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issue #12 - fall 2010 - free magazine


cover

photo: Vincent Rocher rider: Nico Vink

édito

illustration: Djana Rocher

4-6 8 shopping. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 fashion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10-14 tests. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16-18 bmx masters. . . . . . . . . . . . . . . . . 20-26 mtb world cup. . . . . . . . . . . . . . . 28-36 bike polo world cup . . . . . . . . . 38-46 grounded bmx . . . . . . . . . . . . . . . 48-54 rollapaluza . . . . . . . . . . . . . . . . . 56-60 nissan downhill cup. . . . . . . . . 62-70 juliet elliott. . . . . . . . . . . . . . . . 72-76 fmb world cup. . . . . . . . . . . . . . . 78-84 metal bikes. . . . . . . . . . . . . . . . . . 86-90 news . .

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culture . .

éDITO ISSUE #12 - fall 2010

you’re beautiful, but we are cuter.

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colofon associate editors

Jonathan Borms Christophe Bortels Christophe Carmeliet Vincent Rocher

fixed gear redaction coordinator Jonathan Borms

bmx redaction coordinator Christophe Carmeliet

mtb redaction coordinators Vincent Rocher Christophe Bortels

art direction & design

Jonathan Borms + Christophe Carmeliet = Food /// www.designmyfood.be

photography coordinators

Christophe Bortels & Vincent Rocher

UK junior assistant copyright Natasher Beecher

general contact

info@landscape-magazine.com

redaction contact

redaction@landscape-magazine.com

advertising

sales@landscape-magazine.com

digital LS Mag

www.landscape-magazine.com

thanks for everything!

Philippe Hébert, Monique Daive, Caroline Delvaulx, Léa Kerkhove, Nicolas Niederprüm, Esteban Hendrickx,Tarek Rasouli, Bastian Dietz, Marie Rebts, Germain Ozer, Brecht Baeyens, Sylvain Rudent, Fred Glo, Timo Pritzel, Marc Genon, Sacha Kimmes, Chat, Mireille Louis, Atenao, Unik Bikes, The 5thFloor , Mortimer Lojka, Olivier Wauters, Thibault Jadoul issue #12 - 2 /92


news Writer: Vincent Rocher Photo: Tribe Sport Group Web: www.landscape-magazine.com

photo: Tribe Sport Group - rider: Remy Absalon

Enduro MTB Trophy of Nations

Not So Flat DH Cup

3ème édition du trophée des Nations sous domination française puisque c’est trois équipes tricolores qui montent sur le podium. L’engouement pour cette discipline très populaire dans l’hexagone gagne de plus en plus de pays mais l’expérience des pilotes français dans les compétitions du genre fait encore toute la différence. C’était les 26 et 27 juin que des équipes de sept pays se sont affrontées sur des spéciales variées, du back country au singletrack typé DH, il fallait être un rider complet pour déjouer les pièges du Val d’Allos. A ce petit jeu c’est Rémy Absalon qui s’impose individuellement. L’équipe belge composée de Nico Casteels, Renaud Chantry et Bobaf Compère termine à la huitième position sur les 12 équipes ayant pris le départ. Les organisateurs donnent rendez-vous aux pilotes l’an prochain, peut-être hors du territoire français pour voir si cela bouscule la hiérarchie de l’enduro mondial.

La coupe de descente du Nord de la France se clôturera en beauté les 18 et 19 septembre prochain à Anzin, non loin de Valenciennes... sur un terril! Tout est encore possible au niveau du classement général mené actuellement par Pierre Bauvin, suivi de Matthieu Beaube, Maxime Janssens, Nicolas Pary et Dimitri Hurion. Ne manquez donc pas la finale de cette NSF DH Cup à l’ambiance inimitable!

France - www.e-mtn.net

issue #12 - 4 /92

The third edition of the Trophy of Nationals was under French domination, given that three French teams mounted the podium. The passion for this sport, which is very popular in “the hexagon country”, is growing more and more in other countries but the experience of the French riders in this kind of competition still makes all the difference. Teams from 7 countries competed on June 26th and 27th in various specialties, from back country to DHtype singletrack, you had to be a well-rounded rider to avoid the pitfalls of Val d’Allos. Remy Absalon was the individual winner of these games. The Belgian team consisting of Nico Casteels, Renaud Chantry and Bobaf Compere finished in 8th place out of the 12 teams who started. The organizers invite riders to next year’s event, perhaps held off French soil to see if that shifts the world enduro hierarchy.

France

The downhill cup in the north of France will have its grand close on September 18th and 19th in Anzin, not far from Valenciennes...on a slag heap! Everything is still possible in the overall standings currently led by Pierre Bauvin, followed by Matthieu Beaube, Maxime Janssens, Nicolas Pary and Dimitri Hurion. So don’t miss the final in the unique atmosphere of the NSF DH Cup!


news Writer: Photo: Web:

Vincent Rocher Vincent Rocher www.landscape-magazine.com

photo: Vincent Rocher

C’est La Merckx Belgium - www.cestlamerckx.com

Le 4 juillet, Bruxelles fut le centre de la scène fixie européenne. L’hyperactif Crew Parisien de SoundTrack et les Bruxellois de Fixed Gear Ketjes on joint leurs forces pour réaliser un événement autour de la pratique street et tricks en pignon fixe aussi appelé 700CMX ou encore Fixed Gear Free style. Cette pratique est le vilain petit canard de la scène fixie, elle est en constante évolution et connaît un grand succès outre-atlantique ainsi qu’au japon. 32 riders se sont affrontés sur le skatepark des Ursulines à base de tricks et de styles parfois très différents. Une belle réussite qu’on espère voir se renouveler l’an prochain. On July 4th, Brussels was the centre of the European fixie scene. The hyperactive Parisian crew of SoundTrack and the Brussels-based Fixed Gear Ketjes joined forces to put together an event about street practice and fixed gear tricks also known as 700CMX or even Fixed Gear Freestyle. This practice is the ugly duckling of the fixie scene – it is constantly evolving and is highly popular across the Atlantic and in Japan. Thirty-two riders competed at the Ursulines skate park based on tricks and styles that were very different at times. A great success, that we hope to see again next year.

Dakine freeride festival Saalbach (Austria)

Rock or Ride Festival

Ce 10 juillet dernier, la finale de l’Airstrike Contest, moment fort du Dakine Freeride Bike Festival, a tenu toutes ses promesses, avec un plateau de riders plutôt alléchant. 2 runs de qualifs sur un set-up enchaînant 2 gaps (depuis un toit sur un autre toit), puis un wall, un hip, le passage de la rivière et le dernier jump. A ce petit jeu, cinq riders se qualifient pour les finales : Geoff Gulevich, Tobi Wrobel, Amir Kabanni, Yannick Granieri et Peter Henke. Et c’est fina-

Du BMX et du Punk-Rock-Métal, c’est le programme de cette 3ème édition. Ca se passe à Quiévrain (Belgique) le samedi 9 octobre. Un line-up internationnal avec Your Demise, Do or Die, Foose, No Turning Back, From Plan To Progress, Poulycroc, Smash It Combo, Dadabovic et Skapilsburger. Du côté des riders on attend entre autres Paddy Gross et Jimmy Van Belle! A ne pas manquer pour s’en mettre plein les oreilles et plein les yeux!

Austria - www.bike-freeride.de

lement, un peu à la surprise générale puisqu’il ne replaque pas son dernier jump, Amir Kabbani qui s’impose devant Yannick qui fait pourtant un run parfait. Mais il faut bien reconnaître que le run final d’Amir était plus varié, même si Yannick montait vraiment plus haut que les autres ! Le jeune Tobi Wrobel complète le podium..

On July 10th the final of the Airstrike Contest, a high point of the Dakine Freeride Bike Festival, fulfilled all its promises, with a very attractive line up of riders. Two qualifying runs on a set up connecting two gaps (from one roof onto another roof), a wall, a hip and the river crossing to the last jump. In this small contest, 5 riders qualified for the finals: Geof f Gulev ich, Tobi Wrobel, Amir Kabanni, Yannick Granieri and Peter Henke. In the

end, and a bit surprising since he didn’t land his last jump, Amir Kabbani beat Yannick, who nonetheless had a perfect run. But we must recognize that Amir’s final run was more varied, even though Yannick really rose above the others! Young Tobi Wrobel completed the podium.

Belgium - www.rockorride.be

BMX and Punk-Rock-Metal are scheduled for this 3rd edition. It happens in Quievrain (Belgium) on Saturday, October 9th. There is an international line up with Your Demise, Do or Die, Foose, No Turning Back, From Plan to Progress, Poulycroc, Smash It Combo, Dadabovic and Skapilsburger. As far as riders go, Paddy Gross and Jimmy Van Belle, among others, are expected! A feast for the ears and eyes that is not to be missed!


news Writer: Christophe Bortels Photo: Nicolas Niederprüm Web: www.landscape-magazine.com

photo: Nicolas Niederprüm - rider: Sylvain Gérard

Gilles + Lenssens X 2 BELGIUM MTB CHAMPIONSHIPS

C’est un incroyable doublé qu’on réalisé les deux pilotes du team Barracuda-Kona lors des championnats de Belgique de VTT à Malmedy à la mi-juillet. Bertrand Gilles a remporté son cinquième titre consécutif de champion de Belgique de descente – son premier chez les élites –, devant son co-équipier Kristof Lenssens. Et profitant le lendemain d’un accrochage entre ce dernier et Johnny Magis, Bertrand Gilles a également décroché le titre en 4X, là aussi devant son coéquipier! Double shot! That was the brilliant performance of the two riders from the Barracuda-Kona team at the Belgian mountain bike championships held in mid-July. Bertrand Gilles took home his fifth DH Champion title – his first in the Elite category – right in front of team mate Kristof Lenssens. And next day, thanks to a collision between Kristof and Johnny Magis, Bertrand Gilles won the 4X crown! Kristof ended up second. What a team…

The Back to The Roots Race Belgium - www.united2ride.be

L’équipe de United2Ride, qui a longtemps organisé la Coupe de Belgique de descente avant de passer la main à X-Free en 2010, ne sera pas restée longtemps inactive. Et pour leur retour, ils avaient décidé de marquer le coup ! Dix semiremorques de matos, un écran géant de 150m2, des remontées en camion réfrigéré pour éviter toute surchauffe sous les casques, une hôtessemasseuse pour chaque pilote, et on en passe ! Euh, non, en fait rien de tout ça…

aléatoire dirons-nous. Amis nostalgiques, sortez vos mouchoirs… Ils étaient finalement près d’une cinquantaine de joyeux lurons à s’être donné rendez-vous le dimanche 22 août avec un seul mot d’ordre : se faire plaisir ! Une mission qui aura été amplement réussie. Pour l’anecdote, et puisqu’il s’agissait quand même d’une course, c’est Kristof Lenssens qui l’a emporté. Les connaissant, nul doute que les gaillards de U2R n’en resteront pas là…

L’événement qu’ils ont mis en place se voulait en réalité résolument à contre-courant. Un nom on ne peut plus clair – la Back to the Roots Race -, une affiche kitschissime, une piste créée uniquement pour l’occasion et répondant au doux nom de « La Cornette »… : le ton était donné, on allait retrouver ce qui faisait le charme des courses d’il y a quelques années, à savoir une structure minimaliste, un barbecue, de la pinte, une ambiance de dingue, et surtout un système de chronométrage à la main tout ce qu’il y a de plus, euh...

You surely know about the United2Ride team who used to organize the Belgian DH races. And since 2010 it is X-free Sport Productions who took control of the events. Well it is now time for United2Ride to make its comeback, and they decided to make it big! Dozens of tech trucks, a 150m² giant screen, refrigerated shuttles, a stewardess for each rider, and many more… Mhh well actually non of that!

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The event the U2C crew created can be described as oldschool! So the race name will not surprise you: the Back to the Roots Race. Add to this a crazy placard, a brand new track exclusively built for the occasion, called “La Cornette”. So now you’ll understand what this event is all about! If you’re desperate to get back the spirit from the old races, this race is for you! And thereby we mean: a small structure, a barbecue, beer, a crazy atmosphere, and the famous chrono system… mmh let’s say it’s somehow random ! They were eventually fifty happy riders who took part in this very unique race. Fun was really the main word! And because it was still a race, you should be aware that it was Kristof Lenssens who took the win. Knowing the U2R guys, we can be sure this won’t be their last shot!


culture Writer: Web:

Vincent Rocher & Jonathan Borms www.landscape-magazine.com

Crackdown 2

Alan Wake

Microsoft

Microsoft

Xbox 360

Pour un deuxième Opus sur la machine à Billou, on s’attendait à une belle évolution au vu des qualités de Crackdown premier du nom. Malheureusement on reste un peu sur sa faim. Le jeu a du mal à rivaliser avec les standards actuels et ce n’est pas la petite touche en «cell shading» qui va lui sauver la mise. Un bon défouloir tout de même, un mode multijoueur qui prolonge un peu le plaisir. Incarner un soldat aux capacités physiques hors du commun c’est jouissif mais on aimerait avoir mieux à se mettre sous la dent. Les zombies et les terroristes ça use à la fin ! For the second Opus of Bill Gate’s machine we were expecting great evolution in light of the qualities of the first Crackdown. Unfortunately, we are still hungering for it. The game is not in keeping with current standards and the little touch of cell shading is not going to save it. It’s a good stress reliever just the same, with a multi-player mode that prolongs the enjoyment a bit. Becoming a soldier with uncommon physical capabilities is fun but we’d like to have more to sink our teeth into. The zombies and the terrorists certainly do in the end!

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Xbox 360

Death pedal 2 kareem shehab

justin Bieber my worlds universal

Vous voyez Mario, le petit moustachu en salopette qui saute partout et qui doit sauver une princesse des griffes d’un gros méchant monstre. Et bien Alan Wake c’est la même chose en beaucoup, mais alors beaucoup plus sombre. C’est que vous êtes dans un «thriller psychologique», un vrai, un qui pique, un qui arrache! Votre femme vient d’être enlevée par une entité maléfique alors que vous, écrivain à succès, vous étiez en retraite dans le trou du cul du monde. Classique! Bon, pour les sprints et le combat au corps-à-corps, Alan est limite. Pas de super-pouvoirs, de champignons magiques ou de capacités surnaturelles, c’est le réalisme qui prime ici. Magnifique réalisation, scénario complexe, ambiance vraiment prenante... Ce jeu est une perle du genre!

Second opus made in US de Kareem Shebab, ce dernier film de 37 minutes nous présente quelques-uns des killers du fixie freestyle du pays de Tonton Obama. Définitivement Rock’n Roll, on aimera la B.O qui vous en met plein les oreilles et qui soutiendra très très bien les enchaînements de tricks qui se succèdent frénétiquement tout au long de la tape. Bien que les tricks sont innombrables pendant la demi-heure, nous restons un peu sur notre faim dû à un petit manque dans la variété des figures. Mais que cela ne tienne, tout le monde sait que le freestyle urbain en fixie n’a pas 10 ans d’histoire derrière lui. Ambiance entre postsurfer et old-punk, ça nous rappelle le fun et le style des bonnes vieilles Props des 90’s. En gros, miam-miam.

Justin Bieber, sans aucun doute la dernière bombe sonore à avoir dans vos enceintes. Entre le flow de Method Man, le scream de Bring Me To The Horizon, les enchaînements de Darkest Hour et la puissance de Slayer… On ne sait où donner de la tête et des tympans. Vous vous assommerez vous-même à coup de headbangings dans votre plus beau jersey Shaquille O’Neal. Des textes d’une profondeur accouchée d’un mix entre Pink Floyd et Jacques Brel, une image encore plus merveilleuse que le fruit d’une nuit de luxure entre Elton John et Lady Gaga, le charisme de John Lennon... C’est certain, Justin est disque de platine dans notre coeur et Michael Jackson ne devient plus que prince de la pop.

You’ve seen Mario, the little moustachioed guy in overalls who jumps all over the place and who has to save a princess from the clutches of a big, bad monster. Well, Alan Wake is the same in many ways, but a lot darker. You are in a “psychological thriller”, one that’s real, one that has a bite to it, one that snatches! Your wife has just been kidnapped by an evil being while you, a successful writer, were on holiday in the asshole of the world. Classic! However, for sprints and hand-to-hand combat, Alan is limited. No superpowers, magic mushrooms or supernatural abilities, it is realism that is key here. Magnificently designed, complex scenario, a truly captivating atmosphere... This is a gem among its kind!

The second Kareem Shehab work made in the US, this latest 37-minute film introduces some of the fixie freestyle killers from the country of Uncle Obama. Definitely rock n’ roll, you’ll love the soundtrack which gives you an earful and goes so well with the series of tricks which unfold frenetically throughout the film. Although the tricks are endless during the half hour, we found ourselves longing to see a variety of figures. But that doesn’t matter, everyone knows that urban fixie freestyle has no more than a 10-year history behind it. With an atmosphere between post-surfer and old punk, it reminds us of the fun and the style of the good old 90s Props. Basically, yum, yum.

Justin Bieber, undoubtedly the latest sound bomb to have on your speakers. Between the flow of Method Man, the screaming of Bring Me The Horizon, the riffs of Darkest Hour and the power of Slayer...You don’t know where it’s coming from, the head or the ears. You knock yourself senseless headbanging in your best Shaquille O’Neal jersey. With deep lyrics born of a mix of Pink Floyd and Jacques Brel, an image even more wonderful that the fruit of a night of lust between Elton John and Lady Gaga, the charisma of John Lennon... It’s for real, Justin is a platinum disc in our hearts and Michael Jackson will never again be the prince of pop.


shopping Writer: Our Mastercards Web: www.landscape-magazine.com

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It’s raining outside

photography, art direction and stylism: Jonathan Borms Thanks to Yvan & Abbie for the mess and the beers at home. mister hall

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abbie

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photos: Angus Sung

test / leader bike

725tr v2 Writer: Rudy Melo Web: www.leaderbikeusa.com

Basée sur la côte ouest des USA, à San Diego, la marque Leader Bike USA fabrique des composants et des cadres démentiels comme ce petit bijou taillé pour la piste, le V2 T25TR 2010. Ridant dessus depuis 6 mois, il correspond vraiment à ce que j’attendais d’un cadre de piste alu. Il est très rigide, léger et compact, dégageant une impression de solidité tout en permettant un pilotage fluide. Personnellement, ce 725TR est un, si ce n’est le meilleur, des alu que j’ai pu rider. On peut sans souci rouler avec pour ses déplacements quotidiens. Je l’ai même utilisé pour un périple de Londres à la tour Eiffel de Paris sans que son confort ne fasse défaut sur une longue In the West Coast of USA, in San Diego is where Leader Bike USA has been located since 2000, making top frames and bike parts such as V2 725TR 2010 Track Frame. I have been riding the V2 725TR frame for over 6 months and it’s everything I expected from an aluminium track frame. It is very stiff, light and very compact, and feels very solid and rides really smooth. In my opinion the 725TR is one of, if not, the most comfortable aluminium frame I have ridden. Comfortable enough to ride everyday, commuting at least 14miles a day, plus riding in the evenings and weekends. I also used this frame to ride from the centre of London to the Eiffel Tower in Paris, and yet again it was extremely comfortable on a very a long ride. I have recently been using Leader I806TR Fork on this frame

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distance. Dernièrement j’y ai combiné une fouche carbone Leader I806TR, très légère et parfaite pour rouler en ville ou en vélodrome. La géométrie piste du cadre est très agréable et un des ses points forts est que vos pointes de pieds ne touchent pas la roue avant avec des manivelles de 165mm. Ca rend vraiment le ride plus fun. Le design est vraiment particulier, ce qui rend le 725TR reconnaissable même sans ses stickers. Le tube diagonal assez fat donne au bike une allure très costaude, le tube de selle profilé avec un dégagement pour la roue arrière et le système de serrage de tige de selle bien

pensé en sont les principales caractéristiques. Une fixation est prévue pour un frein arrière. Le V2 725TR est disponible en 6 différentes tailles, 49,51, 53, 55 et 61 cm. 2 couleurs sont proposées : noir mat et blanc brillant. En conclusion, c’est un cadre parfait pour un usage urbain. Léger et proposé à un prix raisonnable, cette petite bombe a du répondant et ne demande qu’à se laisser emmener à pleine vitesse. Bon maintenant je file, j’ai un ride de nuit qui m’attend pour abuser encore une fois de cette merveille.

(perfect combination), a full carbon fork, which is extremely light and ideal for street riding or on the velodrome.

sonal preference, and the frame comes with double-sided steel dropouts for strength and ease of wheel removal.

The track geometry on the frame is very pleasant and one of the top aspects that I found from it, which I find really important and love, is that there is no toe overlap with 165mm crank arms, making the riding more fun. The frame design is quite unique in that you can recognise it is a 725TR (even without the decals, which can be easy peeled off) by its geometry, shape and tubes: for example, it has the thicker down tube making the frame extremely strong, the aero seat tube with rear wheel cut out and the beautiful and clever seat clamp system. The rear bridge is drilled to add a brake for per-

V2 725TR is available in six different sizes, 49, 51, 53, 55, 58 and 61cm and in two different colours, matt black or gloss white. It’s a perfect frame for urban riding, very light and is a very reasonable price. Overall I love this bike, it’s a beauty and a machine on the road, it’s responsive, light and fast. Now all this talk about it made me want to go for a spin, I’m going for a night ride, to abuse the frame once again.


photos: Jonathan Borms

test / brother cycles

steel track Writer: Olivier Wauters Web: www.brothercycles.com

Brother Cycles est une jeune marque anglaise qui produit un cadre acier fait main et inspiré des cadres de piste traditionnels. Oui, comme sont l’indique ce sont bien deux frères, James & Will, qui sont à l’origine du projet. Le cadre est sobre, classique, de belle facture, et très élégant dans sa robe laquée de noir. Si le cadre doit se caractériser, ce sera très certainement par ses raccords à l’ancienne, du long au court lug. Les pattes arrières sont vraiment belles, la finition impeccable, les soudures invisibles et avec un petit plus: il y a deux discrètes petites vis pour la tension de chaîne. Il semble à Brother Cycles is a young English brand that makes a handmade steel frame inspired by traditional track frames. The name gives it away, there are two brothers, James and Will, who are behind the project. The frame is simple, classic, well-made and very elegant in its black painted cloak. If the frame must be characterized, it will certainly be by its ties to the old, from the long to the short lugs. The rear legs are truly beautiful, the finish is flawless, the welds invisible and there’s a little bonus: there are two small discreet screws for the chain tension. At first

première vue souple, assez robuste et permet le montage de pneus jusqu’à 28c. Son caractère british est souligné par sa décoration typographique très collège, que nous avons soutenu par un montage sobre et très classique: selle Brooks, cintre moustache, composants chromés au style rétro. Petit bémol sur cet équipement, un cintre plus grand pour plus de confort et de maniabilité aurait dû être envisagé. Place au test urbain. Première rapide impression sur route, le Brother s’avèrera un peu moins réactif qu’un vrai cadre de piste plus sportif, mais il offre une stabilité et une précision à la conduite remarglance, it looks flexible and sturdy enough and allows tires of up to 28c to be mounted. Its British identity is emphasized by its decorative collegiate lettering, which we have upheld by a simple and very classic assembly: Brooks saddle, moustache handlebars, retro-style chrome components. One slight drawback to this equipment, is that larger handlebars for more comfort and manoeuvrability should have been envisioned. City test: first quick impression on the road, the Brother proves a little less reactive than a real sporty track frame, but offers remarkable stability and driving precision. Over time, it

quable. Sur la durée, il avale les kilomètres sans le moindre souci et ne bronche pas que la route soit mauvaise ou jonchée de pavés. Que ce soit pour aller bosser tous les jours ou pour les longues sorties du dimanche, son confort invitera son rider à allonger sans aucun doute ses itinéraires. En résumé, ce cadre acier est traditionnel et élégant, d’un excellent rapport qualité-prix. Disponible en un modèle de base, Il vous sera proposé en 4 tailles (de 55 à 61cm) et en noir brillant uniquement pour l’instant. Il est également possible de le commander avec différents boitiers de pédalier et jeux de direction qui vous seront montés avant la livraison. swallows up the kilometres without the least concern and does not flinch when the road is bad or strewn with cobblestones. Whether it’s for going to work every day or for long rides on Sundays, its comfort entices riders to take a longer route without a doubt. In short, this steel frame is traditional and elegant, and excellent value for money. Available in a basic model, it is offered in 4 sizes (from 55 to 61cm) and in shiny black only at this time. It can also be ordered with different gearbox brackets and headset which will be assembled for you prior to delivery.

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photo: DR

photo: Christophe Bortels - rider: Pierre Bauvin

Test / Transition

tr450 Writer: Web:

Philippe Hébert www.transitionbikes.com

Nouveau venu chez Transition pour 2010, le TR450 vient se positionner comme le bike de DH « race ready » de la marque américaine. Les amateurs de Transition en manque d’un pur vélo de descente attendaient donc avec impatience ce nouveau bestiau, qui s’était fait désirer. Et le résultat est, comme nous allons le voir, à la hauteur des espérances… et du formidable travail accompli ! Disponible en trois coloris, le cadre fait la part belle aux courbes harmonieuses, et offre au regard une agréable impression de simplicité et de pureté. Hé oui, il faut le savoir, le TR450 fait tourner la tête des riders sur votre passage… Fourni avec le tout nouvel amortisseur Fox DHX RC4 qui prodigue 210mm de débattement arrière, le bike est prêt à affronter les pires traitements sur le terrain ! Et sur le terrain justement, le charme continue. Le bike jouit d’une géométrie parfaitement ajusNewborn in 2010, the TR450 is the brand new race ready downhill bike from the Transition guys. Transition fans had waited for this bike to come for a long time, and it was a hell of a wait ! We now have this unique opportunity to take a look at this magnificent piece of bike engineering and check out if it was worth the wait ! The TR450 frame is available in three different paintjobs and sizes. At first glance all you can see is flow and purity. Indeed, all the lines on the bike really flow together, whether it is the downtube into the chainstay or the toptube into the front triangle. The overall design and look of the bike is really crazy and there is no doubt people might get jealous of its sex-appeal… The frame is provided with a Fox DHX RC4 shock delivering no more than 210mm of rear travel, enough to shred the trails or the downhill tracks !

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tée à la pratique de la descente. Un poste de pilotage bas et large, un centre de gravité abaissé et légèrement en arrière du vélo, un empattement généreux mais pas trop, tout invite à l’attaque ! Il est indéniable que ce bike est conçu pour aller vite ! Et pour gérer cette vitesse, rien de tel que de bonnes suspensions… ce qui est assurément le cas sur ce bike. Le travail de la suspension arrière est absolument fabuleux. La suspension encaisse tous les types de chocs, du plus subtile au plus violent, toujours avec le même flegme et la même efficacité – et en silence s’il-vous-plaît ! De ce fait, le TR450 colle au terrain et gomme le relief d’une façon incroyable, ce qui permet au rider une maîtrise totale du bike. Finalement, la seule limite de ce bike, c’est le pilote… et pour être 100% honnête, la patte de dérailleur aussi… En effet, celle-ci a la fâcheuse tendance de s’arracher facilement lors de chocs un peu violents ou de souches passées un peu trop près du dérailleur. Mais cela est sans doute à mettre sur le

compte de la jeunesse ! Et pour en finir avec le rayon des petites déceptions – qui sont vraiment loin d’entacher le superbe tableau, soyons clairs – il faut noter que la suspension arrière peut s’écraser un peu fort – du moins plus que la suspension avant – dans les grosses compressions de type appuis ou tournants relevés. L’avant du bike peut donc se dérober si vous ne veillez pas à mettre plus de poids sur l’avant !

When it comes to the ride, the fascination continues. The bike geometry is perfectly tuned for downhill racing, that is, an aggressive one that promotes stability and high speed. Indeed, the bike allows for low handlebars and the center of gravity is nicely placed right behind the bottom bracket. The wheelbase is long enough to ensure stability, while still not threatening maneuverability ! Everything on the bike is set to go fast, there is no doubt about that… And if you want to go fast, you’d better have good suspension, so it’s great news that this is the case: the rear suspension does an incredible job, as it handles every single type of impact, from the more subtle one to the harshest one ! But that’s not all folks, beside the amazing efficiency of the suspension, it also works in complete silence, which is a welcome comfort ! As a result the TR450 really sticks to the ground and helps the rider to keep focus on the track. Actually the rider can be considered

as the only limit of the bike… well to be 100% honest we must note that the rear derailleur hanger can break a bit too easily. So watch out for bad landings or roots passing by your transmission ! But that little fault (that would be very annoying during your qualifying run…) is for sure due to the fact this is a whole new bike ! Just to ensure we’re done with mentioning the bike’s faults, it would be honest to say that the rear suspension tends to compress itself more than the front (although we tried several suspension settings). As a result, the front wheel can wash out while taking a big compression or G-out like on a berm… so be sure to be aware of it ! In conclusion, the TR450 is a killer, let’s face it ! Geo, suspension or even overall design, the bike has what it takes to beat the big guns. The TR is available as frame only or complete. Check out your local dealer for further information and enjoy your ride !

En conclusion, ce TR450 est une vraie tuerie, n’ayons pas peur des mots. Géométrie, suspension, et design, le bike se pare de vraiment beaux atouts. Disponible en cadre seul ou en montage complet (à voir avec votre importateur national), le TR peut revendiquer haut et fort le statut de super bike de race, celui qui vous fait rêver, en photo ou à son guidon…


photo: Jonathan Borms

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photo: Jonathan Borms - rider: Andreu Lacondeguy Alier

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small wheels beers, music and no hotel BMX MASTERS 2010 - KÖLN, GERMANY Web: Writer: Photography:

www.bmxmasters.com Germain Ozer Germain Ozer & Jonathan Borms

Découvrir les worlds en tant que shooteur pour Landscape, c’est un peu comme débarquer dans un espace VIP sans trop savoir pourquoi t’as le droit d’être là.Une hôtesse d’accueil te donne un bracelet gratos sans que t’aies dû faire la moindre file, juste parce que ton nom est sur une liste. Au passage, tu jettes un coup d’œil sur le tarif à la journée en te réjouissant de ne pas devoir débourser le moindre centime.Ensuite, tu fais ton entrée dans l’arène, ça sent bon le ride, les minishorts, les Früh, y’a des nanas tous les mètres, c’est à se demander si c’est bien un contest bike. Ensuite toi et l’autre photographe Landscape vous pointez dans la tente press, il y a les résultats affichés des manches déjà clôturées. Tu comprends enfin comment les shooteurs peuvent être aussi précis dans leurs articles sur les résultats des contests. C’est là que ça devient bandant, une

gonzesse, planquée derrière un Imac te tend un pass press pour la journée, t’essayes de faire le mec habitué à la situation mais t’as grave envie de lui baiser les pieds pour la remercier. La récréation commence, t’as le droit d’aller partout. Tu zigzagues entre les gens qui tentent d’apercevoir tant bien que mal le spectacle pour aller te fourrer devant eux, juste dans le dernier angle de vision qui leur restait. Tu choisis exactement où tu te places et tu te demandes s’il est possible que quelqu’un puisse profiter du show mieux que toi, mais t’en doutes. Juste un mirador planté au milieu de l’air de street et réservé à l’élite photographique te rappelle que t’es encore qu’un branleur qui shoote son premier événement. La journée passe, les tricks claquent, t’as déjà rempli la moitié de tes cartes mémoires et il te reste le soir et le lendemain, tu shootes à tout va. Du street en amateur, du flat, les fruh s’enchaînent, t’as pas à te plaindre. Puis le soleil se couche, chose

que tout le monde attendait, il laisse place à la finale pro dans la mini Braun. Tiens, ce n’est pas la mini Braun que tu connais, elle est composée de Deux spines au lieu d’un, ce qui fait trois sections à la mini dont la dernière comporte une fun box. T’as jamais vu ça, tu lances un coup d’œil vers le public et te dis que toutes les personnes présentes à l’événement doivent être là, t’as du mal à croire qu’un truc comme ça puisse se passer à coté de chez nous. Tu sors tes flashs et tu commences à shooter, ça sent bon la couv’ de

«t’as grave envie de lui baiser les pieds pour la remercier»

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photo: Germain Ozer

mag. Mais tu déchantes vite, le niveau est bien là et t’en reviens pas des tricks que tu vois mais, dans l’espace photographe, t’as même plus la place pour tes épaules. Tu te rends alors compte qu’ils ont filé des pass press à n’importe qui, tu sais maintenant pourquoi ça été si facile de t’en procurer un. Un mec qui shoote la finale avec son Iphone te bouscule, t’as envie de rire tellement il est ridicule. Du coup tu shootes un peu moins, tu profites du spectacle et des riders qui se défoncent pour satisfaire les gens du public. Tu te dis qu’ils en ont pour leur argent et c’est tant mieux. Tu retiens les multiples tentatives d’un Flair to Full Jam replaqué aux alentours du quinzième essai dans l’euphorie générale et qui vient clôturer cette heure et demie inoubliable. Y’a Marc Webb et Bob Harro à 3 mètres de toi, tu viens de croiser deux légendes. Vient ensuite La finale Dirt, dont les bosses n’ont rien à envier à un trail de Fmx. Un pote te dit qu’elles sont plus petites que l’année d’avant, t’as du mal à l’imaginer. Tu te faufiles de nouveau à travers les gens pour gagner ton espace réservé qui n’est autre que l’aire de dirt elle-même, tu peux aller te coucher entre les bosses si l’envie te prend. Tu croises Thomas Genon, il roule en pro, y’a pas d’amateur en dirt, qu’à cela ne tienne, il envoie du steak et t’es bien content pour lui. Le public n’a plus de voix, ça fait plus de deux heures qu’il

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s’égosille devant les 3-6 whips, les 720, les frontflip. Bob Harro félicite chaleureusement chaque rider qui a fait gueuler le public, ça te donne une idée de l’esprit très bon enfant de cette finale. Puis les bosses se font déserter, la soirée touche à sa fin, ce n’est pas plus mal, faut pas oublier que t’es aussi venu pour la Fruh et que t’as déjà bouffé pas mal de poussière. Vous allez vous poser au bord du Rhin, il fait bon et des centaines d’images te traversent la tête au rythme des feux d’artifices qui détonnent un peu partout dans Cologne. C’est la fête de «tu ne sais pas quoi» mais t’es content qu’elle ait lieu, le ciel s’embrase encore une fois. Tu finis par suivre le flux migratoire qui se dirige vers le centre ville mais tu sais à quel point c’est loin, du coup vous vous rabattez sur un concert dans un squat à la sortie d’un parking des worlds. Tu choisis combien tu payes pour ton entrée, et te diriges machinalement vers le bar. Au menu, Du punk, Maestro. Tu sympathises avec deux zonards locaux dont l’un se prend pour une fée punk en brandissant une tapette à mouche, «Fligen Klatchen» dans leur dialecte. La soirée s’achève, tu retiendras juste un détour par le mac Do du centre ville (La faim a eu raison de ta fainéantise), mais vous avez fait du stop pour rentrer et c’est un gars sur un clark qui vous a chargés. Retour sur le site, il est temps de vous trouver où dormir. T’es au bord

d’une rivière, la rosée ne pardonnera pas. Vous optez finalement pour la fun box de la mini Braun, vous serez à l’abri en-dessous. Le confort est correct, mais t’auras pas ton café servi demain matin, faudra aller le chercher. Le réveil est un peu brutal, Deux gars roulent dans la mini sans se douter que t’es en dessous, ils font une drôle de tête en te voyant sortir de là mais c’est des belges alors ils comprennent vite. Petit déjeuner à base de donuts et de café, t’es au paradis. La journée se passe comme la précédente, finale flat pro le matin, finale street pro après midi. Il est temps de rentrer, y’a de la route à faire, t’en profites pour papoter avec ton acolyte photographe que t’as suivi partout pendant le week-end et te réjouis déjà d’être l’année prochaine.


photo: Germain Ozer - rider: Dominik Nekolny

Checking out the Worlds as a shooter for Landscape is a bit like landing in a VIP area without knowing why you’re there. A hostess gives you a free bracelet without you having to get in any line, just because your name is on a list. On the way, you cast a glance at the entrance fee, delighted that you don’t have to pay a penny. Then, you make your entrance into the arena, the ride feels good, the mini-shorts, the Früh, there are girls of all sizes, you wonder if it’s really a bike contest. Then you and the other Landscape photographer steer towards the press tent, where the results from rounds already completed are posted. You finally understand how shooters can be so accurate about contest results in their articles. This is where it gets sexy, a chick hidden behind an Imac hands you a press pass for the day, you try to act like a guy who’s used to this situation but you really want to kiss her feet in gratitude. The games begin, you have the right to go anywhere. You zigzag among the people trying to catch the show as best they can by slipping in front of them, just in their last remaining corner of sight. You choose exactly where you station yourself and you wonder if it’s possible that anyone could enjoy the show better than you, but you doubt it. Only an observation deck planted in the middle of the street atmosphere

and reserved for the photographic elite reminds you that you are still a wanker shooting his first event. The day goes on, the tricks are slamming, you have already replaced half of your memory cards and you still have the evening and the next day, you are shooting full on. Amateur street, flats, the Früh are flowing, you’re not complaining. Then the sun goes down, just what everyone was waiting for, and gives way to the pro final in the mini Braun. This is not the mini Braun that you know, it consists of two spines instead of one, which makes three sections to the mini, the last of which is a fun box. You’ve never seen this, you glance over at the crowd and see that all the people present at the event have to be there, you were wrong to believe that a trick like this was going to happen right beside you. You take out your flashes and begin to shoot, you can sense the cover of the mag. But you are quickly disappointed, the level is there and you can’t get over the tricks you’re seeing but, in the photography area, you have even more room for your shoulders. Now you realize that they handed out press passes to anyone, you now know why it was so easy to get one. A guy shooting the final with his Iphone bumps into you, you want to laugh so hard it’s ridiculous. Suddenly you shoot a little less, you enjoy the show and the riders who are tearing it up in order to

satisfy the audience. You’re telling yourself that they are getting their money’s worth and that’s good. You remember the multiple attempts of a Flair to Full Jam landed around the fifteenth try amid general euphoria which closed out this unforgettable hour and a half. There were Mark Webb and Bob Haro 3 metres away from you, you have just crossed paths with two legends. The Dirt final is next, the humps in which are just as good as an FMX trail. A friend tells you they’re smaller than last year, you find it hard to imagine. You sneak back through the crowd to take your reserved space, which is none other than in the dirt itself, you could lie down

«the ride feels good, the mini-shorts, the Früh»

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photo: Jonathan Borms - rider: Raphael Chiquet

photo: Jonathan Borms - rider: Alex Coleborn

photo: Jonathan Borms

photo: Jonathan Borms - Rider: mark Webb

between the humps if you wanted to. You pass Thomas Genon, he rides in pro and not amateur in dirt, never mind, he brings it and you are happy for him. The audience has no more voice, it’s been more than two hours that they’ve been shouting themselves hoarse at the 3-6 whips, the 720s, the front flips. Bob Haro warmly congratulates each rider who made the audience shout, this gives you an idea of the friendly atmosphere of this final. The humps have been abandoned, the evening reaches its end, and that’s not a bad thing, don’t forget that you’re also here for the Frűh and you’ve already eaten a lot of dust. You go to rest on the banks of the Rhine, it feels good and hundreds of images pass through your head to the rhythm of the fireworks going off all over Cologne. They are celebrating “you don’t know what” but you’re

happy it’s taking place, the sky is ablaze again. You end up following the migratory flow heading towards downtown but you know how far it is, suddenly you fall back on a concert in a squat at the exit to one of the Worlds’ parking lots. You choose how much you pay to enter, and you automatically head for the bar. On the menu, Du punk, Maestro. You sympathize with two local lads, one of whom looks like a punk fairy waving around a flyswatter, “Fligen Klatchen”, in their dialect. The night wears on, you fall back only for a detour to Maccy D’s downtown (hunger was the reason for your laziness), but you hitchhiked back and it’s a guy on a Clark who picks you up. Return to the site, it’s time for you to find somewhere to sleep. You’re on a river bank, the dew is unforgiving. You finally opt for the fun box of the mini Braun,

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you will be sheltered under there. It’s comfortable, but you won’t have your coffee served in the morning, you will have to go and look for it. Waking up is a bit brutal, two guys are riding the mini without suspecting that you’re under it, they make funny faces when they see you come out of there but they’re Belgian so they quickly understand. Breakfast of donuts and coffee, you’re in heaven. The day unfolds like the previous one, pro flat final in the morning, pro street final in the afternoon. It’s time to go, there’s the way out, you get a chance to chat with your photographer sidekick who you followed around all weekend and you’re already looking forward to next year.


photo: Christophe Bortels - rider: Gee Atherton @ ChampĂŠry

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uci world cup

Leogang, Champéry & Val Di Sole Web: Writer: Photography:

www.landscape-magazine.com Christophe Bortels Christophe Bortels & Esteban Hendrickx

Au moment où vous lirez ces lignes, la finale de la Coupe du Monde de descente aura eu lieu à Windham, aux Etats-Unis, et on saura qui de Greg Minnaar ou de Gee Atherton aura succédé à Sam Hill en décrochant le titre tant convoité. Retour en mots et en images sur une Coupe du Monde 2010 riche en émotions et en suspense. Après les deux premières manches disputées à Maribor (Slovénie) et Fort William (Ecosse), remportées respectivement par Greg Minnaar et Gee Atherton et dont vous avez pu découvrir les comptes-rendus et les images dans Landscape #11, c’est à Schladming que devaient se retrouver les pilotes au mois de juin. Devaient, car la station autrichienne, qui avait accueilli la finale de la Coupe du Monde en 2009, sera l’hôte des championnats du monde de... ski alpin en 2013. Amenée dès lors à effectuer d’importants aménagements, Schladming était contrainte d’annuler l’organisation de sa course. C’est donc à Leogang, en Autriche toujours, que revenait la lourde tâche de remplacer au piedlevé la très belle épreuve Schladmingienne. Pari amplement réussi pour le bike park, puisque les organisateurs ont réussi en peu de temps à tracer une magnifique piste de plus de quatre minutes, rapide et très variée : des portions en virages relevés très ludiques, des sauts, quelques bonnes et longues relances, et surtout des passages en sous-bois franchement pentus et techniques, bourrés de racines rendues encore plus délicates à aborder par la pluie qui se sera abattue sur Leogang une bonne partie du week-end. Auteur du meilleur chrono lors des qualifications, Sam Blenkinsop ne réussira pourtant pas à concrétiser en finale en terminant quatrième et c’est finalement le leader du issue #12 - 29 /92


photo: Esteban Hendrickx - rider: Shaun O’Connor @ Val Di Sole

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photo: Christophe Bortels - rider: Danny Hart @ Champéry

classement général Greg Minnaar, deuxième des qualifs, qui l’emportera en 4:05.65 devant son dauphin Gee Atherton et Aaron Gwin. Une deuxième victoire en trois courses qui permettait au sud-africain de conserver l’avantage au classement général, toujours devant Gee Atherton, ce qui laissait augurer une deuxième moitié de saison passionnnante. Et comme on le verra plus loin, on ne sera effectivement pas déçu... Du côté des filles, la course aura été marquée par le triplé français Sabrina Jonnier – Emmeline Ragot – Floriane Pugin, mais surtout par le crash de Rachel Atherton dans une portion technique, qui l’obligera à faire l’impasse sur une bonne partie du reste de la saison. Après l’accident de Sam Hill qui s’était déchiré trois ligaments de l’épaule à Fort William, la Coupe du Monde perdait ainsi un autre de ses acteurs essentiels et sérieux prétendant au titre. Un mois plus tard, la Coupe du Monde faisait son grand retour sur la déjà mythique piste de Champéry, en Suisse. Mythique, alors qu’une seule manche de World Cup à peine s’y est déroulée jusqu’à présent ? Oui, mais quelle piste, et quelle course ! C’était en 2007, et les pilotes découvraient alors ce qui constitue sans doute la piste la plus technique qu’ils aient jamais eu à descendre. Et quand on dit descendre, ce n’est pas peu dire. Car c’est ce qui caractérise sans doute le plus Champéry : un dénivelé vertigineux

(581m pour une piste longue de 1550m...) combiné à des petits virages serrés, des racines, de la roche, des virages à plat etc. Et puis il y a ce contraste saisissant entre ces fameuses portions techniques très raides et des parties ultra rapides agrémentées d’énormes sauts que l’on retrouve partout, du début à la fin. A ce propos, le final, remanié par rapport à la première course, valait à lui seul le déplacement cette année : une succession de monstrueuses doubles, dont certaines en transfert, qui lançaient à une vitesse folle dans un virage à plat avant deux sauts plus modestes (quoique...) et la ligne d’arrivée. Un régal pour le public logiquement massé à cet endroit et qui attendait avec ferveur les Brendan Fairclough, Cédric Gracia, Danny Hart et autres showmen qui se sont cette année livrés à une magistrale battle de bons gros whips et tables. Mais audelà de la pente et de ce contraste technique/ rapide, ce qui avait surtout marqué les esprits en 2007, c’est la pluie qui avait fait son apparition en pleine finale, rendant encore bien plus difficile une piste déjà très périlleuse sur le sec, et envoyant au tapis tous les pilotes qui avaient eu la malchance de devoir s’élancer dans ces conditions. Au final c’est Matti Lehikoinen - qui s’était volontairement arrêté un moment lors de sa qualif pour pouvoir partir tôt lors de la finale et ainsi éviter la pluie - qui l’avait emporté il y a trois ans, devant Steve Peat et Sam Hill, auteur d’un run de légende dans ces conditions apoca-

lyptiques et qui terminera à une seconde et demi de Lehikoinen et à 3 centièmes de seconde à peine de Peaty ! Malgré quelques remaniements de la piste et des aménagements pour faciliter l’accès pour le public le long du parcours escarpé, tous les ingrédients de 2007 étaient à nouveau réunis cette année, en ce compris... la pluie, qui s’était cette fois invitée dès les qualifications, transformant en mer de boue les portions plus ou moins plates et en cascades et torrents les endroits plus raides, anéantissant les relevés et les appuis, emportant certaines consolidations en bois, bref, le chaos absolu... Comme à Leogang, c’est Sam Blenkinsop qui tirera le mieux son épingle du jeu en réalisant le meilleur chrono des qualifs, devant le français Damien Spagnolo – visiblement très

il n’y a pas que deux pilotes capables de gagner des courses

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photo: Christophe Bortels - rider: Wyn Masters @ Val Di Sole

à l’aise dans ce genre de conditions extrêmes – et Gee Atherton, Minnaar décrochant quant à lui le 15e temps. Et comme à Leogang, Blenki n’arrivera pas à conserver l’avantage en finale. Minnaar vainqueur à Maribor, Gee Atherton à Fort William, Minnaar à nouveau à Leogang... C’est donc presque logiquement que Gee allait l’emporter à Champéry, lors d’une finale toujours très boueuse et difficile, maintenant l’alternance de rigueur depuis le début de cette saison et rétablissant l’égalité au nombre de victoires, mais laissant toujours le leadership au classement général pour seulement 13 petits points à Greg Minnaar, deuxième de cette quatrième manche de Coupe du Monde, devant Brendan Fairclough, Blenki et Damien Spagnolo, qui montait là pour la première fois sur un podium de World Cup. La course aura fait quelques heureux, mais aussi pas mal de dégâts. On retiendra notamment le gros crash du belge Nico Vink qui aura dû être évacué en hélicoptère et la fracture du scaphoïde de Cameron Cole qui réalisait une très belle saison, avec notamment une deuxième place à Fort William, et qui pointait à la 6e place du classement général avant Champéry... A peine le temps de se remettre de ces émotions que tout ce petit monde se retrouvait quelques jours plus tard de l’autre côté des Alpes, à Val Di Sole en Italie, pour la cinquième et déjà avant dernière épreuve de cette Coupe du Monde 2010 de descente. Avec deux questions sur toutes les lèvres : la pluie allait-elle cette fois s’abstenir de venir jouer les trouble-fête, et qui de Greg Minnaar ou Gee Atherton allait prendre l’avantage

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sur l’autre ? Pour la première, on allait être fixé rapidement puisque les gouttes tant redoutées sont arrivées dès les entraînements. Heureusement, et contrairement à Champéry pour ne citer que l’exemple le plus récent, la piste de Val Di Sole, grâce à son sol très meuble et sablonneux, résiste plutôt bien à la pluie. Une autre particularité qui en fait indéniablement son charme, c’est l’omniprésence de gros rochers ronds et affleurants, mais également cette succession de portions pratiquement plates et de sections extrêmement pentues et piégeuses, pour ne pas dire dangereuses, aux multiples traces possibles entre les rochers, racines et souches d’arbres… Qui plus est, on a affaire ici à une piste très naturelle sans virages relevés ni sauts artificiels, si ce n’est le dernier jump passant au dessus du parcours de cross country et qui envoie vers la ligne d’arrivée. Pour en revenir à la pluie, elle n’aura finalement que légèrement troublé le premier jour d’entraînements et laissera rapidement la place à un grand soleil pour le reste du week-end, qui se déroulera dans la poussière et par moments dans la chaleur. Et le duel Minnaar-Atherton pour le nombre de victoires et surtout le classement général dans tout ça ? C’est à l’occasion des qualifications qu’il connaîtra un premier vrai rebondissement. Premier à s’élancer, Greg Minnaar va partir à la faute à la sortie du bois juste avant l’entame de la portion finale et perdre de précieuses secondes et donc de précieux points, terminant finalement 15e. Malheureusement pour lui, Gee Atherton allait dans la foulée réa-

liser le meilleur temps de ces qualifs, récolter les 50 points qui vont avec et ainsi prendre virtuellement et pour la première fois cette saison la tête du classement général de la Coupe du Monde, occupé par Greg Minnaar depuis la première course, à Maribor ! Le dimanche, jour de finale, allait donc être crucial à plus d’un titre. Allait-on poursuivre cette étonnante alternance de victoires ? L’un des deux pilotes allait-il enfin pouvoir prendre un avantage décisif ? Eh bien pas du tout… Car ce qu’on avait un peu oublié, c’est qu’il n’y a pas que deux pilotes capables de gagner des courses de Coupe du Monde. Evitant les pièges, virevoltant au dessus des rochers et réalisant tout simplement le run parfait, le britannique Marc Beaumont, 12e du classement général avant cette épreuve de Val Di Sole, est allé décrocher une victoire aussi splendide qu’inattendue, au nez et à la barbe des deux stars de la saison… qui n’ont pas démérité pour autant. Grâce à sa deuxième place, à une seconde et demi de Beaumont, Greg Minnaar rattrapait une partie du retard occasionné suite à sa « mauvaise » qualif, alors que Gee, troisième de la finale, officialisait son leadership au classement général. Un classement général qui nous offrait un suspense ahurissant avant la sixième et ultime manche de la Coupe du Monde : 1000 points pour Greg Minnaar, 1007 points pour Gee Atherton…


photos: Christophe Bortels - rider: Greg Minnaar @ Val Di Sole

By the time you read this, the World Cup downhill final will have taken place at Windham, in the United States, and we will know whether Greg Minnaar or Gee Atherton has become the successor to Sam Hill in winning the coveted title. We take a look back in words and images at an emotional, suspense-filled 2010 World Cup. After the first two rounds held in Maribor (Slovenia) and Fort William (Scotland), won by Greg Minnaar and Gee Atherton respectively, and after the scores and pictures of which you may have seen in Landscape #11, the riders were supposed to meet up again in Schladming in June. Supposed to, because the Austrian resort, which played host to the 2009 World Cup final, will host the world downhill ski championships in 2013. With this meaning that significant renovations have to be made, Schladming had to cancel the organization of its race. So it was Leogang, also in Austria, that took on the difficult task of replacing the great Schladmingian round. This was a challenge that the bike park was able to pull off admirably, with the organizers managing to lay out a magnificent track of over four minutes, which was fast and varied: portions with very entertaining banked curves, jumps, some nice long follow-throughs, and especially some really steep, technical passages through the

rider: Joey Schusler @ Val Di Sole

undergrowth, studded with roots, which were particularly difficult to tackle due to the rain which fell on Leogang for most of the weekend. Despite the best time in the qualifiers, Sam Blenkinsop was not able to take the final and finished fourth. Greg Minnaar, second in the qualifiers, had the best overall standing with a time of 4:05.65, ahead of his apparent heir Gee Atherton, and Aaron Gwin. A second victory in three races allowed the South African to stay ahead in the overall standings, in front of Gee Atherton, which augured well for an exciting second half of the season. And as you will see below, we really won’t be disappointed... As for the ladies, the race was to be marked by the French triple threat, Sabrina Jonnier – Emmeline Ragot – Floriane Pugin, but especially by Rachel Atherton’s crash on a technical section, which will force her to bow out for a good part of the rest of the season. After Sam Hill’s accident, in which he tore three shoulder ligaments in Fort William, the World Cup lost another of its key players and a serious contender for the title. One month later, the World Cup made its great return on the already legendary track at Champery, in Switzerland. Legendary, even though only a single World Cup round has been held there thus far? Yes, but what a track, and what a race! It was in 2007 that riders discovered what is undoubtedly the most technical track they have ever gone down. And when we say “down”, we’re not kidding. Because this is certainly what best characterizes Champery: a

dizzying slope (581m on a 1550m long track...) combined with small tight turns, roots, rock, flat turns, etc. And then there’s the stark contrast between these famous steep technical portions and the super fast parts with enormous jumps found throughout, from start to finish. In this sense, the final, revised from the first race, was by itself worth the trip this year: a series of monstrous doubles, some of which were switchback, which led into a flat turn at a breakneck speed before two more modest (relatively...) jumps and the finish line. A feast for the spectators who strategically crowded the place and were fervently awaiting Brendan Fairclough, Cedric Gracia, Danny Hart and other showmen who put up a brilliant battle of big whips and tables. But beyond the slope and its contrast between the fast and technical aspects, it was the rain that made the strongest

“would the rain refrain this time from being a spoilsport”

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photos: Christophe Bortels - rider: Cameron Cole @ Leogang

rider: Sam Blenkinsop @ Val Di Sole

impression in 2007, which broke out with the final underway, making a track which was extremely perilous when dry even more difficult and sending all the riders who had the misfortune of having to rush into these conditions to the ground. In the end it was Matti Lehikoinen – who had voluntarily stopped for a moment during his qualifier in order to be able start early in the final and thus avoid the rain – who won three years ago, ahead of Steve Peat and Sam Hill, who had a legendary run under those apocalyptic conditions and who would finish a second and a half behind Lehikoinen and only 3 hundredths of a second behind Peaty!

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rider: Brendan Fairclough @ Val Di Sole

Despite some modifications of the track and the facilities to provide public access to the steep course, all of the ingredients of 2007 were present this year, including rain, which showed up this time during the qualifiers, transforming the more or less flat sections into a sea of mud and the steeper segments into cascades and streams, destroying banks and supports, sweeping away some wooden reinforcements, in short, absolute chaos... As in Leogang, it would be Sam Blenkinsop who made the best play by obtaining the best time in the qualifiers, ahead of Frenchman Damien Spagnolo – visibly at home with this type of extreme conditions – and Gee Atherton, beating Minnaar who

placed 15th. And just like in Leogang, Blenki was not able to keep his lead in the final. Minnaar won in Maribor, Gee Atherton in Fort William, Minnaar again in Leogang... So it was almost logical that Gee would win in Champery, in a very muddy and difficult final, keeping up the alternating wins that have been happening since the beginning of this season and reestablishing equality in the number of wins but still leaving leadership of the overall standings to Greg Minnaar by a mere 13 points, ahead of Brendan Fairclough, Blenki and Damien Spagnolo, who stood on a World Cup podium for the first time. Some were happy with the race, but there was also a lot of damage.


photos: Christophe Bortels - rider: Logan Binggeli @ ChampĂŠry

Leogang

rider: CĂŠdric Gracia

We particularly recall the big crash of Belgian Nico Vink, who had to be evacuated by helicopter, and the scaphoid fracture of Cameron Cole, who had a beautiful season, with second place in Fort William, and had held 6th place in the overall standings prior to Champery... There was hardly enough time to recover from these emotions when this whole group met again a few days later on the other side of the Alps, in Val Di Sole, Italy, for the fifth and penultimate event in the 2010 World Cup downhill. There were two questions on everybody’s lips: would the rain refrain this time from being a spoilsport, and who would gain an advantage over the other

- Greg Minnaar or Gee Atherton? As to the former, this would be seen quickly as the dreaded drops arrived during training. Luckily, and unlike in Champery to name only the most recent example, the Val Di Sole track, thanks to its loose, sandy soil, stands up well in rain. Another feature that undeniably makes up its charm are the omnipresent large, round rocks and outcroppings, as well as its series of practically flat portions and sections that are extremely steep and tricky, if not dangerous, with multiple trails possible between the rocks, roots and tree stumps... Moreover, we are dealing here with a very natural track with no banked turns or artificial jumps, except for the

last jump over the cross-country course which leads to the finish line. Going back to the rain, in the end it only slightly bothered the first day of training and was quickly replaced by sunshine for the rest of the weekend, which took place in the dust and at times, in the heat. And what about the Minnaar-Atherton duel for the number of victories and for the overall standing in particular? It was during the qualifiers that the first real development would arise. First to take off, Greg Minnaar made a mistake coming out of the woods just before coming into the final portion and lost precious seconds, and therefore points, finally finishing in 15th. Unfortunately for him, Gee Atherton was on

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photos: Christophe Bortels - rider: Cédric Gracia

Champéry

the heels of the best qualifying time, collecting the 50 points that go with it and thus virtually, and for the first time this season, taking the lead in the overall World Cup standings, which had been held by Greg Minnaar since the first race in Maribor! The final on Sunday would thus be crucial in more ways than one. Would they continue this amazing alternation of victories? Would one of the two riders finally gain a clear advantage? Not at all...because what we had forgotten a little was that there are more than two riders capable of winning the World

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rider: Aaron Gwin

Cup races. Avoiding pitfalls, twirling over rocks and simply making the perfect run was Briton Marc Beaumont, ranked 12th overall prior to the Val Di Sole race, who picked up a victory that was as splendid as it was unexpected, right under the noses of the two stars of the season... and was worthy nonetheless. Thanks to his second place, a second and a half from Beaumont, Greg Minnaar caught up some of the delay caused by his “bad” qualifier, while Gee, third in the final, solidified his leadership of the overall standings. These overall standings

provided us with breathtaking suspense prior to the sixth and final round of the World Cup : 1000 points for Greg Minnaar, 1007 points for Gee Atherton...

there are more than two riders capable of winning the World Cup races


photo: Mortimer Lojka

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photo: Mortimer Lojka

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3-2-1-polo

World Hardcourt Bike Polo Championships 2010, Berlin Writer: Photography: Web:

Mortimer Lojka Mortimer Lojka www.hardcourtbikepolo.com / www.brusselsbikepolo.be

Les joueurs qui vont tenter de se qualifier aujourd’hui émergent des tentes : les Hongrois fixent les protections sur les roues pendant que les Italiens préparent du café. Mes coéquipiers essuient la rosée de leur cadre, il est 8h, on donne les premiers coups de pédales pour se rendre aux terrains, le maillet sur l’épaule. Cette journée sera consacrée aux “prelims” du deuxième Championnat du Monde de Bike Polo qui, cette année, se tient à Berlin. L’année dernière, c’était sur le continent américain, à Philadelphia. Malgré la distance, certaines équipes ont fait le déplacement depuis Seattle, Chicago, Milwaukee, New York. Il y a aussi des Australiens, des Canadiens, et puis des équipes européennes, venues d’Espagne, Italie, Pologne, Hongrie, Suisse, France, Royaume-Uni... Beaucoup d’Allemands, évidemment, et deux équipes belges. Les organisateurs donnent les derniers coups de balais sur les terrains, mais il reste beaucoup de petits éclats de verre sur le court n°3. Nous décidons de faire une ligne d’une dizaine de personnes pour ramasser à la main les morceaux coupants. 20 minutes et 500 grammes de verre plus tard, les premiers matchs amicaux s’improvisent, en guise d’échauffement.

On commence à se demander quand débutera le tournoi, mais les organisateurs montent enfin sur le court n°2 et rassemblent tout le monde pour un bref discours d’accueil et de remerciements. Les règles détaillées sont distribuées et une immense feuille de matchs dépliée par terre: sur les 40 équipes inscrites aux éliminatoires, seules 14 pourront rejoindre les 50 qualifiées d’office, qui arriveront le lendemain. Il y a déjà un peu de retard sur le programme, aussi les matchs commencent rapidement. “Boneshaker, Tough Shit , Court n°1 !”. Les 6 joueurs passent la porte en bois et se dirigent vers l’arbitre, qui vérifie si les guidons et les manches des maillets sont bien bouchés: une mauvaise chute sur un tube ouvert, c’est comme un emporte-pièce dans de la pâte à gâteau: ça entre facilement et ça enlève un morceau de chair… Pour ceux qui ne sont pas en ordre, on met une pièce de 10 cents qu’on fixe avec un bon bout de tape d’électricien. “Messieurs, c’est un sport de gentlemen: soyez fair-play et respectez votre adversaire. Des questions?” On se serre la main, les maillets s’entrechoquent: “Good game !”. Roue arrière contre le bord du terrain, derrière la ligne de goal: “On the left, ready? On the right, ready? 3-2-1-POLO !” C’est parti !

Les matchs se succèdent sur les 4 courts. Il y a 12 minutes maximales de jeu, mais certaines équipes arrivent à inscrire 5 goals en moins de temps que ça pour boucler le match. Les premières bières sont servies, boisson par excellence du Bike Polo, avec le sourire et une consigne de 50 cents pour le gobelet, afin d’éviter que les abords ne se transforment en poubelle à ciel ouvert. Des dizaines de vélos sont alignés, à l’envers, roues vers le haut, et le soleil commence à taper. À tel point que certains pneus surgonflés explosent. On entend ainsi de temps à autre une détonation, suivie de rires amicaux quand le propriétaire constate que ça vient de sa monture. Mais le sol vient lui aussi user prématurément la gomme: le tarmac est tellement abrasif que les maillets accrochent plus qu’à notre habitude, rendant les passes moins fluides, et les pneus trop usés ne résistent pas aux dérapages: certains crèvent en plein match et sont contraints de rester au goal. Les pneus morts viennent s’empiler, petit à petit, sur un piquet: depuis le début de la journée, une demi-douzaine déjà. Et on n’est qu’au premier jour. L’après-midi avance, et les nuages aussi. Les équipes commencent à faire de rapides calculs, et après 4 matchs perdus, certains se savent déjà éliminés. Mais l’ambiance est excellente, tout le monde est heureux d’être présent, de retrouver des amis, et la citation du Baron de Coubertin, “l’important n’est pas de gagner…”, illustre parfaitement l’évènement.

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photos: Mortimer Lojka

Au loin, un coup de tonnerre. Une grosse goutte me tombe sur le bras, puis une autre, et en un rien de temps, c’est le déluge. On se rassemble sous les tentes, les matchs en cours se terminent, et la pluie redouble. Et voilà les éclairs ! “En été, c’est fréquent dans cette région d’Allemagne. Mais c’est dommage: ces 8 dernières semaines, on n’a eu que du beau temps !”. Après plusieurs minutes, des centaines de litres d’eau s’échappent quand la porte du terrain 2 s’ouvre. Il ne reste que quelques matchs à jouer, et le verdict tombe: il faut continuer, à cause du retard. Les équipes montent alors sur le terrain, lui torse nu, elle avec un k-way… Les conditions sont exécrables, les spectateurs ont les chaussures détrempées, la balle est freinée par les grosses flaques et le jeu tourne forcément au ralenti, mais on assiste à un spectacle superbe, presque surréaliste : après le coup de sifflet final, l’arbitre descend immédiatement de sa chaise pour se mettre à l’abri, mais les joueurs se félicitent et se prennent dans les bras, affichant un large sourire d’euphorie. On attend encore quelques minutes, mais la décision est finalement prise de reporter les derniers matchs au lendemain matin: il faut être un peu taré pour jouer au Bike Polo, mais les conditions sont devenues trop extrêmes. Je vais me réchauffer à côté du barbecue, discutant un bon moment avec des Australiens. Mes coéquipiers me retrouvent: les mecs, cette nuit, pas de camping pour moi, je passe la nuit au gymnase. Je découvre la salle, et suis surpris qu’il y ait aussi peu de monde. Les Français ont déjà mis

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les affaires à sécher, je prends une douche chaude et les rejoins à la buvette, pour manger un bout, boire quelques coups et discuter de matériel, de telle équipe… “Roue libre ou pignon fixe?”, “t’as vu les bécanes des anglais?”, “lors du dernier tournois, il y a un gars qui a couru à poil sur le terrain”. Un peu après 23h, on se prépare pour la nuit, et très vite, le silence se fait: cette première journée est même venue à bout des plus fêtards. Extinction des feux… Vendredi. C’est aujourd’hui que commence le tournoi des meilleures équipes mondiales. Il a plu toute la nuit, et ça continue ce matin. Le terrain 4 est noyé sous plusieurs centimètres d’eau, une pompe a été installée et 4 gaillards armés de brosses évacuent des centaines de litres. Les pieds sont déjà mouillés, on prend notre premier café/croissants en regardant le match qui devait se jouer la veille. Les résultats sont rapidement affichés, mais un petit cafouillage dans le calcul des points — différence entre les goals encaissés et marqués — casse le moral d’une équipe qui se croyait qualifiée, et fait le bonheur d’une autre. On voit passer des têtes connues, on se salue, on discute bien évidemment de polo, on observe les vélos : « lui, avec ses freins à disque, sera moins emmerdé par la flotte que l’autre avec son frein traditionnel. » L’âge moyen des pratiquants est de 30 ans, mais on voit déjà arriver une génération plus jeune. Et il y a quelques équipes de filles, les plus connues étant les Poloholica, de Munich. Tous types de vélos se mélangent — course, mountain bike — il y a quelques pignons fixes, mais le jeu a beaucoup évolué ces dernières années, et

la roue-libre (avec un frein avant ou arrière), est devenue omniprésente, car elle permet de se concentrer plutôt sur le jeu que sur la conduite. Les braquets sont très légers, permettant des accélérations immédiates. Une table avec de la nourriture végétarienne est dressée près du vendeur de nouilles asiatiques, non pas pour lui faire concurrence, car les assiettes de salade-feta-nouilles sont gratuites! On remercie l’organisation, et comme dit Jack: “les allemands sont bons dans beaucoup de domaines, sauf pour les blagues”. Les spectateurs commencent à arriver en masse, et on sent que le niveau de jeu est un cran au dessus, en terme de vitesse, de belles actions et de techniques bien huilées… Le soleil refait son apparition, le bitume sèche, et les joueurs qui sortent des terrains sont en sueur et essoufflés. Des pneus recommencent à éclater, des maillets sont pliés, certains abîment leur fourche ou une roue, mais la fraternité entre joueurs étant bien présente, on trouve rapidement de quoi réparer, en quelques minutes, sur le terrain. Le plus malchanceux se prendra une balle haute dans la clavicule… fracturée quelques semaines plus tôt. Le service médical le fera évacuer en ambulance. Un joueur Français sera même victime d’un accident improbable: coursant d’un peu trop près un adversaire, le maillet rasant le sol, sa main sera happée et se coincera entre le hauban et la roue arrière. Il hurle, tout le monde retient son souffle pendant qu’on le libère… On l’examine et... il se remet en selle !


Certains matchs sont très attendus : on veut absolument voir l’Équipe, Apologie, ou les Cosmics, qui ont offert du très grand jeu, rapide, précis, agressif ! Les scores tombent petit à petit, et la pluie clôt la journée. On répare sa bécane, on retourne au camping ou au gymnase pour se sécher et soigner ses blessures. Comme la veille, les groupes se forment autour d’une bière, on récupère et on a vite fait d’aller se glisser dans son sac de couchage. Ce samedi, les matchs recommencent sous la pluie, des heures durant, mais le ciel bleu refait enfin son apparition. Les parties sont de plus en plus intenses, les spectateurs de plus en plus passionnés, et déjà se profilent des noms. Dans l’après-midi commence un tournoi non-officiel pour les « loosers ». L’atmosphère est à la rigolade, pendant que de l’autre côté, ça devient vraiment sérieux. On passe d’un terrain à l’autre, il y a du spectacle partout, d’autant plus qu’avec l’avancement de la compétition, les niveaux commencent à s’équilibrer. L’après-midi se termine déjà, et on nous offre en soirée la projection du documentaire « 3, 2, 1… KILL ! » qui nous montre de très belles images sur, bien évidemment, le mouvement Bike Polo, sa naissance, ses équipes, ses joueurs, sa philosophie. Les yeux sont rivés sur le mur du hangar, certains lancent une insulte amicale en reconnaissant un ami… Les lampes se rallument, et des concours sont lancés : « Track Stand ! » : les participants tentent de rester en équilibre le plus longtemps possible sur leur vélo, d’abord à deux mains, puis une, puis en retirant un pied, puis l’autre... Le public est survolté. «Skid ! » : on trace des lignes à la bom-

be sur la route, et c’est à celui qui fera le plus long dérapage : les meilleurs font plusieurs dizaines de mètres. « Mini-Polo ! » : une arène de quelques mètres carrés est montée à l’aide de planches, un gobelet posé de chaque côté, le vainqueur étant celui qui renversera celui de l’adversaire. « Goldspriiiiint ! » : deux vélos, montés sur une structure à rouleaux, des câbles, un ordinateur, et 2 sprinteurs qui s’affrontent sur quelques centaines de mètres virtuels… Mais le système est difficile à régler, et l’épuisement de la journée me pousse à aller me coucher, alors que j’étais gagnant de la première course… Dimanche, 4e et déjà dernier jour : celui des titans. Les Américains, champions du monde et pratiquants depuis de très nombreuses années, partent favoris. Les Anglais également, mais les Suisses de l’Équipe sont très attendus ! Les matchs s’enchaînent, de plus en plus rapidement, on sent la pression monter sur des joueurs qui donnent tout ce qu’ils ont, allants parfois jusqu’à commettre de bêtes fautes ou des chutes évitables : la fatigue physique et mentale est bien là, l’agressivité monte, et l’arbitre doit parfois maintenant rappeler des joueurs à l’ordre, leur demandant de calmer le jeu. Il y a finalement eu très peu d’accidents jusqu’à présent, vu le nombre de matchs joués (248 !), pour un sport aussi technique et potentiellement dangereux : ce serait dommage que ça se produise aussi proche de la fin. Machine Politics, de Chicago, joue contre L’Équipe : 3 goals sont marqués en moins de 10 secondes ! Les Américains vont rapidement plier le jeu, 5 à 3, et vont en finale, mais l’Equipe reçoit une standing ovation du public.

Pour le tout dernier match, il n’y aura pas de chrono: le premier à 5 sera vainqueur. Beaver Boys contre les Machine Politics… 3-2-1-POLO  !!! Et bim, 1:0, 2:0, 2:1, le public est survolté, les 6 joueurs donnent absolument tout, mais les Beavers mènent. 4 :1, ils commencent à y croire et… 5 :1 ! Les champions du Monde de Bike Polo 2010 sont les Beaver Boys, de Milwaukee. Les spectateurs explosent et montent sur le terrain, les Beavers se mettent des claques, n’osant y croire. Rapidement, les très nombreux prix sont amenés sur le terrain et les meilleures équipes appelées tour à tour pour recevoir des cadres, des jantes et des sacs de coursiers. Les vainqueurs brandissent, sous les cris et les ovations, le trophée spécialement créé pour l’occasion, représentant 3 maillets soutenant une balle Les organisateurs ne savent pas en placer une, on trinque tous, heureux d’avoir pu participer à ça. On ne parle pas encore de l’année prochaine : pour le moment, on est là, fiers d’être de cette petite famille, d’être acteurs de la naissance de ce sport. Parce que vous risquez fort d’encore entendre parler de nous…

« lui torse nu, elle avec un k-way »

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photos: Mortimer Lojka

The players attempting to qualify today emerge from the tents: the Hungarians putting on the wheel covers while the Italians prepare the coffee. My teammates wipe the dew from their frames, it is 8 a.m., we are making the first pedal strokes to get to the courts, mallets on our shoulders. Today will be devoted to the “prelims” of the second World Bike Polo Championships, which are being held in Berlin this year. Last year, they were held in Philadelphia, in the United States. Despite the distance, certain teams have made the trip from Seattle, Chicago, Milwaukee and New York. There are also Australians, Canadians, and European teams, coming from Spain, Italy, Poland, Hungary, Switzerland, France, the UK... a lot of Germans obviously, and 2 Belgian teams. The organizers made a final sweep of the court, but there are still lots of little shards of glass on Court No. 3. We decided to form a line of ten or so people to pick up the sharp pieces by hand. 20 minutes and 500 grams of glass later, the first friendly matches were improvised as a warm up.

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We begin to wonder when the tournament will start, but the organizers finally get onto Court No. 2 and gather everyone together for a brief welcome speech and acknowledgements. Detailed rules are handed out and a huge match sheet is unfolded on the ground: of the 40 teams signed up for the eliminatories, only 14 can join the 50 automatically qualified teams, who will arrive the next day. We are already a little behind schedule, so the matches begin quickly. “Boneshaker, Tough Shit, Court No.1!”. The 6 players go through the wooden door and head toward the referee, who checks to see that handlebars and mallet handles are well capped… a bad fall on an open tube is like a hole punch in cake batter: it goes in easily and takes out a chunk of flesh... For those who don’t know, you put in a 10 cent piece taped with a good length of electrical tape. “Men, this is a gentleman’s sport: play fair and respect your opponent. Any questions?”.

age to get 5 goals in less time than the time allotted to complete the game. The first beers are served, an excellent Bike Polo beverage, with a smile and a deposit of 50 cents for the cup, in order to prevent the surroundings from becoming an open-air garbage can. Dozens of bikes are lined up, upside down, wheels up, and the sun begins to beat down. So much so that some overinflated tyres explode. We hear an explosion from time to time, followed by friendly laughter when the owner realizes that it is coming from his bike. But the ground also wears away the rubber prematurely: the tarmac is so abrasive that the mallets stick more than we’re used to, making the passes less fluid, and the worn tires cannot withstand the skids: some burst in the middle of the match and are forced to remain in goal. The dead tires are piled up, little by little, on a post: a half dozen of them already since the start of the day. And it’s only the first day.

Hands are shaken, mallets collide: “Good game!”. Back wheel on the edge of the court, behind the goal line: “On the left, ready? On the right, ready? 3-2-1-POLO!” They’re off! The matches take place on 4 courts. Maximum game time is 12 minutes, but some teams man-

« he with a bare chest, she with a waterproof jackets »


The afternoon goes on and the clouds come in. The teams begin to make quick calculations, and after 4 lost matches, some of them know they have already been eliminated. But the atmosphere is excellent, everyone is happy to be present, to reunite with friends, and the quote from Baron de Coubertin, “the important thing is not to triumph...”, perfectly illustrates this event. In the distance, a thunderclap. One large drop falls on my arm, then another, and in no time, it’s a downpour. Everyone gets together in the tents, the matches underway stop, and the rain gets heavier. And now lightning! “In summer, this is a frequent occurrence in this region of Germany. But it’s a shame: these last 8 weeks, we’ve had nothing but good weather!”. After a few minutes, hundreds of litres of water escape when the door of Court 2 is opened. There are only a few more matches to play, and the verdict is passed: it must go on, because of the delay. The teams then get onto the court, he with a bare chest, she with a waterproof jackets...The conditions are appalling, the spectators shoes are soaked, the ball is slowed by large puddles and the game has to go slower, but there is a wonderful show, almost surreal: after the final whistle blows, the referee comes down from his chair immediately to take shelter, but the players congratulate and embrace each other, wearing large euphoric smiles. We wait for a few minutes more, but a decision is finally made to postpone the final matches

until tomorrow morning: you must be somewhat insane to play Bike Polo, but the conditions have become too extreme. I go to warm up beside the barbeque, chatting for a while with the Australians. My teammates come and find me: guys, tonight, no camping for me, I’m spending the night in the gymnasium. I find the room, and I’m surprised that there are so few people in it. The French have already set things out to dry, I take a hot shower and join them at the bar, to get a bite, have a few drinks and discuss such team matters as... “Freewheel or fixed gear?”, “did you see the bikes in English?”, “at the last tournament, there was a guy streaking”. Shortly after 11 p.m., we get ready for bed, and quickly, everything is silent: this first day has even worn out the biggest partiers. Lights out... Friday. Today is the day that the tournament of the best teams in the world begins. It rained all night, and it continues this morning. Court 4 is flooded under several centimetres of water, a pump is installed and 4 guys armed with brooms get rid of hundreds of litres. Our feet are already wet, we have our first coffee/croissants while watching the match that should have been played the day before. The results are quickly posted, but a little mix up in the calculation of points – the difference between goals conceded and scored – dampens the morale of a team that thought it had qualified and boosts that of another.

We see familiar faces pass, we greet each other, we talk, naturally, about polo, we look at the bikes: “that one, with the disc brakes, will be less screwed by the rain than the other one with traditional brakes”. The average age of the participants is 30, but we are already seeing a younger generation arrive. There are a few ladies’ teams, the best known being Poloholica, from Munich. There is a mix of all types of bikes - racing, mountain bike - there are a few fixed gears, but the game has evolved a lot over the last few years, and freewheel (with a front or back brake), has become ubiquitous, as it allows you to concentrate more on the game than on riding. The gears are very light, allowing for fast acceleration. A table with vegetarian food is set up near the Asian noodle seller, not in competition with him, because the plates of salad-feta-noodles are free! We thank the organization, and, as Jack said : “the Germans are good at a lot of things, except for jokes”. The spectators begin to arrive en masse, and we sense that the level of play has been stepped up in terms of speed, good moves and well-oiled techniques... The sun reappears, the pavement dries, and the players who go out on the courts are sweaty and out of breath. The tyres begin to pop again, mallets are bent, some ruin their forks or a wheel, but with the brotherhood among players ever-present, a means of repair is found in a matter of minutes, on the court. The most unlucky one takes a high ball to the clavicle...

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photo: Mortimer Lojka

fractured several weeks earlier. The medical service evacuates him in an ambulance. A French player will be the victim of an unlikely accident: racing a bit too hard after an opponent, the mallet scrapes the ground, his hand is caught up and gets stuck between the strut and the rear wheel. He screams, everyone holds their breath while he frees himself... We have a look at it and...he gets back in the saddle! Some matches are highly anticipated: L’équipe, Apologie, or the Cosmics, who display great gamesmanship, and are quick, precise, and aggressive, are must sees! The scores come down little by little, and rain finishes off the day. We repair our bikes, go back to the campsite or the gymnasium to dry off and heal our wounds. Just like the day before, the groups get together over a beer, we recover and are quick to slip into our sleeping bags. On Saturday, the matches begin again in the rain, which last for hours, but blue skies finally reappear. The matches are more and more intense, the spectators more and more enthusiastic, and names are already emerging. An unofficial tournament begins in the afternoon for the “losers”. The atmosphere is light hearted, while on the other side, things get really serious. We go from one court to another, there is entertainment everywhere, especially as the competition advances, the levels begin to equal out. The afternoon is already over, and we are offered an evening screening of the documentary “3, 2, 1...KILL!”, which shows us some great pictures on, of course, the Bike Polo movement, its birth, its teams, its players, its philosophy. Eyes are fixed on the wall

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of the shed, some people shout a friendly insult upon recognizing a friend...The lights come back on, and the contests start : “Track Stand !”: the participants try to balance on their bicycle for as long as possible, first with 2 hands, then 1, then taking one foot off, then the other... The audience members are beside themselves. “Skid!”: lines are sprayed onto the road to see who can make the longest skid : the best manage several tens of meters. “Mini-Polo!”: an arena several metres square is built using planks, a cup placed at each end, the winner is the one who can flip over his opponent’s cup. “Goldspriiiiint!”: two bikes, mounted on a structure with rollers, cables, a computer, and 2 sprinters who face off on several hundred of virtual metres... But the system is difficult to handle, and the exhaustion of the day sends me to bed, just when I was winning the first race... Sunday, the 4th and final day: the day of the titans. The Americans, world champions and practitioners for many years, are the clear favourites. The English also, but there is a lot of anticipation about the Swiss from l’Équipe! The matches unfurl, faster and faster, you can feel the pressure mount on the players who give it their all, sometimes causing them to make stupid mistakes or preventable falls : physical and mental fatigue is present, the aggressiveness increases, and the referee now has to sometimes call the players to order, demanding that they calm the game down. In the end, there have been very few accidents up until now, given the number of matches played (248!), for a sport that is so technical and potentially dangerous: it would be a shame if this should happen so close to the end.

Machine Politics, from Chicago, plays against L’Équipe: 3 goals are scored in less than 10 seconds! The Americans quickly wrap up the game, 5 to 3, and head to the final, but L’Équipe receives a standing ovation from the public. For the final match, there will be no timing: the first to 5 will be the winner. Beaver Boys against Machine Politics… 3-2-1-POLO  !!! And bam, 1:0, 2:0, 2:1, the audience is riled up, the 6 players give it their all, but the Beavers are leading. 4:1, they begin to believe it and...5:1! The 2010 World Bike Polo champions are the Beaver Boys of Milwaukee. The spectators explode and crowd onto the court, the Beavers slap each other, not daring to believe it. Quickly, the many prizes are brought out onto the court and the best teams are called in turn to receive frames, wheels and carrier bags. The winners brandish, amid shouts and cheers, the trophy specially created for the occasion, representing 3 mallets supporting a ball. The organizers can’t get a word in edgewise, we clink glasses, happy to have been able to participate. We haven’t yet spoken about next year: for the moment, we are here, proud of belonging to this little family, to be key players in the birth of this sport. So it’s likely that you’ll be hearing more about us...


* Condor * Birdy * Big Mama * Phil Wood * Paul Component * * H-Son * Velocity & all other hot brands you fancy *


Vincent Rocher - rider: Bircan ÂŤBirreÂť Kareman

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photo: Vincent Rocher - rider: Jelle Harnisfeger

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grounded bmx

belgium / A Great team in a surrealistic country Web: Writer: Photography:

www.groundedbmx.com Vincent Rocher Vincent Rocher

En Belgique rien n’est jamais facile et je ne pense pas que, vu de l’extérieur, vous y compreniez grand chose à ce si petit pays où partir shooter à une demi-heure de chez soi c’est comme passer une frontière. Il y en a bien une, linguistique certes, mais pour beaucoup de belges elle est surtout psychologique. Ne pas se comprendre, dans tous les sens du terme, c’est bien tout le problème des wallons et des flamands, les deux grandes communautés de cet état européen. Je plaide coupable ! Comme beaucoup d’adolescents francophones, j’avais zappé mes cours de néerlandais. Il n’y a pas vraiment d’échanges entre les écoliers francophones et néerlandophones,

et donc pas de liens qui les pousseraient à apprendre la langue de l’autre. Si pour moi c’est le bike qui m’a permis de côtoyer des riders de toute la Belgique, il doit en être de même pour de nombreux sports où finalement on se rend compte qu’on partage les mêmes joies, les mêmes douleurs et les mêmes peines. Lors de ce shooting avec les gars du team Grounded, j’ai encore pu mesurer le surréalisme de ces situations «à la belge» où l’on se retrouve à partager ses tartines en ayant tant de mal à se parler. Alors si j’ai un message à faire passer à tous mes jeunes compatriotes encore sur le banc de l’école, c’est d’aller vers les autres, peu importe leur langue, car passer

du temps avec des gars comme Jelle, Thijs, Birre, Mike, Nico et Kenzo, c’est bien plus motivant d’apprendre une autre langue que ce que le système scolaire propose !

Nothing is ever easy in Belgium and I don’t think that, looking from the outside in, you can understand much about this small country where going to shoot half an hour away is like crossing a border. There is a language issue of course, but for a lot of Belgians it’s mainly psychological. It’s not understood, in any sense of the word, it’s the whole problem of the Walloons and the Flemish, the two largest communities of this European country. I plead guilty! Like many adolescent Francophones, I

skipped my Dutch classes. There aren‘t really any exchanges between the Francophone and Dutchophone schoolchildren, and therefore no ties that would motivate them to learn each other’s languages. For me, it was my bike that has allowed me to mingle with riders from all over Belgium, it must be the same for many sports in which we realize in the end that we share the same joys, the same pain and the same sorrows. During the shoot with the guys from the Grounded team, I was able to measure

the surrealism of these Belgian situations once again where we meet to share our bread without being able to talk to one another. So I have a message to pass on to all my young countrymen who are still sitting at their school desks, go out and meet the others without worrying about their language, because spending time with guys like Jelle, Thijs, Birre, Mike, Nico and Kenzo is more incentive for learning another language than what the school system offers!

« on se retrouve à partager ses tartines en ayant tant de mal à se parler »

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photos: Vincent Rocher

rider: Mike Hendrick

Bircan «Birre» Kareman

JELLE HARNISFEGER

Thijs Vervaeck

age: 21 where do you live: Roeselare favorite trick: invert and tabletop favorite spot: skateparks favorite bad word: oooh shit favorite food: spaghetti bolognaise favorite beer: vodka redbull Music you listen to: r’n’b Sponsors: Grounded bmx

age: 23 where do you live: Ghent favorite trick: barspin favorite spot: Barcelona favorite bad word: fuck favorite food: burgers, chinese, italian, anything with meat. I hate seafood. favorite beer: Jack Daniels Music you listen to: I listen to pretty much anything. Sponsors: Grounded bmx

age: 21 where do you live: Ghent favorite trick: ET favorite spot: Neusje favorite bad word: FAAAAAAK favorite food: Grilled scampi favorite beer: whisky Music you listen to: hip hop Sponsors: BSD, Grounded bmx

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rider: Thijs Vervaeck

rider: Kenzo De Witte

Nico Vink

Kenzo De Witte

Mike Hendrick

age: 27 where do you live: Waasmunster favorite trick: 360 table top favorite spot: Mx Trails favorite bad word: Fuck, aahhhh or wow. favorite food: Red cabbage with paotatoes and sausages favorite beer: Leffe Blond Music you listen to: Slayer, Motorhead, Saxon, Iron Maiden, Dire Straits and lots more. Sponsors: Vans, Troy Lee Designs, Grounded bmx, Solid, Reverse, Hope, Sapim, Schwalbe and All Company.

age: 20 where do you live: Ghent favorite trick: 360 favorite spot: Barcelona street favorite bad word: ahh, oh shit, hah favorite food: Japanese favorite beer: don’t drink beer Music you listen to: chill Sponsors: Grounded bmx, stranger flow

age: 24 where do you live: Herve favorite trick: backflip and footjam favorite spot: Woodward favorite bad word: putain favorite food: couscous favorite beer: Jupiler Music you listen to: everything but R’n’B Sponsors: Grounded bmx

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rider: Jelle Harnisfeger

Tenu par des riders, et poussé par la passion. Du bmx pur souche, voilà ce que représente Groundedbmx.com. C’est à la fois un shop, un projet et un mode de vie. C’est rider et essayer de transmettre cette expérience aux autres. Un shop online, un blog, des événements, des vidéos, et bien-entendu un team qui envoie. Nico Vink, plus rapide que n’importe qui, plus haut et plus propre. Mike Hendrick, connu et reconnu pour ses tricks les plus fous et une

absence totale d’aversion pour les chutes. Birre, avec ses pouvoirs surnaturels et sa capacité à passer du technique à l’envoyage de gros. Jelle Harnisfeger, au barspin inné et qui montre qu’être drôle peut aider à être sponsorisé. Thijs Vervaeck, avec ses combos dingues en street et son style en skatepark. Et pour finir en beauté, Kenzo Dewitte, le magicien technique de la rue en provenance de Gent. Basé à Ninove et avec des riders provenant des

quatre coins du pays, Grounded bmx se veut être la nouvelle vague du BMX belge, en proposant des produits de haute qualité et le service le plus rapide, pour faire en sorte de faire tourner votre petit vélo bien comme il faut. C’est le moment de sortir de chez vous, de prendre votre bike, et de profiter du bon temps !

Owned by riders, ran by passion. Pure, unfiltered BMX is what GroundedBMX.com stands for. It’s a shop, a project, and a lifestyle. It’s about riding, and trying to pass on that experience to other people. An online shop, a blog, events, videos and of course, a kickass team.

with his supernatural powers and his ability to go tech, big and everything in between. Jelle Harnisfeger, barspin skills and showing that being funny helps to get sponsored. Thijs Vervaeck, doing crazy combos on street and stylish through skateparks. And the last addition to the team, Kenzo Dewitte, the technical streetwizard from Ghent.

all over the country, GroundedBMX is attempting to become the new wave in the Belgian BMX scene with up to date, high-quality products and the fastest possible service, to get that little bike running smooth.

Nico Vink, going faster than anyone, going high and smooth. Mike Hendrick, known for crazy trickery and absolutely no fear to crash. Birre,

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Operating from Ninove and with riders from

Go out, get on your bike, and let the good times roll!


photo: Tom Oldham

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interview with caspar, foundator of the rollapaluza racing team Writer: Jonathan Borms Photography: Tom Oldham Web: www.rollapaluza.com

Comment se déroule un event Rollapaluza ? Le Rollapaluza Roller Racing est un remaniement contemporain d’un vieux sport. Cela consiste en deux vélos, un rouge et un bleu, fixés par la roue avant ce qui permet à la roue arrière de tourner sur deux cylindres en aluminium parfaitement réglés, qui sont eux-mêmes reliés à compteur gigantesque. Au plus vite tu pédales, au plus vite les aiguilles tournent. La course se déroule sur une distance de 500 ou 1000 mètres et les rouleaux offrent une petite résistance; le but est de pédaler le plus vite que tu peux. Dans les années 30 et 40, ce type de course était vraiment populaire en Angleterre et était généralement accompagné d’un groupe de musique. Nous avons remplacé le groupe par un DJ. Si vous en avez un bon qui interagit avec le MS et que la course est bonne, ça donne une dimension fantastique au contest. On a la chance d’avoir de bons DJ’s à Londres. Quel est le plus difficile dans un Rollapaluza ? Les 100 derniers mètres. Quand avez-vous commencé ces events ? Le premier sous le nom de Rollapaluza, c’était en 2003 à Londres, à l’époque c’était un event pour les communautés des messengers londoniens. Winston et moi-même étions chacun coursiers pendant plus ou moins 10 ans. La première course sur rouleaux a eu lieu en

2000, c’était organisé par des amis coursiers. Je leur avais donné un coup de main sur ce premier event et je me suis beaucoup plus engagé par la suite. J’ai fini par organiser et promouvoir les events avec un peu d’aide de coursiers entre 2003 et 2007. Winston m’a rejoint il y a trois ans et nous avons décidé d’essayer d’en faire un business. On roule toujours comme coursiers, mais que sur les championnats du monde à l’Est chaque année ainsi que dans d’autres events en Angleterre. Qui vient sur les courses? Des riders, des touristes, des enfants ? Il y a diverses cultures cyclistes à Londres: les pisteurs, les hipsters, les bmxers, les routeux, les coursiers, les fans d’endurance, les enfants,... Ils viennent tous rouler chez nous. Comme la scène fixie se développe énormément dans notre pays, on organise des courses dans de plus en plus de villes. L’année passée le Rollapaluza National Series a visité 5 villes, cette année on espère en faire 8. Combien de personnes vous voyez en moyenne? L’année passée on a eu plus de 15.000 personnes sur nos rouleaux spéciaux. On suit aussi des programmes scolaires de plus en plus intensifs, on a visité plus de cinquante écoles en un an. Le plus de personnes qu’on ait fait sur un event d’un week-end, c’était 600.

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photos: Tom Oldham

Quels sont les records du Rollapaluza? 01 M att Crampton - 17’’90 - 100,6 km/h World Championship Keirin Bronze 02 Cra ig MacLean - 18’’94 - 95 km/h Olympic Silver Medallist 03 Chr is Hoy - 19’’44 - 92,6 km/h Triple Olympic Gold Medallist 04 M  arteen - 19’’47 - 92,4 km/h Dutch Courier 05 Robin Thompson - 19’’59 - 91,9 km/h Fire Fighters Games Track Champion Faut-il une condition physique particulière ? C’est un sport assez intense et un peu technique, un peu de fitness peut vous aider en fin de soirée. Un Rollapaluza est plein de surprises sportives; l’année dernière un professeur de karaté de 62 ans a explosé un plus jeune qui tenait un des anciens records du monde de Rollapaluza. Est-ce qu’on peut dire que c’est une sorte de sport extrême ? Du point de vue du spectateur je dirais non, vu par un rider je dirais sans aucun doute. Dans combien de pays avez-vous faits des events ? Le Rollapaluza a déjà visité les Philippines, la Hollande, la France, l’Ecosse, l’Allemagne et les Wales. On est en train de planifier des events en Belgique et en Autriche pour cette année. D’autres pays sont encore prévus. Comment allez-vous développer le concept dans les deux prochaines années ? Avez-vous des plans pour conquérir le monde ? Nous sommes toujours en train d’affiner et d’analyser nos events. Tous les équipements sont designés, réalisés par une série d’ingénieurs et assemblés par mes soins. L’année passée on avait deux larges écrans digitaux pour certaines des courses. Ce qui permet aux spectateurs de voir

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immédiatement à quelle vitesse roulent les riders. Cette année on a ajouté un chronométrage digital sur une de nos courses et nous espérons afficher bientôt de plus en plus d’infos. A côté des courses sur rouleaux, on a aussi organisé la Urban Hill Climb, la première course anglaise de montée de côte en milieu urbain. Là on est juste en train d’organiser la deuxième course de nuit en Cyclo Cross qui s’appelle la Muddy Hell. Ces dernières années, nous voyons de plus en plus de cyclistes dans les grandes villes et ils sont souvent très passionnés. Peux-tu expliquer cette affluence ? Il y a bon nombre de raisons pour lesquelles le cyclisme devient de plus en plus populaire. Premièrement parce que c’est pas cher, accessible et que ça offre une indépendance complète, bien plus que ce qu’une voiture peut faire. Rajoute à cela le fait que les gens peuvent customiser à souhait leur vélo avec une grande facilité et le nombre de bonnes pièces qu’on peut trouver... Ce sont des ingrédients parfaits pour complètement individualiser leur vélo. Je pense qu’il est facile de devenir passionné pour quelque chose que tu as créé. Il y a également un nouvel intérêt pour la culture «route». De plus en plus de gens ont un nouveau regard sur l’Histoire du cyclisme et on peut même voir le Tour de France sur grand écran dans les bars. C’est la même chose pour des disciplines comme le cyclo-cross. Penses-tu que c’est une mode ? Pour être honnête je ne sais pas encore. Comme chaque année précédente je vois de plus en plus de gens s’intéresser au cyclisme et à la course. J’espère vraiment que cela va engendrer une masse qui ira plus loin que la simple tendance. Le vélo de course ne ressemble à aucun autre sport, vous devez porte allégeance à vos concurrents pour gagner et seulement les quitter dans

les dernières centaines de mètres. Et les hispters ? Ils seront toujours là. Est-il obligé de porter une petite casquette et un lycra pour défoncer un Rollapaluza ? Non, parfois les gens gagnent en portant un jeans. Généralement un serrant. Et la moustache ? La ‘stache offre des avantages aérodynamique. Qui sont les meilleurs au Rollapaluza ? Les coursiers, les pisteurs, les vttistes, les routiers ? Les pisteurs et les bmxers sont rapides, c’est une cadence spécifique à leur discipline. Si vous pouviez organiser le meilleur des contests avec une dream team, qui voudriez-vous voir sur les rouleaux ? Oui, vous avez le droit de réveiller les riders ou rockers morts... Jimi Hendrix vs Poulidor ? Elton John vs Eddy Merckx ? Lance vs Louis Amstrong ou Sven Nijs vs Steve Peat. Dans moins d’un mois vous arriverez avec votre van pour organiser le premier Rollapaluza belge. Tu penses que ça va aller le mix Rollapaluza et Duvel ? Bière et Roller Racing vont de paire. C’est régulier que le Rollapaluza se tienne dans dans events de coursiers où la bière coule à flot . En plus vous ne pouvez pas tomber d’un vélo qui est fixé au sol !


Explain how a Rollapaluza event works… Rollapaluza roller racing is a contemporary take on an old sport. It takes place on two bikes, one red one blue, the bikes are bolted via front wheel replacement units straight onto a frame that allows the rear wheel to rotate a couple of very accurately manufactured aluminium rollers, these in turn drive their corresponding hand around a giant dial. The faster you pedal the faster the hand travels. Racing is done over a distance of 500m or 1000m and the rollers offer little resistance; the aim is to pedal as fast as you can. Top racers can achieve a cadence of more than 220 (254 being the fastest we have had) on average for the length of a race. In the 1930’s and 40’s roller racing was a popular sport in the UK and it often used to go hand in hand with a dancing band. We have replaced the band with a DJ, if you get a good one who interacts with the MC and racing well it adds a fantastic dimension to the racing. We are lucky to have a few brilliant DJ’s in London. What’s the most difficult thing in a Rollapaluza Race? The last 100 metres. When did you start running your events? The first Rollapaluza event was 2003 in London, back then it was an event for the courier community of London. Both Winston & I used to be couriers for around 10 years each. The First roller race was in 2000, it was put on by some courier friends of ours. I helped out a little at the first event and became more involved over the following few. I ended up arranging and promoting the events with a little help, from 2003-2007, all courier orien-

tated. Winston came on board about three years ago and we decided to try and run it as a business. We still run a working courier-only championships around Easter each year as well as other courier events around the UK. Who comes to the races, riders, strangers, kids? London has a diverse cycling culture, trackies, hipsters, BMXers, roadies, commuters, runners, couriers and kids have all raced at our events. As the fixie trend grows throughout our country we are organising races in more and more cities. Last years Rollapaluza National Series visited 5 cities, this year we are hoping to visit 8 cities. How many people could you reach on average? In the last year we have had over 15,000 people on our specially designed rollers. We run an increasingly busy schools program, over 50 school visits in the last year. The most we did over one weekend was 600 racers. What are the fastest Rollapaluza times? Matt Crampton, he is one of the top track sprinters in the world. 01 M  att Crampton - 17’’90 - 100,6 km/h World Championship Keirin Bronze 02 C  raig MacLean - 18’’94 - 95 km/h Olympic Silver Medallist 03 C hris Hoy - 19’’44 - 92,6 km/h Triple Olympic Gold Medallist 04 M arteen - 19’’47 - 92,4 km/h Dutch Courier 05 R obin Thompson - 19’’59 - 91,9 km/h Fire Fighters Games Track Champion

Does it need a certain physical condition? It is a technique orientated sport, though a little fitness does help towards the end of the evening. Rollapaluza is fantastic for springing surprises, last year a 62 year old Karate teacher beat a slightly younger ex Roller Racing world record holder! Can we say that Rollapaluza is a kind of extreme sport? From a spectators point of view I’d say no, from a rider’s point of view without a shadow of a doubt! In how many countries have you run events? Rollapaluza has already visited The Philippines, Holland, France, Scotland, Germany, and Wales. We are in the process of organising events in Belgium and Austria for later this year; there are other countries in the pipeline too. How will you develop the concept into the next two years? Do you have plans to conquer the world? We are always refining and analysing our events. All Rollapaluza’s equipment is designed and made by a number of engineers and assembled by me. Last year we added two large digital displays to a set of our rigs. This enabled spectators to see exactly how fast the riders had ridden immediately. This year we are adding digital timing to one of our 4 up rigs, soon we hope to be able to offer wattage data too. Along side the roller racing events we have also run the UK’s first closed road Urban Hill Climb and we are just organising our second night time Cyclo Cross race called Muddy Hell. In the last few years we have seen more and more cyclists taking to the streets in a lot of big cities and they are often very impassioned, how could you explain this craze?

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photos: Tom Oldham

There are a number of reasons why cycling is popular, fundamentally it is cheap, accessible and it offers complete independence, far earlier than a car does. Add to this the ease with which people are able to customise their bikes and the number of well made parts available and you have all the ingredients necessary for people to completely individualise their bikes. I think it is easy to become passionate about something you have created. I think that there are a number of reasons why cycling is getting more and more popular. There is also a new interest to the race culture. More and more people have a new look on the history of bicycling, and we can now see the Tour de France on screens in bars. It’s the same for disciplines like the cyclo-cross. Do you think that it’s just a fashion? To be honest I am not sure yet, as each year passes I see more and more people become interested in cycling and racing. I hope that the increase in interest reaches a critical mass that takes it beyond a trend. Bike racing is like no other sport, what other sport do you have to form allegiances with your competitors

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in order to win only to turn on them in the final few hundred metres? What about the hipsters? They will be here for ever. Is it obligatory to wear a small cap and a lycra to mash a Rollapaluza? No, people sometimes win wearing jeans, usually skin tight. And what about the moustache? The ‘tache offers an aerodynamic advantage Who are the best in a Rollapaluza ? Messengers, pisat riders, moutain bikers, racers? Track riders and BMXers are fast, they do specific cadence training for their disciplines. If you coul organise the best contest ever with a dream team, who would you like to see on the rolls? Yes, you could wake up dead riders or rockers… Jimi Hendrix VS Poulidor? Elton John VS Eddy Merckx ? Lance vs Louis or Sven Nijs vs Steve Peat

In less than one month, you will come with your van to organise the first Belgian Rollapaluza. Do you think it will be ok to mix Rollapaluza and Duvel beers? Beer and Roller Racing go hand in hand, in its current form Rollapaluza evolved from a courier event and there is always plenty of beer at those, what they lack in strength they make up for in quantity. You can’t fall off a bike that is bolted down! A last word to make people hot before the contest? Try it, it looks easy.


photo: Esteban Hendrickx

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photo: Christophe Bortels - rider: Stefano Dolfin

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nissan european downhill cup

argentera Italy / 26 & 27.06.2010 Web: Writer: Photography:

www.x-free.net Christophe Bortels Christophe Bortels

Après quelques changements de lieu et de date, c’est finalement à Argentera, en Italie, qu’a eu lieu à la fin du mois de juin la première des trois manches du nouveau projet de X-Free, la Nissan European Downhill Cup. Le petit village d’Argentera, situé à plus de 1500m d’altitude dans les Alpes italiennes, à quelques kilomètres à peine de la frontière française, réunissait tous les ingrédients nécessaires pour un week-end de course réussi : l’incoutournable pizzeria, une charmante petite épicerie, un immense parking, un torrent idéal pour laver le matos et conserver les boissons au frais, et surtout du dénivelé et un télésiège pour le gravir. Et puisqu’on en parle, prenons-le tout de suite ce télésiège. La petite demiheure (oui oui, vous avez bien lu !) de montée permet d’apprécier la nature luxuriante et magnifique, et de se rendre compte que les pilotes n’ont pas été floués sur la marchandise : les 500m de dénivelé négatif annoncés sont bien là ! Et puis arrivés en haut, c’est le choc. Ou plutôt les chocs. Thermique et épidermique tout d’abord. Il fait frais, le vent souffle, il y a même encore de la neige par-ci par-là, que les plus espiègles se feront évidemment un plaisir d’aller fouler du pied ou du pneu. Et puis tout autour de nous, il y a ce paysage exceptionnel, fait de montagnes magnifiques sur lesquelles dansent les ombres des nuages, ce genre de montagnes tellement hautes que plus grand chose n’y pousse. C’est là qu’on oublie totalement les nombreux kilomètres parcourus pour arriver jusqu’ici. On en oublierait même qu’on est là pour une course de descente. Tiens d’ailleurs, il ne devrait pas y avoir une piste là quelque part ? Pas de start visible, pas l’ombre d’une rubalise... C’est en fait quelques centaines de mètres plus loin que débute véritablement la trace de la course, que l’on rejoint via un délicieux petit singletrack bourré de petits sauts naturels dans la plaine puis de quelques virages serrés. On aurait donc encore pu ajouter plusieurs dizaines de secondes aux déjà impressionnantes quatre bonnes minutes de descente... Wow !

En guise d’entrée, une nouvelle portion boisée racineuse et en dévers, plus délicate à négocier, puis une nouvelle section très rapide où l’on trouve un road-gap et des virages relevés qui mènent au plat de résistance : de la pente, de la roche, des petits virages serrés, des dévers, un long pierrier. Après avoir été bien secoué, voici le dessert, qui apporte une douceur bienvenue. C’est plus roulant, ça tourne vite, ça saute, bref, on se régale. Ce copieux repas, on le termine logiquement avec le digestif : une successsion de virages à plat visibles depuis l’aire d’arrivée, qui lancent vers le dernier saut très piégeux, qui devenait l’”ultimo drop” dans la bouche du commentateur italien. Savoureux ! Mais une belle piste ne serait évidemment rien sans pilotes pour s’y lancer. Ils étaient heureusement nombreux à avoir fait le déplacement, et de nombreuses nations étaient représentées : France, Belgique, Argentine, Australie, Suisse, Nouvelle-Zélande, et surtout Italie. Logique, et encore moins surprenant quand on sait que cette première manche de la Nissan European Downhill Cup faisait aussi office de deuxième étape de la Coupe d’Italie, dont on reprenait ici le format de course : deux runs de course le dimanche pour tous les pilotes, puis on retenait au final le meilleur des deux chronos, tout simplement. Au grand dam des Italiens qui étaient donc présents en nombre, c’est un néo-zélandais qui s’est imposé dans les deux manches. Matthew Scoles, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a d’abord remporté au matin la première manche en 4’27”78 puis a encore amélioré son chrono l’après-midi en réalisant un extraordinaire 4’09”90 dans la manche finale, près de 5 secondes devant l’Italien Marco Bugnone, deuxième en 4’14”75. Son compatriote Marco Milivinti, à 8 secondes de Scoles, monte sur la troisième marche du podium. Après la traditionnelle remise des prix, la journée s’est terminée par une surréaliste et interminable tombola pour les pilotes – à la clé, pédales, cintres, selles décorées façon vache, cadre de XC, horloges New York et Marilyn Monroe (!), paniers de produits locaux et on en passe, –, puis par une orgie de mini-pizzas…

Bon bon, nous y voici enfin sur cette piste, d’une longueur de trois kilomètres et réalisée tout spécialement pour l’évènement. Une sympathique portion boisée puis une partie dégagée et plus rapide servent d’apéritif.

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photo: Christophe Bortels

photo: Christophe Bortels

photo: Christophe Bortels - rider: Francesco Danilo Petrucci

photo: Esteban Hendrickx - rider: Matthew Scoles

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photo: Christophe Bortels - rider: Stefano Mezzeta

After a few changes in venue and date, the first of three rounds of the new X-Free project, the Nissan European Downhill Cup, was finally held in Argentera, Italy at the end of June. The small town of Argentera, located over 1500m above sea level in the Italian Alps, just a few kilometers from the French border, has all the necessary ingredients for a successful weekend of racing: the must-have pizzeria, a quaint little shop, a large parking lot, a mountain stream that is ideal for washing gear and keeping drinks cold and, above all, a slope and a chairlift in which to scale it. And while we’re on the subject, what a chairlift! The little half-hour (yes, you read that right!) climb allows you to enjoy the abundant and magnificent natural setting, and to realize that the riders have not been cheated on the goods: the 500m drops are right there as advertised! And then at the top, there’s the shock. Or rather, several shocks. Firstly, thermal and epidermal shocks. It’s cool, the winds blows, and there is snow scattered about, which the most mischievous will obviously enjoy trampling under foot or tire. And then we are surrounded by a breathtaking landscape of splendorous mountains over which the shadows of clouds dance, the kind of mountain so high that nothing bigger grows there. It’s there that you completely forget the many kilometers travelled in order to arrive at this place. You also forget that you’re there for a downhill race. Speaking of that, shouldn’t there be a track around here somewhere? No start in sight, no trace of a marking tape... The racing track actually starts a few hundred meters further on and is reached by a delightful little single-track full of small natural jumps on the plain and several tight turns. So it must have added several tenths of seconds to an already impressive full four minutes of descent... Wow!

faster segment with a road gap and steep turns that lead to the main course: slope, rock, small sharp curves, banks, and a long scree. After a good shaking, here is the dessert, which brings sweet relief. It’s more rolling, the turns are fast, it soars; in short, a feast. This hearty meal must logically be topped off with something to wash it down: a succession of flat turns visible from the finish area, which launch riders into one last tricky jump, which became the “ultimo drop” in the words of the Italian commentator. Tasty! But a beautiful track is obviously nothing without riders hurtling themselves down it. Fortunately, there were many who made the trip, and many nations were represented: France, Belgium, Argentina, Australia, Switzerland, New Zealand and, of course, Italy. Logically, and even less surprising when you discover that this first round of the Nissan European Downhill Cup also served as the second stage for the Italian Cup, the race format was as follows : two runs on Sunday for all riders, as in the end it was simply the best of two times that was kept. To the great displeasure of the Italians, who were out in force, it was a New Zealander who won both heats. Matthew Scoles, the man we are talking about, won the first heat in the morning with a time of 4’27”78, which he later improved upon in the afternoon with an extraordinary 4’09”90 in the final heat, more than 5 seconds ahead of Italian Marco Bugnone, who came in second with 4’14”75. His compatriot, Marco Milivinti, 8 seconds behind Scoles, took the third step on the podium. After the traditional awards ceremony, the day ended with a surreal and seemingly never-ending raffle for the riders – on offer, pedals, handlebars, saddles decorated like cows, XC frame, New York and Marilyn Monroe (!) watches, gift baskets of local products and so on, and then an orgy of mini-pizzas...

So, we are finally on the three kilometer track made especially for the event. There is a nice wooded section then a faster, more open part, which serve as appetizers. To whet the appetite, another forest section full of roots, banked and tricky to negotiate is served up, followed by a

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photo: Christophe Bortels - rider: Schipper Henning

photo: Christophe Bortels - rider: Charly Di Pasquale

nissan european downhill cup

la bresse France / 07 & 08.08.2010 Web: Writer: Photography:

www.x-free.net Vincent Rocher Christophe Bortels & Vincent Rocher

La France accueillait la deuxième manche de cette nouvelle coupe européenne, plus particulièrement le département des Vosges puisque c’est à La Bresse que les hostilités allaient se dérouler. Les sommets arrondis et verdoyants de ce massif montagneux aux formes généreuses offrent des tas de possibilités de singletracks mais le Hohneck, culminant à 1366m, a l’énorme avantage d’être desservi par un télésiège. Un gain de temps énorme et une facilité logistique pour la remontée des riders et de leur monture pas vraiment adaptées pour manger de la pente en mode ascension. C’est Philippe Derbier qui fut chargé du tracé, lui qui en 2009 signait celui de la manche de coupe du Monde de descente dans cette même station. Pour info, les Sam Hill, Greg Minaar et autres Atherton seront de retour en 2011 puisque La Bresse est officiellement au calendrier UCI l’année prochaine. Si le potentiel du site était énorme, on peut juste regretter la trop grande «fraîcheur» de la trace. Elle était vierge (ou presque) lorsque les pilotes se sont élancés pour les entraînements, vous y ajoutez les litres de pluie de ce mois d’août à l’ambiance automnale et un sol composé en partie de sphaigne, un végétal très absorbant aux multiples utilisations, mais qui dans notre cas retenait surtout cette fichue flotte, vous laissez agir quelques heures... et vous obtenez une patinoire boueuse. Les pilotes ont donc pu goûter aux joies de la glisse... sans rencontre avec les arbres pour les plus chanceux. Heureusement les conditions météo se sont améliorées pour les qualifications et sont restées correctes pour les finales. Une piste naturelle, un peu trop aux goûts de certains, qui alternait fortes pentes, faux-plats et quelques sauts timides pour se terminer sur une aire d’arrivée dynamisée par le désormais traditionnel écran géant de la Nissan Downhill Cup, affichant les runs des descendeurs au millier de spectateurs présents.

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Côté course, 110 pilotes au départ, de nombreuses nationalités et au final un duel franco-français pour la première place. Le suspense a tenu jusqu’aux dernières secondes puisque le régional de l’étape, Maxime Rémy, occupait le hot seat tout en suivant sur l’écran la descente de Charly Di Pasquale, vainqueur de cette deuxième manche de la Nissan European Downhill Cup. Alexis Pujol suivi de Jérome Crocombette complètent un podium entièrement français. Coupe européenne oblige, le reste du top 10 est clairement internationnal puisque le suisse Roman Roschi est cinquième, l’allemand Noah Grosseman sixième, l’espagnol Javier Guijarro septième, en huitième et neuvième position on trouve les belges Bertrand Gilles et Randy Van Goubergen, pour finir avec un autre allemand, Janik Filter signant le dixième temps. On note les prestations d’Alexandre Blardone, le premier junior en 15ème position au général et de Nicolas Mathieu, premier cadet en 19ème position. On allait pas oublier les véritables rayons de soleil du week-end... les descendeuses ! L’alsacienne Caroline Sax devance Léa Fourton (France) et Joanne Muoser (Suisse). Une manche réussie donc pour les organisateurs, l’équipe d’X-Free, qui s’efforce depuis trois ans déjà de développer les compétitions de DH en Belgique et qui s’attaque depuis cette saison au niveau européen. Un contexte économique tendu ne leur rend pas la tâche aisée mais n’entame pourtant pas leur dynamisme. Certes il y aura toujours des choses à améliorer, mais ils ont le mérite de proposer des courses avec une organisation proche d’un niveau coupe du monde auxquelles n’importe quel pilote peut s’inscrire. Rendez-vous à Namur les 25 et 26 septembre pour un week-end placé sous le signe du gros vélo, finale de la Nissan European Dowhnill Cup et manche du Wall Ride Tour. Du jamais vu au plat pays!


photo: Vincent Rocher - rider: Maxime Rémy

France hosted the second round of the new European Cup, more specifically, the department of Vosges, as the rivalry would take place in La Bresse. The rounded, verdant peaks of this mountain offer heaps of opportunities for singletracks but Hohneck, with a height of 1366m, has the massive advantage of being equipped with a chairlift. This proves a great time saver and gives ease of logistics in order to get riders and their bikes up, which are not really adapted for squandering the slope on ascent mode. Philippe Derbier was responsible for the track, the same man who designed that of the World Cup downhill round at the same resort in 2009. FYI, Sam Hill, Greg Minaar, the Athertons and others will be back in 2011, as La Bresse is officially on the UCI calendar for next year. Although the potential for the site was huge, we were a little disappointed the “freshness” of the track. It was virgin (or nearly) when the riders took off for training; when you add in the liters of rain in August to a fall environment and ground cover partly made up of moss, a very absorbent multi-purpose plant (which in our case retained the damn rain), let that sit for a few hours - you get a muddy skating rink. Riders were able to taste the joys of skiing...without hitting the trees, for the lucky ones. Fortunately, the weather conditions improved for the qualifiers and remained good for the finals. This was a natural track, a little too natural for some tastes, which alternated between steep slopes, false flats and some slight jumps ending up at a finish line brought to life by the now traditional giant screen of the Nissan Downhill Cup, showcasing the riders’ runs to the thousand or so spectators in attendance. For the race, 110 riders at the start, of many different nationalities and a Franco-French duel at the end for first place. The suspense held right up until the last seconds, as the local of the stage, Maxime Remy, was in the hot seat, while the descent of Charly Di Pasquale, winner of this second round of the Nissan European Downhill Cup was being shown

on the screen. Alexis Pujol, followed by Jerome Crocombette completed the entirely French podium. This being a European Cup, the rest of the top 10 is prominently international, with Swiss Roman Roschi in fifth, German Noah Grosseman sixth, Spanish Javier Guijarro seventh, and Belgians Bertrand Gilles and Randy Van Goubergen in eighth and ninth, and finished up by another German, Janik Filter in tenth place. Notable were the performances of Alexandre Blardone, the first junior in 15th place overall and of Nicolas Mathieu, the first cadet in 19th place. We cannot forget the real rays of sunshine of the weekend…what racers! Caroline Sax, the Alsatian, ahead of Lea Fourton (France) and Joanne Muoser (Switzerland). A successful round for the organizers, the X-Free team, who have been working for 3 years to develop DH competitions in Belgium and who are taking things on on the European level as of this season. The strained economic climate does not make their task easy but it has not dampened their enthusiasm at all. Of course there will always be improvements that can be made, but we must not forget that they have the merit of proposing races with an organization close to a World Cup level which any rider can sign up for. Visit Namur on September 25 and 26 for a weekend under the sign of the big bikes, the Nissan European Downhill Cup and the Wall Ride Tour round. Riding like Belgium has never seen before!

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photo: Nicolas Niederprüm - rider: Kristof Lenssens

photo: Christophe Bortels - rider: Cédric Moermans

nissan downhill cup

huy

Belgium / 10 & 11.07.2010 Web: Writer: Photography:

www.x-free.net Christophe Bortels Nicolas Niederprüm & Christophe Bortels

Des vraies gueules de mineurs. Méconnaissables, en sueur, le visage couvert de poussière, des erraflures, des ecchymoses, des plaies parfois... Voilà la scène surréaliste qu’on a découverte en arrivant à Huy, le 10 juillet dernier, pour assister à la troisième manche de la Coupe de Belgique. On l’aura donc compris, les conditions étaient extrêmes pour ce week-end de course dans la cité hutoise. On a même rarement connu une atmosphère aussi torride. Il faut dire que le soleil tapait très fort et que le thermomètre flirtait avec les 35°C, sans même un petit brin de vent pour rafraichir les corps en ébullition. La seule façon de perdre quelques précieux petits degrés était donc de se réfugier sur les pentes boisées. Mais là aussi c’était chaud ! Car Huy reste Huy, une piste très courte mais très nerveuse, et surtout raide et technique à souhait. Avec cette autre particularité d’être très glissante, qu’il fasse humide ou sec et poussiéreux comme c’était le cas cette fois. Si la seconde moitié de la piste était identique à l’année passée – avec notamment le dévers toujours très piégeux qui en aura envoyé plus d’un dans les filets et au dessus..., les virages serrés et le saut final au dessus des rails – , le début avait subi quelques modifications importantes. Au grand regret de certains d’ailleurs. Et c’est vrai que la

très spectaculaire et fameuse passerelle avait son charme et constituait une des grandes attractions de la course ces dernières années. Cette foisci, les pilotes empruntaient le début de la trace de droite mais bifurquaient sur la gauche avant le bien connu mur de roche, sautaient un road-gap qui lançait dans un gauche ultra-rapide, puis un step-up, un droite serré pour ensuite aller rechercher la trace de gauche peu avant la portion technique.

Imagine workmen coming back from the mine, face covered with dust, sweating like hell… You can see pain on their facial expression… Well that’s nearly what the third round of the Belgian Nissan Downhill Cup was all about! The race held in Huy suffered from extremely hot weather. The sun was astonishingly powerful as temperatures rose to more than 35° C! And don’t even think of a little bit of wind to cool down the boiling riders… there wasn’t a single breeze! Eventually the only way to refresh yourself was to find shelter on the wooded slopes of the track. You could indeed get some refreshment, but the extreme conditions were still there, considering the technicality of the track. Huy is well known around Belgium for its sick slopes, technical lines and rocky sections. What’s more the track is also very slippery, whether it is under wet or dusty conditions, which was of course the case this time. For those of you who know the track, the second part of it was very similar to last year’s – you could still fight against the famous and tricky off camber left corner, the tight corners or the final railgap. As far as the first part of the track was concerned, quite a few things had changed. Forget about the north shore gap, this time riders were invited to take

another line more to the right of the hill. Riders had to avoid the former steep rockgarden and jump a sweet natural roadgap, before launching quite a big step up. A tight and very dusty right corner led the riders to the old part of the track, right before joining the very steep and technical second section of the track.

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Dans ces conditions difficiles, et en l’absence de Nico Vink, vainqueur des deux premières manches à La Roche et Malmedy mais qui soignait une blessure au poignet, il y avait clairement un coup à jouer. Et c’est le belge Kristof Lenssens qui en a saisi l’opportunité, en réalisant en deuxième manche un excellent chrono de 1’17”437, que ne sera battu ni par l’espagnol Javier Guijarro, deuxième en 1’17”707, ni par Pascal Closset, troisième à une seconde et demi de Lenssens. Ludovic Oget et Cédric Moermans, tous deux très en forme mais victimes d’une chute dans l’avantdernier virage, terminent quatrième et cinquième.

Race conditions got unreal as the track was blown away all weekend with riders training. Nico Vink who won the first two rounds of the Nissan Downhill Cup was out as he was still dealing with an injury. So there was clearly a big opportunity for racers desperate for points. And when it comes to seizing the opportunity, you can count on Belgian rider Kristof Lenssens, who took the win with an incredible 1’17”437 on his second run. Even Spanish rider Javier Guijarro couldn’t follow the pace, taking second place with a 1’17”707 run. Pascal Closset took third place, running more than one second and a half slower than Lenssens. Ludovic Oget and Cédric Moermans, who were very fast all weekend long, both made a mistake at the same spot – relegating them to the fourth and fifth places.


photo: Jonathan Borms

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interview with

juliet elliott: catwoman, bikes and heavy metal! Writer: Photography: Web:

Jonathan Borms Jonathan Borms, Stefano Savarino, Greg Falski iliketoridemybicycle.wordpress.com / www.chargesbikes.com

Salut Juliet, alors est-ce qu’il pleut toujours à Londres ? Salut ! Tu sais quoi… La météo a vraiment été capricieuse ces derniers temps. Il fait grand soleil quand d’un coup il se met à pleuvoir des cordes ! Le mois de juin et la première moitié de juillet ont été vraiment sympas, mais à présent c’est plutôt pourri pour le mois d’août. Et vu que je suis anglaise, et qu’en plus je roule à vélo, je suis plutôt obsédée par la météo. Je check le bulletin météo plusieurs fois par jour mais il est rarement exact. Si tu devais te présenter, tu dirais quoi ? Salut, je m’appelle Juliet… Depuis combien de temps est-ce que tu roules ? Quand as-tu poussé la première fois sur tes pédales, qui t’a appris et quand as-tu commencé le bike version « extrême » ? Comme tous les enfants, je roulais à vélo, mais sans plus. Je suis devenu obsédée par les vélos il y a à peu près 3 ans quand j’ai transformé mon premier cadre en fixie. Je pensais que mon appart était un vrai magasin de bike… Quand je vois le tien, je me dis que je suis encore un petit joueur. Est-ce qu’il y a des pièces dans ton appartement où il n’y a pas de bikes ou même de pièces de bike ? Hmm, en fait je viens de me débarrasser de quelques bikes donc à mes yeux mon appart est plus vide que d’habitude ! Mais ouais, y a du brol de bike un peu partout. Sur toutes les armoires, sous le lit, partout ! C’est limite grotesque, je trébuche carrément sur mes vélos pour aller à l’évier.

Une bonne découverte dans ta cuisine… tu roules en BMX aussi ! Est-ce que le 20 pouces t’aide pour les tricks de fixie ? Je ne pense pas… Je pense que si tu ne sais pas comment prendre les transitions ou quelles lignes prendre, alors un BMX peut t’aider… mais j’ai plus ou moins appris tout ça en faisant du snow. Et la plupart des trucs que je fais sur mon BMX, je les ferai pas forcément sur mon fixie. Tu sais que la communauté des tricks 700cc n’est pas toujours super copain avec la scène BMX. Vu que tu es des deux bords, quel est ton point de vue là-dessus ? Mon dieu, j’en suis bien consciente du problème. Il y a tellement d’opinions sur tout, ça me rend complètement dingue. Ferme ta gueule et roule j’ai envie de dire ! Il y a déjà tellement de divisions au sein du milieu du fixie, autant éviter ça ! Et déjà la moitié des BMXers déteste l’autre moitié. Faut croire que quelque chose dans le bike peut faire de toi un gros gamin ! C’est juste complètement immature. Bien entendu, des BMXers me prennent pour une conne parce je roule en fixie etc… Je reçois même des mails de gens me demandant de ne pas ramener de riders fixie à certain parks. C’est quoi de ce bordel franchement ? Comme si j’étais responsable de tous les faits et gestes des riders fixie !! Et tu sais quoi, c’est ce genre de conneries qui me rend dingue. Si seulement les gens pouvaient grandir, avoir une vie et laisser tout le monde faire ce qui le rend heureux du moment que ça ne blesse personne d’autre…

Quand je parle de toi avec des riders du Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas ou France, ils disent toujours “Ooh Juliet, elle est trop cool, elle est sympa, et plutôt jolie… » Finalement tu es une sorte de princesse dans le monde du fixie non ? Qu’est-ce que t’en penses ? Tu aimes bien ? Ou alors tu préfères qu’on te considère comme une pote punk ? Hahaha, c’est drôle ça. Et bien c’est vachement sympa d’entendre des compliments de gens, je suis flattée ! En fait je suis quand même souvent couverte de bleus… et de transpiration, et j’ai une fâcheuse tendance à jurer tout le temps. Je pense qu’ils ne sont pas au courant de ça ! Tu es rideuse pour Charge et Carhartt et tu as ta propre compagnie PR qui bosse pour des clients de bike. On peut dire que tu es complètement dans le milieu du bike. Est-ce que tu estimes avoir la vie parfaite ou alors est-ce que tu veux donner encore plus dans le deux roues ? Genre devenir rider pro et passer tout ton temps à bouger et faire des vidéos… Je suis très heureuse dans ma vie actuelle. J’ai fait pas mal de trucs dans le passé et je me rends

«Je suis devenu obsédée par les vélos»

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photo: jonathan Borms

compte que je suis en train de transformer tout doucement ma vie en ce dont j’ai envie qu’elle soit… C’est comme si il y avait des trucs qui me gênaient, et dont je me débarrasse, et d’autres par contre qui me bottent vraiment, et du coup je me concentre là-dessus. Du coup j’arrange les choses comme bon me semble, ou du moins, du mieux possible. J’ai fait en sorte de faire de ma vie quelque chose qui me convient pour le moment, mais ça n’est pas arrivé par hasard. J’ai travaillé après les heures de mon dernier job pour lancer ma société PR, et comme je voulais spécifiquement être freelance, j’ai pu travailler quand ça m’arrangeait. Je suis contente que ça ait payé ! Je ne suis pas motivée par l’argent, mais bien par le bonheur et la liberté. Les tricks avec des 700c sont devenus de plus en plus populaires au cours des 2, 3 dernières années. Le style et le niveau n’ont cessé de grimper, on peut voir à présent des bunny-hop over fixie, des gros stair gap, des tailwhips et même des flips en park… Comment vois-tu le futur du fixie freestyle ? Ouais, c’est plutôt dingue non ? Si tu regardes les premières vidéo de Bootleg Sessions tu te rends vraiment compte de la progression de tout le monde. Comment je présage le futur ? J’en sais rien à vrai dire, tout ce que je sais c’est que les gens deviennent meilleurs et que les bikes deviennent plus costauds. Pas mal de gens disent : “Le seul trick que tu puisses faire avec un bike de piste c’est rouler vite”. Qu’est-ce que t’en penses ? Et bien je ne voudrais clairement pas faire de figures avec un vrai bike de piste… mais un fixie c’est complètement différent, la géométrie est différente. Ces bikes ont pas mal évolué depuis

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un an. Et puis après tout, on s’en fout de ce que tu fais sur quel type de vélo, du moment que t’as le sourire en ridant ! Tu es un enfant du Heavy Metal ! Tout chez toi est Metal. Quand est-ce que tu as commencé à écouter ce genre de musique ? Qu’est-ce qui a été le déclic ? Quand j’étais vraiment petite, j’aimais bien les trucs de Manchester genre les Stone Roses et les groupes comme The Cure et The Smiths et j’aimais bien acheter des trucs pas chers juste pour checker… Je pense que comme beaucoup beaucoup de gens, c’est Black Sabbath qui m’a mis dedans… Quand je les ai entendus, j’ai décidé d’explorer beaucoup plus le métal. Est-ce que le Heavy Metal est plus que de la musique pour toi ? Hmm, je ne suis pas sûre de la réponse à cette question piège… Est-ce que tu es plutôt du style Stoner, années 80, hardcore, black … ? Qu’est-ce qui te fait vibrer ? Ou est-ce que tu as quelque chose de prévu pour chaque moment de la journée ? Dans l’ensemble, je dirais que je préfère les trucs du style doom/sludge, mais j’aime bien pas mal de styles de métal. Ta dernière découverte ? Hmm. Fenriz (rires). Et ta meilleure ? En concert ? Eyehategod at The Underworld, c’était plutôt fou, mais par dessous tout, je dirais Hellfest. Groupe de folie et supers potes ! Ton souvenir de concert le plus fou ? Turbonegro, c’est de la bombe !

Tu l’écoutes plutôt à fond, ou VRAIMENT A FOND ? Juste ce qu’il faut de vraiment à fond… Je pense que je suis devenue un peu sourde. Même ton BMX est un bike de Métal. Racontenous son histoire ! J’ai ramené mon fixie à un skatepark et ça ne m’a pas spécialement plu de rider là-bas… Il me paraissait trop long, lourd et chiant pour être honnête. Puis j’ai essayé un coup le BMX d’un pote et j’ai vraiment aimé au premier coup. Il fallait que j’en aie un ! J’ai eu le Metal Bike d’un ami qui était sponsorisé par la marque. J’adore, j’aime ce bike ! Je serais même affectée si jamais on me le volait. Tu es peut-être une reine (ou une princesse) pour les riders, mais la seule reine dans ton appart, c’est Catwoman ! Que dirait ton chat à ton sujet ? Haha, une reine ? Mais non… Mais je dois avouer que Catwoman est très importante dans ma vie. J’adore cette petite boule de poils de tout mon cœur, à la folie même ! Elle est ce qui m’est arrivé de mieux, et je n’ose imaginer vivre sans elle ! Combien de fois par an est-ce que tu visites le shop de tattoo ? Hmm, pas si souvent que ça en fait ! Je dirais que je me fais faire au plus un tattoo par an. Je n’apprécie pas beaucoup la douleur ! Un petit mot pour la fin ? Merci pour l’interview, Jonathan ! Et merci beaucoup à Charge Bikes, Carhartt, Vans, Knog et Les Etes.


photo: Greg Falski

photo: Stefano Savarino

Hello Juliet, has it stopped raining in London ? Hello! You know what, its been such weird weather recently; one minute its sunny, the next its a torrential downpour. It was so nice in June and the first half of July and now its pretty shit for August. As I’m British PLUS I ride bikes, I am pretty much obsessed with the weather. I check the forecast several times a day but its never right.

You know that the 700cc tricks community is not über friendly with the bmx scene… As you are riding on both, how do you see that ? How do you feel it ? Oh jesus christ, yeah Im well aware of that. There are so many politics in everything it drives me fucking crazy. Just shut up and ride your bike! There are divisions WITHIN fixed gear let alone outside it! And half the BMXers hate the other half too. Is there something about bikes that makes you a big baby? Its so immature! Of course I get some of the BMXers thinking I’m a dick for riding fixed gear etc… I’ve had people emailing me telling me not to bring fixed gear riders to certain parks! I mean, what the hell? As if i’m responsible for what all fixed gear riders do?Its got nothing to  do with me what other people on fixed gears do! I tell you what, immature sniping, bitching and slagging off drives me fucking crazy. I wish people would grow up, get a life and leave everyone to do whatever makes them happy as long as its not hurting anyone else.

If you had to introduce yourself, what would you say ? Hello, my name is Juliet…………… How long have you been riding ? When did you start to push the pedals, who taught you and when did you start the ‘extreme’ bicycling ? I rode a bike when I was a kid, but no more than any other kid really. I became obsessed with bikes maybe three years ago when I converted my first frame to fixed. I thought my apartment was a bike store. I was wrong, I’m a small player compared to you.  Are there any rooms in your apartment where you don’t have any bikes or parts ? Hmm, well actually I just got rid of a few bikes so in my eyes my apartment is emptier than usual! But yeah, there is bike shit everywhere. On top of every cupboard, under the bed, all over the place. Its ridiculous; I quite literally fall over bikes and can’t get to the sink A cool discovery in your kitchen… you ride a BMX too! Does the 20” help you for the fixie tricks ? I’m not sure either way…. I think that if you had no idea how to ride transitions and what lines to take then BMX would help, but I kinda knew about that stuff already from snowboarding. Quite a bit of the stuff I do on my BMX is not stuff I would do on my fixed gear

When I speak about you with riders in UK, Belgium, Holland or France, they say all the time “ Oooh Juliet, she’s so cool, she’s nice, beautiful… “. You are a kind of princess in the world of fixed gear. What do you think about that? Do you like that ? Or do you prefer they consider you as a punk-homie ? Hahaha, that’s really funny. Well it’s really nice if people are complimentary and I’m super flattered! In actual fact I am always covered in bruises and sweat and I have a bad habit of swearing all the time; I guess that they don’t know that!

bike clients. You are completely plunged in bicycling. Do you think you have the perfect life or do you want to push it more into the two wheels ? Like become a pro-rider and spend all the time on tour and record tapes… I’m really happy with my life as it is at the moment. I’ve done all sorts of things over the years and what tends to happen is that I gradually change my life into what I want it to be…like if there are elements I am unhappy with, I phase them out and if there are things I am really into then I focus on them more. That way, I get things the way I want them, or at least as much as I can. I have managed to make my life into something that suits me right now, but it didn’t happen by accident by any means. I worked on my down time in my last job to set up the PR company as I specifically wanted to be freelance so I could work my own hours. I’m happy that it’s paid off! I am not motivated by money but by happiness and a sense of freedom. Tricks with 700c have become more and more popular in the last two or three years. The style and the level have grown very fast, we can see now bunny-hop over another fixie, huge stairs gap, tailwhips and backflips in parks… How do you see the future of the freestyle fixed gear ? Yeah its amazing isn’t it - if you look back at the first Bootleg Sessions vid you can see just

«I became obsessed with bikes»

You are rider for Charge & Carhartt and you have your own PR company which works for

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photo: Jonathan Borms

how far everyone has progressed. How do I see it in the future? I have no idea really - all I know is that people are getting better and better and the bikes are getting stronger.

thing special for each part of the day ? On the whole, I would say than I like doom/ sludge kinda stuff the best but I like many kinds of metal

A lot of people at first say : “ The only trick you can do with a track bike is riding fast “. What do you think about that? Well I certainly wouldn’t want to do tricks on a proper track bike… but a fixed gear trick bike is totally different with different geometry. These bikes have evolved quite a lot even over the last year. I don’t think it matters what you do on what bike though really as long as it puts a smile on your face

What was your last Metal crush ? Hmm. Fenriz. Hahaha

You are a Heavy Metal kid! Everything in your place is Metal ! When did you start listening to loud music ? What was the revelation for you ? When I was really young I liked stuff from Manchester like the Stone Roses plus bands like The Cure and The Smiths and I liked to buy stuff from charity shops for cheap just to check it out….I think that like many, many people, it was Black Sabbath that got me into metal. When I heard them, I decided to explore metal more Is Heavy Metal more than just music for you ? Um, well I’m not sure of the answer to that one. Are you more Stoner, 80’s, hardcore, black,… ? What makes you crazy ? Or do you have some-

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Your best ever ? Ever what? Gig? Eyehategod at The Underworld were awesome but as an overall experience, it would have to be Hellfest. Great bands and great friends! Your most amazing gig souvenir ? Turbonegro skirt is pretty good! Do you listen to it loud or FUCKING LOUD ? Really annoyingly fucking loud. I think I am a bit deaf Even your BMX is a Metal Bike ! Tell us the story about this bike. I took my fixed gear to a skatepark and I didn’t particularly enjoy riding it there… it felt too big, too clumsy and annoying to be quite honest. Then I had a go on my friend’s BMX and I immediately loved it. I had to get one! I got the Metal Bike from a friend who was sponsored by them. I love, love, love that bike. I would be devastated if it got stolen.

You are maybe a queen ( or a princess ) for the riders, but the ONLY queen in your apartment is Catwoman ! What could your cat says about you ? Haha, a queen? That’s silly. But yes, Catwoman does indeed rule my life. I love that little furball with all my heart and an intensity bordering on the insane. She is the best thing ever and I can’t imagine a life without her! How many times a year do you visit the tattoo shop ? Hmm, not that often, I would say at most I get one tattoo a year. I don’t like the pain! A last word ? Thanks for the interview Jonathan! And thanks to Charge Bikes, Carhartt, Vans, Knog and Les Ettes. Oh and thanks to Trevor Gordon for taking the air to fakie picture.

«Catwoman does indeed rule my life”


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photo: Yorick Carroux - rider: Linus Sjรถholm

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photo: David Ulrich - rider: Sam Reynolds

photo: David Ulrich

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photo: Ale Di Lullo - rider: Achim Seeger


Freeride Mountain Bike World Tour

All around the world Web: Writer: Photography:

www.fmbworldtour.com Vincent Rocher David Ulrich, Yorick Carroux, Ale Di Lullo & Marc Genon

Le nombre de pratiquants de mtb freeride est en pleine explosion et pourtant cette discipline n’avait jamais été encadrée par une fédération mondiale, ni même connu un vrai classement général des meilleurs riders. Vous me direz que par définition, le freeride n’est pas vraiment compatible avec une fédération... mais si celle-ci est fondée par d’anciens riders, des organisateurs d’événements et des gens vraiment issus de la scène alternative du 2 roues, la sauce devrait prendre. Et c’est chose faite, puisque la première saison se terminera en apothéose début octobre par la mythique Red Bull Rampage. Et ce n’est pas un hasard si les comThe number of practitioners of freeride mountain bike is booming and yet this discipline has never been controlled by a world federation, or even seen true overall ranking of its best riders. You might say that by definition, freeride is not really compatible with a federation...but if it is founded by former riders, event organizers and people who are really in tune with the alternative 2-wheeled scene, it had to catch on. And so it has, as the first season will end in a blaze of glory at the beginning of October with the legendary Red Bull Rampage. And it’s no coincidence that the competitions which have earned great fame have joined the FMB World Tour, as its principle is to bring together the best from all over the world to try to standardize the judging system, types of courses and safety. This is good progress for this sport initiated by Tarek Rasouli, Todd Barber and Jeremy Roche, the president, vice-president and treasurer, respectively, of the all new Freeride Mountain Bike Association (FMBA).

pétitions ayant acquis une grande renommée ont rejoint ce FMB World Tour, puisque son principe est de réunir ce qui se fait de mieux à travers le monde en essayant de normaliser les système de jugements, les type de parcours et la sécurité. Une belle évolution pour ce sport initiée par Tarek Rasouli, Todd Barber et Jeremy Roche, respectivement président, vice-président et trésorier de la toute fraîche Freeride Mountain Bike Association. Pour différencier les plus gros contests de ceux moins réputés, ils ont été divisés en quatre catégories: Bronze, Silver, Gold, diamond. Plus l’évènement est important, plus il rapporte de points au classement général du FMB World Tour. Après le fameux Kokanee Crankworx de Whistler In order to differentiate the biggest contests from the lesser known, they have been divided into four categories: Bronze, Silver, Gold, Diamond. The more important the event, the more points awarded in the overall standings of the FMB World Tour. After the famous Diamondclass Kokanee Crankworx of Whistler, the games that seemed to be set were completely turned upside down! The die is cast in the great world freeride casino and everything will play out in Utah at the Red Bull Rampage, a round that is also classified as Diamond. Brandon Semenuk, winner of the previous Rampage in 2008, is currently the leader in the world rankings of the FMB World Tour but, having been injured in Whistler, he probably won’t be able to defend his spot. So Frenchman Yannick Granieri, currently second, becomes the new big favourite. Will his engaging slopestyler style be enough for him to stand in the way of the big old school freeride stars? They’ll be playing for the crown!

classé Diamond, les jeux qui semblaient être faits se retrouvent complètement chamboulés! Rien ne va plus dans le grand casino du freeride mondial et tout se jouera en Utah lors de la Red Bull Rampage, une manche classée elle aussi Diamond. Brandon Semenuk, vainqueur de la précédente Rampage en 2008, est actuellement leader au classement mondial du FMB World Tour mais, blessé à Whistler, il ne pourra probablement pas défendre sa place. C’est alors le français Yannick Granieri, actuellement deuxième qui devient le grandissime favori. Son style de slopestyler engagé suffira-t-il à faire barrage aux ténors du gros freeride à l’ancienne? Ca va se jouer aux corones !

Overall ranking after Crankworx 01 - Semenuk B. - CAN - Trek - 2932,5 02 - Granieri Y. - FRA - Commencal - 2567,5 03 - Söderström M. - SWE - NS Bikes - 2477,8 04 - Pilgrim S. - GBR - Ashton D. B. - 2351,85 05 - Berrecloth D. - CAN - Specialized - 2284,1 06 - Zink C. - USA - Corsair - 2242,45 07 - McCaul - Cameron - USA - Trek - 2192,55 08 - Groves C. - CAN - Transition - 2164,3 09 - Watts G. - USA - Haro - 2164,2 10 - Kabbani A. - GER - Mongoose - 2100,025 11 - Agassiz G. - CAN - Kona - 1877,55 12 - Basagoitia P. - USA - Kona - 1805,975 13 - McCaul T. - USA - GT - 1772,475 14 - McGarry K. - NZL - Corsair - 1763,9 15 - Reynolds S. - GBR - DMR Bikes - 1686,6 16 - Montgomery M. - USA - Banshee - 1665,5 17 - Chubey M. - CAN - Morpheus C. - 1576,175 18 - Gulevich G. - CAN - Rocky Mntn - 1546,725 19 - Kirchmann S. - GER - Scott - 1415,175 20 - Taylor A. - USA - Marin - 1405,95

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Tarek Rasouli - photo: Yorick Carroux

photo: David Ulrich - rider: John Alm Högman

tarek Rasouli Salut Tarek, est-ce que tu peux nous raconter ton histoire ? Surtout pour les lecteurs qui ne te connaissent pas forcément. Salut tout le monde, je suis un ex-rider pro en freeride, et avant ça j’ai même été BMXer de race pro. J’ai commencé avec 9 ans de BMX et j’ai roulé jusque 1999. En 1991 j’ai roulé pour la première fois en vtt et j’ai roulé pendant presque 10 ans : race en BMX, dirt et VTT (principalement des shootings photo et des courses). A partir de 2000, j’ai roulé pour Rocky Mountain Canada, RaceFace, Red Bull, Giro, Oakley, Marzocchi and CameBak. Je ne roulais alors plus qu’à vtt et j’ai rejoint les “Froriders” de Rocky Moutain (Richie Schley, Brett Tippie, Wade Simmons, et puis Thomas Vanderham qui a rejoint le team). J’ai participé à des tournages de films comme Kranked IV et V. Pendant l’entraînement pour Kranked V j’ai complètement overshooté un gros gap et je me suis fracturé la colonne vertébrale, ce qui m’a paralysé jusqu’à aujourd’hui. Tout ça s’est passé il y a 8 ans. Après 2 ans, j’ai commencé à organiser des événements et j’ai lancé avec mon partenaire de business Anne Baltes la société « rasoulution » au printemps 2005. Depuis lors, nous avons organisé

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beaucoup d’événements dans à peu près 8 pays différents, Red Bull District Ride, le challenge Nissan Qashqai, le 26TRIX, White Style, BIG IN BAVARIA, Red Bull Vozie Bre, Vienna Air King, et j’en passe ! En plus des événements de la boite, j’ai fait des jobs de consultance pour des marques issues du milieu du bike, voire d’autres marques, en dehors du vélo. Nous faisons aussi de la gestion d’athlètes, et nous bossons avec des gens comme Andreu Lacondeguy, Danny MacAskill, Martin Söderström, Roger Rinderknecht, Benny Korthaus, Trond Hansen, Dane Searls et JB Peytavit. En 2009, rasoulution a lancé la créactino du FMBA et du FMB World Tour. En 2010, le premier FMB World Tour a commencé et je suis actuellement le président du FMBA aux côtés de Todd Barber (organisateur de la Red Bull Rampage), vice-président, et de Jérémy Roche (organisateur des événements Crankworx) en tant que directeur. En tant qu’organisateur de pas mal de contests, quels sont les meilleurs ingrédients pour réussir son événement ?

Tout d’abord, je voudrais préciser que je ne suis plus moi-même organisateur d’événement à présent. En revanche, ma société l’est, tout comme la personne derrière l’organisation de nombreux événements, à savoir Anne Baltes mon associée. Sans elle, nous n’aurions certainement pas la même qualité événementielle. Elle aime prendre soin du moindre détail, et c’est cela qui permet d’approcher la perfection. Je lui suis vraiment reconnaissante, que ce soit pour son énergie comme son enthousiasme. Donc voilà : il vous faut une équipe qui tourne bien, et à part un bon responsable de projet, il vous faut surtout un super staff qui travaille dur avant, pendant et après l’événement. Et puis évidemment, il vous faut un endroit et un concept. Où veux-tu aller, et pour faire quoi ? Nous avons fait pas mal d’événements dans des centres ville mais aussi dans des montagnes. Ensuite tu as besoin du budget pour réaliser ton événement, en respectant les demandes de chacun : par exemple, une super piste, de la prod et distribution TV, du gros prize money, et puis les services pour les riders (les navettes, logement, nourriture, etc. tout ça dépend du niveau de l’event)… tu as besoin d’expérience et de bien d’autres choses…


photo: Ale Di Lullo - rider: Niki Leitner

Le FMB World Tour est une grande évolution pour le sport. Pourquoi cette étape décisive n’est-elle pas arrivée plus tôt ? Ca nous a pris du temps, et nous ne l’avons pas lancé plus tôt tout simplement parce que nous étions occupés par d’autres choses (comme le Challenge Nissan Qashqai), mais nous y avons réfléchi jusqu’à le lancer, depuis 3-4 ans. Ce n’est pas facile de professionnaliser le freeride ou le slopestyle. Les riders ne sont pas comparables à des riders de XC ou DH. Est-ce que tu penses que c’est compatible avec l’esprit du sport ? Oh oui, c’est clair. Les riders deviennent de plus en plus pro, et les riders tout comme l’industrie le souhaitent vraiment. Tout d’un coup, les riders ont un calendrier pour la saison, et les marques peuvent regarder quel est le classement mondial, pour voir qui vaut la peine d’être soutenu. Les retours ont été extrêmement positifs, des deux parties !

Des sauts toujours plus gros, des plus gros drops. Qu’en est-il du risque de blessure ou même pire ? Il y a toujours un risque, mais nous essaierons à l’avenir de le gérer de plus en plus, de sorte que la sécurité soit toujours plus impliquée dans le sport. Bien entendu nous allons faire monter le niveau, mais les riders se poussent eux-mêmes en dehors de leurs limites, et il y aura toujours des blessures, c’est impossible de passer à côté. Mais quand on prend un peu de recul, le VTT n’est pas si mal loti, si on le compare au foot ou au ski ! Quel conseil peux-tu donner aux jeunes riders qui regardent des vidéos ou photos des top riders, et qui voudraient les imiter ? Ride, ride, ride… Sans te prendre la tête… Trouve ton sport perso qui pourra te rassasier en dirt, et puis lance-toi de temps en temps sur des pistes de freeride. Toujours porter suffisamment de protection, à savoir genouillères, casque voire dorsale pour du gros. Dès que tu as appris à mieux rouler, et que tu t’en sors dans des plus

gros trails de dirt, cherche un bac à mousse et apprends à rentrer des tricks. Et puis il faut rentrer ces tricks sur le dur pour de vrai. Regarde toujours comment font tes riders préférés, quels tricks font-ils et comment ?… Regarde leurs vidéos encore et encore ! Et puis il sera temps de se lancer dans la compète et de tout éclater ! Le FMB World Tour 2010 est Presque terminé. Et pour 2011 ? Nous souhaitons améliorer plein de choses, évidemment. Il est possible que nous ajoutions d’autres événements, plus de pilotes et plus de partenaires. Nous souhaitons passer à la vitesse supérieure niveau prize money, et aussi optimiser le jury avec des juges FMBA qui sont formés spécifiquement. Et puis nous souhaitons étendre notre médiatisation encore plus vers la TV !

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photo: Marc Genon - rider: Andreu Lacondeguy

tarek Rasouli Hey Tarek, could you tell us your story for our readers who don’t know you? Hi everybody, I am an ex-mountain bike freeride pro and before that I was a BMX race pro. I started for 9 years with BMX and rode until 1999. In 1991 I had my first mountain bike experiences and rode for nearly 10 years: BMX race and Dirt and mountain bike (mainly photo shoots and some races). From 2000 onwards I rode for Rocky Mountain Canada, RaceFace, Red Bull, Giro, Oakley, Marzocchi and CameBak. I only rode mountain bike and joined the Rocky Mountain “Froriders” (Richie Schley, Brett Tippie, Wade Simmons and later on Thomas Vanderham joined our team). I shot for Freeride movies like Kranked IV and V. During practice for the Kranked V movie I overshot a big gap and broke my spine which kept me paralyzed until today. This was 8 years ago. After 2 years I started organising events and I opened together with my business partner Anne Baltes the company “rasoulution” in Spring 2005. Since then we organised many events in about 8 different countries like the Red Bull District Ride, the Nissan Qashqai Challenge, the 26TRIX, White Style, BIG IN BAVARIA, Red Bull Vozie Bre, Vienna Air King and many some more. In addition to events our company does PR and consulting work for brands within the biking world as well as outside of biking. We also do athlete management and work with athletes like Andreu Lacondeguy, Danny MacAskill, Martin Söderström, Roger Rinderknecht, Benny Korthaus, Trond Hansen, Dane Searls and JB Peytavit. In 2009 rasoulution initiated the creation of the FMBA and the FMB World Tour. In 2010 the first FMB World Tour got started and I am actually the president of the FMBA along with Todd Barber (organiser of the Red Bull Rampage) as Vice President and Jeremy Roche (organiser of the Crankworx events) as the Principal. issue #12 - 84 /92

As an organiser of many contests, which are the most important things to create a good event? First of all I want to point out that I am actually not myself an organiser. But my company is and the main person for the realisation of a great organisation of events is my business partner Anne Baltes. Without her we wouldn’t have the same quality of events. She loves to take care of the fine details that make an event a perfect. I am really thankful to her for all her power and enthusiasm. So here we go: you need a good working team, and as well as a great project leader you need great staff that work hard before, during and after an event. Then of course you need a location and an idea. Where do you want to do what? We’ve done many events in city centres as well as in the mountains. Then you need the budget to realize the event with the different demands you get: e.g. great course, TV production and distribution, big prize money, then services for the athletes (like shuttles, hotel, food, etc. depends on the level of the event)… experience and of course much more… The FMB World Tour is a great evolution for the sport. Why didn’t this happen sooner? It took a while and we didn’t do it any earlier since we were occupied with other things (Nissan Qashqai Challenge), but we thought about it more and more in the past 3-4 years. It’s not easy to «profesionalize» freeride or slopestyle. Riders are not the same as in XC or DH. Do you think it’s compatible with the spirit of this sport? Oh yes, I think so! The riders get more professional, and riders as well as the industry both want this. Suddenly the riders have a schedule at the beginning of the season and the brands can look up the world ranking list in order to see who is hot and who is not!

The feedback has been very positive from both sides! Bigger jumps. Bigger Drops. What about the risk of injuries… or worse? There is always risk, but we’ll try to regulate more and more in the future, so we also get more safety involved in the sport. Of course we will push the level, but riders push themselves and there will be always some injuries, you cannot stop it really. Biking isn’t that bad if you compare us with sports such as soccer or ski! What is the best advice you could give to all the young blood riders who see video or photos of top riders and want to do the same? Ride, ride, ride… No seriously….Find your local spot which provides you with dirt jumps or find some time freeride trails. Always wear enough protection, like knee pads, helmets and if you go real big also a safety jacket. As soon as you have great riding skills and you make it well through bigger dirt jump trails, go and look for a foam pit in order to learn tricks. Then do the tricks done on dirt, then go and ride on the slope and look to your favourite riders. Which tricks they are doing and how... Watch their videos again and again! Then look for contests and rip it up! The FMB World Tour 2010 is nearly finished. What About 2011? We want to improve lots of things of course. Possibly we’ll add some events, more riders and more partners. We want to upgrade the overall prize fund and also optimize the judging with FMBA judges who would get properly educated. Then we want to spread our media output more and more on TV!


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sorry, no pix too porn

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metal bikeS punk for life !

Writer: Jonathan Borms Photography: Jonathan Borms web: www.metabikesbmx.com

Il y a beaucoup de mots pour expliquer ou définir Metal Bike… Mais je sais pas si ce serait très courtois. Comment pourrais-tu décrire ta compagnie et son esprit aux mamans et à leurs enfants ? De la même manière que je le ferais pour tout le monde, c’est une compagnie fondée par des riders qui construisent des vélos et des pièces pour résister au street le plus trash, le trail, le park, mais qui gardent un poids et une taille pour que tout le monde puisse les rouler. Je ne fais pas que designer des bikes, je les ride aussi. Par conséquent, ce ne sont pas des vélos conçus par des businessmen de 50 ans. Comment fais-tu pour trouver les riders les plus dingues pour rejoindre le team ? Où les trouvestu ? Dans un bar après un concert 80’s-punkpsycho-rockabilly ? Dans la rue, sentant le Jack Daniels ? Ce sont tous des potes que j’ai rencontrés à travers les sessions bmx. Ils viennent tous d’endroits un peu différents. Qu’est-ce qui est obligatoire pour devenir un rider de chez Metal Bike ? Il n’y a pas de règles, être juste toi-même, un mec cool et un bon rider. Qu’est ce qui est banni chez Metal ? Ne sois pas un tueur d’axes. Depuis les années et les années que je matte des vidéos de bmx, je pense que les edits de chez Metal sont les plus inattendues que je puisse trouver. Normalement on attend des nouveaux tricks, des flows, mais avec le team nous sommes juste en attente de nouvelles sensations comme : “ Non... Il va pas faire ça, noooon, pas là !!! “Ils sont comme des snowboarders qui se prennent une nouvelle montagne et risquent leur vie dans l’inconnu. Quand vas-tu arrêter tes gars ? Les gens disent qu’on est le team : “ Envoie du gros ou rentre chez toi “… Et j’aime ça. On ap-

précie de se faire des tricks sympas et d’un gros niveau, mais nous ne sommes pas nécessairement inventeurs de nouveaux tricks ou flips.

Combien de fois tes gars se sont tapés l’hôpital cette année ? Je sais pas exactement, mais beaucoup.

Comment tu vois ton team dans les prochaines années ? Si tout va bien pareil et faisant les même trucs !

Quand on voit une photo de vous tous ensemble, ça ressemble un peu au retour des combattants de la seconde guerre mondiale… Vous êtes tous cassés. Qui est le roi des infirmières ? Pas certains…

Vous ne roulez jamais de manière safe, même si vous ridez vraiment très trash. Est-ce que la sécurité signifie quelque-chose pour toi, ou estce un mot inconnu ? Pourquoi ce choix de pas de frein / pas de protection ? C’est chacun pour soi. Je porte parfois un casque depuis mon dernier gros casse à la tête, mais la plupart du team n’en porte pas. Il y a de plus en plus de street, de dirt ou de park en fixie ( 700c ou plus petit ) ou avec des vtt. Comment vois-tu cet intéret de plus en plus grand ? Je pense qu’il y a plus de street, dirt et park pour du 20”, mais ce n’est que mon opinion. Pourquoi est-il si compliqué de vous voir sur des contests ? Vous préférez rester dans votre monde et rider pour vous-mêmes ? On est simplement pas des riders de contests. Dans le passé je l’etais. Dans les 90’s je roulais sur les compets de street et de dirt ainsi que sur les quatre premiers X-Games, les contests 2-Hip, etc… J’ai arrêté après un certain temps. Colt et Sean Burns étaient deux des riders principaux et icônes du crew. Ils te manquent ? Colt était un pote de Sean, je ne l’ai rencontré qu’un week-end. Sean et moi sommes toujours potes, on a encore fait la fête ensemble il y a 15 jours aux X-Games à Los Angeles. Il n’y a aucun drame. Il y a quelque chose qui a changé depuis leur départ ? De nouveaux riders sont rentrés dans le team, comme Travis Lyons et Austin McCabe.

Est-ce qu’un de vous est déjà sorti avec l’une d’elles ? Toutes nos copines deviennent des infirmières pour nous quand il faut. La musique et la culture psycho-punk est très proche de Metal Bike, ce qui se voit bien dans votre long métrage “Bone Deth “. Explique nous cette grosse influence. J’ai toujours été à fond dans la musique, et comme les autres membres du team, beaucoup d’entre nous ont joué ou jouent dans un groupe. Est-ce facile de rouler torse nu avec une veste en cuir cloutée et un jeans slim volé aux Cramps ? A fond, juste porte ce que tu porterais si tu ne roulais pas. Comment décrirais-tu la tournée parfaite pour Metal ? Une bonne ville avec de bons spots et tout le crew ! Du bon temps. Qui est le plus psychobilly de la bande ? Le plus pochtron ? Le plus punk ? On l’a tous été un jour. Qui est le vieux rockab ? Bein… Je suis plus vieux. Donc moi je pense ? La phrase pour ta pierre tombale ? Ce mec s’est défoncé pour vivre chaque moment à fond et pour avoir le plus de fun.

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sorry, no pix too bloody

There are many words that I could use to explain or define Metal Bike… But I don’t think it would be very courteous. How would you define a company and its spirit to the kids and their mummies? The same way I tell anyone, it is a rider owned company who makes bikes and parts designed to hold up under hard street riding, trail riding, and park riding, but still keeping them lightweight with sizes to fit everyone. I not only design the bikes, I also ride the hell out of them. Therefore, they aren’t bikes being designed by 50 year old business dudes. And if you had to explain the reality to your psycho friend? DITTO How do you find the craziest riders to join the team? Where do you find them? In a bar after a 80’s-punk-psycho-rockabilly gig? In the streets with a smell of Jack Daniels? They are all friends of mine I meet through riding BMX with them. Kind of just meet them all kinds of different places. What is required to become a Metal Bike rider? There are no rules, be yourself, be a cool dude who is a good rider. What is forbidden if you want to join the crew? Don’t be an axe murderer. In the years and years that I’ve been watching BMX tapes, I think the Metal’s edits are the most unexpected we can find. Normally we’re waiting for new tricks, new flows, but with the team we are just waiting for a new sensation like “No… he won’t do that, noooo wayyyy, not there! “. They are like snowboarders who take new mountains and risk issue #12 - 90 /92

their life in the unknown. When will you stop your guys? People have said things like we are the ‘Go big, or go home’ team...and I like that. We like to take cool style tricks to a higher level, we’re not necessarily inventors of the new flip tricks. How would you see your riders in a few years? Hopefully still at it, doing the same things! You never ride safely in the vids, even if you all ride very trash. Does security mean something to you, or is it an unknown word? Why the choice of no-gears/ no brakes? It’s each person for themself. I try to wear a helmet sometimes due to my last bad head injury, but most of my team does not. There is more and more street, dirt or park with fixed gear (700c or smaller), or with moutain-bikes. How do you view this bigger and bigger interest? I feel there is more street, dirt, and park stuff for 20 inch BMX, but thats my opinion. Why is it so hard to find your guys in contests? Do you prefer to stay within your world and ride for yourself? Is it a will? We just aren’t contest riders. In the past I was. All through the 90s I rode dirt and street contests along with the first four X-Games, 2-Hip meet the street comps, etc. etc. I just got over it after awhile. Colt and Sean Burns were two of the main riders and icons of the crew. They miss you? Colt was a friend of Sean’s that I only met and hung out with one weekend. Sean and I are still friends, we just hung out in LA during the X-Games a couple weeks ago. There is no drama here.

Did anything change since the departure? A couple new riders on the team such as Travis Lyons and Austin McCabe. How many times did the crew go to the hospital this year? Not sure, many times. When we see pics of you all together, it looks like a comeback of the World War 2 soldiers… You’re all broken. Who’s the king of the nurses? No clue Did any of you date a nurse? All of our chics become nurses for us at times. Music and punko-psycho culture are really close to Metal Bike, which can be seen a lot in your long movie “Bone Deth”. Explain to us this massive influence. I have always been into music, and like a few other guys on the team, a lot of us either have been in bands, or are in a band. Is it easy to ride naked with a studded leather jacket and a skinny pants stolen of the Cramps? Sure, just wear what you would wear if you weren’t riding. How would you describe the perfect tour for Metal Bike? A great city with great streets to ride with the whole crew! Good times. Who’s the biggest psychobilly in the crew ? Anyone on any given day. Who is the old rockab? Well, I’m the oldest so I guess me? Who’s the punk? The drunkard? We all have been. The sentence on your burial tombstone? This dude pushed himself to live each to the fullest and have the most fun possible.


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