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28e ANNÉE

418 MAI 2012 2e QUINZAINE

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« Moi, Président… » Dans ce numéro un dossier de 28 pages

418 – F 8,50 – Etr. 10,50

La gauche revient donc à l’Elysée qu’elle avait quitté en 1995. Mais combien la situation est différente aujourd’hui de celle de son arrivée en 1981 ! En ce temps-là, les équilibres financiers étaient moins menacés. l’Etat-providence assurait une certaine sécurité aux citoyens. La planète vivait dans un système de démocraties et de terribles dictatures, mais stable. Convenons-en, elle s’en accommodait plutôt bien. Et, en ce temps-là, que l’on soit de droite ou de gauche, la culture était généralement révérée, soutenue, célébrée. Elle était prise au sérieux, considérée comme un élément fondamental par tout gouvernement, même si le fameux 1% du budget de l’Etat qu’on réclamait pour elle n’était pas toujours atteint. La gauche au pouvoir eut un flamboyant ministre de la Culture en la personne de Jack Lang et un directeur de la Musique plein d’idées en la personne de Maurice Fleuret. Le théâtre, la musique, la danse, les arts en général en bénéficièrent. On parlait beaucoup de l’exception culturelle française. Mais le champ de la culture s’étendit démesurément, jusqu’aux tags, qualifiés d’arts urbains, ou encore à la gastronomie ! Revenue au pouvoir, la droite croyait encore à l’importance de la culture. En son temps, Marcel Landowski n’avait cessé de mettre au premier plan le problème de l’éducation artistique à l’école. Avec Jacques Chirac, il n’y eut pas d’action spectaculaire en ce sens, mais au moins, le problème revenait régulièrement à l’ordre du jour. Aujourd’hui, il est frappant de voir que la culture, et, en particulier, l’éducation artistique, n’ont fait l’objet d’aucun discours, d’aucune promesse des candidats. Certes, nous vivons une époque exceptionnelle, avec les problèmes brûlants du pouvoir d’achat, du chômage, de la crise internationale et du remue-ménage planétaire. Mais nous aimerions que François Hollande, notre nouveau président de la République, puisse poursuivre avec nous le discours qu’il a tenu dans son débat avec Nicolas Sarkozy et nous dise : «Moi, président de la République, je veillerai au droit de tous les enfants à un véritable éveil culturel. Moi, président de la République, je m’engage à donner les moyens d’encourager la pratique de la musique à l’école. Moi, président de la République, je veillerai à ce que les budgets pour la culture soient préservés, et pas seulement pour les grands travaux. Moi, président de la République, je veillerai à ce que la bureaucratie ne stérilise pas l’initiative culturelle. » Nous vous souhaitons bonne chance, Monsieur le Président, pour ce quinquennat difficile, mais qui a d’autant plus besoin d’enrichissement artistique et musical.  MICHÈLE WORMS

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Sommaire MAI 2012 DEUXIÈME QUINZAINE

n° 418

Directrice de la rédaction Michèle Worms

 ACTUALITÉS

Rédacteur en chef Philippe Thanh redaction@lalettredumusicien.fr

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Enquêtes Antoine Pecqueur Musique d’aujourd’hui Anne-Cécile Worms Pédagogie Laurence Bresset Secrétariat de rédaction/maquette Gabriel Lacascade Ont collaboré à ce numéro : Jacques Bonnaure, Marc-Olivier Dupin, Huguette Géliot, Anna Grabinski, Alain Pâris, Guillaume Pénicaut, André Peyrègne, Marc Rouvé, Roger Tellart, Laurent Vilarem, Chantal Virlet-Journeau, Claire Wyniecki.

Administration et publicité Valérie Lahanque vlahanque@lalettredumusicien.fr Abonnements Magdalena Dourron abo@lalettredumusicien.fr

© La reproduction, même partielle, des articles publiés dans ce numéro est strictement interdite (L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle).

ISSN : 0766-916X – Commission paritaire n° 1013K83760 dépôt légal mai 2012 Editeur : La Lettre du Musicien, SARL au capital de 8262,74 € – RC Paris B 331173393 Gérante: Michèle Worms Directeur de la publication: Michèle Worms Imprimeur: Imprimerie de Champagne – Groupe Graphycom ZI Les Franchises – 52200 Langres

vente au numéro 8,50 € hors France métropolitaine: 10,50 €

PROCHAINES PAR UTIONS n° 418 – 14 mai n° 419 – 4 juin n° 420 – 18 juin Bulletin d’abonnement page 15 Liste des points de vente sur www.lalettredumusicien.fr

Nouvelles de la quinzaine Les enjeux de la Philharmonie de Paris 8 Colloque : “Quelle durabilité pour l’opéra ?” Musique et sciences 9 International 10 Courrier

 ENSEMBLES & ORCHESTRES 12 Europe : menaces sur les orchestres de radio 14 Les 100 ans de la Musique municipale d’Orléans 14 La vie des ensembles et des chefs

 AGENDAS 16 Manifestations et concerts 18 Calendrier des concerts en Ile-de-France 20 L’agenda des interprètes 22 Calendrier des concerts en régions

 À L’AFFICHE 23 Nominations, distinctions, disparitions

 MUSIQUES EN SCÈNE 24 Opéras et concerts : les spectacles auxquels nous avons assisté

 INSTRUMENTS & ÉDITIONS 54 Les nouveautés du Salon de Francfort : les claviers 56 Partitions Hummel et Romberg : deux méconnus dans l’ombre de Beethoven 57 Livres, disques

Cahier central, pages 25 à 53 dossier

Harpe 27 L’histoire 33 L’enseignement 38 Harpistes français d’hier et d’aujourd’hui 47 Les fabricants 51 Le quiz 52 Les éditions

 PÉDAGOGIE 58 Un orchestre de pianos, pour quoi faire ? 59 Jeune public, stages, rencontres 61 Concours

 CONSERVATOIRES 62 Le conservatoire de Clermont-Ferrand 64 La vie des conservatoires 65 Cinq ans de Cepi en Nord-Pas-de-Calais et Poitou-Charentes 66 Concours pour le recrutement de professeurs territoriaux d’enseignement artistique, suite

 LE POINT JURIDIQUE 67 L’impôt sur le revenu

 OFFRES D’EMPLOI Encart libre dans ce numéro : 29e Festival Chopin à Paris

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70 Recrutements en France et à l’étranger


NOUVELLE ÉDITION AVRIL 2012  Plus de 3 600 établissements regroupés par départements et par régions administratives  Pour chaque région : les coordonnées des institutions (conseil régional, agence culturelle, Drac, CFMI, pôle supérieur d’enseignement…)

nom du responsable

disciplines enseignées

adresses utiles dans le département classement de l’établissement

accessibilité aux handicapés nombre d’élèves et de professeurs

www.lalettredumusicien.fr BON DE COMMANDE À RETOURNER À LA LETTRE DU MUSICIEN – 14 RUE VIOLET, F-75015 PARIS Je souhaite recevoir…….. exemplaire(s) du Répertoire des conservatoires et des écoles de musique en France édition 2012-2013 au prix unitaire de 35 euros (30 euros + 5 euros de port) Nom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Société/Etablissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Adresse complète . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . CP . . . . . . . . . . . . Ville . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tél. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Courriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Profession . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Instrument . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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ACTUALITÉS Nouvelles de la quinzaine En bref

Sacem : festivals et droits d’auteur La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique a réalisé une étude sur les festivals de musique en France. Cette étude porte sur 841 festivals (tous genres confondus) qui représentent 12 millions d’euros de droits d’auteur collectés, soit plus de 15 % des droits du spectacle vivant pour 2011. La musique classique et contemporaine arrive en quatrième position avec 127 festivals recensés (15 % du total), derrière les festivals de musiques amplifiées et électroniques (pop-rock et assimilés, électro, rap, hip-hop, reggae… hors jazz), les festivals de jazz et de musique improvisée et ceux de musique du monde et traditionnelle. En nombre de festivals, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur arrive en tête avec 145 manifestations recensées (17 %), suivie des régions Rhône Alpes avec 87 festivals (10 %) et Ile-deFrance avec 62 festivals (7 %). Près des deux tiers des festivals (65 %) ont lieu en été, le pic de la saison festivalière étant sans surprise le mois de juillet, avec 145 festivals, puis août avec 125 festivals. Par ailleurs, la Sacem annonce une légère reprise des droits d’auteur générés par le spectacle vivant en France ; ils ont progressé de 1,9 % en 2011 (à 76,9 millions d’euros), après un recul de près de 4 % l’année précédente. Les droits d’auteur du spectacle vivant représentent 9 % de l’ensemble des droits collectés par la Sacem, soit quasiment le même volume de droits que les produits physiques (CD-DVD) ou les droits générés par le répertoire Sacem à l’étranger. La Sacem a réparti en 2011 des droits d’auteur à 30 212 créateurs membres de la Sacem pour l’utilisation de leurs œuvres dans le secteur du spectacle vivant.

A Lyon, Musiques en scène dresse son bilan.

cœur”, un fonds d’entraide doté d’un montant de 300 000 euros pour l’année 2012. Il est destiné à venir en aide aux « artistesinterprètes associés ou non associés de l’Adami confrontés aux difficultés professionnelles, aux retraites indécentes et aux accidents de la vie ». L’Adami en a confié la gestion à l’Union sociale du spectacle.

Avec plus de 12 000 entrées, la 6e Biennale affiche un bilan positif. Elle a présenté 20 concerts, 8 spectacles, 2 opéras, 4 installations, 2 films, des rencontres avec les compositeurs invités. Sur les 104 œuvres interprétées, 41 ont été des créations (19 françaises et 22 mondiales) et 73 compositeurs ont été mis à l’honneur.

Les chiffres clés 2012 de la culture ont été publiés

Grève à l’Opéra de Lyon. Un mouvement social a conduit l’Opéra de Lyon à annuler les cinq représentations du Rossignol de Stravinsky qui devaient avoir lieu du 22 au 27 avril. Les 70 techniciens en grève dénonçaient « une surprogrammation » et réclament de connaître leur planning trois semaines à l’avance. Ce qu’a accepté le directeur général des services de la ville qui a aussi annoncé le recrutement « probable » d’au moins deux techniciens à la rentrée prochaine (les grévistes réclamaient la création de dix postes).

par le ministère. Pour l’art lyrique, la musique et la danse, 16 pages de tableaux présentent l’activité des principales institutions(Opéra de Paris, Cité de la musique, orchestres permanents…). > www.culturecommunication.gouv.fr

En Avignon, un forum sur la culture. “Capitales européennes de la culture. Quel devenir, quel avenir ?” tel est le thème de la 3e édition du forum sur les capitales européennes de la culture organisé par l’association Les Rencontres (Avignon, 19 au 21 juillet).

A MONTPELLIER, L’OPÉRA-COMÉDIE DANS SES HABITS NEUFS Après dix-huit mois de travaux pour un coût de 14 millions d’euros (financés à 99 % par la communauté d’agglomération), la salle historique de Montpellier, l’Opéra-Comédie, rouvre ses portes le 25 mai. Le théâtre date de la fin du 19e siècle (une première salle de 1755 avait brûlé et été reconstruite en 1788 avant de subir à nouveau un incendie en 1881). Les travaux qui viennent de prendre fin n’ont pas concerné la salle de 1200 places, mais ont porté sur la modernisation et la mise aux normes de la totalité de l’espace scénique sur une hauteur de 34 mètres, y compris la fosse d’orchestre, rendue plus confortable pour les musiciens. Pour ce qui est visible des spectateurs, le lambrequin a été restauré et le rideau d’avant-scène, supprimé dans les années 1970, refait à l’identique.

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Un fonds d’entraide pour les artistes. L’Adami a créé “Droit au

Mécénat : le Théâtre des Champs-Elysées entre dans la danse A l’approche de son centenaire (2013), le Théâtre des ChampsElysées (dir. Michel Franck), jusqu’ici financé exclusivement par la Caisse des dépôts et des consignations, a décidé de créer un Cercle des mécènes. Ou plutôt deux, l’un destiné aux entreprises, l’autre aux particuliers, chacun avec plusieurs niveaux de contribution (de 6 000 euros à 100 000 euros et plus pour les entreprises). Le théâtre de l’avenue Montaigne se prêtera d’autant mieux à l’organisation de manifestations pour ses mécènes qu’il pourrait récupérer les locaux de Drouot Montaigne, mitoyens du théâtre, l’hôtel des ventes ayant résilié son bail.

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왎 ACTUALITÉS

La Philharmonie de Paris : un projet ambitieux et risqué ÉQUIPEMENT. Avant même son inauguration, désormais prévue pour 2014, la future salle de la Villette divise le milieu musical. Les controverses sont d’ordre architectural, artistique et économique. Pendant ce temps, à Bordeaux, le projet du nouvel auditorium avance lui aussi. Enquête. Fin avril, la Commission des finances du Sénat s’est réunie pour un contrôle budgétaire du projet de la Philharmonie de Paris. A cette occasion, les directeurs des salles de concert et des orchestres de la capitale ont répondu à différentes questions portant notamment sur la localisation de la future salle, la qualité des orchestres français ou encore le risque d’inflation des cachets. Projet architectural phare du précédent quinquennat, la Philharmonie de Paris est désormais dans les mains de François Hollande. Rien n’a pour l’instant filtré des intentions de l’équipe du nouveau président sur ce dossier à haut risque.

salle enveloppante, qui ne sera ni dans la forme boîte à chaussures comme à Lucerne ni en “vignoble” comme à Copenhague. Nous avons cherché une troisième voie », poursuit Brigitte Métra. L’acoustique est supervisée par deux acousticiens de premier plan: Yasuhisa Toyota (Walt Disney Concert Hall à Los Angeles) et sir Harold Marshall (Opéra de Canton). Autre spécificité de la salle: sa modularité. Pour les concerts de musiques amplifiées, les places situées derrière la scène disparaîtront pour laisser place à la scène elle-même, de manière à ce que l’ensemble des spectateurs soit situé face aux haut-parleurs. Outre la salle de concert, la Philharmonie comprendra sept salles de répétition, dont deux pouvant accueillir un orchestre symphonique. De quoi compenser le déficit actuel de salles de répétition à Paris. Une autre partie du bâtiment sera dévolue aux activités pédagogiques, avec neuf salles de tailles différentes.

Une architecture spectaculaire Les premières polémiques étaient nées en 2007 lors de l’attribution, à la suite d’une compétition internationale, du projet de la Philharmonie à Jean Nouvel. Après l’Institut du monde arabe et le musée du quai Branly, l’architecte remporte une fois de plus un concours parisien. Certains avaient dénoncé la mainmise de Nouvel sur les grands projets culturels, aboutissant à une uniformité du paysage architectural de la capitale. L’architecte Christian de Portzamparc s’était offusqué de son côté de n’avoir pu mener à bien un projet qu’il avait pourtant initialement conçu. L’idée de la Philharmonie remonte en effet à la construction de la Cité de la musique et du Conservatoire de Paris, deux édifices de Portzamparc. L’ensemble avait été imaginé par Pierre Boulez et devait comprendre dès le départ un troisième édifice : une grande salle de concert. Faute de financement, cette dernière ne verra alors pas le jour. La Philharmonie n’a donc fait qu’attiser encore plus la tension entre les deux architectes français, tous deux lauréats du Pritzker Prize (le “Nobel” de l’architecture). Le projet de Jean Nouvel n’en demeure pas moins ambitieux. «L’objectif est de faire de la Philharmonie de Paris l’une des dix meilleures salles au monde», affirme Brigitte Métra, architecte associée à Jean Nouvel sur ce projet, avec qui elle a déjà réalisé la salle de Lucerne ainsi que celle de la Radio de Copenhague – deux salles saluées unanimement dans le milieu musical. Jean Nouvel dit s’être inspiré des Buttes-Chaumont pour concevoir le dessin de la Philharmonie. Située dans le prolongement de la Cité de la musique, en bordure du périphérique, la salle dominera le parc de la Villette. Très symboliquement, elle fera le lien entre Paris et la banlieue. A l’instar des Buttes-Chaumont, les spectateurs pourront déambuler sous la salle, comme dans des grottes, et monter sur le toit du bâtiment, situé à 30 mètres, d’où la vue embrassera l’ensemble des monuments de la capitale. Un concept que l’on retrouve également à l’Opéra d’Oslo. A l’intérieur, la salle de concert comprendra environ 2400 places. «Il s’agit d’une

Un coût de construction exponentiel Le concours de la Philharmonie fixait le coût du projet à 119 millions d’euros. A l’heure actuelle, le coût du bâtiment est estimé à… 300 millions d’euros. Comment expliquer un tel écart? «La première estimation a été faite avant que l’architecte ne travaille, elle excluait donc un certain nombre de paramètres, explique Laurent Bayle, directeur de la Cité de la musique, en charge de la Philharmonie. Le secteur du bâtiment a par ailleurs connu une inflation des prix et les euros de 2014 ne sont pas ceux de 2006. La Cour des comptes juge qu’à périmètre constant l’augmentation du coût du projet de la Philharmonie est de 20%.» C’est la tradition dans les chantiers publics : l’architecte est également montré du doigt, tenu pour responsable d’une partie de l’augmentation des coûts. «La situation est perverse: tout le monde sait au départ qu’une telle salle coûte plus cher que le montant annoncé », remarque l’un des architectes de l’équipe de Jean Nouvel. Les politiques préféreraient-ils donc annoncer un chiffre sous-évalué pour ensuite accuser l’architecte de faire grimper les coûts? Force est, en tout cas, de constater que cette situation n’est pas exclusivement française. Lorsque le projet de la Philharmonie de l’Elbe a été lancé en 2006, le maire de Hambourg affirmait alors que la salle ouvrirait en 2010 et que son coût pour les pouvoirs publics serait de 77 millions d’euros. Désormais, l’inauguration n’est pas prévue avant novembre 2014 et le coût a déjà atteint plus de 300 millions d’euros pour la part publique (sur un total de 500 millions d’euros, le reste étant pris en charge par les partenaires privés). Dans le cas de la Philharmonie de Paris, les relations entre maître d’œuvre et maître d’ouvrage ont connu un surcroît de tension ces derniers mois. En pleine crise de la dette, les pouvoirs publics se sont fixé pour but de réduire

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au maximum les coûts du bâtiment. Mais où faire des économies dans un tel projet? «Nous avons dû diminuer la présence de bois dans la salle, explique Brigitte Métra. Par contre, nous avons réussi à garder le principe consistant à rendre le toit du bâtiment accessible au public.» La réalisation du chantier a été attribuée dans sa totalité à l’entreprise Bouygues. Certains jugent ce choix politique, en raison de la proximité de l’homme d’affaires Martin Bouygues avec Nicolas Sarkozy, et remarquent que l’attribution du chantier à différentes entreprises et non à une seule aurait diminué les coûts de construction. Les retards du chantier sont, enfin, dus à une question de couleur politique. Les deux principaux financeurs du projet ont longtemps été opposés politiquement: l’Etat (45%), à droite, et la ville (45%), socialiste – les 10% restant étant pris en charge par la région Ile-de-France. Reste une question sensible: pourquoi, en 2009, au moment où débutait le chantier de la Philharmonie, l’Etat a-t-il acheté la salle Pleyel pour 60,5 millions d’euros à l’homme d’affaires Hubert Martigny? Jean Arthuis, président de la Commission des finances, dénonçait à l’époque le «caractère singulier de l’opération, au regard des bonnes pratiques de gestion immobilière de l’Etat». Une fois la Philharmonie inaugurée, l’Etat devrait déléguer la gestion de la salle Pleyel à une société d’organisation de concerts de musique actuelle. Un changement de répertoire paradoxal puisque les travaux acoustiques opérés dans cette salle, qui auraient justifié le prix d’achat élevé, ont été réalisés pour le répertoire symphonique. «Si nous avions pu arrêter de louer la salle Pleyel à l’ouverture de la Philharmonie, nous l’aurions fait. Mais le contrat de location était d’une durée minimum de 35 ans, avec un loyer indexé sur le coût de la construction. Cela revenait donc moins cher d’acheter la salle, d’autant que nous pouvions louer une partie des bureaux», nous dit Laurent

Bayle. Reste à savoir si les spectateurs des musiques actuelles se rendront rue du Faubourg-Saint-Honoré, au cœur du très chic huitième arrondissement.

Quel coût de fonctionnement ? Le coût de la Philharmonie de Paris ne se limite pas à sa seule construction. Une fois inaugurée, la salle de concert nécessitera un investissement régulier : « Le coût de fonctionnement de la Philharmonie est évalué à un montant oscillant entre 32 et 34 millions d’euros par an. Nous estimons que nous générerons 50 % de recettes propres. Les pouvoirs publics investiront le même montant que pour la salle Pleyel, c’est-à-dire 6 millions d’euros. Nous recherchons donc encore 10 millions d’euros », explique Laurent Bayle, avant de préciser : « S’il n’y avait pas de mutualisation avec certains services de la Cité de la musique, le coût de fonctionnement serait de 40 millions d’euros. » En 2014, la Philharmonie devrait néanmoins recruter une centaine de personnes, dans les domaines techniques, pédagogiques, administratifs… Une chose est sûre : la Philharmonie devra attirer un large public, au-delà des fidèles de la Cité de la musique voisine. Les spectateurs de l’Ouest parisien, habitués au Théâtre des Champs-Elysées et à la salle Pleyel, se rendrontils à la Villette ? Aucune étude de marché n’a été réalisée sur le sujet. Laurent Bayle, le directeur de la Philharmonie, mise par ailleurs sur le développement des nouveaux publics, notamment de la proche banlieue. « 70 % du public des salles de concert de la capitale vient de Paris intra-muros. Pour attirer le public vivant à l’extérieur de Paris, nous allons mettre en place une offre importante le week-end, avec des concerts courts, des concerts présentés… Pendant que les parents iront au concert, des ateliers seront organisés pour les enfants », nous annonce

Le futur auditorium de Bordeaux Construite dans un ancien cinéma, la nouvelle salle de concert bordelaise devrait ouvrir ses portes en janvier prochain. Retour sur un parcours compliqué. Les musiciens de l’Orchestre national de Bordeaux-Aquitaine n’ont jamais été aussi impatients. Dans quelques mois, ils pourront enfin se produire dans une salle de concert, et non plus au palais des sports et au Grand-Théâtre, deux lieux inadaptés à la musique symphonique.

Une salle de 1 400 places Le projet de l’auditorium de Bordeaux remonte à 2005. « La mairie a alors accepté la proposition d’un promoteur immobilier de transformer une partie de l’ancien cinéma Gaumont du centre-ville en salle de concert », nous explique Thierry Fouquet, directeur de l’Opéra de Bordeaux, qui gère également l’Orchestre. Le promoteur immobilier, associé à l’architecte bordelais Michel

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Pétuaud-Létang, ne s’est pas limité à la seule salle de concert. Le projet de rénovation comprend également la construction d’un parking en sous-sol et l’aménagement d’appartements de prestige. Le coût de la salle reste relativement limité pour les pouvoirs publics : 30 millions d’euros (dont les deux tiers pris en charge par la ville, le reste par l’Etat et la région). La salle comprendra au final 1400 places, réparties sur un parterre et deux balcons. L’acoustique a été supervisée par Eckhard Kahle, ancien membre de l’équipe d’Artec (salle de Lucerne, auditorium de Dijon…). La présence d’une fosse d’orchestre permettra de programmer des ouvrages lyriques nécessitant un grand effectif (chose impossible au Grand-Théâtre), mais avec un dispositif scénique modéré,

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puisqu’il n’y aura pas de cage de scène. Une deuxième salle, de 300 places, sera consacrée aux concerts en formation réduite.

Un modèle plus économique La mairie de Bordeaux a délégué la gestion de la salle à l’Opéra de Bordeaux, mais sans augmentation de la subvention – le budget annuel de l’Opéra est de 30 millions d’euros. « Nous allons faire davantage de recettes qu’au palais des sports, en doublant les concerts de l’Orchestre et en augmentant le prix des places. Nous programmerons également des récitals de pianistes ou des orchestres en tournée. Par ailleurs, le palais des sports nous coûtait énormément en électricité et en chauffage. La nouvelle salle est, elle, encastrée et nous aurons donc beaucoup moins de déperdition d’énergie. Enfin, nous la louerons pour des congrès entre huit et quinze jours par an », annonce Thierry Fouquet. Ce dernier compte aussi sur le mécénat privé, notamment pour financer l’achat d’instruments (des pianos de concert ou l’orgue, dont l’emplacement AP est prévu en fond de scène).


왎 ACTUALITÉS

Laurent Bayle. Le reste de la semaine, la programmation mettra bien sûr à l’honneur, comme à la salle Pleyel, les grandes phalanges symphoniques (Berlin, Amsterdam, New York…). L’Orchestre de Paris sera, lui, en résidence dans cette salle. « Les musiciens sont partagés, environ 30 % ne souhaitent pas aller à la Philharmonie. Mais pour ma part, je suis optimiste ! Nous sommes dans une dynamique de démocratisation, avec le développement des concerts à destination du jeune public. Notre implantation à la Philharmonie va dans ce sens. Par ailleurs, il nous fallait une nouvelle salle, car l’acoustique de Pleyel est trop dure, elle ne nous met pas en valeur. Reste à savoir si nous serons simplement l’un des orchestres en résidence ou bien si nous aurons une place particulière avec un regard sur la programmation artistique, comme c’est le cas du Philharmonique de Berlin dans sa salle », s’interroge Benoît de Barsony, cor solo de l’Orchestre de Paris. Autre donnée à prendre en compte : l’architecture de la Philharmonie de Paris pourrait aussi attirer les spectateurs, de la même manière que le musée Guggenheim de Bilbao qui séduit au-delà du cercle des amateurs d’art contemporain. Enfin, l’exemple du Parco della

Musica de Rome, inauguré en 2002 et signé Renzo Piano, donne du baume au cœur aux partisans de la Philharmonie : construit à l’écart du centre-ville, la salle attire néanmoins un public nombreux, le Parco étant devenu un lieu de vie incontournable, grâce à la programmation des concerts, mais aussi à l’animation des cafés et des boutiques. La question est sur toutes les langues : le chantier de la Philharmonie risque-t-il d’être remis en cause par François Hollande ? Le scénario paraît à première vue improbable. Si c’est le cas, le président arguera qu’une dépense de 300 millions d’euros (dont 45 % à la charge de l’Etat) pour une salle de musique classique, donc “élitiste”, est un non-sens dans un contexte de crise. Et dira qu’il préfère répartir les moyens du ministère de la Culture à un panel plus large de disciplines du spectacle vivant. Mais s’il garde le projet, il jouera alors sur sa dimension sociale : le lien avec la banlieue dans le contexte du Grand Paris. Selon l’équipe d’architectes, le projet de la Philharmonie aurait de toutes façons atteint le point de non-retour. ANTOINE PECQUEUR

L’opéra et son avenir en débat C’est à Lyon que se sont tenues, du 15 au 18 mars, les conférences de l’association Opera Europa sur la question : “Quelle durabilité pour l’opéra ?”. Réunissant les représentants de grandes salles européennes (pour la France : l’Opéra de Paris, l’Opéra-Comique, la salle Pleyel, le théâtre du Châtelet ainsi que les opéras de Anger-Nantes, Avignon, Bordeaux, Dijon, Lyon, Massy, Nancy, Rennes, Rouen, Toulon ou encore le festival d’Aix), auxquels se sont associés des Canadiens, ces journées ont permis un fructueux échange d’expériences et d’aborder les sujets les plus divers.

certains opéras nationaux européens, posait la question de la réelle nécessité de devoir dupliquer sur les réseaux des informations déjà données sur les sites Internet. Une autre école, celle de la Royal Opera House de Londres, faisait valoir sa crainte de voir diffuser

MUSIQUE ET SCIENCES Mozart favorise les bactéries…

Par exemple, comment gérer la crise budgétaire ? La Finlande, épargnée, ne connaît pas ce problème. Florence, en Italie, croulant sous 13 millions de dettes, a du complètement restructurer son organisation, le management étant le vrai talon d’Achille du théâtre selon sa directrice Francesca Colombo. OutreAtlantique, Montréal nous surprend par ses initiatives de sauvetage. « Montréal mérite son opéra ! » scande la ville en faisant appel à l’ensemble de la communauté. Avec 2 millions de dettes, le Canada mise sur la transparence et partage ses défis dans le but de rallier ses fidèles. En dix-huit mois seulement, le déficit est résorbé ! Parmi les nombreux thèmes abordés, se distinguait celui du marketing des réseaux sociaux. On pouvait ainsi voir se confronter plusieurs écoles. La première, qui regroupait

une information non contrôlée et l’éventuel débordement de la mauvaise critique. Mais au final, il est amusant de constater que la bonne parole provient des “jeunes délégués”, recrutés par Opera Europa pour le bon déroulement des conférences : « Que les établissements le veuillent ou non, le monde du marketing 2.0 est bel et bien présent. Pis, il est en marche depuis maintenant bien des années. » Il est clair que si les parties prenantes ne se hâtent pas d’intégrer cette notion dans leurs stratégies, « Quelle durabilité pour l’opéra ? » pourrait bien devenir un GUILLAUME PÉNICAUT thème éternel…

Après les animaux d’élevage, les plantes vertes, c’est sur les bactéries que la musique de Mozart a des effets bénéfiques. Dans une usine de recyclage des eaux usées, près de Berlin, on diffuse La Flûte enchantée. Cela stimule les bactéries qui interviennent dans le processus de traitement : 1 000 mètres cubes de résidus en moins, soit une économie de 10 000 euros.

… et Verdi le système immunitaire Des chercheurs japonais ont greffé un cœur à des souris puis les ont soumises à différents types de musique. Les rongeurs à qui on a fait entendre La Traviata de Verdi ont survécu en moyenne 26,5 jours (jusqu’à 75 jours pour certains), contre une vingtaine de jours pour les souris qui ont écouté des concertos de Mozart, 11 jours pour la

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musique New Age et 7 à 9 jours pour un quatrième groupe confronté à une fréquence sonore unique. Le lien entre musique et modulation de la réponse immunitaire chez ces souris a été démontré par dosage sanguin des molécules régulant le système immunitaire : les valeurs étaient très différentes, et bien plus favorables au non-rejet de la greffe, chez les souris “traitées” à l’opéra que pour les autres.

La mémoire musicale, une place à part dans le cerveau C’est à partir du cas d’un musicien rendu amnésique à cause d’une encéphalite qu’on a découvert que la mémoire musicale serait stockée dans une zone particulière du cerveau. Ce musicien pouvait lire et jouer une nouvelle partition, mais en perdait tout souvenir aussitôt après.

La Lettre du Musicien – deuxième quinzaine de mai 2012 – n°418


ACTUALITÉS 왎

INTERNATIONAL ALLEMAGNE L’Opéra de Cologne menacé. Selon son directeur, Uwe Eric Laufenberg, il y a un risque de fermeture de l’Opéra pour la saison 2012-2013, en raison du désengagement de la ville de Cologne (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). L’institution lyrique a dû mobiliser 5 millions d’euros de ses réserves pour faire face aux échéances de l’actuelle saison.

BELGIQUE Le Conservatoire royal de Bruxelles en piteux état. Le Concours Reine-Elisabeth qui s’y déroule est l’occasion pour Frédéric de Roos, le directeur du conservatoire bruxellois, d’attirer l’attention sur l’état de délabrement de son établissement. Le problème du Conservatoire est qu’il dépend de trois autorités distinctes: le bâtiment appartient à l’Etat fédéral, l’enseignement relève des deux communautés, flamande et wallonne. La salle de concerts nécessiterait à elle seule quelque 10 millions d’euros de travaux.

EGYPTE Au Caire, un orchestre de non-voyantes. Elle sont quelque 38 musiciennes non-voyantes à participer à l’Orchestre de chambre de jeunes filles aveugles Al Nour Wal Amal, une formation créée en 1954 dans un but essentiellement éducatif. Aujourd’hui, ces musiciennes se sont déjà produites dans 17 pays du monde entier – elles ont donné un concert à Malte, début mai – dans un répertoire qui mêle musique orientale et occidentale (Mozart, Rossini, Brahms, Bizet, Tchaïkovski…).

ÉTATS-UNIS A New York, le “Ring” fait débat. La production du Ring de Wagner, signée du metteur en scène canadien Robert Lepage, est présentée par le Metropolitan Opera de New York comme la plus ambitieuse de son histoire, avec un budget de 16 millions de dollars (environ 12 millions d’euros) et son gigantesque dispositif scénique de 45 tonnes. Commentaire du magazine New Yorker : « Sou pour sou, tonne pour tonne, il s’agit de la production la plus dépourvue de finesse et du plus gros gâchis de l’histoire de l’opéra moderne. » 8

Le Dico fou de l’actualité! BANCO Personnage du Macbeth de Verdi dont on vient de constater qu’il a toujours du succès à Monaco.

MASUR (KURT) Vient de démontrer que les médias s’intéressent davantage aux chefs lorsqu’ils ratent une marche que lorsqu’ils dirigent une symphonie.

MUSICORA Est la preuve qu’un salon de musique réunit davantage de public qu’une musique de salon.

MUSIQUE DE CHAMBRE Art de s’écouter pour arriver à s’entendre. Est donc à l’opposé du débat électoral. ROSSINI Compositeur qui pratique la politique d’ouvertures. André Peyrègne auteur du Dico fou de la musique, éditions Papier libre

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왎 ACTUALITÉS ROYAUME-UNI

noncer sur une équivalence au regard de diplômes étrangers, ceux-ci ne relevant pas de sa compétence. Cette personne ajoute qu’elle n’a pas réussi à connaître la raison de la décision défavorable. A supposer que cette décision émane de la commission d’équivalence placée auprès du CNFPT, j’affirme que toutes ses décisions négatives comportent une motivation dans leur énoncé. Cette musicienne précise encore que, lors des épreuves du concours d’assistant spécialisé, l’un des inspecteurs, membres du jury, se serait étonné qu’elle ne s’inscrive pas au concours de professeur d’enseignement artistique, compte tenu de son diplôme étranger. Cette affirmation n’engage que le seul inspecteur concerné, et en tout état de cause ne saurait constituer une quelconque preuve d’une erreur de l’administration, car elle ne relève pas d’une personne habilitée à se prononcer ni sur l’équivalence des diplômes étrangers, ni sur leur niveau de comparabilité avec des diplômes français.

A Londres, du Parlement à l’Opéra. Ancien membre du Parlement britannique, Ann Widdecombe a fait ses débuts à Covent Garden, dans La Fille du Régiment de Donizetti, où elle a joué le rôle de la Duchesse de Crackentop. La critique, enthousiaste, l’a trouvée « effrayante à souhait ». Cette reconversion suscitera-t-elle des vocations en France ? Réponse (peut-être) après les élections législatives !

RUSSIE A Moscou, l’appartement de Chostakovitch à vendre. C’est dans cet appartement de près de 240 mètres carrés que le compositeur russe a écrit sa Septième Symphonie. Situé dans un immeuble de 1914, il compte six chambres et deux salles de bains. Avis aux amateurs ! Rostropovitch statufié à Moscou. Une statue représentant le violoncelliste Mstislav Rostropovitch en train de jouer, œuvre du sculpteur Alexander Rukavishikov, a été inaugurée dans le centre de Moscou à l’occasion du 85e anniversaire du musicien.

La procédure CIEP. Enfin, l’auteur du courrier indique avoir entrepris en 2010 des démarches auprès du Centre international d’études pédagogiques (CIEP) et semble surprise par la procédure à suivre. Or cet établissement est le seul organisme dépendant du ministère de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur, habilité à fournir des attestations de comparabilité pour un diplôme obtenu à l’étranger. Ces attestations, dont la délivrance est effectivement payante, permettent à leurs bénéficiaires de pouvoir poursuivre des études en France. La CIEP évalue le diplôme présenté par rapport au système français, mais ne certifie pas qu’il est “équivalent” à un diplôme particulier. Cette lettre traduit de la part de son auteur une méconnaissance des mécanismes existants quant à la reconnaissance des diplômes étrangers, mais aussi des procédures et des différents acteurs et institutions intervenant dans ce domaine. Cette méconnaissance est préjudiciable à la candidate, qui par défaut de connaissances des acteurs (ministère, CNFPT, organisateur du concours, commissions d’équivalence…), ne les saisit pas de façon opportune, et ne comprend pas leur interaction, ni leurs décisions. Mais elle est aussi préjudiciable aux établissements cités, à tort, comme ne remplissant pas leurs obligations, alors que la problématique, si elle existe, est due à une mauvaise compréhension des institutions publiques par la candidate elle-même. VINCENT POTIER, DIRECTEUR GÉNÉRAL DU CNFPT

COURRIER Réponse à “une musicienne expatriée de retour en France” Nous avions publié en février 2012 (LM 413) un courrier intitulé “Lettre d’une musicienne expatriée de retour en France”. Le Centre national de la fonction publique territoriale y répond. Nous publions la lettre qu’il nous a fait parvenir.

La lecture de ce document démontre de la part de son auteur un amalgame entre plusieurs administrations, des inexactitudes et une incompréhension évidente des mécanismes régissant la reconnaissance des diplômes étrangers.

Un problème de date… D’une part, ce courrier mentionne qu’en février 2005, cette musicienne aurait entrepris des démarches auprès du CNFPT pour obtenir la reconnaissance de ses diplômes étrangers et de son expérience professionnelle. Or, en 2005, il n’existait pas auprès du CNFPT de commission d’équivalence de diplôme, celle-ci n’ayant été créée par décret qu’en février 2007. Par ailleurs, la seule commission qui existait concernant la reconnaissance des diplômes étrangers, était la commission d’assimilation des diplômes étrangers placée auprès de la Direction générale des collectivités locales (ministère de l’Intérieur) et non pas auprès de mon établissement. Il existait également une commission de recevabilité, propre à chaque concours, et gérée par le seul organisateur de concours, mais qui ne pouvait davantage regarder les diplômes étrangers, et qui en tout état de cause donnait une réponse immédiate au candidat sur la recevabilité ou pas de sa candidature pour l’accès au concours.

Nous remercions le CNFPT pour ces explications très circonstanciées, mais l’artiste musicien se trouve souvent désarmé face aux complexités administratives, comme nous l’ont montré maints témoignages. Ne pourrait-on imaginer une assistance téléphonique ou par Internet ?

Réponse au courrier “Contre les jours de rattrapage scolaire” Présidente d’une école de musique associative en Loire-Atlantique, c’est avec beaucoup d’attention que j’ai lu le courrier intitulé “Contre les jours de rattrapage scolaire” de Marie Grégoire-Devic (Académie de Piano de Busca), publié dans La Lettre du Musicien n° 415. Je m’empresse de répondre à sa curiosité sur ces pratiques de rattrapage qui ont lieu de la même façon, depuis plusieurs années, en Loire-Atlantique ! Il est exact que le report des cours du vendredi de l’Ascension au mercredi précédent, imposée de façon unilatérale par l’Education nationale, est irrespectueuse des salariés de nos structures et de l’enseignement que nous proposons.

Compétence du CNFPT. D’autre part, cet article précise qu’en 2009, cette musicienne a obtenu une équivalence de diplôme au regard du diplôme d’Etat, et une décision défavorable quant à une équivalence au regard du certificat d’aptitude (sans préciser toutefois, quel organisme est à l’origine de ces décisions). Or, je rappelle que la commission placée auprès du CNFPT ne pouvait se pro10

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ACTUALITÉS 왎

Depuis plusieurs années, nous alertons nos municipalités et nos écoles, sur l’absurdité de ce report qui vise à satisfaire plus certains intérêts sectoriels que le bien-être des enfants, dont l’apprentissage nécessite des rythmes réguliers, mais nous recevons peu de réponses constructives. A La Chapelle-sur-Erdre, enseignants, parents et responsables d’association avaient fait pour cette année (puisque ce pont est paraît-il indispensable) une proposition de report des cours du vendredi de l’Ascension au vendredi 5 juillet, la fin de l’année scolaire étant fixée au 4 juillet: une fois de plus, l’Inspection académique a refusé d’étudier sérieusement cette solution. Nous avons donc sollicité notre inspectrice d’académie pour lui rappeler que nos objectifs, qui consistent à proposer un enseignement musical aux jeunes et aux adultes, assurent également un emploi (souvent réparti dans plusieurs structures) à 20 salariés dont l’organisation, qui obéit à des règles strictes imposées par la convention collective, doit se faire dès début septembre. De plus une concertation est indispensable, car cette façon de faire (une catégorie de salariés imposant à une autre ses horaires de travail !) est irrespectueuse des éducateurs des structures médico-sociales ou de loisirs, qui doivent, depuis plusieurs années, s’organiser au dernier moment pour rétablir un service de qualité auprès des jeunes qui leur sont confiés. Un compte rendu de cette réunion, soumis à l’académie pour validation, n’a reçu aucune réponse, preuve supplémentaire du mépris de l’Education nationale pour les problèmes engendrés par cette organisation. Cette situation est vraiment regrettable : comment offrir une offre éducative cohérente à nos jeunes, si la confiance, qui devrait exister entre ces deux communautés

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éducatives complémentaires, est détruite par le mépris de l’une par rapport à l’autre ? ANNIE LE GAL LA SALLE, PRÉSIDENTE DE L’ASSOCIATION MUSICALE DE L’ERDRE ET DU GESVRES

Messes, foires et salons (édito LM 417) Je me déplace dans beaucoup de conventions, salons et festivals (en France et en Europe) dédiés à la flûte traversière, un de mes instruments, dans lesquels j’expose mes CD, partitions et éditions d’art. Il faut quand même dire que Musicora et le salon de Francfort ne sont pas à la portée de toutes les bourses et donc inadaptés au cas particulier et néanmoins primordial des musiciens compositeurs éditeurs et autoproducteurs dont je fait partie. A moins bien entendu de… se regrouper (l’argument habituel). Mais on ne demande pas à Yamaha de se regrouper avec Sankyo. Donc, ces salons favorisent uniquement le marché et tournent le dos à la création indépendante (mot à prendre dans son sens véritable) et aux créateurs qui prennent le risque de s’autopromouvoir. Il y a quelque chose à trouver dans ce domaine qui soit plus adapté à l’époque dans laquelle nous vivons. N’oublions pas que sans artistes pour jouer les instruments de musique, il n’y aurait pas de marchand d’instruments ni de salons. Cela semble trivial, mais il faut le redire, car je crois que le marché de la musique CHRISTIAN LE DÉLÉZIR perd parfois un peu la boule. Hélas, tout salon doit avoir un minimum de rentabilité pour pouvoir exister. Avis au ministère de la Culture qui se doit de jouer son rôle dans ce domaine, effectivement essentiel.

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ENSEMBLES & ORCHESTRES Les orchestres de radio en Europe sont-ils en danger? Fusions, fermetures: les orchestres de radio sont directement touchés par les plans de réduction des déficits publics mis en place en Europe. Etat des lieux et gros plan sur la situation à Radio France, où le financement des orchestres est garanti jusqu’en 2014, assure Jean-Pierre Le Pavec, directeur de la musique. Les pétitions se succèdent pour défendre le secteur musical classique. Au premier rang des motifs d’inquiétude : les menaces qui pèsent sur les orchestres de radio. Ces formations voient désormais leurs missions remises en cause par les pouvoirs publics, en raison de l’évolution du média radiophonique. A l’heure d’Internet, certaines stations arguent qu’elles n’ont plus besoin d’orchestres pour diffuser de la musique. Les motivations sont aussi économiques : depuis le début de la crise de la dette, les gouvernements européens multiplient les plans de réduction des déficits.

Quatre orchestres, sur les douze que compte le pays, étaient menacés par cette réforme, dont les orchestres de la Radio néerlandaise. Une pétition pour la défense des formations radiophoniques néerlandaises avait déjà obtenu la signature d’artistes prestigieux, notamment des chefs d’orchestre Bernard Haitink et Claudio Abbado. Des orchestres du monde entier s’étaient mobilisés en enregistrant la bande originale du film Soldier of Orange de Paul Verhoeven (voir LM 415). Mais ce plan d’économies préparé par Mark Rutte vient de se heurter à l’opposition du parti populiste de Geert Wilders, entraînant l’éclatement du gouvernement. Les orchestres de la radio hollandaise sont-ils tirés d’affaire ? Rien n’est moins sûr… Le milieu culturel est désormais dans l’attente des élections législatives anticipées, qui devraient se tenir le 12 septembre prochain.

Italie : la RAI ou quatre orchestres en un L’Italie peut, d’une certaine façon, être considérée comme “pionnière” dans la fusion des orchestres de radio. Rappel des faits : le premier orchestre de la RAI a été créé en 1931 à Turin. Le succès de cette formation engendre rapidement la création de trois autres orchestres de la RAI, à Rome, Milan et Naples. Mais ces formations ne vont pas résister à la mutation médiatique (la baisse d’audience des radios) et aux difficultés économiques de la station publique italienne. En 1994, la RAI fusionne les quatre orchestres en une seule phalange, basée à Turin. Cet orchestre est actuellement dirigé par Juraj Valcuha et n’est pour l’instant pas menacé (on pourra l’entendre cet été au Festival Berlioz de La Côte-Saint-André, dans une création d’Ennio Morricone). Il n’empêche : le gouvernement de Mario Monti fait la chasse au moindre euro public dépensé. « Le grand problème du redressement et de l’équilibre des finances publiques n’est pas encore résolu », affirmait par ailleurs début avril le président de la République italienne, Giorgio Napolitano.

Allemagne : les orchestres de la SWR en difficulté L’Allemagne, paradis des orchestres ? La réalité met à mal ce cliché : le pays est passé de 168 orchestres en 1992 à 133 en 2010. Les orchestres de radio, réputés pour leur excellence, sont aujourd’hui en difficulté. A commencer par les deux formations de la SWR (radio du sud-ouest de l’Allemagne), basées à Stuttgart et à Freiburg. Les responsables de la station publique projettent de fusionner à moyen terme les deux orchestres, dirigés actuellement par deux Français (Stéphane Denève à Stuttgart et François-Xavier Roth à Freiburg). En quelques semaines, une pétition a déjà recueilli plus de 10 000 signatures, notamment celles du chef d’orchestre Mariss Jansons et du chanteur Thomas Quasthoff. A Berlin, ce projet de fusion est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique. Dans le Badische Zeitung, Norbert Lammert (CDU), président du Bundestag, a notamment déclaré : « Je ne suis pas convaincu par cette manière de faire, car, une fois de plus, on essaie d’économiser dans le domaine précis qui justifie l’existence d’une contribution à l’audiovisuel public. J’ai bien peur que les maisons de radio aient toujours plus tendance à scier la branche sur laquelle elles sont assises. » Cette fusion se heurte par ailleurs à des questions artistiques (les deux orchestres n’ont actuellement pas les mêmes missions, notamment en termes de répertoire) et pratiques (les villes de Stuttgart et Freiburg sont distantes de près de 200 kilomètres).

Pays-Bas : incertitudes politiques « Les Pays-Bas ne tournent-ils plus rond ? » s’interrogeait fin avril le quotidien belge Le Soir. La situation économique du pays n’a jamais été aussi inquiétante, avec une dette privée atteignant le taux record en Europe de 223 % du PIB. A cela s’ajoute une crise politique, depuis la démission le 23 avril du gouvernement de coalition du Premier ministre libéral Mark Rutte. Ce gouvernement s’était lancé dans un vaste plan de réduction des déficits publics, touchant directement le secteur culturel.

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ENSEMBLES & ORCHESTRES 왎 Là où cela va plutôt bien

trées par la station, ne sont pas menacés – ce sont même les seules formations symphoniques du pays à employer les musiciens de manière permanente.

La situation des orchestres de radio n’est pas forcément inquiétante dans l’ensemble des pays européens. En Scandinavie, ces formations sont devenues incontournables dans le paysage musical. La preuve : la Radio du Danemark a fait construire en 2008 une salle de concert de 1 800 places, signée Jean Nouvel, pour son orchestre. Outre-Manche, les orchestres de la BBC, en dépit des difficultés économiques rencon-

Les orchestres ne se limitent donc pas à être de simples variables d’ajustement économique des stations. Mais, plus que jamais, par leur lien avec l’antenne et leur qualité artistique, ils doivent ANTOINE PECQUEUR s’inscrire dans l’ADN de la radio.

La situation en France: entretien avec Jean-Pierre Le Pavec Le directeur de la musique à Radio France, nommé en février 2011, nous dévoile sa stratégie pour les deux orchestres de la radio : l’Orchestre national de France et le Philharmonique de Radio France. Comment jugez-vous la situation des orchestres de radio en Europe ? Cette situation nous préoccupe et doit alerter l’ensemble des radios européennes. Il est urgent de définir de nouvelles missions pour les orchestres de radio. Si ces orchestres ont les mêmes attributions que les autres orchestres symphoniques, cela ne peut pas fonctionner. Il doit y avoir un lien fort, étroit avec l’antenne. Rappelons que ces orchestres de radio, créés en grande partie avant la Seconde Guerre mondiale, avaient à l’origine pour but de jouer de la musique classique sur les ondes, aussi bien en accompagnant des chanteurs qu’en enregistrant des musiques de publicité. Peu à peu, ces orchestres sont devenus des orchestres de représentation, la part liée à l’antenne évoluant. Il faut désormais que les orchestres s’adaptent aux nouveaux outils de la radio, du streaming à la radio numérique terrestre. La manière d’écouter la radio a considérablement évolué : il n’y a plus un récepteur unique, mais un grand nombre de supports, des tablettes aux smartphones. La musique doit trouver sa place dans ces nouveaux médias. En période d’austérité, y aurait-il un risque de fusion des deux orchestres de Radio France ? Notre financement est garanti jusqu’en 2014 par contrat avec l’Etat. Nous avons un budget total (pour les deux orchestres, mais aussi le Chœur et la Maîtrise) de 50 millions d’euros. Le département de la musique à Radio France emploie en tout 480 personnes. Bien sûr, il y a eu des coups de rabot. Radio France

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dans son ensemble a dû faire face à une baisse de 5 millions d’euros dans son budget. Mais, contrairement à d’autres secteurs du service public, nous n’avons pas à rendre un emploi sur deux lors de départs à la retraite.

Comment justifier la nécessité de deux formations lorsqu’elles jouent les mêmes œuvres à quelques mois d’intervalle ? On reproche aux deux orchestres de faire la même chose. Il y a effectivement une part commune sur la musique du 19e siècle, due à l’intérêt des chefs des deux orchestres pour ce répertoire (Myung-Whun Chung au Philharmonique et Daniele Gatti au National). Mais, d’un côté, l’Orchestre philharmonique est un orchestre d’expérimentation, de création, tandis que le National est un orchestre de grand répertoire, de représentation. Je pense par ailleurs qu’il y a encore pour le Philharmonique un chantier à explorer: l’enregistrement des musiques de films. La France est un pays phare dans le secteur du cinéma, mais les bandes originales sont pour l’instant enregistrées à l’étranger.

Si le “Philhar” connaît une réelle dynamique, le taux de fréquentation des concerts du “National” est plus faible… L’Orchestre philharmonique de Radio France a le même chef d’orchestre depuis douze ans, la même équipe depuis dix ans. A l’Orchestre national de France, il y a eu beaucoup de changements et de remous ces dernières années. Il faut que cet orchestre trouve une stabilité. Pour cela, le contrat de Daniele Gatti a été prolongé jusqu’en 2018 et une nouvelle direction artistique va être mise en place à partir de l’été [le directeur artistique Jan Willem Loot serait remplacé par Cristina Rocca, passée par l’Orchestre philharmonique de Strasbourg et l’Orchestre de Cleveland, NDLR]. Quelle place occupera le futur auditorium de Radio France dans le paysage musical ? Le but de cette salle (qui doit ouvrir en 2013) est de retrouver le public spécifique de Radio France. Si certains s’interrogent sur la nécessité des deux orchestres, c’est parce qu’on ne les voit pas assez à la maison ronde. Outre les concerts, les orchestres de Radio France feront toutes leurs répétitions dans cette salle. C’est essentiel pour construire, développer un son. Pour autant, les orchestres n’abandonneront pas les autres salles de concert : le Théâtre des Champs-Elysées, la salle Pleyel puis la Philharmonie. Nous organiserons également dans le futur auditorium de Radio France un festival des orchestres de radio d’Europe. PROPOS RECUEILLIS PAR ANTOINE PECQUEUR

LES ORCHESTRES DE RADIO FRANCE, UN PEU D’HISTOIRE C’est en 1934 que naît l’Orchestre national de la Radiodiffusion française qui prendra le nom d’Orchestre national de France en 1974. Son premier chef fut Inghelbrecht, bientôt suivi par Rosenthal, Désormière, Cluytens… jusqu’à Daniele Gatti aujourd’hui. Son effectif est de 120 musiciens. L’histoire de l’Orchestre philharmonique est presque aussi longue, mais moins linéaire. En 1937 est créé l’Orchestre

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radio-symphonique, puis en 1941 l’Orchestre radio-lyrique et en 1952 l’Orchestre de chambre de la radiodiffusion française. Ces trois formations donnent naissance au Nouvel Orchestre philharmonique de Radio France en 1976 (formation orientée alors vers le répertoire contemporain) qui prend son nom actuel en 1989. Il est dirigé depuis 2000 par Myung-Whun Chung. Il compte 141 musiciens.


왎 ENSEMBLES & ORCHESTRES

A Orléans, les 100 ans de la Musique municipale

même si, depuis septembre, nous avons de nouveau une quinzaine de jeunes élèves du conservatoire, les liens s’étant resserrés entre les deux structures avec l’arrivée de Thibault Vuillermet. Nous accueillons également des musiciens jouant dans les orchestres d’harmonie des communes voisines, des étuBenoît Barberon, percussionniste de la Musique municipale diants et des personnes travaillant sur Orléans dans le cadre de mutations profesd’Orléans, nous décrit les spécificités de cette harmonie sionnelles. La moyenne d’âge tourne désoret revient sur les festivités du centenaire. mais autour de 40 ans. Quant à notre effectif, il est actuellement de 65 musiciens, tous bénéPouvez-vous nous décrire dans les grandes lignes l’histoire voles. Nous manquons par contre de bassonistes, de cornistes, de de la Musique municipale d’Orléans ? contretubistes et de clarinettistes. L’origine de la Musique municipale d’Orléans remonte en fait Avez-vous mis en place une programmation spécifique à la création de la Musique des sapeurs-pompiers en 1847. Il pour votre centenaire ? s’agissait alors d’une fanfare comprenant uniquement des pupiNotre calendrier de concert est traditionnellement rythmé par les tres de cuivres. L’harmonie en tant que telle a été créée en 1912 services officiels, comme ceux du 11-Novembre ou du 14-Juillet. pour jouer les musiques de kiosque. En complet-veston et chaMais, bien sûr, cette année est très particulière ! Tout au long peau melon, les musiciens interprétaient les transcriptions de la saison, nous avons choisi comme thématique la musique d’œuvres créées à Paris, dans une démarche presque publicide films. Deux événements majeurs se sont déroulés ces dertaire ! En 1966, l’orchestre a pris le titre de Musique municiniers mois : un concert de gala avec la Garde républicaine, pale. L’une des évolutions les plus récentes a été la nomination début février, et un concert commun, début mai, avec les en septembre dernier d’un nouveau chef d’orchestre : Thibaut orchestres d’harmonie de Tours et de Blois – cela faisait une Vuillermet. A la fois saxophoniste et compositeur, Thibault est dizaine d’années qu’il n’y avait plus eu de prestation commune. passé par les conservatoires d’Orléans et de Bruxelles. Enfin, Dans ce cadre, nous avons notamment joué les musiques de La en ce qui concerne notre budget annuel, il est actuellement de Guerre des étoiles et de La Liste de Schindler. Nous participons 55 000 euros, pris en charge par la ville d’Orléans. enfin aux festivités commémorant à Orléans les 600 ans de la Quel est le profil des musiciens ? naissance de Jeanne d’Arc. Dans les années 70-80, la Musique municipale réunissait un grand PROPOS RECUEILLIS PAR ANTOINE PECQUEUR nombre de professeurs et d’élèves du conservatoire d’Orléans. Sur la vie musicale à Orléans, voir notre dossier spécial paru dans le numéro 410 (novembre 2011). Aujourd’hui, on en compte beaucoup moins dans les rangs,

• des ensembles

La vie

La Cappella Mediterranea et le Chœur de chambre de Namur (dir. Leonardo Garcia Alarcon) donnent un programme “Carmina latina” à Namur (Belgique) le 9 juin, Saint-Michel-en-Thiérache (02) le 10, puis le Nabucco de Falvetti à Ambronay le 14 septembre.

Le Concert spirituel (dir. Hervé Niquet) interprète la Messe à 40 voix d’Alessandro Striggio à Crémone (Italie) le 19 mai, puis le Requiem de Pierre Bouteiller lors d’une tournée en Chine et en Corée du 31 mai au 9 juin (Hong Kong, Daejeon, Séoul, Wuhan et Pékin).

L’ensemble Correspondances (dir. Sébastien Daucé) est en résidence au centre culturel de rencontre d’Ambronay (01) du 19 au 23 mai, à l’issue de laquelle il donnera Cécile, vierge et martyre de Charpentier à Lyon le 23

et à Rome le 25, un programme qui sera repris à Royaumont (95) le 1er septembre puis au festival Contrepoints dans le Pas-de-Calais le 15. Dans l’intervalle, il se produira dans un programme Scarlatti et Haendel, aux Rousses (39) le 15 juin.

dans le cadre de La Folle Journée (3 au 5 mai), se produira avec les Swingle Singers dans un programme “Espana !” (Falla, Albeniz, Ravel, Bizet, Piazzolla…) à Pau du 24 au 26 mai, à Mourenx le 27 et Bordeaux le 29, avant de donner un programme pour chœurs (Requiem de Verdi, Sphaera de Connesson, Carmina burana d’Orff) avec notamment les chœurs de l’agglomération paloise, à Pau le 23 juin. Fin de saison avec un “grand concert participatif” réunissant professionnels et amateurs, à Pau le 29.

L’ensemble Le Palais royal (dir. Jean-Philippe Sarcos) donne une série de concerts à Paris, d’abord en l’église Saint-Honoréd’Eylau (16e), puis, présentés par Gilles Cantagrel, “Haendel, musiques royales” avec Hasnaa Bennani, soprano, et Mathias Vidal, ténor, à la cathédrale américaine (8e) le 13 juin et à l’église Notre-Dame-du-Liban (5e) le 14.

L’Orchestre symphonique des jeunes Simon-Bolivar, sous la baguette de Gustavo Dudamel, se produira lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Londres, le 12 août, a annoncé jeudi le directeur de l’orchestre.

L’Orchestre Pau-Pays-de-Béarn (dir. Fayçal Karoui), de retour d’une tournée de sept concerts au Japon

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Une belle reconnaissance pour El Sistema, cette organisation dédiée à l’éducation musicale et créée au Venezuela en 1975 par José Antonio Abreu.

• des chefs Louis Langrée, 51 ans, a été nommé directeur musical de l’Orchestre symphonique de Cincinnati (Ohio). Premier chef français à ce poste, il succédera à partir de la saison 2013-2014 à Paavo Järvi. Le chef français est aussi directeur musical du Mostly Mozart Festival à New York (depuis 2002) et chef principal de la Camerata de Salzbourg (depuis 2011). Kurt Masur a annoncé qu’il annulait ses concerts jusqu’en juin prochain. Le chef allemand, âgé de 84 ans, s’est fracturé une omoplate en tombant de scène lors d’un concert qu’il dirigeait au Théâtre des Champ-Elysées, le 26 avril.

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AGENDAS PARIS – ÎLE-DE-FRANCE

vingt créations – mondiales et françaises – de Maurilio Cacciatore, Raphaël Cendo, Alban Richard, Valérie Sigward, Edith Canat de Chizy, Brian Ferneyhough, Thomas Hauert, Ichiro Nodaïra, Roque Rivas, Yann Robin, Johannes Maria Staud… A l’occasion de cette édition, un “portrait anniversaire” fêtera les 60 ans du compositeur Philippe Manoury, avec, entre autres, trois concerts à la Cité de la musique, les 9, 10 et 13 juin : Neptune par l’Ensemble intercontemporain, Stringendo par le quatuor Arditti, Passacaille pour Tokyo et Synapse par le Philharmonique de Radio France, ainsi que, au théâtre des Bouffes-du-Nord le 11, Tensio par le quatuor Diotima et Pascal Contet, accordéon. > 01 44 78 48 43

Monstres et vampires à la Cité de la musique Quand le cinéma d’épouvante et la musique ne font qu’un, cela se passe à la Cité de la musique de Paris, à l’occasion du cycle “Monstres et vampires”, du 21 au 25 mai. Au programme, la projection du film Dracula de Tod Browning (1931), accompagné de la musique originale de Philip Glass interprétée par le Kronos Quartet, le designer sonore Dan Dryden, et Michael Riesman aux claviers. A suivre, Dr Jekyll and Mr Hyde de John S. Robertson (1920) mis en musique par le groupe Zone Libre, Spark of Being de Bill Morrison (2010) sur une musique du trompettiste Dave Douglas et Nosferatu de Murnau (1922), doté pour l’occasion d’un nouvel habillage musical signé Romain Turzi, apôtre des musiques déviantes et envoûtantes.

Le Châtelet accueille les pianistes amateurs Du 6 au 10 juin, le festival Les Amateurs investit le théâtre du Châtelet pour sa 8e édition. Festival unique qui ouvre la scène à des ingénieurs, des architectes… Ils ont le piano en partage et sont tous finalistes de concours internationaux d’amateurs de piano. Le principe est simple, chaque matin de 10 h à 12 h, une classe de maître en compagnie d’un pianiste professionnel (Denis Pascal, Jun Kanno, Philip Fowke, Stéphane Blet) et à 15 h, 17 h et 20 h, concert des pianistes amateurs. Deux rendezvous à ne pas manquer : le concert d’ouverture pour deux pianos et le concert de clôture que donnera la pianiste de jazz Hiromi le 10 à 20 h. Chaque année, le festival se décline en deux volets, l’un français, l’autre étranger. Celui-ci aura lieu à SaintPétersbourg en juillet 2012. > 01 40 28 28 40

> 01 44 84 44 84

Philippe Manoury au premier Manifeste de l’Ircam Agora, le festival de l’Ircam, change de nom et devient Manifeste, « un manifeste pour la création et la formation », selon Frank Madlener, directeur de l’Ircam. Au programme de cette première édition (du 1er juin au 1er juillet), intitulée “L’intrigue du temps”, une trentaine de concerts permettront d’entendre

Une soirée Chabrier à Ménilmontant Sous la houlette et en compagnie de la pianiste Françoise Tillard, l’association Parole et Musique propose Une éducation manquée, opéra-comique de Chabrier, mis en scène par le baryton Paul-Alexandre Dubois qui chantera aux côtés d’Isabelle Sengès et d’Anne Marchand. Autour de Françoise Tillard, on comptera le violoniste Boris Lamerand et le bassoniste Eric Lemaire. Au théâtre de Ménilmontant à Paris, les 14, 15 et 16 juin à 20 h 30. > 01 46 36 98 60

Alexandre Nevski à écouter et à voir aux Invalides Aux Invalides, on rend hommage au héros qui libéra la Russie de la menace des chevaliers Teutoniques. L’Orchestre et les Chœurs des universités de Paris (dir. Carlos Dourthé) interpréteront la cantate Alexandre Nevski de Prokofiev à la cathédrale SaintLouis le 22 mai à 20h (la 4e Symphonie de Beethoven complète le programme). Le lendemain à 19h, le film d’Eisenstein (1938) sera projeté à l’auditorium Austerlitz. > 01 40 51 37 07

L’Opéra pour tous à Bercy Bercy Village (Paris 12e) lance Opéra Côté Cour, de l’opéra sous toutes ses formes, accessible à tous, en plein air et en accès libre pendant treize dimanches de mai, juin, septembre et octobre. Quelques rendez-vous à noter : un après-midi “USA”, autour de Porgy and Bess de Gershwin, entre opéra et comédie musicale le 20 mai ; la “Baronnade”, des grands airs d’opéra par la fanfare de la compagnie des Grooms le 27 ; ou des mélodies de Fauré, Satie, Weill… par Emmanuelle Goizé le 17 juin. Mais aussi de l’opérette swing et une Carmen minute !

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AGENDAS 왎 Les Serres d’Auteuil à Bagatelle

Festival de Saint-Denis

Depuis que les travaux d’extension du stade Roland-Garros ont commencé, le festival des Solistes aux serres d’Auteuil a dû déménager à l’Orangerie de Bagatelle (Paris 16e). L’édition 2012 se déroulera en deux périodes, du 1er au 10 juin, puis du 24 août au 9 septembre. Chaque dimanche, une carte blanche sera confiée à un pianiste (Jean-Efflam Bavouzet, Frank Braley, Philippe Cassard, François-Frédéric Guy, François Chaplin, Philippe Bianconi…) qui jouera en solo à 18 h et avec le partenaire de son choix à 19 h 30. Des “concerts-tremplins” accueilleront de jeunes pianistes comme Adam Laloum, Nima Sarkechik, Anastasya Terenkova… et le violoncelliste Tristan Cornut. Et, comme toujours, une pièce contemporaine se glissera dans chaque programme. > 01 46 32 02 26

Le Festival de Saint-Denis (93) couvre tout le mois de juin avec des concerts classiques et “métis”. Parmi les premiers, on ne manquera pas le Requiem de Mozart avec Elin Rombo, Stéphanie d’Oustrac, Werner Güra et John Relyea, sous la direction de Colin Davis à la tête de l’Orchestre national de France, les 31 mai et 2 juin, ni sa Messe du Couronnement interprétée par Le Cercle de l’harmonie de Jérémie Rhorer le 7. Berlioz et Ravel seront servis par le duo Nora Gubish, mezzo-soprano, et Alain Altinoglu, piano, le 9. Les jeunes talents ne seront pas oubliés : en témoigne la présence du violoncelliste Edgar Moreau, en duo avec le pianiste Pierre-Yves Hodique le 10. Sont aussi programmés la contralto Nathalie Stutzmann qui chantera et dirigera Vivaldi avec son ensemble Orfeo 55, le pianiste et compositeur Thomas Adès, Daniel Harding à la tête du Philharmonique de Radio France, David Kadouch ou Renaud Capuçon, sans oublier la clôture en grande pompe signée John Eliot Gardiner avec le Requiem de Berlioz. > 01 48 13 06 07

Et hop ! à Paris Deux comédiens et chanteurs, Arielle Prat et Bertrand Renard (l’un des anciens animateurs de l’émission de télévision “Des chiffres et des lettres”), interprètent “Hop là !”, un spectacle réunissant trois pièces de Sacha Guitry (Une lettre bien tapée, Un homme d’hier et une femme d’aujourd’hui et Un type dans le genre de Napoléon) ponctuées de duos d’Offenbach. Un spectacle mis en scène par Frédéric d’Elia, au théâtre du Marais (Paris 3e) jusqu’au 16 juin (à 19 h, du mercredi au samedi). > 01 45 44 88 42

Conte musical dans l’Essonne Le pianiste Cyril Guillotin et le compositeur Laurent Lefrançois se sont associés pour créer L’Autre Reflet, un conte philosophique et musical qu’ils présentent comme « la recherche de la personnalité profonde de chacun de nous et son utilité dans le monde qui nous entoure », en partenariat notamment avec les apprentis en coiffure et esthétique de la faculté des métiers d’Evry et l’orchestre du conservatoire d’Evry-Centre-Essonne. Création au théâtre de Bligny à Briis-sous-Forges le 26 mai à 20 h 30. > 01 60 81 90 18

Des compositrices asiatiques à Paris L’association Musique d’aujourd’hui en scène, présente, au théâtre Comédie-Nation (Paris 11e), le 7 juin à 20h30, deux créations de la Japonaise Ishida Sanae et de la Chinoise Hyun-Hwa Cho (élève de Michèle Reverdy), ainsi que deux œuvres de Man Fang (qui a étudié avec Tristan Murail) et de Mei-Fang Lin, jouées par Mihi Kim, flûte, Philippe Panier, guitare, Alexandre Souillart, saxophone, et Yi-Ping Yang, percussion. > 09 52 44 06 57

Haendel fait son festival à Versailles Du 8 juin au 13 juillet, le château de Versailles consacre une série de concerts à Haendel. Oratorios d’abord, avec John Butt et son Dunedin Consort & Players qui interpréteront Esther et Le Messie, puis Harry Christophers et The Sixteen Choir & Orchestra pour Saul et Israël en Egypte. Côté opéras, on entendra Alcina par les Talens lyriques de Christophe Rousset, Xerxès par l’ensemble Matheus de Jean-Christophe Spinosi, Tamerlano par les Musiciens du Louvre-Grenoble. Des récitals de la mezzo-soprano Cecilia Bartoli et du contre-ténor Max Emanuel Cencic, ainsi que la Musique pour les feux d’artifice royaux et la Water Music dirigés par Jordi Savall et Emmanuelle Haïm compléteront cette riche programmation. > 01 30 83 78 89

Rencontres Edith Canat de Chizy au CDMC Le 7 juin, de 14 h 30 à 18 h, une rencontre est organisée au Centre de documentation de la musique contemporaine (Paris 19e), autour de l’univers d’Edith Canat de Chizy, intitulée “Musique et transversalité créatrice”, modérée par Jean-Pierre Derrien, à l’occasion de la création d’une œuvre commandée par l’Ircam pour trio à cordes, accordéon et électronique. > 01 47 15 49 86

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왎 AGENDAS

BRÈVES Ile-de-France

Royaumont, hors les murs La saison de l’abbaye de Royaumont (95) se projette aussi hors les murs. Parmi les prochains rendez-vous, un hommage à John Cage par le pianiste Wilhem Latchoumia le 19 mai à Marseille et le 10 juin à Lille, un concert de l’ensemble Dialogos autour des rituels et croyances en Bosnie-Herzégovine le 22 mai, une journée autour de Rousseau compositeur, tricentenaire oblige, avec les Lunaisiens le 10 juin, que l’on retrouvera le 29 en Italie dans un programme de chansons, romances et vaudevilles français et italiens. A Royaumont, des étudiants des classes d’orgues et de chant du Conservatoire de Paris feront quant à eux sonner le Cavaillé-Coll de l’abbaye avec des motets du début du 20e siècle le 25. > 0134680550

75 18 mai, 12 h 45, espace Bernanos (9e), Keiko Kurachi, piano : Beethoven, Poulenc, Ravel. 19 mai, 17 h, théâtre de la Ville (4e), François Leleux, hautbois, Lisa Batiashvili, violon, Lawrence Power, alto, Sebastian Klinger, violoncelle : Mozart, Schnittke, Bacri. 19 mai, 20 h 30, temple des Batignolles (17e), ensemble vocal Sebastian Wesley (dir. Ritz Rakotomalala), Annabelle Bayet, soprano, Anne Laffilhe, alto, Benjamin Woh, ténor, Nathanaël Tavernier, basse, Julien Rezak, piano : Rossini. 19 mai, 21h, la Madeleine (8e), Chœur Amadeus, Orch. Jean-Louis Petit, Lisa Levy, soprano, Muriel Souty, mezzo, Jean-François Chiama, ténor, Olivier Peyrebrune, basse: Mozart, Schubert, Gounod, Vivaldi, Haendel. 20 mai, 16 h 30, Maison verte (18e), Keisuke Tsushima, violon, JeanMichel Kim, piano : Beethoven, Brahms, Saint-Saëns, Chausson, Schubert, Bartok. 20 mai, 17 h, ND-d’Espérance (11e), Nathalie Forget, ondes Martenot : Messiaen, Milhaud, Koechlin, Jolivet, Murail. 20 mai, 18 h, mairie du 9e, ensemble Opus Neuf (dir. Aude Glatard) : Berio, Capdenat, Elsner, Pigott, Debussy. 21 mai, 20 h, Châtelet (1er), Dmitri Hvorostovski, baryton, Ivari Ilja, piano : Fauré, Liszt, Tchaïkovski. 21 mai, 20 h, TCE (8e), Richard Goode, piano : Mozart, Beethoven, Schumann, Chopin. 21 mai, 20 h, hôtel Shangri-La (16e), Stephen Beus, piano : Stevens, Mozart, Bach/Busoni, Medtner, Griffes, Liszt. 22 mai, 20 h 30, musée d’Orsay (7e), Orch. philharmonique de Radio France (dir. Fabien Gabel) : Debussy, Sibelius.

De bouches à oreilles à Fontainebleau Pour ses 30 ans, la compagnie La Péniche Opéra intervient d’avril à juin, avec le cuisinier Alain Cirelli, dans différentes écoles de musique de Seine-et-Marne, pour évoquer les plaisirs mêlés de la bouche et de l’oreille. Au terme de ce voyage éducatif, un spectacle intitulé “De bouches à oreilles” rassemblera les artistes de la compagnie, les élèves de ces écoles et dix chorales et ensembles instrumentaux amateurs à l’occasion d’un pique-nique musical dans les jardins du château de Fontainebleau (77) sous la houlette de Mireille Laroche (mise en scène) le 3 juin. > 01 53 35 07 77

Auvers-sur-Oise à l’heure de son Opus 32 32e

La édition du festival d’Auvers-sur-Oise (95) se déroulera du 1er juin au 6 juillet dans des lieux encore marqués par l’ombre de Van Gogh. C’est Michel Corboz et l’Ensemble vocal et instrumental de Lausanne qui ouvriront les festivités avec le Requiem de Fauré et le Dixit Dominus de Haendel. Au programme, beaucoup de musique de chambre, avec des récitals de la pianiste Kathia Buniatishvili, du trio Wanderer, une soirée baroque signée Stéphanie d’Oustrac avec l’ensemble Amarillis d’Héloïse Gaillard, un programme Gershwin et Philip Glass par les sœurs Labèque, le retour de la pianiste Hélène Grimaud ou encore un opéra de Haydn mis en scène par Anne-Marie Lazarini, Lo speziale, par l’Orchestre Studio de Cergy-Pontoise (dir. Andrée-Claude Brayer). En guise de point final, la Maîtrise de Paris (dir. Patrick Marco), avec notamment la soprano Karen Vourc’h et la pianiste ClaireMarie Le Guay, donnera Un requiem allemand de Brahms et créera L’Annonciation du compositeur invité Pascal Zavaro. A noter, parmi ses nombreuses pièces au programme, Densha Otoko (2009), une commande qui lui avait valu le Grand Prix Lycéen des Compositeurs. > 01 30 36 77 77

23 mai, 20 h, auditorium du Louvre (1er), Gleb Ivanov, piano : Schubert, Liszt… 23 mai, 21 h, ND-du-Liban (5e), ensemble Claudio-Monteverdi (dir. Christophe Grapperon) : Haendel, Bach, Vivaldi, Purcell. 24 mai, 12 h 30, mairie du 9e, Suzana Bartal, piano : Mozart, Debussy, Chopin, Ligeti, Schumann. 24 mai, 20 h, collège des Bernardins (5e), ensemble Les Eléments (dir. Joël Suhubiette) : Palestrina, Victoria, Desprez, Markeas, Mendelssohn, Martin. 24 mai, 20 h, Sainte-Clotilde (7e), Maîtrise de Radio France, St Jacob’s Chamber Choir (dir. Sofi Jeannin et Gary Graden) : Martin, Hillborg, Jennefelt, Daniel-Lesur. 24 mai, 20 h, Pleyel (8e), Orch. de Paris (dir. Paavo Järvi), Mari Eriksmoen, soprano, Ann Hallenberg, mezzo, Alexander Toradzé, piano : Chostakovitch, Nielsen, Grieg. 24 mai, 20 h 30, église Saint-Sulpice (6e), Maîtrise Notre-Dame de Paris (dir. Lionel Sow), Olivier Latry, orgue : Salve Regina de Castagnet. 25 mai, 20 h, Invalides (7e), trio Brancusi : Debussy, Ravel, Enesco. 25 mai, 20 h, TCE (8e), Les Talens lyriques (dir. Christophe Rousset), Diana Damrau, soprano, Nicolas Testé, basse : Mozart. 26 mai, 17 h, théâtre de la Ville (4e), Alexandre Tharaud, piano : Pesson, Strasnoy, Filanovsky, Campo, Bouchot, Pécou (créations). 26 mai, 18 h 30, église écossaise (8e), Ecaterina Baranov, Celia Oneto-Bensaïd, piano : Zaborov, Brahms, Liszt. 26 mai, 20 h, église écossaise (8e), Marion Platero, violoncelle, Marina Di Giorno, piano : Debussy, Franck, Schumann, Chopin.

Airs d’opéras au profit des enfants Au Théâtre des Champs-Elysées, le 8 juin à 20 h, concert au profit de deux associations, La Voix de l’Enfant et La Luciole. Sur le plateau : Cassandre Berthon, soprano, Karine Deshayes et Stéphanie d’Oustrac, mezzos, Ludovic Tézier et Nigel Smith, barytons, Nicolas Cavallier, basse, l’ensemble Matheus (dir. Jean-Christophe Spinosi), le Chœur des Polysons et Julie Depardieu. Au programme, Haydn, Mozart et Rossini. > 01 49 52 50 50

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La Lettre du Musicien – deuxième quinzaine de mai 2012 – n°418


AGENDAS 왎 26 mai, 20 h 30, église Sainte-Elisabeth (3e), quatuor Franz : Beethoven, Mendelssohn, Chostakovitch. 26 mai, 20 h, 27 mai, 17 h, Cité de la musique (19e), Les Arts florissants (dir. Paul Agnew) : Monteverdi. 27 mai, 16 h, théâtre Dunois (13e), ensemble Aleph et duo Runedako : Stockhausen, Crumb, Cardew, Jean-Charles François. 27 mai, 17 h, cave du 38 Riv’(4e), Benjamin Valette, guitare : Bach, Weiss, Telemann. 29 mai, 12 h 30, musée d’Orsay (7e), trio George-Sand : Debussy, Boulanger, Ravel. 29 mai, 17 h, ND-de-Compassion (17e), Timéa Cipriani, soprano, Lorenzo Cipriani, orgue : Purcell, Vivaldi, Bach, Zipoli. 29 mai, 20 h 30, cathédrale Notre-Dame, Maîtrise Notre-Dame de Paris (dir. Sylvain Dieudonné) : Cantigas de Santa Maria. 30 mai, 20 h, Fondation CalousteGulbenkian (7e), quatuor Baillot : Haydn, Boccherini, Schubert. 30 mai, 20 h, TCE (8e), Orch. de chambre de Paris (dir. Thomas Zehetmair, violon), Ruth Killius, alto, Makoto Ozone, piano : Haydn, MacMillan, Mozart. 31 mai, 20 h, Pleyel (8e), Sunwook Kim, piano : Beethoven, Schubert. 1er juin, 20 h, Châtelet (1er), Orch. philharmonique de Radio France (dir. Myung-Whun Chung), Wu Wei, sheng, Seng Jin, piano : Mozart, Messiaen, Chin. 1er juin, 20 h, TCE (8e), quatuor Modigliani, Michel Dalberto, piano : Mozart, Schubert, Beethoven. 1er juin, 20 h, Pleyel (8e), Orch. de Paris (dir. Ingo Metzmacher), Jean-Frédéric Neuburger, piano : Ligeti, Manoury, Mahler. 3 juin, 16 h, chapelle Saint-Bernard (15e), Grégory Stark, piano, Lélia Stahl, violon, Sylvie Nicephor, soprano : Mozart, Bellini, Rachmaninov, Stark. 2 juin, 18 h, hôtel de Soubise (3e), quatuor de clarinettes Absinthe : Haydn, Escaich, Bartok, Bloch,

Lutoslawski, Piazzolla, Rota, Gershwin…

Ch. infos : Suzanne Demarquez 1891-1965 journaliste compositrice Contact : N. Trotzky <natachatrotzky@hotmail.fr> 06 14 27 27 65

2 juin, 20 h, TCE (8e), Le Cercle de l’Harmonie, Chœur Aedes (dir. Jérémie Rhorer), Markus Werba, baryton-basse, Julien Chauvin, violon, Caitlin Hulcup, mezzo, Jeremy Ovenden, ténor, Sylvia Schwartz, soprano : Mozart.

7 juin, 20 h, Invalides (7e), Orch. d’harmonie de la Garde républicaine (dir. François Boulanger), François-Joël Thiollier, piano : Rossini, Chabrier, Saint-Saëns. 7 juin, 20 h, TCE (8e), Orch. national de France (dir. Colin Davis), Emanuel Ax, piano : Beethoven, Dvorak. 8 juin, 20 h, Pleyel (8e), Orch. philharmonique de Radio France (dir. Myung-Whun Chung), Andreas Schiff, piano : Beethoven, Bruckner.

3 juin, 20 h, TCE (8e), Orch. philharmonique de Rotterdam (dir. Yannick Nézet-Séguin), Nicholas Angelich, piano : Brahms, Webern. 4 juin, 20 h, TCE (8e), Orchestra of the Age of Enlightenment (dir. Simon Rattle), Pierre-Laurent Aimard, piano : Fauré, Ravel, Debussy.

77 22 mai, 20 h 45, Chelles, théâtre, trio Wanderer : Beethoven.

4 juin, 20 h 30, oratoire du Louvre (1er), Collegium Vocale de Gand (dir. Philippe Herreweghe) : Gesualdo.

78 20 mai, 18 h, Le Pecq, église Saint-Thibaut, Noël Hazebroucq et Virgile Monin, orgue : improvisations, Bach, Mendelssohn… 25 mai, 20 h 45, Le Mesnil-le-Roi, église Saint-Vincent, Jean-Philippe Mesnier, orgue : Bach, Buxtehude. 5 juin, 21 h, Vélizy-Villacoublay, auditorium, Racha Arodaky, piano, Paco El Lobo, guitare : Scarlatti, flamenco. 8 juin, 20 h 30, Versailles, église Sainte-Jeanne-d’Arc, Frédéric Desenclos, orgue, Clara Izambert, harpe, Les Petits chanteurs de Saint-François-de-Versailles (dir. Gaëtan Jarry) : Desenclos, Fauré, Poulenc.

5 juin, 20 h, TCE (8e), La Grande Ecurie et la Chambre du Roy (dir. Jean-Claude Malgoire), Alain Buet, baryton-basse, Julie Fuchs, soprano, Robert Getchell, ténor, Nora Gubisch, mezzo : Mozart. 5 juin, 20 h, Pleyel (8e), Orchestra Mozart (dir. Claudio Abbado), Radu Lupu, piano : Schumann, Beethoven. 5 juin, 20h30, cathédrale Notre-Dame, Maîtrise Notre-Dame de Paris (dir. Lionel Sow), Les Sacqueboutiers: Praetorius, Schutz, Scheidt. 5 juin, 20 h 30, Gaveau (8e), Orch. romantique européen (dir. Lionel Stoléru), François Beaulieu, récitant : Gounod, Schubert, Franck, Mahler. 5 juin, 20 h 30, ND-d’Espérance (11e), ensemble La Psalette de Paris (dir. Rémi Aguirre-Zubiri) : Vivaldi, Bach.

92 22 mai, 20 h 30, Neuilly-sur-Seine, théâtre le Village, Brigitte Engerer, piano : Schubert, Chopin, Liszt. 3 juin, 16 h, Boulogne-Billancourt, église Notre-Dame, Henri Paget, orgue : Arauxo, Cabezon, Frescobaldi, Reincken, Bach, Sarti, Mozart…

(2e),

6 juin, 19 h, INHA Antoine de Grolée, piano : Schubert, Schumann, Ravel, Debussy. 6 juin, 20 h, musée d’Art et d’Histoire du judaïsme (3e), Jeff Cohen et David Selig, piano, Julie Fuchs, soprano : Aubert, Ben-Haïm, Berlioz, Chausson, Bizet, Fauré, Mendelssohn, Ravel, Schubert, Schumann…

94 1er juin, 21 h, Vitry-sur-Seine, théâtre Jean-Vilar, Orch. du Conservatoire de Shangaï (dir. Yanja Huang), Shi Heng, baryton, Guo Gan, vièle chinoise : Mozart, Bizet, Rossini, musiques traditionnelles chinoises.

Ciné-concert en trio, d’Ile-de-France en Estonie Isabelle Poulain, piano, Sabine Jehanno, flûte, et Hélène Latour, violoncelle, accompagnent en musique le film Paris qui dort de René Clair (1925), à Châtillon (92) le 26 mai, à Tallinn (Estonie) le 31, dans le cadre du Printemps français, et à Maisons-Alfort (94) le 1er juin.

95 25 mai, 20 h 30, Cergy, église Saint-Christophe, Michel Quagliozzi, flûte à bec, Isabelle Saint-Yves, basse de viole, François Saint-Yves, orgue et clavecin, Claire Antonini, théorbe : Purcell, Clarke, Dieupart, Paisible, Tollet, Banister, Bononcini. 1er juin, 21 h, Saint-Ouen-l’Aumône, centre culturel l’Imprévu, quatuor Caliente : Piazzolla, Beytelmann.

CONCOURS DE COMPOSITION PRIX MOTTINI – VILLE-D’AVRAY 2012

(8e),

6 juin, 20 h, Pleyel Orch. de Paris (dir. Mikko Franck), Arabella Steinbacher, violon) : Debussy, Prokofiev, Chostakovitch.

Ouvert aux compositeurs/trices de toutes nationalités, né(e) s après le 1er janvier 1972. Œuvre acoustique pour 2 pianos, 12 minutes maximum sans électronique ni amplification.

Du “grand classique” dans le Val-de-Marne

Date limite d’envoi: 15 novembre 2012

Du 1er au 3 juin, Les Musicales de Saint-Maurice invitent le quatuor Talich, Liat Cohen, guitare, Christophe Desjardins, alto, Teodoro Anzellotti, accordéon, ainsi que la mezzo Isabelle Druet qui interprétera, avec l’ensemble Les Enfants de la Cour, les Leçons de Ténèbres de Couperin. A l’église communale Saint-Maurice. > 01 45 18 81 55

La Lettre du Musicien – deuxième quinzaine de mai 2012 – n°418

93 22 mai, 19 h, Stains, auditorium Xenakis, 29 mai, 19 h, Saint-Denis, université, ensemble intrumental DensitéS (dir. Zahia Ziouani), ensemble vocal Soli-Tutti, Philippe Guiot, guitare : Ohana, Olive, Munoz. 24 mai, 19 h, Saint-Denis, université, ensemble vocal Soli-Tutti et Petit Chœur de Saint-Denis (dir. Denis Gautheyrie) : Xenakis.

Jury: Philippe Hurel, Bernard de Vienne, ay : 6 000 € i-Ville d’Avr 3 000 € in tt o M Jean-Louis Petit, Jean-Marie Cottet ix Premier Pr ttini-Ville d’Avray : 13 o 0 M 2 ix n e Pr x d s pri Secon t remise de s œuvres e Création de www.mottinicompositioncompetition.com 19


왎 AGENDAS

RÉGIONS

Nuits d’été au château d’Hardelot La troisième édition du Midsummer Festival se déroule du 2 au 24 juin, sous la houlette de Sébastien Mahieuxe, son directeur artistique. Quatre week-ends permettront de naviguer entre baroque (The King’s Consort, les 24 Violons du Roy), lyrique (Le Tour d’écrou de Britten, production de La Clef des chants) ou musique de chambre (Jonas Vitaud, piano, Magali Léger, soprano, Stéphanie d’Oustrac, mezzo…). La soprano Felicity Lott rendra hommage à Dickens (dont c’est le bicentenaire) en interprétant des extraits de l’opéra-comique The Village Coquette de John Hullah (1836) sur un livre du romancier, avant de revenir à un programme plus convenu (Chausson, Gounod, Britten…) accompagnée au piano par Maciej Pikulski. > 0321214730

A Lille, le piano à la folie Année Debussy oblige, la 9e édition de Lille Piano(s) Festival fera la part belle au compositeur des Images. Un marathon de 50 concerts et récitals en seulement trois jours, du 8 au 10 juin. Quelques rendez-vous : le concert d’ouverture que Francesco Piemontesi donnera avec l’Orchestre national de Lille (dir. Jean-Claude Casadesus), un portrait de la pianiste et compositrice Marie Jaëll avec Jean-Claude Pennetier, Romain Descharmes, Emmanuel Strosser…, de la musique de notre temps avec Vanessa Wagner, un grand marathon Debussy par Philippe Cassard en six concerts de 11 h à 22 h le 9, un concert autour de Déodat de Séverac par Aldo Ciccolini, une série “Open Cage” consacrée au compositeur américain, dont c’est le centenaire cette année, avec Wilhem Latchoumia et Jay Gottlieb, entre autres. D’autres pianistes seront de la partie, tels que Michel Dalberto, Frank Braley ou Pascal Rogé… > 03 20 12 82 40

Rassemblement de violoncelles à Beauvais Pour cette nouvelle édition du Festival de violoncelle de Beauvais (1er au 5 juin), Pieter Wispelwey et l’Orchestre symphonique des Flandres (dir. Jonas Alber) ouvrent le bal avec notamment le Concerto de Lalo. A suivre, deux concerts-lecture, l’un sur les carnets de guerre de Maurice Maréchal (avec

L’agenda des interprètes Laure Colladant, pianoforte, joue Mozart, Dussek, Woelfl, Schubert à Londres le 26 mai, avant d’accompagner Amaya Dominguez, soprano, dans un programme Mozart, Haydn, Schubert, Schumann à Frazé (28) le 9 juin. Jean-Baptiste Robin, orgue, inaugurera l’orgue de l’église réformée de Montigny-le-Bretonneux (78) le 3 juin (Bach, Liszt, Robin), puis sera en tournée en Corée-du-Sud du 18 au 24 (concerts et classes de maître). Il se produira ensuite à l’abbaye Montserrat (Espagne) le 30 (Couperin). Stéphane Rullière, violon, joue avec Marie-Cécile Verschoore, violon, à Fontainebleau (77) le 2 juin (Bach, Mozart, Haydn),

puis, avec la même violoniste ainsi que Maïa Rullière, violoncelle, et Matis Rullière, trompette, à Château-Landon (77) le 10 (Vivaldi, Bach, Mozart, Brahms, Verdi). Le quatuor Modigliani se produit avec le pianiste Michel Dalberto (Mozart, Schubert, Beethoven) à Congis-sur-Thérouanne (77) le 31 mai, puis à Paris, Théâtre des Champs-Elysées, le 1er juin. Il sera ensuite à Gerberoy (60) le 2, au Festival de l’Epau (72) avec Renaud Capuçon, violon, le 3, à Lille avec Paul Meyer, clarinette, le 5, à Lyon avec David Kadouch, piano, le 8, à Châtenay-Malabry (92) le 10, puis en tournée en Allemagne et au Danemark du 28 juin au 19 juillet.

tournée de La Bande des hautbois (dir. Claude Villevieille). Pauline Haas se produit avec l’ensemble Transparences (dir. Jean-Claude Chapuis) à Sars-Poterie (59) le 19 mai. Anja Linder joue avec l’ensemble Médicis à Strasbourg le 29 mai. Elle donne ensuite un récital avec Jean-Marc Foltz, clarinette, et Odile Heimburger, soprano, à Truchtersheim (67) le 10 juin puis à Veigné (37) le 12 juillet. Avant de retrouver l’ensemble Médicis pour deux concerts à Barr (67) et à Colmar le 21. Xavier de Maistre, après un récital à Nice le 20 mai et un autre à Graz (Autriche) le 27, effectue une tournée en Extrême-Orient du 27 mai au 2 juin, à Taïwan (Taipei) et au Japon (Tokyo, Osaka, Shizuoka et Nagoya). Il se produit ensuite en Allemagne (Oldenbourg le 9 juin, Bonn le 15), puis jouera le Concerto d’Aranjuez avec l’Orchestre de Paris (dir. Kristian Jaarvi) à Paris, salle Pleyel, le 20, et au Louvre le 21. Céline Mata joue avec Isabelle Duval, flûte, à Meysel (60) le 19 juin et Juvisy (91) le 20, puis se produit avec l’Orchestre de Picardie (dir. Zbigniew Kornowicz) à Oisemont le 9 juin, avant de retrouver la harpiste Caroline Grandhomme à Nogent-surOise le 10 (Ravel, Bochsa). Anne Mispelter interprète, en duo avec Ivan Bellocq, flûte,

du côté des harpistes Emmanuel Ceysson : Le Miroir de Jésus de Caplet avec le quatuor Psophos et le Chœur de l’Opéra, à Paris, amphithéâtre Bastille, le 19 mai ; Concerto de Ginastera avec l’Orchestre de la Radio slovaque, à Bratislava, le 24 ; récital avec Gaétane Prouvost, violon, à Saint-Brieuc, le 27 ; récital avec Ginevra Petrucci, flûte, à Sion (Suisse) le 17 juin ; concert de musique de chambre à Schwerin (Allemagne) le 27 ; classes de maître à Bogota du 14 au 21 juillet, puis à Nice du 31 juillet au 6 août.

Agnès Clément joue le Concerto de Glière en Chine, avec l’Orchestre philharmonique de Hunan à Changsha le 18 mai, avec l’Orchestre philharmonique de Wuhan à Hunan le 25 et à Wuhan le 26 ; elle se produira ensuite au festival 1001 Notes à Limoges le 24 juillet ; puis dans un programme “Concertos vagabonds” au festival Harmonies en Livradois (42) les 26 et 27 juillet, puis à Châtel-Guyon et Saint-Nectaire (63) les 20 et 21 août. Entre le 28 juillet et le 11 août, elle prendra part à une

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un programme “Chants et danses de l’Est” à Versailles le 27 juin. Isabelle Moretti donne deux récitals à Ancenis (44) les 26 et 27 mai, puis à Leverkusen (Allemagne) le 4 juin (création de Cantus II de Thierry Escaich). Elle se produira ensuite en duo avec la soprano Felicity Lott à Auch le 15. Marielle Nordmann, après Les Musicales de Bagatelle, dont elle assure la direction artistique (17 au 20 mai), jouera Turina avec l’Orchestre d’Auvergne à Issoire (63) le 22 juin, puis elle donnera deux récitals à Reims : Piazzolla, Villa-Lobos… avec Eduardo Garcia, bandonéon, le 28, Monteverdi, Bach, Dussek, Mendelssohn, Joplin…, le 29. Elle retrouvera Eduardo Garcia pour le même programme à Saint-Yriex-la-Perche (87) le 20 juillet, avant de jouer Albeniz, Granados, Tarrega… à Cluny (71) le 21, puis au Festival de Menton (06) du 23 au 26. Elle se produira avec Nemanja Radulovic, violon, dans un programme Bach, Chopin, Tchaïkovski, Saint-Saëns… à Saint-Robert (19) le 1er août. Ameylia Saad Wu, harpe celtique, donne un concert “Moires et Mouvances” à Marseille, les 26 et 27 mai, puis à Paimpont (35) le 9 août et à Josselin (56) le 11. Elle se produira aussi à Aix-en-Provence les 9 et 10 juin, et à La Ciotat (13) le 17 juillet.

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AGENDAS 왎 Musiques anciennes à Besançon

Didier Sandre, récitant, et Emmanuelle Bertrand, violoncelle), l’autre sur des textes de Messiaen avec The Nash Ensemble. On retiendra aussi deux moments forts : Tout un monde lointain… d’Henri Dutilleux par Emmanuelle Bertrand et l’Orchestre symphonique des Flandres et le concert de clôture que les Violoncelles français réserveront à des arrangements de Couperin, Ravel, Bizet… signés Raphaël Pidoux. > 03 44 15 30 30

Du 22 au 27 mai se déroulera la 7e édition du Festival de musiques anciennes de Besançon-Montfaucon (25) selon un programme élaboré en fonction des cinq éléments. De l’eau avec Jos Van Immerseel au feu de la valse viennoise par l’ensemble Cristofori, on pourra assister à 19 concerts allant du chant grégorien à Gabriel Fauré avec Bruno Cocset, Angélique Mauillon, François Michel, la Capella Pratensis…> 03 81 83 48 91

Moments musicaux à Gerberoy Créations à Firminy et Lyon

La 6e édition des Moments musicaux se déroulera dans la collégiale de Gerberoy (60) du 1er au 3 juin. Ouverture en trio avec la pianiste Wang Wenjiao, la violoniste Elsa Grether et la violoncelliste Maja Bogdanovic qui joueront Fauré, Debussy, de Falla et Chostakovitch. Directeur artistique du festival, le violoniste Nicolas Dautricourt jouera, le lendemain, en sextuor le Concert de Chausson, en clôture d’un programme français qui aura permis d’entendre le pianiste Michel Dalberto dans Debussy et le quatuor Modigliani dans Ravel. Le 3, le trio du guitariste JeanMarie Ecay apportera une touche de jazz et le quintette Moraguès offrira au public Mozart, Grieg ou Ravel. > 03 44 46 32 20

Trois créations sont au programme du concert de l’Ensemble orchestral contemporain (dir. Daniel Kawka), avec Vincent Le Texier, baryton, en l’église Saint-Pierre de Firminy-Vert (42) le 22 mai à 20 h 30 : Eppur si muove de José Manuel Lopez Lopez, L’Ange des catastrophes de Youri Kasparov, La Fabrique du sable, atelier d’argile de Colin Roche. Eudousi de Giorgio Battistelli complète le programme qui sera repris à l’auditorium de Lyon, le lendemain à 20 h 30, complété par D’un rêve parti de Bruno Mantovani. > 04 72 10 90 40

Lyon à l’heure du baroque Puccini à l’honneur à Orléans

La première édition du Mai baroque de Lyon se déroule du 17 au 20 mai en l’église Saint-Bruno-les-Chartreux et à la chapelle du Sacré-Cœur. Elle réunit les ensembles Le Concert de l’Hostel Dieu (Stabat Mater et Nisi Dominus de Vivaldi, avec Daniel Cabena, contre-ténor), Il Delirio Fantastico (concertos de chambre de Vivaldi), Céladon (musique de la Renaissance portugaise), Boréades (Bach)… > 04 72 07 96 43

Pour la fin d’une saison de concerts placée sous le signe du “Voyage en Italie”, l’Orchestre symphonique d’Orléans invite son public à découvrir ou réentendre Puccini. Au programme de ce concert, des extraits de Manon Lescaut, Madame Butterfly et La Bohème, puis la Messa di gloria. Avec Corinne Sertillanges, soprano, Mathieu Muglioni, ténor, Marc Labonnette, baryton, le Chœur symphonique du conservatoire et l’Orchestre symphonique d’Orléans (dir. Bruno Conti). Au théâtre d’Orléans, les 25 et 26 mai à 20 h 30, le 27 à 16 h 30. > 02 38 62 75 30

Debussy en Berry Du 25 au 28 mai, le festival Pentecôte en Berry fête l’année Debussy dans des lieux chers à George Sand, tels le château de la Lande et l’abbaye de Varennes. On y entendra Franck, SaintSaëns, Ravel interprétés par Maurice Bourgue, hautbois, et Ezven Rattay, violoncelle, entre autres. Pelléas et Mélisande sera donné en version de concert pour piano double Pleyel joué par Thomas Costille et Cyril Huvé (directeur artistique) le 27, avec notamment le baryton François Le Roux. > 02 54 48 55 64

Une Petite Messe en tournée L’ensemble vocal Harmonia Voce (dir. Christian-Xavier Saumon) donne la Petite Messe solennelle de Rossini, avec Danièle Boisseau, piano, et Frédéric Juhaud, orgue, lors d’une tournée en Limousin et sur la côte atlantique. Six concerts sont programmés à La Flotte-en-Ré le 26 mai, La Rochelle le 27, Limoges le 29, puis à Saint-Yrieix-la-Perche, Dun-le-Palestel et Guéret en juin. > 05 55 34 30 49

Musique électronique à l’Arsenal de Metz Du 7 au 9 juin, à 20 h, l’Arsenal de Metz propose trois soirées dédiées à des créations de compositeurs de musique électronique. Le week-end débute par Pandora Box/Body, une chorégraphie de Fabrice Ramalingom sur une musique de Chloé (Kill The DJ). Suivie par une création de Murcof, musicien électronique, et Vanessa Wagner, piano, mariage surprenant entre musique électronique et classique le 8. Enfin, le 9, Thierry Balasse réinterprète les Pink Floyd (The Dark Side of the Moon), avec la compagnie Inouïe et Yves Godin pour la scénographie. > 0387741616 La Lettre du Musicien – deuxième quinzaine de mai 2012 – n°418

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왎 AGENDAS

A Lyon, cap sur la Norvège

Claire Lefilliâtre et Vincent Dumestre, Hopkinson Smith, ou les ensembles Clematis (dir. Leonardo Garcia Alarcon) et Hespèrion XXI (dir. Jordi Savall). > 04 67 60 69 92

Le chœur & Orchestre 19 (dir. Jean-Philippe Dubor) continue d’explorer les terres musicales méconnues du répertoire romantique avec un programme consacré à Grieg. Les curieux pourront y découvrir Olav Trygvason, son opéra inachevé, inspiré par l’histoire d’Olav Ier, premier roi viking converti au christianisme. Au programme figureront également les suites de Peer Gynt. A Lyon, basilique de Fourvière, les 22 et 24 mai à 20h. > 0478936211

A Toulouse, passe ton Bach ! La 5e édition de “Passe ton Bach d’abord !” se déroulera à Toulouse du 8 au 10 juin. Une déambulation à travers la ville, 30 minutes de spectacle toutes les heures, du vendredi au dimanche soir. En version baroque, jazz, contemporaine, électronique ou façon tango, le festival mettra en valeur l’esprit de la danse qui règne dans la musique du cantor de Leipzig. Nombre de musiciens seront de la partie, tels la violoncelliste Ophélie Gaillard et le danseur hip-hop Ibrahim Sissoko, l’organiste Michel Bouvard, l’accordéoniste Jean-Luc Amestoy et la chorégraphe Marcela San Pedro… et bien sûr l’Ensemble baroque de Toulouse à l’origine du projet. Un temps fort, le concert du Monteverdi Choir à la cathédrale Saint-Etienne le 8 à 20 h. > 05 61 52 73 13

Avignon rend hommage à Messiaen Du 20 au 27 mai se dérouleront les Journées Messiaen dans la région d’Avignon. Pour commencer, un concert à la collégiale Saint-Agricol avec un extrait du Quatuor pour la fin du temps ainsi que des transcriptions pour percussions ou orgue de SaintSaëns, Poulenc, Prokofiev… le 20 à 20 h, avec Lucienne Antonini, Luc Antonini et Jean-Pierre Lecaudey à l’orgue. Les élèves du conservatoire d’Avignon s’intéresseront quant à eux à Messiaen et à ses successeurs le 22. A suivre “La Conférence des Oiseaux”, création collective, le 25, et un récital d’orgue de Philippe Lefebvre le 27. > 04 90 82 29 43

L’opéra à l’orgue en côte basque Dans le cadre du cycle FestiOrgues, l’organiste Yves Rechsteiner et le percussionniste Henri-Charles Caget donnent un programme consacré à Rameau. De la Danse des sauvages des Indes galantes à la Romance de Zoroastre, en passant par la tempête d’Hyppolyte et Aricie, ce duo insolite livrera une transcription originale du baroque français en l’église de Saint-Jeande-Luz (64), le 28 mai à 17 h. > 05 59 26 92 71

Oscar Strasnoy rejoint l’Odyssée de Musicatreize Dans la perspectiuve de Marseille-Provence 2013, l’ensemble Musicatreize (dir. Roland Hayrabédian) a lancé une initiative intitulée “Odyssée dans l’espace”. Un projet de créations qui réunira professionnels et amateurs (quelque 240 choristes) en vue d’un grand concert, prévu en 2013, de cinq œuvres commandées pour l’occasion. Le projet se déroule étape par étape, avec cinq compositeurs de cinq nationalités. Après Oînos de François Rossé créé en 2010, puis Bacchanales d’Alexandros Markéas en 2011, c’est à présent Odyssée d’Oscar Strasnoy qui va être créé le 25 mai à Marseille, bibliothèque Gaston-Defferre. En attendant les œuvres de Zad Moultaka et Jesper Nordin. > 04 13 31 82 00

BRÈVES régions

Les Heures musicales de Biot hors les murs L’église de Biot (06) étant en travaux, le festival des Heures musicales installera sa 29e édition à la Maison du cœur de Sofia Antipolis du 2 au 24 juin. On y entendra la pianiste Brigitte Engerer en compagnie du quatuor Benaïm dans un programme allant de Mozart à Schubert, les sœurs Labèque dans un programme Ravel et Bernstein, tandis que le violoniste Renaud Capuçon dirigera l’Orchestre de chambre de Stuttgart. > 04 93 65 78 00

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25 mai, 20 h, Nice, Acropolis, Orch. philharmonique (dir. Gilbert Kaplan), Chœur de l’Opéra de Nice, Kate Royal, soprano, Nadja Michael, alto : Mahler.

22 mai, 20 h 30, Saujon, La Salicorne, Orch. Poitou-Charentes (dir. Jean-François Heisser, piano), Marc Coppey, violoncelle : Debussy, Saint-Saëns, Dubois, Bizet. 29 mai, 20 h 30, Limoges, Opéra, Orch. Poitou-Charentes (dir. JeanFrançois Heisser, piano) : Beethoven.

13 22 mai, 20 h 30, Marseille, théâtre Gyptis, Alain Aubin, contre-ténor, Jean-Paul Serra, pianoforte : Mozart, Saint-George.

Une rareté de Scarlatti à Nice

31 mai, 20 h 30, Marseille, Cité de la musique, Jacques Raynaut, piano, Angelica Cathariou, mezzo, Eric Charrey, clarinette : Erra, Wolf, Moreau, Lenot, Frémiot, Fourès, Campo…

L’Opéra de Nice affiche Il tigrane, opéra d’Alessandro Scarlatti jamais représenté en France, avec L’Ensemble baroque de Nice (dir. Gilbert Bezzina). Le livret, qui s’appuie sur le récit d’Hérodote, met en scène la vengeance de Tomyris – reine des Massagètes – contre Cyrus le Grand. Olga Pasichnyk, Flavio FerriBenedetti, Yulia van Doren… viendront se fondre dans la mise en scène que signe Gilbert Blin, dans l’esprit de la gestuelle baroque. Les 1er, 3 et 5 juin. > 04 92 17 40 79

2 juin, 20 h 30, Marseille, église Saint-Michel, Orch. philharmonique (dir. Claire Gibault), Arnaud Thorette, alto, Robin Renucci, récitant : Pärt, Britten, Haydn.

Musique ancienne à Maguelone La 29e édition du Festival de musique à Maguelone se déroulera du 5 au 27 juin : de la musique ancienne et un fil conducteur : l’Europe musicale au temps du Caravage. Un festival qui permettra d’entendre dans la cathédrale de Villeneuve-lèsMaguelone (34) des compositeurs tels que Palestrina, Frescobaldi, Monteverdi, Merula, Dowland, et d’en découvrir d’autres bien moins connus grâces aux spécialistes du genre comme

14 26 mai, 20 h, Caen, théâtre, Maîtrise, Les Musiciens du Paradis (dir. Olivier Opdebeeck), Alain Buet, basse, Robert Getchell, ténor : Messe solennelle de Mozart.

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21 25 mai, 20 h, Dijon, Opéra, ensemble Les Traversées baroques (dir. Etienne Meyer) : Monteverdi, Mielczewski, Palestrina, Bassano. 30 mai, 20 h, Dijon, Opéra, Venice Baroque Orchestra (dir. Andrea Marcon) : Vivaldi, Pergolèse, Galuppi, Hasse, Traetta, Jommelli, Piccinni, Myslivecek, Cimarosa, Caldara… 1er juin, 20 h, Dijon, Opéra, Orch. national de Lyon (dir. Leonard Slatkin), Garrick Ohlsson, piano : Brahms, Stucky, Mozart. 6 juin, 20 h, Dijon, Opéra, quatuor Kuss : Janacek, Kurtag, Lachenmann. 7 juin, 20 h, Dijon, Opéra, Wilhem Latchoumia, piano : Bartok, Eötvos, Ligeti. 9 juin, 20 h, Dijon, Opéra, Orch. Dijon-Bourgogne (dir. Paul Meyer),

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Amanda Favier, violon : Rossini, Mozart, Haydn, Schubert.

27 2 juin, 20 h 30, Evreux, cathédrale, chœurs de chambre de Paris et d’Ile-de-France, Mi-Sun Nam, mezzo, Sarah Soularue, orgue : Requiem de Duruflé.

31 1er juin, 20 h, Toulouse, Halle aux grains, Orch. national du Capitole (dir. Alain Altinoglu), FrançoisFrédéric Guy et Varduhi Yeritsyan, piano : Ravel, Mantovani, Schmitt. 6 juin, 20 h, Toulouse, Halle aux grains, Grigory Sokolov, piano : Rameau, Mozart, Brahms.

33 29 mai, 20 h, Bordeaux, palais des Sports, Orch. de Pau (dir. Fayçal Karoui), Swingle Singers : Bach, Mozart, Beethoven, Piazzolla, Bernstein, les Beatles…

35 7 et 8 juin, 20 h, Rennes, théâtre, Orch. de Bretagne (dir. Antony Hermus), Finghin Collins, piano : Stravinsky, Mozart, Beethoven.

37 22 mai, 19h, Tours, salle Ockeghem, Géraldine Keller, soprano, Jean-Pierre Pinet, flûte, Jean-Marie Poupelin, hautbois, Xavier Julien-Laferrière, violon, Xavier Richard, violoncelle, Carole Carniel-Petit, Nicole Cazalet, piano: Caplet, Roussel, Ibert, Paulet…

45 20 mai, 18 h, Amilly, église SaintMartin, ensemble Scherzi Musicali : Mazzocchi, Landi, Rossi, Kapsberger.

50 19 mai, 20 h 30, Mont-Saint-Michel, orch. de Basse-Normandie (dir. Jean-Pierre Wallez), Angélique Leterrier, soprano, Alain Buet, baryton, Francine Trachier, violon, Cédric Catrisse, alto : Fauré, Mozart.

54 21 mai, 20 h 30, Nancy, salle Poirel, ensemble Stanislas, Carlos Roqué Alsina, piano : Alsina, Beethoven. 24 et 25 mai, 20 h 30, Nancy, salle Poirel, Orch. symphonique et lyrique (dir. Tito Munoz), Florent Héau, clarinette : Barber, Nielsen. 7 et 8 juin, Nancy, salle Poirel, Orch. symphonique et lyrique (dir. Tito Munoz) : Beethoven.

57 1er juin, 20 h, Metz, Arsenal, Orch. national de Lorraine (dir. Naoto Otomo), Alexei Volodin, violon : Rachmaninov, Scriabine.

À L’AFFICHE

59 3 juin, 15 h, Lille, église Saint-Maurice, Céline Plantard, violon, Patricia Duval, piano : Franck, De Boeck, Lalo, De Pillecyn.

NOMINATIONS

63 22 mai, 13 h, Clermont-Ferrand, hôtel de ville, musiciens de l’Orch. d’Auvergne (dir. Takashi Kondo) : Britten.

Haut Conseil de l’éducation artistique et culturelle Ont été nommés au conseil d’administration :

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Marie-Danièle Campion, recteur de l’académie de ClermontFerrand ; François Erlenbach, directeur régional des affaires culturelles de Bretagne ; Jean-François Chaintreau.

19 mai, 19 h, Sélestat, parvis du Frac Alsace, La Follia, orch. de chambre d’Alsace (dir. Hugues Borsarello, violon) : Mozart. 24 et 25 mai, 20 h 30, Strasbourg, palais de la musique, Orch. philharmonique (dir. John Nelson), Renaud Capuçon, violon, Matthew Brook, baryton : Elgar, Walton.

Laurent Bayle, directeur général de la Cité de la musique et président de la salle Pleyel, a été nommé au conseil d’administration de l’Académie de France à Rome.

Pierre Lemoine a été élu président de la Chambre syndicale des éditeurs de musique de France. Le PDG des Editions Henry Lemoine succède ainsi à François Derveaux, président des Editions Gérard Billaudot.

68 19 mai, 20 h, Guebwiller, Les Dominicains, Les Arts florissants (dir. Paul Agnew) : Monteverdi.

On en parle

69 8 juin, 20 h 30, Lyon, salle Molière, David Kadouch, piano, quatuor Modigliani : Chopin, Franck.

BRETONNANT Ancien directeur du conservatoire de Lorient, James Moreau, 92 ans, vient de terminer son second Quatuor à cordes. Il envisage à présent de s’atteler à « une œuvre lyrique d’essence bretonne » (selon Le Télégramme) et cherche un librettiste.

71 29 mai, 20 h, Rully, église, ensemble Madrigalesca (dir. Nicole Casalonga), ensemble vocal Sequenza 9.3 (dir. Catherine Simonpietri) : mélodies traditionnelles corses.

EXPATRIÉ Le pianiste et compositeur turc Fazil Say a annoncé son intention de quitter son pays pour s’installer au Japon, en arguant de « l’intolérance sociale et de la censure du régime sur ses œuvres ».

74 22 mai, 20 h, Annecy-le-Vieux, espace-rencontre, Orch. des Pays de Savoie (dir. Nicolas Chalvin), Amandine Lefèvre et Nicolas Fritot, violoncelle : Puccini, Vivaldi, Rossini, Rota.

PERCUTANT Timbalier dans l’Orchestre du Metropolitan Opera de New York, Richard Horowitz, 88 ans, a décidé de raccrocher ses mailloches après… soixante-six ans (!) de bons et loyaux services.

83 25 mai, 20 h 30, Toulon, Opéra, Orch. symphonique (dir. Wolfgang Doerner), Alexandre Tharaud, piano : Chen, Beethoven, Mendelssohn.

DISPARITIONS

84 19 mai, 20 h 30, Carpentras, ND-de-l’Observance, ensemble vocal Les Berlinger’s (dir. Frédéric Durand), Luc Antonini, orgue : Haendel, Schubert, Aznavour, U2, Queen… 8 juin, 20 h 30, Avignon, Opéra, Orch. lyrique de région (dir. Fabien Gabel), Nathalie Manfrino, soprano : Wagner, Massenet, Ravel.

Veriano Luchetti, ténor, le 23 avril à Rome, à l’âge de 73 ans

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Né le 12 mars 1939 à Tuscania (Italie), il avait débuté à Spolète dans Fedora de Giordano. Il chante ensuite régulièrement à Florence, puis dans la plupart des grands théâtres (Vienne, Milan, Paris…), excellant notamment dans le répertoire verdien. Il avait notamment été la voix de Macduff, aux côtés de Shirley Verrett et de Leo Nucci, dans le Macbeth filmé par Claude d’Anna en 1987.

24 mai, 20 h, Thaon-les-Vosges, La Rotonde, Orch. national de Lorraine (dir. Jacques Mercier), Ophélie Gaillard, violoncelle : Schumann, Dvorak, Schubert.

Heinz Holecek, baryton, le 13 avril, jour de son 74e anniversaire, à Vienne. Margarita Lilova, mezzo-soprano, le 13 avril à Vienne, à l’âge de 76 ans.

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ILS NOUS ONT ÉGALEMENT QUITTÉS

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MUSIQUES EN SCÈNE OPÉRAS

CONCERTS

Un opéra de Haydn à Rouen

De Ravel à Dalbavie, l’Intercontemporain à Paris

Epris de faste, le prince Nicolas Esterhazy fut un grand amateur d’opéras et c’est pour lui que Haydn composa l’essentiel de sa production scénique, dont La Vera Costanza qui connut une première version, détruite dans l’incendie du théâtre d’Esterhaza en 1779. Six ans plus tard, Haydn recomposait, partiellement de mémoire, ce qui sera la version définitive. L’ouvrage est le premier opéra de Haydn qui, par la seule vertu de la musique, ait connu une large diffusion extra-muros (dont cinq représentations à Paris en 1791, sous le titre de Laurette). Des éléments de critique sociale y figurent, qui le rapprochent des Noces de Figaro de Mozart, avec la happy end de rigueur où trois couples d’origine sociale différente se tendent la main. Aussi bien, ces traits novateurs sont servis par une musique de haute qualité, tout ensemble savante et nourrie de tournures populaires, cependant qu’un orchestre très agissant impose son rythme et sa couleur aux voix. C’est le théâtre des Arts de Rouen qui a accueilli la partition dans une mise en scène d’Elio di Capitani, importée de Belgique et reprise ici par Clovis Bonnaud. Les voix n’y étaient pas sacrifiées à l’effet visuel, à l’image de la Rosina de Federica di Carnevale, aux aigus aisés, et du solide Masino du baryton cubain Elier Munoz, autre surprise heureuse d’une distribution composée essentiellement de lauréats du concours de chant de Trévise. On applaudira à cette exhumation qui ne peut que servir la cause haydnienne en France, la musique s’y faisant souvent pressentiment de l’accomplissement mozartien à la scène. Une proximité dont le chef Jérôme Corréas jouait en styliste avisé, toujours attentif au positionnement de l’œuvre dans la ROGER TELLART genèse du classicisme viennois. (8 avril)

Dans le cadre de sa résidence à la Cité de la musique à Paris, l’Ensemble intercontemporain offrait un large programme de musique des 20e et 21e siècles. Placé sous la direction attentive d’Alain Altinoglu, l’ensemble donnait tout d’abord deux œuvres rares de Stravinsky : les Huit Miniatures (1921) et surtout le Concertino (1952) qui bénéficiait de la brillance de la violoniste Hae-Sun Kang et du lyrisme du violoncelliste Eric-Maria Couturier. Sculpturale dans sa belle robe noire, la mezzo-soprano Nora Gubisch interprétait ensuite les Trois Poèmes de Mallarmé de Ravel, qui, malgré un Soupir initial un peu difficile, emportaient l’adhésion grâce à l’attention apportée à la prosodie et à l’extrême raffinement des textures instrumentales. Après l’entracte, Nora Gubisch faisait montre de sa maîtrise à varier les climats vocaux requis par les Folk Songs de Berio, tout en témoignant d’un infaillible sens dramatique. Côté création, l’Ensemble intercontemporain proposait Palimpseste de Marc-André Dalbavie, habile superposition d’un madrigal de Gesualdo sur des résonances spectrales, et les Siren Songs de la jeune compositrice chinoise Lu Wang (née en 1982), intrigante et prometteuse synthèse entre traditions européenne et chiLAURENT VILAREM noise. (25 avril)

Le London Symphony Orchestra, salle Pleyel Pierre Boulez ayant été contraint d’annuler sa participation aux deux concerts du London Symphony Orchestra, salle Pleyel, on aurait pu craindre une déception, voire un changement de programme. C’était compter sans l’excellence du chef hongrois Peter Eötvös qui réussit l’exploit de proposer sa vision d’un programme hautement original. Le concert se centrait en effet sur la figure de Szymanowski et de son Concerto pour violon interprété par un Christian Tetzlaff en état de grâce, à la fois lyrique, précis et surtout d’une audace qui l’amenait à prendre tous les risques expressifs. Le pari est brillamment tenu grâce à un orchestre londonien d’une sublime réactivité pour rendre justice à l’un des concertos les plus étreignants et les plus colorés de tout le répertoire violonistique. Pour les deux autres œuvres du concert, Peter Eötvös choisissait également des tempos rapides, aiguisant de la sorte les influences et climats qu’y a puisés Szymanowski. Les Nocturnes de Debussy brillent ainsi de mille feux et de mélancolie nerveuse, notamment dans les Sirènes grâce aux dames du London Symphony Chorus. De même, Le Poème de l’extase de Scriabine s’anime d’un élan dionysiaque, sans lourdeur ni appesantissements, avec une coda finale d’une plasticité absolument LV inoubliable. (1er mai)

Une “Walkyrie”, avenue Montaigne Après un mémorable Parsifal donné l’année dernière en version de concert, l’Opéra de Bavière est revenu au Théâtre des Champs-Elysées à Paris nous donner une Walkyrie dans les mêmes conditions. Cela nous permet tout d’abord de voir et de mieux écouter l’Orchestre de l’Opéra dirigé par un Kent Nagano sous haute tension, mais aussi avec toutes ses nuances et ses subtilités, ne couvrant jamais les voix. La distribution est dominée par les femmes. Nina Stemme excelle dans son rôle fétiche de Brünnhilde, voix puissante ; elle est un brin froide cependant. Anja Kempe, dans le rôle de Sieglinde, est aussi belle qu’émouvante. Elle rappelle Janine Altmeyer, l’une des grandes Sieglinde que connut le Festival de Bayreuth à ses beaux jours, de même que Michaela Schuster, personnalité affirmée, campée sur ses positions, rappelle la grande Hannah Schwarz. Ain Anger est un solide Hundig. La déception vient de Wotan, incarné par Thomas J. Mayer, bien pâlot pour être le roi du Walhalla, et qui est parfois à la peine. Et une certaine indécision à propos du ténor canadien Lance Ryan, vrai ténor wagnérien, belle prestance, grande voix, mais au timbre ingrat et manquant quelque peu de lyrisme. (24 avril) MICHÈLE WORMS

Retrouvez l’intégralité de nos comptes rendus de concert sur www.lalettredumusicien.fr et notamment : • Pietro di Maria joue Bach à Turin (4 avril)

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dossier thématique

la Harpe La harpe est l’un des plus anciens instruments à cordes ; l’Egypte ancienne la pratiquait déjà. A Versailles, l’engouement de Marie-Antoinette l’avait mise à la mode. La harpe allait pour longtemps trôner dans les salons, on écrirait abondamment pour elle, et du salon elle passerait dans les salles de concert. Des facteurs comme Sébastien Erard, des pédagogues comme Alphonse Hasselmans, des artistes comme Lily Laskine… ont porté très haut le renom de l’école française de harpe qui, aujourd’hui encore, est reconnue et appréciée dans le monde entier. Elle n’a cessé d’évoluer et se perfectionner, encore aujourd’hui, s’adaptant aux nouvelles technologies des musiques actuelles. On ne saurait, dans le volume restreint de ce dossier, présenter l’univers de la harpe de façon exhaustive. Pour autant, on y trouvera une approche d’un instrument encore trop méconnu, mais défendu avec passion par ses interprètes. Philippe Thanh La Lettre du Musicien – deuxième quinzaine de mai 2012 – n°418

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INSTRUMENTS & ÉDITIONS Vu à Francfort

2. Pianos acoustiques, claviers numériques SALON. Suite de notre compte rendu de la Musikmesse (21 au 24 mars). Visite aux rayons Pianos et claviers où l’on voit que de grandes marques de pianos acoustiques ne dédaignent plus le numérique.

Alpha Piano

tions avec métronome, quatre sonorités configurables et des sonorités prédéfinies (6 pianos, 3 orgues, 1 clavecin, 3 pianos numériques, 2 instruments à cordes). La face arrière offre les prises USB, Line in/out. Enfin, la barre de blocage des marteaux est très solide et permet un réglage de précision, avec poignée de manœuvre ce qui n’affecte pas la pédale d’amortissement.

Impressionnant! Ce piano numérique conçu par le studio Porsche Design cache à l’intérieur de son superbe meuble le clavier et la mécanique d’un Bösendorfer. Un choix logique puisque les fondateurs de la société ont travaillé pour l’auguste maison viennoise avant de se lancer dans ce projet hi-tech. L’Alpha Piano est ensuite destiné à piloter un ordinateur ayant en mémoire la Vienna Symphonic Library. Il n’en faut pas moins pour recréer la sonorité d’un Bösendorfer Imperial.

Blüthner “Made in Germany”… Blüthner annonce la couleur avec sa nouvelle gamme de pianos numériques. Ironie de l’histoire, alors que les fabricants de pianos acoustiques asiatiques ont mis en difficulté l’industrie allemande du piano acoustique (elle a tout de même vaillamment résisté et les choses se sont rééquilibrées), voilà que nos amis d’outre-Rhin se lancent dans le numérique, jusque-là spécialité du continent asiatique. Les deux modèles (E-Klavier 1 et 2) ont été développés en interne à Leipzig. Ils bénéficient de l’expertise incontestable de la marque, que ce soit pour l’action ou la modélisation du son (restitution de résonances harmoniques). Le modèle 2 est doté d’une table d’harmonie, ce qui permet à ce modèle hybride de procurer des sensations dignes d’un piano acoustique.

Bechstein On peut être l’un des plus illustres fabricants de piano acoustique et s’intéresser à la technologie numérique. C’est ce que prouve Bechstein avec le système silencieux Vario, disponible pour tous les nouveaux modèles “made by Bechstein”. Développé et fabriqué en Allemagne, le Vario utilise des capteurs optiques sur les touches et les pédales avec mesure et réglage en continu. A la clé, un dynamisme exceptionnel grâce à des capteurs de touches haute résolution et un réglage continu du pianissimo au fortissimo facilité par un écran numérique large et tactile (mise hors tension automatique en position rentrée – pas de stand-by). Le système propose de nombreuses fonc-

Bösendorfer

Du côté des cordes

Le stand du fabricant autrichien est resté fidèle à l’acoustique : il avait des airs de Sécession viennoise avec les modèles ornés de reproductions de peintures de Gustav Klimt (série Artist). Des éditions limitées (25 exemplaires dans le monde) réservées aux pianistes fortunés. Plus accessible, la gamme classique se voit dotée de deux nouvelles références : le piano droit 120 et le petit piano à queue 155. Pour ce dernier, c’est une grande première puisque la marque n’avait pas présenté de nouveau modèle de piano à queue depuis plus de dix ans. Le développement s’est fait à l’aide des dernières technologies numériques (modélisation 3D, CNC) pour obtenir un instrument à la fabrication irréprochable et qui a su garder la musicalité légendaire des grands modèles.

Corelli Avec les cordes pour violon Alliance Vivace (une âme en fibres composites filée avec une combinaison de métaux sophistiquée), Corelli ajoute, à la chaleur et la densité du son des cordes en boyaux, les avantages des fibres composites: le grain, la justesse et davantage d’harmoniques aiguës, une grande durée de vie, le maintien des qualités du son dans le temps et l’insensibilité à l’humidité et aux différences de température. Elles sont disponibles en plusieurs tensions (medium-light, medium, forte), par jeu de quatre ou à l’unité.

Gewa Kawai

Après le violon présenté à l’automne dernier, la firme allemande étend sa ligne d’instruments avec finition “style français” en proposant un violoncelle : laque transparente en résine naturelle châtaigne sur fond doré, aspect vieilli, érable du fond plus flammé, table épicéa avec vinage serré.

Chez Kawai, les pianos acoustiques (modèles droits et à queue) séduisent toujours autant, que ce soit par leurs qualités acoustiques ou l’excellence de leur ensemble mécanique-clavier. Du côté du numérique, l’offre est particulièrement fournie avec, dans la gamme CL, les modèles 26 et 36 (clavier 88 touches lestées,

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INSTRUMENTS & ÉDITIONS 왎

mécanique Advanced Hammer Action IV-F, technologie Harmonic Imaging, polyphonie confortable de 96 notes, enregistreur intégré…). Dans la série CN, les modèles 23, 33 et 43 sont des pianos meubles permettant d’aborder un répertoire exigeant grâce à leur technologie de pointe : Progressive Harmonic Imaging (PHI), clavier 88 touches lestées, surface Ivory Touch, mécanique RH et une polyphonie très généreuse de 192 notes pour le haut de gamme. La série CS surfe sur la vogue hybride acoustiquenumérique avec les CS 3, 6 et 9. On apprécie le soin apporté à la fabrication du meuble avec une finition noir laqué de grande classe. Les fiches techniques ne sont pas en reste, avec notamment: clavier 88 touches bois lestées, surface texture ivoire synthétique, mécanique RM 3 Grand, simulation d’échappement. La partie amplification a été spécialement étudiée pour recréer les sensations auditives d’un piano acoustique. Enfin, dans la série Concert Artist, le CA 13 s’impose comme une excellent modèle d’entrée de gamme puisqu’il adopte les technologies éprouvées de la marque japonaise (clavier 88 touches bois, surface texture ivoire, Action RM3 Grand, Progressive Harmonic Imaging…).

A VENDRE : piano ½ queue GROTRIAN STEINWEG Prix 25 000 euros – Tél. 01 30 80 21 04

Viscount La technologie Physis (Physical Modeling Technology) permet de recréer artificiellement mais avec un réalisme confondant les caractéristiques sonores d’un instrument acoustique. Le piano Physis offre ainsi de nombreuses possibilités de réglages : type de marteaux, propriétés des cordes, accord… L’interface graphique est de type tablette, ce qui rend sa manipulation très plaisante. Viscount a utilisé des matériaux haut de gamme pour la fabrication : touches en bois avec revêtement IS (Ivory Sense), structure en aluminium, processeur à 6 DSP.

Yamaha Du côté acoustique, la firme aux trois diapasons a recueilli les avis de pianistes européens de premier plan pour orienter la production de ses deux nouveaux modèles de piano droit, les SE122 et SE132. De nombreux matériaux viennent également du vieux continent, comme les cordes basses, les marteaux et la table d’harmonie. Précision de la fabrication “made in Japan” (ce sont les mêmes équipes d’artisans qui travaillent sur la prestigieuse ligne CFX), chaleur du son “européen”… la marque propose ici le meilleur des deux mondes. La ligne XA, présentée l’an dernier à la Musikmesse, accueille désormais une déclinaison “Silent” avec le C3XA SG Dans le high-tech, les pianistes qui utilisent un iPad ou un iPhone profitent de deux nouvelles applications : “Disklavier Virtuel” (V-DKC), qui permet aux utilisateurs du modèle E3 de contrôler toutes ses fonctions en lieu et place de la télécommande et du boîtier de contrôle, ainsi que l’étonnante application “Piano

Kurzweil Réputée pour ses claviers numériques et synthétiseurs, la marque propose un piano hybride à la pointe de la technologie : le CUP2. Bi-amplification de 140 watts, clavier bois 88 touches, polyphonie 64 voies, enregistreur interne…

Roland La nouvelle série HP se distingue par l’intégration des technologies SuperNatural Piano et Acoustic Projection ainsi que par de nombreuses innovations technologiques comme le système de pédale forte à effet progressif et les sons “Early”. La fonction “Piano Designer” des HP505 et HP507 permet de régler les moindres facettes de l’instrument selon les préférences du pianiste. Le clavier PHA III simulant le double échappement et le toucher “Ivory Feel” permettent de retrouver les sensations de jeu du piano acoustique. Dans la série des pianos droits numériques, le LX15 est un peu une vitrine technologique pour la marque nippone : système SuperNatural avec “comportement de table d’harmonie”, projection multidimensionnelle du son, clavier PHA III Ivory Feel et pédale forte à action progressive, enregistreur audio avec port USB. Un modèle qui devrait faire le bonheur des pianistes exigeants et qui permettra aux débutants d’étudier dans d’excellentes conditions. Autre modèle qui devrait faire le bonheur des apprentis pianistes et de leurs professeurs, le RP301 possède un clavier pouvant être partagé en deux tessitures égales (Twin Piano). Il embarque également un métronome et un enregistreur intégré. La qualité sonore n’a pas été oubliée, avec la technologie SuperNatural, tandis que le clavier “Ivory Feel-G” procure de bonnes sensations pianistiques.

ACCESSOIRES En libre-service Le magasin Boulogne Musique à Boulogne-Billancourt (92) vient d’installer un distributeur automatique où l’on peut retirer 24 heures sur 24 des jeux de cordes, métronomes, câbles, colophanes, médiators…> www.boulognemusique.com

A recycler Créée par un musicien grenoblois, ancien guitariste, l’association Music Solidarity récolte et recycle tout le matériel de musique susceptible d’être valorisé (le nickel des cordes de guitare, le cuivre des cymbales…). L’argent récolté sert ensuite à financer des actions de solidarité dans la musique et dans d’autres domaines. Ne jetez plus vos cordes usagées !> www.musicsolidarity.com

Steingraeber Des bocaux chez Püchner

Résolument fidèle au piano acoustique, le fabricant de Bayreuth propose désormais une ligne complète de pianos à queue avec le nouveau modèle B-192 qui vient s’intercaler judicieusement entre le A-170 et le C-212. Un modèle qui distille de superbes performances acoustiques (très proches de celles du fameux C-212) dans un format qui reste encore relativement “compact”. Le B-192 est également disponible en version “studio” (spécialement développé pour les institutions musicales). Le modèle A-170 se voit également décliné en une superbe version “palissandre” pour les amateurs d’essence noble. La Lettre du Musicien – deuxième quinzaine de mai 2012 – n°418

Le fabricant allemand a mis au point une large gamme de bocaux de basson, centrée sur deux types de modèles : les bocaux B (résistants, avec une couleur de son plutôt sombre) et C (plus facile d’émission). Dans chaque catégorie sont proposés des modèles spécifiques pour l’orchestre (BC ou CC), la musique de chambre (BB ou CB) ou les concertos (BC-XL ou CC-XL). A noter que Püchner vient aussi de créer un nouveau bocal pour le cor anglais.

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왎 INSTRUMENTS & ÉDITIONS

BÄRENREITER

Diary”, qui permet aux propriétaires d’un piano Silent ou d’un piano Disklavier de s’enregistrer et de partager immédiatement leurs expériences musicales sur les réseaux sociaux. Du côté des numériques, le nouveau piano hybride NU1 associe la tradition de fabrication des pianos acoustiques avec la dernière technologie d’échantillonnage à partir du piano de concert CFX. Une intégration tellement maîtrisée qu’on ne sait plus s’il faut classer ce modèle dans la catégorie acoustique ou numérique! Enfin, la famille Arius accueille une nouvelle référence: le modèle YDP-C71PE (clavier GH, effet d’étouffoirs, demipédale) avec finition en ébène polie noire tandis que le CLP-430 (générateur sonore RGE, clavier GH3) est désormais disponible MARC ROUVÉ dans une finition blanche immaculée.

PIERRE LAFITAN

piano

guitare

Brahms : Albumblatt, éd. Christopher Hogwood

Hervé Boulet : La Gitane (supérieur)

Debussy : Images, 1re série et 2e série éd. Douglas Woodfull-Harris, doigtés Tamara Stefanovich

Lucien Contois : Pirouette (élémentaire)

Kozeluh : “Les sonates pour piano”, vol. III : sonates 25 à 37, éd. Christopher Hogwood

Benoît Barrail : Le Chemin des vacances pour trombone et piano (débutant)

Satie : Ogives et Gymnodépies, éd. Jens Rosteck

Alexandre Carlin : – Ainsi va le vent pour flûte traversière et piano (débutant) – Primero paso pour trompette ou cornet ou bugle et piano (débutant)

piano

musique de chambre

Smetana : Rêves, “six morceaux caractéristiques pour le piano”, éd. Jarmila Gabrielova, doigtés Henri de Kaan

musique vocale

PARTITIONS Deux méconnus dans l’ombre de Beethoven L’ombre des grands génies relègue souvent dans l’oubli des talents qui ne manquent pas d’intérêt, même s’ils ne se situent pas au même niveau. C’est le cas de deux contemporains de Beethoven, Hummel et Romberg, que l’actualité éditoriale fait sortir de l’ombre. Johann Nepomuk Hummel (1778-1837) a bénéficié, grâce à Maurice André, d’un coup de projecteur avec la redécouverte de son Concerto pour trompette. Il était connu des apprentis pianistes ainsi que des altistes, qui lui doivent l’une des rares sonates d’envergure de leur répertoire. Selon l’usage de l’époque (1798), elle est intitulée “sonate pour piano et alto”. Certes, Hummel étant un virtuose du clavier, la partie pianistique réclame un instrumentiste plus que solide, mais c’est bien l’alto qui mène la danse avec une maîtrise des registres qui étonne chez un jeune compositeur. Cet opus 5 n° 3 a été publié avec deux autres sonates, mais pour piano et violon. Nous sommes à la charnière entre Mozart et Beethoven, avec une spontanéité du discours et un art des lignes enjolivées qui ignorent encore les tourments du romantisme. L’édition Urtext que propose Henle a été établie par Ernst Herttrich. La partie d’alto se présente sous deux formes: le texte brut et une version réglée par Tabea Zimmermann. Bernhard Heinrich Romberg (1767-1841) n’a à son actif aucune “œuvre locomotive” qui lui aurait permis de sortir de l’ombre. On le considère généralement comme le fondateur de l’école allemande de violoncelle, un instrument auquel il a dédié une méthode, diverses pièces de caractère et une dizaine de concertos. Le deuxième d’entre eux, le plus connu, a fait l’objet de plusieurs éditions dues à de grands violoncellistes du passé. C’est en s’appuyant sur celle de Jules Loeb que Gautier Capuçon a révisé la partie de violoncelle pour une édition violoncelle-piano que propose Gérard Billaudot. La structure quadripartite est intéressante avec un élégant Menuet en forme de rondo qui s’enchaîne sur le Fandango final, véritable déferlement de virtuosité qui ne manque pas de caractère. Comme dans tous les concertos signés par les grands virtuoses du 19e siècle, le soliste se taille la part du lion et ne cesse presque jamais de jouer, l’accompagnement étant réduit au strict minimum. Mais un grand virtuose d’aujourd’hui peut montrer qu’il y a autre chose que ALAIN PÂRIS des notes dans cette musique.

Bach : Parties de chœur de l’Oratorio de Noël BWV 248, arr. de Holger Gehring pour chœur et orgue

Marcel Chapuis : Café Mozart pour clarinette et piano (élémentaire)

Caldara : Stabat Mater ; partition et partition chant-piano

André Delcambre : Petite étude libre pour trompette ou cornet ou bugle et piano (élémentaire)

Schütz : “Musique chorale sacrée”, les motets à cinq parties nos 1 à 12 SWV 369-380, éd. Manfred Cordes

FORTIN-ARMIANE Kathryn Potter : Arc en ciel, 16 pièces solo

orgue Bonis : “L’Œuvre pour orgue”, éd. Georges Lartigau ; 2 vol.

violoncelle Eric Fischer : La Ligne de partage du jour (difficile)

musique de chambre Régis Famelart : Capales, “concert’opera” pour piano et percussion d’après Carmen de Bizet (facile) Nicolas Lefebvre : Crazy Drum pour deux tambours et grosse caisse (difficile) Bernard de Vienne : Contacts pour flûte en sol et vibraphone (difficile)

LE CHANT DU MONDE musique de chambre Prokofiev : Pierre et le Loup, version de Marco Guidarin pour 11 instruments (flûte, clarinette en ut, 2 percussions, 2 pianos, 2 violons, alto, violoncelle et contrebasse) ; conducteur et parties séparées

piano Liszt : Sonate en si mineur, éd. Leslie Howard

Rémi Maupetit : Si j’avais des ailes pour saxhorn basse (ou euphonium ou tuba) et piano (préparatoire) Max Méreaux : Vent du Nord pour saxophone sib et piano (préparatoire)

FRANÇOIS DHALMANN

PETERS

Claude-Henry Joubert : Grégoire en visite pour violoncelle et piano (débutant) André Telman : Dans la forêt de Sherwood pour cor d’harmonie et piano (débutant)

hautbois

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Leonello Capodaglio : Avis de paix pour trompette ou cornet ou bugle et piano (préparatoire)

méthode André Telman : Basson passion (six pièces pour basson et piano)

ROBERT MARTIN “Vladimir Cosma : ses plus belles musiques de film” : 13 pièces (Le Grand Blond avec une chaussure noire, Diva, L’As des as, La Boum, Les Aventures de Rabbi Jacob, Un Elephant ça trompe énormément, La Gloire de mon père…) adaptées par l’auteur pour instrument solo avec accompagnement de piano ; neuf versions pour – euphonium – violon – flûte – hautbois – saxophone alto – clarinette – trompette – cor – trombone (avec parties séparées et CD)

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INSTRUMENTS & ÉDITIONS 왎

LIVRES

DISQUES

La Scène lyrique autour de 1900

AMBRONAY

ONDINE

par Rémy Campos et Aurélien Poidevin Les amateurs d’opéra se passionneront pour cet ouvrage qui leur ouvre les portes des théâtres lyriques et de leurs coulisses au tournant du 20e siècle. Grâce à un matériel iconographique d’une richesse rare, les auteurs nous font redécouvrir ce qu’étaient les arts de la scène au temps de Rose Caron ou de Lucien Fugère. La palais Garnier est au centre de cet ouvrage comme il fut alors le point de mire du monde lyrique. Mais le plus passionnant ici concerne le chanteur, ce qu’était alors la déclamation lyrique, le maintien sur scène, le port du costume, le maquillage, les mouvements de foule… bref, ce théâtre d’avant le metteur en scène. Deux CD (des extraits des Maîtres chanteurs de Nuremberg de Wagner) illustrent le propos.

Bach : “Bach Drama” (La Controverse entre Phoebus et Pan BWV 201, Eole apaisé BWV 205, Le Choix d’Hercule 213) par le Chœur de chambre de Namur et Les Agrémens (dir. Leonardo Garcia Alarcon) ; 2 CD + DVD

Berlioz : Herminie, Les Nuits d’été ; Ravel : Schéhérazade ; par Véronique Gens, soprano, et l’Orchestre national des Pays-de-la-Loire (dir. John Axelrod)

APARTÉ “Trombone All Styles”, œuvres de Castello, Acedebo, Ravel, Haendel, Albinoni, Weber, Hidas… par Fabrice Millischer, trombone et sacqueboute, Maiko Kato, orgue et clavecin, et Nathanaël Gouin, piano

L’Œil d’or, 2012, 464 p. (+ 2 CD) – 50 €

Françaix et Prokofiev : “Œuvres orchestrales pour clarinette” par Shirley Brill et l’Orchestre national de la Radio roumaine (dir. Adrian Morar)

Transe, Ravissement, Extase sous la direction de Marianne Massin Cet ouvrage collectif, fruit d’un travail de recherche commencé au Centre culturel de rencontre d’Ambronay, étudie l’expérience paradoxale que constitue l’émotion musicale et se focalise sur ses manifestations les plus intenses : les états de transe, de ravissement et d’extase.

ECM Gesualdo : Le Cinquième Livre de madrigaux par le Hilliard Ensemble

Ambronay Editions, 2012, 112 p. – 13,20 €

ICA CLASSICS Verdi : Requiem ; Rossini : Ouvertures ; par Galina Vishnevskaya, soprano, Nina Isakova, mezzo, Vladimir Ivanovsky, ténor, Ivan Petrov, basse, et l’Orchestre national de l’ORTF (dir. Igor Markevitch) ; 2 CD ; enr. 1960 et 1957

Musique d’aujourd’hui Plusieurs parutions à signaler sont consacrées à des compositeurs de notre temps. Pierre Schaeffer – Les Constructions impatientes, un beau livre (largement illustré) publié sous la direction de Karine Le Bail et de Martin Kaltenecker qui éclaire la trajectoire de ce compositeur et penseur inclassable (CNRS Editions, 2012, 224 p. – 29 €). Messiaen et le concert de la nature d’Alain Louvier. Une analyse des musiques naturalistes – et ornithologiques au premier chef – du maître par un de ses élèves (Cité de la musique, 2012, 158 p. – 20 €). L’Ecriture musicale de Bernard de Vienne. Un ouvrage collectif dirigé par Joseph Delaplace qui fait le tour de la création du compositeur (L’Harmattan, 2012, 208 p. – 21 €).

LA DOLCE VOLTA Mozart : “Œuvres pour instruments à vent” (Sérénades KV 375 et KV 388, Gran Partita KV 361, 5 divertimenti de Salzbourg, 12 duos pour 2 cors KV 487) par l’ensemble Philidor ; 3 CD

MIRARE “Trios avec piano” : Chaminade : Trio n° 2 op. 34 ; Debussy : Trio en sol majeur ; Lenormand : Trio op. 30 en sol mineur ; par le trio Chausson (Philippe Talec, violon, Antoine Landowski, violoncelle, Boris de Larochelambert, piano)

Revues Tempus Perfectum n° 8 : Liszt au miroir de ses interprètes d’aujourd’hui – Entretiens de Sylviane Falcinelli avec Michel Dalberto, Pascal Amoyel, Jean-Frédéric Neuburger, Denis Pascal, Nicolas Stavy… (Symétrie) Médecine des arts n° 72 : spécial guitare (éd. Association européenne de médecine des arts) ; Orgues nouvelles n° 16, printemps 2012 : le renouveau de l’orgue de Saint-Séverin (Artimedia).

MSR CLASSICS Judith Lang Zaimont : “Art Fire Soul” (pièces de concert, pièces de caractère), par Elizabeth Moak, piano ; 2 CD

Des livres primés à Deauville Le 9e Salon Livres et Musiques de Deauville (14) a proclamé son palmarès 2012 : Sheridan Square de Stéphane Héaume (Seuil), prix de la Ville Constance, fiancée de Mozart d’Isabelle Duquesnoy (Gallimard Jeunesse), prix des Ados La nuit ne dure pas d’Olivier Martinelli (13e Note Editions) La Lettre du Musicien – deuxième quinzaine de mai 2012 – n°418

ORPHÉE 58 Mozart : Le Directeur de théâtre (livret français de Paul Bérel) par Denise Boursin, Claudine Collart, Annette Martineau, Gabrielle Ristori, Aimé Doniat, René Lénoty, Fernand Quertant, Gaston Rey et l’Orchestre de Radio Lille (dir. Tony Aubin) ; enr. 1958

SAPHIR PRODUCTIONS “Génération romantique” : œuvres pour piano de Liszt : Chapelle de Guillaume Tell (extrait des Années de Pèlerinage), Variations “Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen” ; Schumann : Frühlings Nacht (tr. Liszt), Papillons op. 2 ; Chopin : Polonaise “militaire”, Trois mazurkas op. 67, Polonaise “héroïque” op. 53 ; par Romain Hervé

SOLSTICE “Hommage à André Marchal” : œuvres pour orgue de Bach, Grigny, Couperin, Calvière, Vierne, Barié, Tournemire, Alain, Marchal ; 2 CD “Yvonne Lefébure : les inédits” : œuvres pour piano de Rameau, Bach, Haydn, Mozart, Schubert, Chopin, Schumann, Brahms, Liszt, Bartok, Barraud, Martelli, Dukas ; 3 CD Vierne : “L’Œuvre pour orgue”, vol. 2 : Pièces de jeunesse, Tryptique, Pièces en style libre, les deux Messes… par Pierre Labric aux grandes orgues de Saint-Ouen de Rouen ; 3 CD

TRITON “Horizons d’aujourd’hui” : œuvres de Michel Sendrez : Quatuor à cordes (2009) ; Nicolas Bacri : Partita concertante op. 88c (2005) ; Florent Gauthier : Quatuor à cordes n° 2 (2010) ; Thierry Huillet : Quatuor à cordes Yan Fuen (2010) ; par le quatuor Sendrez (anciennement quatuor Kairos) et Sandrine Tilly, flûte

ZIG-ZAG TERRITOIRES MUSICALES ACTES SUD Dubois : Ouverture de Frithiof, Concerto pour piano n° 2, Dixtuor, par Vanessa Wagner, piano, et Les Siècles (dir. François-Xavier Roth)

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Bach : “Cantatas” : Cantates BWV 170 et 35, Sonate en trio BWV 527, Fantaisie BWV 542, par Damien Guillon, contre-ténor, Maude Gratton, orgue, et Le Banquet céleste


PÉDAGOGIE Pourquoi pas un orchestre de pianos ? Jouer à deux pianos demande déjà de s’écouter. Au delà, faire jouer ensemble huit jeunes pianistes, voire davantage, a d’indéniables vertus pédagogiques. Marc-Olivier Dupin donne ici quelques pistes pour constituer dans les écoles un véritable orchestre de pianos. tistes à cordes ou à vent qui doivent dès que possible intégrer des ensembles pour goûter les joies de l’harmonie et du contrepoint. Cependant, la solitude du pianiste peut demeurer frustrante, tant musicalement que socialement. On sait à quel point les enfants et adolescents aiment les ensembles instrumentaux. Aussi, il me semblerait intéressant de généraliser l’emploi de ces “pianos multiples” qui peuvent amener les pianistes à la musique d’ensemble dès leur plus jeune âge. Pour réaliser ce projet, plusieurs conditions s’imposent : – l’école de musique ou le conservatoire doit disposer d’une salle équipée de plusieurs pianos, droits éventuellement ; – elle doit aussi réserver un budget à un accord régulier des instruments… – le “chef d’orchestre” doit également être pianiste pour pouvoir accompagner cette pratique de conseils judicieux ; – enfin – et c’est peut-être la condition la plus importante –, les transcriptions doivent être réalisées sur mesure pour le confort et le progrès des élèves. Il est donc souhaitable qu’un lien s’établisse entre l’enseignant qui dirige le groupe et l’orchestrateur maison. Il me semble qu’un ensemble de quatre pianos pouvant servir simultanément à huit pianistes est la bonne formule, artistiquement, pédagogiquement et qu’elle est viable économiquement. La formule est envisageable avec des synthétiseurs, mais elle est évidemment d’une autre nature…

L’idée est peut-être indirectement venue de René Martin, l’extraordinaire magicien des Folles Journées et du Festival de La Roque-d’Anthéron… Pour lui, j’ai à plusieurs reprises réalisé différentes instrumentations pour des ensembles de pianos. En 2010, à l’occasion des trente ans de La Roque, j’ai réalisé des transcriptions des ouvertures des Noces de Figaro et des Maîtres chanteurs pour douze pianistes répartis sur six pianos… Il y a eu des précédents : dans les années 1980, René Koering, alors directeur de France Musique, m’avait demandé de transcrire (en entier !) la Première Symphonie de Mahler pour quatre pianos à quatre mains…

Transcrire n’est pas trahir Ce “noir et blanc” géant n’est pas sans défauts : d’une part, rien ne peut remplacer la diversité des timbres de l’orchestre et, d’autre part, faire “tomber ensemble” les marteaux des instruments relève de la gageure… Cet attelage de pianos présente néanmoins de réelles qualités : l’amplitude des dynamiques d’une telle masse sonore est considérable, du plus ténu pianissimo jusqu’aux fracas les plus tonitruants. Les résonances sont magnifiques et il est par ailleurs possible de jouer sur la spatialisation du son. Pour les puristes, ce type de transcription relève du sacrilège : transcription = trahison. Ça n’est pas mon point de vue et je considère même que l’instrumentation pour pianos pourrait avoir une application pédagogique remarquable.

La dimension de sur-mesure des transcriptions me fait penser au gamelan indonésien : l’instrumentarium est à la fois accessible à tous les niveaux de pratique instrumentale, des plus jeunes et moins expérimentés aux seniors ; il permet aussi aux débutants de progresser artistiquement au sein de cette microsociété musicale que constitue le gamelan javanais ou balinais avec son univers de peaux, de métaux et de cordes. De la même façon, la transcription sur-mesure pour ensemble de pianos permet d’associer le plus débutant au plus virtuose des pianistes. Une expérience à généraliser dans les écoles de MARC-OLIVIER DUPIN musique et conservatoires…

Une valeur pédagogique Les jeunes pianistes souffrent en effet souvent de solitude. Certes, la puissance polyphonique de l’instrument les rend musicalement autonomes. Ce n’est pas le cas des instrumen-

En Italie, un orchestre de pianos dans les Abruzzes Composé par les pianistes Sabrina Dente et Annamaria Garibaldi (duo Maclé), Divertimento in bianco e nero pour piano à quatre mains et orchestre de pianos sera créé sous la direction de Piotr Lachert à Pescara le 10 juin par le duo, entouré de plusieurs dizaines de jeunes pianistes des conservatoires de la région.

Marc-Olivier Dupin, compositeur, a été directeur du Conservatoire de Paris, directeur général de l’Orchestre national d’Ile-de-France, directeur de la musique à Radio France. Il a récemment conduit une mission sur “La musique à l’image” pour le président du Centre national de la cinématographie.

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PÉDAGOGIE 왎

JEUNE PUBLIC Musique au Muséum

Comédie musicale à Gaveau

intitulé “Le Renne du soleil”, mis en scène par Agnès Combier. Au Théo-Théâtre (15e), du 2 au 10 juin (à partir de 5 ans). > 01 45 54 00 16

Les musiciens de l’Orchestre national de France donnent un concert (de Bach à Milhaud) intitulé “Les amis du dodo” – du nom de l’oiseau endémique de l’île Maurice, disparu au 17e siècle. Muséum national d’histoire naturelle (Paris 5e), le 31 mai pour les scolaires, et le 2 juin. > billetterie.mnhn.fr

Le chœur d’enfants Sotto Voce (dir. Scott Alan Prouty) interprète avec Richard Davis, piano, Polars(s) & Compagnie, comédie musicale sur une idée originale d’Emmanuel Touchard. A la salle Gaveau (Paris) les 3 et 4 juin. > 01 48 24 16 97

Les enfants pourront entendre le pianiste Damien Luce interpréter Children’s Corner de Debussy, des extraits d’Histoires d’Ibert, puis l’Histoire de Babar de Poulenc. A l’Opéra de Lille, le 10 juin. > 03 20 12 82 40

Contes de l’Europe de l’Est à Paris

Renaissance portugaise dans l’Ain

Nielsen et Grieg à Pleyel

Trois musiciens de la compagnie Traintamarre (Khoa-Vu Nguyen, violon, Franck Rosso, clarinette, Susanna Tiertant, piano), et deux comédiens interprètent des pages de Bartok, Prokofiev, Stravinsky, Moussorgski, Rimski-Korsakov et Khatchaturian dans un spectacle

Magna Ferreira, soprano et pédagogue est en résidence

L’Orchestre de Paris organise un nouveau “Concert en famille” à la salle Pleyel où seront joués l’ouverture de Maskarade de Nielsen et Peer Gynt de Grieg, présentés par Richard McNicol. Le 26 mai.> 01 42 56 13 13

Babar et autres histoires à Lille

au Centre culturel de rencontre d’Ambronay. Elle organise un atelier sur les musiques anciennes et traditionnelles du Portugal destiné aux enfants (dès 10 ans) et aux adulte. Le 23 mai. > 04 74 38 74 00

De Lyon à Saint-Pétersbourg Les enfants à partir de 6 ans pourront assister à un concert de l’Orchestre national de Lyon (dir. Hugh Wolff) intitulé “Sur la route de Léningrad”. Des extraits de la Symphonie n° 1 de Chostakovitch y seront donnés, présentés par Pierre-Alain Braye-Weppe. A l’auditorium de Lyon, le 23 mai. > 04 78 95 95 95

STAGES

Education nationale Musique Prim, nouveau site d’éducation musicale pour l’école primaire Musique Prim, répertoire de chants pour la classe et la chorale, arrive sous la forme d’un site proposant la mise à disposition d’œuvres musicales, de fiches pédagogiques liées à ces œuvres et d’outils pour les enseignants du premier degré. Afin qu’ils puissent mettre en œuvre la partie “éducation musicale” des programmes, Musique Prim donne la possibilité de télécharger légalement 90 œuvres musicales : 70 œuvres allant du Moyen Age à nos jours dans le cadre du chapitre “se construire une culture commune”, et 20 chansons dans le cadre du chapitre “la chanson dans tous ses états”. > www.cndp.fr/musique-prim

A Lille, musique américaine et française pour piano Dans le cadre de la manifestation Lille Piano(s) Festival, le pianiste Jay Gottlieb dirigera deux classes de maître sur le thème de la musique américaine et du piano préparé, au conservatoire de Lille le 5 juin, et au conservatoire de Croix le 6. Le 9, ce sera au tour d’Aldo Ciccolini d’être l’invité du Festival pour une classe de maître à l’Opéra de Lille. > 03 20 12 82 40

Chant lyrique aux Invalides Caroline Dumas de l’Opéra de Paris, professeur de chant à l’Ecole normale de musique de Paris, propose un cours public d’interprétation aux côtés de ses élèves. Seront étudiées des œuvres de Bizet, Ravel, de Falla et Rossini. A l’hôtel des Invalides, le 8 juin. > 0810 11 33 99

Master de création et conception sonore à Lyon Le département musique et musicologie de l’université Lumière Lyon 2 propose une formation sur deux ans intitulée “Musiques appliquées aux arts visuels”. Elle a pour ambition de permettre aux étudiants d’acquérir une compétence en création musicale appliquée aux arts visuels : cinéma, théâtre, multimédia, conception et habillage sonore… (date limite d’inscription : 15 juin).

Eté vocal à Sylvanès Le Centre international de rencontres culturelles et musicales de l’abbaye de Sylvanès (Aveyron) propose, durant les mois de juillet et août, de nombreux stages, académies, ateliers et classes de

> 04 78 69 71 37

maître dédiés à la voix en soliste ou en ensembles. Chant sacré, baroque, gospel, opéra et opérette, mélodie… ces sessions seront dirigées par des chefs de chœur et pédagogues. > 05 65 98 20 20

Musique au château de Rangiport du 1er au 14 juillet L’Académie internationale de musique de Rangiport à Gargenville (78) réunira, sous la direction artistique d’Emile Naoumoff, de jeunes musiciens pour un stage intensif. Avec Simon Zaoui et Emile Naoumoff, piano, Yuko Uebayashi, compositeur, Jacques-François Loiseleur des Longchamps, baryton. > 01 30 98 89 67

Académie musicale à Colombes du 2 au 8 et du 9 au 15 juillet Le conservatoire de Colombes (92) accueille l’académie internationale organisée par l’association Opus Artis Paris destinée aux amateurs comme aux élèves de conservatoires. Divisée en deux sessions, elle comprend un grand nombre de disciplines, dispensées, pour certaines, en plusieurs langues. > 01 46 38 34 83

Les écoles qui chantent dans le Tarn Aux côtés d’un ensemble instrumental, un chœur formé par des élèves d’écoles du Tarn sous la coordination de François Gruwé sera en concert à Saint-Sulpice-sur-Tarn avec un répertoire portant sur deux thèmes : “Alimentation et gourmandise” et “L’Histoire en chanson”. Les 24 et 25 mai à la maison de la musique Cap découverte, et le 29 mai à la salle René-Cassin. > 05 63 59 84 00

La Lettre du Musicien – deuxième quinzaine de mai 2012 – n°418

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왎 PÉDAGOGIE

“La Phrase musicale” du 20 au 25 août 2012 à Dieppe (76) Stage de musique ancienne organisé par les Arts Baroques. Mireille Podeur (clavecin) et Eric de Fontenay (chant) Mise en correspondance des formes instrumentales et des compositions pour la voix Brochure téléchargeable sur www.ericdefontenay-musique.com

Musicalta à Rouffach La 17e édition de l’Académie internationale Musicalta se déroulera en Alsace à Rouffach (68), du 19 juillet au 8 août. Parallèlement au Festival, elle offre à tous (à partir de 10 ans) des cours dans de nombreuses disciplines (vents, cordes, voix, clavier, composition, musiques actuelles…). > 04 37 41 00 18

Chant pour enfants à Moissac Chant lyrique en Alsace du 7 juillet au 14 juillet Les chanteurs professionnels ou amateurs confirmés sont invités à participer à des classes de maître de chant lyrique encadrées par Elisabeth Baudry, Yves Coudray, Marie-Thérèse Keller et Denis Poras, chef de chant. Au programme, des œuvres tirées du répertoire de l’opéra, de l’opérette et de la mélodie française. A Husseren-Wesserling (68). > 06 82 93 71 60

Purcell dans le Bordelais Ce stage de musique ancienne, consacré à Didon et Enée de Purcell, sera animé par Robert Expert, chant ; Alexis Duffaure, chœur ; Xavier Julien-Laferrière : violon ; Delphine Le Gall, viole de gambe ; Renata Duarte, flûte, hautbois ; Camille Delaforge, clavecin. A Talence (33), du 7 au 15 juillet. > 05 56 67 68 25

Orgue à Alès du 9 au 18 juillet Sous la direction de Roger Goodwyn, la 43e édition du stage de l’association Orgues en Cévennes aura lieu à Alès (30). Consacré à la suite, il portera notamment sur les

du 19 au 25 juillet Luc Terrieux, chant, et Jodel Grasset, chant et instruments, accueillent des enfants de 6 à 14 ans pour un stage d’approche des musiques anciennes à l’abbaye de Moissac (82). Un atelier de terre cuite permet la fabrication d’instruments. > 05 63 05 08 02

œuvres de Boëllmann. Avec Annemarie Lienhard, Irène Randrianjanaka et Alain Wirth. > orgues-en-cevennes.assoweb.com

Le Capriccio français en Savoie L’académie sur l’interprétation de la musique baroque, organisée par le Capriccio français, s’adresse aux chanteurs, choristes, instrumentistes et élèves en direction de chœur. Les choristes travailleront sur un programme consacré à Charpentier et à Schütz. A Lescheraines, du 12 au 20 juillet. > 01 43 65 42 41

Orgue en Alsace du 22 au 28 juillet L’église de Saessolsheim (67) accueille un stage ouvert à tous les organistes. Ceux-ci, outre l’orgue Aubertin de cette église, auront accès aux instruments alentours. Les professeurs sont Freddy Eichelberger, Francis Jacob, Jan Willem Jansen, Benjamin Righetti et Claude Roser. > 03 88 70 52 75

Le chœur et le corps à Munster Mission voix Alsace propose deux stages sur l’utilisation du corps dans la pratique de la direction de chœur. Le premier met les outils de la danse au service de la direction de chœur (les 14 et 15 juillet) ; le second, animé par deux chefs de chœur (Ariel Alonso et Catherine Fender) et une danseuse, propose une formation pour élargir ses compétences en direction de chœur tout en explorant la question du corps et du mouvement (du 16 au 21 juillet). A la maison du Kleebach (68). > 03 89 77 91 80

Chant grégorien en Ardèche Un stage de chant grégorien et de premières polyphonies médiévales aura lieu sous la direction de Frédéric Rantières à Saint-Sauveurde-Montagut : initiation du 30 juillet au 5 août, et approfondissement du 7 août au 16 août. Plusieurs concerts sont prévus. > 06 10 85 30 98

Musique au château de Lanquais De juillet à septembre, le

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Conservatoire international Paris 16 incite ses élèves à participer aux stages d’été de chant, piano, violon et guitare au château de Lanquais (24). Trois professeurs se partagent les disciplines : Florence Guilmault, Mathias Glugla et Jean Servais. > 06 75 79 83 18

Piano et musique de chambre en Dordogne du 3 au 12 août Les pianistes Chantal et Gisèle Andranian recevront des stagiaires à Bournazel-Lanquais (24) pour une session consacrée au duo de piano et à la musique de chambre, avec Ching-Wun Tu, violon. > 06 61 88 69 70

Quatuors à cordes dans le Lubéron du 18 au 25 août L’académie, qui se déroule en parallèle au festival, est destinée à de jeunes quatuors formés d’étudiants en conservatoire. L’enseignement sera assuré par les quatuors invités au festival : trois quatuors tchèques (Talich, Vlach, Kapralova) ainsi que les quatuors Elysée, Debussy, Cambini, Voce et Quiroga. L’académie se déroulera au château de Saumane-de-Vaucluse (84). > 07 77 34 42 25

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PÉDAGOGIE 왎

CONCOURS Nouvelles

Composition : Sayat Nova L’Union générale arménienne de bienfaisance organise un concours ouvert aux compositeurs nés après le 1er septembre 1972 qui doivent soumettre une œuvre pour formation de chambre comprenant 6 instrumentistes et une voix (parlée ou chantée) d’une durée de 7 à 10 minutes. La pièce devra comporter une citation d’un texte de Sayat Nova en arménien ou traduite dans une langue occidentale. Les trois prix alloués vont de 1 000 à 2 500 euros (date limite d’envoi des œuvres : 1er septembre). > http://sayatnova.agbueurope.org

Orgue à Béthune

Paloma-O’Shea à Santander (Espagne) Au terme de présélections qui ont eu lieu à New York et Madrid, vingt pianistes on été retenus pour participer à la 17e édition du Concours international de piano Paloma-O’Shea de Santander (aucun Français n’est en lice). Les épreuves se dérouleront du 25 juillet au 7 août. Le 1er prix s’élève à 30 000 euros. santanderpianocompetition.com

du 1er au 7 octobre (date limite d’inscription : 18 juillet) Le 4e Concours international d’orgue Pierre-de-Manchicourt à Béthune (62) présélectionne ses candidats sur enregistrement. Le jury est composé de Michael Radulescu, président, Michel Bouvard, Benjamin François, Bernard Hass, Aude Heurtematte, Eric Lebrun, Christophe Mantoux, Pascale Rouet et Jean-François Vaucher. > orguebethune.free.fr

Résultats

Violon : Rodolfo-Lipizer à Gorizia (Italie)

Annonces Guitare : Emilio-Pujol à Sassari (Sardaigne) du 4 au 6 octobre (date limite d’inscription : 15 septembre) Ce 17e concours international est ouvert à tous les guitaristes. Il est doté de prix allant de 1 000 à 4 000 euros.> www.assochitarra.it

Bois à Luxembourg 11 novembre (date limite d’inscription : 12 octobre) La Fédération luxembourgeoise de musique Union Grand-DucAdolphe (UGDA) organise au conservatoire de musique de Luxembourg un concours européen de clarinette, saxophone et musique de chambre (duos à sextuors : instruments bois avec ou sans cor ou piano). Ce concours est destiné aux musiciens de tous niveaux âgés de moins de 26 ans. > www.ugda.lu

du 7 au 16 septembre (date limite d’inscription : 31 mai) Le Concours international de violon Rodolfo-Lipizer est ouvert aux violonistes nés après le 16 septembre 1980. Le 1er prix (12 000 euros et d’un violon offert par l’école de lutherie Stradivari de Crémone) s’accompagne d’engagements. En outre, le lauréat jouera le violon de Rodolfo Lipizer lors de la cérémonie de clôture. > www.lipizer.it

Harpe à Utrecht (Pays-Bas) 1er prix et prix du public : Amandine Carbuccia (France) ; 2e prix : Sarah Verrue (Belgique) ; 3e prix : Ruth Bennett (Etats-Unis) Concours Flame à Paris Piano (16 à 26 ans) 1er prix : Natalia Kazaryan (Etats-Unis) ;

Harpe : Martine-Géliot “Jeunes talents” du 9 au 11 novembre 2013 Réservé aux harpistes de mois de 22 ans, ce concours international de harpe se déroule tous les trois ans à Avon (77). Deux épreuves avec programme imposé départageront les candidats. > concoursmartinegeliot.com

6e CONCOURS INTERNATIONAL DE PIANO

CLAUDE BONNETON Fondatrice : Geneviève Ibanez

Les 1er et 2 décembre 2012 à Sète (Hérault) Doté de nombreux prix et de plusieurs récitals, soit en Province, soit à Paris. Pour tout renseignement concernant le programme et les récompenses, s’adresser par courriel à :

genevieveibanez@voila.fr

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2e prix : Sélim Mazari (France) ; 3e prix : Anastasia Yasko (Russie) Chant (jusqu’à 32 ans) 1er prix ex-aequo : Meredith Hoffmann-Thomson (Etats-Unis) ; Victor Sicard (France) ; 3e prix : Xiaohan Zhai (Chine) Quintettes de cuivres : CIMCL à Lyon 1er prix : Eburon Quintett (Belgique) ; 2e prix : In Media Brass (Hongrie) ; 3e prix : Only Brass (France)

PIANO Music Masters à Saint-Maur-des-Fossés (94) 2e prix : Susanna Kadzhoyan (Arménie) ; 2e prix : Tanase Vlad (Roumanie) ; 3e prix ex æquo : Anastasiya Bazhenova (Russie) et Olga Mitekina (Russie) Jean-Francaix à Vanves (92) 2e prix : Giovanni Doria-Miglietta (Italie) ; 3e prix : Taegil Kim (Corée) Teresa-Llacuna à Valence (Drôme) 1er prix : Yuki Kondo (Japon) ; 2e prix : Yu Mi Lee (Corée) ; 3e prix : Cédric Gremaud (Suisse) Maria-Canals à Barcelone 1er prix : Ann Soo Jung (Corée) ; 2e prix : Nakagiri Nozomi (Japon) ; 3e prix : Vadim Kholodenko (Ukraine)


CONSERVATOIRES A Clermont-Ferrand, un CRR en mutation Développer l’offre pédagogique, instaurer des partenariats avec les autres institutions culturelles, et notamment l’université, telles sont les ambitions du nouveau directeur du conservatoire de Clermont-Ferrand. A l’image de la ville de Clermont-Ferrand, en bouleversement culturel depuis une vingtaine d’années, le conservatoire Emmanuel-Chabrier se renouvelle. «La ville a longtemps été un point noir sur la carte de France en matière culturelle, explique Olivier Bianchi, adjoint au maire chargé de la culture. Elle est désormais comme les autres, ni plus ni moins, et le conservatoire doit y exercer un leadership artistique important. » L’arrivée d’un nouveau directeur en septembre 2011 marque l’entrée de l’établissement dans une ère de réflexion, et particulièrement sur son rayonnement au niveau régional.

bâti en 1672 par les jésuites, devenu plus tard un lycée – Bergson y aurait enseigné», décrit Patrice Couineau, directeur du conservatoire. L’établissement est ainsi au cœur de la ville, entouré de lycées, collèges, boulangeries, cafés. Il dispose d’un auditorium de 200 places et d’une très belle salle de 90 places qui a conservé un plafond à la française du 17e siècle. « Les lieux ne sont pas grands, alors nous jouons souvent dans les salles municipales et les églises des alentours, explique encore le directeur. Dans les cartons, il y a le rêve de construire un auditorium qui servira aussi aux acteurs culturels de la région, comme l’Orchestre d’Auvergne.» Pour Aurélie Casalegno, professeur de piano, «le lieu est source d’inspiration car il a gardé tout son cachet. On aimerait cependant pousser les murs ! La bibliothèque est un peu vétuste, et la discothèque, embryonnaire».

Une mentalité particulière « La ville a un véritable goût pour les concerts, la musique, confie Hélène Friberg-Chenot, professeur de violon. Nous sommes dans une région austère, il n’y a pas les attraits du ski, de la mer, et le cœur est au travail, au courage, à la motivation, c’est remarquable ! Des familles viennent de l’autre bout de la région pour assister au cours chaque semaine et c’est précieux : quand on “commence” un élève, on le mène loin. » Au cœur de ce dynamisme, une équipe pédagogique « homogène et particulièrement compétente », comme le souligne Hélène FribergChenot, qui se réjouit par ailleurs : « Nous sommes pédagogues, mais aussi interprètes, en musique de chambre notamment. »

Un nouveau directeur Patrice Couineau, guitariste originaire de Toulouse, a pris ses fonctions de directeur lors de la dernière rentrée, après dix ans d’enseignement de la guitare puis vingt ans à la direction du CRD d’Aurillac. « L’établissement se transforme, évolue, et Patrice Couineau semble enthousiasmé par ces changements », affirme Olivier Bianchi. Bien décidé à faire évoluer un conservatoire autrefois un peu figé, le nouveau directeur suscite de vives réactions, entre optimisme et crainte du changement. Raphaël Chenot, professeur de violon, confie notamment : « On a tous envie d’un conservatoire idéal, et notre directeur aussi. C’est quelqu’un qui a envie de faire beaucoup de choses, mais il faut aussi prendre un temps nécessaire de réflexion et ne pas manquer de souligner les points positifs de l’établissement. »

Un cadre historique Depuis 2006, le conservatoire est installé dans le centre BlaisePascal, où il cohabite avec une école municipale de danse et un centre de loisirs. «C’est un lieu magnifique: un ancien couvent

LE CONSERVATOIRE EN DATES…

Sensibiliser le public scolaire

1909 Naissance d’un conservatoire municipal,

«Depuis vingt ans, la ville a fait le pari de sensibiliser l’intégralité des enfants à la musique classique», se réjouit Olivier Bianchi. Ils sont rares les conservatoires qui s’investissent à ce point auprès des publics scolaires : dix-huit dumistes sont employés à plein temps par l’établissement. « Ce projet, intitulé “Clermont Musique”, est construit en partenariat avec l’inspection académique, explique Patrice Couineau. Les dumistes interviennent dans toutes les écoles élémentaires et maternelles de la ville. » Si le conservatoire est remarquablement présent en milieu scolaire, le système des classes à horaires aménagées (présent en primaire et secondaire uniquement) perd du terrain. « Quand

1911 1948 1976

2006

issu de la fusion d’un “petit conservatoire” et d’un institut artistique Le conservatoire passe sous la tutelle du ministère Le conservatoire devient une succursale du Conservatoire de Paris Devenu un CNR, le conservatoire prend le nom d’Emmanuel Chabrier, compositeur né à Ambert, non loin de Clermont-Ferrand Installation dans les locaux actuels

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CONSERVATOIRES 왎

Raphaël Chenot. Ils sont prêts à faire des efforts par rapport à leur nouvelle vie et prouvent leur attachement à la région. » Aux côtés des amateurs, le conservatoire compte actuellement une trentaine d’élèves en DEM et une dizaine en perfectionnement. « Nous sommes garants d’un niveau pour le DEM, mais on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’un pont direct vers les conservatoires supérieurs, déplore cependant Hélène FribergChenot. Beaucoup d’élèves restent sur le carreau car ils auraient besoin d’un intermédiaire. »

FICHE TECHNIQUE — Statut : conservatoire à rayonnement régional — Création : 1909 — Direction : Patrice Couineau — Nombre d’élèves : 1182 dont 1090 musiciens — Nombre de professeurs : 75 enseignants (dont 1 en danse et 2 en art dramatique) + 18 dumistes — Personnel administratif et technique : 9 — Budget (2011) : 4 millions d’euros, dont 389 490 euros de subventions du conseil général (49 200 euros) et de l’Etat (340 290 euros). — Adresse : 3 rue du Maréchal-Joffre, 63000 Clermont-Ferrand Tél. 04 73 42 37 07 – crr@ville-clermont-ferrand.fr

Des partenariats avec les autres institutions culturelles « Puisqu’on est sur un territoire moins riche, il faut se rassembler », explique Olivier Bianchi. C’est dans cette optique que Patrice Couineau propose plusieurs partenariats, actuellement en discussion avec les élus et le personnel. Les institutions culturelles de la région sont en ligne de mire. Si des partenariats riches sont déjà en place avec la salle La Comédie (échange cette saison avec le quatuor Béla), ou le Centre lyrique d’Auvergne (l’objectif est de créer un opéra tous les deux ans, le conservatoire fournissant l’orchestre et le Centre lyrique, le plateau), Patrice Couineau imagine d’autres échanges, notamment avec l’Orchestre d’Auvergne. « Il serait possible de faire des sessions communes ou des classes de maître, pense le directeur. J’aimerais profiter au mieux de la présence d’artistes dans la région. » Un appel à l’extérieur qui laisse certains sceptiques : « Je me méfie du lustre des institutions extérieures, confie Raphaël Chenot. Elles peuvent être de la poudre aux yeux sans être mieux. Nous avons des besoins plus concrets : il n’y a qu’un professeur de musique de chambre et deux accompagnateurs pour tout l’établissement, par exemple ! » Un projet de rapprochement avec l’université occupe par ailleurs Patrice Couineau : « Il n’y a pas de faculté de musicologie à Clermont-Ferrand. Instaurer un partenariat avec l’université pourrait peut-être déboucher sur la création d’une licence d’interprète. » Pour Raphaël Chenot : « Cela permettrait aux étudiants en voie de professionnalisation de ne pas quitter leur région une fois diplômés, comme c’est le cas actuellement. »

je suis arrivée, dans les années 90, j’ai connu l’âge d’or des Cham avec une ambiance d’ultra-motivation, et aujourd’hui le système s’est réduit comme peau de chagrin, déplore Hélène Friberg-Chenot. Comment reconstruire ce paradis perdu alors que le temps de cours attribué à chaque élève est devenu minime ? C’est comme faire des gâteaux avec des miettes. »

Valoriser les amateurs « Un CRR doit former des professionnels, mais aussi des amateurs éclairés, pour qu’ils puissent participer à la vie artistique de la ville, de la région », plaide Olivier Bianchi. Les enseignants prennent alors à cœur d’intégrer un public varié à la vie de l’établissement : des adultes, qui bénéficient de cours d’instruments et d’un orchestre d’adultes amateurs, ou des étudiants arrivés post-bac qui ont d’autres projets professionnels. « J’ai le sentiment de faire une œuvre utile, confie Raphaël Chenot. Si j’ai régulièrement des préprofessionnels, il est gratifiant de voir que les autres élèves pratiquent beaucoup, pendant et après leurs études au conservatoire, même s’ils ont choisi d’autres métiers. » L’orchestre Sostenuto, fondé en 2006 par trois anciens élèves, témoigne de la vivacité des amateurs éclairés aux côtés des préprofessionnels, lorsqu’ils se réunissent deux fois par an pour un concert de grande qualité. « Ils sont remarquables, ajoute

Elargir l’offre du conservatoire Patrice Couineau désire également élargir les influences du conservatoire, qui ne dispose pas de classes de musiques actuelles ni de musique baroque. « Je dois envoyer les élèves ailleurs lorsqu’ils sont intéressés par l’étude du baroque ! » déplore Raphaël Chenot, tandis qu’Aurélie Casalegno se réjouit tout de même de la présence d’une classe de musique traditionnelle (vielle à roue). Enfin, pour doper un cursus danse qui ne faisait pas jusqu’ici partie des priorités, et « pour offrir une réponse unique en terme d’enseignement artistique », Patrice Couineau se mobilise pour la fusion du conservatoire avec l’école de danse muniCLAIRE WYNIECKI cipale logée dans le même bâtiment.

Un nouveau studio d’enregistrement à Clermont-Ferrand L’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand – qui compte 35 000 étudiants – a inauguré fin avril un studio d’enregistrement audio de haute technologie. Ce studio est composé d’une salle d’enregistrement de 75 mètres carrés, d’une autre de 15 mètres carrés pour la prise de son de prestations solistes et d’une régie 5.1. Cela représente un investissement de plus de 1,2 million d’euros. Ce studio d’enregistrement sera utilisé par l’université Blaise-Pascal pour dispenser les enseignements aux étudiants et, hors périodes d’enseignement, Thierry Migeotte, gérant de Studios 160, et initiateur du projet, y exercera une activité d’enregistrement et de production musicale privée. Un cursus d’excellence d’une durée de deux ou trois ans a été élaboré et débouchera sur deux diplômes, une licence 3 d’édition sonore et un master en ingénierie du son, habilités tous deux par le ministère de l’Enseignement supérieur. Les cours seront dispensés en anglais…

La Lettre du Musicien – deuxième quinzaine de mai 2012 – n°418

Nominations Fabrice Brunaud, directeur du CRD de Saint-Brieuc; il dirigeait auparavant le CRD de Cambrai (59). Jean-Marc Vernier, directeur du pôle supérieur Spectacle vivant Bretagne-Pays-de-la-Loire, à Rennes ; il était auparavant conseiller culture du président du conseil régional Rhône-Alpes.

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왎 CONSERVATOIRES

VIE DES CONSERVATOIRES CNSMD

Lyon

Lyon

Le 24 mai, espace Jean-Poperen à Meyzieu, Le Tour d’écrou de Britten par l’atelier 21e siècle avec les départements chant et accompagnement piano (dir. Jean-Louis Bergerard), mise en scène par le département théâtre.

Les 16 et 18 mai, amphithéâtre de l’Opéra, collectif d’improvisation sous la conduite d’Henri-Charles Caget et Jean-Marc Foltz, avec la participation de Joëlle Léandre, contrebasse. Le 20, musée de Saint-Antoine-l’Abbaye (38), département musique ancienne : d’Anglebert, Couperin. Le 27, Condé-sur-l’Escaut (59), ensemble Les Timbres : musique baroque naissante à la cour de Mantoue.

Paris Le 3 juin, théâtre du Châtelet, “Tubas en folie” : rassemblement de 200 tubas venant de différents conservatoires d’Ile-de-France, sous la direction artistique de Gérard Buquet.

CRR Angers Le 22 mai, l’année Liszt 2011 se prolonge : les élèves proposent un programme mettant en lumière la contribution des compositeurs hongrois dans l’évolution de la pensée musicale au 20e siècle : Bartok, Kodaly, Kurtag, Ligeti.

Boulogne-Billancourt (92) Le 23 mai, Ma mère l’Oye de Ravel par le jeune orchestre symphonique (dir. Pierre Calmelet) ; représentations scolaires le 24. Les 31 mai et 2 juin, “La Belle Epoque de l’opéra” : airs et ensembles d’opéras par les classes de chant et l’orchestre (dir. Pierre Calmelet). Le 5 juin, musiciens de l’ensemble Court-Circuit sous la direction d’étudiants de la classe de Nicolas Brochot au PSPBB: Nakamura, Sivak, Matthias Leboucher, Cabanzo (création) et Papanicoleau (création).

Saint-Maur-des-Fossés (94)

CRD

Le 22 mai, récital du pianiste Olivier Laville : Le Bœuf sur le toit de Milhaud.

Aix (13)

Strasbourg Le 21 mai, “Lully et Molière chez le Bourgeois gentilhomme”, extrait de la comédie-ballet Le Bourgeois gentilhomme adapté par les élèves sous la direction artistique de Christine Héraud, Renata Duarte, Jean-Yves André, Christine Bayle et Nathalie Adam. Le 22, “Perception des couleurs”, rencontre entre des étudiants de l’Ecole supérieure des arts décoratifs et des clavecinistes du Pôle Alsace d’enseignement supérieur des arts, sous la direction de Roger Dale et Aline Zylberajch. Le 25, concert Debussy par les classes de chant (Marie Kobayashi) et le département claviers (Amy Lin). Le 3 juin, orchestres à cordes (dir. Leila Faraut et Mihaly Temesvari) : Haendel, Rossini, Bach, Kreisler, Gershwin.

Montpellier Le 2 juin, théâtre Hélios, concert “Soundpainting” avec des élèves du CRR et des écoles de l’agglomération (dir. Philippe Braquart, Serge Lazarevitch et Alfred Vilayleck). Le 6, église d’Orques, et le 7, maison des chœurs, orchestre de chambre (dir. Jean Lenert), Patricia Hivert, accordéon : Turina, Galliano.

Nantes Le 1er juin, Vivaldi et Lloyd Webber par le chœur mixte et les orchestres de cycle 2 (dir. Patrick Nedellec et Françoise Roussillat).

Le 19 mai, temple protestant, concert d’improvisation par Louis Sclavis, clarinette, et Dominique Serve, clavecin. Le 25, cathédrale, chorale Darius-Milhaud, orchestre symphonique (dir. Michel Camatte et Jean-François Sénart) : Fauré, Debussy, Franck, Berlioz.

Bobigny Le 23 mai, inauguration du pianoforte Anton Walter 1795 (copie 2011) acquis par la ville en 2011 : concert Beethoven, Mozart, Bach… par les classes des conservatoires du 11e arrondissement de Paris et de Bobigny.

Châteauroux Le 27 mai, église Saint-André, Messe en mi mineur de Bruckner par le Bachchor de Gütersloh (dir. Sigmund Bothmann) et l’ensemble instrumental (dir. Christophe Millet).

Debussy fait voyager le Finistère

Paris

Les élèves du CRD de Brest rendent hommage à Debussy au cours de quatre concerts. Le 24 mai, répertoire pour piano, chant, flûte, alto, harpe et improvisations ; le 4 juin, œuvres pour piano ; le 7, “En voyage avec Claude Debussy”, évocation musicale et littéraire illustrée par des improvisations au piano par les élèves d’Isabelle Poncet ; le même jour, répertoire pour piano, chant et danse classique.

Les 25 et 26 mai, Gianni Schicchi et Suor Angelica de Puccini par l’orchestre symphonique, les étudiants du département supérieur pour jeunes chanteurs, la classe de Fusako Kondo et les classes d’accompagnement (dir. Pierre-Michel Durand, mise en espace Florence Guignolet). Le 29, auditorium Saint-Germain, “Hommage à Iannis Xenakis” par la classe de composition électroacoustique de Denis Dufour. Le 31, “Le violoncelle contemporain”, œuvres de Boulez, Krynen, Gregorutti, par l’octuor Jean-Louis-Florentz (dir. Marcel Bardon), l’orchestre des jeunes (dir. Xavier Delette) et Marc Coppey en soliste.

Journées de la création à Aubervilliers Les 29 et 31 mai, le CRR 93 met en lumière son département création, avec la participation des classes d’improvisation, de MAO, d’électroacoustique, de composition et d’écriture : • œuvres des étudiants en composition de la classe de Martin Matalon par l’Atelier (ensemble de musique contemporaine composé d’élèves du CRR 93 et d’étudiants du Pôle Sup’93) ; • concerts et performances par les classes d’improvisation de Philippe Pannier, Joseph Grau, Jonathan Pontier, Jean-Yves Bernhard, François Saint-Yves et Thomas Lacôte… • créations électroacoustiques d’Elif Balkir, Il Woong Seo, Nassim Otmani et Louis Siracusa… •restitution des ateliers menés avec deux structures partenaires (La Muse en Circuit et Le Cabaret contemporain).

Oscar Strasnoy donne de la voix chez les Bretons

Pour annoncer vos manifestations et nominations dans cette rubrique 01 56 77 04 00 info@lalettredumusicien.fr

Le Réseau des conservatoires de Bretagne a accueilli en résidence le compositeur Oscar Strasnoy sur le thème “Ecrire pour la voix”. Les professeurs Ruth Matarasso, Yves Pigno, David Lamaze et Dimitri Kerdiles, Hervé Lesvenan, Lucie Durand, ont suivi les ateliers du compositeur. Ils présenteront leurs créations au cours d’un concert, le 2 juin au théâtre de Cornouaille à Rennes, assuré par une centaine d’élèves et d’enseignants des conservatoires de Brest, Lorient, Saint-Brieuc, Quimper, Rennes et Vannes-Sarzeau-Pontivy.

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CONSERVATOIRES 왎 Clamart (92) Le 18 mai, concert de l’orchestre Rameau et de celui du conservatoire de Lunebourg, dans le cadre du jumelage avec cette ville allemande de Basse-Saxe.

Laon Les 19 et 20 mai, 3es Rencontres de contrebasses axonaises avec la participation de la classe de Laurent Mezerette qui donnera un concert dans l’église de Quessy. Le 24, concert de l’atelier musiques actuelles et de l’ensemble vocal (dir. Sébastien Velly, Eric Munch). Le 25, Montcornet, concert de l’atelier musique ancienne

et de l’ensemble de flûtes à bec (dir. Bénédicte Pernet, Massimo Bambagioni). Le 29, “De la Renaissance au baroque” par l’ensemble de flûtes à bec (dir. Massimo Bambagioni). Le 5 juin, cathédrale, orchestre symphonique (dir. Jean-Pierre Néré) et ensemble vocal (dir. Eric Munch) : musiques inspirées par Shakespeare et la commedia dell’arte.

Tarn

CRI

Le 8 juin, centre culturel de Labruguière, et le 10, église de Lacaune, chœur le Madrigal (dir. Elisabeth Delplanque), chorale Cantadi’s (dir. Larissa Dubosq), orchestre d’harmonie de Castres (dir. Christian Briard) : Missa brevis de Jacob de Haan.

Quimperlé (29)

Vannes Le 22 mai, concert des professeurs Elodie Reibaud, harpe, Isabelle Gracia, flûte, Michel Fiol, clarinette : Caplet, Ravel.

Laval

Le 19 mai, salle du Coat Kaër, L’Arche de Noé de Britten, coproduction des conservatoires de Quimperlé et Carhaix-Poher (orchestre des élèves, chœurs d’enfants, ensemble instrumental de professeurs) sous la direction de Malo Gervais (mise en scène : Fred Nantel) avec Didier Helleux (Noé) et Mathilde Vassor (Mme Noé).

Le 29 mai, théâtre, Ionisation de Varèse par les classes de percussion (Daniel Tabary) et de danse (Annaïg Cosson).

Le Cepi en Nord-Pas-de-Calais et Poitou-Charentes: la leçon de cinq ans d’expérience Nous avions publié, en avril 2009 (LM 371), la position de dix directeurs de conservatoire qui prenaient la défense du cycle d’enseignement professionnel initial. Ceux-ci tirent aujourd’hui le bilan de cinq années de pratique. Depuis plus de cinq ans maintenant, le cycle d’enseignement professionnel initial1 (Cepi) prépare au diplôme national d’orientation professionnelle (DNOP) qui se substitue aux anciens diplômes d’études musicales, chorégraphiques ou théâtrales (DEM, DEC et DET). Parallèlement, les ex-CNR et ENM ont fait l’objet, pour la première fois dans l’histoire de l’enseignement artistique, d’un décret de classement par l’Etat, les transformant en conservatoires à rayonnement régional ou départemental, tenus de se doter de ce cursus. S’agissant de la mise en place de l’acte II des lois de décentralisation, une situation de blocage au niveau des compétences et du financement n’a permis l’installation de ce dispositif que dans les seules régions NordPas-de-Calais et Poitou-Charentes, représentant 14 établissements. Comme c’est le cas dans bien des domaines, la mise en œuvre de cette réforme a suscité quelques inquiétudes et réticences, auxquelles il convient d’apporter en réponse le témoignage des établissements concernés attestant, bilans à l’appui, de la pertinence du dispositif.

La Lettre du Musicien – deuxième quinzaine de mai 2012 – n°418

Bien que le cycle ait pu apparaître par certains aspects trop lourd, balayant trop de disciplines et s’ajoutant aux cursus scolaires déjà conséquents des élèves visés par lui (les “années lycéennes”), nous remarquons peu de variation notable sur le nombre de candidats présentés. Admis en formation, ils terminent avec succès ce cycle par l’obtention de leur diplôme. La grande complémentarité des contenus de formation est en cohérence avec le choix de parcours postdiplôme des élèves, car il correspond davantage aux attentes de l’enseignement supérieur : projet d’approfondissement artistique (pôles supérieurs, conservatoires supérieurs, établissements étrangers) ou enseignement (Cefedem). Il est à noter que de nombreux élèves souhaitent dépasser le nombre d’heures imposé par les textes réglementaires. Une fois surmontées, les contraintes du programme (offres de formations, de disciplines…) s’avèrent permettre un renforcement des établissements, les incitant à mutualiser les moyens au bénéfice des élèves, à gommer leurs faiblesses et à valoriser leurs forces. Ainsi, si l’on pouvait légitimement s’interroger sur le budget d’un tel

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dispositif, nous constatons que celui-ci rejoint ceux des anciens DEM, DEC et DET. Il apparaît donc, au regard des éléments ainsi exposés, qu’un meilleur service est rendu aux élèves concernés, pour un coût identique à celui de l’ancien système. Nous exprimons le souhait que ce nouveau cycle, qui s’inscrit en aval du protocole de Bologne (LMD), puisse se pérenniser et concerner l’ensemble du territoire national.

Jérôme Chrétien (CRD du Pays chatelleraudais), Christophe Duchêne (CRR de Lille), Christophe Fulminet (CRD de l’agglomération de Niort), Isabelle Leupe (CRD de Roubaix), Jean-Pierre Pommier (CRD de la communauté d’agglomération de La Rochelle), Jean Robert Lay (CRD du Calaisis), Eric Scrève (CRD du Boulonnais), Christine Souillard (CRD de Saint-Omer), Eric Valdenaire (CRR de Poitiers), Xavier Van Rechem (CRD d’Arras). 1. Décret n° 2005-675 du 16 juin 2005 « portant organisation du cycle d’enseignement professionnel initial et création des diplômes nationaux d’orientation professionnelle de musique, de danse et d’art dramatique ».


왎 CONSERVATOIRES

Concours pour le recrutement de professeurs territoriaux d’enseignement artistique, suite Après la parution de notre dernier numéro, le Journal officiel* a publié de nouveaux arrêtés portant ouverture au titre de l’année 2013 des concours pour le recrutement de professeurs territoriaux d’enseignement artistique de classe normale, spécialité “musique”. Nous les résumons sous forme de tableau synthétique. Discipline

Nombre de postes

Adresse du centre de gestion

Concours externe Concours interne direction d’ensembles instrumentaux

20

5

direction d’ensembles vocaux

16

4

violon

56

14

formation musicale

71

18

centre de gestion de la petite couronne de la région Ile-de-France, 157, avenue Jean-Lolive, 93698 Pantin cedex www.cig929394.fr

accompagnement (musique et danse) culture musicale écriture musicale

8 8 12

2 2 3

centre de gestion de la Meurthe-et-Moselle, service concours, 2, allée Pelletier-Doisy, BP 340, 54602 Villers-lès-Nancy cedex www.cdg54.fr

accordéon

10

3

centre de gestion du Nord 14, rue Jeanne-Maillotte, BP 1222, 59013 Lille cedex www.cdg59.fr

chant flûte traversière hautbois

28 48 16

17 12 14

centre de gestion du Bas-Rhin, 12, avenue Robert-Schuman, BP 51024, 67381 Lingolsheim cedex www.cdg67.fr

piano coordonnateur des musiques actuelles amplifiées (tous instruments)

82

20

13

3

centre de gestion du Rhône, 9, allée Alban-Vistel, 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon www.cdg69.fr

saxophone

32

7

centre de gestion de la Haute-Garonne : 590, rue Buissonnière, BP 37666, 31676 Labège cedex www.cdg31.fr

cor

16

4

centre de gestion de la Loire-Atlantique, 10, boulevard de la Loire, BP 66225, 44262 Nantes cedex 2 Tél. 02 40 20 00 71 – www.cdg44.fr

cor

16

16

tuba

4

4

centre de gestion d’Ille-et-Vilaine, service des concours, village des collectivités territoriales, 1, avenue de Tizé, CS 13600, 35236 Thorigné-Fouillard cedex – www.cdg35.fr

musique ancienne (tous instruments)

28

centre de gestion de la grande couronne de la région Ile-de-France, service concours, 15, rue Boileau, BP 855 78000 Versailles

centre de gestion de la Haute-Vienne, 55, rue de l’Ancienne-Ecole-normale-d’instituteurs, BP 339, 87009 Limoges cedex Pour mémoire, ont été résumés dans notre numéro 417 les arrêtés concernant les disciplines suivantes : basson, clarinette, jazz (tous instruments), orgue, percussion, alto, professeur chargé de direction.

Les dossiers de candidature seront disponibles du 5 juin au 4 juillet 2012 inclus (sauf pour le centre de gestion de la Loire-Atlantique : du 12 juin au 4 juillet).

JORF n° 097 du 24 avril, n° 098 du 25 avril, n° 099 du 26 avril, n° 100 du 27 avril, n° 106 du 5 mai, n° 108 du 8 mai 2012.

Retrouver les archives de La Lettre du Musicien sur www.lalettredumusicien.fr 66

La Lettre du Musicien – deuxième quinzaine de mai 2012 – n°418


LE POINT JURIDIQUE L’impôt sur le revenu MÉTIER DE MUSICIEN. L’impôt sur le revenu fait suite à la déclaration que vous devez faire tous les ans à l’administration fiscale. Il concerne les revenus de l’année N-1 : ainsi, en 2012, l’impôt sera payé sur les sommes gagnées en 2011. Anna Grabinski rappelle ici les éléments – généraux et ceux propres à l’activité de musicien – pour faciliter l’établissement de la déclaration, un exercice fastidieux mais inévitable. vent être versés à un enfant qui n’est plus compté dans le foyer fiscal de ses parents et qui soit est âgé de moins de 21 ans, soit de moins de 25 ans s’il est étudiant ; – qui sont obtenues après application d’un taux prédéterminé et qui correspondent à un pourcentage de revenu : par exemple, déduction de 14% au titre des frais professionnels des musiciens. On obtient alors l’assiette de l’impôt, c’est-à-dire le revenu net imposable, c’est-à-dire la somme sur laquelle sera dû l’impôt sur le revenu.

Il est utile de rappeler quelques éléments de base concernant l’impôt sur le revenu, avant d’aborder les particularités liées à l’activité d’artiste musicien.

LE CALCUL DU REVENU IMPOSABLE Nous ne présenterons que de manière schématique le système de calcul du revenu imposable. La diversité des situations de chaque contribuable, la complexité et les subtilités inhérentes à la matière ne nous permettent bien sûr pas de traiter de ces questions de manière exhaustive.

TAUX D’IMPOSITION Afin de connaître le pourcentage du revenu net imposable qu’il conviendra de verser au titre de l’impôt sur le revenu, il faut calculer le quotient familial. Il permet en effet de déterminer la tranche dans laquelle on se situe et, ainsi, de connaître son taux d’imposition.

QU’EST-CE QUE L’ASSIETTE DE L’IMPÔT ? Ce que l’on appelle l’assiette de l’impôt correspond à la somme totale des revenus sur lesquels sera perçu l’impôt. Afin de calculer l’assiette, il s’agit tout d’abord de faire le total de l’ensemble des sommes perçues en contrepartie d’un travail, comme les salaires (le salaire net imposable, tel qu’il est signalé sur les fiches de paye), les bénéfices non commerciaux, mais également les commissions, les pourboires, etc. Autrement dit, il s’agit de tous les types de revenus, quels que soient leur nature juridique et leur source. Ainsi les droits d’auteur sont-ils des revenus imposables. Certaines sommes, bien qu’elles ne soient pas le fruit d’un travail, sont également considérées comme des revenus : il s’agit notamment des indemnités journalières de maladie ou encore des allocations chômage. Les revenus imposables sont en outre constitués de revenus autres que ceux ayant trait à une activité professionnelle : revenus fonciers, plus-values immobilières… Cela permettra d’obtenir le revenu brut global.

Le quotient familial se calcule en fonction du nombre de parts : pour l’obtenir, on divise le revenu net global par le nombre de parts d’une famille. Les parts sont déterminées de la manière suivante : – 1 personne seule : 1 part – 1 personne + époux/épouse ou Pacs-é(e) : 2 parts – 1 enfant : + 0,5 part – 2 enfants : + 1 part supplémentaire – 3 enfants : + 2 parts supplémentaires – 4 enfants : + 3 parts supplémentaires ; etc. Quotient familial : tranche du revenu jusqu’à 5 963 €

De ce revenu brut global, il conviendra de soustraire les charges déductibles, c’est-à-dire certaines catégories de dépenses qui diminuent les revenus dont dispose réellement le contribuable – ce sont, par exemple, les pensions alimentaires versées aux ascendants ou aux descendants. Cela permettra d’obtenir le revenu net global.

0%

de 5 964 à 11 896 €

5,5 %

de 11 897 à 26 420 €

14 %

de 26 421 à 70 830 €

30 %

plus de 70 830 €

41 %

Exemple : Deux personnes mariées ont 3 enfants. Leur revenu net imposable s’élève à 52 000,00 € Le nombre de parts équivaut à 2 parts (époux) + 2 parts (3 enfants), soit 4 parts. Leur quotient familial est donc égal à 52 000/4, soit 13 000 €. Ils sont dans la tranche de 11 897 à 26 420 € et seront tenus de verser 14 % de 52 000 €, soit 7 280 € au titre de l’impôt sur le revenu.

Une fois ce revenu net global établi, il faudra encore en retirer les éventuels abattements et déductions fiscales. Ce sont des sommes : – que l’on aura calculées soi-même : par exemple, les frais professionnels “réels” ; – qui sont des sommes forfaitaires : par exemple, 5 698 € peuLa Lettre du Musicien – deuxième quinzaine de mai 2012 – n°418

Taux marginal d’imposition

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왎 LE POINT JURIDIQUE

LES PARTICULARITÉS DE LA DÉCLARATION POUR LES ARTISTES MUSICIENS

La déduction de 14 % Les artistes musiciens peuvent opter pour une déduction de 14 % des salaires qu’ils auront perçus pour leur activité de musicien et éventuellement d’enseignant de musique, au titre des dépenses d’amortissement et d’entretien des instruments, ainsi que du matériel technique professionnel. Il existe un plafonnement de la somme déduite au titre de ces 14 % : même si la somme réelle dépasse le plafond, l’artiste ne pourra déduire plus de 141 570 € de son revenu brut global.

La spécificité des métiers artistiques se traduit d’une part par des règles spéciales relatives à la déduction des frais professionnels et, d’autre part, à deux modes particuliers de règlement de l’impôt : la retenue à la source et l’étalement de l’impôt.

LES FRAIS PROFESSIONNELS Pour déduire les frais professionnels de leur revenu brut global, les artistes ont le choix entre deux options.

Les artistes chorégraphiques, lyriques et les choristes peuvent également déduire 14 % de leurs salaires. Cette somme correspondra, dans leur cas, aux dépenses engagées au titre de la formation, des frais médicaux qui n’ont pas été remboursés et qui sont liés à l’exercice de leur formation, des frais d’instrument de musique et d’entretien des instruments.

L’abattement de 10 % Ils peuvent opter pour l’abattement forfaitaire de 10 % applicable à l’ensemble des salariés, quelle que soit leur profession. Concrètement, cela signifie qu’ils déduiront 10 % du revenu brut global au titre des frais professionnels.

Attention : Si l’artiste a contracté un emprunt pour acquérir son instrument, les intérêts de cet emprunt ne sont pas couverts par les 14 %. Ils pourront donc être déduits au titre des “autres frais réels”.

La déduction des frais réels Ils peuvent toutefois renoncer à cet abattement général de 10 % et opter pour la déduction de leurs frais réels. Deux solutions se présentent alors à eux. Première solution : ils peuvent calculer l’ensemble des frais professionnels qu’ils ont réellement engagés et déduire cette somme de leur revenu brut global. La question qui se pose est celle de la nature des sommes qui peuvent être considérées comme des frais déductibles au titre de l’impôt sur le revenu. Il doit s’agir de frais professionnels, c’est-à-dire être liés et nécessaires à l’activité professionnelle. Afin de calculer les frais déductibles relatifs au transport, c’est-à-dire aux dépenses liées à l’utilisation du véhicule personnel à des fins professionnelles, il existe des tableaux de barèmes kilométriques (on les trouve facilement sur Internet) permettant le calcul des frais à déclarer en fonction du véhicule : automobile, moto, scooter. Ces barèmes incluent l’ensemble des frais relatifs à l’utilisation du véhicule : l’usure naturelle, les coûts de réparation et d’entretien, les dépenses de carburant et d’assurances. Si des frais annexes ont été engagés (parking, péage…), ils pourront également être déduits, à condition bien sûr de conserver l’ensemble des justificatifs. D’une manière générale, l’ensemble des frais doit être détaillé dans la déclaration de revenus (ou sur papier libre joint à la déclaration). Attention : Dans le cas des frais réels, l’administration fiscale pourra réclamer l’ensemble des justificatifs. Il est donc impératif de les conserver (et ce, pendant trois ans) afin de pouvoir les présenter en cas de besoin.

La déduction de 5 % Les artistes dramatiques, lyriques, cinématographiques ou chorégraphiques, les artistes musiciens, choristes, chefs d’orchestre et régisseurs de théâtre, peuvent déduire 5 % de leur rémunération annuelle au titre de divers frais professionnels. Il s’agit des frais vestimentaires et de coiffure, de représentation, de communications téléphoniques professionnelles, de fournitures diverses, frais de formation et frais médicaux spécifiques autres que ceux des artistes chorégraphiques, lyriques et choristes1. La jurisprudence du Conseil d’Etat de décembre 2011 Une décision importante a été rendue par le Conseil d’Etat le 30 décembre 2011 (n° 341722), concernant l’artiste musicien ayant également – ou même principalement – une activité d’enseignement musical. Tous ses revenus – et donc y compris ceux perçus au titre de l’activité d’enseignement – peuvent-ils bénéficier de la déduction forfaitaire de 14 et 5 % ? Ou ces déductions ne peuvent-elles être appliquées que pour la seule part perçue au titre de l’activité d’artiste et non d’enseignant ? Le Conseil d’Etat a levé le doute : toutes les sommes peuvent faire l’objet de la déduction forfaitaire des artistes musiciens et ce, même si pour l’année N-1 l’activité d’enseignement était prépondérante, comme c’était le cas dans l’affaire en cause.

Deuxième solution : ils peuvent opter, pour certains des frais considérés comme inhérents à la profession musicale, pour une évaluation forfaitaire. Cela signifie que pour certains des frais engagés par les artistes (mais pas tous !), ces derniers ne déduiront pas les sommes réellement engagées, mais un certain pourcentage fixe de leurs revenus. Les autres frais professionnels seront, quant à eux, déduits en tant qu’autres frais réels (calcul des dépenses réelles qui ont été faites).

Comment choisir ? Le choix dépend tout simplement de l’estimation des sommes pouvant être déduites et qui permettront donc de payer moins d’impôt sur le revenu : si les abattements de 14 et 5 % donnent une somme supérieure aux sommes déduites en frais réels, il sera bien évidemment judicieux d’opter pour cette solution. Dans le cas contraire, et après calcul, l’artiste choisira la déduction intégrale de ses frais réels ou l’abattement de 10 %.

Il existe deux déductions forfaitaires particulières. Elles peuvent être cumulées ou l’artiste pourra ne choisir que l’une d’entre elles.

En France, le paiement de l’impôt sur le revenu intervient de manière différée. Son versement ne fait suite qu’à une déclaration des revenus perçus l’année précédente.

LA RETENUE À LA SOURCE

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LE POINT JURIDIQUE 왎

les quatre années suivant la révocation, l’option continuera malgré tout à s’appliquer : le dispositif continue de faire effet pour les bénéfices et salaires réalisés et/ou perçus pendant les années couvertes par l’option.

Dans l’hypothèse où un artiste étranger, fiscalement domicilié en dehors de la France, est rémunéré par un employeur français, l’impôt sur le revenu est cependant versé par le biais d’une retenue à la source. Cela signifie donc que l’employeur versera directement à l’administration fiscale2 15 % du revenu brut, auquel sont d’abord soustraits 10 % au titre des frais professionnels.

Exemple : En 2009, le revenu imposable d’un artiste était de 12 600 €. En 2010, il s’est élevé à 23 800 €. En 2011, un regain de popularité lui a permis d’avoir un revenu imposable de 65 000 €. Malheureusement, en 2012, il ne peut envisager, au mieux, qu’un revenu imposable de 16 000 €, rendant ainsi très difficile le paiement de son impôt sur les revenus de 2011. Grâce au système de l’étalement de l’impôt, son revenu moyen des trois dernières années ne s’élève qu’à 33 800 € et c’est sur la base de cette somme qu’il paiera son impôt sur le revenu en 2012. En 2013, l’impôt sur le revenu qu’il va devoir sera, quant à lui, calculé sur la moyenne des revenus 2012, 2011 et 2010 ; puis, en 2014, il sera calculé sur la moyenne des revenus de 2013, 2012 et 2011 ; en 2015, sur ceux de 2014, 2013 et 2012. En 2016, l’artiste décide de révoquer cette option. En 2016 et 2017, le calcul de son impôt sera toutefois encore calculé sur la base de la moyenne des revenus. En effet, il n’a pas encore “payé” la totalité de son impôt sur les revenus de 2013 et 2014. Ce n’est qu’en 2018 que son impôt ne sera calculé que sur les revenus perçus en 2017.

Exemple : Un artiste a perçu un cachet de 1 000 euros brut. On déduit de cette somme 10 %, soit 100 euros. L’impôt sur le revenu versé par l’employeur correspond à 15 % de 900 euros, soit 135 euros.

L’article 182C du Code général des impôts permet également aux artistes domiciliés fiscalement en France de choisir le système de la retenue à la source de l’impôt sur le revenu. L’artiste doit en faire la demande expresse à ses employeurs (article 46A de l’annexe III du Code général des impôts). Cela signifie donc que les employeurs verseront à l’administration fiscale 15 % du montant brut des revenus. Les revenus concernés sont : les salaires, droits d’auteur et rémunérations versées aux artistes.

Attention : Les artistes ayant opté pour la retenue à la source ne sont toutefois pas dispensés de remplir la déclaration d’impôt sur le revenu, afin, éventuellement, de réajuster l’impôt dû au titre de l’année N-1. Ce réajustement sera notamment lié à la déduction des frais professionnels, à la perception de revenus non salariés (droits d’auteur, par exemple), mais également à l’ensemble des sommes permettant de faire varier le revenu imposable (pensions alimentaires, revenus de plus-values immobilières, etc.).

Outre la technicité et les subtilités des règles fiscales, c’est également le choix de l’option la plus favorable qui rend parfois cette déclaration d’une grande complexité. En cela, le simulateur de calcul d’impôt est indéniablement une aide précieuse (disponible sur le site : www.impots.gouv.fr).

L’ÉTALEMENT DE L’IMPÔT SUR 3 OU 5 ANS Le Code général des impôts permet à certaines catégories professionnelles, et notamment aux artistes, de demander l’étalement de leur impôt sur une période de 3 ou de 5 ans. Les revenus concernés sont les bénéfices résultant de la production artistique, autrement dit les droits d’auteur (article 100 bis du Code général des impôts) et les salaires (article 84 A). Cette possibilité est intéressante pour ceux qui connaissent des revenus fluctuants, des pics soudains suivis de périodes plus difficiles. Le système est le suivant : selon l’option choisie (3 ou 5 ans), l’administration fiscale calculera chaque année le revenu moyen de l’artiste : aux revenus de l’année d’imposition seront ajoutés les revenus des deux ou des quatre années précédentes, puis ce total de revenus sera divisé par 3 ou par 5 selon l’option choisie.

Enfin, s’il ne fallait retenir que trois points concernant l’impôt sur le revenu, ce seraient sans doute les suivants : – ne pas oublier de remplir et renvoyer la déclaration en temps et en heure (par voie postale ou électronique) et ce, même si l’artiste a opté pour la retenue à la source; – conserver précieusement l’ensemble des justificatifs en cas de déclaration des frais réels; – faire une demande expresse à l’administration, si l’artiste souhaite bénéficier de l’étalement de l’impôt. ANNA GRABINSKI 1. Les frais médicaux spécifiques des artistes chorégraphiques, lyriques et des choristes font en effet partie des frais entrant dans les 14 % de déduction, si l’artiste choisit d’en bénéficier. Dans le cas contraire, il pourra les déduire au titre des autres frais réels engagés. 2. Il s’agit du centre des impôts dont dépend l’employeur. Cette somme doit être versée au plus tard le 15 du mois qui suit le versement du salaire.

Attention : Le bénéfice de l’étalement doit faire l’objet d’une demande expresse à l’administration fiscale. Bien que l’on puisse mettre fin à l’option (révocation), pendant les deux ou

NOUVEAU

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OFFRES D’EMPLOI

La revue haut de gamme des amateurs et des professionnels

Détail des sommaires et achat en ligne sur www.revuepiano.com 70

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OFFRES D’EMPLOI 

Le Syndicat Intercommunal de l’Ecole de Musique du Trégor (EMT) villes de Lannion/Saint Quay-Perros/Perros-Guirec (627 élèves, 28 enseignants),

émt

Recrute selon conditions statutaires Missions : ➢ Enseignement de l’instrument ➢ Organisation pédagogique de la classe en lien avec le projet d’établissement ➢ Suivi et orientation des élèves ➢ Participation aux projets pédagogiques et artistiques ➢ Participation à la réflexion pédagogique ➢ Enseigner dans un dispositif Orchestre à l’Ecole ➢ Participer à la coordination de ce projet.

Trois Assistants d’enseignement artistique principaux de 1re ou 2e classe  Discipline trompette (tuba apprécié)

Temps non complet : 6 heures  Discipline trombone (tuba apprécié)

Temps non complet : 6 heures  Discipline flûte traversière

Temps complet : 20 heures

Merci d’adresser une lettre de motivation + CV+ photocopie des diplômes à Monsieur Le Président, Ecole de musique du Trégor, 40 rue Jean Savidan, 22300 LANNION Email: ecolemusique.tregor@orange.fr –  02 96 46 53 70

Postes à pourvoir pour le 1er septembre 2012. Date limite de candidature: 15 juin 2012

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 OFFRES D’EMPLOI

La Communauté de Communes du Pays Granvillais recrute pour son Ecole Intercommunale de Musique

La

(400 élèves – 16 professeurs )

25 communes www.agglo-cambrai.fr

un Assistant Spécialisé d’Enseignement Artistique (h/f)

recrute par voie statutaire, pour le

Spécialité : Saxophone Poste à temps non complet : 12h/semaine A pourvoir à compter du 1er septembre 2012

CONSERVATOIRE À RAYONNEMENT DÉPARTEMENTAL - MUSIQUE, THÉÂTRE DE LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION DE CAMBRAI 600 élèves – 36 professeurs

Missions :

son

• Enseigner les saxophones aux élèves (enfants et adultes) de 1er, 2ème et 3ème cycles • Assurer le suivi des élèves • Participer aux projets de diffusion de l’établissement • S’investir dans les réflexions pédagogiques lors des réunions

Directeur d’Etablissement d’Enseignement Artistique

Profil : • Diplôme d’Etat souhaité • Expérience pédagogique vivement souhaitée • Bonnes qualités relationnelles

- 2e catégorie ~ selon conditions statutaires ~

Poste à pourvoir en septembre 2012 

Les candidatures manuscrites accompagnées d’un CV sont à adresser à : Monsieur le Président de la Communauté de Communes du Pays Granvillais 197, avenue des Vendéens – 50400 GRANVILLE.

Missions du poste

• Poste statutaire de Chef de Service placé sous l’autorité de Monsieur le Député-Maire de Cambrai, Président de la Communauté d’Agglomération de Cambrai • Direction administrative, financière et comptable de l’établissement • Direction pédagogique en accord avec les directives de l’Etat – schémas d’orientation, cursus amateur (IIIème cycle) et/ou professionnel (CEPI /cycle spécialisé et Perfectionnement, préparation à l’enseignement supérieur) • Participation active au réseau des conservatoires à rayonnement régional et départemental sous l’égide de la DRAC Nord /Pas de Calais • Etayement de l’image de « pôle-ressources » territorial de l’établissement • Développement du partenariat avec l’Education Nationale et les Ecoles • Poursuite de la mise en valeur du patrimoine musical et théâtral local • Entretien et intensification des liens ouverts sur les structures – publiques ou associatives – dévolues à l’expression artistique sous toutes ses formes • Promotion de la diffusion des prestations de concert et de théâtre de l’établissement • Rédaction du projet d’établissement et de la demande de renouvellement de classement de l’Etablissement • Suivi des travaux du futur département des musiques actuelles et des travaux de réaménagement du Conservatoire 

Date limite de dépôt des candidatures : 15 juin 2012

Renseignements complémentaires : Jean-Luc HUBERT, Directeur de l’Ecole de Musique, au 02 33 50 44 75

LA VILLE DE

COLOMIERS

(Haute-Garonne - 34000 habitants)

RECHERCHE POUR SA DIRECTION DES AFFAIRES CULTURELLES

UN ASSISTANT SPECIALISE D’ENSEIGNEMENT ARTISTIQUE DISCIPLINE : DANSE JAZZ A TEMPS NON COMPLET (12 h/hebdomadaire) Pour son Conservatoire à Rayonnement Communal de Musique, Danse, de Théâtre, d’Arts Plastiques (1150 élèves / 44 enseignants) Missions : ➢ Enseignement de la Danse Jazz – Cycles 1, 2 et 3, en respect des prérogatives énoncées dans le schéma d’orientation pédagogique émanant du Ministère de la Culture et de la Communication. ➢ Intégration dans l’équipe pédagogique (4 enseignants), constituant le département chorégraphique du Conservatoire. ➢ Développement de la discipline, en regard du projet de l’établissement, d’une volonté énoncée de transversalité avec les autres disciplines chorégraphiques, la danse contemporaine en particulier, ainsi qu’avec les autres spécialités présentes et enseignées dans l’établissement : Musique / Théâtre / Arts Plastiques.

Profil recherché

• Certificat d’aptitude aux fonctions de Direction d’un établissement d’enseignement artistique de 1ère ou 2ème catégorie délivré par le ministère de la Culture apprécié 

Candidature

Profil : ➢ Titulaire du Diplôme d’Etat dans la discipline Jazz. ➢ Cadre d’emplois des Assistants Spécialisés d’enseignement artistique. ➢ Expérience artistique vivement souhaitée,. ➢ Intérêt particulier porté à la Danse Contemporaine, aux matières d’Eveil et d’Initiation.

Lettre de motivation, C.V. avec photo d’identité, justificatifs des titres et diplômes à adresser avant le 15 juin 2012 à : Monsieur le Président – Communauté d’Agglomération de Cambrai Direction des ressources humaines – 14, rue Neuve - 59400 CAMBRAI 

Poste à pourvoir au 1er septembre 2012, par voie de mutation ou inscription sur liste d’aptitude

Contact

Pour tout renseignement, joindre Madame SAYDON, Conseillère Déléguée chargée du Conservatoire à rayonnement départemental de la Communauté d’Agglomération de Cambrai (03.27.73.21.00)

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter Monsieur Marc JAMMOND, Directeur du CRC au 05-61-15-22-87 Vous voudrez bien adresser un CV, une lettre de motivation ainsi que votre dernier arrêté de carrière avant le 8 juin 2012, à l’attention de M. Le Maire de la Ville de Colomiers. Par courrier : 1, Place Alex Raymond BP 30330 31776 COLOMIERS Cedex Par mail : drh.gc@mairie-colomiers.fr

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OFFRES D’EMPLOI 

Vitré Communauté

VILLE D’AGDE

(36 communes – 64 000 habitants)

23 000 habitants - Surclassée 80 – 150 000 habitants

Recrute pour son école municipale recrute pour son Conservatoire à Rayonnement Intercommunal de musique et d’art dramatique

de musique (400 élèves – 23 enseignants) Par voie de mutation ou liste d’aptitude

un enseignant de chant et art lyrique (H/F)

(920 élèves - 39 enseignants - Classes CHAM - 4 sites d’enseignement sur le territoire)

20 h hebdomadaires, titulaire du DE - Débutant accepté si qualifié

Un professeur de formation musicale (h/f)

Profil :

Professeur d’Enseignement Artistique à temps complet (16h hebdomadaires) – Catégorie A

• artiste musicien se produisant en concerts • connaissance des outils et des méthodes pédagogiques • esprit d’équipe • qualités relationnelles • participation active aux projets de l’école et à la vie culturelle de la ville. • rémunération statutaire

Coordonnateur du département Formation musicale Missions : Sous l’autorité du directeur du Conservatoire, le professeur coordonnateur du département formation musicale est chargé : • D’assurer l’animation de l’équipe enseignante en formation musicale, la coordination du département et la conduite du projet pédagogique de la discipline. • D’enseigner la formation et la culture musicales sur l’ensemble du cursus et aux élèves des classes CHAM musicales. • De participer à la mise en œuvre du projet pédagogique en développant, en collaboration avec ses collègues, des projets éducatifs et artistiques transversaux (chorale, percussions, improvisation, musiques actuelles, MAO).

1er

Poste à pourvoir au septembre 2012 Adresser lettre de motivation + CV à : MAIRIE D’AGDE - Service Recrutement et développement des compétences CS 20007 – 34306 Agde Cedex ou par mail : helene.grenouillon@ville-agde.fr Renseignements : 04 67 000 600 - François Durand directeur EM

Profil : • Qualités pédagogiques et relationnelles • Sens de l’organisation, de la concertation et du travail en équipe Conditions de recrutement : • Titulaire du Certificat d’aptitude de professeur de formation musicale ou du concours de P.E.A. • Expérience similaire souhaitée • Recrutement par voie statutaire ou à défaut contractuel

Poste à pourvoir en septembre 2012 Merci d’adresser lettre de motivation, CV à Monsieur le Président – Vitré Communauté Service recrutement 16 bis Bd des rochers – B.P. 20613 - 35506 VITRE avant le 25 mai 2012

VALENCE AGGLO SUD RHÔNE-ALPES 120 000 habitants, 11 communes (Beaumont-lès-Valence, Bourg-lès-Valence, Chabeuil, la Baume Cornillane, Malissard, Montélier, Montmeyran, Portes-lès-Valence, Saint Marcel-lès-Valence, Upie, Valence) Recrute par voie statutaire Pour son conservatoire à Rayonnement Départemental (1000 élèves – 50 enseignants)

3 Professeurs Certifiés d’Enseignement Artistique (H/F) Grade de Professeur d’Enseignement Artistique de Classe Normale

Flûte à bec (éventuellement traverso) à temps complet (réf : PROF/FLU)  Clarinette à temps complet (réf : PROF/CLA)  Cor à temps incomplet 8 heures (réf : PROF/COR) 

1 Assistant d’Enseignement Artistique (H/F) Grade d’Assistant d’Enseignement Artistique 

Pianiste accompagnateur à temps incomplet 14 heures (réf : ASS/PIA) Missions et Profil : Sous l’autorité du Directeur de l’établissement : Les professeurs : • Proposent un projet de développement de leur spécialité, • Font la promotion de leur instrument auprès des CHAM et en traditionnel, • Elaborent des projets transversaux avec les départements musiques anciennes, musiques de film, musiques actuelles et le département jazz, • Encadrement de pratiques d’ensemble. L’assistant : • Accompagne les instrumentistes, les chanteurs et les danseurs, • Travaille en transversalité avec l’ensemble des enseignants, • Doit posséder des qualités d’improvisation, • Disponibilité indispensable pour les manifestations artistiques organisées par l’établissement.

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Lieu de travail : Conservatoire à Rayonnement Départemental Conditions de recrutement : Rémunération statutaire + régime indemnitaire+ CNAS Postes à pourvoir au 1er septembre 2012 Merci de candidater soit le site internet de Valence Agglo : www.valenceagglo.fr avant le 21 mai 2012 soit par mail à l’adresse : recrutement@valenceagglo.fr en rappelant la référence de l’offre dans l’objet de l’e-mail.


 OFFRES D’EMPLOI

Recrute son

DIRECTEUR D’ECOLE INTERCOMMUNALE DE MUSIQUE

La Thiérache du Centre Communauté de Communes (Aisne) 4 cantons – 68 communes 28 000 habitants Cantons de La Capelle, Le Nouvion en Thiérache, Sains-Richaumont, Vervins

Missions : Mise en cohérence des pôles existants et élaboration d’une organisation globale de l’enseignement musical sur l’ensemble du territoire, dans la perspective d’un projet culturel plus large Organisation pédagogique et évaluation des élèves dans le cadre du “schéma départemental de l’enseignement musical”, en concertation avec l’équipe enseignante Développement de la diffusion et de l’animation musicales sur le territoire Compétences requises : Pratique musicale et expérience pédagogique professionnelles, Expérience de direction d’ensembles instrumentaux et/ou vocaux, Intérêt pour le développement culturel en milieu rural, Sens de l’organisation, Capacité à innover et à développer des relations partenariales, Bonne pratique de l’informatique. Conditions : Cadre d’emploi des Professeurs d’Enseignement Artistique chargés de direction, spécialité musique Emploi à temps complet (35 heures), Prise de fonction souhaitée le 1er août 2012, Rémunération statutaire + régime indemnitaire + indemnités de déplacement, Permis B et véhicule indispensables.

Les dossiers de candidature (lettre manuscrite de candidature et CV) sont à adresser à : Monsieur le Président de la Thiérache du Centre, Communauté de Communes, Villa Pasques, BP 28, 02260 LA CAPELLE avant le 15 juin 2012 Renseignements complémentaires auprès de Monsieur Pierre Caurier - Directeur Général des Services – tél. 03 23 97 36 00 Email : p.caurier@cc-tc.fr

Le Syndicat mixte du Conservatoire

à rayonnement départemental de l’Aveyron

recrute, par voie statutaire ou contractuelle

LE DIRECTEUR (H/F) ARTISTIQUE ET PEDAGOGIQUE – Adjoint au directeur général 80 enseignants itinérants – 16 antennes territoriales d’enseignement – 1600 élèves Le syndicat mixte regroupe le Département, la Communauté d’Agglomération du Grand Rodez, 3 communes et 11 communautés de communes. Il touche 50% de la population aveyronnaise et porte le service public d’enseignement musical de proximité en milieu urbain et rural.

2. Coordination de l’équipe pédagogique : organisation des études et examens, administration pédagogique via le logiciel iMuse, management des enseignants et responsables d’antenne en lien avec le directeur général, 3. Pilotage de la politique artistique et de la diffusion : proposition et mise en œuvre de la saison artistique, tutorat des ensembles, développement de la diffusion centrée sur les élèves.

Le conservatoire développe son activité à travers 11 départements pédagogiques et un large éventail d’esthétiques musicales. Il propose une saison de concerts (13 000 spectateurs) et des interventions en milieu scolaire, dont des dispositifs CHAM et Orchestre à l’Ecole. Environnement du poste • Vous exercerez vos missions en étroite collaboration avec le directeur général du syndicat mixte, et sous son autorité hiérarchique. Vous assurez les fonctions d’adjoint au directeur général. • Les missions du directeur artistique et pédagogique s’inscrivent dans le cadre budgétaire pluriannuel défini par les élus du comité syndical sur la période 2012-2014.

Profil recherché • Vous avez des capacités à devenir une référence artistique sur le territoire. Vous aurez un rôle très important pour le développement de la musique et de l’enseignement musical dans le département, et devrez être force de proposition. • Vous avez un sens certain du service public, vous faites preuve d’aisance relationnelle et de capacité d’écoute. Vous savez travailler en équipe au sein d’une direction, et savez manager des équipes d’enseignants. Vous avez connaissance des enjeux actuels des collectivités et du fonctionnement d’un EPCI.

Missions principales 1. Participation au développement de la politique du conservatoire sur le plan pédagogique, notamment au travers de la définition du projet d’établissement,

Compétences Cadre d’emploi des directeurs d’établissements territoriaux d’enseignement artistique, 2ème catégorie.

CV et lettre de motivation à adresser au plus tard le 22 juin 2012 par voie électronique : contact@crd-aveyron.fr ou bien à l’adresse 25, avenue Victor Hugo 12 000 Rodez.

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OFFRES D’EMPLOI 

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 OFFRES D’EMPLOI

La Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère (C.A.PI) 21 communes – 96 0000 habitants Située à 30 mn de Lyon, 50 mn de Grenoble

RECRUTE POUR LE CONSERVATOIRE HECTOR BERLIOZ (Conservatoire à Rayonnement Départemental – musique, danse et théâtre) 70 enseignants – 1100 élèves – plan musique à l’école

• 1 poste de professeur d’enseignement artistique (PEA) (16h00) – formation musicale avec compétences en écriture et analyse • 1 poste d’assistant d’enseignement artistique principal (AEAP) (10h00) – formation musicale • 1 poste d’assistant d’enseignement artistique principal (AEAP) (10h00) – violon • 1 poste de professeur d’enseignement artistique (PEA) (5h00) – Orgue + harmonisation clavier • 1 poste d’assistant d’enseignement artistique principal (AEAP) (15h00) – accompagnement danse • 1 poste de professeur d’enseignement artistique (PEA) (5h00) – viole de gambe. Postes à pourvoir le 1er septembre 2012. Les profils de postes détaillés sont disponibles sur le site de la C.A.P.I. : http://www.capi-agglo.fr Pour tous renseignements complémentaires, joindre le conservatoire au 04 74 93 54 05. PROFILS DES CANDIDATS : • Titulaire du C.A. ou équivalent/liste d’aptitude du CNFPT pour les PEA • Titulaire du D.E. ou équivalent/liste d’aptitude du CNFPT pour les AEAP • Parcours artistique reconnu • Avec formation et expérience pédagogiques CANDIDATURES : Date limite de réception des candidatures : le 18 mai 2012. Adresser lettre de motivation + curriculum vitae + copie des diplômes et attestations + pour les agents de la fonction publique copie du dernier arrêté, à Monsieur le Président de la C.A.P.I. – service « ressources humaines » – 17 avenue du Bourg – 38080 L’ISLE D’ABEAU.

La Ville de FONTAINE – 23 000 habitants Agglomération de GRENOBLE recrute pour son Ecole de musique - Conservatoire à rayonnement communal

un(e) DIRECTEUR(TRICE) L’École de Musique de Fontaine (14 salles, 2 studios de répétition, 280 élèves, 24 enseignants et musiciens intervenants en milieu scolaire) fait partie de La Source, équipement culturel à dominante musicale. Missions ➢ Diriger l’Ecole de musique – CRC et son personnel en coordination avec le projet d’établissement de La Source et l’organisation des services municipaux, ➢ Piloter un projet de service autour du développement des pratiques collectives et de la cohérence et l’évolution d’un projet pédagogique innovant, ➢ Soutenir et développer les pratiques amateurs collectives, y compris dans le domaine des musiques actuelles, ➢ Assumer la responsabilité de la gestion administrative et financière de l’École de musique – CRC, de ses locaux et de ses matériels (intégrant un studio de MAO et de création électroacoustique), ➢ Proposer et organiser des activités de création et de diffusion musicales liant l’École de musique – CRC avec des partenaires locaux (services municipaux, associations musicales, partenaires éducatifs…), ➢ Assurer la gestion des interventions en milieu scolaire (CHAM, PEL…).

Profil ➢ Musicien(ne), expérience réussie d’encadrement et d’animation d’une équipe d’enseignants de musique en milieu scolaire, ➢ Niveau de formation, connaissances et aptitudes à la mise en œuvre des programmes, méthodes, démarches et évolutions de l’enseignement de la musique au sein d’un établissement agrée par l’Etat (Ministère de la Culture), ➢ Connaissance des milieux musicaux et des structures de l’action culturelle et de la création artistique, Conditions : ➢ Poste à temps plein annualisé ➢ Poste à pourvoir à compter du 1er octobre, Grade : ➢ Cadre de professeur d’enseignement artistique, titulaire du certificat d’aptitude aux fonctions de directeur ou CDD 3 ans renouvelable.

Les candidatures avec lettre de motivation et curriculum vitae sont à adresser avant le 8 juin 2012, délai de rigueur, à Monsieur le Maire, Hôtel de Ville, B.P. 147, 38603 FONTAINE CEDEX.

Dates des prochaines parutions de La Lettre du Musicien n° 419

4 juin

n° 421

10 septembre

n° 420

18 juin

n° 422

1er octobre

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OFFRES D’EMPLOI 

Le Conservatoire à rayonnement régional 93 d’Aubervilliers - La Courneuve recrute un assistant d’enseignement artistique principal 1ère classe (DE ), discipline chant choral et formation musicale

un enseignant de Musique Assistée par Ordinateur (PEA ou AEA principal 1ère classe)

à temps non complet de 12 heures

à temps non complet de 7 heures MISSIONS :

un assistant d’enseignement artistique principal (DE ), discipline formation musicale

1ère

classe

à temps non complet de 14 heures

un assistant d’enseignement artistique principal 1ère classe (DUMI), discipline musicien intervenant en milieu scolaire à temps non complet de 11 heures Renseignements auprès de Bertrand Guilgaud, directeur-adjoint : 01 48 11 04 60

• dans le cadre du projet d’établissement du CRR 93 et au sein du département création, enseignement de la composition et création assistées par ordinateur, suivi des études des élèves au sein d’un cursus menant au DEM. PROFIL :

• compétences autant dans les musiques électroacoustique, mixte, en temps réel, installations sonores, musiques de scène (théâtre et danse) que dans les musiques actuelles et l’improvisation. Maitrise des logiciels Pro-Tools, Logic Pro, Live, Max-msp, Open music. • Compétences pédagogiques avérées, intérêt prononcé pour le travail en équipe et les projets interdisciplinaires. Renseignements auprès de Maxime Leschiera, directeur-adjoint : 01 43 11 21 10

Postes à pourvoir au 1er septembre 2012. Adresser candidature avec CV et lettre de motivation, avant le 15 juin 2012, à Monsieur le président du Syndicat intercommunal pour le Conservatoire à rayonnement régional d’Aubervilliers - La Courneuve 13 rue Réchossière – 93300 Aubervilliers

www.conservatoireregional93.fr

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 OFFRES D’EMPLOI

La Communauté de Communes du

Cœur de l’Avesnois (31.206 habitants, 44 communes) Dans le cadre de son projet culturel de territoire et de la reprise des Classes à Horaires Aménagés du collège Renaud-Barrault d’Avesnelles (CHAM-Maitrise Boréale), adhérentes au Réseau Régional de Chœurs d’Enfants, la Communauté de Communes du Cœur de l’Avesnois recrute pour sa rentrée 2012/2013 un

Assistant d’Enseignement Artistique discipline Accompagnement Piano h/f (cadre B de la Fonction Publique Territoriale) Description du poste : L’agent assure l’accompagnement des répétitions de la CHAM et des interventions en écoles primaires, ainsi que les manifestations publiques à vocation pédagogique qui en découlent. L’agent participe au suivi pédagogique des élèves et à l’encadrement des effectifs pendant les heures d’enseignements, mais aussi lors des sorties ou des concerts à vocation pédagogique. Il assiste le chef de chœur et peut être amené à prendre en main les répétitions. Il participe activement à la mise en place technique et artistique, ainsi qu’au projet global d’établissement lors des commissions pédagogiques ou des réunions. Il soutient et alimente les projets mis en place dans le cadre des CHAM ou du Réseau Régional de Chœurs d’Enfants. Profil requis: Titulaire d’un D.E. aux fonctions d’assistant spécialisé « chant » alliant une expérience de l’accompagnement et la gestion des chœurs d’enfants. Expérience artistique professionnelle en piano - Connaissance des outils pédagogiques de l’enseignement du chant-choral à destination des enfants et des adolescents de 7 à 18 ans - Expérience en accompagnement piano – Une expérience en direction de chœur serait un plus. Lieux de travail : écoles primaires publiques du secteur (100 enfants), collège Renaud-Barrault d’Avesneslles (30 enfants), Lycée Jessé de Forest Qualités requises : Bon relationnel, sens de l’innovation, esprit d’ouverture, adaptabilité, mobilité, goût pour le travail en réseau, sens du service public, organisation, autonomie. Permis B exigé Temps non-complet 10 heures hebdomadaires à pourvoir en septembre 2012 Les candidatures accompagnées d’une lettre de motivation et d’un CV détaillé sont à adresser avant le 31 mai 2012 à : Monsieur le président de la Communauté de Communes du Cœur de l’Avesnois, B.P. 10 066 – 59362 Avesnes-sur-Helpe Cedex Contact : Stefan Moriamez 03 27 56 11 80

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La Lettre du Musicien 418  

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