the heavy stuff. High sensibility, high resolution, portable lightning equipement,... this is the evolution of pho-

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tographic equipment today. How do you imagine the new improvements in the years to come? I´d love to see lighter Batterie packs with more power for sure! For my current Camera i would like to have a better focus system with more focus fields. Germany is a great playground for action sports but, in your dreams, where do you would like to shoot? I always wanted to go to Japan. It was my no. 1 destination. Unfortunately it was ! Argentina would be sweet. It’s difficult to live on photography these days. Competition is tough and the press crisis doesn’t help. How do you see the future of the profession? Cameras getting better and better on a lower price but you need a person who is in passion. Somebody who brings out the best of the equipment. You always have to push yourself. If you love what you do you´re getting better and better. In my opionion if you do good job with passion you will stay in the game. Video has come to SLRs. What’s your opinion on this? I´m pretty stoked how good it looks like. You see so many good stuff. But on the other hand i get bored pretty fast. There are some styles which i like a lot but to many people copy the same style. Only the real creative people will stand out. It makes the whole video thing pretty interesting. When i bought the 5D mk II i was excited and wanted to film. It´s a complete different thing and it needs a lot time. Unfortunately i don´t have the time to film besides photography.

Do you have any advice for those who are starting out in sports photography? Be interested. Don´t expect quick results. Composition is important. Think twice about it. I would start with a good 50mm lens and try to bring the best out of it. If you have the chance to buy a camera with full format sensor buy it. Sunpak is always good. Cheap flashes with good power. Keep it simple and be focused on the photo. Is there anything you want to add? Thanks a lot for the opportunity to talk a little bit about photography in your mag. Thanks a lot t all they took me to journeys. Thanks a lot to all they supported me. Keep up the good work with your Mag !!!

« I always keep my eyes open for all kind of photography »


La photographie est un élément indissociable des sports alternatifs. Puisque chaque spot est comme une toile vierge que le rider imprime de son style, le photographe doit capter un instant, une fraction de seconde, une parenthèse dans le temps. Tout son talent réside dans des choix: de l’angle à l’éclairage, de la vitesse à l’ouverture, et même avec le meilleur matériel du monde une image ne se fait jamais toute seule. A l’instar d’un pilote de F1, le tout est de connaître sa machine, de savoir quand utiliser tel ou tel paramètre, et de savoir le faire au coeur de l’action. On vous présente un des Michael Schumacher de la photo de bike, spécialiste de la combinaison entre lumière naturelle et lumière artificielle. Viktor Strasse nous livre sa vision de la photographie. Viktor, comment as-tu débuté la photo? J’ai toujours eu un intérêt pour la photographie. Quand j’ai commencé le bmx j’achetais tous les magazines spécialisés que je pouvais. J’étais scotché par toutes les bonnes photos d’un peu partout dans le monde et je voulais avoir le même genre d’images de moi et mes potes. J’ai alors achété un Canon Eos 3 et l’histoire débuta. Quels sont les moments forts de ta carrière jusqu’à présent? Je ne sais pas si on peut vraiment parler de moments forts. En fait à chaque fois que des gens sont heureux de voir le résultat de mon travail, c’est un moment fort. Une de mes plus belles expériences fut mon trip en Chine de

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2008. J’étais invité pour suivre des riders durant leur trip dans l’Empire du Milieu. On peut dire moment fort c’est vrai. La Chine est un pays très intéressant et avoir la chance d’y aller pour un reportage avec des amis c’est une occasion très rare. J’ai découvert que l’Asie avait énormément à offrir, non seulement au niveau spots pour rider mais surtout vis-à-vis des gens que l’on y rencontre et de leurs cultures. Tu as vécu la transition entre la photo argentique et numérique. Est-ce que ce fut facile pour toi? A mes débuts je shootais avec des films et c’était un vrai challenge. Les progrès ne sont pas si rapides et il faut apprendre pas après pas. C’était une bonne école pour comprendre le fonctionnement d’un appareil photo au niveau lumière, vitesse et ouverture. Il fallait réfléchir à deux fois avant de déclencher. Beaucoup de gens étaient méfiants au début de la photo numérique car la qualité du film était encore supérieure. Les couleurs, les contrastes, la netteté étaient un cran en dessous avec les premiers appareils digitaux. Il a fallu du temps pour que ça change. As-tu gardé ton matériel argentique? Malheureusement pas ! J’ai dû le revendre pour passer du film au digital. J’avais acquis un Canon D60 de 6,5 millions de pixels et une carte mémoire de 1 Go. A l’époque une carte de cette capacité coûtait 300 euros! En 2008 j’ai acheté un vieux appareil moyen format à Hong Kong, un Mamiya 645 des années 60. J’aimerais shooter plus avec lui mais ça prend beaucoup de temps pour obtenir de bonnes images.

Dans tes images on sent une vraie maîtrise de l’éclairage. As-tu développé ces connaissances via la photo de studio? Bonne question. Je n’ai pas tant d’expérience que ça en la matière mais je reste toujours impressionné par les possibilités créatives que l’on peut avoir en studio. Je reste toujours attentif à toutes les branches de la photographie. Je peux dire que j’intègre un peu l’éclairage façon studio à la photographie de sports extrêmes. J’ai beaucoup de sites de photographes du monde entier dans mes favoris et on peut vraiment y apprendre beaucoup, surtout des photographes de studio. Mais il ne faut pas juste copier un style. Il faut développer le sien. Canon ou Nikon? Je dois dire Canon. J’ai commencé avec cette marque et j’ai pu garder toutes les optiques quand je suis passé au numérique. Au début de l’ère digitale, Canon était bien meilleur que la concurrence et il n’y avait pas de raison de passer chez Nikon à ce moment là. Qu’est ce qu’on trouve dans ton sac photo? Je dois le garder léger et pratique. Malheureusement c’est pas toujours le cas! Canon 5D mk II Canon EF 100-400mm f4.5-4.6L Canon EF 24-105mm 1:4L Canon EF 85mm 1:1:2L II Canon EF 24-105mm 1:4L Sigma EF 15mm Fisheye Sunpak 622 Super Pro Quantum Qflash X5d-R with Norman 400B Batterie pack Canon Speedlite 550EX Pocket Wizards Plus II


photo: Viktor Strasse

Mais comment tu transportes tous ce matos d’éclairage sur les spots? J’ai acheté un chariot, ce qui est vraiment très utile pour le matériel lourd. Haute sensibilité, haute résolution, éclairage portable..., c’est l’évolution actuelle du matériel photo. Comment imagines-tu les prochaines innovations? J’aimerais voir des batteries plus légères et plus puissantes pour l’éclairage. Au niveau des appareils j’aimerais un meilleur système autofocus et plus de zones de mise au point. L’Allemagne est un magnifique terrain de jeu pour les sports outdoor, mais dans tes rêves, où voudrais-tu shooter? J’ai toujours été attiré par le Japon. C’était ma destination rêvée n°1 jusqu’aux tragiques évènements de ce début d’année. Maintenant je pense de plus en plus à l’Argentine. C’est difficile de vivre de la photo. La compétition est serrée et la presse est en crise. Comment tu vois l’avenir? Les appareils deviennent de mieux en mieux et ce pour un prix plus abordable. Malgré tout il faut être passionné pour sortir de bonnes choses avec un équipement donné. Il faut toujours se remettre en question pour s’améliorer. Si tu

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aimes ce que tu fais, tu le feras de mieux en mieux. Donc à mon avis si tu fais du bon boulot avec passion, tu resteras dans la course. La vidéo qui débarque dans les reflex, c’est bon ou pas? Je suis bluffé par le résultat qui en sort. On voit tellement de belles vidéos maintenant mais d’un autre côté on s’en lasse rapidement. Il y a beaucoup de styles que j’aime mais beaucoup de monde copie les mêmes idées. Seulement les gens très créatifs sortent du lot. Ca donne un coup de fouet au monde de la vidéo et c’est très intéressant. Quand j’ai acheté le 5D mark II j’étais emballé à l’idée de filmer. C’est vraiment une approche différente qui demande beaucoup de temps et je n’en ai pas énormément à côté de la photo. As tu des conseils à donner aux débutants dans la photo de sport? Soyez ouvert et attentif. N’espérez pas que ça vienne tout seul dès le début. Ayez toujours ça en tête. J’aurais voulu commencer avec une bonne optique fixe 50mm et en tirer le maximum. Si vous pouvez acheter un reflex digital plein format, allez-y. Les flashes Sunpak ont un très bon rapport qualité/prix. Ne cherchez pas trop les complications et restez focalisé sur la photo.

As-tu un truc a ajouter? Merci de m’avoir donné l’opportunité de parler de la photo dans votre mag. Merci à tous ceux qui m’ont fait voyager. Et merci à tous ceux qui me supportent. Continuez le bon boulot avec Landscape!

« Si tu fais du bon boulot avec passion, tu resteras dans la course. »


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photo: Vincent Rocher - rider: Sam Flockhart

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photo: Christophe Bortels - rider: Dan Atherton

photo: Nicolas Niederpr端m - rider: Steve Peat

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photo: Christophe Bortels - rider: Gee Atherton


La BResse France / 06.08-07.08.2011

Web: www.labresse-mtbworldcup.com Writer: Christophe Bortels Photography: Vincent Rocher, Christophe Bortels & Nicolas Niederprüm

With the fastest riders completing the descent in just over two minutes, La Bresse isn’t one of the longest courses in the World Cup calendar; in fact, it’s officially the shortest. It’s not the fastest either, or the most spectacular... or the most technical. Even so, that didn’t stop La Bresse from being named the best stage of the World Cup when it staged its first event back in 2009. The Vosges course has plenty going for it: the charm of an old school trail that starts on the plains before plunging into a brutal and rock-packed descent, before a final stretch that is fast and free, close to the centre of the town. It also helped that the crowds were big and the weather was fantastic! Descendue en un peu plus de 2 minutes par les meilleurs, la piste de La Bresse n’est pas la plus longue du calendrier mondial. C’est même la plus courte. Ce n’est pas non plus la plus rapide, la plus spectaculaire ou la plus technique. Ca n’a pourtant pas empêché La Bresse de décrocher en 2009, pour sa première édition, le titre de meilleur évènement de la Coupe du Monde. Il faut dire que la piste vosgienne a un atout considérable : le charme d’une trace old school qui débute dans les prairies avant de plonger dans la pente très brute et bourrée de roche, et un final dégagé et rapide à deux pas du centreville. Sans oublier un public nombreux et chaud comme la braise ! Deux ans après ces débuts réussis, la Coupe du Monde était donc de retour à La Bresse cette année. Avec un tracé quasi inchangé et des spectateurs présents dès les entraînements, nul doute que cette course allait à nouveau être un succès. La question principale

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Two years on, the World Cup returned to La Bresse in 2011. With the route almost unchanged from 2009, and spectators gathering in numbers as soon as the practice runs began, it was clear from the start that another successful stage was on the cards. The question on most people’s lips was: could Aaron Gwin seal the World Cup title during this sixth and penultimate stage? The American had already clinched four of the first five stages, with his only slip coming at Fort William. He went into the La Bresse stage not even needing victory in order to confirm the title, but then Gwin is a natural-born competitor who rides to win! He proved that in the qualifiers, where he recorded the best time, two seconds faster than Steve Smith and Gee Atherton. However, to everyone’s surprise, in the end it was the South African Greg était donc : Aaron Gwin allait-il décrocher le titre lors de la sixième et avant-dernière épreuve de la Coupe du Monde ? A ce moment-là, après cinq des sept manches que compte la world cup, l’américain affichait quatre victoires au compteur et n’avait trébuché qu’une seule fois, à Fort William. La victoire n’était pas indispensable à La Bresse pour remporter le général, mais Gwin est un compétiteur, et il roule pour gagner ! Il va le prouver dès les qualifications en signant le meilleur temps, 2 secondes devant Steve Smith et Gee Atherton. Et pourtant, à la surprise générale, c’est le sud-africain Greg Minnaar qui va s’imposer en finale - signant au passage sa deuxième victoire de la saison -, juste devant Gee Atherton et Aaron Gwin, “seulement” troisième. Une place qui permettra évidemment à Gwinny de remporter pour la première fois le général de la Coupe du Monde ! L’américain aurait-il finalement levé le pied pour assurer le coup ? En voyant son sourire un peu forcé

Minnaar who took the stage by storm, recording his second victory of the season, just ahead of Atherton. Gwin could only manage third, though even that was enough to hand him his first World Cup title! So had the American perhaps decided to go easy, with an eye on the crown? Looking at his forced smile on the podium, probably not... Other talking points of the weekend included the disqualification of 2009’s winner Steve Peat for ending up on the wrong side of one of the gates at the start of his run. There was also Fabien Barel’s announcement that he would be retiring after the World Championships at Champéry. And in the women’s competition, there was the storming performance of Tracy Moseley, who finished over five seconds clear of her closest competitors to notch a fourth victory of the season... sur le podium, on peut en douter... Parmi les autres moments forts de ce week-end, on retiendra la disqualification du vainqueur de 2009, Steve Peat, qui est passé derrière un piquet en début de run, l’annonce par Fabien Barel de son retrait de la compétition après les championnats du Monde de Champéry, et chez les filles la victoire écrasante de Tracy Moseley qui relègue ses adversaires à plus de 5 secondes et décroche une quatrième victoire cette saison...

« Le charme d’une trace old school »


photo: Christophe Bortels - rider: Steve Smith

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Val Di Sole Italy / 19.08-21.08.2011 Web: www.valdisoleevents.it Writer: Christophe Bortels Photography: Christophe Bortels

The final stage of the 2011 World Cup at Val Di Sole, in Northern Italy presented the riders with the most technical course of the season. To call it challenging would be an understatement. This run was brutal... There’s no image that can properly convey the difficulty levels and the gradient of the slopes at Val Di Sole. You have to see it with your own eyes to understand what the riders and their machines are up against on this rock-packed course. There are a multitude of possible routes but none of them are really smooth. This is a stage where there’s way of avoiding a real battering. And it’s a case of stay on your bike at all costs, because the consequences of a wipe-out tend to be very painful. To cap things off, this year, the stage took place in the searing heat (35°) and it was very dusty. At Val Di Sole, the leader of the women’s series, Tracy Moseley found herself in a position similar to the one that Aaron Gwin was in at La Bresse: four victories in the bank and a comfortable lead in the overall standings, but the title was not yet mathematically safe. The British rider looked

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well placed to protect her lead when she recorded the fourth fastest time in the qualifiers and then, despite suffering a bad wipeout in the morning practice session, clocked the fifth best time in the final. That was enough to hand Moseley her second World Cup title, and to give Trek World Racing a nice double, following Gwin’s victory in the men’s. However, the biggest sensation of the weekend was a first ever World Cup victory for the recently crowned French champion, Myriam Nicole! Her compatriot, Floriane Pugin had recorded the best time in qualifying, but Nicole managed to turn things around in the final, completing her run almost one second faster than Pugin. Obviously delighted with her performance, Nicole did a celebratory circuit of the finishing zone on the back of third-placed rider, Rachel Atherton. Meanwhile, in the men’s competition, Aaron Gwin had already bagged the title during the previous stage at La Bresse, but in Italy he was focusing on another challenge: to become the first man to win five stages of the World Cup in a single season. Incidentally, this was a feat that had already been matched and bettered by the legendary women’s rider Anne-Caroline Chausson on several occasions. In 1998 and 1999 Chaus-

son claimed seven stages, while in 2000 and 2001 she won six! Anyway, Gwin became the first male competitors to reach the five stage landmark, finishing first in both qualifying and in the final. Second place was claimed by Danny Hart, who, just as he had done in 2010, caused a real scare when he narrowly avoided a major wipeout on the final bend, in the process sending up a cloud of dust reminiscent of an Icelandic volcano. With Steve Smith missing out through injury, the young British rider climbed a place in the overall standings to finish fourth, just behind last year’s champion Gee Atherton, who had to settle for third place, and Greg Minnaar, who finished second yet again...

“ A cloud of dust reminiscent of an Icelandic volcano”


photo: Christophe Bortels - rider: Danny Hart

Pour cette finale de la Coupe du Monde, les pilotes se retrouvaient sur la piste la plus technique de la saison : Val Di Sole, dans le nord de l’Italie. Technique? Brutale il faudrait dire...

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Aucune image ne peut rendre compte de la difficulté et de la pente, il faut le voir de ses propres yeux pour se rendre compte de ce que les pilotes et les machines encaissent sur cette piste bourrée de roche. Une multitude de traces possibles mais aucune vraiment fluide. Résultat, ça claque et ça cogne dans tous les sens. Et en cas de chute, ça fait en général très mal. Pour couronner le tout, c’est année il faisait très chaud (35°) et très poussiéreux. A Val Di Sole, Tracy Moseley était un peu dans la même situation qu’Aaron Gwin à La Bresse :

quatre victoires au compteur, une avance confortable au général mais le titre pas encore acquis mathématiquement. La Britannique va bien gérer cette avance, signant le quatrième temps des qualifs et le cinquième chrono en finale, malgré une lourde chute lors des entraînements du matin. C’est le deuxième sacre mondial pour Moseley, et un beau doublé pour le Trek World Racing après le titre de Gwin. Mais la grosse sensation du week-end, ce sera la toute première victoire en coupe du Monde pour la récente championne de France, Myriam Nicole ! Sa com-


patriote Floriane Pugin avait pourtant signé le meilleur temps des qualifs, mais Nicole va renverser la tendance en finale en descendant près d’une seconde plus vite que Pugin. Evidemment très heureuse, elle s’offrira un tour de la raquette d’arrivée sur le dos de Rachel Atherton, troisième de la course. Chez les hommes, Aaron Gwin avait le titre en poche depuis La Bresse, mais il lui restait un défi : devenir le premier homme à gagner cinq manches de Coupe du Monde en une seule saison. On dit bien homme, car une femme avait déjà réalisé cette performance, faisant même mieux. issue #16 - 35 /92

La légendaire Anne-Caroline Chausson était en effet montée... sept fois sur la plus haute marche du podium en 1998 et 1999, et six fois en 2000 puis en 2001 ! Mission accomplie pour Gwin qui va s’adjuger la première place en qualifications et en finale... Deuxième de la course, Danny Hart s’est comme en 2010 fait une bonne frayeur en allant prendre violemment appui dans le dernier virage, dégageant un nuage de poussière digne d’un volcan islandais. Grâce au forfait de Steve Smith sur blessure, le jeune britannique gagne une place au général de la Coupe du Monde et termine quatrième, juste derrière Gee Atherton

(qui doit se contenter de la troisième place après son titre de l’année dernière) et Greg Minnaar, à nouveau deuxième...

“ Un beau doublé pour le Trek World Racing “


Photo: Christophe Bortels - rider: Mickael Pascal

Photo: Christophe Bortels - rider: Robin Wallner

Photo: Christophe Bortels - riders: Myriam Nicole & Rachel Atherton

2011 Downhill World Cup overall Men 1 - Aaron Gwin - 1558 2 - Greg Minnaar - 1093 3 - Gee Atherton - 1009 4 - Danny Hart - 879 5 - Steve Smith - 772 issue #16 - 36 /92

6 - Brook Macdonald - 742 7 - Cameron Cole - 676 8 - Troy Brosnan - 625 9 - Justin Leov - 621 10 - Josh Bryceland - 616

Women 1 - Tracy Moseley - 1465 2 - Floriane Pugin - 1390 3 - Rachel Atherton - 1115 4 - Myriam Nicole - 929 5 - Sabrina Jonnier - 889

6 - Emmeline Ragot - 705 7 - Emilie Siegenthaler - 621 8 - Petra Bernhard - 552 9 - Jill Kintner - 412 10 - Manon Carpenter - 387


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Photo: Christophe Bortels - rider: Danny Hart - illustration: Cyndie Belhumeur

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Photo: Christophe Bortels - rider: Aaron Gwin

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MTB World Championships

Champéry - Switzerland / 31.08-04.09.2011 Web: Writer: Photography:

www.bikepark.ch Christophe Bortels Christophe Bortels

At the start of September, Champéry, Switzerland played host to most important event in the MTB calendar: the World Championships. It turned out to be an unforgettable weekend: four disciplines, some wild courses, plenty of epic contests and, in the end, some great champions... When we first learned that Champéry had been selected as the venue for the World Championships, excitement levels at Landscape Towers went through the roof. There’s always something special about this competition: the intensity of all the events taking place on the same course, and the significance of the titles at stake. But taking it to Champéry... wow! This little Swiss village’s only previous experience of staging similar events were two World Cup stages in 2007 (DH, 4X and XC) and 2010 (DH and XC), both of which took place in infernal conditions. As hosts of the World Championships, this time around Champéry had to cater for all four disciplines: cross-country, downhill, 4X and trial. The organisers were determined to ensure that all four would be exceptional. They succeeded. The cross-country circuit was edgy, sinuous, technical, and crammed with different possible trails. While it was not exceptionally difficult overall, there was was a step, which you might even call a gap, as it was not far off a metre high and launched straight into a steep slope. All a bit unusual for an XC course... Some riders opted to take the chicken-way, while others launched themselves apprehensively at the obstacle, and though there were a few very dodgy landings, most of them managed to negotiate it without too much difficulty. Then there were a few riders who

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decided to entertain the crowds who had converged on this spot with some improvised whips! The trial zones were also good value, with plenty of variety and tough challenges; but it was Zone 5 that really took the breath away. Zone 5 comprised a stretch of river scattered with rocks, and almost vertical two-metre high embankments flanked with tree trunks, some of which had ended up in the water. There weren’t too many triallists who managed to complete Zone 5; on the contrary a good number of them found themselves taking an unscheduled dip...sick! 4X courses often look more like BMX tracks than mountain bike ones. That’s not a criticism that could be levelled at the 4X track created for these World Championships. The main attraction was a long stretch through the woods, which was steep, wide, rocky and with lots of different trail options. The tone was set in the qualifiers with a puncture for Jared Graves, winner of the World Cup, and the current world champion, Tomas Slavik who bungled an obstacle and was forced to walk 20m back up the slope in order to repeat it! The next evening saw the first big shock of the finals, when Slavik went out of the competition in the quarter-finals. Graves meanwhile had to battle hard to qualify for the next round. And the excitement in the men’s competition continued to build right up to the grand final, which turned out to be a completely crazy contest that took place in a super-charged atmosphere. Competing in the final were Jared Graves, Michal Prokop, Roger Rinderknecht and Joost Wichman. Wichman went into the first bend ahead of Prokop, Rinderknecht and Graves, but then wiped out, taking Prokop and Rinderknecht with him! Graves was the only one who managed to stay on his bike and looked set to have a clear run on another World Championship title. However, the Aussie had suffered a blow-out after riding over

Rinderknecht’s bike and was forced to pull up a few metres later! Prokop restarted ahead of Rinderknecht and Wichman, who couldn’t then catch him, enabling the Czech to land a third world title. In the women’s competition, there was a first ever rainbow jersey for four-time World Cup winner Anneke Beerten. The Dutch rider took her series by storm, seeing off the challenge of two riders who were also involved in the downhill: Fionn Griffiths (who completed the 4X on her DH bike!) and Céline Gros. Last and most definitely not least, there was the downhill, which took place on what is probably the steepest slope on the planet! Would we get a repeat of the rain we saw in 2007 and 2010? After all, it wouldn’t quite be the same if it was dry. Sure enough, the rain made its appearance on the Saturday, on the eve of the downhill finals... One of the peculiarities of the World Championships is that the juniors have their own events separate from the elites. That meant that the results of the various competitions would be trickling in throughout the course of the day. As the rain came down, the junior women were the first out of the gates in what was to be complete carnage, a festival of crashes, a succession of wipe-outs as bikes got caught in the netting, and the riders ended up covered head to toe in mud. In the end, there was victory for British rider Manon Carpenter. The junior men’s event, which was every bit as incident-packed, saw Troy Brosnan retain his title. Brosnan’s time turned out to be the second quickest of the day, just behind the winner of the elite event... In the women’s elite, Britain’s Rachel Atherton and France’s Myriam Nicole started as favourites. However, it was another French rider, Emmeline Ragot, the world champion in 2009, who stole


Photo: Marie-Eve Rebts - rider: Troy Brosnan

Photo: Christophe Bortels

Photo: Christophe Bortels - rider: Jaroslav Kulhavy

the day. It was a terrific comeback from Ragot, who won the World Cup stage at Champéry in 2010, but has spent much of the 2011 season in the shade. The rain was still falling by the time the elite men started out of the gates, and it continued to get steadily heavier. Almost all the riders were committing faults, skidding or wiping out, and at every bend they had to put their foot down to stay on their machines. Sam Hill, who was out to defend his World Championship title after a season ruined by injury, managed to keep the errors to a minimum to temporarily put himself on top of the leader-board, but in the end could only manage 7th place. With four competitors left to ride, Damien Spagnolo was in pole position. It was then that we saw one of those moments that make history. It was one of those moments that makes you do a double-take, the sort you want to see again and again in slow motion. Step forward Danny Hart. As the British teenager appeared on the screens, the crowd went wild, captivated by the style of the youngster who had treated them to a full repertoire of his talents throughout the weekend, producing incredible whips on the huge doubles at the foot of the course. Coming out of the gate, he wobbled, had to restart, jump and swivel but still managed not to lose his balance. In fact, Hart seemed incapa-

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ble of losing his balance. It was hard to comprehend what we were seeing – everything seemed too smooth, too easy. The first split confirmed it: Hart was already 4.607 seconds faster than Spagnolo. One second okay... but four seconds...!? Gradually, it started to sink in that something truly incredible was happening here. The controlled skids he was managing to produce were phenomenal. And by the second split his performance was looking even more incredible still as he had opened up a gap of 9.415 seconds. Hart then whizzed round the vertigo-inducing hairpins of the final forested section as if the surface was bone dry; he then totally cruised through the last set of jumps, and on the second of them conjuring up what would be the enduring image of the weekend: an absolutely phenomenal whip, and this in the middle of a crucial World Championships run... the rest was nothing more than a formality, and by the time he crossed the finish line, the gap between Hart and Spagnolo had increased to more than 11 seconds! Gee Atherton was next out of the gate, but he ended up falling several times and finished 52nd... Minnaar also succumbed to an error that saw him finish 8th. That meant that there was now only one other rider who could still stop Danny Hart from claiming the rainbow jersey: Aaron Gwin. The American had claimed five

stages out of seven in the World Cup, and arrived at Champéry as the red-hot favourite. And he seemed to be in mesmerising form again as he glided over the mud-soaked course. It was an impression that was confirmed at the first split: the American was less than a second behind Hart! But then he made a small mistake, as his front wheel clipped the edge of the track, causing him to wipe out, and his bike got stuck in the netting. That cost Gwin several long seconds, meaning that, at the tender age of 19, Danny Hart was crowned as World Champion! Next year’s World Championships will take place from 29 August to 2 September in Leogang, Austria. So stick it in your diaries.

“ Everything seemed too smooth, too easy”


Photo: Christophe Bortels

Quatre disciplines, des parcours de dingue, des courses épiques et de très beaux champions... Début septembre avaient lieu à Champéry, en Suisse, les championnats du Monde de mountain bike, compétition la plus importante de l’année. Retour sur une semaine inoubliable. Quand on avait appris que les Worlds auraient lieu à Champéry, notre coeur s’était mis à battre un peu plus vite. Une compétition si particulière où tout se joue sur une seule course et qui attribue un titre pour toute une année, c’est déjà quelque chose. Mais à Champéry en plus, wow ! Le petit village suisse avait acquis ses lettres de noblesse en seulement deux épreuves les manches de Coupe du Monde 2007 (DH, 4X et XC) et 2010 (DH et XC)-, disputées dans des conditions dantesques. Cettes fois-ci, championnats du Monde oblige, quatre disciplines étaient au programme : le cross-country, la descente, le 4X et le trial. Les organisateurs tenaient absolument à ce que chaque parcours soit exceptionnel. Ils ont réussi leur pari... La boucle de cross-country était nerveuse,

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sinueuse, technique, bourrée de racines. Rien de vraiment exceptionnel toutefois, si ce n’est... une marche ! Qu’on pourrait même appeler un gap, puisque la marche en question faisait pas loin d’un mètre de haut et lançait dans une pente bien raide. Plutôt inhabituel sur un parcours de xc... Certains prenaient la chicken-way, d’autres se lançaient avec appréhension sur l’obstacle - avec parfois un atterrissage un peu périeux , la plupart passaient sans trop de problème. Et puis il y a des pilotes qui faisaient le spectacle pour le public présent en masse à cet endroit et lâchaient des whips ! Bien variées et difficiles, les zones de trial valaient elles aussi le détour. Mais on retiendra surtout la zone 5... Aaaaah, la zone 5 ! Imaginez une petite rivière parsemée de rochers, des berges de terre de 2m de haut quasi à la verticale, des troncs d’arbre dont certains flottant sur l’eau, et vous avez la zone 5. On n’a pas vu beaucoup de trialistes la terminer, par contre on en a vu pas mal qui ont eu tout le loisirs de savourer la fraîcheur de l’eau... Du tout tout grand spectacle ! Les pistes de 4X ressemblent souvent davantage à des parcours de BMX qu’à du mountain bike. Voilà une critique qu’on ne pourrait pas faire à la piste de 4X créée pour ces championnats du Monde. La véritable attraction de ce 4X, c’est

un long passage dans les bois, pentu, large, rocheux et proposant une multitude de traces. Le ton était donné dès les qualifs avec une crevaison pour Jared Graves, vainqueur de la coupe du monde, et le champion du Monde en titre Tomas Slavik qui rate une porte et se voit obligé de remonter à pied la piste sur 20m pour la refranchir correctement ! Le lendemain soir, premier gros rebondissement des finales, Slavik est sorti en quart de finale. Graves est quant à lui obligé de batailler ferme dans ses séries pour se qualifier pour le palier suivant. Et le spectacle ira crescendo jusqu’à la grande finale hommes, complètement folle et disputée dans une ambiance survoltée... On y retrouve Jared Graves, Michal Prokop, Roger Rinderknecht et Joost Wichman. Wichman, en tête dans le premier virage devant Prokop, Rinderknecht et Graves, chute et entraîne Prokop et Rinderknecht avec lui ! Graves est le seul à être resté sur sa monture et semble filer tout droit vers un nouveau titre de champion du monde. Sauf que l’Australien a crevé après avoir roulé sur le vélo de Rinderknecht et est contraint de s’arrêter après quelques mètres ! Prokop repart en tête devant Rinderknecht et Wichman, qui ne le rattraperont pas. Le Tchèque décroche là un troisième titre mondial. Chez les filles, il s’agissait par contre du tout premier maillot arc-en-ciel pour


Photo: Christophe Bortels - rider: Stefan Eberharter

Photo: Christophe Bortels - rider: Damien Spagnolo

Anneke Beerten, pourtant déjà quatre fois vainqueur du général de la Coupe du Monde. La néerlandaise a survolé ses séries et s’impose devant deux filles qui étaient aussi engagées sur la descente : Fionn Griffiths (qui a fait le 4X avec son bike de descente!) et Céline Gros. On a gardé le meilleur pour la fin : la descente, sur la piste la plus pentue de la planète! Allaitil pleuvoir comme en 2007 et en 2010 ? Est-ce que Champéry sur le sec, ce serait vraiment Champéry ? La pluie fera son apparition le samedi, veille des finales de la descente... La particularité des Worlds, c’est que les juniors ont leurs propres épreuves, séparées des élites. Les verdicts allaient donc tomber au compte-goutte au fil de la journée. Tomber, gouttes. Tiens, voilà un bon résumé de cette journée... Les filles juniors seront les premières à s’élancer, sous la pluie, et ce sera d’emblée un véritable carnage, un festival de crash, une succession de calvaires, des bikes coincés dans les filets, des pilotes couvertes de boue des pieds à la tête. Et au final une victoire pour la Britannique Manon Carpenter. Ce sera tout aussi animé chez les juniors hommes, ce qui n’empêchera pas Troy Brosnan de signer le doublé 2010-2011. On ne le saura que plus tard, mais le chrono de Brosnan sera le deuxième meilleur chrono de la journée, juste derrière le vainqueur des élites... Du côté des élites filles, on attendait la Britannique Rachel Atherton ou la Française Myriam Nicole. Ce sera finalement une autre française:

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Photo: Christophe Bortels - rider: Josh Bryceland

Emmeline Ragot, déjà sacrée championne du Monde en 2009. Un joli come-back pour Ragot qui avait gagné la manche de Coupe du Monde à Champéry en 2010 mais a signé une saison 2011 en demi-teinte. Il pleut toujours lorsque les élites hommes s’élancent, et même de plus en plus fort. Quasi tous les pilotes partent à la faute, ça glisse, ça chute, il faut sortir le pied à chaque virage. Présent pour défendre son titre de Champion du Monde après une saison ruinée par une blessure, Sam Hill limite les dégâts et signe le meilleur temps provisoire, mais il terminera finalement à la 7e place. On n’attend plus que quatre pilotes, et c’est Damien Spagnolo qui est alors installé dans le hot seat. Quand vient un de ces moments qui forgent l’histoire d’un sport. On y repense, et on voit presque tout au ralenti. Danny Hart apparaît sur les écrans. Une immense clameur s’élève de la foule, totalement charmée par le style du britannique qui a tout au long du week-end montré ses talents de whipeur sur les énormes doubles du bas de la piste. Il jaillit du start, relance, saute, virevolte, mais... ne glisse pas. Il-ne-glisse-pas. On a du mal à comprendre ce qu’on voit, ça semble trop fluide, trop facile. Le premier chrono intermédiaire rend alors son verdict: -4.607s. On lit un peu entre les gouttes. Une seconde ? Quatre secondes !?! On prend peu à peu conscience qu’il se passe quelque chose d’énorme. Enorme comme cette glissade pied sorti mais tout en

maîtrise. Enorme comme l’écart au deuxième intermédiaire : -9.415s... Hart enchaîne ensuite les lacets vertigineux de la dernière portion boisée comme s’il faisait sec, entame l’ultime section de sauts, et sur le deuxième il nous offre ce qui restera comme l’image marquante de ces worlds : un whip absolument phénoménal, en plein run de championnats du monde... Le reste n’est plus que pure formalité, et l’écart entre Hart et Spagnolo sera de plus de 11 secondes à l’arrivée ! Gee Atherton est le suivant à s’élancer mais il va tomber à plusieurs reprises et finira 52e... Minnaar partira lui aussi à la faute. 8e place. Un seul homme peut alors encore empêcher Danny Hart d’enfiler le maillot arcen-ciel : Aaron Gwin, archi-favori de la course après ses cinq victoires en coupe du monde sur sept manches. Et on se reprend à halluciner, car Gwin lui aussi survole la piste et la boue. Une impression confirmée au premier intérmédiaire : l’Américain est à moins d’une seconde de Hart ! Et puis une petite erreur, la roue avant qui mord un peu sur le bord de la piste, la chute, le vélo coincé dans le filet, de longues secondes perdues. Et voilà, Danny Hart, 19 ans, est Champion du Monde ! A vos agendas, l’année prochaine les Worlds auront lieu du 29 août au 2 septembre à Leogang, en Autriche.


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photo: Wojciech Artyniew

- C y c l e M e ss e n g e r W o r l d C h a m p i o n s h i p s -

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photo: Wojciech Artyniew

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CMwc 2011

Warsaw - Poland / 27.07-31.07.2011 Web: Writer: Photography:

www.warsawcarkillers.org Daria Bogdanska Wojciech Artyniew

I travel a lot and everywhere i go, the most common sentence i hear is “where you from?”. I’m from warsaw,. My answer always tends to bring a confused look on peoples faces. Yeah Berlin is cool, London expensive, Prauge is beautifull, but what do people know about Warsaw? War, Communism, pierogi, polish imigrants… Nobody expects thta warsaw actually has a big and strong cycling culture. On few rainy days of this summer few hundred people finally had a chance to examin it themselves. Its was the time for all my friends to finally come to my hometown, and find out what Warsaw really is. The championships started already on wednesday with a Kurieroke party. The scared staff of the bar it took place in said they never seen anything like that before. People running around half naked, braking things, screaming, dancing and singing (read, shouting of the top of they’r lungs). Well It’s what happens everytime when you get the messenger lot togheter. Unfortunetlyridng bikes and drinking don’tt go along. On the first night, after the inauguration party an Irish messenger Barry got hit by a car while trying to pass the street. He’ s still in hospital. Please wear helmets! Thursday was the day of the track wich i ddin’t attend casue i was busy with work and preparations for goldsprints, but i know that my guests from San Francisco did very well. The track in Pruszkow is one of the best velodromes in Europe, unfortunetly track racing unlike football isn’t very big in Poland. The Velodrome might be closed pretty soon due to lack funds needed for conservation during winter period. A wooden track like this needs to be heated up during the cold months so the wood panels its build from won’t bend and get rotten from moisture.

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The ones who didn’t go to the velodrome were riding the huge wide socrealistic warsaw roads, sightseeing, and even delivering packages with local messngers. Warsaw was completly destroyed during the second world war, and rebuilt during second half of twenieth century in a socrealistic, monumental manner. The streets are very wide and big and bumpy. Driver’s pay no attention to cyclists and go really fast, therefore theres not many commutters cause they’r affraid of cycling. There’s not many cyclists so the drivers are not use to having them around and never pay attention. And so on… the endless circle. So when you ride in Warsaw and se some other person riding a bike, most of the time it would be a messnger, a friend, or person you know from alleycats and the bike scene. On friday people came to buy spare inner tubes and tyres and hanged out at Asphalt the bike shop I work in , and made my day nicer and more fun. But the best fun started on saturday! riding and running around from early morining, withouth breakfast, getting things ready for the main race, and goldsprints. The main race was designed by Fish, and the rules took a half of the cmwc boolket. You could choose from two options: Beeing the good old messenger collecting manifest and delivering packages from piont A to point B, or being a guerilla messnger and buying and selling weed (almost real) during the race, you could also do both wich increased your chance of winning. I didn’t race. Instead I did the checkpoint for Warsaw Courier Emergency Fund an messneger run organisation we started out in Warsaw few months ago. Warsaw Courier Emergency Fund is helping other messenger who got into acccidents at work. Our checkpoint was in the best location we could think of: Under the bridge. On saturday it started raining and the ground became wet and muddy. The main race turned into a raeal cyclocross race. Some people were pleased. Especially the ones who brought they’r cx biks along ( as they say in the bike world cx bike is a new track bike) The others mostly hated it. Some didn’ care and just got drunk.

Most of the spectators of the race gathered around our dry checkpoint, and as the cyclists from all around the globe we were struggling throught the mud, wet from the sweat and the rain, we were stamping manifests and trading guerilla money for fake weed, russian champagne, sweets, cliff bars and shots of tequilla. The whole race took 5 hours. After that most of the racers, exhausted and wet went to the hostels or tents to get dry, eat and rest. In the late evening we opened the finals for goldsprints competition, Off course it wouldn’t be possible without some technical problems but we managed to fix them , and run the finals to the end. Saturday was the day. Everybody little bit nervous, everybody covered in mud, spending they’r last polish zlotys on euromade bike merchendise, handcraft, coffee and beer. The best 100 male and female qualified for the Main Race finals. Rain did’nt stop even for a minute.There was a thunder storm and it made the whole race even more epic. When the race ended, cold and wet people, started bonfires, sat togheter and enjoied beeing with they’r bike family once more for few hours left before everybody would leave back home spreading in all directions of the globe. See you next year.

« Driver’s pay no attention to cyclists »


photos: Wojciech Artyniew

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Hi, who’s behind wojciechArtyniew.com? I’m a 21 old photographer from Polish capital. My name is Wojciech. Are you used to shoot fixed gear? I do bikes pictures mainly during events like alleycats, bikepolo games, every championships. My everyday work is taking news pictures so I have to move fast across the city. I use my fixed bike to work because this is the fastest way to be on time with traffic jam. I’m lucky I can ride my bike and take pictures all days. This is my way to pay bills.

How is the fixed gear scene in your country? We have some messengers, some hipsters like in every place where is internet. Cool is fact that scene is still small and you know everyone so you fast know whats new fixie bike owner name. What’s your best moment during these CMWC 2011? Ok...THIS is difficult question. All time championships was like one never ending moment. But if I have to choose one I would choose the karaoke! It was fucking beautiful when 20 drunks bikers started to sing love songs, really !

Who’s your favorite photographer?  I have no favorite photographer. I don’t want repeat frames that somebody create before. To inspire finished product is not creative. I try to keep inspirations from everything around me, stories, movies, even words.

The weather was really bad. A good thing or a bad thing to shoot good pictures? Most of pictures you can watch in this magazine couldn’t exist without weather that was during CMWC. I’m photojournalist so I have to work with things I find.

What’s your favorite lens? uhm...difficult question. I love to work with wide angle because you have to be close to object to take good picture. Usually I use 24-70mm 2.8 but right now I work on 24mm 1.4 fixed focus and I’m in really deep love with this glass - Really fast and sharp bastard :)

Do you plan to shoot another fixed gear event soon? Of course I will ! Together with my friends I organize some spontaneous side fixed gear events, in next week we have polish bikepolo championships, my bigest hope is to see you in chicago in 2012.

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Something to add? Ride smart, take pictures in every situation and push yourself to higher level every day. See you on the road!

« Riding and running around from early morining, withouth breakfast »


photos: Wojciech Artyniew

Je voyage beaucoup et, partout où je vais, ce qu’on me demande le plus souvent c’est : “d’où tu viens?”. Je viens de Varsovie. Ma réponse a tendance à laisser les gens perplexes. Oui, Berlin est cool, Londres cher, Prague magnifique, mais que savent les gens à propos de Varsovie ? Guerre, communisme, immigrants polonais… Personne ne s’attend à ce que Varsovie possède en fait une forte culture du vélo. Cet été, pendant quelques journées pluvieuses, plusieurs centaines de personnes ont finalement pu s’en rendre compte par elles-mêmes. Ca a enfin été l’occasion pour mes amis de découvrir ma ville et de comprendre ce que Varsovie est vraiment. Le championnat avait déjà commencé le mercredi par un Coursierokey party. Le staff du bar n’avait jamais rien vu de pareil. Les gens couraient à moitié nus, cassaient des trucs, criaient, dansaient et chantaient (ou hurlaient à plein poumons). C’est ce qui arrive à chaque fois qu’on issue #16 - 52 /92

rassemble plein de coursiers ensemble. Malheureusement, rouler à vélo et boire ne va pas trop ensemble. La première nuit, après la soirée d’inauguration, Bary, un coursier irlandais, s’est fait renverser par une voiture alors qu’il traversait la route. Il est toujours à l’hôpital. S’il vous plaît, portez un casque ! Jeudi, c’était la journée piste à laquelle je n’ai pas assisté car j’avais du travail et des préparatifs pour le sprint final, mais je sais que mes invités de San Fransisco s’en sont super biens sortis. La piste de Pruszkow est l’un des meilleurs vélodromes d’Europe, mais contrairement au football, les courses ne sont pas très populaires en Pologne. Le vélodrome pourrait être fermé très bientôt à cause du manque d’argent nécessaire à l’entretien de la piste pendant l’hiver. Une piste en bois comme celle-là a besoin d’être chauffée en hiver afin d’éviter qu’elle ne se torde ou moisisse. Ceux qui n’étaient pas au vélodrome roulaient dans les rues de Varsovie, d’autres admiraient le paysage ou même délivraient des colis avec

les coursiers locaux. Varsovie a été complètement détruite pendant la seconde Guerre Mondiale, puis reconstruite pendant la seconde moitié du 20ème siècle dans le style monumental. Les rues sont vraiment grandes, larges et bosselées. Les automobilistes ne font pas du tout attention aux cyclistes et roulent vite, du coup il n’y a pas beaucoup d’utilisateurs quotidiens parce qu’ils ont peur de rouler. Il n’y a pas tellement de cyclistes, du coup les automobilistes ne sont pas habitués à ce qu’il y en ait partout et à y être attentifs, et ainsi de suite… le cercle vicieux. Donc quand tu roules à Varsovie et que tu vois quelqu’un d’autre à vélo, la plupart du temps c’est un coursier, un pote ou quelqu’un que tu connais d’une alleycat ou de la scène du vélo. Le vendredi, les gens sont venus acheter des chambres à air et des pneus de rechange et ont traîné chez Asphalt, le magasin de bike où je travaille, pour ajouter du fun dans ma journée et la rendre plus belle. Mais le meilleur a commencé samedi ! Depuis tôt le matin, sans avoir déjeuné, on a roulé et


couru dans tous les sens pour que tout soit prêt pour la course principale et les goldsprints. La course principale a été designée par Fish, et les règles prirent la moitié du livret du cmwc. Il y avait deux possibilités: tu pouvais soit être un bon vieux coursier qui récolte des manifestes et délivre les colis du point A au point B, soit être un coursier guerilla qui achète et vend de l’herbe pendant la course (pratiquement vrai). Tu pouvais aussi faire les deux, ce qui augmentait tes chances de gagner. Je n’ai pas fait la course. A la place, j’ai fait les checkpoints pour Varsovie Courier Emergency Fund, une organisation de coursiers qu’on a lancée il y a quelques mois. Varsovie Courier Emergency Fund aide les autres coursiers qui ont des accidents au travail. Notre check point était au meilleur endroit possible: en-dessous du pont. Samedi, il a commencé à pleuvoir et le sol est devenu mouillé et boueux. La course principale s’est donc transformée en une vraie course de cyclocross. Ca a plu à certains bikers, surtout ceux qui avaient amené leur bike de cyclocross. Pour la plupart,

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les autres ont détesté ça. Certains s’en foutaient et se sont juste bourrés la gueule. La plupart des spectateurs de la course se sont rassemblés autour de notre check point qui était au sec, et pendant que les bikers des quatre coins du monde se battaient dans la boue, trempés par la transpiration et la pluie, nous on poinçonnait leurs manifestes et on échangeait l’argent de la guerilla contre de la fausse herbe, du champagne russe, des bonbons et des shots de tequilla.

sing pour bikers, en cafés ou en bières. Les cent meilleurs hommes et femmes se sont qualifiés pour la finale de la Main Race. Il n’a pas arrêté de pleuvoir une minute, et il y avait de l’orage, ce qui rendait la course encore plus épique. Quand la course s’est finie, les gens avaient froid et commençaient des feux, s’asseyaient tous ensemble et profitaient une dernière fois d’être avec leur famille du vélo avant de rentrer à la maison en s’éparpillant aux quatre coins du monde.

Au total, la course a duré cinq heures. Après ça, la plupart des coureurs, crevés et trempés, sont rentrés dans leurs hotels ou leurs tentes pour se sécher, manger et se reposer. En fin de soirée, on a ouvert la finale avec le concours de sprint. Evidemment, il y a eu quelques problèmes techniques, mais on les a bien gerés et on a pu faire les finales jusqu’à la fin. Dimanche, c’était le grand jour. Tout le monde était un peu nerveux, couvert de boue, et dépensait ses derniers Zlotys polonais en merchandi-

« S’il vous plaît, portez un casque! »


photo: Wojciech Artyniew

Hello. A qui doit-on tous les clichés de ce reportage? Qui est derrière wojciechArtyniew.com ? Un photographe de 21 ans vivant dans la capitale polonaise. Mon nom est Wojciech. Es-tu habitué à shooter du fixie ? Je fais des photos de bike principalement lors d’évènements comme des alleycats, des matches de bike polo et des championnats. Mon boulot de tous les jours c’est la photo de presse donc je dois me déplacer rapidement à travers la ville. J’utilise mon vélo pignon fixe pour bosser parce que c’est le meilleur moyen d’être à l’heure malgré les embouteillages et le trafic de Varsovie. J’ai la chance de rouler sur mon vélo et de prendre des photos toute la journée. C’est comme ça que je paie mes factures. Quel est ton photographe favori ? Je n’en ai pas. Je n’ai pas envie de recopier les clichés que quelqu’un d’autre a créés. S’inspirer d’autres réalisations n’est pas créatif. Je préfère trouver mon inspiration dans les choses qui m’entourent comme des histoires, des films ou même des mots. Quelle est ta focale préférée ? Hmmm... question difficile. J’aime travailler au grand angle car il faut être proche du sujet

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pour avoir une bonne image. Habituellement je travaille au 24-70 2.8 mais depuis peu j’utilise principalement une focale fixe 24mm 1.4 et je suis amoureux de cette optique! Vraiment ultra rapide et avec un piqué de ouf! Quel fut ton meilleur moment lors de ces Championnats du Monde des coursiers ? Ah d’accord! Ca c’est LA question difficile! Ces championnats ont été une continuité de bons moments. Mais si je dois n’en retenir qu’un seul, c’est le Karaoké. C’était une putain de tuerie de voir vingt riders bourrés reprendre des chansons d’amour tous ensemble. Comment est la scène fixie en Pologne ? On a des coursiers et des hipsters comme partout où il y a accès à internet. Le truc cool c’est que comme la communauté pignon fixe reste petite on se connaît tous et les nouveaux sont vite repérés. La météo était bien pourrie lors des CMWC 2011. Une bonne ou une mauvaise chose pour tes photos ? En effet le temps était pourrave. La plupart des photos de ce reportage n’existeraient même pas sans cette météo. Je suis photojournaliste. Je m’adapte.

Tu projettes d’autres reportages sur des évènements fixie? D’office! Avec des potes on organise des contests ou évènements spontanés. Dans quelques jours c’est le championnat national de bike polo. Mon grand espoir est d’aller à Chicago en 2012. Le mot de la fin ? Ridez malin, prenez des photos en toute occasion et tirez le meilleur de vous-même au quotidien. See you on the road!

« La course principale s’est transformée en une vraie course de cyclocross »


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Photo: Florent Delahaye

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Into the Mike

ItW / Michael Lefebvre Writer: Photography:

Vincent Rocher Florent Delahaye

Belgian BMXer Mike Lefebvre prefers to live his life in the shadows, but he was putting his foot to the pedal long before most of us even knew how to ride a bike. The man also known as the the Flemish Sergio Layos spends his days wearing out the concrete of the Courtrai bowl with his tire-slides. Lefebvre’s fluid and expressive style put him head and shoulders above all the other riders around him. Landscape decided it was time to give due props to a guy whose style and spirit make him one of a kind, who has done so much to build the local BMX scene, and for whom, away from the mega events and the glitz, BMX is a way of life. Hey Mike, could you introduce yourself? Michael Lefebvre, 29 years old from Kortrijk (Belgium). Do you prefer riding trails, park or street? The last years it seems I have mostly been riding concrete bowls and trails but I really like to ride everything. Vert is fun and even some flatland moves in front of my shop on a calm day. Any kind of bike riding puts a smile on my face. Apart of the BMX, what are your passions? Traveling is what I like most. I grew up with my parents taking me around France every summer holiday and since then I never stopped wanting to see new places and of course better climate wise country’s cause Belgium is a very good country to live. Its just the weather that makes me crazy. Taking pictures is something I’d like to call a passion too cause its real fun and the best way to capture the good times. Running «Ride On» bmx shop and seeing so much young kids get their first bike always made me feel real passionate about bmx. BMX is a big part of your life. What it brings to you? Bmx is the best.Without it i would not have seen all those amazing places or people. It keeps my mind young and fresh. And though I know one day riding will slow down right now it feels the best thing to do.

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photos: Florent Delahaye

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Trips are one of your passions. Do you plan them under the angle of the BMX? I think so, I can’t sit still much so there always have to be an action plan. Most of the countrys I visited had spots I somehow heard or read about but the best thing while traveling is finding new spots you never heard of. I really like the tourist life too, visiting, taking in some amazing views our planet has to offer. Vancouver, Shangai and NZ are my top favorite places for bmx, but there is so much more to see. Which travels marked you the most? Whilst working in New Zealand I saved up enough to go on a solo mission to SMP park in Shangai. Just the fact that you don’t understand a word of what they say and the huge amount of people in 1 city (20 millions) was pretty crazy. I met a rider that used to live in Antwerp there so I had chinese language and Antwerp dialect, so funny man. Riding my bike around town to SMP park with a Tsingtao beer and smog coming out of my ears and seeiing all the crazyness going on was epic, I’d really like to go back there ! You have rode in different parts of the world. Which spot are your favorite? Without a doubt Wanaka in New Zealand. Its a small town where everybody knows everybody, they live next to this huge glacier lake with the most stunning mountain views. People there don’t take life for grant-

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ed and they live every day to the fullest. Its an amazing ecological green town too, and there is so much to do in such a small town. The concrete park is amazing, the lake has all kind of sports to offer and hiking in the southern alps is so surealistic. The snow season is big there too, Lissmore trails that james build are super fun, best town in the world I reckon !107.3 Wanakbeats is the local radio and they have such a great vibe. I had the chance to work on a vineyard in Wanaka and my boss was like an ex-pro skier. So we could talk a lot about our sports together whilst working on the land, He totally understood why a 28 year old dude still rode a kids bike to work, cause he was like 40 and still did flips on his ski’s and trills and a lot of adrenaline make’s life so much intenser we’d agreed. People in Wanaka are blessed with awesomeness ! Have a look at Tim Pierce his work or Camilla Stoddart or Rippon vineyard...Nz is great. There is a lot of marketing around action sports. Sometimes it seems riders are like  rolling billboards. What do you think about that? I think it must be great for the guys pushing tricks in bmx and living the contest bmx live. Those guys go really hard and are pushing the limits everyday. I don’t think a lot of them will complain about getting money to ride a bike, even if it’s from a corporate company. They just wanne be able to life their life by only concentrating on bmx and to have fun. Nothing wrong with that in my eyes. It would be cool

though to see some more cool companies sponsoring bmxers. How is the bmx scene in Belgium? Better than ever ! We have so much concrete parks in Belgium now. Free accomodations defenitly help the sport grows and makes it more accesible. There are a lot of good guys that shred on a bmx in Belgium, Kenzo, Sig, Thijs, Quant, crazy Mike, Jimmy so much dudes I like to watch ride. New people taking care of bmx like Grounded is awesome too. The concrete series they put up this summer are a great thing. BMX shops like hangloose (18 years already !!) and Ride on help kids get the right complete bikes from rider owned companies. Which are the best trails in your country? Mx trail has been there for a while and still is the craziest trail to me.

best way to get a good control I think. Most kids have a park in their town these days so they won’t bother digging anymore. I’d never did untill I was 26. I just love the peace in the woods, no waiting line, just building something to have fun on. It’s great. Standing and bunny hop was the bases when I was 14 now a lot of kids can do bus, whip or flip. We couldn’t heard the word Belgium without having in mind the fact this country haven’t government since more than 1 year. Nationalism, communitarianism,... Something to say about that? It would be a joke if the smallest country in europe would splitt in 2. Brussels is the capital of Europe... Europe is lot’s of countries together and yet in such a small land we cannot show a good example. Something to add? Have fun !

I cannot even jump everything there, it’s big, it’s tech, it’s great. Ermite trail in Wallifornia is very rythmic and a great trail ! There are more new trail spots popping up left and right wich is awesome ! You build a trail too? Yes yes, its called Sjampi trails due to the big musroooms we have. Only been digging for a year and a half and its great going fast in between the trees, flying, carving, bbq-ing. To ride and shape. Is it the bases of bmx? Jumping around with the bike is the

« Vancouver, Shangai and NZ are my top favorite places for bmx »


photo: Florent Delahaye

Mike Lefebvre, le bmxer belge de l’ombre, pédalait déjà alors que vous saviez à peine monter sur un vélo. Aussi surnommé le Sergio Layos flamand par son entourage, il passe ses journées à creuser, shapper et poncer le béton du bowl de Courtrai à coup de tireslides. Son riding à la fois fluide et ample surprend tous ceux qui roulent à ses côtés. Cet interview est aussi l’occasion de mettre en avant un mec qui compose une scène bmx locale. Parce qu’au-delà des top riders et des méga contests, le bmx c’est avant tout une façon de concevoir sa vie. Voici le portrait d’un homme d’une gentillesse et d’un style hors du commun. issue #16 - 60 /92

Salut Mike, petite présentation d’usage? Michaël Lefebvre, 29 ans, de Courtrai. Tu es plutôt trails? Park ou street? Ces dernières années j’ai plus ridé dans des bowls et des trails mais j’aime vraiment rouler partout. La Vert c’est fun, puis quand c’est calme dans le shop où je bosse je fais un peu de flat juste devant. Peu importe le bike, rouler me rend heureux. A part le BMX, as-tu d’autres passions? Voyager, c’est ce que je préfère par

dessus tout. J’ai grandi en découvrant chaque année des régions de France lors des vacances avec mes parents et depuis je n’ai jamais cessé de vouloir découvrir de nouveaux endroits. Chercher un meilleur climat également parce que la Belgique est un très chouette pays mais la météo me rend totalement dingue. Prendre des photos ça m’éclate et c’est le meilleur moyen de capturer les bons moments. Faire tourner le shop Ride On et voir tous ces kids recevoir leur premier bike ça me fait toujours ressentir la passion du bmx.


Le BMX est un élément important de ta vie. Qu’est ce qu’il t’a apporté et qu’est ce qu’il t’apporte encore aujourd’hui? Le Bmx c’est le top. Sans lui je n’aurais jamais parcouru le monde ni fait toutes ces rencontres. Il me maintient dans un état d’esprit jeune et frais. J’ai conscience que je ne pourrai pas rider toute ma vie comme je le fais, mais pour l’instant c’est la meilleure chose que j’ai à faire. Les voyages c’est une de tes passions. Tu les envisages toujours sous l’angle du BMX?

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Je pense, ouais. Je peux pas rester planté sans rien faire. Il me faut toujours des plans pour bouger. La plupart des pays que j’ai visités avaient des spots dont j’avais entendu parlé d’une façon ou d’une autre mais la mieux lors d’un trip c’est de trouver de nouveaux coins que tu n’imaginais même pas. J’aime aussi la vie sous l’angle touristique, visiter, s’en prendre plein la vue avec ce que notre planète a à offrir. Vancouver, Shangaï et la Nouvelle Zélande sont mes plus gros kiffs en bmx mais il reste tellement à découvrir.

Quels sont les voyages qui t’ont le plus marqué et de quelle façon? Quand j’ai bossé en Nouvelle-Zélande, j’ai économisé assez pour faire une virée en solo au SMP park de Shangaï. Il y avait déjà le fait de pas comprendre un mot de ce que les gens disaient et puis se retrouver plongé dans une ville de 20 millions d’habitants c’est hallucinant. Là-bas je suis tombé sur un mec qui avait vécu à Anvers, ça donnait un mélange de chinois et de patois anversois. Trop délire ce mec. Des souvenirs de ride dans cette mégalopole, avec pour compagnon le smog et la bière Tsingtao, entouré par

la folie ambiante de cette fourmilière, c’était tous simplement épique. J’ai vraiment envie d’y retourner. Tu as traîné ton bike dans différentes partie du monde. Quel est ton spot préféré? Sans le moindre doute c’est Wanaka en Nouvelle-Zélande. C’est une toute petite ville où tout le monde se connaît. Ils vivent près du plus grand lac du pays avec des vues incroyables sur les montagnes. Les gens de là-bas ne se reposent pas sur leurs acquis, ils vivent chaque jour à fond. C’est aussi une ville verte et tournée vers l’écolo-


photos: Florent Delahaye

gie avec des tas de choses à faire concentrées dans un petit périmètre. Le park en béton y est terrible, le lac permet la pratique de pleins de sports nautiques et les randos dans les zones montagneuses du sud sont surréalistes. Le Lismore bikepark est trop bon et je ne parle même pas des possibilités offertes lors de la saison hivernale. La meilleure ville du monde selon moi ! 107.3 Wanakbeats c’est la radio locale et elle ne propage que des bonnes vibes. J’ai eu la chance de travailler dans un vignoble dont le propriétaire était un ancien skieur pro. On avait donc pas mal de choses à partager pendant notre travail dans les vignes. Il pouvait comprendre qu’un gars de 28 ans comme moi continue à rouler sur un petit bike car lui-même à 40 ans tapait encore des flips en ski. L’adrénaline rend la vie plus intense et on le savait très bien tous le deux. On rencontre plein de personnalités horsnormes à Wanaka. Checkez juste le boulot photographique de Tim Pierce et Camilla Stoddart... et puis le vignoble Rippon. La Nouvelle-Zélande c’est juste trop bon. Il y a beaucoup de marketing autour des sports alternatifs. On a parfois l’impression que les riders sont des publicités ambulantes pour des boissons énergisantes ou des multinationales de fringues. Tu en penses quoi?

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Je pense que c’est génial pour les gars qui se déchaînent sur des tricks et vivent leur truc de contest en contest. Ces mecs se donnent du mal pour repousser les limites chaque jour un peu plus. Aucun d’entre eux ne va se plaindre d’être payé pour rouler même si l’argent vient de grosses compagnies. Ils veulent juste être capables de vivre leur vie en se concentrant sur le bmx sans se prendre la tête. Donc rien de mal dans tout ça. Ce serait même mieux si plus de cool marques sponsorisaient des bmxers. Comment se porte la scène bmx en Belgique selon toi? Mieux que jamais! On a pleins de parks en béton maintenant. Des spots gratuits aident réellement le sport à se développer en le rendant plus accessible. Il y a aussi un paquet de rider belges qui déchirent: Kenzo, Sig, Thijs, Quant, Crazy Mike, Jimmy... c’est un plaisir de les voir rouler. Voir de nouveaux acteurs portant la scène bmx comme le fait Grounded est impressionnant. La tournée des parks qu’ils ont mise en place cet été était une très bonne chose. Des bmx shops comme Hangloose (18 ans d’existence) et Ride On aident les jeunes à avoir un bike complet pour débuter. Ce sont des boîtes tenues par des riders.

Quels sont les plus beau trails du plat pays? Le Mx trail l’est depuis un bout de temps et ça reste le plus dingue à mes yeux. Je n’arrive pas à tout passer là-bas! C’est fat, c’est tech, c’est génial! L’Ermite trail en Wallifornie est super rythmé. Les trails poussent un peu partout, c’est affolant. Tu bosses toi même sur un trail? Ouaip! On l’appelle le Sjampi Trails à cause des gros champignons qu’on y trouve. Ca fait un an et demi que j’y creuse et c’est tout bonnement le pied de tracer entre les arbres, sauter et y faire des barbecs. Rider et shaper, c’est les bases du bmx? Sauter un peu partout c’est le meilleur moyen d’acquérir une bonne maitrise du vélo. La plupart des jeunes ont un park dans leur ville aujourd’hui donc ils ont moins besoin de creuser et construire des trails. Je n’avais moi-même jamais shappé avant mes 26 ans. J’aime la quiétude des bois. Ne pas attendre qu’une ligne se fasse mais la construire soi-même et la rider, c’est inégalable. Quand j’avais 14 ans, les bases c’était le «surplace» et le bunny hop... maintenant les kids rentrent déjà des bus, whip ou flip à cet âge là.

On ne peut plus évoquer la Belgique sans ignorer que ce pays est «sans gourvernement» depuis plus d’un an. Tension communautaire, repli identitaire. Pour toi c’est «no comment» ou tu as un point de vue à exprimer? Ce serait une blague si un des plus petits pays d’Europe devait se séparer en deux. Bruxelles c’est la capitale européenne. L’Europe c’est des pays qui se sont mis ensemble et nousmêmes ne savons pas donner le bon exemple. Autre chose à ajouter? Have fun !

« L’adrénaline rend la vie plus intense »


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Raymond Dulieu - photo: Christophe Bortels

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Photo: Christophe Bortels

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Where our sport lives

Interview / raymond dulieu - Freecaster Web: freecaster.tv Writer: Christophe Bortels Photography: Christophe Bortels & Nathan " fuck the " Polis

All fans of MTB and other extreme sports are familiar with the Freecaster website. But not many know where, when or how it came into being, or how it works. So we decided to hook up with the site’s founder, Raymond Dulieu, who before launching his own business, was involved with a range of major sporting projects including the UCI, Red Bull, the Champion’s League and the Tour de France. Hi Raymond. First off, can you tell us how Freecaster came about? Back in 2003, my company Kjerag was the sponsorship agency for a brand of razors, and we used to do loads of MTB, motocross, snowboarding and BMX events with them. They were keen to do something on the internet. Back then the websites had lots of text and photos, but weren’t really making much use of video. I decided it would be good to propose video-based content, using authorised video and audio and streamed on a professional player, at no extra cost for the site. That’s how we ended up launching Freecaster. In 2004, YouTube was born, and I thought it wouldn’t last more than a few months as a lot of the content was stolen and I expected them to come under legal attack, but that wasn’t the case. Meanwhile, we continued doing what we were doing, mainly focusing on extreme sports. The idea was to start with extreme sports and then offer our player to mainstream sports. The growth of YouTube meant that we failed with that. Instead, in order to carve a niche, we started doing live broadcasts, and that’s what Freecaster is best known for today. In 2010, we broadcast a total of 152 live streams. How did you come to end up broadcasting the World Cup and the World Championships live?

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We first got into MTB doing clips of the World Championships at Gets in 2004, and then in 2006 we started doing some live streams. Then, in 2008, we started broadcasting live from the UCI World Cup. In 2009, we signed a three-year deal with them which is due to run out this year. We started broadcasting mountain bike events mainly because there was a clear market for it. There’s a huge number of MTB fans out there who haven’t been able to watch their sport since the Grundig years when they used to televise the events. The internet has enabled the sport to rediscover its audience. What percentage of Freecaster’s viewing figures come from mountain bike events? MTB represents 56% of Freecaster audiences, so it’s very important for us. In 2010, motocross brought in the second biggest number of viewers because we broadcast the World Championships, which we didn’t have the rights for in 2011. Now, the second largest sport is BMX. Landscape is big on MTB, but we’re also big fans of fixed gear. Is that a major sport for Freecaster? Yes, it’s important for us because when I was younger and used to compete in the triathlon, I used to ride a fixed gear bike in the winter, so, it’s funny for me to see fixed gear gaining more and more popularity as a style in its own right. Fixed gear wasn’t so much of a lifestyle back then (laughs) – all I remember was the suffering it caused me! But, being serious, we don’t have any fixed gear stuff on Freecaster, because it’s not really a community-led platform where the users can create content; today, fixed gear coverage is mainly generated by people who film themselves and create their own videos, which are often of very high quality. Above all else, Freecaster is now known as a live platform rather than as a platform for sharing video footage. Given that you’re broadcasting live, to what extent can you shape the content? We can shape it at various levels. This weekend,

for example, there’s a new Louis Vuitton shop opening in Singapore, and we’re responsible for all of the video production, as well as the live broadcast of the event. With the UCI it’s different; they hire a video production company, Smaragd, which produces the images and we have our commentators on the ground. Smaragd then captures our commentaries and the audio from the track, and puts it all on a satellite receiver, which we can then access from our studios in Berlin; from there we encode everything and send it to the servers ready for broadcasting online. Freecaster seems to be a huge operation. Is that the case? In terms of staff, there are three people employed at Freecaster full-time: Will Ockelton our producer, who looks after all of the live broadcasts from the World Cup, handles all of our partnerships with sponsors, teams etc., and also presents from all of the events; and then there is Yannick Delwiche who is responsible for the whole IT infrastructure; and finally, there’s me, running the company and doing all of our non-UCI productions. You also work with various outside specialists, including the famous Rob Warner. How did he end up getting involved? I got to know him in 2008. Back then, Freecaster was doing live broadcast from the Red Bull XFighters. I saw him working for an English-language TV programme in Madrid. I thought he had a good presence and a good voice, but I had no idea who he was. The day after what was a very enjoyable end-of-race party, I asked him if he wanted to present live from the UCI World Cup. At first he hesitated, because he’d never done any live work before, and he felt it might be too much for him. I still couldn’t understand why he was being so cautious. Later, I found out that he used to be a professional rider, and he didn’t like the idea of getting back into MTB without being in the saddle. In the end, though, he agreed to give it a shot. Since then he’s just got better and better, to the point that, today, he’s recognised


Rob Warner & Anneke Beerten - photo: Christophe Bortels

as THE voice of MTB. For proof of that, you just have to watch the footage of Danny Hart at the last World Championships, accompanied by Rob Warner’s passionate commentary... Could you give us an insight into his approach? Rob is a massive professionnel. He’s a very intense guy, but in the positive sense of the term. He is on the bike himself for the in-race camera footage, and he does a huge amount of research on the riders. Sometimes it looks like all he’s doing is drinking beer after beer, but that’s not the case at all. When he’s in the studio, doing his live broadcasts, Rob has more notes than beers. OK, it’s true that he likes to have a few beers, but that just helps loosen him up a bit and enables him to be a little more relaxed in his commentaries. Why do you do a pay-per-view live broadcast from the World Championships, when the World Cup is free to view throughout the year? Because broadcasting the World Cup all year round is very expensive. We have to purchase the rights from the UCI, and then there’s the cost of the broadcast unit equipped with microphones, screens etc. We have to pay for the satellite transmission and for the download of the data. We need to employ a streaming engineer, encoders, and we need to send everything to over 40,000 different servers to make sure sure people around the world can access the stream as easily as possible. We need to pay for the bandwidth, and the higher the quality the the greater the number of people who will be watching, the more expensive that gets. In other words, the more successful we are, the more expensive it becomes! It’s like the snake that bites its own tail. And, on top of that, we have to pay to send Rob Warner and the other crew members to all of the events. Add it all up and that needs a budget of almost €200,000. And since there isn’t a lot of money in MTB, and

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since the sponsors won’t allow us to get commercial backing for the whole amount, we’re forced to ask the fans to contribute. So why don’t you make all of the stages of the World Cup pay-per-view? That’s the choice we’ve made. Freecaster was created to be a free service. If we announced that we were making both the World Cup and the World Championships pay-per-view, that would suscité une levée de bouclier. The idea was that people could see the quality of the service and discover the sport for free all year round, but would pay just €15 to see the World Championships, or €5 if they wanted to buy the DVD produced by Alex Rankin. We think that being able to watch the World Cup and the World Championships for that kind of money is nothing at all; it means that the cost per race works out at even less than a film on ITunes... We know it’s not yet certain that the 2012 season will be available via Freecaster. Can you give us an update on where things stand right now? We need to reduce our overheads, because the financial returns are not going to be huge. We therefore need to work out what we can do without, and right now that means the rights that we buy from the UCI. Their job is to promote the sport; of course, they need to cover their costs, but we can’t afford to subsidise the UCL to the extent that we’re doing. We’re available to broadcast the World Cup next year, but only on our terms. The UCI will have an online broadcaster, because they can’t do without one. Will it be Freecaster? That’s still too early to say. Where do you see Freecaster in the future? We’re going to carry on focusing on live broadcasts of sports events. The website as people know it today is going to undergo a major change

of identity and become www.extreme.com. Aside from that, we’re going to stay involved in MTB and continue supplying good MTB content online. And then, we’re teaming up with X-Free, another Belgian company, to launch a series of international downhill races for pro- and amateur riders – based on the Nissan European Downhill Cup - which will be broadcast live on Freecaster, with Rob Warner commentating. But it will no longer be a European Cup, because the teams want us to include courses in North America, where downhill has reestablished itself as a major force, thanks chiefly to the phenomenon that is Aaron Gwin. So we’ve hooked up with a local organiser over there, Kokanee Crankworx, who will be integrating their downhill course into our series. I think that will make for a fantastic final. We’re not looking to go head to head with the other series like the World Cup or the IXS. Our series, which will be called DH1, will be designed to complement the World Cup events, both in terms of dates and locations. The teams will be able to participate in the different series without any problem; the event schedule will be planned logically. The aim is also to show the UCL that a series of this sort is viable if it is managed differently, and to see to what extent we can establish an understanding with them. We’re not looking to try and claim the World Cup title for our own series; instead, we want to find a common ground that will enable us to develop the 15 courses jointly with them. If we can do that, then we will have achieved something really remarkable for the MTB world.


Photo: Christophe Bortels

Tous les amateurs de bike et plus largement de sports extrêmes connaissent Freecaster. Mais on sait moins où, quand et comment ce site internet est né, et comment il fonctionne. Rencontre avec son fondateur, Raymond Dulieu, qui avant de créer sa propre entreprise est notamment passé par l’UCI, Red Bull, la Champion’s League et le Tour de France. Rien que ça. Salut Raymond. Tu peux nous expliquer comment est né Freecaster ? C’était en 2003. A l’époque, Kjerag, ma société, était l’agence sponsoring d’une marque de rasoirs, on faisait avec elle énormément d’évènements dans le MTB, le motocross, le snow, le BMX, et elle cherchait à faire quelque chose dans l’internet. Les sites avaient du texte et de la photo mais pas vraiment de vidéo. Je me disais que ce serait pas mal de leur proposer du contenu vidéo avec les droits audio et vidéo réglés, le tout dans un player professionnel et sans coût pour le site. C’est comme ça qu’on a lancé Freecaster. En 2004 Youtube a été créé, je leur donnais quelques mois à vivre, c’était beaucoup de contenu volé et je pensais qu’il y aurait des attaques en justice, mais ça n’a pas été le cas. Nous on a continué notre petit bonhomme de chemin, principalement sur les sports extrêmes. L’idée était de commencer dans l’extrême puis d’aller proposer notre player vidéo aux sports majeurs. On n’a pas réussi ce pari à cause de la croissance de Youtube. Pour se démarquer, on a commencé à faire des directs et aujourd’hui Freecaster est surtout connu pour ça. En 2010, on a fait 152 streams en direct.

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Comment vous en êtes venus à diffuser la world cup et les worlds en direct ? On a commencé le MTB en faisant des clips sur les Championnats du Monde aux Gets en 2004, puis en 2006 on a commencé à faire quelques directs, et c’est en 2008 qu’on a commencé à faire des directs sur la Coupe du Monde UCI. En 2009 on a signé un contrat avec eux pour trois ans, qui s’est terminé cette année, en 2011. On a commencé à diffuser le mountain bike notamment parce qu’il y avait un marché à prendre, il y a énormément de passionnés qui ne pouvaient plus voir le sport depuis les grandes années Grundig où ça passait en télévision. Internet permettait au sport de retrouver une audience. Le mountain bike représente quel pourcentage de l’audience de Freecaster ? Ca représente 56% de l’audience sur Freecaster, donc c’est très important. En 2010 c’était encore le motocross qui était deuxième sport parce qu’on diffusait les championnats du Monde, ce qu’on ne fait plus en 2011. Maintenant le deuxième sport, c’est le BMX. Chez Landscape on aime le mountain bike, mais aussi le fixie. Il a de l’importance pour Freecaster ? Il a une importance parce que quand j’étais plus jeune et que je faisais du triathlon en compétition, je faisais du pignon fixe l’hiver, donc revoir le fixie qui vient maintenant plus comme lifestyle, ça m’amuse beaucoup. A l’époque je souffrais sur mon pignon, fixe, c’était pas évident (rires). Mais il n’y a pas de fixie sur Freecaster parce que ce n’est plus vraiment une plateforme sur laquelle des communautés peuvent se créer, et aujourd’hui le fixie ce sont surtout des gens qui se filment et qui créent des vidéos, souvent de très bonne qualité. Et Freecaster est main-

tenant avant tout connu comme plateforme de direct, et plus tellement comme plateforme de partage vidéo. Justement, ça se passe comment un live, vous intervenez à quel niveau ? On peut intervenir à différents niveaux. Ce week-end par exemple, on va faire l’ouverture d’un magasin Louis Vuitton à Singapour, et là on se charge de toute la production vidéo ainsi que de la diffusion en direct. Avec l’UCI c’est différent, ils commanditent une société de production vidéo, Smaragd, qui produit les images, on a nos commentateurs sur place, Smaragd récupère nos commentaires et l’audio de la piste, met le tout sur un faisceau satellite, on le récupère dans nos studios à Berlin, et de là on encode le tout et on envoie sur les serveurs pour faire la diffusion sur internet. Freecaster a l’air d’un truc énorme, c’est le cas ? Freecaster en terme de personnel, c’est trois personnes à temps plein. Il y a Will Ockelton comme producteur, qui gère tous les directs sur la coupe du Monde et tous les partenariats avec les sponsors, équipes etc, et qui est présent sur toutes les courses. Il y a aussi Yannick Delwiche qui fait tout le développement informatique. Et c’est moi qui gère la boîte et qui fais toutes les productions hors UCI. Vous avez aussi des collaborateurs, dont le célèbre Rob Warner. Il est arrivé comment dans l’aventure ? Je l’ai connu en 2008. A l’époque Freecaster faisait la diffusion en direct des Red Bull XFighters. Je l’ai vu travailler pour un programme de télé anglais à Madrid. Il avait une bonne présence et une bonne voix, mais je ne savais absolument pas qui il était. Au lendemain de la soirée finale de la course où on avait tous


Rob Warner - photo: Nathan Polis

passé un très bon moment, je lui a proposé de faire les directs sur la Coupe du Monde UCI. Il a d’abord hésité parce que le direct ça lui semblait trop grand pour lui , il n’en avait jamais fait. Je ne comprenais pas pourquoi il était sur ses gardes. J’ai compris par la suite qu’étant un ancien pilote pro, il n’avait pas envie de faire un retour dans le mountain bike sans être au top. Finalement on a tenté le coup, Rob est devenu de plus en plus pro jusqu’à être aujourd’hui LA voix du mountain bike. Il n’y a qu’à voir l’exploit de Danny Hart aux derniers championnats du monde qui est magnifié par le commentaire passionné de Rob Warner... Tu peux nous expliquer comment il travaille ? Rob est un très grand professionnel. C’est quelqu’un de très stressé, mais dans le bon sens du terme. Il monte lui-même son bike pour les cam’ embarquées des pistes, il fait énormément de recherches sur les riders. Rob est quelqu’un qui, quand il est dans son studio, a davantage de notes écrites pour son direct que de bières. On a souvent l’impression qu’il ne fait qu’enquiller bière après bière, mais ce n’est pas ça du tout. Bon, c’est vrai qu’il boit quelques bières, mais ça le désinhibe un peu et ça lui permet d’être un peu plus souple dans son commentaire. Pourquoi faire un live payant pour les worlds alors que la world cup est gratuite toute l’année ? Parce que diffuser la Coupe du Monde toute l’année, c’est très cher. Il y a les droits payés à l’UCI, il y a des frais pour avoir le container équipé avec micros, écrans etc, sur l’aire d’arrivée. Il faut payer le faisceau satellite depuis l’évènement vers le satellite puis payer pour la récupération de ces données. Il faut un ingénieur de stream, il faut les encodeurs, il faut envoyer le tout sur 40.000 serveurs pour que ce soit le plus près possible des gens. Il faut payer la bande passante, et au plus la qualité est élevée et au plus il y a de gens qui regardent, au plus ça coûte cher. Donc, au plus on a de succès, au plus ça

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coûte ! C’est le serpent qui se mord la queue. En plus il faut envoyer Rob Warner et les autres sur toutes les courses. Tout cela représente un budget de presque 200.000€. Et comme il n’y a pas beaucoup d’argent dans le mountain bike et que les sponsors ne nous permettent pas de financer la totalité de cette somme, on est contraint de mettre les fans à contribution. Pourquoi alors ne pas rendre toutes les manches de Coupe du Monde payantes ? Ca c’est un choix. Freecaster a été créé pour être gratuit. Annoncer la Coupe du Monde et les Championnats du Monde payants, ça aurait suscité une levée de bouclier. L’idée était donc qu’on peut voir la qualité du service et découvrir le sport gratuitement toute l’année, et ça coûte 15€ pour voir les championnats du monde, ou 5€ si on achète le DVD produit par Alex Rankin. On se dit qu’avoir toute la Coupe du Monde et les Worlds pour ce prix là, c’est absolument rien du tout, le coût par course ce n’est même pas le prix d’un film sur iTunes... On sait que la diffusion de la saison 2012 par freecaster n’est pas assurée, tu peux nous expliquer où en est le dossier ? On doit comprimer nos coûts, parce que les rentrées financières ne vont pas exploser. Il faut donc voir ce qui est superflu, et ce qui l’est pour le moment, ce sont les droits qu’on paie à l’UCI. Leur vocation c’est de promouvoir le sport, certes ils doivent aussi rentrer dans leurs frais, mais nous on ne peut pas subsidier l’UCI dans de telles proportions. On est disposé à diffuser la Coupe du Monde l’année prochaine, mais à nos conditions. L’UCI aura un diffuseur sur internet, parce qu’ils ne peuvent pas faire sans. Est-ce que ce sera Freecaster ? C’est encore trop tôt pour le dire. L’avenir de Freecaster, c’est quoi ? On va se concentrer sur la diffusion en direct d’évènements sportifs. Le site internet tel qu’on

le connaît aujourd’hui va vraisemblablement changer d’identité et devenir extreme.com. A côté de ça, on veut rester dans le milieu du mountain bike et continuer à fournir au site internet du bon contenu MTB. Et donc nous allons, en association avec X-Free, autre société belge, lancer une série de courses de descente internationales pour pros et amateurs, diffusées en direct sur Freecaster avec Rob Warner aux commentaires, sur base de la Nissan European Downhill Cup qui existait déjà. Mais ce ne sera plus une coupe d’Europe parce que les équipes sont demandeuses de courses en Amérique du Nord, où la downhill a repris de l’importance grâce notamment au phénomène Aaron Gwin. On s’est rapproché d’un organisateur local, Kokanee Crankworx, qui intégrerait sa course de descente dans notre série. Je pense que ce serait une fantastique finale. On ne se veut pas en concurrence avec d’autres séries comme la Coupe du Monde ou les IXS, et donc notre série, qui devrait s’appeler DH1, sera complétementaire des World Cup, que ce soit en termes de dates ou de localisation géographique. Les équipes pourront donc sans problème aller d’une épreuve à l’autre, il y aura une logique. Le but est aussi de montrer à l’UCI qu’une telle série est viable si elle est gérée différemment, et de voir dans quelle mesure on peut se rapprocher d’eux. Non pas pour que le titre Coupe du Monde se transfère sur notre série, mais plutôt pour trouver un terrain d’entente pour développer conjointement quinze courses. Et là on aurait vraiment quelque chose de remarquable pour le mountain bike.

« Rob est un très grand pro »


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Photo: Vincent Perraud - rider: TJ Ellis

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the Trail

Killers

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Photo: Vincent Perraud

Photo: Vincent Perraud - rider: TJ Ellis

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Photo: Vincent Perraud


vans kill the line Web: Writer: Photography:

www.peynierbmx.com Vans & Vincent Rocher Vincent Perraud

For the third consecutive year some of the best riders on the planet made their way the Peynier Trails in the South-East of France. Altogether 45 from ten nations killed the line and went for an overall prize money of 6.000 Euros – among them the worlds BMX dirt elite like Jaie Toohey, Ryan Guettler, Markus Hampl, Alejandro Caro and many more. On Saturday «Best Trick» was taken by Jaie Toohey for a 360-Tripletailwhip. Maxime Charveron got second with 360 Tailwhip to Barspin and Josh Stead (AUS) was awarded for Best Style – they both took home a VANS signature guitar. On Sunday, thousands of spectators witnessed 20 finalists competing on the new perfect line with eight jumps that was completely rebuilt in the pine woods with bigger sets made for high amplitude and crazy tricks. Californian T.J. Ellis won this VANS Kill the Line 2011. In the counting two out of three runs he perfectly pulled tricks like Turndown-Frontflip, Tiregrab to Nohander-Backflip and 360 variations midset and dominated dirt legend Cory „Nasty“ Nastazio who got second and Peynier local Berenger Cordier who placed third.

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Pour la troisième année consécutive, une poignée des meilleurs riders de la planète avaient fait la route pour Peynier, dans le sud-est de la France. Au total, quarante-cinq pilotes provenant de dix nations ont participé au « Vans Kill the line 2011 », concourant pour un prize money total de 6000 euros. Parmi eux, des élites mondiales du BMX dirt comme Jaie Toohey, Ryan Guettler, Markus Hampl, Alejandro Caro et bien d’autres. Le samedi, l’épreuve du « Best Trick » a été remportée par Jaie Toohey grâce à un 360-triple tailwhip. Maxime Charveron est arrivé deuxième avec un 360 thailwhip barspin et Josh Stead (AUS) a été récompensé pour le « Best Style ». Ils ont tous les deux ramené à la maison une guitare signée Vans. Le Dimanche, des milliers de spectateurs ont pu admirer les vingt finalistes évoluer sur la nouvelle ligne de huit bosses qui a été complètement reconstruite dans la forêt de pins, avec de plus gros modules pour plus d’amplitude et des tricks encore plus fous ! Le Californien T.J. Ellis a remporté ce Vans Kill the line 2011. Il a sorti des tricks parfaits sur deux de ses trois runs comme un turndown-Frontflip, un tiregrab to nohander-backflip et un 360 variations, dominant la légende du dirt Cory « Nasty » Nastazio qui termine deuxième et le local Bérenger Cordier, classé troisième.


Photo: Vincent Perraud - rider: Mark Mulville

VANS Kill the Line 2011 1 - TJ Ellis – USA 2 - Cory Nasty Nastazio – USA 3 - Berenger Cordier – France 4 - Josh Stead – Australia 5 - Markus Hampl – Germany

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6 - Jérémy Le Pennedu – France 7 - Jaie Toohey – Australia 8 - Alejandro Caro – Colombia 9 - Mark Mulville – USA 10 - Jeremy Muller – France

11 - Mark Potozny – USA 12 - Greg van Tulder – Belgium 13 - Daniel Juchatz – Germany 14 - Matt Priest – UK 15 - Tristan Musso – France

16 - Justin Fouque – France 17 - Kye Forte – UK 18 - Phil Baum – Germany 19 - JB Peytavit – France 20 - Ben Hennon – UK


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photo: Mortimer Lojka

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photo: Mortimer Lojka

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London Open 2011 & Roof Top Lausanne

31 - 31.07.2011 / 05 - 07.08.2011 Web: Writer: Photography:

www.lhbpa.org & www.rooftop.ch Mortimer Lojka Mortimer Lojka

Every competition has its fair share of hiccups. This one seemed to have more than most. As we set off for London, we still hadn’t heard anything from the girl we were meant to be staying with for the weekend. And then we managed to miss our ferry by 10 minutes, which cost us a good two hours. When we finally arrived in London, it was the middle of the night; but as luck would have it we ran into some other bike polo dudes. A phone call later and we found ourselves on the roof of a building with some fellow participants and thanks to the hospitality of Jono, we bedded down for the night, under canvas, and woke up to a panoramic view of the city, ready for one of the most anticipated competitions of the year. Things got off to a flyer! The organisers had upped the stakes by promising that the London Open 2011 would be even better than last year’s event. The three best pitches in London, more teams, more polo, more parties and more prizes. The one thing they had no control over was the weather, but as it turned out there was more sunshine too. I’d expected to be needing an umbrella, but instead I had to go off and buy some sun cream… The organisation was slick and the volunteers were out in force to welcome just short of 40 teams, who had travelled from all around Europe to compete over the two days. The pitches, in Hackney Downs, had been installed specially for the event, and it wasn’t long before they were soon mobbed with bikes and riders. A guy called John produced a megaphone and called all the competitors together to go through the rules and explain various new twists that had been introduced to spice things up. The basics of bike polo are simple enough: two teams of three players, going head to head for a maximum of 10 minutes

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with the aim of scoring five goals. If a player lets his feet touch the ground he is sent off and is only allowed back on the court after striking the edge of the pitch with his mallet. Various forms of contact are allowed – bike on bike, mallet on mallet or player on player, but not, for example, mallet on bike. It can get pretty combative and is spectacular to watch, although it’s also very tactical, a bit like rugby or ice hockey, but without the nastiness. Physical strength isn’t the main thing, meaning both sexes can compete on equal terms. The bike polo community has almost doubled in a short space of time, and the current average age of around 30 looks set to come down with the influx of new players. The bikes used are becoming increasingly specialised and are now easier to handle and faster, mirroring the evolution in the sport itself and the introduction of new rules. The original form of bike polo, invented by American cycle couriers, was played on fixed-gear brakeless machines. This has become something of a

marginal pursuit. These days, freewheel, disc brakes and automatic pedals are all more or less the norm; though there’s a hardcore of veterans who still pine for the stripped down version… The matches carried on into early evening. Meanwhile, we finally managed to locate our host, Jacqui. Having packed up our gear and finished our beers, we cycled to her place to have a bite to eat and tend to our wounds. Jacqui doesn’t play the sport herself, but she’s definitely a popular figure within the London cycling community. Later we discovered that she’s the driving force behind the Tweed Run, a major annual gathering of vintage bikes and cyclists in period costume… The next day’s matches took place in blazing sunshine, and they got better and better as the day progressed. As the action moved from pitch to pitch, the rankings gradually took shape. The whole day flew by, and before we knew it we were having to pack up and make a dash for it – we still had some way to go to get back to the coast, and the last ferry wasn’t going to wait for us… When we got home, nobody believed me when I told them I’d got my sunburn in London... London Open 2011 – Final standings: 1 – Supersonic (Germany-Switzerland) 2 - Call Me Daddy (France) 3 – Cosmic (UK)


photos: Mortimer Lojka

Another much awaited competition was the Rooftop Lausanne, which took place just a week after London. I normally take the plane, but this time I was too laid back and too tired and ended up missing my flight. To make matters worse, my ticket was non-changeable... I didn’t spend too long agonising about it, and just paid the full rate to book myself onto the next flight. The things I do for the love of my sport! Surprisingly, nobody bothered about my tools at security, but my U-lock was a different matter! The security guy suggested that I slip it into my sleeping bag and ask for it to be put in the hold. Several hours later I arrived in Geneva and took the train to Lausanne. And it was only at that point that I realised I’d forgotten to pick up my sleeping bag at the airport. No big deal; at least I’d made it to Lausanne, ready for the first ever Rooftop event, which had been hyped to the max ever since it was first announced a few months back. It was night time before I finally managed to track down my team-mates, who were practising on a battered old pitch. The next day, it didn’t take us too long to work out that things weren’t quite as the publicity had promised. The playing surfaces were in a bad state, the edge of the courts had been knocked together using some old boards, the organisation was a bit of a mess and everything was running late. There was no registration procedure and the actual prices were higher than advertised (that’s Switzerland for you). Rumours started going around that the organisers were quick to silence by straightening things out. There were still a lot of grumbles, but at the end of the day we were all

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there to compete, see our mates and enjoy ourselves. the beer was certainly expensive, but that wasn’t going to stop us enjoying drinking it! We were staying with some locals, along with another team, Call Me Daddy, one of the best bike polo outfits in France. These guys are real pros, who go into their matches physically and technically prepared. They know how to play together and watching them in action is a real joy. One of their riders, Jo, produced one real showcase moment when his chain snapped as he was going at full pelt; somehow he managed to stay on his bike and outfox his opponent. His team were in a tricky position at that point, but he managed to keep the coolest of heads, opting to run next to his bike to get as much of a run-up as possible, duly completed his tap-out, and then came back onto the pitch to try and salvage the situation… which he succeeded in doing! He then called a time-out, so he could fix his bike, at which point he earned himself a big round of applause from the spectators, who were full of appreciation for this display of talent! Talent is something Call Me Daddy have in spades: they went all the way to the final where they faced Swiss outfit L’Equipe, who win just about every tournament they turn up for. Lausanne 2011 was no different. Rooftop Lausanne 2011 – Final standings: 1 - L’Equipe (Switzerland) 2 – Call Me Daddy (France) 3 – Polosynthese (Germany) 4 – Cosmic (UK)

Call Me Daddy were also runners-up at the World Championships in Seattle – the city that gave birth to Hardcourt Bike Polo – finishing behind the Crazy Canucks (Vancouver). Jo Pompon (Call Me Daddy): “[Bike] polo (…) is developing into a competitive sport, with pages and pages of complex rules, referees, protective gear, faceguards etc... it’s setting the bike polo players apart, like the Spartans… Bike polo embodies a spirit of marginality, the joy of playing, it’s about trying to reclaiming (…) values that have been abandoned and giving them new life, it’s about improvising, about being inventive, creative and resourceful. “That’s why I’m keen to get back to basics: no faceguards, no protective clothing apart from gloves, no back-up crew. It should be all about the tournaments. But I’m not talking about the Championship of France or any other completely idiotic championship the whole purpose of which is so that the winner go around bragging for the rest of the year, “I’m the champion of such and such... I’m the best etc.” “Bike polo is about judging the riders while they are on the pitch. As soon as the whistle blows, they are just bike enthusiasts, mechanics and handymen who should be focused on developing and protecting an alternative culture that values individualism and freedom and that is at risk of being destroyed by the smell of dollars.”


À chaque tournoi son lot de petites emmerdes et de grands moments… Ce coup-ci, on n’avait aucune nouvelle de la fille qui allait nous héberger pour le week-end. On a loupé l’embarquement dans le ferry de dix petites minutes, ce qui nous a fait perdre deux bonnes heures. Arrivés de nuit à Londres, le hasard avait mis des joueurs de polo sur notre chemin. Après un bref coup de fil, on s’est retrouvé sur le toit d’un immeuble avec d’autres participants et grâce à l’hospitalité de Jono, on allait dormir là, sous tente, avec au réveil une vue panoramique sur la ville. C’était l’un des tournois les plus attendus de l’année, et on autant dire que ça commençait fort ! La couleur était annoncée: le London Open 2011 serait encore mieux que l’édition précédente. Trois terrains sur la meilleure surface de jeu de Londres, plus d’équipes, plus de polo, plus de fêtes, plus de prix. Ce qui n’était pas annoncé, c’est qu’il y aurait aussi plus de soleil. J’avais prévu un parapluie, j’ai dû acheter de la crème solaire… L’organisation était solide et les volontaires nombreux pour accueillir les presque 40

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équipes venues de toute l’Europe qui allaient s’affronter pendant deux jours. Les vélos se sont rapidement multipliés autour des terrains, montés pour l’occasion dans le parc de Hackney Downs. John sort le mégaphone et nous rassemble sur un court pour le rappel des règles, avec l’une ou l’autre nouveauté. Les bases du bike polo sont simples: deux équipes de trois joueurs qui s’affrontent pendant 10 minutes maximum pour tenter de marquer cinq goals. S’il met un pied à terre, le joueur est hors-jeu et ne peut revenir qu’après avoir donné un coup de maillet sur un bord du terrain. Les contacts sont autorisés — vélo contre vélo, maillet contre maillet ou joueur contre joueur (mais pas maillet contre vélo par exemple) — si bien que le jeu peut être agressif et visuel tout en étant tactique, un peu comme au rugby ou au hockey sur glace, l’animosité en moins: la force physique ne prime pas, ce qui permet au polo d’être mixte. La communauté a presque doublé en peu de temps et la moyenne d’âge actuelle, qui est d’environ 30 ans, risque bien de baisser avec les nouveaux joueurs. Les vélos sont maintenant plus spécialisés, offrant plus de maniabilité et de vitesse, si bien que le jeu a évolué et que de nouvelles règles ont dû être introduites. Initié par des coursiers à vélo américains, le bike polo en pignon fixe brakeless est devenu marginal: aujourd’hui, si on veut rivaliser, la roue libre, les freins et des pédales automatiques sont

presque obligatoires. Et certains anciens deviennent presque nostalgiques face à ces changements… Les dernières parties se sont jouées jusqu’en début de soirée. On avait enfin trouvé Jacqui, notre hôte, on a rangé le matos, fini notre bière et roulé jusque chez elle pour manger un bout et soigner nos bobos. Jacqui, elle ne joue pas au polo, et pourtant, elle semble très populaire au sein de la communauté londonienne. On comprendra plus tard pourquoi, en découvrant que c’est elle qui se trouve derrière l’organisation du Tweed Run, un important rassemblement de vélos vintage et cyclistes en habits d’époque… Les matchs du lendemain se sont enchaînés sous un soleil de plomb, avec de plus en plus de spectacle. On va d’un terrain à l’autre, le classement des équipes se précise, la journée passe très vite, et on doit déjà plier bagage, un peu à la hâte: on a encore pas mal de route et le dernier ferry ne nous attendra pas… Personne ne m’a cru quand j’ai expliqué que j’avais attrapé un coup de soleil à Londres… Classement Final : 1 – Supersonic (De-Sw) 2 - Call Me Daddy (Fr) 3 – Cosmic (UK) 4 - Nice Touch (UK)


photos: Mortimer Lojka

Autre tournoi très attendu: le RoofTop Lausanne, tout juste une semaine après Londres. J’ai l’habitude de prendre des avions, mais sur ce coup là, j’étais trop confiant (et fatigué), et j’ai loupé mon vol. Ticket non-échangeable… Je ne me suis pas posé la question très longtemps et j’ai racheté un billet pour le prochain vol. Plein tarif. C’est ça l’amour du sport! Au contrôle de sécurité, on ne m’a pas ennuyé pour les outils que je transportais, par contre, le U-Lock, il passe pas! Le contrôleur m’a suggéré de le glisser dans le sac de couchage et de le faire mettre en soute. Quelques heures plus tard, j’atterris à Genève et prends le train pour Lausanne. C’est là que je me suis rendu compte que j’avais oublié le sac de couchage à l’aéroport. Mais c’est pas très grave: j’arrive à Lausanne pour le premier RoofTop ! On l’annonçait depuis des mois, à grands renforts de visuels soignés. La nuit tombe, et je retrouve enfin mes co-équipiers sur de vieux terrains craquelés. Le lendemain, on se rendra assez rapidement compte que la communication était peut-être disproportionnée: le revêtement est en mauvais état, les bords des terrains sont bricolés avec quelques planches, l’organisation cafouille un peu et il y a déjà beaucoup de retard. L’inscription n’était pas donnée et les prix pratiqués sont élevés (Suisse oblige). Une rumeur monte, que l’organisateur aura le bon réflexe de rapidement faire taire en prenant la parole pour mettre les choses à plat. On va encore râler un peu, mais on est venu pour jouer, voir des potes et profiter d’un bon moment: la bière est certes chère, mais on prend toujours autant de plaisir à la boire ! Là aussi, on sera hébergé chez l’habitant, avec les Call Me Daddy, l’une des meilleures équipes

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de France. Les mecs sont très pros et préparent leurs matchs, physiquement et techniquement. Ils savent jouer ensemble et c’est un régal de les regarder. Jo nous offrira d’ailleurs un moment d’anthologie: en plein accélération, il casse sa chaîne mais reste en jeu et parvient à coincer un adversaire. Son équipe est dans une position difficile, mais il réagit avec beaucoup de sang-froid: il décide de courir à côté de son vélo pour prendre un maximum d’élan, faire son « tap-out » et revenir pour tenter de débloquer la situation… ce qu’il parviendra à faire! Il demandera enfin un « time out » afin de réparer, le match est suspendu, et les spectateurs applaudissent cette preuve de réel talent! Du talent, les « Call Me » en ont: ils iront jusqu’en finale et seront opposés à « L’Equipe », des Suisses qui, s’ils participent à un tournoi, raflent presque à chaque fois la première place. Et c’est ce qu’ils feront, une fois de plus. Classement Final : 1 - L’équipe (Sw) 2 – Call Me Daddy (Fr) 3 – Polosynthese (De) 4 – Cosmic (UK) Cette année, les championnats du monde se sont déroulés à Seattle, ville d’origine du Hardcourt Bike Polo. Les résultats sont tombés il y a trois jours : Crazy Canucks (Vancouver) prend la première place et… les Call Me Daddy sont vice-champions du monde ! Now, you know who you should call…

Jo Pompon (ex-Call Me Daddy): « Le polo (…) évolue vers un sport de compétition, entrainant des pages et des pages compliquées de règlement, des arbitres, des protections, des grilles, etc... Ca met des joueurs de polo à l’écart, comme les Spartiates (…). (…) On se réclame de cette marginalité, de cette folie de jouer, de reprendre (…) les endroits à l’abandon, les mettre en valeur, être inventif, créatif, bricoleur, débrouillard. L’évolution des normes du vélo — roue libre, double frein, ratio, pédales automatiques — en vue de la performance, ça ne me gène pas, mais l’évolution de l’état d’esprit, je cautionne pas: faire tomber un type, ne pas l’aider à se relever en regardant l’arbitre et demander s’il y a faute, je cautionne pas. La sportivisation du polo fait de nous des Spartiates en puissance (…) C’est la raison pour laquelle je reviens au basique: pas de grille, pas de protec’ à part des gants, pas d’équipe. Un shuffle à chaque tournoi. Mais plus de «Championnat de France» ou autre championnat complètement débile pour pouvoir dire toute l’année “je suis champion de... je suis le meilleur…” Le polo ne juge les joueurs que durant le laps de temps où ils sont sur le terrain. Le reste du temps ce sont des passionnés de vélo, de mécanique, de bricolage, de développement alternatif de cette société qui part en lambeaux dans de grands relents de dollars et d’esprit individualiste et ultra libéral. 


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Photo: Yorick Carroux/Red Bull Content Pool - rider: Brandon Semenuk

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red bull district ride

Nuremberg - Germany / 10.09-11.09.2011 Web: www.fmbworldtour.com Writer: Rasoulution Photography: Markus Greber, Yorick Carroux & www.flohagena.com

Since 2 years the Freeride Mountain Bike World Tour integrates contests of the highest level from all over the globe into one overarching competition for the title of FMB World Tour Champion. FMB World Tour events envelop the many facets of the freeride sport including: big mountain, slopestyle and dirt jump. Earlier than expected, just after his victory at Bearclaw Invitational, Brandon Semenuk was crowned the FMB World Tour Champion 2011! Nevertheless, the battle for places 2-10 remained exciting, since the points won at the Red Bull District Ride as a Diamond event could still shake up the ranking entirely. 24 riders from 10 nations, a course of about 1km in length and 75.000 spectators over the weekend: that was the recipe in Nuremberg for an event that could not have been more spectacular. Sam Pilgrim delivered a run that is unprecedented in freeride history. When he took off from the obstacles, all of Nuremberg held its breath because no other rider had ever delivered such a performance. At every hit he showed another trick and convinced the jury with his consistently high level of tricks throughout the overall 6 Districts. The comeback of the most legendary urban freeride event in mountain bike history can definitely be considered a worthy finish of the World Tour.

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Depuis deux ans maintenant, le Freeride Mountain Bike World Tour rassemble dans un seul et même circuit des compétitions de très haut niveau organisées dans le monde entier, avec à la clé le titre de champion du FMB World Tour. De la grosse montagne, du slopestyle et du dirt : le circuit réunit les nombreuses facettes du freeride. Avant même la fin de la série, juste après sa victoire au Bearclaw Invitational, Brandon Semenuk avait été couronné champion du FMB World Tour 2011. Néanmoins, la bataille pour les places du top dix est restée excitante puisque les points gagnés au Red Bull District Ride, événement classé Diamond, pouvaient encore bousculer entièrement le classement. 24 pilotes issus de 10 pays, un parcours d’environ un kilomètre de longueur et 75.000 visiteurs durant tout le week-end : c’était la recette de Nuremberg pour cet évènement qui n’aurait pu être plus spectaculaire. Sam Pilgrim y a livré un run sans précédent dans l’Histoire du freeride. Quand il décollait de chacun des obstacles, tout Nuremberg retenait sa respiration. Il a à chaque fois rentré un trick différent et a convaincu le jury de sa constance au top niveau tout au long des six étapes du circuit. Le retour du plus légendaire évènement urbain de l’Histoire du freeride peut définitivement être considéré comme une finale digne de ce FMB World Tour!


Photo: Yorick Carroux/Red Bull Content Pool - rider: Brandon Semenuk

www.flohagena.com/Red Bull Content Pool - rider: Sam Pilgrim

Photo: www.flohagena.com - rider: Brandon Semenuk

FMB World Tour ranking 2011 1 - Brandon Semenuk - 4090.00 2 - Cameron Zink - 3439.50 3 - Sam Pilgrim - 3348.75 4 - Anthony Messere - 2991.50 5 - Martin Sรถderstrรถm - 2882.50

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6 - Cam McCaul - 2845.15 7 - Yannick Granieri - 2816.10 8 - Greg Watts - 2797.83 9 - Darren Berrecloth - 2601.15 10 - Kurt Sorge - 2548.33

11 - Amir Kabbani - 2482.25 12 - Geoff Gulevich - 2466.23 13 - Thomas Genon - 2330.00 14 - Mitch Chubey - 2190.05 15 - Sam Reynolds - 2131.50


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Landscape Magazine #17 - October / November 2011