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issue #13 - winter 2010 - free magazine

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photo: Stef Candé rider: Yannick Granieri



photo: www.bantshirts.co.uk news . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 08 - 09 video games . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 - 11 tests . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 - 16 shopping . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 fashion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20 - 23 culture. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24 - 26 rampage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .28 - 39 london courier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .40 - 41 rock or ride . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .42 - 44 flatland . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .46 - 52 rachel atherton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .54 - 58 edwin de la rosa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .60 - 64 death or glory . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .66 - 72 nissan dh cup . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74 - 80 wrt . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .82 - 85 snowscoot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .86 - 90 stef candé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .92 - 98


COLOFON associate editors

Jonathan Borms Christophe Bortels Christophe Carmeliet Vincent Rocher

fixed gear redaction coordinator Jonathan Borms

bmx redaction coordinator Christophe Carmeliet

mtb redaction coordinators Vincent Rocher Christophe Bortels

art direction & design A few decades ago, people talked about ‘the bicycle’. Sometimes, for a bit of variety, they referred to it as ‘the bike’. End of story. Simple, really. These days, things aren’t so straightforward. In fact, it’s downright complex. First of all, there’s road bikes, MTBs and BMXs. But it doesn’t stop there. You’ve got cross-country, dirt jumping and fixed gear; singlespeed, street, downhill, hardtail and enduro; then there’s freeride, polo bikes, cyclo-cross, trial, touring, marathon, triathlon, dual slalom, track, trail, slopestyle, audax, miniDH, all-mountain, 4X, racing, flat bar; not to mention unicycles, scooters, trikes and tandems… Enough

already! Even as I write this, someone, somewhere – in a supermarket carpark in Ukraine or a remote forest in Oregon – will be coming up with some new discipline that we’ve not heard about yet… Put it like that, and it starts to seem a bit like overkill doesn’t it? While sometimes justified, the extreme level of segmentation and hyper-specialisation in cycling is often just driven by commercial motives and it can create ridiculous divisions between the various disciplines. We end up with situations where followers of one discipline believe theirs is the only one worth considering. Other disciplines get

mocked, looked down on or ignored. Everyone starts to see everyone else as the enemy... Clearly, this ever increasing segmentation is a reflection of the world we live in, and also of something inside us. And it’s going to become even more pronounced in future, as new disciplines emerge, with new models developed to meet their specific requirements. All the more reason to keep in mind that, however specialised and differentiated the frames become, they all have a common ancestor: that rather basic and plain-looking contraption formerly known as the bicycle!

Il y a quelques dizaines d’années, on disait qu’on faisait de la bicyclette, tout simplement. Pour varier les plaisirs lexicaux, oooh luxe suprême, on avait aussi le mot “vélo” à notre disposition. Bien. Maintenant, c’est un peu moins simple, voire carrément plus compliqué. C’est qu’il y a le vélo de route évidemment, mais aussi le vtt et le bmx, ainsi que le crosscountry, le dirt, le fi xie, le singlespeed, le street, la descente, la trottinette, l’enduro, le freeride, le bike polo, le cyclo-cross, le trial, le cyclotourisme, l’endurigide, le marathon, le vélib’, la piste, le trail, le slopestyle, le triporteur, la rando,

la mini-dh, le monocycle, le dualslalom, le tricycle, l’all-mountain, le 4X, la race, le fl at, le tandem, le… Oups, on s’emballe un peu là… Et encore, on a certainement oublié l’une ou l’autre discipline née il y a quelques minutes à peine sur un parking de supermarché ukrainien ou dans une obscure forêt de l’Oregon… Vu comme ça, ça fait beaucoup, non ? Cette segmentation extrême et cette hyperspécialisation, parfois légitimes mais souvent commerciales, donnent lieu à des petites guéguerres ridicules. On se moque, on se snobe, on ne se salue plus, on ne se parle plus, et on considère que

notre pratique est la seule valable et digne d’intérêt. “L’ennemi est bête, il pense que c’est nous l’ennemi, alors que c’est lui…” Il est évident que cette segmentation est bien ancrée dans notre sociéte et dans nos esprits et qu’elle va meme encore plus se marquer à l’avenir, avec l’apparition de nouvelles disciplines et donc de nouveaux vélos conçus spécialement pour elles. Essayons dès lors de garder à l’esprit que nos montures, aussi spécifiques soient-elles, ont toutes un ancêtre commun. Un truc un peu rudimentaire et pas vraiment joli qu’on appellait bicyclette.

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Jonathan Borms + Christophe Carmeliet = Food /// www.designmyfood.be

photography coordinators Christophe Bortels & Vincent Rocher


iou. / iouworks.com F.Weiser / www.florenceweiser.com Brand New Pixel / www.brandnewpixel.com

UK junior assistant copyright Natasher Beecher

general contact


redaction contact




digital LS Mag


thanks for everything!

Philippe Hébert, Monique Daive, Caroline Delvaulx, Léa Kerkhove, Sacha Kimmes, Chat, Thibault Jadoul, Charles De Jonghe Gallery, Nicolas Niederprüm, Esteban Hendrickx, Tarek Rasouli, Bastian Dietz, Marie Rebts, Cédric Denis, Brecht Baeyens, Sylvain Rudent, Fred Glo, Timo Pritzel, Marc Genon, Mireille Louis, Atenao, Unik Bikes, The 5thFloor , Mortimer Lojka, Olivier Wauters, Sylvain Cochard, Germain Ozer, Stef Candé, Pierre Burton, Duncan, Greg Abino and City Living’s students, Clément Bonneau, Seb Fastrez, Cyril Cabiac, Alexis Gautier, Lionel Beccari, François Henrion, Jérôme Thiry

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NEWS Writer: Photo: Web:

Vincent Rocher & Jonathan Borms Kenny www.landscape-magazine.com

photo: Jonathan Borms - rider: Dave Procter



While the lazy ones are blagging sweets on Halloween eve, the other ones like the guys from Brother Cycles and the 5th Floor crew lugged themselves about 105 km by night on their fixies between London and Brighton. More than thirty riders fought the hills for 6 hours and 56 minutes before meeting Pear from Brighton for breakfast. Well done guys, next time the LS team will hang out with you till the end and with no breakage! Quand certains paresseux raquettent bes bonbons pendand la nuit d’Halloween, d’autres comme les gars de Brother Cycles et du crew The Fifth Floor se sont farcis 105km de nuit en fi xie entre Londres et Brighton ! Une trentaine de riders ont bravé les collines pendant 6heures et 56 minutes avant de rejoindre les Pear de Brighton pour le petit déjeuner. Bien joué les gars, prochaine fois le team tiendra avec vous jusqu’au bout et sans casses !



The young and talented rider is not 18 yet, but already rides with the top of the top dirt/slopestyle riders on the Pro Tour Mondial. He recently added SkullCandy to his sponsors. But that’s not all about it. Thomas will ride next year for UMF ! The uprising gravity bike brand offers him a great partership. He will receive several bikes, from the BMX to the freeride MTB, as well as clothes and UMF shoes.

The french brand created more than 30 years ago is well known in the motocross world. The MTB products have been on the market for less than 5 years but are getting more and more known in MTB and race BMX. The European distribution is developing very fast, like in Belgium where the 2011 products will soon be available. By the way, Fred Austruy, a rider from France is now wearing and riding Kenny clothes

Le jeune rider n’est pas encore majeur mais côtoie déjà la crème des riders dirt/slopestyle en s’illustrant sur le Pro Tour Mondial. On apprenait récemment qu’il ajoutait SkullCandy à sa liste de sponsors mais une autre nouvelle de taille vient juste de tomber : Thomas roulera sur UMF l’an prochain. La marque qui monte de plus en plus sur la scène gravity vient de lui accorder un partenariat de choix digne de son potentiel. Il disposera de plusieurs vélos allant du BMX au VTT de freeride, ainsi que des vêtements et chaussures UMF.

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La marque française créée il y a bientôt 30 ans est déjà incontournable dans le milieu du motocross. La gamme Kenny pour le vélo n’existe que depuis 5 ans mais fait de plus en plus parler d’elle dans le VTT et le BMX Race. La distribution européenne est en pleine évolution, notamment en Belgique où la gamme 2011 sera disponible prochainement. Au passage, on signale que le rider français Fred Austruy est désormais protégé par Kenny.

MONDIAL DU SNOWSCOOT 2010 PRA LOUP / WWW.AF2S.COM It is now time for the second edition of the SNOWSCOOT MONDIAL. The first edition was a success, so it had to go for another round. This event will be a good kick off for the winter season. The event concept evolves with an improved organization and much more. Initiation zones and material tests, dirt zone, park zone, and giant airbag to test your latest tricks !

Voici venu le temps de la deuxième édition du MONDIAL du SNOWSCOOT. La première édition ayant été une réussite, il était impensable de ne pas récidiver. Cet événement marquera le lancement de la saison d’hiver. La formule évolue avec une organisation toujours améliorée et un programme plus fourni. En plus des initiations et tests matériel, on trouvera une zone dirt, une zone park et un airbag géant pour tester des tricks de malade.

Writer: Photo: Web:

Christophe Bortels Tribe Sport Group www.landscape-magazine.com

photo: Tribe Sport Group


2009 was Urge Kenya, 2010 was Urge Nepal. For 2011, the well known enduro and humanitarian help race will settle down in Cape Verde, an archipel in the heart of the atlantic ocean west from Africa. More than fifteen riders are already confirmed. Marc Peridy, Hans Rey, Mark Weir and Tracey Moseley the 2010 Women Downhill World Champion. Amateurs will also be part of the game : frenchman Samuel Normand et swissgirl Doro Lindke, who both won the Urge Training Camp. Après le Urge Kenya en 2009 et le Urge Nepal en 2010, le désormais célèbre évènement qui mêle course d’enduro et actions humanitaires fera escale au Cap-Vert, un archipel situé à l’ouest de l’Afrique, dans l’océan atlantique. Parmi la quinzaine de riders qui ont déjà confi rmé leur participation à cette troisième édition, on retrouvera notamment Marc Peridy, Hans Rey, Mark Weir et Tracy Moseley, la championne du Monde de descente 2010, mais aussi deux pilotes amateurs : le français Samuel Normand et la suissesse Doro Lindke, lauréats du Urge Training Camp.

COMINGS AND GOINGS DOWNHILL WORLD CUP 2011 Trek World Racing has made another great move as Aaron Gwin will join them for 2011. Aaron, former Yeti rider, USA national champion and 4th overall at the World Cup series. Kiwi Cameron Cole, who had a wonderful start of the season on his Rocky Mountain will be riding with his kiwi brother Sam Blenkinsop with Lapierre! French brand Labyrinth recently announced the creation of a DH team with Charly Di Pas-

quale, Rémi Thirion and Ludovic Oget, who will ride on the world cup circuit. We also heard that CRC has ended up its partnership with Intense. The CRC team will be riding on Nuke Proof bikes, which is understandable as the brand belongs to the famous online bikeshop. The composition of the CRC team is not known yet, but it is sure that one rider is leaving : Julien Camellini, who will become the star rider of Sunn-Montgenèvre team, helped by

young guns Sam Dale and Joe Connel. And what about constancy? Well Santa Cruz Syndicate remains the same : Greg Minnaar, Steve Peat and Josh Bryceland. No change either for Atherton racing, whose contract with Commençal still runs for 2011.

Trek a frappé fort en annonçant la venue dans son team d’Aaron Gwin, le pilote Yeti champion des Etats-Unis 2010 et qui a terminé quatrième du général de la Coupe du Monde ainsi qu’aux Championnats du Monde. Le néozélandais Cameron Cole, auteur d’une belle première moitié de saison 2010 sur son Rocky Mountain avant de se blesser à Champéry, rejoint quant à lui son compatriote Sam Blenkinsop chez Lapierre. De son côté, la jeune marque française Labyrinth a annoncé la création d’un team de des-

cente qui sera composé de Charly Di Pasquale, Rémi Thirion et Ludovic Oget, qui s’aligneront en Coupe du Monde. On a par ailleurs appris que CRC a mis fi n à sa collaboration avec Intense. Le team roulera sur des vélos Nuke Proof, logique puisque la marque appartient au célèbre shop online. L’effectif du team n’était pas encore connu au moment de boucler ce numéro, mais un départ était déjà confi rmé : celui de Julien Camellini, qui sera pour 2011 le pilote de pointe du team Sunn-Montgenèvre où il sera épaulé par

les jeunes Sam Dale et Joe Connell. Au rayon de ce qui ne change pas, on notera la reconduction à l’identique du Santa Cruz Syndicate : Greg Minnaar, Steve Peat et Josh Bryceland. Pas de changements non plus pour les Atherton dont le contrat avec Commençal court jusqu’en 2011.

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VIDEO GAMES Writer: Web:

Vincent Rocher www.landscape-magazine.com





Embodying the slave of a horny rebel is a tricky thing to do. In this game, it takes place in a world dominated by machines which destroyed humanity… Nevertheless, blowing up all these robots with your magic stick is extremely joyful. Enslaved is for sure an entertaining game. However, it is a little too easy and a bit too short … But there are plenty of good ideas in this game that will suck you into the adventure. The beautiful scenes will almost make you forget the few technical issues ! Incarner l’esclave tout en muscle d’une rebelle au physique alléchant, c’est plutôt sympa comme programme! Que cela se passe dans un monde dominé par des machines ayant décimé l’humanité vient juste un peu gâcher la fête. Enfi n, exploser tous ces robots et autres créatures mécaniques avec votre bâton magique se révèle extrêmement jouissif. Enslaved est un jeu divertissant. Un peu court et trop facile pour être vraiment mémorable mais plein de bonnes idées. On se laisse donc entraîner dans une aventure prenante avec quelques passages magnifiques qui feront presque oublier certains petits défauts techniques.

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“What counts is the inner beauty!” Yeah, we all heard about it coming from an unprivileged girlfriend. Well, that’s also what you tell yourself when playing Fallout New Vegas. Very good core, but very bad on appearance. Which is not that important for a RPG actually, as it will focalize on the scenario and the interactions taking place. And as far as these are concerned, Fallout New Vegas is a success. The post apocalyptic atmosphere of the series is perfectly respected. You really get a feeling of freedom and choice that have true consequences. You can really manage and improve your skills. And that is what all RPG fans have been waiting for. So they won’t be disappointed besides the aesthetic issues. «L’important c’est la beauté intérieure!» Rengaine classique qu’on à tous un jour entendue d’une copine moche. Eh bien c’est ce qu’on se dit en jouant à Fallout New Vegas. Très bon sur le fond, très mauvais sur la forme. Ce qui est moins pénalisant dans un jeu de rôle qui par définition va être focalisé sur le scénario et les interactions possibles. De ce côté là c’est très réussi. L’atmosphère post apocalyptique de la série est très bien mise en scène. Sensation de liberté et de choix avec de vraies conséquences, gestion et amélioration des compétences. Des mots parlant aux fans de RPG qui pardonneront les défauts esthétiques de cet opus.


BETHESDA The fans know about is, MoH has always been a FPS about WW II. The concept has been so much used and marketed that since the arrival of CoDu: Modern Warfare or Bad Company, it was time to remove the dust from the MoH series. So the action takes place in Afghanistan where you will join the conflict between Talibans and US soldiers. Let’s forget about some eventual Manichaeism and let’s look more closely at the game. The gameplay is very efficient. And visually speaking, it is let’s say beautiful, thanks to a very realistic rendering of the dull colors. So the step from WWII to modern conflict is indeed successful !

Need for Speed, the ultimate arcade racing saga, is back with Hot Pursuit, after unsuccessful attempts with bad taste car tuning, like in ProStreet or Undercover. Hopefully, Hot Pursuit will get back to the good old fashioned concept of open road racing with the cops ! The game is all about pleasure, whether it is with the visuals or the gameplay. It is beautiful, fluid, and it is quite addictive embodying a cop or a roadhog driving dream cars. Another great point is the online game, which is well thought-out as it allows you to follow and challenge friends. A nice surprise definitely !

MoH, c’était depuis les débuts de la série un FPS basé sur la guerre 40-45. Concept usé et plus vraiment vendeur depuis l’arrivée des CoD: Modern Warfare et autre Battlefield Bad Company. Il fallait dès lors frapper fort pour dépoussiérer la saga. Direction donc l’Afghanistan et son conflit actuel opposant talibans et soldats US. Passons les clichés des gentils contre les méchants qui ne font pas exception ici et concentrons nous sur le jeu. Bon point également pour la bande son signée Linkin Park. Avec un rendu «terne» des plus réalistes, ce MoH nouvelle génération est efficace dans le gameplay. Passage réussi en mode «conflit moderne»!

Saga mythique du jeu de course arcade, Need for Speed s’était un peu égarée vers le tuning de mauvais goût avec les épisodes ProStreet et Undercover. Retour aux sources donc pour ce NFS Hot Pursuit confié au talentueux studio Criterion (Burnout). Pari réussi aussi bien visuellement que dans le plaisir de jeu. C’est beau, fluide et la possibilité d’incarner policiers ou conducteurs hors-la-loi dans des bagnoles de rêve est vraiment addictive. Autre bon point, le jeu online est super bien pensé et permet de suivre ses amis pour les défier au volant. Belle surprise de cette fi n d’année.

Writer: Wr Wri W r iter terr: Web: Web b:

Vincent Rocherr www.landscape-magazine.com www.landscap appe-m e-magga zine.com

SHAUN WHITE SKATEBOARDING XBOX 360/PS3/PC UBISOFT You all know about Shaun White, the big snowboarding star. Well, it appears this red hot genius also handles a skateboard pretty well… Every rider who likes videogaming knows how hard it is to find a realistic sports game. This game takes it the other way as the player is sent in a fantastic adventure where the skateboard is the key to return wonderful colours to a grey world! It seems like game’s developers also know some stuff about Amsterdam coffeeshops! A nice bunch of tricks and a good soundtrack complete the very colorful atmosphere of this crazy game ! A moins que vous débarquiez d’une autre planète, le nom de Shaun White doit vous faire penser à ce gros tueur en snowboard. Figurezvous que ce grand rouquin se débrouille plutôt pas mal en skate. Il n’en fallait pas moins pour qu’un jeu de skate porte son nom. Tout rider sait comme il est difficile de trouver des jeux réalistes. Ubisoft joue la carte opposée en plaçant le joueur dans une aventure fantastique où le skate sert à redonner des couleurs à un monde tristement gris. Un gros délire dans lequel il faut absolument rentrer pour apprécier les subtilités du jeu. Un bon paquet de tricks et une bande son sympa complètent le tableau déjà haut en couleurs.

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photo: Nicolas Niederpr端m - rider: Vincent Rocher

photo: Vincent Rocher

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photo: Vincent Rocher - rider: Christophe Bortels


TZAR S2 Writer: Web:

Christophe Bortels www.sunnbicycle.com

“Pure pleasure in MTB form!” That’s how Sunn are marketing their new Enduro, the Tzar. Even before taking it for a spin to test out that claim, we can confirm that the Tzar is certainly an object of unadulterated beauty. Its slim-line tubing, sloping geometry, irresistible colour scheme and sober but high-impact markings really do make the Tzar look the business. So that’s one selling point already: if you want to strut your stuff, this bike is ideal. But is it actually a good enduro? We should point out at this stage that this model is available in two sizes: Short (40cm) and Large (46cm). We tested the smaller of the two. One turn of the pedals and we were already on the front wheel. That set the tone nicely. This is a playful and responsive bike. However, the Tzar doesn’t rear up when you’re climbing and it takes the ascents fairly easily. Being a hardtail, the Tzar should be a good climber, but it should be equally put in an assured performance on the descents. Despite any apprehensions you might have, this Sunn copes

“Un condensé de plaisir en un seul objet !” Voilà comment Sunn présente le Tzar, son nouvel endurigide. Et avant même de monter dessus afi n de vérifier cette affi rmation, on peut déjà confi rmer que l’objet est un condensé de plaisir... visuel. Il faut dire qu’avec ses tubes très fi ns, sa géométrie sloping, sa couleur irrésistible et sa déco sobre mais efficace, le tzar a vraiment une gueule d’enfer. Voilà déjà une bonne chose : en achetant le Tzar, on aura un vélo idéal pour frimer. Mais aura-t-on pour autant un bon vélo d’enduro ? Un coup de pédale et nous voilà déjà sur la roue arrière. Le ton est donné, nous avons entre les jambes un vélo joueur et nerveux. Il faut préciser que ce Sunn existe en deux tailles, Short (40cm) et large (46cm), et que c’est la plus petite que nous avons testée. Pour autant, le Tzar ne se cabre pas en montée et les ascensions se font assez facilement.

pretty well. The geometry is suited to the slopes, it steers easily and the RockShox Sektor forks, with their 150mm clearance, do their job well. The theoretical imbalance between the front and rear is quickly forgotten. However, if the core components are all just right for a bike priced at a little over €1,000, the Tzar lacks one element needed to make it a true enduro machine: an adjustable saddle post to allow the rider to adopt a safer position on the descent. Sunn do seem to be aware of this since the frame comes with brazed on fittings designed to accommodate the cable for an adjustable saddle. One major point needs to be stressed: if you’re used to riding a bike with full suspension, you’ll need to completely revise your approach to steering. While, on the plus side, the Tzar has a steel frame, which enables it to absorb the shocks better than an aluminium frame, it is still a rigid MTB. There’s no question of leaving things to chance or relying on rear suspension to smooth out bumpy terrain and compensate for steering gaffes. It’s vital to choose the right lines and to be relaxed on the bike, otherwise you’ll end up

Le Tzar étant un endurigide, il se doit de bien monter, mais aussi d’assurer dans les descentes. Et malgré les appréhensions que l’on pouvait avoir, ce Sunn s’en sort plutôt bien. La géométrie est saine dans le dénivelé, le vélo se place facilement et la Rock Shox Sektor et ses 150mm de débattement fait bien son travail. Le déséquilibre théorique entre l’avant et l’arrière rigide est vite oublié. Mais si l’équipement de base est tout à fait correct pour un vélo d’un peu plus de 1000 euros, il manque tout de même une chose pour faire de ce Tzar un véritable vélo d’enduro : une tige de selle réglable, qui permettrait d’adopter une position plus sécurisante en descente. Sunn semble en être conscient puisque des butées sont prévues sur le cadre pour accueillir le cable d’une tige de selle ajustable.

all over the place when you’re on harder terrain, or you may even end up with a blow-out. As you’ll already have figured out, its stunning looks and fantastic versatility make the Sunn Tzar s2 a real gem. In fact, this bike is so good that several members of the editorial team were ready to fight each other for it. As we don’t want any jealousy in the office, we’ve decided to offer it to one of our readers instead! Does life get any better than that?

“Pure pleasure in MTB form!” que le cadre a beau être en acier, ce qui permet de mieux fi ltrer les chocs que l’alu, ça reste un rigide. Pas question ici de bourriner et de compter sur une suspension arrière pour gommer toutes les aspérités du terrain et pardonner les erreurs de pilotage. Il est impératif de bien choisir ses traces et d’être souple sur le vélo sous peine de se faire sérieusement balader quand le terrain se fait plus cassant, voire de crever. Vous l’aurez compris, avec son look ravageur et sa polyvalence, le Sunn Tzar s2 est une petite merveille. D’ailleurs, ce bike est tellement bien que plusieurs membres de la rédaction étaient prêts à se battre pour l’avoir. Alors pour ne pas faire de jaloux, on a décidé l’offrir à l’un de nos lecteurs ! Elle est pas belle la vie ?

Une précision importante toutefois : si on est habitué à rouler en tout-suspendu, il faudra absolument revoir sa manière de piloter. C’est

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photos: Jonathan Borms

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Thibault Jadoul www.pristinefi xedgear.com

I decide to put my everyday bike away for a week ; I swap my Peugeot Ventoux, short ratio and straight bar, perfect for skidding and slaloming in the traffic, with this Pristine SuperVetta frame, which has a much more sporty geometry, a vintage look with a deep blue UK-style paintjob. For the components, I can choose between a 52 or 36 Campagnolo front ring. To match the “chase” spirit of the frame, I eventually choose the 52. Things calm down a little with a 20 sprocket. I want to feel a true difference from my short ratio but still, if possible, be able to skid if needed. The specs are completed by very thin and oldschool rims, brooks saddle and Nitto 125 bar with very neat black tissue guideline. I already feel like it is going to be hard to let the bike go someday.

Le temps d’une semaine, je mets de côté mon vélo de tous les jours; ma conversion Peugeot Ventoux, petit rapport et cintre droit, idéal pour le skid et les slaloms entre les voitures, contre ce cadre Pristine SuperVetta à la géométrie bien plus sportive, au look vintage, d’un bleu sombre très british, légèrement pailleté, et aux lugs soignés. Pour le montage, j’ai le choix entre un plateau de 52 ou de 36 sur pédalier Campagnolo, dans l’idée du cadre pista très ‘poursuite’ j’opte pour le 52. Je calme la donne avec un pignon de 20, je veux sentir une différence avec mon petit rapport mais si c’est possible, pouvoir skider en urgence. Je termine le montage par des roues fi nes à l’ancienne, selle brooks, potence plongeante et cintre Nitto 125 avec fi ne guidoline en tissu noir. Je sens déjà que je vais avoir du mal à m’en séparer.

1 o’clock in the morning. Brussels streets, somewhere around Pl. Flagey and Ave. Louise. At that time, there is not much traffic. This sprint geometry helps me a lot in the uphills. A last straight line on Ave. Louise to get home, breathless. First impressions are very satisfying. This dynamic frame handles very well and quickly makes you feel like you’re one of those back in the day champions, doing winter training. Second day is more peaceful. Time to get to work. My 23c tyres slide on the wet road and the rear wheel skids like hell. The fork makes it impossible to put bigger wheels than 23c, but tyres with a bit more grip would help. Because I ride a unique handmade frame, I will end my trip in a safer way.

Une heure du matin, dans les rues de Bruxelles entre la place Flagey et l’avenue Louise, difficile d’attendre le lendemain. A cette heure il n’y a plus trop de trafic, cette géométrie qui me pousse au sprint m’entraîne dans les montées. Une dernière ligne droite sur l’avenue Louise tel un contre-la-montre me ramène chez moi, essoufflé. Première impression très satisfaisante, ce cadre dynamique est très maniable et vous donne rapidement l’impression d’être un de ces champions d’autrefois en entraînement hivernal sur leur cadre piste. Deuxième jour plus calme; direction le bureau. Mes pneus en 23 glissent sur le sol humide et l’arrière du vélo part en biais au moindre skid. Si la fourche ne permet pas de monter au dessus de 23c, des pneus légèrement plus accrochants faciliteraient la chose. Ayant entre les mains

Next day, I test a tortuous downhill road, without too many crossroads to worry about. Just what I need to find back my first speed sensations, thanks to this great geometry. The week is already over. My first impressions are confirmed. It is going to be hard to give the frame back. I will eventually push the pleasure as long as possible by doing a little trip to the Flemish part of the country, known for its flat land, the pavers roads, the wind blowing in your face along a canal, a little Gent/Bruxelles trip, kind of a roadrace classic !

l’exemplaire unique de ce cadre fait main, je terminerai mon trajet prudemment. Le jour d’après, je teste une grande descente sinueuse, sans trop de priorités de droite pour lesquelles je ne me sens d’être vigilant de beau matin, je retrouve mes premières sensations de vitesse qui collent à merveille avec cette géométrie. La semaine presque fi nie, mes impressions n’ont été que confi rmées, je ne me séparerai de ce cadre que difficilement. Pour en profiter jusque au bout, je fi nirai par une petite escapade en terre fl amande, le plat pays, les pavés, un bon vent de face le long d’un canal, un petit Gent / Bruxelles, un semblant de classique belgo-belge.

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Talkie walkie at Landscape ? What the h*** ? They work up to 10km away one from each other, they get on very well with dust conditions, water and hits. They also easily hang on your bag. This communication system is welcome for all your freeride, enduro or even bikepark rides. It is always good to find back your riding mates on the hill. Topcom has a unique Outdoor model perfectly designed for bikers. Protalker PT-1078 has different channels and also personal conversations with another talkie walkie on the net. A good way to make fun of your friend without him to notice ! We also tested this stuff during shooting in the forest, and what’s more, to finish editing this issue of Landscape, in order to tell to our collegue at the durum restaurant which sauce they had to choose ! Hell yeah ! Price 129€

In need of a boost to keep you going or get you fit again this winter? The Polar FT80 heart rate monitor could be just the thing for you. This topof-the-range model, though targetted mainly at the fitness training and bodybuilding markets, is the ultra complete exercise gadget and will guide you through every aspect of your training regime. Among the many innovative programmes and features included, the FT80 will tell you your fitness levels at any given moment, optimise your exercise programme, set weekly training targets. An optional GPS module is available if you want to add an extra dimension to your cardio monitoring. To make things even better, the FT80 fits comfortably onto the wrist and can easily be worn as a watch for everyday use. The only slight fault is that the display lacks contrast in brightly lit conditions. Price : €249

Des talkie-walkie dans Landscape?! A quoi ça sert? Si on vous dit que la portée est de 10km, qu’ils sont résistants à la poussière, à l’eau et aux chocs, et qu’ils peuvent s’attacher facilement aux sangles d’un sac à dos ou se glisser à l’intérieur. Lors d’une sortie freeride, enduro ou même en bikepark, ce moyen de communication se révèle ultra pratique pour retrouver ses potes ou se prévenir quand la piste est libre. Topcom sort une gamme Outdoor qui se révèle être parfaite pour les bikers. Le Protalker PT1078 supporte différents canaux et offre aussi la possibilité de communications individuelles avec un autre talkie-walkie au sein du réseau. Pratique pour se foutre d’un pote sans qu’il ne l’entende! On a pu tester ce matos sur différents shootings en forêt et, chose encore plus primordiale, lors du bouclage de ce numéro de Landscape, pour préciser la sauce de nos dürüm à nos collègues envoyés au snack du coin. Effet garanti ! Prix : 129€

“Talkie walkie at Landscape ? What the h*** ? “

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Besoin d’un coup de pouce pour vous maintenir ou vous remettre en forme cet hiver ? Le cardiofréquencemètre Polar FT80 pourrait bien vous être utile. Ce modèle haut de gamme plutôt axé fitness et musculation est super complet et vous guidera dans vos exercices grâce à des programmes innovants qui vous indiqueront votre forme du moment, optimiseront vos séries, fi xeront des objectifs hebdomadaires, et tout un tas d’autres choses. Un capteur GPS est disponible en option pour en faire un cardio encore plus polyvalent. Et pour ne rien gâcher, ce FT80 est superbe au poignet et pourra sans problème se porter comme montre de tous les jours. Seul petit bémol, l’affichage de l’écran manque de contraste en conditions de forte lumière. Prix : 249€

SEAL SKINZ A few weeks after we came back from Bike Motion clutching a pair of Sealskinz waterproof socks, a heavy downpour in Brussels presented us with the first real opportunity to put them to the test. And who better to try them out than a cycle courier? On the morning in question, I found a leak in my shoes which left my feet well and truly soaked. So I nipped home to don the Sealskinz, which weren’t all that thick, despite the three-layer technology, which is designed to guarantee impermeability, breathability and insulation. Together with my colleague Sven, I spent the day cycling through puddles that I’d normally make a point of avoiding, but which become essential ‘props’ when ‘road-testing’ a pair of waterproof socks. At the end of the day, we compared the state of our feet. It was pretty clear who had come out on top. Back at base, Sven’s waterlogged socks could be heard squelching with every step, and he could barely ride his bike. Not wanting him to risk catching cold, I drafted in a replacement for the final test run. Whether you’re spending the day outdoors or just want to avoid getting caught in an early morning downpour on your way to work, at less than €30, a pair of Sealskinz is a luxury well worth considering.

Ca fait plusieurs semaines que nous sommes rentrés du Bike Motion avec cette paire de chaussettes imperméables et voilà enfi n la première journée de pluie bruxelloise abondante. Journée-test idéale aux pieds d’un coursier à vélo. Ce matin je trouve une fuite dans mes chaussures qui explique que mes pieds sont bien trempés. Un arrêt chez moi s’impose pour enfi ler les Sealskinz qui sont ne sont pas si épaisses que ça malgré les trois couches alliant imperméabilité, évacuation de la transpiration et coupe-vent. Après des passages dans des fl aques que j’aurais évitées en temps normal mais obligatoires en période de test, je compare l’état de mes pieds avec mes collègues en fi n de journée. C’est décidé, je prends. On entend les chaussures de Sven imbibées d’eau a chaque pas dans l’entrepôt et il refuse presque une course tellement ses pieds sont trempés. Personnellement, je ne risquerai pas de prendre froid et le remplace pour la dernière course. Que vous passiez votre journée dehors ou souhaitiez juste éviter que la drache du matin vous pourrisse la journée au boulot, une paire de seal skinz est un luxe fort appréciable pour moins de 30€

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SHOPPING Writer: Web:

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11. 3.



7. 8.

10. 6.




1. Cooper Reims www.cooperbikes.com 1150 €

2. Jykk Snowscoot Style F www.snowscoots.de 999 €

3. Black Mountain Snowscoot’s board - Avalanche www.snowscoot-blackmountain.com 295 €

4. Urge Archi-Enduro www.urgebike.com 199 €

5. Mission Workshop Vandal www.missionworkshop.com 255 €

6. Dakine Mission Tanner Hall www.dakine.com 89,99 €

7. Dakine Builder’s Pack www.dakine.com 139 €

8. Dakine Mission JP Walker www.dakine.com 89,99 €

9. Demon Dirt Monocle www.xcytt.com 45 €

10. Relic Keel www.xcytt.com 75 €

11. Bike Fish T-shirt www.bantshirts.co.uk 20 €

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MATHILDE tshirt: Paul Frank backpack: Dakine Heli pro DLX pants: Insight doll: Uglydoll Trunko shoes: Five ten JOSE pants: lnsight sweat: Skullcandy GLORIA: cap: Stussy tshirt: Neff JAMES: shirt: Insight pants: Wesc shoes: Five Ten BELEN headphones: Wesc tshirt: Paul Frank doll: Uglydoll Plunko

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BELEN hat: Stussy knitwear: Stussy skirt: Paul Frank MATHILDE beanie: Dakine bottle: Camelbal FMBWT Limited Edition tshirt: Neff pants: Insight shoes: Five Ten GREG jersey: Oakley shorts: Oakley kneepads: Alpinestars shoes: Five Ten bike: MDE Keeper AM GLORIA: headphones: Wesc tshirt: Dakine skirt: Stussy leggin: Stussy JOSE beanie: Dakine scarf: Scullcandy tshirt: Neff pants: Wesc JAMES: shirt: Stussy sweat: Paul Frank pants: Wesc

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MATHILDE goggles: Adidas Id2 beanie: Dakine jacket: Dare2b backpack: Dakine mission Walker pants: Insight board: Bataleon JOSE beanie: Dakine goggles: Adidas Id2 Pure tshirt: Skullcandy backpack: Dakine mission Hall

BELEN beanie: Stussy sweat: Paul Frank gloves: Dakine snowscoot: Black Mountain JAMES: beanie: Wesc jacket: Dare2b board: Bataleon GLORIA: beanie: Dakine sunglasses: Super/Wesc sweat: Loreak Mendian

BELEN tshirt: Insight JAMES: sweat: Wesc pants: Wesc shoes: Five Ten backpack: Dakine team mission Hall

MATHILDE knitwear: Insight tshirt: Paul Frank pants: Insight JOSE sweat: Paul Frank pants: Wesc

GLORIA hat: Stussy tshirt: Vans

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photo: Jonathan Borms

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HEIRS CULTURE / INTERVIEW Web: Writer: Photography:

www.heirs.com.au Jonathan Borms Jonathan Borms

A SUBTLE NEW VIBE IS BLOWING OUR WAY FROM DOWN UNDER. IT GOES BY THE ENIGMATIC NAME OF HEIRS. THEIR SOUND IS A FUSION OF LAID-BACK AND REPETITIVE RHYTHMS, AGGRESSIVE BEATS; IT’S INTIMATE AND IT’S COMPLEX. FOR SOME, HEIRS ARE POST-ROCK, OTHERS CALL THEM STONER ROCK; WHAT IS INDISPUTABLE IS THAT THIS AUSSIE FOUR-PIECE HAVE COME UP WITH A TRULY ORIGINAL SOUND, WAY REMOVED FROM THE CLICHÉS OF PACIFIC SURF, THE HARD-ROCK OF AC/DC AND THE GRUNGE OF SILVERCHAIR. YOU CAN CHECK THEM OUT FOR YOURSELVES AT ONE OF BRUSSELS’ HOTTEST VENUES, DNA. GIVE IT UP FOR SEDUCTIVE LEAD SINGER LAURA, BRENT, DAMIAN AND IAN. The sound of Heirs is a kind of indefinable musical encounter. The intimacy of the post-rock like Slint, the power of Stoner as some riffs of Sleep, a repitition rate almost as accurate as a digital sequencer... Sometimes sound slightly “industrial”. It’ s not easy to speak about you in a precise style. Do you have a good way to describe you? I think the description you have given is pretty appropriate. We are not aiming for a certain sound or style, moreso, we know what we do not want to fall into, and perhaps this is our main influence. I think if we fell into a certain genre or category, we would seriously have to evaluate what we were trying to achieve. You are all very different people. Some very shy, others very sociable, but the quietest are sometimes very expressive on stage. Could it explain the birth of your very contrasting music? Yeah I guess that is one of the reasons that we have come up with this sort of sound. We all come from very different musical backgrounds, and the main reason we wanted to turn Heirs into a live act was to spend more time with people we all hang out with regularly regardless, and to make sure that the idea of the band breaking up is a non-event. You’re all playing ( or played ) in different kinds of bands. Is this also an explanation for your sound? We all seem to use music as a tool for learning, as in, study material. We all listen to such a broad range of music, and have been through so many

different genres and musical ideals, and that seems to correlate to something quite unique. What does “Heirs” mean ? The word means to be the predessesor of something, as in, the Prince is the heir to the King’s throne. The name was originated on an ideal of acknowledging what has come before us, and to hopefully expand into the “heirs” of a musical landscape. I’ve listened a lot to your last album and saw two of your European gigs. It follows that your songs when performed live are really harder and punchier than on the LP. Is it the intention to give something more or different to your public? The idea is to take the songs that we have written in the studio, which are precise and clinical, and to take them somewhere else in a live setting. I don’t enjoy bands who play their albums with the idea of replicating the exactness of the recording. Some people like our albums better, and some like the live show, and for us, this is an important separation. Playing loud and live is a way of life for Heirs, isn’t it ? Definitely. The show needs to be a mind-numbing experience, both for us and the audience. We want to make sure that the show lingers in many different ways, be it audibly and visually with the projections we use ; and with the oils we burn, we try to familiarise people with a sense of smell that will remind them of the show. You’re all very quiet on stage, playing on the side just like if you are living in your own dreams and step-by-step moving to a kind of trance. Laura stays all the time on the center of the stage in the cloud of cinammon, more stoic than the others, and gives us a smooth but very loud bassline. Is this feminine image, delicate and powerfull at the time, important for the band ? Heirs is a blank stare. The idea is to take away all consciousness and turn the tie we are playing into a ritualistic type of trance, where all senses are taken to another place. People come to shows, and do anything for that matter, to escape their reality for a brief moment. We need this release as a band, and need to fall into a semi-conscious state to fully realise what we are trying to achieve. Laura’s basslines are integral to this, as she is the backdrop for this type of consciousness.

Why the cinnamon flavour on stage ? It is the warmest smell we could find. The idea is to envelope the listener in a blanket of warmth, and this smell seems to correlate with the heaviness of the low end spectrum. Your European tour was really long and intense. How do you feel after those months ? Tired, exhausted, but also as relaxed as you can get. This is what we are all meant to do, so when it ends, there is a sense of relief, but also a sense of sadness and longing for the next one. It’s not every day that we see a young band doing a massive tour like yours. What did you learn during the trip ? There are so many things we learn from this, and most of them are about ourselves. The different thresholds we all have are constantly pushed to different limits, and I guess this is the most important thing we can learn from all of this. What are your best souvenirs ? The people. The idea that people are so giving with their time, their houses etc... is continuously mindblowing. We are so grateful for the people who go out of their way to put on or attend a show, offer accommodation and just the general conversations. Is there any difference between the European and Australian scene ? A huge difference, hence why we have played more shows in Europe than Australia. Europeans are a lot more open and supportive, and the show conditions are so much better, it is really hard to find any motivation to play in our homeland, which is a constant source of frustration. How do you see Heirs in a couple of years ? Growing into something we can all be proud of, and to make sure we stay true to the path we have paved. Obviously we would love to play bigger shows and reach as many people as possible through the honourable channels available. Some last words ? Thanks a bunch for the interview, and we hope to see you all again real soon!

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photos: Jonathan Borms



Le son de Heirs est une sorte de rencontre musicale indéfi nissable. L’intimité du post-rock à la Slint, le puissance de riffs Stoner comme Sleep, une répétition presque aussi précise qu’un séquenceur digital... Parfois même une touche «industriel». Ce n’est pas évident de parler de vous dans un style précis. Avez-vous une bonne manière de vous décrire ? Je pense que la description que tu as donnée est assez appropriée. Nous ne visons pas un certain son ou un certain style, nous savons plutôt ce dans quoi nous ne voulons pas tomber, et peutêtre que c’est ça notre principale influence. J’ai l’impression que si nous tombons dans un genre ou une catégorie, nous devrions sérieusement évaluer ce que nous essayons de faire. Vous êtes tous différents. Certains très timides, d’autres ont de la tchatche, mais les plus calmes sont parfois les plus expressifs sur scène. Cela pourrait-il expliquer votre musique très contrastée? Oui, je suppose que c’est l’une des raisons qui font qu’on en est arrivé à ce type de son. On vient tous de backgrounds très variés et si on a voulu amener Heirs à faire du live, c’est justement pour traîner avec des gens différents et pour s’assurer qu’une séparation du groupe est impensable. Vous jouez ou avez joué tous dans différents groupes. Est-ce aussi une explication à votre son? On semble tous utiliser la musique comme un outil d’apprentissage autant que comme quelque chose à étudier. Nous écoutons tous de la musique largement variée et avons tous eu des genres et idéaux musicaux divers, cela a l’air de nous relier à quelque chose d’unique.

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Que veut dire «Heirs»? Ce nom veut dire être le prédécesseur de quelque chose comme le prince est le «heir» du trône royal. L’origine est de prendre connaissance de ce qu’il y avait avant nous et avec un peu de chance, au «heirs» d’un paysage musical.

Pourquoi cette senteur de cannelle en live? C’est la sensation la plus chaude qu’on ait trouvée. L’idée est d’envelopper l’écoutant dans une couverture de chaleur et cette odeur semble être en corrélation avec un spectre basse fréquence.

J’ai beaucoup écouté votre dernier album et vu deux de vos prestations européennes. Il apparaît que vos chansons sont bien plus dures et punchy en live que sur le LP. Voulez-vous donner quelque chose en plus ou de différent au public? L’idée est de prendre les chansons écrites en studio, qui sont précises et cliniques, et de les amener ailleurs sur scène. Je n’apprécie pas les groupes qui jouent leurs albums dans le but de reproduire exactement ce qui a été enregistré. Certains préfèrent nos albums, d’autres aiment le live et pour nous, c’est une séparation importante.

Votre tour européen était vraiment long et intense. Comment vous vous sentez après tout ce temps? Fatigués, épuisés mais aussi relaxés que l’on peut l’être. C’est ce qu’on voulait tous faire, donc quand ça se termine, il y a une sensation de soulagement mais aussi de tristesse et d’impatience pour le prochain tour.

Jouer fort en live, c’est un mode de vie pour Heirs, non? A fond. Le show doit être une expérience bluffante pour tous, autant pour le public que pour nous. On veut être certain que le show s’attarde sur différents points, que ce soit au point de vue auditif, visuel par les projections qu’on utilise et l’essence qu’on brûle. Nous essayons de familiariser les gens à cet esprit qui les fera se souvenir du spectacle. Vous tous êtes très calmes sur scène, jouant chacun de votre côté comme si vous étiez dans votre propre monde et rentrant petit à petit en transe. Laura, plus stoïque que les autres, reste tout le temps au milieu dans le nuage d’un diffuseur de cannelle et nous offre une onctueuse mais lourde bassline. Est-ce que cette image féminine à la fois délicate et puissante est importante pour le groupe? Heirs est un regard vide. L’idée est d’enlever toute conscience et de jouer dans une sorte de transe dans laquelle tous les sens prennent une autre place. Les gens viennent aux concerts et font tout pour échapper à la réalité pendant ce bref moment. En tant que groupe, nous avons besoin de cette version et de tomber dans un état de semi-conscience pour réaliser pleinement ce que nous voulons accomplir. Les basslines de Laura en font partie intégralement vu qu’elles sont le fi l conducteur pour ce type de conscience.

Ce n’est pas souvent que l’on voit un jeune groupe comme le vôtre faire un tour aussi gigantesque. Qu’avez-vous appris durant ce séjour? On en a retiré tellement de choses et la plupart étaient à propos de nous. Les seuils respectifs que nous avons tous sont constamment poussés à leurs limites, je suppose que c’est la chose la plus importante qu’on peut en apprendre. Quels sont vos meilleurs souvenirs? Les gens. L’idée qu’ils sont si généreux avec leur temps, leurs maisons, etc., c’est toujours époustoufl ant. On est toujours redevables aux gens qui changent leur quotidien pour assister à un show, offrir un logement ou juste une conversation. Y a-t-il une différence entre la scène européenne et l’australienne? Une très grand différence, d’où le fait qu’on joue plus en Europe qu’en Australie. Les Européens sont plus ouverts et supporters, les conditions de spectacle sont tellement meilleures. C’est vraiment dur de trouver la motivation pour jour dans notre pays d’origine et c’est toujours le sujet de frustrations. Comment voyez-vous Heirs dans quelques années? Grandissant dans quelque chose dont nous sommes tous fiers et faisant en sorte de restez fidèles à la route que nous avons construite. Evidemment nous aimerions faire des shows plus grands et atteindre autant de monde possible via les honorables médias disponibles. Un dernier mot? Un grand merci pour l’interview et nous espérons tous vous revoir très bientôt!

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photo: Stef Candé

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photo: Stef CandĂŠ - rider: Graham Agassiz

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RED BULL RAMPAGE / USA / 01 - 03.10.2010 Web: Writer: Photography:

www.redbullrampage.com Christophe Bortels & Vincent Rocher Stef Candé, Christian Pondella, John Gibson & Ian Hylands

For most MTB freeride fans, the Red Bull Rampage was the year’s most eagerly anticipated competition. It’s not hard to understand why. Firstly, it’s something of a rare event: since its launch in 2001, there have only been five editions of the Rampage, and the last one took place in 2008 after a three-year gap. It also happens to contain the most hair-raising jumps on the planet... and produce most spectacular wipeouts!

challenge that attracts the best freeriders on the planet, who are scored on fluidity, difficulty of line, style and amplitude.

The sixth edition of the Red Bull Rampage didn’t disappoint. This is an event that boasts a simple but effective formula. The setting is an ultra sheer hillside buried in the heart of the canyons of Utah, with a drop of more than 300m from top to bottom. A scorching sun means that the riders have to contest the dusty, rocky terrain in hellish heat, navigating some supernatural features and jumps, stunning drops and a multitude of possible lines. It’s a

Hot on Atherton’s heels in second was the always audacious and spectacular Andreu Lacondeguy, who notched 79 points in his first run, but then nose-cased a back-flip in the second round. Canadian Geoff Gulevich scored 77.20 points to leave him in third at the end of the first round.

After the qualifying rounds on Friday 1 October, the Super Final was staged over two rounds on the Sunday, with 10 the best riders joined by the 15 finalists from the 2008 Rampage. It was dominated for long stretches by Gee Atherton, an outand-out downhill specialist and winner of the 2010 Downhill World Cup. In the first round, the British rider completed an ultra fast and fluid run, with a massive, out-of-thisworld turndown capped by a perfect landing, which earned him a fantastic score of 82.40.

We had to hang on until the second round, which was held up by wind and rain, for someone to top the

score set by Atherton, who opted not to take his second run. It was well worth the wait... After failing his first attempt when a slight over rotation ended in him kissing dirt, Cameron Zink finally managed to throw a mega 360 on the Oakley Icon Sender, an awesome new ramp, which produces some absolutely monster drops. That earned him an unbeaten score of 89.20 points, enabling him to clinch the 2010 Rampage in real style. The sixth edition of the Rampage also produced a gripping battle for the third podium spot. Darren Berrecloth snatched it at the death, thanks to a mental display of pure freeriding. The Canadian miraculously managed to stay on his bike after blowing a pedal right at the start of his run, and then went on to throw down a 360, even if it was on an easier drop than Zink’s... Cam Zink’s victory meant he topped the final overall rankings of the inaugural edition of the Freeride Mountain Bike World Tour, of which this year’s Rampage was the final stage.

Rampage Results 1. Cameron Zink 2. Gee Atherton 3. Darren Berrecloth 4. Andreu Lacondeguy 5. Geoff Gulevich 6. Thomas Vanderham 7. Robbie Bourdon 8. Kyle Strait 9. Logan Binggeli 10. Kurt Sorge 11. Alex Prochazka 12. Tyler McCaul 13. Graham Agassiz 14. Cedric Gracia 15. Greg Watts 16. Michal Marosi 17. Jamie Goldman 18. Curtis Robinson


FMB World Tour 2010 1. Cameron Zink 2. Brandon Semenuk 3. Darren Berrecloth 4. Yannick Granieri 5. Martin Söderström 6. Sam Pilgrim 7. Greg Watts 8. Cam McCaul 9. Casey Groves 10. Amir Kabbani


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89.2 82.4 81.2 79.0 77.2 76.6 76.0 75.6 74.8 73.0 72.2 71.8 71.0 70.4 65.6 64.2 63.8 62.4

photo: Stef CandĂŠ - rider: Alex Prochazka

photo: Christian Pondella - rider: Cameron Zink

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photo: John Gibson - rider: Cameron Zink


CAMERON ZINK Hi Cam, first places at Crankworx, Rampage, FMB World Tour...Congrats! This really is a comeback! What gave you the strength to comeback to the top? Just pure will and heart. It’s kind of different than most comeback stories. I got hurt, came back from knee surgery to win Crankworx in 06’; life was so good I could taste it in my spit. Then I got hurt again, had an crappy season but still made finals at Crankworx in 07’. Got hurt again, had an decent season in 08’ getting top 5 in all the big contests, but nobody really notices top 5’s when you aren’t winning. 09’ I had kind of a bad year but put together a good video part. I think that was step one in getting back to the top because the last good video part I had was in 06’ as well, which happened to be the only year I was healthy until this year. Broke my leg racing motocross October of 09’ so I didn’t have the greatest winter of learning new tricks, but broken bones don’t take nearly as long as knee surgeries. Once again, here I am at the top of my game and I couldn’t be happier. This Rampage was very important for you. Can we say that this contest is made for you (or you’re made for this contest)? I feel that contest just comes naturally to me because it is a mix of what I love to do. You have to be good at riding DH bikes and rough stuff and since I grew up racing it suits me well. The other side of it is tricks, drops and jumps and that is what I do most of the time now because of all the contests. I love riding Rampage because you don’t get the same

feeling on anything else. A lot of people get scared and end up riding scared, which is the worst way to ride, and I don’t want to sound arrogant but that kind of stuff doesn’t really scare me. I love it and I was bred to ride it. Past years have been full of injuries, and hard times for any rider. How do you deal with a hurting body to continue your career? With knee surgeries your knees are never quite the same. You just have to work extra hard to keep them healthy and strong. It is just something I have to deal with and it is worth every bit of work. With your big 360 drop you wrote a new page of MTB history. Where is the limit? I have no idea. A couple of years ago that size drop was borderline possible to even jump. It will have to cap off somewhere, but when something is built well the sky is the limit. When did you decide to try this sick move on the Icon Sender? Before showing up to a contest you have to have something of a game plan. Originally I wanted to flip the canyon gap, but when we showed up and looked at the rest of the run (above and below) it didn’t have much potential. So on Monday, as soon as I saw how many possibilities were above and below the Oakley drop I knew that was where I had to go, and of course spin it. To try this kind of move you have to have confidence in your bike. Corsair Dominion…what can you say about this bike? The bike is perfect. It has 8” travel

and full DH geometry, but is incredibly light and with the Rock Shox Vivid Air in the rear and Boxxer Air up front it made for the perfect bike. Feels similar to my slopestyle bike, but with more travel. How was the atmosphere at Red Bull Rampage? Did some friends and family come to support you? Most of my good friends are the people that were there anyway, mainly Kyle Strait and Taylor Sage, but my girlfriend came out and she is always such an amazing supporter. Her being around just keeps me calmer and it’s all good. Definitely got a ton of calls and support from my family and friends that couldn’t make it after the contest though! Felt amazing. First year of FMB World Tour and you’re the first champion. What is your feeling about that and about the Freeride Mountain Bike World Tour? I couldn’t ask for more! Having a series is amazing and just what our sport needed. I love the chase of capturing a championship and to be the inaugural (first) world champion in our sport is truly an honour. How do you occupy the off-season? Motocross, Snowboarding, running my grip company Sensus, and just relaxing. This is the first winter in a very very long time that I will be able to ride steadily preparing for next year while not pushing myself and getting hurt again. Some special project for 2011? Video? Freeride? DH? The Gobi Desert film with Freeride Entertainment, working on another

Hold On Loosely Tour early in the year, probably gonna do some DH races, and just hit all the big contests! What are the advice you can say to all the kids around the world who dream of becoming as good as you on a bike? If you enjoy riding a bike and it truly makes you happy, then don’t let anything get in your way. Injuries come and go, but the joy you get from riding MTB will never fade away. Time to thank who you want! First and foremost to my family. My Dad and Mom for taking me across the country when I was young to all the races and buying me super expensive bikes. My brother and my girlfriend for being such good friends and supporters. To all my loving supporting sponsors who have stuck with me when I needed it most: SRAM/ Rock Shox, Troy Lee Designs, Oakley, Mavic, Deity, Geax, SDG, Vans, and to my new sponsor Contour Cameras. And thanks to you for wanting to read what I have to say! 2SIX!

“... I don’t want to sound arrogant but that kind of stuff doesn’t really scare me. I love it and I was bred to ride it.”

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YANNICK GRANIERI Hi Yannick, at the start of the season, did you think you’d be involved in the Rampage? No way! Back then that seemed like mission impossible... but my season turned out really well and enabled me to book my ticket to the Rampage. What made the biggest impression on your during your time Stateside? Las Vegas! I’d never been before, and to be honest, I found the whole place weird. It’s like a sort Disneyland for adults ! All those crazy hotels they have there are absolutely incredible! Aside from that, it would have to be the spiders in Virgin, Utah - they’re really scary. I came across one when I was out with a mate one evening. He told me: “A bite from that one could kill you!” I was like: “ Shit! Run for it!”. Lots of people have seen photos or video clips of the Rampage, but there are very few who have seen it in the flesh. What’s it really like? It really is an event like no other, because of the location and terrain! When you get there for the first time you find yourself going: “Wow, this is something else!” All those vast stretches of dry and crumbly earth with hardly any vegetation that extend beyond the horizon. The mountains form a kind of amphitheatre, rounded on both sides. That makes for a really diverse and varied playground for us freeriders. The atmosphere at the event itself is also unusual as the riders all come from different disciplines and everyone does their own thing. That’s the really cool thing about it! You can be a dirt rider like me or a downhill rider like Gee and tackle the event in your own style.

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We saw your fall on the Icon Sender, which has a huge 12m drop. Were you scared? For sure! Kelly McGarry had just ridden before me and wiped out because he overshot the landing, so I wanted to take it a bit slower to avoid going the same way... but I forgot one important detail: Kelly is 1.90m and weighs 90 kilos, which is about twice as much as me . As a result, I ended up going too slowly, and fell short with my jump. As it happens, I realised as soon as I was heading out of the gate that I’d cocked it up, so I threw myself off my bike with a mega no-foot can! That’s where the story gets even crazier. Listen to this! My bike came down upright at the top of the landing and I landed with my two legs in front of me with my backside on my handlebars. I got back on and slid down the slope. Crazy! I think my forks just about saved my life because if I’d fallen flat on the top of the landing without my bike, I don’t even dare to think what state my back would have been in. But the main thing is I ended up in one piece! Weirdly, when I fall it often has the opposite effect on me than on other riders. After a fall like that one, most riders are generally afraid to go back and try it again, but for me, on this occasion, it gave me an extra boost! I said to myself: “Damn, it’s not really all that big, you won’t die if you fall!” So the next day at 10a.m. I had my first run and I cleared a perfect drop. I was so pleased and excited to have nailed it that I dropped a backflip on the step-up right afterwards!

Do you think riding this type of location is your thing? Can you see yourself riding in similar places in future? Yeah, for sure! I got a great buzz during my runs; you can feel adrenaline coursing through your throat.. and your balls ! I love it! After the Rampage, I just wanted to go back and do it all over again. I’m going to ride my big bike more often. That’s it with the Mountain Bike! What are your general impressions of the USA? It was funny, as always. I’ve been there a few times now and every time I’m there I tell myself how good we have it in France, most of all when it comes to the food ! You just failed to make the podium in the FMB World Tour and you stood out in a number of events. Are you pleased with how your season’s gone? I went into 2010 having set myself the target of a place in the world top five... I achieved that and I’m really chuffed about it, though I’m disappointed I didn’t do better at the Rampage. If I had, I would have clinched a spot on the podium of the Freeride Mountain Bike World Tour. My best moment of the year was my run in the final of the Crankworx Colorado – it felt like I’d just landed on the moon. I experienced an incredible moment of inner joy! My worst moment came during practice at the Rampage. That was the most afraid I’ve ever felt in my life, I had a real moment of self-doubt. Everything seemed so huge! It all looked impossible to me, which created a massive wave of anxiety that left me feeling

paralysed! Luckily, after going over the course several times, my confidence came back and I was able to regroup. Are you relaxing now, or have you already started preparing for 2011? I’m kicking back at the moment... Well, really, in fact, as I’m preparing myself physically, mentally, spiritually and sexually for the 2011 season, which I expect to be full of victories and good results... Inshallah! I’m due to head out to the USA at the start of January for a short trip between European competitions. It’s gonna be FUN! I guess there are people who you’d like to thank. So now’s your chance! I’d like to thank all of my partners, who are allowing me to realise my dreams: Commençal, Dakine, O’Neal, New gazoil , Adidas Eyewear, Sram, Mavic, Geax Tires. I must also thank my family and friends for the support that they give me. And I can’t forget all the photographers who I work with. Thanks a lot... Peace.

“ Damn, it’s not really all that big, you won’t die if you fall ! ”

photo: Ian Hylands - rider: Gee Atherton


GEE ATHERTON Hi Gee ! What were your ambitions before coming to the 2010 Rampage? Were you already hoping for a result or were you coming just for the pleasure? My main goal going into RedBull Rampage was to survive it, I had just come off the back of a long season and I wasn’t too worried about getting a good result, it was just a bit of fun for me. Rampage is unique because each rider can create his own line. How did you proceed? That is one of the things I love about Rampage, building your own line, it gives you so much freedom and makes it so much different to the downhill races. I just built something that was fast and flowed well, also tried to make things that looked exciting to watch.

Rampage spot is really fat. How do you handle the risks of injuries? Is it easy to ignore the risk when you ride? I don’t think anyone really could ignore the risk of injury, you are riding some of the biggest lines in the world, but you just have to learn to deal with it and not let it affect your riding. I just rode lines I knew I could do, didn’t take too many risks, just approached it in a similar way I approach a race. You managed to get second place, thanks to a very smooth and fast run. We all remember this huge transfer you landed super smoothly. Can you explain to us how you prepared for this jump? What does it feel like on the bike? Preparing for it was all to do with the building. I had to make sure I made it with the right approach

speed, at the right angle, with the right size lip... Once I had done that I knew it was going to be possible and then it was just down to trusting that I had the ability to do it. When I was riding the run in before I hit it I thought it was going to be quite easy, but when I hit it in my run it was slightly more of an impact than I thought, it felt so good to ride out of it tho. Why did you choose not to have a second run in the finals? My first run was exactly what I planned, I had decided that if I could get it done on my first run then I wouldn’t do the second, it was a bit of a risk to just try and do the same thing again... So I got to watch all the other guys get wild. It was insane to watch...

Why do you think there were such few pure DH racers attending the Rampage? Who knows, I think each rider probably had a different reason, whether it was because the race season is so long, they didn’t want to risk hurting themselves, or they didn’t think they had the ability. Gracia and myself had done it before so we knew what to do and how to do it... I guess it suits some riders’ styles and not others. What bike settings did you adapt for the Rampage, compared to your regular race settings? I kept everything the same, except the suspension, I went up a spring rate… to give myself a bit more room to get wild and go to flat if I felt like it. My race bike is set up so I can treat it pretty rough, whether it’s at rampage or in a world cup race run.

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photo: John Gibson - rider: Darren Berrecloth

photo: Christian Pondella - rider: Michal Marosi

photo: Christian Pondella - rider: Michal Marosi

Pour la plupart des amateurs de gros vélo, la Red Bull Rampage était la compétition la plus attendue de l’année. Et on les comprend. Non seulement parce que la Rampage est fi nalement un événement plutôt rare – il n’y a eu que cinq éditions depuis 2001 et la dernière s’était déroulée en 2008 après trois ans d’absence –, mais surtout parce qu’on y voit les jumps les plus dingues de la planète et logiquement les crash les plus spectaculaires… Et une fois de plus le spectacle aura bien été au rendez-vous pour cette sixième édition de la Red Bull Rampage, dont la recette est simple mais toujours efficace: un flanc de colline super abrupt perdu au milieu des canyons de l’Utah, plus de 300m de dénivelé négatif, un soleil impitoyable, une chaleur d’enfer, un terrain poussiéreux et rocailleux, des modules et des sauts hors normes, des drops ahurissants, une multitude de traces possibles et, surtout, les meilleurs freeriders de la planète notés sur la fluidité, la difficulté de la trace choisie, le style et l’amplitude. Après des qualifications disputées le vendredi, la

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fi nale se jouait le dimanche 3 octobre dernier sur deux runs entre les dix meilleurs des qualifs et les quinze fi nalistes de la dernière édition, disputée en 2008. Une fi nale qui a longtemps été dominée par un pur... descendeur : Gee Atherton, le vainqueur de la Coupe du Monde de descente 2010, auteur en première manche d’un run super rapide et ultra fluide que le Britannique a conclu par un monstrueux transfert venu de l’espace et remis impeccablement, qui lui valut la très belle note de 82.40. Il était suivi de près par le toujours très audacieux et spectaculaire Andreu Lacondeguy – 79 points à son premier essai et

qui se mettra une belle boite sur un backfl ip un peu court en deuxième manche –, et par le Canadien Geoff Gulevich, alors troisième avec 77,20 points au terme de cette première manche. Il aura fallu attendre la deuxième manche, interrompue un moment par le vent et la pluie, pour enfi n voir un rider battre le score de Gee Atherton (qui fera l’impasse sur son second run). Et de quelle manière... Après une première tentative manquée lors de sa première descente à cause d’une légère sur-rotation et qui s’était terminée par une grosse chute, Cameron Zink est fi nalement arrivé à rentrer un 360 d’anthologie sur l’Icon Sender, un nouveau module bien fat qui servait de rampe de lancement pour un drop monstrueux, décrochant la note de 89,20 points qui ne sera pas battue et lui permettra de décrocher une très belle victoire dans cette Rampage 2010. On retiendra aussi de cette sixième édition la troisième place arrachée en toute fi n de fi nale par Darren Berrecloth qui nous a sorti

un run démentiel dans la plus pure tradition freeride. Le Canadien, qui arrivera miraculeusement à rester sur son bike après un foirage sur un drop dans les tous premiers mètres de sa descente, nous a lui aussi rentré un 360, sur un saut plus “modeste” que celui de Zink toutefois, si on peut dire... Grâce à sa victoire, Cameron Zink remporte également le classement général fi nal de la première édition du Freeride Mountain Bike World Tour dont cette Rampage était la dernière étape.

“Un transfert venu de l’espace et remis impeccablement.”


CAMERON ZINK Salut Cam. Première place au Crankworx, à la Rampage et au général du FMB World Tour. Félicitations! C’est ce qu’on appelle un come back! Mais où as-tu trouvé la force de revenir au devant de la scène? C’est purement une question de volonté mais mon histoire est vraiment particulière. Après une blessure et une opération au genou j’avais remporté le Crankworx 2006. C’était le pied total! Ensuite je me suis blessé à nouveau en 2007 et ma saison fut pourrie malgré ma participation aux fi nales du Crankworx. En 2008 malgré une autre blessure les choses se sont plutôt bien passées puisque j’étais dans le top 5 sur tous les gros contests... mais personne ne fait vraiment attention aux gars du top 5 quand il n’y a pas au moins une victoire sur la saison. 2009 ne fut pas terrible du tout sauf une bonne séquence dans une vidéo. Avec le recul je pense que ce fut le premier pas vers mon retour car ma précédente bonne apparition vidéo datait de 2006, qui était la seule année où j’étais en bonne santé jusqu’à 2010. Mais en octobre 2009 je me casse la jambe en motocross ce qui m’a empêché d’apprendre de nouveaux tricks durant l’hiver. Heureusement les os cassés se réparent plus vite qu’un genou opéré et là je suis de nouveau au top. Je ne peux pas rêver mieux! Cette Rampage était très importante pour toi. Peut-on dire que ce contest est fait pour toi? En fait je me sens vraiment bien à la Rampage parce que c’est un mélange de tout ce que j’aime faire en bike. Il faut pouvoir maîtriser un vélo de descente sur un terrain défoncé et comme j’ai fait des courses de DH depuis mon enfance ça ne me pose aucun problème. Et puis pour tout ce qui est tricks, sauts et drops c’est ce que je fais la plupart du temps maintenant. J’adore rider

cette compétition parce que les sensations qu’on y ressent sont uniques. Beaucoup de gars ont peur là-bas et ils rident avec stress, ce qui est la plus mauvaise façon de rouler. Je ne veux pas faire mon arrogant mais personnellement ce genre de choses ne m’effraie pas vraiment. Je suis fait pour rider ce genre de spot et j’aime ça. Tu as eu beaucoup de blessures ces dernières années. Comment on gère sa carrière avec un corps qui a souffert? En fait un genou opéré n’est plus jamais le même qu’avant. Il faut vraiment bosser dur pour le garder sain et fort. C’est juste quelque chose avec lequel je dois composer mais ça en vaut la peine. Avec ton énorme drop 360 tu as écrit une nouvelle page de l’histoire du mountain bike. Où est la limite pour toi? J’en ai aucune idée. Tu sais, il y a quelques années ce genre de drop était à peine possible même sans y faire de trick. Il faudra bien que ça s’arrête quelque part mais quand quelque chose est bien préparé, seul le ciel est la limite. Et quand as-tu décidé de tenter cette fi gure de dingue sur l’Icon Sender? Avant de te lancer dans un contest, tu dois avoir un plan en tête. Savoir ce que tu vas faire et où tu vas le faire. Au début je pensais faire un backfl ip au dessus du Canyon Gap mais quand on a été repérer les lieux on s’est rendu compte que le reste du run n’aurait pas beaucoup de potentiel en prenant cette ligne. C’est donc le lundi, en voyant toutes les possibilités de traces qui s’offraient au-dessus et en dessous de l’Icon Sender que je me suis dis que c’était là que je devais passer... et d’office faire une rotation!

Pour tenter ce genre de choses tu dois avoir confiance en ton bike. Que peux-tu dire de ton proto Corsair Dominion? Ce bike est parfait! Il a 20cm de débattement et une géométrie très DH mais reste incroyablement léger. Avec l’amorto Rock Shox Vivid Air et la fourche Boxxer Air c’est la combinaison parfaite. Je me sens comme sur mon bike de slopestyle mais avec plus de débattement.

«Je suis fait pour rider ce genre de spot et j’aime ça.»

Comment était l’atmosphère à cette Red Bull Rampage? Tu avais des amis et de la famille avec toi? La plupart de mes amis étaient là dont Kyle Strait et Taylor Sage puis ma copine est venue également et elle est à chaque fois une incroyable supportrice. Sa présence m’aide à rester calme et c’est ce qu’il me faut. Et puis j’ai reçu des tonnes d’appels et de messages de ma famille et proches qui n’avaient pu se déplacer. C’était incroyable! C’est la première année du FMB World Tour et tu en es le premier champion. Qu’est ce que ça te fait et que penses-tu de cette organisation? J’aurais pas rêvé mieux! Avoir un vrai circuit international est vraiment génial et c’est vraiment ce dont notre sport a besoin. J’aime le fait de courir après la victoire

d’un championnat et puis être le premier champion du Monde de notre sport est un réel honneur! Comment occupes-tu l’intersaison? Du motocross, du snowboard et puis je gère ma compagnie de grips, Sensus. C’est le premier hiver depuis très longtemps durant lequel je serai capable de rouler pour me préparer correctement à l’année suivante. Pour une fois je ne suis pas blessé ou en rééducation. Des projets particuliers pour 2011? Il y a un fi lm dans le désert de Gobi avec Freeride Entertainment puis on travaille sur un nouveau Hold On Loosely Tour en début d’année. Je ferai probablement quelques courses de descente et tout les gros contests de slopestyle/freeride. Quel est le conseil que tu peux donner aux kids du monde entier qui veulent devenir aussi doué que toi sur un bike? Si tu t’amuses en roulant et que ça te rend heureux, ne laisse rien entraver ton choix. Les blessures vont et viennent mais la joie que tu ressens en ridant ton mountain bike ne s’estompera jamais. Voici le temps des remerciements. Premièrement à ma famille. Mon père et ma mère m’ont emmené partout à travers les USA quand j’étais gamin et m’ont permis d’avoir du très bon matos. Mon frère et ma copine qui sont de si bons amis et supporters. Merci aussi à tous mes sponsors qui m’ont soutenu quand j’en avais le plus besoin: SRAM/Rock Shox, Troy Lee Designs, Oakley, Mavic, Deity, Geax, SDG, Vans et mon nouveau sponsor Contour Cameras. Et merci à vous d’avoir lu tout ce que j’avais à dire! 2SIX!

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YANNICK GRANIERI Salut Yannick, cette participation à la Rampage tu l’avais imaginée en début de saison ? Pas du tout! Ca me paraissait mission impossible puis fi nalement ma saison s’est super bien déroulée et j’ai pu avoir mon ticket pour la Rampage. Qu’est ce qui t’as marqué le plus durant ce trip chez les ricains ? Las Vegas! Je n’y étais jamais allé et franchement c’est trop marrant. C’est une sorte de Disneyland pour adultes! Tous ces hôtels aussi fous les uns que les autres sont vraiment stupéfi ants! Sinon à Virgin, Utah, les araignées font vraiment peur. J’en ai croisé une un soir avec un pote et il me dit: «Si elle te pique tu peux mourir!» Moi je stressais. « Merde! Courons alors! » La Rampage, beaucoup de monde la connaît en photo ou vidéo mais très peu l’ont vue de leurs propres yeux. Ca fait quoi ? C’est vraiment un événement à part du fait de sa localisation et du type de terre! La première fois que tu arrives là, tu te dis: «Ah ouais quand même!» C’est des étendues de terre sèche et friable avec très peu de végétation qui s’étendent au-delà de l’horizon. Les montagnes sont toutes formées en forme de cirque, arrondies de part et d’autre. Ca donne un espace de jeux divers et variés pour nous les freeriders. L’ambiance de l’événement est aussi atypique car les riders viennent de différentes disciplines et tout le monde trouve sont bonheur. C’est ça qui déchire! Tu peux être aussi

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bien dirter comme moi ou descendeur comme Gee et t’amuser dans ton style de ride. On a vu ta chute sur l’Icon Sender, cet énorme drop de 12 mètres de haut. Tu t’es fait peur sur ce coup là? Clairement! Kelly Mc Garry était passé juste devant moi et avait chuté en allant trop loin donc j’ai voulu freiner un peu plus que lui histoire de pas faire la même chute, mais j’avais oublié un détail important, Kelly fait 1,90m et 90 kilos et moi j’en fait moitié moins. Du coup j’ai trop freiné et je me suis mis court. Par chance j’ai vu dès ma sortie du kick que ça partait en couille et je me suis éjecté du vélo en méga no foot! C’est là que l’histoire devient encore plus dingue, écoute bien! Mon bike a été se poser debout sur le haut de la réception et j’ai atterri les deux jambes en avant avec le cul sur mon guidon. J’ai rebondi et puis glissé dans la pente. Un truc de dingue! Je pense que ma fourche m’a un peu sauvé la vie parce que si j’avais atterri sur le plat du haut de la réception sans vélo, je n’ose même pas imaginer l’état de mon dos. Enfi n bref je suis sain et sauf! Bizarrement la chute chez moi fait souvent l’effet inverse que chez les autres. Souvent après une chute comme celle là, la plupart des riders ont peur d’y retourner alors que moi cette fois-ci ça m’a boosté! Je me suis dit: «Putain, en fait c’est pas très gros, tu peux tomber sans mourir!» Du coup le lendemain à 10 h j’avais mon premier run et j’ai passé le drop nickel. J’étais même tellement content et excité de

l’avoir fait que j’ai posé un backfl ip sur le step up juste derrière! Finalement est-ce que c’est ton truc ce genre de spot? Vas-tu rider plus ce genre d’endroits dorénavant? Ouais carrément! La sensation que j’avais pendant mes runs, cette adrénaline qui te prend à la gorge et aux couilles. J’adore! Après la Rampage, je n’avais qu’une seule envie c’est de recommencer. Je vais rouler sur mon gros vélo plus souvent. C’est ça du Mountain Bike!

“ tu peux tomber sans mourir ! ”

Ton impression générale sur les USA? Marrant comme d’habitude. Ca fait déjà quelques fois que j’y vais et à chaque fois je me dis qu’on est bien en France et que surtout, nous on sait faire de la bonne bouffe! Tu fi nis au pied du podium du FMB World Tour et tu t’es illustré sur divers contests. Content de ta saison? J’avais débuté 2010 en me donnant comme objectif un top 5 mondial... J’y suis arrivé et j’en suis super content mais c’est une déception de n’avoir pas mieux réussi la Rampage. Ca m’aurait permis de décro-

cher une place sur le podium du Freeride Mountain Bike World Tour. Mon meilleur moment de l’année c’était quand j’ai réussi mon run de fi nale au Crankworx Colorado, j’avais l’impression d’avoir décroché la lune. J’ai eu un moment de bonheur intérieur incroyable! Mon pire moment a été lors des entraînements à la Rampage. J’ai eu le plus grosse peur de ma vie et un vrai moment de doute. Tout me paraissait énorme! Tout était impossible à mes yeux ce qui a engendré un énorme pic de stress me faisant fait perdre mes moyens! Heureusement après quelques passages, la confi ance est revenue et j’ai pu balancer. Et là maintenant tu décompresses ou tu es déjà en préparation pour 2011? Là je suis en mode détente... Enfi n vite dit parce que je me prépare physiquement, mentalement, moralement et sexuellement pour la saison 2011 qui va être encore pleine de victoires et bons résultats... Inch Allah! Je dois partir au USA début janvier pour un petit trip entre européens. It’s gonna be FUN! J’imagine que tu as du monde à remercier. C’est le moment! Je remercie tous mes partenaires qui me permettent de réaliser mes rêves. Commençal, Dakine, O’neal, New gazoil, Adidas eyeswear, Sram, Mavic, Geax tires. Merci aussi à ma famille et mes amis pour le soutien qu’ils m’apportent. Sans oublier tous les photographes avec qui je bosse. Thanks a lot... Peace.

photo: Stef Candé - rider: Mark Hopkins

photo: Stef Candé

photo: Stef Candé

photo: Stef Candé - rider: Yannick Granieri

photo: Stef Candé


GEE ATHERTON Salut Gee! Avec quelles ambitions estu arrivé sur cette rampage 2010 ? Tu visais un résultat ou tu étais surtout là pour te faire plaisir ? Mon objectif principal en arrivant à la rampage était d’y survivre. Je sortais d’une longue saison et faire un bon résultat n’était pas le plus important, c’était juste du fun pour moi. La particularité de la Rampage c’est que chacun prépare sa propre trace. Comment est-ce que toi tu as procédé ? C’est une des choses que j’aime dans la rampage, créer ta propre ligne, ça te donne tellement de liberté et c’est tellement différent des courses de descente. J’ai juste construit quelque chose de rapide et de fluide, j’ai aussi essayé de faire un truc qui serait excitant à regarder. C’est un spot très fat, est-ce qu’on peut vraiment faire abstraction des risques de blessure quand on ride ? Tu gères ça comment ?

Je ne pense pas que qui que ce soit puisse vraiment oublier les risques de blessure. Les traces sur lesquelles on roule sont parmi les plus fat au monde. Il faut juste apprendre à faire avec et ne pas laisser ces risques affecter ton ride. J’ai roulé sur des traces dont je me sentais capable, je n’ai pas pris trop de risques, la même approche que pour une course classique en somme. Tu dois ta deuxième place à un run très fluide et rapide, mais surtout pour avoir rentré cet énorme transfert super proprement! Expliquenous comment tu as préparé ce passage et comment on vit ça quand on est sur le vélo… La construction du saut a été très importante pour la préparation. Je devais m’assurer d’arriver avec la bonne vitesse, le bon angle, la bonne trajectoire pour le transfert... Une fois que ça c’était fait, je savais que ce serait possible, je n’avais plus qu’à faire confi ance en ma capacité à le faire. Pendant mon run,

avant d’y arriver, je me disais que ce serait plutôt facile, mais quand j’ai passé le transfert ça a été un plus gros impact que je ne le pensais. C’était tellement bon de l’avoir rentré! Pourquoi avoir fait l’impasse sur ton deuxième run de fi nale ? Mon premier run s’est passé exactement comme je le voulais, et j’avais decidé que si j’y arrivais à mon premier run je ne ferais pas le second. C’était un peu risqué de refaire encore la meme chose. Du coup, j’ai regardé les autres gars s’éclater. C’était dingue à voir. Comment expliques-tu le fait qu’il y ait très peu de purs descendeurs présents à la Rampage ? Je ne sais pas, je pense que chaque rider a ses raisons, que ce soit parce que la saison est très longue, pour ne pas risquer de se blesser ou parce qu’il ne s’en sent pas capable. Gracia et moi on avait déjà fait la Rampage, on savait donc quoi

faire et comment le faire… Je pense que cette compétition correspond au style de certains pilotes et pas à d’autres. Est-ce que ton vélo était préparé ou reglé d’une manière particulière? Je n’avais rien changé, sauf les suspensions. J’ai mis un ressort plus dur, pour me donner un peu plus de marge pour éventuellement y aller plus franchement si le coeur m’en disait. Mon bike est reglé pour que je puisse le maltraiter, que ce soit pour la Rampage ou un run de Coupe du Monde.

« Mon objectif principal en arrivant à la rampage était d’y survivre. »

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photos: LCEF

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lcef.wordpress.com Jonathan Borms LCEF

There’s no doubt about it, London has more cyclists than just about any other European capital. There are even cafés, restaurants and pubs entirely dedicated to cycling culture. And it’s really striking to see how London’s cyclists belong to a kind of informal extended family. You’re sure to encounter it when you end up chatting to a complete stranger who calls out to you on your bike, or who identifies you as a kindred spirit merely by some piece of cycling gear on your person... And you can be equally sure that any of these impromptu conversations will end with the magic phrase ‘Take care!’, uttered like a sort of verbal protective charm. It was in this same spirit of sharing, friendship and mutual support that the London Courier Emergency Fund (LCEF) was founded. Like the big US metropolises, London boasts a whole army of bike messengers. When a city is jammed up with traffic, the cycle courier suddenly becomes the best solution for urgent deliveries. Useful, fast and with a bit of a punk image, cycle couriers are well thought of. But few people appreciate properly what these occasionally suicidal cycle desperadoes have to go through, as they do battle with fierce rain, wind, snow and scorching sun, not to mention motorised urban guerillas. Traditionally, cycle couriers are selfemployed and paid by the job, so they don’t have the benefits of any insurance if they run into problems. For the courier, no parcels means no money... and if they have an accident,

they’re unable to earn at all. The working life of a courier is often precarious, and they often take risks in order to cram in as many jobs as possible. That’s where the LCEF comes in. It exists to offer couriers support when needed, to give them a bit of security. In the event of incapacity or accident, the LCEF will write its members a cheque to compensate for the lost working days and provide vital financial support. The LCEF is entirely funded by the generosity and energetic initiatives of the cycling community. Donations, fundraising events, buying LCEF t-shirts and helmets are all ways that you can help out and support this dedicated breed of cycle professionals.

Londres est sans aucun doute l’une des capitales européennes qui se voit dotée d’un des plus grands nombres de cyclistes. La culture de la bicyclette y est ancrée jusque dans des cafés/restos/pub entièrement dédiés à ces jolies roues qui nous font rêver. Il est impressionnant de voir comme les riders appartiennent à une sorte de grande famille au quotidien. Il vous arrivera certainement de taper la causette avec un inconnu qui vous interpelle pour votre bike, ou un tout autre truc de biker... Soyez certains que le dialogue impromptu se terminera par la petite phrase magique « Take care ! », une sorte de petit gri-gri oral protecteur. C’est dans cet esprit de partage, d’amitié et d’entraide qu’est né le London Courier Emergency Fund (LCEF). Londres connaît, comme ses grandes soeurs métropoles américaines, une armée de bike messengers. Quand une ville est engorgée par le trafic, le coursier à vélo devient votre outil de prédilection pour vos livraisons urgentes. Job utile, rapide, une image folklo un peu punk... On aime les messengers. Mais on ne connaît bien souvent pas ce qui se cache derrière ces acharnés du vélo, parfois suicidaires, attaquant pluie, vent, neige, soleil de plomb et guerilla urbaine motorisée. Un métier traditionnellement indépendant où les gars sont payés à la

course et ne bénéficient d’aucune indemnité en cas de pépin. Pas de colis, pas d’argent, un accident, plus d’argent du tout. Bref, une vie souvent précaire, où on prend parfois des risques pour enchaîner le plus de commandes possibles. Le LCEF est justement là pour leur donner un coup de pouce, une petite sécurité. En cas d’incapacité de travail, d’accident, elle leur attribuera un chèque pour assurer les quelques jours perdus et vitaux pour leurs fi nances. Toujours dans cet esprit, la LCEF est entièrement fi nancée par la générosité et les bonnes idées de ses frères et soeurs du vélo. Donations, organisation d’événements en leur faveur, acquérir leurs casquettes ou t-shirts, voilà comment vous pouvez les aider et subvenir aux besoins des dévoués messengers.

«Pas de colis, pas d’argent, un accident, plus d’argent du tout.»

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photo: Vincent Rocher - band: Smash Hit Combo

photo: Vincent Rocher - rider: Mike Hendrick

photo: Vincent Rocher - band: No Turning Back

photo: Vincent Rocher

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ROCK OR RIDE / 09.10.2010, BELGIUM Web: Writer: Photography:

www.rockorride.be Vincent Rocher Vincent Rocher

Music and BMX combined within one festival? Sounds mad, but for the last three years, that’s just the high-octane mix that Rock or Ride has been serving up. On the music side, it’s all about hairy metal, hardcore dance and ska punk rhythms. As for the wheels, you’ve got headline BMXers such as Paddy Gross and Mike Hendrick laying on the entertainment between the various musical acts. Nowhere else will you find the heavy, pulsating rhythms of Dutch outfit No Turning Back providing a live musical backdrop to Jimmy van Belle as he cuts loose with a massive wall tap. Landscape decided to catch up with the man who cooked up this unique event, Sébastien Fastrez. Seb, when and how did you come up with the idea of mixing sounds and wheels? It was a dream I’d been wanting to bring to life ever since the Vans Tour in the USA during the 1990s. I felt that combining the punk and skateboarding scenes in the form of a world tour was a terrible formula. I told myself that one day I’d do something similar, but I wanted to extend the riding side to BMX and rollerskating as well as skateboarding, and to expand the musical styles on offer. The idea is that you have the chance to enjoy the music, to ride or to watch the other riders, all under one roof. There was a skatepark at the Dour Festival a dozen years back. Do you remember that? I remember it very well. The Hangloose guys placed a funbox in front of one of the big stages. There was also the Earect Festival in Torhout in 2001, which had some of the biggest names in metal like Papa Roach, Hed Pe, Sepultura, Sick Of It All and Slipknot. Everything took place in one big tent with two stages, and there was a huge ramp right next to it where the top European rollerskaters, skateboarders and BMXers went head to head. That was massive, but unfortunately they only did it the one year.

Are you a biker or a musician yourself? I’m both! I used to be a decent MTB rider, I love downhill and freeride in general. I’ve also done quite a bit of BMX in my time. There was a dirt track next to Mons but we ended up abandoning it as it was taking up too much time to look after it. These days, my professional and family life keep me very busy, so my trusty BMX hangs on the wall most of the time. I’ve been a musician since my teenage years. I played the bass in a band until my twenties. When I gave that up, I spent a lot of time going to see other bands. Transforming a sports hall into a skatepark and concert venue seems like a crazy idea. How long does it actually take? The kick-ass venue that you see at the event starts out as an empty space of 1,200 m2. It takes three full days to assemble and one very long day to pull down, using a team of 5-10 people. All of the fixtures and fittings need to be erected; that means the bar, the parking area, the food court, the backstage facilities, the stage, the reception areas for the public and the performers, and then there’s the 400m2 skatepark. It’s not easy but with each passing year things are getting slicker and slicker. Why BMX and skateboarding? Did you decide that bowls or tai chi wouldn’t mesh with the metal/hardcore atmosphere? Can you really see some old geezer, fag in mouth, beer in hand, playing bowls with hardcore gig going on in the background? BMX and skateboard culture are intermeshed with heavy rock culture, with sounds like metal and hXc, and more generally with the underground scene. Jay Mayhem who mixes during the sessions lays on a great example of the sorts of sounds a rider might listen to, as he plays metal, dub, hardcore and reggae. What are the best stories you can remember from the three years of Rock or Ride? All of the best ones involve the various groups and riders who travel from far away to come here and who say that they’ve never seen anything like Rock or Ride! Hearing that from the mouth of someone like Jimmy or Paddy is enough to make you very happy. Seeing families turning up with their kids of 4-10 years old, some of whom are already riding, is also a big buzz

Would it be feasible to stage a competitive event during Rock or Ride? It’s not something we could do on the day of the festival as you’ve got to take into account the fact that everything runs to such a tight schedule. We have to be very strict with the timings for the bands, because if we don’t we end up with unmanageable delays. A competition has to have flexible timing, and that’s something which is incompatible with staging concerts. Can you tell us anything about Rock Or Ride 2011 yet? Overall, Rock Or Ride 2011 will have a similar concept to the 2010 event. But we’re going to focus more on a French and Belgian line-up. We wanted to go for a more international line-up this year, but we struggled to get the crowds in. In your last question, you asked about incorporating a competition, so I might as well tell you that next year we will be including one... but it will take place on the Sunday. Basically, there will be lots of new things to look forward to. More sponsors, prize money to attract the riders... for us the organisers it’s going to mean a big dose of courage. We have to thank you for managing to bring culture and sport together in this way. Is there anyone that you have to thank yourself? First of all, I’d like to thank Landscape for the support that you’ve given us over the last two years. I hope that the magazine, which owes its existence to some very motivated people, is around for a long time to come. More specifically with regard to Rock Or Ride I have to thank the sponsors without whom, an event on this scale would simply not be possible. Thanks to the whole of the organisation, with a special mention for Olivier and Jean-Manuel who enabled me to keep my head above water during the preparations for the festival. I must also thank the Quiévrain Youth Centre, run by Gérard Coquelet and the Quiévrain municipal authorities who have given us their full backing. Finally, I have to thank my wife Delphine who has supported me without fail right from the start, who continues to believe in me and who has given me the most beautiful possible gift in the form of my little 15 month-old daughter, Léa.

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photo: Vincent Rocher - rider: Jimmy Van Belle

photo: Vincent Rocher - band: Smash Hit Combo

Un bon petit festival qui mixe musique et bmx : c’est la recette pimentée que propose le Rock or Ride depuis 3 années maintenant. Niveau zik ça oscille entre metal de chevelus, hardcore de violents dancers et ska punk festif. Niveau ride, Paddy Gross, Mike Hendrick et d’autres bmxers assurent le show entre les différents concerts. Les rythmes lourds mais efficaces des hollandais de No Turning Back répondaient au énormes wall taps d’un Jimmy van Belle déchaîné. Pour tout savoir sur cette organisation hors du commun, on a interrogé Sébastien Fastrez, l’homme de l’ombre et des backstages.

nant, j’ai une vie professionnelle et familiale bien remplie donc mon fidèle bmx reste attaché au mur la plupart du temps. Je suis musicien depuis mon adolescence. J’ai joué de la basse dans un groupe jusqu’à mes 20 ans. Après j’ai décroché et j’ai plutôt passé mon temps à aller voir des groupes.

Seb, quand et comment t’est venue l’idée de mixer musique et ride ? C’est un vieux rêve que je voulais réaliser depuis que le Vans Tour a vu le jour aux USA dans les années 90. Pour moi réunir la scène punk et le skate sous forme de tournées à travers le monde c’était une terrible recette. Je me suis dit qu’un jour je ferais la même chose en étendant les disciplines de ride avec du bmx et du roller en plus du skate tout en élargissant également les genres musicaux. Tu as l’occasion sur un seul et même site de profiter de la musique, de rider ou de regarder les riders. On se souvient d’un skatepark sur le festival de Dour il y a une dizaine d’années. Tu t’en rappelles? Je m’en rappelle très bien! Les mecs d’Hangloose avaient placé aussi un funbox devant une des grandes scènes. Il y a eu aussi l’Earect Festival à Torhout en 2001 qui avait fait venir les plus grosses pointures du métal comme Papa Roach, Hed Pe, Sepultura, Sick Of It All ou encore Slipknot. Tout ça se passait sous un chapiteau avec deux scènes en vis-à-vis et il y avait une méga rampe juste à l’extérieur où les meilleurs riders européens s’affrontaient en roller, skate et bmx. C’était énorme mais il n’y a eu qu’une édition malheureusement. Tu es toi même un rider ou un musicien? Je suis les deux! J’ai ridé pas mal d’abord en VTT, j’adore la descente et le freeride en général. J’ai aussi ridé pendant pas mal de temps en bmx. On avait un terrain de dirt du côté de Mons mais on a fi ni par l’abandonner tellement son entretien nous prenait du temps. MainteISSUE #13 - 44 /96

Une salle de sport transformée en skatepark et en salle de concert, c’est un peu dingue. Ca prend combien de temps? On part d’un espace de 1200 m2 vide pour au fi nal avoir une salle qui déchire. Il faut compter trois bonnes journées de montage et une grosse journée de démontage avec une équipe de 5 à 10 personnes. Il y a toute l’infrastructure à monter, c’est-à-dire le bar, l’accueil parking, l’espace food, les backstages, la scène, l’accueil du public et des groupes et il y a aussi le skatepark de 400 m2. Ce n’est pas facile mais au fi l des années ça va de mieux en mieux. Pourquoi le BMX et skate? La pétanque ou le tai chi ça n’aurait pas collé avec l’ambiance metal/ hardcore? T’imagines Papy Mougeot avec son mégot de clope au coin des lèvres et son pastis en train de jouer en plein milieu d’un concert de hardcore? La culture bmx et skate est imprégnée de la culture rock dur comme le metal ou encore le hXc et plus généralement de l’underground. D’ailleurs, Jay Mayhem qui mixe durant les sessions est un bel exemple de ce que peut écouter un rider, aussi bien du metal que de la dub, du hardcore que du reggae. Quelles sont tes plus belles anecdotes en trois ans de Rock or Ride? Les plus belles sont tous ces groupes et riders qui viennent de loin et qui te disent qu’ils n’ont jamais vu un truc pareil! Entendre cela de la bouche de Jimmy ou Paddy ça te rend tout simplement heureux. Voir les familles débarquer avec leurs rejetons de 4 à 10 ans dont certains rident déjà c’est aussi très motivant. Un vrai contest te semble-t-il envisageable durant le Rock or Ride? Ce n’est pas envisageable le jour même du festival car il faut se rendre compte que tout est

minuté. On doit être très strict pour le passage des groupes sinon on se retrouve avec des retards ingérables. Un contest doit lui avoir une souplesse de timing qui est incompatible avec les concerts. Peux-tu déjà nous parler du Rock Or Ride 2011? Globalement, le Rock Or Ride 2011 devrait ressembler dans son concept à celui de 2010. Par contre, on risque d’avoir une affiche plus française et belge. On a voulu miser sur des groupes plus internationaux cette année mais ça a attiré moins de public. Comme tu as parlé de contest dans la question précédente, eh bien je peux te dire que l’année prochaine il y en aura un... mais le dimanche. En gros ça veut dire beaucoup de nouvelles choses en perspective. Plus de sponsors, des prize money pour attirer les riders... et une bonne dose de courage pour nous les organisateurs. Merci à toi pour cette belle réalisation qui réunit culture et sport. Mais toi aussi tu as certainement des gens à remercier? Je voudrais tout d’abord remercier Landscape pour le soutien que vous nous accordez depuis deux ans. Je souhaite longue vie à ce magazine existant grâce à des personnes très motivées. Pour le Rock Or Ride plus particulièrement, je tiens à remercier les sponsors sans qui un event de cette envergure n’est tout simplement pas possible. Merci à toute l’organisation avec une mention spéciale à Olivier et Jean-Manuel qui m’ont permis de garder la tête hors de l’eau pour la préparation du festival. Je tiens aussi à remercier la Maison des Jeunes de Quiévrain dirigée par Gérard Coquelet et la Ville de Quiévrain qui nous donnent toute leur confiance. Enfi n je tiens à remercier ma femme Delphine qui me donne un soutien sans faille depuis le début, qui me supporte et m’a donné le plus beau cadeau qui soit, ma petite Léa qui a 15 mois maintenant.

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photo: Jonathan Borms - rider: Raphael Chiquet / Alex Jumelin / Matthias Dandois

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Jonathan Borms Jonathan Borms

The world of cycling pros tends to be full of big heads. BMXers Alex Jumelin, Raphaël Chiquet and Matthias Dandois are the exception that proves the rule. We met up with the three of them (and Alex’s son) in Paris for a quick photoshoot, squeezed in between two downpours, before heading for a local cafe to grab a coffee. As we discovered, for these guys, it’s not just about the flatland – it’s about humour, humility, friendship and a love of fashion. Alex, Raphaël, Matthias, not that long ago you were riding together as the ‘Stereo Panda’ crew. You’re still together, though you’re not riding under any banner these days. How long have the three of you been friends? Raph: I met Alex in 1998 on the Côte d’Azur when we were doing some demos, and started hanging out with him in 2001/2002: I used to come to Paris to ride at the weekend, and we used to travel to events together from time to time. A few other guys started to hang around with us and then Matthias showed up – we managed to rescue him before the dark forces of the French BMX scene got their clutches into him. So the three of us have been riding together for five years now. Alex: I met Raph way back at one of the venues for my competitions. To me, he’ll always be the guy from Epernay [Ed: a town about 90 miles north of Paris] (laughs). The only banner we ride under is the banner of friendship... As for Matthias, we’ve been hanging out together for five years now, and for me he’s still stuck in 1991... Matthias : I first met Alex and Raph

in the magazines I used to read and the posters on my bedroom wall. I was a real fan of them back in the day. I started competing myself around 2004 and they were really cool with me. They were the ones who took me to my first competitions abroad. I became the little brother/ punch bag of the crew (laughs). Have any of you ever been tempted by the affections of another? Raph: Matthias fell in love when he was young, but that’s normal, it happens to all of us. Back in the day, it happened to me with the Mexicos... Alex: I’m in love with Miguel from Cergy! Matthias : That’s a trick question – give the wrong answer and our careers are screwed! Are you going to relaunch under a new name soon? Raph: We’ve got a secret plan... but it’s a secret... Alex: Check it out. Matthias : Oh yes! Flatland is often thought of as the most thankless of the BMX disciplines. There’s no doubt it’s the

toughest to master, as it needs loads of concentration and and total discipline when it comes to practice. But it gets much less interest and media coverage than Street, Park or Dirt. Why do you think that is? Raph: I think that Flat is already less popular than the other disciplines, which means there’s less money available, which impacts on the media coverage we get. But it’s down to us to get off our backsides and get noticed as there are countries like Japan where Flat is much more popular than Street, so anything’s possible. Also, you have to be massively committed... Alex: I love Flat because it comes from the street, from backyards of Paris; you can ride anywhere, and I love the city element of Flat. There are countries where it’s all about Flat not Street; the media just jump on the bandwagon which pisses you off... Matthias : Flat is the most accessible of the BMX disciplines in terms of infrastructure (seeing as you don’t need any). It’s true that we get much less media coverage than the other disciplines in France because there are less of us doing it, but as soon as you go elsewhere it’s different. There are riders in Japan who even have their faces plastered on billboards to advertise cigarettes and that kind of thing... It might be quite a marginal discipline, but there are contests, big and small, taking shape across Europe and the rest of the world, so isn’t it still a bit of a paradox that Flat gets so little coverage in the media?

Raph: Look at the internet... it’s completely revolutionised the BMX scene in that now those who participate in this marginal discipline have much more scope for getting together and developing their scene. Alex: You’ve got it wrong: the media that you’re speaking about can’t give us any real support; today’s it’s the internet that is the really big media format. There’s tonnes of information about contests happening around the world every weekend which can be found online these days. Matthias: It’s true. Things are really crazy now. In 2010 if you had a bit of travel money you could get to a competition every weekend of the year! Flat has its own information machine on the internet and those who are interested know where to find the info they need to put together a world tour very quickly. There’s no question that the Flatland scene is like a big family, or rather a group of friends which is quick to welcome newcomers. Despite the fact that quite a few of the riders are very well known, internationally recognised stars even, they’re always happy to chat, to teach their tricks or go for a drink… That’s something you see less and less of in the other BMX disciplines. Is it because the Flatland scene has a strong underground vibe that you get this kind of mentality, this down to earth spirit? Raph: Completely. We (that’s to say, all of the pro riders, who more or less make their living out of Flat) are aware that we’re ‘stars’ within

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photo: Jonathan Borms - rider: Matthias Dandois

a close-knit world, and sometimes we’re guilty of playing on that, but mostly we remain open and ready to talk to anyone who wants to talk to us. Alex: Personally, I’m cool with everyone – being well-known has nothing to do with it. Conversely, I don’t become friends with someone just because he is into BMX! Matthias: I always say that I’ve never saved someone’s life or revolutionised the planet doing what I do, so I’ve got no reason to get a big head. In any case Alex and Raph have always been firm with me, and if I ever start acting like a dick they let me know. I like to be kind and open with everyone, but I’ll get pissed off very quickly if all you want to talk to me about is tricks or fashion or the latest rider. I love to ride my BMX, but I don’t want to spend all day talking about it. The three of you are on the road, non-stop. How many competitions and jams do you take part in during a year? Raph: For me, it’s about 10-15 events a year these days, as my work keeps me very busy. Alex: I’d say I take part in around 50 competitions every year. Matthias : Alex is getting a bit carried away there.. I’d say more like 30!

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As your tricks get more and more difficult and and faster and faster tricks, they become more and more mesmerising. When you’re training in the street, do people tend to regard you as BMX magicians as serious athletes or do they think you’re street performers and expect you to pass the hat around? Raph: It all depends on where you’re practising. Generally, people know that we practice hard and they cheer us on. Alex: I never ride outdoors like that, so that’s not the sort of thing I think about. I love to be alone when I practice, without any noise and without anyone watching. I think that the people who watch riders start to understand what it is we do for a living. There have been so many TV programmes now that people are starting to recognise us! Matthias: I’m always riding outside where there are people who stop to watch me. But I’m completely in the zone when I train, with headphones and the music turned up loud, so it never crosses my mind what people think of me. I have never, and will never, pass a hat around. That’s the way it was back in the nineties, and that’s where it belongs! It’s a big surprise to see the end of the pure Flat bike, with its short

frame and specialised geometry. All three of you now ride Street models which look much more like regular BMXs… Why the change? And why only now? Raph: We wanted to try and mix in a bit of Street into what we do, and that’s impossible on an out-and-out Flat bike. Also we were sick of bikes that were too small with their Flat angles and tubes that were bent all over the place. At the moment we’re riding a 20.5” frame ABADTHING with Dirt style handlebars, which allows us to do all the same tricks we were doing before. Flat bikes with their over-complicated geometry are finished, they belong to an era when the tricks were less elegant. Alex: Because Flat bikes are rubbish and I was sick of looking like a fool with my saddle too high and my handlebars too low. That’s all about posing!!!! Matthias: Flat bikes are horrible things. There came a point when they weren’t even BMXs any more! I just wanted a normal bike, which rode smoothly and was stylish. Also, I really like the fact that now we’re closer to the other disciplines. I remember at one point hearing Street riders saying that the only reason we managed to do all these crazy tricks was because our bikes were

so strange and had special designs, blah, blah, blah... Now, they can’t say anything as we’re riding the same bike as everyone else. The tricks that you are throwing down are testing the limits of what is possible – for example Alex and his nohanded nose-manual, using just the one leg for support. What direction are you going in now when you work on new tricks, and what’s the ultimate challenge for a Flatlander? Raph: We don’t really have an ultimate challenge, beyond the challenge of perfecting all of the tricks that we do. We’re more interested in inventing new moves and routines, creating something different and leaving our mark in the annals of Flatriding. We like to express ourselves and, above everything else, to enjoy ourselves. Alex: I’m always working on new tricks, but I don’t have the time to put them into practice. I ride every day but for no more than three hours at a time, so I only have a limited amount of time to create new stuff. The ultimate challenge for me is to get through a whole run without touching my saddle. Matthias: I want all my new tricks to be out there, inspired by the street. It’s about mixing up Flat and

Street in a way that tests the limits of what’s possible... a 360 whips to nose wheelie – yeah! Seeing the levels of concentration that you guys develop, is it fair to say that Flat is a kind of complete philosophy, a way of life? A Zen approach? Is the mental and physical energy that you channel into your riding something that’s present in your everyday lives? Raph: Errrr... we’ve got freestyle within Flat as well... Alex: There’s a bit of Zen in Flat, or at least it teaches you to stay cool, but then that’s something that sport in general teaches you. Matthias : Flat definitely teaches you patience and self-control. But it’s nonsense to claim we’re into Zen, or that we do yoga under the trees in autumn and recite poetry. First and foremost, this is a sport! There’s Matthias with his babyface, Raph with his retro 70s look and Alex with the lumberjack image and the muscle car... but who’s the real ladies’ man of the group? Raph: What a question! We’re all ‘ladies’ men’. Alex: Speaking for myself, I’m a passionate guy, so I reckon I’m the official ladies’ man of the group! Matthias : I’d say the same as Alex!!

But lets give the ladies’ man title to Raph. He’s earned it! Raph… Tell us a bit about that ride of yours at the Masters in Cologne this summer. The music, the style... it was straight of that 1970s French comedy classic French Fried Vacation. Was that the idea? It was a winner anyway. It earned you a special mention in all categories. I was messing around a bit with a new look with the cut-down white jeans and the plain t-shirt; it was a bit of a slick tennis look – it never does any harm to go over the top a bit. But I’m a bit like that anyway – I always try to get my look just right. As for the music, I’d been on the road for two weeks non-stop, and it was just something I thought would make the other guys laugh. And it did... Matthias, your run at the Masters gave a few people goosebumps. It was a great piece of choreography, using Band of Horses. For many riders, the music is just a support, but you really pushed the riding and rhythm combo to the max… Do you see music as a source of inspiration for your style? Sure! I was a drummer for seven years before I got into BMX. It’s impossible for me to ride without music. I’m always on the look-out for new sounds to ride to. It’s a HUGE

part of my life, whether I’m on the bike or not! After your famous bar-whip, are you cooking up something new for us in 2011? A new trick that’s going to wow everyone? It wasn’t even me who invented that bar-whip ;). I’d say my best trick of 2010 was the tailwhip to pegs manual. I haven’t got anything big lined up for 2011 yet, but I’m gonna have two months of practice before the first competition of 2011, so I’ll come up with something! How does it feel to have got your driving licence, Matthias? Does that mean you’ll be giving up the bike and splashing out on a V8 ? No. If anything, the main reason for wanting to get my licence was to help Alex and Raph. I used to feel really bad every time we were on the road seeing them struggling to stay awake behind the wheel and not being able to do anything about it. I might buy myself a car, but driving in Paris is a real drag.

Raph: We live in Paris, that’s just the way things are here, baby!! Matthias : All three of us love clothes and we’ve got our own style. These guys rescued me from 91 fashion - I owe them for that!! Alex… Stereo Panda are soon to be ancient history. Are you going to be giving us something new? A new vision? A new vibe perhaps? And will Flat always have a part to play in your world? For the moment I’ve still got the current story to finish, so I don’t want to talk too much about future plans; I’ve got interesting people around me now, so I think there’ll be something new coming up soon. One project for 2011 is the ninja spin on 16 and 17 April in Onet-le-Château !! New Year’s coming up soon. Any resolutions for 2011 ? Raph: No more chocolate... Alex: Finish my mustang ! Matthias : Start smoking!

Aside from the fact that Matthias likes to ride in a Comme des Garçons sweatshirt, all three of you are well into your clothes. But who’s the TRUE fashion junky out of the three of you?

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photo: Jonathan Borms - rider: Raphael Chiquet

La grosse tête chez les pros du vélo, c’est un peu monnaie courante. C’est au milieu de Paris que l’exception confirmera la règle. Petite rencontre avec le trio de gymnastes Alex Jumelin et fils, Raphaël Chiquet et Matthias Dandois pour un court shooting entre deux pluies avant un petit café au troquet. Humour, amitié, fashionistos et humilité; c’est comme ça le flatland chez eux ! Alex, Raphaël, Matthias, vous formiez encore il y a peu le team ‘Stereo Panda’. Vous êtes maintenant trois riders soudés, mais roulant sans drapeau. Quand a commencé cette amitié entre tous les trois ? Raph: Pour ma part, j’ai rencontré Alex en 1998 sur la Côte d’Azur lors de démos, j’ai commencé ensuite à le fréquenter en 2001/2002: je venais rider le week-end à Paris et on partait en trip sur des events de temps en temps. Plusieurs personnes ont gravité autour de nous puis est arrivé Matthias, Enfi n, on l’a récupéré avant qu’il ne sombre dans les forces obscures du BMX français. Cela fait maintenant 5 ans qu’on voyage tous les trois. Alex: J’ai rencontré Raph il y a perpet’ à la salle à un de mes contests, et pour moi ça restera toujours un mec d’Epernay... Le seul drapeau qu’on a, c’est d’être des potes... Matthias, ça fait cinq piges maintenant qu’on se le tape et pour moi ça restera toujours un mec du 91... Matthias: Moi j’ai rencontré Alex et Raph au début à travers les ma-

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gazines et les posters que j’avais dans ma chambre. J’étais vraiment fan d’eux à l’époque. J’ai commencé à me déplacer sur les contests vers 2004 et ils ont été trop cool avec moi, c’est eux qui m’ont emmené faire mes premières compétitions à l’étranger. Je suis devenu le petit frère souffre-douleur du crew (rires). Un de vous est-il déjà tombé amoureux d’un autre ? Raph: Matthias est tombé amoureux quand il était jeune mais c’était normal, ça nous est tous arrivé, moi avec les Mexicos en mon temps... Alex: Moi je suis amoureux de Miguel de Cergy ! Matthias: C’est une question piège, si on répond mal notre carrière est foutue. Allez-vous bientôt vous regrouper sous un nouveau nom de guerre ? Raph: On a un projet secret, mais c’est secret... Alex: T’as vu. Matthias: Siiii Siiii !

On considère souvent le fl atland comme la discipline ingrate du bmx. Sans doute la plus difficile à apprendre, pour laquelle une grande concentration est demandée ainsi qu’une certaine discipline pour les entraînements. Mais l’intérêt et la médiatisation sont clairement moindres que pour les kings du street, park ou dirt. Mais pourquoi donc ? Raph: Je pense que le fl at est déjà moins populaire que les autres disciplines, il y a donc moins de moyens dans l’industrie, ce qui se ressent sur le retour médiatique que nous avons. Mais il ne tient qu’à nous de se bouger le cul pour nous faire remarquer et il y a des pays comme le Japon où le fl at est bien plus populaire que le street, tout est donc possible. Encore fautil être sacrément motivé... Alex: Moi je kiffe le fl at parce que c’est un truc de rue, un truc de cafard de Paris, on peut rouler n’importe où et on kiffe ce côté urbain, il y a des pays où c’est la fl at qui est a la mode et non le street, donc les médias sont juste des suiveurs qui font chier... Matthias: Le fl at est la discipline la plus accessible du BMX niveau infrastructures (vu qu’il n’y en a pas), c’est vrai qu’on est nettement moins médiatisé que les autres disciplines en France vu qu’il y a moins de pratiquants, mais dès qu’on sort de cet espace c’est différent. Y’a des riders au Japon qui ont des affiches sur

des buildings pour faire la promotion de marques de clopes genre. Bien que la discipline soit assez marginale, les contests, petits ou gros, se développent à foison à travers l’Europe et le reste du monde. N’est ce pas un peu paradoxal par rapport à la petite diffusion du fl at dans les médias ? Raph: Internet... Ce machin a complètement révolutionné la scène BMX dans le sens où maintenant les acteurs d’une discipline marginale ont plus de facilités à se rassembler, développer leur scène.

“Un truc de rue, de cafard de Paris”

Alex: Mec, tu te plantes, les médias dont tu parles sont des supports papier, en ce qui concerne Internet qui est aujourd’hui le plus gros média, il y a des tonnes d’infos et des contests à travers le monde tous les week-ends qui sont distillés par Internet ! Matthias: C’est vrai que c’est dingue, en 2010 si t’avais un peu de budget voyage tu pouvais aller à une compet’

tous les week-ends! Le Flat a ses propres sources de diffusion sur Internet, les intéressés savent où trouver les infos qui font le tour du monde rapidement. La scène fl atland est sans conteste une sorte de grande famille, ou plutôt une communauté de potes dans laquelle on est vite convié à la discussion et au partage. Bien que pas mal de riders soient très connus, voire stars au niveau international, ils sont toujours prêts à taper la discussion, donner ou coacher des astuces, à boire un verre… Ce que l’on voit de moins en moins dans les autres variantes du 20”. Est-ce justement ce côté underground du fl at qui cultive cette mentalité, cet esprit terre à terre ? Raph: Tout à fait, nous (tous les pros qui vivent plus ou moins du fl at) sommes conscient d’être des “stars” dans un milieu intime, alors oui, parfois il nous arrive de se la raconter mais c’est souvent au deuxième degré et on reste ouvert et prêt à parler à n’importe qui. Alex: Moi je suis cool avec tout le monde, que je sois connu ou pas, par contre c’est pas parce que un mec fait du bmx que je vais devenir son pote! Matthias: Moi je dis toujours que je n’ai jamais sauvé personne ou révolutionné la planète en faisant ce que je fais, donc pas besoin de prendre la grosse tête avec ça. De toute façon Alex et Raph ont été intran-

sigeants avec moi, et si j’ai pu partir en couille des fois ils m’ont bâché direct. Je veux bien être gentil et ouvert avec tout le monde, mais ca va vite me saouler si tu me parles uniquement de tricks, de la nouvelle pièce fashion ou du nouveau rider à la mode, j’aime bien rider mon BMX, mais je n’aime pas en parler toute la journée. Vous êtes tous les trois sans cesse sur la route. Combien de contests ou jam faites-vous par an ? Raph: Moi, environ 10/15 events par an maintenant que je suis bien occupé par mon activité professionnelle. Alex: Je pense que je participe à 50 contests chaque année Matthias: Alex s’est un peu emballé là... Ahaha, disons 30! Vos tricks de plus en plus techniques et rapides font vite pétiller les yeux des badeaux. Lors de vos entraînements urbains, êtes-vous pris plus pour des magiciens du petit vélo, des athlètes tout ce qu’il y a (de presque) sérieux ou pour des saltimbanques-va-nu-pieds sans petit chapeau pour y mettre des pièces ? Raph: Tout dépend du spot où l’on pratique, généralement les gens savent que nous nous entraînons durement et ils nous félicitent. Alex: Je ne roule jamais dehors comme ça je ne me pose pas ce genre de questions, j’adore me re-

trouver tout seul à mon spot sans un bruit ni un passant, je pense que les gens qui voient des riders commencent à comprendre que pour nous c’est un métier, on a fait tellement d’émissions télé que les gens commencent à connaître ! Matthias: Moi je roule tout le temps dehors avec souvent des gens qui passent autour et qui regardent, je suis en mode complètement autiste quand je m’entraîne genre casque antibruit et musique à fond, donc je me pose pas la question de savoir ce que les gens pensent de moi. Je n’ai jamais et je ne poserai jamais une casquette par terre, je laisse les années 90 aux années 90. Grosse surprise, fi ni le vélo typé 100% fl at, bien court avec une géométrie bien spéciale. Vous roulez tous les trois sur un bike de street tout ce qu’il y a de plus normal… Pourquoi ce changement ? Et pourquoi seulement maintenant ? Raph: On a voulu essayer de streeter un peu, ce qui est impossible avec un vélo de flat. Puis on en avait marre de se taper des vélos trop petits et orientés très fl at avec des tubes coudés de partout. On roule actuellement sur un ABADthing en 20,5 avec un guidon de dirt et on se rend compte qu’on peut faire tous nos tricks comme avant. Alors fi ni les vélos de fl at aux géométries torturées, héritage d’une époque où les tricks étaient moins élégants. Alex: Parce que les vélos de flat c’est

moche et moi j’en peux plus d’avoir l’air d’un plouc avec ma selle haute et mon guidon trop petit, c’est juste pour le style !!!! Matthias: C’est horrible les vélos de fl at, y’a un moment c’était même plus un BMX! Ca défonce d’avoir un vélo normal, au niveau riding, du style et en plus j’aime bien le rapprochement que ca crée avec les autres disciplines. J’ai déjà entendu des streeteurs à l’époque dire qu’on arrivait à faire des tricks fous juste parce que notre vélo était bizarre et spécial, bla bla. Là ils n’ont plus rien à dire, on roule avec le même vélo que tout le monde. Les tricks vont vers la limite du possible, comme Alex et son nosemanual sans les mains et en appui sur un seul peg. Quelle est la tendance dans la recherche de tricks pour le moment, quel est le défi ultime pour un fl atlander ? Raph: On n’a pas vraiment de défi ultime, si ce n’est la maîtrise parfaite des tous ces tricks. On est

“fini les vélos aux géométries torturées”

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photo: Jonathan Borms - rider: Alex Jumelin

plutôt content d’inventer quelques passages, mouvements, de créer et de laisser une empreinte dans les annales du fl at, on s’exprime...et on s’amuse surtout. Alex: Moi je suis tout le temps en train de trouver des nouveaux tricks, mais il me manque le temps pour les réaliser. Je roule tous les jours mais pas plus de 3 heures, donc j’ai un temps limité pour créer, l’ultime pour moi c’est de ne pas toucher ma selle pendant tout un run. Matthias: Je veux que tous mes nouveaux tricks se passent dans les airs, tous inspirés du street. Mixer du fl at et du street jusqu’à la limite du possible, faire des 360 whips to nose wheelie, ahaha. Quand on voit la concentration que vous développez, peut-on dire que le fl at est une philosophie de vie ? Une sorte de Zen ? Cette force mentale et physique vous suit-elle dans la vie de tous les jours ? Raph: Heuuu... dans le fl at, il y a aussi le freestyle... Alex: Le fl at ça rend zen, ou en tout cas ça vous apprend à rester cool, mais c’est en général ce que vous apprend le sport. Matthias: C’est clair que le fl at apprend la patience et le contrôle de soi. Par contre c’est des conneries de dire qu’on est zen et qu’on fait du yoga sous des arbres en automne en chantant des poésies. On est des sportifs avant tout!

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Matthias avec sa baby-face, Raph et sa 70’s french-touch ou encore Alex et sa carrure de bûcheron canadien et sa muscle car. Qui est le french lover de la bande ? Raph: Quelle question, nous sommes tous trois des french lovers. Alex: Perso je suis un homme amoureux donc je pense être le lover de la bande ! Matthias: La même que Alex ! Mais je veux bien laisser le titre de french lover à Raph, il l’a bien mérité. Raph… Explique-nous un peu ton ride tout droit sorti des “Bronzés” lors des Masters à Cologne cet été. La musique, le style… Jean-Claude Dusse et Popeye étaient en toi ? En tout cas, on a voté pour. Mention spéciale à tous niveaux. Eh bien j’ai tapé un peu petit style jean blanc coupé/ polo clair à la tennisman beau gosse, un peu d’extravagance n’a jamais fait de mal. C’est un peu comme ça tous les jours, j’essaye de m’habiller correctement. Pour la musique, c’est juste que j’étais en road trip depuis deux semaines, à l’écouter, à bloc, je me suis dit que ça allait bien faire marrer mes copains. C’était le cas... Matthias, ton run aux Masters a mis la chair de poule à plus d’un. Une vraie chorégraphie sur Band of Horses. Tu as poussé le vice jusqu’à rouler sur le rythme alors que pour beaucoup la musique n’est qu’un support… Vois-tu la

musique comme une inspiration dans ton style ? Bien sûr! J’ai été batteur pendant 7 ans avant de faire du BMX. Il est impossible pour moi de rider sans musique. Je suis toujours à la recherche de nouveaux sons pour rider. C’est une GROSSE partie de ma vie, riding ou pas! Après ton célèbre bar-whip, nous prépares-tu quelque chose de nouveau pour 2011. Une nouvelle cabriole pour mettre tout le monde d’accord ? Le bar-whip en question, ce n’est même pas moi qui l’ai inventé. ;) Je dirais que mon trick de 2010 c’était le tailwhip to pegs manual. J’ai pas encore de gros trucs pour 2011, j’ai deux mois d’entraînement avant la première compet’ de 2011, donc je vais trouver! Ca fait quoi d’avoir réussi ton permis ? Fini le vélo, tu investis dans un V8 ? Non, je n’ai presque pas passé mon permis pour moi mais pour Alex et Raph avant tout. Je me sentais trop mal à chaque road trip de les voir quasi s’endormir au volant et je ne pouvais rien faire. Je vais peut-être m’acheter une voiture, mais c’est une tanne dans Paris. Bien que Matthias roule en sweat Comme Des garçons, vous êtes tous très accrochés au milieu de la mode. C’est qui la VRAIE fashionista dans vous trois ?

Raph: On habite Paris, c’est comme ça ici baby!! Matthias: On aime tous les trois la mode et on a tous notre style. Ils m’ont sauvé de la mode du 91 donc je les remercie!! Alex… Stereo Panda est bientôt de l’histoire ancienne. Nous préparestu quelque chose de neuf ? Une nouvelle vision ? Un nouvel esprit ? Le fl at fera-t-il toujours partie de cet univers ? Pour l’instant je suis en train de fi nir une histoire donc je ne veux pas trop parler de mes projets, par contre il y a des gens intéressants qui gravitent autour de moi, donc je pense avoir du nouveau prochainement. Mais mon projet 2011 c’est la ninja spin les 16 et 17 avril à Onet-le-Château !! C’est bientôt Nouvel An. Vos voeux et vos résolutions pour 2011 ? Raph: Arrêter le chocolat... Alex: Finir ma mustang ! Matthias: Commencer la clope !

“un peu d’extravagance n’a jamais fait de mal”

photos: Sven Martin

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INTERVIEW / RACHEL ATHERTON Web: Writer: Photography:

www.athertonracing.co.uk Christophe Bortels Sven Martin, Christophe Bortels & Esteban Hendrickx

Undisputed World Downhill Champion in 2008 and winner of the World Cup in the same year, Rachel Atherton had to sit out the 2009 season after being knocked over by a truck in a road accident. This year, the Rachel and her two brothers enjoyed a season of contrasting fortunes. Gee won the World Cup an intense duel with Greg Minnaar, but older sibling Dan fractured two vertebrae in his neck while training at a stunt park. Meanwhile, Rachel, who turns 23 in December, had an up-and-down season, once more marred by injuries; but she ended on a high with that remarkable comeback in Windham... Hello Rachel ! What’s up? And how is Dan getting on? Hey... Dan is doing good thanks, he is currently in America undergoing real intensive Physiotherapy and Rehab. Your crash at the Leogang final is still somehow mysterious to us. Can you explain what happened in more detail? I guess it is a mystery huh. Well, Leogang was rad. I loved the track, real challenging, and the rain and mud made it so much fun. I got very carried away all weekend, practicing a lot, crashing a lot, getting real excited when I knew I should calm down. My race run was pretty perfect, I hit everything so good and fast, and was having so much fun it was mega, then, as I entered the final technical woods just over half way down, I just had a massive crash. I remember thinking how much faster I was going than practice, and I guess that was when I lost concentration and

the crash happened. It was so fast though, but I remember thinking ‘really? I am crashing? in my race run? this SUCKS’! When I hit the floor I was all upside down and was pretty dazed but once I cleared my head I knew right away that my shoulder was dislocated, my heart broke in half right then. I was shouting for somebody to help me to put my shoulder back in, because it needs to be done quick. I could hear the commentary at the finish line wondering where I was, I could see the whole race season ahead of me, and wondered how quick I could come back. I was very very upset to get hurt again, especially as it was my opposite shoulder to the shoulder I wrecked in 2009. Life seemed tough. How did you spend the two months between your crash in Leogang and your incredible comeback at the Windham World Cup?

I flew home right away and saw my doctor, deciding that I would need extensive surgery. I knew that I wanted to at least try and race the last World Cup and World Champs, so we booked in for surgery after Worlds, and tried hard to physio and rehab my shoulder so I could make those races. After one week I was back in the gym, it was so painful and I was pretty scared of the damage, but I knew that I had nothing to loose. And watching races from the sidelines was so fresh in my mind after 2009, I couldn’t stand to do it again unless I HAD to. So, I was at the physio 5 days a week, and then one day I came home from physio and Dan was in hospital, and turns out he had broken his neck. Things changed a lot in those 2 weeks, and once Dan came home and needed all this care and looking after, I knew that it was so lucky that I had gotten injured in Leogang, because then Gee could go off and

keep racing WC’s, and I could stay home and look after Dan and physio my shoulder, I guess everything happens for a reason. Did you watch the World Cup during recovery? I did not watch any of the races whilst at home. Actually I caught the end of Champéry when Gee won, I just got home from an xc ride. So that was cool! Did you know you were going to win in Windham? No. And Yes. I always think I can win every race, somewhere in my head. At Windham there were a lot of things stacked up inside my head that I was real worried about, things that could actually mess it up for me, rather than just nerves and fluff, but I like a challenge! You won in Maribor despite being injured. You won in Windham coming back from injury... So tell us, what is your secret? Where do you find all this energy and motivation? I think that having something else other than just the race and the result, helps to take my mind off things. At both these races things were so similar, instead of trying to find fast lines I needed smooth lines to help the injuries, instead of waking up in the morning thinking about this line, or that line, I would wake up thinking ‘where are the

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photo: Christophe Bortels

painkillers’. The focus shifts from racing and winning onto making it down the track, and that seems to help me out! Also, injuries make you see things in a different light, you know, if you don’t win this race life will not end. Injuries help to keep me seeing the actual important things in life. What do you think of your new Commençal Supreme DH? Have you already tried it? Man, we tested it before Windham and I absolutely loved it. I had thought that it would take me a while to get used to it, but after 2 runs I smashed my times on the old frame into bits! I’m so excited to race it next year, the bike is like an extension of me and what i wanted, when I didn’t even know that I wanted something else. I think that says a lot about Commençal as a company, and the way that they understand. What are your plans for the upcoming winter? This winter is all about Rehab, Prehab, and injury avoidance! Dan is in Los Angeles for 6 weeks of Rehab on his neck and I join him for a few weeks before Christmas. I had surgery on my shoulder a week after Worlds, where they removed some bone and grafted it into my shoulder with 50mm screws, so that is taking a lot of my time up with Physio. Now I am strong enough to ride my motobike and it is like being reborn! We are moving house as well which is an exciting time for Team Atherton Rac-

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photo: Esteban Hendrickx

ing. After Christmas we go to America for 6 weeks, and then New Zealand for 6 weeks. I cannot wait to start training for the race season!

“ Really? I am crashing? In my race run? This sucks ! ” What is your point of view on the 2011 calendar? What tracks are you particularly looking ahead to? It looks rad. I’m really excited for Champéry because I have never ever ridden there, I have been injured for both world cups there! The track looks so hard and I wonder if I will be able to ride it! I was gutted to miss it this year. Also Val Di Sole because I was mega excited to go back there this year after I won world champs there, but again, had to miss it out. Every race track I’m excited about for different reasons! I wish we could all go back to race in Brazil though, where the masters worlds were. That place rules! What are your ambitions for 2011? I just hope to make it through the season healthy and with everything still attached! And the same goes for my Brothers. Other than that, I want to go FAST and have FUN! The two go together don’t you think?!

Let’s fly back in time... When did you start riding a bike, and why? Are your brothers responsible for it? My brothers were responsible for sure. Dan taught me to ride, and I would go along and watch them at the jumps. Then the boys started to race BMX and when I was 8 I tried it too, and raced for a few years. It was rad, going racing bikes every weekend, digging tracks in the evening, it was natural. By the way, are you “only” three Athertons, or do you have any other brothers or sisters? We are only three. What is the Atherton life like when not racing? Do you live the three of you, with your parents? We live together just us three. I shout at them. I cook dinner. Dan digs the yard up. Gee shoots pheasants. The Cat shits on the sofa. It seems you all build up a very strong team. Do you argue anytime? Yeah we argue a lot. Gee and I fight all the time. I think that’s why it works so well. We can argue and hate each other one minute, then forget it the next. Nothing stays the same for long. What do you parents think about you three? Are they not too scared? Mum and Dad are really into it. Dad loves being at races with us, he would quit his job and be the team shoe cleaner if we would let him! Mum gets scared to watch races, she is the person who looks after us when we get injured, so she is right to be nervous!

What are your favorite riders? Besides your brothers of course... Peaty, obviously because he is English, he is so motivated, so good, so old...! Gracia is awesome because he makes me laugh and scares me at the same time! I like watching all the top boys because it blows my mind how fast they go on their bikes. I like to watch The Wrecking Ball, The Barbarian, Captain Crusher, and Awesome Don Kong. What is the atmosphere like in the women DH scene? More like fellowship or big competition? I would say it is pretty intense! Certainly for me and a few other girls it is competition and we all hate not to win, so it can get very intense. But at the same time I admire every single one of the other girls so much, their dedication and determination to the sport, and the speed they go, don’t they know how dangerous this is? A last word? Instinct is your best friend. Thank You to everyone of my sponsors for standing by me when i have been injured. Thank You to everyone who has ever sent a nice message/ email/ said something nice to me, because it all means so much. Thank You to Dan Brown for being IT. Thank You Daniel and George. Thank You Very Much.

photo: Sven Martin

Sacrée championne du Monde de descente en 2008 et lauréate de la Coupe du Monde la même année, Rachel Atherton avait dû faire l’impasse sur la saison 2009 après avoir été renversée par un pick-up lors d’une sortie sur route. Cette année, les Atherton ont vécu une saison très contrastée. Gee a remporté la Coupe du Monde après un duel passionnant avec Greg Minnaar mais Dan s’est fracturé deux vertèbres cervicales en s’entraînant sur un champ de bosses. Rachel, 23 ans en décembre, a quant à elle vécu une saison en demi-teinte, à nouveau marquée par les blessures mais dont on retiendra surtout un comeback extraordinaire à Windham... Salut Rachel ! Tout d’abord, comment va Dan ? Hey… Dan va bien, merci. Pour le moment il est aux Etats-Unis pour de la kiné et une rééducation intensives. Ta chute en fi nale à Leogang reste un peu mystérieuse. Tu peux nous raconter ce qui s’est passé ? Je pense que c’est encore un mystère. Leogang, c’était génial. J’adorais la piste, elle était très exigeante, et la pluie et la boue la rendaient tellement fun. Pendant tout le week-end, je me suis un peu emballée, m’entraînant beaucoup, tombant beaucoup aussi, j’en faisais trop alors que je savais que je devais me calmer. Mon run de course était parfait, je passais tout si bien et si vite, je prenais tellement de plaisir. Mais alors que je rentrais dans la portion technique fi nale dans les bois, j’ai

photo: Esteban Hendrickx

eu un énorme crash. Je me revois en train de penser à quel point j’allais plus vite que pendant les entraînements, et j’imagine que c’est à ce moment là que j’ai perdu ma concentration et que le crash est arrivé. C’est allé très vite, mais je me souviens m’être dit : Vraiment ? Je suis en train de tomber ? Dans mon run de course ? Ca CRAINT ! Quand j’ai touché le sol, j’étais déboussolée et sonnée, mais quand j’ai repris mes esprits j’ai tout de suite compris que mon épaule était déboîtée. J’en ai eu le coeur brisé. J’ai crié pour que quelqu’un vienne m’aider à remettre mon épaule en place, parce que ça doit être fait rapidement. Je pouvais entendre le commentateur se demander où j’étais, je pouvais voir toute la saison devant moi, je me demandais si j’allais pouvoir revenir rapidement. J’étais très très en colère d’être à nouveau blessée, surtout que c’était l’autre épaule que celle que j’avais abîmée en 2009. La vie semblait difficile. Qu’est-ce que tu as fait pendant les deux mois qui séparent le crash de Leogang et ton incroyable come-back en Coupe du Monde à Windham ? Je suis directement rentrée à la maison et je suis allée voir mon médecin, qui m’a dit que j’allais devoir subir une opération importante. Je savais que je voulais au moins participer à la dernière manche de Coupe du Monde et aux championnats du Monde, on a donc planifié l’opération pour après les championnats du Monde. On a essayé de faire de la kiné et de la réé-

ducation pour que je puisse faire ces courses. Après une semaine je refaisais des exercices, c’était très douloureux et j’étais très effrayée par les dégâts, mais je savais que je n’avais rien à perdre. Et regarder les courses du bord de la piste était tellement frais dans mon esprit après 2009, je ne supportais pas de le faire sauf si j’y étais obligée. Je faisais donc de la kiné cinq jours par semaine, et un jour je suis rentrée et Dan était à l’hôpital, il s’était cassé le cou. Beaucoup de choses ont changé pendant ces deux semaines , et quand Dan est revenu à la maison et qu’il avait besoin de tant de soins, j’ai su que c’était une chance que j’aie été blessée à Leogang. Parce que Gee pouvait continuer à rouler en Coupe du Monde et moi je pouvais rester à la maison, prendre soin de Dan et rééduquer mon épaule. J’imagine que tout ce qui arrive a un sens.

“ L’instinct est ton meilleur ami. ”

Tu as regardé les manches de Coupe du Monde pendant ta convalescence? Je n’ai pas regardé toutes les courses. J’ai vu la fi n de Champéry, quand Gee a gagné, je venais tout

juste de rentrer d’une sortie en cross-country. C’était cool ! Tu savais que tu allais gagner à Windham ? Non. Et oui. Quelque part dans mon esprit, je me dis toujours que je peux gagner chaque course. A Windham il y avait beaucoup de choses qui me trottaient dans la tête et me préoccupaient, des trucs qui pouvaient faire foirer la fi n de ma saison, c’était pas juste du stress. Mais j’aime les défis ! Tu as gagné à Maribor alors que tu étais blessée, tu as gagné à Windham alors que tu revenais de blessure… C’est quoi le secret ? Où est-ce que tu vas chercher cette énergie et cette rage de vaincre ? Je pense qu’avoir en tête autre chose que la course et le résultat, ça t’aide à mieux prendre conscience des choses. Ces deux courses se ressemblaient beaucoup, au lieu d’essayer de trouver les trajectoires les plus rapides, je devais trouver des traces plus douces pour soulager mes blessures, et quand je me levais le matin, au lieu de penser à telle ou telle trajectoire, je me demandais juste “où sont les antidouleurs ?” Mon objectif n’était plus la course et la gagne, mais juste de réussir à descendre la piste, et on dirait que ça m’a réussi ! Et puis aussi, les blessures te font voir les choses sous un jour nouveau, tu sais, si tu ne gagnes pas cette course ta vie ne va pas s’arrêter. Les blessures m’aident à voir les choses importantes de la vie.

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photo: Christophe Bortels

Qu’est-ce que tu penses de vos nouveaux Commençal Supreme DH ? Tu l’as déjà essayé ? Mec, on l’a testé avant Windham, et je l’adore. Je pensais que je mettrais du temps à m’y habituer, mais après deux runs j’explosais les temps que j’avais faits avec l’ancien cadre ! Je suis super contente de rouler avec ce bike l’année prochaine, le vélo est comme une extension de moimême, c’est exactement ce que je voulais, alors que je ne savais meme pas que je voulais quelque chose d’autre. Je pense que ça en dit long sur Commençal, et sur la manière dont ils te comprennent. Tu vas faire quoi pendant l’hiver? Cet hiver sera entièrement consacré à la rééducation, à la préparation et à éviter les blessures ! Dan est à Los Angeles pour six semaines de rééducation de son cou et je vais l’y rejoindre pendant quelques semaines avant Noël. J’ai été opérée de l’épaule une semaine après les championnats du monde, ils ont remis un os en place et l’ont fi xé avec des vis de 50mm, la kiné me prend donc beaucoup de temps. Maintenant je suis assez forte pour rouler à moto, c’est une renaissance pour moi ! Après Noël, on part aux Etats-Unis pendant six semaines, puis en Nouvelle-Zélande pour six semaines aussi. Je suis impatiente de commencer à m’entraîner pour la prochaine saison! Qu’est-ce que tu penses du calendrier 2011 ? Il y a des pistes que tu préfères à d’autres ?

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Ca a l’air génial. Je suis vraiment excitée à l’idée d’aller à Champéry. Je n’y ai jamais roulé, j’étais blessée lors des deux manches de Coupe du Monde qui s’y sont déroulées. La piste a l’air tellement difficile, je me demande si je serai capable d’y rouler. J’étais dégoûtée de rater ça cette année. Pareil pour Val Di Sole, j’étais super excitée d’y retourner cette année après avoir gagné les championnats du Monde là-bas, mais j’ai dû y renoncer aussi. Chaque piste m’enthousiasme pour différentes raisons. J’aimerais aussi qu’on puisse retourner au Brésil, là où les championnats du Monde masters ont eu lieu cette année. Cet endroit déchire ! Quelles sont tes ambitions pour la saison 2011 ? J’espère juste passer la saison en bonne santé et garder tout attaché! Au-delà de ça, je veux aller VITE et me faire PLAISIR. Les deux vont ensemble, tu penses pas ?! Faisons un petit saut dans le passé… Tu as commencé le vélo à quel âge et comment ? Ce sont tes frères qui t’ont mise en selle ? Mes frères en sont responsables évidemment. Dan m’a appris à rouler à vélo, je suivais mes frères et je les regardais sauter. Ensuite les garcons ont commencé les courses de BMX et à 8 ans j’ai aussi essayé, et j’ai fait des courses pendant quelques années. C’était génial, partir faire des compétitions tous les week-ends, creuser des pistes le soir, c’était naturel.

Au fait, vous n’êtes “que” trois ou il y a encore d’autres frères et soeurs ? Non, nous ne sommes que trois. C’est quoi la vie des Atherton en dehors des courses ? Vous vivez à trois, chez vos parents,…? On vit ensemble, à trois. Je leur crie dessus. Je cuisine. Dan creuse dans le jardin. Gee shoote des faisans. Le chat chie dans le canapé. Vous avez l’air très soudés. Vous vous disputez quand même parfois? Oui, on se dispute beaucoup. Gee et moi on se bat tout le temps. Mais je pense que c’est pour ça que ça fonctionne si bien fi nalement. On peut se disputer et se detester une minute, et tout oublier la minute d’après. Ca ne dure jamais longtemps. Quel regard portent tes parents sur vous trois ? Ils n’ont pas trop peur? Maman et papa sont très impliqués. Papa aime venir sur les courses avec nous. Si on le laissait faire, il quitterait son travail et deviendrait le nettoyeur de chaussures du team! Maman est effrayée quand elle regarde les courses, c’est elle qui s’occupe de nous quand on se blesse, alors elle a de quoi être nerveuse ! Quels sont les pilotes - anciens ou actuels - que tu admires? A part tes frères évidemment… Peaty, évidemment parce qu’il est anglais. Il est si motivé, si doué, si vieux… ! Gracia est génial, il me fait rire et m’effraie à la fois ! J’aime regarder

tous ces top pilotes, ça me sidère de voir à quel point ils sont rapides sur leur bike. Comment est l’ambiance entre les fi lles en descente ? Camaraderie ou grosse rivalité ? Je dirais que c’est plutôt intense ! Pour moi et quelques autres fi lles, c’est la compétition et on déteste toutes ne pas gagner, alors ça peut devenir très intense. Mais en meme temps, j’admire tellement chacune d’entre elles, leur determination et leur dévouement pour le sport, et la vitesse à laquelle elles vont. Savent-elles seulement à quel point c’est dangereux ?!!! Un dernier petit mot ? L’instinct est ton meilleur ami. Merci à tous mes sponsors d’être restés à mes côtés quand j’étais blessée. Merci à tous ceux qui m’ont envoyé un message, un mail ou m’ont dit quelque chose de gentil, ça représente tellement pour moi. Merci à Dan Brown d’être ce qu’il est. Merci à Daniel et Georges. Merci beaucoup à vous.

“ je veux aller vite et me faire plaisir ”

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Bob and the Rat

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INTERVIEW / EDWIN DE LA ROSA Web: Writer: Photography:

skavenger.com / www.charlesdejonghe.com Jonathan Borms De La Rosa

La Rosa king of straightest street. What you’re less likely to know is the artist hidden behind the rider. “Taking a picture of what I see”, his motto, is an accurate definition to meet his style. Come to take a peak at his pictures at Charles de Jonghe Gallery - Rue du Mail 21 / 1050 Brussels It’s a pity you didn’t have the chance to come to Brussels. You missed out on the chance to taste Belgian waffles and the best beer in the world. I know, I wanted to make it out but my passport was expired. I’ve been through Belgium once. You went here for a ride or a BMX tape ? Yeah I drove through with the Animal team 2 years ago. You’re a young rider of 26 yo, riding for 13 years and already a legend in the BMX street culture. Is it easy to wear this image? I guess lol. I don’t really think of myself like that at all. It’s better that way. How would you define your attitude on a bike ? How do you approach your street ride? My attitude on a bike is street, growing up in New York there weren’t any skate parks so i was forced to ride street. So i rode my surroundings.

Do you think you are thrasher or smoother than other riders? How could you define the De La Rossa’ style? I try to make things look a little smooth from time to time. You were famous when riding for FIT and for your signature frame which was too specialised for many riders. Why did you break your collaboration with them? I quit FIT because i was starting my own bike company called Skavenger. At the beginning Skavenger was more a street wear brand than a BMX company. How difficult was it to build your own frame for your own company? It was pretty hard and it took a while but we got it done. The one thing that took the longest was making sure that the frames were built right, your first impression is your only one when you make bikes.

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We saw some pictures of you on fixed gear, is it legal for a pro BMX rider to ride on a 700c? Yeah.. i love all bikes.. my fixed bike is just for riding, no tricks. i leave that for the BMX Is that like agreeing with the saying “ Riding fast is the only trick you can do with a track bike “ ? I guess… I got homies that do it and they’re ill but it’s just not for me… I like bombing down the street with the track bike. It gets me where I got to get going fast. I discovered last week your pictures with John from the gallery Charles de Jonghe in Brussels. Your pictures are between the true bmx action pics, lifestyle snapshots, lastnightparties, and just your own take on the city... How would you define your artwork? I define my art work as street. 90 percent of my photos were taken while I was out riding. I shoot photos of things I see while out. Living in New York you see some pretty crazy things

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sometimes. When I leave the house I gotta have my camera on me cause you never know what you’re gonna see when you leave the house. How do you shoot ? Digital ? Film? I shoot film and use my iphone for bullshit. The colours look official. Your colours look official but your work has a kind of special effect, like with a toy camera. Is it an original shoot or do you play on the production? I use point and shoot cameras, I need something thats fast, just pull it out and shoot.. I dont mess around with production too much… I like to keep things natural. You have a certain style of picture, between 70s and pictures like the trash contemporary people/portrait artists . Do you have some references you like, who influence you? Jamel Shabazz, Ed Templeton and Ari Marcopoulos..

Have you thought to post your action pics into some magazines? It could bring a new touch to the world of the 20”. I’ve never really been into shooting action photos, I’ve always been into shooting what went on when we’re not riding. But sometimes I’ll get action shots here and there. It’s hard to shoot action photos with the point and shoot. But i get lucky sometimes. Was it the contact with a lot bike photographers that pushed you to express yourself with your camera? Being around photographers definitely helped me out a lot. But the reason I started shooting photos was to remember things that went down on trips. When I was about 15yo started to go on roadtrips with my friends and I would always bring a disposable camera and shoot things i wanted to remember. Shamal Shabazz and Ari Marcoupolos are two opposite styles from two different ages . Do they correspond with different faces of your personality?

Both of them correspond with me. Both of them shot a lot of their photos in New York... being from New York I could relate to that... Ari shot a lot with the skaters, some of which I knew and Jamel shot a lot of things form the 80s, and that just brings me back to how I remember people dressing back in the day Were you not afraid at your first exhibition? Yeah... if I was there I would have been a nervous wreck. Your very first one was in Brussels ? Second… I had a few photos in the BFF art show this past May out here in New York How do you see yourself in a couple of years? Shooting photos, being healthy. Do you have some last words? Thanks for having me..

Snow Fight

Vous connaissez tous Edwin De La Rosa, plus besoin de présenter ce jeune new yorkais roi du street le plus radical. Ce que vous ne connaissez certainement pas, c’est l’artiste caché derrière le rider. “Shooter ce que je vois”, est effectivement une bonne définition sans prétention pour introduire son style. Venez admirer ses clichés jusqu’au 24 décembre à la gallerie Charles de Jonghe - Rue du mail 21 / 1050 Bruxelles. C’est dommage que tu n’as pas eu la chance de venir à Bruxelles. T’as raté les fameuses gaufres belges et la meilleure bière du monde. Je sais, je voulais venir mais mon passeport était expiré. Je suis déjà venu en Belgique.

J’imagine :-). Je pense pas vraiment ça du tout de moi. Et c’est bien mieux comme ça.

T’es venu ici pour rider ou pour une tape de bmx ? Ouais, je roulais dans le team Animal il y a deux ans.

Comme défi nirais-tu ton attitude en bike ? Comment approches-tu le ride en street ? Mon attitude est très urbaine. J’ai grandi à New York où il n’y avait pas de skateparks donc j’étais forcé de rider en rue. Ce que j’ai fais dans mon coin.

Tu es un jeune rider de 26 ans, ridant depuis 13 ans et déjà une légende dans la culture du bmx de street. Est-il facile de porter cette image ?

Tu penses que t’es plus smooth ou plus trash que d’autres riders ? Comment décrirais-tu le De La Rosa’s style ? J’essaye des trucs un peu plus smooth petit à petit.

Tu étais connu pour rouler dans le team FIT et pour ton cadre qui était trop spécial pour beaucoup de bmxers. Pourquoi as-tu cassé votre collaboration ? J’ai quitté FIT parce que j’ai lancé ma propre marque de bike nommée Skavenger. Au début Skavenger était plus une marque streetwear qu’une marque de bike. C’était difficile de construire son cadre pour sa propre marque ? C’était v raiment dur et ça a pris un bon bout de temps avant que ce soit fini. Ce qui prend le plus de temps c’est d’être certain que le cadre est bien fabriqué, ta première impression est la seule quand tu construis des vélos. On a vu des photos de toi en fi xie, c’est vraiment légal pour un prorider bmx de rouler sur un 700c ? Yeah… J’aime tous les vélos… Mon fi xie est juste là pour rouler, pas de tricks. Je laisse ça au bmx.

C’est un comme la devise : “ Rouler vite est la seule fi gure que tu peux faire sur un vélo de piste “? Je pense… J’ai des potes un peu fous qui font des tricks mais c’est pas pour moi… J’aime tracer dans les avenues avec mon track bike. Ca me conduit très rapidement là où je dois aller. La semaine passée j’ai découvert tes photos avec John de la galerie Charles de Jonghe de Bruxelles. Tes images sont entre les pures photos d’action en bmx, lifestyle, lastnightparties, et juste ta propre vision de ta ville.. Comme vois-tu le style de ton travail ? Mon travail vient de la rue. 90% de mes photos ont été prises pendant que je ridais. Je shoote des choses que je vois à gauche et à droite. Habite à New York et tu verras pas mal de choses dingues. Quand je pars de chez moi j’ai toujours mon appareil car je ne sais jamais ce que je vais voir.

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Mr Blanco

Summer Birds

Boom Box


Rones Barspin

Comment tu shootes ? Digital ou fi lm ? Je shoot au fi lm et j’utilise mon iPhone pour les petites crasses. Les couleurs semblent originales.

As-tu certaines références que tu apprécies ou qui t’influencent ? Jamel Shabazz, Ed Templeton et Ari Marcopoulos.

pourrait apporter une nouvelle touche au monde du 20’’. J’ai jamais vraiment shooté des photos d’action, je shoote toujours ce qui se passe quand on ride pas. Mais parfois j’en ai une ou deux. C’est pas évident de shooter de l’action avec un compact, mais on peut être chanceux.

jours avoir un appareil jetable pour shooter les choses dont je voulais me souvenir.

Tes couleurs semblent originales mais ton travail a un rendu spécial, comme un toy camera. C’est d’origine ou tu joues à la production ? J’utilise un appareil compact, j’ai besoin de quelque chose de rapide pour shooter direct. Je m’intérresse pas trop à la production… J’aime garder les choses naturelles. Tu as un certain style d’image, entre 70’s et des trucs dans le style de certains artistes contemporains trash /people/portrait.

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Shamal Shabazz et Ari Marcoupolos sont deux styles opposés de deux époques différentes. Est-ce qu’ils correspondent à deux faces de ta personnalité ? Tous les deux me correspondent. Tous les deux shootaient à New York… Le fait d’être de New York je peux m’y identifier. Ari shoot beaucoup de skaters dont certain que je connais et Jamel a shooté beaucoup de chose des années 80, et ça me projecte à l’époque où les gens étaient habillés comme ça. As-tu déjà pensé à placer tes photos dans des magazines de sports ? Ca

C’est le contact avec pas mal de photographes de bike qui t’a poussé à t’exprimer toi-même avec un appareil photo ? Etre avec des photographes m’a certainement influencé et beaucoup aidé. Mais la raison pour laquelle j’ai commencé c’est pour me rappeler de ce qui se passe pendant nos trips. J’avais 15ans quand j’ai commencé les roadtrips avec mes potes et je devais tou-

T’étais pas effrayé de ta première expo? Ouais… Si j’étais là j’aurais été à bout de nerfs. Ta première était à Bruxelles ? La seconde ! J’avais déjà quelques photos au Bicycle Film Festival en mai dernier à New York. Comment te vois-tu dans quelques années ? En bonne santé, et shootant des photos. Un dernier mot ? Merci de me recevoir...

photo: Jonathan Borms

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photo: Jonathan Borms - rider: Oscar ‘Tiger’ Khanh

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www.deathorglory.nl Jonathan Borms Jonathan Borms and Roy «Stay Gold»

Loads of sunshine and a chilled vibe made for a perfect launch edition of Death Or Glory, the first ever major international freestyle fixed gear jam. Landscape were on hand to soak up the rays and snap the riders, as they threw down some awesome tricks in a big party atmosphere. This 10th October, the 24K Shop organized the first international freestyle fixie contest in Rotterdam. Although the event was dedicated to 700c, Roy from 24K who has a 15 years experience in BMX invited his 20” friends to join the ride. Yeah, I know, some people think real street has to be ridden with this or that specific bike… Well who cares ? Ride and enjoy, that’s it. And this event truly had an international scope. Everyone joined in on this sunny day, MixtMeat (UK), Soundtrack (FR), our beloved Belgian riders and many more ! We arrived right in the middle of the training for the qualifications. Hard to decide what to do… Sun is out, it is raining in Brussels. Guys from the UK are here to welcome us and tell us about their latest riding stories. The Dutchmen already welcome us with plenty of Heineken. What do

we do then ? Do we chat, or just lie in the grass? Do we grab a pizza and a 6-pack ? Hard choice. We eventually decided to stay there and watch the spectacle until the first run, and then move to snap the action on our cameras. Runs took place up to the final with three riders at a time. Tricks went from a simple bunny up to some more sophisticated tailwhips, and let’s not forget barspin hips or some beautiful rail-grinds. A lot of people could say “ Yeah, well, that’s not that impressive!” We would kindly ask them to give it a try on a fixie, even ride 100m on one! They will for sure measure and realise the skills needed for every move. Actually, freestyle fix is like BMX 15 years ago with a level of riding progressing and evolving faster than the Pokemons ! A few years ago, even a simple bunny-hop was hard whereas now you get to see guys like Steve Jense (Volume Bikes) bunny-hopping over an-

other bike… So it was a real surprise to see incredible tricks from Simon ‘Gomok’ Andraca from Paris and Oscar ‘Tiger’ Khan (London) sending us some 180° 2m high gaps to a flat landing during the finals. Women were also in the place and showed us their talent, whether in fakie or with the trackstand. Freestyle fix has its defectors everywhere. And we want to tell them : “Watch out, freestyle fix is coming ! 700c riders are alive and will show you who can trick !” Men results 1) Oscar “Tiger” Khanh (London) 2) Simon “Gomok” Andraca (Paris) 3) Gus “Lil’ Big Man” Mallet (London) 4) Felix “Feelo” Dol 5) Matteo Zanoni Women results : 1) Juliet Eliot (London) 2) Tilly Tillier (Paris) 3) Leela Deretta (Rotterdam) 4) Saskia Haex (Rotterdam)


GREG FALSKI From London to Rotterdam with the MixtMeat and other riders, how was the journey ? Journey was crazy - you can see and read a bit about that at Juliet blog - being stuck in traffic, good opportunities for skate bombing of motorways, jumping road ditches full of crap (i have lots of photos of that but not enough time to send you them) pissing, showing ass to girls in cars and abusing old people. Causing crime… I was just there for the contest, how was the chillin’ days before the event ?

Taking the best of everything that Rotterdam has to offer.. the city is just made for riding.. plenty of spots.. I think Roy - Stay Gold has some deal with city architect… You shoot tons of riders out a lot of different countries, who are the masters of the tricks ? Im happy to have chance to take photos with great riders, all of them.. Apart of London riders I really like to shoot photos with Simon Andraca - sick rider you can expect from him good tricks. For sure the States - Tom La Marche and

more… thats why for 2011 I’m planning on spending some time in the US as that looks an exciting place for fixed movement. If you had to summarise the journey ? Great city with bunch of friends - shooting photos - well stoked!

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photo: Roy ‘Stay Gold’

photo: Jonathan Borms


ROY ‘STAY GOLD’ Hi Roy ! Are you happy about this first international 700c freestyle event in your flat country? I couldn’t be happier about the event than I am right now. It turned out even better than expected! It pretty much all depended on the weather since it was an outdoor event and since it was nearly 23 degrees and fully sunny, the day couldn’t have gone better. Fixed gear riders with some 20’’ riding together, nice isn’t it? Hell yeah, it’s not about the size of wheels you’re riding, as long as you’re having fun doing what you’re doing and respecting what other people are doing on or with their bikes, it’s all good, right? If you had to describe the dutch freestyle scene, what would you say? Way too small! To be honest, I don’t know of any other riders other than us in Rotterdam, a few in Eindhoven and 1 in Enschede that are into riding fixed gear freestyle. At the moment we see a lot of people that are slightly moving from riding trackbikes to riding trick-specific-built bikes. Not only to start riding tricks, but because they also do good for commuting. More people are getting interested in riding tricks though. Fixed gear in general is still small in our country. So it takes a year of riding or so for people to find out that they might like something more than just riding around on a fixed gear bike. Some people get into racing, some people just stop riding and hop to the next “big thing” that’s being hyped at the moment and others start riding tricks and others just commute. I hope we will be riding with more people next spring and summer. At the moment when we go out riding, it’s pretty much always the same friends going out riding in different formation. But often we’re with no more than 6 people. Which isn’t much if you compare it to cities like London for example. You even have different crews riding tricks within one city. We are having fun though, even if we are with only a few people.

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Bunny hops get higher and higher, bikes become more and more sloping, how do you see the future of tricks in the fixed gear? I dunno really.. who knows what will happen? Like 2 years ago you would never think people would do backflips on fixed gear bikes, 2 years later people do them. Same with flairs or bunnyhop tailwhips. As long as brands and frame producers keep making decent parts that can hold the abuse they’re being giving when people try to push boundaries, I think it will grow and grow and eventually will be as much respected / accepted as BMX, skateboarding and other sorts of “urban” sports. I mean, if I look at myself, back when I was still only riding my trackbike, I told myself I wanted to learn to ride backwards circles and do wheelies (I’ve never done wheelies before I started riding fixed). Took me like ages to learn both, but as soon I succeeded in that, it gave me push to for example do one handed wheelies, no handed wheelies, barspins and after a while you’re just riding the bike as it was a BMX. Now, 2 years later, we’re doing bunnyhop barspins, footjam taillwhips, wallrides, big gaps etc. so yeah. I do know that fixed gear freestyle (we still need to come up with a proper name for this sport by the way), is growing and is here to stay. It will become more serious as we’re already at the point where riders are being sponsored, contests are being organized, prize money or other sorts of prizes can be won. All of that will make the sport bigger and it will gain attention from more riders and younger riders. And they are the future, really... When will the bunnyhop, like Ty Morrow but with a fix happen? I seriously don’t think people will be able to hop that high. I’m sure you’re referring to the “Ty Morrow bunnyhops your neck” video, right? I mean, power-wise people would be able to do it, but you simple need a smaller bike for stuff like that. Tucking on a bmx is a whole different story as opposed to on a fixed gear bike. If I look at myself. Right now i can’t bunnyhop

as high on my ESB (‘Extra Strong Bike’, fixed freestyle bike) as I used to do on my BMX. It’s purely the geometry and size of the bike/ wheels. Let’s hope people will do stuff like that in the future.. like I said as a reply to your previous question, 2 years ago we never could have thought people would do backflips on fixed-gear bikes and now they do... Sky is the limit, in the end.... You were riding BMX for a really long time. What pushed you to ride and to trick with a fix? At first I was only riding a trackbike and worked as a messenger for a while in Rotterdam. And at one point the blood goes where it can’t go... At least I think i can speak for everybody that has been riding tricks before on for example a mountainbike or bmx. You get fed up with just riding from A to B, you’re gonna try wheelies, backwards circles etc. and before you know it, you’re breaking forks and frames and you’re looking at trick specific bikes. But the real turning point for me was when me and my friends travelled to London to stay with friends. I still had an Alan (aluminium) converted roadbike i used for tricks back then. My friend Ian was riding a Volume Cutter V2. I tried that one and was sold immediately. The moment we got back to Rotterdam, I ordered one.... and the rest is history. Does it give you different feelings than a BMX? Not really, they both gave or give me a feeling of freedom, not having to worry about anything while being on the bike. Both BMX as well as my fixedgear freestyle bike give me that same feeling. The only difference is that it’s harder to move from spot to spot on a bmx. The bigger wheels do have it’s advantages...

photo: Jonathan Borms - rider: Juliet Elliott

photo: Jonathan Borms - rider: Roy ‘Stay Gold’

DU SOLEIL ET UNE GRANDE FAMILLE, QUE DEMANDER DE PLUS POUR CETTE PREMIÈRE ÉDITION DU DEATH OR GLORY, LA PREMIÈRE GRANDE RENCONTRE INTERNATIONALE DE STREET EN PIGNON FIXE. LS ÉTAIT LÀ POUR SE DORER LA PILULE AU SOLEIL ET SHOOTER LES RIDERS DANS UNE AMBIANCE SENTANT BON LE SKID ET LA PIC-NIC ATTITUDE. C’est ce 10 octobre que le shop 24k organisait le premier rendez-vous fi xie freestyle international de Rotterdam. Bien que l’événement était dédié au 700c, c’est avec plaisir que Roy (24K), avec ses 15 ans de bmx dans les baskets, proposa à ces potes du 20’’ de se joindre à eux pour rider la ville. On sait, on sait, on sait... On entend déjà les râleurs et les intégristes de tous bords pour dire que le vrai street c’est avec tel ou tel vélo, et blablabla et patati patata. Roulez, faites-vous plaisir et voilà. Pour être international, ça l’était ! De MixMeat (UK) à Soundtrack (FR) ou nos petits belges, que du beau monde pour cette journée ensoleillée. Arrivés en plein entraînement avec les qualifs, dur de savoir que faire. Il fait beau, soleil de plomb alors que ça drache à Bruxelles. Les potes d’outremanche sont là pour nous accueillir pour déjà

nous raconter les jours merveilleux de ride passés là-bas alors que les amis hollandais nous accueillent à la Heineken. On fait quoi alors? On discute, on reste vautré dans le gazon? On va chercher une pizza et un six-pack? Ou on sort le matos photo et on shoote? Choix Cornélien. Coupons la poire en deux. On glande et on se met plein les yeux pour le plaisir jusqu’au premier run, puis on se bouge pour envoyer les clichés à coups de rafales. C’est trois par trois riders que les runs s’enchaîneront jusqu’à la fi nale. Du simple bunny pour les plus timides au tailwhip pour les britishs, en passant par des transferts bar-spin plan incliné / gazon de plus en plus longs et hauts ou encore de beaux rail-grinds. Beaucoup des gens diront «Ouais, bof, pas hyper impressionnant !». On leur

demandera de se poser sur un fi x et de faire 100 mètres, je pense qu’ils comprendront très vite la complexité de chaque mouvement. En fait avec le fi x freestyle, c’est un peu le bmx avec un retour en arrière de plus de 15 ans sauf que le niveau mue et évolue aussi rapidement que les Pokémons en l’espace de trois jeux vidéos. Il y a quelques années encore même le bunny-up se montait péniblement, et maintenant on voit des gars comme Steve Jensen (Volume Bikes) les taper au dessus d’un autre bike ! C’est avec surprise et étonnement lors du contest que l’on a vu de nouveaux exploits comme Simon ‘Gomok’ Andraca de Paris et Oscar ‘Tiger’ Khanh ( Londres ) nous tâter du gap en 180° de près de deux mètres de haut avec une belle réception à plat lors du last tricks de la fi nale. Les fi lles étaient bien entendu au rendez-vous et n’ont pas hésité à montrer leurs talents en faki ou au trackstand. Le fi x freestyle a ses détracteurs aux quatre coins du monde du vélo, mais on leur dira : « Ayez peur, ils arrivent ! Les riders en 700c sont bien en vie et vous montreront à leur tour qui sait trickser.»


GREG FALSKI De Londres à Rotterdam avec The MixMeat et d’autre riders, comment était le voyage ? Le voyage était dingue, tu peux lire pas mal de trucs sur le blog de Juliet. Coincé dans le trafic, une bonne occasion pour rouler en skate sur l’autoroute, jeter des crasses sur les voitures, pisser, montrer nos fesses aux filles dans les autres voitures et abuser des personnes âgées, faire les criminels. J’étais juste là pour le contest, comment étaient les jours plus chill avant l’event ?

On a pris tout ce que Rotterdam avait à offrir. Cette ville est juste faite pour rider, plein de spots partout. Je pense que Roy ‘‘Stay Gold’’ doit avoir des deals avec des architectes.

attendre de bons tricks. Les States, Thomas La Marche et plus encore... Voilà ce que je prévois pour 2011. Passer pas mal de temps aux States, c’est bien excitant là-bas pour la culture du fix.

Tu as shooté un tas de riders dans différents pays. Qui est le maître du tricks ? Je suis heureux d’avoir eu la chance de shooter avec de bons riders, chacun d’eux... A part avec les riders londoniens j’ai beaucoup aimé shooter avec Simon Andraca, un rider bien dingue de qui vous pouvez

Si tu devais résumer le voyage ? Une cool ville avec de bons potes, du shooting photo, je suis ko.

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photo: Roy ‘Stay Gold’

photo: Jonathan Borms


ROY ‘STAY GOLD’ Salut Roy! Content de ce premier contest en 700c freestyle dans ton plat pays? Je ne pourrais pas être plus heureux de cet event que je le suis maintenant. Il s’est passé encore mieux que prévu. Tout dépendait pas mal du temps qu’il allait faire, mais dès qu’il faisait 23° avec un grand soleil, la journée n’aurait pas pu être meilleure. Des riders en fi x et quelques riders bmx ensemble, c’est pas beau ça? Hell yeah, il n’a pas de questions au sujet de la taille des roues que tu rides. Tant que tu as du plaisir avec ce que tu fais et que tu respectes les autres ou leurs vélos, c’est ce qui importe, non? Si tu devais décrire la scène freestyle hollandaise, que dirais-tu? Beaucoup trop petite! Je ne sais pas du tout si il y a d’autres riders que nous à Rotterdam, quelques uns à Eindhoven et un autre à Enschede qui roulent en fi xie freestyle. Pour le moment on voit de plus en plus de gens qui commencent à passer d’un cadre de track à des choses plus typées freestyle. Pas que pour commencer à trickser mais aussi pour se déplacer, mais beaucoup s’intéressent aux fi gures. La scène fi xie est encore assez petite dans notre pays, donc ça prend certainement un an sur un vélo pour que les gens sachent si ils aiment vraiment rouler en fi xie. Certaines personnes vont se lancer dans le track, d’autres vont juste arrêter de rouler et se lancer dans le nouveau truc à la mode et d’autres encore vont juste se déplacer. J’espère qu’on ridera avec plus de monde pour le printemps et été prochain. Quand on va rouler, on est toujours les mêmes potes mais parfois en différents groupes. On est souvent pas plus de six, ce qui n’est pas beaucoup comparé à des villes comme Londres par exemple, où tu as différents crew qui y rident. Mais le fun y est, même si on est que peu de monde.

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Les bunny deviennent de plus en plus hauts, les bikes de plus en plus sloping. Comment voistu le futur du tricks en pignon fi xe? Je ne sais pas du tout... Qui sait ce qui va se passer? Comme il y a deux ans, personne n’aurait imaginé des gens faire des backfl ips en fi xie, maintenant des gens le font. Même chose avec les fl airs ou bunny-hop tailwhips. Tant que les marques et les constructeurs de cadre continueront à fabriquer des pièces décentes qui résisteront aux abus, ils permettront aux riders de repousser leurs limites. Je pense que cela évoluera et qu’éventuellement le fi x freestyle sera autant accepté et respecté que le BMX, le skate ou d’autres sports urbains. Si je me regarde, quand je roulais seulement sur mon bike de piste, je me disais que j’apprendrais bien à faire des cercles en fakie et des wheelings, ce que je n’avais jamais fait avant. Ca m’a pris des plombes à apprendre, mais une fois que j’y suis arrivé, ça m’a poussé entres autres à apprendre le wheeling one hand et no hand, les barspins et après un certain temps je roulais avec mon bike comme en bmx. Maintenant, après deux ans, on fait des bunny-hop barspins, des tailwhips footjams des wallrides, des gros gaps,… Oh yeah ! Je sais que le pignon fi xe freestyle (on doit vraiment encore trouver un nom pour notre discipline d’ailleurs) est en évolution et est là pour rester. Ca devient de plus en plus sérieux et on en est au point que des riders deviennent sponsorisés, des contests sont organisés, des prize money ou d’autres prix peuvent être gagnés. C’est ce qui fait que ce sport devient de plus en plus grand et qu’il y a de plus en plus d’intérêt de la part des jeunes riders. Et ils sont vraiment l’avenir, vraiment... A quand le bunny à la Ty Morrow, mais en fi x? Sérieusement, je ne pense vraiment pas que les riders pourront monter aussi haut. Je pense que tu fais référence à la vidéo « Ty Morrow bunnyhops your neck », je me trompe? Je veux dire que les super sportifs seront capables de

le faire, mais auront besoin d’un bike plus petit dans le style d’un bmx. Rider en 20’’ est tout à fait une autre histoire qu’en pignon fi xe. Regarde-moi, je peux pas bunny-hoper aussi haut avec mon ESB (fi xie de tricks) que comme je le faisais avec mon bmx. C’est simplement la géométrie et la taille des roues et du cadre. Esperons que des gens feront des trucs dans le style dans le futur... Comme je répondais à une des tes précédentes questions, y a deux ans on pensait pas aux backfl ips sur des fi xies. Maintenant on le fait... Sky is the limit in the end ! Tu as roulé très longtemps en bmx. Qu’est ce qui t’as poussé à passer au bmx? Au début je roulais sur un bike de piste et je travaillais comme messenger pendant un bail à Rotterdam. Y a un moment où tu en peux plus... Quand tu en as marre de juste rider d’un point A à un point B, tu commences à essayer des wheelings, des backwards circles etc... Et avant que tu t’en aperçoives, tu casses des fourches et des cadres et tu regardes les bikes plus typés pour les fi gures. Mais le vrai truc qui m’a tourné vers ce bike, c’est le fait de bouger à Londres avec mes potes pour rester avec nos amis. J’avais une conversion route Alan (en alu) que j’utilisais pour faire des tricks. Mon pote Ian ridait avec un Volume Cutter V2. Je l’ai essayé et l’ai adopté directement. Le jour où je suis rentré à Rotterdam j’en ai commandé un... Et vous connaissez la suite. Cela te procure-t-il d’autres sensations que le bmx? Pas vraiment, ils me donnent tous les deux un sentiments de liberté, de me soucier de rien quand je suis sur mon bike. Tant le bmx que le fi xie me donnent les mêmes sensations. La seule différence est qu’il est plus difficile de bouger d’un spot à l’autre avec un bmx. De plus grandes roues ça donne des avantages.

photo: Nicolas Niederpr端m - rider: Lionel Van Eldom

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Web: www.x-free.be / Writer: Christophe Bortels & Vincent Rocher / Photography: Vincent Rocher, Christophe Bortels, Nicolas Niederpr端m & Esteban Hendrickx

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photo: Esteban Hendrickx - rider: Philippe Hébert

NISSAN DOWNHILL CUP / BOUILLON - BELGIUM / 10 & 11.09.2010 BELGIUM ENJOYED ONE OF ITS FINEST EVER WEEKENDS OF RACING AT THE START OF SEPTEMBER AS BOUILLON PLAYED HOST TO THE FOURTH AND PENULTIMATE ROUND OF THE BELGIAN DOWNHILL CUP. In-keeping with recent tradition, the race took place on the Saturday, as the prelude to the following day’s famous Grand Raid Godefroy, also organised by X-Free. Less usually, the charming little Ardennes town was basking in sunshine. After some heavy rainfall during the preceding days, that made for near perfect racing conditions - not too humid and not too dry – on this magnificent course, nestled in the Semois Valley and overlooked by the majestic Château de Bouillon. All that was needed to make the weekend a spectacular success was a competition to match, and it didn’t disappoint. As quickly became apparent, none of the hundred odd riders taking part had come to make up the numbers. Unfortunately, having been forced to sit out the previous race in Huy, Nico Vink, the winner of the first two rounds of the Belgian Cup, was once more a notable absentee. Belgium’s best rider was still recovering from a serious crash in the World Cup in Champéry. That meant a great chance for his main rivals to take advantage of his absence and bag a win, especially as nobody expected Nico to fall short in the final race

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of the season a fortnight later in Namur, which is regarded as his lucky course. As usual, there were two qualifying rounds, with the 30 fastest riders going through to the super final. The event turned out to be a drama-packed contest between the discipline’s top virtuoso performers. Spaniard Javier Guijarro, leader of the overall elite category, recorded the best time of the first qualifying round, clocking 1:32.100. All coming in within a second behind him were Cédric Moermans, Bertrand Gilles and Nicolas Mathieu. Meanwhile, the youngster Sacha Rosmant also put in a memorable performance to finish the round in fifth, confirming his excellent progress during the second half of the season. The second qualifying round was a virtual replica of the first, with the same four riders topping the leader board in the same order! One by one Bertrand Gilles, Cédric Moermans and Javier Guijarro all improved on their showing in the previous round and set the best time so far. Guijarro came close to breaking the 1.30 barrier, with a time of 1:30.770. The only one of the leading quartet who didn’t manage to shave something off his first round time was Nicolas Mathieu, who once more came in fourth. Meanwhile, Kristof Lenssens and Ludovic Oget, who came in fifth and sixth respectively, both bettered their first round performances. After two very tight qualifying rounds, the super final proved every bit as dramatic. The young

Frenchman Ludovic Oget was the first to threaten the 1:30 mark clocking a time of 1:30.330 which put him at the top of the leaderboard, but it was Kristof Lenssens who was the first to go sub 1:30, with a time of 1:29.760. Nicolas Mathieu, who at just 16 is the current Belgian junior champion, did even better, recording an exceptional time of 1:29.490. Next up was Bertrand Gilles, who set a new PB, but his time of 1:31.110 was still not enough to put him in contention. Cédric Moermans, who had recorded the second fastest times in each of the two qualifying rounds, bombed out of the final, just as he had in Huy, this time with a wipeout at the end of his descent. Javier Guijarro, who clocked the best time in both qualifying rounds was the last out of the gate, and he too managed to go sub one minute thirty. However, Nicolas Mathieu had set the bar too high and Guijarro fell just six hundredths of a second short, meaning that the talented teenager from the Fast Line Race Team was able to claim a terrific maiden career victory.

“... none of the hundred odd riders taking part had come to make up the numbers.”

photo: Christophe Bortels - rider: Bertrand Gilles

NISSAN DOWNHILL CUP / NAMUR - BELGIUM / 25 & 26.09.2010 Overlooking the confluence of the Meuse and Sambre rivers, the citadel of Namur has occupied a strategic position at the heart of Europe for several centuries. Latterly a famous landmark in the world of two-wheeled combat, this stone fortress was once at the centre of armed battles. Initially it became famous for motorised sports, with the legendary motocross circuit, which from 1947 saw the biggest champions competing. It was in Namur that Stefan Everts clinched his 10th and last world championship in 2005. It was logical that it should subsequently become a prime location for MTB, especially given that Namur stopped hosting MX events in 2007! And for one weekend this year, the capital of Wallonia became the main focal point of the mountain bike world. Not only did it stage the final of the first ever Nissan European Downhill Cup and the third Nissan Belgian Downhill Cup, it also welcomed slopestylers for the first Belgian round of the Wall Ride Tour. However, there were no cheerleaders or bikini-clad fans on hand to warm up the riders... the Belgian climate in late September was more suited to umbrellas and warm clothing. So the riders had to find their motivation by other means. It was a case of: fun in the mud, yes... topless wrestlers, no! Namur’s Downhill slope was built in 1997 and is reckoned to be the fastest and most aerodynamic in Belgium. The site’s other plus point is its proximity to the town centre and its ease of accessibility for spectators, who turn out in force for every competition. The constant flashes of the cameras and the shouts amplified through megaphones help generate an incredible atmosphere which makes it

feel like a World Cup event for the riders. In fact, the riders are offered eyesight and hearing checks after the runs, because after 1 minute 30 seconds of bulbs flashing in their faces and shrieks that can only be described as half human/half animal (‘YEAAAAAH!’, ‘Attack!’ , ‘Release the brakes!’, ‘GO, GO GO!’) hammering their eardrums at volumes considerably higher than a row of speakers at a rave party, the riders face a real risk epileptic fits or burst eardrums. We’re exaggerating, of course, but not much! This year’s final was a suspense-packed affair, since several riders were still in the mix for the various category titles. What’s more, several of the favourites saw their chances collapse as a result of injuries sustained during practice. Despite the best efforts of the organisers, the weekend was somewhat marred by the rain and by problems with the stopwatches. Hopefully the ongoing issues with the time-keeping will be resolved for next year, as this is now the only blemish on an otherwise impressive effort from X-Free, who are bidding to put Belgian DH on the international map. A new feature this year was that only the best four results out of the five rounds of the Nissan Belgian Downhill Cup counted towards the overall standings. The new rule enabled Javier Guijarro to win the elite category despite picking up an injury during practice in Namur, which prevented him from starting in the actual competition the next day. There was very little in the title race, as Javier pipped Cédric Moermans in the final standings by a single

point, while Bertrand Gilles finished a further two points behind. Nico Vink finished fourth, having won all three rounds that he took part in. There’s no doubt that the final standings would have been very different if Nico hadn’t been injured twice during the season. Fifth in the overall standings, Bertrand Gilles’ teammate Kristof Lenssens also experienced some bad luck, suffering a fairly serious injury during a practice session in Namur. Among the youngest riders, Grégoire Padziorko clinched his first podium finish in the Youth category. Jony van Meirvenne took first place in the Junior category, just a point ahead of Alex Orban. In the Masters category, Lionel Van Eldom saw off Koen Horemans and John Claeys, the latter of whom is calling time on his downhill career this season. Respect Mr Claeys! The first Nissan European Downhill Cup, which took place over three stages - Argentera (Italy), La Bresse (France) and Namur (Belgium) – saw the title go to Belgium rider Randy Van Goubergen, who finished ahead of his brother Robin, with another Belgian, Bertrand Gilles, coming third. Overall, it has been a terrific season. The Belgian DH scene continues to grow and more and more European riders are taking part. It all points towards an even better 2011. In the meanwhile, here’s wishing all of the downhill crew a peaceful winter hibernation. Set your alarms for the spring and don’t forget to check the Landscape website for all of the information about the next Nissan Downhill Cup.

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photo: Christophe Bortels

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photo: Vincent Rocher - rider: Andreas Chronz

photo: Vincent Rocher - rider: Jeremie Sevrain

NISSAN DOWNHILL CUP / BOUILLON - BELGIUM / 10 & 11.09.2010 LA BELGIQUE AURA ASSURÉMENT VÉCU L’UN DE SES PLUS BEAUX WEEK-ENDS DE COURSE À L’OCCASION DE LA QUATRIÈME ET AVANT-DERNIÈRE MANCHE DE LA COUPE DE BELGIQUE DE DESCENTE, QUI S’EST DISPUTÉE À BOUILLON AU DÉBUT DU MOIS DE SEPTEMBRE. C’est devenu une habitude maintenant, la course de Bouillon se déroulait un samedi, en prélude au Grand Raid Godefroy, la célèbre rando qui se tenait le dimanche et elle aussi organisée par X-Free. Ce qui était moins habituel par contre, c’est le soleil qui ce jour-là inondait de ses rayons la charmante petite ville ardennaise, qui avait pourtant été copieusement arrosée par la pluie les jours précédents. Du coup, la piste n’était pas loin d’être parfaite, ni trop humide, ni trop sèche. Ajoutez à cela un site de course toujours grandiose, niché entre les pentes boisées et la Semois, et évidemment surplombé par le majestueux Château de Bouillon, et il ne restait plus qu’à espérer du spectacle sur la piste pour que la réussite soit complète. On ne sera pas du tout déçu. Car on s’en rendra vite compte, la bonne centaine de pilotes n’était clairement pas là pour faire du tourisme. Après avoir remporté les deux première manches de la Coupe de Belgique et avoir été contraint de faire l’impasse sur la course de Huy, Nico Vink était malheureusement à nouveau absent à Bouillon. Notre meilleur pilote belge se remettait en effet encore de son gros crash en Coupe du Monde, à Champéry. L’occasion était donc

belle pour ses concurrents de profiter de son absence pour décrocher la victoire, d’autant qu’on imaginait mal Nico rater la dernière course belge de la saison deux semaines plus tard à Namur, qui reste sa piste fétiche. Disputée comme d’habitude en deux qualifications donnant accès à la super-fi nale pour les 30 pilotes les plus rapides, la course a été le théâtre d’un mano à mano passionnant entre les ténors de la discipline. L’Espagnol Javier Guijarro, leader du classement général élite, allait signer le meilleur temps de la première manche de qualif, en 1:32.100, suivi de Cédric Moermans, Bertrand Gilles et Nicolas Mathieu, tous les trois dans la même seconde que Javier... On retiendra aussi la belle cinquième place du jeune Sacha Rosmant qui confi rmait d’emblée son excellente progression de cette deuxième moitié de saison. En deuxième manche, on retrouvait aux premières places les quatre meilleurs pilotes de la première manche, et dans le même ordre qui plus est ! Bertrand Gilles, Cédric Moermans et Javier Guijarro allaient tour à tour améliorer et s’emparer du meilleur chrono, Guijarro allant même fl irter avec la barre symbolique de la minute trente en réalisant un chrono de 1:30.770. A nouveau quatrième, Nicolas Mathieu sera le seul à ne pas améliorer son temps, contrairement à Kristof Lenssens et Ludovic Oget, cinquième et sixième temps de cette manche, qui effaceront ainsi leur contre-performance de la première manche.

chrono de 1:30.330, le jeune Français Ludovic Oget allait s’approcher un peu plus des 1:30 et décrocher la première place provisoire, mais c’est Kristof Lenssens qui sera le premier à passer sous la barre de la minute trente, en 1:29.760. Une performance que Nicolas Mathieu, 16 ans seulement et champion de Belgique cadet en titre, allait lui aussi réaliser dans la foulée, battant même Kristof Lenssens grâce à un exceptionnel temps de 1:29.490. Suivant à s’élancer, Bertrand Gilles améliorera son chrono personnel, mais ses 1:31.110 seront insuffisants. Comme ce fut le cas à Huy, Cédric Moermans allait quant à lui passer complètement à côté de sa fi nale en chutant en fi n de descente, alors qu’il avait signé le deuxième chrono dans chacune des manches de qualif. Meilleur temps de ces deux manches de qualification et donc dernier à s’élancer, Javier Guijarro allait lui aussi parvenir à descendre sous la minute trente. Mais Nicolas Mathieu avait placé la barre trop haut et Javier échouera à seulement six centièmes du jeune talent du Fast Line Race Team, qui décrochait ainsi une très belle victoire, et surtout la première de sa carrière !

« la bonne centaine de pilotes n’était clairement pas là pour faire du tourisme »

Après deux qualifs très serrées, la super-fi nale allait être tout aussi passionnante. Avec un

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photo: Christophe Bortels - rider: Grégoire Pazdziorko

NISSAN DOWNHILL CUP / NAMUR - BELGIUM / 25 & 26.09.2010 La Citadelle de Namur a depuis des centaines d’années une position stratégique au coeur de l’Europe. Surplombant le confluent de la Meuse et de la Sambre, cette forteresse de pierre a tout d’abord été au centre de confl its armés avant de devenir un haut lieu du deux roues. Sports moteurs dans un premier temps avec le légendaire circuit de motocross qui voit défi ler depuis 1947 les plus grands champions. Stefan Everts y décrochait d’ailleurs en 2005 son 10ème et dernier sacre de champion du monde. Logique que les adeptes du gros vélo s’emparent de ce spot de choix d’autant plus que depuis 2007, le MX c’est fi ni! Cette année, la capitale de la Wallonie devenait pour un week-end la place forte du vélo tout terrain puisque en plus d’accueillir cette fi nale de la première Nissan European Downhill Cup et de la 3ème Nissan Belgian Downhill Cup, les slopestylers avaient rendezvous pour la première manche belge du Wall Ride Tour. Pas de pom pom girls, pas de supportrice en bikini pour chauffer les riders... le climat belge de cette fi n septembre favorisait plutôt les parapluies et vêtements chauds. Les riders allaient devoir trouver la motivation ailleurs. S’amuser dans la boue oui... mais sans les lutteuses topless! La piste de descente de Namur existe depuis 1997 et détient la réputation de piste la plus rapide et la plus aérienne de Belgique. L’autre point fort du site c’est sa proximité du centre-ville et son accessibilité aisée pour les spectateurs présents en nombre à chaque compétition. Une ambiance incroyable à base de crépitements incessants de fl ash et de cris amplifiés au mégaphone donne

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l’impression aux pilotes d’être sur une manche de World Cup. On propose d’ailleurs des contrôles de la vue et de l’audition après les runs parce qu’après 1 minute 30 secondes d’éclairs lumineux dans la face et de cris mi-humains mianimal du genre «YAAAAAA! Au taaaaaaquet! Lâche les freins! GOOOO GOOOO GOOO! » propulsés dans leurs oreilles à un niveau sonore bien plus puissant qu’une rangée de baffles de rave party, les riders frisent la crise d’épilepsie ou l’acouphène. On exagère à peine! Cette fi nale était pleine de suspens puisque plusieurs descendeurs pouvaient encore prétendre au titre de champion dans les différentes catégories. D’autant que plusieurs favoris ont vu leurs chances s’effondrer pour cause de blessures lors des entraînements. Pluie et chrono capricieux ont perturbé quelque peu ce week-end malgré la motivation des organisateurs. Des problèmes de chrono qu’on espère voir se résoudre pour l’année prochaine, car c’est fi nalement le seul grain de sable dans l’impressionnant déploiement de moyens mis en place par X-Free pour porter la descente belge au niveau international. Nouveauté de cette année, n’étaient retenus pour le classement général de la Nissan Belgian Downhill Cup que les quatre meilleurs résultats sur les cinq manches. Une règle qui a permis à Javier Guijarro de l’emporter dans la catégorie élite malgré une blessure occasionnée lors des entraînements à Namur, ce qui l’empêchera de prendre le départ de la course le lendemain. Le titre s’est joué à très peu de choses puisque Javier devance Cédric Moermans au classement

fi nal d’un tout petit point, et Bertrand Gilles de trois points. Nico Vink termine quatrième en ayant gagné les trois manches auxquelles il a participé. Nul doute d’ailleurs que le classement aurait été tout autre si Nico ne s’était pas blessé deux fois en cours de saison. Cinquième au général fi nal, Kristof Lenssens, le coéquipier de Bertrand Gilles, a lui aussi joué de malchance en se blessant assez sérieusement lors des entraînements de Namur. Chez les plus jeunes, Grégoire Padziorko monte sur la première marche du podium chez les cadets. Du côté des juniors, c’est Jony van Meirvenne qui prend la première place à seulement un point d’Alex Orban. Pour les masters, Lionel Van Eldom s’impose devant Koen Horemans et John Claeys, ce dernier mettant un terme à sa carrière de descendeur cette saison. Respect Mr Claeys! La première Nissan European Downhill Cup qui se déroulait en trois manches, Argentera (It), La Bresse (Fr) et Namur(Be), voit le sacre du belge Randy Van Goubergen devant son frère Robin et un troisième rider du plat pays, Bertrand Gilles. Une belle saison qui se termine. Une scène DH belge toujours plus grande et la présence de plus en plus de riders européens. Voilà qui laisse présager le meilleur pour 2011. Bonne hibernation à tous les descendeurs. Réglez votre réveil sur le printemps et n’oubliez pas de checker le site de Landscape pour toutes les infos sur les prochaines Nissan Downhill Cup.

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photo: Sylvain Cochard - rider: Romain Baghe

photo: Jeremy Bycz

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photo: Sylvain Cochard - rider: Fred Austruy


WALL RIDE TOUR 2010 / NAMUR & FRÉJUS Web: Writer: Photography:

www.wallridetour.fr Vincent Rocher Christophe Bortels, Vincent Rocher, Sylvain Cochard & Jeremy Bycz

After an exciting round in Belgium, the 2010 Wall Ride Tour climaxed with the Roc d’Azur in France. It turned out to be a real battle with the elements, as the riders were forced to contend with both wind and rain... but then this sort of thing is just as much a part of the discipline as the wild festivities that mark the postevent (not to mention the pre-event!)! The brains behind the WRT are Five Solutions, a multifaceted organisation that offer demos, event organisation and also management services for the riders. Cyril Cabiac, one of the main organisers of the MTB slopestyle circuit, aims to run a competition that is open to everyone, without any elitist tendencies. However, that doesn’t mean there are no big names rubbing shoulders with the local riders in some of the stages. That’s the great thing about the WRT! It often throws up some real surprises, with new young talents exploding onto the scene. If the revelation of last season was youngster Thomas Lemoine, the 2010 edition saw the remarkable arrival on the scene of another tyro, Benoit Chauvet. The uniqueness of the WRT is proving to be a real shot in the arm for the dirt / slopestyle scene, which relies on the efforts of a fantastic team of volunteers to make everything happen. The Belgian leg really underlined the efforts being made by the WRT – which has also ventured into Tunisia - to internationalise the discipline, and this should continue in the future. The 2011 programme is still to be announced, but there is every chance that Belgium will be included again, hopefully along with several other European countries. So what of the much heralded first ever Belgian round? What, for example, went through the minds of the French riders, some of whom were setting foot in this exotic land for the first time? Chips, beer and bad French accents perhaps?

Nothing could be further from the truth! After a few improvised games of petanque between two ridges of the dirt track (Oh yes!), our southern friends suffered their first taste of the famous Belgian weather. A bit of drizzle left the organisers on edge as, several times they covered up, and then uncovered the course with tarpaulins in order to protect the carefully shaped terrain. And what about the competitors? Under the imposing slogan “LUDUS PRO PATRIA” (that means ‘Games for the homeland’ for those of you who have forgotten your Latin) carved into the stone of the amphitheatre, the riders launched themselves onto a step-down before throwing down three man-sized doubles. Some of the top riders, including Spaniard Aguado Bienvenido (Rockstar), Frenchmen Antoine Bizet (IdentitieSterik) and Mike Cavrot (Eastcom Qbikes), along with a sizeable Belgian contingent led by local hero Thomas Genon (Cannondale – Indem) faced off in front of the crowds who had braved the rain, while others settled down to watch it in the comfort of their living rooms as the contest was being televised live by around 15 TV channels. When it came to the runs there was some fantastic stuff! Genon pulled off some really clean, varied runs. He didn’t manage a flip but threw down a 3-6 double bar-spin, a double whip and a 3-6 whip. Bizet flew into the first drop with a condor backflip. Robin Chauvin almost nailed a flip-whip. Meanwhile, Bienvenido a.k.a. ‘Mr Frontflip’ was a joy to watch, thrilling a crowd that was now really starting to warm up. After the Dom Bikes Best Tricks contest, which was won by Bienvenido with a huge condor front flip, the final got under way. It was won by local favourite Thomas Genon, who had waited a long time for the chance to make his mark at a major event on home turf. The in-form Antoine Bizet finished second, while Kevin Meyer confirmed the potential he showed glimpses of during the season by clinching third. Two weeks later the Roc d’Azur welcomed the final of the WRT. That was the theory anyway!

As it turned out, the wind and rain played havoc with the schedule. First the rain virtually razed the carefully shaped contours of the course, forcing the organisers to reduce the contest to less than a week. Then the wind forced the organisers to transform the finals into a Jam, contested on a reduced-scale slopestyle course. It was a huge shame given the fantastic work done by the Gravity Bike Park to come up with an innovative course with a mindblowing central feature. In the end, Yannick Granieri, who had barely reset his watch after returning from the Rampage in the USA, was on the top of his game and clinched top spot, ahead of Sam Pilgrim and Thomas Genon. Meanwhile, the overall WRT standings were thrown into confusion because of the excessive wind conditions at the Marzocchi Slopestyle Roc. They might not be official, but here is our stab at the top five placings. Cue drum roll... And the winner is... Antoine Bizet. Next up, in order: Mike Cavrot, David Desnoës, Thomas Lemoine and Thomas Genon. Cyril has plenty of thank-yous to make – in sports like ours you can never overestimate the importance of keeping people motivated. So, transcribing the names on the list that the Yak discretely slipped me, props are due to: Kevin Duchet (Box Design), Jérémie Dufour (Eastcom), Lionel Beccari, Jeremy Bycz, Gravity Bike Park, Ventoux Sport, Nicolas Piraud, Loïc Dubois, Mitch The Builder, X-Free and all of their team, Ridekore and their staff, the Riders 43 crew, Jérémie ‘Bill Gates’ Luccioni and Last Tribu. See you next year!

When it came to the runs there was some fantastic stuff! ISSUE #13 - 83 /96

photo: Christophe Bortels

Le Wall Ride Tour 2010 se terminait au Roc d’Azur juste après un passage remarqué en Belgique. Entre vent d’un côté et pluie de l’autre, les riders ont dû composer avec les éléments... mais ce genre de choses fait partie du métier au même titre que les fiesta endiablées d’après contest (et d’avant contest)! Derrière le WRT on retrouve Five Solutions, une structure polyvalente proposant des démos ou organisations d’évènements mais aussi du management de riders. La volonté de Cyril Cabiac, l’un des organisateurs de ce circuit de VTT slopestyle, est de proposer une compétition ouverte à tous sans élitisme. Ca n’empêche pas de voir des grosses pointures du 26 pouces se pointer sur certaines manches pour côtoyer les riders locaux. C’est ça qui est bon! C’est souvent l’occasion de voir de bonnes surprises

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et des jeunes talents qui explosent. Si la saison passée avait révélé le kid Thomas Lemoine, cette édition 2010 a vu l’arrivée remarquée du jeune Benoît Chauvet. Cette spécificité du WRT est un vrai coup de pouce à la scène dirt/slopestyle qui peut compter sur la motivation d’une belle équipe de bénévoles rendant tout cela possible. Si le Wall Ride Tour avait déjà fait étape en Tunisie, cette manche belge illustre une vraie volonté d’internationalisation qui devrait s’amplifier à l’avenir. Si le programme 2011 n’est pas encore connu, il y a de fortes chances que le plat pays soit de nouveau au programme avec, on l’espère, d’autres contrées européennes. Venons-en à cette fameuse manche belge. Que se passait-il dans la tête des riders français qui posaient parfois pour la première fois les pieds dans ce royaume exotique? S’attendaient-ils à voir des friteries partout, de la bière couler à flot et des locaux avec un accent pire que dans «Dikkenek», une fois! Rien n’est moins sûr! En

tout cas, après des tentatives de parties de pétanque improvisées entre deux bosses de la ligne de dirt (Si!si!), les sudistes auront dû capituler face à la très réputée météo nationale. Un petit crachin jouant avec les nerfs des organisateurs qui allaient bâcher et débâcher plusieurs fois le parcours pour protéger les tonnes de terre shapées avec soin. Et que dire du cadre? Sous l’imposante devise “LUDUS PRO PATRIA” (des “jeux pour la patrie” pour tous ceux qui ont zappé les cours de latin) gravée dans la pierre de l’amphithéâtre, les riders allaient s’élancer sur un step down pour enchaîner ensuite trois doubles de taille masculine. Des top riders comme l’espagnol Bienvenido (Rockstar), les français Bizet (Identiti- eSterik) ou Cavrot (Eastcom QBikes) et une belle délégation belge emmenée par le héros local, Thomas Genon (Cannondale – Indem) allaient s’affronter devant le peuple qui avait bravé la pluie et puis les autres tranquillement installés dans leur salon puisque ce contest était retransmis par une quinzaine de chaînes TV en live. Au niveau

photo: Christophe Bortels - rider: Thomas Genon

photo: Vincent Rocher - rider: Antoine Bizet

photo: Sylvain Cochard

photo: Christophe Bortels

photo: Vincent Rocher - worker: Cyril Cabiac

des runs, ça envoie du pâté! Genon a enchaîné des runs très propres et variés. Pas de fl ip mais des 3-6 double barspin, double whip et 3-6 whip. Antoine bizet se lâche sur le drop de départ avec en apothéose un backfl ip condor. Robin Chauvin replaque presque un fl ip-whip. Et Bienvenido a.k.a Mr Frontfl ip s’en donne à coeur joie devant un public de plus en plus chaud.

d’abord qui a réduit quasi à néant le shapping de la piste à moins d’une semaine du contest. Le vent ensuite qui obligera les organisateurs à transformer les fi nales en Jam sur un parcours slopestyle réduit. Bien dommage vu le formidable travail fourni par Gravity Bike Park pour proposer une piste originale avec un module central bien trippant. Au fi nal Yannick Granieri, à peine remis du décalage horaire de son trip USA/Rampage, tire son épingle du jeu devant Sam Pilgrim et Thomas Genon. Quand au classement général de la saison, il est aussi perturbé suite à ce Marzocchi Slopestyle Roc trop venteux. On ose un classement sans savoir si il est vraiment officiel ou officieux, on se contentera donc d’un top 5. Roulement de tambour... And the winner is... Antoine Bizet. Ensuite, dans l’ordre, Mike Cavrot, David Desnoës, Thomas Lemoine et Thomas Genon.

tant c’est d’avoir des gens motivés. Alors je déplie ce petit papier glissé discrètement par le Yak et je retranscris sa liste. Dans le désordre, Kevin Duchet (Box Design), Jérémie Dufour (Eastcom), Lionel Beccari, Jeremy Bycz, Gravity Bike Park, Ventoux Sport, Nicolas Piraud, Loïc Dubois, Mitch The Builder, X-Free et toute l’équipe, Ridekore et son staff, l’asso Riders 43, Jérémie «Bill Gates» Luccioni, Last Tribu.

Après le Best Tricks « Dom Bikes » remporté par Aguado Bienvenido avec un énorme front Flip condor, se déroulait la fi nale. C’est Thomas Genon qui l’emporte sur ses terres, lui qui pour la première fois pouvait enfi n évoluer dans son pays sur un gros contest. Derrière l’on retrouve le très en forme Antoine Bizet et Kevin Meyer qui confi rme un gros potentiel entrevu cette saison. Deux semaines plus tard, c’est le Roc d’Azur qui accueillait la fi nale du WRT. Ca c’était la théorie! Dans la pratique le vent et la pluie ont largement perturbé le programme. La pluie tout

On va terminer sur les remerciements parce que Cyril y tient beaucoup, mais surtout parce que dans les sports comme les nôtres l’impor-

See you next year!

Au niveau des runs, ça envoie du pâté!

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CZECH REPUBLIC & AUSTRIA / 20 & 21.02.2010 Web: Writer: Photography: Design:

www.snowscoot-blackmountain.com Guillaume Rosere Black Mountain Brand New Pixel

When news broke that the European Snowscoot Championships were going to be held in the Czech Republic, it was a case of working out how we were going to get there. It was a marathon hike, so we wanted to make the most of it, and take in all the fantastic spots along the way. Flying was out – it would be too difficult to make it pay. Several cars would be too expensive as well, and not very eco-friendly… For the perfect road trip, there was only one thing for it: the campervan... Matt, Black TV’s cameraman, was given the job of retrieving our legendary Maxi 4000! He arrived in Lyon at 7pm on the Friday as agreed, only to discover that van was under lock and key, with nobody about and no way of reaching anyone from the agency…In short, we were off to a bad start! After a night of hanging around and mood deteriorating, he finally managed to get hold of the keys! There was a bit of a question mark over whether there would be enough space to accommodate everyone. The Black Crew team comprising Matt, Charlotte, Guillaume, Enguerrand, Aurélie and Marc, met up at 2am in Basle, Switzerland. It turned out that there was easily enough space and so the entire crew was able to settle down to enjoy a first on-board meal, a tasty fondue no less… thanks to Aurélie for bringing the fondue dish! After a nice rest, we headed off into the night, or least what was left of it: destination Austria.


her shoulder, meaning she had to be escorted to the clinic in Arlberg – always nice!.

By the next morning we were on the Arlberg Pass, at the foot of a fantastic spot, which is actually better known to competitive freeriders, with lines that are only accessible on foot and therefore completely unspoilt! It was a brilliant ‘playground’, with a magnificent ‘garden’ right in front of our van!


For starters, the Black crew warmed up with a bit of ARVA (apparatus for rescuing avalanche victims) training – the mountain can be a hostile environment. The rest of the day was spent relaxing in the ‘garden’, making the most of a lovely ready-made kicker and generally enjoying ourselves! A special shout out to Enguerrand for his superb attempt at a 540! The next day, it was time to get serious. After a detailed reccy of the lines, sporting snowshoes and and lugging the snowscoots on our backs, the crew began the climb up the mountain! After a 1.5 hour hike, we all split up for the descent. The snow was fresh and there was plenty of it – heaven for snowscoot riders! Aurélie set off first, putting together some nice turns before finishing off with a drop. Guillaume went for a fast line with a good 6m drop, which was enough to get the adrenaline flowing nicely… Enguerrand and Charlotte both opted for lovely looking lines, which weren’t as fast but were very technical and full of fresh snow. Once we were back down in the garden, the adrenaline was still flowing as we enjoyed a session mucking about on a freshly formed kicker! Everyone was flying, and Aurélie treated us to some superb attempts at a long flip! Unfortunately, she ended up landing badly and injuring

With its huge VANS snowpark, Mayrhoffen is another legendary spot. The snow conditions aren’t nearly as good as Arlberg, but the sun always shines. That made it perfect for little Enguerrand! All of the tables measure over 15 metres, the difficulty level is high and the landings are as hard as concrete, but perfect… Believe it or not the biggest tables even come complete with a shaper, kitted out with a rake! After spending the entire day on these wicked tables, flying into the air, Enguerrand finished up wiping out badly against one of the snowpark rails: it meant the end of the trip for him and one of his shoulders! Another shoulder bites the dust! In the meantime, the other riders met up with Busty and Fabian, two FMX hotshots from the Redbull X-Fighter circuit, for a trial session; the idea was for them to see if they could handle a snowscoot as well as a bike. After a short lowdown and some basic advice, our two apprentice riders got their hands on a pair of snowscoots. A few turns later and they were already feeling completely at ease on their Blackmountains. The next day, our FMXers clearly woke up feeling inspired, and they were champing at the bit to get out on the slopes, which were unfortunately packed with tourists. In search of something quieter, we made for the snowpark for a bit of 180°, slides , X-Up… cool! It was smiles all round. Another successful mission for the Black Crew.

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STAGE 3 : PARTY TIME AND ADVENTURE IN PRAGUE (CZECH REP)! Farewell Austria, Czech Republic here we come, and a short hop to Prague. After a long stint on the road we stopped for a quick meal in the campervan before heading for the airport to pick up Philippe, the boss of Blackmountain. By this stage it was already 9pm and time to head out on the town to find our feet, familiarise ourselves with the local language and, of course, to party! Discovering Prague by night meant a tour of the bars and clubs in the best parts of town. A big night and a crazy atmosphere. It helps when a beer only costs one euro (25 crowns) a pop. The Czechs are a cool bunch, and the local women are lovely, to say the least! After a night living it large, we took in the sights and spent some time just chilling. When we got back to the van there was a small surprise waiting for us. We’d been clamped by the police for not paying for a parking ticket. No problem as we we were well kitted out with tools and in the end we managed to free the van pretty easily! Unfortunately, we were caught on the surveillance cameras. After a brief showdown with the local police, which left us 1,500 crowns lighter, we set off again on the last leg of our trip. STAGE 4 : DOLNI MORAVA (CZECH REP) The fourth stage of our road trip took us to Dolni Morava near the Polish border, for a BoarderX and Downhill challenge at the European Snowscoot Championships. ISSUE #13 - 88 /96

After a crazy 100 km drive, we arrived after dark and, in some pretty unpleasant snow and rain, we made our way to the tiny resort. After spending 20 minutes looking for the ideal place to park ourselves, we hooked up with some French and Swiss riders who were there to compete, in what appeared to be the only restaurant in the resort, packed with ‘oldies’ and the atmosphere was nice and chilled. After a few tipples, the atmosphere started to warm up, the locals started singing and dancing and offering to buy us drinks. The weekend was kicking off with a bang! The last riders of Black TV’s operations crew (Guillaume and Charlotte) sensed things were about to get out of hand and decided to head back to the campervan to grab some shut-eye before the competition, while the rest of us stayed on in order to acquaint ourselves with the local customs. We got a nice surprise the next morning – the rain had stopped, which meant that, at last, we could go and check out the resort properly. It wasn’t very big but it was kitted out with a fantastic winter snowpark and a bike park with a slope that was on a par with anything that you could find in the Alps in the summer. Despite the fact it was so small, we were feeling properly inspired and pumped up. We were ready to make things happen. After picking up our number bibs, we met up with some Czech riders and headed off for a practice session on the Boarder-X run, which doubled up as the 4X run in the summer. It was a fast route, not very technical, but a loads of fun. Guillaume and Charlotte both qualified for the competition, but unfortunately Guillaume

wiped out during the quarter-finals. Charlotte saved the honour of the Black Crew, finishing seventh overall and was the highest placed girl! Also competing in the Boarder-X for the first time were Phillipe and Marc. Next up was a freestyle competition and a style jam, in which Charlotte showed us some lovely tricks and once more did the Black Crew proud! Like all the freestyle competitors, she pocketed 200 crowns (which she used to buy several rounds!). Nice one! At the end of the day we managed to locate the resort’s official bar, where we enjoyed a bit of après-ski and, this time, opted for a night out with the young’uns! The place gradually filled up and by 11pm it was packed out. It was the perfect way to celebrate the end of our trip! A crazy atmosphere and lots of really cool riders, Zelana (a local mint liqueur), vodka, whisky and plenty of beer to wash it all down! Even the most battered and bruised among us lit up the dance floor! The next day we said our thank-yous to the Czech riders and set off for 26 hours on the road, including a two-hour clean-up session (well done to the Blackmountain decals which survived the experience). It had been a fantastic trip, and we were all on a major high. When the time came to hand over the van, the only question on everyone’s lips was: when’s the next one? The answer: soon, very soon…

Tout a commencé lors de l’annonce du championnat d’Europe de snowscoot en Tchéquie… Comment y aller, sachant qu’il y a du km, et comment profiter au maximum de ce long voyage et de ses spots mythiques ? Avion ? Bof, difficile de profiter du trip. Plusieurs voitures ? Solution ni économique ni écologique… Le camping-car s’est donc imposé pour un road trip parfait.

plus grandes boîtes de production pour ses lignes de freeride engagées, uniquement accessibles à pied donc totalement vierges ! Fabuleux terrain de jeux donc, avec en prime un magnifique ‘’jardin’’ devant notre van !

C’est Matt, le cameraman de la Black TV, qui s’est chargé de récupérer notre fameux campingcar maxi 4000 ! Arrivé à Lyon le vendredi 19h comme convenu, mais le van se trouve derrière une barrière, personne et impossible de contacter l’agence… Bref, ça s’annonce mal ! Une nuit d’attente plus tard, non sans amertume, il put enfi n obtenir les clés!

Le lendemain, les choses sérieuses commencent. Après un fi n repérage des lignes à rider, équipés de raquettes et les snowscoots sur le dos, le crew commence à gravir la montagne ! 1h30 de marche plus tard, chacun se sépare pour faire sa trace… De la neige fraîche et du gap à profusion, un vrai régal pour les riders ! Aurélie part en premier, enchaîne les virages, pour fi nir par un drop. Guillaume choisira une ligne rapide avec un bon drop de 6m qui lui vaudra une bonne dose d’adrénaline… Enguerrand et Charlotte choisiront de jolies lignes moins rapides mais techniques et gavées de neige fraîche.

Un peu craintif concernant l’espace, toute l’équipe (Matt, Charlotte, Guillaume, Enguerrand, Aurélie et Marc) se retrouve à Bâle en Suisse à 2h du mat’. Finalement, il y a largement assez de place et une bonne fondue attend tout le black crew pour le premier repas dans le van… Merci Aurélie pour le caquelon ! Après une bonne pause, direction l’Autriche pour passer la nuit, enfi n ce qu’il en reste… ÉTAPE 1: 2 JOURS À ARLBERGPASS (AUT.) Le réveil se passe au col d’Arlberg au pied d’un spot mythique. En effet ce lieu est connu des

Pour commencer, le Black crew débriefe avec un petit training Arva (appareil de recherche de victimes en avalanches) car la montagne reste un terrain hostile… Puis journée décontraction au jardin pour profiter d’un beau kicker déjà ready et se faire plaisir avant tout ! Mention spéciale pour Enguerrand qui nous envoie de belles tentatives de 540 !

Arrivés au ‘’jardin’’, les émotions continuent pour une session avec un kicker fraîchement shappé! Tout le monde s’envole et Aurélie nous envoie de superbes tentatives de longfl ip! Malheureusement elle fi nira par se blesser à l’épaule sur une mauvaise réception… L’obligeant à faire une petite visite guidée à la clinique d’Arlberg, toujours sympathique.

ÉTAPE 2 : 2 JOURS À MAYRHOFFEN (AUT.) Autre spot mythique, Mayrhoffen, avec son énorme snowpark VANS. Les conditions d’enneigement sont nettement moins bonnes mais le soleil est toujours présent. Parfait pour le petit Enguerrand! Les tables mesurent plus de 15m, Le niveau est haut et les réceptions dures comme du béton, mais parfaites… Avec un shaper équipé d’un râteau sur les plus grosses tables s’il vous plaît! Après s’être envoyé en l’air toute la journée sur ces pures tables, Enguerrand fi nit par une mauvaise chute sur l’un des rails du snowpark: fi n du trip pour lui et encore une épaule! Une! Pendant ce temps, les autres riders ont rendez vous avec Busty et Fabian, deux dangereux clients en fmx sur les Red Bull X-Fighters, pour une session test, histoire de voir s’ils assurent autant sur un snowscoot que sur une bécane. Après un petit briefi ng et les conseils basiques, nos deux apprentis riders prennent les snowscoots en main… quelques virages…et les voilà déjà bien à l’aise sur les Blackmountain. Pour la seconde journée, on sent que la nuit a porté conseil à nos fmxers et les voilà déjà prêts à enchaîner sur les pistes qui sont malheureusement bondées de touristes. Pour être plus tranquilles, direction le snowpark pour commencer à décoller ! 180°, slides, X-Up… Tranquille! Avec le sourire en plus. Mission réussie pour le Black crew.

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ÉTAPE 3: PRAGUE (CZ) Fin de l’Autriche, direction la République Tchèque pour une petite étape à Prague. Après une longue journée de route, un petit repas dans le camping car et direction l’aéroport pour récupérer Philippe, le boss de Blackmountain. Il est déjà 21h et il est temps de sortir pour s’acclimater, se familiariser avec la langue et bien sûr... faire la fête! Découverte de Prague by night et tournée des bars puis des clubs dans les meilleurs spots de la ville. Grosse soirée et ambiance de folie. Avec la chope à 1 euro soit 25 couronnes, ça aide. Les tchèques sont vraiment cool et les fi lles plus que charmantes! Après une nuit mouvementée, suite de la visite de cette magnifique ville et chill. Petite surprise en rentrant au van. La police nous a posé un sabot car pas payé le stationnement. Pas de problème, nous sommes équipés d’outils et finalement ça se démonte plutôt facilement! Malheureusement les cameras de surveillance étaient bien présentes. Une petite rencontre avec la police locale, une amende de 1500 couronnes et nous voila repartis pour la dernière étape du trip. ÉTAPE : DOLNI MORAVA (CZ) La Quatrième étape à Dolni Morava, proche de la frontière avec la Pologne, nous conduit au championnat d’Europe de snowscoot, pour une épreuve de boarderX et de descente. Après 100 km sur une route chaotique, nous arrivons de nuit à la station, très petite, sous une petite pluie/neige pas sympathique. Après 20 min pour trouver l’emplacement idéal, nous retrou-

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vons les riders français et suisses venus pour le contest dans ce qui semble être l’unique restaurant de la station, beaucoup ‘’d’anciens’’ et une ambiance tranquille. Après quelques digestifs, l’ambiance se réchauffe, les locaux commencent à chanter, à danser, à nous offrir des verres. Le week-end s’annonce chaud ! Les derniers riders du Black crew opérationnels (Guillaume et Charlotte) sentent l’embuscade et décident de rejoindre le camping car pour un peu de repos avant le contest pendant que les autres se familiarisent avec les coutumes locales. Au réveil, surprise, la pluie est partie, et nous pouvons enfi n découvrir la station. Pas très grande en effet mais équipée d’un magnifique snowpark pour l’hiver et d’un bike park avec un slope digne de ceux que l’on peut retrouver dans les Alpes l’été. Malgré la petite taille du spot, on sent une grande motivation et une grande énergie pour faire bouger les choses. Retrait des plaques, rencontre avec les riders tchèques et c’est parti pour les trainings sur le boarderX, qui n’est rien d’autre que la piste de 4X en été. Le parcours est rapide, peu technique mais vraiment fun. Guillaume et Charlotte se qualifient, malheureusement Guillaume chutera en ¼ de fi nale. Charlotte est là pour sauver l’honneur et fi nit 7éme toutes catégories confondues et première girl! Egalement présents sur le boarder, Philipe et Marc pour son premier contest. Enchaînement avec un contest de freestyle, style jam. Charlotte nous fait quelques beaux

tricks et représente une fois de plus le crew! Elle empochera 200 couronnes (de quoi payer quelques tournées!) comme tous les participants du contest freestyle d’ailleurs. Bel esprit! Fin de la journée, découverte du bar officiel de la station, pour un après ski et une soirée avec les jeunes cette fois-ci! L’endroit se remplit tranquillement pour être complètement full à 23h. Parfait pour fêter la fi n du trip! Une ambiance de folie, des riders vraiment cool, de la Zelana (Get 27 local), de la vodka, de la gnole et de la bière pour nettoyer tout ca! Mêmes les plus convalescents de nos riders ont enfl ammé le dance floor ! Le lendemain, remerciements aux riders tchèques et départ pour 26h de route et une petite session nettoyage de 2 heures (Merci aux stickers Blackmountain qui ont fait durer le plaisir). Grande émotion et une question générale au moment de rendre le van après tous ces bons moments : à quand le prochain road trip? Bientôt, très bientôt…

“Les tchèques sont vraiment cool et les filles plus que charmantes! ”

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rider: Romain Baghe

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www.stefcande.com Vincent Rocher Stef Candé

Too many photos spoil the photography! A simple way to sum it up, but, in the end, not far from the truth. Photography has undergone profound upheaval in the last decade. The popularity of digital cameras combined with mass distribution over the web has brought about a tidal wave of images drowning out the quality snaps. Added to this is a press crisis that is seeing readers and advertisers seek out other media horizons and the compensation for an entire profession becomes random. The photographer, until now a key component of all editorial teams, has become optional. Journalists take their own photos or have copyright free pictures supplied by organizers or sponsors. Even worse, Google has become an inexhaustible source of “free” pictures for unscrupulous editors. And when a photographer demands fair compensation, he once again has to face the harsh reality. Thousands of his amateur and professional colleagues are scrambling to try to get a few Euros for their efforts, inevitably bringing about the devaluation of photography. And yet the democratization of this art provides new blood and numerous fresh faces but who will fund this new generation? In these troubling times, we wanted to get the perspective of Stéphane Candé, a French photographer specializing in the sports photography we know and love.

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rider: Jossi Wells

Stef, how did you get started in photography? I’ve always done it, very amateur, but I knew the technique well. Then, after my education, I did a lot of surfing, climbing, etc.... and then I met a mate who was a photographer who was doing pretty well in catalogue, print, and illustration but also in sports. I was his assistant for a few years, and then I worked for the press specializing in sports, and began to work my way up. These people in Grenoble then established a media group that rapidly grew to include a heavy ten newspapers. Inevitably, my initial clients came from sports. So I pursued this niche, allowing me to earn my living in a rather pleasant environment. What are the highlights of your career and the images associated with them? That’s a question that comes up often, but it’s all a blur as the years have gone by. Nevertheless, I did a nice advertising campaign for racing skis at Rossignol a couple of years ago. It was incredibly complex to set up and shoot. An entire slope was lit up at night, in Austria. A rapid fire flash shoot with the best athletes in downhill racing, who are by definition very hard to come by. Beautiful results in the end. A classic for freestylers but these racers were tripping to find themselves on a night set on a glacier, with snowmobiles, lights everywhere; a really beautiful production. You have experienced the transition from film to digital. Did you make the transition directly or were you rather distrustful? I was quite distrustful, even sectarian! And yet, when the first reliable and efficient digital box came out, the Canon EOS 1D and its 4 million pixels, I plunged right in, switching brands on the way, and taking the whole media group with me. I did the groundbreaking on the technology for them at that time, it was interesting. I went through all the burners testing my files, they weren’t happy; they knew that this would turn their business upside down. Do you work primarily in digital today? Have you kept your film cameras or do you see yourself getting back into that?

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I work exclusively in digital, for financial reasons. If I could, I would buy up my old media formats and film stocks, in order to practise a hybrid activity, shooting film and digital scanning. That still titillates me more and more. Digital has brought equal access to photography and the Internet allows anybody to distribute their photo work but, in the end, is this all good for photography? As long as the way of shooting and handling images retains a photographic approach, it’s not antagonistic. And I’ve known photographers who were working with more than forty magazines by sending out Ektas with all their might! Digital has simplified life terribly, except for the fact that the number of press clients has plummeted, paying ones at least.

“ you have to devour the pictures of others ”

It’s difficult to live on photography these days. Competition is tough and the press crisis doesn’t help. How do you see the future of the profession? It is true than in my small way, I practically lived on the specialty media at one time. But to really earn money you have to work in brands and advertising. Specialty media is not so bad; it’s rather an advertiser crisis. It’s a crisis that is even less convenient for the world of biking, with companies that are already timid and not too glitzy in terms

of advertising, with a few good exceptions. It’s far from the crisis of photojournalism, which you could say is a dying profession. But miracles do exist; you have to know how to adapt. Do you have a message for amateur photographers who are just happy to see their pictures published in a magazine and don’t ask for compensation in exchange? Nooooot good... Among colleagues, we try to impose certain rates, especially when these people are approached by brands. They get so caught up that they forget to negotiate, and the clients profit from this. It’s worse in video! How can we buy thousands, even tens of thousands of Euros worth of gear if we aren’t billing more than 2 or 3 figures? It’s ridiculous, dangerous. We’re glad that they have nice parents, but that’s not a reason to kill the profession. You launched a website selling large format prints. How did you come up with this concept? It’s hardly new, but what is new is doing so with a well-known catalogue of action photographers. I found that in the digital age no one looks at large format images any more. Only in magazines that are less and less willing and on poor computer screens. I wanted to restore the images of these exceptional photographers to a medium worthy of them. The medium chosen is also the relative originality of the project. I can make high-quality prints on demand, in the desired format, much more upscale that a simple churned out poster. I keep bringing out « novelties », such as the recent option to print on a painter’s canvas and get a print mounted on a frame. It’s more expensive, but it can be hung directly on the wall! Video has come to SLRs. What’s your opinion on this? We all admire the technological achievement, the quality is impressive, you only have to look at the number of Hollywood productions made with “simple” digital cameras to be assured of the seriousness of the thing. However, the ergonomics are poor, you have to spend a fortune on different junk to

rider: Laurent Favre

Stéphane Candé by Stef Candé

get an ease of handling hardly worthy of a basic video camera. In fact, the opposite occurs, large format photo sensors coming in cameras purely dedicated to video makes much more sense. Camera manufacturers will perhaps be able to concentrate on offering real advances, such as faster flash sync speeds, better compactness, etc....

Rihanna on a dirt bike with Sam Hill riding closely behind in the background.

Do you have any advice for those who are starting out in sports photography? Basic knowledge to acquire? How to start out? Not really, you have to devour the pictures of others, hence the interest in the survival of magazines! And it’s now that brands must become even more involved in their role as patrons of the production of beautiful photos, by sponsoring trips and building modules while listening to image makers and riders. In this regard, there are no beautiful action pictures without riders, so for a beginner, the best thing is to follow and shoot these sports as much as possible. Time is a luxury in this business and when you are young you perhaps have a bit more. This is the true means of access to media, sponsors and riders. Photography is a “romantic” profession. It is a dream for a lot of people. How do you put someone off the hopes of doing your job? Your earlier questions are fraught with truth. Never has a job had such an uncertain future. The current flood of images makes our market value practically nil! Clients are not very visually educated and are quickly drawn to tacky and flashy images. When you choose to live 100% without outside help, it’s extremely stressful; it’s chasing down the clients, ensuring each job when you have to avoid getting burned, while at the same time trying to stay on top artistically as well as in terms of gear. It’s a real rat race that is sometimes exhausting. You have to take a step back, but that’s not always easy, or possible. Here’s a dilemma, you are asked to do 2 exclusive shoots on the same day and you have to choose: Sam Hill on a new prototype or Rihanna for a line of swimsuits?

Photojournalism, or sports photography by extension, is about the encounters above all. Which was the most memorable and why? I would like to be able to say that it was the Dalai Lama, or Sharon Stone, but, no, that’s not (yet...) the case. There are been a couple of encounters that come to mind. The first was a group of people, those who gravitated around my shoots for the 24 Bicycles brand, back when the founders still held the brand. I had some totally hilarious and wonderful times with Fred Beaussé, the sales guy at the time, and all the riders invited on the Porn Tour! They had a message that brilliantly rerouted the porn world, and the trips were multibrand! There was Titou Picard, Seb Carrée, Ben Stoclet, Fabien Pédémanaud, the incomparable Julien Meunier, and Otus who went along with us... Trips through Spain in complete disaster mode! Camping in a caravan in the heart of Barcelona, shooting every night in downtown Valencia, a riot of energy and, it must be said, alcohol... With striking images as well. Even Cédric Gracia wanted to come later on! And many brands tried later to reproduce this kind of energy, without much success... The 2nd encounter was on a more commercial shoot, for a clothing brand. The model was the former Miss France, with all the prejudices you can imagine! And we discovered a girl who was the opposite of the world of pageants and models, totally crazy and funny. A week-long travelling show, where the client didn’t dare to even step in! She told us about her year as Miss France, with experiences such as “in the evening I shook Nelson Mandela’s hand, the next day I found myself deep in rural France for the frying pan festival in Tournus”. A one-week shoot that was totally out of control, one in which the photographer is more of a spectator than usual and only hopes that everything goes well again a minute later.

What does your typical photo bag contain? I have several types of bags, depending on the job I’m on. There is a light action bag, for when I go out on bike with the riders: a fast camera, a tele zoom, a 35 or 50 lamp for shadows, a wide –angle zoom or a fixed wide angle and a fish eye. The bag for architecture or clothing, for which I prefer fixed focal lengths, and I don’t go under 24 mm, a tilt-shift of course, with a full format camera as well. And naturally, you have to add one or two bags of flashes! Quite the undertaking sometimes... What’s your opinion on HDR! It can be very, very good when it’s done with taste, but sometimes, even frequently, it’s quite frankly too caricatured. Before we played around with plastic filters, now it’s with digital filters. Even if I am the first to defend a purely artistic image, it must be an image that primarily expresses emotion, through angles, action, content. It must bring meaning to a photo. Is there anything you want to add? Thank you for giving me a bit of space in your magazine, and keep on focusing on beautiful images.

“ I am the first to defend a purely artistic image ”

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rider: Tony Rocci

Trop de photos tue la photo! Un raccourci un peu facile mais finalement pas si éloigné de la vérité. La photographie a subi de profonds bouleversements durant la dernière décennie. La banalisation des appareils numériques combinée à la diffusion massive via le web a provoqué un raz-de-marée d’images parmi lesquelles les clichés de qualité sont engloutis. Ajoutez à cela une crise de la presse qui voit lecteurs et annonceurs s’en aller vers d’autres cieux médiatiques et c’est la rémunération de toute une profession qui devient aléatoire. Le photographe, jusqu’ici élément clé de toute rédaction, est devenu facultatif. Les journalistes feront leurs images euxmêmes ou des images libres de droits seront fournies par l’organisateur ou le sponsor. Pire, google devient la source inépuisable d’images «gratuites» pour les éditeurs peu scrupuleux. Et quand un photographe revendique une juste rémunération, il se voit reconduit face à la dure réalité. Des milliers de ses congénères, amateurs ou pros, se bousculent pour tenter de tirer quelques euros de leurs productions, provoquant inévitablement une dévalorisation de la photographie. Pourtant la démocratisation de cet art apporte un sang neuf, des regards jeunes et multiples, mais qui fi nancera cette nouvelle génération? Dans cette période trouble, nous avons souhaité connaître le point de vue de Stéphane Candé, photographe français spécialisé en photos de sport comme on les aime.

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Stef, comment as-tu débuté la photo? J’en ai toujours fait, très amateur, mais je connaissais bien la technique. Puis après mes études j’ai beaucoup surfé, grimpé, etc… et j’ai rencontré un pote photographe qui tournait pas mal en catalogue, presse, illustration, mais aussi sport. J’ai été son assistant quelques années, puis j’ai travaillé pour la presse spécialisée sport, escalade au début. Ces gens là, à Grenoble, ont ensuite monté un groupe de presse qui a rapidement grossi pour atteindre une grosse dizaine de titres. Par la force des choses, mes clients au départ viennent du sport. Donc j’ai suivi ce créneau, qui me permettait de gagner ma vie dans un milieu pas désagréable. Quels sont les moments les plus marquants de ta carrière et quelles images y sont associées? C’est une question qui revient souvent, mais le tout est noyé dans le flot des années. Si, quand même, j’ai réalisé une jolie campagne de pub pour les skis racing, chez Rossignol, il y a deux ans. Une usine à gaz à organiser et shooter. On a éclairé toute une piste de nuit, en Autriche. Shoot au fl ash en rafale avec les meilleurs athlètes de la course ski, qui sont par défi nition très peu disponibles. Un beau résultat à la sortie. Un classique pour les freestylers mais là ces racers hallucinaient de se retrouver sur un set de nuit sur un glacier, avec des motoneiges, des éclairages partout, une vraie belle prod. Tu as vécu le passage de l’argentique au numérique. Tu y es passé directement ou tu étais plutôt méfi ant?

J’étais assez méfiant, voire sectaire ! Et pourtant, quand le premier boîtier numérique fi able et efficace est sorti, le Canon EOS 1D et ses 4 millions de pixels, j’ai plongé direct, en changeant de marque au passage, et en entraînant avec moi tout le groupe de presse. J’ai bien défriché la technique pour eux à ce moment, c’était intéressant. J’ai fait le tour de tous les graveurs pour tester mes fichiers, ils n’étaient pas contents, ils savaient bien que ça allait bouleverser leur activité. Aujourd’hui, travailles-tu principalement en digital? As-tu gardé des boîtiers à fi lms ou envisages-tu de t’y remettre? Je travaille exclusivement en numérique, pour des raisons fi nancières. Si je pouvais, je rachèterais mes vieux moyens formats et des stocks de fi lms, pour pratiquer une activité hybride, shoot fi lm et scan numérique. Ca me titille quand même de plus en plus. Le numérique a démocratisé l’accès à la photographie et internet permet à n’importe qui de diffuser sa production d’images, mais au fi nal tout cela est-il bénéfique pour la photographie? Tant que la façon de shooter et de traiter ses images conserve une démarche photographique, ce n’est pas antagoniste. Et j’ai connu des photographes qui travaillaient avec plus d’une quarantaine de magazines en expédiant des ektas à tour de bras ! Ca simplifie rudement la vie, le numérique, sauf que le nombre de clients presse s’est effondré, en tout cas ceux qui payent.

rider: Yannick Granieri

Difficile de vivre de la photo de nos jours. La concurrence est rude et la crise de la presse n’arrange rien. Comment vois-tu l’avenir de la profession? Il est vrai qu’à mon petit niveau, je vivais quasiment de la presse spécialisée à une époque. Même si pour réellement gagner de l’argent il faut bosser pour des marques et la pub. La presse spécialisée n’est pas si mal en point, c’est plutôt une crise des annonceurs. Une crise qui arrange encore moins le milieu du vélo, avec des entreprises assez frileuses et pas encore très glamour en terme de pub, à quelques jolies exceptions près. On est loin de la crise du photojournalisme, dont on peut dire que c’est une profession quasi-morte. Mais les miracles existent, et il faut savoir s’adapter. As-tu un message pour les photographes amateurs qui sont contents de voir leurs images publiées dans un magazine mais qui ne demandent pas de rémunération en échange?

“ il faut dévorer les images des autres ”

Paaas bien… Avec des confrères, on essaie de faire respecter certains tarifs, surtout quand ces gens là sont sollicités par des marques. Ils sont tellement enthousiastes qu’ils oublient toute négociation, et les clients en profitent. C’est pire en vidéo! Comment peut-on s’acheter des milliers, voire des dizaines de milliers d’euros de matos pour ne faire des factures qu’à 2 ou 3 chiffres? C’est ridicule, dangereux. On est content qu’ils aient de gentils papas, mais ce n’est pas pour autant une raison pour tuer une profession. Tu as lancé un site de vente de tirages grands formats. Comment t’es venue l’idée de ce concept? C’est loin d’être nouveau, ce qui l’est c’est de faire ça avec un catalogue de photographes d’action de renom. Je trouvais qu’à l’ère numérique plus personne ne voit une image en grand format. Seulement dans des magazines de moins en moins vaillants et sur de pauvres écrans d’ordi. Je voulais rendre aux images de ces photographes d’exception un support digne d’elles. Ce support choisi est aussi l’originalité relative du projet. Je peux faire des tirages de très haute qualité à la demande, dans le format désiré, nettement plus classieux qu’un simple poster réalisé en série. Je continue à apporter des « nouveautés », comme la possibilité toute récente d’imprimer sur toile canvas et d’obtenir un tirage monté sur châssis. Plus cher, mais on l’accroche direct au mur ! La vidéo débarque dans les boîtiers réflex. Ton avis là dessus?

On admire tous la prouesse technique, la qualité est bluffante, et il n’y a qu’à voir le nombre de productions hollywoodiennes réalisées avec de « simples » boîtiers numériques pour être assuré du sérieux de la chose. En revanche, l’ergonomie laisse à désirer, et il faut dépenser des fortunes en ferrailles diverses pour arriver à une aisance de manipulation à peine digne d’une caméra vidéo de base. D’ailleurs, c’est l’inverse qui se produit, les capteurs photos grands formats arrivent dans des caméras purement dédiées à la vidéo, c’est nettement plus logique. Les constructeurs de boitiers vont peut-être pouvoir se concentrer pour offrir de réelles avancées, comme des vitesses de synchro fl ash plus rapide, une compacité améliorée, etc. As-tu un conseil à donner à ceux qui débutent dans la photo de sport? Une base à acquérir? Une manière de commencer? Pas vraiment, il faut dévorer les images des autres, d’où l’intérêt de la survie des magazines ! Et c’est maintenant que les marques doivent encore plus jouer leur rôle de mécènes à la production de belles images, en sponsorisant des trips, en construisant des modules, en étant à l’écoute des faiseurs d’images et des riders. A ce propos, il n’y a pas de belle image d’action sans riders, donc pour un débutant, le mieux est de suivre et shooter ces sportifs autant que possible. Le luxe dans ce métier, c’est le temps, et quand on est jeune on en a parfois un peu plus. C’est le vrai moyen d’accès vers la presse, et les sponsors de ces riders.

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rider: Bene Mayr

Photographe c’est une profession « romantique ». Ça fait rêver beaucoup de monde. Comment dégoûterais-tu quelqu’un d’espérer en faire son job? Tes questions précédentes sont empreintes de vérité. Jamais un job n’a eu un avenir aussi incertain. Le flot d’images actuel rend leur valeur quasi nulle sur le marché ! Les clients sont peu éduqués visuellement, et sont vite attirés par des images ringardes et fl ashy. Quand on fait le choix d’en vivre à 100% sans aide extérieure, c’est extrêmement stressant, c’est la course au client, assurer chaque job quand on en a pour ne pas se griller, en même temps essayer de rester en pointe artistiquement, et en terme de matos. Une vraie Rat Race très usante parfois. Il faut arriver à prendre du recul, mais ce n’est pas toujours facile, possible. Dilemme, on te propose pour le même jour 2 shootings exclusif et tu dois faire un choix : Sam Hill sur un nouveau proto ou Rihanna pour une collection de maillots? Rihanna sur un dirt avec Sam Hill qui roule à bloc en arrière plan. Le photojournalisme ou par extension la photo sportive c’est surtout les rencontres. Laquelle fut la plus marquantes et pourquoi? J’aurais aimé pouvoir te dire que ça a été le dalaï-lama ou Sharon Stone, mais non, ça n’a pas été (pas encore...) le cas. En fait il y a deux rencontres maintenant que j’y pense. La première c’est un groupe de personne, ceux qui ont gravité autour des mes shoots pour la marque 24 Bicycles, à l’époque où les fondateurs tenaient encore la marque. J’ai vécu des moments totalement hystériques et réjouissants, avec Fred Beaussé, le commercial à l’époque, et tous les riders invités sur les Porn Tour ! Ils

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model: Calli Wagner

avaient une communication qui détournait génialement l’univers porno, et les trips étaient multimarques ! On a eu Titou Picard, Seb Carrée, Ben Stoclet, Fabien Pédémanaud, l’inégalable Julien Meunier, et tous ceux qui nous ont accompagnés... Des trips à travers l’Espagne en mode disaster total! Camping en caravane en plein centre de Barcelone, shooting toutes les nuits dans le centre ville de Valence, une débauche d’énergie, et il faut bien le dire, d’alcool... Avec des images marquantes à la clé. Même Cédric Gracia voulait venir par la suite! Et une bonne partie des marques a essayé par la suite de reproduire ce genre d’énergie, sans vraiment y parvenir... La deuxième rencontre, c’est sur un shoot plus commercial, pour une marque de vêtements. Le modèle était une ancienne Miss France, avec tous les a priori qu’on peut imaginer ! Et on a découvert une fi lle à l’opposé de l’univers des Miss et des modèles, totalement déjantée et rigolote. Un spectacle ambulant d’une semaine, où le client n’osait même plus intervenir ! Elle nous racontait son année de Miss France, avec des passages du genre “ la veille je serrais la main de Nelson Mandela, le lendemain je me retrouvais au fi n fond de la france profonde pour la fête de la poêle à Tournus “. Un shooting d’une semaine totalement incontrôlable, où le photographe est encore plus spectateur que d’habitude et espère seulement que tout se déroulera bien encore la minute d’après ! Ton sac photo type contient quoi? J’ai plusieurs sacs types, selon les jobs que j’ai. Il y a le sac d’action léger, quand je pars en bike avec les riders : un boîtier rapide, un zoom télé, un 35 ou un 50 lumineux pour les zones som-

bres, un zoom grand angle, un grand angle fi xe et un fi sheye. Le sac archi ou shoot textile, où je privilégie les focales fi xes, et je ne descends pas sous 24 mm, un tilt-shift d’ailleurs, avec un boîtier plein format en plus. Il faut bien sûr rajouter un ou plusieurs sacs de fl ashes ! Une mission, parfois… Ton avis sur la HDR? Ca peut-être très, très bien quand c’est fait avec goût, mais parfois, même souvent, c’est juste franchement n’importe quoi, trop caricatural. Avant on faisait mumuse avec des fi ltres en plastique, maintenant c’est avec des fi ltres numériques. Même si je suis le premier à défendre une image gratuitement esthétique, il faut qu’une image exprime avant tout une émotion, par la cadrage, l’action, le contenu. Il faut du sens à une image. Quelque chose à ajouter? Et bien merci de m’accorder un peu d’espace dans votre magazine, et continuez à privilégier la belle image.

“ je suis le premier à défendre une image gratuitement esthétique ”




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Landscape Magazine #13 - winter 2010  

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