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La gazette de la

lucarne

15 septembre 2013 2 €

n  62 o

La Lucarne des Écrivains, 115 rue de l’Ourcq, 75019 Paris – tél. : 01 40 05 91 29 – http://lalucarnedesecrivains.wordpress.com

?   a m é n i c u ’a u q r u o m ’a d t r u e m e n n O Mourir d’amour... Chansonnette, air d’opéra, romance comme roman, film muet, sculpture… l’art ainsi que la littérature se sont emparés de ces deux forces antagonistes : Éros et Thanatos. Mais dans la vie réelle, la sienne et celle de l’autre ? Vous qui avez fait tant amourir vos amourettes, vous qui amourez présentement... Amourir donc, verbe du troisième groupe. J’ameurs pour toi, pour vous, pour elle, pour lui, nous amourons de concert ou seul à seul, cette horreur de vivre qui vous éloigne de soi aussi sûrement que des amants, des aimants s’attirent ou se repoussent. Pourquoi mes larmes ne s’arrêtentelles pas ? Pourquoi, ressasser les mêmes maux, les mêmes silences ? Je me noie, et alors ? Je me tue, et après ? Elle s’ameurt pour vous, peut-être ? Ou simplement une vague mauvaise conscience comme un petit rhume ou un mal de dos. Évacuons, évacuons ! Et quand je m’ameurs, après tout je ne meurs pas vraiment ! Héros en proie à l’héroïne telle une mauvaise drogue ? Ou simplement perdant, crevard, paumé, raté, frappadingue, dilettante, esthète ? Vous amourez ? La belle affaire ! Et bien dansez maintenant ! A. Louis

Désert Elodie oberlé

L

es lèvres et le sexe asséchés, il me faut ­ encore une nuit affronter l’insomnie. Les pensées perturbées par tous ces corps que je ne peux plus toucher. Eux dont les caresses passionnées me laissaient imaginer l’éternité… Abandonnée. Chaque fois. Puis je recommençais. Trop en demande de gestes tendres… Et un jour ne plus vouloir que le véritable amour. Un bouclier de méfiance est alors venu se coller à moi. Protégée des caresses, des baisers, des mots doux, je me sentais enfin libre, débarrassée de toute tendresse et sentiment futiles qui ­existaient pour faire souffrir. Je me croyais plus forte que l’amour. Et pourtant, malgré cet excès de protection, il a fini par me rattraper. Si bien que je l’imagine partout sans parvenir jamais à découvrir le vrai. Et mon cœur déshydraté ne parvient plus à faire circuler l­’essence nécessaire à l’allégresse. M’éteindrai-je alors une nuit de l’envahissement de toute cette ­absence  ?…

fontaine de la marre

Éditorial

Profile for la Lucarne des Ecrivains

la Gazette de la Lucarne n° 62 - 15 septembre 2013  

La gazette de la librairie La Lucarne des Écrivains, 115 rue de l’Ourcq, 75019 Paris

la Gazette de la Lucarne n° 62 - 15 septembre 2013  

La gazette de la librairie La Lucarne des Écrivains, 115 rue de l’Ourcq, 75019 Paris

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