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PRODUCTION ANIMALE

• Détention en bande unique, au moins pour le système avec compartiments. • Nettoyage approfondi à l’eau, év. désinfection. • A leur arrivée, placer les porcs dans des compartiments préchauffés/paillés. • Lots de gorets génétiquement homogènes, séparés par sexe à leur arrivée. • Augmentation modérée de la courbe d’alimentation après l’arrivée jusqu’au maximum. • Appliquer un affouragement par phase en fonction des capacités du silo. • Utilisation de VevoVitall.

tiel de performance peut avoir des conséquences à plus ou moins long

terme. Cela est particulièrement valable pour la matière azotée. Si l’on utilise le même aliment durant toute la durée d’engraissement, les apports en matière azotée et en acides aminés durant la seconde moitié de l’engraissement sont nettement supérieurs aux besoins. Cela provoque un surplus d’azote dans l’organisme, qui doit être métabolisé principalement par le foie et excrété dans l’urine et les fèces. Les porcs urinent et défèquent souvent au même endroit. Avec l’évaporation du lisier, l’azote est libéré sous forme d’ammoniac (NH3). Il s’ensuit une augmentation des émissions, ce qui charge plus fortement l’air à l’intérieur et/ou à l’extérieur de la porcherie.

L’ammoniac diminue les performances L’ammoniac n’entraîne pas

Graphique 2: Evolution des tissus corporels Porc moyen

Mise en valeur de la protéine

Formation relative de tissu

Pour réussir en production porcine

Porc très charnu Mise en valeur de la graisse

Mise en valeur des minéraux/ formation du squelette Naissance

50 kg

100 kg

que des émissions olfactives. Une concentration élevée en NH3 dans la porcherie a également des effets négatifs sur les animaux. Un essai effectué à l’étranger a mis en évidence que l’accroissement et l’indice de consommation des porcs à l’engrais pâtissaient d’une charge plus élevée en NH3. La proportion de pneumonies et de maladies respiratoires a par ailleurs augmenté de 60|%. Pour un climat de porcherie optimal, il ne faudrait pas dépasser une concentration d’ammoniac de 10 ppm/m3 et de 3000 ppm/m3 de CO2 dans l’air.

Les besoins en nutriments des porcs évoluent au fil de l’engraissement.

En faveur de l’environnement En signant le protocole de Göteborg, la Suisse s’est notamment engagée à réduire nettement ses émissions d’ammoniac. Les mesures prises dans le domaine de l’entreposage (couverture) et l’épandage (pendillards) du lisier sont très efficaces. Dans l’engraissement porcin, les émissions peuvent par ailleurs être réduites en abaissant la teneur en matière azotée dans l’aliment tout en conservant un approvisionnement suffisant en acides aminés.

Confirmé scientifiquement Un essai actuellement mené à UFA Bühl sur l’affouragement par phases des porcs à l’engrais démontre qu’il est possible d’abaisser l’ingestion d’azote de 2.9, respectivement 7.5 %, en diminuant la teneur en matière azotée de 15, respectivement 30 g/kg, dans l’aliment de finition à partir de 70 kg PV. Les excrétions d’azote calculées ont ainsi pu être réduites de 5.4 à 13.7 % sans que cela ne prétérite les performances d’engraissement et à l’abattage. 䡵 REVUE UFA · 6 2010

Auteurs Dr Barbara Eichenberger, Service technique, UFA SA, 3360 Herzogenbuchsee. Hansruedi Tschumper, spécialiste des porcs au service technique UFA, 9501 Wil. Vous trouverez des détails sur l’affouragement des porcs et les aliments UFA sur le site www.ufa.ch.

INF BOX INFO

www.ufarevue.ch

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Revue UFA 6/10  

Revue UFA 6/10

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