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issue #16 - august / september 2011 free magazine


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cover

photo: Jonathan Borms rider: Patrick Casey

édito

photo: Vincent Rocher text: Christophe Bortels

éDITO

ISSUE #16 - August/September 2011 stay calm and breath

news . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 06 -10 culture. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 shopping. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 - 16 tests. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 - 22 fashion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 - 28 portfolio worldcup. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 - 42 made in paris. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 - 60 mountain of hell. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62 - 68 bmx masters. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70 - 79 nissan downhill cup. . . . . . . . . . . . . . . . 80 - 86 cédric gracia. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88 - 94 germany to belgium. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96 - 98

colofon associate editors Jonathan Borms Christophe Bortels Christophe Carmeliet Vincent Rocher fixed gear redaction coordinator Jonathan Borms chillout redaction coordinator Christophe Carmeliet mtb redaction coordinators Vincent Rocher Christophe Bortels art direction & design Jonathan Borms + Christophe Carmeliet = Food /// www.designmyfood.be By the way, haven’t you ever asked yourself why the magazine you have in your hands right now - or the one you’re reading on the screen of your computer or tablet - is called Landscape? Because, let’s face it, the name “landscape” is more likely to make you think about a travel or landscaping magazine than a biking magazine, isn’t it? But when you think about it a bit, it’s maybe not so crazy after all. That’s because the world of biking that we adore so much is beautiful, vast, varied, and sometimes in order to best take it in and understand it, it’s good to take a step back, find a high point that offers a clear, uninterrupted view. Then we sit there and observe. “Did you see the contrast between this side and the other? Oh, and look over there, that’s changed since the last time, hasn’t it? Hey, there’s something moving down there, let’s go in and take a closer look!” Yes, biking is a fascinating landscape. And the observer we’re talking about is us, journalists and photographers, obviously, but also you, our loyal readers. Well, that’s the official explanation. But to be honest, “Landscape” emerged at the end of a long night of brainstorming, and we just chose that name because it sounded good. Merci Axel. Tiens au fait, vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi le magazine que vous tenez entre les mains en ce moment - ou que vous lisez peut-être sur l’écran de votre ordinateur ou de votre tablette – s’appelle Landscape ? Parce que, avouons-le, le nom “paysage” ça fait quand même davantage penser à une revue de voyages ou d’architecture de jardin qu’à un magazine de bike, non ? Mais en y réflechissant un peu, ce n’est peutêtre pas si absurde que ça. Car ce monde du vélo qu’on affectionne tant, il est beau, il est vaste, il est varié, et pour mieux le contempler et le comprendre il est parfois bon de prendre du recul, de trouver un point élevé qui offre une vue claire et dégagée. Alors on se pose là et on observe. “Tu as vu ce contraste entre ce côté-ci et l’autre côté ? Tiens, et regarde là, ça a changé depuis la dernière fois, non ? Oh, y a un truc qui bouge là-bas, allons voir ça de plus près!” Oui, le bike est un paysage fascinant. Et cet observateur dont on parle, c’est nous, journalistes et photographes évidemment, mais c’est aussi vous, fidèles lecteurs. Bon, ça c’est l’explication officielle. Mais pour tout vous dire, “Landscape” a simplement émergé en toute fin de soirée au terme d’un long brainstorming, et on a juste choisi ce nom là parce que ça sonnait bien. Thanx Axel.

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photography coordinators Christophe Bortels & Vincent Rocher general contact info@landscape-magazine.com redaction contact redaction@landscape-magazine.com advertising sales@landscape-magazine.com digital LS Mag www.landscape-magazine.com thanks for everything! Esteban Hendrickx, Nicolas Niederprüm, Marie Rebts, Philippe Hébert, Tarek Rasouli, Sacha Kimmes, Chat, Fixerati, François Tusseki, Donal Duck, Tomas Caufriez, Mouflette, Ludwig Bollaerts, François Debroux, Shinobu, Cédric Denis, François Henrion, Jérôme Thiry, Cédric Gracia, Héléna Hospital, Fred Glo, Dorian Boxus, Geoffroy Léonard, Marlène, Yolande Van Muylem, Monique Daive


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news Writer: Vincent Rocher & Jonathan Borms Photo: Kenny Web: www.landscape-magazine.com

Gwin & Moseley: the Trek World Domination www.uci.ch

As we close this edition, there are still to heats to be run – La Bresse and Val Di Sole – out of the seven comprising the World Cup downhill. And the Aaron Gwin meter shows four victories... The American, 23 years of age, has outrageously dominated the 2011 season and has only faltered once, in Fort William, in the second round. This fall allowed Greg Minnaar to win, with Gwin climbing to the fifth step of the podium despite it all. At that point, we could still expect to witness an open season. But the rider from the Trek World Racing team quickly put things back into place and pulled off three wins in a row: Leogang (Austria), Mont-Sainte-Anne (Canada) and Windham (USA). His rank in the standings was suddenly very comfortable and we find it hard to see how the American could fail to take the title. Far behind, Greg Minnaar and Gee Atherton, the two strongmen of 2010, battle it out for second place overall but have experienced mixed results this season, sometimes not even finishing in the top 10, like at Mont-Sainte-Anne and Windham. All the more so as we’re witnessing the explosion

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of the new generation of riders who ride hard and give the veterans a run for their money. Danny Hart, Brook Macdonald, Josh Bryceland, Troy Brosnan and others racked up good results and there’s no doubt that they will be winning races soon. Among the ladies, the Trek teammate of Aaron Gwin, Tracy Moseley, dominated the proceedings, however, perhaps not as crushingly. The World Championship titleholder has nonetheless won three out of five heats at this point, only losing at Leogang and Windham, races in which she came in third and won respectively by Frenchwoman Floriane Pugin and Briton Rachel Atherton. Suprising fact: with the exception of Pietermaritzburg where Rachel Atherton was not present, the three women have systematically made up the top 3 in four heats in a row! As we are writing these lines, Floriane Pugin is second overall behind Mosely but ahead of Atherton. Frenchwomen Sabrina Jonnier and Myriam Nicoles are respectively fourth and fifth in the standings.

Au moment de boucler cette édition, il reste deux manches à courir – La Bresse et Val Di Sole - sur les sept que compte la Coupe du Monde de descente. Et le compteur d’Aaron Gwin affiche quatre victoire... L’Américain, 23 ans, domine outrageusement cette saison 2011 et n’a trébuché qu’une seule fois, à Fort William, lors de la deuxième manche. Une chute qui a permis à Greg Minnaar de l’emporter, Gwin montant malgré tout sur la cinquième marche du podium. On pouvait alors encore espérer assister à une saison ouverte. Mais le pilote du team Trek World Racing allait vite remettre les choses en place et signer trois victoires de suite : Leogang (Autriche), Mont-Sainte-Anne (Canada) et Windham (USA). Son avance au classement général est du coup très confortable et on voit mal comment le titre pourrait échapper à l’Américain. Loin derrière, Greg Minnaar et Gee Atherton, les deux hommes forts de 2010, se disputent la deuxième place au général mais vivent une saison en demi-teinte, n’arrivant parfois même pas à se classer dans le top 10, comme à Mont-Sainte-Anne et Windham. D’autant qu’on assiste à l’explosion d’une nouvelle génération de pilotes qui roulent très fort et donnent du fil à retordre aux plus anciens. Danny Hart, Brook Macdonald, Josh Bryceland, Troy Brosnan et d’autres multiplient les bons résultats, et nul doute que ceux-là gagneront bientôt des courses. Chez les filles, c’est la co-équipière d’Aaron Gwin chez Trek, Tracy Moseley, qui domine les débats, de façon un peu moins écrasante toutefois. La Championne du Monde en titre a tout de même remporté jusqu’ici trois des cinq manches, ne s’inclinant qu’à Leogang et Windham, des courses où elle terminera troisième et remportées respectivement par la Française Floriane Pugin et la Britannique Rachel Atherton. Chose étonnante : si l’on excepte Pietermaritzburg où Rachel Atherton n’était pas présente, les trois femmes composaient systématiquement le top 3 final lors des quatre manches suivantes ! A l’heure où nous écrivons ces lignes, Floriane Pugin est deuxième au général derrière Moseley mais devant Atherton. Les Françaises Sabrina Jonnier et Myriam Nicole sont quant à elles quatrième et cinquième du classement.


Writer: Christophe Bortels, Vincent Rocher & Jonathan Borms Web: www.landscape-magazine.com

2011 French Enduro Cup

Les portes du Mercantour

The French Enduro Cup finished on 30 and 31 July in Valloire. Throughout the season Jérôme Clementz, Rémy Absalon, Greg Doucende, Théo Galy and François Bailly Maitre were engaged in a fierce competition throughout the season. All of them are enduro specialists capable of competing on any type of terrain, whether it’s the muddy slopes of Gets, the steep and arid descent at Val d’Allos or the more moderate but extremely physically demanding slopes at Arcs. One thing you can be sure about with Enduro is that the strongest and most complete riders will always end up the front, no matter what the terrain. Jey Clementz (Cannondale) is clearly a cut above the competition this season, after his victory in the Mountain of Hell, he wins the Enduro French Cup.

The 7th edition of the Portes du Mercantour Enduro will take place on 3-4 September 2011. You can apply to take part online at www.tribe-events.com

www.tribe-events.com

La coupe de France d’enduro se terminait ces 30 et 31 juillet à Valloire. La bataille a fait rage tout au long de la saison entre Jérôme Clementz, Rémy Absalon, Greg Doucende, Théo Galy et François Bailly Maitre, des enduristes simplement performants sur tous les terrains, qu’ils soient pentus et boueux aux Gets, abrupts et secs au Val d’Allos ou à pente plus modérée mais extrêmement physiques aux Arcs. C’est bien de l’enduro et les plus forts, les plus complets restent devant, quels que soient les terrains. Jey Clementz (Cannondale) est vraiment un cran au-dessus de tous les autres cette saison, après sa victoire à la Mountain of Hell, il gagne la coupe de France d’enduro 2011

www.tribe-events.com

La septième édition de l’Enduro des Portes du Mercantour aura lieu les 3 et 4 septembre 2011. Inscriptions sur www.tribe-events.com.

Rock or Ride 2011 www.rockorride.be

Calling all riders! The fourth Rock or Ride will take place over two days! The Rock or Ride Festival, Belgium’s biggest ‘festival-ride’ event, will take place on Saturday 1 October 2011. New this year, on the Sunday, 2 October 2011, the first ever Rock or Ride Contest will take place, with prize money of €4,500 up for grabs for BMX and skate competitions!

La quatrième édition du Rock or Ride se tiendra sur deux jours ! Nous vous donnons rendez-vous le samedi 1er octobre 2011 pour le Rock or Ride Festival, le plus important festiride de Belgique. Nouveauté, le dimanche 2 octobre 2011 se tiendra le premier Rock or Ride Contest. 4500€ de prize-money à la clef en BMX et Skate ! Avis à tous les riders…

Nissan European dh Cup 2012 www.x-free.be

03-04.03.12: Vall d’Uxio, Spain 21-22.04.12: Coo, Belgium 26-27.05.12: La Bresse, France 22-23.07.12: Oz-en-Oisans, France 04-05.08.12: Sestrière, Italy

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news Writer: Vincent Rocher & Jonathan Borms Photo: Kenny Web: www.landscape-magazine.com

Young blood: Tomas Lemoine

photo: Hugo Pédel

www.raceco-mtb.com

After winning the X GAMES ASIA in Shanghai last winter, Tomas, who has yet to turn 15, continues to put in some storming performances, with a second place in Namur in the European King Of Slopestyle, a Top 5 finish in the Millau stage of the World Pro Tour, a win at the FISE. And having also managed a second place finish at the Chiky WRT Pradelles he heads the pack going into the final in Roc d’Azur. Busy as he is, he found time to answer a few of our questions:

wanted to get involved. Since then I’ve taken part in a lot of competitions and I’ve let the racing slip. I do a bit of DH, quite a lot of BMX in the park, a bit of snowboarding in the winter and surfing in the summer.

Hi Tomas. So what’s your background? And when did you first get serious about your bike? I’m 14 and I live in Marseille. I’ve been riding a bike since I was five, initially I was into BMX racing and I ended up as European champion. I used to do a bit of dirt on my racing bike and then, three years ago, I saw an MTB slopestyle competition. I was blown away by it and decided I

You seem to be tearing it up all over the place this year. What’s your secret? I practice a lot on my BMX in the park in Marseille as there aren’t many dirt jumps, and I also get out on the trails at Peynier to make sure I get enough experience on the big jumps. Occasionally I go to see mates for a foam pit session in order to learn new tricks. The riders who inspire me are Yannick Granieri, Bienvenido Aguado, Mehdi Gani, Thomas Genon and Mike Montgomery. As for my sponsors, I ride for Team Santacruz MIA (Santacruz, Marzocchi, Sb3, Trickx, Michelin, Shimano), and am also sponsored by WEARING, a really cool brand of shorts.

Après avoir remporté les X-Games Asia à Shangai cet hiver, Tomas, qui n’a pas encore 15 ans, enchaîne les performances avec une seconde place à Namur sur l’European King Of Slopestyle, un Top 5 sur la manche du Pro Tour Mondial à Millau et une victoire en expert au FISE. Il est leader avant la finale au Roc d’Azur avec encore une seconde place sur le “Chiky WRT Pradelles”. Nous lui avons posé quelques questions.

Salut Tomas. Alors tu viens de quel coin? Le vélo et toi c’est sérieux depuis combien de temps? J’ai 14 ans et je vis à Marseille. Je roule depuis l’âge de 5 ans, d’abord en bmx race où j’ai été champion d’Europe. Je faisais un peu de dirt avec mon bike de race puis il y a 3 ans j’ai vu un contest de vtt slopestyle, et j’ai bien kiffé alors je m’y suis mis. Depuis je fais pas mal de contests et j’ai laissé de côté les courses de race.

Je fais un peu de DH, pas mal de bmx en park, un peu de snowboard l’hiver et du Surf l’été. Cette année tu déchires un peu partout. C’est quoi ton secret? Je m’entraîne pas mal en bmx en park à Marseille car les bosses de dirt sont rares, et puis en trail, à Peynier, pour rester au contact des grosses bosses. Je vais de temps en temps chez des potes faire du bac à mousse pour apprendre de nou-

veaux tricks. Les riders qui m’inspirent sont Yannick Granieri ,Bienvenido Aguado, Mehdi Gani, Thomas Genon et Mike Montgomery. Niveau sponsors je roule pour le Team Santacruz MIA ( Santacruz, Marzocchi, Sb3, Trickx, Michelin, Shimano), et pour Wearing, une marque de caleçons bien cool.

Pump Track Contest On Saturday 24 September, 09h00-18h00, the brand new MTB club Les Pignons Voyageurs, led by Simon Cardon (Xcytt Racing) is staging their Pump Track Invitational, in

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partnership with B’twin Village in Lille (France). The event organiser, Simon Peterolff is proposing a pump track challenge for anyone wanting to test themselves against riders

competing in the World Cup. Entrance is free. All you need are your helmet and your BMX/ MTB.

Le tout nouveau club béthunois « Les pignons Voyageurs », présidé par Simon Cardon (Xcytt Racing), organise son Pump Track Invitational en partenariat avec le B’twin

Village situé à Lille (France). Simon Peterolff, l’organisateur de cet évènement, y proposera le samedi 24 Septembre de 9h à 18h un challenge pump track pour les riders désirant

se frotter aux pilotes évoluant en coupe du monde. C’est gratuit, il suffit d’amener son casque et son bmx ou son VTT.


Writer: Christophe Bortels, Vincent Rocher & Jonathan Borms Web: www.landscape-magazine.com

Electra Party www.electrabike.com

St Tropez played host to an Electra gathering on Thursday 8 July, with an original combination of sport and a country bike ride. The afternoon kicked off on the beach of Pampelonne with a stand-up paddleboard competition. Thierry Koska won the men’s event, while Ludivine Puy

finished top among the women to win an Electra 2011 bike. At sunset, the group headed off for St Tropez on their bikes to discover the hidden delights of the surrounding villages before ending up on the promenade at St Tropez to partake of a local aperitif. Way to roll.

Un rassemblement Electra était organisé le vendredi 8 juillet dernier à St-Tropez autour d’un concept original, heureux cocktail de sport ludique et de ride bucolique. L’après-midi avait donc commencé sur la plage de Pampelonne par un petit contest de Stand up paddle board (SUP) remporté par Thierry

Koska chez les hommes et Ludivine Puy chez les femmes. Cette dernière gagne ainsi un bike Electra 2011. Au soleil couchant la bande prenait la direction de St-Tropez pour une découverte des passages secrets du village, avant de parader sur le port où l’attendait un petit apéro bien tropézien. Way to roll.

Freeride Mountain Bike World Tour . . www fmbworldtour com

After Kokanee and Colorado Crankworx, there are 2 events remaining in Freeride Mountain Bike World Tour 2011: The Bearclaw Invitational and Red Bull District Ride. Aaron Chase is the course designer. “I’m stoked to be back in Nuremberg for the Red Bull District Ride! This contest was my biggest win in 2005 and now I get to craft a run full of hits from the Castle all the way down to Market Square. Red Bull District Ride was a very progressive contest at the time now I have the challenge to recreate freeride history!” At this point the only riders who can win the overall  FMB World Tour title are Brandon Semenuk and Cameron Zink, but Semenuk has an outstanding lead. Check out the current standings! photos: Ale Di Lullo

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Après les Crankworw de Whistler et du Colorado, ils restent 2 manches du Freeride Mountain Bike World Tour 2011: Le Bearclaw Invitational et le Red Bull District Ride dont Aaron Chase est créateur du parcours. “Je suis emballé de revenir à Nuremberg pour le Red Bull District Ride! Ce contest était ma plus belle victoire en 2005 et maintenant mon job est d’imaginer un run qui déchire entre le chateau et la place du marché. Le précédent RB District Ride a marqué son époque. Mon défi est de recréer un tournant de l’histoire du freeride” Pour l’instant il reste 2 vainqueurs potentiels pour ce FMB World Tour 2011, Brandon Semenuk et Cameron Zink mais Semenuk a une sérieuse avance. Mattez le classements actuel!

1 - Brandon Semenuk - 3771,25 2 - Cameron Zink - 3077,95 3 - Greg Watts - 2767,08 4 - Sam Pilgrim - 2760,00 5 - Yannick Granieri - 2676,20 6 - Geoff Gulevich - 2388,28 7 - Martin Soderstrom - 2365,00 8 - Amir Kabbani - 2229,60 9 - Anthony Messere - 2182,45 10 - Mitchell Chubey - 2077,10 11 - Tyler McCaul - 2041,80 12 - Mehdi Gani - 1976,25 13 - Thomas Genon - 1962,00 14 - Tomas Zejda - 1917,80 15 - Cameron McCaul - 1861,45


news Writer: Vincent Rocher & Jonathan Borms Photo: Kenny Web: www.landscape-magazine.com

ANTWERP FIXED GEAR SUMMER FESTIVAL 30-31st august 2011 - www.fixerati.com

EUROBIKE FIXED GEAR CHAMPIONSHIP www.eurobike-fxedgear-championship.com

Do you want some fixed gear ? Some tricks and race ? All your wishes are there if you travel to Friedrichshafen ( Germany ). It’s during the Eurobike that Soundtrack, Traffic Distribution, The 5th Floor are glad to organise there the first european fixed gear championship. Sprint, Trick Jam and a long ride around the lake. Be there !

FIXERATI Concept Cyclery presented the second national ROLLAPALUZA series at the first ANTWERP FIXED GEAR SUMMER FESTIVAL. Of course LANDSCAPE was there! Just like 8 months ago at the FIXERATI shop in Brussels the atmosphere and the riders were hot and sweaty! 500 meters top sprint roller racing. May the best … the fastest win! In the women series Esther Klein Koerkamp overwhelmed every opposition in an amazing 24.97 seconds. With a superb  48.41 seconds in the 1000 meters man final Rien Van Der Tang blew everybody away. For those who still had “legs and head in good shape” participated the next day in the big ANTWERP ALLEYCAT RACE. As fast and handy as possible on a 35k circuit around and in the city of Antwerp, won by Nico Van Sweetvelde. A weeker majeeker fixed gear extravaganza in Antwerp. BRAKE THE RULES C’est à l’occasion du ANTWERPEN FIXED GEAR SUMMER FESTIVAL que Fixerati Antwerp s’offrit une deuxième manche nationale avec le team Rollapaluza d’Angleterre, Landscape y était. Comme 8 mois plustôt chez Fixerati Brussels, l’ambiance fût chaude et les goûtes tombaient du front des riders. 500 mètres sur rouleau, top chrono ! Que le hamster gagne ! On admirera Esther Klein Koerkamp chez les filles qui dominera avec un temps de 24.97 secondes et Rien Van Der Tang chez les 1000m hommes avec ses 48.41 sec pour. Le lendemain matin ceux à qui les jambes tiendront encore en place, s’elanceront dans une grosse Alleycat de 35km au plus rapide dans les villes d’Anvers: course remportée par Nico Van Sweetvelde. BRAKE THE RULES

Tu veux du pignon fixe ? Tu veux du tricks et de la race ? Tu en auras pour ton argent si tu voyages jusq’à Friedrichshafen ( Allemagne ). C’est lors de l’Eurobike que Soundtrack, Traffic Distribution, The 5th Floor ont le plaisir d’y organiser le premier championnat européen de pignon fixe. Sprint, contest et longue ballade autour du lac. Soyez là !

to live & ride in l.a. www.trafikla.bigcartel.com

photo: Jonathan Borms

After waiting for almost one year, TRAFIK liberated us from our impatience by publishing the long expected dvd “To Live & Ride in L.A. After MACAFARMA and MASH this time the L.A. Crews ultimately show us a city beyond bikini stories, Hollywood and other custom Chicano’s cars. The movie proves L.A. to have its own hardcore biking culturesuchasthemythiccitiesofSanFrancisco or New York. No urban limit riding, bombing down the avenues…. BANG! Après une longe attente de près de un an, Trafik nous libère de notre impatiente en publiant enfin le dvd « To Live & Ride in L.A.». Après Macaframa, et MASH c’est au tour des crews de Los Angeles de montrer haut et fort que la ville n’est qu’une histoire de bikinis, film hollydiens, custom cars chicanos et qu’elle a sa culture-hardcore-biking comme le villes myhtique San Fransico ou New York. Du ride sans aucune limitte urbaine, du bombing dans les rues,… BANG ! issue #16 - 10 /100


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culture Writer: Web:

Vincent Rocher & Christophe Bortels www.landscape-magazine.com

Cars 2

Infamous 2

3 Minute Gaps

PC/PS3/Xbox 360/Wii

PS3

www.3minutegaps.com

Disney Interactive

Sony

WAX

A good Mario Kart isn’t found on every street corner. Neither is a good adaptation of an animated film. So the creators of this Cars 2 faced a big challenge in order to offer a title that, without drastically changing the rules of the genre, clearly holds the road. The charisma of animated Disney vehicles scoring with really screwed-up gameplay. There’s at least a dozen different items to jam up or slow down your competitors and the tracks are fastpaced. Cars 2 can be played by up to 4 players using a split screen. Whether you’re a fan of the movie or not, this racing game is a great surprise.

Sequels that are better than the originals are far more frequent in the video game world than in the movies. Infamous 2 doesn’t break that rule and surpasses the first chapter of the series in every way. With the pad between your hands you take on the persona of Cole, a super hero with devastating electric powers. Sony has clearly gone over the top and it could not be much more enjoyable, the feeling of power is exhilarating. The script lets you choose to play on the side of justice or go over to the dark side. A more than respectable playing time and dozens of extra missions will make it hard for you to put down this excellent game.

In Fort William we attended the world premiere of Clay Porter’s new baby: 3 Minute Gaps. The movie looks back on the 2010 World Cup DH season, interspersed with footage taken with the best riders in the world. We left the screening with mixed feelings. The music is cool and Clay Porter knows how to film biking, that’s for sure, but it often relies on the same effects (zip-line, tight framing of the face, intense zoom for interviews) that get tiring over time. In terms of content, the look back at the 2010 is moderately interesting since the highlights of these races have been looked at

again and again, and, although some of the “private” sessions were, quite frankly, well done – especially the one with Aaron Gwin which is killer -, others were quite disappointing. Last drawback, we have nothing against the Athertons, but they are omnipresent in 3 Minute Gaps, sometimes to the detriment of other top riders. Not surprising when you know that none other than Clay Porter was the one behind the episodes of the Atherton Project... In short, a movie with quite a few flaws but one that, let’s be honest, is watchable nonetheless.

Un bon Mario Kart-like, ça ne court pas les rues. Une bonne adaptation d’un film d’animation non plus. C’est donc un gros défi que les développeurs de ce Cars 2 ont relevé pour proposer un titre qui, sans bouleverser les règles du genre, tiens clairement la route. Le charisme des véhicules animés de Disney fait mouche avec en prime un gameplay bien foutu. Une bonne dizaine d’items différents permettent de dégommer ou ralentir vos concurrents et les circuits sont ultra-rythmés. Cars 2 peut se jouer à plusieurs avec un écran splitté pour maximum 4 joueurs. Fans du film ou pas, ce jeu de course est une bonne surprise.

Les suites meilleures que le premier opus, c’est beaucoup plus fréquent dans le monde du jeu video que dans le cinéma. Infamous 2 ne déroge pas à la règle et surpasse en tout point le premier épisode de la série. Le pad entre les mains, vous incarnez Cole, super-héros aux pouvoirs électriques dévastateurs. Sony a clairement joué la carte de la démesure et c’est on ne peut plus jouissif tellement la sensation de puissance est grisante. Le scénario vous laisse le choix de servir la justice ou de basculer du côté sombre. Une durée de vie plus qu’honorable et des dizaines de missions annexes ne vous laisseront pas facilement décrocher de ce très bon jeu.

C’est à Fort William que nous avons assisté à la première mondiale du nouveau bébé de Clay Porter : 3 minute Gaps. Le film revient sur la saison 2010 de la Coupe du Monde de DH, le tout entrecoupé de séquences tournées avec les meilleurs pilotes mondiaux. Nous sommes sortis un peu mitigés de la projection. La zik est sympa et Clay Porter sait filmer le bike, c’est certain, mais il retombe souvent sur les mêmes effets (tirolienne, cadrage serré de face, zoom violent pour les interviews) qui lassent à la longue. Quant au contenu, le retour sur la saison 2010 est moyennement intéressant puisque des résumés de ces courses ont été vus et revus, et, alors que

certaines des sessions “privées” sont franchement réussies - notamment celle d’Aaron Gwin qui est monstrueuse -, d’autres sont plutôt décevantes. Dernier bémol, on n’a rien contre les Atherton, mais ils sont omniprésents dans 3 Minute Gaps, au détriment parfois d’autres top riders. Rien d’étonnant quand on sait que ce n’est autre que Clay Porter qui réalise les épisodes du Atherton Project... Bref, un film avec pas mal d’imperfections mais qui, soyons honnêtes, se laisse regarder malgré tout.

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shopping Writer: Our Mastercards Web: www.landscape-magazine.com

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01. Yeti SB-66 - 02. Marzocchi 66 CR - 03. Bos Idylle Rare - 04. El Gallo Integrated DH - 05. Shaman Boxxer Red - 06. Bos Stoy - 07. E13 XC Single Speed - 08. UMF FR pro - 09. El Gallo Jefe - 10. Crank Brothers Mallet 3 - 11. Royal Blast - 12. Blur Phobia - 13. O’neal Airtech - 14. O’neal Fury - 15. Fox Flux - 16. TSG Knee Guard Nose Dive - 17. O’neal Sinner Knee CG - 18. Protone Headset - 19. Dakine Corridor - 20. Evoc Freeride Trail

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1. Shaman Handlebar Plugs - 2. Shaman Polley for Derailleur - 3. Shaman Thor - 4. Shaman Bullet - 5. Protone Bash - 6. TSG Superlight Tanner Goldbeck - 7. O’neal_Dirt Lid - 8. Dakine Original Brand Truck - 9. TSG Team gloves - 10. BLB soft leather bar tape - 11. Bookman lights - 12. Brooks Colt saddle - 13. Café Du Cycliste maillot Michelle - 14. Café Du Cycliste maillot Simone - 15. Cinelli Mash Bullhorn - 16. Nitto Craft Stem - 17. Nitto RB10AA bullhorn - 18. Onrontas organic lub - 19. Park Tool pizza cutter - 20. White Industries Fendor Bendor

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photos: Jonathan Borms - rider: François ‘One Arm Bandit’ Roland

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test / leader bike

735tr Writer: Web:

François ‘One Arm Bandit’ Roland www.leaderbikeusa.com / www.bricklanebikes.co.uk

Alea jacta est! Leader Bike is back on the scene with the long-awaited 735. Its position on the market puts it a notch above the 725, a frame that doesn’t cause quite the stir as in the Made in SF videos any better than on our quaint Belgian roads. Leader has managed to establish itself with relatively democratic prices for well-crafted bikes. Although manufactured in Asia, the frames that leave the factory are solid and sturdy, everything you’d expect from a track frame designed for city use. Indeed, Leader has given its bike a decidedly more urban twist and that’s also why we love them! Getting back to the topic at hand, the 735 is therefore the new aluminium jewel of the brand. For this test ride, I pushed the bike to its limits for over a week. Outcome of the race, it didn’t give in, quite the contrary! This bike is light, solid and the rigidity of the aluminium is well-supported by its short rear legs giving it aggressiveness and optimum acceleration. The 8 cm long down tube gives it a certain aerodynamic nature. You have to break 35 km/h to notice but, once it’s launched, Alea jacta est! Leader Bike revient sur le devant de la scène avec le tant attendu 735. Sa position sur le marché le place un cran au-dessus du 725, cadre qu’on ne présente plus tant il a tourné dans les vidéos made in SF que sur nos charmante routes belges. 

Leader a su s’imposer grâce à des prix relativement démocratiques pour des vélos de bonne facture. Bien que fabriqués en Asie, les cadres qui sortent de l’usine sont solides et résistants, tout ce que l’on peut attendre d’un cadre de piste prévu pour un usage urbain. En effet, Leader a donné à ses vélos une direction résolument plus urbaine et c’est aussi pour ça qu’on les aime ! Revenons au sujet qui nous intéresse, le 735 est donc le nouveau fleuron alu de la marque. Pour ce test ride, durant plus d’une semaine, j’ai poussé le vélo dans ses derniers retranchements. Résultat des courses, celui-ci n’a pas plié, bien au contraire ! Ce vélo est léger, solide

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the bike cuts through the air and remains easy to control! Just the same, you have to be careful with the air currents at some intersections, the lightness and size of the tubes gives it an annoying tendency to take the cross wind. But after one or two surprises, this type of situation is quickly mastered. Aesthetically, we can only say that, as with the 725 2011, Leader has taken care of its welds. It’s the end of greasy TIG welds and hello to clean, neat and accurate work! This is not a luxury for a bike like this. Nonetheless, I would note that this effort made with the finish, although it constitutes a big step for Leader, could still be fine tuned. The welds of the dropouts remain quite large and are not filed down, a detail which, given the special care taken with the rest of the bike, remains a small issue. As far new features go, we also noticed that a seat post clamp replaces the traditional version incorporated into the Leader we were used to with the 725TR. et la rigidité de l’alu est bien soutenue par des pattes arrières courtes qui lui confèrent une agressivité et une accélération optimale. Le down tube de 8cm de large lui apporte un aérodynamisme certain. Il faut passer la barre des 35km/h pour s’en apercevoir mais, une fois lancé, le vélo fend l’air et reste très contrôlable ! Attention toutefois aux courants d’air présents à certains carrefours, la légèreté et la taille des tubes lui donnent une fâcheuse tendance à prendre le vent latéral. Mais après une ou deux surprises, ce genre de situation est vite maitrisée. 

Esthétiquement, nous ne pouvons que constater que, comme pour le 725 2011, Leader a soigné ses soudures. Fini les TIG bien grasses et bienvenue au travail propre, net et précis! Ce qui n’est pas un luxe pour un tel vélo. On notera tout de même que cet effort apporté à la finition, même s’il constitue un grand pas pour Leader, pourrait encore s’affiner. En effet, les soudures des dropouts restent assez massives

In summary, this frame is visually a winner, its compact geometry and fairly long tubes give it an aggressive urban style that is highly sought after. It is not to be outdone as far as performance is concerned either; a sturdy, responsive and energetic frame. The 735 will quickly be seen as the ideal companion for your quick spins about town or to swallow up the kilometres! Leader offers its frame in matte black or while, size 51, 53, 55 and 58, for around $500!

“The 735 will quickly be seen as the ideal companion” et non limées, détail s’il en est, mais vu l’attention particulière apportée au reste du vélo cela reste un petit bémol. Niveau nouveauté, notez aussi qu’un seatpost clamp remplace la traditionnelle version intégrée à laquelle Leader nous a habitués avec le 725TR. En bref, ce cadre est visuellement très réussi, sa géométrie compacte et ses tubes assez larges lui donnent un style agressif urbain très sollicité. Et il n’est pas en reste quant à ses performances; cadre rigide, réactif et très nerveux. Le 735 sera bien vite perçu comme un partenaire idéal pour vos petites virées en ville ou pour avaler des bornes ! Leader propose ce cadre en noir mat ou blanc, taille 51, 53, 55 et 58, aux alentours de 540 euros!


photos: Marie Rebts - rider: Tof

test / mde

damper sx Writer: Christophe Bortels Web: www.mdebikes.com / www.dc-team.be

MDE is a small Italian outfit that make hand-built frames and the Damper SX is their versatile enduro, boasting 170mm of clearance on the rear wheel (or 160mm with 216 shocks). The components proposed by the importer for our test model was pure enduro: double crankset, telescopic seat post and all the latest BOS suspension, Deville 170 forks at the front and a VipR dampers at the rear. The first thing to say is that the Damper SX is a superb bike. It

boasts finely crafted curved tubing, classy finishes, magnificent linkage plates and, overall, has a real thoroughbred feel to it. If the grey colour is too subdued for you, a multitude of other colours are available on request. The moment you get on this bike, you feel relaxed. The positioning feels good, the frame is very straight, but not to the point that it feels like an old man’s bike. The Damper SX needs a bit of a work-out before it will perform really well. However,

the hydraulics are good and the pedals are well-positioned, though at 14.3kg, it’s on the heavy side. As a result, it grinds a bit on the flat and rises up a bit on the ascents. Like all self-respecting enduro machines, it’s on the descents that this bike shows its full potential. Comfortable on hard terrain at high speed, it’s also very solid on the jumps and slopes. However, it’s on narrow little singletracks and tight bends that this bike comes into its own. It’s really extremely responsive, turns

exceptionally well, and you can make it go exactly where you want it to, which makes it a real gem! To sum up, the Damper SX doesn’t climb as well as an XC bike, and it doesn’t take the descents like a DH bike, but it performs well everywhere, making it an excellent enduro bike. With the frame retailing at €1,650 (and around €2,000 for the frame + shocks), this MDE is certainly not a cheap option, but you’re paying for the fact that it is handbuilt and a bit special...

MDE est une petite marque italienne qui produit des cadres de manière artisanale, et ce Damper SX est l’enduro polyvalent de la gamme grâce à ses 170mm de débattement à l’arrière (ou 160mm avec un amortisseur de 216 d’entraxe). Le montage proposé par l’importateur pour notre exemplaire de test était purement enduro: double-plateaux, tige de selle téléscopique et les toutes nouvelles suspensions BOS à air, une Deville en 170 à l’avant et un VIP’r à l’arrière. Premier constat, ce Damper SX est

superbe. Les tubes sont plutôt fins et tout en courbes, la finition est soignée, les biellettes sont magnifiques et l’allure générale fait très race. Si la robe grise est trop sobre pour vous, sachez qu’une multitude de couleurs sont disponibles en option. On se sent directement à l’aise sur le bike, la position est très agréable, le tronc fort droit mais sans pour autant avoir l’impression d’être sur un vélo de papy. En côte, le Damper SX demande à être un peu bousculé pour tenir la cadence. Le pompage est pourtant plutôt bien maîtrisé et

la position propice au pédalage, mais il faut emmener les 14,3kg de l’engin. Du coup, soit on mouline à l’aise, soit on monte un peu à l’arrache. Comme tout enduro qui se respecte, c’est en descente que le bike révèle tout son potentiel. A l’aise dans le cassant à haute vitesse, il est aussi très sain sur les sauts et dans le pentu. C’est toutefois dans les petits singletracks nerveux et les virages serrés qu’on se fait le plus plaisir. Le vélo y est vraiment super joueur, il tourne admirablement bien, on le place où on veut,

un vrai régal! En résumé, ce Damper SX ne grimpe pas comme un XC, il ne descend pas comme un DH, mais il s’en sort bien partout, ce qui en fait un excellent bike d’enduro. A 1650€ le cadre nu (ou aux alentours des 2000€ le kit cadre+amorto), ce MDE n’est certes pas bon marché, mais c’est le prix de la rareté et du fait main...

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photos: Vicent Rocher - rider: Mouflette ( yeah we know, John lost the Tomas pics... Congrats! )

test / radio bmx

astron Writer: Tomas Caufriez Web: www.radiobmx.com / www.traffic-distribution.com

One team from WTP wanting to break out of the mold, one highly attractive price range, some complete bikes of significant quality and Morgan Wade at the top of the list. That’s the recipe for Radio, the young brand that has only one goal in mind, to get you on two wheels rather than watching them on the TV. This year, Radio has put together a little low-cost gem for us with the sweet name of Astron. Although it Un team de WTP voulant sortir du moule, une gamme de prix très alléchante, des bikes complets de qualité non négligeable et Morgan Wade en tête de liste. Voici la recette de Radio, cette jeune marque qui n’a d’autre but que de vous mettre sur deux roues plutôt que de vous laisser les mater à la téloche. Radio nous a concocté cette année une petite perle à moindre prix répondant au doux nom d’Astron. Certes des finitions parfois un peu brutes, des couleurs à en faire pâlir issue #16 - 21 /100

has finishes that are sometimes a bit rough, colours that will leave some pale, an unfortunately inadequate brake cover and brake pads which detonate on contact with the anodized rim; nonetheless, you cannot ignore its sporty and perfectly responsive design, a crown worthy of its name, a seat which is more than just a decoration and brake jaws in CNC aluminum. At just over 11 kg, it is direct competition for other brands but has a displus d’un, une gaine de frein malheureusement non adaptée et des patins de frein qui détonnent au contact de la jante anodisée; on ne peut cependant pas négliger un design de cadre très joueur et réactif à souhait, une couronne digne de ce nom, une selle qui ne sert pas qu’à décorer et des mâchoires de freins en alu CNC. Avec ses 11kg et des poussières il est en concurrence directe avec les autres marques mais se départage par un certain style. Vous aimez

tinctive style. Are you wild about big tires, want to tear down the slopes in comfort and love to wake up the whole neighbourhood with a single flick of your right index finger? Then look no further than Astron in your starry low-budget dreams. In conclusion, it’s a bike with versatile geometry in disciplines that needs to make a few more BMX fans than it has now, it has well-distributed weight and good quality parts on the whole. les gros pneus, vous aimez dévaler les pentes confortablement installé et vous adorez réveiller tout le quartier à la seule contraction de l’index droit? Alors ne voyez plus que l’Astron dans vos rêves étoilés à faible budget. En conclusion, un bike à géométrie polyvalente dans les disciplines qui devrait faire un peu plus d’adeptes du BMX qu’il n’y en a déjà, une masse bien répartie et des pièces de bonne qualité dans l’ensemble.

“look no further than Astron in your starry low-budget dreams”


test

O’Neal / Torque SPD

Urge / Archi-Enduro

Maybe you don’t ride with the CG style but one thing is for sure, you can ride with the same shoes as him! The O’Neal Torque shoes are made for those who ride downhill or freeride with clip pedals. Sober, both modern and retro, they are also comfortable and well padded, especially around the medial malleolus which is completely protected by the shoe. The shoes offer great protection and are very durable. The tightening of the shoe is very well designed, as a Velcro goes hand in hand with the laces. The Velcro also allows the rider to adjust the shoe very accurately to his foot, which in turn increases the pedaling efficiency. Another great feature is the good grip of the sole which is very helpful in case of bad clipping… But don’t worry the clipping is very easy thanks to the very wide SPD cleat. The Torque cost 99€ and come with two sets of laces (black and white).

The Archi-Enduro is the offspring of passionate love between a downO-Matic and an Endur-O-Matic, helmets designed for downhill and enduro at Urge. As its name suggests, the Archi-Enduro is a full enduro helmet, but with a slimmeddown chin guard and a larger opening. As a result, the field of vision is really very large since you can hardly see the edges of the helmet and barely see the chinguard and the feather, which is really appealing. It is also well-ventilated, which, although not on the level of a nonfull-face helmet, is still excellent, thanks to 6 round openings on the top of the helmet. Weighing in at 888 gr for size L/XL, the Archi barely feels likes it’s on your head and doesn’t make contact with the rider’s cervical vertebrae. We only have a little regret about the lack of softness of the interior foam but, at less than 200€, we’re not going to be picky...

www.oneal-europe.com

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A défaut d’avoir le style de ride de Cédric Gracia, vous pouvez toujours avoir les mêmes chaussures que lui. Les O’Neal Torque sont des shoes pour ceux qui roulent en freeride ou descente avec des pédales auto. Sobres, à la fois modernes et rétros, elles sont aussi confortables et bien rembourrées, surtout au niveau de la malléole interne qui est totalement couverte par la chaussure. L’ensemble offre une excellente protection du pied et respire la solidité, ce qui se vérifie après quelques sorties. Un scratch vient compléter le serrage par les lacets, permettant un ajustement optimal sur le pied et donc une plus grande efficacité au pédalage quand on pousse d’un côté et qu’on tire de l’autre. Autre bon point, l’accroche de la semelle est très bonne et vous permettra de limiter les dégâts en cas d’enclenchement raté... Quant à l’ouverture pour la cale, elle est bien large et l’enclenchement se fait du coup très facilement. Ces Torque sont livrées avec deux jeux de lacets (blancs et noirs) et sont vendues à 99€.

www.urgebike.com

L’Archi-Enduro est le fruit des amours passionnées entre un down-O-Matic et un Endur-O-Matic, les casques orientés descente et enduro de chez Urge. Comme son nom l’indique, l’Archi-Enduro est donc un casque d’enduro, intégral mais avec une mentonnière affinée et une ouverture plus importante. Du coup, le champ de vision est vraiment très large puisqu’on ne voit pas les bords du casque et à peine la mentonnière et la penne, ce qui est très appréciable. C’est aussi tout bénéf ice pour la ventilation qui, sans être au niveau d’un casque non-intégral, demeure toutefois excellente, grâce également aux 6 ouvertures rondes sur le haut du casque. Affichant un poids de 888gr pour une taille L/XL, l’Archi se sent à peine sur la tête et ne sollicite pas les cervicales du rider. On regrettera juste un petit manque de douceur des mousses intérieurs mais, à moins de 200€, on ne va pas faire la fine bouche...


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Jump around!

photography, art direction and stylism: Monique Daive & Vincent Rocher Dorian Headphones: Wesc Tshirt: Dare2B Stiplebrick ii Short: Fox Sanchez Shoes: Fox Concept YolanDe Top: Fox Voltage Halter Short: Fox Selecter Cut off issue #16 - 24 /100


Marlène Tshirt: Dare2B Buddy Buddy Short: Fox Dylan Shoes: Monos Flip FloP YolanDe Shirt: Fox Fine line Short: Fox in Crowd Shoes: o’neal rampage Backpack: Fydelity StayPuff

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GeoFFroY Backpack:QuechuaForclaz30air Jacket: Dare2B Struckout Tshirt: Fox Slanted Sort: Dare2B Buckeroo Shoes: o’neal rampage DoRian Tshirt: Fox Spacerock Jeans: insight Memphis Shoes: Fox ambush

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Dorian Tshirt: Dare2B labrynth Short: Fox rockstar Spike Vortex Shoes: Fox ambush Chair: Decathlon Quechua GeoFFRoy Tshirt: o’neal Reset Jeans: insight o’bleak Shoes: o’neal Rampage

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Thanks to: Decathlon Belgium for the Domyos trampoline and accessories www.decathlon.com Fox Head europe www.foxhead.com o’neal europe www.oneal-europe.com Dare2B www.dare2b.com The models Yolande Marlène Dorian Geoffroy

Marlène Sweat: Dare2B Chicaboo Bag: Fydelity G-Force Short: Paul Frank Plaid Popeline Balls: Decathlon GeoFFRoy Su ng la s se s: Fox T he Redeem 24k Tshirt: o’neal o’cal Jeans: insight o’bleak shoes: Fox Concept issue #16 - 28 /100


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The monster tracks Fort William & Mont-Sainte-Anne Web: Writer: Photography:

www..uci.ch Christophe Bortels Christophe Bortels

The runs at Fort William (Scotland) and Mont-Sainte-Anne (Canada) both enjoy icon status in the Downhill world. It’s not just that they’re extremely long, fast, physically demanding and packed with rocks; and it’s not just because they push both riders and their machines to the limits of their capabilities. The two locations that have been continuous fixtures on the international calendar every year since they were first used: in the case of Fort William that means since 2002, while Mont-Sainte-Anne has been a fixture going all the way back to 1991! 1991 was actually the year of the first ever Mountain Bike World Cup, when the only event featured was cross-country. Downhill made its first appearance two years later in 1993. On the rare occasions where the World Cup has not stopped off at Fort William (2007) or Mont-Sainte-Anne (1998 and 2010), it has been because the World Championships have been taking place there... To mark 10 consecutive years of events at Fort William, and an incredible 20 years of the World Cup at Mont-Sainte-Anne, Landscape has put together this picture special, with highlights from the 2011 World Cup events at both locations, which, as always, produced some spectacular stuff! Fort William (Ecosse) et Mont-Sainte-Anne (Canada) sont de véritables monuments de la descente. Non seulement parce que ces deux pistes sont extrêmement longues, rapides, physiques, bourrées de roche et qu’elles poussent les pilotes et les machines dans leurs ultimes retranchements. Mais aussi parce que ce sont les deux seules épreuves qui figurent dans le calendrier mondial sans interruption depuis leur première édition: 2002 pour Fort William et... 1991 pour Mont-Sainte-Anne ! Cette annéelà, pour la toute première édition de la Coupe du Monde de mountainbike de l’histoire, seul le cross-country était au programme, la descente ne faisant son apparition en World Cup que deux ans plus tard, en 1993. Et les rares fois où la Coupe du Monde n’a pas fait étape à Fort William (2007) ou Mont-Sainte-Anne (1998 et 2010), c’était tout simplement pour cause d’organisation des Championnats du Monde... Pour marquer la dixième année consécutive d’épreuves à Fort William et les 20 ans de World Cup à Mont-Sainte-Anne, Landscape vous propose un retour en images sur le millésime 2011 de ces deux courses qui nous ont une fois de plus offert du tout grand spectacle!

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01.

Fort William, Scotland / 04 & 05.06.2011 01. Taking advantage of a fall by Aaron Gwin, the South African Greg Minnaar lands his fourth victory in Fort William. Profitant d’une chute d’Aaron Gwin, le Sud-Africain Greg Minnaar décroche une quatrième victoire à Fort William.

Men 1 - Greg Minnaar 4:43.854 2 - Danny Hart 4:45.153 3 - Brook Macdonald 4:45.788 4 - Gee Atherton 4:46.858 5 - Aaron Gwin 4:47.047

02. Like many other riders, Marc Beaumont gets caught out in the new technical portion inaugurated this year, leading to the just-as-delicate, new roadgap. Comme beaucoup d’autres pilotes, Marc Beaumont se fait piéger dans la nouvelle portion technique inaugurée cette année et qui mène au nouveau road-gap tout aussi délicat.

Women 1 - Tracy Moseley 5:21.898 2 - Rachel Atherton 5:23.619 3 - Floriane Pugin 5:29.428 4 - Myriam Nicole 5:30.149 5 - Sabrina Jonnier 5:31.970

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02.

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03.

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04.

03. Supported by his fans, the young British guy Danny Hart lands an extraordinary second place in Fort William and steps onto his first World Cup podium.

04. Steve Peat on his own land, or in this case rocks... At the age of 37, this living downhill legend shows unnerving consistency, regularly ranking in the top 10 or near, as shown by his 11th place in Fort William.

03. Porté par son public, le jeune britannique Danny Hart décroche une extraordinaire deuxième place à Fort William et monte pour la première fois sur un podium de Coupe du Monde.

04. Steve Peat sur ses terres, ou en l’occurrence ses rochers... A 37 ans, cette légende vivante de la descente affiche une régularité déconcertante, se classant régulièrement dans le top 10, ou pas loin, comme le montre sa 11e place à Fort William.

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08

05. Tracy Moseley loves long and physical tracks and proves it once again. Like Greg Minnaar, the Women’s World Champion 2010 landed her fourth victory in Fort William. 05. Tracy Moseley adore les pistes longues et physiques, et elle le prouve une fois encore. Comme Greg Minnaar, la Championne du Monde 2010 a en effet remporté cette année une quatrième victoire sur le Fort. 06. Fort William is by far the most “spectator-friendly” track in the World Cup, notably with these signs that show the distance and time to get to the top or bottom of the track, along with the altitude difference and calories burned. .. 06. Fort William est de loin la plus “spectator-friendly” des pistes de Coupe du Monde, avec notamment ces panneaux qui indiquent la distance et la durée pour arriver en haut ou en bas de la piste, mais aussi le dénivelé correspondant et les calories dépensées... 07. An image that sums up Fort William well : the wild and magnificent nature, rocks and spectators who are not afraid to come and spur on the riders on the most isolated portions of the track. 07. Une image qui résume bien Fort William : la nature brute et magnifique, de la roche et des spectateurs qui n’hésitent pas à venir encourager les pilotes sur les portions les plus isolées de la piste. 08. Reigning World Vice-champion, the Canadian Steve Smith had to settle for 10th place in Fort William. 08. Vice-champion du Monde en titre, le Canadien Steve Smith a dû se contenter de la 10e place à Fort William.

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09.

Mont-Sainte-Anne, Canada / 02 & 03.07.2011 09. Emerging from the mist on Mont-Sainte-Anne, Aaron Gwin, the 2011 sensation, can scarcely hide his past as a motocross rider on this famous jump on the Canadian track. 09. Emergeant de la brume qui coiffe le Mont-SainteAnne, Aaron Gwin, la sensation de cette saison 2011, peut difficilement cacher son passé de pilote de motocross sur ce célèbre jump de la piste canadienne.

11. Huge disappointment for Gee Atherton, overall winner of the 2010 World Cup, who is forced to abandon after losing a wheel rim. 11. Enorme déception pour Gee Atherton, le vainqueur du général de la Coupe du Monde en 2010, contraint à l’abandon après avoir déjanté.

10.The superb starting ramp on the Mont-Sainte-Anne track, built for the 2010 World Championship.

10. La superbe rampe de lancement de la piste de Mont-Sainte-Anne, construite pour les Championnats du Monde en 2010.

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Men 1. Aaron Gwin - 4:31.771 2. Josh Bryceland - 4:32.236 3. Brook Macdonald - 4:32.286 4. Danny Hart - 4:34.450 5. Cameron Cole - 4:35.497 Women 1. Tracy Moseley - 5:12.980 2. Floriane Pugin - 5:14.830 3. Rachel Atherton - 5:20.510 4. Sabrina Jonnier - 5:21.474 5. Myriam Nicole - 5:22.441


10.

11.

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12.

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12.Emerging from the mist on Mont-Sainte-Anne, Aaron Gwin, the 2011 sensation, can scarcely hide his past as a motocross rider on this famous jump on the Canadian track. 12.La piste de cross-country de Mont-Sainte-Anne vaut elle aussi le déplacement, et son fameux pierrier nous a encore offert un incroyable festival de chutes.

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13. & 14. Brook Macdonald (above), 19 years old, and Troy Brosnan (opposite), 18 years old and reigning junior World Champion, form the new generation which is seizing power in the World Cup, along with Danny Hart, Josh Bryceland and others. They finish 3rd and 6th place respectively at Mont-Sainte-Anne. 13. & 14. Brook Macdonald, 19 ans, et Troy Brosnan, 18 ans et champion du Monde junior en titre, font partie avec Danny Hart, Josh Bryceland et d’autres de la nouvelle génération qui est en train de prendre le pouvoir en Coupe du Monde. Ils terminent respectivement 3e et 6e à Mont-Sainte-Anne.


14.

14. This may explain Aaron Gwin’s thirst for victory: the desire to perfect his technique to uncork Champagne, for which there is still room for improvement...

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14. Voilà peut-être ce qui explique la soif de victoire d’Aaron Gwin : la volonté de perfectionner sa technique du débouchage de Champagne, qui laisse encore un peu à désirer...


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photo: Bat Howel - riders: Surplace & Soundtrack aka «Surtrack «

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ça c’est

paris baby!

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Meet surplace

interview / surplace Web: Writer: Photography:

www.surplace.fr Jonathan Borms Jonathan Borms

When you meet a crew of riders, you usually define them as a unit, an environment unto themselves. With the Surplace, it all becomes directly more complex, these guys are really opposites of one another. It’s a bit like a gang of your best buddies; there’s the geek, the funny guy, the shy one, the super friendly one, etc... Going out with them feels like hanging out at home, only on two wheels, instead of the couch. If you’re passing through Paris, and you feel like pushing the pedals, don’t hesitate to find out whether the guys are offering a little ride on those dates. Attention, these riders are funky but they don’t mess around: power and endurance are on the program whether it’s 2 or 85 km. What is the concept behind Surplace? Were you in need of love, and riding with your mates was a way of fighting depression? The desire to share the enjoyment of riding a fixed gear bike first of all, and getting to know the existing community in Paris, France and abroad. But as you’re addicted to Prozac, you like inviting people to join you for a ride. Ben: Haha! We don’t invite, you know, we propose. The nuance is important. As for Prozac, we agreed not to talk about it!
Lucas: We all met through events (rides, evenings out, etc.) that anybody could go to and I think we wanted to make it last longer. Bruno: As Lucas said, the community has given us a lot, so we try to give the same amount back. And it keeps a certain energy going...crews that are too “cliquey” dry up in the end due to lack of time, motivation or goals.

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Surplace... Isn’t that an odd name for people who ride very quickly? Ben: In French it refers to trackstand. We thought the paradox was interesting and pretty ironic. Bruno: At Landscape you’re ready for the next “Journée du premier degré sur Internet” (NDLR: tiny.cc/1er-degre). Val: At Surplace we really don’t know much at all about taking things at face value. Do you feel like an imperialist and radical crew, a group of mates that loves cycling or cycling tour guides? The second, without a doubt! Your rides are a good thirty kilometres; isn’t that a bit tough for a beginner wanting to join you? Bruno: Idiot! You’re lowering our average, you’re supposed to say “a good fifty kilometres”! Ben: For a novice, sure. We nearly all started that way! The rides make your legs strong. The more you ride, the more your body develops and the easier the kilometres go by...

Lucas: We accept a 10% loss in the peloton ( joke). In general, we adjust our speed so that everyone gets to the end. And if you haven’t tried, you can’t know if it will be hard or not. It’s the same for 60km or 100km. Val: We adjust the speed to let Lucas catch up anyway. Are they 100% fixed gear bike outings, or are singlespeed and multiple- speed bikes welcome (as long as they have a pink bike)? Ben: It depends. For big events, it can be OPEN. For the others, if you want to join us, it’s often because you ride a fixed gear bike. But if you want to come on a road bike, that’s up to you. But after a certain quota, we’ll start dishing out penalties... No details ;) Bruno: We aren’t sectarian and we don’t know how all this (or we) will evolve, but it’s essentially because we ride fixed gear bikes that we got together. We don’t really want to slip towards a self-service-hire-biketype ride :)

Val: But we have had these selfservice hire bikes at some events. Open minded. Do you often have new people joining you who are curious about what you do? Ben: Pretty often, yes. It’s quite surprising and over time it gets trickier because the people who have been riding with us since the beginning have improved and that has an effect on the way the rides evolve and on our average speed too. But it’s quite cool to see how quickly (or not) people get involved! Bruno: It’s a good way of starting out in fixed gear when you want to ride but you don’t know anyone. The rides are really cosmopolitan actually: Loic (UK), David (US), Miikka (FI), Joey (AU), Toni (AT), Claudia (CH), and so on. They all turned up after finding out where and when rides were taking place! Val: We could do with some more curious girls though! What’s the best advice for a young rider starting their first tens of kilometres with you? Ben: Ride safe! Lucas: And be autonomous! ;) Bruno: Be humble! You won’t prove anything by doing skids in the middle of the peloton or racing ahead without knowing where you’re going. Apart from that, a well-maintained bike, and bring stuff in case of repair and a drink. Lastly, don’t forget that you look less stupid with a brake and a helmet than with a black eye and a plaster cast. Val: Drink water!


You are also known for your rides through Paris, but more seriously, Surplace is also about performance and big calf muscles. Looong distances are your trademark aren’t they? Ben: LOL! Some of us like that, others not so much. But it’s far from being our “trademark” my friend. Well, as far as I’m concerned anyway;) Bruno: Ben’s only saying that because he’s got small calf muscles, hahaha! Long distances are fun, but given the choice I prefer them in small groups. When you multiply the number of riders by the number of kilometres, you’re asking for trouble :) Yann: We like doing long distances from time to time. We’ve already done Paris-Amiens, Paris- Rouen (140 km), why not a tour of France one day! Val: And Paris-Chartres! What are your latest performances? Ben: Personally, Ménilmontant > Porte de Champerêt in Paris in 15 minutes. Bruno: I lasted more than 1 minute 30 seconds, including preliminaries, so that’s a small victory for me! Yann: Yesterday I did my first successful trackstand!

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Val: Paris-Chartres, a little outing of 110 km on 14th July. I had some serious after-effects though. To consume moderately. Your best memories on two wheels? X-rated or otherwise. Ben: There are loads! Mine must be my first right/left skid at full speed. A pure adrenaline rush. Otherwise, the banks of the Marne at top speed at night... Improvised rides with mates... The amazing scenery of the Paris region at certain times... Great moments with other crews, with tricksters, polo players, etc. Conversations with brands/shops that become mates... Not forgetting the beers of course! Bruno: Stephen Hawking, Christopher Reeves and Professor X in XMen... OK I’ll leave now! Yann: My first ride, the first times I met other riders in Paris, France and abroad, the car parks of La Défense in winter (with beers), going a few kilometres to get out of Paris and riding through forests or roads in the middle of fields. Val: The first outings, the Paris and Lille alleycats, international events (dedication to the riders from Shanghai!), and the simple joys like riding home at 4 in the morning when eve-

ryone else is waiting for a taxi! And one day I hit the front brake too hard and my saddle made a hole in my shorts. Good job I was wearing shorts. Lucas: Making an evening of it far from Paris and riding 20 to 30 km on long, straight stretches with nobody else on the road, alcohol giving you the feeling you’re going fast. Ben’s latest X-rated story? Ben: Hamster, chips and coke zero. Crazy stuff! Lucas: It was with his BIANCHI and the sheets remember it well. Bruno: “X”? Ben stopped at the letter “P”; one of his biggest regrets is not learning the alphabet in full. Val: Apparently he had suggestive spasms during a recent hula-hoop session (what? There are photos?). Any dark moments? Ben: Never. Lucas: Even when there are, the lasting memory is always good. Bruno: A few misadventures and disagreements of course, but we’ve put up with each other for two years now without coming to blows, so the ingredients must be right! Val: When I switch off my bedside lamp.

As a result of riding long distances, don’t you ever think about real road biking? You know, the one with those things on the rear wheel, a bit like in the Tour de France. Bruno: Fixed gear is fine for the city (more agile, less maintenance) and it makes you do a bit more exercise. For long distances, a road bike is the obvious choice. I’ll be doing Paris-London on a fixed gear soon, but in September I’m following the Danube from Germany to Austria and I haven’t made my mind up about that yet. Ben: Personally, maybe one day. It’s a question of personal choice and desire. For me, the adrenalin I get from a daily city ride on a fixed gear and the quick, medium-distance outings with mates make me perfectly happy. And anyway, you need time! Lucas: Having a well-adjusted fixed gear bike already takes a lot of time, so imagine on top of that having to adjust derailleurs, what a nightmare! Yann: you get brilliant sensations in the city and over medium distances with a fixed gear bike. But I’m thinking more and more about longer rides and rides with more altitude difference, even climbing cols! Val: I’ve been thinking about that too. Some mates have just started doing


it and Thomas Voeckler inspired me so much I want to do the same. Have you ever thought about giving Valentin to any girl who stays at the head of the peloton for over 50km? Bruno: That’s not a bad idea, but you should know that Val’s penis is longer than his femur and despite his good looks, this fact has scared off many a girl. Ben: That’s a great idea! But Val likes men...Shame ;) Lucas: Thanks Landscape, we’ve found the 1st prize for our next “photocat”: a night out with Val. Val: I support this idea. Thanks guys, it’s ideas like this that move society forward. – Don’t tell me there are never any girls with you? Ben: Two or three little asses in search of love come and sashay by, of course... No, seriously we have female pals who ride, but not enough. Lucas: It’s hard to find chicks that match Surplace criteria :) but there are a few girls who easily rival with the guys in terms of riding. Bruno: I pay tribute to the girls because “yes”, there are some and they tackle rides of over 100 km without complaining: so, BIG UP to Nat, Ariane, Céline and all the others!

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Yann: It’s true, there are a few girls who come and ride; the others must be scared of us! Val: In view of the reward now on offer, we’ll be turning them away at the next outings, in my humble opinion. Who is the women’s darling in the crew? Ben: Bruno has a really photogenic face, Lucas is like a cute teddy bear, Val is the trendy dude and Yann is the Daron. Me, I’m way out in front! Bruno: It’s true that Ben is a bit like “Popeye” in the film “Les Bronzés” Val: Ben is THE darling, undoubtedly, but not just the women’s darling. He has a universal value for any self-respecting aesthete. The king of fashion? Ben: Ok, this is a recurrent subject of conversation recently. Who is the crew’s HIPSTER? Bozze, without a doubt (LOL). No, seriously... Stop joking around... It’s Val of course. The rest of us are wannabes...
Lucas: Val of course... Bruno: Val of course! Ben is a retarded fluokid, Yann is psychorigid with socks that match his wheel rims, Lucas wears glasses like a 1970s’ Italian porn star and me, I have a fetish for Spandex.

Yann: it’s true. I do like my socks to match my wheel rims or my trainers! I would like to take advantage to make a little ad: I’m looking for a sponsor to supply me in socks! Val: If we’re talking about the cycling universe, then the king of fashion is in fact Bruno; he wears Rapha. Ben and Yann are a bit graphic-designer-minded so they naturally look good. Lucas has got a tattoo. I’ve got a 1996 Festina jersey, which is not as classy, but steeped in emotions. The king of mechanics? Ben: Not me, no way! Lucas: Bruno! He’s the only one who can read an instruction manual. Bruno: Ok, I admit it, I’m the geek of the crew, I like being independent. In the beginning, I read up loads on the forum (pignonfixe.com) and on the site of Sheldon Brown, who for me remains the undisputed pope of the bike. Now you can talk to me about ISO or BSC! Yann: None of us (maybe Bruno for theory), we get everything done by shops, that’s why they like us so much ;) Val: Personally, I owe my bikes to my dad, and they are super stylish. If you need a mechanic... Otherwise, I can repair a puncture, so that’s not bad.

The best way to contact you or find out about your activities? Follow the blog, that’s what it’s for my friend ;) SURPLACE.FR!!! A little word of propaganda to get people to join you? Ben: No propaganda, we’re not recruiting... Ride for your own enjoyment and you’ll get enjoyment back. Lucas: Zahia rides with us every Sunday... but as for propaganda. Yann: Free your mind, ride a bike! Bruno: I would just like to say to the girls that we are not “just legs”…we also have a penis :) Val: A Bike Ride a (Sun)Day, Keeps the Doctor Away!

“we are not “just legs”…we also have a penis!”


photo: Robin Christol

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Quand on croise un crew de riders, on les décrit généralement comme une unité, une ambiance à eux-même. Avec les Surplace, tout devient direct plus complexe tellement les cocos sont différents l’un de l’autre. C’est un peu comme votre bande de meilleurs potes; il y a le geek, le comique, le timide, le super jovial, etc. Une sortie avec eux, c’est se retrouver chez vous mais sur deux roues au lieu du canapé. Vous êtes de passage à Paris et vous avez envie de pousser sur les pédales?N’hésitez pas à vous renseigner si les gaillards ne proposent pas une petite balade dans vos dates. Attention, les rouleurs sont funky mais c’est pas pour autant qu’ils prennent la route pour de la rigolade: puissance et endurance au programme, que cela soit sur 2 ou 85 km. Quel est le concept derrière Surplace? Vous étiez en manque d’amour donc rouler entre potes c’était pas si mal pour lutter contre la dépression? L’envie de partager le plaisir de rouler avec un pignon fixe avant tout et faire connaissance avec la communauté existante, qu’elle soit parisienne, française et/ou étrangère. Mais comme vous êtes accro au Prozac, vous aimez inviter les gens à vous joindre pour se balader… Ben: Haha! On n’invite pas tu sais… on propose. La nuance est importante. Pour le Prozac, on avait dit de pas en parler bordel. Lucas: On s’est tous rencontrés par le biais d’évènements (rides, soirées...) ouverts à tous, aussi je penissue #16 - 51 /100

se qu’on essaie un peu de perpétuer le truc. Bruno: Comme dit Lucas, la communauté nous a beaucoup apporté, on essaie de rendre la pareille. Et ça permet de garder une certaine dynamique... Les crew trop “fermés” finissent par s’essouffler faute de temps, de motivation ou d’objectifs. Surplace... Pas un peu drôle comme nom pour des gens qui roulent très vite? Ben: Le nom en français fait référence au trackstand. On trouvait le paradoxe intéressant et plutôt ironique ouais. Bruno: Chez Landscape, vous êtes mûrs pour la prochaine “Journée du premier degré sur Internet” (NDLR: http://tiny.cc/1er-degre”).

Val: Par contre niveau surplace on ne le maîtrise pas tous. Vous vous sentez plus comme un crew impérialiste et radical, une bande de potes qui aiment la bicyclette ou des G.O. de balades vélocipédiques? La deuxième proposition sans aucun doute! Vos balades font une bonne trentaine de km, pas trop dur pour un débutant qui veux se joindre à vous? Bruno: Enfoiré! Tu nous fais baisser la moyenne: c’est “une bonne cinquantaine de km” qu’il faut dire! Ben: Pour un novice sûrement. On est presque tous passés par là! Après,

les rides te font les gambettes. Plus tu roules, plus ton corps progresse et plus les km s’avalent bien... Lucas: On tolère 10% de perte dans le peloton (joke). En général on adapte la vitesse pour que tout le monde arrive au bout et puis tant que tu n’as pas essayé tu ne peux pas savoir si tu trouveras ça dur, mais c’est pareil pour 60 ou 100km. Val: On adapte la vitesse pour attendre Lucas de toute façon. Sorties 100% pignon fixe, ou singlespeed et multi sont les bienvenus (à condition d’avoir un vélo rose)? Ben: Ca dépend, pour les grandes occasions, ça peut être OPEN. Pour le reste, si tu viens te joindre à nous c’est que d’une certaine manière tu roules en pignon fixe. Après, si tu veux venir en route, libre à toi. Mais dépassé un certain quota, on va distribuer de sérieuses pénalités... Pas de détails ;) Bruno: On n’est pas sectaire et puis on ne sait pas comment ça (on) va évoluer... mais c’est d’abord la pratique du PF qui nous a rassemblés. On n’a pas trop envie de glisser vers une rando “Velib’ & chasubles”:) Val: Mais on a déjà vu des Vélib’ participer à quelques events. Open minded.


Vous en avez souvent des nouveaux curieux qui se joignent à vous? Ben: Assez oui. C’est assez surprenant et avec le temps cela devient moins évident car les gens qui roulent avec nous depuis le début ont progressé et cela conditionne un peu l’évolution des rides et notre vitesse moyenne. Mais c’est assez cool de voir comment les gens se prennent vite au jeu (ou pas)! Bruno: C’est une bonne entrée en la matière quand tu débarques dans le fixe avec l’envie de rouler mais que tu ne connais personne. Les “Rides”, c’est un peu l’auberge espagnole aussi: Loic (UK), David (US), Miikka (FI), Joey (AU), Toni (AT), Claudia (CH)... ils ont tous débarqué après s’être renseignés pour savoir où et quand ça roulait! Val: ça manque de curieuses quand même! Les meilleurs conseils pour un jeune rouleur qui attaque ses premières dizaines de km avec vous? Ben: Ride safe!
Lucas: And be autonomous! ;) Bruno: Sois humble! C’est pas en faisant des skids au milieu du peloton ou traçant droit devant sans connaître la map que tu feras tes preuves. Sinon un bike bien entretenu, amène de quoi réparer et à boire. Enfin, n’oublie pas qu’on a l’air moins con avec un frein et un casque, qu’avec un oeil au beurre noir et un plâtre. Val: Bois de l’eau! On vous connaît pour des balades parisiennes, mais restons sérieux, Surplace c’est aussi de la perfor-

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mance et du gros mollet. Les looongues distances c’est aussi votre image de marque non? Ben: Certains d’entre nous aiment ça et d’autres moins. Mais c’est loin d’être notre “image de marque” l’ami. Enfin, à mon sens ;) Bruno: Ben il dit ça parce qu’il a des petit mollets mouahaha! Les longues distances c’est fun mais à choisir, je préfère les faire en plus petit groupe. Quand tu multiplies le nombre de rouleurs par le nombre de kilomètres t’obtiens vite un gros paquet d’emmerdes:) Yann: on aime bien de temps en temps faire quelques longues distances, on a déjà fait Paris-Amiens, Paris- Rouen (140 km), pourquoi pas un tour de France, un jour! Val: Et Paris-Chartres! Quelles sont vos dernières performances? Ben: Perso, Ménilmontant > Porte de Champerêt à Paris en 15 minutes. Bruno: j’ai dépassé les 1mn30s... préliminaires inclus, mais c’est déjà une petite victoire pour moi! Yann: Hier, j’ai réussi mon premier trackstand! Val: Paris-Chartres donc, une petite sortie de 110 km le jour de la Fête Nationale, qui m’a laissé des séquelles sérieuses au corps. A consommer avec modération. Vos meilleurs souvenirs sur deux roues? On veut des histoires classées X ou pas. Ben: Il y en a moulte! Le mien serait surement mon premier skid droite/ gauche à pleine vitesse. Un pur moment de glisse et d’adrénaline. Si-

non, les bords de Marne là nuit à fond... Les rides improvisés entre potes... Les paysages bluffants de la région parisienne à certains instants... Les délires avec les autres crew de rouleurs, trickseurs, joueurs de polo... Les échanges avec les marques/shops qui deviennent des potes... Et les bières bien sur! Bruno: Stephen Hawking, Christopher Reeves et Professeur Xavier dans X-Men... OK je sors ^_^’ Yann: Mon premier ride, les premières rencontres avec d’autres riders sur Paris, en France et à l’étranger, les parkings de La Défense l’hiver (avec des bières), faire quelques kilomètres pour sortir de Paris et traverser des forêts ou des routes au milieu des champs. Val: Les premières sorties, les alleycats parisiennes et lilloises, les rencontres internationales (dédicace aux riders de Shanghai!), et les plaisirs simples comme le fait de rentrer de soirée à vélo à 4h du mat’ quand tous les autres attendent un taxi! Et un jour j’ai appuyé trop fort avec le frein avant et ma selle a troué mon short. Heureusement que j’avais un short. Lucas: Faire une soirée loin de Paris et se taper 20 à 30 bornes sur de grandes lignes droites avec la route pour nous seuls, l’alcool aidant t’as toujours l’impression d’aller vite.

phabet en entier. Val: Il aurait eu des spasmes évocateurs lors d’une récente séance de hula-hoop (comment ça il y a des photos?).

La dernière histoire X de Ben? Ben: Hamster, chips et coca zéro. Gros délire!
Lucas: C’était avec son BIANCHI et les draps s’en souviennent. Bruno: “X”? Ben s’est arrêté à la lettre “P”, c’est un de ses grands regrets de ne pas avoir appris l’al-

“on n’est pas «que des jambes»... on a aussi un pénis!”

Des moments noirs? Ben: Jamais. Lucas: Quand il y en a ça laisse toujours un bon souvenir au final. Bruno: Quelques galères et désaccords bien sûr, mais au final ça fait deux ans qu’on se supporte sans se taper sur la gueule, c’est que la mayonnaise a dû prendre! Val: Quand j’éteins ma lampe de chevet. A force de rouler sur de bonnes distances, vous pensez jamais à attaquer le vrai vélo de route? Tu sais... celui avec des trucs sur la roue arrière, un peu comme au tour de France. Bruno: Le fixe est adapté à la ville (plus agile, moins d’entretien) et ça fait faire un peu plus d’exercice. Pour les longues distances, le route est un choix logique. Je fais un Paris-Londres en fixe bientôt mais en septembre je dois descendre le Danube d’Allemagne en Autriche et là j’ai pas encore décidé. Ben: Perso, peut-être un jour. C’est


une question de choix personnel et d’envie. Moi, l’adrénaline que me procure le ride urbain au quotidien avec un pignon fixe et les sorties plus rapides entre potes de moyenne distance me régalent parfaitement. Et puis, il faut du temps! Lucas: Avoir un pignon fixe bien réglé ça prend déjà vachement de temps donc t’imagine en plus se taper des dérailleurs à régler, quelle horreur. Yann: le fixe c’est vraiment des sensations spéciales en ville et sur des moyennes distances, j’y réfléchis de plus en plus pour pouvoir faire des rides plus long et avec plus de dénivelé, et grimper des cols! Val: J’y pense aussi, certains potes viennent de s’y mettre, et puis Thomas Voeckler m’a fait tellement rêver que j’ai envie de faire tout comme lui. Vous n’avez jamais pensé à offrir Valentin à la fille qui resterait en tête de peloton sur plus de 50km? Bruno: C’est pas une mauvaise idée mais il faut savoir que Val a un pénis plus long que son fémur ce qui, malgré sa belle gueule, en a effrayé plus d’une. Ben: La voilà la bonne idée! Mais Val aime les hommes... Dommage ;) Lucas: Merci Landscape, on a trouvé le 1er prix pour notre prochaine “photocat”: une soirée avec Val. Val: Je valide cette idée. Merci les gars, c’est avec des idées comme ça qu’on fait bouger la société. Non, ne me dis pas qu’il n’y a jamais de filles avec vous? Ben: Deux trois p’tits culs en man-

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que d’amour viennent guincher bien sûr... Non sans blagues, on a des potes filles qui roulent, mais trop peu. Lucas: C’est dur de trouver des nanas dans les critères Surplace:) Mais il y a quelques filles qui n’ont rien à envier aux mecs niveau roulage. Bruno: Moi je rends hommage aux filles parce que « oui » il y en a et qu’elles gèrent sans broncher des rides de plus de 100 bornes: alors BIG UP à Nat, Ariane, Céline et toutes les autres! Yann: C’est vrai qu’il y a quelques filles qui viennent rouler, les autres doivent avoir peur de nous! Val: Vu la récompense proposée maintenant, on va devoir en refuser pour les prochaines sorties à mon humble avis. C’est qui le chouchou des dames dans le crew? Ben: Il y a Bruno avec sa gueule archi photogénique, Lucas comme un beau nounours, Val le dandy branché et Yann le daron. Moi j’suis loin devant! Bruno: Bah c’est clair que Ben, c’est un peu “Popeye” dans le film “Les Bronzés”:) Val: Ben est LE chouchou, certes, mais pas que des dames en fait. Il a une valeur universelle pour tout esthète qui se respecte. Le roi de la mode? Ben: Vas-y, tu mets le doigt sur un sujet de discussion récurrent ces derniers temps. Qui est le HIPSTER du crew? Bozze, sans aucun doute (MDR). Non, sans blague... Arrêtons de déconner... C’est Val bien

évidemment. Nous autres, nous sommes des wannabe... Lucas: Val assurément... Bruno: Val bien sûr! Ben est un fluokid attardé, Yann est un psycho-rigide avec des chaussettes assorties à ses jantes, Lucas porte des lunettes d’acteur de porno italien des années 70 et moi je suis un fétichiste du Spandex. Yann: c’est vrai que j’aime assortir mes chaussettes à mes jantes ou mes sneakers! J’en profite pour faire une petite annonce, je recherche un sponsor pour me fournir en chaussettes! Val: Le roi de la mode, si on reste dans le milieu du cyclisme, c’est quand même Bruno, il porte du Rapha. Ben et Yann sont un peu graphistes, donc forcément lookés. Lucas a un tatouage. Moi j’ai un maillot Festina de 1996, beaucoup moins classe, mais chargé d’émotions. Le king de la mécanique? Ben: Certainement pas moi!
Lucas: Bruno! c’est le seul qui est capable de lire un mode d’emploi. Bruno: Ok, j’avoue, je suis un peu le geek du crew, j’aime bien être autonome. Au début je me suis intensément “nourri” sur le forum (pignonfixe.com) et sur le site de Sheldon Brown qui reste pour moi le pape incontesté du vélo. Maintenant c’est bon, tu peux me parler ISO ou BSC! Yann: Aucun (peut-être Bruno pour la théorie), on fait tout faire par des shops, c’est pour ça qu’ils nous aiment bien ;)
Val: Perso je dois mes vélos à mon père, et ils sont super stylés. Si vous cherchez

un mécanicien... Sinon je sais réparer quand je crève, et c’est déjà pas mal. Le meilleur moyen de vous contacter ou de connaître vos activités? Suivre le blog, c’est fait pour ça l’ami ;) SURPLACE.FR!!! Un petit mot de propagande pour vous rejoindre? Ben: Pas de propagande, on ne recrute pas... Roule pour te faire plaisir et le plaisir te le rendra. Lucas: Zahia roule avec nous tous les dimanches... Mouais bof comme propagande. Yann: Libère ton esprit, fais du vélo!
Bruno: Je voudrais juste dire aux filles qu’on n’est pas “que des jambes”... On a aussi un pénis:) Val: A Bike Ride a (Sun)Day, Keeps the Doctor Away!

“on a l’air moins con avec un frein et un casque, qu’avec un oeil au beurre noir et un plâtre.”


photo: Stefano Savarino - rider: Tomy Punk

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soundtrack interview with tomy punk Web: www.soundtrack-paris.com Writer: Jonathan Borms

When you meet Soundtrack, it’s usually over a drink, or two, or three, or 37… And then it’s an entirely different story, with tricks galore, grinds, contests and spinning on the programme. A short interview with one of the most active and inventive crews in France, Soundtrack, made in Paris! Let the Music Play! Soundtrack is known for the trick events it organises or co-partners. Do you feel more like a collective that promotes fixed gear freestyle or a group of mates mad about Grand Vélo stunts? We’re a bit of both. Since creating the collective, we have wanted to bring something to the fixed gear freestyle universe by letting riders meet at events. That’s how we came to organise “premiere contest” at the start of 2010 and how a load of other contests followed. Our goal is to have fun at our own pace and also to share our passion and let it develop. Soundtrack is an usual crew name. It sounds more like music than cycling. Where does your pseudo come from? The name Soundtrack came to us quite naturally when we were looking for a name. As soon as Thibs suggested this one, we all agreed at once. Our name has two meanings for us: firstly Sound, in homage to Nico who has always been into music and who did all the music for our videos when the collective started, and then Track, which is perfect as we use track bikes to do our tricks (well, pretty much ) Did you use to street ride on 20 or 26” or did you start this developing practice straight off? We all have a different biking background. Thibs is the one who has done the most; notably he has been a mountain biker for many years. As for the rest of the team, we have all practised the alternative sport of skateboarding, or roller blading for me, urban sports which have a similar mind frame to fixed gear. But our real, joint background started with track bikes. In fact, we all met during Paris rides, when we rode for kilometres on a Thursday night.
 It’s a fairly new practice, we can’t talk about several years’ background like we can with BMX, but it’s evolving rapidly from month to month. A lot of people don’t understand and aren’t very impressed for the time being. What would you say to them to convince them to test it and to tell them about your sensations? If you knew how many times we have been told we would be better off doing BMX…you don’t get the same enjoyment with fixed gear as you do with freewheeling. One of the real joys is that the bikes are specific, you can get around

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town easily, so you can get from spot to spot faster than on any other bike. But we are well aware that it’s a bit of a joke as far as arguments go and that BMXers get real enjoyment from taking it to pieces;-) Apart from that, it’s a new sport like you said and it can’t be impressive from the word go. The most experienced street riders have been doing it for less than 3 years. The discipline needs time to take its marks and to know where it’s going – then you can judge. If I had a kid, or anybody interested in front of me, I would tell them to learn to ride backwards first to feel new sensations. As for sensations, they are just wild and I invite anyone who has never ridden a street bike and who sees me to come and try my bike. I’m sure you will love it. How do you see the future of the discipline? Hardcore tricks like the cashroll, big grinds in Edwin De La Rosa style, flatland or new disciplines entirely like 700c dirt biking? It’s difficult to see the future of the discipline at the moment, as there are clearly 2 different scenes at the moment. There is the 26” scene, which does a lot of big air tricks and a lot of grinds; then there is the 700C scene, which continues to do more flat riding based on spinning and technical tricks. But for the time being, fixed gear freestyle is finding itself and borrowing a lot of things from BMX, but I’m sure it won’t take long for a mix of the two to appear and a fixed gear style of its own to emerge, which will use all the features of fixed gear to make it a movement in its own right. In the United States, there’s a lot of riding going on in parks in California (editor’s note: big scene), in Europe, it’s more East coast, we are still riding in the street, but flat is over! 
 At the moment, the geometry of the bikes is changing quite quickly. Do you think it will settle, or what geometry do you think is necessary to perform the perfect trick? It’s very complicated to follow the evolution of the geometries; every 3 months something new appears on the frames. I think it will quickly come down to two types of geometry, one for the 700c and one for the 26”. But I think the biggest number of developments in recent


photo: Bat Howel - rider: Soundtrack

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photo: Mathieu Prentout - rider: Thibs

photo: Mathieu Prentout

months has concerned 26” bikes, particularly with the massive arrival of frames with negative bottom brackets which makes it possible to do double peg grinds, which was impossible before. There will be a versatile fixed gear 700 and a 26”street frame available in many ranges.

What is on the programme of festivities? The programme is 3 days of festivity focused on the bike. It all gets under way on Friday night with a sprint race, which will be taking place as part of the Eurobike trade show, which is the largest bike trade show in the world. It’s the opportunity for all participants to show what their thighs are made of. On Saturday the show opens to the public and it’s the opportunity for all bike enthusiasts to discover the show and see what’s new in 2012. On Sunday there is a trick contest, which promises to be wild, with the presence of the best European riders and also quite a lot of riders from the rest of the world. This is THE event of the autumn.


It has to be said that you are not unbending when it comes to trick bikes – we often see you on other bikes. Am I wrong in thinking you are all for multi-disciplinarity? You are absolutely right. We are very open to bikes in general. We all have different bikes: steel, aluminium, road bikes, track bikes, mountain bikes. We love cycling as a whole, we love doing tricks as much as we love setting off on the road or even doing triathlons. Is this open-mindedness at the root of your friendly and festive image? I don’t know if that’s where our friendly and festive image comes from, but we love going to different events, seeing friends and supporting the initiatives of the fixed gear community in general. You’re a young crew, but already known all over Europe. Are you on your way to becoming rock stars with naked groupies? That’s what we’ve been hoping for since the beginning! Our photos and e-mail addresses are available on the site www.soundtrack-paris.com, don’t hesitate to write to us if you want to become our groupies! Speaking of Europe, you are responsible for organising what is set to become the biggest fixed gear contest in Europe. Tricks, speed, top names from the entire fixed gear scene, it’s all on the programme. Is it all going well? Are you ready? Not too stressed out? Isn’t it complicated to book people from all over the world? I assume you’re talking about the Eurobike Fixed Gear Championship (http://www.eurobikefixedgear-championship.com/), which we are organising with our mates from Traffic Distribution and 5th Floor. This event is a new dimension for us; there’s a lot more organising involved, but it’s also a huge pleasure to get people to come from all over Europe and also from different parts of the world. 12 different nationalities are already booked. We can’t wait to be there, to share our passion with everyone.

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Who are you expecting to head the line-up of contests? We are expecting in particular Nasty and Marco, the 2 Japanese riders from Wbase, who will be making their first appearance in Europe. A few Americans, notably Tyler Johnson, will be making the trip. Otherwise, all the best European crews should be there: the Londoners, MixtMeat and Fixed Gear London, the Portuguese, Westfixed, French crews (nucult, Ughs, Geometricks) and so many others that it would be difficult to name them all. For 2012, are you are dreaming up the World Wide Freestyle, with Hulk Hogan style WWF belt as the final prize? Hahaha, it would be brilliant if we could do that, but I’m not sure we can pull it off. One thing is sure though: if we get the chance, we’ll do it! There is no World Wide without a WWF belt:) We are hearing more and more a new name in the streets or on the web: SURTRACK. What’s behind this new pseudonym? SURTRACK all begin with the crazy idea of a Belgian friend. It’s a mix between Surplace and Soundtrack. Surplace is a Parisian riding crew and I think it’s the crew we are closest to. We started our sites at roughly the same time and our philosophies are fairly similar, that’s why we get on so well. We have already organised two events together and both times were brilliant. At the moment, there is nothing solid behind SURTRACK, but who knows, maybe one day there will be a SURTRACK event.


Is Paris the perfect city for tricks? Paris isn’t perfect for tricks, but we certainly can’t complain. There are a lot of spots (maybe not enough skate parks), but above all there are a lot of riders. There must be around thirty tricksters here, so you can always find someone willing to ride. 
 If you were a Paris tour guide of fixed gear freestyle, what would be your top 5 luxury spots? La Défense is THE Soundtrack spot par excellence. That’s where Soundtrack was born and there are dozens of spots per square metre. Bercy and Bastille is a bit like home. We spend entire days in Beaugrenelle. You have to look hard, but there are loads of little spots to ride everywhere. The 5 most “ghetto” spots, but perfect for riding? There’s a really cool spot, which is really “ghetto” to, next to Bercy. It’s a covered spot, useful when it rains in winter, there’s a little step and a little wall for grinds. The only hitch is that it’s full of tramps who don’t think much of us riding 3 cm from them! Otherwise, a super spot is the university of Jussieu, but the last time we went there we were all searched by the police ...it’s a shame, I would have gone back there otherwise.
 What are Soundtrack’s music tracks for a session of tricks? We’ve all got pretty different tastes. I listen to punk/hardcore a lot, but also a lot of pop; Mathieu likes metal/hardcore; Nico has done a lot of electro, but knows loads about pop and Thibs listens to L5 and Maria Carey. We’re all different and we never agree on music, but Thibs is going to be the digital music director of SoundTrack for 2012. :-p And what about the perfect video? That’s an eternal dilemma. In my mind, to make a good video, you need music that makes you want to get on your bike and go and do crazy things, and that song is always hard to find!!! We hope to make the ultimate video soon, but as we improvise each time, it will undoubtedly be a stroke of genius when it happens;-)


photo: Jonathan Borms - rider: Thibs

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photo: Mathieu Prentout - rider: Thibs

photo: Mathieu Prentout - rider: Tomy

Quand on rencontre les Soundtrack c’est souvent autour d’un verre, même deux, ou trois, ou 37… Et là c’est une toute autre histoire, tricks à gogo, grinds, contest, spinning, tout est au programme. Petite interview avec l’un des crews les plus actifs et inniatifs de France, Soundtrack, made in Paris ! Let’s the Music Play !

a le plus fait, il a fait notamment de nombreuse années de VTT. Pour le reste de l’équipe on vient un peu tous de sports alternatifs, certains du skate et moi du roller, des sports urbains qui ont un esprit assez commun à celui du fixe. Mais notre vraie histoire commune commence avec les vélos de piste, on s’est d’ailleurs tous rencontrés lors des rides parisiens lorsqu’on enchaînait les kilomètres le jeudi soir.


On connaît bien Soundtrack pour toutes ses organisations ou co-partenariats de pas mal d’events de tricks. Vous sentez-vous plus comme un collectif organisateur qui promeut le pignon fixe freestyle ou plus comme une bande de potes fous de cabrioles en grand vélo ? On est un peu des deux, dès le début du collectif on a eu l’envie d’apporter quelque chose à l’univers du fixed gear freestyle en permettant aux riders de se rencontrer sur des événements. C’est comme ça qu’on est arrivé a organiser « premiere contest » en début d’année 2010 et que par la suite tout un tas d’autres contests ont suivi. Notre but est de se faire plaisir à notre rythme, mais également de partager notre passion et faire en sorte qu’elle se développe. Soundtrack, plutôt surprenant comme nom de crew. Ca sonne plus musique que cyclisme, non ? Quelle est l’origine de votre pseudo? Le nom soundtrack s’est imposé un peu comme une évidence au moment où on cherchait comment nous appeler, dès que Thibs nous a proposé celui-ci on a tous immédiatement accroché. Pour la petite histoire, notre nom signifie deux choses pour nous, tout d’abord sound en hommage à Nico qui est dans la musique depuis toujours et qui au début du collectif faisait toutes les musiques de nos vidéos, ensuite Track qui comme vous le savez veux dire “piste”, ce qui est parfait vu qu’on utilise des vélos de piste pour faire nos tricks (enfin à quelques choses près :o) ) Etes-vous d’anciens riders de street 20 ou 26” ou vous êtes vous directement tournés vers cette pratique émergente ? Notre histoire autour du vélo est un peu différente pour nous quatre, Thibs est celui qui en

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La pratique est assez naissante, on ne peut pas parler d’un background de plusieurs d’années comme en box, mais elle évolue très vite de mois en mois. Beaucoup de gens ne comprennent pas et ne trouvent cela que peu impressionnant pour le moment. Que leur dirais-tu pour les convaincre de tester la chose et de leur communiquer tes sensations ? Si tu savais le nombre de fois où on nous a dit qu’on ferait mieux de faire du BMX, on ne trouve pas le même plaisir à rouler en fixe qu’en roue libre. Un des vrais plaisirs est que bien que les vélos sont spécifiques, il est toujours possible de se déplacer facilement en ville, on peut donc se déplacer de spot en spot bien plus vite que n’importe quel autre vélo. Mais ça, on sait pertinemment que c’est un peu l’argument bidon que les BMXers prennent un malin plaisir à démonter ;-) Au-delà de ça, le sport est comme tu le dis naissant, ça ne peut pas être impressionnant dès le début, les riders les plus anciens en street en font depuis moins de 3 ans, il faut laisser le temps à la discipline de prendre ses marques et savoir vers où elle se dirige avant de juger. Si j’avais un kid ou n’importe quel curieux en face de moi, je lui dirais d’apprendre à rouler en arrière avant tout pour découvrir de nouvelles sensations. En ce qui concerne les sensations, elles sont tout simplement énormes et j’invite toutes les personness qui n’ont jamais roulé sur un bike de street et qui me croisent à venir essayer mon vélo, je suis sûr que vous allez aimer.  Comment vois-tu l’avenir de la discipline ? Plutôt gros tricks hardcore à la cashroll, gros grinds à la Edwin De La Rosa, flatland au sol ou carrément même de nouvelles disciplines comme du dirt en 700c ? C’est difficile de voir l’avenir de la discipline pour le moment, il y a clairement deux scènes

différentes pour le moment. Il y a la scène 26” qui fait beaucoup de gros tricks aériens et beaucoup de grind et il y a la scène 700C qui elle continue à faire plus de flat à base de spin et de tricks techniques. Mais pour l’instant le fixed gear freestyle se cherche et prend plein d’éléments du BMX, mais je suis sûr qu’il ne faudra pas longtemps pour qu’un mix des deux puisse apparaître et créer un style propre au fixe, qui utilisera complètement les particularités du fixe pour en faire un mouvement à part. Aux Etats-Unis, ça roule beaucoup en park du côté de la Calis (ndlr : grosse scène), en Europe, c’est plus Estcoast, on roule encore beaucoup dans la rue mais le flat, c’est fini !
 La géométrie des bikes change assez vite pour le moment. Tu crois qu’on va se stabiliser ? Ou quelle serait la géométrie à obtenir pour le tricks parfait ? C’est très compliqué de suivre l’évolution des géométries, tous les 3 mois une nouveauté apparaît sur les cadres, je pense que ça va finir par vite se stabiliser sur deux types de géométries, une pour le 700c et une pour le 26”. Mais je pense que c’est sur les bikes en 26” qu’il y a eu le plus d’évolutions ces derniers mois notamment avec l’arrivée en masse des cadres à boitier négatif qui permettent de faire des doubles pegs, ce qui était impossible avant. On retrouvera un fixe 700 polyvalent et un cadre street 26’’ dans de nombreuses gammes. On doit dire que vous n’êtes pas vraiment des intégristes du vélo de tricks, on vous voit souvent sur d’autres bicyclettes. Vous êtes plutôt pour la pluridisciplinarité ou je me trompe ? Tu as tout à fait raison, nous sommes très ouverts sur le vélo en général, nous avons tous différents vélos, que ça soit de l’acier de l’alu, du route, du piste, du VTT. On aime le vélo dans sa globalité, on aime autant aller faire des tricks, que faire de la route voire du triathlon. Est-ce ce côté ouvert d’esprit qui serait à la source de votre image amicale et festive ? Je ne sais pas si c’est de là que vient notre image amicale et festive, mais nous on aime se déplacer sur les différents événements, voir les copains et soutenir les initiatives de la communauté pignon fixe en général. 


photo: Thomas Poignant

photo: Jonathan Borms

Jeune crew mais déjà connu dans l’Europe entière... Bientôt rockstar et des groupies nues ? Bah nous on attend que ça depuis le début, nos photos et email respectifs sont dispos sur le site www.soundtrack-paris.com, hésitez pas à nous écrire si vous voulez devenir nos groupies!

être de la partie, les londoniens de MixtMeat et Fixed Gear London, les portugais de Westfixed, les crews français (nucult, Ughs, Geometricks) et tellement d’autres personnes qu’il me serait difficile de toutes les citer.

En parlant d’Europe, vous êtes à la tête de l’organisation de ce qui s’annonce comme le plus gros contest de fixie en Europe. Du tricks, de la vitesse, des gros noms connus de toute la scène fixe, tout est au programme. Tout se passe bien, vous êtes prêts ? Pas trop stressé ? Pas trop compliqué de booker des gens à travers le monde? Tu parles bien sûr de l’Eurobike Fixed Gear Championship (http://www.eurobike-fixedgearchampionship.com/), que nous organisons avec nos copains de Traffic Distribution et 5th Floor. On prend une nouvelle dimension avec cet événement, c’est beaucoup plus d’organisation mais c’est également un énorme plaisir de réussir à faire venir des gens d’un peu partout en Europe et aussi un peu partout dans le monde, il y a déjà 12 nationalités différentes de prévu, on a qu’une envie c’est d’être là-bas et de partager notre passion avec tout le monde. Quel sera le programme des festivités ? Le programme c’est trois jours de festivités autour du vélo. Tout commence le vendredi soir avec une sprint race qui aura lieu au sein du salon de l’Eurobike qui est le plus gros salon du vélo au monde, c’est l’occasion pour tous les participants de montrer qu’ils en ont dans les cuisses. Le samedi est le jour d’ouverture au public du salon, ça donne donc l’occasion à tous les passionnés de vélos de découvrir le salon et les nouveautés 2012. Et la suite a lieu le dimanche avec un contest de tricks qui s’annonce fou, avec la présence des meilleurs riders européens et également pas mal de riders du reste du monde, c’est à coup sûr l’événement de la rentrée.
 Vous attendez qui en tête d’affiche des contests ? En tête d’affiche on attend notamment Nasty et Marco, les deux riders japonais de Wbase qui viendront pour la première fois en Europe. Quelques américains avec notamment Tyler Johnson vont faire le déplacement. Et puis sinon tous les meilleurs crews européens devraient

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En 2012, vous nous concoctez le Wold Wide Freestyle ? Avec aussi une grosse ceinture WWF à la Hulk Hogan comme prix final ? Ahaha ça serait le top si on pouvait faire ça, mais je ne sais pas si on en est capable, une chose est sûre c’est que si l’occasion se présente on sera là ! Et pas de World Wide sans ceinture de WWF :) On entend régulièrement parler d’un nouveau nom dans les rues ou sur le web; SURTRACK. Que se cache-t-il derrière ce nouveau nom de guerre ? SURTACK c’est parti d’un délire d’un ami Belge, c’est un mélange de Surplace et Soundtrack. Surplace est un crew de rouleurs parisiens et je pense que c’est le crew dont nous sommes le plus proche, nous avons commencé nos sites à peu près en même temps et nous avons une philosophie assez proche, c’est pourquoi on s’entend super bien. On a déjà d’ailleurs organisé deux événements en collaboration avec les Surplace et à chaque fois c’était génial. Pour l’instant il n’y a rien de concret derrière SURTRACK mais qui sait peut-être qu’un jour un évent SURTRACK aura lieu.


Les 5 spots les plus ghettos mais parfaits à rider ? Y a un spot bien cool et bien ghetto à coté de Bercy, c’est un spot couvert pour les hivers pluvieux, une petit marche et un muret pour les grinds, le seul hic c’est que c’est plein de clodos qui ne voient pas toujours d’un bon oeil que l’on roule à 3 cm de chez eux !! Sinon un super spot c’est la fac de Jussieu, mais la dernière fois que nous y sommes allés on a tous fini fouillés par la police... Dommage, j’y serais bien retourné.
 En parlant Soundtrack, quelles sont vos bandes sonores pour une session de tricks ? On a tous des goûts assez divers, moi j’écoute beaucoup de punk/hardcore mais aussi beaucoup de pop, Mathieu vient du métal/hardcore, Nico a fait beaucoup d’électro, mais est super calé en pop et Thibs écoute les L5 et Maria Carey, on est tous différents et jamais d’accord sur la musique mais Thibs devient directeur digital musique de Soundtrack pour toute l’année 2012. :-p Et pour faire la video parfaite ? Eternel dilemme, selon moi pour faire une bonne vidéo il faut une musique qui te donne envie de monter sur ton bike et d’aller faire des folies, et cette chanson elle est dure à trouver à chaque fois !!! On espère faire la vidéo ultime bientôt mais comme on improvise à chaque fois, ce sera certainement un coup de génie pour cette vidéo ;-)

Paris, ville parfaite pour le trickx ? Paris n’est pas parfait pour les tricks, mais on est loin d’être à plaindre. On a pas mal de spot (on manque peut-être de skatepark), mais il y a surtout beaucoup de riders, il doit bien y avoir une trentaine de trickseurs ici, on peut donc toujours trouver quelqu’un de motivé pour rouler. Si vous deviez faire le guide touristique parisien du fixie freestyle, quel serait votre top 5 des spots de luxe ? La défense, c’est LE spot soundtrack par excellence, soundtrack est né là-bas et en plus il y a des dizaines de spots au mètre carré. Bercy et Bastille c’est un peu la maison, on y a passé des journées entières. Beaugrenelle, il faut bien chercher là-bas, mais il y a plein de petit spot à rider un peu partout.

“On aime le vélo dans sa globalité, on aime autant aller faire des tricks, que faire de la route voire du triathlon”


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devil’s race

Les 2 Alpes / 15.07-17.07.2011 Writer: Photography:

Vincent Rocher Vincent Rocher

This year, the Mountain of Hell blew out (a bit hard) 12 candles on the “Easy Rider” theme. Not quite so easy after all for the 485 starters in the qualifiers and the 463 survivors taking part in the final! Against the wind and the drifts, from the scree to the meadows, the weekend was tough. Welcome to hell! Before plunging down the slopes of 2 Alpes to tell you about the hellish race of the 2011 edition, we want to take a brief look back at the beginnings of this monumental DH marathon. It was in 1998 that the Choucas Bikers, a local 2 Alpes association, organized the first 2-part competition. One part was a 4X on snow followed by a time trial on a permanent track but the weather spoiled the fun and the 4X option was zapped the following year in favour of a derby starting on the glacier.

bolically-effective cocktail each year. Although fair play is generally observed, the tendency to take short cuts doesn’t make the organizers happy. “There are a few who will cut it shorter” Pascal Velex confides to us. “You just need one barrier tape to go down and that starts it all off. Firstly, it’s dangerous because the mountain is steep, and also this kind of shortcut spoils the paths we have prepared for the event. It would be a shame if we were unable to organize our race because of this behaviour.”

The Mountain of Hell was born. Although it’s not the only Mass DH, it’s friendly side makes the difference. Registration is voluntarily limited to just over 500 riders, there are a lot of volunteers who join the ranks of the members of the association and the atmosphere is less “industrial” than that of other races of its kind. Passion is what drives the Choucas to carry on this project and to keep coming up with new features each year. Amateurs and professionals come together to race more than 25 km with more than 2000 metres of drops in a atmosphere that is sometimes icy, sometimes dusty, but often hellish. Purgatory for the inner tubes, hell on suspensions and heaven on a plate, the MoH preserves the freeriding spirit. The trailbuilders only need to draw on the secret spots and hundreds of kilometres of track of this resort in Isere to concoct a dia-

According to legend, every second year means bad weather for the Mountain of Hell. Then it should be really sunny in 2012. Although sunny spells were on hand for Saturday, the qualifying day, the elements unleashed their fury during the final on Sunday. The qualifiers were held on a firmly DH track with a final on the mythical slope of Venosc, on which the sharp stones were fond of the flesh of the riders. They took off in waves of one hundred after 2700 metres to get the best time possible to determine their start point the next day. Waking up in the morning, amid aches and bruises, they had to get to the glacier at 6 a.m. via the Jandri Express, the gondola lift that is the true backbone of the Deux Alpes region. Once on top, the gusts of more than 100 km/h prevented the usual start from the glacier. It was just below, in the icy scree,

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that the hoards of frozen riders were released. Although just completing the MoH is a goal in itself for the majority of participants, the clock is the deciding factor for around fifty top riders who come in search of victory. Among those in on this little game we find the regulars: Greg Doucende, Jérôme Clementz, Olivier Giordanengo, Maurin Trocello, Damien Oton and one Marc Beaumont passing through between two heats of the World Downhill Cup. The course for the final was less technical but more physical, a more enduro-like nature which benefitted Jey Clementz who distinguished himself on the long speed stretches in order to handle the rest of the course without taking risks. He won his second victory at the MoH after his win in 2007. Among the 12 ladies present was Pauline Dieffenthaler, who beat Valérie Priem. Although Clementz finished in 34 minutes and avoided the rain that fell on most of the troops, we tip our hat to Xavier Caugant, the valiant Master who finished 380th in last place after an agonizing 1 hour and 48 minutes. Yes Xavier, you completed your Mountain of Hell!

“ the sharp stones were fond of the flesh of the riders“


Cette année, la Mountain of Hell soufflait (un peu fort) ses 12 bougies sous le thème «Easy rider». Pas si easy que ça tout de même pour les 485 partants des qualifs et les 463 rescapés engagés dans la finale! Contre vents et ondées, depuis les pierriers jusqu’aux prairies, le week-end fut éprouvant. Bienvenue en enfer! Avant de plonger dans les pentes des 2 Alpes pour vous conter la course endiablée de cette édition 2011, on s’accorde un petit retour sur la genèse de ce monument de la DH marathon. C’est en 1998 que les Choucas Bikers, une association de locaux des 2 Alpes, organise un

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premier contest en deux temps. D’une part un 4X sur neige, suivi d’un chrono sur une piste permanente. Mais la météo joue déjà les troublefête et l’option 4X est zappée dès l’année suivante au profit d’un derby partant du glacier. La Mountain of Hell était née. Si ce n’est pas la seule Mass DH, son côté convivial fait la différence. Les inscriptions sont volontairement limitées à un peu plus de 500 riders, beaucoup de bénévoles rejoignent les rangs des membres de l’association et l’ambiance reste moins «industrielle» que sur d’autres courses du genre. C’est la passion qui pousse les Choucas à continuer ce projet et à chaque année trouver des innovations. Amateurs et professionnels se retrouvent pour parcourir plus de 25km avec plus de 2000 mètres de dénivelé négatif dans une atmosphère tantôt gla-

ciale, tantôt poussiéreuse mais souvent infernale. Purgatoire des chambres à air, enfer des suspensions et paradis de la gamelle, la MoH garde un esprit freeride. Les traceurs n’ont qu’à puiser dans les secrets spots et les centaines de kilomètres de pistes de la station iséroise pour concocter chaque année un cocktail diaboliquement efficace. Si le fairplay est généralement de mise, la tendance a emprunter des raccourcis ne plaît pas aux organisateurs. «C’est un peu à qui coupera au plus court» nous confie Pascal Velex. «Il suffit qu’une rubalise casse et ça part à travers tout. Tout d’abord c’est dangereux car la montagne est piégeuse, ensuite ce genre de coupes sauvages abîme les chemins que l’on nous prête pour l’évènement. Ce serait dommage de ne plus pouvoir organiser notre course à cause de ces comportements.»


Selon la légende, il fait mauvais une année sur deux lors de la Mountain of Hell. Ca devait donc être plein soleil en 2012. Si les éclaircies étaient de rigueur pour le samedi, jour des qualifs, les éléments se sont déchaînés lors de la finale du dimanche. Les qualifications se passaient sur un tracé résolument DH avec un final sur la mythique piste de Venosc dont les pierres tranchantes raffolent tant de la chair de rider. C’est par vagues de cent depuis 2700 mètres qu’ils partaient pour décrocher le meilleur chrono possible déterminant leur ligne de départ du lendemain. Réveil matinal, entre courbatures et ecchymoses, il fallait alors se rendre dès 6h00 au glacier via le Jandri Express, la télécabine véritable colonne vertébrale du domaine des 2 Alpes. Une fois en haut les rafales à plus de 100 km/h ne permettaient pas l’habituel départ du glacier. C’est juste en dessous, dans la caillasse

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gelée, que les hordes de riders frigorifiés furent lâchées. Si finir la MoH est déjà un but en soi pour une grande partie des participants, le chrono est lui déterminant pour une cinquantaine de top pilotes qui viennent chercher la victoire. A ce petit jeu on retrouve les habitués Greg Doucende, Jérôme Clementz, Olivier Giordanengo, Maurin Trocello, Damien Oton et un certain Marc Beaumont de passage entre deux manches de Coupe du Monde de Descente. Le parcours de la finale était moins technique mais plus physique, une tendance plus enduro profitant à Jey Clementz qui se démarqua dans les longues parties de relance pour ensuite gérer le reste du parcours sans prendre de risques. Il remporte donc sa deuxième victoire à la MoH après celle de 2007. Sur les 12 filles présentes c’est Pauline Dieffenthaler qui s’impose devant Valérie Priem. Si Clementz finit en 34 minutes

tout en évitant la pluie qui allait s’abattre sur le gros des troupes, on tire notre chapeau à Xavier Caugant, valeureux Master qui termine à la 380ème et dernière place en 1h48 minutes de calvaire. Oui Xavier, tu l’as fini ta Mountain of Hell!

“les pierres tranchantes raffolent tant de la chair de rider”


Women 1 Dieffenthaler Pauline 48:24.675 2 Priem Valérie 49:40.040 1:15.365 3 Holgate Emma 52:10.883 3:46.208 4 Such Morgane 52:50.717 4:26.042 5 Petit Pauline 56:05.871 7:41.196

Junior 1 Coquen Guillaume 37:59.373 2 De Keyser Maxime 38:19.652 20.279 3 Pickard Robert 42:58.778 4:59.405 4 Huguet Marius 47:50.593 9:51.220 5 Arnaud Quentin 48:49.981 10:50.608

Master 2 1 Paquet Francis 42:36.448 2 Maillard Stéphane 45:13.497 2:37.049 3 Bosca Marc 45:16.676 2:40.228 4 Fia Stéphane 45:19.793 2:43.345 5 Tonnel Erick 45:20.411 2:43.963

Senior & Scratch 1 Clementz Jérome 34:10.782 2 Oton Damien 34:34.079 23.297 3 Trocello Maurin 34:43.252 32.470 4 Doucende Gregory 34:48.886 38.104 5 Legastelois Thibaut 34:54.590 43.808

Master 1 1 Vachette Yohann 35:20.386 2 Giordanengo Olivier 35:56.657 36.271 3 Regnier Jordan 37:33.453 2:13.067 4 Bremond Nicolas 38:31.591 3:11.205 5 Fontaine Thierry 39:54.498 4:34.112

Senior & Scratch 1 Clementz Jérome 34:10.782 2 Oton Damien 34:34.079 23.297 3 Trocello Maurin 34:43.252 32.470 4 Doucende Gregory 34:48.886 38.104 5 Legastelois Thibaut 34:54.590 43.808

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photo: Jonathan Borms - rider: Markus Reuss

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holidays and bmx

köln / 08.07-10.07.2011 Web: Writer: Photography:

www.bmxmasters.com Jonathan Borms Jonathan Borms & Christophe Carmeliet

Ahhh the BMX Masters… every year we wait for them with the same eagerness that children look forward to Christmas. We count the days, work out how many more nights sleep we’ll need... And then, finally, the big day arrives: got your camera? Check. Clothes, bib, shorts? Check. Beer money? Check. Flipflops? Eh? Suncream? Shit, no. Jersey? Aarggh, no, but to hell with it, I’ve got my cycling shorts et least. Ahhh the BMX Masters… every year we wait for them with the same eagerness that children look forward to Christmas. We count the days, work out how many more nights sleep we’ll need... And then, finally, the big day arrives: got your camera? Check. Clothes, bib, shorts? Check. Beer money? Check. Flipflops? Eh? Suncream? Shit, no. Jersey? Aarggh, no, but to hell with it, I’ve got my cycling shorts et least. There’s no doubt about it, the Masters isn’t just a competition, it’s a holiday too. That’s the way it goes down in Cologne! The BMX Masters is pure adrenaline, stars in the eyes, with the cream of the BMX world present, but it’s also about the beach, the parties, chilling on the banks of the Rhine, meeting old friends and making new ones, and about a lot of noise…All of that is what goes to making the Masters one of the coolest competitions on the planet. Even those who are not plugged into the BMX world, or into cycling altogether, will be infected by the relaxed and funky vibe of the Masters. Loads of BMXers drag their friends or partners along, or turn up with their families and the result is surprising. Imagine the X-Games but as a Sunday mash-up organised by a bunch of mates.

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And that’s exactly why we love this event so much. Too much bike can kill the bike. At the Masters it’s not all about BMX, but about all the things that make BMX what it is. You’ve got the closeknit atmosphere between a bunch of people united by a common passion, and it’s all genuine and simple – there’s no pretence. A bit of sunshine, a few beers, a holiday vibe and a chance to chill to the max in between some of the fattest beats you’ll hear anywhere. It’s a bit like a proriders road trip, in that it’s a mix of camper vans, intensive competition and lots of messing around... only here you’ve got almost 20,000 people, all of them here to experience the simple bliss of this don’t-give-a-damn lifestyle. Having said that, when the time comes to compete, the atmosphere isn’t quite so laid back. As the riders gear up for the runs, you can sense the sweat, adrenaline and nervous tension are. And then the riders just let rip. The flat riders opt for the beats of hip-hop, dubstep or Seventies soul, while street and mini riders prefer big fat guitar riffs. Seeing the amateurs competing shoulder to shoulder with the pros during the free runs, provides the chance to admire their prowess and the completely different way they interpret certain tricks and routines… Of course, there’s always been a difference in the standard of the pro

and amateur riders, but what’s really striking is how the gap between the two is shrinking with each passing year. Another striking thing is that the amateur riders are getting younger and younger; it’s not totally unusual to see 10-year old kids throwing down a 360 or a tailwhip these days... It’s really a bit disconcerting to be honest, and it’s the same in all of the disciplines. Young kids are now starting to show the same interest in street and mini as they are in flat. There are more and more amateur riders choreographing routines to standards that have the pros starting to worry. We always find ourselves transfixed in wide-eyed amazement throughout the qualifiers and finals, but there are always certain moments that stand out from the rest. The most perfect bit of choreography came from Mathias Dandois, who once again blew us away with the way he completely bossed his bike. Talk about total fusion of rider and bike! As for the street and mini, as always we were impressed by Bret Banasiewizc and Daniel Dersh who battled it out between them for first and second place. Front-flip whip, switching into a flairwhip… cashroll… these guys produced the works. We couldn’t help noticing a nice Belgian connection in the form of Mr Hannu Cools, who was not taking part but was here instead as a judge! It’s hard for us to sum up in a few words all the special things that went down in Cologne during the Masters. We’ve only got one thing to say by way of conclusion and that is: Get yourself a ticket for Cologne 2012 and come and join us for a few days of chilling, biking and fun.


photo: Jonathan Borms - rider: Alvarito Fernandez

Ahhh les Masters… Chaque année on les attend comme des enfants attendent Noël. On compte les jours avant de partir, combien de fois encore dormir… Puis arrive le jour du départ. T’as ton matos photo ? Oui. T’as des fringues, un marcel et un short ? Oui. T’as du cash pour les bières ? Oui. T’as pris tes tongs ? Euuuh pardon ? T’as ta crème solaire ? Merde non. T’as ton maillot ? Euuuh ben non, mais je m’en fous j’ai un caleçon. issue #16 - 74 /100

photo: Jonathan Borms - rider: Brett Banasiewicz

Oui, les Masters ce n’est pas qu’un contest, c’est aussi un peu des vacances. Ca se passe comme ça à Cologne ! Les BMX Masters c’est de l’adrénaline pure, des paillettes dans les yeux, la crème des riders bmx, mais c’est aussi la plage, la fête, les siestes sur le sable des bords du rhin, des rencontres, du gros son… C’est CA qui fait des Masters sans doute un des contests les plus cools de la terre. Qui devient vite über relax et funky même pour quelqu’un ne connaissant que peu le monde du petit vélo, voire du cyclisme tout court. On le voit bien, beaucoup de gens y tractent leurs amis ou conjoints, viennent en famille pour d’autres et le résultat est surprenant… Un peu comme

si les X-Games rencontraient un dimanche glande entre potes. C’est pour ça qu’on est fan. Trop de bike tue le bike. Aux Masters tu n’as pas juste le bmx, tu as ce qui fait le bmx. Cette ambiance de cohésion entre les gens, d’unité pour une passion dans une simplicité élémentaire, pas d’artifice. Un peu de soleil, quelques bières, un décor de vacances et des moments les plus chill de la terre entre les gros beats. Un peu comme un roadtrip entre pro-riders sera une synthèse de van-mobilhome, ride intensif et déconne, ici c’est près de 20.000 personnes qui font ressentir cette simplicité de vie teintée de je-men-foutisme. Ce n’est pas la même ambiance quand on s’approche des aires pour les runs. Là ça sent la


sueur, l’adrénaline et parfois l’énervement. Que ce soit sous les gros beat hip-hop, dubstep ou 70’s Soul du spot de flat, des riffs de grosses guitares sur le street ou la mini, les riders se déchaînent. L’amateur côtoyant le pro durant les free runs, nous avons l’occasion d’admirer leurs prouesses, leur sensibilité toute différente sur certains tricks, leur flow,… Bien qu’il y ait toujours une différence entre le niveau des pros et amateurs, il est surtout très impressionnant de voir que d’année en année cet écart devient de plus en plus mince. Autre point pour le moins frappant, les riders “amateurs” deviennent de plus en plus jeunes, pas courant de voir des petits gars de 10 ans en 360, voire tailwhip etc. Vraiment déconcertant, et ce dans

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toutes les disciplines. Que des petits jeunes soient toujours autant attirés par le street ou la mini, voila qu’il en est de même pour le flat. De plus en plus d’ados amateurs et enchaînant les chorégraphies avec un niveau à commencer à inquiéter les pros. Bien que nous soyons toujours les yeux grands ouverts devant toutes les qualifs et finals, on retiendra tout de même quelques moments clés. Sous une chorégraphie des plus parfaites, Mathias Dandois nous a encore une fois bluffés par la maîtrise complète de son bike. Si on doit parler de la fusion entre un rider et son vélo, il serait l’incarnation de cette théorie. En street ou en mini, on aimera comme chaque année Bret Banasiewizc et Daniel Dersh qui se tirent

la bourre pour la première place. Front-flip whip, transfert en flairwhip,… Cashroll… Tout y passe. On notera une petite touche nationale avec Mr Hannu Cools qui ne roulera pas sur les rampes et se fera juge pro ! Il nous est très difficile de résumer ces jours d’events tellement les riders et les tricks défilent à toute allure. Nous n’avons qu’une chose à la bouche pour conclure : prenezvous un ticket pour Cologne en 2012 et rejoignez-nous pour deux ou trois jours de folie et de farniente. Enjoy !


photos: Jonathan Borms

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photo: Jonathan Borms - rider: Matthias Dandois

photo: Christophe Carmeliet - rider: Matthias Dandois

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photo: Jonathan Borms - rider: Dominik Nekolny


photo: Christophe Carmeliet

photo: Jonathan Borms

Girls Park Final Results 1 - Camila Harambour - Chile 2 - Mini Park - Korea 3 - Angie Marino - USA

Pro Flat Final Results 1 - Matthias Dandois - France 2 - Sasaki Moto - Japan 3 - Dominik Nekolny - Czech Republik

Pro Spine Final Results 1 - Daniel Dhers - Venezuela 2 - Brett Banasiewicz - USA 3 - Patrick Casey - USA

Girls Flat Final Results 1 - Monika Hinz - HU 2 - Julia Preuss - GER 3 - Alexandrine Neumeuller - LUX

Pro Dirt Final Results 1 - James Foster - USA 2 - Patrick Casey - USA 3 - Jean Baptiste Peytavit - France

Pro Park Final Results 1 - Daniel Dhers - Venezuela 2 - Michael Beran - Tschechien 3 - Rob Armour - USA

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photo: Christophe Bortels

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photo: Christophe Bortels - rider: Antoni Villoni, best trick winner at EKOS in Namur

photo: Vincent Rocher - rider: Bertrand Gilles

photo: Nicolas Niederpr端m

photo: Christophe Bortels - rider: Jeremie Sevrain

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Web: Writer: Photography:

www.x-free.be Christophe Bortels Christophe Bortels, Vincent Rocher & Nicolas Niederprüm

Since the last issue of Landscape, when we reported on the opening stages of the Nissan European Downhill Cup in Maçanet de Cabrenys (Spain) and the Nissan Downhill Cup in Huy (Belgium), no less than four further events have taken place, with the tour venturing to the slopes of the Namur Citadel, the Vosges, the heart of Belgium’s Ardennes region, and to the Alps for the final of the 2011 European Cup. Namur We’ll start with a bang, at the joint Belgian Cup/ European Cup stage which took place in Namur in the last weekend of May. Namur is Belgium’s most famous run. It is also the fastest and the one that boasts the biggest jumps, especially when it is very dry, which was the case this year. A stark contrast to the previous few editions, which took place in dreadful conditions. The riders still needed to have their wits about them though, as the dust meant that the track was very slippery in places, especially in the new final section which was very steep and the last right-angle bend which claimed a good few victims in the final. After clinching victory in Huy in the first stage of the Nissan Downhill Cup, Nico Vink started as hot favourite for Namur, especially as the course is one that the Belgian rider knows very well. But

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France’s Thibaut Ruffin clearly hadn’t read the script. Ruffin was en route to the World Cup stage in Fort William (Scotland) with his brother Gaëtan, but stopped off in Namur to try and pick up a few precious UCI points. He achieved his goal in short order. Having clocked the best performance of the stage in the morning, he recorded an even better time in the final, almost two seconds faster than Nico Vink who came in second. Spaniard Javier Guijarro claimed the third podium spot after finishing just 15 hundredths of a second behind Vink. Jeremie Sevrain and Bertrand Gilles took fourth and fifth place respectively. It was another weekend of intense competition for Namur, since, just as in 2010, the Wall Ride Tour crossed the French border, and its huge launch ramp and bumps were installed on the ramparts of the Citadel. The second stage of the famous French slopestyle competition comes with the title European King Of Slopestyle. It was Thomas Genon who went on to claim the crown, after an intense competition. The young Belgian was effectively tied with Frenchman Tomas Lemoine on 45 points at the end of the final. Unable to separate the two Thomases on points, the organisers declared a ‘super-final’ to decide the winner. The head-to-head took place over a single run and victory was clinched by last year’s winner, Genon, thanks to a ‘superman seat-grab’ followed by a ‘truck driver’ before finishing off with a 3.6 whip, which tipped the final firmly in his favour. Meanwhile, the Best Trick competition was won by Antoni Villoni, thanks to a monster ‘cliffhanger’!

La Bresse Three weeks later the tour headed off for France, and more specifically La Bresse, in the Vosges, for the third stage of the Nissan European Downhill Cup. We’ve got used to having good weather for the NDC and NEDC this season, but that trend came to an abrupt end in La Bresse, where the course was subjected to a real deluge for most of the weekend. However, it wasn’t enough to sap the spirits of the riders who were unanimous in their praise for the changes made to the course this year. Some of the flat portions and mild undulations have been replaced with sections that are steeper and more technical, with the overall result being a course that is a lot faster and definitely a lot more fun. In conditions that brought to mind Dante’s Inferno, where each descent became more and more perilous, requiring the navigation skills of a tightrope walker, Nico Vink ended up last during the qualifiers, but rediscovered his mojo in the afternoon and clinched an impressive sixth place in the final. It was the opposite situation for his teammate Pierre-Charles Georges who suffered an unfortunate wipe-out during the final, after posting the second best time in qualifying behind Cédric Gracia. Last year’s winner, Charly Di Pasquale, suffered the same fate. As for Ben Reid, like Nico Vink he fell by the wayside in the qualifiers, but recorded a second round time of 2:11.71 which remained the time to beat for much of the final. In the end he was overtaken by British riders Oliver Burton and Ruaridh Cunningham, and then by Colombia’s Marcelo Gutierrez, who shot


photo: Nicolas Niederprüm - rider: Quentin Schlisteur

to the top of the leader board with a lightningquick time of 2:05.39 which was virtually identical to the one posted by his teammate Cédric Gracia during qualifying. However, any thoughts of the apprentice overtaking the master in the CG Brigade proved premature as Gracia, who was the last to ride in the final reasserted his supremacy with a time of 2:04.50 that was enough to clinch victory. La Roche After the third stage of the European Cup, at the start of July it was back to Belgium for the third round of the Belgian Cup. Namur may boast Belgium’ fastest course, but La Roche, which was created in 2009, is now regarded, by riders and spectators alike, as the most beautiful. There are exceptional views of the second half of the course, which is etched into the side of the hill and completely exposed. For this third edition of the event, the Nissan Downhill Cup organisers took the audacious gamble of completely changing this section of the course. The result was a new final section which now runs straight down to the river instead of along it, and which is ultratechnical, steep and narrow and punctuated by a by a wooden bridge over the River Ourthe, which adds to the climax of the finish line. In the absence of Nico Vink – winner of the event in 2009 and 2010 – who was in the USA on World Cup duty, this was a great chance for his rivals to make their performances count. Much was expected therefore of Bertrand Gilles, Kristof Lenssens, Cédric Moermans and other top Belgian DH riders. In the end it was young-

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ster Nicolas Mathieu, who at just 17, only started competing in the juniors this season, who stormed to victory, making light of the rain that had been falling continuously since just before the start of the final. This was the second scratch victory in the Nissan Downhill Cup for the rider from the Fast Line Race Team; last year he won in Bouillon. Kristof Lenssens, second in the scratch event, won the elite category, just ahead of his team-mate Bertrand Gilles, who had notched the best time in the two qualifying stages. Cédric Moermans, another who was on fire during qualifying, managed to make a series of small mistakes in the grand final, but still managed to claim a highly respectable fourth place in the scratch event and third place in the elite event. Thibaud Radermacker completed the Top 5. As for Belgium Downhill’s brightest young hope, Grégoire Pazdziorko, he mastered the course at the first time of asking, though then came up against a problem with the time-keeping. In the end, he finished ninth in the overall placings and first in the youth category. Oz-en-Oisans The organization team of the Nissan European Downhill Cup prepared a nice surprise for the final round of the NEDC. This last event indeed took place in the French Alps, in the beautiful station of Oz-en-Oisan. The starting list was very interesting, as a few world cup top riders were present. Fabien Pedemanaud, Florent Payet, Céline Gros and even the brand new French national champ Myriam Nicole were there to tackle the Oz-en-Oisan track. There were not only

French riders. More than ten countries were represented in Oz-en-Oisan. The field was looking great, and so did the track! The well known Poutran track had been reshaped for the race. The track was still very natural though, very long and very fast, but also steep and gnarly, with plenty of rocks… everyone could find something to suit him ! It was for sure one of the greatest tracks seen so far ! Race day consisted of two runs, qualification and final. And under the nice french sun, it is Florent Payet who pulled out the best run with a time of 2:45.92, beating Fabien Pedemanaud and Nicolas Ortiz. As far as the girls are concerned, let’s congratulate Myriam Nicole who won. Céline Gros and Tahnée Seagrave take the second and third spot. Nico Vink and Tahnée Seagrave win the overall of the 2011 Nissan European Downhill Cup !

«It was for sure one of the greatest tracks seen so far !»


photo: Christophe Bortels

photo: Nicolas Niederprüm - rider: Simon Mahieu

photo: Vincent Rocher

Depuis le dernier numéro de Landscape, dans lequel nous vous parlions des manches d’ouverture de la Nissan European Downhill Cup à Maçanet de Cabrenys (Espagne) et de la Nissan Downhill Cup à Huy (Belgique), ce sont pas moins de quatre courses qui ont eu lieu. Elles nous ont menés sur les pentes de la Citadelle de Namur, dans les Vosges, au Coeur des Ardennes belges et dans les Alpes pour la finale de la European Cup 2011. Namur On commence avec du lourd: la manche commune Coupe de Belgique / Coupe d’Europe qui s’est déroulée à Namur le dernier week-end de mai. Namur, c’est la piste la plus connue de Belgique, mais aussi la plus aérienne et la plus rapide. Davantage encore quand il fait très sec comme ce fut le cas cette année, contrairement aux précédentes éditions courues dans des conditions exécrables. Il fallait toutefois rester vigilant, la poussière rendant la piste glissante par endroits, particulièrement dans la nouvelle portion finale très raide et l’ultime virage à angle droit qui aura fait bien des dégâts en finale. Victorieux à Huy lors de la première étape de la Nissan Downhill Cup, Nico Vink partait grand favori de l’épreuve namuroise, d’autant qu’il s’agit là d’une piste que le pilote belge apprécie particulièrement. C’était sans compter

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sur le français Thibaut Ruffin. En route pour la manche de Coupe du Monde à Fort William (Ecosse) avec son frère Gaëtan, il a fait étape à Namur pour tenter de récolter quelques précieux points UCI. Mission accomplie avec brio puisque Ruffin, déjà meilleur temps de la manche de placement au matin, a encore amélioré son chrono en finale, creusant un écart de près de deux secondes sur Nico Vink, deuxième. L’Espagnol Javier Guijarro complète le podium, à seulement 15 centièmes de seconde de Vink, devant Jeremie Sevrain et Bertrand Gilles, respectivement quatrième et cinquième. Namur aura vécu un week-end dense puisque, comme en 2010, le Wall Ride Tour avait passé la frontière française pour installer sa rampe de lancement et ses énormes bosses sur l’esplanade de la Citadelle. Deuxième manche de la célèbre compétition française de slope, l’évènement était baptisé European King Of Slopestyle. Et c’est le Belge Thomas Genon qui va remporter ce titre après une compétition passionnante. Le jeune pilote était en effet ex-aequo avec le français Tom as Lemoi ne, 45 points tous les deux au terme de la finale. Face à ce cas de figure, il a donc fallu recourir à une super-finale pour départager les deux Thomas. Un face-à-face ultime disputé sur un seul run et finalement remporté par le vainqueur de l’année dernière, Thomas Genon, grâce à un superman seatgrab suivi d’un truck driver avant de conclure par un 3.6 whip qui a définitivement fait pencher la balance en sa faveur. Le contest du Best Trick a quant à lui été remporté par Antoni Villoni qui a rentré un gros Cliffhanger !

La Bresse Trois semaines plus tard, direction la France et plus précisément La Bresse, dans les Vosges, pour la troisième étape de la Nissan European Downhill Cup. On s’était habitué à du beau temps sur les NDC et NEDC cette saison 2011, mais c’est un véritable déluge qui s’est abattu sur la station pendant une bonne partie du week-end. Pas de quoi toutefois saper le moral des pilotes unanimement enthousiastes par rapport aux modifications faites à la piste. Certaines portions plates et peu roulantes avaient en effet été remplacées par des traces plus raides et techniques, ces changements rendant la piste nettement plus fun et plus rapide à rider. Dans des conditions toujours plus dantesques où chaque descente s’apparentait à un vrai numéro d’équilibriste, Nico Vink va chuter en sortie du dernier technique lors des qualifs mais bien rattraper le coup l’après-midi pour décrocher une belle sixième place finale. Situation inverse pour son co-équipier Pierre-Charles Georges qui se crashe malheureusement dans son run de

«Ce n’était pas encore ce week-end que l’élève dépasserait le maître»


photo: Christophe Bortels - rider: Esteban Deronzier

finale après avoir réalisé le deuxième temps des qualifs derrière Cédric Gracia. Charly Di Pasquale, le vainqueur de l’an dernier, va lui aussi vivre la même mésaventure. Quant à Ben Reid, passé comme Nico Vink à côté de ses qualifs, il va signer en deuxième manche un 2:11.71 qui va longtemps rester le chrono de référence. Il finira toutefois par être battu par le Britannique Oliver Burton, par Ruaridh Cunningham et surtout par le Colombien Marcelo Gutierrez qui va assommer la concurrence avec un temps canon de 2:05.39 quasi identique à celui de son co-équipier Cédric Gracia lors des qualifs. Mais ce n’était pas encore ce week-end que l’élève dépasserait le maître au sein de la CG Brigade, et Gracia, dernier à s’élancer dans cette finale, allait mettre tout le monde d’accord en signant un chrono de 2:04.50 synonyme de victoire. La Roche Après la troisième manche de la Coupe d’Europe, retour en Belgique début juillet pour la troisième épreuve de la Coupe de Belgique cette fois. Si Namur est la plus rapide des pistes belges, La Roche est considérée comme la plus belle depuis sa création en 2009. Un avis partagé par les pilotes mais aussi par les spectateurs qui bénéficient d’une vue exceptionnelle sur la seconde moitié de la piste, tracée à flanc de colline et entièrement dégagée. Pour cette troisième édition, les organisateurs de la Nissan Downhill Cup avaient fait le pari audacieux de totalement modifier cette partie. Résultat: une nouvelle trace finale qui part désormais droit vers la rivière au lieu de la longer, super technique, pentue et sinueuse, ponctuée par un pont de bois au dessus de l’Ourthe menant sur l’aire d’arrivée.

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photo: Christophe Bortels - rider: Clement de Bénédittis

En l’absence de Nico Vink - vainqueur en 2009 et 2010 mais en déplacement aux Etats-Unis pour la Coupe du Monde -, il y avait un bon coup à jouer pour ses concurrents. On attendait donc les Bertrand Gilles, Kristof Lenssens, Cédric Moermans et autres ténors belges de la discipline. C’est finalement le jeune Nicolas Mathieu, 17 ans seulement et en junior depuis cette saison, qui est venu mettre tout le monde d’accord malgré la pluie qui s’était mise à tomber juste avant la finale. Il s’agit là de la deuxième victoire au scratch dans une NDC pour le pilote du Fast Line Race Team après celle remportée à Bouillon l’année dernière. Kristof Lenssens, deuxième au scratch, remporte quant à lui la course dans la catégorie élite, juste devant son co-équipier Bertrand Gilles qui avait pourtant signé le meilleur chrono lors des deux manches de qualif. Cédric Moermans, lui aussi très en forme en qualification, a multiplié les petites erreurs en super-finale mais termine malgré tout à une honorable 4e place au scratch et 3e en élite. Thibaud Radermacker complète le top 5. Quant au jeune espoir de la descente belge Grégoire Pazdziorko, donné vainqueur de la course dans un premier temps suite à un problème de chronométrage, il termine finalement à la 9e place au scratch et premier cadet. Oz-en-Oisans Pour la quatrième et ultime manche de la Nissan European Downhill Cup, X-Free avait pris de l’altitude en posant ses valises les 30 et 31 juillet dans la superbe station d’Oz-en-Oisans, au cœur des Alpes françaises. Et le plateau était à la hauteur avec quelques pilotes français de niveau mondial parmi lesquels on retrouvait notamment Fabien Pedemanaud, Florent Payet,

Céline Gros et la toute fraîche championne de France Myriam Nicole. Mais ce ne sont pas moins d’une dizaine de nationalités qui étaient représentées dans cette finale de la NEDC. Quant à la célèbre piste du Poutran, bien remaniée pour l’occasion, elle ne pouvait que faire l’unanimité. Aménagée mais toujours très naturelle, longue, super rapide, aérienne, sinueuse, pentue, ludique, bourrée de roche : elle est tout ça à la fois ! Assurément une des plus belles pistes qu’on ait vu jusqu’à présent… Au terme d’une course disputée le dimanche en deux temps (manche de placement et finale) et sous le soleil, c’est Florent Payet qui s’est imposé en 2:45.92 devant Fabien Pedemanaud et Nicolas Ortiz. Chez les filles, belle victoire de Myriam Nicole, Céline Gros et Tahnée Seagrave complétant le podium.     Nico Vink et Tahnée Seagrave remportent le classement général final de cette Nissan European Downhill Cup 2011 !

“Longue, super rapide, aérienne, sinueuse, pentue, ludique, bourrée de roche”


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photo: Christophe Bortels

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the sergeant

interview / cédric gracia Web: www.cedricgracia.com Writer: Christophe Bortels Photography: Christophe Bortels & Esteban Hendrickx

Think of Downhill or Freeride, then think of style, and one name immediately comes to mind: Cédric Gracia. The 33-year old Frenchman is, first and foremost, a showman, but it’s sometimes easy to forget that he’s also been one of the fastest riders on the planet for over ten years. In the course of his career, he has racked up three victories in the Downhill World Cup (Nevegal in 1998, Leysin in 2000 and Fort William in 2003), one in the dual-slalom (Mont-Sainte-Anne in 2000) and one in the 4X (Fort William in 2002), not forgetting a first place at the Red Bull Rampage in 2003, and a handful of World Championships medals. After several seasons marred by injuries, CG kicked off the 2011 campaign in brilliant fashion in the Downhill World Cup, claiming an extraordinary 7th place in the third stage in Leogang. Unfortunately, the fates seemed to be conspiring against him, as he suffered yet another serious knee injury following a fall in the final of the French Championships in July, meaning he’ll be sidelined for the rest of the season. When Landscape met up with Cédric (after his wonderful performance in Leogang, but before the latest injury ) he talked about his beginnings as a rider, his crazy stunts, his wheels, penguins and plenty more! Hi Cédric! We’d like to start by taking you back in time: what’s your first memory of being on a bike? It was a BMX, and I guess I must have been four or five. I didn’t have my skates any more, and what I wanted to do was get out and mess around on the race tracks! I was a bit of a wild child, so my dad realised it was worth taking me to a track to make sure I slept at night, otherwise it would have been a disaster... And your first race? I was five. My dad used to take me to competitions at the weekend, because if he didn’t I would blow a fuse. It was either that or aspirins... My first downhill race was in Bourboule when I was 16 or 17. I competed in four at junior level and another 15 in the main category.

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Are there any riders who you used to admire back then? No, I didn’t know anyone, I had no interest in that, I thought mountain bikes were for squares. For me, it was all about BMX. When you’re a BMXer, you think your sport is better than Formula One... Who or what persuaded you to make the switch from BMX to MBT then? Basically, because my mates were into it. They got me to along with them, saying “don’t be a square, come with us, we’ll have a laugh.” I went there to show I could do it; I was 16 at the time; we used to get drunk in the Peugeot J5 on the way to the races. I said to myself “Woah, these bike courses are brilliant even if you do nothing, and just want to mess about!” We’d do everything: fool around with the bikes in the city, get the whole group together and generally mess around – we called ourselves the Dangerous Teams - a bunch of idiots aged between 16 and 20 something. They ended up following me and I made them play a lot of stupid tricks! There was one time we ended up in a casino... that’ll bring back a few memories for anyone involved who reads this... It was like that every weekend – we used to get up to just about anything. Do you think that has changed a lot since then? No, no, it’s still the same! Except that back then it used to be all about me messing about and having a good time with my mates. The bike came second, then, after a while I started to really like

it, especially when it rained as that made it more fun. In the end I said to myself: “this sport isn’t that square really”. There were gears and a front brake that I didn’t know how to use. I just thought the front brake was stupid, and I didn’t know how to change the gears, so they were a pile of shit too as far as I was concerned... Eventually, though, I got used to them and it was fine. What’s your favourite career memory? The Rampage, I think. Winning a race in the United States, with everyone watching, is really something! I won it once, came second once, third another time, and one time I ended up in hospital (laughs)... It was good. I liked the concept a lot. You didn’t pay too much attention to the fact that there were judges. I remember saying to myself before I raced “judges at a freeride event is a shit combination.” What pleased me the most was being able to try really big jumps, to see how far I could take that. The first day I was afraid, the second day I was less afraid and by the end of the week I could jump over anything. I remember saying to myself: “this could start to get dangerous, because if I continue like this I’m going to end up jumping off cliffs...” (laughs). Like last year, for example, with that crazy thing I built, the Icon Sender. I said to myself: “people will never manage to jump that”, but they did. It was huge, about 20m, it was over the top, but so what... People jumped it, and jumped it well. There was even one lunatic who cleared it in 360°!

You do the Rampage, downhill, sometimes even urban downhill, 4X... do they all give you the same amount of pleasure? No, not the 4X, because I’ve stopped doing that. I used to really like it, but I get the impression that the runs have got worse. They’ve been allowed to deteriorate further and further, so I opted to stop. As soon as I stop having fun doing something on my bike, I stop - it’s simple. Today, I earn money riding my bike and I have a team, but the day that I stop caring, when I’m no longer getting any fun out of it, it’s clearly time to stop. As for 4X, I always wanted to have runs with huge jumps that need bikes with full suspension, but nobody has ever been able to produce these for us. Never mind... I just got tired of shouting about it, of saying: “come on, build us some real runs!” When there are jerks who start crying at the first sight of a bump that’s just a bit on the big side because they think it’s too dangerous... it’s time to give up. Like at Fort William in 2010... Yes, exactly, like Fort William. When I refused to race, and I guy from the UCI came over to beg me to ride. I had one attempt and then I headed for the exit because it really pisses me off that they were ignoring the problem with the course. It had taken such a hammering from all the riders who were wanting to win at all costs and turn it into a BMX track. But I decided to be nice because I’d insulted him the day before (laughs). I said to myself I was going to be nice. And I think I went as far as the quarter-finals. But that was stupid, and it pissed me off... Did you give up 4X this year so that you could focus more on downhill? No, but it definitely helps, and it will be better for me. I’ll be able to focus all my energy on the downhill, I’ll be able to walk the course and analyse it. That’s going to be great! And I’ll be able to rest properly, whereas before,


photo: Christophe Bortels

I’d be getting straight back onto a different bicycle to do another race... But it still pees me off, because I did really like 4X. At Windham last year, for example, with its huge jumps, jumping over containers and stuff like that was a blast. But it’s clearly easier for me to just do the DH, and that’s why I’ve had some good results of late. What exactly were your objectives for this season? Oh, I don’t have any. Perhaps to work my way a bit closer to the top again, but beyond that, nothing specific. I do believe I can still win, that’s for sure. The day when I take myself too seriously on a slope that I like and pay too much attention to what I’m doing will be a bad day. Take Leogang, for example. I’m no worse than anyone else, if I pay attention to what I’m doing, and stop doing flips everywhere and stop messing about, I’m sure I could be leading the way. Again, I came out at the top of the run and along the flat that determined your speed. I should have put in a quick time. I felt disgusted... That’s why I came close to doing a flip. There were two flip tables with a lovely take-off, and I said to myself: “Damn, if I’m feeling upset, I’m going to throw down a flip up there”. There was this guy who appeared to have been planted in the wood, who said to tell me: “That was good, you’re on form now, carry on.” At first I thought it was some sort of stunt, or a mate of my mechanic (laughs), but then I started to think that he might perhaps be real. So I carried on pedalling, I

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could see people getting more and more aggravated, something was happening, the public can sense when you’re coming good. Then I said to myself that, all in all, I hadn’t ridden so badly. I carried on without giving it much further thought, then in the end I finished 7th... So the moral of the story is that if I pay too much attention to what I’m doing I can end up doing myself harm! Maybe not every weekend, but from time to time, it’s worth saying: “hello, here I am!”

ryone was watching; I amused myself by throwing down some enormous one foots, which made me laugh!

funny. It’s good to have these youngsters coming through a bit ahead of the rest of the pack.

All these crazy things that you do on the jumps – do you have to make yourself do them or are they always completely spontaneous? I don’t think about them, as that might horrible consequences. I can’t jump straight! I’ve had this problem since I was little, I’ve always found it impossible to jump straight. My dad used to shout at me because of it. But I can’t do it, I feel ill, I’m convinced that if I jump right, I’ll fall. It’s some sort of condition I think!

On the subject of Champéry, the World Championships will be held there in September. Does that thought inspire you? It’s always tough to be ready on the right day. Some of the guys are great at that; Sam Hill, for example. I’m not very strong on one-day races, as I never know when I’ll be able to turn it on. But I love Champéry. It’s going to be tough, it’s good for the Brits, the Kiwis and the Aussies as they’re all young and they’re all more nervy than me on their bikes. Last year finished 19th, with a standard of riding that wasn’t super, but this year should go better. I’d prefer to be riding on dry ground as I like the feeling of riding at speed on dry terrain, something which some of the youngsters are afraid of. I absolutely love bombing down the likes of Windham or MontSainte-Anne!

Who do you think will be the overall winner in the World Cup this year? It’ll be Aaron Gwin, with Minnaar or Gee in second. These three will finish above everyone else. Then there’s Sam Hill who has gone off the boil a bit but you’ve got to keep an eye on him as on any given day he can pull something like he did at the World Championships last year. Then there are another five or six riders who are reasonably close to that level at the moment. I’m thinking of people like Blenki, me and several others, but it depends on the races.

Are you always improvising or do you know that you’re going to try such and such a thing at such and such a point? I’ve got a general idea of what I’m going to do. I pulled off a suicide at the new gap at Fort William. People knew I was going to do it there, so when I arrived, it was like a human tide. I wanted to do it again myself, I felt faint and I said: “I’m going to collapse, that’s it”. “Aaaaaaaaargh”, I caught the corner and barely managed to brake, but everything turned out fine... It was the same thing at Champéry, where eve-

Of the current riders who do you admire or whose style do you most appreciate? I really like the young guy at Specialized, Troy Brosnan. I don’t understand how he can ride so fast with a body as thin as that! He’s also a nice guy, he’s got a small Aussie head, and when he speaks its a pleasure to listen to compared to Sam Hill and other blokes like that (laughter). He hasn’t confirmed his talent yet, but I think he’ll do well pretty soon. I also really like Danny Hart. He really does have a head like Mr Bean, but he’s a great rider and he’s

You’re 33 now and you’ve been going for ages. Do you feel yourself getting old? Yes, definitely, but given that I’m only doing the Downhill now I’m able to recover properly! But I’m still training pretty hard, and I play plenty of other sports on the side. So, yes, of course, I’m getting old, but I don’t think I’m losing anything either in terms of my ability to steer or jump. This is a sport where age is not too very important. On the contrary, I’ve a feeling that when I celebrate my birthday, the next day.... Have you looked at the 2012 World Cup calendar? Yes. It looks cool. We’re going to be heading for South Africa, and to Norway, there’s plenty of good stuff. Val D’Isère too, which is nice as it’s got some great slopes, though it will need a lot of preparation in order to create a course that is enjoyable and a bit


photo: Christophe Bortels

faster than in past years. It’s a shame that we don’t have an event at La Bresse this year... Are there any locations that you think should be absolute fixtures on the World Cup calendar? Whistler! I don’t understand why we’ve never organised a World Cup stage there. Maybe it’s because they don’t have any need for it and don’t fancy giving €300,000 to the International Cyclists’ Union (UCI)... It’s a shame because I know loads of people in Whistler, and there would be a lot of great nights! We could come a week before the event, or a week after and ride like maniacs. You’re really active on Twitter and Facebook – do you think it’s important to be involved in social networking? I try, because it costs nothing and there are a lot of people who expect it from me. If I can let them share a bit of my life and the things I get up to and if that makes the life, even better! While we’re on the subject of nonsense, where does your sudden passion for penguins come from? I was watching the TV while I was training a few months back, and I saw this thing called planking. It basically involves lying like a plank wherever you go and taking a picture of yourself. They showed a woman lying like a plank along the seats on a plane. I said to myself: “Woah, that’s wicked, I’m going to do it on my bike!” A month ago, I was on a course in Poland and went to visit Tomas Slavik who had come to me to ask why I was doing that.

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photo: Esteban Hendrickx

I replied: “Oh, no reason.” He thought that was cool and set about doing some planking himself too. We agreed that it would be something we’d just do ourselves, and that the first to win would be presented with their medal on the Sunday! Let’s talk a bit about your V10. Were you involved in helping to develop it? The geometry of the bike they built for me last year wasn’t right for me, but they needed something that would suit Peat and Minnaar too as they only had the one mould. We worked on that and developed the thickness of the frame to optimise it for downhill. We must have carried out about ten thousand tests, as this bike is part of a series, so you definitely don’t want it to break. As it turned out, we didn’t break a single one! We’ll exactly what it can do on at the World Championships, but it will weigh around 14kg, and it’s going take a pounding! It’s going to be even more solid by then. Carbon rear stays, the works... When riders change frame it’s not because the bike is knackered, it’s because the decals and artwork have been messed up. That never used to happen to me, before when I was with Cannondale I got through 15 frames a year although there came a point when things got better, though by then I was already with Commençal. There comes a time when you can no longer allow yourself to make bikes that are light but that snap easily. What about your other big love, the Cayenne. Isn’t it a bit greedy on the petrol? It’s okay, it’s diesel... (laughs). Before

that I had a Viano which was 150cv, but the problem was that, with the trailer, it ate up 16 or 17 litres per 100km, and the maximum it could do was 120kmph... The Cayenne is actually pending, in fact, because I’ve got a Dodge Ram coming from the USA – it’s a big one, the real deal, not a truck for idiots. It’s an enormous truck this one... With the Porsche engine it eats 15 litres per 100km, but you can’t get it up to 120kmph as that’s too much for the trailer at the back. If we do we get the cops pulling us over and telling us to slow down, that it’s not allowed to drive so fast with a trailer... Sounds like you like to import and sell cars. Is that right? Yes, yes, I’ve always done that. I like it a lot, I’ve always had American cars - a Hummer, several Dodge Rams and loads of trucks, and I realised that by buying them in the USA, driving them and then reselling them I could make money out of them. I found a guy who has a huge garage and who sells deluxe vehicles. He buys the cars for me, and I take a percentage on top. You have a lot of sponsors and we see you appearing in adverts etc. What do you say to those who see you as basically a product endorsement vehicle? All the better for me, right! All the products that are out there with my name on them have been made by me, with my team and my designer. We do work for our sponsors, they are happy, it helps them promote their products and I earn royalties on top. There’s a limited edition carbon V10 due to appear with my name

on it next year. It’s the same thing with that – I design all the decals myself. Though that doesn’t sound so clever when you look at my own bike, which looks terrible, I’m disgusted by it! As a Frenchman, I still think it’s pretty cool to have the Americans putting out a bike with my name on it.. Got anything else you’d like to tell us? Is there anyone you’d like to thank? I need to thank the Brigade, of course. And my mechanic, Kevin, who works like crazy. I’d also like to thank my sponsors, as they’ve given me their backing from the start. When I bust my knee, when I launched my own team, nobody believed I could do it, but now it’s a reality, and I get letters virtually every day from people asking to join the team, which is a good feeling. Then there’s Santa Cruz, Mavic, O’Neal, Panaracer etc. I couldn’t have done anything without them. I think Santa saw the opportunity for a different type of marketing, something a bit more fun, which had the potential to attract younger people who don’t necessary know about mountain bikes, but who have heard about the Brigade because of all the wild stuff we get up to...

“ I can’t jump straight!”


photo: Esteban Hendrickx

Si Cédric Gracia est un showman avant tout, on oublie parfois qu’il fait partie des riders les plus rapides de la planète depuis plus de dix ans maintenant. Une carrière marquée par trois victoires en Coupe du Monde de descente, une en dual slalom et une autre en 4X, sans oublier sa 1ère place à la Red Bull rampage et plusieurs médailles aux Championnats du Monde. Après quelques saisons gâchées par des blessures, le pilote de 33 ans a signé un début de Coupe du Monde de descente 2011 de toute beauté avec notamment une 7e place à Leogang. Mais le sort semble s’acharner sur CG qui s’est à nouveau sérieusement blessé au genou lors des championnats de France en juillet, le contraignant à faire l’impasse sur le reste de sa saison. Rencontré après son beau résultat de Leogang mais avant sa blessure, Cédric s’est confié à Landscape et revient pour nous sur ses débuts, ses délires, son bike, les pingouins et plein d’autre choses! Salut Cédric! On va commencer par un petit saut dans le temps: c’est quoi ton premier souvenir en bike? C’était du BMX, je devais avoir 4 ou 5 ans je crois. J’avais plus de roulettes et ce que je voulais faire c’était aller sur les pistes de race pour faire le con! J’étais un peu trop excité, donc il valait mieux que mon père m’emmène sur une piste pour que je dorme le soir sinon c’était mort... Et ta première course? Direct, à 5 ans, il m’emmenait le week-end faire des courses, sinon je pétais un câble. C’était ça ou je

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prenais des cachets... Ma première course en descente c’était à la Bourboule, j’avais 16 ou 17 ans, j’ai fait 4 en junior et 15 au général. Et y a des pilotes que tu admirais à ce moment là? Non, je connaissais personne, je m’en branlais, je trouvais que le VTT c’était pour les pédés. Je venais du BMX, j’étais à fond BMX. Quand t’es bicrosseur, tu crois que ton sport c’est meilleur que la Formule 1... Qu’est-ce qui t’a fait switcher du BMX au VTT alors? Parce que mes potes y allaient, ils

m’ont emmené en me disant “allez, fais pas le lourd, viens avec nous, on va rigoler!” Moi j’y allais pour me mettre la rouste, j’avais 16 ans, on se bourrait la gueule dans le Peugeot J5 en allant sur les courses, je me disais “waaah c’est trop bien les courses de vélo, même si on fait rien on s’en branle!” C’était n’importe quoi, on se baladait en ville avec les vélos, on ramassait tous les riders, on faisait les connards – on s’appellait les Dangerous Teams... – des connards de 16, 18, 20 ans et quelque, il devaient me suivre et je leur faisais faire plein de conneries aux mecs! On était un jour rentré dans un casino, y en a qui vont s’en rappeler en lisant ça... Et c’était comme ça tous les week-end, on faisait n’importe quoi. Ca a pas beaucoup changé cet esprit là... Non non, c’est pareil! Sauf que là j’y allais pour me la mettre, pour faire le con avec mes potes. Le vélo c’était secondaire, puis au bout d’un moment j’ai commencé à aimer, surtout quand il pleuvait, je trouvais ça rigolo. Puis finalement je me suis dit “c’est pas trop un sport de pédé quand même”. Y avait des vitesses, un frein avant, je savais pas utiliser ça, pour moi c’était un truc de naze, les vitesses je savais pas les passer, donc c’était un truc de merde aussi... Mais après je m’y suis habitué donc ça allait.

C’est quoi le meilleur souvenir de ta carrière? La Rampage je pense. Tu gagnes une course aux Etats-Unis devant tout le monde et ça y est quoi! Je l’ai gagnée une fois, une fois deuxième je crois, une fois troisième et une fois à l’hôpital... (rires) C’était bien, j’aimais bien le concept. Tu te rendais pas trop compte qu’il y avait des juges, pourtant avant je me disais “le freeride, les juges, c’est vraiment de la grosse merde”. Ce qui me plaisait le plus, c’est d’être capable de sauter tout d’un coup, voir jusqu’où je pouvais aller niveau sauts. Le premier jour j’avais peur, le deuxième jour j’avais moins peur, et arrivé à la fin de la semaine je pouvais sauter n’importe quoi. Je me disais “ là ça peut devenir dangereux parce que si je continue comme ça je vais sauter des falaises...” (rires) Comme l’année passée par exemple, putain le truc que j’ai construit, l’Icon Sender, je me disais “on va jamais le sauter”, et on l’a sauté. C’était énorme, ça faisait 20m, c’était abusé mais bon... On l’a sauté, et on l’a bien sauté, y a même un connard qui a fait 3.6 dessus! Tu fais la Rampage, de la descente, parfois même des descentes urbaines, du 4X... Tu prends le même plaisir partout? Le 4X non, parce que j’ai arrêté. J’aimais bien avant, mais j’ai l’impression que les pistes ont régressé. Elles sont de plus en plus pourries, donc je préfère arrêter. Le jour où je


photo: Esteban Hendrickx

ne m’amuse plus sur un vélo, j’arrête, c’est simple. Je gagne de l’argent aujourd’hui en faisant du vélo et j’ai un team, mais le jour où ça me branle et que je m’amuse plus, c’est clair que j’arrête. Pour le 4X, j’ai toujours voulu avoir des pistes avec des énormes sauts qui nécessitent des vélos tout-suspendus, mais ils n’ont jamais été capables de nous en faire, alors bon... J’en ai eu marre de gueuler, de dire “putain, faites nous des vraies pistes!” Quand il y a des blaireaux qui dès qu’il y a une bosse un peu trop grande pleurent en disant “oh, c’est trop dangereux”, laisse tomber quoi... Comme à Fort William en 2010... Oui, voilà, comme à Fort William. Alors j’ai refusé de courir, et y a le mec de l’UCI qui est venu me supplier pour faire la course. J’ai fait aucun essai et puis j’ai été me présenter au départ parce que ça me faisait chier qu’on rejette la faute sur lui. Il a eu tellement de pression de tous les riders de merde qui voulaient à tout prix gagner et que ce soit une piste de BMX. Donc j’ai été pour lui faire plaisir parce que je l’avais insulté la veille (rires), je me suis dit que j’allais être gentil. Et je suis allé jusqu’en quart de finale je crois. Mais c’était naze, je me suis fait chier... Donc si t’as arrêté le 4X cette année, c’était pas pour te concentrer sur la descente? Non, mais ça m’aide quand même

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forcément, c’est mieux pour moi. Je peux concentrer mon énergie sur la descente, faire la piste à pied, analyser. C’est trop bien! Et je peux me reposer alors qu’avant je remontais sur un autre vélo pour aller faire une autre course... Mais ça fait chier parce que j’aimais quand même bien le 4X, comme Windham l’année passée, avec des énormes sauts, sauter au-dessus de containers et tout, c’est rigolo. Mais après c’est clair que c’est plus facile pour moi en descente, c’est pour ça que je fais des bons résultats ces derniers temps. Justement, c’était quoi ton objectif pour cette saison? Oh rien, revenir un peu devant, mais après plus précisément, rien quoi. Mais je pense que je peux gagner, c’est sûr. Le jour où je m’y mets franchement, que j’aime la piste et que je fais attention à ce que je fais, ça va faire mal. Genre à Leogang, je suis pas plus nul qu’un autre, si je fais attention à ce que je fais et que je tape pas des flips partout et que je fais pas de connerie, c’est sûr que je peux être devant. Et encore, je me sors en haut de la piste et tout le plat qui déterminait toute la speed, j’ai dû le faire à zéro. J’étais dégoûté... C’est pour ça que j’étais pas loin de taper un flip, y avait deux tables avec un bel appel, je m’étais dit “putain, si je me chie, je tape un flip là-dessus”. Et y a un mec qui s’était mis exprès dans le bois pour me dire “c’est bon, t’es dans le bon,

continue”. Au début je pensais que c’était un mytho, ou un pote à mon mécano (rires), puis en fait peutêtre que c’était vrai. Alors j’ai continué à pédaler, je voyais les gens de plus en plus énervés, il se passait quelque chose, le public sent quand t’es dans le bon. Puis je me disais que tout compte fait j’avais pas si mal roulé, j’ai continué, mais j’y croyais pas trop ,puis finalement je fais 7e... Donc ça veut dire que si je fais attention je peux faire mal! Peut-être pas tous les week-end, mais de temps en temps, juste histoire de dire “salut, je suis là!” Tous ces trucs de fou que tu fais sur les jumps, tu te forces parfois ou c’est toujours spontané? Je fais pas attention, c’est horrible, je peux pas sauter droit! J’avais déjà ce problème quand j’étais petit, c’est impossible que je saute droit. Je me faisais engueuler par mon père pour ça. Mais je peux pas, je me sens mal, je suis sûr que si je saute droit, je tombe (rires). C’est une maladie je crois! Et c’est toujours de l’impro ou tu sais que tu vas faire tel truc à tel endroit? Je sais ce que je vais faire en général. J’ai tapé suicide au nouveau gap à Fort William, les gens savaient que j’allais le faire là, je suis arrivé, c’était une marée humaine. Je voulais même plus le faire en plus, j’étais défoncé, je me disais “je vais crever, ça y est”, mais je l’ai

fait, j’étais “aaaaaaaaargh”, j’ai rattrapé le cintre, j’ai à peine chopé les freins, mais c’est passé heureusement... C’est comme à Champéry, où tu le monde galère, je m’amusais à taper des énormes one foot de batard, ça me faisait rire! Dans les pilotes qui roulent actuellement, y a des mecs que tu admires ou dont tu apprécies le style? J’aime bien le petit de chez Specialized, Troy Brosnan. Je comprends pas comment on peut rouler aussi vite avec un corps aussi fin! En plus il est gentil, une petite tête d’australien, et puis il parle, ça fait plaisir par rapport à Sam Hill et des mecs comme ça (rires). Il a pas encore confirmé, mais il va faire mal bientôt. J’aime bien aussi Danny Hart, il a vraiment la tête de Mister Bean mais il roule fort, et en plus il est rigolo. C’est bien d’avoir des petits jeunes qui sortent un peu du lot. Qui va gagner le général de la Coupe du Monde cette année à ton avis? Ce sera Aaron Gwin, et deuxième on aura Minnaar ou Gee. Ces troislà sont au-dessus du lot. Après y a Sam Hill qui est un peu en retrait mais il faut faire attention, sur un jour il peut faire péter un truc comme aux championnats du monde l’année dernière. Après y en a cinq ou six qui ont à peu près le même niveau en ce moment, genre Blenki, moi et quelques autres, ça dépend des courses.


photo: Christophe Bortels

Tu as 33 ans, ça fait un bout de temps que tu roules, tu te sens vieillir? Oui forcément, mais vu que je fais que descendre je récupère bien! Mais je m’entraîne quand même pas mal, je fais beaucoup de sport à côté. Alors bien sûr je vieillis, mais je pense pas avoir perdu en pilotage ni en sauts, c’est un sport où l’âge n’a pas trop trop d’importance. Par contre je le sens quand j’ai fait la fête, le lendemain... Tu as jeté un oeil au calendrier 2012 de la Coupe du Monde? Oui. C’est cool, on repart en Afrique du Sud, on va en Norvège, plein de trucs. Val D’Isère aussi, c’est sympa, c’est pentu et tout, même s’il va falloir bien la préparer, faire un truc agréable avec plus de vitesse parce que c’est un peu lent. La Bresse c’est dommage qu’on l’ait pas par contre... Y a des endroits où la World Cup devrait absolument aller pour toi? Whistler! Je comprends pas pourquoi on n’est jamais allé faire une Coupe du Monde là-bas. Peut-être parce qu’ils n’ont pas besoin de ça et pas envie de donner 300.000€ à l’UCI... C’est dommage parce que je connais plein de monde à Whistler, et il y aurait des sacrées soirées à faire! On pourrait venir une semaine avant, une semaine après, et rider comme des malades.

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photo: Christophe Bortels

T’es super actif sur twitter et facebook notamment, c’est important d’être présent sur le net? J’essaie, parce que ça coûte rien et y a plein de gens qui me le demandent. Donc si je peux faire partager un peu de ma vie et de mes conneries et que ça les fait rire, tant mieux! En parlant de conneries, elle te vient d’où cette passion soudaine pour les pingouins? Je regardais la télé en m’entraînant il y a quelques mois, et je vois ce truc, le planking. En fait c’est faire la planche partout et se faire prendre en photo. Ils montraient notamment la photo d’une femme dans l’avion en train de faire la planche sur les sièges, je me suis dit “waouw, ça défonce, je vais le faire sur le vélo!” Y a un mois, j’étais à une course en Pologne et y a Tomas Slavik qui est venu me demander pourquoi je faisais ça, je lui ai dit “oh, comme ça”, et il a trouvé ça cool et s’est mis à le faire aussi. On s’est dit que ce serait notre truc à nous, et que le premier qui gagnait devrait le faire sur le podium! Parle-nous un peu de ton V10, tu as participé à son développement? On a fait une géométrie l’année dernière qui était un peu trop grande pour moi, mais il fallait que ce soit

bon pour Peat et Minnaar parce qu’on n’avait qu’un moule. On a travaillé dessus, on a développé les épaisseurs, voir jusqu’où on pouvait descendre, on a fait dix mille tests parce que c’est un vélo qu’on sort en série, alors on veut pas qu’il casse. Résultat, on n’en a pas cassé un seul! Et là pour les championnats du monde, on va voir jusqu’où on peut aller mais notre vélo devrait faire genre 14kg, ça va être abusé! Et le bike sera encore plus solide apparemment. Bras arrière carbone et tout... Quand on change de cadre, c’est parce qu’on a niqué la peinture, pas parce que le bike est mort. Ca m’était jamais arrivé, avant chez Cannondale je faisais 15 cadres par an à un moment, puis à la fin ça allait mieux, pareil chez Commençal. A un moment on peut plus se permettre de faire des vélos light mais qui pètent. Tu as beaucoup de sponsors, on te voit dans des pubs, etc. Tu réponds quoi à ceux qui voient en toi essentiellement un gros produit marketing? Tant mieux pour moi hein! Tous les produits qui existent à mon nom aujourd’hui, c’est moi qui les ai faits avec ma boîte de comm’ et mon designer. On fait le travail pour nos sponsors, ils sont contents, ça fait un truc pour leur gamme et moi je prends des royalties dessus. Là y a V10 carbone en série limitée qui va

sortir à mon nom l’année prochaine, c’est pareil, j’ai fait toute la déco. Il défonce, mon vélo actuel à côté, il est moche, je suis dégoûté! Etant français, des américains qui sortent un bike à ton nom, c’est vraiment cool... Un dernier mot? Des remerciements? Merci à la Brigade forcément. A mon mécano, Kevin, qui fait un boulot de malade. Mes sponsors aussi, qui sont derrière moi depuis le début. Quand je me suis pété le genou, quand j’ai lancé mon team, personne n’y croyait, et puis maintenant ça y est, je reçois des lettres quasiment tous les jours pour prendre des gens dans mon team, ça fait plaisir. Santa Cruz, Mavic, O’Neal, Panaracer, etc, sans eux je pourrais rien faire. Je pense que Santa a vu la possibilité de faire un autre marketing, différent, un peu plus fun, qui va attirer des gens peut-être plus jeunes ou qui ne connaissent pas forcément le VTT, mais qui ont entendu parler de la Brigade parce qu’on fait de sacrées conneries...

“je peux pas sauter droit!”


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peace pedal crew

from germany to belgium Web: www.peacecitypedals.de Writer: Jonathan Borms Photography: Jonathan Borms

Eine bier, eine schnapse! What a great motto for meeting 4 young Germans visiting us in Brussels. Nearly 500km in 4 days on fixed gear bikes, while we experience autumn in the middle of July. We meet the toned legs of John, Martin, Christoph and Franz. You come from a small town in Germany, how did you start fixed gear? Not so easy I suppose ? Before I started to ride fixed, there have been some Bmx Riders, who were actually riding fixed gear. I was one of the first in our Bike Crew „Peace City Pedals“, who started riding fixed. I got an old Gazelle roadracing frame from 1961 and started to build a fixed gear bike. I tried to do a low budget project. After a little while of riding fixed gear, I decided to build a bike with good parts and new stuff., because the most used parts just fell apart after a short while of riding fixed. I ordered a lot of parts in the internet, because we don’t have a real fixed gear shop in Osnabrück. After one year of riding fixed, we built some old roadracing frames into urban proofed fixed gear bikes for our friends. The amount of fixed gear bikes is still rising in Osnabrück. Do you have many crews there ? Actually in Osnabrück we just have one Custom Bicycle Club. Peace City Pedals is not only a fixed gear club. We started with Cruiser Bikes and we still are a Custom Bicycle Club, which is interested in unique and special cruiser bikes. We built a lot of bikes by ourselves from scratch. And we all do our bike service and maintenance by ourselves. We love to ride bikes and enjoy our unique bikes. All members are friends in real life and we support each other in every part of our lifes.

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Why this idea to join Osnabrück to Brussels ( normally Paris ) by bike ? About a year ago, we talked at our regulars table about a trip into a foreign country by bike. After a few more beers and shots we decided to do this trip with our fixed gear bikes. At this point, two of the four riders, didn’t even have a fixed gear bike. After some beers and talking more, we found our destination. We decided to go to Paris, because some of us never had been to Paris. We started to build our bikes and trained riding long distances on the street with our fixed gear bikes. Your crew’s nickname is « Peace City Pedal « , nice name for a crew which makes long rides. Do you want to preach love and rock’n roll everywhere ? „Osnabrück, The City of Peace Osnabrück’s roll as a venue for the negotiations of the 1648 Westphalian Peace has earned the city the fitting title of the »City of Peace«. Today the city continues to be involved in promoting peace, placing a great deal of significance on initiatives that aim to further the prospects of securing and maintaining peace.“ I found that at http://www.ofg.uni-osnabrueck.de/ friedensstadt-engl.htm When our crew was founded, the founding members wanted a connection between Osnabrück, as the city of peace and our hobby. Riding Bikes. Listening to

Rock and Roll is not a necessary condition to become a full member of our crew. But luckily alomst every member likes Rockn Roll. And we have some really good RocknRoll Parties in Osnabrück, where we enjoy some of our leisure time. Between bike enthusiasts it is all about riding bikes. I think it is important to support each other. For our trip we tried to find places to sleep at peoples flats, who are actually into bikes, to share the experience of bikes and do some gossip about bike parts and stuff like that. Start a long trip of 500km in 4 days isn’t so easy. Was it ok for you to manage 125km / day on fixed bike ? We did about 410km in five days of riding. We did some distances between 60 up to 100 km a day. The distance wasn’t the hardest thing. The most difficult part is the orientation and not to get lost during the ride. We did some training for the trip to make sure, that the distances wouldn’t be a problem for us. Another hard thing was the wheater. We had over 200 kms of riding with rain and wind. We weren´t prepared to ride such long distances with rain. We tried to do the trip in the mid of july, to make sure, that the sun is shining. But the man who is responsible for the wheater, didn´t seem know that we needed sun for riding :D We didn’t have a service car, so we had to carry our things in bagpacks. That forced us to reduce our luggage to a

minimum. So there was no space for good rain clothings. What are the best advises you could give to guys who want to travel too on track bike ? Tubes! You will need them. And make sure that your bike is in a good condition. It is not that good to stop your ride, because anything falls off your bike.Make sure that you are riding with people you can trust in. It is important to work as a team. It is important for trips, which last longer than a few days, to have someone at your side. Riding alone sucks. What would be your next trip ? We don’t know yet. This year we just will do some small one day trips in Germany. But I hope we will meet at the Bike Expo in Friedrichshafen. Next year we will try again to invade Paris We didn’t have drink all the belgian bers togheter, when do you comme back ? We really enjoyed the time in Brussels. It is an amazing city and the people are blasting! We are really thankful, that the guys of Fixerati shared some time in riding, talking and drinking beers. We really want to come back again because there are still a lot of things we want to discover. And we hope there will be more sun and less rain. The latest date of coming back to Brussels will be next year, when we do our „paris trip“ again.


riders: the crew arrived in Brussels ready for a beer !

Eine bier, eine schnapse ! En voila une bonne devise quand on rencontre quatre jeunes Allemands venus nous rendre visite à Bruxelles. Près de 500 km en 4 jours en pignon fixe dans notre joli automne en plein mois de juillet. Petite rencontre avec les jambes musclées de John, Martin, Christoph et Franz. Y a-t-il beaucoup de crews par chez vous? A Osnabrück, on n’a réellementqu’un Custom Bicycle Club. PeaceCity Pedal n’est pas juste un clubdédié aux pignons fixes. On a commencé avec des vélos cruisers et on reste avant tout focalisé là-dessus. On construit beaucoup de vélos de A à Z par nous-mêmes et on fait tous les entretiens également. Tous les membres sont des amis et on s’épaule bien au-delà du bike dans nos vies respectives. D’où est venu l’idée de faire le trajet d’Osnabrück vers Bruxelles (initialement Paris) en vélo? Il y a environ un an, en buvant un verre entre nous, on a lancé l’idée d’un trip à l’étranger. Quelques bières plus tard on a décidé de faire ce trip sur nos fixies. A ce moment là, deux de nous quatre n’avaient même pas de vélo en pignon fixe. Il a encore fallu quelques pintes pour que l’on choisisse notre destination. On avait décidé d’aller à Paris par-

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ce que certains d’entre nous y avaient déjà été. On a alors monté des fixies puis on s’est entraîné pourdes longues distances. Le nom de votre crew est «Peace CityPedal». Vous prêchez donc l’amour et le rock’n’roll autour de vous? A la création du crew, les fondateurs voulaient un lien entre Osnabrück, historiquement la «ville de la paix» depuis 1648, et leur hobby. Rouler en bike. Ecouter du rock’n roll n’est pas une condition pour faire partie de la bande mais c’est vrai que tous les membres sont branchés sur cette musique. Un trip de 500km en 4 jours c’est pas rien. Etais-ce facile pour vous de gérer 125km/jour? On a fait 410km en 5 jours. On faisait en moyenne entre 60 et 100 km/jour mais le plus dur ce n’est pas les distances mais l’orientation.

Il faut faire gaffe de pas se perdre en chemin. L’autre grosse difficulté a été la météo. On était pas préparé à rouler si longtemps sous la pluie et le vent sur 200km. On avait planifié ça mi-juillet pour être à peu près certains d’avoir un ciel clément mais celui qui décide de la pluie et du beau temps n’avait pas l’air de savoir que c’est mieux de rouler sous le soleil. On n’avait pas de voiture de ravitaillement donc on transportait tout dans des sacs. On avait donc réduit les bagages au minimum ce qui n’avait pas laissé beaucoup de place pour de bons vêtements de pluie. Quels sont les meilleurs conseils que vous donneriez à ceux qui veulent faire comme vous? Des chambres à air! Vous en aurez besoin. Et bien checker le bon fonctionnement de votre bike avant de partir. Une fois le vélo chargé avec les sacs ce n’est vraiment pas pratique de faire de la mécanique sans tout faire tomber. Pouvoir compter

sur ceux avec qui vous roulez c’est très important. Il fautêtre comme une équipe. Pour un voyage de plusieurs jours c’est vraiment bien d’avoir quelqu’un à côté de soi en pédalant. Quel sera votre prochain trip? On ne sait pas encore. Cette année on va seulement faire des sorties d’un jour en Allemagne. On sera à l’Eurobike à Friedrichshafen. On n’a pas eu le temps de vous fairegoûter toutes les bières belges. Vous revenez quand? On a vraiment apprécié notre passage à Bruxelles. C’est une ville incroyable et les gens sont cools. On est vraiment reconnaissant que les gars de Fixerati aient passé du temps pour rouler avec nous et boire un verre. On doit revenirparce qu’il reste un tas de choses à découvrir. On espère juste moins de pluie et plus de soleil. A priori on repassera par chez vous l’an prochain pour faire une étape denotre trip vers Paris.


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Landscape Magazine #16 - August/September 2011  

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