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Etude d’impact Projet de Centrale Photovoltaïque de Lagnieu Maître d’Ouvrage: SAS CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE DE LAGNIEU Adresse de Correspondance : EDF EN France - Agence d’Aix-en-Provence M. Anthony ROUBIN 11 cours Gambetta – CS 70082 13182 Aix-en-Provence Cedex 5 mail : anthony.roubin@edf-en.com Tel : 04 42 29 80 40 Adresse du Demandeur : EDF EN France Coeur Défense - Tour B 100 Esplanade du Général De Gaulle 92932 Paris La Défense Cedex

Décembre 2017

Région Auvergne-Rhône-Alpes Département de l’Ain (01) Commune de Lagnieu - 01150


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Le projet d’implantation de la centrale photovoltaïque de Lagnieu nécessite la constitution d’une étude d’impact, conformément à l’article L.122-1 du Code de l’environnement. L’étude d’impact désigne à la fois une démarche (itérative) et un dossier réglementaire. La première est une réflexion approfondie s’appuyant sur des études scientifiques qui accompagnent et orientent l’élaboration du projet. Elle conduit le porteur du projet à faire des allers-retours entre localisation, évaluation des enjeux et des effets, et conception technique du projet. Elle implique donc une démarche itérative afin d’éviter un cloisonnement entre les différentes disciplines.

PREAMBULE A LA LECTURE DE L’ETUDE D’IMPACT

Le second, aboutissement du processus d’études, est le document qui expose, notamment à l’attention de l’autorité qui délivre l’autorisation et à celle du public, la façon dont le Maître d’Ouvrage a pris en compte l’environnement tout au long de la conception de son projet et les dispositions sur lesquelles il s’engage pour prendre en compte l’environnement. L’étude d'impact répond à trois objectifs prioritaires : -

Aider le Maître d'Ouvrage à concevoir un projet respectueux de l'environnement ; Eclairer l'autorité administrative sur la nature et le contenu de la décision à prendre ; Informer le public et lui donner les moyens de jouer son rôle de citoyen. Outre l’itérativité, le principe de proportionnalité représente également un des principes fondamentaux régissant la qualité des études d’impact. Selon ce principe le « contenu de l'étude d'impact est proportionné à la sensibilité environnementale de la zone susceptible d'être affectée par le projet, à l'importance et la nature des travaux, ouvrages et aménagements projetés et à leurs incidences prévisibles sur l'environnement ou la santé humaine » (article R. 122-5 du Code de l’Environnement). Ainsi, les méthodologies utilisées et les mesures mises en œuvre seront également conformes à ce principe.

NB : Le résumé non technique fait l’objet d’un indépendant joint au présent dossier d’étude d’impact.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

SOMMAIRE 1.

2.3.1.1. 2.3.1.2. 2.3.1.3.

2.3.2. Exploitation de la centrale photovoltaïque ............ 36 2.3.3. Démantèlement de la centrale photovoltaïque et remise en état du site ............................................................ 37 2.4. ESTIMATION DES TYPES ET QUANTITES DE RESIDUS ET D’EMISSIONS ATTENDUS EN PHASE TRAVAUX ET FONCTIONNEMENT 38 2.5. COMPATIBILITE ET ARTICULATION DU PROJET AVEC L’AFFECTATION DES SOLS ET LES DOCUMENTS DE REFERENCE ....... 40 2.5.1. Urbanisme et servitudes ....................................... 40

INTRODUCTION ................................................................... 13 1.1. 1.2.

PRESENTATION DU PORTEUR DU PROJET.......................... 13 POLITIQUE ENERGETIQUE ET PLANIFICATION TERRITORIALE DU PHOTOVOLTAÏQUE .................................................................. 14 1.2.1. Les gaz à effet de serre ........................................ 14 1.2.2. L’énergie photovoltaïque pour infléchir la tendance… ........................................................................... 15 1.3. LA PRISE EN COMPTE DE L’ENVIRONNEMENT DANS LES ACTIVITES D’EDF ENERGIES NOUVELLES ..................................... 18 1.3.1. Système de management environnemental ......... 18 1.3.2. Cahier des charges environnementaux ................ 19 1.4. CADRE JURIDIQUE ET CONTENU DE L’ETUDE D’IMPACT....... 19 2.

2.5.1.1. La Directive Territoriale d’Aménagement (DTA) de l’Aire métropolitaine de Lyon ...................................................... 40 2.5.1.2. Le Schéma de Cohérence Territoriale de BUCOPA . 40 2.5.1.3. Charte de territoire .................................................... 42 2.5.1.4. Lois montagne et littoral............................................ 42 2.5.1.5. Document d’urbanisme de Lagnieu .......................... 42 2.5.1.6. Servitudes d’urbanisme ............................................ 45 2.5.1.7. Synthèse................................................................... 47

DESCRIPTION DU PROJET................................................. 21 2.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE ET FONCIERE ......................... 21 2.1.1. Situation générale ................................................. 21 2.1.2. Géographie locale................................................. 21 2.1.3. Contexte foncier.................................................... 21 2.2. DESCRIPTION DES CARACTERISTIQUES PHYSIQUES DU PROJET 24 2.2.1. Composition d’une centrale photovoltaïque ......... 24 2.2.2. Caractéristiques générales de la centrale photovoltaïque ...................................................................... 25 2.2.3. Choix des fournisseurs ......................................... 26 2.2.4. Les modules photovoltaïques ............................... 26 2.2.5. Les structures photovoltaïques ............................. 27 2.2.6. Le raccordement électrique .................................. 28 2.2.7. Les voies de circulation et aménagements connexes 30 2.3. DESCRIPTION DES PHASES OPERATIONNELLES DU PROJET 33 2.3.1. Construction de la centrale photovoltaïque .......... 33

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Phasage des travaux ................................................ 33 Modalités de réalisation des travaux......................... 34 Gestion environnementale du chantier ..................... 36

2.5.2. Schémas de gestion des eaux et zonages règlementaires....................................................................... 47 2.5.2.1. 2.5.2.2. 2.5.2.3.

2.5.3. 3.

SDAGE Rhône-Méditerranée ................................... 47 SAGE de la Basse vallée de l’Ain ............................. 50 Situation du projet par rapport à la loi sur l’eau ........ 51

SRCAE Rhône-Alpes ............................................ 51

METHODOLOGIE ET AUTEURS DE L’ETUDE D’IMPACT 52 3.1. AIRES D’ETUDE ................................................................ 52 3.2. METHODES DE L’ETUDE D’IMPACT GLOBALE....................... 54 3.2.1. Analyse des enjeux ............................................... 54 3.2.1.1.

Evaluation des incidences du projet ......................... 54

3.3. METHODES POUR L’EXPERTISE DU MILIEU NATUREL ........... 55 3.3.1. Inventaires ............................................................. 55 3.3.1.1. 3.3.1.2.

Groupes inventoriés et calendrier des prospections . 55 Méthodes d’inventaire............................................... 56

3.3.2. Evaluation des enjeux écologiques ....................... 60 3.4. METHODES POUR L’EXPERTISE PAYSAGERE ...................... 61

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3.5.

AUTEURS DE L’ETUDE...................................................... 62

4. DESCRIPTION DE L’ETAT ACTUEL DE L’ENVIRONNEMENT : SCENARIO DE REFERENCE ..................... 63 4.1. MILIEU PHYSIQUE ............................................................ 64 4.1.1. Météorologie ......................................................... 64 4.1.1.1. 4.1.1.2. 4.1.1.3. 4.1.1.4. 4.1.1.5.

4.1.2. 4.1.2.1. 4.1.2.2. 4.1.2.3. 4.1.2.4.

4.1.3. 4.1.3.1. 4.1.3.2. 4.1.3.3. 4.1.3.4.

4.1.4. 4.1.4.1. 4.1.4.2. 4.1.4.3. 4.1.4.4. 4.1.4.5. 4.1.4.6.

Ensoleillement........................................................... 64 Précipitations, vent et orages .................................... 65 Température, neige et gelées ................................... 65 Evolution du climat .................................................... 65 Synthèse ................................................................... 65

Géomorphologie ................................................... 66 Topographie .............................................................. 66 Géologie.................................................................... 69 Pédologie .................................................................. 70 Synthèse ................................................................... 71

Eaux souterraines et superficielles ....................... 72 Hydrologie ................................................................. 72 Nappes ..................................................................... 72 Usages liés à l’eau .................................................... 73 Synthèse ................................................................... 74

Risques naturels ................................................... 74 Les différents types de risque ................................... 74 Le risque inondation.................................................. 75 Le risque sismique .................................................... 75 Le risque de mouvement de terrain .......................... 75 Risque Incendie (feu de forêt) ................................... 75 Synthèse ................................................................... 75

4.1.5.

Synthèse des enjeux associés au milieu physique 76 4.2. MILIEU NATUREL ............................................................. 78 4.2.1. Méthodologie et objectifs ...................................... 78 4.2.2. Espaces naturels remarquables et/ou protégés ... 78 4.2.2.1. 4.2.2.3. 4.2.2.1. 4.2.2.2. 4.2.2.3.

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Les ZNIEFF............................................................... 78 Les zones humides de l’inventaire départemental .... 81 Les APPB.................................................................. 83 Sites du réseau Natura 2000 .................................... 83 Autres sites naturels ................................................. 85

4.2.2.4.

4.2.3.

Synthèse................................................................... 85

Habitats naturels ................................................... 85

4.2.3.1. 4.2.3.2. 4.2.3.3. 4.2.3.4. 4.2.3.5. 4.2.3.6. 4.2.3.7. 4.2.3.8. sèche 4.2.3.9. 4.2.3.10. 4.2.3.11. 4.2.3.12. 4.2.3.13. 4.2.3.14. 4.2.3.15. 4.2.3.16.

4.2.4. 4.2.4.1. 4.2.4.2. 4.2.4.3. 4.2.4.4. 4.2.4.5. 4.2.4.6. 4.2.4.7.

4.2.5. 4.2.5.1. 4.2.5.2. 4.2.5.3. 4.2.5.4. 4.2.5.5. 4.2.5.6.

4.2.6. 4.2.6.1. 4.2.6.2.

Pâture mésophile ...................................................... 88 Prairie de fauche mésophile ..................................... 88 Ourlet à ronciers et origan ........................................ 88 Pelouse rudérale ouverte sur cailloux ....................... 89 Pelouse rudérale sur cailloux et friche à peuplier ..... 89 Boisement caducifolié à Robinier et fourré arbustif... 89 Fourrés à Robinier et ronciers .................................. 90 Mosaïque de fourrés à Robinier et prairie rudérale 90 Phragmitaie .............................................................. 90 Grande culture...................................................... 91 Haies .................................................................... 91 Végétations d’ornement ....................................... 91 Carrière en activité ............................................... 92 Végétations rudérales .......................................... 92 Pistes et chemins ................................................. 92 Synthèse et enjeux ............................................... 93

Flore ...................................................................... 94 Inventaire général ..................................................... 94 Espèces protégées ................................................... 94 Espèces inscrites en liste rouge ............................... 94 Espèces déterminantes ZNIEFF ............................... 94 Espèces inscrites sur un PNA .................................. 95 Espèces Exotiques et invasives ............................... 97 Synthèse................................................................... 99

Faune .................................................................... 99 Avifaune nicheuse et estivante ................................. 99 Chiroptères ............................................................. 103 Mammifères (hors chiroptères) ............................... 106 Reptiles................................................................... 106 Amphibiens ............................................................. 108 Entomofaune .......................................................... 108

Continuités et fonctionnalités écologiques .......... 113 Documents cadres .................................................. 113 Continuités écologiques à l’échelle du site d’étude. 114

4.2.7. Synthèse des enjeux associés au milieu naturel 117 4.3. MILIEU HUMAIN .............................................................. 121 Page 4 sur 282


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4.3.1. 4.3.1.1. 4.3.1.2.

4.3.2. 4.3.2.1. 4.3.2.2. 4.3.2.3. 4.3.2.4.

4.3.3. 4.3.4. 4.3.5. 4.3.6. 4.3.6.1. 4.3.6.2. 4.3.6.3. 4.3.6.4.

4.3.7. 4.3.8. 4.3.9. 4.3.9.1. 4.3.9.2. 4.3.9.3. 4.3.9.4. 4.3.9.5.

Occupation des sols ........................................... 121 Occupation autour du site d’étude .......................... 121 Occupation des sols sur le site d’étude ................... 123

Contexte démographique et socio-économique . 125 Intercommunalités................................................... 125 Commune de Lagnieu ............................................. 125 Activités autour du site d’étude ............................... 126 Synthèse ................................................................. 132

Ambiance sonore ................................................ 132 Accessibilité et voies de communication ............ 134 Réseau électrique ............................................... 136 Risques technologiques ..................................... 137 Risque de rupture de barrage ................................. 137 Le risque de transport de matières dangereuses .... 137 Le risque nucléaire.................................................. 137 Synthèse ................................................................. 138

Sites et sols pollués ............................................ 139 Gestion des déchets ........................................... 139 Qualité de l’air ..................................................... 139 Le SRCAE de Rhône-Alpes .................................... 140 La qualité de l’air en Rhône-Alpes .......................... 140 L’air sur la commune de Lagnieu ............................ 140 Nuisances ............................................................... 143 Synthèse ................................................................. 143

4.3.10. Synthèse des enjeux associés au milieu humain144 4.4. PATRIMOINE ET PAYSAGE .............................................. 147 4.4.1. Méthodologie et objectifs .................................... 147 4.4.2. Analyse paysagère à l’échelle de la zone d’étude éloignée (5 km) ................................................................... 148 4.4.3. Contexte patrimonial et touristique ..................... 151 4.4.4. Etude paysagère locale à l’échelle du site d’étude 156 4.4.5. Synthèse des enjeux associé au patrimoine et au paysage 166 4.5. SYNTHESE ET EVALUATION DES ENJEUX DU SCENARIO DE REFERENCE .............................................................................. 167

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5. EVOLUTION PROBABLE DU SCENARIO DE REFERENCE EN L’ABSENCE DE MISE EN ŒUVRE DU PROJET .................... 172 5.1. 5.2. 5.3. 5.4.

MILIEU PHYSIQUE .......................................................... 172 MILIEU NATUREL ............................................................ 172 MILIEU HUMAIN .............................................................. 173 PATRIMOINE ET PAYSAGE ............................................... 173

6. INCIDENCES DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT ET MESURES ........................................................................................ 174 METHODE D’ANALYSE .................................................... 174 INCIDENCES ET MESURES CONCERNANT LE MILIEU PHYSIQUE 175 6.2.1. Incidences et mesures en phase travaux............ 175

6.1. 6.2.

6.2.1.1. 6.2.1.2. 6.2.1.3. 6.2.1.4. majeurs 6.2.1.5.

6.2.2. 6.2.2.1. 6.2.2.2. 6.2.2.3. 6.2.2.4.

Incidences et mesures sur la météorologie ............ 175 Incidences et mesures sur les sols et sous-sols ..... 175 Incidences et mesures sur les eaux........................ 176 Incidences et mesures sur les risques naturels 177 Incidences du raccordement du projet au poste local 177

Incidences et mesures en phase exploitation ..... 177 Incidences et mesures sur le climat ........................ 177 Incidences et mesures sur les sols et sous-sols ..... 178 Incidences et mesures sur les eaux........................ 179 Incidences et mesures sur les risques naturels ...... 180

6.2.3. Synthèse ............................................................. 180 6.3. INCIDENCES ET MESURES CONCERNANT LE MILIEU NATUREL 185 6.3.1. Incidences et mesures en phase travaux............ 185 6.3.1.1. 6.3.1.2. 6.3.1.3.

6.3.2. 6.3.2.1. 6.3.2.2. 6.3.2.3.

Incidences et mesures sur les habitats ................... 185 Incidences et mesures sur la flore .......................... 187 Incidences et mesures sur la faune ........................ 188

Incidences et mesures en phase exploitation ..... 190 Incidences et mesures sur les habitats ................... 190 Incidences et mesures sur la flore .......................... 190 Incidences et mesures sur la faune ........................ 191

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6.3.2.4.

Incidences et mesures sur les continuités écologiques 192

6.3.3. Synthèse ............................................................. 193 6.4. INCIDENCES ET MESURES CONCERNANT LE MILIEU HUMAIN 199 6.4.1. Incidences et mesures en phase travaux et démantèlement ................................................................... 199 6.4.1.1. 6.4.1.2. 6.4.1.3. réseaux 6.4.1.4. 6.4.1.5. 6.4.1.6. 6.4.1.7.

6.4.2. 6.4.2.1. 6.4.2.2. 6.4.2.3. 6.4.2.4. 6.4.2.5. 6.4.2.6. 6.4.2.7.

Incidences et mesures sur la santé humaine .......... 199 Incidences et mesures sur les activités ................... 201 Incidences et mesures sur les infrastructures et 202 Incidences et mesures sur les risques technologiques 202 Incidences et mesures sur les sites et sols pollués . 203 Incidences et mesures sur les déchets ................... 203 Incidences et mesures sur la qualité de l’air ........... 204

Incidences et mesures en phase exploitation .... 205 Impacts et mesures sur la santé humaine............... 205 Impacts et mesures sur les activités ....................... 208 Impacts et mesures sur les infrastructures et réseaux 210 Impacts et mesures sur les risques technologiques 210 Impacts et mesures sur les sites et sols pollués ..... 211 impacts et mesures sur les déchets ........................ 211 impacts et mesures sur la qualité de l’air ................ 211

6.4.3. Synthèse ............................................................. 212 6.5. INCIDENCES ET MESURES CONCERNANT LE PAYSAGE ET LE PATRIMOINE .............................................................................. 217 6.5.1. Incidences et mesures en phase travaux et démantèlement ................................................................... 217 6.5.1.1. 6.5.1.2.

6.5.2. 6.5.2.1. 6.5.2.2.

Incidences et mesures sur le patrimoine ................. 217 Incidences et mesures sur le paysage .................... 217

Incidences et mesures en phase exploitation .... 218 Incidences et mesures sur le patrimoine ................. 218 Incidences et mesures sur le paysage .................... 218

6.5.3. Synthèse ............................................................. 224 6.6. CUMUL DES INCIDENCES................................................ 227

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6.6.1. compte 6.6.2.

Présentation et localisation des projets pris en 227 Analyse du cumul des incidences ....................... 228

7. DESCRIPTION DETAILLEE DES MESURES PRISES EN FAVEUR DE L’ENVIRONNEMENT................................................. 229 7.1. MESURES D’EVITEMENT ET DE REDUCTION ...................... 229 7.1.1. Mesures d’évitement communes aux phases travaux et exploitation ......................................................... 229 7.1.1.1.

7.1.2.

Mesure EC1 – Choix du site ................................... 229

Mesures d’évitement en phase travaux .............. 229

7.1.2.1. Mesure ET1 – Réduction au minimum de l’emprise travaux et délimitation .............................................................. 229 7.1.2.2. Mesure ET2 – Mesures préventives contre la flore invasive 230 7.1.2.1. Mesure ET3 – Préservation des pelouses à forte densité d’Origan au sein de la centrale .................................... 230

7.1.3.

Mesures d’évitement en phase exploitation ........ 231

7.1.3.1. Mesure EE1 – Gestion de la végétation de la centrale sans produits phytosanitaires ................................................... 231 7.1.3.2. Mesure EE2 – Mesures préventives contre les espèces végétales invasives .................................................... 231

7.1.4.

Mesures de réduction en phase travaux ............. 232

7.1.4.1. Mesure RT1 - Démarrage des travaux hors période de reproduction ............................................................................. 232 7.1.4.2. Mesure RT2 – Organisation environnementale du chantier 232 7.1.4.3. Mesure RT3 – Lutte contre les espèces invasives . 233 7.1.4.4. Mesure RT4 - Renforcement du couvert herbacé en fin de chantier ............................................................................... 234

7.1.5.

Mesures de réduction en phase exploitation ...... 235

7.1.5.1. Mesure RE1 – Gestion du couvert végétal prenant en compte les espèces invasives et la faune ................................ 235 7.1.5.2. Mesure RE2 – Intégration paysagère des locaux techniques 235 7.1.5.3. Mesure RE3 – Aménagement de caches pour les reptiles 236

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7.1.5.4. Mesure RE4 – Aménagement la clôture de la centrale pour le passage de la faune ..................................................... 237

7.2. MESURE DE COMPENSATION .......................................... 237 7.3. MESURES DE SUIVI ........................................................ 238 7.3.1. Mesures de suivi en phase travaux .................... 238 7.3.1.1.

7.3.3.

Mesure ST1 – Suivi environnemental du chantier... 238

Mesures de suivi en phase exploitation ............. 241

7.3.3.1. Mesure SE1 – Suivi de la végétation et des espèces de flore envahissantes.............................................................. 241 7.3.3.2. Mesure SE2 – Suivi de la faune sur la centrale ...... 241

7.4. COUTS

SYNTHESE DES MESURES, DES MODALITES DE SUIVI ET DES 243

8. DESCRIPTION DES SOLUTIONS DE SUBSTITUTION ET RAISONS DU CHOIX EFFECTUE................................................... 247 8.1. CHOIX DE LA LOCALISATION ET ELIGIBILITE DU TERRAIN D’IMPLANTATION A L’APPEL D’OFFRES ......................................... 247 8.1.1. Critères technico-économiques .......................... 248 8.1.1.1. 8.1.1.2. 8.1.1.3.

8.1.2. 8.1.2.1. 8.1.2.2.

9.2. INCIDENCES SUR LES HABITATS NATURELS ...................... 260 9.3. INCIDENCES SUR LES ESPECES FAUNE-FLORE DU SITE NATURA 2000 ........................................................................... 260 10.

SYNTHESE & CONCLUSION ............................................ 261

11.

ANNEXES ........................................................................... 262 ANNEXE 1 : ACRONYMES ........................................................... 263 ANNEXE 2 : GLOSSAIRE ............................................................. 264 ANNEXE 3 : BIBLIOGRAPHIE ET ORGANISMES CONSULTES ............ 266 ANNEXE 4 : AUTORISATION DE LA CC DE LA PLAINE DE L’AIN ....... 269 ANNEXE 5 : RELEVES PHYTOSOCIOLOGIQUES ET LISTE DES ESPECES DE FLORE .................................................................................. 270 ANNEXE 6 : LISTE DES ESPECES D’OISEAUX CONTACTEES ........... 276 ANNEXE 7 : RESULTATS DES 2 NUITS D’ECOUTE CHIROPTERES ... 279 ANNEXE 8 : LISTE DES ESPECES D’INSECTES INVENTORIEES ....... 280

Facteurs propres au site d’implantation .................. 248 Possibilité de raccordement électrique ................... 248 Intérêts publique et économique ............................. 249

Critères environnementaux ................................ 250 Milieux physique et naturel...................................... 250 Milieu humain, paysage et patrimoine culturel ........ 250

8.1.3. Synthèse sur le choix de la localisation .............. 250 8.2. CHOIX DU PARTI D’AMENAGEMENT ................................. 251 8.2.1. Recommandations au vu des premières contraintes 251 8.2.2. Variantes d’implantation étudiées....................... 251 8.2.3. Comparaison des variantes ................................ 254 9. EVALUATION DES INCIDENCES SUR LES SITES NATURA 2000 .................................................................................. 256 9.1. PRESENTATION DU SITE NATURA 2000 .......................... 256 9.1.1. ZSC « Milieux remarquables du Bas Bugey » .... 257 9.1.2. Les habitats naturels du site Natura 2000 .......... 257 9.1.3. Espèces faune-flore du site Natura 2000 ........... 259 Décembre / 2017

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FIGURES FIGURE 1. REPARTITION DE L’ACTIVITE D’EDF ENERGIES NOUVELLES DANS LE MONDE ........................................................................................................ 13 FIGURE 2. REPARTITION DES GAZ A EFFET DE SERRE EN FRANCE (Y COMPRIS DOM) EN 2013 PAR SECTEUR SOURCES : CITEPA, AVRIL 2015 ................................. 14 FIGURE 3. ÉVOLUTION DES EMISSIONS DE CARBONE 1990-2010 EN FONCTION DES SCENARIOS DE POLITIQUE ENERGETIQUE (MIES, 2003) ............................... 15 FIGURE 4. ÉVOLUTION DU PARC RACCORDE (METROPOLE ET OUTRE-MER) DEPUIS 2006 SOURCES : RTE/ERDF/SER/ADEEF ...................................................... 16 FIGURE 5. PUISSANCE SOLAIRE RACCORDEE AU RESEAU AU 30 JUIN 2017 (SOURCES : RTE/ERDF/SER/ADEEF) .................................................................... 16 FIGURE 6. PUISSANCE INSTALLEE ET PROJETS EN DEVELOPPEMENT AU 30 JUIN 2017 PAR RAPPORT AUX OBJECTIFS DES SRCAE (SOURCE : RTE/ERDF/SER/ADEEF, PANORAMA DE L’ELECTRICITE RENOUVELABLE EN JUIN 2017) ....................... 18 FIGURE 7. SITUATION GENERALE DU PROJET ...................................................... 22 FIGURE 8. LOCALISATION PRECISE DU PROJET..................................................... 23 FIGURE 9. SCHEMA DESCRIPTIF DU FONCTIONNEMENT DES MODULES SOLAIRES ........ 24 FIGURE 10. SCHEMA DE PRINCIPE D’UNE CENTRALE-TYPE PHOTOVOLTAÏQUE............ 25 FIGURE 11. SCHEMA DES STRUCTURES ENVISAGEES – VUE DE COTE (EDF EN FRANCE) ........................................................................................................ 27 FIGURE 12. SCHEMA DU POSTE DE CONVERSION (SOURCE : EDF-EN) .................... 28 FIGURE 13. VUE DE FACE DU POSTE DE LIVRAISON (EDF EN FRANCE) .................... 29 FIGURE 14. PRINCIPE DU RACCORDEMENT ELECTRIQUE D’UNE INSTALLATION PHOTOVOLTAÏQUE ................................................................................ 29 FIGURE 15. TRACE SCHEMATIQUE ENVISAGE POUR LE RACCORDEMENT................... 30 FIGURE 16. CITERNE SOUPLE PREVUE DE 30 M3 (7,23 X 5,85 M, HAUTE DE 1,20 M) EDF EN ............................................................................................. 30 FIGURE 17. PLAN D’IMPLANTATION DU PROJET DE CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE DE LAGNIEU (EDF EN) .............................................................................. 31 FIGURE 18. IMPLANTATION DU PROJET DE CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE DE LAGNIEU (FOND ORTHOPHOTOGRAPHIQUE) ........................................................... 32

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FIGURE 19. EXTRAIT DE LA CARTOGRAPHIE DES FRONTS INTANGIBLES DANS LA PLAINE DE L’AIN ET LA COTIERE DU SCOT BUCOPA ................................................. 41 FIGURE 20. ZONAGES D’URBANISME AU DROIT DU SITE D’ETUDE - AU 1 :14000 ..... 44 FIGURE 21. DETAIL DE LA SERVITUDE AERONAUTIQUE AU DROIT DU SITE D’ETUDE .... 45 FIGURE 22. SERVITUDES D’UTILITE PUBLIQUE AUTOUR DU SITE D’ETUDE AU 1/55000 (EXTRAIT DU PLAN DES SUP - PROJET DE SCOT BUGEY-COTIERES – PLAINE DE L’AIN, 2014 / BUCOPA) ..................................................................... 46 FIGURE 23. MASSES D’EAU DE LA ZONE D’ETUDE ELOIGNEE ................................. 49 FIGURE 24. AIRES D’ETUDE DU PROJET............................................................. 53 FIGURE 25. LOCALISATION DES METHODES D’INVENTAIRES NATURALISTES .............. 59 FIGURE 26 CARTE DE LA ZIV THEORIQUE DU SITE D’ETUDE (INTEGRANT L’HYPOTHESE D’UN AMENAGEMENT DE 3 M DE HAUTEUR) .............................................. 62 FIGURE 27. CARTE SOLAIRE DE LA FRANCE (TECSOL) ........................................... 64 FIGURE 28. TEMPERATURE ET ENSOLEILLEMENT MOYENS ANNUELS A AMBERIEU-ENBUGEY SUR 1981-2010 (METEOFRANCE) ............................................... 64 FIGURE 29. PROFIL ALTIMETRIQUE NORD-SUD AU DROIT DU SITE D’ETUDE, LOCALISE SUR LA FIGURE PAGE SUIVANTE (ACCENTUE, ALTITUDE ET DISTANCE A ECHELLE DIFFERENTE) ....................................................................................... 66 FIGURE 30. CONTEXTE TOPOGRAPHIQUE ET HYDROGRAPHIQUE AUTOUR DU SITE D’ETUDE............................................................................................. 67 FIGURE 31. SITUATION DU PROFIL DE LA FIGURE 29 .......................................... 67 FIGURE 32. PLAN TOPOGRAPHIQUE 27/08/2013 (BRUNET TP) ......................... 68 FIGURE 33. GEOLOGIE AUTOUR DU SITE D’ETUDE (BRGM) ................................. 69 FIGURE 34. EXTRAIT DE LA CARTOGRAPHIE DES SOLS DE LA PLAINE DE L’AIN -1/130 000 CHAMBRE D’AGRICULTURE DE L’AIN, 1987 ...................................... 70 FIGURE 35. LOCALISATION DES POINTS DE SONDAGES GEOTECHNIQUES – PLAN 1 : 2460 (GEOTECHNIQUE RHONE-ALPES, 2013) .......................................... 71 FIGURE 36. REMONTEES DE NAPPE EN DOMAINE SEDIMENTAIRE AU DROIT DU SITE D’ETUDE BRGM - HTTP://WWW.INONDATIONSNAPPES.FR ......................... 73 FIGURE 37. CAPTAGES AEP DANS LA ZONE D’ETUDE ELOIGNEE (ARS01)................ 73 FIGURE 38. ZNIEFF AUTOUR DU SITE D’ETUDE.................................................. 80 FIGURE 39. ZONES HUMIDES AUTOUR DU SITE D’ETUDE ...................................... 82 FIGURE 40. ESPACES PROTEGES ET SITES NATURA 2000 AUTOUR DU SITE D’ETUDE .. 84

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FIGURE 41. CARTOGRAPHIE DES HABITATS NATURELS .......................................... 87 FIGURE 42. LOCALISATION DE LA FLORE A STATUT............................................... 96 FIGURE 43. LOCALISATION DE LA FLORE INVASIVE ............................................... 98 FIGURE 44. DIVERSITE DES PASSEREAUX NICHEURS PAR TYPE DE CORTEGE ............. 100 FIGURE 45. LOCALISATION DE L’AVIFAUNE A ENJEU DE CONSERVATION ................. 102 FIGURE 46. SYNTHESE DES RESULTATS POUR LES CHIROPTERES ............................ 105 FIGURE 47. DISTRIBUTION DES REPTILES CONTACTES ......................................... 107 FIGURE 48. CYCLE DE L’AZURE DU SERPOLET (SOURCE MYRMECOFOURMIS.FR) ..... 108 FIGURE 49. INVERTEBRES PATRIMONIAUX CONTACTES (HORS AZURE DU SERPOLET) 111 FIGURE 50. POINTS DE CONTACTS DE L’AZURE DU SERPOLET AVEC DISTRIBUTION DE SA PLANTE HOTE SUR LE SITE D’ETUDE ET SES ABORDS .................................... 112 FIGURE 51. EXTRAIT DU SRCE RHONE-ALPES AUTOUR DE LAGNIEU..................... 113 FIGURE 52. EXTRAIT DE LA CARTOGRAPHIE DE LA TVB DU SCOT BUCOPA ........... 114 FIGURE 53. ZONE DE PASSAGE POSSIBLE DU CORRIDOR SRCE AUTOUR DU SITE D’ETUDE ...................................................................................................... 115 FIGURE 54. CONTINUITES ECOLOGIQUES AU DROIT DU SITE D’ETUDE .................... 116 FIGURE 55. SYNTHESE DES ENJEUX HABITATS-FAUNE-FLORE DU SITE D’ETUDE ET SES ABORDS ............................................................................................ 120 FIGURE 56. OCCUPATION DES SOLS AUTOUR DU SITE D’ETUDE CEN RHONE-ALPES / DEPARTEMENT DE L’AIN, 2016 ............................................................ 122 FIGURE 57. PERIMETRES EXPLOITE (EN VERT) ET REMIS EN ETAT (EN ROSE) (MINERALINFO) ................................................................................. 123 FIGURE 58. HABITATIONS OU BATIMENTS PROCHES DU SITE D’ETUDE ................... 125 FIGURE 59. ICPE AU SEIN DE LA ZONE D’ETUDE ELOIGNEE .................................. 126 FIGURE 60. LES CARRIERES AUTORISEES DE LA ZONE D’ETUDE ELOIGNEE (SOURCE : BRGM) ........................................................................................... 127 FIGURE 61. LES FORETS PUBLIQUES DANS LA ZONE D’ETUDE ELOIGNEE (SOURCE : ONF) ...................................................................................................... 129 FIGURE 62. ELEMENTS TOURISTIQUES DE LA ZONE D’ETUDE ELOIGNEE................. 131 FIGURE 63. CLASSEMENT SONORE DES VOIES PRES DU SITE D’ETUDE ET SECTEURS AFFECTES PAR LE BRUIT (PREFECTURE DE L’AIN – CARTO.GEO-IDE.APPLICATION) ...................................................................................................... 133

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FIGURE 64. CARTE DE BRUIT A PROXIMITE DU SITE D’ETUDE – LDEN/JOURNEE COMPLETE ........................................................................................ 133 FIGURE 65. VOIES DE COMMUNICATION AU SEIN DE LA ZONE D’ETUDE ELOIGNEE .... 134 FIGURE 66. TRAFIC ROUTIER AUTOUR DU SITE D’ETUDE ..................................... 135 FIGURE 67. LE RESEAU ELECTRIQUE HAUTE TENSION LOCAL (RESEAUX ET ENERGIE EN RHONE-ALPES).................................................................................. 136 FIGURE 68. PERIMETRES DE PROTECTION DU CNPE DU BUGEY (DDT01 / PPI DU CNPE DU BUGEY).............................................................................. 138 FIGURE 69. EXPOSITION MOYENNE ANNUELLE AUX POLLUANTS ATMOSPHERIQUES SUR LA PERIODE 2011-2015 (ATMO / AIR-RHONEALPES.FR) ........................... 142 FIGURE 70. SYNTHESE DES ENJEUX LIES AU MILIEU HUMAIN .............................. 146 FIGURE 71. LES UNITES DE PAYSAGE DE LA ZONE D’ETUDE ELOIGNEE (OBSERVATOIRE REGIONAL DES PAYSAGES, DREAL AUVERGNE-RHONE-ALPES) ................... 150 FIGURE 72. VUE TRES LOINTAINE ET PARTIELLE SUR LE SITE D’ETUDE DEPUIS LA TOUR SAINT-DENIS (MH. 5) (ECO-STRATEGIE, LE 12 JUILLET 2017) ............... 152 FIGURE 73. MONUMENTS HISTORIQUES, SITE CLASSE ET SPR AUTOUR DU PROJET .. 153 FIGURE 74. CARTE DES ZPPA DE LA ZONE D’ETUDE ELOIGNEE ............................ 154 FIGURE 75. LIMITES VISUELLES DU SITE D’ETUDE .............................................. 157 FIGURE 76. TYPOLOGIES PAYSAGERES DU SITE D’ETUDE ..................................... 158 FIGURE 77. CARTES DE LOCALISATION DES COUPES PAYSAGERES AA’ ET BB’ ....... 159 FIGURE 78. COUPE AA’ DE SAINT-DENIS-EN-BUGEY AU RHONE EN PASSANT PAR LA TOUR SAINT-DENIS (MH) ................................................................... 159 FIGURE 79. COUPE BB’ DE DE SAINT-DENIS-EN-BUGEY AU RHONE EN PASSANT PAR LAGNIEU ET LE CHATEAU DE LAGNIEU (MH) ............................................ 159 FIGURE 80. ANALYSE DU BASSIN VISUEL DU SITE D’ETUDE ET LOCALISATION DES PHOTOGRAPHIES PRECEDENTES ............................................................. 165 FIGURE 81. PARTIES NORD ET SUD DU SITE D’ETUDE ......................................... 172 FIGURE 82. IMPLANTATION DU PROJET PAR RAPPORT AUX ENJEUX DU MILIEU PHYSIQUE ...................................................................................................... 181 FIGURE 83. HABITATS IMPACTES PAR LE PROJET ............................................... 186 FIGURE 84. SYNTHESE DES INCIDENCES DU PROJET SUR LES PRINCIPAUX ENJEUX DU MILIEU NATUREL ................................................................................ 198

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FIGURE 85. EXEMPLES D’EMISSIONS DE CHAMPS ELECTRIQUES ET MAGNETIQUES SOURCE RTE ..................................................................................... 205 FIGURE 86. EXEMPLES D’EMISSIONS DE CEM (SOURCE RTE) ............................. 206 FIGURE 87. INTENSITE DES BRUITS SELON LEUR ORIGINE (EN DECIBELS) ................ 208 FIGURE 88. LOCALISATION DES PISTES D’ENVOL AUTOUR DU PROJET .................... 210 FIGURE 89. IMPLANTATION DU PROJET PAR RAPPORT AUX ENJEUX DU MILIEU HUMAIN ...................................................................................................... 213 FIGURE 90. LOCALISATION DES PRISES DE VUE DES PHOTOMONTAGES : SUR FOND IGN ET SUR PHOTOGRAPHIE AERIENNE .......................................................... 219 FIGURE 91. SYNTHESE DES IMPACTS DU PROJET SUR LE PATRIMOINE CULTUREL ET LE PAYSAGE........................................................................................... 225 FIGURE 92. LOCALISATION DES AUTRES PROJETS A PROXIMITE............................. 228 FIGURE 93. LOCALISATION DE LA MESURE ET3 PAR RAPPORT AUX DENSITES D’ORIGAN ...................................................................................................... 231 FIGURE 95. SYNTHESE DES MESURES D’EVITEMENT, DE REDUCTION ET DE SUIVI ...... 246 FIGURE 96. EXTRAIT DE LA CARTOGRAPHIE DES NOUVELLES INFRASTRUCTURES A METTRE EN SERVICE EN REGION AUVERGNE – RHONE-ALPES (RTE, 2016).... 249 FIGURE 97. VARIANTE 1 D’IMPLANTATION DU PROJET (EDF EN FRANCE) .......... 252 FIGURE 98. VARIANTE 2 D’IMPLANTATION DU PROJET ....................................... 253 FIGURE 99. VARIANTES D’IMPLANTATION ET PRINCIPAUX ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX ...................................................................................................... 255 FIGURE 100. LOCALISATION DU SITE NATURA 2000 LE PLUS PROCHE ................... 256

TABLEAUX TABLEAU 1 – LES OBJECTIFS DE PROGRAMMATION PLURIANNUELLE DE L’ENERGIE (PPE) POUR L’ENERGIE RADIATIVE DU SOLEIL EN TERMES DE PUISSANCE TOTALE INSTALLEE ........................................................................................... 17 TABLEAU 2. PARCELLAIRE DU SITE D’ETUDE ....................................................... 21 TABLEAU 3. CARACTERISTIQUES PRINCIPALES DE LA CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE DE LAGNIEU ............................................................................................ 26 TABLEAU 4. PHASAGE DU CHANTIER DE CONSTRUCTION SUR 6 MOIS ...................... 33

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TABLEAU 5. ESTIMATION DE LA FREQUENTATION DU SITE LIE AU CHANTIER DE LAGNIEU ........................................................................................................ 33 TABLEAU 6. CADRE REGLEMENTAIRE DE L’OPERATION DE DEMANTELEMENT ............ 37 TABLEAU 7. SYNTHESE DES RESIDUS OU EMISSIONS LIES AU PROJET ........................ 39 TABLEAU 8. ETAT DES MASSES D’EAU SOUTERRAINES (ETAT DES LIEUX 2013, AERMC/SDAGE 2016-2021) ............................................................ 47 TABLEAU 9. MESURES DU SDAGE EN FAVEUR DES DEUX MASSES D’EAU SOUTERRAINE CONCERNANT LE SITE D’ETUDE (AERMC, SDAGE 2016-2021) .................. 48 TABLEAU 10. MASSES D’EAU SUPERFICIELLE DE LA ZONE D’ETUDE ELOIGNEE............ 50 TABLEAU 11. MESURES DU SDAGE EN FAVEUR DE LA MASSE D’EAU DE « LE BUIZIN » CONCERNANT LE SITE D’ETUDE (AERMC, SDAGE 2016-2021) .................. 50 TABLEAU 12. DETAILS DES PROSPECTIONS DE TERRAIN ........................................ 55 TABLEAU 13. CALENDRIER INDICATIF DES PERIODES FAVORABLES A L’OBSERVATION DE LA FAUNE ET DE LA FLORE (MEDDTL, INSTALLATIONS PHOTOVOLTAÏQUES AU SOL – GUIDE DE L’ETUDE D’IMPACT, 2011) .................................................... 56 TABLEAU 14. CRITERES RETENUS POUR L’EVALUATION DU STATUT DE REPRODUCTION (D’APRES HAGEMEIJER W.J.M, & BLAIR M.J., 1997 IN ATLAS DES OISEAUX NICHEURS DE FRANCE METROPOLITAINE. BULLETIN DE LIAISON N°1, MAI 2009) ........................................................................................................ 57 TABLEAU 15. HIERARCHISATION DES ENJEUX ..................................................... 63 TABLEAU 16. LES ARRETES PORTANT RECONNAISSANCE DE L’ETAT CATASTROPHE NATURELLE A LAGNIEU .......................................................................... 75 TABLEAU 17. LISTE DES ZNIEFF PRESENTES DANS LA ZONE D’ETUDE ELOIGNEE ........ 78 TABLEAU 18. HABITATS NATURELS DU SITE D’ETUDE ET SES ABORDS ...................... 86 TABLEAU 19. HABITATS NATURELS DU SITE D’ETUDE ET SES ABORDS ...................... 93 TABLEAU 20. FLORE PATRIMONIALE INVENTORIEE .............................................. 95 TABLEAU 21. FLORE EXOTIQUE ET/OU INVASIVE INVENTORIEE .............................. 97 TABLEAU 22. PASSEREAUX PATRIMONIAUX SUR LE SITE D’ETUDE ET SES ALENTOURS 100 TABLEAU 23. RAPACES PATRIMONIAUX SUR LE SITE D’ETUDE ET SES ALENTOURS .... 101 TABLEAU 24. CHIROPTERES DU SITE D’ETUDE .................................................. 103 TABLEAU 25. MAMMIFERES DU SITE D’ETUDE ................................................. 106 TABLEAU 26. REPTILES DU SITE D’ETUDE ET SES ABORDS .................................... 106 TABLEAU 27. INVERTEBRES PATRIMONIAUX INVENTORIES .................................. 109

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TABLEAU 28. SYNTHESE DES ENJEUX ASSOCIES AU MILIEU NATUREL SUR LE SITE D’ETUDE ET SES ABORDS................................................................................... 117 TABLEAU 29. NOMBRE DE JOURNEES AVEC ACTIVATION DES DISPOSITIFS PREFECTORAUX SUR LA COMMUNE DE LAGNIEU (ATMO / AIR-RHONEALPES.FR) ...................................................................................................... 141 TABLEAU 30. STATISTIQUES REGLEMENTAIRES 2015 SUR LA COMMUNE DE LAGNIEU ...................................................................................................... 141 TABLEAU 31. SYNTHESE DES ENJEUX ASSOCIES AU MILIEU HUMAIN AU DROIT DU SITE D’ETUDE ........................................................................................... 144 TABLEAU 32. MONUMENTS HISTORIQUES SITUES DANS LA ZONE D’ETUDE ELOIGNEE ET SES ABORDS ...................................................................................... 152 TABLEAU 33. ZONES DE PRESOMPTION DE PRESCRIPTION ARCHEOLOGIQUE DE L’AIRE D’ETUDE ELOIGNEE ............................................................................. 155 TABLEAU 34. SYNTHESE DES ENJEUX ASSOCIES AU PAYSAGE ET PATRIMOINE .......... 166 TABLEAU 35. SYNTHESE DE L’ANALYSE DE L’ETAT ACTUEL ET DES ENJEUX ............... 167 TABLEAU 36. EVALUATION DES INCIDENCES BRUTES ET RESIDUELLES CONCERNANT LE MILIEU PHYSIQUE ............................................................................... 182 TABLEAU 37. EVALUATION DES INCIDENCES BRUTES ET RESIDUELLES CONCERNANT LE MILIEU NATUREL ................................................................................ 194 TABLEAU 38. RECOMMANDATIONS EN VIGUEUR EN MATIERE DE CEM ................. 206 TABLEAU 39 LISTE DES PISTES D’ENVOL DANS UN RAYON DE 30 KM AUTOUR DU PROJET ...................................................................................................... 209 TABLEAU 40. EVALUATION DES INCIDENCES BRUTES ET RESIDUELLES CONCERNANT LE PAYSAGE ET LE PATRIMOINE .................................................................. 226 TABLEAU 41. LISTE DES PROJETS RECENSES DANS LA ZONE D’ETUDE ELOIGNEE POUR L’ANALYSE DU CUMUL DES INCIDENCES................................................... 227 TABLEAU 42. SYNTHESE DES MESURES PROPOSEES POUR LE PROJET DE PARC PHOTOVOLTAÏQUE DE LAGNIEU ............................................................. 243 TABLEAU 43. CRITERES D’ELIGIBILITE AU CAS 3 DE L’APPEL D’OFFRES CRE ............ 247 TABLEAU 44. COMPARAISON DES VARIANTES – CRITERES TECHNIQUES, ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIO-ECONOMIQUES ....................................... 254 TABLEAU 45. SITE NATURA 2000 PRESENT DANS LA ZONE D’ETUDE ELOIGNEE ..... 256 TABLEAU 46. LISTE DES HABITATS NATURELS D’INTERET COMMUNAUTAIRE ........... 258 TABLEAU 47. LISTE DES ESPECES ANNEXE II DU SITE NATURA 2000 .................... 259 Décembre / 2017

ANNEXES ANNEXE 1 : ACRONYMES ............................................................................ 263 ANNEXE 2 : GLOSSAIRE ............................................................................... 264 ANNEXE 3 : BIBLIOGRAPHIE ET ORGANISMES CONSULTES ................................... 266 ANNEXE 4 : AUTORISATION DE LA CC DE LA PLAINE DE L’AIN ............................. 269 ANNEXE 5 : RELEVES PHYTOSOCIOLOGIQUES ET LISTE DES ESPECES DE FLORE ......... 270 ANNEXE 6 : LISTE DES ESPECES D’OISEAUX CONTACTEES .................................... 276 ANNEXE 7 : RESULTATS DES 2 NUITS D’ECOUTE CHIROPTERES ............................ 279 ANNEXE 8 : LISTE DES ESPECES D’INSECTES INVENTORIEES ................................. 280

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EDF EN France, entité d’EDF Energies Nouvelles comprenant l’activité de développement, a initié un projet photovoltaïque sur la commune de Lagnieu, dans le département de l’Ain (01), pour le compte de la SAS Centrale photovoltaïque de Lagnieu.

Maître d'ouvrage : SAS Centrale photovoltaïque de Lagnieu Assistance à maîtrise d’ouvrage : EDF EN France

Adresse de correspondance

Adresse du demandeur

EDF EN France

SAS Centrale photovoltaïque de Lagnieu

A l’attention de Anthony ROUBIN

Chez EDF EN France

Agence d’Aix-en-Provence

Cœur Défense Tour B

Immeuble Le Gambetta

100 Esplanade du Général de Gaulle

11 cours Gambetta – CS 70082

92 932 PARIS LA DEFENSE Cedex

13182 Aix-en-Provence Cedex 5

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1. INTRODUCTION 1.1. PRESENTATION DU PORTEUR DU PROJET Spécialiste des énergies renouvelables, EDF Energies Nouvelles est un leader international de la production d’électricité verte. Filiale à 100% du groupe EDF, EDF Energies Nouvelles est actif dans 21 pays, principalement en Europe et en Amérique du Nord et plus récemment en Afrique, Proche et Moyen-Orient, Inde et Amérique du Sud. D'envergure internationale, l’activité de production de la société représente au 30 juin 2017, 10 378 MW bruts installés à travers le monde, 2 400 MW bruts en construction et 16,5 TWh d’électricité verte produite en 2016. 3,6 GW ont été développés, construits puis cédés et 13,5 GW sont actuellement en exploitationmaintenance. Le solaire représente une part croissante des activités d’EDF Energies Nouvelles, atteignant 10% du total des capacités installées au 30 juin 2017. C’est une filière prioritaire de développement de l’entreprise avec 1 059 MWc installés. EDF EN prouve depuis plusieurs années ses compétences dans le domaine du photovoltaïque avec aujourd’hui en France plus de 300 MWc bruts en service et en construction, dont un tiers dans les installations en toiture. Avec ses installations dans l’éolien et le solaire, l’entreprise est présente dans la quasi-totalité des régions françaises : Nouvelle-Aquitaine, Normandie, BourgogneFranche-Comté, Centre- Val de Loire, Corse, Grand Est, Occitanie, Hauts-deFrance, Pays de la Loire, Provence Alpes Côte d’Azur, Départements d’Outre-mer. Outre son siège à Paris La Défense, EDF Energies Nouvelles est présent en France avec : -

-

5 agences de développement à Aix-en-Provence, Béziers, Nantes, Toulouse et Lyon ; 5 centres régionaux de maintenance à Colombiers (Occitanie), SallesCuran (Occitanie), Fresnay l’Evêque (Centre-Val de Loire), Toul-Rosières (Grand Est) et Rennes (Bretagne) ; 12 antennes de maintenance locales ; 1 centre européen d’exploitation-maintenance à Colombiers (Occitanie).

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Figure 1. Répartition de l’activité d’EDF Energies Nouvelles dans le monde La société opère de façon intégrée dans le développement, la construction, la production, l’exploitation-maintenance et le démantèlement de centrales électriques.

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Cette présence sur toute la chaîne de compétences lui permet de maîtriser la qualité de ses centrales et d’assurer à ses partenaires un engagement sur le long terme.

1.2. POLITIQUE ENERGETIQUE ET PLANIFICATION TERRITORIALE DU PHOTOVOLTAÏQUE

1.2.1. LES GAZ A EFFET DE SERRE Ce projet s’inscrit dans un contexte mondial particulier : celui de la lutte contre les gaz à effet de serre. Les activités humaines à travers notamment le bâtiment (chauffage, climatisation, …), le transport (voiture, camion, avion, …), la combustion de sources d'énergie fossile (pétrole, charbon, gaz), l’agriculture, … émettent beaucoup de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. En France métropolitaine, la production d’énergie est responsable de 14 % des émissions de CO2. En outre, les retours d’expériences issus des centrales photovoltaïques exploités par EDF Energies Nouvelles permettent de proposer des mesures environnementales qui ont prouvé leur efficacité. Celles-ci peuvent ainsi être capitalisées et mises en œuvre dans la conception des futurs centrales photovoltaïques.

Figure 2. Répartition des gaz à effet de serre en France (y compris DOM) en 2013 par secteur Sources : CITEPA, avril 2015

L’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère est à l’origine du réchauffement climatique.

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Les nouveaux résultats des nombreux programmes d'études et de recherches scientifiques visant à évaluer les incidences possibles des changements climatiques sur le territoire national rapportent que le réchauffement climatique en France métropolitaine au cours du XXe siècle a été 50 % plus important que le réchauffement moyen sur le globe : la température moyenne annuelle a augmenté en France de 0,9°C, contre 0,6°C sur le globe. Le recul important de la totalité des glaciers de montagne en France est directement imputable au réchauffement du climat. De même, les rythmes naturels sont déjà fortement modifiés : avancée des dates de vendanges, croissance des peuplements forestiers, déplacement des espèces animales en sont les plus criantes illustrations. Passé et futur convergent : un réchauffement de + 2°C du globe se traduira par un réchauffement de 3°C en France ; un réchauffement de + 6°C sur le globe signifierait + 9 C en France. L’augmentation déjà sensible des fréquences de tempêtes, inondations et canicules illustre les modifications climatiques en cours. Il est indispensable de réduire ces émissions de gaz à effet de serre, notamment en agissant sur la source principale de production : la consommation des énergies fossiles. Aussi deux actions prioritaires doivent être menées de front : -

réduire la demande en énergie ; produire autrement l’énergie dont nous avons besoin.

1.2.2. L’ENERGIE PHOTOVOLTAÏQUE POUR INFLECHIR LA TENDANCE… L’utilisation de l’énergie solaire photovoltaïque est un des moyens d’action pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le principe de base en est simple : il s’agit de capter l’énergie lumineuse du soleil et de la transformer en courant électrique au moyen d’une cellule photovoltaïque. Cette énergie solaire est gratuite, prévisible à un lieu donné et durable dans le temps. La production d’électricité à partir de l’énergie solaire engendre peu de déchets et n’induit que peu d’émissions polluantes. Par rapport à d’autres modes de production, l’énergie solaire photovoltaïque est qualifiée d’énergie propre et concourt à la protection de l’environnement. De plus, elle participe à l’autonomie énergétique du territoire qui utilise ce moyen de production. Un enjeu national La nécessité de développement de la filière des énergies renouvelables est rappelée dans le rapport de synthèse du groupe « Lutter contre les changements climatiques et maîtriser l’énergie » du Grenelle de l’Environnement : -

Figure 3. Évolution des émissions de carbone 1990-2010 en fonction des scénarios de politique énergétique (MIES, 2003)

objectif 5 : Réduire et « décarboner » la production d'énergie ; renforcer la part des énergies renouvelables ; sous-objectif 5-1 : Passer de 9 à 23 % d'ici 2020 la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie finale en France. L’objectif national est d’équilibrer la production énergétique française en adossant au réseau centralisé des systèmes décentralisés permettant davantage d’autonomie. Il s’agit aussi de réduire encore le contenu en carbone de l’offre énergétique française, et dans un premier temps d’atteindre l’objectif de 20 % (voire 25 %) d’énergies renouvelables (énergie finale) en 2020, dans des conditions environnementales, économiques et techniques durables. Cela suppose d’augmenter de 20 millions de Tep1 la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique à l’horizon 2020. L’énergie photovoltaïque fait partie des énergies dites vertes à développer en priorité sur le territoire national. Fin 2016, la puissance totale raccordée sur le territoire français métropolitain était de 6 772 MW (6,772 GW) dont 571 MW (8,4 %) sur le réseau de RTE, 5 763 MW (85,1 %) sur le réseau géré par ENEDIS, 321 MW (4,7 %) sur les réseaux des ELD et 116 MW (1,7 %) sur le réseau géré par EDF SEI en Corse (source : panorama 1

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de l’électricité renouvelable). La production d’électricité par la filière solaire en 2016 était de 8,3 TWh, permettant de couvrir 1,6% de la consommation annuelle brute d’électricité du pays. Le rythme de développement du photovoltaïque suit une progression de 17,7 % depuis fin décembre 2015. Le volume raccordé durant l’année 2016 est de 576 MW. Ce volume est plus faible que les années précédentes du plus faible nombre de projets entrés en développement fin 2014 et début 2015, ainsi que de l’historique des appels d’offres. Les régions du sud de la France regroupent 70% (NA, Occitanie, PACA) du parc total de la France métropolitaine. Cette concentration dans le sud de la France s’explique par un niveau d’ensoleillement jusqu’à 35 % supérieur aux régions du nord de la France. Ce différentiel entraîne une attractivité économique plus importante dans les régions du sud.

Figure 5. Puissance solaire raccordée au réseau au 30 juin 2017 (Sources : RTE/ERDF/SER/ADEeF) La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, publiée au Journal Officiel du 18 août 2015, va permettre à la France de contribuer plus efficacement à la lutte contre le dérèglement climatique et de renforcer son indépendance énergétique en équilibrant mieux ses différentes sources d’approvisionnement. Sa mise en œuvre est déjà engagée. Figure 4. Évolution du parc raccordé (métropole et outre-mer) depuis 2006 Sources : RTE/ERDF/SER/ADEeF

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Les grandes orientations de cette loi sont : Agir pour le climat ; Préparer l’après-pétrole ; S’engager pour la croissance verte ; Financer la transition énergétique. Les objectifs de la loi sont les suivants : Diminuer de 40% les émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990. Diminuer de 30% la consommation d’énergies fossiles en 2030 par rapport à 2012.

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Porter la part des énergies renouvelables à 32% de la consommation finale d’énergie en 2030 et à 40% de la production d’électricité. Réduire la consommation énergétique finale de 50% en 2050 par rapport à 2012. Diminuer de 50% les déchets mis en décharge à l’horizon 2025. Diversifier la production d’électricité et baisser à 50% la part du nucléaire à l’horizon 2025. Concernant les énergies renouvelables les objectifs fixés par la loi sont de : Multiplier par plus de deux la part des énergies renouvelables dans le modèle énergétique français d’ici à 15 ans. Favoriser une meilleure intégration des énergies renouvelables dans le système électrique grâce à de nouvelles modalités de soutien.

Le Conseil régional Rhône-Alpes a approuvé le SRCAE en sa séance du 17 avril 2014. Le Préfet de la région a arrêté le SRCAE le 24 avril 2014. Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé ce SRCAE le 2 juillet 2015 pour défaut d’évaluation environnementale. L’objectif du SRCAE est de disposer d’un cadre stratégique et prospectif à moyen et long termes qui détermine (à titre indicatif pour Rhône-Alpes compte tenu de son annulation récente) : -

La filière photovoltaïque en France À la fin du mois de septembre 2016, la puissance installée était de 7 017 MW répartie sur 378 899 installations dont 6 538 dans les DOM (Observ’ER, baromètre 2016 des Enr en France). La production d’électricité en 2015 était de 7,7 TWh ce qui représente 1,6% de la consommation annuelle brute d’électricité du pays. La Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) approuvée par le décret n°20161442 du 27 octobre 2016 prévoit les objectifs ci-dessous en termes de production d’électricité relative à l’énergie radiative du soleil. Échéance 31 décembre 2018 31 décembre 2023

Puissance installée 10 200 MW Option basse : 18 200 MW Option haute : 20 200 MW

Tableau 1 – Les objectifs de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour l’énergie radiative du soleil en termes de puissance totale installée

Ce schéma permettra de renforcer et de montrer la cohérence des actions territoriales et l’articulation de celles-ci avec les engagements nationaux et internationaux de la France. Il permet ainsi à l’ensemble des acteurs de disposer d’un cadre de cohérence « Climat, Air, Energie », notamment les collectivités en charge d’un Plan Climat Énergie Territorial (PCET). Les objectifs fixés par le scénario cible du SRCAE de Rhône-Alpes sont les suivants à l’horizon 2020 : -

En fin d’année 2015, la filière photovoltaïque en France représentait 8 230 emplois directs selon Observ’ER et un chiffre d’affaire de 4 439 millions d’euros pour l’année.

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Le Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Énergie

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Le Schéma Régional Climat Air Énergie (SRCAE) est créé par l’article 68 de la loi Grenelle II de juillet 2010. Le SRCAE doit faire un état des lieux régional à travers un bilan énergétique et définir, à partir de l’état des lieux, des objectifs et des orientations aux horizons 2020 et 2050 en termes, notamment, de développement des énergies renouvelables.

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les orientations permettant d’atténuer les effets du changement climatique et de s’y adapter, les orientations permettant de prévenir ou de réduire la pollution atmosphérique, les objectifs qualitatifs et quantitatifs à atteindre en matière d’économie d’énergie, d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables aux horizons 2020 et 2050.

Réduction de 21,4 % d’énergie primaire / tendanciel (l’objectif national est de -20%), Réduction de 29,5 % des émissions de Gaz à Effets de Serre par rapport à 1990 (l’objectif national et de -17%) Réduction de 39% des émissions de polluants atmosphériques PM10 par rapport à 2007 Réduction de 54% des émissions de polluants atmosphériques NOx par rapport à 2007 Une production d’énergie renouvelable de 29,6% dans la consommation d’énergie finale en 2020 (l’objectif national est fixé à 23%).

Parmi les orientations du SRCAE, l’action E7 s’intitule « Poursuivre le développement du photovoltaïque en vue de la parité réseau de demain ». Objectifs de production à 2020 du solaire photovoltaïque : il doit fortement se développer pour permettre à la région Rhône-Alpes de passer de 1 MW installé en 2005 à 2400 MW en 2020.

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Les centrales photovoltaïques au sol représenteraient environ 6% de la puissance installée soit environ 150 MW en 2020. L’électricité photovoltaïque produite atteindra ainsi 950 GWh en 2020 contre seulement 0,9 GWh aujourd’hui. Près de 80% de cette énergie serait produite dans les locaux tertiaires neufs selon le schéma. Le SRCAE relève plusieurs enjeux environnementaux limitant le potentiel de développement des centrales photovoltaïque au sol : -

Enjeux paysagers (miroitement, grandes surfaces d’installation, etc.) ; Enjeux agricoles (conflit d’usage) ; Enjeux environnementaux (perturbation des écosystèmes pendant la phase de construction, de production mais aussi de démantèlement de la centrale.

1.3. LA PRISE EN COMPTE DE L’ENVIRONNEMENT DANS LES ACTIVITES D’EDF ENERGIES NOUVELLES 1.3.1. SYSTEME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL Le Groupe EDF Energies Nouvelles est attentif à la maîtrise des impacts, pour l’ensemble de ses activités en France et à l’étranger, qu’il s’agisse du développement, de la conduite des chantiers et des opérations d’exploitation et de maintenance, tous modes de production d’énergie renouvelable confondus (éolien terrestre, éolien offshore, photovoltaïque au sol et en toiture, etc.). Dans ce cadre, la Direction d’EDF Energies Nouvelles à son plus haut niveau a cosigné une Politique Environnementale, qui affirme les trois engagements du Groupe et s’appuie sur l’implication de chacun des salariés et sous-traitants :

1. Prévenir dans toute la mesure du possible et, dans tous les cas, réduire les nuisances de ses installations sur les populations humaines et la biodiversité en se conformant aux exigences réglementaires ainsi qu’aux engagements souscrits dans ce domaine après concertation avec les parties prenantes ;

2. Sensibiliser ses salariés et optimiser son organisation pour le suivi de ses prestataires et fournisseurs afin de garantir le respect par tous de l’environnement dans leurs activités ;

3. Contrôler périodiquement et améliorer de manière progressive et continue ses performances environnementales.

Figure 6. Puissance installée et projets en développement au 30 juin 2017 par rapport aux objectifs des SRCAE (Source : RTE/ERDF/SER/ADEeF, Panorama de l’électricité renouvelable en juin 2017)

Concrètement, le Groupe a mis en place un Système de Management Environnemental, duquel découlent des Programmes de Management Environnemental (PME) qui prescrivent des actions adaptées aux principales activités du Groupe : développement et conception du projet, construction, exploitation et maintenance. Voici quelques exemples d’actions inscrites dans le PME, certaines seront précisées dans le chapitre « Mesures » :

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Recensement et qualification des prestataires en charge des études environnementales ;

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Consultation des prestataires de chantier, et d’exploitation et maintenance, sur la base de cahiers des charges environnementaux adaptés ;

-

Mise en place d’une fiche de « Suivi des Exigences Environnementales » qui recense les mesures environnementales prescrites lors de la conception du projet et l’obtention des autorisations administratives, et qui est transmise au responsable de la construction du parc photovoltaïque, puis aux responsables de la gestion, de l’exploitation et de la maintenance du parc ainsi construit. Ce document est central dans la vie d’un projet et permet de s’assurer que tous les engagements pris en phase développement vis-à-vis des parties prenantes seront respectés en phase réalisation et exploitation. Le respect des exigences de cette fiche fait l’objet d’un suivi ;

-

Formations et sensibilisation des salariés et des prestataires sur des sujets particuliers ;

-

Engagement à traiter 100% des éventuelles plaintes relatives aux éventuels impacts du parc photovoltaïque en fonctionnement.

1.3.2. CAHIER DES CHARGES ENVIRONNEMENTAUX Afin de prévenir les risques d’impacts sur l’environnement en phase chantier et exploitation, les prestataires intervenant sur le site de l’installation doivent s’engager à respecter les prescriptions du Groupe EDF Energies Nouvelles en matière de protection de l’environnement. Concrètement, pour chaque phase (chantier, puis exploitation et maintenance) lors de la consultation des entreprises, un cahier des charges environnemental (CDCE) est fourni. Ce cahier des charges rassemble l’ensemble des précautions, restrictions et interdictions d’usage sur le site (exemple : interdiction d’effectuer des brûlages), que le prestataire doit s’engager à respecter. Les prescriptions de ces CDCE sont détaillées dans les chapitres dédiés aux incidences du projet et aux mesures d’évitement et de réduction. Par ailleurs, le personnel intervenant sur le site, qu’il soit interne ou externe, est formé et sensibilisé par le Maître d’Ouvrage aux enjeux particuliers que recèle le site (exemple : présence d’une espèce protégée, secteurs à préserver et éviter).

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1.4. CADRE JURIDIQUE ET CONTENU DE L’ETUDE D’IMPACT Au titre de l’article R.122-2 du code de l’Environnement, les projets d’ouvrages de production d’électricité à partir de l’énergie solaire installés sur le sol d’une puissance égale ou supérieure à 250 kWc sont soumis à étude d’impact. Ainsi, le présent dossier constitue l’étude d’impact du projet de la centrale photovoltaïque sur la commune de Lagnieu. L’étude d’impact a pour objectifs principaux : -

-

D’aider le maître d’ouvrage à concevoir un projet respectueux de l’environnement, en lui fournissant des données de nature à améliorer la qualité de son projet et à favoriser son insertion dans l’environnement ; D’éclairer l’autorité administrative sur la nature et le contenu de la décision à prendre ; D’informer le public et de lui donner les moyens de jouer son rôle de citoyen lors de l’enquête publique.

L’article R. 122-5 du Code de l’Environnement fixe le contenu de l’étude d’impact, composée, en substance, des parties suivantes : -

-

-

Un résumé non technique ; celui-ci fait l’objet ici d’un document autonome. Une description du projet, en particulier de sa localisation, de ses caractéristiques physiques, des principales caractéristiques de sa phase opérationnelle et une estimation des types et des quantités de résidus d’émissions attendus (dont le bruit, la lumière et les déchets entre autres) pendant les phases de construction et de fonctionnement. Une description des aspects pertinents de l’état actuel de l’environnement, dénommé « scénario de référence » et de leur évolution, d’une part en cas de mise en œuvre du projet et d’autre part en cas d’absence de mise en œuvre du projet (sur la base des informations environnementales et des connaissances scientifiques disponibles). Une description des facteurs susceptibles d’être affectés par le projet : la population, la santé humaine, la biodiversité, les terres, le sol, l’eau, l’air, le climat, les biens matériels, le patrimoine culturel (aspects architecturaux et archéologiques) et le paysage.

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Une description des incidences notables2 que le projet est susceptible d’avoir résultant, entre autres, de l’utilisation des ressources naturelles, de l’émission de polluants, des risques pour la santé humaine, le patrimoine culturel ou l’environnement, des incidences sur le climat, des technologies et substances utilisées. Une description des incidences négatives résultant de la vulnérabilité du projet à des risques d’accidents ou de catastrophes majeurs, qui comprend le cas échéant les mesures envisagées pour éviter ou réduire ce risque. Une description des solutions de substitution raisonnables examinées par le maître d'ouvrage et les raisons pour lesquelles, eu égard aux effets sur l'environnement ou la santé humaine, le projet présenté a été retenu. Les mesures prévues par le maître de l'ouvrage pour éviter les effets négatifs notables du projet sur l'environnement ou la santé humaine et réduire les effets n'ayant pu être évités ou pour compenser, lorsque cela est possible, les effets négatifs notables du projet sur l'environnement ou la santé humaine qui n'ont pu être ni évités ni suffisamment réduits. S'il n'est pas possible de compenser ces effets, le maître d'ouvrage justifie cette impossibilité. La description de ces mesures doit être accompagnée de l'estimation des dépenses correspondantes, de l'exposé des effets attendus de ces mesures à l'égard des impacts du projet ainsi que d'une présentation des principales modalités de suivi de ces mesures et du suivi de leurs effets. Une description des méthodes de prévision ou des éléments probants utilisés pour identifier et évaluer les incidences notables sur l’environnement. Les noms et qualifications du ou des experts qui ont préparé l'étude d'impact et des études qui ont contribué à sa réalisation. Le cas échéant, une évaluation des incidences sur les sites Natura 2000.

A noter que conformément à l’article R.122-6 du code de l’environnement, tout projet faisant l’objet d’une étude d’impact est en outre soumis à l’avis de l’autorité environnementale compétente dans le domaine de l’environnement qui sera joint au dossier d’enquête publique. 2

La description des incidences notables porte sur les effets directs, sur les effets indirects secondaires, cumulatifs, transfrontaliers, à court, moyen et long termes, permanents ou temporaires, positifs et négatifs du projet

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2. DESCRIPTION DU PROJET

2.1.3. CONTEXTE FONCIER Le projet s’inscrit en section cadastrale A sur les huit parcelles suivantes :

2.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE ET FONCIERE 2.1.1. SITUATION GENERALE Le projet photovoltaïque de Lagnieu s’étend sur 3,68 ha (zone clôturée) sur la commune de Lagnieu, dans le département de l’Ain et la région Auvergne-RhôneAlpes (cf. cartes présentées page suivante).

Tableau 2. Parcellaire du site d’étude Lieux-dits

N° parcelle cadastrale

Surface totale (ha)

Surface dans le site d’étude (ha)

54

0,1230

0,1230

55

0,2510

0,2510

56

0,1380

0,1380

57

0,1810

0,1810

77

4,8998

0,8189*

Privé (Rebours)

1682

1,1470

1,1470

Privé (Brunet)

1683

0,0352

0,0173*

Privé (Brunet)

1839

2,4297

2,4297

Privé (Le Noisetier)

1840

0,6372

0,6372

CC Plaine de l’Ain

En Pallamont

Le site du projet ou site d’étude est situé à environ 25 km de l’agglomération lyonnaise et 30 km de Bourg-en-Bresse. La centrale atteindra une puissance totale d’environ 3,1 MWc environ. Elle permettra ainsi d’alimenter 773 foyers et de réduire l’émission de gaz à effet de serre de 97,7 tonnes par an.

2.1.2. GEOGRAPHIE LOCALE Le projet s’inscrit en périphérie nord de la ville de Lagnieu, dans la plaine alluviale de l’Ain, en limite communale avec la commune de Vaux-en-Bugey. Plus précisément, le site d’étude s’inscrit à proximité de la RD1075 (qui contourne la ville de Lagnieu par l’ouest), au niveau du lieu-dit « Les Clapiers », à côté d’une déchèterie intercommunale. Il s’implante sur un site de carrière de sables et graviers. L’accès au site se fait aisément depuis un chemin rural partant de la bretelle de la RD20a, route partant au nord de la RD1075 pour desservir le centre de Lagnieu. Il est environné au sud et à l’ouest d’un petit bois, de parcelles agricoles cultivées ou pâturées et à l’est d’une déchèterie.

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A Les Clapiers

Propriétaires

Privé (Grison)

* Surface calculée sous SIG Les propriétaires actuels sont la Communauté de communes de la Plaine de l’Ain (parcelle A1840) et des privés (A n°54 à 57, A77, A1682, A1683 et A1839 qui est en cours d’achat par la communauté de communes). Sur ces parcelles, la CC de la Plaine de l’Ain a donné l’autorisation à EDF EN France pour réaliser toutes les démarches administratives nécessaires à l’implantation d’une centrale photovoltaïque (délibération n°2017-102 et cf. Annexe 4). Sur ces parcelles, le porteur de projet a signé une promesse de bail emphytéotique d’une durée de 30 ans (reconductible 10 ans) avec la CC de la Plaine de l’Ain, le 10 mai 2017.

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Figure 7. Situation générale du projet

Carrière en activité Déchèterie

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Figure 8. Localisation précise du projet

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2.2. DESCRIPTION

DES PHYSIQUES DU PROJET

Un module photovoltaïque transforme ainsi l’énergie électromagnétique en énergie électrique. Cette transformation se fait en plusieurs étapes : o Etape 1 - Les rayons du soleil au contact des modules photovoltaïques sont transformés en courant électrique continu acheminé vers un onduleur. Les matériaux semi-conducteur composant les modules permettent en effet de générer de l’électricité lorsqu’ils reçoivent des grains de lumière (photons) ; o Etape 2 et 3 - L’onduleur convertit cette électricité en courant alternatif compatible avec le réseau ; o Etape 4 et 5 - Un transformateur élève la tension avant l’injection de l’électricité par câble jusqu’au réseau public.

CARACTERISTIQUES

2.2.1. COMPOSITION D’UNE CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE L’objectif d’une centrale photovoltaïque est de transformer l’énergie électromagnétique engendrée par la radiation solaire en énergie électrique, et d’injecter cette électricité sur le réseau de distribution. Ainsi, plus la lumière est intense, plus le flux électrique est important. Une centrale solaire peut-être installée sur des bâtiments existants (toitures ou façades), mais construire une centrale au sol permet de s’étendre sur de plus grandes surfaces et d’obtenir de meilleurs rendements. L’énergie solaire est gratuite, propre et inépuisable.

-

De structures, de tailles variables et pouvant être fixes ou orientables (« trackers ». Elles sont composées des modules et des fondations ;

Une centrale solaire est composée : -

De modules (ou panneaux), résultant de l’assemblage de plusieurs cellules. Ces modules sont conçus pour absorber et transformer les photons en électrons.

Photographie 1. Structures solaires (à gauche : les trackers de la centrale de Gabardan (40) qui suivent le soleil ; à droite : structures fixes à Puyloubier (13)) - Source : EDF EN

-

Figure 9. Schéma descriptif du fonctionnement des modules solaires

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D’un réseau électrique comprenant un ou plusieurs poste(s) de conversion (onduleurs et transformateurs) qui sont reliés à un (ou plusieurs) poste(s) de livraison. Le poste de livraison centralise la production électrique de la centrale photovoltaïque et constitue l’interface avec le réseau public de distribution de l’électricité. ; De chemins d’accès aux éléments de la centrale ; D’une clôture afin d’en assurer la sécurité ; De moyens de communication permettant le contrôle et la supervision à distance de la centrale photovoltaïque.

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2.2.2. CARACTERISTIQUES GENERALES DE LA CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE La puissance d’une centrale photovoltaïque est directement proportionnelle au nombre de modules installés. Plusieurs facteurs peuvent affecter la production d’un site photovoltaïque : -

La localisation géographique : la production électrique d’un site dépend de son ensoleillement annuel ; L’implantation du système : c’est-à-dire son orientation et son inclinaison ; Les sources d’ombrages éventuelles (ici, arbres présents en bordure sud).

La capacité des modules photovoltaïques est exprimée en kilowatt-crête (kWc). Elle correspond à la puissance mesurée aux bornes des modules photovoltaïques dans des conditions d’ensoleillement standard, dites STC (1000 W/m² de lumière, spectre AM 1.5, température de cellule : 25° C). La capacité permet de comparer les différentes technologies et types de cellules photovoltaïques. La performance d’un module photovoltaïque se mesure par son rendement de conversion de la lumière du soleil en électricité. En moyenne, les modules solaires ont un rendement d’environ 15%. Figure 10. Schéma de principe d’une centrale-type photovoltaïque Une installation photovoltaïque ne génère pas de gaz à effet de serre durant son fonctionnement. Elle ne produit aucun déchet dangereux et n’émet pas de polluants locaux. Du point de vue des émissions évitées, elle estime que 1 kW photovoltaïque permet d’économiser entre 1,4 t et 3,4 t de CO2 sur sa durée de vie. (Source : Agence internationale de l’énergie).

Les principales caractéristiques de la centrale sont présentées dans le tableau suivant : Puissance crête installée

Environ 3,1 MWc

Technologie des modules

Silicium cristallin (C-Si)

Surface du terrain d’implantation, emprise de la zone clôturée

3,68 ha

Longueur de clôture

899 m

Surface projetée au sol de l’ensemble des capteurs solaires

1,6 ha

Ensoleillement de référence Productible annuel estimé

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1 314 kWh/m²/an 3 618 MWh/an

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Equivalent consommation électrique annuelle3 CO2 évité

97,686 tonnes/an

Nombre de structures

110

Hauteur maximale des structures

2,60 m

Inclinaison des structures Distance moyenne structures

773 foyers

entre

15° deux

lignes

de

2,90 m

Nombre de poste de livraison

1

Nombre de poste de conversion

1

Tableau 3. Caractéristiques principales de la centrale photovoltaïque de Lagnieu Source : EDF EN France

2.2.3. CHOIX DES FOURNISSEURS En tant qu’entreprise liée à une société dont la majeure partie du capital social appartient à l’Etat Français (EDF SA) et intervenant dans le secteur de la production d’électricité, EDF EN France est une entité adjudicatrice. A ce titre, elle doit garantir le respect des principes d’égalité de traitement, de nondiscrimination et de transparence lors de ses commandes de travaux, fournitures et services. Elle est actuellement soumise à la directive européenne 2014/25/UE. En droit interne, le texte actuellement applicable pour régir les formalités de publicités et les procédures de mise en concurrence est l’ordonnance n°2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics. Les seuils de passation de marchés formalisés ont été fixés par un décret n°20151904 du 30 décembre 2015 pour les procédures lancées actuellement (418 000 € HT pour les marchés de fournitures et de services ; 5 225 000 € HT pour les marchés publics de travaux).

Afin de garantir le principe de mise en concurrence des fabricants de modules photovoltaïques, le projet doit pouvoir être réalisé avec des modèles de modules de plusieurs fournisseurs, sachant qu’il n’existe aucun standard en termes de dimensions et de caractéristiques de fonctionnement. Afin de ne pas risquer de sous-évaluer les impacts, dangers et inconvénients de l’installation, SAS Centrale photovoltaïque de Lagnieu a choisi de définir des modules dont les caractéristiques maximisent ces évaluations.

2.2.4. LES MODULES PHOTOVOLTAÏQUES Deux technologies, le silicium cristallin et les cellules à couche mince, dominent actuellement le marché. Les cellules en silicium cristallin : Ce type de cellule est constitué de fines plaques de silicium, un élément chimique très abondant et qui s’extrait notamment du sable ou du quartz. Le silicium est obtenu à partir d’un seul cristal ou de plusieurs cristaux : on parle alors de cellules monocristallines ou multi cristallines. Les cellules en silicium cristallin sont d’un bon rendement (de 14 à 15% pour le multi cristallin et de près de 16 à 19% pour le monocristallin). Elles représentent un peu moins de 90% du marché actuel. Les cellules en couches minces : Les cellules en couches minces sont fabriquées en déposant une ou plusieurs couches semi-conductrices et photosensibles sur un support de verre, de plastique, d’acier… Cette technologie permet de diminuer le coût de fabrication, mais son rendement est inférieur à celui des cellules en silicium cristallin (il est de l’ordre de 5 à 13%). Les cellules en couches minces les plus répandues sont en silicium amorphe, composées de silicium projeté sur un matériel souple. La technologie des cellules en couches minces connaît actuellement un fort développement, sa part de marché étant passée de 2%, il y a quelques années, à plus de 10% aujourd'hui.

3

Basée sur la consommation annuelle 2016 par foyer français : 4 679 kWh (https://prixelec.com/cours/consommation)

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Gauche : cellules en silicium cristallin / Droite : cellules en couches minces Pour le parc photovoltaïque de Lagnieu, la technologie choisie est celle des cellules en silicium cristallin.

2.2.5. LES STRUCTURES PHOTOVOLTAÏQUES Les structures seront orientées vers le sud et inclinées de 15°. Le nombre de structures est de 110. Chaque ligne supporte selon sa longueur de 30 à 125 modules photovoltaïques (pour 6 modules en hauteur). Les structures auront 5,85 m de largeur au sol. La distance moyenne entre l’arrière et l’avant de deux lignes sera d’environ 2,7 m. Cet espacement est légèrement plus grand au centre de la partie remblayée pour tenir compte de la pente du terrain et de l’effet d’ombrage induit. La hauteur maximale du bord supérieur des structures est de 3 m (2,85 m exactement avec les modules). Les fondations assureront l’ancrage au sol de l’ensemble. Deux types d’ancrage des structures au sol sont possibles. La technologie sera choisie en phase réalisation en fonction des résultats des études de sol. Il s’agira de fondations légères allant jusqu’à 80 cm à 120 cm de profondeur maximum dans le sol : pieux métalliques battus ou vissés, ou pieux avec entourage béton.

Figure 11. Schéma des structures envisagées – vue de côté (EDF EN France) Les câbles électriques reliant les structures de panneaux solaires seront accrochés à l’arrière des structures. En bout de lignes de structure, les câbles seront ensuite enterrés à 80 cm de profondeur dans le sol. Tous les câbles issus d’un groupe de panneaux rejoignent une boîte de jonction d’où repart le courant continu, dans un seul câble, vers le poste de conversion. Les câbles haute tension en courant alternatif partant du poste de livraison seront ensuite enterrés sous la voirie ou les parkings pour transporter ensuite le courant jusqu’au réseau de distribution d’électricité (poste Enedis).

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2.2.6. LE RACCORDEMENT ELECTRIQUE Le raccordement électrique du site du projet se décompose en deux parties distinctes :

1ère partie : le raccordement électrique interne à la centrale photovoltaïque jusqu’au poste de livraison

Ce réseau interne appartient au site de production et est géré par l’exploitant du site. Il sert à raccorder les modules, les postes de conversion de l’énergie et le poste de livraison. Il existe des réseaux électriques entre les structures, les postes de conversion et le(s) poste(s) de livraison. Ces réseaux sont constitués de 3 câbles torsadés d’une tension de 20 000 V (ou 33 000 V). Les réseaux internes sont préférentiellement réalisés au droit ou en accotement des chemins d’accès. Afin d’optimiser les travaux, le réseau de fibre optique permettant la supervision et le contrôle de la centrale à distance est inséré dans les tranchées réalisées pour les réseaux électriques internes. Le réseau interne comprend un « poste de conversion » (selon la puissance du parc) et un « poste de livraison ». Les postes de conversion et de livraison seront situés au nord : le premier à l’intérieur de la centrale en bord de piste, le second à l’entrée (voir Figure 17). Ils seront posés sur une dalle béton.

Figure 12. Schéma du poste de conversion (source : EDF-EN) Le poste de conversion sera équipé de systèmes de protection de découplage très performants en cas de dysfonctionnement. Le poste de livraison Le « point de livraison » ou poste de livraison sert de frontière avec le réseau de distribution publique (ENEDIS /Entreprise Locale de distribution ELD) ou de transport externe (RTE). Un poste de livraison est composé de deux ensembles : -

Le poste de « conversion » ou transformation Le parc photovoltaïque de Lagnieu sera doté d’un seul poste de conversion. Le local en béton préfabriqué accueillera deux transformateurs avec les organes de protection électrique dédiés. Les onduleurs, au nombre de 4, seront situés à l’extérieur, par paire, de part et d’autre du bâtiment. Ils permettent la transformation du courant continu produit en courant alternatif. La surface globale du poste de conversion (aire de la plateforme) au sol sera d’environ 67,95 m². Dimensions des équipements : -

Local béton : long de 3 m, large de 2,5 m et haut de 3 m Onduleurs : long de 2,82 m, large de 0,89 m et haut de 2,26 m.

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-

Une partie « électrique de puissance » où l’électricité produite par les panneaux est livrée au réseau public d’électricité avec les qualités attendues (Tension, Fréquence, Harmonique), avec des dispositifs de sécurité du réseau permettant à son gestionnaire (ENEDIS/ELD/RTE) de déconnecter instantanément le parc en cas d’instabilité du réseau ; Une partie supervision où l’ensemble des paramètres de contrôle du parc sont collectés dans une base de données, elle-même consultable par l’exploitant du parc.

Un poste de livraison standard permet de raccorder une puissance jusqu’à 12 MW (jusqu’à 17 MW par dérogation) au réseau électrique. Compte tenu de la puissance maximale envisagée sur le parc de Lagnieu, un seul poste de livraison sera implanté pour évacuer l’électricité produite. Le poste devra être accessible en véhicule pour la maintenance et l’entretien. Il sera ici placé à l’entrée, à proximité de la route existante et sera donc facilement accessible.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Les dimensions du poste de livraison sont les suivantes : 2,65 m de large pour 11 m de long et 3 m de hauteur (avec la mesure paysagère d’intégration : toit en tuile). Sa surface au sol sera ainsi de 29,15 m2. Il sera en béton préfabriqué et son assise comprenant un vide sanitaire sera enterré sur 0,80 m.

2ème partie : le raccordement électrique externe à la centrale photovoltaïque jusqu’au :

o

Réseau de distribution publique. Cet ouvrage est intégré à la concession locale de distribution d’électricité gérée par ENEDIS ou une entreprise locale de distribution (ELD).

o

Réseau de transport d’électricité. Cet ouvrage est intégré au réseau national de transport géré par RTE

Le réseau électrique externe relie le poste de livraison au réseau public de distribution ou de transport d’électricité. Ce réseau est réalisé par le gestionnaire du réseau de distribution (ENEDIS / ELD ou RTE). Pour le raccordement de la centrale photovoltaïque de Lagnieu, une pré-étude simple a été réalisée par ENEDIS à la demande de EDF EN France. La centrale pourra être raccordé au réseau public de distribution du poste source AMBERIEU d’Ambérieu-en-Bugey (situé à environ 3,8 km du projet) via un piquage sur une liaison HTA existante passant à proximité du projet. Le poste de livraison sera alimenté en antenne par une extension souterraine d’une trentaine de mètres à la ligne 20 000 V AMBERC5734 (LAGNI) passant au niveau de la route d’accès et desservant le poste électrique de la déchèterie. La tranchée sera réalisée en phase travaux. Le délai de raccordement par ENEDIS est de 4 mois à partir de la signature de la convention de raccordement.

Figure 13. Vue de face du poste de livraison (EDF EN France)

-

L’étude d’impact prend en compte le raccordement électrique interne ainsi que le point de livraison dans son évaluation des impacts.

La couleur des postes de livraison et de conversion sera de teinte gris soie (RAL 7044) pour être en concordance avec le paysage bâti environnant du centre technique des déchets et les caractéristiques générales du bâti local (cf. mesure de réduction paysagère au § 0). Plateforme de levage -

Les postes de conversion et de livraison de l’énergie seront implantés à l’aide d’une grue. Devant chaque poste, une plateforme de levage de 120 m² sera construite (8 m x 15 m) puis conservée en phase exploitation.

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Figure 14. Principe du raccordement électrique d’une installation photovoltaïque

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

La piste renforcée à construire sera réalisée en matériaux de type graves non traitées. A l’intérieur de la clôture, elle se terminera en T, offrant ainsi un espace de retournement. Aucune autre piste ne sera aménagée. A l’est et au sud de la centrale photovoltaïque, une bande de 10 m de large minimum non aménagée entre la clôture et les lignes de modules, permettra en cas de besoin d’accéder au reste de la centrale en phase exploitation.

Liaison 20KV

Clôture et portail

Un portail de 5 mètres de largeur sera placé à l’entrée au nord-est. Afin d’éviter les risques inhérents à une installation électrique, la future installation sera dotée d’une clôture l’isolant du public. Cette clôture grillagée (grillage à maille soudée carré de 10 cm x 10 cm) de 2 m de hauteur sera mise en place autour de la centrale sur un linéaire d’environ 900 m. Elle englobera le poste de conversion.

Poste de livraison

Le grillage et le portail seront de couleur verte (RAL 6005). La clôture sera ancrée dans le sol à faible profondeur l’aide de poteaux de type à embase béton.

Poste de la déchèterie

Figure 15. Tracé schématique envisagé pour le raccordement

Citerne

Conformément aux indications du SDIS de l’Ain, la centrale photovoltaïque sera dotée d’une réserve d’eau pour « assurer en permanence une quantité d’eau utilisable de 30 m3 », avec une « aire d’aspiration de 32 m2 ». Une citerne souple de 30 m3 sera installée à l’entrée de la centrale, hors de la clôture, à côté de la plateforme de levage de 120 m². L’ensemble des installations du projet se situera à maximum 310 m de ce point d’eau.

2.2.7. LES VOIES DE CIRCULATION ET AMENAGEMENTS CONNEXES •

Accès au parc photovoltaïque

L’accès au terrain s’effectuera depuis la route de Vaux. Au sein de la centrale, sera aménagé au nord (cf. Figure 17), une piste renforcée (223 ml) permettant l‘entrée et la circulation d’engins très lourds (type grue) jusqu’au poste de conversion. Elle aura une largeur de 5 m, élargie à 8 m aux endroits des deux aires de levage.

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Figure 16. Citerne souple prévue de 30 m3 (7,23 x 5,85 m, haute de 1,20 m) - EDF EN

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 17. Plan d’implantation du projet de centrale photovoltaïque de Lagnieu (EDF EN) Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 18. Implantation du projet de centrale photovoltaïque de Lagnieu (fond orthophotographique) Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

2.3. DESCRIPTION DES PHASES OPERATIONNELLES DU PROJET

2.3.1.

CONSTRUCTION

DE

LA

2.3.1.1. PHASAGE DES TRAVAUX Le chantier s’étendra sur une période d’environ 4 à 6 mois. Plusieurs phases se succèdent depuis la préparation du chantier à la mise en service de la centrale photovoltaïque :

-

Travaux préparatoires : débroussaillage, nettoyage général du terrain, défrichement le cas échéant, etc. ; Travaux de sécurisation (clôture) ; Aménagement éventuel des accès (lorsque les pistes sont inexistantes ou de gabarit insuffisant) ; Préparation éventuelle du terrain (nivellement et terrassement) ; Réalisation de tranchées pour l’enfouissement des câbles d’alimentation ; Pose des fondations des modules ou pré-forage ; Montage des supports des modules ; Pose des modules photovoltaïques sur les supports ; Installation des équipements électriques (onduleurs et transformateurs, poste de livraison), puis raccordements ; Essais de fonctionnement.

La construction d’une centrale photovoltaïque implique ainsi la réalisation de travaux faisant appel à différentes spécialités : 4

Etc.

La période de travaux est prévue en fin d’année (automne-hiver) pour une réception en début d’année suivante, ce qui permet de minimiser le dérangement sur la faune alentour (voir mesure RT1 § 7.1.4.1). Tableau 4. Phasage du chantier de construction sur 6 mois

CENTRALE

PHOTOVOLTAÏQUE

-

-

Les entreprises de VRD4 pour la réalisation des accès ; Les entreprises de Génie Civil et Travaux Publics pour les fondations ; Les entreprises des métiers de l’électricité pour la réalisation des réseaux internes, des postes de livraison et des raccordements ; Les entreprises spécialistes de la mise en place des structures ;

Mois Opérations 1

2

3

4

5

6

Préparation du terrain et pose de la clôture Montage des structures et panneaux Pose des locaux techniques Mise en service

Le nombre de travailleurs présents sur le site variera tout au long du chantier. Généralement, pour un projet de parc photovoltaïque : Tableau 5. Estimation de la fréquentation du site lié au chantier de Lagnieu Source : EDF EN France Semaine

Phase

Nombre de personnes

1

Voirie

8

2

Voirie

20

3

Voirie

24

4

Fondation

24

5

Fondation

50

6

Structures

50

7

Structures

50

8

Structures

50

9

Modules

20

10

Câblage

20

11

Câblage

20

Voiries et Réseaux Divers.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Semaine

Phase

Nombre de personnes

12

Poste de livraison

12

13

Mise en service

8

14

Essais

4

15

Essais

4

16

Essais-mise en service industrielle

8

2.3.1.2. MODALITES DE REALISATION DES TRAVAUX •

Débroussaillement / Défrichement

Le projet nécessitera une préparation du terrain avec un débroussaillage préalable de la végétation formée de jeunes bouleaux, ronciers et robiniers, qui a colonisé le site depuis l’arrêt de l’activité extractive. Le Code Forestier (art. L.341-1 et suivants) soumet le défrichement de parcelles boisées à autorisation préalable : -

-

en forêt des collectivités, toute opération de défrichement est soumise à autorisation, quelle que soit la superficie ou la taille du massif impacté ; en forêt privée, quelle que soit la superficie à défricher, toute opération sur une parcelle attenante à un massif forestier de taille supérieure ou égale au seuil départemental (égal à 4 ha sur Lagnieu) est soumise à autorisation. Le Code Forestier prévoit également des cas particuliers ou exemptions. Ainsi, les défrichements dans les jeunes bois de moins de 30 ans ne sont pas soumis à autorisation.

L’ancienne activité de carrière sur les parcelles d’implantation du projet a nécessité le défrichement de la totalité des parcelles concernées (A1682, 1683, 1839 et 1840). Par ailleurs les boisements actuels sur ces parcelles, issus de l’arrêt de l’activité en 2004 ont moins de 30 ans (cf. § 4.3.1.2). Ils ne sont donc pas soumis à autorisation de défrichement. Le projet, bien qu’attenant à une zone boisée de plus de 4 ha et implanté en partie sur des parcelles d’une collectivité (CCPA), n’est pas soumis à autorisation de défrichement.

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Installations signalétique

temporaires

de

chantier

et

L’ensemble des installations temporaires utiles lors du chantier de construction seront comprises à l’intérieur des parcelles à aménager. Ces installations seront systématiquement démontées et le terrain remis en état à la fin du chantier. Base vie Un secteur appelé « base vie » est systématiquement installé sur site pour servir de base administrative et technique au chantier. Des préfabriqués sont installés pour accueillir une salle de réunion, quelques bureaux, des vestiaires etc. Une zone de stationnement est également aménagée pour permettre aux intervenants de garer leurs véhicules. Lorsqu’il n’est pas possible de connecter cette base vie aux réseaux d’eau et d’électricité, celle-ci est équipée d’un groupe électrogène et de toilettes reliées à une cuve de récupération des eaux usées régulièrement vidée tout au long du chantier et conformément à la réglementation en vigueur.

Photographie 2. Installation de la base-vie Source : EDF Energies Nouvelles Dans le cas présent, le chantier sera raccordé aux réseaux d’eau et d’électricité, arrivant jusqu’à la déchèterie. Zone de stockage Une zone de stockage est constituée sur site, souvent à côté de la base vie, afin de permettre de stocker les éléments des structures photovoltaïques, de réseaux, ou simplement de parquer les engins de chantier. Signalétique Une signalétique spécifique sera installée. Il peut s’agir de : limitation de vitesse, panneaux d’orientation sur le chantier, mise en défens de zones sensibles (préservation de l’environnement) …

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Le vide-sanitaire du poste de livraison sera créé à l’aide de remblais inertes. Gestion des terres Des terrassements seront nécessaires pour l’implantation de la centrale photovoltaïque : pour casser et adoucir les pentes de la partie ouest remblayée. Ailleurs, un léger nivellement de surface sera opéré sur certaines zones d’irrégularité. Un déblai ponctuel sera également réalisé pour l’assise des locaux techniques. Des graves pourront alors être apportées. Le volume de déblaisremblais représentera 10 000 à 20 000 m3. Photographie 3. Exemple de signalétique et balisage (mise en défens) de milieux naturels à enjeux Source : EDF Energies Nouvelles

Les terres excavées seront soit régalées sur site, soit exportées vers des filières compatibles à leur nature (sols pollués par des plantes invasives – cf. Mesure ET2).

Fondations

Montage des structures photovoltaïques

Les fondations assureront l’ancrage au sol de l’ensemble. Leur profondeur d’ancrage dans le sol dépasse rarement les 80-120 cm. Leurs dimensions sont calculées au cas par cas, en fonction de la taille des structures et de la nature du terrain d’implantation qualifiée lors des études géotechniques menées en amont de la construction de la centrale.

Les composants des structures photovoltaïques (barres métalliques, bois, modules, …) seront acheminés sur le site par camion.

Trois types de fondation existent aujourd’hui : -

-

-

Une fois les structures métalliques implantées, les modules photovoltaïques seront installés. La pose des locaux techniques, des clôtures de protection et les aménagements paysagers éventuels seront menés en parallèle de ces travaux.

Ancrage des pieux métalliques porteur des modules dans le sol par : o des plots béton (à massif circulaire ou carré) semi-enterrés, o des fondations béton entourant les pieux (cf. Photographie 4), Vissage des pieux métalliques porteur des modules dans le sol.

Photographie 5 : Montage des modules sur supports Source : EDF Energies Nouvelles Raccordements électriques

Photographie 4. Fondation béton (à gauche) ; fondation à pieux vissés (à droite) Décembre / 2017

Les travaux de réseaux électriques internes seront réalisés simultanément aux travaux des pistes afin de limiter les impacts. Une trancheuse permettra de créer les tranchées (jusqu’à 80 cm de profondeur) pour le passage des câbles en Page 35 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

souterrain, d’abord depuis les des structures jusqu’au poste de livraison, puis jusqu’au poste électrique de distribution (ENEDIS) prévu pour le raccordement, soit via un piquage sur la liaison souterraine présente à quelques dizaines de mètres au bord de la route. Comme vu précédemment, le poste de livraison sera installé par le biais d’une grue. Après le montage et les raccordements aux réseaux électriques, une phase de mise en service regroupera différents tests pour valider le bon fonctionnement des équipements.

2.3.2. EXPLOITATION DE LA CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE Le personnel qui interviendra sur le site de façon ponctuelle devra posséder des qualifications techniques précises correspondant à sa fonction et à son niveau de responsabilité. L’exploitation de ce site nécessite : -

-

Un « Gestionnaire d’actif » qui assure la supervision et la conduite de l’installation : suivi du fonctionnement, des alertes, de la production, de l’entretien… Une équipe « Maintenance » qui réalise les opérations de maintenance (préventive ou curative) sur l’installation. Le centre de maintenance de l’antenne de Massangis (89) pourrait réaliser ces opérations.

Les consignes de sécurité seront affichées et devront être appliquées par le personnel de la société EDF Energies Nouvelles, mais aussi par le personnel extérieur à la société, présent sur le site pour intervention ou travaux.

Photographie 6. Déroulage/pose des câbles et exemple de poste de livraison Source : EDF Energies Nouvelles

2.3.1.3. GESTION ENVIRONNEMENTALE DU CHANTIER

L’ensemble de la centrale photovoltaïque est en communication avec un serveur situé au poste de livraison de la centrale, lui-même en communication constante avec l’exploitant. Ceci permet à l’exploitant de recevoir les messages d’alarme, de superviser, voire d’intervenir à distance sur la centrale. Une astreinte 24h sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an, est organisée au centre de gestion de l’exploitant pour recevoir et traiter ces alarmes. Lorsqu’une information ne correspond pas à un fonctionnement « normal » des structures, un dispositif de coupure avec le réseau s’active et une alarme est envoyée au centre de supervision à distance qui analyse les données et porte un diagnostic :

EDF EN réalisera un cahier des charges environnemental (CDCE) spécifique au projet de Lagnieu à destination du maître d’œuvre et des entreprises en charge de la réalisation des travaux (cf. 7.3.1.1 Mesures de suivis en phase travaux).

-

Une attention particulière sera portée à la gestion des ruissellements, des déchets et la prévention des pollutions pendant le chantier. Il comportera des prescriptions environnementales afin de garantir l’exécution des travaux dans le respect de l’environnement notamment naturel et aquatique (utilisation d’engins de chantier récents, régulièrement entretenus et aux normes réglementaires, tri des déchets, mise en place d’aires étanches et/ou de solutions de rétention pour le stockage de produits de chantier potentiellement polluants telles que les huiles, …) et afin de garantir la propreté du chantier.

-

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Pour les alarmes mineures (n’induisant pas de risque pour la sécurité des structures, des personnes et de l’environnement), le centre de supervision est en mesure d’intervenir et de redémarrer la centrale à distance ; Dans le cas contraire, ou lorsque le diagnostic conclut qu’un composant doit être remplacé, une équipe technique présente à proximité est envoyée sur site.

Les alarmes majeures associées à un arrêt automatique sans redémarrage à distance possible, correspondent à des situations de risque potentiel pour l’environnement, tel que présence de fumées sur la centrale, etc. Les accès seront rigoureusement contrôlés. Seul le personnel autorisé entrera sur le site. Afin de contrôler l’accès, le site sera équipé d’un système de détection intrusion afin d’éviter tout vandalisme ou incendie volontaire.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Par ailleurs, il convient de rappeler que le photovoltaïque étant une technologie statique (sans pièce en mouvement), la maintenance et l’entretien des centrales concernent essentiellement les équipements électriques et la végétation : -

-

-

L’entretien des espaces verts situés à l’intérieur de la clôture sera assuré autant que de besoin de façon mécanique : fauchage de la végétation devant et sous les panneaux de façon à en contrôler le développement et éviter les ombrages avec les panneaux. Toute utilisation de produits phytosanitaires à l’intérieur des centrales du groupe EDF Energies Nouvelles est proscrite conformément à la politique du Groupe EDF EN et à son SME (Système de Management Environnemental). Certains panneaux devront être remplacés tout au long de la vie de la centrale du fait de dysfonctionnements causés par un choc thermique, un choc mécanique ou une anomalie de fabrication. Le nettoyage régulier des panneaux pour éviter les pertes de production dues aux salissures, n’est pas nécessaire, les modules étant autonettoyants. Les panneaux remplacés seront expédiés vers les filières de recyclage adaptées.

2.3.3. DEMANTELEMENT

DE LA CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE ET REMISE EN ETAT DU SITE

Recyclage des modules La législation européenne en matière de gestion des déchets se fonde sur la directive cadre sur les déchets 2008/98/CE, la directive 2011/65/CE relative aux exigences d’éco-conception des produits liés à l’énergie, la directive 2002/95/CE dite RoHS limitant l’utilisation de certaines substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques, et la directive 2002/96/CE dite DEEE (D3E) relative aux déchets d’équipements électriques et électroniques. Suite à la révision en 2012 de cette directive, les fabricants de modules photovoltaïques doivent désormais respecter les obligations de collecte et de recyclage des modules, à leur charge. EDF EN veillera à sélectionner un fournisseur agréé de modules qui s’engage à fabriquer, utiliser et recycler les modules solaires en un cycle continu, pour ainsi contribuer à une amélioration constante de l’environnement. Tableau 6. Cadre règlementaire de l’opération de démantèlement Eléments à démanteler

Réglementation

Supports métalliques et non ferreux

Circulaire du 10 avril 1974 relative aux dépôts et activités de récupération de déchets de métaux ferreux et non ferreux

Déchets d’équipements électriques et électroniques

Décret n°2005-829 du 21 juillet 2005

Modalité de démantèlement et de remise en état Comme toute installation de production énergétique, la présente installation n’a pas de caractère permanent et définitif. Le démantèlement de l’installation consistera à déposer tous les éléments constitutifs du système, depuis les modules jusqu’aux câbles électriques en passant par les structures de support. A la fin de la période d’exploitation, les structures (y compris les fondations) seront enlevées. La centrale sera construite de telle manière que l’ensemble des installations soit démontable. Toutes les installations (bâtiments, structures porteuses des modules,…) seront retirées et transportées jusqu’à leurs usines de recyclage respectives. Un cahier des charges environnemental sera fourni aux entreprises intervenant sur le chantier de démantèlement. D’une manière générale, les mêmes mesures de prévention et de réduction que celles prévues lors de la construction de la centrale seront appliquées au démantèlement et à la remise en état.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

2.4. ESTIMATION DES TYPES ET QUANTITES DE RESIDUS ET D’EMISSIONS ATTENDUS EN PHASE TRAVAUX ET FONCTIONNEMENT Les 4 à 6 mois de construction et le démantèlement de la centrale photovoltaïque (phase travaux) ainsi que le fonctionnement de la centrale peuvent être à l’origine de production de déchets, d’une pollution des eaux et des sols, d’émissions de bruit, de vibrations ou de chaleur. Pour la construction de la centrale solaire, le poste de conversion et le poste de livraison seront préfabriqués. Dans le cas de fondations bétonnées pour les structures, le béton sera acheminé sur place par camion toupie et injecté directement autour de chaque pieu. En cas de mauvaise manipulation, des coulures peuvent se produire au sol au moment du remplissage, mais sans présenter de risque pour les eaux (absence d’eau de surface sur le site). En fonctionnement normal, aucune émission particulière n’est attendue sur la centrale photovoltaïque : pas de rejet d’eaux usées ou de produits dangereux. Un risque accidentel demeure possible. Le tableau, page suivante, récapitule la nature et l’origine des résidus ou émissions liés à la réalisation du projet de centrale photovoltaïque.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Tableau 7. Synthèse des résidus ou émissions liés au projet Type de résidu ou émission

Origine en phase de travaux

Origine en phase exploitation

Prise en compte dans l’étude d’impact Cf. § 6.2.2.1, 6.4.1.7, 6.4.2.1

▪ Pollution de l’air

Pollution de l’eau et des sols /soussols

▪ ▪

Emission de CO2 : circulation et travail des engins de chantier (moteurs thermiques /carburants)* Envol possible de particules fines par la circulation et le travail des engins sur les sols mis à nus en cas de vent fort

Pollution accidentelle durant les travaux : déversement de produits, fuites issues des engins de travaux Lessivage de particules fines sur les sols mis à nu

Aucune émission importante en phase exploitation (intervention de maintenance ponctuelle, sol recouvert d’un couvert herbacé)

Suivi environnemental du chantier et mesures environnementales de gestion du chantier Renforcement du couvert végétal en fin de chantier

Pollution accidentelle réduite : fuites de véhicules ou d’engins lors de la maintenance ou l’entretien de la végétation, fuite des postes électriques (dotés de bacs de rétention)

Cf. § 6.1.2.3, 6.2.1.2, 6.2.2.2 Suivi environnemental du chantier et mesures environnementales de gestion du chantier Cf. § 6.4.1.1,

Bruit vibrations

Emissions liées à la circulation et au travail des engins (notamment « bip » de recul des engins)

Chaleur, radiation

Chaleur dégagée par les moteurs thermiques des engins ou matériels de chantier négligeable : pas de nuisance significative attendue

▪ ▪ ▪

Déchets verts issus du débroussaillement préalable à la construction Déchets ménagers issus de la base vie Déchets d’équipements électriques, électroniques (DEEE) : câbles et modules photovoltaïques + visserie + barres métalliques Déchets BTP spécifiques au démantèlement de la centrale photovoltaïque, - bâtiments des postes, structures métalliques des installations et fondations béton, grillage de clôture

Déchets ▪

Emissions sonores des postes électriques (transformateurs/onduleurs, ventilateurs)

Chaleur dégagée par les installations électriques négligeable : pas de nuisance significative attendue

Suivi environnemental du chantier et mesures environnementales de gestion du chantier Cf. § 6.2.2.1

Cf. § 2.3.3, 6.4.1.6, 6.4.2.6 ▪ ▪

Déchets verts d’entretien du site (broyages) Petits déchets de maintenance : câbles ou panneaux solaires à remplacer…

Suivi environnemental du chantier et mesures environnementales de gestion du chantier (collecte, des déchets, évacuation et recyclage/valorisation - PV Cycle)

* Pour la construction, le trafic moyen poids lourds peut être évalué à 4 à 6 camions par jour environ

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2.5. COMPATIBILITE ET ARTICULATION DU PROJET AVEC L’AFFECTATION DES SOLS ET LES

-

-

DOCUMENTS DE REFERENCE

2.5.1. URBANISME ET SERVITUDES 2.5.1.1.

LA DIRECTIVE TERRITORIALE D’AMENAGEMENT (DTA) DE L’AIRE METROPOLITAINE DE LYON

Une DTA fixe, sur certaines parties du territoire, les orientations fondamentales de l’État en matière d’aménagement et d’équilibre entre les perspectives de développement, de protection et de mise en valeur des territoires. Elle fixe les principaux objectifs de l’État en matière de localisation des grandes infrastructures de transport et des grands équipements, ainsi qu’en matière de préservation des espaces naturels, des sites et des paysages. Une DTA peut également préciser pour les territoires concernés les modalités d’application des dispositions particulières aux zones de montagne et au littoral. La commune de Lagnieu appartient à la DTA de l’Aire Métropolitaine Lyonnaise approuvée par décret en Conseil d’État en date du 9 janvier 2007. Une procédure de modification de la DTA de l'Aire Métropolitaine Lyonnaise a été initiée en 2013 par le Préfet de la Région Rhône-Alpes et approuvée par arrêté préfectoral du 25 mars 2015. Cette modification concerne les 20 communes de "l'espace interdépartemental Saint-Exupéry", dont ne fait pas partie Lagnieu. Le périmètre défini s’étend sur le territoire de : -

4 départements : le Rhône, l’Ain, l’Isère et la Loire 382 communes.

L’État et ses partenaires ont pour ambition de porter la métropole à un niveau international et d’œuvrer pour une métropole solidaire et durable : Afin de promouvoir une métropole internationale, la DTA définit les objectifs suivants : -

miser sur quelques pôles d’excellence pour permettre une spécialisation de l’économie lyonnaise développer les fonctions métropolitaines (enseignement supérieur, culture, santé)

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organiser une métropole multipolaire (renforcer l’agglomération stéphanoise, structurer l’agglomération Nord-Isère, conforter les pôles secondaires) valoriser la situation géostratégique (réseau transports et conforter la plateforme de Saint-Exupéry)

Afin de favoriser la solidarité et le développement durable, la DTA fixe les objectifs suivants : -

répartir la dynamique démographique vers les territoires en perte d’attractivité et les pôles urbains déjà équipés et revaloriser ces territoires, maîtriser l’étalement urbain et lutter contre la banalisation de l’espace, prendre en compte les risques naturels et technologiques dans les projets de développement.

Le projet respectera les grands objectifs de la DTA : implantation sur un site anthropique, hors d’une zone à risque majeur naturel ou technologique.

2.5.1.2. LE SCHEMA BUCOPA

DE

COHERENCE TERRITORIALE

DE

Lagnieu fait partie du territoire du Syndicat mixte BUgey-COtière-Plaine de l’Ain ou BUCOPA, qui a révisé son Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) de 2002. Le nouveau SCoT a été approuvé par délibération le 26 janvier 2017. Situé entre les agglomérations de Lyon et de Bourg-en-Bresse, le long de l’A42, le territoire « BUCOPA » s’étend du versant ouest du Bugey aux franges est de la Dombes en comprenant toute la Plaine de l’Ain, la basse vallée de l’Ain et la côtière de la Dombes. Les orientations de développement et d’aménagement du territoire, développés dans le Document d’Orientation et d’Objectifs (DOO) du SCoT, se répartissent autour de trois thématiques : 1-

Valoriser la diversité et lisibilité du territoire o 1.1. Trame verte et bleue : Protéger les réservoirs de biodiversité, les zones humides, la ressource en eau, les boisements en tenant compte de la diversité des enjeux, assurer les continuités écologiques… o 1.2. Trame agricole : limiter la consommation d’espaces agricoles, définir des fronts urbains dans la plaine de l’Ain Page 40 sur 282


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o

1.3. Trame urbaine : asseoir le rayonnement d’Ambérieu…

2-

Un développement résidentiel attractif et adapté aux défis du XXIe siècle o 2.1. Transports : réaffirmer le rôle des infrastructures, renforcer le rôle des gares, promouvoir les modes doux… o 2.2. Changement climatique : améliorer la performance énergétique des bâtiments, concevoir des opérations d’aménagement vertueuses en matière de gestion des ressources, prévenir l’exposition aux risques et aux nuisances o 2.3. Habitat : encadrer la qualité des logements, qualifier les entrées de ville et lisières urbaines …

3-

Un schéma d’aménagement économique pour valoriser nos savoir-faire et l’innovation et renforcer ainsi le poids économique du BUCOPA o

o o

o

3.1. Organiser le développement des activités économiques dans des espaces de qualité : développer les activités tertiaires productives dans le tissu urbain, les parcs spécialisés et à grands flux, améliorer la qualité des parcs 3.2. Diversification de l’agriculture : développer les circuits courts, faciliter les activités complémentaires de revenus 3.3. Valorisation et innovation pour l’exploitation des ressources naturelles : valoriser durablement les ressources du sous-sol, gestion énergétique et production d’énergies renouvelables, gestion des déchets 3.4. Tourisme et culture : valoriser la perception des motifs paysagers et les éléments de patrimoine, favoriser le développement de l’hébergement et des activités associées aux sites touristiques.

La carte des fronts urbains « intangibles » délimite les espaces pouvant être urbanisés à long terme (point 1.2.4 du DOO). Selon cette cartographie, le site d’étude se situe hors du front urbain de Lagnieu, dans l’espace agricole :

site d’étude

Figure 19. Extrait de la cartographie des fronts intangibles dans la plaine de l’Ain et la Côtière du SCoT BUCOPA En terme de qualité environnementale, le SCoT préconise, en particulier pour les parcs d’activités économiques (objectif 3.1.5) que les documents d’urbanisme prévoient une gestion intégrée des eaux pluviales, de favoriser l’infiltration des eaux de pluies, de rechercher la perméabilité des surfaces de stationnement et de circulation, de contribuer à l’adaptation au changement climatique par la production d’énergie renouvelable et la végétalisation des parcs. L’objectif 3.3.2. affiche la volonté de développer les ENR pour la production d’électricité, de gaz et de chaleur s’insérant dans des réseaux intelligents. Il prescrit notamment qu’à l’échelle du bâti ou de l’îlot (opération), l’intégration paysagère du solaire thermique ou du photovoltaïque soit organisée en fonction des enjeux paysagers pour faciliter l’implantation des dispositifs de manière proportionnée aux enjeux. Il interdit les fermes photovoltaïques sur l’espace agricole productif. Celles-ci peuvent être réalisées dans des espaces de friches totalement ou partiellement imperméabilisées n’ayant pas vocation à retourner à l’agriculture. Le projet, source de production d’une énergie renouvelable, implanté hors des parcelles agricoles productives à côté d’un tissu urbain existant, est compatible avec les orientations et prescriptions du SCoT de BUCOPA.

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2.5.1.3. CHARTE DE TERRITOIRE Le Contrat de Développement Rhône-Alpes (CDRA) « Plaine de l’Ain - Côtière » entre la Région Auvergne-Rhône-Alpes et quatre intercommunalités de l’Ain (CC de Miribel et du Plateau, CC de la Côtière à Montluel, CC de la Plaine de l’Ain, CC des Rives de l’Ain et du Pays de Cerdon) est arrivé à échéance en 2013. Les grands axes et objectifs poursuivis étaient détaillés dans la Charte de territoire. Ce type de contrat permet aux collectivités, à travers leur association, de contractualiser avec la Région, afin de porter les intérêts d’un territoire structuré à une échelle suffisamment large pour représenter une réalité de la vie économique et sociale. Depuis le 1er janvier 2017, ces contrats sont remplacés par la Région AuvergneRhône-Alpes par les « Contrats Ambition Région » d’une durée de 3 ans, qui donnent priorité à l’investissement. Aucun contrat « Ambition Région » n’a encore été signé sur le territoire de la plaine de l’Ain.

2.5.1.4. LOIS MONTAGNE ET LITTORAL La commune de Lagnieu n’est pas située en zone de montagne et n’est pas non plus classée en Loi Littoral.

2.5.1.5. DOCUMENT D’URBANISME DE LAGNIEU La commune de Lagnieu est dotée d’un Plan Local d’Urbanisme (PLU) approuvé le 22 janvier 2007, révisé le 15/07/2009, et qui a fait l’objet de deux modifications : les 11/06/2015 et 19/11/2015. Règlement de zonage Le site d’étude s’inscrit en zones à urbaniser au PLU de Lagnieu (Figure 20) : -

1AUx - Zone à urbaniser destinée aux activités artisanales, industrielles et de services 2AUx - Zone à urbaniser à long terme destinée aux activités artisanales, industrielles et de services.

La zone 2AUx ne peut être ouverte à l’urbanisation que par l’intermédiaire d’une procédure de ZAC, d’une modification ou révision du PLU.

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Son ouverture est par ailleurs liée à la réalisation d'une petite station d’épuration prévue à l’Est à l’emplacement réservé E10 (OAP du PLU). Le projet s’implante uniquement sur des parcelles en zone 1AUx, dont le règlement stipule que : Art. 2 « Toute construction doit être réalisée dans le cadre d’opérations d’ensembles compatibles avec un aménagement cohérent de l’ensemble de la zone. Dans ce but, l’opération doit présenter les caractères suivants : -

-

Elle ne doit pas compromettre l’urbanisation ultérieure du reste de la zone tout en conservant des possibilités raisonnables d’aménagement du reliquat éventuel ; Toute opération d’aménagement doit porter sur une surface minimale de 5 000 m2 de terrain. »

Au niveau des accès, le règlement mentionne dans son article 3 que : « Chaque tènement ne peut être raccordé à la voie publique que par 2 accès charretiers au maximum ». L’article 4 relatif à la desserte par les réseaux, précise que : « Toute construction à usage d’habitation ou qui requiert une alimentation en eau potable doit être raccordée au réseau public de distribution d’eau potable par une conduite de caractéristiques suffisantes ». « Toute construction doit être raccordée au réseau public d’assainissement d’eaux pluviales si celui-ci existe, ou être absorbées en totalité sur le tènement et rejoindre leur exutoire naturel. » « Le principe demeure que les aménagements ne doivent pas augmenter les débits de pointe des apports aux réseaux par rapport au site initial. » L’article 6 précise que : « Sous réserve des règles plus restrictives concernant la voirie départementale, tous les bâtiments doivent être implantés avec un retrait d’au moins 10 m par rapport à l’alignement existant ou à créer des voies publiques ou par rapport à la limite d’emprise des voies privées ouvertes à la circulation publique. » Concernant l’implantation des constructions par rapport aux limites séparatives, l’article 7 édicte que : « tous les bâtiments doivent être implantés à une distance, comptée horizontalement, de tout point du bâtiment au point le plus proche de la limite séparative, au moins égale à la moitié de la différence d’altitude entre des deux points sans être inférieure à 5 m. […]. Toutefois les constructions peuvent être admises en limite séparative :

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-

Quand il s’agit de bâtiments dont la hauteur, mesurée sur la limite séparative, n’excède pas 5 m, Quand elles s’appuient sur des constructions préexistantes, elles-mêmes édifiées en limite séparative sur le tènement voisin, Quand des impératifs techniques d’exploitation le justifient.»

-

-

L’article 9 du règlement impose que l’emprise maximale des constructions n’excède pas 60% de la superficie du tènement.

-

Concernant l’aspect extérieur des constructions, l’article 11 énonce les éléments suivants :

-

« L’aspect d’ensemble et l’architecture des constructions, installations et de leurs dépendances doivent être compatibles avec le caractère ou l’intérêt des lieux avoisinants, des sites, des paysages. Lorsqu’un projet est délibérément de nature, par sa modernité, à modifier fortement le site existant, ou à créer un nouveau paysage, […] Le demandeur ou l’auteur du projet doit alors justifier de la cohérence, de la recherche architecturale et de la concordance avec le caractère général du site. […] Tout projet doit être en conformité avec l’étude chromatique déposée en Mairie. » L’article 12 relatif aux stationnements précise que « Le stationnement des véhicules automobiles ou deux-roues correspondant aux besoins des constructions et installations doit être assuré en dehors des voies publiques ou de desserte collective. La superficie à prendre en compte pour le stationnement d’une voiture particulière est de 25 m2 ». L’article 13 concernant les espaces libres et plantations impose que « 10% de la surface du tènement doivent être affectés aux espaces verts pour composer un ensemble paysager, que les espaces libres et les aires de stationnement doivent être plantés à raison d’un arbre à haute tige par 8 places de stationnement. Les plantations existantes doivent être maintenues ou remplacées.»

-

-

l’article 4 : la centrale en phase exploitation ne nécessitera pas de connexion au réseau d’eau potable et les eaux pluviales (locaux techniques) seront bien absorbées in situ ; l’article 6 : le poste de livraison est éloigné de 10 m de la route ; l’article 7 : le poste de livraison implanté en limite nord de la parcelle A1682 est haut de moins de 5 m (3 m) ; l’article 9 : les constructions (postes électriques) occuperont que 97 m2 environ ; l’article 11 : le projet s’implante derrière une déchèterie et à côté d’une carrière, en partie. Il s’intègre ainsi dans une zone dotée déjà d’activités et bénéficie en partie de masques par la végétation arborescente autour. Il prend en compte, en particulier pour le poste de livraison situé en bord de route, les caractères architecturaux locaux (couleur des murs conforme aux préconisations d’urbanisme et toit en tuiles). l’article 12 : la centrale en activité ne nécessite pas de place de stationnement. Les véhicules de maintenance se gareront à l’intérieur des parcelles de la centrale (aire de levage à l’entrée ou sur la piste dans la partie clôturée) ; l’article 13 : les espaces verts au sein de la centrale seront représentés par une surface de 0,54 ha de pelouse naturelle (soit 14,6 %), où sera favorisé l’Origan (plante à fleurs mellifère). Cette pelouse sèche bénéficiera d’un entretien spécifique et s’étend en bordure sud et est de la centrale – cf. Mesure ET3 au § 7.1.2.1.

Le projet de centrale photovoltaïque de Lagnieu sera compatible au règlement de zonage en vigueur (zone 1Aux).

Le projet de parc photovoltaïque respectera le règlement de zone 1AUx applicable sur les parcelles, en particulier : -

-

l’article 2 : en s’implantant sur une surface d’un seul tenant supérieure à 5 000 m2 (3,7 ha environ), n’empêchant pas l’urbanisation des autres parcelles 1AUx (possibilité d’extension de la déchèterie à l’ouest et parcelles de la carrière en activité couvrant environ 2 ha demeurant faciles à aménager) ; l’article 3 : un seul accès sera créé ;

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E10

Figure 20. Zonages d’urbanisme au droit du site d’étude - au 1 :14000

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2.5.1.6. SERVITUDES D’URBANISME Aucun Espace Boisé Classé (EBC) au titre de l’article L.113-1 du Code de l’urbanisme n’est relevé sur le site d’étude ou ses abords immédiats. I6 - Mines et carrières Une servitude d’urbanisme « Mines et carrières » s’applique en totalité ou en partie sur les parcelles A54 à 57 et A 1682, 1683, 1839 et 1840 du site d’étude (servitude non figurée sur le plan page suivante). Cette servitude est établie au profit de l’exploitant, qui peut établir des câbles ou engins transporteurs et dégager le sol de tout obstacle. T5 - Servitude aéronautique Une petite partie des parcelles du site d’étude est soumise à une servitude de dégagement aéronautique liée à l’aérodrome d’Ambérieu-en-Bugey et visant l’interdiction de créer des obstacles à la circulation aérienne (cf. Figure 22). Selon le plan de servitudes aéronautiques de l'aérodrome d'Ambérieu-en-Bugey, Les angles nord-ouest des parcelles A n°1682 et 1839 sont en effet compris dans la bande de dégagement. Les valeurs de cote à ne pas dépasser pour des bâtiments ou ouvrages sont compris entre +391 et +396 m NGF (cf. figure ciaprès). Le projet n’interfère pas avec la servitude établie pour la carrière d’En Pallemont. Il ne créera pas d’obstacle à la circulation aérienne, les équipements les plus hauts (poste de livraison) étant à moins de +270 m NGF.

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Figure 21. Détail de la servitude aéronautique au droit du site d’étude Géoportail

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Figure 22. Servitudes d’utilité publique autour du site d’étude au 1/55000 (Extrait du Plan des SUP - projet de ScoT Bugey-Côtières – Plaine de l’Ain, 2014 / BUCOPA)

Site d’étude

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2.5.1.7. SYNTHESE

-

Le projet s’inscrit dans l’Aire métropolitaine de Lyon où s’applique la DTA et au sein du périmètre du SCoT de BUCOPA (Bugey-Côtière-Plaine de l’Ain).

-

Le SCoT interdit les fermes photovoltaïques sur l’espace agricole productif. Or, le projet s’implante sur un site de carrière réaménagé, non agricole.

-

Les parcelles occupées par le projet sont en zones à urbaniser 1AUx au PLU de Lagnieu, dont la vocation est compatible avec le projet de parc photovoltaïque. Celui-ci respectera les prescriptions du règlement de zonage.

-

Une partie des parcelles du site d’étude est soumise à une servitude aéronautique liée à l’aérodrome d’Ambérieu-en-Bugey. Le projet respecte la cote plafond de la servitude aéronautique.

Objectifs des masses d’eau souterraines du SDAGE La zone d’étude éloignée est concernée par les masses d’eau souterraines suivantes (Figure 23) : Tableau 8. Etat des masses d’eau souterraines (état des lieux 2013, AERMC/SDAGE 2016-2021) Nom de la masse d’eau souterraine

2.5.2. SCHEMAS DE GESTION DES EAUX ET ZONAGES SDAGE RHONE-MEDITERRANEE

Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux ou SDAGE RhôneMéditerranée définit des objectifs de qualité à atteindre pour stopper la détérioration et retrouver un bon état de toutes les masses d’eau de l’ensemble du bassin, comprenant le bassin versant du Rhône. Il définit les mesures à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs. Le SDAGE est entré en vigueur le 21 décembre 2015 pour les années 2016 à 2021. Les 9 orientations fondamentales majeures du SDAGE sont : -

-

S’adapter aux effets du changement climatique. Privilégier la prévention et les interventions à la source pour plus d’efficacité. Concrétiser la mise en œuvre du principe de non dégradation des milieux aquatiques. Prendre en compte les enjeux économiques et sociaux des politiques de l’eau et assurer une gestion durable des services publics d’eau et d’assainissement. Renforcer la gestion de l’eau par bassin versant et assurer la cohérence entre aménagement du territoire et gestion de l’eau.

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Code

Etat quantitatif / Objectif d’atteinte du bon état

Etat chimique / Objectif d’atteinte du bon état

Masses d’eau à l’affleurement

REGLEMENTAIRES

2.5.2.1.

Lutter contre les pollutions, en mettant la priorité sur les pollutions par les substances dangereuses et la protection de la santé. Préserver et restaurer le fonctionnement naturel des milieux aquatiques et des zones humides. Atteindre l’équilibre quantitatif en améliorant le partage de la ressource en eau et en anticipant l’avenir. Augmenter la sécurité des populations exposées aux inondations en tenant compte du fonctionnement naturel des milieux aquatiques.

Alluvions du Rhône de Gorges de la Balme à l'Ile de Miribel

FRDG326

Calcaires et marnes jurassiques Haut Jura et Bugey – BV Ain et Rhône

RDG149

Alluvions Plaine de l’Ain Nord

FRDG389

Médiocre / 2021

Bon / 2015

Alluvions Plaine de l’Ain Sud

FRDG390

Médiocre / 2021

Médiocre / 2027

Bon / 2015

Médiocre / 2021

Bon / 2015

Moyen / 2015

Masse d’eau de profondeur Miocène sous couverture Lyonnais et Sud Dombes

FRDG240

Bon / 2015

Bon / 2015

L’objectif d’atteinte du bon état quantitatif pour les deux masses d’eau de la Plaine de l’Ain est porté à 2021, du fait de dysfonctionnement impactant les écosystèmes terrestres ou d’un déséquilibre entre les prélèvements et la ressource disponible. La masse d’eau des Alluvions de la Plaine de l’Ain « sud » a un état chimique plus dégradé qu’au « nord »5 du fait de pollution par les nitrates et pesticides. L’objectif d’atteinte du bon état chimique a donc été fixé à 2027. La limite entre les masses d’eau des alluvions de la Plaine de l’Ain « nord » et « sud » est constituée par les collines de Leyment, Chazey et Lagnieu. 5

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Les deux autres masses d’eau présentent par contre un bon état chimique moyen et un état quantitatif bon. Leur objectif d’atteinte du bon état est considéré atteint en 2015. Les mesures associées à ces deux masses d’eau sont : Tableau 9. Mesures du SDAGE en faveur des deux masses d’eau souterraine concernant le site d’étude (AERMC, SDAGE 2016-2021)

Pression à traiter

Code mesure

Miocène sous couverture Lyonnais et Sud Dombes – FRDG240 AGR0201

Pression à traiter

Code mesure

Libellé mesure

Alluvions de la Plaine de l’Ain Nord – FRDG389 AGR0201

Protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole

Pollution diffuse par les nutriments

Pollution diffuse par les pesticides

Prélèvements

Protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole

Limiter les transferts de fertilisants et l'érosion dans le cadre de la Directive nitrates

Limiter les apports en fertilisants et/ou utiliser AGR0301 des pratiques adaptées de fertilisation, dans le cadre de la Directive nitrates

Ces deux masses d’eau sont cependant fortement vulnérables aux pollutions de surface.

Limiter les apports en fertilisants et/ou utiliser AGR0301 des pratiques adaptées de fertilisation, dans le cadre de la Directive nitrates Limiter les apports en pesticides agricoles et/ou AGR0303 utiliser des pratiques alternatives au traitement phytosanitaire AGR0803

Réduire la pression azotée liée aux élevages dans le cadre de le Directive nitrates

MIA0602

Réaliser une opération de restauration d'une zone humide

AGR0202

Limiter les transferts d'intrants et l'érosion audelà des exigences de la Directive nitrates

AGR0802

Réduire les pollutions ponctuelles par les pesticides agricoles

COL0201

Limiter les apports diffus ou ponctuels en pesticides non agricoles et/ou utiliser des pratiques alternatives

RES0201 RES0202 RES0203

RES0303

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Limiter les transferts de fertilisants et l'érosion dans le cadre de la Directive nitrates

Libellé mesure

Mettre en place un dispositif d'économie d'eau auprès : - des particuliers ou des collectivités, - dans le domaine de l'industrie et de l'artisanat, et de l’agriculture Mettre en place les modalités de partage de la ressource en eau

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Figure 23. Masses d’eau de la zone d’étude éloignée

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Objectifs des masses d’eau de surface du SDAGE Les masses d’eau superficielles de la zone d’étude éloignée sont répertoriées avec leur objectif d’atteinte de bon état dans le tableau suivant. Tableau 10. Masses d’eau superficielle de la zone d’étude éloignée Etat des lieux 2013, AERMC/SDAGE 2016-2021 Nom de la souterraine

masse

d’eau

Ruisseau Le Buizin L’Albarine de Torcieu à l’Ain Ruisseau Le Moulin Le Rhône de Sault-Brenaz au pont de Jons Le Riou

FRDR12076 FRDR485 FRDR10206

Etat écologique / Objectif d’atteinte du bon état Bon/ 2015 Bon/ 2015 Moyen/ 2027

Etat chimique / Objectif d’atteinte du bon état Bon / 2015 Bon/ 2015 Bon/ 2015

FRDR2004

Moyen/ 2015

Bon/ 2015

FRDR10452

Bon/ 2015

Bon/ 2015

Code

Le ruisseau du Moulin est une masse d’eau fortement modifiée. Ses problèmes morphologiques reportent l’objectif d’atteinte du bon état écologique à l’horizon 2027. Les autres cours d’eau de la zone d’étude éloignée ne présentent pas de dysfonctionnement grave : leur bon état écologique et chimique sont considérés comme atteints (2015). Les mesures du SDAGE relative à la masse d’eau de Le Buizin concernent : l’amélioration de la morphologie : Tableau 11. Mesures du SDAGE en faveur de la masse d’eau de « Le Buizin » concernant le site d’étude (AERMC, SDAGE 2016-2021) Code mesure

Pression à traiter

Libellé mesure

Ruisseau Le Buizin – FRDR12076

Protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole

Altération de la morphologie

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AGR0301

Limiter les apports en fertilisants et/ou utiliser des pratiques adaptées de fertilisation, dans le cadre de la Directive nitrates

AGR0201

Limiter les transferts de fertilisants et l'érosion dans le cadre de la Directive nitrates

MIA0202

Réaliser une opération classique de restauration d'un cours d'eau.

Les listes des cours d'eau et canaux classés au titre de l’article L214-17 du Code de l'environnement ont été arrêtées par le préfet coordonnateur de bassin le 19 juillet 2013 : -

-

Liste 1, établie sur la base des réservoirs biologiques du SDAGE : cours d'eau en très bon état écologique, nécessitant une protection complète des poissons migrateurs amphihalins ; Liste 2, cours d'eau nécessitant des actions de restauration de la continuité écologique (transport des sédiments et circulation des poissons).

Le cours d’eau de Le Buizin est classé en liste 1 au titre de son rôle de réservoir biologique pour la montaison et dévalaison de la Truite fario, et du fait de la présence de population d’Ecrevisse à pattes blanches (espèce indigène protégée). Dans la zone d’étude éloignée, l’Albarine et ses affluents sont en liste 1 pour la Truite, l’Ombre commun, le Brochet et la Lamproie de Planer malgré une qualité d’eau non optimale. L’Albarine (de la Câline au pont de Bettant) et le Rhône sont également en liste 2.

2.5.2.2.

SAGE DE LA BASSE VALLEE DE L’AIN

Déclinaison locale du SDAGE à l’échelle du sous-bassin versant, le SAGE est un outil de planification et de gestion élaboré à l’initiative des acteurs locaux. Le SAGE 2010-2015 de la Basse vallée de l’Ain, porté par la Syndicat de la Basse vallée de l’Ain, a été révisé et approuvé le 15 avril 2014. Il s’étend sur un axe nord-sud du barrage d’Allement au confluent Ain-Rhône, et d’Ouest en Est du plateau de la Dombes à la côtière du Bugey, soit sur 600 km 2 autour de l’Ain. Son périmètre exclut toutefois la commune de Lagnieu, dont une très faible partie de son territoire (au nord-ouest) appartient au bassin versant de l’Ain. Les orientations du SAGE peuvent être résumées en 6 enjeux fondamentaux : -

Reconquérir, préserver et protéger les ressources en eau souterraine pour l’alimentation en eau potable actuelle et future et les milieux naturels. Maintenir et restaurer sur certains secteurs une dynamique fluviale active sur la rivière d’Ain pour préserver les milieux annexes, les nappes et mieux gérer les inondations.

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-

-

Définir et mettre en œuvre un partage de l’eau permettant le bon fonctionnement écologique de la rivière d’Ain tout en conciliant les différents usages (AEP, industrie, hydroélectricité, agriculture, loisirs) Atteindre le bon état des eaux dans les délais fixés par le SDAGE Rhône Méditerranée afin d’avoir un milieu favorable aux espèces aquatiques Préserver les milieux aquatiques dont notamment les zones humides prioritaires et les espèces remarquables Poursuivre la dynamique d’échanges entre tous les acteurs de l’eau afin de renforcer le rôle des espaces de concertation.

Compatibilité du projet au SDAGE Rhône-Méditerranée et au SAGE de la Basse vallée de l’Ain : Le projet respectera les objectifs du SDAGE et du SAGE. Il ne portera pas atteinte à la qualité des masses d’eau souterraine et de surface. Aucun rejet polluant ne sera produit par la centrale photovoltaïque de Lagnieu lors de son fonctionnement. Des mesures seront par ailleurs prises en phase chantier pour éviter tout déversement ou pollution.

2.5.2.3.

SITUATION

2.5.3. SRCAE RHONE-ALPES Le projet contribue aux objectifs du SRCAE (objectifs non règlementaires à l’heure actuelle suite à l’annulation du SRCAE) : de poursuite du développement du photovoltaïque (Orientation E7), et d’atteinte d’une production d’énergie renouvelable de 29% en 2020. Les panneaux photovoltaïques fonctionnent seulement avec l’énergie du soleil sans combustion ou tout autre process industriel. Aussi, le projet ne modifiera pas l’atmosphère par l’émission d’importants rejets polluants. Le projet s’inscrit dans un schéma de réflexion globale visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et notamment le CO2 via la mise en œuvre de procédés de fabrication d’électricité à base de ressources décarbonatés Comparativement aux émissions moyennes en CO2 dues à la production et consommation de 1 kWh électrique en France métropolitaine, l’économie générée par le projet représentera 97 686 kg CO2 par an (voir détails au § Incidences et mesures sur le climat 6.2.2.1). Le projet contribuera aux renouvelables du SRCAE.

objectifs

de

développement

d’énergies

DU PROJET PAR RAPPORT A LA LOI SUR

L’EAU

Le projet s’installe en dehors de zones humides, et du lit majeur du Rhône et de ses affluents. Il pourrait être concerné par une rubrique de la loi sur l’eau (n°20061772). La rubrique 2.1.5.0 concerne les projets, dont la surface (projet + bassin versant intercepté) est supérieure à 1 ha, et qui génèrent un rejet d’eaux pluviales dans les eaux douces superficielles ou sur le sol ou dans le sous-sol. Cette rubrique ne correspond pas à la surface des panneaux car ceux-ci restituent l’eau au pied des tables sans interception. Elle pourrait éventuellement être concernée si un rejet existant est intercepté par le projet ou si le projet intégrait de vastes surfaces bâties, ce qui n’est pas le cas ici (les bâtiments (poste de livraison et poste de conversion occupant au total que 97,15 m²). Le projet n’est donc pas soumis à déclaration/autorisation au titre de la rubrique 2.1.5.0. de la loi sur l’eau.

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3. METHODOLOGIE

ET

AUTEURS

DE

L’ETUDE D’IMPACT Ce chapitre décrit les méthodes employées pour identifier et évaluer les incidences notables du projet sur l’environnement.

3.1. AIRES D’ETUDE L'étude d'impact s'appuie sur des périmètres d'étude qui sont définis dans ce chapitre. Les différentes tailles sont déterminées en fonction des champs d'investigation des thématiques abordées :

Site d’étude : correspond à l’espace foncier d’implantation possible

Sur le site d’étude sont étudiées de façon précise l’ensemble des thématiques liés aux milieux humain, physique et naturel. Son périmètre correspond à l’emprise d’étude de l’implantation du projet et couvre 5,56 ha. Il est limité au nord et à l’est par un chemin rural et la déchèterie, au sud des parcelles agricoles et à l’ouest par un boisement. C’est sur ce périmètre et ses abords immédiats (bande de 50 m autour) qu’ont été effectués les inventaires naturalistes.

Zone d’étude rapprochée : correspond à un rayon de 2 km autour du site d’étude

Elle correspond à un périmètre plus large autour du site d’étude qui permet d’appréhender la majorité des thématiques environnementales touchant directement le projet (milieu physique, urbanisme et servitudes, voisinage, …) et d’analyser les échanges entre le site d’étude et le territoire alentour.

Zone d’étude éloignée : correspond à un rayon de 5 km autour du site d’étude

Cette zone permet d’appréhender les perceptions paysagères à distance du projet, et de caractériser le contexte environnemental du secteur où s’implante le projet. L’analyse bibliographique (notamment le recensement des espaces naturels à enjeux) a été faite à cette échelle.

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Figure 24. Aires d’étude du projet

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3.2. METHODES DE L’ETUDE D’IMPACT GLOBALE La bibliographie consultée pour établir le diagnostic de l’état actuel est présentée en Annexe 3. (ouvrages, bases de données en ligne) avec la liste des organismes ou acteurs locaux contactés. Les cartographies du rapport ont essentiellement été réalisées à l’aide du logiciel ArcGIS® version 10.1 puis Illustrator® CS4 en post traitement. Deux systèmes de projections ont été utilisés : le Lambert II étendu (EPSG : 27 572) et le Lambert 93 (EPSG : 2 154).

3.2.1.1.

EVALUATION DES INCIDENCES DU PROJET

Pour chaque type d’effet prévisible du projet sur l’environnement, le niveau d’impact ou incidence est évalué à partir de la sensibilité de l’élément considéré à l’effet analysé (ex. pour les sols : effet =risque d’érosion, sensibilité =sol meuble en pente). L’appréciation du niveau dépend de la nature de l’effet (négatif ou positif), de son intensité et de sa durée (courte à pérenne/irréversible). Echelle de valeur de l’incidence : Positif

Nul

Très faible

Faible

Modéré

Fort

Très fort

3.2.1. ANALYSE DES ENJEUX Le niveau d’enjeu a été évalué pour chaque sous-thématique développée dans l’état actuel du territoire étudié (composantes des milieux physique, naturel, humain, patrimoine et paysage). La valeur de l’enjeu est évaluée pour chaque sous-thème à partir des éléments de connaissance recueillis via la collecte des données bibliographiques, les visites et expertises de terrain (faune-flore-habitat, paysage,…). La méthode spécifique d’évaluation du niveau de l’enjeu pour le milieu naturel est présentée au chapitre 3.3.2 suivant. L’enjeu représente pour une portion du territoire, compte tenu de son état actuel ou prévisible, une valeur intrinsèque au regard de préoccupations patrimoniales, esthétiques, culturelles, économiques, sanitaires ou de cadre de vie. Les enjeux sont appréciés par rapport à des critères tels que la qualité, la rareté, l’originalité, la diversité, la richesse, l’esthétique, la fonctionnalité (rôle dans le cycle de l’eau, l’épuration des sols, les continuités écologiques …) etc. L’appréciation des enjeux est indépendante du projet. Echelle de valeur de l’enjeu : Nul

Très faible

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Faible

Modéré

Fort

Très fort

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

3.3. METHODES POUR L’EXPERTISE DU MILIEU

Dates

17/05/17

3.3.1.1.

GROUPES

18/05/17

INVENTORIES

ET

CALENDRIER

Période

Dégagé, nébulosité faible Vent faible / 14-15° Ensoleillé Vent faible / 17-20°C

Crépuscule

-Inventaires des oiseaux nicheurs (deuxième session IPA 1 à 5) -Compléments à la cartographie des habitats -Inventaire de la flore estivale -Compléments oiseaux nicheurs (recherches aléatoires) -Inventaire des gîtes à chiroptères -Inventaire des reptiles (transect et relevé des plaques) -Inventaire de l’entomofaune estivale -Pose de pièges à micromammifères (relevé le 29/06 au matin)

PROSPECTIONS 28/06/17

Ensoleillé, quelques nuages Vent faible / 25°C

Journée

-Inventaire des oiseaux nicheurs nocturnes (point fixe) -Recherche des amphibiens -Inventaire de la flore vernale -Recherche aléatoire des oiseaux nicheurs précoces -Recherche des sites de reproduction des amphibiens -Pose des plaques reptiles -Inventaire de l’entomofaune vernale -Inventaire de la flore vernale -Recherche aléatoire des mammifères terrestres -Inventaire des reptiles (transect et relevé des plaques) -Inventaire de l’entomofaune vernale

28/06/17

Dégagé, nébulosité faible Vent faible / 20-25°C

Crépuscule

-Inventaire des oiseaux nicheurs nocturnes (point fixe)

24/07/17

Couvert Vent faible / 20-25°C

Après-midi

-Inventaire de la flore estivale -Inventaire des reptiles (relevé des plaques)

Crépuscule

-Inventaire chiroptères (points 1 à 5)

Matinée

-Inventaire de l’entomofaune estivale

Matinée

-Inventaire de la flore estivale -Inventaire des reptiles (relevé des plaques) -Inventaire de l’entomofaune estivale

Crépuscule

- Inventaire des oiseaux nicheurs nocturnes (point fixe)

Matinée

-Inventaires des oiseaux nicheurs (première session IPA 1 à 5)

Ces prospections se sont effectuées dans les périodes favorables à la détection de la majorité des espèces sensibles, comme préconisé par le MEEDDM.

Tableau 12. Détails des prospections de terrain Dates 21/03/17

21/03/17

11/04/17

11/04/17 12/04/17

17/05/17

Conditions météo Dégagé, nébulosité faible Vent faible / 10°C

Nuageux avec éclaircies Vent faible / 10-15°C

Ensoleillé Vent faible / 20°C

Dégagé, nébulosité faible Vent faible / 15°C Ensoleillé Vent faible / 15-20°C Ensoleillé Vent faible / 25-30°C

Décembre / 2017

-Inventaire chiroptères (points 1 à 5)

Matinée

DES

Les dates de passage sur le site d’étude sont présentées dans le tableau ci-après avec les conditions météorologiques, en fonction des groupes biologiques étudiés. M. Cyril Forchelet d’Eco-Stratégie a assuré ces prospections.

Techniques et groupes ciblés plaques) -Inventaire de l’entomofaune vernale

NATUREL

3.3.1. INVENTAIRES

Conditions météo

Période Crépuscule

Matinée

Après-midi

Après-midi

Techniques et groupes ciblés

24/07/17 25/07/17

10/08/17

Dégagé, nébulosité modérée Vent faible / 16-20°C Couvert Vent faible / 20-25°C Ensoleillé Vent faible / 20°C

-Cartographie des habitats et relevés phytosociologiques (points 1 et 2) -Inventaire de la flore vernale -Inventaire des reptiles (relevé des Page 55 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

3.3.1.2. METHODES D’INVENTAIRE

Tableau 13. Calendrier indicatif des périodes favorables à l’observation de la faune et de la flore (MEDDTL, installations photovoltaïques au sol – guide de l’étude d’impact, 2011)

Flore et habitats

Le site d’étude a été parcouru en plusieurs fois à des saisons différentes (a minima un passage par mois entre mars et août). Les espèces patrimoniales recensées dans la bibliographie et potentielles ont été particulièrement recherchées dans les habitats les plus favorables. Les inventaires floristiques ont concerné les Spermaphytes (les plantes à fleurs) et les Ptéridophytes (Fougères). Les habitats naturels ont été caractérisés en les rapportant à la typologie française (codes) des classifications Corine Biotopes et EUNIS. Dans le cas d’une suspicion de présence d’un habitat d’intérêt communautaire des points de relevés phytosociologiques sont réalisés. Deux points de relevés phytosociologiques ont été effectués sur le site d’étude. Les habitats se révélant d’intérêt communautaire ont été rattachés à leur codification EUR28. Les relevés phytosociologiques ont été effectués sur des surfaces homogènes (quadrat) en relevant les critères indispensables (auteur, date, surface, altitude, coordonnées, espèces, abondance-dominance). L’échelle d’abondance/dominance retenue est celle de Braun-Blanquet, avec les coefficients suivants : L’ensemble des prospections se sont déroulées dans de bonnes conditions permettant d’établir un diagnostic faune-flore-habitats relativement complet, sans prospection en périodes hivernale et migratoire post-nuptiale. -

-

-

Aucun inventaire des oiseaux hivernants et migrateurs n’a été réalisé. Cependant ce type de prospection ne semble pas nécessaire compte tenu du très faible potentiel du site d’étude pour ce groupe d’oiseaux. Le site d’étude ne se situe pas sur une zone de halte migratoire ou d’hivernage connue. Compte tenu du faible intérêt des gîtes arboricoles pour les chiroptères sur le site d’étude, aucune prospection hivernale supplémentaire n’est apparue nécessaire. A noter que la cartographie des communautés végétales réalisée à partir des observations de terrain constitue une simplification de la réalité, les limites entre les communautés étant fréquemment diffuses.

Décembre / 2017

• • • • • • • •

5 : nombre d’individus quelconque, recouvrant plus de 75% de la surface ; 4 : nombre d’individus quelconque, recouvrant de 50 à 75% de la surface ; 3 : nombre d’individus quelconque, recouvrant de 25 à 50% de la surface ; 2 : Individus abondants ou très abondants, recouvrant de 5 à 25% de la surface ; 1 : Individus assez abondants, recouvrement inférieur à 5% de la surface ; + : Individus peu abondants, recouvrement inférieur à 5% de la surface ; r : Individus très rares, recouvrant moins de 1% de la surface ; i : Individu unique.

Faune

Les groupes faunistiques suivants ont été inventoriés : oiseaux nicheurs et estivants, amphibiens, reptiles, mammifères dont chauves-souris, Rhopalocères, Odonates, Orthoptères et, ponctuellement, autres invertébrés.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

La pression d’inventaire des groupes faunistiques est proportionnelle à la qualité des habitats identifiée au préalable. Oiseaux nicheurs et estivants

Tableau 14. Critères retenus pour l’évaluation du statut de reproduction (d’après Hagemeijer W.J.M, & Blair M.J., 1997 in Atlas des oiseaux nicheurs de France métropolitaine. Bulletin de liaison n°1, mai 2009)

Les méthodes utilisées suivent les standards européens et nationaux dans les conditions et plages horaires recommandées. La principale méthode d’inventaire des oiseaux nicheurs a consisté en la réalisation de points d’écoute de 20 minutes chacun (identification du nombre de mâles chanteurs et de l’espèce) selon la méthode des IPA ou Indices Ponctuels d’Abondance. Ces points ont été répartis sur tout le site d’étude et ses abords ; toute la zone d’étude a été quadrillée de manière homogène. Deux passages ont été réalisés pour chaque point d’écoute : un passage précoce début avril et un passage tardif mi-mai. Pour chaque dénombrement, les observations effectuées sont conventionnellement traduites en nombre de couples nicheurs selon l’équivalence suivante : • • • •

un oiseau vu ou entendu criant : ½ couple ; un mâle chantant : 1 couple ; un oiseau bâtissant : 1 couple ; un groupe familial : 1 couple.

Plusieurs prospections crépusculaires (en point fixe de 20 min) ont également été menées pour l’inventaire des rapaces nocturnes et autres espèces plus actives à ce moment-là. Ces observations ont été complétées par d’autres prospections aléatoires sur le site d’étude et ses alentours (notamment pour l’observation des comportements) entre mars et août : recherche des rapaces et de leurs nids dans les milieux favorables et des oiseaux estivants à la jumelle. En fonction des observations, le statut de reproduction de chaque espèce d’oiseau a été qualifié, de nicheur certain à potentiel.

Mammifères terrestres Les contacts directs (visuels ou sonores) étant très peu fréquents pour les mammifères, la recherche d’indices de présence (empreintes, fèces, restes de repas, etc.) a été privilégiée. La période optimale pour l’inventaire des mammifères s’échelonne de mars à août. Pour les micromammifères, une ligne de piège a été posée lors du passage du mois de juin. Photographie 7. Piège à micromammifère posé sur le site d’étude (Eco-Stratégie, 28/06/2017)

Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Chiroptères

Reptiles

L’évaluation des espèces fréquentant le site d’étude et de leur activité a été suivie lors de deux écoutes crépusculaires (mi-mai et fin juillet). L’inventaire a été réalisé par le suivi de 5 points d’écoute répartis de manière homogène sur le site d’étude et ses alentours. Les points d’écoute ont une durée de 20 min. Deux passages ont été réalisés sur chaque point d’écoute.

Les prospections pour les reptiles ont été réalisées principalement d’avril à août sur les milieux à fort potentiel (milieux chauds, lisières, hautes herbes). Toutes les espèces ont été identifiées visuellement.

L’appareil utilisé est un appareil fonctionnant en hétérodyne : Le Pettersson D240X. Cet appareil permet d’analyser les activités de chasse, les voies de déplacements et les comportements d’espèces. Il s’agit de l’appareil hétérodyne le plus utilisé pour les inventaires de chauves-souris.

Compte tenu de la difficulté d’inventaire des reptiles, la méthode de prospection aléatoire a été associée à la mise en place de « plaques refuges » (pièges d’interception artificiel) attirant différentes espèces de reptiles. Ces méthodes sont les plus à même d’évaluer la richesse spécifique d’une zone d’étude.

Tous les gîtes arboricoles potentiels de la zone d’étude ont été prospectés lors de deux sessions : une session de pré-localisation hors période de végétation (début du printemps) et une session de diagnostic en période estivale. Les arbres présentant des cavités ont été contrôlés grâce à un endoscope.

Photographie 9. Plaque reptile disposée sur le site d’étude (Eco-Stratégie, 21/03/2017) Photographie 8. Contrôle d’une cavité arboricole sur le site d’étude (Eco-Stratégie, 28/06/2017)

Entomofaune Les inventaires se sont déroulés de mars à août, en parcourant les milieux favorables (pelouses, fourrés, lisières, etc.). Ont été réalisés :

Amphibiens

Les relevés de terrain pour les amphibiens se font durant la période favorable à l’observation pour ces espèces, soit de mars à mai, en prospectant en priorité les milieux aquatiques.

des inventaires des rhopalocères (papillons de jour), des orthoptères (criquets, grillons et sauterelles), des odonates (libellules et demoiselles), des coléoptères protégés et ponctuellement d’autres invertébrés ;

des identifications d’habitats ou niches écologiques favorables aux espèces patrimoniales ;

Tout d’abord, la recherche de milieux aquatiques a été effectuée en mars sur le site d’étude et ses alentours. Vu le constat d’absence de milieux favorables aux amphibiens, aucune prospection ou écoute spécifique n’a ensuite été réalisée.

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L’identification des espèces a été menée par observation directe des larves et/ou des adultes et/ou capture-relâchage des individus adultes au filet.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 25. Localisation des méthodes d’inventaires naturalistes Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

3.3.2. EVALUATION DES ENJEUX ECOLOGIQUES Le niveau de l’enjeu sur le milieu naturel dépend : -

du statut local de conservation et/ou de protection de l’espèce ou de l’habitat ; de la fréquence de l’habitat ou de l’espèce à l’échelon régional, voire départemental si connu ; de sa distribution sur le site d’étude (surface occupée, morcelée ou non).

donné que la plupart des oiseaux, chiroptères, amphibiens et reptiles sont protégés en France. La hiérarchisation des enjeux est établie de la façon suivante. Le niveau d’enjeu peut toutefois être ajusté, augmenté ou diminué, selon diverses caractéristiques liées aux habitats et aux espèces (fréquence d’observation sur le site même, l’utilisation du site, la biologie de l’espèce, etc.). Statut de l’habitat Déterminant ZNIEFF ou non

Définition des habitats patrimoniaux

Les habitats naturels considérés comme patrimoniaux ou remarquables sont ceux : -

Anthropique très pauvre

Très commun

d’intérêt communautaire, figurant à l’annexe I de la Directive HabitatsFaune-Flore du 21 mai 1992 92/43 CEE ; d’intérêt régional, inscrits sur la Liste des espèces et habitats déterminants ou remarquables de l’inventaire ZNIEFF de 2 ème génération.

-

-

-

-

directives européennes : annexe I de la Directive Oiseaux 2009/147/CE du 30 novembre 2009 (qui remplace la directive du 2 avril 1979), annexes II et IV de la Directive Habitats-Faune-Flore du 21 mai 1992 ; arrêtés de protection nationale : arrêtés ministériels du 29 octobre 2009 relatifs aux oiseaux, du 23 avril 2007 relatif aux mammifères terrestres, relatif aux insectes et aux mollusques, du 19 novembre 2007 relatif aux amphibiens et reptiles, des 20 janvier 1982, 31 octobre 1995 et 7 juin 2013 fixant la liste des espèces végétales protégées ; arrêtés de protection régionale à départementale : arrêté interministériel du 30 mars 1990 relatif à la flore protégée en Rhône-Alpes, arrêté du 4 décembre 1990 complétant la liste nationale ; listes rouges nationales ; listes rouges régionales ; liste des espèces et habitats déterminants ou remarquables de l’inventaire ZNIEFF de Rhône-Alpes.

Peu commun ou rare à l’échelle régionale ou non Fonctionnalités écologiques

D’intérêt communau -taire Détermina nt ZNIEFF

Déterminant ZNIEFF Rare à l’échelle régionale

Statut de l’espèce

Définition des espèces à enjeu local de conservation Les espèces à enjeu local de conservation sont celles inscrites sur les listes publiées suivantes :

Commun à Assez commun

D’intérêt communautaire

Non indigène

Très commun Aucun statut

Commun à assez commun

Peu commun ou rare

NT sur liste rouge

VU sur liste rouge

Détermina nt ZNIEFF ou non

Déterminant ZNIEFF ou non

D’intérêt communau -taire Rare, EN sur liste rouge

D’intérêt communautaire Très rare, CR sur liste rouge

ENJEU Nul

Très faible

Faible

Modéré

Fort

Très fort

Concernant les vertébrés, nous n’avons pas pris en compte le critère de protection nationale pour définir les espèces à enjeu local de conservation, étant Décembre / 2017

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3.4. METHODES POUR L’EXPERTISE PAYSAGERE La mise en place de l’expertise paysagère s’établit suivant trois grandes phases de travail : une analyse bibliographique, une analyse cartographique et un travail de terrain. La collecte des données aboutira à une cartographie des enjeux des paysagers et patrimoniaux. Analyse bibliographique L’analyse bibliographique s’appuie sur la connaissance géographique et paysagère du territoire grâce : -

à la lecture des cartes IGN SCAN 25 (cartes papiers et utilisation du site Internet Géoportail [en ligne] http://www.geoportail.gouv.fr/accueil ; à l’atlas des paysages de l’Ain du département de l’Ain [en ligne] http://patrimoines.ain.fr/n/paysages-de-l-ain/n:186 ; à l’Observatoire régional des paysages de la DREAL Rhône-Alpes [en ligne] http://www.rdbrmc-travaux.com/spge/site_v2/orp.php?page=301_unite ;

mais aussi sur l’étude du patrimoine règlementé et historique, pour cela ont été consultés : -

-

les outils mis en ligne par la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes pour les départements de l’Ain et de l’Isère : outil cartographique, base de données communales, fiches des sites inscrits et sites classés ; l’Atlas des patrimoines du Ministère de la Culture et de la Communication [en ligne] http://atlas.patrimoines.culture.fr/atlas/trunk/ ; la Base Mérimée du Ministère de la Culture et de la Communication http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/; les sites Internet de diverses communes du territoire ; les sites Internet de l’office de tourisme du département de l’Ain [en ligne] patrimoines.ain.fr et ain-tourisme.com ;

Elaboration d’une Zone d’Influence Visuelle de travail dite « théorique » De manière théorique, une carte des Zones d’Influences Visuelles (ZIV) basée sur le site d’étude et intégrant une hauteur maximale de bâtiments ou installations de 3 mètres est établie grâce au logiciel WindPro. Ce scénario théorique est ainsi un scénario de pire impact puisque la hauteur considérée ici est maximale et recouvre toute la zone de développement potentielle (superficie du site d’étude). Réalisée à l’échelle de la zone d’étude éloignée (5 km de rayon autour du site d’étude), cette carte qui prend en compte le scénario de plus fort impact s’appuie uniquement sur la topographie pour évaluer si l’aménagement projeté est visible ou non. Les boisements et le bâti ne sont pas pris en compte, ainsi l’incidence visuelle potentielle dressée en phase initiale est accentuée. Néanmoins, la topographie particulièrement plane au sein de laquelle se situe le site d’étude fait ressortir les limites techniques des logiciels. La ZIV théorique ainsi réalisée ne nous a pas parue suffisamment pertinente dans la partie plaine de l’Ain au vu de sa forme inadaptée et de sa précision insuffisante. Sur les reliefs, elle reste juste avec une marge d’erreur relative au pas topographique des données SIG. Le terrain a donc été fait sur l’ensemble de l’aire d’étude éloignée en tenant compte du relief relevé sur les fonds IGN scan 25. Il a permis de vérifier dans la plaine (même hors des zones indiquées dans la ZIV) les co-visibilités ou absence de visibilité sur le site d’étude). La carte de la ZIV théorique est présentée ci-contre à titre indicatif. La phase de terrain La phase terrain a été effectuée sur la base d’une sortie le 12 juillet 2017 pour alimenter l’état des lieux du territoire et pour aider notamment le choix des points de vue à simuler. Élaboration d’un état des lieux Puis, à partir de l’analyse bibliographique et des observations de terrain, un état des lieux de l’ensemble du périmètre d’étude est dressé afin de faire ressortir les grandes entités paysagères et les lignes de forces paysagères. Un inventaire du patrimoine règlementé et non règlementé est également dressé afin de dégager le niveau d’enjeu de chaque élément. Puis, une approche centrée sur le site d’étude est élaborée permettant l’analyse de l’ensemble des composantes et ambiances paysagères du site, de ses limites visuelles et de ses perceptions depuis l’ensemble du périmètre d’étude (5km).

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

3.5. AUTEURS DE L’ETUDE

Choix de points de vue à simuler pour l’évaluation des impacts À la fin de l’état des lieux, des échanges ont été menés entre EDF-EN et ECOSTRATEGIE afin de définir la localisation et le nombre des photomontages à réaliser. Les secteurs sensibles ont été privilégiés : les zones habitées les plus proches, les routes, les points hauts, les lieux à forte fréquentation ou à forte visibilité…).

Le porteur de projet s’est appuyé sur divers intervenants extérieurs (bureaux d’étude) pour la rédaction du dossier d’étude d’impact sur l’environnement et les études techniques ou expertises liées à la conception du projet : Rédaction de l’étude d’impact, inventaires naturalistes et paysage •

ECO-STRATEGIE

42 boulevard Vivaldi, 42000 SAINT-ETIENNE. -

Rédaction du dossier d’étude d’impact : Flora SEYTRE, chef de projet – écologue DESS Gestion des Ressources Naturelles et Renouvelables à l’Institut d’Ecologie Appliquée d’Angers Rédaction assurée sous la direction de M. Frédéric BRUYERE, ingénieur agronome, gérant de la société ECO-STRATEGIE Prospections faune-flore-habitats : Cyril FORCHELET, chargé d’études naturalistes Master 2 Science de l’Insecte à l’Université François Rabelais de Tours & Master 2 Ecologie Aménagement à l’Université Paul Verlaine de Metz

-

Paysage : Magalie ESLING, ingénieur paysagiste Ecole Nationale Supérieure de la Nature et des Paysages de Blois

-

Cartographie : Julie PERONIAT, cartographe géomaticienne Master 2 Professionnel SIG et gestion de l'espace à l’Université JeanMonnet de Saint-Etienne

Photomontages Figure 26 Carte de la ZIV théorique du site d’étude (intégrant l’hypothèse d’un aménagement de 3 m de hauteur)

Cabinet FRENEZY

5, chemin des Acacias 42100 SAINT-ETIENNE -

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Jean-François CHEVALIER, infographiste

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4. DESCRIPTION DE L’ETAT ACTUEL DE L’ENVIRONNEMENT : REFERENCE

SCENARIO

DE

Les objectifs de cette analyse sont de disposer d’un état de référence du site avant que le projet ne soit implanté et de comparer l’évolution de cet état en cas de mise en œuvre du projet (« scénario de référence ») à son évolution probable en l’absence de mise en œuvre du projet. Il s’agit du chapitre de référence pour apprécier les conséquences du projet sur l’environnement.

Les enjeux environnementaux seront hiérarchisés de la façon suivante : Valeur de l’enjeu

Nul

Très faible

Faible

Modéré

Fort

Très fort

Tableau 15. Hiérarchisation des enjeux L’état actuel s’appuie sur un travail approfondi d’analyse de la bibliographie, d’inventaires scientifiques de terrain et de consultations de différents acteurs du territoire : -

Les méthodes utilisées pour réaliser l’état actuel et les auteurs des études techniques ainsi que de l’étude d’impact sont détaillés aux chapitre 3 ;

-

La bibliographie et les organismes consultés sont listés en Annexe 3.

Les éléments à décrire sont fixés par le 4° du II du R.122-5 du Code de l’environnement : « population, santé humaine, biodiversité, terres, sol, eau, air, climat, biens matériels, patrimoine culturel, aspects architecturaux et archéologiques, paysage ». Ce chapitre a pour objectif d’identifier, d’analyser et de hiérarchiser l’ensemble des enjeux existants à l’état actuel de la zone et des milieux susceptibles d’être affectés par le projet. Un enjeu est une « valeur prise par une fonction ou un usage, un territoire ou un milieu au regard de préoccupations écologiques, patrimoniales, paysagères, sociologiques, de qualité de la vie et de santé. »6 La notion d’enjeu est indépendante de celle d’un effet ou d’un impact. Ainsi, une espèce animale à enjeu fort peut ne pas être impactée par le projet. Les thèmes abordés dans ce chapitre sont les suivants :

6

-

Milieu physique ;

-

Milieu naturel ;

-

Milieu humain ;

-

Paysage et patrimoine.

Source : Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.

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4.1. MILIEU PHYSIQUE Auteur : ECO-STRATEGIE Aires d’étude : zones d’étude éloignée et rapprochée

4.1.1. METEOROLOGIE Objectif : L’analyse de la météorologie doit permettre d’appréhender les conditions climatiques « normales », notamment l’ensoleillement du site mais aussi les conditions extrêmes pouvant entraîner des contraintes spécifiques pour la réalisation de la centrale photovoltaïque et ainsi des adaptations constructives à mettre en œuvre. Sources des données : Météo France, infoclimat.fr, réseau d’observation Météo du Massif alpin Romma, Météorage meteo01.fr Le secteur du site d’étude bénéficie d’un climat de type semi-continental avec des influences méditerranéennes marquées l’été. Ce climat présente des étés chauds et des hivers rudes avec un nombre de jours de gel important.

4.1.1.1. ENSOLEILLEMENT L’ensoleillement moyen annuel, mesuré à la station météorologique proche d’Ambérieu-en-Bugey, est de 1 948 h sur la période 1991-2010, avec 80 j de bon ensoleillement. Les mois de mai à août concentrent les plus forts niveaux d’ensoleillement (>200h). A l’opposé, la période de novembre à janvier couvre les mois à plus faible ensoleillement (<80h).

Figure 27. Carte solaire de la France (tecsol)

Comme le montre la figure suivante, le site d’étude se situe dans un secteur bénéficiant d’un gisement solaire allant de 3,8 à 4 KWh/m²/jour.

Figure 28. Température et ensoleillement moyens annuels à Ambérieu-en-Bugey sur 19812010 (MétéoFrance) Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4.1.1.2. PRECIPITATIONS, VENT ET ORAGES La pluviométrie annuelle est globalement élevée et les pluies estivales sont souvent à caractère orageux. La moyenne annuelle des précipitations est importante avec 1 134 mm entre 1981 et 2010, soit près de 123 j de pluie par an. Ambérieu-en-Bugey compte en moyenne 26 j d’orage/an. Sur l’année, les mois les plus arrosés sont mai et septembre à novembre (précipitations > 100 mm). En juillet et février, les précipitations sont les plus faibles.

-

Réchauffement plus marqué au printemps et en été,

-

Peu ou pas d’évolution des précipitations,

-

Des sécheresses en progression,

-

Diminution de la durée d’enneigement en moyenne montagne.

Ces bouleversements climatiques impactent la faune et la flore, mais également l’agriculture, la santé et l’économie.

4.1.1.5. SYNTHESE

Les vents sont le plus souvent de direction nord/nord-est ou sud/sud-ouest, et inférieurs à 5 km/h. Des rafales de vent peuvent avoir lieu toute l’année. Les plus grandes vitesses de vent sont enregistrées en juillet, décembre, mars et mai (pic de 100km/h le 23/07/2007 à Ambérieu).

Le site d’étude est soumis à un climat de type semi-continental, avec orages estivaux et un risque de foudre assez important.

L’absence de vent contribue au caractère étouffant des journées estivales.

Le gisement solaire est favorable à la production d’énergie photovoltaïque.

La densité moyenne de foudroiement (notée Nsg) dans le département de l’Ain est assez forte avec 1,46 nsg/km2/an.

4.1.1.3. TEMPERATURE, NEIGE ET GELEES La moyenne des températures avoisine les 11°C (station d’Ambérieu-en-Bugey). Juillet et août sont les mois les plus chauds (de 14°C à 27°C en moyenne minimale/maximale avec des records à plus de 35°C). L’hiver, les mois de janvier et février sont les plus froids avec des températures mensuelles moyennes s’abaissant autour de 0°C à 6°C. Le nombre de jours de gel peut varier fortement selon les années. Il s’est élevé par exemple à 58-60 jours en 2015 et 2016 contre 29 jours en 2014. Le nombre de jours moyen de neige est de 2 j/an.

4.1.1.4. EVOLUTION DU CLIMAT Les changements climatiques constatés en Rhône-Alpes par MétéoFrance sur la période 1959-2009 sont les suivants : -

Hausse des températures moyennes de 0,3 à 0,4°C par décennie,

-

Accentuation du réchauffement depuis les années 1980,

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4.1.2. GEOMORPHOLOGIE Objectif : La géomorphologie décrit l’évolution des formes du relief d’un territoire, basée sur l’analyse du contexte géologique et pédologique, sur la topographie et ses particularités locales, ainsi que sur des facteurs externes qui contribuent à l’évolution des territoires (érosion par les vents et par l’eau). La compréhension de la géomorphologie locale est indispensable pour tendre vers la meilleure intégration possible du projet dans son environnement. Cette connaissance fonde également l’analyse des risques naturels, la lecture du paysage et le fonctionnement des milieux naturels (diversité des habitats, comportement de la faune, etc.) et les usages des sols (agriculture, sylviculture). Sources des données : Chambre d’Agriculture de l’Ain – Les sols de la Plaine de l’Ain (1987), BRGM – site Infoterre / Notice géologique d’Ambérieu-en-Bugey, GEOTECHNIQUE Rhône-Alpes, 2013 - Rapport d’étude géotechnique

4.1.2.1. TOPOGRAPHIE

Figure 29. Profil altimétrique nord-sud au droit du site d’étude, localisé sur la figure page suivante (accentué, altitude et distance à échelle différente)

Relief local Le site d’étude s’inscrit dans la plaine alluviale en amont de la confluence de l’Ain et du Rhône, au pied des contreforts du Bugey. La plaine de l'Ain se situe entre 210 et 250 m d'altitude NGF. En dehors des lits mêmes du fleuve et de son affluent qui peuvent être bordés ponctuellement de légères côtières (vers Proulieu ou Chazey-sur-Ain), le relief est ainsi plat. La ville de Lagnieu s’inscrit dans un secteur de plaine orienté nord-sud, entouré par les collines des Bois de Leyment et de Bollérin, à l’ouest qui s’élèvent respectivement à 315 m et 343 m, tandis qu’à l’est les premiers reliefs du Bugey (bois des Sonnailles) surplombent la ville à 589 m, alors que le centre ancien de Lagnieu est à 214 m d’altitude. Au nord le relief s’incline légèrement vers la plaine de l’Ain. Le site d’étude est situé derrière la petite côtière délimitant la plaine de Lagnieu.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 30. Contexte topographique et hydrographique autour du site d’étude

Figure 31. Situation du profil de la Figure 29

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Topographie du site d’étude Les parcelles du site d’étude sont à une altitude naturelle allant de 265 m au sud à 272 m au nord (talus bordant le chemin agricole). L’écoulement normal des eaux se dirige naturellement vers le nord-est (bassin versant du Buizin). Le fond de fouille de la partie nord exploitée (En Pallamont) est profond : à l’ouest (hors site d’étude, parcelles A 5153), il s’établit à une altitude de 250 mètres. La topographie de la partie sud abandonnée a été relevée en 2013 par le propriétaire (parcelles A 1682, 1683, 1839 et 1840) – figure ci-contre.

267,97

266,33

Au nord, un talus la sépare de la partie en cours d’extraction. La zone ouest constituée de remblais talutés, allant de 266 m à 260 m environ, s’incline en son centre vers l’entrée de l’ancienne carrière à l’est, qui présente l’altitude la plus basse, voisine de 259 m (en contre-bas de la route et de la déchèterie).

263

260,48 Enrochement 264,6 262,67

263,6 3

263,75 259,43

260,45 264,3

262,22 265,91

261,5 257,3

Figure 32. Plan topographique 27/08/2013 (Brunet TP)

260,3 259,35

263,27 261,75

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259,5

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4.1.2.2. GEOLOGIE Trois grandes unités géomorphologiques composent le secteur de la plaine de l’Ain : la terrasse récente de l’Ain et du Rhône, les terrasses quaternaires d’origine alluviale ou fluvio-glaciaire, et les collines morainiques (entre les terrasses quaternaires d’Ambérieu-en-Bugey et de la boucle de l’Ain et du Rhône). Le site d’étude repose sur des alluvions fluvio-glaciaires récentes et des dépôts morainiques.

Figure 33. Géologie autour du site d’étude (BRGM) Décembre / 2017

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4.1.2.3. PEDOLOGIE Sols naturels Selon la cartographie des sols de la Plaine de l’Ain réalisée par la Chambre d’Agriculture (ci-contre), le site d’étude repose sur des sols sableux non calcaires formés sur cailloutis alluvial à 40 cm, soit des sols bruns limono-argilo-sableux. Ce type de sol est stable et peu sensible au tassement. L’enracinement de la végétation peut être limité par la présence des galets en profondeur. Sols du site d’étude Sur le site d’étude, ces sols sont restés en place sur les parties non exploitées en carrière, soit a priori au niveau de la parcelle sud A77. Les parcelles A1682, A1683, 1839 et 1840 ont fait l’objet de remblaiement lors de leur remise en état. Une étude géotechnique a été réalisée en novembre 2013 sur l’ancienne carrière (parcelle A1839 du site d’étude) pour le compte de Brunet Eco Aménagement GEOTECHNIQUE Rhône-Alpes, 2013). Une reconnaissance visuelle, neuf sondages (dont quatre à la pelle mécanique sur 3 m de profondeur) et cinq essais géotechniques (profonds de 6,30 à 9 m) ont permis de préciser le contexte géologique et hydrologique, ainsi que les caractéristiques géotechniques des terrains en place. Ainsi, le fond de carrière a été remis en forme avec une pente pour l’écoulement des eaux par un remblaiement réalisé avec divers matériaux. En surface, quelques blocs de pierre apparaissent, en particulier à l’ancienne entrée qui a été bouchée par un amas d’enrochement. Horizons observés : -

Localement, fine couche de terre végétale de 10 à 15 cm d’épaisseur (contenant des graves et racines de ronces),

-

Au droit de tous les sondages, remblais graveleux composés de graves sablo-limoneuses, avec présence de débris de briques, ferrailles ou plastiques jusqu’à 3 m de profondeur ; et comprenant de gros blocs (dont blocs béton de taille métrique).

Sur certains sondages, les graves limoneuses persistent jusqu’en fond de sondage à 6 mètres de profondeur. Mais il fut difficile, sur les matériaux remontés à la tarière, d’identifier la nature de ces graves et de différencier s’il s’agissait de remblais ou des matériaux du site. Ces matériaux très hétérogènes ont des caractéristiques faibles à bonnes, avec une résistance dynamique de 2 à 15 MPa.

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Figure 34. Extrait de la cartographie des sols de la Plaine de l’Ain -1/130 000 Chambre d’Agriculture de l’Ain, 1987

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-

Localement, remblais argileux à diverses profondeurs (TA1 : argile marron de 10 à 90 cm, TA2 : argile limoneuse avec graves, brique de 38 à 45 cm, TA3 : argile gris-vert de 2,10 m à 5,80 m, TA4 : argile gris-vert, humide à partir de 3,40 m jusqu’à 6 m). Ces remblais ont des caractéristiques géotechniques faibles (1-2 MPa).

4.1.2.4. SYNTHESE Le site d’étude comprend des sols alluviaux en majorité remaniés (remblais), avec présence ponctuellement plus ou moins en profondeur de passages argileux. La topographie existante sur le site d’étude (fond de carrière et zone réaménagée à sol irrégulier) peut impliquer la réalisation de terrassements pour l’implantation des installations photovoltaïques. Le site présente une sensibilité vis-à-vis des pollutions de surface (matériaux perméables, migration possible vers la nappe). Vu les caractéristiques hétérogènes des remblais, tout bâtiment devra ne pas être fondé en superficiel.

Figure 35. Localisation des points de sondages géotechniques – plan 1 : 2460 (Géotechnique Rhône-Alpes, 2013)

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4.1.3. EAUX SOUTERRAINES ET SUPERFICIELLES Objectif : L’étude des eaux souterraines et superficielles vise à comprendre le fonctionnement hydraulique de la zone et à évaluer la vulnérabilité de la ressource en eau. La connaissance du contexte hydrogéologique est utile en particulier pour déterminer les effets possibles de la centrale sur les circuits d’écoulements et d’infiltrations et lorsque la ressource en eau souterraine est vulnérable à la pollution. Les risques de pollutions accidentelles de l’aquifère sont à prendre en compte pendant tout le cycle de vie de la centrale photovoltaïque, notamment si le projet est situé à proximité d’un périmètre de protection d’un aquifère destiné à l’alimentation en eau potable. L’objectif est de privilégier une stratégie d’évitement et d’adaptation des zones les plus vulnérables de manière à ne pas remettre en cause ni les usages de la ressource en eau ni l’atteinte du bon état des masses d’eau fixée par la Directive Cadre sur l’Eau (DCE). Sources : L’eau dans le bassin Rhône-Méditerranée, portail d’information national sur l’assainissement communal, SDAGE RMC, ARS Auvergne-Rhône-Alpes, DDT Ain - cartographie 2015 des cours d’eau, DREAL - outil cartographique « Eau en Auvergne-Rhône-Alpes », banque Hydro (hydro.eaufrance.fr) du MEDDE Rappel : les documents de gestion des eaux (SDAGE, SAGE) sont traités au chap. 2.5 « Compatibilité et articulation du projet avec l’affectation des sols et les documents de référence ».

4.1.3.1. HYDROLOGIE Le réseau hydrographique de la zone d’étude éloignée (cf. Figure 30) est formé au nord par la rivière de l’Ain et ses principaux affluents (Albarine, & Le Buizin qui descendent des contreforts du Bugey), et au sud par le fleuve Rhône et ses petits affluents.

Le débit moyen mensuel du fleuve Rhône mesuré à la station de Lagnieu est de 465 m3/s. Il est de 1 800 m3/s pour une crue décennale et peut atteindre des pics à 2440 m3/s (maximum connu). Le Rhône est en étiage entre août et octobre. Par comparaison, l’Ain à Chazey-sur-Ain a un débit moyen de 120 m3/s et l’Albarine, où se jète le Buizin, a un débit mensuel de 6,67 m 3/s, avec une période de basses eaux allant de juin à septembre (à St-Denis-en-Bugey), Le site d’étude est éloigné de ces cours d’eau. Il est à 1,3 km de la source de Joyamoux et à 1,2 km du cours d’eau de Le Buizin, qui passe plus à l’Est, sur Vaux-en-Bugey. Il appartient néanmoins au bassin versant de Le Buizin, affluent de l’Albarine.

4.1.3.2. NAPPES Le site d’étude est concerné par la masse d’eau des « Alluvions Plaine de l’Ain Nord » et celle du « Miocène sous couverture Lyonnais et Sud Dombes » - cf. 2.5.2.1. La masse d’eau des Alluvions de la Plaine de l’Ain Nord fait l’objet de mesures de réduction des prélèvements. Selon la base en ligne du BRGM sur les Remontées de nappe, la sensibilité à la remontée de nappe sur le site d’étude est comprise entre « très faible » à « très faible à inexistante » - cf. Figure 36. Lors des sondages géotechniques effectués sur la partie sud du site le 06/11/2013 par Géotechnique Rhône-Alpes, aucune arrivée d’eau n’a été observée dans les sondages, à l’exception du point TA4 (Figure 35), où une petite arrivée d’eau dans la couche d’argile de fond fut constatée à 2,90 m de profondeur (vers la cote 259 m NGF). Des circulations d’eau superficielles peuvent par ailleurs se produire en période pluvieuse.

La commune de Lagnieu est limitée au sud par le fleuve Rhône et est traversée par quelques cours d’eau affluents du Rhône : -

à l’ouest de la commune, le cours d’eau de Le Riou au hameau de Proulieu et le cours d’eau du Marais de Ruffieux vers la Courbatière ; autour de la ville, le ruisseau des Tournes et le ruisseau du Moulin qui confluent au Rhône en amont du pont de Lagnieu. Dans sa tête de bassin vers la source de Joyamoux, le ruisseau du Moulin est plus ou moins canalisé, et longe en partie la RD1075.

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Figure 36. Remontées de nappe en domaine sédimentaire au droit du site d’étude BRGM - http://www.inondationsnappes.fr

4.1.3.3. USAGES LIES A L’EAU Alimentation en Eau Potable (AEP) La commune ne comprend pas de zone pouvant être « stratégique » pour l’alimentation en eau potable (actuelle et future). Une zone de sauvegarde (ZSEA) à préserver est présente, au nord, dans la nappe des alluvions de la plaine de l’Ain autour de l’Albarine (concernant plusieurs communes dont Bettant et St-Denis-en-Bugey. Selon l’Agence Régionale de Santé - Ain, la zone d’étude éloignée comprend plusieurs captages d’alimentation en eau potable avec périmètres de protection, dont deux situés sur la commune de Lagnieu (Puits de Posafol au sud et source de Joyamoux au centre – cf. Figure 37).

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Figure 37. Captages AEP dans la zone d’étude éloignée (ARS01) Les captages les plus proches du site d’étude sont : -

-

La source de Joyamoux (147,5 m3 prélevés/an) à Lagnieu, dans la nappe des alluvions de la plaine de l’Ain : son périmètre de protection éloigné est à 790 m au sud du site d’étude. Les sources de Rippert-Ternand (41,1 m3 prélevés/an) et Vernoux (3,1 m3/an), en rive droite du cours d’eau de Le Buizin à Ambutrix : leur périmètre de protection éloigné est à environ 1 km au nord.

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-

Ce captage exploite l’aquifère des « Calcaires et marnes jurassiques chaine du Jura et Bugey ».

Zones sensibles ou vulnérables à l’échelle du bassin Rhône-Méditerranée A l’échelle de la zone d’étude éloignée, les sous-bassins de l’Albarine (HR-05-01) et de la basse vallée de l’Ain (HR-05-02) sont classés en zones sensibles à l’eutrophisation selon la Directive européenne 91/271/CEE du 21 mai 1991 et l’arrêté préfectoral du 21 mars 2017 portant révision des zones sensibles dans le bassin Rhône-Méditerranée. Les eaux usées urbaines doivent faire l’objet d’un traitement plus rigoureux au niveau du phosphore et de l’azote. La commune de Lagnieu est également située en zone vulnérable à la pollution par les nitrates d’origine agricole (définie par l’arrêté n°17-055 du préfet coordinateur de bassin du 21/02/2017). Le site d’étude est donc entièrement en zone vulnérable Nitrates. Dans ces zones, les exploitants agricoles doivent appliquer un programme d’actions pour réduire les nitrates. Assainissement : stations d’épuration de Lagnieu La commune de Lagnieu dispose de deux stations d’épuration : une pour le hameau de Proulieu et une seconde pour le reste du territoire, qui est partagée avec Sorlin-en-Bugey. Celle-ci est située en bordure du Rhône à environ 4 km au sud du site d’étude. Cette station performante à boues activées possède une capacité nominale de 8 167 Equivalents Habitants (EH) pour un débit de référence de 5800 m3/j. Les eaux traitées sont rejetées dans le fleuve Rhône, hors zone sensible à l’eutrophisation.

4.1.3.4. SYNTHESE Le site d’étude appartient au bassin versant de l’Albarine et à la masse d’eau de surface de Le Buizin (cours d’eau en bon état, jouant un rôle de réservoir de biodiversité).

Ponctuellement à la faveur de remblais argileux, de l’eau peut être présente en profondeur (autour de 2,90 m). Le secteur est situé en zone sensible à l’eutrophisation, ainsi qu’en zone vulnérable à la pollution par les nitrates d’origine agricole. Le site d’étude est éloigné de plus de 700 m des captages d’eau potable et de leur périmètre de protection.

4.1.4. RISQUES NATURELS Objectif : L’analyse des risques naturels doit permettre d’appréhender les contraintes spécifiques à prendre en compte dans le choix de localisation et les modalités constructives des structures photovoltaïques et des différentes infrastructures associées pour assurer à la fois la pérennité des installations mais aussi afin de ne pas accentuer les risques existants. L’étude des risques doit s’appuyer sur les divers zonages et documents réglementaires (PAPI, PPR,…) Sources des données : prim.net ; site de la préfecture de l’Ain : DDRM de l’Ain 2016, PSS du Rhône : Lagnieu ; base Géorisques du BRGM

4.1.4.1. LES DIFFERENTS TYPES DE RISQUE Le Dossier Départemental sur les Risques Majeurs (DDRM) en vigueur du département de l’Ain date de mars 2016. Le DDRM recense sur la commune 2 types de risques d’origine naturelle : -

Le risque inondation (crue de Plaine, à écoulement relativement lent), Le risque sismique.

Du fait de la nature des sols, les deux masses d’eau souterraines au droit du site d’étude sont vulnérables aux pollutions de surface, les sols alluvionnaires étant plutôt filtrants et perméables. Ces masses d’eau souterraines présentent des problèmes de pollution, et pour l’une d’elle (Alluvions de la Plaine de l’Ain nord) des problèmes quantitatifs (prélèvement sur la ressource).

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Tableau 16. Les arrêtés portant reconnaissance de l’état catastrophe naturelle à Lagnieu PRIM.NET Type de catastrophe

Inondations et coulées de boue

Date de l’évènement

Date de l’arrêté (journal officiel)

30/04 au 01/05/1983

24/06/1983

26/09/1987

20/02/1988

09/10 au 12/10/1988

14/01/1989

13/02 au 18/02/1990

23/03/1990

25/06/2006

08/12/2006

4.1.4.2. LE RISQUE INONDATION La commune de Lagnieu dispose d’un PSS ou Plan des Surfaces Submersibles du 16/08/1972. Une cartographie fine de l’aléa d’inondation sur le Rhône à l’amont de Lyon a fait l’objet d’un porté à connaissance par le préfet de l’Ain en date du 24/10/2013, modifié le 27/01/2015. Les surfaces submersibles à aléa faible à fort concernent les bords même du fleuve Rhône et la zone basse du hameau de Proulieu. Le site d’étude n’est pas concerné par ce risque.

4.1.4.3. LE RISQUE SISMIQUE La commune de Lagnieu est en zone de sismicité de niveau 3, correspondant à un aléa modéré. Parmi les précédents séismes ressentis dans l'Ain avec une intensité au moins égale à VI (correspondant à des dommages légers), deux séismes d’occurrence ancienne ont concerné le Bugey dont un, en date du 9/09/1879, avait son épicentre à Lagnieu.

Le site d’étude et ses abords directs ne sont concernés par aucune zone à risque connue. Pour le risque lié au retrait gonflement des argiles, la base Géorisques classe l’ensemble de la plaine alluviale comprise entre l’Ain et le Rhône en zone à risque faible.

4.1.4.5. RISQUE INCENDIE (FEU DE FORET) Sur le site d’étude même se sont développées hors de la carrière en activité des jeunes peuplements feuillus de recolonisation avec ronces, divers arbustes et du Robinier faux-acacia. Le site d’étude et ses abords immédiats ne comprennent par ailleurs pas d’habitations. Le risque incendie ne fait toutefois pas partie des risques identifiés comme majeurs dans le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) de l’Ain de 2016. Le Département de l’Ain n’est par ailleurs pas doté de Plan départemental de protection des forêts contre l'incendie. Toutefois les feux ou brûlages à des fins agricoles ou forestières, ainsi que le brûlage des déchets verts, sont règlementés (arrêtés préfectoraux du 3 juillet 2017).

4.1.4.6. SYNTHESE Le site d’étude est localisé hors des zones à risque d’inondation du PSS de Lagnieu, et ne présente pas un risque majeur d’incendie. La commune est située en zone d’aléa sismique modérée. Les constructions nouvelles devront respecter les règles de construction parasismique en vigueur. Aucun risque de mouvement de terrain n’est identifié sur la commune de Lagnieu, qui est toutefois située en zone d’aléa faible pour le retraitgonflement des argiles. Le site d’étude, qui repose sur des formations alluvionnaires, est ainsi en aléa faible.

4.1.4.4. LE RISQUE DE MOUVEMENT DE TERRAIN La base de données nationale Géorisques cartographie les risques mouvements de terrain (glissement, éboulement, effondrement, coulée de boue et érosion de berges) ainsi que les cavités. Aucune cartographie n’a été cependant établie sur la commune.

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4.1.5. SYNTHESE DES ENJEUX ASSOCIES AU MILIEU PHYSIQUE A partir du diagnostic de l’état actuel du milieu physique, les éléments importants de l’analyse sont présentés dans le tableau ci-dessous avec le niveau d’enjeu et les recommandations éventuelles en découlant pour chaque thème environnemental.

Valeur de l’enjeu

Nul

Très faible

Faible

Modéré

Fort

Très fort

Thème environnemental

Diagnostic de l’état actuel

Niveau de l’enjeu

Recommandation éventuelle

Météorologie

Climat semi-continental à bon ensoleillement 1948 h / an, avec une moyenne de 26 j d’orage/an Exposition au risque de foudre assez élevée : Nsg de 1,46/km2/an

Modéré du fait de l’exposition au risque de foudre

Protéger les équipements de la foudre

Géomorphologie

Site compris dans la Plaine alluviale de l’Ain sur un site de carrière comprenant : au nord, une partie en activité avec fond de fouille et au sud une partie remblayée, avec des variations topographiques, conservant un secteur plus bas derrière la déchèterie Altitude sur le site d’étude variant de 272 m NGF au nord à 250 m en fond de fouille. Topographie naturelle locale orientant les écoulements vers le nord-est Formations géologiques : alluvions fluvio-glaciaires et dépôts morainiques (en cours d’exploitation sur la partie nord), à sols sableux sur cailloutis Au sud, sols majoritairement remblayés (remblais graveleux à argileux)

Eaux

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SDAGE Rhône-Méditerranée et SAGE de la Basse vallée de l’Ain Masses d’eau souterraines au droit du site d’étude : « alluvions de la plaine de l’Ain Nord » et « Miocène sous couverture Lyonnais – Sud Dombes », faisant l’objet de mesures pour la lutte contre les pollutions (nitrates, nutriments, pesticides)

Modéré (topographie variable)

Faible

Limiter les terrassements (pentes des talus à adoucir) Eviter toute pollution des sols (perméabilité des alluvions vers les nappes)

-

Limiter la consommation d’eau Faible Eviter toute pollution des sols, particulièrement en phase chantier (protection des nappes)

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Thème environnemental

Diagnostic de l’état actuel

Niveau de l’enjeu

Recommandation éventuelle

et/ou la gestion des prélèvements Site lié au bassin versant du Buizin, affluent de l’Ain, éloigné des cours d’eau et des captages d’eau potable Bon état global du cours d’eau Le Buizin, qui est aussi classé en réservoir biologique Commune de Lagnieu en zone sensible à l’eutrophisation et en zone vulnérable à la pollution par les nitrates Risques naturels majeurs

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Site d’étude hors zone à risque d’inondation Commune en risque sismique modéré (3), non identifiée à risque pour le feu de forêt ou les mouvements de terrain, et à risque faible pour le retrait-gonflement des argiles

Très faible

Respect des règles de construction parasismique

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4.2. MILIEU NATUREL

4.2.2. ESPACES NATURELS REMARQUABLES ET/OU PROTEGES

Auteurs : ECO-STRATEGIE Sources des données : DREAL Auvergne-Rhône-Alpes [en ligne] - fiches ZNIEFF, DOCOB des sites Natura 2000 et outils cartographiques ; www.polegestion.fr, site du CEN Rhône-Alpes, Département de l’Ain - patrimoines.ain.fr / Schéma départemental des ENS de l’Ain 2012-2017

4.2.1. METHODOLOGIE ET OBJECTIFS Les espaces naturels répertoriés dans les inventaires nationaux à départementaux du patrimoine naturel ont été recensés à l’échelle de la zone d’étude éloignée (5 km), en consultant les bases régionales : sites de la DREAL Auvergne-RhôneAlpes, CEN Rhône-Alpes, DDT de l’Ain…. Des prospections naturalistes faune-flore-habitats ont été effectuées à l’échelle du site d’étude et ses abords (buffer de 50 m autour du périmètre du site d’étude) à raison d’un à deux passage(s) par mois entre mars et août 2017.

Les différents inventaires du patrimoine naturel et espaces protégés permettent de mettre en évidence les territoires riches du point de vue écologique.

4.2.2.1. LES ZNIEFF Une ZNIEFF, Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique, est une zone inventoriée au niveau national pour son fort intérêt biologique. Elle peut être de deux types : -

ZNIEFF de type I : secteurs de grand intérêt biologique ou écologique ; ZNIEFF de type II : grands ensembles naturels riches et peu modifiés, offrant des potentialités biologiques importantes et pouvant englober plusieurs ZNIEFF de type I.

Le tableau ci-après liste les ZNIEFF présentes jusqu’à 5 km autour du site d’étude. Tableau 17. Liste des ZNIEFF présentes dans la zone d’étude éloignée Type de ZNIEFF

Code FR

Distance au site d’étude

Surface (ha)

Bas-Bugey Ruisseau du Buizin sous Vaux Févroux Pelouses de Sault-Brenaz Gorges de l’Albarine et Cluse des Hôpitaux L’Albarine Cours du Rhône de Briord à Loyette Massifs occidentaux du Bugey

type II

820030677

1,5 km

27 859

type I

820031105

2,5 km

7

type I

820031091

3 km

987

type II

820003770

3 km

10 699

type I

820031188

3,1 km

209

type II

820030681

3,9 km

2 966

type II

820003780

4 km

12 222

Falaises et pentes du Maupas

type I

820030710

4,3 km

71

Pelouses sèches de Torcieu

type I

820031195

4,6 km

37

Isle Crémieu et basses Terres

type II

820030262

4,6 km

55 163

Les inventaires des habitats et de la flore ont été réalisés au cours de 5 passages (de mars à août).

Noms des espaces naturels

Le suivi de la faune a été réalisé au cours de 6 passages (mars à aout). La méthodologie détaillée est présentée au chapitre 3. La stratégie d’inventaire qui a été mise en œuvre permet d’avoir une bonne connaissance des sensibilités écologiques du site et est adaptée aux effets potentiels d’une centrale photovoltaïque sur le milieu naturel (les effets potentiels concernant surtout la faune terrestre et la flore).

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Aucune ZNIEFF ne couvre le site d’étude. A distance rapprochée de 3 km, une ZNIEFF de type II et deux ZNIEFF de type I sont présentes. Celles-ci sont décrites ci-dessous. ZNIEFF de type II du « Bas-Bugey» Le territoire de cette vaste ZNIEFF correspond au Massif du Bas-Bugey, espace encore bien préservé malgré la proximité de la Vallée du Rhône et de l’agglomération lyonnaise. Il s’étend de 250 à 1219 mètres d’altitude offrant alors de forts contrastes climatiques, pluviométriques et de végétation. Ainsi, on trouve des milieux secs composés de Chênes pubescents ainsi que des milieux beaucoup plus frais tels que les hêtraies-sapinières de montagne abritant du Chèvrefeuille bleu. Une flore vernale spectaculaire avec des espèces comme l’Erythrone dent de chien colonise certaines combes pâturées.

ZNIEFF de type I des « Pelouses de Sault-Brenaz» Située sur des coteaux chauds exposés au sud au sein de la bordure Est du massif du Bas-Bugey, la zone accueille des pelouses sèches calcaires, d’une grande richesse spécifique. Ces pelouses issues de pâturage extensif ou d’une fauche annuelle, abritent une importante diversité botanique avec notamment de nombreuses espèces d’orchidées. Parmi les espèces protégées et menacées de flore, sont présentes : la Lunetière à feuilles de Chicorée, la Pulsatille rouge ou la Sisymbrelle rude. De tels habitats sont favorables aux Lépidoptères et aux oiseaux comme le Martinet à ventre blanc ou le Circaète Jean-le-Blanc qui se nourrit de lézards, vipères et couleuvres. Les pelouses sèches sont menacées par l’abandon des pratiques agricoles traditionnelles (colonisation par le buis), leur enrichissement ou le reboisement artificiel.

Des espèces méditerranéennes sont présentes sur les versants les plus chauds : Aspérule taurine, Pistachier térébinthe, fougère Capillaire, Grande Cigale…

La ZNIEFF abrite par ailleurs l’Ecrevisse à pattes blanches (cours d’eau) et une source pétrifiante ou tuffière, où le calcaire se dépose en concrétion.

Parmi les milieux aquatiques, certains ont un caractère exceptionnel, notamment quelques lacs, marais et tourbières. Les falaises, quant à elles, permettent aux rapaces rupestres de nicher (Grand-duc, Grand corbeau).

ZNIEFF de type I « Gorges de l’Albarine et Cluse des Hôpitaux»

Enfin, Pterostichus nodicornus, est un Coléoptère spécifique au Bugey. L’existence d’un karst de type jurassien permet la présence d’espèces de milieux souterrains, mollusques, coléoptères et collemboles dont certaines sont endémiques au massif jurassien. La géologie et l’aspect paléontologique participent au fort intérêt du Massif. ZNIEFF de type I « Ruisseau du Buizin sous Vaux Févroux» Située au cœur du massif du Bas-Bugey, la zone comprend une partie du ruisseau du Buizin entre milieux boisés et milieux ouverts. Cet espace abrite l’Écrevisse à pattes blanches. Cette espèce d’intérêt communautaire, très menacée, atteste de la qualité de l’eau et du milieu. Elle recherche en effet les eaux pures, fraîches et riches en calcium, à fond caillouteux et sableux, bordées d’arbres servant de caches naturelles à l’espèce. Les perturbations d’origine humaine et l’expansion de l’Écrevisse américaine, espèce exotique envahissante, entraînent la régression de l’espèce.

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Cette cluse est profondément entaillée dans un massif calcaire karstique. La Cluse des Hôpitaux est une « vallée morte » probablement d’origine glaciaire parcourue par un maigre ruisseau. Les falaises, vastes éboulis instables, habitats forestiers variés très influencés par l’exposition, zones humides et réseaux karstiques actifs ou fossiles accueillent des espèces patrimoniales particulières, tels que le même Coléoptère spécifique du Bugey, faune des karsts, la Laîche à bec court, l’Epipactis à petites feuilles, la Gesse des marais, le Butor étoilé, le Guêpier d’Europe, le Lynx, l’Apollon et diverses espèces de Libellules… ZNIEFF de type II du « Cours du Rhône de Briord à Loyette» Cette section du fleuve comprend plusieurs défilés entre le Bugey et l’Isle-Crémieu, avec zones humides annexes à flore caractéristique (Isnardie des marais, Gratiole officinale, Utriculaires…). Le Rhône constitue un axe important pour les oiseaux migrateurs (Rousserolle turdoïde) et poissons migrateurs, tels que l’Alose feinte, les lamproies ou l’Anguille. La faune patrimoniale aquatique est aussi représentée par le Castor d’Europe, l’Ecrevisse à pattes blanches et l’Agrion de Mercure.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 38. ZNIEFF autour du site d’étude

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4.2.2.3. LES ZONES HUMIDES DE L’INVENTAIRE DEPARTEMENTAL Au sens juridique, la loi sur l'eau de janvier 1992 définit les zones humides comme des « terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ». L’identification et la délimitation des zones humides reposent sur des critères relatifs à la morphologie des sols liée à la présence prolongée d’eau d’origine naturelle ou à la présence éventuelle de plantes hygrophiles (arrêté ministériel du 24 juin 2008, modifié par l’arrêté du 1er octobre 2009). Le Conseil général de l’Ain avait lancé en 2006 un premier inventaire des zones humides du département de l’Ain réalisé en 2007 par le Conservatoire d’Espaces Naturels de Rhône-Alpes, pour les zones humides de plus de 1000 m2. Cet inventaire général a été actualisé en 2012-2013 par le Département pour répondre aux critères de délimitation des arrêtés. Aucune zone humide de cet inventaire n’est recensée au droit du projet ou à proximité (cf. Figure 39). Les zones humides les plus proches concernent le cours d’eau du Buizin qui passe à l’Est à Vaux-en-Bugey.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 39. Zones humides autour du site d’étude

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4.2.2.1. LES APPB Un Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope protège depuis le 20 juillet 1987 (modifié le 4/12/2002) les biotopes des oiseaux nichant dans les falaises, zones rocheuses et forêts voisines du département de l’Ain. Au total 87 sites sont protégés. Le plus proche du site d’étude se situe à 2,8 km. Il concerne les reliefs boisés de l’Est de Lagnieu, dont la falaise de Torcieu et ses environs. L’arrêté règlemente les activités sur les secteurs sensibles. Les espèces d’oiseaux concernées sont les suivantes : l’Autour des palombes, l’Aigle royal, le Hibou Grand-duc, le Circaète Jean le blanc, le Grand Corbeau, le Faucon pèlerin, les Milans noir et royal, la Bondrée apivore, l’Hirondelle de rochers, le Martinet à ventre blanc et le Tichodrome échelette. Sur ce vaste ensemble de territoires, d’autres taxons faunistiques peu communs ont été recensés notamment l’Argus de l’Hélianthème, le Lynx et l’Apollon.

euryale). Le Castor, la Cistude et le Lynx d’Europe sont également présents ainsi que diverses espèces de papillons (Azuré de la Sanguisorbe, Cuivré des marais, …) ou poissons, et l’Ecrevisse à pieds blancs dans certains cours d’eau. La flore d’intérêt communautaire compte plusieurs espèces de zones humides : Marsilée à quatre feuilles, Caldésie à feuilles de Parnassie, Flûteau nageant et Ache rampante. Le document d’objectifs de ce site a été élaboré en décembre 2010 par le Conservatoire des Espaces Naturels de Rhône-Alpes.

Noms des espaces naturels Protection des oiseaux rupestres

Type de site

Code FR

Distance au site d'étude

Surface (ha)

APPB

3800192

2,8 km

11 536

4.2.2.2. SITES DU RESEAU NATURA 2000 Le site Natura 2000 le plus proche s’étend à l’Est à 3,5 km du site d’étude à partir de Torcieu sur le massif du Bas Bugey : il s’agit de la Zone Spéciale de Conservation « Milieux remarquables du Bas Bugey », désignée au titre de la Directive « Habitats ». Nom du site Natura 2000

Code FR

Milieux remarquables du Bas 8201641 Bugey

Type site ZSC

de

Distance Surface au site (ha) d'étude 3,5 km

4 469

Ce site éclaté en de multiples entités couvre 34 communes du massif du BasBugey. Il comprend près d’une trentaine d’habitats d’intérêt communautaire dont 7 prioritaires : habitats aquatiques (amphibies, eaux à hydrophytes), prairies humides à Molinie, tourbières et marais alcalins à Marisque, pelouses et landes sèches calcaires, hêtraies neutrophiles, chênaies et chênaies-charmaies, aulnaiesfrênaies, habitats rocheux et grottes. Ce site à forte diversité d’habitats présente un fort intérêt également pour la faune, en particulier pour les chauves-souris avec 9 espèces d’intérêt communautaire, certaines espèces étant en limite de leur aire de répartition (dont le Rhinolophe Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 40. Espaces protégés et sites Natura 2000 autour du site d’étude

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4.2.2.3. AUTRES SITES NATURELS Sites du Conservatoire d’Espaces Naturels (CEN) Rhône-Alpes Le Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes a pour vocation principale la mise en œuvre d’opérations de restauration, de gestion et de valorisation de sites naturels remarquables. Il gère ainsi divers types d’espaces naturels par maîtrise foncière propre (acquisition) ou par convention / délégation de gestion auprès des propriétaires (privés ou collectivités). Aucun site du CEN ne se situe au droit du site d’étude et dans l’aire d’étude éloignée. Toutefois, à proximité de celle-ci (à environ 6,2 km), le Conservatoire a un partenariat avec l’Armée sur la base aérienne 278 d’Ambérieu-en-Bugey pour la gestion des pelouses sèches de l’aérodrome (plan de gestion 2012-2016). L’activité sur l’aérodrome (fabrication et maintenance d’équipements aéronautiques) se concentre dans les bâtiments industriels. Les mouvements d’aéronefs sont toutefois rares, et le reste du site n’est utilisé que ponctuellement. Espaces Naturels Sensibles (ENS) du Département de l’Ain Dans le cadre de sa politique environnementale, le Département de l’Ain a mis en place un réseau d’Espaces Naturels Sensibles (ENS), comprenant 31 sites pour un total de 4 807 ha. Avec les partenaires locaux, le Département travaille à la valorisation des ENS départementaux par la gestion et valorisation des patrimoines naturels et humains. 23 sites sont accessibles au public.. Aucun ENS n’est présent sur le site d’étude. L’ENS le plus proche concerne, à la limite de la zone d’étude éloignée, les Grottes de Torcieu à intérêt géologique. Ce site de 242 ha comprend les grottes du Crochet et du Pissoir, avec la cascade du Pissoir et les zones humides de la vallée de l’Albarine.

4.2.3. HABITATS NATURELS Sources des données : Guides de classification des habitats - Corine Biotope et EUNIS Rappel de la méthode : Cartographie des habitats naturels réalisée lors de deux passages (mai et juin 2017) + deux relevés phytosociologiques dans les milieux pelousaires. L’ensemble de la zone prospectée fait 12,23 ha, dont 5,56 ha pour le site d’étude. Le site d’étude est couvert par des formations mésophiles à xérophiles de l’étage planitiaire de Rhône-Alpes : boisements dégradés, fourrés, végétations anthropiques et pelousaires. Les habitats recensés sur le site d’étude et ses abords sont listés dans le tableau ci-après et décrits dans les paragraphes des pages suivantes. En complément des observations de terrain, la cartographie des habitats s’est appuyée sur la photo aérienne, qui permet de bien visualiser l’importance des recouvrements selon les endroits. Certains habitats présentant des enchevêtrements de groupements végétaux ont été cartographiés en tant que mosaïque : par exemple « Boisement caducifolié à Robinier et fourrés arbustifs » (code COR 41 X 31.81). Les résultats des relevés phytosociologiques sont donnés en Annexe 5. Aucun habitat d’intérêt communautaire, déterminant pour la désignation des ZNIEFF ou caractéristique de zones humides n’a été recensé.

A plus grande distance, on trouve l’ENS des steppes de la plaine d’Ambérieu-enBugey qui concerne les pelouses sèches de la base aérienne (site géré par le CEN avec l’Armée).

4.2.2.4. SYNTHESE Le site d’étude n’est compris dans aucun espace naturel d’inventaire, géré ou protégé. Il est proche de zonages naturels liés au massif du Bas Bugey (ZNIEFF de type II du Bas Bugey à 1,5 km). Il est éloigné du réseau Natura 2000 de 3,5 km. Décembre / 2017

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Tableau 18. Habitats naturels du site d’étude et ses abords Dénomination de l’habitat

Code Corine biotope

Code Eunis

Surface (ha)

Pâture mésophile

38.1

E2.1

1,8

Prairie de fauche mésophile

38.2

E2.2

0,2

Ourlet à ronciers et Origan

34.4

E5.2

0,2

Pelouse rudérale ouverte sur cailloux

34*87.1

E1*I1.52

0,6

Pelouse rudérale sur cailloux et friche à Peuplier

34*87.1

E1*I1.52

0,5

Boisement caducifolié à Robinier et fourrés arbustifs

41*31.81

G1*F3.11

2,9

Fourrés à Robinier et ronciers

41*31.831

G1*F3.131

1,7

Mosaïque de fourrés à Robinier et prairie rudérale sèche

41.31.81*34*87.1

G1*F3.11*E1*I1.52

1,5

Phragmitaie

53.11

C3.21

<0,1

Grande culture

82.1

I1.1

0,7

Haie

84

FA

0,2

Végétations d’ornement

85.31

I2.21

0,2

Carrière en activité

86

J1

0,9

Déchèterie en activité

86.3

J1.4

0,3

Végétations rudérales

87.2

E5.13

0,3

Pistes et chemins

-

-

0,4

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 41. Cartographie des habitats naturels

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4.2.3.1. PATURE MESOPHILE Des pâtures mésophiles à bovins jouxtent le site d’étude à l’est et au sud. Il s’agit de parcelles pâturées intensivement, pauvres et homogènes d’un point de vue du cortège floristique. Les espèces caractéristiques observées sont communes : le Trèfle rampant Trifolium repens, l’Achillée millefeuille Achillea millefolium, le Dactyle Dactylis glomerata, la Pâquerette Bellis perennis, le Cirse des champs Cirsium arvense, la Carotte sauvage Daucus carotta, etc.

Photographie 11. Prairie de fauche mésophile à l’est du site d’étude (Eco-Stratégie, 28/06/2017)

4.2.3.3. OURLET A RONCIERS ET ORIGAN

Photographie 10. Pâture mésophile à l’est du site d’étude (Eco-Stratégie, 28/06/2017)

Un ourlet à ronciers Rubus sp. et à Origan Origanum vulgare se situe sur le site d’étude, à l’interface des pelouses rudérales et de la déchèterie. Cet habitat s’est développé sur une petite butte de terre et forme un ourlet dense et compact. Les résultats du relevé phytosociologique n°2 (Annexe 5) montre bien la dominance des ronciers et de l’origan.

4.2.3.2. PRAIRIE DE FAUCHE MESOPHILE Un petit secteur de prairie de fauche mésophile est présent à l’est du site d’étude (dans le rayon des 50 m autour du site). Il s’agit d’une prairie probablement enrichie, assez pauvre d’un point de vue floristique. Les espèces caractéristiques observées sont communes : la Petite pimprenelle Sanguisorba minor, le Trèfle des prés Trifolium pratense, la Renoncule bulbeuse Ranunculus bulbosa, le Lotier corniculé Lotus corniculatus, et diverses graminées…

Photographie 12. Ourlet à roncier et origan (Eco-Stratégie, 02/08/2017) Décembre / 2017

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4.2.3.4. PELOUSE RUDERALE OUVERTE SUR CAILLOUX La frange est et sud du site d’étude correspond à une pelouse rudérale ouverte xérophile sur cailloux. Il s’agit d’un milieu jeune et remanié correspondant à un remblai caillouteux de l’ancienne carrière. La végétation observée se rapproche parfois de celle des pelouses xérophiles naturelles : Hippocrépide à toupet Hippocrepis comosa, Orpins Sedum spp., Immortelle des dunes Helichrysum stoechas, Petite coronille Coronilla minima, etc. Toutefois, la forte proportion d’espèces exotiques et/ou envahissantes limite fortement l’intérêt patrimonial de ce milieu : Erigéron annuel Erigeron annuus, Mélilot blanc Melilotus albus, Vergerette du Canada Conyza canadensis, etc. Cet envahissement par les espèces exotiques et/ou rudérales aux dépens des espèces indigènes est caractérisé au travers des résultats du relevé phytosociologique n°1 (Annexe 5). Cet habitat est toutefois très riche en invertébrés des milieux thermophiles.

Photographie 14. Pelouse sur cailloux et friche à peuplier (Eco-Stratégie, 24/07/2017)

4.2.3.6. BOISEMENT

CADUCIFOLIE A

ROBINIER

ET FOURRE

ARBUSTIF

Photographie 13. Pelouse ouverte sur cailloux (Eco-Stratégie, 17/05/2017)

4.2.3.5. PELOUSE

RUDERALE SUR CAILLOUX ET FRICHE A

Ce milieu correspond aux boisements ceinturant le site d’étude à l’ouest et au sud. Il s’agit de boisements très jeunes (les arbres dépassent rarement les 10-30 cm de diamètre) et fortement dégradés par l’omniprésence du Robinier faux-acacia Robinia pseudo-acacia. La strate arborée est un peu plus diversifiée avec la présence de Noisetier Coryllus avenalla, des viornes Viburnum spp. de Cornouiller sanguin Cornus sanguinea, etc. La strate herbacée est représentée par les espèces communes des milieux boisés : Gouet tacheté Arum maculatum, Géranium herbe-à-robert Geranium robertianum, Benoite des villes Geum urbanum, etc. Bien que très pauvres en espèces floristiques, ces boisements sont des milieux de vie et de déplacement pour la faune vertébrée.

PEUPLIER Il s’agit du même habitat que précédemment avec un fort envahissement par le Peuplier noir Populus nigra, aux dépens des espèces herbacées.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4.2.3.8. MOSAÏQUE

DE FOURRES A RUDERALE SECHE

ROBINIER

ET PRAIRIE

La frange nord de la zone prospectée est une vaste mosaïque de milieux rudéraux ouverts et semi-ouverts. La strate arborée est principalement représentée par de jeunes Robiniers Robinia pseudo-acacia. La strate arbustive est représentée par des fourrés mixtes à Cornouiller sanguin Cornus Sanguinea, Prunellier Prunus spinosa et ronciers Rubus sp. La strate herbacée est constituée d’une large diversité d’espèces prairiales et rudérales : Marguerite Leucanthemum vulgare, Origan Origanum vulgare, Carline Carlina vulgaris, Dactyle Dactylis glomerata, Armoise Artemisia vulgaris, Vipérine Echium vulgare, Gesse à graines sphériques Lathyrus sphaericus, Molène bouillon blanc Verbascum thapsus, etc.

Photographie 15. Boisement caducifolié à robinier et fourrés arbustifs (Eco-Stratégie, 17/05/2017)

4.2.3.7. FOURRES A ROBINIER ET RONCIERS Il s’agit d’un fourré dense et compact quasiment exclusivement constitué de ronces Rubus sp. et de Robinier Robinia pseudo-acacia. Ce milieu rudéral occupe la plus grande surface du site d’étude (environ 1,7 ha).

Photographie 17. Mosaïque de fourrés à robinier et prairie rudérale sèche (Eco-Stratégie, 17/05/2017)

4.2.3.9. PHRAGMITAIE

Photographie 16. Fourrés à Robinier et ronciers au centre du site d’étude (Eco-Stratégie, 28/06/2017) Décembre / 2017

Une phragmitaie « sèche » de faible surface se situe au centre du site d’étude. Elle est constituée de Phragmite Phragmites australis et Jonc diffus Juncus effusus. Elle n’occupe toutefois pas une zone de stagnation ou d’infiltration d’eau. Cet habitat n’est pas considéré comme une zone humide. Il est très probable que cette végétation soit apparue lors des remaniements du sol par apport externe de terre végétale argileuse contenant ces espèces qui perdurent aujourd’hui.

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4.2.3.11.

HAIES

Quelques haies sont présentes dans les milieux agropastoraux à l’est du site d’étude ainsi qu’au nord de la carrière le long du chemin. Dans les milieux agropastoraux, les haies sont essentiellement constituées de Robinier faux acacia Robinia pseudo-acacia, avec des ronces Rubus sp et du Prunellier Prunus spinosa dans la strate arbustive. Au nord de la carrière, la haie est constituée de petits arbres plantés : Charme Carpinus betulus, Noisetier Coryllus avellana, Peuplier noir Populus nigra, etc. Aux alentours, ces haies sont également assez pauvres d’un point de vue floristique. Elles assurent toutefois un grand nombre de fonctions écologiques : déplacement de la faune, rôle de brise vent, maintien des sols, etc.

Photographie 18. Phragmitaie au centre du site d’étude (Eco-Stratégie, 28/06/2017)

4.2.3.10.

GRANDE CULTURE

Une culture est présente au nord du site d’étude (bande de 50 m autour du site). Il s’agit d’une culture céréalière intensive peu favorable à la faune et la flore locale. Quelques espèces messicoles communes ont été toutefois observées en lisière de la parcelle : Bleuet Centaurea cyanus, Coquelicot Papaver rhoeas, etc.

Photographie 20. Haie arbustive au nord du site d’étude (Eco-Stratégie, 28/06/2017)

4.2.3.12.

VEGETATIONS D’ORNEMENT

La frange Est de la déchèterie en activité est constituée d’un gazon entretenu avec quelques arbustes ou buissons bas d’ornement. Il s’agit d’un milieu pauvre pour la faune et la flore locale.

Photographie 19. Culture au nord du site d’étude (Eco-Stratégie, 28/06/2017)

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4.2.3.14.

VEGETATIONS RUDERALES

Au sein de la carrière, les délaissés sont colonisés par une végétation rudérale (, Petite Bardane Arctium minus, Chiendent Elytregia repens, Ortie dioïque Urtica dioica, molènes Verbascum spp.) comprenant une grande quantité d’espèces exotiques et/ou envahissantes : Amaranthe hybride Amaranthus hybridus, Erigéron annuel Erigeron annuus, Vergerette du Canada Conyza canadensis …. Il s’agit de milieux pauvres pour la faune et la flore locale.

Photographie 21. Végétations d’ornement devant la déchèterie (Eco-Stratégie, 28/06/2017)

4.2.3.13.

CARRIERE EN ACTIVITE

La partie nord du site d’étude est constituée d’une carrière en activité. Photographie 23. Végétations rudérales sur les pentes nord de la carrière (Eco-Stratégie, 28/06/2017)

4.2.3.15.

PISTES ET CHEMINS

Il s’agit des pistes et chemins ceinturant le site d’étude : au nord, le chemin menant à l’entrée de la carrière est gravillonné ; à l’est la route de Vaux est goudronnée.

Photographie 22. Carrière en activité du site d’étude (Eco-Stratégie, 28/06/2017)

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4.2.3.16.

SYNTHESE ET ENJEUX

Tableau 19. Habitats naturels du site d’étude et ses abords Dénomination de l’habitat

Code Corine biotope

Code Eunis

Localisation

Enjeu

Pâture mésophile

38.1

E2.1

Abords

Modéré

Prairie de fauche mésophile

38.2

E2.2

Abords

Modéré

Ourlet à ronciers et Origan

34.4

E5.2

Site d’étude et abords

Faible

Pelouse rudérale ouverte sur cailloux

34*87.1

E1*I1.52

Site d’étude

Faible

Pelouse rudérale sur cailloux et friche à Peuplier

34*87.1

E1*I1.52

Site d’étude

Faible

41*31.81

G1*F3.11

Site d’étude et abords

Faible

Aucun habitat d’intérêt communautaire n’est présent sur le site d’étude ou ses limites directes. Aucune zone humide n’est présente sur le site d’étude ou ses limites directes.

Boisement caducifolié à Robinier et fourrés arbustifs Fourrés à Robinier et ronciers

41*31.831

G1*F3.131

Site d’étude

Faible

L’enjeu « habitats » au niveau du site d’étude est considéré globalement comme faible.

Mosaïque de fourrés à Robinier et prairie rudérale sèche

Site d’étude et abords

Faible

Seize habitats ont été décrits sur le site d’étude et ses abords directs (buffer de 50 m). Le site d’étude comprend des végétations rudérales ouvertes (pelouses sur cailloux), semi-ouvertes (ourlets, lisières, fourrés) et fermées (fourrés à Robinier). La totalité des milieux du site d’étude contient une très forte proportion d’espèces exotiques et/ou invasives, ce qui limite très fortement l’intérêt patrimonial des habitats. Il s’agit de milieux remaniés, jeunes, et dégradés, résultant de l’activité anthropique du site (ancienne ou actuelle). Seuls les secteurs pelousaires ouverts présentent parfois des communautés végétales intéressantes, proches des pelouses xérophiles naturelles, mais avec toutefois une forte proportion d’espèces invasives, ce qui diminue leur niveau d’enjeu de modéré à faible. Les alentours du site d’étude sont constitués de milieux agropastoraux et de boisements jeunes dégradés. Les pâtures et prairies mésophiles à végétation naturelle possèdent un enjeu modéré.

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41.31.81*34*87.1 G1*F3.11*E1*I1.52

Phragmitaie

53.11

C3.21

Site d’étude

Faible

Grande culture

82.1

I1.1

Abords

Faible

Haie

84

FA

Site d’étude et abords

Modéré

Végétations d’ornement

85.31

I2.21

Abords

Très faible

Carrière en activité

86

J1

Site d’étude et abords

Nul

Déchèterie

86.3

J1.4

Abords

Nul Très faible Nul

Végétations rudérales

87.2

E5.13

Site d’étude et abords

Pistes et chemins

-

-

Abords

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4.2.4. FLORE Sources des données : Listes rouges nationale (2012) et régionale (2015), base de données CBNA, PNA plantes messicoles (2012-2017) Rappel de la méthode : Relevés réguliers (1 passage par mois entre mars et aout 2017) + deux relevés phytosociologiques dans les milieux pelousaires.

4.2.4.1. INVENTAIRE GENERAL L’inventaire de la flore a permis d’identifier 151 taxons sur le site d’étude et ses abords directs. Cette diversité est assez faible. Le site d’étude possède toutefois une surface restreinte de 12,23 ha.

Des espèces n’ont pas été retenues comme déterminantes ZNIEFF sur le site d’étude, vu l’absence de population remarquable (quelques individus disséminés sur le site d’étude) ou compte tenu du fait que le site d’étude ne se situe pas dans la bonne diction biogéographique. C’est le cas pour : l’Œillet d’Armérie Dianthus arméria, le Panicaut champêtre Eryngium campestre, l’Euphorbe verruqueuse Euphorbia flavicoma, l’Euphorbe de Sibérie Euphorbia seguieriana, le Fraisier vert Fragaria viridis, la Koelerie du Valais Koeleria vallesiana, la Gesse à graines sphériques Lathyrus sphaericus, le Réséda jaunâtre Reseda luteola. Deux espèces ont été retenues comme déterminantes ZNIEFF au titre de leurs populations remarquables : l’Orchis pyramidal Anacamptis pyramidalis et l’Immortelle Helichrysum stoechas. Le site d’étude contient plusieurs dizaines de pieds de ces espèces. Il s’agit toutefois de taxons non menacés en France et en Rhône-Alpes.

La majorité des taxons inventoriés sont caractéristiques des milieux rudéraux ou bocagers des plaines agricoles.

4.2.4.2. ESPECES PROTEGEES Le site d’étude ne contient aucune espèce protégée à l’échelle nationale ou régionale.

4.2.4.3. ESPECES INSCRITES EN LISTE ROUGE Le site d’étude ne contient aucune espèce inscrite sur une liste rouge nationale ou régionale.

4.2.4.4. ESPECES DETERMINANTES ZNIEFF Le site d’étude contient 10 espèces potentiellement déterminantes ZNIEFF en région. Toutefois, en Rhône-Alpes, les espèces retenues comme déterminantes ZNIEFF doivent répondre à certains critères biogéographiques ou de conservation.

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Photographie 24. Orchis pyramidal (Eco-Stratégie, photo prise hors site d’étude) Photographie 25. Immortelle des dunes sur le site d’étude (Eco-Stratégie, 28/06/2017)

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4.2.4.5. ESPECES INSCRITES SUR UN PNA Les espèces messicoles (liées aux moissons) font l’objet d’un plan d’action national pour la période 2012-2017. Ce plan se décompose en six axes ayant pour objectifs de développer les connaissances et les actions de préservation des messicoles en milieux agricoles. Globalement, les cultures intensives au nord du site d’étude sont peu favorables à la présence de messicoles. Quelques pieds de Coquelicot Papaver rhoeas et de Bleuet Centaurea cyanus (deux espèces inscrites au PNA messicoles) ont toutefois été observés sur les lisières de la parcelle. Il s‘agit toutefois d’espèces non menacées en France et en Rhône-Alpes. L’enjeu de conservation des cultures intensives et du site d’étude pour les plantes messicoles est faible. Tableau 20. Flore patrimoniale inventoriée Espèces

Protection LRN/LRR

ZNIEFF

PNA

Commentaire 40-50 pieds

Orchis pyramidal

-

LC/LC

Déterminante

-

Deux stations sur pelouses sèches

Immortelle des dunes

-

-/LC

Déterminante

-

Pelouse ouverte secteur Est

Coquelicot

-

-/LC

-

Bleuet

Enjeu Faible

20-30 pieds

-

-/LC

-

Quelques rares pieds (<10) 2012-

Culture nord

2017

Quelques rares pieds (<10)

Faible

Faible

Faible

Culture nord Statut liste rouge : LC : préoccupation mineure

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 42. Localisation de la flore à statut

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4.2.4.6. ESPECES EXOTIQUES ET INVASIVES Onze d’espèces exotiques et/ou invasives ont été observées sur le site d’étude et ses abords. L’Erigéron annuel domine dans les milieux ouverts, suivi de l’Ambroisie (assez abondante), tandis que le Robinier faux-acacia occupe l’espace dans les milieux boisés ou en cours d’embroussaillement. Tableau 21. Flore exotique et/ou invasive inventoriée Espèce Ambroisie Ambrosia artemisiifolia Buddleja Buddleja davidii Vergerette du Canada Erigeron canadensis Erigéron annuel Erigeron annuus Euphorbe de Jovet Euphorbia maculata Galéga officinal Galega officinalis Onagre bisannuelle Oenothera biennis Vigne vierge Parthenocissus inserta Renouée du Japon Reynoutria japonica Robinier Robinia pseudoacacia Solidage du Canada Solidago canadensis

Statut*

Commentaire

Invasive avérée

Partout dans les milieux ouverts et le long des chemins. Très abondante

Invasive avérée

Invasive avérée A surveiller, invasive potentielle A surveiller

Quelques rares pieds Partout dans les milieux ouverts. Peu abondante Partout dans les milieux ouverts. Très abondante Partout dans les milieux ouverts.

Photographie 26. Station de renouée du Japon sur site d’étude (Eco-Stratégie, 28/06/2017)

Peu abondante

A surveiller, invasive potentielle

Partout dans les milieux ouverts.

Invasive avérée

Partout dans les milieux ouverts.

A surveiller, invasive potentielle

Partout dans les milieux boisés et fourrés

Peu abondante

Une station au sein du site d’étude Invasive avérée

Très abondante le long du chemin au nord du site d’étude

Invasive avérée

Domine partout dans les milieux boisés.

Invasive avérée

Quelques pieds dans les zones ouvertes à l’entrée du site d’étude

Statut : Serge Müller, 2006

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 43. Localisation de la flore invasive Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4.2.4.7. SYNTHESE L’inventaire de la flore a permis d’identifier 151 taxons sur le site d’étude et ses abords directs. La majorité des taxons inventoriés sont caractéristiques des milieux rudéraux ou bocagers des plaines agricoles. Aucun taxon n’est protégé à l’échelle régionale ou nationale. Aucun taxon n’est inscrit sur une liste rouge. Deux espèces sont toutefois déterminantes ZNIEFF en Rhône-Alpes : l’Orchis pyramidal et l’Immortelle des dunes qui présentent quelques dizaines d’individus sur le site d’étude. Il s’agit d’espèces assez communes et non menacées en Rhône-Alpes. La parcelle agricole au nord du site d’étude comprend quelques rares pieds de deux espèces messicoles inscrites au PNA : Bleuet et Coquelicot, qui ne sont toutefois pas menacées. Le site d’étude contient une très forte proportion d’espèces exotiques et/ou invasives. Il conviendra d'être très attentif pendant les travaux et durant l'exploitation pour éradiquer si possible ces espèces ou contrôler leur non développement.

4.2.5. FAUNE 4.2.5.1. AVIFAUNE NICHEUSE ET ESTIVANTE Sources des données : Listes rouges nationale (2016) et régionale (2008), base de données faune-Ain, Atlas des oiseaux nicheurs de Rhône-Alpes (2003) Rappel de la méthode : 2 passages IPA (avril et mai), 3 écoutes nocturnes (mars à juin), recherches de rapaces et compléments de relevés aléatoires (mars à août). Au total, 33 taxons d’oiseaux ont été contactés sur le site d’étude et ses alentours, dont 26 nicheurs (cf. Annexe 6). Malgré la forte anthropisation des milieux naturels, l’environnement local permet l’accueil d’une diversité d’espèces au sein d’un espace relativement limité. Passereaux nicheurs Les passereaux représentent la totalité des 26 taxons nicheurs identifiés sur le site d’étude et ses limites proches. Quatre cortèges de passereaux nicheurs peuvent être distingués : •

Les espèces liées aux zones agricoles ouvertes : Il s’agit de taxons nichant au sein des grandes cultures ou des prairies ouvertes. Sur le site d’étude et ses abords, les espèces caractéristiques sont l’Alouette des champs Alauda arvensis et le Bruant proyer Emberiza calandra.

Les espèces liées aux zones bocagères, fourrés, lisières. Il s’agit de taxons utilisant les mosaïques de prairies, haies, fourrés, bosquets, lisières comme milieu de vie. Les espèces caractéristiques sont le Bruant jaune Emberiza citirnella, le Tarier pâtre Saxicola torquatus, la Tourterelle des bois Streptopelia turtur, etc. Il s’agit du groupe représentant la plus grande diversité de passereaux nicheurs.

Les espèces liées aux zones boisées : Il s’agit de taxons utilisant très préférentiellement les boisements de feuillus, et notamment les cavités arboricoles de vieux arbres. Sur le site d’étude, ce groupe n’est représenté que par la présence des deux espèces de pics communs (Pic épeiche Dendrocopos major et Pic vert Picus viridis) et de la Sitelle Sitta europaea.

Les espèces ubiquistes et/ou anthropophiles : il s’agit de taxons utilisant les espaces anthropisés et tout type de milieu naturel ou dégradé. Les espèces caractéristiques sont ici le Pigeon ramier Columba palumbus, le Merle noir Turdus merula, la Bergeronnette grise Motacilla alba, etc.

L’enjeu floristique du site d’étude est considéré comme faible.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4

Zones agricoles ouvertes

2

Zones bocagères, fourrés, lisières

3

Zones boisées 17

Ubiquistes, anthropophiles

Photographie 27. Mâle chanteur de Tarier pâtre sur le site d’étude (Eco-Stratégie, 17/05/2017) Tableau 22. Passereaux patrimoniaux sur le site d’étude et ses alentours

Figure 44. Diversité des passereaux nicheurs par type de cortège

Parmi les 26 taxons nicheurs identifiés, 7 espèces (dont 4 protégées) possèdent un statut de conservation particulier - cf. tableau ci-contre et Figure 45 : -

-

L’Alouette des champs Alauda arvensis et le Bruant proyer Emberiza calandra fréquentent les milieux agricoles ouverts. Ces deux espèces nichent en dehors du site d’étude. Les 5 autres taxons (Verdier d’Europe Chloris chloris, Bruant jaune Emberiza citrinella, Pie bavarde Pica pica, Tarier pâtre Saxicola torquata et Tourterelle des bois Streptopelia turtur) sont liés aux fourrés, haies, lisières et nichent sur le site d’étude ou ses limites directes (lisières boisées ouest et sud).

Seul le Bruant proyer possède un intérêt patrimonial important en RhôneAlpes du fait de sa forte régression due à l’intensification des milieux agricoles bocagers (espèce en danger). Les autres taxons sont des passereaux bocagers assez communs dont les enjeux sont plus limités.

Espèce

D.O.

Protection LRN LRR ZNIEFF Statut reproduction

Enjeu

Alouette des champs

-

-

NT

VU

-

Niche dans les cultures environnantes

Modéré

Verdier d’Europe

-

PN

VU

LC

-

Niche sur les lisières ouest du site

Modéré

Bruant proyer

-

PN

LC

EN

D

Niche dans la prairie à l’est du site

Fort

Bruant jaune

-

PN

VU

VU

-

Niche sur le site et ses lisières

Modéré

Pie bavarde

-

-

LC

NT

-

Niche sur les lisières ouest du site

Faible

Tarier pâtre

-

PN

NT

LC

-

Niche sur le site et ses lisières

Faible

Tourterelle des bois

-

-

VU

NT

-

Niche sur les lisières

Modéré

D.O. Directive oiseaux : espèces inscrites à l’Annexe I PN : Protection nationale (article 3 de l’arrêté ministériel du 29/10/2009) Liste Rouge LR : LRN nationale 2016, LRR régionale 2008 (Rhône-Alpes) – Statut : EN en danger, VU vulnérable, NT quasi-menacée, LC préoccupation mineure ZNIEFF : D espèce déterminante

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Rapaces estivants Les inventaires n’ont permis d’identifier aucun rapace nicheur sur le site d’étude ou ses limites proches. L’environnement local est fréquenté par 3 rapaces diurnes communs en Rhône-Alpes : le Faucon crécerelle Falco tinnunculus, la Buse variable Buteo buteo et le Milan noir Milvus migrans. Ces espèces fréquentent essentiellement les zones agricoles et bocagères de l’environnement local. Aucun rapace n’a été observé en vol ou en chasse au-dessus du site d’étude. Ce dernier semble peu favorable à la chasse pour ces rapaces (fermeture du milieu et dérangement proche dû aux activités anthropiques). Aucun rapace nocturne n’a été contacté pendant les inventaires lors des trois nuits d’écoute effectuées. Tableau 23. Rapaces patrimoniaux sur le site d’étude et ses alentours Espèce

Directive oiseaux

Protection

LRN

LRR

ZNIEFF

Enjeu

Buse variable

-

PN

LC

NT

-

Faible

Faucon crécerelle

-

PN

NT

LC

-

Faible

Milan noir

X

PN

LC

LC

-

Faible

Directive oiseaux : espèces inscrites à l’Annexe I

Synthèse : Au total, 33 taxons d’oiseaux ont été contactés sur le site d’étude et ses alentours dont 26 nicheurs. La totalité des oiseaux nicheurs sont des passereaux. Parmi ces passereaux, 7 taxons possèdent un statut de conservation particulier (liste rouge). L’Alouette des champs et le Bruant proyer nichent en dehors du site d’étude. Cinq autres espèces nichent sur le site d’étude ou ses lisières : Le Bruant jaune, le Verdier d’Europe et le Tarier pâtre (espèces protégées), ainsi que la Tourterelle des bois et la Pie bavarde (espèces chassables non protégées). Il s’agit de taxons liés aux espaces prairiaux et haies, menacés par l’intensification des pratiques agricoles, mais encore assez communs et répandus en Rhône-Alpes. Aucun rapace ne niche sur le site d’étude ou ses abords directs. L’environnement agricole local est fréquenté par 3 espèces communes : le Milan noir, le Faucon crécerelle, et la Buse variable. Aucun rapace n’a été observé comme exploitant le site d’étude. L’enjeu avifaune sur la zone prospectée est considéré globalement comme modéré.

PN : Protection nationale (article 3 de l’arrêté ministériel du 29/10/2009) Liste Rouge LR : LRN nationale 2016, LRR régionale 2008 (Rhône-Alpes) – Statut : EN en danger, VU vulnérable, NT quasi-menacée, LC préoccupation mineure

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 45. Localisation de l’avifaune à enjeu de conservation

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4.2.5.2. CHIROPTERES Sources des données : Listes rouges nationale (2009) et régionale (2015), base de données faune-Ain, Atlas des chauves-souris de Rhône-Alpes (2014), PNA Chiroptères (2016-2025), PRA Chiroptères (2011-2013) Hiérarchisation des gîtes d’intérêt majeur pour les chiroptères en région Rhône-Alpes et définition des priorités d’actions (2009) Rappel de la méthode : 2 écoutes nocturnes par échantillonnage en hétérodyne (D240X) : mai et juillet. Recherche des gîtes arboricoles et contrôle à l’endoscope des cavités.

L’échantillonnage par points d’écoute au sol souligne une fréquentation faible à modérée avec un niveau d’activité plus important sur la plupart des points d’écoutes en lisières (voir résultats détaillés en Annexe 7 et Figure 46). Seuls les points d’écoute situés au centre du site d’étude (carrière ou friche à peuplier) présentent des faibles niveaux d’activité. Le niveau de fréquentation dépend en grande partie de l’activité des pipistrelles Pipistrellus spp., mais aussi du groupe des murins Myotis sp. en période estivale. Les autres taxons sont présents de manière plus ponctuelle.

Parmi les 7 taxons identifiés, 5 espèces possèdent un statut de conservation :

Espèces et activité

L’échantillonnage de la fréquentation nocturne de la zone étudiée par les chauves-souris a permis de récolter 503 données acoustiques pour un total de 7 taxons identifiés.

La Barbastelle Barbastella barbastellus a été identifiée au mois de mai uniquement au niveau du point n°5. Ceci s’explique par la préférence de cette espèce pour les grandes lisières et les milieux forestiers. Il est probable que la Barbastelle fréquente ponctuellement toutes les lisières forestières de l’environnement local. Son activité sur le site d’étude est limitée.

La Noctule de Leisler Nyctalus leisleri a été identifiée au mois de mai uniquement au niveau du point n°2. Ceci s’explique par l’attirance de cette espèce pour la chasse aux alentours des éclairages artificiels (déchèterie). Son activité sur le site d’étude même est ponctuelle.

Le Petit Rhinolophe Rhinolophus hipposideros a été identifié au mois de juillet au niveau du point n°4. L’espèce fréquente les environnements bocagers, mais est difficile à détecter. Son activité sur le site d’étude est ponctuelle.

La Sérotine commune Eptesicus serotinus a été identifiée au mois de mai au niveau du point n°4 puis en juillet aux points n°4 et 5. Ceci s’explique par la préférence de cette espèce pour les grandes lisières et les milieux forestiers. Son activité sur le site d’étude est limitée.

La Pipistrelle commune Pipistrellis communis a été identifiée au mois de mai et juillet sur tous les points d’écoute. Ceci s’explique par la plasticité de cette espèce qui exploite tout type d’environnement. L’espèce est commune sur le site d’étude.

Tableau 24. Chiroptères du site d’étude Espèce

Directive HFF

Protection

Barbastelle

AII & IV

PN-A2

LC

LC

Sérotine commune

AIV

PN-A2

NT

LC

-

Modéré

Murin sp.

-

PN-A2

-

-

-

-

Noctule de Leisler

AIV

PN-A2

NT

NT

-

Modéré

Pipistrelle de Kuhl

AIV

PN-A2

LC

LC

-

Faible

Pipistrelle commune

AIV

PN-A2

NT

LC

-

Modéré

Petit Rhinolophe

AII & IV

PN-A2

LC

NT

PNA

PRA

2016- 20112025 2013

LRN LRR

ZNIEFF

Enjeu

Déterminant Modéré

Déterminant Modéré

Directive Habitat-Faune-Flore : espèces inscrites aux Annexe II et IV PN : Protection nationale (article 2 de l’arrêté ministériel du 23/04/2007, complété le 15/09/2012) Liste Rouge LR : LRN nationale 2017, LRR régionale 2015 (Rhône-Alpes) – Statut : EN en danger, VU vulnérable, NT quasi-menacée, LC préoccupation mineure

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Gîtes

Le site d’étude ne contient aucun gîte bâti ni aucun gîte arboricole. 3 arbres à cavités ont été identifiés dans le rayon des 50 m autour du site d’étude (cf. Figure 46). Un contrôle à l’endoscope en période estivale n’a permis d’identifier aucune trace de chiroptères. Ces cavités possèdent probablement une taille trop faible pour être favorables à l’accueil des chiroptères. Photographie 28. Exemple de cavité arboricole identifiée à proximité du site d’étude (Eco-Stratégie, 28/06/2017)

Synthèse : L’échantillonnage de la fréquentation nocturne par les chauves-souris a permis de récolter 503 données acoustiques pour un total de 7 taxons identifiés. L’activité des chauves-souris se concentre essentiellement au niveau des lisières, le centre du site d’étude étant très peu fréquenté. Parmi les 7 taxons identifiés, 5 espèces possèdent un statut de conservation ou de protection particulier : La Barbastelle d’Europe, la Noctule de Leisler, le Petit Rhinolophe, la Sérotine commune et la Pipistrelle commune. Ces espèces fréquentent ponctuellement le site d’étude et ses abords. Le site d’étude ne contient aucun gîte bâti, aucune cavité ni aucun gîte arboricole. Quelques arbres à cavités (à potentiel faible) sont présents dans le rayon des 50 m autour du site d’étude. L’enjeu chiroptères du site d’étude est considéré comme faible.

Remarque : Un gîte d’intérêt régional majeur pour les chiroptères se situe à moins de 8 km du site d’étude. Il s’agit des grottes de la Balme, qui abritent 22 espèces de chiroptères de Rhône-Alpes. Vu la distance d’éloignement et l’absence de connectivité directe, peu de liens sont possibles entre ces grottes et le site d’étude (territoire de chasse éloigné).

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 46. Synthèse des résultats pour les chiroptères Décembre / 2017

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4.2.5.3. MAMMIFERES (HORS CHIROPTERES) Sources des données : Liste rouge nationale (2017) et régionale (2015), base de données faune-Ain Rappel de la méthode : Inventaire à vue, des individus, traces et indices (mars à aout). Pose de piège à micromammifères au mois de juin. Quatre taxons de mammifères terrestres communs ont été identifiés. Aucun de ces taxons ne possède de statut de conservation ou de protection. Tableau 25. Mammifères du site d’étude Espèce

Protection

LRN

LRR

ZNIEFF

Enjeu

Campagnol des champs

-

LC

LC

-

Faible

Chevreuil

-

LC

LC

-

Faible

Lièvre d’Europe

-

LC

LC

-

Faible

Renard roux

-

LC

LC

-

Faible

Liste Rouge LR : LRN nationale 2017, LRR régionale 2008 (Rhône-Alpes) – Statut : LC préoccupation mineure

Synthèse : Le site d’étude abrite 4 taxons de mammifères terrestres communs non protégés. Il est peu favorable à l’accueil d’une grande diversité de mammifères ou la présence d’espèces patrimoniales de par sa faible taille et son anthropisation (milieux dégradés, voisin d’une déchèterie et d’une carrière en activité). L’enjeu mammifère du site d’étude est considéré comme faible.

4.2.5.4. REPTILES Sources des données : Liste rouge nationale (2015) et régionale (2015), base de données faune-Ain, Atlas des amphibiens et reptiles de Rhône-Alpes (2015) Rappel de la méthode : Pose de 5 plaques reptiles, transect à vue

Trois taxons de reptiles terrestres communs, mais protégés, ont été identifiés sur le site d’étude : Le Lézard des murailles Podarcis muralis, le Lézard vert Lacerta bilineata et la Couleuvre verte et jaune Hierophis viridflavus. Aucun de ces taxons ne possède de statut de conservation particulier. Il s’agit d’espèces non menacées en France et en Rhône-Alpes, typiques des milieux secs et souvent anthropisés. Ces trois espèces fréquentent essentiellement les milieux ouverts et les lisières ensoleillés du site d’étude. Photographie 29. Lézard des murailles observé sur le site d’étude (Eco-Stratégie, 11/04/2017) Tableau 26. Reptiles du site d’étude et ses abords Espèce

Directive HFF

Protection

LRN

LRR

ZNIEFF

Enjeu

Lézard vert

AIV

PN

LC

LC

-

Faible

Lézard des murailles

AIV

PN

LC

LC

-

Très faible

Couleuvre verte et jaune

AIV

PN

LC

LC

-

Faible

Directive Habitat-Faune-Flore : espèces inscrites aux Annexe II et IV PN : Protection nationale (article 2 de l’arrêté ministériel du 19/11/2007) Liste Rouge LR : LRN nationale 2015, LRR régionale 2008/2015 (Rhône-Alpes) – Statut : LC préoccupation mineure

Synthèse : Le site d’étude abrite 3 taxons de reptiles communs protégés, mais non menacés en France et en Rhône-Alpes. Ces espèces sont typiques des milieux chauds et bien ensoleillés, souvent en situation anthropique. L’enjeu reptile du site d’étude est considéré comme faible.

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Figure 47. Distribution des reptiles contactés

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4.2.5.5. AMPHIBIENS Aucune espèce d’amphibien n’a été identifiée sur le site d’étude. Le site d’étude et ses alentours ne contiennent aucune zone de reproduction favorable (absence de mare ou de fossé en eau). L’enjeu amphibien du site d’étude est considéré comme nul.

4.2.5.6. ENTOMOFAUNE Sources des données : Listes rouges nationale (2012-papillons, 2004orthoptères) et régionale (2008-papillons), base de données faune-Ain, PNA Maculinea 2011-2015), PNA Pollinisateurs (2016-2020) Rappel de la méthode : Inventaire à vue et capture au filet (minima 1 passage par mois entre mars et août + 1 complément d’inventaire pour l’Azuré du Serpolet en aout). Ecoute des chants pour les orthoptères. Rhopalocères et zygènes 42 taxons de Rhopalocères et zygènes ont été observés sur le site d’étude et ses abords (cf. liste en Annexe 8). Cette diversité est élevée compte tenu de la faible surface de la zone étudiée (12,2 ha environ). Les communautés de papillons du site d’étude sont constituées d’espèces ubiquistes (Piéride de la rave Pieris rapae, Paon du Jour Aglais io…), d’espèces de milieux prairiaux (Fadet commun Coenonympha pamphilus, Myrtil Maniola jurtina…), d’espèces de lisières et fourrés (Flambé Iphiclides podalirius, Robert-lediable Polygonia c-album…), mais surtout de communautés proches de celles observées sur les pelouses sèches naturelles (Argus bleu céleste Lysandra bellargus, Azuré du Serpolet Maculinea arion….) Deux espèces possèdent un statut de conservation particulier : l’Azuré du Serpolet Maculinea arion et l’Azuré des coronilles Plebejus argyrognomon. L’Azuré des coronilles fréquente la pelouse sur cailloux à l’est du site d’étude (Figure 49). Deux adultes ont été observés en période de reproduction de l’espèce. Sa plante hôte (ici Securigera varia) est présente sur la pelouse. L’Azuré du Serpolet est une espèce à la biologie bien spécifique. Le cycle de l’espèce passe par la présence de sa plante hôte l’Origan Origanum vulgare et les Thyms (Thymus spp.) et d’une fourmi hôte du genre Myrmica.

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Figure 48. Cycle de l’Azuré du Serpolet (source Myrmecofourmis.fr)

Plusieurs adultes d’Azuré du Serpolet ont été observés lors des passages du 24 juillet et du 02 août : respectivement 6 et 5 individus (Figure 50). L’Origan est très abondant dans les secteurs de pelouses et prairies sèches (le thym est également présent sur le site d’étude mais en petite quantité). La présence de la fourmi hôte sur le site d’étude n’a pas été vérifiée ; cependant compte tenu de l’observation de plusieurs adultes en période de reproduction ainsi que d’un comportement de ponte (observé le 02 août 2017), l’habitat complet de l’espèce (plantes et fourmi hôtes) peut être considéré comme présent sur le site d’étude.

Photographie 30. Azuré du Serpolet sur le site d’étude (Eco-Stratégie, 02/08/2017)

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Il existe peu d’informations bibliographiques concernant l’Azuré du Serpolet à l’échelle régionale ou départementale. L’espèce est très rare mais semble méconnue dans l’Ain. Les stations les plus proches de Lagnieu se situent sur le site Natura 2000 de l’Isle Crémieu (à St-Baudille-de-la-Tour en Isère, à environ 16 km à vol d’oiseau). Odonates Aucun Odonate n’a été observé. L’environnement local n’est pas favorable à ce groupe du fait de l’absence de zones humides. Orthoptères 17 taxons d’Orthoptéroïdes ont été observés sur le site d’étude et ses abords (cf. liste en Annexe 8). Cette diversité est modérée. Les communautés d’Orthoptères du site d’étude sont constituées d’espèces ubiquistes (Grande sauterelle verte Tettigonia viridissima, Grillon champêtre Gryllus campestris…), d’espèces de milieux prairiaux (Criquet mélodieux Chorthippus gr. biggutulus, Criquet des bromes Euchorthippus declivus…), d’espèces de lisières et fourrés (Conocéphale bigarré Conocephalus fuscus, Pholidoptere cendrée Pholidopetra griseoptera…) mais surtout de communautés proches de celles observées sur les pelouses sèches naturelles (Caloptène italien Calliptamus italicus, Ruspolie en cône Ruspolia nitidula, Criquet noir-ébène Omocestus rufipes…) Une espèce possède un statut de conservation particulier : le Criquet tacheté Myrmeleotettix maculatus, menacé sur la liste rouge nationale. Cet orthoptère s’observe dans les pelouses sur cailloux à l’est du site d’étude. Autres invertébrés 18 autres taxons d’invertébrés ont été observés sur le site d’étude. Parmi les espèces observées, il convient de citer la présence de l’Ecaille chinée Euphagia quadripunctata, espèce inscrite à l’annexe II de la directive habitat-faune-flore. Il s’agit toutefois d’un taxon très commun et non menacé en France et en Rhône-Alpes. Le groupe d’experts sur les invertébrés de la convention de Berne considère que seule la sous-espèce Callimorpha quadripunctaria rhodonensis (endémique de l’île de Rhodes) est menacée en Europe. Il convient également de citer la présence d’une grande quantité et d’une grande diversité de pollinisateurs dans les secteurs de pelouses : Hyménoptères (Bombus spp. en grande quantité, plusieurs centaines de nids d’Andrenidae/Halticidae), coléoptères floricoles en grands nombres (Cétoine Décembre / 2017

funeste Oxythyrea funesta, Trichie rosée Trichius rosaceus, etc.). En effet, les pelouses ouvertes à l’est du site d’étude abritent de grandes surfaces d’espèces végétales très mellifères (Origan, Mélilot, Vipérine, Sureau, etc.) attirant de nombreux pollinisateurs de l’environnement local. Lorsque les milieux agricoles deviennent surpâturés ou fauchés en pleine période de pollinisation, le site d’étude joue un rôle de refuge pour ces insectes. Les insectes polinisateurs font l’objet d’un PNA « France Terre de pollinisateurs 2016-2020 pour la préservation des abeilles et des insectes pollinisateurs sauvages. Photographie 31. Trichie rosée sur le site d’étude (Eco-Stratégie, 28/06/2017) Tableau 27. Invertébrés patrimoniaux inventoriés Espèce

Directive Protection PNA HFF 2011

Azuré du Serpolet

AIV

PN

Azuré des Coronilles

-

-

-

Criquet tacheté

-

-

-

Ecaille chinée

AII

-

-

Pollinisateurs divers

-

-

2015

2016 2020

LRN

LRR ZNIEFF

Enjeu

LC

NT

-

Modéré

LC

NT

-

Faible

-

-

Faible

-

-

-

Très faible

-

-

-

Modéré

Menacé A surveiller

Directive Habitat-Faune-Flore : espèces inscrites aux Annexe II et/ou IV PN : Protection nationale - article 2 de l’arrêté ministériel du 23/04/2007 Liste Rouge LRN : LRN nationale Papillons de jour 2012, Orthoptères 2004 (Sardet & Defaut) – Statut : NT quasi-menacée, LC préoccupation mineure

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Synthèse : Le site d’étude abrite une forte diversité entomologique : 42 Rhopalocères et zygènes, 17 Orthoptéroïdes, 18 invertébrés divers. Le site d’étude abrite plusieurs espèces à statut de conservation : •

2 Rhopalocères : l’Azuré des coronilles et l’Azuré du Serpolet ;

1 Orthoptère : le Criquet tacheté ;

1 Hétérocère : l’Ecaille chinée ;

1 seule espèce d’insecte protégé : l’Azuré du Serpolet ;

Une grande diversité et quantité de pollinisateurs (hyménoptères, coléoptères floricoles, lépidoptères…).

Les secteurs à plus fort enjeux pour les insectes sont les pelouses sur cailloux à l’est du site d’étude. L’enjeu du site d’étude pour les invertébrés est considéré comme globalement modéré.

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Figure 49. Invertébrés patrimoniaux contactés (hors Azuré du Serpolet)

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 50. Points de contacts de l’Azuré du Serpolet avec distribution de sa plante hôte sur le site d’étude et ses abords Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4.2.6. CONTINUITES ET FONCTIONNALITES ECOLOGIQUES 4.2.6.1. DOCUMENTS CADRES •

SRCE

Le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) de Rhône-Alpes a été approuvé par arrêté préfectoral le 16 juillet 2014. Plusieurs informations peuvent être tirées de la cartographie de ce schéma : Au niveau des réservoirs de biodiversité : •

Le site d’étude n’est inclus dans aucun réservoir de biodiversité ou ne se situe pas à proximité de ces derniers.

Au niveau de la trame verte : •

Le site d’étude ne se situe dans aucun corridor fuseau à préserver ;

Le site d’étude se situe dans un corridor fuseau à remettre en bon état. Il s’agit d’un corridor est-ouest dans la partie nord de la commune, comprenant essentiellement des espaces agricoles semi-ouverts, à perméabilité moyenne, mais aussi des zones urbaines et forestières. Il relie les collines boisées de Lagnieu et Leyment au premier réservoir biologique du Bugey.

Figure 51. Extrait du SRCE Rhône-Alpes autour de Lagnieu

Au niveau de la trame bleue : •

Le site d’étude n’est inclus dans aucun élément de la trame bleue.

Au niveau des zones de perméabilité : •

Le site d’étude est inclus dans un espace de perméabilité terrestre moyenne.

Au niveau des obstacles au déplacement de la faune : •

Le site d’étude ne se situe pas à proximité de ce type d’élément.

Trame verte et bleue (TVB) du SCoT BUCOPA

La carte de la TVB du SCoT BUCOPA reprend les éléments du SRCE. Les conclusions sont donc identiques. Le site d’étude ne se situe dans aucun réservoir de biodiversité ni à l’intérieur d’aucune zone boisée. Le site d’étude se situe sur un corridor axe reliant les massifs boisés du nord-ouest et à ceux du nord-est de la commune. Le site d’étude ne se situe sur aucun élément de la trame bleue.

Le site d’étude est inclus au sein d’un secteur avec corridor fuseau à remettre en bon état (trame verte).

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4.2.6.2. CONTINUITES D’ETUDE

ECOLOGIQUES A L’ECHELLE DU SITE

A l’échelle locale :

Figure 52. Extrait de la cartographie de la TVB du Scot BUCOPA Les actions ou objectifs cibles du SCoT sont : •

Préconisation générale pour la protection et la valorisation des milieux naturels et de la biodiversité ;

Protéger les réservoirs de biodiversité ;

Protéger et gérer les boisements en tenant compte de la diversité des enjeux ;

Promouvoir la fonctionnalité des espaces naturels du BUCOPA : o Gérer et assurer la perméabilité écologique des espaces relais : o Assurer les continuités écologiques ;

Protéger les milieux humides, les cours d’eau et leurs abords ;

Protéger la ressource en eau.

Le site d’étude ne se situe pas sur un réservoir de biodiversité ou à l’intérieur d’une trame boisée régulière (excepté les lisières ouest et sud) ;

Les lisières du site d’étude peuvent être considérées comme des micro-corridors de déplacement local de la faune terrestre ;

L’environnement local est composé d’une trame boisée et d’une trame agricole ouverte à forte perméabilité pour la faune ;

Aucun élément de la trame bleue n’est présent ;

Les éléments anthropiques et obstacles sont nombreux (carrière en activité, déchèterie clôturée non franchissable pour la majorité de la faune terrestre, routes et chemins).

Le site d’étude se situe au centre du corridor régional reliant les massifs forestiers est et ouest. Le site d’étude peut être considéré comme une « tache de perturbation » au centre de ce corridor. Seuls les éléments boisés situés aux abords peuvent participer au déplacement de la faune. Cependant, à l’intérieur de ce corridor, le site d’étude n’est pas l’obstacle le plus important. L’espace au sein de ce corridor est très peu boisé ; les espaces agricoles possèdent une perméabilité limitée pour certaines espèces de faune. De plus, deux routes transversales (RD20a et RD1075) participent fortement à la fragmentation de ce corridor (et présentent un risque de mortalité de la faune par collision).

Synthèse : A l’échelle régionale et à l’échelle du SCOT, le seul élément de la TVB touchant le site d’étude concerne un corridor fuseau Est/Ouest à remettre en bon état. Ce corridor relie deux massifs forestiers au nord de la commune. Le site d’étude jouxte une zone de perturbation au sein de ce corridor (déchèterie et carrière). A l’échelle locale, le site d’étude ne se situe pas sur un réservoir de biodiversité local. Les lisières boisées peuvent être considérées comme des micro-corridors locaux de déplacement de la faune. L’enjeu relatif aux continuités écologiques est considéré comme modéré.

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Figure 53. Zone de passage possible du corridor SRCE autour du site d’étude

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 54. Continuités écologiques au droit du site d’étude

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4.2.7. SYNTHESE DES ENJEUX ASSOCIES AU MILIEU NATUREL A partir du diagnostic de l’état actuel du milieu naturel, les éléments importants de l’analyse sont présentés dans le tableau ci-dessous avec le niveau d’enjeu et les recommandations en découlant pour chaque thème environnemental. Valeur de l’enjeu

Nul

Très faible

Faible

Modéré

Fort

Très fort

Tableau 28. Synthèse des enjeux associés au milieu naturel sur le site d’étude et ses abords Thème environnemental

Diagnostic de l’état actuel

Espaces naturels

Site d’étude hors de tout espace naturel protégé ou d’inventaire, éloigné de 1,5 km de la première ZNIEFF (de type II liée au Bas-Bugey), et de 3,5 km du site Natura 2000 des Milieux remarquables du Bas Bugey

Faible

Pas de recommandation

Habitats du site d’étude

Habitats anthropiques et rudéraux majoritairement jeunes et remaniés. Quelques communautés proches des milieux pelousaires xérophiles dans la partie est. Aucun habitat d’intérêt communautaire, aucune zone humide

Faible

Pas de recommandation

Faible

En phase exploitation, favoriser la présence de pelouses sur cailloux (habitat à espèces déterminantes)

Flore

151 taxons. Aucune espèce protégée ou inscrite en liste rouge. Deux plantes déterminantes ZNIEFF à critères : Orchis pyramidal et Immortelle des dunes (espèces non menacées). Quelques messicoles inscrites au PNA en dehors du site d’étude (culture nord)

Niveau de l’enjeu

Très forte diversité et envahissement d’espèces exotiques

Faune

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Recommandation éventuelle

Traitement et contrôle des espèces invasives

Diversité avifaunistique modérée. 7 passereaux bocagers à statut de conservation : Alouette des champs (hors site), Bruant proyer (hors site), Verdier d’Europe, Bruant jaune, Pie bavarde, Tarier pâtre, Tourterelle des bois Aucun rapace nicheur sur site, quelques rapaces communs estivants dans l’environnement local : Buse variable, Faucon crécerelle et Milan noir

Modéré

Diversité en chiroptère modérée. 7 taxons avec une dominance des pipistrelles et des murins. 5 espèces à statut de conservation ponctuellement présentes :

Faible

Réaliser les travaux hors période de nidification Favoriser les lisières arborées et arbustives sur les bordures du site d’étude.

Favoriser les lisières arborées et arbustives sur les bordures du site d’étude.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Thème environnemental

Diagnostic de l’état actuel

Niveau de l’enjeu

Barbastelle, Noctule de Leisler, Pipistrelle commune, Sérotine commune et Petit Rhinolophe. L’activité se concentre principalement sur les lisières boisées. Aucun gîte arboricole sur le site d’étude 4 mammifères terrestres communs.

3 reptiles protégés communs : Lézard des murailles, Lézard vert, Couleuvre verte et jaune Aucun amphibien. Absence de zone favorable Forte diversité entomologique : 42 rhopalocères et zygènes, 17 orthoptéroïdes et 18 invertébrés divers – aucun odonate Un papillon protégé inscrit sur un PNA : l’Azuré du Serpolet. Deux Lépidoptères non protégés à statut : l’Azuré des coronilles (liste rouge régionale) et l’Ecaille chinée (directive habitat-faune-flore). Un Orthoptère inscrit en liste rouge : le Criquet tacheté. Très forte diversité et quantité de pollinisateurs dans les zones de pelouses : rhopalocères, hyménoptères, coléoptères floricoles, etc.

Continuités écologiques

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Site d’étude inclus dans un axe fuseau d’intérêt régional à remettre en bon état, accolé à une zone de perturbation ou d’obstacle (carrière/déchèterie clôturée/routes fréquentées). Lisières du site d’étude favorables au déplacement de la petite faune locale

Recommandation éventuelle Limiter les éclairages artificiels

Faible

Réaliser les travaux hors période printanière et estivale Maintenir les fonctionnalités liées au déplacement de la faune

Faible

Réaliser les travaux hors période printanière et estivale. Favoriser le maintien des lisières arborées et arbustives sur les limites du site d’étude. Maintenir des espaces de caches favorables aux reptiles

Nul

Modéré

Modéré

-

Réaliser les travaux hors période printanière et estivale. Recréer des milieux favorables à l’Azuré du Serpolet. En phase exploitation, favoriser la présence de pelouses sur cailloux et de plantes mellifères (possibilité de semis).

Favoriser les lisières arborées et arbustives sur les limites du site d’étude. Permettre le déplacement de la petite à moyenne faune au sein du futur parc

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

La carte suivante synthétise les enjeux habitats-faune-flore. Le site de Lagnieu ne présente pas d’enjeu fort ou très fort. Les enjeux sont définis comme tels : •

Enjeu nul : les routes et pistes, la carrière en activité et la déchèterie. Il s’agit d’espaces anthropiques hostiles à la faune et la flore locale.

Enjeu faible : la culture au nord du site d’étude, les fourrés à robinier et ronciers, les pelouses envahies par le peuplier. Il s’agit d’espaces très dégradés assez peu favorables à la faune et la flore locale. Ces milieux peuvent toutefois abriter des espèces de la biodiversité ordinaire ou très ponctuellement des espèces patrimoniales : flore commune (dont espèces invasives) et espèces du PNA messicoles pour la culture, oiseaux communs protégés et chiroptères protégés en chasse pour les fourrés, petite faune commune et/ou protégée (reptiles, petits mammifères, invertébrés divers).

Enjeu modéré : Les espaces agropastoraux (pâtures, prairies, haies), les pelouses sur cailloutis, les lisières boisées et mosaïques semi-ouvertes. Il s’agit d’espaces plus ou moins dégradés mais possédant une bonne capacité d’accueil pour la faune. Ces milieux abritent une forte diversité ainsi que plusieurs espèces patrimoniales appartenant à un ou plusieurs groupes : Passereaux nicheurs patrimoniaux (7 taxons) et chiroptères en chasse (7 taxons dont 5 patrimoniaux) au niveau des lisières boisées, haies et fourrés. Reptiles communs protégés au niveau des lisières et milieux thermophiles. Forte diversité entomologique dont plusieurs espèces patrimoniales au niveau des pelouses : Azuré du Serpolet, Azuré des coronilles, Ecaille chinée, Criquet tacheté, pollinisateurs divers. Communautés floristiques proches des milieux pelousaires dans les zones ouvertes.

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Figure 55. Synthèse des enjeux habitats-faune-flore du site d’étude et ses abords

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4.3. MILIEU HUMAIN

Des prairies bordent au sud et à l’est le site d’étude, alors qu’au nord s’étendent les grandes cultures.

Auteurs : ECO-STRATEGIE Aires d’étude : zone d’étude éloignée et site d’étude

4.3.1. OCCUPATION DES SOLS Objectif : L’occupation des sols est à l’interface entre les différentes composantes de l’environnement. La géomorphologie du territoire a contribué au développement des milieux naturels et également aux activités anthropiques : choix des cultures par exemple, implantation des secteurs fréquentés (habitations, routes, bâtis d’activités…). Ce chapitre permet d’obtenir une vision globale de l’aménagement actuel du territoire afin d’intégrer au mieux la centrale photovoltaïque dans son environnement. Sources des données : PDEDMA de l’Ain (2002), MineralInfo, RA/Département de l’Ain : cartographie 2016 de l’occupation du sol

CEN

4.3.1.1. OCCUPATION AUTOUR DU SITE D’ETUDE Une cartographie détaillée de l’occupation du sol a été réalisée par le Conservatoire des Espaces Naturels Rhône-Alpes en partenariat avec le Département de l’Ain dans le cadre d’un projet d’inventaire des continuités écopaysagères (cf. figure page suivante). Comme le montre cette cartographie au nord de la commune de Lagnieu, le site d’étude se trouve compris au sein d’un espace agricole de transition entre les villes de Lagnieu et de Vaux-en-Bugey, enserré par les extensions urbaines du quartier de Charveyron sur Lagnieu et au nord les zones d’activités de la RD77a sur Vauxen-Bugey. D’importants massifs boisés sont présents à l’est sur les reliefs (Bois des Sonnailles, de Bramafan) et à l’ouest (Bois de Leyment). Le réseau routier et l’urbanisation sont bien développés entre eux, dans le secteur de plaine. Sur les pentes des reliefs ou en bordure de la plaine alluviale, on trouve quelques secteurs de pelouses sèches, en particulier sur les contreforts du Bugey. Sur ce secteur, la plaine cultivée est dominée par la grande culture (céréales, maïs), mais comprend encore ici des prairies, avec parfois un réseau relictuel de haies.

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Figure 56. Occupation des sols autour du site d’étude CEN Rhône-Alpes / Département de l’Ain, 2016

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4.3.1.2. OCCUPATION DES SOLS SUR LE SITE D’ETUDE Le site d’étude est situé au droit de la carrière à ciel ouvert d’En Pallamont, sur un gisement de sables et graviers : -

-

-

La partie nord en activité est exploitée par l’entreprise de travaux Bertrand TP. Cette carrière a fait l’objet d’un arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter en date du 16/04/2009 pour une durée de 15 ans (remise en état incluse). Le volume maximal annuel autorisé est de 22 000 t/an de granulats. La parcelle Est (A57) a été partiellement exploitée puis réaménagée. L’arrêté d’autorisation prévoit une remise en état progressive en prairie, allant de l’est vers l’ouest. L’activité extractive sur la partie sud s’est arrêtée en 2004 (déclaration de cessation d’activité du 03/09/2004 des entreprises Brunet et Bertrand), le PV de recollement ayant été obtenu le 27/08/2004. Cette partie avait été exploitée à partir de 1992 (arrêtés préfectoraux d’autorisation du 21/06/1992 et du 01/08/1994).

Le site d’étude ne comprend aucun bâtiment, mais quelques installations sur les parcelles où la carrière est en activité : un poste de criblage-concassage et un module bungalow de chantier.

Figure 57. Périmètres exploité (en vert) et remis en état (en rose) (Mineralinfo)

Sur la partie remise en état, le terrain remblayé a fait l’objet d’une recolonisation végétale spontanée. Comme le montre la Photographie 33 en page suivante, la partie boisée du site d’étude (au sud / parcelle A77 pp) n’était pas comprise dans l’emprise de cette carrière.

Photographie 32. Fond de la carrière actuelle en exploitation (Eco-Stratégie, 28/06/2017)

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Synthèse : 2015

Le site d’étude s’implante hors de terres agricoles ou de zones habitées. Il se situe sur des terrains remaniés ou en cours d’exploitation liés à l’activité d’extraction de granulats. Sur la partie nord, l’activité photovoltaïque n’est pas compatible avec la remise en état agricole prévue sur la carrière actuellement en activité. Le projet évitera une implantation sur la partie nord.

2000-2005

Photographie 33. Photographies aériennes du site d’étude (Geoportail)

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4.3.2. CONTEXTE

DEMOGRAPHIQUE

ET

SOCIO-

ECONOMIQUE Objectif : L’analyse de l’environnement démographique et socio-économique vise à identifier le contexte humain local tant en terme de démographie, d’habitat, d’activités économiques que d’usages du territoire (activités aéronautiques, chasse...). Il s’agit de mettre en évidence les atouts ou les contraintes pour l’implantation de la centrale photovoltaïque. Sources des données : INSEE, CC Plaine de l’Ain, SCoT du BUCOPA www.bucopa.fr, carto.georhonealpes.fr – Industrie et Energie, Mineralinfo, Préfecture de l’Ain – Schéma départemental des carrières

4.3.2.1. INTERCOMMUNALITES

Le taux de chômage des 15-64 ans s’élevait en 2013 à 10,3%. Le territoire se développe avec une augmentation des maisons et des appartements (3 042 en 2008 + 225 en 2013). Notons que 91,87% des logements étaient en 2013 des résidences principales. Près de la moitié des ménages dispose de 2 voitures ou plus (47% en 2013). La commune de Vaux-en-Bugey, à laquelle le nord du site d’étude est limitrophe, connait également la même dynamique de population (croissance +1,7%). Habitat autour du site d’étude Comme le montre la figure ci-après, les habitations les plus proches sont situées à plus de 300 m du site d’étude : au sein du quartier résidentiel de « Charveyron » au sud-ouest (à 365 m) et à l’est au bord de la RD1075 (à 333 m). Les autres zones d’habitations sont à plus de 600 m (entrée nord de la ville de Lagnieu et extension ouest de Vaux-en-Bugey).

La commune de Lagnieu fait partie de la Communauté de communes de la Plaine de l’Ain, qui depuis le 1er janvier 2017 regroupe 53 communes autour de la vallée de l’Albarine et du Rhône, du sud des Dombes au Bugey (des communes de Le Montellier/Loyettes à l’ouest à Innimond, et Lhuis à l’est). La communauté regroupe ainsi 76 046 habitants. Elle dispose des compétences suivantes : déplacement, développement économique, habitat et cadre de vie, déchet et environnement, sport et jeunesse, bâtiments et patrimoine, communication et culture, tourisme et finances. Ambérieu-en-Bugey (avec St-Denis-en-Bugey) et Lagnieu, sont les villes principales de la zone d’étude éloignée, où se concentrent la population, les activités (industrielles, commerciales), les services et équipements. Ces villes ne sont distantes que de 3 km. Ambérieu-en-Bugey concentre 14 022 habitants contre 6 953 habitants pour Lagnieu (source INSEE : donnée 2014 actualisée en janvier 2017). Elle est considérée dans le SCoT du BUCOPA comme pôle structurant d’équilibre régional, et Lagnieu y figure en tant que pôle secondaire.

4.3.2.2. COMMUNE DE LAGNIEU La commune de Lagnieu, chef-lieu de canton, s’étend sur environ 27,25 km² en bordure sud du département de l’Ain (commune limitrophe avec l’Isère). Elle dépend de l’arrondissement de Belley. Ses 6 953 habitants se concentrent sur la ville et ses extensions urbaines. La densité moyenne est de 255,16 habitants/km². Depuis 2008 la démographie est en légère hausse (+1%). Sa population est relativement jeune : en 2013, près de 37 % des habitants avaient moins de 30 ans.

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Figure 58. Habitations ou bâtiments proches du site d’étude

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4.3.2.3. ACTIVITES AUTOUR DU SITE D’ETUDE Activités non agricoles La commune comptait 361 entreprises en 2015 sur son territoire, dont 52 entreprises créées (surtout individuelles) : -

Figure 59. ICPE au sein de la zone d’étude éloignée

22 dans le secteur de l’industrie ; 57 dans le domaine de la construction ; 106 dans le commerce, le transport et les services divers ; 70 dans les services aux entreprises ; 106 dans les services aux particuliers.

Ville marquée par un riche passé industriel, Lagnieu abrite toujours une verrerie d'importance mondiale (Verallia ex. Saint-Gobain). Le secteur industriel représente le secteur le plus important en nombre de salariés. En effet au 31 décembre 2014, la commune de Lagnieu comptait 553 postes dans l’industrie sur 1 424 postes salariés au total. Viennent ensuite les emplois dans le secteur du commerce, transports et services divers avec 428 postes et dans l’administration, l’enseignement, la santé et l’action sociale avec 360 postes salariés. Des zones d’activités sont implantées sur la commune : le Grand Blossieu et le Passuret. Le SCoT du BUCOPA prévoit des projets de pôle relais dans l’enveloppe urbaine actuelle, dont celui de la centrale de La Bachas au sud du site d’étude, à l’est de Charveyron (parc de 5 ha à vocation mixte industrielle, artisanale et de services), en bordure de la RD1075 (à 250 m du site d’étude). Hormis la carrière Bertand TP (cf. § 4.3.1) occupant une partie du site d’étude, à moins de 2 km sont présentes quelques autres installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) : sur Lagnieu : o International coating products SAS, implantée à la ZAC du Grand Blossieu (broyage/concassage), à 850 m au sud du site d’étude ; o St-Gobain Emballage (Verrallia) route de Gervais, à 1,35 km au sud-est du site d’étude ; à Vaux-en-Bugey : Sofilec SA (fils de bobinage), à 1,7 km à l’est du site d’étude, entreprise classée SEVESO.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Le site d’étude entoure par l’ouest la déchèterie des Clapières, gérée par la CC de la Plaine de l’Ain, qui est ouverte du lundi au samedi (8h30-12h/13h30-18h ou 19h). Cette déchèterie accueille les particuliers et professionnels, qui viennent y apporter déchets verts, gravats, encombrants, bois, métaux, ainsi que huiles ou pot de peinture … La fréquentation journalière moyenne est égale à une centaine de visiteurs et 5 à 8 passages de camions.

Photographie 34. Entrée de la déchèterie attenante au site d’étude Eco-Stratégie, juin 2017 Les carrières Le Schéma Départemental des Carrières de l’Ain de mai 2004 définit les conditions générales d'implantation des carrières dans le département et les objectifs de réaménagement des sites, après avoir analysé les gisements et pris en compte les enjeux environnementaux Un Cadre « régional » des matériaux de carrière a été élaboré par la DREAL Rhône-Alpes. Ce document, approuvé par les préfets de département le 20 février 2013, fixe 11 orientations et des objectifs à l’échelle de l’ex-région pour la gestion durable des granulats et des matériaux de carrières. Le secteur de la plaine de l’Ain compte d’anciennes carrières de granulats en lit majeur ou en hautes terrasses, et de calcaire sur les contreforts du Bugey. En 2004, 46% des matériaux alluvionnaires provenaient de la vallée de l’Ain. Selon la base de données MinéraInfo et le Schéma départemental, la carrière d’En Pallamont au sein du site d’étude est la seule carrière en activité à l’échelle de la zone d’étude éloignée.

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Figure 60. Les carrières autorisées de la zone d’étude éloignée (Source : BRGM) L’agriculture Sources : Agreste (RGA 2010), Plan Régional de l’Agriculture Durable de RhôneAlpes 2012-2019, Institut National de l’Origine de la Qualité (INAO) www.inao.gouv.fr Le territoire de Lagnieu comptait, en 2010, 13 sièges d’exploitation (contre 34 en 1988) pour une SAU (Surface Agricole Utile) de 1142 ha.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Les cultures céréalières et d’oléoprotéagineux constituent l’orientation agricole majeure de la commune : elles représentaient 92% de la SAU. Le cheptel s’élevait à 225 UGB (Unité Gros Bétail) pour 89 ha de superficie toujours en herbe7. La commune est éligible à de nombreux labels de qualité, Indications Géographiques Protégées (IGP), Appellations d’Origine Protégée (AOP) ou d’Origine Contrôlée (AOC) : -

-

IGP Emmental français Est-Central (IG/54/94) ; IGP Gruyère ; IGP Volailles de l’Ain ; AOC-AOP Roussette du Bugey ; vins du territoire Bugey : ▪ 6 AOC-AOP Bugey de vins tranquilles (blanc, rosé, rouge..) ; ▪ 4 AOC-AOP Bugey de vins pétillant et mousseux ; vins des Coteaux de l’Ain : vins tranquilles, primeurs et mousseux : ▪ 9 IGP Coteaux de l’Ain ; ▪ 9 IGP Revermont ; ▪ 8 IGP Pays de Gex ; ▪ 9 IGP Val de Saône ; ▪ 10 IGP Valromey.

-

Améliorer la performance économique des exploitations agricoles rhônalpines dans le respect des milieux naturels

-

Garantir et promouvoir une alimentation sure, de qualité, source de valeur ajoutée et de revenu pour les agriculteurs et les transformateurs rhônalpins ;

-

Faciliter l’adaptation de l’agriculture rhônalpine aux changements et accompagner ses évolutions.

La sylviculture Sources : DRAAF Auvergne-Rhône-Alpes, Office National des Forêts - Contours des forêts publiques : carmen.carmencarto.fr/105/ONF_Forets.map, Inventaire Forestier National Le Plan Pluriannuel Régional de Développement Forestier de Rhône-Alpes (PPRDF) a été approuvé par arrêté préfectoral du 2 décembre 2011. Il identifie trois défis : Mobiliser plus de bois ; Mieux préserver la forêt Maintenir la forêt au cœur de la vie des territoires. Le territoire étudié appartient au sein de la grande sylvoécorégion des « Plaines et piémonts alpins » à la petite région forestière de « la Basse vallée de l’Ain », constituée en grande majorité de boisements feuillus.

L'activité agricole autour du site d’étude se traduit par la présence de grandes cultures au nord et à l’ouest, et de prairies pâturées au sud (chevaux) et à l’est (bovins). Aucun bâtiment d’exploitation agricole n’est présent à proximité même du site d'étude. Les bâtiments les plus proches se situent au nord à 185 m de distance (SCEA les Verchères – élevage bovin).

A l’échelle de la zone d’étude éloignée, la forêt est surtout constituée de chênaies, et autres feuillus avec quelques boisements résineux (Douglas) sur le Bugey et dans la forêt de la Servette (forêt communale de Leyment), ainsi que de petites plantations de peupliers dans la plaine. Les Bois de Leyment et de la Servette sont par contre dominés par le Robinier faux-acacia.

À noter que le Plan Régional d’Agriculture Durable (PRAD) de la région RhôneAlpes 2012-2019 a été approuvé par arrêté préfectoral du 24 février 2012. Il s’articule autour de 4 enjeux ensuite déclinés en objectifs :

La zone d’étude éloignée n’accueille aucune forêt domaniale, mais plusieurs forêts ou parcelles de forêts communales :

-

Intégrer et développer les activités agricoles et agroalimentaires dans les territoires rhônalpins ;

Il convient de préciser que ces chiffres sont rattachés au siège d’exploitation et que les animaux et les terres cultivables ne sont pas forcément sur le territoire communal où se situe le siège d’exploitation.

-

7

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-

à l’ouest, la forêt communale de Leyment, située à 990 m à l’ouest du site d’étude, au nord, les forêts communales de St-Denis-en-Bugey et Bettant, ainsi que quelques parcelles de la forêt communale de Château-Gaillard, à plus de 2,5 km du site d’étude, à l’est, la forêt communale de Lagnieu à partir de 1,3 km, puis au-delà de la RD60a un ensemble comprenant plusieurs forêts communales attenantes : forêts communales de Bettant, Vaux-en-Bugey, St-Denis-enPage 128 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Bugey, Ambutrix, Torcieu et en limite des 5 km de Saint-Sorlin-en-Bugey. A l’Est de l’Albarine, et de la RD1504, s’étendent les forêts de Torcieu et Ambérieu-en-Bugey.

La pêche Sources : Sites des Fédérations de pêche (federation-peche-ain.com, pecheisere.com) La catégorie piscicole est un classement juridique des cours d'eau en fonction des groupes de poissons dominants. Un cours d'eau est déclaré de première catégorie lorsque le groupe dominant est constitué de salmonidés (rivières à truites) et de deuxième catégorie, lorsque le groupe dominant est constitué de cyprinidés (poissons blancs). Une troisième catégorie a été créée pour le Conseil Supérieur de la Pêche afin de répondre aux problèmes des eaux closes, des eaux en aval de la limite de salure des eaux, ... Au sein de la zone d’étude éloignée, le Rhône est classé en 2nde catégorie piscicole. Les cours d’eau de l’Ain et ses affluents : Albarine et Buizin sont quant à eux classés en 1ère catégorie et sont réputés pour leurs peuplements de Truite fario et d’Ombre commun. L’Albarine et le Buizin sont des cours d’eau avec des associations de pêche et parcours halieutiques (en particulier sur l’Albarine, à l’amont de Torcieu). La pêche est une activité notable du territoire d’étude. La chasse Sources : Schéma Départemental de Gestion Cynégétique 2012/2018, site Internet de la DDT de l’Ain http://www.ain.gouv.fr, Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ain, ONCFS – portail cartographique de données Le Schéma Départemental de Gestion Cynégétique (SDGC) de l’Ain 2012-2018 a été approuvé par arrêté préfectoral le 28 juin 2012. La zone d’étude éloignée appartient à l’unité cynégétique de la «Côtière » (unité n°6), exceptée Saint-Sorlinen-Bugey qui est compris dans l’unité du « Bas Bugey » (unité n°9). Plusieurs espèces sont soumis à plan de gestion dont le Lièvre, la Bécasse ou le Chamois, qui est présent sur les hauteurs à l’est de Vaux-en-Bugey, en vallée de l’Albarine. Le Lynx, espèce protégée, est également présent dans le Bugey.

Figure 61. Les forêts publiques dans la zone d’étude éloignée (Source : ONF)

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Outre le grand gibier (chevreuil et sanglier), les espèces chassées en plaine concernent aussi le lapin, le lièvre, la perdrix, des oiseaux de passage (grives, pigeons, …) et du gibier d’eau sur le fleuve Rhône ou l’Ain. Diverses sociétés de chasse existent sur la zone d’étude éloignée, dont celles de Lagnieu et du hameau de Posafol.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Le tourisme Sources : patrimoines.ain.fr, Ain-tourisme.com, site de la ville de Lagnieu, site viarhona.com, Scot BUCOPA (2017) La zone d’étude éloignée accueille quelques sites touristiques (cf. figure page suivante) : -

le musée du Cheminot à Ambérieu-en-Bugey ;

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le village médiéval de Saint-Sorlin-en-Bugey : église Ste-Marie-Madeline d’origine romane, ancien prieuré, maison avec fresque de St-Christophe ;

-

la vallée de l’Albarine, qui permet des activités sportives : équestres avec le Ranch des Balmettes au sud d’Ambérieu-en-Bugey, la pratique possible du delta, du parapente et de l’escalade à Torcieu … ainsi que le Rhône : canoë-kayak (club de Lagnieu)

La zone d’étude éloignée ne comprend pas de camping. Lagnieu compte quelques hôtels et chambres d’hôtes (en ville et à Proulieu), mais l’offre hôtelière est plus développée sur la zone urbaine d’Ambérieu-en-Bugey (chambres d’hôtes, hôtels, …). Des chemins de la commune de Lagnieu sont inscrits au Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée (PDIPR). Toutefois, aucun sentier PDIPR n’est recensé à proximité du site d’étude.

A proximité de la zone d’étude éloignée, des sites touristiques à intérêt départemental sont présents comme le château des Allymes du XIV e s. sur les hauteurs d’Ambérieu-en-Bugey (site du Département de l’Ain), le village médiéval de Pérouges et les grottes de la Balme au sud du Rhône en Isère. Au niveau communal, Lagnieu possède un centre ancien incluant le château de Montferrand, ancienne maison forte du XIVe s. (privé). Le patrimoine alentour comprend quelques autres vestiges : la tour ronde de Mont Vert dans les bois à l’est de Lagnieu, l’ancien Moulin de Chessieu au bord de la RD1705… A l’est, les versants boisés des contreforts du Bugey sont parcourus de nombreux chemins de randonnée. La zone d’étude éloignée est traversée par le « GRP du Beaujolais au Bugey par la Dombes », qui passe à St-Sorlin-en-Bugey, en bord de Rhône et dans Lagnieu avant de rejoindre plus loin Meximieux. Le site d’étude en est éloigné d’environ 1,6 km. La production des vins du Bugey (AOC) participe également à l’attractivité du territoire. Le sud de la zone d’étude éloignée est concernée par une étape de la voie verte «ViaRhôna », itinéraire dédié aux modes doux visant à faire découvrir les bords du fleuve Rhône, du lac Léman à la Méditerranée (itinéraire toutefois pas encore complet). La Via Rhôna de Groslée à La Balme-les-Grottes passe en rive droite du Rhône de St-Sorlin-en-Bugey au pont de Lagnieu. Une variante permet la liaison jusqu’à la gare d’Ambérieu-en-Bugey en passant par le centre de Lagnieu. La zone d’étude éloignée comprend également une partie d’un des 33 circuits départementaux de « l’Ain à vélo » : la boucle de 52 km de la « festivalière » qui passe à Lagnieu. Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 62. Eléments touristiques de la zone d’étude éloignée

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4.3.2.4. SYNTHESE Lagnieu constitue un pôle secondaire de près de 7 000 habitants, face à Ambérieu-en-Bugey, pôle structurant à l’échelle de de la Communauté de communes de la Plaine de l’Ain. Le site d’étude s’inscrit en périphérie nord de la ville de Lagnieu, hors parcelles agricoles, sur une zone de carrière en partie en activité.

4.3.3. AMBIANCE SONORE Sources des données : Préfecture de l’Ain / DDT Ain – Bruit des ITT Le site d’étude est localisé en bordure de la route de Vaux, voie communale et jouxte la déchèterie intercommunale de Lagnieu. Il est proche de la RD20a et de la RD1075, infrastructure classée bruyante (cf. paragraphe suivant) ; mais il est toutefois situé hors de la zone affectée par le bruit (cf. Figure 63).

Les parcelles du site d’étude à boisement jeune ne font l’objet d’aucune exploitation forestière qu’elle soit privée ou publique. Les parcelles de forêt publique les plus proches sont celle de la forêt communale de Leyment à 990 m à l’ouest.

L’habitation la plus proche au site d’étude est localisée à l’est, à plus de 330 m au bord même de la RD1075.

Le site d’étude est également éloigné de l’ensemble des centres d’intérêt touristique du secteur. Le site d’étude appartient à un territoire à l’attractivité locale, les plus grands sites d’intérêt étant situés en périphérie de la zone d’étude éloignée. Toutefois, le site même (carrière jouxtant une déchèterie) ne fait l’objet d’aucune attractivité.

Le fond sonore sur le site d’étude est marqué par le bruit des routes départementales proches.

Facile d’accès par la route, éloigné d’au moins 330 m de toute habitation, il est propice à l’installation d’entreprises.

Nuisances sonores associées au réseau routier

Selon l’arrêté préfectoral du 9 septembre 2016 révisant le classement sonore des infrastructures routières, la partie nord de Lagnieu est concernée par les zones de bruit liées aux routes suivantes : -

la RD 1075, classée en catégorie 3 (zone de bruit de 100 m) jusqu’à son intersection avec la RD77a ; la RD 20a, également classée en catégorie 3 avant son entrée nord dans la ville de Lagnieu, puis en catégorie 4 (zone de bruit de 30 m) jusqu’au rond-point du bourg.

Autres sources de nuisances sonores La carrière d’En Pallamont peut générer également du bruit en journée (pelle / camion), ainsi que la déchèterie (remplissage des bennes de tri par les usagers et circulation).

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

site d’étude

Figure 63. Classement sonore des voies près du site d’étude et secteurs affectés par le bruit (Préfecture de l’Ain – carto.geo-ide.application) Les cartes de bruit stratégiques pour les grandes infrastructures ont été approuvées sur le territoire du département de l’Ain par l’arrêté préfectoral du 17 février 2014. A hauteur du site d’étude, seule la RD1075 a fait l’objet de cartes de bruit. La carte suivante montre les zones théoriques maximales, exposées en journée complète (selon l’indicateur LDEN). Le site d’étude est situé en limite de la zone théorique de bruit (55-60 dB), qui atteint son extrémité sud-est (angle de la parcelle cadastrale A77) - Figure 64.

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Figure 64. Carte de bruit à proximité du site d’étude – LDEN/journée complète DDT01 – cartélie application Synthèse : Le site d’étude est proche de la RD20a et la RD1075, route classée bruyante, mais en limite de la zone affectée par le bruit. La présence de la déchèterie à côté du site et l’activité extractive sur la carrière peuvent engendrer des nuisances sonores en journée mais de façon irrégulière.

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4.3.4. ACCESSIBILITE ET VOIES DE COMMUNICATION Objectif : La connaissance des caractéristiques du site en matière d’accessibilité routière doit permettre d’appréhender les différents axes de circulation permettant l’accès au site pour les problématiques d’acheminement des structures en phase chantier et d’entretien en phase d’exploitation.

L’accès au site d’étude s’effectue par l’Est depuis le réseau local : la route de Vaux (CR n°5). Cette voie, qui part au nord de la RD77a, dessert la déchèterie et permet de rejoindre le centre de Lagnieu, en passant sous la RD1075 via la RD20a.

Source des données : Département de l’Ain - Bilan 2015 du trafic routier Réseau ferré La commune de Lagnieu est desservie par le train uniquement pour le fret. La gare voyageurs la plus proche est à environ 6 km à Ambérieu-en-Bugey, qui bénéficie de liaisons TER vers les gares de Bourg-en-Bresse, Lyon et d’Aix-les-Bains (Annecy, Chambéry). Réseau routier La zone d’étude éloignée, comprise entre les rivières de l’Ain et du Rhône, est traversée par les axes structurant suivants du réseau routier : -

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-

Au nord, l’autoroute A42, longée et coupée par la RD1084 qui relie Ambérieu et St-Denis-en-Bugey à Meximieux ; Du nord au sud par la RD1075 qui passe à la périphérie ouest des centres urbains de St-Denis-en-Bugey et Lagnieu, avant de traverser le Rhône pour se diriger alors à l’Est vers Vertrieu. C’est l’axe routier à proximité du site d’étude ; A l’est par la RD1504, qui d’Ambérieu-en-Bugey remonte toute la vallée de l’Albarine en passant par St-Rambert-en-Bugey ; Au sud-ouest, la RD20 longeant la rive droite du Rhône de Lagnieu jusqu’à Loyettes et la RD40, axe routier principal, qui relie le sud de Lagnieu aux centres-villes de Sainte-Julie et de Chazey-sur-Ain. Au centre, la RD20a, axe routier principal, qui traverse le centre de Lagnieu les RD122, 40a et 60b qui desservent au sud-est St-Sorlin-en-Bugey.

D’autres voies locales moins fréquentés complètent le maillage routier, desservant les autres communes et hameaux, dont ceux à proximité du site d’étude (au nord et à l’ouest) : la RD77a d’axe est-ouest qui dessert les villes de Vaux-en-Bugey et Leyment, la RD77b qui part de la RD77a, traverse le hameau de Charveyron pour arriver au centre-ville de Lagnieu.

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Figure 65. Voies de communication au sein de la zone d’étude éloignée

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Trafic routier à proximité du projet La RD1075 située à proximité du site d’étude est concernée par un trafic moyen journalier (TMJ) tous véhicules de 11 874 véhicules au droit du contournement de Lagnieu (estimation comptage ponctuel 2011). Au nord, la RD77b enregistrait en 2014 un trafic de 1421 v/j. Sous le pont de la D1075, le trafic de la D77b a été plus récemment estimé : il s’élevait en 2015 à 2517 v/j.

Les constructions sont interdites dans une bande de 75 mètres de part et d’autre des routes à grande circulation. Le site d’étude est situé, au plus près, à 105 m de la RD1075.

La RD1075 est par ailleurs classée « route à grande circulation » (route assurant la continuité d'un itinéraire à fort trafic et permettant notamment le délestage du trafic, la circulation des transports exceptionnels, des convois et des transports militaires et la desserte économique du territoire).

Synthèse : Le site d’étude est facile d’accès : il est desservi par une route du réseau local relié à la RD1075, voie à circulation importante (>10 000v/j), distante de 105 m environ au sud-est.

site d’étude

Figure 66. Trafic routier autour du site d’étude D’après le Bilan 2015 du Département de l’Ain

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4.3.5. RESEAU ELECTRIQUE Le réseau de transport et de distribution de l’énergie, géré par RTE et ENEDIS, se concentre sur la moitié nord de la zone d’étude éloignée. Plusieurs lignes à haute et très haute tension gérées par RTE traversent la zone d’étude éloignée (lignes 63 000 volts et une ligne 225 000 volts). Deux postes électriques sont recensées sur Ambérieu-en-Bugey (cf. Figure 67). Le site d’étude est à 3,65 km du poste source de BETTANT (SNCF) et à 3,8 km de celui de AMBERIEU.

Deux lignes électriques de plus basse tension parallèles (HTA) passent par ailleurs le long de la route de la déchèterie. L’une s’arrête momentanément, dans l’angle de la carrière jusqu’au sud de la déchèterie, et la seconde traverse la déchèterie. Une liaison souterraine passe également le long de la route et alimente le poste électrique de la déchèterie. Le futur parc photovoltaïque sera raccordé à cette liaison.

AMBERIEU SNCF (BETTANT)

Ouverture vers l’intérieur du site d’étude  

Photographie 35. Vue sur le poste électrique de la déchèterie et la ligne aérienne passant audessus de la déchèterie (Eco-Stratégie, 09/08/2017)

Figure 67. Le réseau électrique haute tension local (Réseaux et énergie en Rhône-Alpes) Décembre / 2017

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4.3.6. RISQUES TECHNOLOGIQUES Objectif : Un risque technologique est un événement accidentel se produisant sur un site industriel et entraînant des conséquences immédiates pouvant être graves pour le personnel, les populations avoisinantes, les biens ou l’environnement. Ici, l’objectif est de recenser les risques technologiques existants sur le territoire afin de les prendre en considération dans la conception du projet. Il peut s’agir des risques : industriel, nucléaire, minier, transport de matières dangereuses, rupture de barrage. Sources des données : DDRM de l’Ain, 2016, base nationale Géorisques

4.3.6.1. RISQUE DE RUPTURE DE BARRAGE La commune de Lagnieu est soumise au risque de rupture du barrage de Vouglans de classe A, situé sur la rivière Ain, à Cernon, dans le département du Jura (barrage à capacité de stockage de 605 Mm3). Il est estimé, qu’en cas de rupture de ce barrage voûte, 46 communes de l’Ain seraient submergées, la place Bellecour à Lyon sous 6 m d’eau et que l’onde se ressentirait jusque dans la Drôme. Le site d’étude sis à minimum 255 m, hors de la plaine inondable, est peu susceptible d’être atteint par ce risque.

4.3.6.2. LE RISQUE DE TRANSPORT DE MATIERES DANGEREUSES Ce risque peut se produire suite à un accident lors du transport par voie routière, ferroviaire ou par canalisation enterrée. Au niveau des routes, il est toutefois plus probable et potentiellement d’ampleur plus grande le long des grands axes routiers à flux importants, comme les routes départementales. Aux abords du site d’étude, deux voies fréquentées sont présentes : au sud la bretelle de la RD20a/RD1075 distante d’environ 50 m du site d’étude et la RD1075 d’environ 135 m.

Trois zones de danger ou vigilance sont définies à partir de la canalisation pour la protection des populations. •

Une zone d’effets irréversibles ou IRE à 25 m,

Une zone de premiers effets létaux ou PEL à 15 m, de dangers graves où la construction et l'extension des immeubles de grande hauteur et des établissements recevant du public de la 1ère à la 3ème catégorie est interdite

Une zone d’effets létaux significatifs ou ELS à 10 m, zone de dangers très graves, où s’appliquent les dispositions de la zone précédente avec l’interdiction des établissements recevant du public susceptibles de recevoir plus de 100 personnes.

Les parcelles du site d’étude, étant a minima distantes de 135 m de la RD1075, sont éloignées des zones de danger liées à la canalisation de transport de gaz traversant le territoire de Lagnieu.

4.3.6.3. LE RISQUE NUCLEAIRE La commune de Lagnieu est concernée par le Plan Particulier d’Intervention (PPI) du Centre nucléaire de production d’électricité du Bugey, situé à Saint-Vulbas. Le dernier PPI du CNPE du Bugey a été approuvé par l’arrêté inter-préfectoral du 30 décembre 2014. Il décrit l’ensemble des mesures à mettre en œuvre pour assurer la sauvegarde des populations, des biens et de l’environnement en cas d’accident entraînant des dangers hors des limites du site. Trois périmètres circulaires sont définis autour du centre nucléaire : 2 km (périmètre de danger immédiat), 5 km (petit périmètre) et 10 km (grand périmètre). La moitié sud de la commune est comprise dans la zone des 5 à 10 km, périmètre de protection destiné à l’application de la phase concertée du PPI. Le site d’étude, localisé en limite nord de la commune de Lagnieu, n’est pas compris dans le périmètre d’action du PPI du CNPE du Bugey.

Le nord de la commune est traversé par une canalisation de transport de gaz, qui longe la RD1075 puis la RD20a avant de desservir la zone industrielle : la canalisation AMBUTRIX-LAGNIEU (Ø100 mm PMS 67,7 bar). Ce gazoduc bénéficie d’une bande de servitude de 10 m de large.

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4.3.6.4. SYNTHESE La commune de Lagnieu est concernée par : - le risque de rupture de barrage de Vouglans au niveau de la plaine de l’Ain, - le périmètre du PPI du CNPE du Bugey (10 km) qui prévoit des mesures de protection de la population vis-à-vis du risque nucléaire, - les risques de transport de matières dangereuses par voie routière et par canalisation enterrée (gaz). Le site d’étude est très éloigné des zones de danger de la canalisation de gaz, et est situé a minima à 50 m d’une route fréquentée (RD20a). Le site d’étude est localisé hors des périmètres à risque technologique.

Figure 68. Périmètres de protection du CNPE du Bugey (DDT01 / PPI du CNPE du Bugey)

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4.3.7. SITES ET SOLS POLLUES Objectif : Dans le cadre d’économie de l’espace et de la préservation des terres agricoles souhaitées par l’Etat, les centrales peuvent s’installer sur des sites dégradés (friche industrielle, décharge), voire d’anciens sites pollués. L’objectif est également d’analyser le risque quel que soit la précédente nature du terrain afin de prévoir ou d’éviter qu’une mobilisation des terres durant les travaux puisse mettre à la surface ou dans l’eau des éléments polluants qui nécessiterait alors de prendre des mesures adaptées. Sources des données : bases nationales BASOL et BASIAS (Géorisques) La base de données BASIAS, qui fait l’inventaire historique des sites industriels et activités de service, identifie bien l’ancienne carrière comme site industriel à activité terminée (site RHA0100900). La base de données BASOL sur les sites et sols pollués ou potentiellement pollués ne recense aucun site pollué sur la commune de Lagnieu et un seul sur les communes limitrophes : la décharge de Sainte-Julie gérée par la CC de la Plaine de l’Ain, aujourd’hui réhabilitée. On peut cependant noter, au nord du site d’étude, sur la partie nord de la butte boisée de Molard de Brénand, la présence d’une petite décharge de matériaux inertes appartenant à la commune de Vaux-en-Bugey.

4.3.8. GESTION DES DECHETS Sources des données : Département de l’Ain - PDEDMA de l’Ain (2016), sites internet de Lagnieu et de la CCPA Issu des lois Grenelle de 2010 et 2011, le Plan Départemental d’Élimination et de prévention des Déchets Ménagers et Assimilés (PDEDMA) de l’Ain, approuvé le 15/12/2016 par la Région, définit des actions concrètes sur le volume de la production de ces déchets, ainsi que la gestion de la nocivité des rejets. Il traite des déchets ménagers et des déchets non dangereux issus de chantiers du bâtiment et des travaux publics. Les grands objectifs du plan sont : -

-

La prévention : produire le moins de déchets possible à la source, sensibiliser les producteurs de déchets non ménagers, encourager le réemploi, développer l’éco-exemplarité des collectivités et administrations publiques … ; Baisse de plus de 11% du gisement global de déchets en 2028 (soit atteindre 447kg/hab) et stabilisation des gisements non ménagers.

La gestion des déchets à Lagnieu est de la compétence de la Communauté de communes de la Plaine de l’Ain (CCPA), qui effectue une collecte sélective (ordures ménagères / emballages ménagers et journaux-magazines recyclables). Le territoire communal est doté de 22 points de collecte « Verres ». Sur Lagnieu, est implantée la déchèterie des Clapières, attenante au site d’étude et proche de la RD20a. Un point verre avec 2 conteneurs extérieurs est à disposition à la sortie de la déchèterie.

4.3.9. QUALITE DE L’AIR

Photographie 36. Entrée de la décharge de Vaux-en-Bugey (Photo. Eco-Stratégie) Synthèse : Le site d’étude s’implante sur un site de carrière, non répertorié comme site pollué.

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Objectif : Les éventuelles sources émettrices de polluants atmosphériques sont étroitement liées aux activités anthropiques (activité industrielle éventuelle, trafic routier…). La qualité de l’air ambiant fait partie du cadre de vie des riverains. Pour tout projet d’aménagement du territoire, l’objectif est de respecter le contexte local, notamment en période de chantier (augmentation ponctuelle du trafic routier, poussières, etc.). Sources des données : SRCAE Rhône-Alpes (2014), site Air Rhône-Alpes

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4.3.9.1. LE SRCAE DE RHONE-ALPES Le Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Energie (SRCAE) de Rhône-Alpes a été arrêté le 24 avril 2014 par le Préfet de région, puis comme vu précédemment annulé (§ 0). Les objectifs fixés par le scénario cible du SRCAE de Rhône-Alpes sont les suivants à l’horizon 2020 : -

réduction de 20% de la consommation d’énergie finale en 2020 par rapport à 2005 ; réduction de 34% des émissions de gaz à effets de serres (GES) en 2020 par rapport à 2005 ; réduction de 39% en 2020 par rapport à 2007 des émissions de particules fines PM10 (polluant atmosphérique) ; réduction de 54% en 2020 par rapport à 2007 des émission d’oxydes d’azote (NOx), polluant atmosphérique ; atteindre une production d’énergie renouvelable de 29% de la consommation d’énergie finale en 2020.

Notons que l’orientation E7 du SRCAE Rhône-Alpes s’intitule « Poursuivre le développement du photovoltaïque en vue de la parité réseau de demain ».

4.3.9.2. LA QUALITE DE L’AIR EN RHONE-ALPES La qualité de l’air est surveillée par l’Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) Atmo Auvergne – Rhône-Alpes, qui est issue de la fusion des observatoires de surveillance d’Auvergne (ATMO Auvergne) et Air RhôneAlpes. Atmo dispose de stations fixes de mesures positionnées stratégiquement sur l’ensemble du territoire régional et d’un dispositif mobile permettant une expertise localisée en situations particulières. En termes d’émissions atmosphériques ces 10 dernières années, le bilan suivant est dressé sur le territoire rhônalpin : -

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Pour les particules ou poussières fines (PM10 et PM2,5) la diminution des niveaux lors de ces dernières années est globalement régulière ; Pour le Benzo(a)Pyrène (BaP), la baisse des concentrations depuis 10 ans est importante et, mis à part sur quelques sites particuliers, les niveaux sont faibles Pour le benzène et le dioxyde de soufre, les niveaux sont très faibles et sans risque sur l’ensemble du territoire. La diminution sur ces dix dernières années est parmi les plus marquée.

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L’amélioration pour le dioxyde d’azote (NO2) est très mesurée ; Pour l’ozone (O3), très dépendant des conditions météorologiques estivales, la situation depuis 10 ans est à la stagnation malgré les variations interannuelles.

La bordure des grands axes de circulation routière est affectée par la présence de niveaux importants de dioxyde d’azote, situation sans évolution favorable ces dernières années et à enjeu réglementaire fort (contentieux européen en cours). Le secteur le plus pollué autour de Lagnieu est la vallée de l’Ain, où le réseau routier est dense avec le passage de l’autoroute A47 et des routes départementales D1075 et D1084.

4.3.9.3. L’AIR SUR LA COMMUNE DE LAGNIEU Le SRCAE Rhône-Alpes identifie des communes « sensibles » pour la qualité de l’air, où les actions en faveur de la qualité de l’air doivent être jugées préférables à des actions portant sur le climat en cas d’effets antagonistes. Cela concerne 740 communes (soit plus de 4,9 Mhab.) en Rhône-Alpes, dont dans la zone d’étude éloignée le secteur de nœud routier autour d’Ambérieu-en-Bugey. Lagnieu ne fait pas partie des communes classées « sensibles » par le SRCAE. Sources d’émissions Selon l’inventaire des émissions Atmo Auvergne – Rhône-Alpes 2014 sur la commune de Lagnieu, les sources d’émissions locales des principaux polluants sont les suivantes : •

L’industrie pour le dioxyde de souffre SO2 et les oxydes d’azote NOx ;

Le secteur résidentiel, puis l’industrie et les transports pour le monoxyde de carbone CO ;

Les secteurs industriel et résidentiel pour les composés organiques volatiles COV non méthaniques ;

Le secteur résidentiel et l’industrie, et secondairement l’agriculture pour les poussières PM10 et PM2,5.

Lagnieu, commune de plus de 6 000 habitants, possède en effet plusieurs zones d’activités et industrielles (à 1,5 km ZA de Blossieu avec en particulier l’entreprise Verallia, et ZA le Passuret) et est traversée par des axes routiers à trafic important (RD1075, RD20a).

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Qualité de l’air La commune de Lagnieu présente une qualité de l’air à niveau de pollution annuelle globalement bon. Comme le montre les tableaux et la figure suivants, le territoire communal est surtout affecté par les particules fines ou poussières et l’ozone. En 2015, 3 jours (contre 7 en 2014, et 16 en 2013) ont été concernés par l’activation d’un dispositif préfectoral d’alerte liée à un épisode de pollution dû aux poussières PM10. Pour l’ozone, les années 2012 et plus faiblement 2011 ont connu des dépassements déclenchant le seuil d’alerte, pour respectivement 6 et 13 journées. Tableau 30. Statistiques règlementaires 2015 sur la commune de Lagnieu Atmo / air-rhonealpes.fr

Au niveau du site d’étude, la carrière peut par ailleurs ponctuellement émettre des poussières lors du travail des engins (envol de particules, en particulier en cas de vent). Toutefois la présence de haies et bois en périphérie limite cet effet.

Tableau 29. Nombre de journées avec activation des dispositifs préfectoraux sur la commune de Lagnieu (Atmo / air-rhonealpes.fr)

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Figure 69. Exposition moyenne annuelle aux polluants atmosphériques sur la période 2011-2015 (Atmo / air-rhonealpes.fr) Moyenne annuelle NO2 en µg.m-3

Nombre de jours pollués O3 Projet

Moyenne annuelle PM10 en µg.m-3

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Moyenne annuelle Benzo(a)pyrène BaP (années 2015 et 2014 seulement) en n.m-3

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4.3.9.4. NUISANCES •

Nuisances olfactives

Les odeurs perçues sont dues à une multitude de molécules différentes. Leur concentration, très faible, est mélangée à l’air respiré. Il existe trois grandes catégories d’activités pouvant générer des odeurs : les émissions industrielles (notamment chimiques), les déchets ou épandages (d’origine organique) et les stations d’épuration ou centre de stockage de boues. Aux abords du site d’étude, les sources de nuisances olfactives potentielles peuvent être les infrastructures routières, la déchèterie n’engendrant pas d’odeur particulière. Globalement le niveau d’enjeu est faible localement pour les sources de nuisances olfactives.

Risque allergique

Les milieux ouverts du site d’étude et ses abords sont contaminés par l’Ambroisie, plante annuelle invasive à pollen allergisant qui fleurit à partir de fin juillet à septembre. 6 à 12 % de la population serait allergique au pollen d'ambroisie, avec des symptômes de type : rhinite, trachéite, toux, conjonctivite, asthme, voire urticaire ou eczéma. Comme évoqué précédemment, un arrêté préfectoral du 3/06/2013 règlemente la lutte contre le développement de l’Ambroisie dans le département de l’Ain.

4.3.9.5. SYNTHESE La qualité de l’air de la commune de Lagnieu est affectée ponctuellement par des dépassements d’ozone et de particules fines. Les secteurs émetteurs demeurent l’industrie, le secteur résidentiel et les transports. Le site d’étude, proche des RD1075 et RD20a est en particulier susceptible d’être affecté par des émissions dus aux transports. Du fait de la présence d’Ambroisie, il est source d’émission de pollen allergisant.

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4.3.10.

SYNTHESE DES ENJEUX ASSOCIES AU MILIEU HUMAIN

A partir du diagnostic de l’état actuel du milieu humain, les éléments importants de l’analyse sont présentés dans le tableau ci-dessous avec le niveau d’enjeu et les recommandations en découlant pour chaque thème environnemental. Valeur de l’enjeu

Nul

Très faible

Faible

Modéré

Fort

Très fort

Tableau 31. Synthèse des enjeux associés au milieu humain au droit du site d’étude Thème environnemental

Diagnostic de l’état actuel

Occupation des sols

Site d’étude : carrière alluvionnaire d’En Pallamont en activité au nord (~2,5 ha au total) et ancienne carrière remblayée au sud en évolution libre (~4 ha) Environnement agricole (cultures, prés), avec petit bois et proximité à une déchèterie intercommunale

Niveau de l’enjeu Modéré pour la moitié nord Faible pour la partie sud

Recommandation éventuelle Exclure la partie nord du projet d’aménagement (incompatibilité avec la vocation agricole de remise en état de la carrière en activité) ou étudier avec l’Etat une demande de modification de remise en état

Seule carrière en activité dans un rayon de 5 km Site attenant à une déchèterie, situé en périphérie nord de la ville de Lagnieu, jouant le rôle d’un pôle urbain secondaire après Ambérieu-en-Bugey Parcelles non agricoles faciles d’accès par le nord ou l’est, partie boisée non exploitée pour le bois Site éloigné des centres d’intérêt touristique et des habitations (min 333 m)

Faible

Gérer l’organisation du chantier (sécurité, circulation) en tenant compte des autres activités (carrière et déchèterie)

Ambiance sonore

Proximité au réseau routier RD20a et RD1075, voies classées bruyantes, mais projet situé en dehors de la zone de bruit Autres sources de bruit en journée : la déchèterie et ponctuellement la carrière d’En Pallamont

Faible

Limiter les nuisances sonores en phase chantier vis-à-vis des usagers de la déchèterie

Accessibilité et voies de communication

Accès facile via une route du réseau local reliée aux RD77a et RD20a

Très faible

Veiller à la sécurité des usagers de la route lors du chantier

Réseau électrique

Absence de ligne haute tension, passage d’une ligne basse tension dans la bordure sud-est Poste électrique de RTE distant de plus de 3,6 km au nord Liaison souterraine à proximité (alimentant le poste de la déchèterie), pouvant recevoir la production du futur parc

Faible

Veiller à préserver les lignes HTA lors des opérations de grutage ou de raccordement

Contexte démographique socio-économique

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et

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Thème environnemental

Diagnostic de l’état actuel

Risques technologiques

Risque de Transport de matières dangereuses possible, du fait de la proximité relative à la RD20a, axe routier fréquenté (site d’étude distant de 50 m min) Site hors des autres secteurs à risques majeurs recensés sur Lagnieu (rupture de barrage en vallée de l’Ain, périmètre du centre nucléaire du Bugey et canalisation de gaz)

Sites et sols pollués

Pas de site pollué connu sur le site d’étude

Gestion des déchets

Proximité directe à une déchèterie intercommunale fréquentée par les particuliers et professionnels

Niveau de l’enjeu

Recommandation éventuelle

Faible

Pas de recommandation

Très faible

Pas de recommandation

Modéré

Respecter les objectifs du PDEDMA : gestion des déchets de chantier Assurer la propreté du site en évitant la pénétration du public

Qualité de l’air

Qualité de l’air affectée ponctuellement par des dépassements d’ozone et de particules fines Sources locales d’émissions de polluants atmosphériques : les RD20a et RD1075, et ponctuellement la carrière d’En Pallamont

Faible

Ne pas porter atteinte à la qualité de l’air locale ; éviter les envols de poussières lors des travaux Maintenir ou renforcer la végétation ligneuse en limite de la déchèterie et en bordure de route

Qualité de l’air / Santé

Site d’étude présentant un risque allergique du fait de la présence abondante de l’Ambroisie dans les milieux ouverts

Modéré

Gérer l'Ambroisie pour limiter son fleurissement et développement

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Figure 70. Synthèse des enjeux liés au milieu humain

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4.4. PATRIMOINE ET PAYSAGE

Elle s’appuie ainsi, outre les dispositions désormais intégrées dans différentes réglementations (volet paysager du permis de construire, étude d’impact…) sur trois outils spécifiques :

Auteurs : ECO-STRATEGIE

-

Sources des données : Observatoire des Paysages en Rhône-Alpes, base Nature, Paysage et Biodiversité en Rhône-Alpes, DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, Atlas des Patrimoines et Base Mérimée (Ministère de la Culture et de la Communication).

-

4.4.1. METHODOLOGIE ET OBJECTIFS

-

les atlas de paysage, outils privilégiés et documents de référence pour la connaissance des paysages ; les plans de paysage, démarche contractuelle entre l’État et une ou plusieurs collectivités, permettant à l’issue d’un diagnostic concerté, l’élaboration d’un programme d’actions en faveur des paysages ; les directives paysagères, documents de planification dédiés à la préservation et la mise en valeur d’un grand ensemble paysager, mis en œuvre par la loi n°93-24 du 8 janvier 1993 relative à la protection et la mise en valeur des paysages, et désormais codifiée aux articles L.350-1 et suivants du Code de l’environnement.

Objectifs : Le paysage est issu de la géomorphologie du territoire, de l’occupation des sols alternant milieux naturels et activités anthropiques (hameaux, villages, agriculture, centrales photovoltaïques existantes…) et de leurs interrelations. Les paysages sont continuellement façonnés par l’homme et évoluent au fil du temps.

La méthodologie

Un état des lieux est nécessaire afin de définir les enjeux du paysage (champs de visibilité, perception visuelle/sociale) et appréhender au mieux la question de l’aménagement et de l’évolution du paysage dans le cadre de l’intégration du projet photovoltaïque.

Dans un premier temps, un état des lieux de l’ensemble du périmètre d’étude est dressé en s’appuyant sur les données bibliographiques servant de base commune (atlas des paysages, plans de paysages, etc.). Ce travail permet de faire ressortir les grandes entités paysagères et les lignes de forces paysagères.

L’objectif est donc de connaître le paysage d’insertion du futur projet pour en évaluer sa capacité à accueillir le photovoltaïque, qui devient alors un élément offrant de nouvelles spécificités au paysage.

Un inventaire du patrimoine règlementé et non règlementé est également dressé afin d’évaluer le niveau d’enjeu de chaque élément. Cette évaluation se base sur une approche bibliographique (office de tourisme, base Mérimée, sites internet des monuments ou des éléments patrimoniaux) suivie d’une phase de terrain réalisée le 12 juillet 2017 permettant de corroborer les informations bibliographiques.

Une définition du paysage désormais unanimement reconnue est donnée par la Convention européenne du Paysage, dite Convention de Florence, élaborée par le Conseil de l’Europe et ratifiée par 46 États (20 octobre 2000) : « Le paysage désigne une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et ou humains et de leurs interrelations ». La politique nationale

Rappelons que la Zone d’Influence Visuelle n’a pas été utilisée pour appuyer le travail de terrain (cf. chap. 3.4 Méthodes). Puis, une approche centrée sur le site d’étude est élaborée permettant l’analyse de l’ensemble des composantes et ambiances paysagères du site, de ses limites visuelles et de ses perceptions depuis l’ensemble du périmètre d’étude.

Depuis 1995, le ministre chargé de l’environnement est, au sein du gouvernement, responsable de la politique des paysages. La politique des paysages a pour objectif général de « préserver durablement la diversité des paysages français ». Elle repose pour cela sur deux volets principaux : -

le développement de la connaissance, à travers l’élaboration d’atlas départementaux de paysage, et de différents programmes de recherche ; la prise en compte du paysage dans les différentes politiques sectorielles (aménagement du territoire, urbanisme, transport, énergie, etc.).

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4.4.2. ANALYSE PAYSAGERE A L’ECHELLE DE LA ZONE D’ETUDE ELOIGNEE (5 KM) L’analyse paysagère est basée sur l’Observatoire des paysages en Rhône-Alpes qui identifie 301 unités paysagères et 7 familles de paysages. La zone d’étude éloignée concernée par plusieurs unités : les « monts de l’Ain », la « Cluse des Hôpitaux et vallée de l’Albarine », « le Massif du Mollard de Don et ses rebords », la « Plaine de l'Ain et plaine du Rhône en amont de Loyettes », cette dernière accueillant le site d’étude. Notons que l’atlas des paysages de l’Ain reprend ces unités paysagères de façon plus simplifiée. L’unité paysagère de la «Cluse des Hôpitaux et vallée de l’Albarine» est intégrée aux autres entités et les trois autres sont reprises sous des appellations différentes (Les monts de l’Ain = le Bugey Valmorey, les massif du Mollard de Don = le Bas Bugey et la Plaine de l'Ain et plaine du Rhône en amont de Loyettes = la Plaine de l’Ain et le fleuve Rhône). Les enjeux identifiés par ces deux atlas sont compilés ci-dessous. Monts de l’Ain Les monts de l’Ain sont des reliefs calcaires coupés par des cluses transversales qui laissent apparaitre les falaises claires. Cette entité offre une alternance de lieux presque hostiles dans les cluses encaissées et sombres, et de paysages ouverts de vignobles, de prairies, qui permettent des respirations. Les mutations du territoire des monts de l’Ain sont lentes, mais la déprise agricole est généralisée avec un risque de fermeture des paysages lié à l’avancée des forêts sur des terres inexploitées. L’atlas des paysages identifie les objectifs suivants en termes de qualité paysagère : -

-

Lutter contre la déprise agricole généralisée et la fermeture des paysages par le maintien des activités agricoles (élevage et polyculture sur les hauteurs) ; Développer des politiques agricoles de terroir (AOC, label) pour une agriculture qualitative, reconnue et attachée au territoire ; Valoriser les chemins et itinéraires de randonnée.

Cluse des Hôpitaux et vallée de l’Albarine

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Les paysages de la Cluse des Hôpitaux et de la Vallée de l’Albarine sont des paysages de gorges calcaires encaissées qui entaillent les reliefs du Bugey. Le paysage s’est construit autour de la morphologie contrainte de la vallée qui offre dans ses hauteurs des panoramas naturels. Si le fond de vallée témoigne d’un passé industriel florissant (textile notamment), les versants eux témoignent d’une ancienne activité viticole aujourd’hui en désuétude. Des témoins d'un passé viticole demeurent sur les coteaux et le bâti traditionnel était adapté à cette activité. La forêt reprend ses droits et les cités ouvrières sont désaffectées. Des efforts sont faits actuellement pour améliorer l'image de la vallée, à la fois localement et vis-à-vis de l'extérieur. La construction de déviations de la RN 504 (à Tenay et Argis) redonne une bouffée d'air aux villages qui se trouvaient étouffés, tout en facilitant la circulation en transit. Des panneaux d'information sur les attraits de la vallée ont été mis en place (à Saint-Rambert). L’atlas des paysages identifie les objectifs suivants en termes de qualité paysagère : -

Encourager l’implantation de petites industries et d’activités locales Valoriser le petit patrimoine local et le patrimoine industriel de la vallée.

Plaine de l'Ain et plaine du Rhône en amont de Loyettes Unité comprise dans les paysages agraires, les plaines de l’Ain et du Rhône se caractérisent par de grands espaces cultivés (champs de maïs irrigués), qui coupent aussi au regard l’horizon dégagé de la plaine alluvionnaire. Encadrée et traversée d’importantes voies de communication (autoroutes A40 et A42, voie ferrée, RN89), la plaine se couvre d’infrastructures industrielles, anciennes et nouvelles (centrale nucléaire du Bugey et ses champs de pylônes, parc industriel de la plaine de l’Ain, carrières) et de lotissements. Quelques rares endroits offrent depuis les ponts des vues furtives sur l’Ain et le Rhône, pourtant omniprésents. Aux alentours de cette zone centrale, le Nord a conservé une agriculture traditionnelle cohérente avec son relief plus vallonné, où les pâturages et la forêt offrent des paysages souvent bucoliques. À l’Est, les côtières abordent en douceur les montagnes voisines du Bugey, parsemées çà et là de falaises parfois abruptes. Ici se côtoient d’accueillants villages dotés d’un bâti remarquable ayant conservé son caractère traditionnel de pierre calcaire et de lauzes, et une agriculture discrète en adéquation avec la structure du terrain. Cependant, on note une tendance à l’agrandissement des parcelles où le maïs fait son apparition.

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Au sud, le confluent des deux rivières abrite un patrimoine naturel et paysager exceptionnel, heureusement protégé (site classé de la confluence). Au sud-est, un autre site classé, la grotte de la Balme, permet de découvrir le patrimoine souterrain (lac, concrétions calcaires, rivière souterraine). L’atlas des paysages identifie les objectifs suivants en termes de qualité paysagère : -

Les enjeux paysagers du site d’étude se rapprochent de ceux identifiés pour l’unité paysagère de la plaine de l’Ain. En effet, le paysage de carrière du site d’étude et sa proximité avec la RD 1075 entourée de bâtiments industriels et commerciaux se rapproche davantage de cette entité que de celles des Monts de l’Ain, de la Cluse des hôpitaux ou du massif du Mollard de Don. Le paysage anthropique de ce site de carrière, avec une partie remise en état et une autre en activité, accolé à une déchèterie confère au site un niveau d’enjeu modéré.

Maîtriser l’extension du parc industriel de la plaine de l’Ain, diversifier les cultures et replanter des haies ; Conserver les caractéristiques traditionnelles du bâti résidentiel, en particulier sur les contreforts du Bugey ; Mieux Intégrer les lotissements pour préserver l’ouverture des paysages de la plaine de l’Ain ; Valoriser les bords de rivière comme atout touristique et agricole ; Préserver la dynamique alluviale et la reconnexion de certains espaces : connexions le long du Rhône pour les espèces aquatiques, entre les régions naturelles comme Bugey-Dombes, Bas-Bugey / Ile Crémieu, Bugey / Montagne de l’Epine.

Massif du Mollard de Don et ses rebords Il fait partie des « Paysages ruraux-patrimoniaux ». Il s’agit d’un massif qui marque le début du Bugey. Le paysage est marqué par une naturalité plus importante par rapport au reste du site d’étude. Cette entité fait partie des paysages ruraux patrimoniaux du fait de la présence d’un patrimoine bâti très bien préservé (grosses bâtisses en pierre, anciens fours, fontaines, châteaux…) et de nombreux sites naturels classés (aucun n’est présent au sein de la zone d’étude éloignée). Toutefois ce paysage souffre d’une reconnaissance insuffisante et de marques d’abandon : forêt qui gagne sur les pentes, prés qui s’enfrichent… L’atlas des paysages identifie les objectifs suivants en termes de paysage : -

Le patrimoine bâti est bien conservé et restauré avec des villages de caractère. Assurer une gestion patrimoniale aussi au niveau de l’agriculture. Lutter contre la déprise agricole en encourageant l’implantation ou le développement des petites exploitations agricoles.

Synthèse :

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Figure 71. Les unités de paysage de la zone d’étude éloignée (Observatoire régional des paysages, DREAL Auvergne-Rhône-Alpes) Décembre / 2017

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4.4.3. CONTEXTE PATRIMONIAL ET TOURISTIQUE •

Le patrimoine règlementé

Le site d’étude n’accueille aucun élément du patrimoine règlementé. Néanmoins, on recense au sein de la zone d’étude éloignée (5 km autour du site d’étude) 5 monuments historiques dont le plus proche du site d’étude est le château de Montferrand, ancienne forteresse inscrite par l’arrêté du 28/12/1990, situé dans la ville de Lagnieu, et dont le périmètre de protection est distant d’environ 1,3 km. Le premier site inscrit de l’« Ancien château delphinal de Vertrieu et ses abords ». se situe à plus de 5,8 km au sud-est sur la commune de Vertrieu, hors du périmètre d’étude. Aucun site inscrit ou classé ne se trouve donc au sein du périmètre d’étude éloigné du projet. Notons la présence du Site Patrimonial Remarquable de Vertrieu (SPR) en limite du périmètre d’étude protégeant le centre-urbain et ses abords (4,5 km).

Castrum de Saint-Germain (MH.2) Le Castrum de Saint-Germain est implanté sur un promontoire à l’entrée des Gorges de l’Albarine. C’est un site et un château en ruines avec un potentiel archéologique riche qui a fait l’objet de plusieurs campagnes de fouilles. C’est une propriété communale qui se visite (visites guidées) et son niveau d’enjeu en dehors de tout projet est modéré. Situé à l’est de la vallée de l’Albarine, le Castrum de Saint-Germain est protégé des visibilités en direction du site d’étude par les relief (et la végétation associée) du massif du Mollard de Don. Château de Montferrand (MH.3) Le château de Montferrand est une ancienne maison forte de la fin du 14e siècle située dans le centre-ville de Lagnieu. Vendu comme bien national à la Révolution, le château subit d’importantes modifications. Aujourd’hui il s’agit d’une propriété privée qui ne se visite pas et son niveau d’enjeu en dehors de tout projet est faible. Inséré au sein d’un tissu bâti dense, les abords de l’édifice ne permettent pas d’échappées visuelles en direction du site d’étude, qui est masqué par le relief. Château (ancien) (MH.4) Le château est un ancien château fort du 13e siècle, centre de la seigneurie de Saint-Denis dont il ne subsiste que le donjon carré restauré : la tour Saint-Denis. Situé sur les hauteurs de Saint-Denis-en-Bugey, la tour se trouve au sein d’un parcours sportif et son niveau d’enjeu est modéré. La tour possède des vues très éloignées et partielles sur le site d’étude du fait de sa position de surplomb sur les plaines de l’Albarine et de l’Ain (Cf. Figure 72 page 152). Fontaine-lavoir de Collonges (MH.5) et église (MH.6)

Photographie 37. Château de Saint-Denis-en-Bugey ECO-STRATEGIE, le 12 juillet 2017

Ces deux éléments patrimoniaux inscrits aux monuments historiques se trouvent dans le centre-ville de Saint-Sorlin-en-Bugey, dans la vallée du Rhône. La fontainelavoir possède un niveau d’enjeu faible, et l’église un niveau d’enjeu modéré. Isolés visuellement par les reliefs de la plaine de l’Ain et insérés dans un tissu urbain dense, ils ne possèdent pas de visibilités possibles en direction du site d’étude. Site Patrimonial Remarquable de Vertrieu

Maison forte de Saint-Germain dite Tour de Gy (MH.1) La maison forte de Saint-Germain est une ancienne maison forte du 14e siècle située dans la vallée de l’Albarine, sur la commune d’Ambérieu-en-Bugey. Son niveau d’enjeu en dehors de tout projet est modéré. Du fait du relief du massif du Mollard de Don qui s’impose en premier plan, le monument est isolé de toute échappée visuelle en direction du site d’étude.

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Le Site Patrimonial Remarquable couvre l’ensemble du centre urbain de Vertrieu, localisé dans la vallée du Rhône. Il bénéficie d’une protection réglementaire du fait de ses qualités paysagères spécifiques et de son riche patrimoine architectural. Ce site est protégé des visibilités en direction du site d’étude de Lagnieu car la topographie associée aux nombreux obstacles visuels (végétation, tissu bâti de Lagnieu) masque le site d’étude. Il n’y a pas de visibilité possible sur le projet.

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Figure 72. Vue très lointaine et partielle sur le site d’étude depuis la Tour Saint-Denis (MH. 5) (ECO-STRATEGIE, le 12 juillet 2017) Tableau 32. Monuments historiques situés dans la zone d’étude éloignée et ses abords Commune concernée

AMBERIEU-EN-BUGEY

CHAZEY-SUR-AIN

Identifiant Identifiant officiel travail PA00116289

MH. 1

PA00116288

Hors ZEE

PA01000045

MH.2

PA00116377

Hors ZEE

Enjeu Modéré

Modéré

LAGNIEU

PA00116607

MH. 3

SAINT-DENIS-EN-BUGEY

PA00116547

MH. 4

Modéré

SAINTE-JULIE

PA00116556

Hors ZEE

PA00116567 PA00116566

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Distance au site

Inscrit le 6 décembre 1984 Classé le 20 juillet 1960 Inscrit le 21 août 1967

4.2 km Hors ZEE (>5 km)

Castrum de Saint-Germain

Inscrit le 4 mai 2017

4.4 km

Maison-forte de Saint-Germain dite Tour de Gy Château des Allymes

Faible

SAINT-SORLIN-EN-BUGEY

Date inscription/classement

Nom du Monument historique

Château

Inscrit le 18 février 1987

Hors ZEE

Château de Montferrand

Inscrit le 28 décembre 1990

2.15 km

Château (ancien)

Classé le 26 mai 1899

3.0 km

Château

Inscrit le 21 décembre 1984

Hors ZEE

MH. 5

Faible

Fontaine-lavoir de Collonges

Inscrit le 8 mai 1973

4.6 km

MH. 6

Modéré

Eglise

Inscrit le 1er avril 1938

5.2 km

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 73. Monuments historiques, site classé et SPR autour du projet Décembre / 2017

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Figure 74. Carte des ZPPA de la zone d’étude éloignée Décembre / 2017

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Le patrimoine non règlementé

voir 4.3.2.3 § Tourisme.

Le patrimoine archéologique

La zone d’étude éloignée accueille plusieurs zones de présomption de prescription archéologique (ZPPA), dont la plus proche se situe au nord à Ambutrix à 990 m (secteur Les Prairies à occupation protohistorique et gallo-romaine).

La Direction Régionale des Affaires Culturelles - service archéologie a été consultée en juin 2017. Le projet concernant une surface importante est susceptible d’être soumis à une prescription de diagnostic archéologique lors de son instruction, qui peut être suivi de fouilles préventives si ce diagnostic s'avérait positif. Toutefois, le diagnostic archéologique ne serait pas prescrit dans les cas où les terrains sont déjà terrassés anciennement ou les travaux ne prévoient pas de terrassements.

Tableau 33. Zones de présomption de prescription archéologique de l’aire d’étude éloignée

Communes concernées

Identifiant

Nom de la ZPPA et/ou occupation

Date de l'arrêté

Distance au site d'étude

Ambutrix

223108

Ambutrix

223109

Zone de saisine 1 Les Prairies de la Mure - Occupations protohistorique et galloLe 19 mai 2006 romaine Zone de saisine 2 Château de Verneaux - château-fort médiéval Le 18 mai 2006

Lagnieu

223420

Zone de saisine 3 Bourg - Agglomération et château du Moyen-Age

Le 15 janvier 2007

1,8 km

Ambérieu-en-Bugey

223150

Zone de saisine 2 Saint-Germain-Les Abbéanches - Château-fort et chapelle du Moyen Age

Le 19 mai 2006

4,0 km

Lagnieu

223415

Zone de saisine 1 Rive du Rhône - sites gallo-romains

Le 15 janvier 2007

4,4 km

Ambérieu-en-Bugey

223151

Le 19 mai 2006

4,4 km

Château-Gaillard

221357

Le 18 juillet 2003

4,5 km

Zone de saisine 1 De Pragnat à Vareille - Ville antique, motte et château-fort du Moyen Age Zone de saisine 1 zone communale - nombreux sites depuis la Préhistoire jusqu'au Moyen-Age

1,1 km 1,8 km

Synthèse : L’aire d’étude éloignée accueille 5 monuments historiques dont 3 au niveau d’enjeu modéré. Il n’y a pas de site inscrit ou classé. L’aire d’étude éloignée accueille également en limite du périmètre d’étude le Site Patrimonial Remarquable de Vertrieu au niveau d’enjeu fort. 7 ZPPA se trouvent dans l’aire d’étude éloignée dont la plus proche du site d’étude se trouve à 990 m à Ambutrix.

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4.4.4. ETUDE PAYSAGERE LOCALE A L’ECHELLE DU SITE D’ETUDE L’analyse paysagère locale porte sur le site d’étude et ses composantes intrinsèques. Le périmètre étudié s’élargira ensuite afin de montrer les perceptions et les sensibilités qui peuvent être ressenties à distance à l’égard du site d’étude. Situation Le site d’étude se trouve dans la plaine de l’Ain, en limite nord de Lagnieu, sur une carrière dont la partie nord est en activité et la partie sud a fini d’être exploitée. Cette dernière ayant été en partie remblayée, les anciens accès n’existent plus et aujourd’hui, le site d’étude ne possède pas d’accès. Sa limite est concernée par une déchèterie en activité, à proximité de la RD 1075, axe fréquenté et entouré de bâtiment à vocation industrielle et commerciale.

Composition et ambiance du site d’étude Les paysages du site d’étude sont marqués par l’ancienne activité d’extraction de sable et de graviers. Sur sa partie sud, le site a disposé d’une « remise en état » à l’arrêt de l’exploitation de cette zone de la carrière. Ainsi les anciennes voies bituminées ont disparu et la zone d’extraction a été remblayée. Néanmoins, ces voies sont toujours perceptibles (cailloutis et absence de végétation sur des zones longilignes) et les mouvements topographiques sont parfois chaotiques. Une végétation rudérale s’est développée de façon spontanée avec des espaces occupés par des pelouses sèches et d’autres par des bosquets arborés. Dans la partie nord, le site d’étude est toujours en cours d’exploitation. Ainsi, le site est dominé par des paysages issus d’anciennes activités anthropiques ou d’activités anthropiques actuelles sans élément paysager de sensibilité notable. Les différentes typologies paysagères du site sont décrites et présentés en Figure 76.

Limites visuelles Les limites extérieures du site d’étude sont globalement franches et faciles à visualiser. Néanmoins, les variations topographiques internes du site d’étude sont à l’origine de visibilités variables sur la partie nord-est du massif du Mollard de Don : La limite sud et sud-ouest du site d’étude est marquée par la présence d’une franche boisée épaisse et opaque qui empêche les visibilités en direction du sud et de l’ouest ; La limite nord du site est assurée par une haie arborée le long du chemin de la carrière associée aux variations topographiques internes du site d’étude, bloquant ainsi les échappées visuelles sur les paysages extérieurs ; A l’est, les limites sont moins franches : Depuis le sud, le site d’étude est bordé par une déchèterie en activité ceinturée d’un grillage. La végétation peu dense permet des visibilités partielles depuis le site d’étude sur cette déchèterie, sur sa route d’accès et en arrière-plan, sur le massif du Mollard de Don. Depuis le nord du site, la limite visuelle est plus lointaine car la topographie du site d’étude est plus élevée. Ainsi, des vues sur le village de Vaux-en-Bugey et sur la Tour de Montvert sont possibles avec en arrière-plan le massif du Mollard de Don. Les limites paysagères du site d’étude sont illustrées à la Figure 75. -

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Figure 75. Limites visuelles du site d’étude

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Figure 76. Typologies paysagères du site d’étude

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 77. Cartes de localisation des coupes paysagères AA’ et BB’

Figure 78. Coupe AA’ de Saint-Denis-en-Bugey au Rhône en passant par la Tour Saint-Denis (MH)

Figure 79. Coupe BB’ de de Saint-Denis-en-Bugey au Rhône en passant par Lagnieu et le château de Lagnieu (MH)

Information de lecture : Afin de révéler la topographie de façon pertinente, l’échelle verticale des hauteurs est différente de l’échelle horizontale des longueurs. Cette déformation de la coupe permet d’exprimer clairement les reliefs et les visibilités en direction du site d’étude qui ne seraient pas lisibles avec des échelles similaires. L’occupation du sol reprend ces déformations et c’est pour cela que nous parlons de représentation « schématique » de l’occupation du sol. Pour chaque coupe, l’occupation du sol est représentée de manière schématique grâce à l’orthophotographie de 2014 (donnée du site Internet GEOPORTAIL).

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Perceptions du site d’étude Le site d’étude est perceptible depuis plusieurs points de vue du territoire alentour : Aux abords immédiats, le site sera visible depuis la déchèterie attenante avec des vues plongeantes sur les panneaux photovoltaïques, liées à la présence d’une plateforme surélevée pour le déversement dans les bennes de tri des déchets (Cf. Photographie 38). La route d’accès à cette déchèterie longe le site d’étude et la limite est du site n’étant pas marquée par une végétation dense permettant de former un masque opaque, il existe des visibilités directes sur le site d’étude. Ce dernier étant orienté en direction de la RD 1075 (topographie), il existe des visibilités effectives et ponctuelles sur le site depuis cet axe et sa bretelle de sortie (Cf. Photographie 40 et Photographie 41). Depuis les paysages lointains, les visibilités effectives se concentrent essentiellement au nord-est du territoire, sur le hameau de Vaux-en-Bugey, et sur la Tour Saint-Denis à Saint-Denis-en-Bugey. En effet, la topographie associée à la végétation existante protège le hameau de Charveyron et le nord de Lagnieu qui constituent les habitations les plus proches (Cf. coupes AA’ et BB’). Le sud du hameau de La Plantée, du fait de son recul par rapport à la végétation, est concerné par des visibilités restreintes sur le site d’étude avec une végétation existante qui forme un écran visuel efficace (Cf. Photographie 42) et ne permet que des vues partielles. Notons que la Tour de Montvert est située au sein d’un massif forestier, donc entourée d’une végétation dense qui bloque les échappées visuelles depuis les abords de la Tour.

l’entrée ouest du hameau, les visibilités sont effectives mais atténuées par la végétation existante et le relief (Cf. Photographie 43) tandis que dans les hauteurs, le hameau propose de larges panoramas sur le grand paysage avec une visibilité effective sur le site d’étude, situé en contrebas (Cf. Photographie 44). Ces vues se font néanmoins depuis une impasse résidentielle (chemin des Gorelles) avec peu de fréquentation autre que les habitants. Notons la présence d’un GR dans le massif forestier juste au-dessus. Des vues lointaines et très partielles existent également depuis la Tour Saint-Denis (MH situé à 3,2 km) depuis Saint-Denis-en-Bugey. Le site est accessible en voiture avec un parcours de santé aménagé aux abords du monument. Néanmoins le site d’étude n’étant pas orienté en direction de cette tour (cf. coupe AA’ Figure 78), les visibilités sont grandement atténuées par la topographie et les obstacles visuels qui se dressent devant le nord du site. Synthèse : Les perceptions du site d’étude concernent ses abords immédiats depuis la déchèterie, sa route d’accès et la RD 1075 et la bretelle à la RD20a. Dans les paysages lointains, les visibilités sont effectives essentiellement depuis Vaux-enBugey et de façon partielles depuis le hameau de La Plantée et depuis la Tour Saint-Denis. Des secteurs à enjeux sont ainsi concernés. Les points de vue cités ci-après sont localisés soit par une photographie aérienne attenante, soit dans la Figure 80.

Les visibilités concernant Vaux-en-Bugey sont plus conséquentes du fait de la topographie du site d’étude qui est orientée en direction du hameau, et de la position surélevée du hameau qui surplombe la plaine de l’Ain. Ainsi, depuis

Site d’étude

Photographie 38. Visibilité sur le site d’étude depuis la plateforme de la déchèterie (accessible au public) - Point de vue n°A de la Figure 80 page 165

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Site d’étude

Photographie 39. Visibilité directe sur le site depuis la route de la déchèterie - Point de vue n°B de la Figure 80 page 165

Site d’étude

Photographie 40. Visibilité sur le site d’étude depuis les abords de la RD 1075 (chemin la longeant) - Point de vue n°C de la Figure 80 page 165

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Site d’étude

Photographie 41. Visibilité sur le site d’étude depuis la bretelle de sortie de la RD 1075 (RD20a) - Point de vue n°D de la Figure 80 page 165

Site d’étude

Photographie 42. Visibilité très partielle du site d’étude depuis le sud du hameau de La Plantée – Point de vue n°E

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Site d’étude

Photographie 43. Visibilité lointaine du site d’étude depuis l’entrée de Vaux-en-Bugey - Point de vue n°F de la Figure 80 page 165

Site d’étude

Photographie 44. Visibilité lointaine sur le site d’étude depuis les quartiers résidentiels de Vaux-en-Bugey - Point de vue n°G

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Site d’étude

Photographie 45 – Visibilité lointaine et partielle sur le site d’étude puis la Tour Saint-Denis (MH) - Point de vue n°H

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 80. Analyse du bassin visuel du site d’étude et localisation des photographies précédentes Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

4.4.5. SYNTHESE DES ENJEUX ASSOCIE AU PATRIMOINE ET AU PAYSAGE A partir du diagnostic de l’état actuel du paysage et du patrimoine, les éléments importants de l’analyse sont présentés dans le tableau ci-dessous avec le niveau d’enjeu en découlant pour chaque thème environnemental. Valeur de l’enjeu

Nul

Très faible

Faible

Modéré

Fort

Très fort

Tableau 34. Synthèse des enjeux associés au paysage et patrimoine Thème environnemental

Diagnostic de l’état actuel

Paysage à l’échelle de la zone d’étude éloignée

Le site d’étude étant situé dans la Plaine de l’Ain et plaine du Rhône en amont de Loyettes, ses enjeux à l’échelle de la zone d’étude éloignée reprennent ceux de l’unité paysagère : - Diversifier les cultures et replanter des haies, - Conserver les caractéristiques traditionnelles du bâti résidentiel, en particulier sur les contreforts du Bugey,

Modéré Du fait des situations de belvédère sur la plaine de l’Ain depuis les massifs alentours

Eviter de créer des appels visuels visibles depuis Vaux-en-Bugey et depuis la Tour SaintDenis.

Contexte patrimonial

L’aire d’étude éloignée accueille 5 monuments historiques dont 3 au niveau d’enjeu modéré. Il n’y a pas de site inscrit ou classé. Site Patrimonial Remarquable de Vertrieu à enjeu fort, en limite de la zone d’étude éloignée. 7 ZPPA se trouvent dans la zone d’étude éloignée, dont la plus proche du site d’étude se trouve à 990 m à Ambutrix

Modéré Du fait de la présence de 5 MH et 1 SPR

Maintien ou plantation d’une frange boisée en limite nord du site permettant de bloquer les perceptions du site d’étude depuis la Tour SaintDenis (visibilité effective, partielle et lointaine)

Des visibilités effectives sur le site d’étude dont les plus prégnantes sont : - aux abords immédiats, depuis la RD20/RD 1075, depuis la déchèterie et depuis sa route d’accès ; - dans les paysages lointains, depuis le hameau de Vaux-enBugey et depuis la Tour Saint-Denis.

Modéré Du fait de la visibilité depuis des lieux d’habitation et d’un MH

Site d’étude qui s’inscrit dans un contexte paysager rapproché au caractère industriel avec la présence de l’ancienne carrière, de la déchetterie et de la RD 1075.

Faible

Paysage à l’échelle du site d’étude

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Niveau de l’enjeu

Recommandation éventuelle

Assurer une bonne intégration paysagère avec le maintien des franges boisées autour du site ou la plantation de haies arborées.

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4.5. SYNTHESE ET EVALUATION DES ENJEUX DU SCENARIO DE REFERENCE Valeur de l’enjeu

Nul

Très faible

Faible

Modéré

Fort

Très fort

Tableau 35. Synthèse de l’analyse de l’état actuel et des enjeux Thème environnemental Météorologie

Géomorphologie

Eaux

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Diagnostic de l’état actuel

Niveau de l’enjeu

Climat semi-continental à bon ensoleillement 1948 h / an, avec une moyenne de 26 j d’orage/an Exposition au risque de foudre : Nsg de 1,46/km2/an

Modéré

Géologie : Plaine alluviale de l’Ain à alluvions fluvio-glaciaires et dépôts morainiques (en cours d’exploitation sur la partie nord), à sols bruns limono-argileux-sableux Partie sud du site remaniée : sols majoritairement remblayés

Faible

Site de carrière : en activité au nord (une partie avec fond de fouille) et remblayé au sud Variations topographiques (remblais), avec un secteur plus bas derrière la déchèterie et un talus marqué au sud Altitude variant de 272 m NGF au nord à 250 m en fond de fouille. Topographie naturelle, autour, orientant les écoulements vers le nordest

Modéré

SDAGE Rhône-Méditerranée et SAGE de la Basse vallée de l’Ain Commune de Lagnieu en zone sensible à l’eutrophisation et en zone vulnérable à la pollution par les nitrates Masses d’eau souterraines : « alluvions de la plaine de l’Ain Nord » et « Miocène sous couverture Lyonnais – Sud Dombes », faisant l’objet de mesures pour la lutte contre les pollutions (nitrates, nutriments, pesticides) et/ou la gestion des prélèvements Site lié au bassin versant du Buizin, affluent de l’Ain, éloigné des cours d’eau et des captages d’eau potable Bon état global du cours d’eau Le Buizin, qui est aussi classé en réservoir biologique

Faible

Recommandation éventuelle

Protéger les équipements de la foudre

Aménager à distance de la partie en cours d’extraction Adapter l’ancrage des installations photovoltaïques à la nature des remblais Limiter les terrassements (pentes des talus à adoucir) Eviter toute pollution des sols (perméabilité des alluvions vers les nappes)

Limiter la consommation d’eau Eviter toute pollution des sols, particulièrement en phase chantier (protection des nappes)

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Thème environnemental

Diagnostic de l’état actuel

Niveau de l’enjeu

Risques naturels

Site d’étude hors zone à risque d’inondation Commune en risque sismique modéré (3), non identifiée à risque pour le feu de forêt ou les mouvements de terrain, risque faible pour le retrait-gonflement des argiles

Très faible

Espaces naturels

Site d’étude hors de tout espace naturel protégé ou d’inventaire : éloigné de 1,5 km de la première ZNIEFF (type II liée au Rhône), et de 1,6 km du site Natura 2000 de la confluence Ain-Rhône

Faible

Pas de recommandation

Habitats

Habitats anthropiques et rudéraux majoritairement jeunes et remaniés. Quelques communautés proches des milieux pelousaires xérophiles dans la partie est. Aucun habitat d’intérêt communautaire, aucune zone humide

Faible

Pas de recommandation

Flore

151 taxons. Aucune espèce protégée ou inscrite en liste rouge. Deux plantes déterminantes ZNIEFF à critères : Orchis pyramidal et Immortelle des dunes (espèces non menacées). Quelques messicoles inscrites au PNA en dehors du site d’étude (culture nord) Très forte diversité et envahissement par des espèces exotiques envahissantes

Faible

Diversité en chiroptère modérée. 7 taxons avec une dominance des pipistrelles et des murins. Aucun gîte arboricole sur le site d’étude 3 espèces à statut de conservation ponctuellement présentes : Barbastelle, Noctule de Leisler et Petit Rhinolophe. Activité se concentrant principalement sur les lisières boisées Mammifères terrestres (4 espèces) et reptiles (3 espèces) communs.

Faible

Faune

Absence d’amphibien et d’habitat favorable Diversité avifaunistique modérée. 7 passereaux bocagers à statut de conservation : Alouette des champs et Bruant proyer (hors site), Verdier d’Europe, Bruant jaune, Pie bavarde, Tarier pâtre, Tourterelle des bois Aucun rapace nicheur, quelques rapaces communs estivants dans l’environnement local : Buse, Faucon crécerelle et Milan noir Forte diversité en insectes :42 rhopalocères et zygènes, 17

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Recommandation éventuelle

Respect des règles de construction parasismique

Traitement et contrôle des espèces invasives (éviter leur dissémination à l’extérieur) En phase exploitation, favoriser la présence de pelouses sur cailloux (habitat à espèces déterminantes)

Maintenir des lisières arborées et arbustives sur les bordures du site d’étude Démarrer les travaux hors période printanière et estivale.

Nul

Maintenir des espaces de caches favorables aux reptiles Eviter la pénétration d’individus sur le chantier Limiter ou éviter les éclairages artificiels En phase exploitation, favoriser la présence de prairies diversifiées et de plantes mellifères

Modéré

Réaliser les travaux hors périodes printanière et estivale Recréer des milieux favorables à l’Azuré du Serpolet.

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Thème environnemental

Diagnostic de l’état actuel

Niveau de l’enjeu

Recommandation éventuelle

Faible

Favoriser les lisières arborées et arbustives sur les limites du site d’étude. Assurer une certaine perméabilité pour le déplacement de la petite à moyenne faune au sein du futur parc

orthoptéroïdes et 18 invertébrés divers. Papillons remarquables : Azuré du Serpolet (protégé, inscrit sur un PNA), Azuré des coronilles (NT liste rouge régionale) et l’Ecaille chinée (directive habitat-faune-flore). Un Orthoptère menacé (inscrit en liste rouge) : le Criquet tacheté. Très forte diversité et abondance de pollinisateurs dans les pelouses : rhopalocères, hyménoptères, coléoptères floricoles, etc.

Continuités écologiques

SRCE Rhône-Alpes et TVB du SCoT : site d’étude clos, hors des réservoirs de biodiversité, proche d’un corridor « axe fuseau » à remettre en bon état (reliant les massifs forestiers de part et d’autre du Rhône). Lisières contigües du site d’étude favorables au déplacement de la petite faune locale. Dôme compris dans un espace clôturé.

Occupation des sols

Site d’étude : carrière alluvionnaire d’En Pallamont au nord (~2,5 ha) et ancienne carrière remblayée au sud en évolution libre (3 ha) Environnement agricole (cultures, prés), avec proximité à une déchèterie intercommunale

Contexte démographique et socioéconomique

Seule carrière en activité dans un rayon de 5 km Site attenant à une déchèterie, situé en périphérie nord de la ville de Lagnieu, jouant le rôle d’un pôle urbain secondaire après Ambérieuen-Bugey Parcelles non agricoles faciles d’accès par le nord ou l’est, partie boisée non exploitées pour le bois Site éloigné des centres d’intérêt touristique et des habitations (min 333 m)

Faible

Gérer l’organisation du chantier (sécurité, circulation) en tenant compte des autres activités (carrière et déchèterie)

Ambiance sonore

Proximité au réseau routier : RD20a et RD1075, voies classées bruyantes, mais projet situé en dehors de la zone de bruit Autres sources de bruit en journée : la déchèterie et ponctuelle la carrière d’En Pallamont

Faible

Limiter les nuisances sonores en phase chantier vis-à-vis des usagers de la déchèterie

Voies de communication

Accès facile via une route du réseau local reliée aux RD77a et RD20a

Très faible

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Modéré pour la moitié nord Faible pour la partie sud

Exclure la partie nord du projet d’aménagement (incompatibilité avec la vocation agricole de remise en état de la carrière en activité) ou étudier avec l’Etat une demande de modification de remise en état

Veiller à la sécurité des usagers de la route lors du chantier

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Thème environnemental

Diagnostic de l’état actuel

Niveau de l’enjeu

Recommandation éventuelle

Réseau électrique

Absence de ligne haute tension, passage d’une ligne basse tension dans la bordure sud-est Poste électrique de RTE distant de plus de 3,6 km au nord Liaison souterraine à proximité (alimentant le poste de la déchèterie), pouvant recevoir la production de la future centrale

Faible

Veiller à préserver les lignes HTA lors des opérations de grutage ou de raccordement

Risques technologiques

Risque de Transport de matières dangereuses possible, du fait de la proximité relative à la RD20a, axe routier fréquenté (site d’étude distant de 50 m min) Site hors des autres secteurs à risques majeurs recensés sur Lagnieu (rupture de barrage en vallée de l’Ain, périmètre du centre nucléaire du Bugey et canalisation de gaz)

Faible

Pas de recommandation

Sites et sols pollués

Pas de site pollué connu sur le site d’étude

Très faible

Pas de recommandation

Gestion des déchets

Proximité directe à une déchèterie intercommunale fréquentée par les particuliers et professionnels

Qualité de l’air

Commune non classée sensible à la qualité de l’air, mais affectée ponctuellement par des dépassements d’ozone et de particules fines Sources locales d’émissions de polluants atmosphériques : les RD20a et RD1075, et ponctuellement la carrière d’En Pallamont

Paysage à l’échelle de la zone d’étude éloignée

Unité paysagère de la Plaine de l’Ain et plaine du Rhône en amont de Loyettes, avec comme enjeux : - Diversifier les cultures et replanter des haies, - Conserver les caractéristiques traditionnelles du bâti résidentiel, en particulier sur les contreforts du Bugey.

Contexte patrimonial

Aire d’étude éloignée : 5 monuments historiques, dont 3 monuments à enjeu modéré. Absence de site inscrit ou classé. Site Patrimonial Remarquable de Vertrieu à enjeu fort, en limite de la zone d’étude éloignée. 7 ZPPA se trouvent uniquement dans la zone d’étude éloignée, la plus proche du site d’étude se trouvant à 990 m à Ambutrix

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Modéré

Respecter les objectifs du PDEDMA (gérer les déchets de chantier) Assurer la propreté du site en évitant la pénétration du public et ne pas gêner l’activité de la déchèterie lors des travaux

Faible

Ne pas porter atteinte à la qualité de l’air locale ; éviter les envols de poussières lors des travaux Maintenir ou renforcer la végétation ligneuse en limite de la déchèterie et en bordure de route

Modéré

Assurer une bonne intégration paysagère (adapter les teintes des bâtiments et de la clôture pour leur conférer une certaine neutralité dans le paysage) Maintenir des franges boisées et haies arborées Assurer une bonne intégration paysagère

Modéré

Maintien ou plantation d’une frange boisée en limite nord du site permettant de bloquer les perceptions du site d’étude depuis la Tour Saint-Denis (visibilité effective, partielle et lointaine)

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Thème environnemental

Visibilité extérieure du site d’étude

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Diagnostic de l’état actuel

Niveau de l’enjeu

Recommandation éventuelle

Des visibilités effectives sur le site d’étude, dont les plus prégnantes se localisent : - aux abords immédiats, depuis les RD20 / RD1075, depuis la déchèterie et depuis sa route d’accès ; - dans les paysages lointains, depuis le hameau de Vaux-en-Bugey et depuis la Tour Saint-Denis.

Modéré

Assurer une bonne intégration paysagère, maintenir les franges boisées et les haies arborées existantes.

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5. EVOLUTION PROBABLE DU SCENARIO DE REFERENCE EN L’ABSENCE DE MISE EN ŒUVRE DU PROJET Ce chapitre répond à l’article R122-5 3° du code de l’Environnement, qui prévoit au sein de l’étude d’impact « un aperçu de l'évolution probable de l'environnement en l'absence de mise en œuvre du projet, dans la mesure où les changements naturels par rapport au scénario de référence peuvent être évalués moyennant un effort raisonnable sur la base des informations environnementales et des connaissances scientifiques disponibles ». La partie nord du site d’étude est concernée par des mesures de remise en état qui visent à retrouver une activité agricole sur les parcelles concernées de la carrière (cf. arrêté préfectoral d’autorisation du 16/04/2009 permettant une exploitation jusqu’en 2024). La partie sud, quant à elle, a fait l’objet d’une remise en état par remblaiement et ne fait l’objet d’aucune mesure particulière. Depuis 2004, elle est en libre évolution.

Partie nord

Partie sud

5.1. MILIEU PHYSIQUE •

Pour la partie nord, l’arrêt de l’activité extractive en 2024 sera précédé d’une remise en état progressive, impliquant un remblaiement et un nivellement au fur et à mesure de l’avancée de la carrière.

Au PLU de Lagnieu, la quasi-totalité des parcelles du site d’étude sont classées en zone 1AUx à urbaniser.

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Partie sud

En l’absence de mise en œuvre du projet, aucune évolution du milieu physique n’aura lieu sur la partie sud à court terme. A moyen et long terme, un projet d’urbanisation peut émerger, la zone étant constructible, et induire des terrassements avec une artificialisation des sols.

5.2. MILIEU NATUREL •

Partie nord

A court terme, les surfaces remises en état au fur et à mesure de l’avancée de l’extraction pourront être progressivement recolonisées par une flore spontanée locale mêlée d’espèces annuelles et bisannuelles de friches ou de terres remuées. Des espèces invasives peuvent également s’y développer. A moyen et long terme, si l’ensemble retrouve un usage agricole, le milieu présent peut être une culture (maïs, blé …) ou une prairie semée (pâturée ou fauchée), qui selon sa composition ou gestion peut devenir ou non favorable à une plus grande diversité d’espèces de faune et de flore.

Figure 81. Parties nord et sud du site d’étude

Partie nord

Partie sud

L’évolution naturelle des milieux aujourd’hui présents (friche, pelouse sur cailloutis, fourrés à Robinier et Peuplier noir, ronciers) tend vers la fermeture totale du milieu qui sera plus rapide sur les zones remblayées que sur les zones basses plus caillouteuses. A long terme, un boisement feuillu recouvrira l’ensemble. Ce boisement tend à être dominé par le Robinier, qui est très envahissant dans l’environnement local.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Comme évoqué précédemment, cette dynamique peut être stoppée et les milieux peuvent s’artificialiser en cas d’ouverture à l’urbanisation (extension de la déchèterie, nouvelle activité…). Dans les deux cas, la fermeture ou l’artificialisation des milieux sera nuisible aux espèces de milieux ouverts herbacés, comme l’Azuré du serpolet (qui verra par ailleurs sa plante hôte disparaître).

5.3. MILIEU HUMAIN •

Partie sud

Au vu des boisements présents et de la dynamique de fermeture progressive du milieu, en l’absence du projet photovoltaïque, le site évoluera à moyen et long terme vers un massif boisé. L’évolution paysagère sera perceptible aux abords même du site, en particulier de la déchèterie (perte de transparence vers le site d’étude). A distance, le site d’étude étant bordé de haies ou d’autres boisements, aucune évolution du paysage ne sera perceptible. En cas d’urbanisation, la perte du couvert végétal arboré sera visible à distance rapprochée, mais aussi éloignée (en particulier au niveau des points de vue repérés de la RD20a et du sud de Vaux-en-Bugey) : au lieu d’une masse verte, apparaîtront différentes formes de hauteurs et couleurs variables (plus claires, voire métalliques) liées aux bâtiments d’activités.

Partie nord

Pour la partie nord, à moyen terme (après la remise en état en 2024), l’activité extractive devrait être remplacée par une activité agricole, au rythme d’interventions plus ponctuel dans l’année. Les émissions de bruit sont susceptibles d’être moins importantes.

Partie sud

A long terme, le boisement se développant (arbres de plus gros diamètre) pourrait faire l’objet d’une valorisation par les propriétaires (coupe de bois de chauffage, piquets…). En cas d’urbanisation à court ou moyen terme, les parcelles autour de la déchèterie seraient alors occupées par des activités artisanales, industrielles ou de services, nécessitant l’extension des réseaux (AEP, EU, …). Le bruit généré par ces activités sera donc supérieur à l’ambiance sonore actuelle, ainsi sans doute que les sources d’émissions polluantes pour l’atmosphère.

5.4. PATRIMOINE ET PAYSAGE •

Partie nord

Le comblement de la carrière au profit de sa mise en culture ou en prairie sera perceptible aux abords même du chemin nord longeant l’actuelle carrière. A distance, la poche de culture ou prairie sera peu perceptible. Décembre / 2017

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6. INCIDENCES

DU PROJET L’ENVIRONNEMENT ET MESURES

SUR

6.1. METHODE D’ANALYSE L'une des étapes clés de l'évaluation environnementale consiste à déterminer, conformément au Code de l’environnement, la nature, l'intensité, l'étendue et la durée de tous les impacts environnementaux, positifs ou négatifs, que le projet peut engendrer. Dans le présent rapport, les notions d’effets et d’incidences seront utilisées de la façon suivante : -

Un effet est la conséquence objective du projet sur l’environnement indépendamment du territoire qui sera affecté : par exemple, une centrale photovoltaïque engendrera la destruction de 1 ha de forêt.

-

L’incidence est la transposition de cet effet sur une échelle de valeur (enjeu) : à niveau d’effet égal, l’incidence de l’éolienne sera moindre si le milieu forestier en cause soulève peu d’enjeux.

Niveaux d’incidence

Positif

Nul

Très faible

Faible

Modéré

Fort

Très fort

Les incidences du projet sont détaillées aux paragraphes ci-après pour chaque thématique, soit par grand type de milieu (physique, naturel, humain et patrimoine /paysage). Les mesures d’évitement et de réduction proposées pour réduire les incidences y sont décrites succinctement (nature, effet attendu), leur description précise (coût, modalité de suivis, dimensionnement, etc.) étant développée au chapitre 7 suivant. L’incidence résiduelle du projet résultant de la mise en œuvre de ces mesures est ensuite précisée.

L’évaluation d’une incidence sera alors le croisement d’un enjeu (défini dans l’état initial) et d’un effet (lié au projet) :

ENJEU x EFFET = INCIDENCE Dans un premier temps, les incidences « brutes » seront évaluées. Il s’agit des incidences engendrées par le projet en l’absence des mesures d’évitement et de réduction. Ensuite, les incidences « résiduelles » seront évaluées en prenant en compte les mesures d’évitement et de réduction. Les incidences environnementales (brutes et résiduelles) seront hiérarchisées de la façon suivante :

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6.2. INCIDENCES ET MESURES CONCERNANT LE MILIEU PHYSIQUE Rappel des principaux enjeux identifiés Le projet s’inscrit dans une région dotée d’un bon ensoleillement, avec risque de foudre (Nsg de 1,46/km2/an) et d’orage (26j/an). Il est éloigné des cours d’eau, et lié au bassin versant de Le Buizin. Les masses d’eau souterraines locales ont des enjeux qualitatifs (pollution) et quantitatifs (prélèvements). Le sous-sol naturel est constitué d’alluvions et de moraines. La topographie du site d’implantation, héritée d’un remblaiement partiel de l’ancienne carrière, est inégale, et marquée par des remblais graveleux de 3 à 3,40 m (ponctuellement argileux en profondeur) penchant à l’est vers une zone basse. Le secteur du site d’étude est peu concerné par les risques majeurs naturels : risque sismique modéré et risque faible pour l’aléa retrait-gonflement des argiles.

6.2.1. INCIDENCES ET MESURES EN PHASE TRAVAUX 6.2.1.1. INCIDENCES ET MESURES SUR LA METEOROLOGIE •

Définition des effets

En phase travaux (construction et démantèlement), aucun effet particulier n’est attendu sur la météorologie. Les travaux n’ont en effet pas d’influence sur le climat, et les phénomènes naturels (vents, foudre ou ensoleillement, …). 

Caractérisation de l’incidence brute sur la météorologie : nulle

6.2.1.2. INCIDENCES ET MESURES SUR LES SOLS ET SOUS-SOLS •

Définition des effets

Modification de la topographie et perturbation des sols La préparation du terrain supprimera la végétation en place.

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Des travaux de terrassement seront nécessaires pour adoucir les talus de remblais et égaliser ponctuellement la surface du sol. La topographie sera ainsi plus douce tout en conservant les points hauts et points bas du terrain actuel. Les terrassements interviennent par ailleurs sur des sols remaniés constitués de remblais et graves sur 3 m à 3,40 m d’épaisseur, recouverts localement d’une fine couche de terre végétale. Aucun apport de matériaux n’est envisagé pour effectuer ces travaux, la nature actuelle des sols sera conservée. Les opérations de déblais-remblais conduiront à une mise à nu temporaire des sols, les rendant plus sensibles à l’envol de poussières ou à une érosion de ruissellements. Ensuite, la circulation répétée d’engins lourds peut provoquer un tassement des couches superficielles, voire, lors de précipitations, engendrer des glissements au niveau des pentes (du fait du tassement et des vibrations) ou ponctuellement la création d’ornières. Ce tassement pourrait provoquer une imperméabilisation des couches superficielles et ainsi réduire l’infiltration des eaux météoriques. Les risques de glissement seront limités, vu que les sols en place sont assez filtrants et que les pentes seront plus adoucies. La pose des locaux techniques préfabriqués (1 poste de conversion et 1 poste de livraison) nécessite l’usage d’une grue de 30 tonnes et la réalisation d’un accès stabilisé à l’aide de graviers permettant de supporter un tonnage d’environ 60 tonnes. Une piste renforcée, longue de 223 m, sera ainsi créée jusqu’au poste de conversion, puis conservée pour permettre un accès facile aux Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS). En incluant les aires de grutage, 1115 m2 de piste renforcée non goudronnée seront aménagés. Pollution des sols La présence d’engins peut être source de pollutions chimiques (huile, gasoil) par fuite accidentelle ou lors de mauvaises manutentions. Comme vu précédemment, elle peut également générer des envols de poussières. Des coulures sur le sol peuvent avoir lieu ponctuellement lors du coulage de béton. Cela représente toutefois de faibles quantités. Les restes de béton en surface constituent toutefois un « matériau inerte ». 

Caractérisation de l’incidence brute sur les sols : l’effet négatif direct des travaux sur la topographie du site sera permanent. Son incidence est évaluée à très faible, vu la nature remaniée des sols concernés et la faible surface significativement modifiée. Elle sera nulle en phase démantèlement, où aucun terrassement ne sera réalisé (retrait seulement des installations et bouchage des trous). Page 175 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Les autres effets directs et indirects des travaux sur les sols (pollution accidentelle, envol de poussière, tassement/érosion) sont temporaires, à court terme, et d’occurrence ponctuelle. Aussi, leur incidence est évaluée à faible.

-

Organisation du chantier (emprise, localisation de la base vie …) pour limiter les interventions et circulations d’engins hors de la piste lourde ; Application de mesures de protection dans l’éventualité d’une pollution accidentelle, par déversement ; Arrosage des zones circulées ou de travaux en cas d’envol important de poussières ; Semis d’un couvert (avec Origan) pour reconstituer rapidement un couvert végétal protégeant les sols de l’érosion.

Evaluation de l’incidence résiduelle sur les sols : très faible

6.2.1.3. INCIDENCES ET MESURES SUR LES EAUX •

Caractérisation de l’incidence brute : l’effet des travaux de construction sur la consommation en eau, sera de type négatif, indirect, temporaire et de court terme. Le niveau d’incidence sera très faible à nul.

Pollution des eaux

Choix du site (sols remaniés) et adaptation de l’ancrage des structures des panneaux ; Réalisation de préférence des travaux de préparation du sol et d’ancrage/enfouissement des réseaux électriques pendant les périodes les moins pluvieuses.

Réduction : -

Mesures proposées

Evitement : -

Étant donnée la faible durée du chantier (4 à 6 mois), cette consommation sera minime.

La présence d’engins peut être source de pollutions chimiques (huile, gasoil) par fuite accidentelle ou lors de mauvaises manutentions. La laitance de béton issue par ex. du lavage des camions toupies (pH basique) peut polluer les eaux de surface. Or, aucun cours d’eau ou zone humide n’est présent dans l’emprise projet, ni à proximité. Les polluants peuvent éventuellement être entrainés par infiltration vers la nappe. Le site d’implantation du projet est toutefois situé dans un secteur à sensibilité de remontée de nappe très faible à inexistante. En cas de pollution, les quantités mises en jeu restent cependant faibles. Le suivi du bon entretien des machines ou engins et les moyens présents sur le site, tant en matériel qu’en personnel, permettront de minimiser les effets d’un accident. La durée du chantier sera par ailleurs courte (4 à 6 mois). 

Caractérisation de l’incidence brute : le risque de pollution des eaux en phase chantier est indirect, temporaire et de court terme. Il présente un faible niveau d’incidence.

• Evitement : -

Définition des effets

Consommation en eau Le chantier de construction nécessitera un apport d’eau pour les ouvriers. Un raccordement temporaire sera réalisé à partir du réseau d’eau potable existant. A noter que les éléments béton de la centrale photovoltaïque ne seront pas fabriqués sur place, mais préfabriqués (locaux techniques et plots béton de la clôture). En cas d’utilisation de béton pour les fondations des structures, le béton ne sera pas fabriqué sur place mais acheminé par camion toupie.

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Mesures proposées Organisation du chantier : o Remplissage des engins et machines sur aire étanche et stockage des produits polluants dans des bacs étanches couverts ; o Récupération des eaux de nettoyage des cuves de toupie béton sur une fosse recouverte de géotextile.

Réduction : -

Application de mesures de prévention/lutte dans l’éventualité d’une pollution accidentelle par déversement.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

6.2.2. INCIDENCES ET MESURES EN PHASE EXPLOITATION

Evaluation de l’incidence résiduelle sur les eaux : très faible, la mise en place des mesures réduisant significativement l’incidence brute.

6.2.2.1. INCIDENCES ET MESURES SUR LE CLIMAT 6.2.1.4. INCIDENCES ET MESURES SUR LES RISQUES NATURELS MAJEURS •

Définition des effets

L’emploi du feu sera interdit sur le chantier ainsi qu’en phase exploitation. Les travaux n’auront par ailleurs pas d’incidence significative sur le risque sismique (secteur en aléa modéré). Par rapport au risque naturel de retrait-gonflement des argiles, le projet s’inscrit au sein d’un territoire classé en aléa faible. Il s’implante sur des sols artificiels (remblais de carrière), hors contexte naturel, et ne sera pas de nature à amplifier ce risque. 

Caractérisation de l’incidence brute : aucune incidence particulière n’est attendue sur les risques naturels en phase travaux.

6.2.1.5. INCIDENCES DU RACCORDEMENT DU PROJET AU POSTE LOCAL •

Définition des effets

Définition des effets

Perturbations météorologiques potentielles Les panneaux photovoltaïques représentent une surface projetée au sol d’environ 1,6 ha. Cette surface est sensible à la radiation solaire : pour une température ambiante de 30°C, la température à la surface des panneaux peut atteindre 50°C à 60°C (phénomène de « Hot-spot »)8. La couche d’air qui se trouve au-dessus des panneaux se réchauffe en raison de cette hausse des températures (par ailleurs indésirable du point de vue énergétique). L’air chaud ascendant occasionne des courants de convexion et des tourbillonnements d’air. Ce phénomène contraste avec les faibles températures relevées directement sous les panneaux. Ces effets restent très localisés (au-dessus des panneaux) et de faible envergure. Précisons également que les cellules des panneaux ne peuvent pas atteindre une température élevée à très long terme. En effet, le phénomène « Hot-spot » induit un dysfonctionnement assez rapide des panneaux qui perdent ainsi leur capacité à accumuler de la chaleur et à modifier les conditions météorologiques. Par ailleurs, la formation des orages (et de la foudre), leur déplacement et les charges électrostatiques des nuages ne sont gouvernés que par des phénomènes atmosphériques sans relation avec les champs électromagnétiques (au demeurant très faibles) des appareils électriques intégrés dans les parcs photovoltaïques. Aussi, le projet n’engendrera pas une modification du climat, même très localement.

Le raccordement de la centrale photovoltaïque de Lagnieu se fera via une liaison souterraine de 30 m de long environ reliant le poste de livraison à la liaison 20 000 V passant au niveau de la route d’accès (liée au poste d’AMBERIEU).

Aussi, ce raccordement ne créera pas d’impact environnemental particulier, intervenant en terrain déjà remanié ou perturbé (ancienne carrière et route).

L’ozone O3 est une forme instable de l’oxygène O2, naturellement produite dans l’air par l’action du rayonnement solaire sur l’atmosphère. Le champ électrique présent à la surface des conducteurs de lignes électriques HTA et au droit des postes de conversion provoque dans l’air, au voisinage immédiat de ces conducteurs, des micro-décharges électriques qui peuvent entraîner la formation d’ozone en faibles quantités.

Evaluation de l’incidence brute : nulle.

Evaluation de l’incidence brute : nulle sur la météorologie.

Formation d’ozone

DGEC, janv. 2009. Guide sur la prise en compte de l’environnement dans les installations photovoltaïques au sol – L’exemple allemand – MEEDDAT 8

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

L'ozone généré par l'effet couronne9 est produit à proximité immédiate des conducteurs sous tension. Les quantités restent négligeables.

La formation d’ozone aux abords des installations électriques est catalysée par la foudre. Le nombre d’impact de foudre (Nsg) étant d’environ de 1,46/km2/an sur le secteur, le risque est présent.

6.2.2.2. INCIDENCES ET MESURES SUR LES SOLS ET SOUS-SOLS

Dans le cadre du présent projet, seuls les câbles de raccordement des tables aux postes seront aériens et donc producteurs possibles d’ozone. La quantité d’ozone formée sera négligeable au regard de la faible longueur de câbles concernée. 

Caractérisation de l’incidence brute : le risque indirect négatif de formation d’ozone par la centrale photovoltaïque est évalué à très faible au regard de la petite quantité d’installations électriques projetées. Cet effet sera permanent à moyen terme (durée d’exploitation de la centrale).

Contribution à la réduction des gaz à effets de serre Le projet n’émettra pas de pollution dans l’atmosphère, les matières inertes fonctionnant seulement avec l’énergie du soleil sans combustion ou tout autre process industriel.

Caractérisation de l’incidence brute : le projet aura une incidence positive, de type indirect, permanent, de moyen terme sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Définition des effets

Pollution des sols En fonctionnement normal, la centrale photovoltaïque ne sera pas source de pollutions (aucun rejet). Le risque accidentel de pollution peut concerner les huiles de refroidissement des transformateurs (les onduleurs étant refroidis par ventilation d’air). Le risque de fuite de ces appareils est toutefois négligeable, ceux-ci étant dotés d’une cuve de rétention et situés en bâtiment. 

Caractérisation de l’incidence brute : le risque de pollution des sols en phase exploitation est de nature permanente, indirecte, et ponctuelle. Il possède une incidence nulle à très faible.

Le projet s’inscrit dans un schéma de réflexion globale visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et notamment le CO2 via la mise en œuvre de procédés de fabrication d’électricité à base de ressources décarbonatées. Il contribuera à la diminution des émissions de gaz à effet de serre sur le long terme.

Ecoulement des eaux pluviales - assèchement

En effet, comparativement aux émissions moyennes en CO2 dues à la production et consommation de 1 kWh électrique en France métropolitaine (mix énergétique moyen 2014 de 0,082 kg CO2/kWh), le bilan carbone de la production d’énergie photovoltaïque est de 0,055 kg CO2/kWh (soit -27 g CO2/kWh)10. L’économie générée par le projet représentera donc 97 686 kg CO2 par an, la production annuelle estimée sur la centrale étant de 3 618 MWh.

Le bilan de l’implantation des centrales solaires photovoltaïques est positif au regard des émissions de GES. Localement, le projet permet à la fois de valoriser un lieu dont l’utilisation est restreinte (aucune possibilité de l’exploiter actuellement en terre agricole), et de promouvoir la production d’énergies renouvelables au sein d’un secteur proche de l’entrée de ville, où est déjà présente une activité liée au développement durable (déchèterie).

9 10

Effet couronne : ionisation locale de l’air ambiant Données Base Carbone

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Un impact éventuel réside dans l’assèchement possible du sol sous les panneaux, qui représentent une surface projetée au sol de 1,6 ha sur 3,7 ha. Les panneaux solaires sont toutefois assemblés avec des disjointements permettant l’écoulement de l’eau. Caractérisation de l’incidence brute : le risque d’assèchement relatif des sols sous les panneaux représente une incidence négative, permanente, indirecte, à moyen terme, évaluée à très faible.

Tassement du sol Les équipements lourds (bâtiments et structures porteuses des panneaux) sont susceptibles de produire un effet de tassement lent sur le sol en place. Cela peut concerner les deux postes et secondairement les panneaux avec leurs fondations. Le choix du type de fondation sera effectué afin d’assurer la meilleure stabilité des structures par rapport à l’hétérogénéité des sols de remblais (graveleux sablolimoneux à argileux). Les tassements dus aux panneaux sont en général de l’ordre du centimètre pouvant entraîner des tassements différentiels du même ordre. Or, les structures support des panneaux permettent de reprendre des tassements différentiels allant jusqu’à 10 cm à l’aide de trous oblongs ou d’autres systèmes Page 178 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

mécaniques. Les fondations des panneaux ne provoqueront pas de tassements différentiels non acceptables sur le site.

pas de point d’eau dans les locaux techniques. Seule une citerne souple sera à disposition des secours incendie à l’entrée de la centrale photovoltaïque.

Les postes de conversion et de livraison seront fondés sur des radiers en béton armé, qui permettent d’éviter tout risque de tassement différentiel, l’ensemble des équipements étant solidaire d’un même élément structurel. Le ferraillage de la dalle sera dimensionné de manière à reprendre les éventuelles déformations dues à des tassements.

Pour la clôture, les charges appliquées aux fondations de type plot (petit volume de 0,027 m3 – carré de 30 cm environ) seront bien inférieures à celles qui s’exerceront sur les fondations des structures. 

Caractérisation de l’incidence brute : le risque de tassement des sols dû essentiellement aux poids des locaux techniques et des panneaux représente une incidence négative, permanente, indirecte, à moyen terme, évaluée à très faible.

Mesures proposées

Evitement : -

Choix du site : o Sols remaniés (remblais) et adaptation du type de fondation aux sols présents.

Réduction : 

Mise à disposition dans chaque local technique d’un kit anti-pollution + bac à sable extérieur.

Evaluation de l’incidence résiduelle sur les sols et sous-sols : très faible à nulle.

6.2.2.3. INCIDENCES ET MESURES SUR LES EAUX •

Définition des effets

Ressource en eau

Caractérisation de l’incidence brute : nulle sur la ressource en eau.

Modification des écoulements – imperméabilisation La piste renforcée qui sera créée jusqu’au poste de livraison ne sera pas imperméabilisée (non goudronnée) mais compactée. Longue de 223 m, elle sera conservée pour permettre un accès facile aux Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS). En incluant les aires de grutage, 1205 m2 de piste renforcée seront aménagés. Comme décrit précédemment, les surfaces de panneaux photovoltaïques possèdent des disjointements permettant l’écoulement de l’eau ruisselant sur les panneaux et évitant la concentration des eaux en bas de chaque structure (et ainsi une érosion localisée). Les supports des modules photovoltaïques reposeront sur des pieux (vissés ou battus) ou des pieux à fondation béton éloignés les uns des autres. L’emprise dans le sol sera ainsi réduite (volume ponctuel maximal de 0,27 m3 si fondation béton) et n’empêchera pas l’infiltration des eaux de pluie. Les structures permettront un écoulement des eaux météoriques dans le sol. De même pour la clôture, les poteaux seront ancrés dans le sol dans un volume réduit de béton (cube de 30 cm de côté, soit 0,027 m 3/plot). Sur 900 ml de clôture, cela représentera une surface cumulée au sol de 27 m 2. Les eaux de pluies des toitures de bâtiments (2 locaux totalisant 97,15 m 2) et au niveau de la citerne de (42,3 m2) s’écouleront au sol par gravité. L’écoulement des eaux ne sera pas significativement modifié. Au total, les très faibles surfaces imperméabilisées (locaux, citerne et assises en béton : environ 310 m2) et la piste lourde feront environ 0,151 ha équivalent à 4,1% de la surface de la centrale de Lagnieu. La couverture végétale herbacée au sol, qui sera maintenue et entretenue, participera à réduire les ruissellements et l’érosion des sols. Par ailleurs, la topographie générale du site sera peu modifiée (mise en pente douce des talus), et ne changera pas les axes d’écoulement. 

Caractérisation de l’incidence brute : la centrale photovoltaïque aura un effet sur l’écoulement des eaux, qui est de type négatif, indirect, permanent et de moyen terme. Son incidence est estimée très faible.

Le projet se situe hors de tout périmètre de captage d’alimentation en eau potable (premier captage présent à 790 m sur Lagnieu : source de Joyamoux). Il n’y aura

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Pollution des eaux Comme vu précédemment pour les effets sur les sols, en fonctionnement normal, la centrale photovoltaïque ne sera pas source de pollutions. Les fondations des structures et du poste de livraison seront en outre en béton armé, matériau inerte, insensible à l’eau. Le risque de pollution se limite à un risque accidentel : une fuite d’huile de refroidissement des transformateurs, qui seront enclos en bâtiment. L’impact sera donc contenu. Aussi, aucune pollution, même diffuse, n’est à craindre au droit des cours d’eau du secteur (site éloigné de 1,2 km du Buizin). 

Caractérisation de l’incidence brute : très faible à nulle, le risque de pollution des eaux par le projet étant de type négatif indirect, ponctuel et à moyen terme.

Caractérisation de l’incidence brute : le projet n’aura aucune incidence sur les risques naturels.

6.2.3. SYNTHESE Le projet s’implantant sur un espace perturbé (ancienne carrière remblayée), ses impacts sur le milieu physique sont limités.

Mise à disposition dans chaque local technique d’un kit anti-pollution.

Le projet modifiera légèrement la topographie existante en adoucissant les talus de remblais sans modifier de façon significative les écoulements. Il sera peu consommateur d’eau potable lors des travaux, et non consommateur en phase d’exploitation. Il n’exercera pas de pression sur la ressource en eau et n’impactera pas les captages d’alimentation en eau potable. Les surfaces imperméabilisées seront faibles et dispersées (locaux et fondations des structures/clôture).

Evaluation de l’incidence résiduelle sur la pollution des eaux et les écoulements : très faible à nulle.

Le principal risque est temporaire et réside dans la pollution accidentelle des sols et des eaux (surtout en phase travaux).

Mesures proposées

Réduction : 

Par rapport au risque naturel de retrait-gonflement des argiles, le projet s’inscrit au sein d’un territoire classé en aléa faible. Ce risque concerne surtout les éléments ayant des fondations. Ici, le projet s’implante hors contexte naturel, sur des sols remblayés.

6.2.2.4. INCIDENCES ET MESURES SUR LES RISQUES NATURELS •

Définition des effets

Feu, foudre, risque sismique, retrait-gonflement des argiles La commune d’implantation du projet n’est pas identifiée comme à risque de feu selon le DDRM de l’Ain. L’emploi du feu sera interdit en phase exploitation comme en phase de construction. Les équipements électriques seront confinés dans les locaux techniques sur dalle béton et la centrale solaire sera dotée d’une réserve incendie afin de maitriser tout risque de feu. Le projet n’aura par ailleurs pas d’incidence sur le risque sismique (secteur en aléa modéré). Vis-à-vis du risque de foudre, le projet ne modifiera pas l’activité orageuse naturelle. La centrale solaire sera dotée d’une protection contre la foudre conforme au guide de l’ADEME « Protection contre les effets de la foudre dans les installations faisant appel aux énergies renouvelables ».

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Le projet n’aura aucune incidence significative négative sur la gestion des risques majeurs d’origine naturelle et l’exposition des populations locales à ces risques. Aussi, les niveaux des incidences du projet sur les différentes composantes du milieu physique sont : - Nuls sur la météorologie en phase chantier, et positifs (réduction des GES) à très faible en phase d’exploitation, - Nuls sur la géologie et les risques majeurs, - Nuls à très faibles sur la topographie, sur les eaux souterraines et superficielles, - Très faibles sur les sols.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 82. Implantation du projet par rapport aux enjeux du milieu physique

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Tableau 36. Evaluation des Incidences brutes et résiduelles concernant le milieu physique Valeur de l’enjeu

Nul

Elément concerné

Phase

Très faible

Faible

Contexte initial et niveau d’enjeu du site d’implantation

Modéré

Fort

Très fort

Incidence brute Nature

Niveau d’intensité

Travaux

Aucun effet

Nul

Exploitation

Perturbations météorologiques (phénomène de hot-spot très localisé) Contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2) Formation d’ozone et émission de SF6

Météorologie

Exposition au risque de foudre : Nsg de 1,46/km²/an

Travaux et Exploitation

Travaux

Climat semi-continental à bon ensoleillement 1948 h / an, avec une moyenne de 26 j d’orage/an

Géologie

Topographie

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Géologie locale : alluvions fluvio-glaciaires et dépôts morainiques Formations du site d’implantation : remblais graveleux (graves sablolimoneuses) à argileux épais de plusieurs mètres Ancienne carrière remblayée avec talus Dénivelé maximal de 6 m, pentes orientées à l’est et au sud, zone de talweg derrière la déchèterie

Aucun effet (pas d’apport de terre, site avec remblais)

Modification de la topographie et perturbation des sols (adoucissement des talus de remblais, nivellement léger)

Durée

Mesures d’Evitement (E) Réduction (R) ou Suivi (S)

Objectifs des mesures

Incidence résiduelle

-

-

-

Nul

-

-

Nul

-

-

Positif

-

-

Très faible

Nul

Positif

Durée d’exploitation de la centrale (30 ans)

Très faible

Très faible

-

-

-

Très faible

Très faible (construction)

3 premiers mois du chantier

-

-

Très faible

Nul (démantèlement)

Travaux de démantèlement

-

-

Nul

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Elément concerné

Phase

Contexte initial et niveau d’enjeu du site d’implantation

Travaux

Sols

Travaux et exploitation

Sols du site d’implantation issus de l’ancien réaménagement de la carrière : terre végétale mince par endroits, remblais graveleux à argileux (sablo-limoneux à argileux)

Nature

Tassement des sols, création d’ornières par les engins Glissement de sols dans les pentes Envol de poussières en cas de vent important par temps sec

Pollution accidentelle des sols

Tassement des sols lié à la présence de structures lourdes Assèchement du fait de l’ombrage des structures

Exploitation

Travaux

Incidence brute

Eaux souterraines et superficielles

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Site éloigné de tout captage AEP

Consommation d’eau potable faible

Intensité

Faible

Faible

Faible Très faible Très faible

Durée

Durée du chantier (construction + démantèlement)

Temporaire, ponctuelle

Durée d’exploitation de la centrale (30 ans)

Durée du chantier

Mesures d’Evitement (E) Réduction (R) ou Suivi (S)

Objectif des mesures

Incidence résiduelle

(fondations des structures adaptées) ST1 : Suivi environnemental du chantier RT2 : Organisation environnementale du chantier : réalisation des travaux évitant les périodes pluvieuses, limiter les interventions aux abords des talus, arrosage en cas d’envol de poussières RT4 : Renforcement du couvert herbacé en fin de chantier ST1 : Suivi environnemental du chantier RT2 : Organisation environnementale du chantier : mesures en cas de pollution accidentelle, fosse de récupération de la laitance béton

Limiter au maximum la dégradation des sols Limiter l’envol de poussières au-delà de la zone de chantier Favoriser un couvert végétal maintenant les sols

Très faible

Limiter les risques de pollution des sols et de diffusion vers la nappe

Très faible

(fondations des structures adaptées)

Assurer la stabilité des installations

Très faible

-

-

Très faible

-

-

Très faible

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Elément concerné

Phase

Travaux

Exploitation

Eaux souterraines et superficielles

Eaux souterraines et superficielles

Travaux Exploitation

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Risques naturels majeurs

Contexte initial et niveau d’enjeu du site d’implantation

2 nappes : Alluvions de la Plaine de l’Ain et Miocène, vulnérables aux pollutions agricoles (N, P, pesticides) et aux prélèvements Site du bassin versant du Buizin (Ain), non traversé par un cours d’eau En zone vulnérable aux nitrates et zone sensible à l’eutrophisation Ecoulements naturels des eaux pluviales et de ruissellement sur la parcelle

Aléa sismique modéré Site non identifié à risque pour le feu de forêt ou les mouvements de terrain, hors zone à risque d’inondation Aléa retrait-gonflement des argiles faible

Incidence brute Nature

Intensité

Pollution accidentelle possible des eaux (fuite d’huile / gasoil) par infiltration ou ruissellement

Faible

Pollution accidentelle possible des eaux (fuite d’huile / gasoil) par infiltration ou ruissellement

Très faible

Modification des écoulements par imperméabilisation (locaux, citerne, fondations et piste lourde : 0,145 ha) Pas de raccordement et de consommation d’eau potable

Aucun (implantation éloignée des zones de risques majeurs, sur site artificialisé)

Très faible

Durée

Ponctuelle pendant la durée du chantier

RT2 : Organisation environnementale du chantier : aire et bacs étanches, mesures dans l’éventualité d’une pollution accidentelle ST1 : Suivi environnemental du chantier

-

(Kits anti-pollution et bacs à disposition dans les locaux techniques)

Permanente pendant la durée d’exploitation de la centrale

Nul

Nul

Mesures d’Evitement (E) Réduction (R) ou Suivi (S)

-

Objectif des mesures

Incidence résiduelle

Très faible Eviter les pollutions des nappes et eaux superficielles Très faible

-

-

Très faible

-

-

Nul

-

-

Nul

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

6.3. INCIDENCES ET MESURES CONCERNANT LE MILIEU NATUREL Rappel des principaux enjeux naturels identifiés

-

-

Le site d’étude est : -

Situé hors de tout périmètre d’espace naturel d’inventaire ou protégé ;

-

Constitué de milieux perturbés (ancienne carrière) sans intérêt patrimonial notable, colonisés par plusieurs plantes exotiques envahissantes ;

-

Doté d’une flore commune, à diversité assez faible (absence d’espèces menacées ou protégées), présence toutefois de deux espèces de pelouses sèches, déterminantes ZNIEFF ;

-

-

Au niveau faunistique, caractérisé par les enjeux suivants : o avifaune : enjeu faible (3 espèces d’intérêt patrimonial au sein du site d’étude) L’enjeu avifaunistique qualifié de modéré dans l’état initial intégrait les abords du site (bois, cultures et prairies) où nichait en particulier le Bruant proyer et qui est absent du site. o chiroptères : enjeu faible (7 espèces, aucun gîte, fréquentation surtout des lisières), o mammifères terrestres : enjeu faible, o herpétofaune : enjeu faible (absence d’amphibiens), o entomofaune diversifiée : enjeu modéré (un papillon protégé à l’échelle nationale et 3 autres espèces patrimoniales) ; Compris dans un secteur où passe un corridor fuseau d’intérêt régional, d’axe Est-Ouest, reliant les massifs forestiers autour de Lagnieu.

6.3.1. INCIDENCES ET MESURES EN PHASE TRAVAUX 6.3.1.1. INCIDENCES ET MESURES SUR LES HABITATS •

-

Suppression du couvert végétal (débroussaillage, décapage/ terrassement) incluant des espèces sensibles et/ou des habitats naturels d’intérêt et/ou destruction ; Altération d’habitats semi-naturels par tassement, piétinement ou perturbation de l’alimentation hydraulique ; Pollutions du milieu naturel modifiant les caractéristiques physicochimiques des sols engendrant une altération des cortèges végétaux ; Apport d’espèces de flore exogènes à caractère envahissant et/ou dispersion de germes d’espèces végétales envahissantes hors du site.

Le projet n’aura aucun effet sur les zonages d’inventaire distants du projet (ZNIEFF à min. 1,5 km – Bas-Bugey), son aire d’influence se limitant au site d’implantation et ses abords. Destruction/altération d’habitats naturels Le débroussaillage préalable, la circulation des engins dans l’emprise chantier, le montage des installations et la construction des pistes et bâtiments entraîneront la disparition quasi-totale de la végétation en place sur l’emprise étudiée. L’implantation du projet impactera 3,69 ha couverts par cinq types d’habitats non patrimoniaux, à enjeu faible (cf. Figure 83) : -

1,70 ha de fourrés à Robinier et ronciers, 0,95 ha de mosaïque de fourrés à Robinier et prairie rudérale sèche, 0,43 ha de pelouse rudérale sur cailloux et friche à Peuplier, 0,30 ha de pelouse rudérale ouverte sur cailloux, 0,27 ha de boisement caducifolié à Robinier et fourrés arbustifs, 0,04 ha de phragmitaie sèche.

La lisière boisée sud sera préservée de toute intervention. Les fourrés à Robinier et prairie rudérale sèche seront supprimés de façon définitive au profit d’un couvert herbacé, qui sera favorisé en phase d’exploitation sur l’ensemble de la centrale photovoltaïque. Les fourrés à Robinier et ronciers seront supprimés pour aménager la piste lourde et les postes électriques, et installer les structures photovoltaïques.

Définition des effets

Le projet peut avoir différents types d’effets directs sur les végétations en place : Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Le projet supprimera ainsi les habitats fermés ou semi-ouverts (boisés à buissonnants), et favorisera un couvert herbacé ne concurrençant pas la production électrique de la centrale. Les surfaces qui seront artificialisées concernent : les bâtiments (deux locaux techniques de 97,15 m2), la citerne (42,3 m2), la piste lourde avec les aires de grutage ou SDIS (1205 m2), et ponctuellement les fondations des structures (170 m2 max) et de la clôture (27 m2). Au total, cela représente environ 0,154 ha, soit 4,17% de la surface totale de la centrale photovoltaïque. La perte permanente d’habitats engendrée par le projet représente une incidence directe faible au vu des faibles surfaces artificialisées de façon durable et de leur nature. Par ailleurs, le raccordement externe de la centrale au réseau public d’électricité n’engendrera pas d’incidence particulière : le poste de livraison sera directement relié à la liaison souterraine passant à proximité immédiate de la centrale au niveau de la route. Mis à part la chaussée, aucun autre milieu ne sera traversé. Les travaux favoriseront dans un premier temps une colonisation des sols par des espèces sauvages annuelles à bisannuelles, typiques des friches ou des cultures sarclées, qui se mêleront aux espèces déjà présentes (dans la banque de graines des sols en place ou des parties non dégradées). Les premières années seront caractérisées ainsi par une moindre densité de végétation. 

Caractérisation de l’incidence brute : l’effet négatif du projet sur les milieux présents (milieux non patrimoniaux à faible enjeu écologique), qui est de type direct, temporaire et/ou permanent est évalué à faible.

Altération indirecte d’habitats naturels

Figure 83. Habitats impactés par le projet Au niveau des formations de pelouses sur cailloux, une partie sera détruite lors des terrassements affectant les talus de remblais. Puis, la circulation des engins dans l’emprise chantier entraînera la disparition ou la dégradation d’une grande partie du couvert au sol favorisant une mise à nu des sols.

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Comme pour les sols, le chantier peut générer des pollutions accidentelles pouvant altérer la qualité des habitats en place (fuite d’huile ou d’hydrocarbures) et nuire à la flore et donc aux végétations. La circulation des engins soulevant des poussières pourra indirectement impacter les milieux les plus proches (bois de robinier, carrière, voire prairie à l’est de la route d’accès) en cas de vent fort par dépôt sur la végétation. Cette incidence temporaire indirecte sera néanmoins effacée après des pluies. 

Caractérisation de l’incidence brute : les effets indirects du chantier sur les habitats (pollution, dépôt de poussières) seront temporaires, à court terme et à très faible incidence.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Mesures proposées

Réduction : -

Préservation des pelouses à très forte densité d’Origan ; Mesures préventives : réduction des emprises travaux au minimum et balisage de la zone de chantier ; Arrosage des zones circulées ou de travaux en cas d’envol important de poussières ; Application de mesures de prévention/lutte dans l’éventualité d’une pollution accidentelle par déversement (confinement des produits polluants, kit anti-pollution) ; Renforcement du couvert herbacé en fin de chantier : semis d’un couvert herbacé avec Origan sur les zones dénudées ou clairsemées.

Evaluation des incidences résiduelles sur les habitats : très faible.

6.3.1.2. INCIDENCES ET MESURES SUR LA FLORE •

Définition des effets

Destruction d’espèces communes de flore La phase de travaux entraînera la destruction d’une flore globalement commune et en partie rudérale. Comme évoqué précédemment, une recolonisation progressive par ces mêmes espèces en phase d’exploitation est possible à partir de la banque de graines du sol et des zones herbacées non ou peu impactées. Deux espèces végétales vivaces poussant sur les pelouses font toutefois partie des espèces déterminantes ZNIEFF. Il s’agit de l’Orchis pyramidal et de l’Immortelle des dunes, espèces non menacées à faible enjeu de conservation (considérées à préoccupation mineure sur la liste rouge Rhône-Alpes). Le projet impactera en effet les deux stations d’Orchis pyramidal recensées (soit 40 à 50 pieds) – cf. Figure 84. Il s’implantera en partie sur la zone de pelouse sèche occupée par l’Immortelle (totalisant 40 à 30 pieds), derrière la déchèterie. 

Caractérisation de l’incidence brute : l’incidence permanente directe et à court terme du projet sur la flore est jugé faible, les espèces végétales impactées étant communes, et à faible enjeu de conservation.

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Dispersion ou introduction d’espèces invasives Actuellement, plusieurs espèces végétales exogènes à caractère invasif avéré ou potentiel sont présentes sur le site du projet, de façon ponctuelle ou plus largement répartie : -

Espèces annuelles à bisannuelles : Erigéron annuel, Ambroisie, Vergerette du Canada et Onagre bisannuelle (cf. Figure 43) ; Espèces vivaces : Robinier, Vigne vierge, Buddléia, Renouée du Japon, Galéga officinal et Solidage du Canada.

Lors du débroussaillage préalable et des terrassements, ainsi que pendant le reste du chantier, les véhicules utilisés peuvent disperser des germes sur le site (racines, graines, fragments de tige), et en exporter sur d’autres chantiers ou dans des habitats naturels traversés. Inversement, les véhicules de chantier peuvent aussi apporter de nouvelles espèces par leurs roues ou chenilles ou par les matériaux qu’ils apportent sur site. Aucun apport de terre n’est nécessaire pour la réalisation de la centrale. Des matériaux en provenance de carrière (de type grave non traitée, donc normalement non contaminés) seront utilisés pour la voirie. Le risque d’apport d’espèce de flore exogène est donc réduit dans ce cas. Par contre, le risque de dispersion de ces espèces dans d’autres habitats, par les camions sortant du chantier, est fort. Un arrêté préfectoral règlemente la lutte contre l’Ambroisie, plante allergisante. L’article 8 du 3 juin 2013 impose l’élimination des plants d'Ambroisie avant la pollinisation et impérativement avant le début de la grenaison. Elle est obligatoire avant le 15 août de chaque année. 

Caractérisation de l’incidence brute : le risque indirect négatif de contamination par le chantier de la flore indigène par des espèces envahissantes est jugé fort. L’effet sur la végétation peut être à long terme (contamination durable).

Mesures proposées

Evitement : -

Préservation de pelouses sèches, permettant d’éviter d’impacter la station principale d’Orchis pyramidal ; Mise en place de mesures préventives contre l’export d’espèces végétales invasives : lavage des engins sortant, certification par l’entreprise de l’origine des matériaux importés … ;

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Réduction : 

Mesures de lutte contre les espèces végétales invasives.

Les principaux enjeux concernent les insectes :

Evaluation de l’incidence résiduelle : l’incidence sur la flore invasive est jugée très faible, permanente et à long terme.

6.3.1.3. INCIDENCES ET MESURES SUR LA FAUNE (cf. diagnostic au chap. 4.2.5). Au droit du site d’implantation (environ 3,7 ha), les oiseaux sont représentés par des cortèges de passereaux de milieux ouverts à forestiers (1 à 2 couples par espèces : Fauvette à tête noire, Merle noire, Pigeon ramier, Rouge-gorge… Quelques espèces d’oiseaux à enjeu de conservation (espèces quasi-menacées à vulnérables) ont été observées nicheuses sur les 33 espèces recensées sur la zone prospectée : -

Au sein de l’emprise : le Tarier pâtre et le Bruant jaune, entre la carrière en activité et le site d’étude ;

-

Aux abords immédiats de l’emprise : Pie bavarde, Verdier d’Europe et Tourterelle des bois dans les bois de Robinier périphériques.

Trois rapaces ont été contactés dans l’environnement local (Buse, Faucon crécerelle et Milan noir), mais aucun n’a été observé en vol, en chasse ou comme nicheur au niveau du site et ses abords. Ce dernier semble d’ailleurs peu favorable à la chasse pour ces rapaces (fermeture du milieu et dérangement proche dû aux activités anthropiques). Aucune espèce d’amphibien n’est présente. Trois espèces de reptiles communs fréquentent les milieux chauds et ensoleillés du site : Lézards vert et des murailles, la Couleuvre verte et jaune. Le site ne comprend pas de gîte arboricole ou bâti favorable aux chiroptères. L’enjeu chiroptérologique est faible. L’activité de chasse ou de déplacement des chiroptères (pipistrelles, murin) se concentre sur les lisières boisées périphériques. Sur les 7 taxons identifiés, 5 taxons à statut de conservation, la Barbastelle, la Pipistrelle commune, la Sérotine, la Noctule de Leisler et le Petit rhinolophe ont été contactés de façon ponctuelle (hormis la pipistrelle qui est plus abondante). Les quelques espèces de mammifères terrestres contactées (Chevreuil, Lièvre, Renard) sont communes.

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-

diversité en insectes pollinisateurs sur les pelouses sèches (espèces du PNA,

-

présence d’une petite population d’Azuré du Serpolet, espèce protégée quasi-menacée en région (qui se reproduit in situ) dont la plante hôte (l’Origan) est bien présente sur le site,

-

présence de 3 autres espèces non protégées à statut : Azuré des coronilles et Criquet tacheté (quasi-menacé et menacé en région) et l’Ecaille chinée (sans enjeu de conservation mais espèce figurant à l’Annexe 2 de la directive Habitat).

Définition des effets

Dérangement en phase travaux Pendant la phase de chantier, la circulation des engins, les émissions sonores et les vibrations sont susceptibles de provoquer l’effarouchement de la faune sauvage (petite et moyenne faune terrestre, faune se réfugiant dans des anfractuosités du sol, avifaune) présente sur site ou en lisière. Ce dérangement sera important en particulier lors des premières phases de débroussaillement, nivellement du terrain, et aménagement de la piste lourde. Toutefois, la faune fréquentant le site d’implantation en alimentation ou en repos pourra facilement fuir et se réfugier dans les milieux alentours (bois, haies, prairies). Pertes de sites de repos, d’alimentation et de reproduction Le projet induira la destruction ou l’altération d’environ 3,7 ha d’habitats à enjeu faible pour la faune, mis à part pour les insectes à enjeu modéré (Azuré du Serpolet, insectes pollinisateurs). Les espèces de la biodiversité ordinaire, ainsi que l’Azuré des coronilles et le Criquet tacheté pourront, lors des travaux, trouver d’autres milieux favorables aux alentours (prairies ouvertes) puis, revenir coloniser le site qui comprendra une végétation herbacée sous les panneaux. Les insectes pollinisateurs ne trouveront par contre par des milieux aussi riches en plantes mellifères aux alentours. La perte d’habitat impactera très fortement l’Azuré du Serpolet. Les surfaces occupées par l’Origan dans la zone de prospection autour du site d’étude couvrent

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

2,8 ha – cf. Figure 50. Le projet impactera 1,724 ha (soit 61,7%) de la surface occupée par sa plante hôte, qui est aussi présente de façon diffuse dans l’environnement local (bords de chemin, et lisières des bois, pâtures). Toutefois, aucun autre habitat riche en Origan (tels que des pelouses sèches) et de taille similaire n’est présent à faible distance du projet. Par ailleurs, l’espèce hiverne sous forme de chenille dans les fourmilières du genre Myrmica, qui risquent d’être détruites lors des travaux de débroussaillage, de terrassement et de voirie en particulier. Aussi son habitat hivernal sera aussi impacté. La population présente est par ailleurs petite (5 à 6 individus observés, soit sans doute une population pouvant dépasser une dizaine d’individus vu la superficie d’habitats favorables). 

Sur l’ensemble des zones de travaux, la circulation des engins peut engendrer un risque de collision ou d’écrasement de la petite faune au sol. Cela peut concerner : des insectes au stade adulte ou larvaire (dont l’Azuré du Serpolet, l’Azuré des Coronilles, le Criquet tacheté), et les micromammifères. Le déboisage et les terrassements impacteront aussi fortement la faune du sol, en particulier les fourmis hôte de l’azuré et les reptiles qui se réfugient dans des caches l’hiver. Les trois espèces de reptiles présentes (lézards et Couleuvre verte et jaune) possèdent toutefois une certaine capacité de fuite. Si les travaux débutent en période de reproduction, le risque de mortalité concernera aussi l’avifaune nicheuse au sol ou dans les broussailles (Tarier pâtre, Fauvette à tête noire, Pouillot véloce …). Caractérisation de l’incidence brute : un risque de destruction d’individus d’espèces de faune demeure possible. Aussi, les incidences négatives et à court terme du chantier sur les populations animales sont évaluées à très fort pour l’Azuré du Serpolet, modérées pour l’avifaune et les insectes de milieux ouverts en cas de démarrage des travaux en période de reproduction (mars à août), et à faibles pour les autres groupes d’espèces.

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Mesures proposées

Evitement : -

Délimitation des emprises travaux réduites au minimum

Réduction : -

Caractérisation de l’incidence brute : le dérangement et la perte d’habitats induit par le projet en phase travaux, qui seront indirects et temporaires, auront une incidence faible sur la majorité de la faune présente. Cette incidence sera modérée si les travaux débutent en pleine période d’activité et de reproduction de la faune (mars à août) et pour les insectes pollinisateurs. L’incidence sera très forte sur l’Azuré du Serpolet.

Risque de mortalité d’individus par collision

-

-

Démarrage des travaux (débroussaillage et terrassements) en automnehiver pour éviter la majorité des impacts de destruction directe sur la faune terrestre et les oiseaux, ce qui rendra le milieu inhospitalier, permettant ainsi de diminuer fortement la probabilité de présence d’animaux sur site pendant le chantier Renforcement et maintien d’un couvert végétal de type pelouse sèche après travaux : semis d’un couvert herbacé avec Origan sur les zones dénudées ou clairsemées Préservation des surfaces à forte densité d’Origan dans l’emprise clôturée de la centrale photovoltaïque (zone susceptible d’héberger également des fourmis hôte)

Evaluation de l’incidence résiduelle : les mesures proposées permettent de réduire fortement le risque de mortalité d’espèces par collision ou écrasement et de reconstituer un habitat de pelouses sèches. Aussi l’incidence temporaire et à court terme du chantier sur le dérangement de la faune et la perte d’habitat est estimée à : o

très faible pour les oiseaux, les mammifères et les insectes

o

fort pour l’Azuré du Serpolet

Vis-à-vis du risque de destruction indirecte d’espèces, les travaux à court terme du chantier auront une incidence : o

très faibles à nuls pour les oiseaux (grâce au démarrage des travaux hors période de reproduction), les mammifères

o

faibles pour les reptiles et les insectes

o

fort pour l’Azuré du Serpolet (destruction d’individus hébergés dans les fourmilières, fragilisant la petite population existante).

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

6.3.2. INCIDENCES ET MESURES EN PHASE EXPLOITATION 6.3.2.1. INCIDENCES ET MESURES SUR LES HABITATS •

Définition des effets

Dégradation ou modification directe des habitats Après les travaux, la centrale photovoltaïque sera progressivement recolonisée par la flore locale. Les travaux auront « rajeunis » les milieux ouverts et une flore de type « pelouse ou prairie sableuse » est susceptible de se développer. L’entretien annuel de la végétation au sein de la centrale sera effectué en réalisant une fauche ou un broyage sans utilisation de produits phytosanitaires. Il vise en premier lieu à ne pas créer d’ombrage sur la partie basse des panneaux solaires (entravant la production d’énergie solaire) et à maintenir une bonne tenue des sols par la pérennisation d’un couvert. Le risque de pollutions chimiques par fuite accidentelle ou non (d’huile, de gasoil) et le risque d’envol de poussières (dépôt sur la végétation) sera très faible, les interventions techniques sur les installations se limitant à de la maintenance.

L’ombre portée théorique au sol variera entre 3 ha de surface cumulée et 10 ha en fonction de l’heure de la journée et de la période de l’année. Toutefois, les écarts entre les panneaux laisse passer de la lumière comme le montre la photographie suivante, formant alors une ombre portée fractionnée, permettant le développement de la végétation. L’ombrage plus fréquent sous les panneaux peut toutefois occasionner la perte des espèces les plus héliophiles au profit d’espèces d’ombre, souvent plus rudérales. 

Caractérisation de l’incidence brute : en phase exploitation, le projet aura des Incidences permanentes et temporaires à moyen terme très faibles sur la végétation herbacée de la centrale.

• 

Gestion de la végétation herbacée de la centrale sans phytosanitaires

Evaluation de l’incidence résiduelle : très faible

6.3.2.2. INCIDENCES ET MESURES SUR LA FLORE

Effet d’ombrage sous les panneaux Les structures porteuses des panneaux photovoltaïques ou tables hautes de moins de 3 m induiront un ombrage sous les panneaux et dans l’environnement proche.

Mesures proposées

Définition des effets

Entretien de la végétation empêchant la floraison d’espèces patrimoniales En phase exploitation, aucun travail du sol n’aura lieu et la fréquentation sera faible. L’entretien annuel de la végétation par broyage ou fauche peut toutefois empêcher la floraison de certaines plantes selon l’époque à laquelle il intervient. La majorité de la flore présente sur le site est toutefois commune. Les deux espèces à statut présentes sont non protégées ou menacées, mais déterminantes ZNIEFF (Orchis pyramidal et Immortelle). 

Caractérisation de l’incidence brute : en l’absence de traitement, l’incidence directe sur la flore est jugé faible, permanent et à long terme.

Dispersion ou introduction d’espèces invasives Photographie 46. Aperçu de l’ombrage provoqué par les sheds d’une centrale photovoltaïque en recolonisation végétale spontanée : 1 an et 4 ans après travaux BD ECO-STRATEGIE

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Plusieurs espèces végétales envahissantes sont actuellement présentes sur site et peuvent se propager aux alentours (par le vent, les véhicules de transport,…), le site ne faisant l’objet d’aucune gestion.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Les circulations ponctuelles au sein de la centrale seront limitées aux véhicules ou machines utilisés pour la maintenance de la centrale et le fauchage. Pour la maintenance manuelle, le véhicule sera garé en priorité sur la piste lourde.

négligeable au regard de l’ensemble du projet (139,45 m2 sur les 3,7 ha de la centrale). La piste lourde (non goudronnée) pourra être utilisée par la faune thermophile (orthoptères en particulier).

Un risque d’apport ou de dispersion d’espèces végétales envahissantes (Erigéron annuel, Ambroisie, …) par les véhicules de maintenance ou d’entretien demeure néanmoins, en l’absence de gestion particulière.

Le milieu sera globalement plus ouvert qu’initialement malgré l’encombrement de l’espace par les tables de modules photovoltaïques, ce qui peut défavoriser les espèces nichant dans les broussailles et favoriser de nouvelles espèces de milieux agricoles cultivés ou pâturés comme l’Alouette des champs.

Caractérisation de l’incidence brute : en l’absence de traitement, la phase exploitation aura un effet négatif sur la flore sauvage permanent et à long terme. Son incidence est jugée modérée.

Mesures proposées

Evitement : -

Gestion de la végétation herbacée de la centrale sans traitements chimiques Gestion du couvert herbacé prenant en compte les espèces exotiques invasives - Mise en place de mesures préventives : o Certification par l’entreprise effectuant l’entretien de la végétation que ses engins soient dépourvus de tout germe de végétaux exogènes à caractère envahissant o Contrôle, nettoyage des engins et matériels ayant servi à l’entretien de la centrale.

Gestion du couvert herbacé prenant en compte les espèces invasives (Ambroisie) et les besoins de la faune

Evaluation de l’incidence résiduelle : très faible sur la flore

6.3.2.3. INCIDENCES ET MESURES SUR LA FAUNE •

Définition des effets

Altération /Perte d’habitats (nourrissage, repos …) Les panneaux étant surélevés, la consommation de surface n’est due qu’à la présence des locaux techniques et de la citerne, qui représentent une surface

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Caractérisation de l’incidence brute : la perte durable d’habitats liée aux bâtiments et à la citerne représente, et à la modification des habitats sera permanente à moyen terme. Son incidence sur la faune est évaluée à faible.

L’entretien annuel du couvert, selon la date de passage, peut impacter les oiseaux nicheurs et l’entomofaune (insectes butineurs ou pondant sur les fleurs) en empêchant ou retardant les floraisons des plantes à fleurs. L’Azuré du Serpolet peut être particulièrement concerné avec sa plante hôte l’Origan qui fleurit de fin juin à septembre. 

Réduction : -

La centrale photovoltaïque présentera une plus faible diversité d’habitats par rapport à la mosaïque d’habitats présente initialement (fourrés arbustifs, pelouses, robineraie, ronciers). Elle offrira donc moins de caches pour abriter la faune terrestre, et en particulier les reptiles. Par contre, le développement de son couvert herbacé et le maintien des lisières boisées périphériques permettront le développement des insectes (orthoptères, lépidoptères…), source de nourriture pour l’avifaune et les reptiles.

Caractérisation de l’incidence brute : l’incidence du broyage d’entretien peut être très faible à modéré selon la date de passage.

Perturbation de la faune En phase d’exploitation, le site sera très peu fréquenté, les interventions humaines étant limitées à l’entretien/maintenance. Aussi le dérangement occasionné sur la faune sera très ponctuel et non significatif. L’encombrement de l’espace par les installations (disposées en lignes discontinues, hautes de moins de 3 m) pourrait modifier les comportements de la faune volante : évitement ou contournement de la zone aménagée. Cet effet dépend aussi du relief environnant et de la présence de structures verticales avoisinantes (clôtures, bois, haies, …). En raison de la hauteur totale jusqu’à présent relativement réduite des installations des parcs photovoltaïques, aucun comportement d’évitement de grande envergure n’a été observé. La faune locale s’habitue d’ailleurs aux équipements.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Les panneaux peuvent servir de perchoir aux oiseaux, tel que le Faucon crécerelle ; la nidification d’espèces de passereaux nichant au sol (telles les alouettes) est également constatée entre les lignes de panneaux dans les parcs en activité. Dans certaines conditions lumineuses, les éléments du paysage peuvent se refléter sur les surfaces modulaires ; les modules à couche mince sont les plus susceptibles de présenter cet inconvénient, en raison de leur couleur foncée et de leurs surfaces généralement lisses. Ces reflets peuvent potentiellement gêner les oiseaux lors de leur déplacement en vol. Les panneaux utilisés sont cependant traités anti-reflet. A ce jour, aucun indice de perturbations de l’avifaune dues à des effets optiques liés à la nature des panneaux photovoltaïques n’a été observé. Des observations réalisées sur une installation photovoltaïque allemande de grande envergure, située à proximité du canal Main-Danube et d’une zone occupée toute l’année par des espèces d’oiseaux aquatiques très variées, n’ont révélé aucun changement dans la direction de vol (attraction, contournement) des oiseaux survolant l’installation, quelle que soit l’espèce considérée. Ici, l’enjeu apparaît marginal compte tenu de la faible surface du projet (3,7 ha). La lumière du soleil est polarisée par la réflexion des rayons lumineux sur des surfaces lisses et brillantes ; cela peut également provoquer des gênes pour certains insectes aquatiques qui pourraient confondre les surfaces modulaires avec des étendues d’eau. Ce risque concernerait les libellules. Or, le site du projet est éloigné de tout point d’eau et aucune espèce d’odonate n’a été recensé pendant les inventaires. La centrale photovoltaïque créera des espaces d’ombre assez fixe sous les panneaux et de l’ombre portée autour, variant avec la position du soleil. Les espèces d’insectes les plus héliophiles (orthoptères en particulier) éviteront vraisemblablement les zones ombragées sous les modules, sans toutefois fuir totalement la zone de la centrale. Concernant les champs électromagnétiques, seuls les gros animaux sont vulnérables aux champs variables, car la densité de courant dans les tissus augmente en proportion avec la taille de l'animal. Les seuls cas connus sont la pathologie des vaches exposées au champ électrique à 50 Hz et, dans une moindre mesure, pour des ovins. Signalons que les onduleurs génèrent des ultrasons à leur fréquence de découpage. Ces ultrasons de forte amplitude qui sont inaudibles à l'homme, font fuir les animaux (chiens et chats) dont la bande passante de l'audition dépasse 20 kHz. Ce bruit peut dépasser dans certains cas 100 dB(A) près d'un onduleur. L’émission de champs électrique et magnétique peut avoir un effet sur le comportement des chiroptères qui utilisent l’écholocation

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pour accomplir leurs cycles de vie (recherche de nourriture, de partenaires, …). Actuellement, aucune étude n’a révélé d’impacts significatifs des parcs solaires photovoltaïques au sol sur le comportement de ce groupe d’espèces. L’ajout d’éclairage peut par ailleurs avoir un effet négatif sur les populations de chiroptères par l’attrait d’espèces ubiquistes et l’effarouchement d’espèces lucifuges. La centrale solaire ne sera cependant pas dotée d’éclairage. 

Caractérisation de l’incidence brute : le projet aura une très faible incidence sur la faune en phase exploitation. Les effets de perturbation seront indirects, permanent et à moyen terme.

Mesures proposées

Evitement : -

Gestion du couvert herbacé de la centrale o sans traitements chimiques (absence d’emploi de pesticides ou de produits phytocides) o en adéquation avec les enjeux de lutte contre l’Ambroisie et de limitation de la hauteur du couvert, l’évitement de la période de reproduction pour la faune des milieux herbacés sera prise en compte dans les passages d’entretien du couvert (fauche/broyage tardif) pour permettre l’installation des insectes et des oiseaux).

Réduction : 

Aménagement de caches pour les reptiles (pierriers)

Evaluation de l’incidence résiduelle : très faible

6.3.2.4. INCIDENCES

ET MESURES SUR LES CONTINUITES

ECOLOGIQUES Le site même d’implantation de la centrale photovoltaïque est situé dans un secteur de corridor écologique recensé au SRCE Rhône-Alpes, reliant entre Lagnieu et Vaux-en-Bugey les grands massifs boisés présents à l’ouest (Bois de Leyment/Bollérin) et à l’est (Bois des Sonnailles préfigurant le massif du Bugey).

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Définition des effets

Obstacle aux déplacements de la faune terrestre Les parcs solaires photovoltaïques au sol présentent généralement une faible hauteur des modules installés. Ainsi, contrairement aux lignes à haute-tension ou aux éoliennes, une centrale solaire photovoltaïque au sol ne constitue pas un obstacle aérien pour les oiseaux et les chiroptères. La clôture grillagée de 2 mètres de hauteur qui ceinturera l’installation constituera un obstacle à la faune terrestre. Son maillage permettra cependant le passage de rongeurs, d’amphibiens et de reptiles. Le site d’implantation (3,7 ha environ) est accolé à une déchèterie clôturée à l’est (0,35 ha), et une carrière en activité (zone de travaux actuelle : 1,4 ha ~) avec un talweg important. Il est également proche d’un nœud routier (RD20a à 175 m et RD1075). Cet ensemble d’infrastructures et d’activité constitue déjà des surfaces peu favorables ou faisant obstacle au déplacement de la faune terrestre. Du fait de son emprise clôturée, le projet renforcera cet obstacle situé au centre du corridor fuseau qui possède un axe est-ouest. La moyenne et grande faune pourra toutefois contourner la centrale (qui fera environ au maximum 260 m x 175 m), par les lisières boisées et les espaces alentours au nord de la carrière (cultures/prairies) et au sud de la centrale (bosquets de Robinier, prairies) demeurant perméables au déplacement. 

Caractérisation de l’incidence brute : l’effet négatif du projet sur les continuités écologiques locales, de type permanent à moyen terme, aura une incidence évaluée à faible (obstacle à la moyenne et grande faune, mais ne remettant pas en cause la fonctionnalité globale du corridor : passage possible autour).

Les incidences du projet sur le milieu naturel sont présentées dans le tableau suivant. Elles sont plus importantes en phase de travaux. Mais, la majorité de la faune pourra facilement se reporter sur les lisières ou milieux agricoles périphériques au site. Les impacts se concentrent sur les pelouses sèches pour leur diversité en insectes, dont certains à enjeu de conservation (Azuré du Serpolet en particulier), et la présence de deux plantes déterminantes ZNIEFF, mais à faible enjeu de conservation. La mise en place des nombreuses mesures d’évitement et de réduction proposées permettront d’éviter une majorité d’incidences sur la faune et la flore. Le « démarrage des travaux hors de la période de reproduction pour la faune » permettra au projet d’éviter en particulier la destruction d’espèces d’oiseaux. La mesure préservant une zone (de 0,54 ha) comprenant les pelouses à forte densité d’Origan permet de réduire l’impact sur la population d’Azuré du Serpolet et sur l’entomofaune (dont insectes pollinisateurs). Le projet aura des Incidences résiduelles : - Très faibles à nuls sur les habitats et les végétaux, - Nuls sur les amphibiens (absents), - Faible en phase travaux sur les reptiles et très faible en phase exploitation, - Fort en phase travaux sur l’Azuré du Serpolet et faible en phase exploitation, - Très faibles sur les autres insectes, les oiseaux, les mammifères et les continuités écologiques.

Mesures proposées

Réduction : -

6.3.3. SYNTHESE

Aménagement de la clôture pour permettre à la petite et moyenne faune de traverser la centrale photovoltaïque Maintien d’un couvert herbacé au sol pouvant servir d’espace relais à la petite faune terrestre ou volante des milieux ouverts

Evaluation de l’incidence résiduelle : très faible

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Malgré la mise en place de mesures, d’habitats demeure sur les reptiles et nécessite une demande de dérogation et de destruction/altération de site d’espèces protégées.

un risque de destruction d’individus et l’entomofaune (Azuré du Serpolet), et pour destruction d’espèces protégées de reproduction ou aires de repos

Une mesure compensatoire sera proposée pour l’Azuré du Serpolet (cf. chap. 7.2).

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Tableau 37. Evaluation des Incidences brutes et résiduelles concernant le milieu naturel

Phase

Groupe concerné

Contexte actuel et niveau d’enjeu

Incidence brute Nature

Destruction / altération directe des habitats (3,7 ha)

Habitats

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Pas d’habitat patrimonial : milieux boisés dominés par le Robinier, fourrés arbustifs et ronciers, pelouses sèches Absence de zone humide

Durée

Faible

Phase travaux (6 mois max) + démantèlement

Habitats anthropiques et rudéraux, jeunes (carrière remblayée)

Travaux

Exploitation

Niveau d’intensité

Altération indirecte des habitats (pollution, poussières, circulation)

Très faible

Effet d’ombrage des panneaux

Très faible

Dégradation ou modification directe du couvert herbacé

Très faible

Mesures d’Evitement (E) Réduction (R) ou Suivi (S) EC1 : Choix du site - hors de tout zonage écologique ET3 : Préservation des pelouses sèches à forte densité d’Origan RT4 : Renforcement du couvert herbacé en fin de chantier : semis avec Origan sur les zones dénudées ou clairsemées ST1 : Suivi environnemental du chantier ET1 : Réduction au minimum de l’emprise travaux et délimitation ET2 : Mesures préventives contre la flore invasive RT2 : Organisation environnementale du chantier : arrosage des sols en cas d’envol important de poussières, mesures de prévention/lutte en cas de pollution accidentelle par déversement ST1 : Suivi environnemental du chantier

Objectif des mesures

Incidence résiduelle

Favoriser le développement de pelouses sèches

Très faible

Eviter le dépôt de poussières sur la végétation environnante Eviter la pollution des milieux

Très faible

Durée d’exploitation (30 ans)

-

-

Très faible

Durée d’exploitation (30 ans)

EE1 : Gestion de la végétation herbacée de la centrale sans produits phytosanitaires EE2 : Mesures préventives pour les espèces végétales invasives

Eviter les produits chimiques banalisant les habitats Eviter d’exporter des germes d’espèces invasives

Nul

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Phase

Groupe concerné

Contexte actuel et niveau d’enjeu

Incidence brute Nature

Destruction d’espèces communes

Travaux

Flore

Flore commune Présence d’une dizaine d’espèces exotiques envahissantes Absence d’espèces protégées ou menacées Deux plantes de pelouses déterminantes ZNIEFF (Orchis pyramidal, Immortelle)

Exploitation

Dispersion ou introduction d’espèces invasives (dégradant aussi la qualité des habitats)

Dispersion ou introduction d’espèces invasives (dégradant aussi la qualité des habitats) Destruction d’espèces communes Entretien du couvert impactant la floraison

Faune en général Travaux

Faune Oiseaux : espèces de passereaux communes

Décembre / 2017

Niveau d’intensité

Faible

Fort

Durée

Temporaire, ponctuelle

Phase travaux (6 mois max)

Modéré Durée d’exploitation (30 ans) Faible

Faible

Dérangement Perte de site de repos, d’alimentation ou de reproduction

Phase travaux (6 mois max) + démantèlement Modéré (en période de reproduction)

Mesures d’Evitement (E) Réduction (R) ou Suivi (S)

Objectif des mesures

Incidence résiduelle

Favoriser le développement de pelouses sèches

Très faible

Contrôler les espèces invasives avant floraison et éviter une dissémination par les engins Concurrencer la flore invasive (semis d’un couvert)

Très faible

Contrôler les espèces invasives avant floraison et éviter une dissémination par les engins

Très faible

Maintenir un cortège d’espèces sauvages de pelouses sèches

Très faible

EC1 : Choix du site - hors de tout zonage écologique RT1 : Démarrage des travaux hors période de reproduction, en automne-hiver ST1 : Suivi environnemental du chantier

Eviter la période d’activité principale de la faune (reproduction)

Très faible

ET1 : Réduction au minimum de l’emprise travaux et délimitation RT4 : Renforcement du couvert herbacé en fin de chantier

Eviter la dégradation des milieux proches Favoriser un milieu herbacé

Très faible

ET3 : Préservation des pelouses sèches à forte densité d’Origan (comprenant Orchis pyramidal et Immortelle) RT4 : Renforcement du couvert herbacé en fin de chantier ST1 : Suivi environnemental du chantier ET2 : Mesures préventives contre la flore invasive RT3 : Lutte contre les espèces végétales invasives (broyage préalable si besoin) RT4 : Renforcement du couvert herbacé en fin de chantier RE1 : Gestion du couvert herbacé prenant en compte les espèces invasives et la faune SE1 : Suivi de la végétation et de la flore envahissante EE1 : Gestion de la végétation herbacée de la centrale sans produits phytosanitaires

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Phase

Groupe concerné

Travaux Faune

Travaux Exploitation

Contexte actuel et niveau d’enjeu

Faune

Décembre / 2017

Faune

Incidence résiduelle

Durée

Mammifères : Faible activité chiroptérologique (7 taxons), hormis sur les lisières Absence de gîte 4 espèces terrestres communes

Dérangement Perte de site de repos, d’alimentation ou de reproduction Risque de mortalité d’individus d’espèces pour les mammifères terrestres

Faible

Phase travaux (6 mois max)

RT1 : Démarrage des travaux hors période de reproduction, en automne-hiver

Amphibien : aucune espèce

-

Nul

Permanente

-

-

Nul

Phase travaux (6 mois max) + démantèlement

-

-

Faible

Offrir des caches pour les reptiles au sein de la centrale

Très faible

Favoriser un milieu herbacé, et riche en Origan (plante hôte de l’azuré)

Très faible

Permettre le développement des insectes (habitat et alimentation)

Très faible

Préserver les pelouses à forte densité d’Origan favorables à la fourmi hôte

Fort

Reptiles : 3 espèces communes

Forte diversité en insectes, dont des pollinisateurs 3 espèces à statut de conservation Aucun odonate

Exploitation

Travaux

Objectif des mesures

Nature

Exploitation

Travaux

Mesures d’Evitement (E) Réduction (R) ou Suivi (S)

Niveau d’intensité

Travaux Faune

Incidence brute

1 espèce protégée : petite population d’Azuré du Serpolet (plante hôte Origan abondante)

Risque de mortalité d’individus, dérangement Faible Perte d’habitats (caches)

Durée d’exploitation (30 ans)

Perte et altération d’habitats, destruction d’individus (ressource en insectes)

Modéré

Phase travaux (6 mois max)

Altération d’habitats (gestion du couvert)

Faible

Durée d’exploitation de la centrale (30 ans)

Perte et altération d’habitat (plante et fourmi hôtes) Destruction d’individus

Très fort

Phase travaux (6 mois max)

ST1 : Suivi environnemental du chantier RE3 : Aménagement de caches (pierriers) RT1 : Démarrage des travaux hors période de reproduction ET3 : Préservation des pelouses à forte densité d’Origan RT4 : Renforcement du couvert herbacé en fin de chantier ST1 : Suivi environnemental du chantier EE1 : Gestion de la végétation herbacée de la centrale sans produits phytosanitaires RE1 : Gestion du couvert herbacé prenant en compte les espèces invasives et la faune ET3 : Préservation des pelouses sèches à forte densité d’Origan ST1 : Suivi environnemental du chantier

Très faible

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Phase

Groupe concerné

Contexte actuel et niveau d’enjeu 1 espèce protégée : Azuré du Serpolet

Exploitation

Exploitation

Toute la faune

Incidence brute

Durée d’exploitation (30 ans)

EE1 : Gestion de la végétation herbacée de la centrale sans produits phytosanitaires RE1 : Gestion du couvert végétal prenant en compte les espèces invasives et la faune

Pas d’intervention en période de floraison de l’Origan Eviter tout produit néfaste aux insectes et à la flore Permettre les floraisons des plantes mellifères

-

-

Très faible

RE1 : Gestion du couvert végétal prenant en compte les espèces invasives et la faune

Eviter la destruction d’individus de faune au sol lors de l’entretien du couvert végétal

Très faible

-

-

Très faible

Durée d’exploitation (30 ans)

-

-

Très faible

Phase travaux (6 mois max)

-

-

Durée d’exploitation (30 ans)

RE1 : Gestion du couvert herbacé prenant en compte la faune RE4 : Aménagement de la clôture pour le passage de la faune

Permettre à la petite et moyenne faune de traverser la centrale

Fort

Altération d’habitats (gestion du couvert, encombrement de l’espace, sols artificialisés)

Faible à modéré (si entretien effectué entre avril et août)

Très faible

Risque de mortalité d’individus d’espèces (lors de l’entretien de la végétation)

(si entretien effectué entre avril et août)

Très faible (hors reproduction)

Exploitation

Reptiles et insectes

Décembre / 2017

RE1 : Gestion du couvert végétal prenant en compte les espèces invasives et la faune

Altération d’habitats (pratiques d’entretien de la végétation)

Incidence résiduelle

Faible

Très faible

Modéré

Oiseaux

Exploitation

Durée d’exploitation (30 ans)

Durée

Faune

Continuités écologiques

Objectif des mesures

Nature

Perturbation : dérangement, reflets/ombrage des panneaux, CEM

Travaux

Mesures d’Evitement (E) Réduction (R) ou Suivi (S)

Niveau d’intensité

Site au sein d’un corridor du SRCE Attenant à des obstacles (carrière /déchèterie / nœud routier) Lisières favorables au déplacement de la petite faune locale

Perturbation (reflets/polarisation des panneaux) Modification de la répartition des espèce thermophiles (effet d’ombrage des panneaux)

Obstacle aux déplacements de la faune (clôture de la centrale)

Durée d’exploitation (30 ans)

Très faible

Très faible

Faible

Très faible

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 84. Synthèse des incidences du projet sur les principaux enjeux du milieu naturel Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

6.4. INCIDENCES ET MESURES CONCERNANT LE

6.4.1. INCIDENCES ET MESURES EN PHASE TRAVAUX ET DEMANTELEMENT

MILIEU HUMAIN

6.4.1.1. INCIDENCES ET MESURES SUR LA SANTE HUMAINE

Rappel des principaux enjeux identifiés -

-

-

-

-

Projet s’établissant à côté d’une déchèterie intercommunale et d’une carrière en activité (En Pallamont) bordé par des bois de robinier, dans un secteur agricole proche d’un nœud routier (RD20a/1075, entrée de ville nord de Lagnieu) Implantation sur une ancienne carrière remblayée (arrêt en 2004), en évolution naturelle Site d’étude éloigné des habitations (à plus de 330 m) et des centres d’intérêt touristiques Ambiance sonore caractérisée par un fond « routier » (RD20a et RD1075 classées bruyantes), et les activités proches (déchèterie / carrière exploitée) Réseaux proches : ligne électrique basse tension et liaison souterraine (poste de la déchèterie) pouvant recevoir la production électrique du futur parc solaire Site soumis potentiellement au risque TMD routier (RD 20a à 150 m), hors de tout périmètre de captage AEP Commune de Lagnieu non classée sensible à la qualité de l’air, mais marquée ponctuellement par des émissions de poussières et par l’ozone, avec comme sources locales de polluants atmosphériques : le transport (RD) et la carrière d’En Pallamont Zone 1AUx au PLU de Lagnieu, dédiée aux activités artisanales, industrielles et de service, qui autorise donc l’activité énergétique.

Mis à part le personnel travaillant à la carrière et la déchèterie (sans compter le public de passage), aucune population n’est proche du site du projet : les premières habitations étant à 333 m au nord-est. La population exposée à un risque éventuel sur la santé est ainsi réduite. Au niveau technologique, les panneaux photovoltaïques reposent sur l’emploi d’un conducteur faisant intervenir du silicium, deuxième élément le plus communément trouvé sur la surface de la terre. Cet élément non toxique est présent par exemple dans le sable et le quartz.

Définition des effets

Emissions de bruit et vibrations La phase de travaux est susceptible d’engendrer des nuisances sonores. Les vibrations liées à la phase de travaux sont en général négligeables et non néfastes pour la santé humaine. Lors de la réalisation des travaux de construction du projet, l’utilisation de matériels et d’engins de travaux publics (camions, grues, pelles, très ponctuellement grues, compresseurs, etc.) génèreront du bruit. À titre d’exemple, le niveau de bruit d’un engin de terrassement est compris entre 56 dB(A) et 65 dB (A) à 100 m de distance (ces valeurs sont ramenées à 59 dB (A) si deux engins fonctionnent simultanément). Les bruits générés respecteront les articles L. 571-1 et suivants du Code de l’environnement, les articles R.571-1 et suivants du Code de l’environnement et l’arrêté interministériel du 18 mars 2002 relatif aux émissions sonores dans l'environnement des matériels destinés à être utilisés à l'extérieur des bâtiments. Le chantier s’effectuera en outre aux heures légales de travail en respectant la trêve de repos hebdomadaire dans le cadre des prescriptions du Code du travail. Le projet respectera donc les objectifs réglementaires en matière de santé publique au regard des nuisances sonores (< 60 dB(A)). Le personnel travaillant sur la carrière limitrophe concerne les conducteurs d’engins (pelle/camion) source de nuisances sonores similaires à ceux des terrassements de la phase chantier.

Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Aussi le projet impactera surtout les employés de la déchèterie (1 à 2 agents le samedi), et secondairement les usagers, et en particulier lorsque les travaux auront lieu au plus près, sur la partie Est de l’emprise du projet. Mis à part la pose de la clôture, les travaux n’auront pas lieu au contact direct de la déchèterie, le projet s’en étant éloigné par la préservation d’une bande de pelouse sèche à Origan (Mesure ET3 p. 230230). Les travaux les plus bruyants auront lieu au début du chantier lors des opérations de débroussaillage et de terrassement (« bip » de recul, travail des engins), voire de fondations pour les pieux des structures, soit lors des trois premiers mois du chantier. Le montage des modules photovoltaïques (manuel) sera ensuite moins générateur de bruit. 

Caractérisation de l’incidence brute : le chantier créera un environnement sonore notable en journée, effet négatif, direct et temporaire. Le niveau de l’incidence est évalué à globalement faible (les travaux respecteront la règlementation sonore en vigueur sur la santé publique).

Emissions de poussières Les premières habitations sont éloignées du site (plus de 330 m au sud-ouest). Seuls les employés de la déchèterie (1 à 2 permanents travaillant surtout en extérieur) et les usagers de passage sont susceptibles de respirer des poussières. L’envol de poussières, important en cas de vent et de sols secs, pourra être fortement réduit à l’aide d’une arroseuse. 

Caractérisation de l’incidence brute : les circulations et travaux sur le sol peuvent engendrer un effet négatif, indirect et temporaire d’envol de poussières. Le niveau de l’incidence est évalué à globalement faible.

Allergies L’Ambroisie, plante annuelle à pollen allergisant, est présente sur le site d’étude, en particulier sur les pelouses sèches à l’arrière de la déchèterie. Elle ne fait actuellement l’objet d’aucune gestion. Les prescriptions de lutte contre le développement de l’Ambroisie, de l’arrêté préfectoral du 3/06/2013, seront mises en œuvre pendant la période de travaux mais aussi en phase exploitation : -

élimination des plants d'ambroisie avant la pollinisation, pour éviter les émissions de pollen et l’impact sur les populations, et impérativement avant le début de la grenaison, afin d’empêcher la constitution de stocks de graines dans les sols.

Décembre / 2017

la destruction d’ambroisie doit avoir lieu, obligatoirement, avant le 15 août de chaque année.

Caractérisation de l’incidence brute et de l’incidence résiduelle : le chantier intervenant sur un site contaminé, les prescriptions réglementaires départementales de lutte contre l’Ambroisie seront respectées au sein de l’emprise. Aussi, le risque d’émission de pollen allergisant sur l’emprise chantier sera réduit à nul. Un risque fort de dispersion d’Ambroisie par les engins et véhicules de chantier demeure.

Autres nuisances – cadre de vie La circulation des engins de chantier peut engendrer une pollution olfactive à proximité directe. La qualité de l’air peut être légèrement dégradée au droit du chantier lors d’une activité intense de poids lourds. Or le trafic moyen prévisionnel sur le chantier sera seulement de 4 à 6 camions/jour. 

Caractérisation de l’incidence brute : les nuisances olfactives dues aux moteurs thermiques seront temporaires et ponctuelles. Leur incidence est jugée très faible.

Sécurité Les véhicules de transport du chantier emprunteront la RD77a, les RD1075 et RD20a (routes à fort trafic) pour l’accès à la zone de travaux, puis la route de Vaux desservant la déchèterie. Sur les 6 mois du chantier de construction, peu de camions s’ajouteront au trafic habituel des routes départementales : le flux camion moyen envisagé est de 6 poids lourds/jour. Aussi, les travaux n’engendreront pas une augmentation sensible du trafic local. Seule la route de Vaux sera impactée par une gêne à la circulation à hauteur du projet (et de la déchèterie), du fait de sa faible largeur et de sa situation en pente. Le trafic lié à la déchèterie se situe autour d’une centaine de passages par jour avec 5 à 8 passages de camions. Une signalisation routière sera mise en place afin de minimiser tout risque d’accident et de gérer la co-activité (pose d’un miroir, de panneaux d’alerte « chantier », circulation alternée si besoin…). Par ailleurs, le passage répété d’engins roulant sur de la terre peut apporter des salissures importantes aux chaussées et induire des risques de glissades, accidentogènes. Si besoin, un nettoyage régulier de la route d’accès pourra pallier à ce risque. Le projet sera conforme aux normes de sécurité en vigueur. Avant le commencement des travaux, un Plan de Sécurité et de Santé (PSS) sera élaboré. Page 200 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

6.4.1.2. INCIDENCES ET MESURES SUR LES ACTIVITES

Il déterminera toutes les activités du chantier, ainsi que les risques potentiels, et ce afin d’éviter l’apparition d’accidents et d’incidents durant la durée d’exécution des travaux ainsi que les accidents pour les personnes étrangères au chantier. Le périmètre de la centrale photovoltaïque sera clôturé en début de chantier et son entrée fermée en fin de journée (« chantier interdit au public ») pour éviter toute intrusion ou accident de personnes étrangères aux travaux. 

Caractérisation de l’incidence brute : l’effet négatif sur la circulation routière locale et sur le chantier est de nature indirecte, temporaire et de court terme. L’incidence sur le réseau routier local est évaluée à nulle au niveau des axes départementaux et à modérée pour la route de Vaux.

Mesures proposées

Evitement : -

Ambroisie : Mise en place de mesures préventives contre les espèces végétales invasives

Réduction : -

Suivi environnemental du chantier (livret HSE) Organisation environnementale du chantier ▪ Arrosage des zones circulées ou de travaux en cas d’envol important de poussières ▪ Contrôle du Plan de Sécurité et de Santé et de la signalétique routière Lutte contre les espèces végétales invasives : broyage avant floraison/grenaison en début de chantier Renforcement du couvert herbacé en fin de chantier : semis d’un couvert avec Origan sur les zones dénudées ou clairsemées

Gêne aux autres activités proches Le site d’implantation du projet ne touche pas de parcelles agricoles. Il n’aura pas d’effet sur les activités agricoles présentes aux alentours. Il est proche d’une carrière de granulats et de la déchèterie de Lagnieu. Les entrée/sortie à la déchèterie et au chantier de la centrale photovoltaïque se font directement sur la route de Vaux (entrées à 50 m l’une de l’autre). L’entrée à la carrière d’En Pallamont se fait par contre à partir du chemin rural débouchant sur la route de Vaux, au nord du site du projet. Aussi la gêne sera plus importante pour la déchèterie. La coactivité pendant la durée du chantier peut perturber le fonctionnement de la déchèterie : manœuvres supplémentaires ralentissant les entrées/sorties, ou augmentant la file d’attente aux heures d’ouverture de la déchèterie (8h30 et 13h30). Le flux lié aux travaux demeure toutefois faible (~6 camions/jour). Comme vu précédemment, le Plan de Santé Sécurité des entreprises organisera la circulation pour éviter tout risque d’accident avec des personnes à pied ou des véhicules, ou de gêne à la circulation des camions de transport de déchets (organisation des transports en décalé des horaires d’ouverture de la déchèterie, balisage routier, circulation alternée si besoin…). Par ailleurs, le projet est éloigné des secteurs les plus dynamiques sur le plan touristique (centre ancien de Lagnieu, village de St-Sorlin-en-Bugey, grottes de la Balme, …). Les travaux n’impacteront pas l’activité sur ces sites. 

Evaluation de l’incidence résiduelle : -

Modérée au début du chantier et faible ensuite pour les nuisances liées aux bruit et vibrations Très faible pour les émissions de poussière et les nuisances olfactives Nulle pour le risque d’allergie lié à l’Ambroisie Très faible pour la sécurité des personnes.

Décembre / 2017

Définition des effets

Caractérisation de l’incidence brute : la gêne liée aux travaux de construction ou de démantèlement de la centrale photovoltaïque est de nature indirecte, temporaire à court terme sur les activités proches (déchèterie et carrière). Son incidence est évaluée à faible

Mesures proposées

Réduction : 

Suivi environnemental du chantier

Evaluation de l’incidence résiduelle : très faible

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

6.4.1.3. INCIDENCES

ET MESURES SUR LES INFRASTRUCTURES

ET RESEAUX •

Définition des effets

Perturbation du trafic routier Le projet possède un accès direct depuis la route de Vaux (flux routier non connu) connectée à la RD77a (flux TMJ 2014 estimé plus à l’ouest, sur la RD77b vers Leyment, à 1421 véhicules/jours). Il est situé à environ à moins de 200 et 300 m à vol d’oiseau de la RD20a et de la RD1075 (TMJ 2011 de 11 874 véhicules + 1362 poids lourds, valeurs susceptibles d’être plus importantes aujourd’hui). Le trafic moyen journalier sur les trois routes départementales est ainsi bien supérieur à 1 000 véhicules/j. Peu de trafic s’ajouteront au trafic habituel durant les 6 mois de travaux, le flux camion étant évalué à environ 6 camions/jour. Aussi, les travaux n’engendreront pas une augmentation sensible du trafic local (<0,05%). La fréquentation moyenne journalière de la déchèterie est d’une centaine de passages par jour (donnée CCPA). Les transports par camions concerneront : les matériaux (panneaux, structures) qui seront livrés en flux tendus, le transport d’engins lourds (pelles), si besoin pour les fondations le béton (camion toupie). Un convoi spécial apportera le poste de livraison et le poste de conversion.

Atteinte possible aux réseaux présents dans l’emprise chantier Le Maître d’ouvrage a déjà réalisé des Déclarations de Travaux pour les réseaux enterrés ou aériens (ENEDIS, Orange, Aqualter). Le raccordement du projet au réseau de transport et de distribution public de l’électricité se fera sur la liaison souterraine 20kV existante, passant sur la route de Vaux. Les travaux ponctuels de raccordement remettront en état la chaussée (ouverture/fermeture de tranchée). Ils prendront en compte la conduite de télécommunication (Orange) qui dessert la déchèterie. Les deux lignes électriques HTA présentes le long de la route de Vaux et autour de la déchèterie seront évitées par le projet. 

Caractérisation de l’incidence brute : le projet en phase travaux aura une incidence nulle sur les réseaux.

• Réduction : -

En cas de dégradation de la chaussée de la route de Vaux en entrée/sortie du site, une remise en état sera opérée au plus tard en fin de chantier. 

Caractérisation de l’incidence brute : le projet en phase travaux aura une incidence indirecte à court terme faible sur les infrastructures routières, limitée à la route de Vaux.

Décembre / 2017

Suivi environnemental du chantier : respect du Plan de Santé et Sécurité, échanges réguliers avec la CCPA gestionnaire de la déchèterie et le carrier pour la gestion du trafic routier

Evaluation de l’incidence brute résiduelle : très faible sur le trafic routier.

L’espace nécessaire à l’aménagement d’une aire de retournement et d’un parking temporaire sera compris au sein de l’aire d’implantation du projet. Le raccordement externe de la centrale photovoltaïque de Lagnieu se fera via une liaison souterraine de 30 m environ entre le poste de livraison et la liaison 20 000 V présente au niveau de la route de Vaux. Les tranchées à créer concerneront surtout le site même d’implantation du projet. Les travaux d’enfouissement du raccordement peuvent impacter le trafic routier sur la route de Vaux. La sécurité des usagers sera assurée par une signalétique d’alerte appropriée et si besoin la mise en place d’une circulation alternée au droit de la tranchée.

Mesures proposées

6.4.1.4. INCIDENCES

ET TECHNOLOGIQUES

MESURES

SUR

LES

RISQUES

Définition des effets

Risques d’accidents ou de catastrophes majeurs Un seul risque technologique majeur a été identifié : le risque de transport de matières dangereuses lié à la RD20a et la RD1075. En phase travaux, les matériaux utilisés pour la centrale ne sont globalement pas des matières dangereuses et polluantes. Seuls les appareils électriques peuvent entrer dans cette catégorie et ils feront l’objet d’un transport particulier. 

Caractérisation de l’incidence brute : l’impact indirect du chantier sur l’exposition des populations face au risque TMD est très faible.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

6.4.1.5. INCIDENCES

ET MESURES SUR LES SITES ET SOLS

POLLUES •

charge des panneaux photovoltaïques usagés pour la période 2015-2020 est la sas PV CYCLE France, créée en 2014. Elle a mis en place un système collectif de collecte et de recyclage par point d’apport volontaire (en dessous de 40 panneaux) ou enlèvement sur site.

Définition des effets

Le projet s’implante sur un site non pollué : une ancienne carrière remblayée. Les risques de pollution liés à la phase travaux et les mesures proposés ont été exposés dans le paragraphe relatif au Milieu physique aux § 6.2.1.2 et 6.2.1.3..

6.4.1.6. INCIDENCES ET MESURES SUR LES DECHETS •

Définition des effets

Gestion des déchets et valorisation Le chantier sera générateur de déchets : déchets verts du débroussaillage, plastiques d’emballage, palettes, déchets issus d’erreurs de montage ou de détérioration lors des transports (éléments métalliques, câbles électriques ou fragments de panneaux solaires, …), déchets de coulures de béton ou de nettoyage de la toupie béton. Les déchets verts seront évacués pour être traités dans des filières agréées. Comme vu précédemment, aucun brûlage ne sera effectué. Les autres types de déchets seront triés et valorisés en priorité. La proximité du site à la déchèterie de Lagnieu facilitera une bonne réutilisation d’une partie des déchets. Au niveau règlementaire, la directive européenne n° 2002/96/CE (DEEE ou D3E), portant sur les déchets d’équipements électriques et électroniques, oblige depuis 2005 les fabricants d’appareils électroniques, et donc les fabricants d’onduleurs, à réaliser à leurs frais la collecte et le recyclage de leurs produits. Suite à la révision en 2012 de cette directive, les fabricants des panneaux photovoltaïques doivent désormais respecter les obligations de collecte et de recyclage des panneaux, à leur charge (décret n°2014-928). En fin d’exploitation de la centrale (30 ans), l’ensemble des équipements seront démontés. Les modules photovoltaïques seront exportés pour être recyclés. En France, le seul éco-organisme agréé par les pouvoirs publics pour la prise en Décembre / 2017

Le recyclage des modules à base de silicium cristallin consiste en un simple traitement thermique servant à séparer les différents éléments du module photovoltaïque. Il permet de récupérer les cellules photovoltaïques, le verre et les métaux (aluminium, cuivre et argent). Le plastique comme le film en face arrière des modules, la colle, les joints, les gaines de câble ou la boite de connexion sont brûlés par le traitement thermique. Une fois séparées des modules, les cellules subissent un traitement chimique qui permet d’extirper les contacts métalliques et la couche antireflet. Ces plaquettes recyclées sont alors soit : intégrées dans le process de fabrication de cellules et utilisées pour la fabrication de nouveaux modules, fondues et intégrées dans la fabrication des lingots de silicium.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Les filières de valorisation des matériaux extraits lors des opérations de recyclage sont naturellement celles de la production de modules photovoltaïques, mais aussi les filières traditionnelles des matières premières secondaires comme le verre et l’aluminium ainsi que le marché des métaux pour le cuivre, l’argent, le cadmium, le tellure etc. Le projet respectera les règlementations en vigueur et n’entravera pas l’application des actions préventives prévues dans les plans départementaux des déchets ménagers (PDEDMA) et du BTP et PDGDBTP). 

Caractérisation de l’incidence brute : l’ensemble des déchets générés lors des travaux de construction ou de démantèlement sera évacué par les filières agréées. Ainsi, l’incidence du projet en phase chantier sur les déchets est évalué à faible. Il s’agit d’un effet négatif, indirect, temporaire et de court terme.

Mesures proposées

Réduction -

Suivi environnemental du chantier o Bennes de tri pour les déchets et confinement si nécessaire, o Nettoyage régulier du chantier (évitant les envols de déchets) o Suivi de leur valorisation

Les volumes de terres à terrasser (locaux techniques, piste, talus) concerneront une courte période. La circulation d’engins à l’intérieur de l’emprise travaux sera en outre effectuée à faible vitesse. 

Caractérisation de l’incidence brute : l’effet négatif indirect, temporaire, à court terme d’envol de poussières aura une incidence faible sur la qualité de l’air.

Emissions de gaz carbonique dans l'atmosphère Le dioxyde de carbone, CO2 (ou gaz carbonique) joue un rôle important dans l'augmentation de l'effet de serre. Ce gaz se forme par la combinaison de carbone et d'oxygène lors du processus de combustion. Sur le site, les émissions de CO2 seront essentiellement liées à la phase de construction (aux moteurs thermiques des véhicules ou machines). Au regard de l’ampleur du chantier (3,7 ha) et de sa faible durée (6 mois), les émissions de CO2 seront négligeables. 

Caractérisation de l’incidence brute : les incidences indirectes temporaires du chantier sur les émissions de CO2 seront très faibles.

Mesures proposées

Réduction : 

Evaluation de l’incidence résiduelle : très faible.

6.4.1.7. INCIDENCES ET MESURES SUR LA QUALITE DE L’AIR •

Arrosage des zones circulées ou de travaux en cas d’envol important de poussières Suivi environnemental du chantier

Evaluation de l’incidence résiduelle sur la qualité de l’air : très faible

Définition des effets

Emissions de poussières La circulation d’engins et les travaux de terrassement/préparation du sol peuvent être sources d’envol de poussières. Le phénomène d’envol des poussières est important en cas de météorologie sèche et de vent fort. Le projet est entouré sur une partie (à l’ouest et au sud surtout) de jeunes bois de Robinier permettant un piégeage préalable des particules fines émises sur le chantier. Les premières habitations sont éloignées du site (plus de 330 m à l’est). Les envols de poussières seront limités dans le temps aux périodes de chantier et circonscrits aux abords immédiats du chantier, incluant la déchèterie. Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

6.4.2. INCIDENCES ET MESURES EN PHASE EXPLOITATION 6.4.2.1. IMPACTS ET MESURES SUR LA SANTE HUMAINE Les installations électriques et les structures composant la centrale photovoltaïque n’émettront aucune odeur en fonctionnement.

La Figure 85 permet de comparer les valeurs des champs électriques et magnétiques à 50 Hz produits par les conducteurs des lignes électriques et quelques appareils ménagers. Il s’agit pour ces derniers de valeurs maximales mesurées à 30 centimètres, sauf pour les appareils qui impliquent une utilisation rapprochée.

Définition des effets

Risque d’émissions de pollen allergisant (Ambroisie) Comme en phase travaux, les prescriptions de lutte contre le développement de l’Ambroisie, issues de l’arrêté préfectoral du 3/06/2013, seront mises en œuvre en phase exploitation, et s’intègreront à l’entretien courant du couvert végétal. 

Caractérisation de l’incidence brute : les prescriptions réglementaires départementales de lutte contre l’Ambroisie seront respectées au sein de l’emprise de la centrale photovoltaïque. Aussi, le risque d’émission de pollen allergisant sur l’emprise sera réduit à nul.

Emissions de champs électromagnétiques Depuis une vingtaine d’années, des études ont été menées sur les effets que les champs électromagnétiques pourraient avoir sur la santé. La notion de champ traduit l’influence que peut avoir un objet sur l’espace qui l’entoure (le champ de pesanteur par exemple se manifeste par les forces de gravitation). Les champs électromagnétiques (CEM) se manifestent par l’action des forces électriques. Les différentes sources de CEM sont les suivantes : -

-

les sources naturelles : celles-ci génèrent des champs statiques, tels le champ magnétique terrestre (amplitude de 50 µT au niveau de la France) et le champ électrique statique atmosphérique (faible par beau temps - de l’ordre de 100 V/m - mais très élevé par temps orageux - jusqu’à 20 000 V/m) ; les sources liées aux applications électriques : il s’agit des appareils qui consomment de l’électricité (par exemple les appareils électriques domestiques) ou qui servent à la transporter (lignes, câbles et postes de transformation). En l’occurrence, ce sont des champs à 50 Hz mais notons qu’il existe également une multitude d’appareils générant des champs de fréquence différente.

Les petits moteurs et transformateurs des appareils domestiques forment des sources locales de champ magnétique beaucoup plus importantes que leurs câbles électriques. Décembre / 2017

Figure 85. Exemples d’émissions de champs électriques et magnétiques Source RTE D’après les études existantes, à une distance comprise entre 50 et 100 m, l'intensité des deux types de champ (électrique et magnétique) retombe à la valeur mesurée dans les zones situées loin des lignes à haute tension (source : Organisation Mondiale de la Santé). Un risque de surexposition au champ magnétique ne peut survenir qu'à une distance inférieure à 1 m de tout onduleur, même pour une puissance aussi élevée que 100 kW. La distance joue un rôle important dans l’exposition aux CEM du fait de la loi de décroissance du champ magnétique (lorsque l'on passe de 50 cm à 1 m, le champ magnétique est divisé par 8).

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Pour des puissances habituelles, d'une dizaine de kW, la distance de sécurité est sensiblement inférieure à 1 m.

La Figure 86 donne des exemples de CEM induits par différents types d’appareils électriques.

La législation en vigueur Le Conseil des Ministres de la Santé de l’Union Européenne a adopté dès 1999 une recommandation sur l’exposition du public aux CEM (Recommandation 1999/512/CE du 12/07/1999) synthétisée par le Tableau 38 : Tableau 38. Recommandations en vigueur en matière de CEM Champ électrique

Champ magnétique

Unité de mesure

Volt par mètre (V/m)

micro Tesla (µT)

Limites recommandées

5 000

100

Les limites de la recommandation constituent des seuils, en dessous desquels l’absence de danger est garantie. À noter que ceux-ci ne sont préconisés qu’aux endroits où « la durée d’exposition est significative » ou encore qu’aux zones « dans lesquelles le public passe un temps assez long ». La majorité des pays européens, dont la France, applique cette recommandation. En particulier, tous les nouveaux ouvrages électriques doivent respecter un ensemble de conditions techniques définies par un arrêté interministériel. Celui en vigueur, l’arrêté technique du 17 mai 2001, reprend les limites de 5 kV/m et de 100 T, issues de la recommandation européenne. Cas des parcs solaires photovoltaïques au sol Le fonctionnement des panneaux solaires photovoltaïques engendre la formation de champs électromagnétiques de valeurs infimes, bien inférieurs au magnétisme naturel de la Terre. Les seules sources de champs électromagnétiques à prendre en compte dans le cadre du projet sont donc liées aux lignes de connexion, et au fonctionnement des onduleurs et transformateurs nécessaires à l’installation (généralement disposés dans des armoires métalliques qui offrent une protection). Ces appareils émettent des champs électromagnétiques de valeurs comparables à ceux émis par les transformateurs utilisés par le réseau de distribution d’électricité (présent sur les zones d’habitation). Les puissances de champ maximales pour ces transformateurs sont inférieures aux valeurs limites recommandées par la législation européenne à une distance de quelques mètres. À une distance de 10 mètres, les valeurs mesurées sont inférieures à celles émises par de nombreux appareils électroménagers.

Décembre / 2017

Figure 86. Exemples d’émissions de CEM (Source RTE) Si l’on se base sur la valeur d’émission de champs électrique et de champs magnétique d’une ligne de 20 000 Volts, soit 250 V/m et 6 µT immédiatement sous la ligne, les valeurs d’émission du projet (câbles électriques et transformateurs) seront inférieures aux objectifs réglementaires. Le poste de livraison (composé de 2 onduleurs et 1 transformateur), est le poste le plus proche de la déchèterie qui accueille du public. Il est distant a minima de 75 m des équipements de la déchèterie. 

Caractérisation de l’incidence brute : les valeurs de CEM induits directement par le projet de façon permanente à long terme seront largement inférieures à celles préconisées par la législation en vigueur. L’incidence des CEM du projet photovoltaïque de Lagnieu sur la santé humaine, compte tenu notamment des valeurs induites et de l’éloignement aux habitations ou bâtiment accueillant du public est nulle. Page 206 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

La formation d’ozone (O3) L'ozone est un gaz agressif pour les muqueuses oculaires et respiratoires, pouvant entraîner des irritations du nez, des yeux et de la gorge, des altérations de la fonction pulmonaire, des essoufflements et des toux. Il exacerbe les crises d'asthme. De l’ozone peut être produit par effet couronne (micro-décharges électriques) à proximité immédiate de conducteurs sous tension. Au niveau du sol, une campagne de mesure réalisée à l’aplomb de lignes 400 000 volts a montré un accroissement de l’ordre de 2 μg/m3. Cette très faible valeur se situe à la limite de sensibilité des appareils de mesure, et ne s’observe que dans certaines conditions (absence de vent en particulier). Or, les quantités potentiellement dégagées par les installations de la centrale photovoltaïque seront bien inférieures à celles d’une ligne haute tension. 

Caractérisation de l’incidence brute : les émissions d’ozone dues au projet seront marginales et n’auront aucune incidence significative sur la santé humaine. Cette incidence indirecte, permanente, de moyen terme est évaluée à nulle.

Les émissions sonores audibles

Caractérisation de l’incidence brute : l’incidence sonore du projet en phase exploitation est évaluée à très faible. Il s’agit d’un effet négatif, direct, permanent et de moyen terme.

Les émissions d’ultrasons Tout comme les plaques de cuisson à induction, les onduleurs génèrent des ultrasons à leur fréquence de découpage. Le risque pour l’audition humaine est lié aux ultrasons de basse fréquence (au-dessous de 100 kHz), et dépend du niveau sonore et de la durée d’exposition. Ces ultrasons, souvent mélangées à des sons audibles11, sont susceptibles de provoquer des effets physiologiques pour l’homme : pertes d'audition temporaires par irritation de cellules nerveuses à partir d'un niveau élevé de 120 dB, voire perte permanente pour un niveau très élevé de 140 dB, migraine, nausées… Les ultrasons de forte amplitude, inaudibles à l'homme, font fuir les animaux (chiens et chats) dont la bande passante de l'audition dépasse 20 kHz. Ce bruit peut dépasser dans certains cas 100 dB(A) près d'un onduleur et atteindre 120 dB(A) près d'une plaque de cuisson à induction. Or, les onduleurs situés dans la centrale clôturée ne sont pas implantés au contact de population (hors zone d’habitation, à distance de la déchèterie).

Le fonctionnement des modules photovoltaïques est silencieux et ne s’accompagne d’aucune vibration. L’unique source de nuisance sonore à envisager dans le cadre du projet concerne les appareils électriques nécessaires pour raccorder la centrale au réseau public d’électricité : onduleurs et transformateurs des postes de livraison et conversion.

Caractérisation de l’incidence brute : l’incidence des émissions d’ultrasons sur la santé humaine est évaluée à très faible. Il s’agit d’un effet négatif, direct, permanent et de moyen terme.

Ces appareils dotés de ventilateurs émettent des bruits, mais seulement en journée lorsqu’ils reçoivent l’énergie produite par le rayonnement solaire sur les panneaux. Ils sont positionnés dans des locaux ou coffres préfabriqués fermés qui atténuent la nuisance (préconisation ADEME). Le niveau sonore généré par les onduleurs est de l’ordre de 70 à 90 dB. Toutefois, aucune exposition prolongée directe n’aura lieu. Les habitations les plus proches sont à plus de 300 m du site, et ne subiront donc pas de nuisance acoustique. Visà-vis du personnel et du public fréquentant la déchèterie, le poste de livraison orienté au sud sera distant de 50 m du portail de la déchèterie et de 75 m minimum du local d’accueil. Les perceptions sonores seront donc très limitées au niveau de la déchèterie, dont l’activité génère également du bruit.

Décembre / 2017

Les sons audibles pour l’homme se situent dans un spectre de fréquence 20 Hz-20 kHz (maximum 15kHz pour la majorité des personnes) 11

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Caractérisation de l’incidence brute : toutes les normes de sécurité seront respectées et le site en fonctionnement ne sera pas accessible à la population. Aussi, le projet ne génèrera aucune incidence sur la sécurité des personnes (de façon permanente, indirecte, à moyen terme).

Conclusion sur l’atteinte portée par le projet sur la santé humaine La prise en compte des enjeux du site d’étude et des normes en vigueur tout au long de l’élaboration du projet de parc solaire photovoltaïque au sol permet à celuici de répondre aux objectifs réglementaires et de ne pas présenter d’impact significatif au regard de la santé humaine. Le projet, en phase exploitation (comme en phase travaux) n’aura que des incidences très faibles sur la santé humaine.

6.4.2.2. IMPACTS ET MESURES SUR LES ACTIVITES Le projet intervenant sur une ancienne carrière remblayée ne consommera pas d’espace agricole ou forestier productif.

Définition des effets

Gêne aux autres activités proches Figure 87. Intensité des bruits selon leur origine (en décibels) Sécurité et risques La présence de matériel électrique inflammable au sein de la centrale photovoltaïque peut induire un risque incendie au droit du secteur. Le projet sera cependant conforme aux normes de sécurité en vigueur (ouvriers de chantier, agents d’entretien du site, …). De plus, afin d’éviter tout risque d’intrusion et d’accident, le site clôturé sera interdit d’accès (portail d’entrée fermé avec signalétique d’interdiction d’entrée). Ceci permettra également de réduire le risque de vol visant les matériaux à forte valeur ajoutée (panneaux photovoltaïques principalement). Les appareils électriques du poste de livraison extérieur à la clôture seront disposés dans des locaux techniques fermés et verrouillés. Tous les réseaux électriques externes seront enterrés et protégés par un grillage d’avertissement permettant de ne pas endommager les canalisations électriques.

Décembre / 2017

Le projet n’émettra pas en phase fonctionnement de rejets ou de nuisances pouvant impacter à distance les activités environnantes. Les interventions ponctuelles d’entretien ou de maintenance sur le parc ne gêneront pas le fonctionnement de la carrière ou de la déchèterie. Le stationnement se fera dans l’emprise de la centrale, et les passages ne seront que ponctuels. 

Caractérisation de l’incidence brute : nulle. Le fonctionnement de la centrale photovoltaïque de Lagnieu ne perturbera pas les activités agricoles, forestières ou industrielles du secteur.

Énergie – apport économique pour les collectivités La présence de la centrale solaire photovoltaïque répond aux objectifs du SRCAE et est une opportunité économique locale importante. En phase d’exploitation, le projet est source de revenus pour les collectivités locales dont la commune de Lagnieu et la CC de la Plaine de l’Ain, à travers la perception de :

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

-

-

la Contribution Économique Territoriale (CET), qui comprend o la Contribution Foncière des Entreprises (CFE) versée aux communes et EPCI, calculée sur la base foncières des constructions, o la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) à destination de la Communauté de communes, du Département et de la Région, l’Imposition forfaitaire nommée IFER (Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux d’énergie), perçue par les EPCI, département et/ou commune selon certaines modalités.

Cette imposition forfaitaire s’applique aux installations photovoltaïques (art. 1519F du Code Général des Impôts) dont la puissance est supérieure à 100 kW et aux postes de transformations (art. 1519G du CGI). Le montant de la taxe initialement fixée à 7,0€/kWc est révisée annuellement. 

Caractérisation de l’incidence brute : positive sur l’énergie et l’économie locale. Le projet concourra au développement économique du secteur à travers les taxes.

Gêne pour l’aviation ou la circulation routière (éblouissement) Un effet indirect possible de la centrale solaire concerne le risque d’éblouissement des pilotes d’aviation à cause de phénomènes de reflets ou miroitement des panneaux. En effet, les installations photovoltaïques peuvent être à l’origine d’effets optiques pouvant gêner les pilotes, en particulier au niveau de du cône d’envol : -

Miroitement : ce phénomène restera modéré compte tenu de la faible surface de panneaux (1,6 ha au sol). Reflets : le projet étudié prévoit l’utilisation de panneaux photovoltaïques à couche mince, pouvant refléter les éléments du paysage sur les surfaces modulaires, en raison de leur couleur foncée et de leurs surfaces généralement lisses.

La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) recommande une étude d’éblouissement pour les projets situés à moins de 300 m d’un aéroport, ce qui n’est pas le cas ici. En effet, les pistes d’envol des aérodromes et aéroports recensés autour du projet sont éloignées à minima de 6 km – cf. tableau cidessous.

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Tableau 39 Liste des pistes d’envol dans un rayon de 30 km autour du projet Nom de l’aéroport / aérodrome

Distance et situation par rapport au site du projet

Orientation des pistes d’envol

AMBÉRIEU

6 km au nord

Nord/sud +5°C ~

PÉROUGES-MEXIMIEUX

12,6 km à l’ouest

Nord/sud -5°C ~

Altiport de CORLIER

17,9 km au nord-est

nord-ouest / sud-est

Ulmodrome Izenave

18,4 km au nord-est

Nord/sud -5°C ~

ST-EXUPÉRY

26,6 km au sud-ouest

Nord/sud

MORESTEL

27 km au sud-est

Nord-ouest/sud-est

L’aérodrome le plus proche est celui d’Ambérieu. L’angle nord-ouest des parcelles cadastrale A n°1682 et 1839 est compris dans la bande de dégagement de l’aérodrome d’Ambérieu, qui impose une cote plafond minimale de 391 m NGF. La hauteur maximale atteinte par les panneaux solaires ou les installations sera de 3 m, soit à une altitude maximale de 270 m, largement inférieure à la cote plafond. Le projet, qui respecte la servitude aéronautique de l’aérodrome d’Ambérieu, n’aura pas d’impact sur la circulation civile aérienne. Selon la réponse de la Direction de la sécurité aéronautique d’Etat du 5 mai 2017, le projet situé à plus de 3 km d’un aérodrome Défense n’impactera pas la circulation aérienne militaire. Concernant la voirie proche, la route de Vaux présente une courte zone de visibilité directe sur la centrale pour les automobilistes, mais son axe nord/sud-est n’offre aux conducteurs qu’une vue de biais sur l’arrière des structures, les panneaux photovoltaïques étant orientés plein sud. Les vues du sud potentiellement éblouissantes, face au panneaux, sont masquées par la végétation et la topographie : -

-

bande boisée de Robinier longeant le site au sud (végétation arborée également présente au nord et à l’ouest), empêchant la perception des panneaux ; topographie descendant vers la plaine au sud du projet, après la butte de « Les Clapiers » : RD1075 et RD20a, situés alors en contre-bas sans vue sur le projet.

De plus, les panneaux photovoltaïques seront recouverts d’une couche antireflet, contre le phénomène de réflexion. Le risque d’éblouissement des usagers de la route apparaît nul.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

6.4.2.3. IMPACTS

ET MESURES SUR LES INFRASTRUCTURES ET

RESEAUX Les interventions sur la centrale en phase d’exploitation seront très réduites par rapport à la phase chantier. Elles n’engendreront pas une augmentation du trafic routier local. 

Caractérisation de l’incidence brute : incidence nulle du projet vis-à-vis du des infrastructures ou réseaux.

6.4.2.4. IMPACTS

ET MESURES TECHNOLOGIQUES

SUR

LES

RISQUES

Définition des effets

Risques d’accidents ou de catastrophes majeurs La centrale photovoltaïque est soumise potentiellement au risque de transport de matières dangereuses (RD1075 et RD20a à forte circulation), soit d’abord au plus proche au trafic de la RD20a. La phase d’exploitation n’induira pas d’augmentation de l’occurrence de ce risque, ni de l’exposition des populations face à ce risque. Les travaux de maintenance n’occasionnent en effet pas de transport important de matières dangereuses (occasionnellement, remplacement de panneaux photovoltaïques ou de petits équipements électriques, …). Autres risques : incendie La commune d’implantation du projet n’est pas identifiée comme à risque de feu selon le DDRM de l’Ain. Néanmoins, des problèmes peuvent avoir lieu sur le poste de transformation : des défauts de maintenance ou des dysfonctionnements électriques pouvant être à l’origine de départs de feu ou libérer des substances polluantes. Figure 88. Localisation des pistes d’envol autour du projet 

Caractérisation de l’incidence brute : incidence nulle du projet vis-à-vis du risque d’éblouissement des pilotes d’avion ou des automobilistes.

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Pour les rejets de polluants (huiles, SF6), les quantités concernées sont limitées ; la zone d’influence reste immédiate et cela ne mettra pas en danger la population. Le respect des normes électriques permettra de rendre le risque d’incendie négligeable. La maintenance et l’entretien régulier de la centrale permettront en toute circonstance de disposer d’une végétation herbacée, non ligneuse, limitant le combustible. Page 210 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

La présence d’extincteurs dans les locaux techniques permettra d’intervenir rapidement et d’appeler si besoin les secours qui pourront accéder facilement aux équipements. L’accessibilité aux véhicules de lutte contre l’incendie sera assurée par une voie d’accès conforme aux prescriptions départementales du SDIS en la matière (aire de retournement et piste lourde et espace libre autour de la clôture larges de 5 m). Les bornes de défense incendie présentes sur le territoire étant éloignées du site du projet, une citerne incendie de 30 m3 sera aménagée à l’entrée de la centrale photovoltaïque. Elle sera contigüe à l’aire de levage facilitant l’accès aux véhicules de lutte contre l’incendie. 

Caractérisation de l’incidence brute : l’incidence du projet sur les risques technologiques majeurs apparaît nulle à très faible. Elle est de type indirect, temporaire, à moyen terme.

Pour les panneaux endommagés, un camion viendra les récupérer et d’autres seront posés. Ces remplacements nécessiteront le travail ponctuel de quelques hommes. Comme en phase travaux, les panneaux photovoltaïques seront recyclés (PV Cycle). L’entretien des équipements électrique génèrera occasionnellement très peu de déchets ; ceux-ci seront également évacués vers les filières agréées. 

Caractérisation de l’incidence brute : nulle.

6.4.2.7. IMPACTS ET MESURES SUR LA QUALITE DE L’AIR •

Définition des effets

Emissions de gaz carbonique dans l'atmosphère

6.4.2.5. IMPACTS ET MESURES SUR LES SITES ET SOLS POLLUES •

Définition des effets

Le projet n’est pas établi sur un site pollué. La centrale photovoltaïque en exploitation ne sera pas de nature à générer une pollution chronique des sols (absence de rejets). 

Caractérisation de l’incidence brute : nulle.

6.4.2.6. IMPACTS ET MESURES SUR LES DECHETS •

Définition des effets

L’exploitation de la centrale sera à l’origine des types de déchets suivants : -

déchets dus à la maintenance des appareils (petit câblage, huiles, pièces de rechange des onduleurs et transformateurs), remplacement de panneaux endommagés par la grêle, entretien de la clôture.

Les panneaux solaires ne nécessitent pas de nettoyage particulier (aucun lavage des surfaces de verre).

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Sur le site, les émissions de CO2 seront très faibles en phase d’exploitation car limitées aux déplacements ponctuels en véhicule léger pour l’entretien de la centrale. Emissions d'hexafluorure de soufre dans l'atmosphère Le SF6 est un gaz à effet de serre, parfois utilisé comme isolant (alors confiné sous pression) dans les appareils électriques. L’utilisation du SF6, s’il y a lieu se fera en quantité infime voire négligeable dans le cadre du projet étudié (au sein des cellules HTA dans les locaux techniques). En cas de problème sur le poste de transformation et de conversion (incendie, défaut de maintenance, …), des rejets de polluants peuvent avoir lieu : huiles, SF6, …). Cet impact indirect et très potentiel apparaît donc très faible ici, d’autant plus que les transformateurs sont équipés d’un bac de rétention étanche en cas de fuite d’huile. Formation d’ozone par les points de raccordements aux lignes électriques Comme vu précédemment pour les impacts sur le climat, le champ électrique présent à la surface des conducteurs au droit des postes de conversion peut provoquer, au voisinage immédiat dans l’air, la formation locale d’ozone en très faibles quantités. 

Caractérisation de l’incidence brute : les effets de la centrale en exploitation sur la qualité de l’air (SF6, CO2, O3) sont de type négatifs, directs, permanents à moyen terme. Leur incidence est globalement évaluée à très faible voire nulle.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

6.4.3. SYNTHESE Du fait de sa situation sur une ancienne carrière remblayée ne faisant l’objet d’aucune activité productive, le projet photovoltaïque n’aura pas d’impact négatif significatif sur les activités humaines y compris le tourisme. Aucune modification du réseau actuel d’infrastructures routières n’est à prévoir. La réalisation du projet permettra la mise en valeur de cette surface non utilisée actuellement. Le projet concourra au développement économique du secteur à travers les taxes. Sa proximité avec la déchèterie de Lagnieu (gérée par la CCPA) font que les salariés et usagers de cette déchèterie constituent la population la plus proche du projet, les habitations en étant éloignées. La phase chantier génèrera quantitativement le plus d’impact sur le milieu humain (bruit, circulation, poussières, dispersion possible d’Ambroisie, déchets…). La présence humaine sera faible en phase exploitation (maintenance) et induira des incidences plus légères. Les mesures d’évitement et de réduction proposées, en phases chantier et exploitation (tableau suivant), permettent de réduire ses incidences à : - Nulles à très faibles sur la santé des populations ; - Positives à très faibles sur les activités humaines ; - Très faibles sur les risques technologiques majeurs et la qualité de l’air ; - Nulles à très faibles sur les déchets ; - Nulles sur les sites et sols pollués.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 89. Implantation du projet par rapport aux enjeux du milieu humain

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Tableau 47 : Evaluation des incidences brutes et résiduelles concernant le milieu humain Valeur de l’enjeu

Phase

Travaux

Nul

Groupe concerné

Santé humaine

Très faible

Faible

Contexte actuel et niveau d’enjeu

Milieu anthropisé : carrière remblayée en 2004 (matériaux inertes) Proximité aux RD20a et RD1075 (>11 000 véh../j en 2011) Pas d’habitation proche (à + 330 m) Route d’accès au projet fréquentée par les usagers de la déchèterie

Modéré

Fort

Très fort

Incidence brute Nature

Emissions de bruit et vibrations (personnel et usagers de la déchèterie)

Envol de poussières (travail des engins/circulation) Nuisance olfactive liée au fonctionnement des engins Sécurité - accident : circulation route de Vaux/déchèterie, intrusion dans la centrale

Emission de pollen allergisant d’Ambroisie

Travaux et exploitation

Santé humaine

Durée

Faible

Faible

Phase travaux (6 mois) + démantèlement

Très faible

Modéré

Nul

Phases travaux et exploitation

Présence d’Ambroisie Dispersion de l’Ambroisie par les camions (graines)

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Niveau d’intensité

Fort

Phase travaux (6 mois)

Mesures d’Evitement (E) Réduction (R) ou Suivi (S)

Objectif des mesures

Incidence résiduelle

RT2 : Organisation environnementale du chantier ST1 : Suivi environnemental du chantier

Surveillance du chantier et contrôle des entreprises (respect des niveaux sonores règlementaires)

Très faible

RT2 : Organisation environnementale du chantier (arrosage en cas d’envol important de poussières)

Eviter l’exposition aux poussières de la population

Très faible

ET1 : Réduction au minimum de l’emprise travaux et délimitation ST1 : Suivi environnemental du chantier

Surveillance du chantier et contrôle des entreprises (bon entretien des engins) Suivi de l’application des mesures du PSS

Très faible

-

Nul

Contrôler les espèces invasives avant floraison et éviter une dissémination par les engins Concurrencer la flore invasive par renforcement du couvert

Très faible

(respect de l’arrêté préfectoral de lutte) ST1 : Suivi environnemental du chantier RT3 : Lutte contre les espèces végétales invasives ET2 : Mesures préventives contre la flore invasive RT3 : Lutte contre les espèces végétales invasives RT4 : Renforcement du couvert végétal en fin de chantier ST1 : Suivi environnemental du chantier

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Phase

Exploitation

Exploitation

Travaux

Groupe concerné

Contexte actuel et niveau d’enjeu

Santé humaine

Panneaux solaires en silicium Installations électriques : 1 poste de livraison (PDL) et 1 poste de conversion PDL à environ 60 m de l’entrée de la déchèterie

Santé humaine

Activités humaines

Incidence brute Nature

Niveau d’intensité

Risque lié aux CEM (négligeable au-delà de 10 m), formation possible de faibles quantités d’O3, risques électriques

Nul

Nuisances sonores (onduleurs, transformateurs)

Très faible

Parc solaire clôturé

Sécurité (intrusion, risques électriques)

Terrain attenant par l’Est à la déchèterie de Lagnieu (gérée par la CCPA) et à une carrière alluvionnaire au nord Accès direct

Gêne sur le fonctionnement de la déchèterie – Perturbation du trafic routier (entrées/sorties)

Passage le long de la route d’accès de ligne électrique HTA et d’une liaison souterraine RD20a et RD1075 fréquentées, classées bruyantes

Contribution à l’économie locale (emplois, commerces et services)

Durée

Durée d’exploitation de la centrale (30 ans)

Mesures d’Evitement (E) Réduction (R) ou Suivi (S)

Objectif des mesures

Incidence résiduelle

(respect de la règlementation)

-

Nul

-

-

Très faible

(respect des normes de sécurité)

-

Nul

Très faible

Nul

Durée d’exploitation de la centrale (30 ans)

Faible

Phase travaux (6 mois) + démantèlement

ST1 : Suivi environnemental du chantier (PSS)

Suivi de l’application des mesures du PSS et échange régulier avec la CCPA (déchèterie) et le carrier

Positif

Phase travaux (6 mois) + démantèlement

-

-

Positif

-

-

Nul

-

-

Positif

-

-

Nul

Site hors des zones touristiques

Exploitation

Activités humaines

Activités existantes en journée : déchèterie et extraction d’alluvions Aucune activité sur le site du projet Site éloigné des aérodromes

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Gêne sur le fonctionnement de la déchèterie Nouvelle activité valorisant un site dégradé Apport économique aux collectivités (CET, IFER) Gêne à la circulation aérienne ou routière

Nul

Positif

Nul

Durée d’exploitation de la centrale (30 ans)

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Groupe concerné

Contexte actuel et niveau d’enjeu

Travaux et exploitation

Risques technologiques

Proximité à la RD20a, et la RD1075, à risque TMD

Travaux et exploitation

Sites et sols pollués

Phase

Travaux Déchets

Site non pollué (remblais inertes)

Proximité à une déchèterie intercommunale fréquentée

Exploitation

Travaux Qualité de l’air

Exploitation

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Commune non classée sensible à la qualité de l’air, affectée ponctuellement par des dépassements d’ozone et de particules fines Sources locales d’émissions de polluants : la RD20a, RD1075, potentiellement la carrière d’En Pallamont

Incidence brute

Mesures d’Evitement (E) Réduction (R) ou Suivi (S)

Objectif des mesures

Incidence résiduelle

Ponctuel

(respect des normes de sécurité)

-

Très faible

Nul

Phases travaux et de démantèlement + durée d’exploitation

(démantèlement total après exploitation)

-

Nul

Faible

Phase travaux (4 mois) + démantèlement

ST1 : Suivi environnemental du chantier RT2 : Organisation environnementale du chantier

Propreté du chantier et suivi de la valorisation ou non des matériaux

Très faible

-

-

Nul

ST1 : Suivi environnemental du chantier

Veiller au bon entretien des véhicules

Très faible

Faible

Phase travaux (6 mois) + démantèlement

RT2 : Arrosage des zones circulées ou de travaux en cas d’envol important de poussières ST1 : Suivi environnemental du chantier

Eviter l’émission de poussières dans l’air

Très faible

Très faible

Durée d’exploitation de la centrale (30 ans)

-

-

Très faible

Nature

Niveau d’intensité

Durée

Accident de transport de matières dangereuses (concerne que certains matériels électriques)

Très faible (TMD)

Absence d’apport de terres polluées

Production de déchets, avec recyclage (dépôt ou envol possible) Production de déchets lors de la maintenance : collectés et recyclés

Nul

Emissions de CO2

Très faible

Emission de poussières (envol)

Emissions de CO2, SF6 et O3 (GES)

Durée d’exploitation de la centrale (30 ans) Phase travaux (6 mois) + démantèlement

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

6.5. INCIDENCES ET MESURES CONCERNANT LE

Caractérisation de l’incidence brute : l’incidence du projet en phase travaux sur le patrimoine est nulle.

PAYSAGE ET LE PATRIMOINE 6.5.1.2. INCIDENCES ET MESURES SUR LE PAYSAGE

Rappel des principaux enjeux identifiés Le site d’étude est hors de toute zone de présomption de prescription archéologique. La zone d’étude éloignée compte : -

-

5 monuments historiques (inscrits ou classés), le plus proche étant à 2,15 km ; trois monuments possèdent un enjeu modéré (à Ambérieu-enBugey et Saint-Denis-en-Bugey), 1 Site Patrimonial Remarquable en limite de l’aire d’étude éloignée à 4.4 km (Vertrieu en vallée du Rhône), Autres éléments du patrimoine local (non règlementé) sur Lagnieu : Tour ronde de Mont Vert à l’est dans les pentes du bois des Sonnailles, et ancien Moulin de Chessieu au sud près de la RD1075.

Des vues sont effectives sur le projet en direction de l’Est : de façon directe, sur une courte fenêtre depuis la route de Vaux et la RD20a, et à distance du sud de Vaux-en-Bugey et de l’éperon de Saint-Denis-en-Bugey (à la Tour de Saint-Denis de l’ancien château, classée aux monuments historiques). Le Site patrimonial remarquable de Vertrieu, situé au sud-est, n’a aucune interaction avec le site d’étude (site éloigné sans visibilité sur le projet).

6.5.1. INCIDENCES ET MESURES EN PHASE TRAVAUX ET DEMANTELEMENT

6.5.1.1. INCIDENCES ET MESURES SUR LE PATRIMOINE •

Définition des effets

Le chantier, intervenant sur une ancienne carrière remblayée, ne présente pas de risque de mise au jour de vestiges archéologiques. Eloigné de tout monument, il n’impactera pas directement ou indirectement le patrimoine culturel et historique environnant.

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Définition des effets

Pendant les travaux de création de la centrale et de raccordement, la présence des bennes, engins de chantier sur le site est susceptible d’occasionner un impact visuel sur le paysage. L’élément ponctuellement le plus haut sera la grue, qui sera utilisée pour la pose des bâtiments au cours d’une journée (bras montant à 15 m de haut maximum). Du fait du relief autour du projet et des masques boisés existants, les possibilités de vues rapprochées sur le site d’étude se concentrent à l’Est : aux bords de la route d’accès au site (courte fenêtre sur la route de Vaux) et de la RD20a (cf. Figure 91). La déchèterie située plus en hauteur (notamment la plateforme de tri) joue également un rôle de masque au niveau de la route de Vaux. Par contre, les usagers de la déchèterie auront une vue plongeante sur la zone de travaux, qui sera toutefois fractionnée, par la présence discontinue d’éléments arbustifs ou arborés en limite de la clôture de la déchèterie. A l’est du projet, la RD1075 n’offre pas de vue significative en direction du site : un léger bombement de terrain dans les prairies situées entre la route départementale et la route de Vaux, ne permet d’apercevoir que le haut des frondaisons au niveau du site d’implantation. Au départ de la RD20a vers Lagnieu, la RD1075 est bordée d’un talus souligné par une ligne d’arbres et d’arbustes, bloquant les vues. A distance rapprochée (de 700 m à 1,5 km du site), les vues identifiées sont plongeantes et se trouvent toujours à l’est, plus en hauteur vers Vaux-en-Bugey : du secteur de « la Montgrillière » au chemin des Gorelles (à 283 m d’altitude environ : pied de versant du mont des Bois des Sonnailles, avec de l’habitat résidentiel). La topographie associée à la végétation existante protège le hameau de Chaveyron et le nord de Lagnieu qui constituent les autres secteurs d’habitations les plus proches. Plus au nord-est, à plus grande distance (> 3 km) et altitude (335 m), la Tour SaintDenis (site panoramique touristique au-dessus de St-Denis-en-Bugey) offre une vue lointaine et partielle sur le site d’implantation du projet qui apparait noyé dans la masse boisée dominant l’horizon (bois de Leyment).

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Depuis l’Est et le nord-est, le chantier (engins et travaux de montage des structures ou des bâtiments) sera donc potentiellement visible à distance. A grande distance, la zone de travaux pourra être repérée dans le paysage par le changement d’occupation du sol dû au débroussaillage plus que par l’activité même du chantier (changement de couleur / sol nu ou dégagé). 

Caractérisation de l’incidence brute : au vu des faibles visibilités effectives sur le site d’étude, l’impact négatif temporaire du projet en phase travaux sur le paysage, qui est direct et ponctuel, est évalué à faible sur le paysage environnant.

6.5.2. INCIDENCES ET MESURES EN PHASE EXPLOITATION 6.5.2.1. INCIDENCES ET MESURES SUR LE PATRIMOINE •

Définition des effets

Le projet, dans sa phase d’exploitation, n’engendrera aucune altération directe ou indirecte sur le patrimoine culturel. 

Caractérisation de l’incidence brute : nulle.

6.5.2.2. INCIDENCES ET MESURES SUR LE PAYSAGE •

Définition des effets

En phase de fonctionnement, les installations et bâtiments de la centrale auront une hauteur maximale de 3 m, hauteur prise en compte dans l’analyse de terrain. Comme évoqué précédemment, le diagnostic paysager de terrain a permis de constater que les possibilités de vues sur le site d’étude à partir des voies publiques ou des sites fréquentés se concentrent à l’Est. En perception immédiate, la route de Vaux offrira une fenêtre de vue d’une cinquantaine de mètres sur la centrale photovoltaïque avec en premier plan la citerne et le poste de livraison. A l’intérieur de la déchèterie, les lignes de panneaux seront visibles avec des vues plongeantes sur les panneaux photovoltaïques, liées à la présence d’une plateforme surélevée pour le déversement dans les bennes de tri des déchets (Cf. Photographie 38 page 160). Les premières structures seront toutefois

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éloignées d’une quarantaine de mètres environ de la plateforme de tri qui surplombe la partie basse de la centrale (éloignement résultant de la préservation de pelouses sèches à l’arrière de la déchèterie - Mesure ET3). Le contexte paysager est ici déjà anthropisé. Les observateurs se situent dans une zone d’activité (carrière à côté d’une déchèterie), et le secteur est peu fréquenté par les randonneurs (pas de sentier balisé). En perception rapprochée, la RD20a en direction de Lagnieu (voie à sens unique) permet, dans sa courbe, une fenêtre de vue longue de 60 m environ (cf. Figure 91). La perception en direction du projet sera atténuée car rapide et hors de l’axe de la route (sortie de voie dans un virage). Les visibilités concernant le sud de Vaux-en-Bugey sont plus conséquentes du fait de la position surélevée du hameau et de sa route d’accès qui surplombe progressivement la plaine de l’Ain. Ainsi, en sortie sud du hameau de la Montgrillière (RD60a), les visibilités sont effectives, mais atténuées par la végétation existante autour du projet et la distance (Cf. Photographie 43 page 163). Dans les hauteurs, le hameau propose de larges panoramas sur le grand paysage avec une visibilité effective sur le site d’étude, situé en contrebas (Cf. Photographie 44 page 163). Les perceptions peuvent ici être plus prolongées, car à pied (secteur résidentiel, passage d’un chemin de randonnée) A distance éloignée, une vue a été identifiée depuis un site touristique sur SaintDenis-en-Bugey : la Tour de Saint-Denis (MH aux abords dégagés, contrairement à la Tour de Mont Vert), lieu de départ possible de plusieurs randonnées pédestres (dont GR59). De la Tour de Saint-Denis, son apparition dans le paysage sera marquée par une couleur plus claire, gris-marron, dans la masse forestière (vue sur l’arrière des structures photovoltaïques). Le projet est ici très éloigné avec des installations peu hautes. De la Tour, la plupart des vues sont orientées vers le nord (plaine de l’Ain) et les vues sur le projet restent discrètes et ponctuelles.

Le projet est éloigné des secteurs ou sites les plus dynamiques sur le plan touristique (grottes de la Balme, village de St-Sorlin-en-Bugey et son château, Château des Allymes, …) et ne fait pas l’objet d’interaction notable avec ces sites. Les activités touristiques ne seront pas remises en cause par la présence de la centrale photovoltaïque.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Caractérisation de l’incidence brute : l’incidence permanente à moyen terme du projet sur les paysages environnants est évaluée à : o faible à proximité directe et à distance rapprochée (RD20a et sud de Vaux), o très faible de la Tour de Saint-Denis.

VAUX-EN-BUGEY

Mesures proposées

Réduction : -

Intégration paysagère des locaux techniques (couleur, habillage du toit par une couverture tuile pour le PDL seulement).

RD20a

-

PHOM A : à proximité directe, de la route de Vaux (route d’accès au parc), devant l’entrée de la centrale photovoltaïque, PHOM B : à faible distance, à partir de la RD20a PHOM C : à distance éloignée du sud des habitations de Vaux-en-Bugey (chemin des Gorelles).

RD1075

Trois photomontages ont été réalisés pour apprécier l’impact paysager final, en intégrant la mesure de réduction paysagère proposée :

VAUX-EN-BUGEY

RD1075

Figure 90. Localisation des prises de vue des photomontages : sur fond IGN et sur photographie aérienne

La Montgrillière

 LAGNIEU

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

PHOM A (Photographie 47 page suivante)

De la fenêtre de vue de la route de Vaux, les vues sont directes et proches sur la pointe nord-est de la centrale photovoltaïque. Le poste de livraison, la citerne souple, le portail d’entrée et les premières rangées de panneaux photovoltaïques derrière la clôture sont bien visibles. La route permet de voir l’arrière, voire le côté, des structures photovoltaïques. L’extrémité nord de la bande des pelouses riches en Origan (qui seront préservées par le projet) est ici également visible, au contact de la clôture. La persistance de buissons et de quelques arbres entre la carrière et la centrale, et le long de la route, facilite l’intégration de la centrale solaire entre la déchèterie et le talus embroussaillé de la carrière d’En Pallamont. Les installations de la centrale (hautes de 3 m maximum) ne concurrencent pas ici les éléments de la trame arborée et arbustive. Les bois à l’est de la centrale participent aussi à maintenir en arrière-plan un horizon boisé. ✓

PHOM B (Photographie 48)

A 200 m environ de distance, de la RD20a légèrement en contre-bas du projet, l’angle de vue est assez large sur le paysage environnant le projet. On perçoit le modelé du relief, et dans la ligne d’horizon la trame boisée devant laquelle est implantée la déchèterie (couvercles verts relevés des bennes perceptibles à gauche du centre du panorama). Cette trame boisée s’arrête à la limite nord-est de la carrière d’En Pallamont, repérable ici par les deux pylônes électriques surplombant le relief. Par rapport au panorama initial, l’emprise de la centrale se distingue légèrement par une trouée ou un abaissement dans la ligne d’horizon boisée. Le rapport d’échelle reste cohérent.

PHOM C (Photographie 49)

A distance rapprochée, à environ 1,2 km, à partir du chemin des Gorelles au sud de Vaux-en-Bugey, la vue légèrement plongeante en direction du projet est lointaine, mais permet théoriquement de percevoir toute la largeur de l’emprise horizontale de la centrale. En ce point, la centrale photovoltaïque s’insère au contact de la plaine agricole à la base d’un espace boisé s’étirant sur la ligne d’horizon. Les structures photovoltaïques composant la centrale ne sont pas distinguables, mais apparaissent en une masse, dont deux points clairs aux contours flous (postes de livraison et de conversion). La modification d’occupation du sol est ici marquée par un changement de couleur et de forme : la centrale apparaît comme une bande allongée plane moins sombre (gris bleu à marron) que la masse forestière, et qui peut évoquer une parcelle cultivée. L’appel visuel est peu important : l’emprise semble prolonger les parcelles agricoles « perchées » présentes au nord qui ont la forme d’une plateforme de couleur marron (cf. partie droite du zoom). Du fait de sa position légèrement en contrebas de ces cultures, la centrale photovoltaïque semble suivre le relief. 

Evaluation de l’incidence résiduelle sur le paysage : o o

faible à proximité directe et à distance rapprochée (RD20a et sud de Vaux), très faible de la Tour Saint-Denis

les visibilités sur le projet demeurant, mais les perceptions bénéficieront d’un bâti de meilleur qualité.

Comme le montre le zoom, les éléments perceptibles en vue immédiate seront aussi ceux visibles de ce point, mais de façon partielle : partie haute des structures, de la citerne et vue de biais sur le poste de livraison légèrement masqué au nord par la végétation ligneuse. La distance d’observation ne permet toutefois pas de les distinguer, seul le poste de livraison se démarquerait légèrement.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Vue de base

Simulation

Photographie 47. Vue avant-projet (août 2017) et simulation indicative avec le projet : entrée de la centrale photovoltaïque de Lagnieu (point de vue A) (NB : la courbe de la route est ici accentuée par rapport à la réalité)

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Vue de base

Simulation

ZOOM Photographie 48. Vue avant-projet (août 2017) et simulation indicative avec le projet des abords de la RD20a (point de vue B)

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Vue de base

Simulation

ZOOM Photographie 49. Vue avant-projet (août 2017) et simulation indicative avec le projet du sud de Vaux-en-Bugey (point de vue C) Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

6.5.3. SYNTHESE Le projet est éloigné des éléments de patrimoine archéologique connus, des sites inscrits ou classés et des monuments historiques. Des perceptions sur le projet se concentrent à l’Est de celui-ci, l’environnement boisé et la topographie alentours limitant les vues : -

-

une vue proche partielle de la route d’accès (route de Vaux), à distance rapprochée, des vues dynamiques partielles à partir de la RD 20a et de la RD 60a à l’entrée de Vaux-en-Bugey, un secteur de vue au sein du quartier résidentiel de la Montgrillière à Vaux-en-Bugey (vue plongeante sur la plaine de l’Ain et sur le projet, mais atténuée), à distance éloignée, une vue discrète et partielle sur la centrale photovoltaïque depuis la Tour Saint-Denis (Monument Historique et paysage lointain).

Le projet de parc photovoltaïque de Lagnieu qui s’implante sur une carrière remblayée n’aura aucune incidence sur le patrimoine archéologique. Du fait de visibilités partielles et ponctuelles ou atténuées sur le projet, l’incidence résiduelle du projet sur le paysage sera faible à distances immédiate et rapprochée, et très faible à distance éloignée. L’identité paysagère du territoire sera préservée.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 91. Synthèse des impacts du projet sur le patrimoine culturel et le paysage

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Tableau 40. Evaluation des incidences brutes et résiduelles concernant le paysage et le patrimoine Elément concerné

Phase

Travaux et exploitation

Contexte actuel et niveau d’enjeu

Nature

Impacts bruts Intensité

Patrimoine culturel

Aucun monument historique, site inscrit ou classé ou ZPPA proche du projet Habitations éloignées Sites touristiques éloignés

Atteinte physique aux éléments du patrimoine historique ou archéologique

Paysage local / visibilités

Site d’implantation assez discret dans le paysage environnant Vues effectives depuis l’Est : abords de la route de Vaux, RD20a (courtes fenêtres), du sud de Vaux-en-Bugey (La Montgrillière) et en vue éloignée de la Tour de Saint-Denis (MH)

Modification du paysage rapproché actuel : visibilité partielle du chantier pendant 6 mois max. (grue 1 journée, camions, bennes) Vues proches et rapprochées sur la centrale, partielles ou atténuées Vue lointaine de la Tour de St-Denis en marge des vues panoramiques orientées au nord

Travaux

Exploitation

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Nul

Très faible

Faible

Très faible

Durée

Mesures d’Evitement (E) ou Réduction (R)

Objectif de la mesure

Impact résiduel

-

-

-.

Nul

-

-

Très faible

RE2 : Intégration paysagère des locaux techniques

Assurer une qualité paysagère du bâti selon les caractères du bâti local

Temporaire : durée des travaux (6 mois + démantèlement) Durée de vie de la centrale (30 ans) Durée de vie de la centrale (30 ans)

Faible

Très faible

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

6.6. CUMUL DES INCIDENCES Conformément à l’article R.122-5, II., 5° e) du Code de l’environnement, l’objectif de ce chapitre est d’analyser « le cumul des incidences du projet avec d’autres projets connus existants ou approuvés, en tenant compte le cas échéant des problèmes environnementaux relatifs à l’utilisation des ressources naturelles et des zones revêtant une importance particulière pour l’environnement susceptibles d’être touchées ». Ces projets sont ceux, qui, lors du dépôt de l’étude d’impact : -

ont fait l’objet d’un document d’incidence au titre de l’article R.214-6 et d’une enquête publique,

-

ont fait l’objet d’une évaluation environnementale, au titre du code de l’environnement, et pour lesquels un avis de l’autorité environnementale a été rendu public.

Sont exclus les projets ayant fait l'objet d'un arrêté au titre des articles R. 214-6 à R. 214-31 mentionnant un délai et devenu caduc, ceux dont la décision d'autorisation est devenue caduque, dont l'enquête publique n'est plus valable ainsi que ceux qui ont été officiellement abandonnés par le maître d'ouvrage ».

6.6.1. PRESENTATION ET LOCALISATION DES PROJETS PRIS EN COMPTE Sources : avis en ligne sur les sites de la préfecture de l’Ain et de l’Isère, de la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes et du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD) / www.cgedd.developpementdurable.gouv.fr/les-avis-deliberes-de-l-autorite-environnementale-a331.html et www.auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr/autoriteenvironnementale-r3029.html

Tableau 41. Liste des projets recensés dans la zone d’étude éloignée pour l’analyse du cumul des incidences Commune et Intitulé du projet

Date de l’avis de l’AE

Distance au site d’étude

Principaux effets sur l’environnement Zone irriguée de 1390 ha

LAGNIEU-SAINT-MARTIN Substitution des pompages individuels d’irrigation par un réseau collectif (ASIA Ain)

21/10/2016

LAGNIEU Création d’une unité de fabrication d’enduits pour bâtiments (ICP)

10/05/2016

Réseau à plus de 2,5 km minimum (à l’O et au N-O)

830 m au sud (ZAC Grand Blossieu)

MULTI-COMMUNES dans l’Ain, l’Isère, le Rhône, la Savoie et la Haute-Savoie Mesures d’accompagnement des abaissements partiels Suisses et de gestion sédimentaire du Haut-Rhône 2016-2026

Diminution des prélèvements en nappe de l’Ain favorisant sa recharge (remplacement par des prélèvements sur le Rhône) Tracé traversant principalement des parcelles agricoles à faible sensibilité, enjeux ponctuels en phase travaux : 2 cours d’eau traversés, zones de captage, zone humide Nuisances sonores des installations (nuit surtout) Rejets d’eaux industrielles de lavage (site existant) Projet favorisant le transit sédimentaire sur 180 km du fleuve Rhône

22/05/2015

4,1 km au Rhône

Effets limités aux eaux du Rhône et annexes fluviales (MES, déconnexion, faune piscicole…) accompagné d’une mesure d’alevinage

Les projets ayant reçu un avis de l’Autorité Environnementale (AE) ont été recherchés au sein de la zone d’étude éloignée de 5 km sur les trois dernières années, soit pour les années 2014 à 2017. Aucun projet ayant fait l’objet d’un avis du CGEDD (Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable) n’est présent dans cette aire éloignée.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

6.6.2. ANALYSE DU CUMUL DES INCIDENCES Le projet le plus proche se situe au sud, sur Lagnieu, dans la zone d’activité de Blossieu (création d’une unité de fabrication d’enduits). Les autres projets recensés sont distants de plus de 800 m du projet, et n’interfèreront pas directement avec lui. Le projet industriel sur la ZA de Blossieu peut être susceptible d’avoir des incidences indirectes en phase chantier, en cas de construction concomitante avec le projet de centrale photovoltaïque. La durée prévisionnelle du chantier photovoltaïque sera toutefois courte : de 4 mois. Celui-ci ne génèrera pas de rejets dans le milieu naturel. Les transports camion liés à ces deux projets emprunteront vraisemblablement la RD1075, voie à circulation importante. Toutefois, le flux généré restera très limité (flux évalué à 6 camions/j pour la centrale) et sera facilement absorbé par la route départementale (à trafic moyen poids lourds de 1362 v/j en 2011). Les entrées/sorties de chacun des deux projets sur la RD seront par ailleurs différentes. Aussi, la contribution du présent projet à ce type d’incidence temporaire est évaluée à nulle. Concernant le milieu naturel, les milieux impactés par le présent projet (carrière remblayée avec friche, pelouse rudérale, fourrés) sont différents des milieux impactés par les autres projets : zone urbaine (entreprise existante dans une ZAC), bords de fleuve (projet sur le Haut-Rhône) et milieux agricoles (projet d’irrigation dans la plaine). Vis-à-vis du paysage, il n’y aura pas de co-visibilité entre le présent projet photovoltaïque et les autres projets situés au sud et à l’ouest. Les travaux d’irrigation (projet n°1) se situent en effet plus bas dans la plaine et sont séparés du site d’implantation du présent projet par la butte forestière des bois de Leyment et Bollérin. La topographie locale (butte des Clapiers au sud jouant un rôle de masque, cuvette de la ville de Lagnieu), avec les écrans végétaux, les infrastructures et le bâti urbain existant empêchent sa visibilité avec le projet situé dans la ZAC de Lagnieu (projet n°2) et avec le fleuve Rhône (projet n°3). Figure 92. Localisation des autres projets à proximité La centrale photovoltaïque de Lagnieu n’aura pas d’incidence directe cumulée avec les autres projets connus aux alentours. L’incidence cumulée potentielle est limitée à l’augmentation possible du trafic camion sur la RD1075 avec le projet industriel sur la ZAC de Blossieu (Lagnieu). Cette incidence présente toutefois un impact cumulé temporaire évalué à nul au vu de la circulation actuelle sur la RD1075. Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

7. DESCRIPTION DETAILLEE DES MESURES PRISES EN L’ENVIRONNEMENT

FAVEUR

DE

Type de mesure Phase

A noter que chacune des mesures environnementales qu’EDF EN mettra en œuvre fera l’objet d’un suivi par des prestataires externes indépendants (cf. Chapitre 7.4 Coûts et modalités de suivi des mesures).

Evitement Amont des travaux

Composante environnementale

Toutes

Coût approximatif

Inclus dans le coût du projet

7.1. MESURES D’EVITEMENT ET DE REDUCTION De manière itérative avec les différents experts externes indépendants ayant travaillé sur ce projet – et sur la base de leurs recommandations – EDF EN France s’engage à mettre en œuvre plusieurs mesures d’évitement et de réduction permettant d’assurer la production d’électricité à partir de l’énergie photovoltaïque tout en limitant au maximum les impacts sur les différentes composantes de l’environnement (milieu physique, naturel, humain, paysage/patrimoine).

Choix du site

.Mesure EC1

Effets attendus

Évitement des zones connues comme à enjeux pour les habitats, la faune et la flore, ainsi que le paysage et le patrimoine Évitement de tout impact sur des terres productives, agricoles ou forestières

Modalité de suivi

-

7.1.2. MESURES D’EVITEMENT EN PHASE TRAVAUX 7.1.2.1.

MESURE ET1 – REDUCTION AU MINIMUM DE L’EMPRISE

TRAVAUX ET DELIMITATION

7.1.1. MESURES D’EVITEMENT COMMUNES AUX PHASES TRAVAUX ET EXPLOITATION

7.1.1.1.

MESURE EC1 – CHOIX DU SITE

Le site choisi pour l’implantation du projet est perturbé (ancienne carrière remblayée) et se situe en dehors des zones inventoriées pour leur intérêt écologique (ZNIEFF, site Natura 2000 …) ou à enjeu touristique.

L’emprise des travaux se limitera au strict nécessaire et sera balisée pour éviter toute circulation en dehors du chantier et dégradation d’habitats périphériques, en particulier vers les pelouses à Origan qui seront préservées à l’arrière de la déchèterie (mesure ET3). Afin de réduire l’emprise chantier et en particulier l’espace nécessaire au stockage de matériel, les panneaux seront livrés en flux tendu et mis en place directement (stockage temporaire limité dans le temps et aucune emprise supplémentaire nécessaire).

Il présente un enjeu paysager modéré, du fait de la présence de masques boisés (bois ou haies) sur les trois quarts de son périmètre.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Réduction au minimum de l’emprise travaux et délimitation

Mesure ET1 Type de mesure Phase

Evitement

Mesure ET2 Type de mesure

Démarrage du chantier (phases construction et démantèlement)

Phase

Mesures préventives contre les espèces végétales invasives Evitement Chantier : phases construction et démantèlement

Composante environnementale

Milieu naturel, milieu humain

Composante environnementale

Milieu naturel, milieu humain (Ambroisie)

Coût approximatif

Inclus dans le coût du chantier

Coût approximatif

Inclus dans le coût du chantier

Effets attendus Modalité de suivi de la mesure

7.1.2.2.

Eviter la divagation d’engins et assurer la sécurité des personnes Coordination environnementale du chantier (contrôle terrain, photos, comptes-rendus de chantier)

MESURE ET2 – MESURES

PREVENTIVES CONTRE LA

FLORE INVASIVE Le site d’implantation est contaminé par une dizaine d’espèces végétales invasives annuelles (Ambroisie, Vergerette du Canada, Erigéron annuel, Euphorbe de Jovet) ou vivaces (Robinier, Buddleja, Solidage, Galega officinal, Vigne vierge). Lors des travaux, les véhicules travaillant ou circulant peuvent par leurs roues ou chenilles emporter des graines ou racines de ces espèces hors site. Afin d’éviter tout apport et export de plante invasive sur le chantier et en-dehors, il conviendra de veiller à la propreté des véhicules entrant et sortant, ainsi qu’à l’origine des matériaux importés. Les entreprises intervenantes seront sensibilisées à cette problématique, et devront certifier de la propreté des véhicules entrant (bordereau à remettre au Maître d’Ouvrage avant le démarrage du chantier) et de l’origine des matériaux utilisés (graves de carrière «propres » par ex.). Par ailleurs, il n’est prévu aucun apport de terre végétale pour la construction de la centrale solaire. Les terres excavées pour la pose des locaux techniques ou des fondations des structures seront soit régalées sur site, soit exportées vers des filières compatibles à leur nature contaminée (terres non réutilisables en surface sans traitement préalable – destination possible : incinération ou enfouissement profond …). Ces éléments figureront dans le cahier des charges transmis aux entreprises de terrassement qui interviendront sur le chantier. Une aire de lavage (étanche avec écoulement dirigé vers un filtre) sera utilisée pour nettoyer les engins ayant circulé sur site avant leur départ du chantier.

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Effets attendus Modalité de suivi de la mesure

Eviter la dissémination ou l’importation de plantes invasives ST1 – Suivi environnemental du chantier (contrôle terrain, comptes-rendus de chantier) Cahier des charges des entreprises

7.1.2.1. MESURE ET3 – PRESERVATION DES PELOUSES FORTE DENSITE D’ORIGAN AU SEIN DE LA CENTRALE

A

Les habitats les plus favorables à la fourmi hôte concernent les milieux ouverts à semi-ouverts ensoleillés. Les milieux présentant sur le site la plus forte densité en Origan, plante hôte du papillon, sont les pelouses sèches. Les études scientifiques menées sur l’Azuré du Serpolet montrent que les fourmilières doivent être proches de la plante hôte pour que le papillon puisse accomplir tout son cycle : si la chenille tombe à plus de deux mètres d'un nid de sa fourmi hôte, elle ne sera pas recueillie et mourra rapidement (ROSIER Y. et PONSERO A., 1997). Les surfaces à forte densité d’Origan présentes dans l’emprise, susceptibles d’héberger la fourmi hôte de l’Azuré du Serpolet, seront évitées par le projet et exclues de la zone de travaux. Elles se situent à l’est et au sud de l’emprise clôturée. Une bande de 0,54 ha, englobant aussi une part de surface à faible densité d’Origan, sera ainsi préservée. Elle représente 31,3% des surfaces occupées par l’Origan au sein de l’emprise projet. Cette mesure permettra également de préserver la station principale d’Orchis pyramidal et celle d’Immortelle, qui sont comprises dans les surfaces de pelouses à forte densité d’Origan. La zone à forte densité d’Origan sera balisée avant le démarrage des travaux pour être mise en défens. Parallèlement au balisage, une intervention manuelle sera effectuée pour contrôler les ligneux colonisant ces pelouses sèches (Mesure RT3,

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

avec évacuation des produits de coupe hors site). Cette zone fera ensuite l’objet d’une gestion particulière en phase exploitation – cf. Mesure RE1 p. 235. Mesure ET3 Type de mesure Phase

Préservation des pelouses à forte densité d’Origan

7.1.3.1.

Avant Travaux – Démarrage du chantier Milieu naturel

Coût approximatif

2 000 € (piquets bois +fils) Maintien de pelouses sèches et d’une partie de l’habitat à Azuré du Serpolet

MESURE EE1 – GESTION

DE LA VEGETATION DE LA CENTRALE SANS PRODUITS PHYTOSANITAIRES

Réduction

Composante environnementale

Effets attendus

7.1.3. MESURES D’EVITEMENT EN PHASE EXPLOITATION

En phase exploitation, la centrale photovoltaïque aura un couvert herbacé. Son entretien sera assuré par fauche ou broyage sans emploi de produits phytosanitaires (herbicides ou pesticides), pour éviter toute pollution des eaux et dégradation de l’habitat prairial pour la flore et la faune. Mesure EE2 Type de mesure Phase

Modalité de suivi

ST1 - Suivi environnemental / Date de pose du balisage

Gestion de la végétation de la centrale sans phytosanitaire Evitement Exploitation

Composante environnementale

Milieu naturel (petite et moyenne faune terrestre)

Coût approximatif

Inclus dans le coût d’exploitation

Effets attendus Suivi de la mesure

Eviter la dégradation des milieux (habitat, eaux) Clause du cahier des charges de l’entreprise assurant l’entretien

7.1.3.2. MESURE EE2 – MESURES

PREVENTIVES CONTRE LES ESPECES VEGETALES INVASIVES

En phase exploitation, les mêmes principes de précautions seront appliqués pour éviter la dispersion des espèces invasives ou l’introduction de nouvelles au sein de la centrale photovoltaïque : -

-

Certification par l’entreprise effectuant l’entretien de la végétation que ses engins (entrant) soient dépourvus de tout germe de végétaux exogènes à caractère envahissant, Contrôle, nettoyage si besoin, des engins et matériels ayant servi à l’entretien de la centrale.

Figure 93. Localisation de la mesure ET3 par rapport aux densités d’Origan

Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Mesure EE2 Type de mesure Phase

Mesures préventives contre les espèces végétales invasives Evitement

Phase

Exploitation : entretien annuel du couvert herbacé

Composante environnementale

Milieu naturel

Coût approximatif

Inclus dans le coût de l’entretien

Effets attendus Modalité de suivi de la mesure

Cahier des charges des entreprises

MESURE RT1 - DEMARRAGE

DES TRAVAUX HORS

PERIODE DE REPRODUCTION Les premiers des travaux de débroussaillage des fourrés mixtes (avec abatage de quelques arbres) et de terrassements seront les plus impactants pour la faune, en particulier pour la faune terrestre ou nichant au sol ou dans les fourrés. Aussi, afin d’éviter un risque de destruction d’individus sur site pendant le chantier et de limiter au maximum le dérangement, le démarrage des travaux sera effectué en dehors de la période de nidification et d’activité de la majorité de la faune, soit de septembre à fin février. Le chantier d’une durée de 6 mois maximum devra être terminé avant le 15 juin afin d’éviter tout travaux dans la période d’émergence de l’Azuré du Serpolet (qui débute à partir de fin juin). Le respect de cette période permettra de s’affranchir des risques de destruction directe de la plupart des espèces protégées. Une fois les travaux de débroussaillage et de terrassement réalisés, le milieu sera peu attractif et accueillant pour la faune. Le dérangement sur site sera quasicontinu (activité humaine et travaux de chantier).

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Démarrage des travaux hors période de reproduction Evitement Travaux (chantier de construction et démantèlement)

Composante environnementale

Milieu naturel

Coût approximatif

-

Effets attendus

Limiter le dérangement de la faune et éviter un risque de destruction d’espèces animales sur le chantier

Suivi de la mesure

Clause du cahier des charges destiné à l’entreprise assurant l’entretien

Eviter la dissémination ou l’importation de plantes invasives

7.1.4. MESURES DE REDUCTION EN PHASE TRAVAUX 7.1.4.1.

Mesure RT1 Type de mesure

7.1.4.2.

MESURE RT2 – ORGANISATION

ENVIRONNEMENTALE

DU CHANTIER Un suivi environnemental du chantier sera effectué par un bureau d’études environnement (cf. Mesure ST1). Celui-ci devra veiller à l’application des mesures suivantes en faveur de la préservation des sols, du milieu naturel, des eaux et de l’environnement humain. Ces mesures pourront être reprises dans le cahier des charges de consultation des entreprises : Préserver la qualité de l’air / la santé : -

Arrosage des zones circulées ou de travaux en cas d’envol important de poussières

Préserver la qualité des eaux / lutte contre les pollutions accidentelles et gestion des déchets : -

Vérification en début de chantier du bon état et entretien des engins et matériels Remplissage des machines sur aire étanche et stockage des produits polluants dans des bacs étanches couverts, Stationnement des engins sur aire étanche Stockage des déchets avant leur élimination dans des conditions ne présentant aucun danger pour l’environnement et la santé des personnes et favorisant leur valorisation ultérieure : mise en place de bennes pour la collecte et le tri des déchets avant leur recyclage ou évacuation en filière agréée Page 232 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

-

-

Nettoyage régulier du chantier pour éviter tout envol de déchets et laisser le site propre en fin de chantier Récupération des eaux de nettoyage des cuves de toupie béton sur une fosse recouverte de géotextile et balisée. La fosse sera enlevée en fin de chantier et le béton solidifié exporté pour être valorisé (fouille remise au TN) Présence permanente de kits-antipollution dans les engins (absorbants) et à la base vie En cas de pollution accidentelle par déversement (hydrocarbure ou huile par ex.) : o Récupérer avant infiltration ou ruissellement le maximum de produit déversé, puis excaver les terres polluées au niveau de la surface concernée et les confiner.

À noter que tous les évènements polluants seront consignés dans un registre pour permettre un bilan environnemental en fin de chantier. Limiter la dégradation des sols : -

-

Réalisation de préférence des travaux sur le sol (terrassement/décapage, piste, enfouissement des réseaux électriques) pendant les périodes les moins pluvieuses, Enlèvement des dépôts éventuels de coulures de béton autour des structures

Mesure RT2 Type de mesure Phase

Mesures environnementales de gestion du chantier Réduction Travaux : phases construction et démantèlement

Composante environnementale

Milieux naturel, physique et humain

Coût approximatif

Intégré dans le coût des travaux

Effets attendus

Modalité de suivi

Décembre / 2017

7.1.4.3.

MESURE RT3 – LUTTE

CONTRE LES ESPECES

INVASIVES Les travaux de construction et de démantèlement devraient se réaliser en période automnale-hivernale (cf. mesure RT1 - Démarrage des travaux hors période de reproduction). En septembre, les espèces de flore invasive présentes sur le chantier peuvent encore être en état de floraison ou grenaison (espèces annuelles à floraison estivale) ou encore en feuilles (espèces vivaces). Un contrôle de l’ensemble de l’emprise travaux sera effectué avant le démarrage des travaux pour vérifier l’état phénologique de ces plantes (Ambroisie, Erigéron annuel et Vergerette du Canada…). Espaces à aménager Suite à la visite préalable de contrôle, un broyage sera réalisé sur les parties devant être aménagées pour éviter en particulier la grenaison ou stopper la floraison. Un contrôle post-broyage sera mené pour vérifier son efficacité. Les espèces vivaces envahissantes seront repérées sur le terrain avant le débroussaillage. Les Robiniers seront dessouchés. Les stations de Buddléia, de Solidage et de Renouée en bordure de la zone de pelouse préservée (cf. Figure 43) seront purgées avec enlèvement si nécessaire des terres polluées par les systèmes racinaires, puis le sol remis à niveau. Les terres polluées par les systèmes racinaires excavées seront confinées et exportées pour être traitées dans des filières adaptées (broyage fin/concassage des rhizomes, incinération ou enfouissement profond, …). Pour la Renouée du Japon (une station présente sur site), des fragments de tiges vertes peuvent donner naissance à de nouveaux sujets. Aussi, si les tiges annuelles de la plante au moment des travaux sont encore vertes, la coupe des tiges devra s’effectuer de façon à récolter tous les fragments et à les confiner avant export (mise en sac big-bag fermés, …). Ces opérations permettront d’éviter en phase exploitation une recolonisation du site par les espèces ligneuses envahissantes.

Réduction des risques de pollution, de dégradation des eaux et du sol, d’atteinte à la santé ou sécurité humaine

Zone de pelouse préservée (mesure ET3)

ST1 - Suivi environnemental du chantier : comptes-rendus, Cahier des charges des entreprises travaux et PSS, contrôles et relevés des incidents au cours du chantier…

Afin d’éviter un impact sur les sols, un débroussaillage manuel sera effectué sur la pelouse à préserver à partir de septembre (idéalement après le 15, à cette période l’Azuré du Serpolet est sous forme de chenille recueilli dans les fourmilières). Outre

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

le contrôle de la flore invasive (Ambroisie et autres espèces encore en fleurs), cette action permettra de limiter l’envahissement des pelouses par les ligneux. La zone est en effet actuellement colonisée par des jeunes semis de peuplier.

-

Les produits de coupe sur l’ensemble de la zone préservée devront être ramassés et exportés afin de ne pas enrichir le sol.

-

En cas de présence de Robinier (arbuste ou arbre), un annelage de l’écorce du tronc sera effectué au lieu d’un abattage afin d’éviter tout rejet ultérieur à partir de la souche.

-

Mesure RT3 Type de mesure Phase

Lutte contre les espèces invasives Réduction

Coût approximatif

Milieu naturel (flore/habitat), Milieu humain (santé) Broyage mécanique préalable inclus dans le coût du débroussaillage Intervention manuelle : 1 000 €

Effets attendus

Modalité de suivi de la mesure

Autres mesures liées

7.1.4.4.

Les espèces du semis seront rustiques, indigènes et adaptées au milieu (d’origine France). Le mélange grainier sera soumis à l’approbation du Maître d’ouvrage. Il comportera : -

un minimum de 15% de légumineuses et 20% d’Origan Origanum vulgare ;

-

3 espèces minimum de graminées locales et d’au moins 5 autres espèces à fleurs typiques des pelouses sèches et mellifères, telles que : Anthyllide vulnéraire, Lotier corniculé, Luzerne cultivée, Centaurée jacée, Ray-grass, Agrostide, Dactyle, Fétuque rouge, Petite pimprenelle, Millepertuis perforé, Thym (Thymus praecox ou pulegoides…), Vipérine commune, Scabieuse colombaire, Knautie des champs, Avoine pubescente, Sedum acre, Sedum album, Fétuque rouge …

Travaux (débroussaillage préalable) avant les terrassements

Composante environnementale

Limiter ou éviter la grenaison des plantes invasives et supprimer le risque d’émission de pollen allergisant d’Ambroisie ST1 - Suivi environnemental : passage d’un botaniste du bureau d’études en charge du suivi Date de réalisation du broyage, comptes-rendus des visites de terrain du botaniste RT4 – Préservation des pelouses à forte densité d’Origan

MESURE RT4 - RENFORCEMENT DU COUVERT HERBACE

EN FIN DE CHANTIER

favoriser le développement de l’Origan, plante hôte de l’Azuré du Serpolet, et de plantes mellifères indigènes favorables aux insectes pollinisateurs, assurer une couverture végétale rapide sur la centrale permettant la tenue des sols et évitant les ruissellements, concurrencer le développement des espèces annuelles invasives présentes (Erigéron, Ambroisie…).

Le semis sera effectué en fin de chantier (si possible dès février, selon la date effective de fin du chantier) pour assurer un couvert dès la première saison d’été. Mesure RT4 Type de mesure Phase

Réduction Fin de chantier

Composante environnementale

Milieu naturel et milieu physique

Coût approximatif

24 000 € HT maximum (mélange grainier et travaux de semis)

Effets attendus

En fin de chantier, un semis diversifié de plantes herbacées sera réalisé sur les zones dénudées ou clairsemées pour :

Constitution d’un couvert herbacé de type pelouse sèche riche en Origan et plantes mellifères ST1 - Suivi environnemental

Modalité de suivi

Décembre / 2017

Renforcement du couvert herbacé en fin de chantier

Enregistrement de l’intervention : composition mélange + surface semée (carte + facture)

du

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

7.1.5. MESURES DE REDUCTION EN PHASE EXPLOITATION 7.1.5.1.

MESURE RE1 – GESTION

DU COUVERT VEGETAL PRENANT EN COMPTE LES ESPECES INVASIVES ET LA FAUNE

Du fait des contraintes de hauteur devant les panneaux (pour éviter l’ombrage sur les modules photovoltaïques), un entretien régulier de la végétation au sein du site sera mis en place. Cette mesure vise à assurer la compatibilité des interventions de gestion du couvert herbacé avec les enjeux règlementaires de lutte contre l’Ambroisie, les enjeux de préservation de la faune (avifaune nicheuse au sol, et en particulier l’Azuré du Serpolet (maintien et floraison de sa plante hôte l’Origan).

La mesure RE1 sera spécifiée dans le cahier des charges de l’entreprise en charge de l’entretien du couvert végétal de la centrale. En fonction des résultats des suivis floristique et faunistique qui seront menés en parallèle (Mesures SE1 et SE2), l’arrachage pourra être maintenu ou arrêté et les pratiques de fauche modifiées de façon à continuer de respecter l’obligation de lutte contre l’Ambroisie (régie par arrêté préfectoral) tout en permettant le développement de la faune patrimoniale. Mesure RE1 Type de mesure Phase

Gestion du couvert végétal Réduction Travaux

Pour l’Ambroisie, l’arrêté préfectoral de lutte impose une destruction avant le 15 août et d’éliminer les plants avant la pollinisation, et impérativement avant la grenaison. La floraison de l’Ambroisie commence à mi-juillet et dure jusqu'à fin octobre avec un maximum en août et septembre. Parallèlement, l’Origan (ainsi que la majorité des autres plantes mellifères présentes sur site) fleurit presque en même temps, de fin juin à septembre. Aussi une intervention mécanique pour empêcher la floraison ou la grenaison de l’Ambroisie nuirait au développement de la plante hôte de l’Azuré du Serpolet. C’est pourquoi un arrachage manuel avec mise en sac des pieds arrachés et export, est préconisé pour respecter l’arrêté préfectoral de lutte contre l’Ambroisie.

Composante environnementale

L’arrachage d’Ambroisie sera mené après la fin des travaux de construction de la centrale photovoltaïque (qui seront achevés au plus tard au mois de juin), autant de fois que nécessaire : jusqu’à ce que l’Ambroisie demeure contrôlée. La période d’arrachage ira de juillet à août, voire septembre.

Modalité de suivi

Milieu naturel et milieu physique Arrachage d’Ambroisie : 2500 € / passage

Coût approximatif

Effets attendus

Broyage mécanique inclus dans le coût d’entretien (pm : ~3 250 €/an)

Maintien d’une prairie, mais plus diversifiée pour permettre une diversification de la faune Concurrencer les plantes invasives

Autres mesures liées

CCTP entreprise (cadrage des interventions/calendrier) -

Enregistrement des dates d’intervention SE1 – Suivi de la végétation et de la flore envahissante SE2 – Suivi de la faune sur la centrale

La pression d’arrachage devrait permettre de diminuer voire d’épuiser le stock de graines d’Ambroisie présente dans les sols. Le couvert végétal sur l’ensemble de la centrale sera entretenu par une fauche tardive après le 15 septembre pour permettre à l’Origan de se développer (mesure RT4) et à la chenille de l’Azuré de rejoindre les fourmilières. La zone de pelouse préservée (mesure ET3) sera par contre fauchée par moitié en alternance (soit une moitié tous les ans). Cette pratique de fauche ou broyage ne permettra pas de maîtriser les autres espèces végétales annuelles invasives (Erigéron annuel) déjà présentes sur le site, mais ne présentant pas de risque sanitaire pour la population. Une mesure (EE2) est prévue pour éviter leur dissémination à l’extérieur de la centrale photovoltaïque.

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7.1.5.2.

MESURE RE2 – INTEGRATION PAYSAGERE DES LOCAUX

TECHNIQUES Les vues sur le projet se concentrent à l’Est sur l’entrée de la centrale, soit à partir de la route de Vaux. Le poste de livraison sera près du bord de la route à l’extérieur de la clôture. Il sera donc visible à proximité directe. De ce point, le poste de conversion situé à l’intérieur de la centrale ne sera pas visible.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Les documents d’urbanisme du secteur de la Plaine de l’Ain interdisent globalement les tons vifs (de type jaune, ocre, provençal) et très clairs (comme les blancs) pour les enduits. Ils préconisent des couleurs douces (gamme des beiges). Afin d’assurer une qualité paysagère au-delà d’un simple bâti industriel et une bonne insertion des postes électriques, les mesures ci-dessous sont proposées en respectant les logiques territoriales architecturales en termes de couleur et d’habillage : -

-

Peinture des deux postes de couleur gris-beige (type RAL 7044 , couleur préconisée pour le bâti industriel dans le PLU de Lagnieu) pour être en concordance avec les couleurs du bâti local de la plaine de l’Ain, qui sont dans des couleurs gris-beige ; Pose d’une toiture à deux versants sur le poste de livraison : couverture en tuiles de terre cuite canal ou creuses, de teinte rouge (non vif, rouge vieilli) à marron-rouge clair ou brun nuancé (non foncé), teintes conformes au bâti traditionnel du secteur de la Plaine de l’Ain.

Le photomontage de la Photographie 47 p. 221 (vue simulée sur le futur poste et l’entrée de la centrale photovoltaïque), illustre ces prescriptions. Mesure RE2 Phase

La forme de ces pierriers pourra être variable : -

en ligne sous forme d’un muret de cailloux ou pierres sèches (par ex. 1 m de large et 2 m de long min),

-

en tas, de 1 m à 1,50 m de hauteur et de diamètre 2 m min…

Quatre pierriers seront créés. Les pierres éventuellement déjà présentes sur site pourront être utilisées à cette fin. Mesure RE3 Phase Type de mesure

Réduction

Aménagement de caches pour les reptiles Travaux Réduction

Composante environnementale

Milieu naturel

Coût approximatif

2 000 € pour 4 pierriers (pose mécanique et manuelle / muret)

Effets attendus

Utilisation des pierriers par les reptiles

Intégration paysagère du poste de livraison Travaux

Type de mesure

Des aménagements de type pierriers seront disposés au sein de la centrale pour recréer des zones de refuges et thermorégulation aux reptiles thermophiles. Ils seront positionnés dans des endroits ensoleillés ne gênant pas l’entretien de la centrale, tels qu’en bordure de la piste nord et en bout de ligne des structures côté est.

Composante environnementale

Paysage

Modalité de suivi

Coordination environnementale du chantier : localisation des aménagements et photos

Coût approximatif

5 000 €

Autre mesure liée

SE2 - Suivi de la faune en phase exploitation

Effets attendus Modalité de suivi

Bonne intégration paysagère du poste de livraison Coordination environnementale du chantier (photo du poste de livraison)

7.1.5.3. MESURE RE3 – AMENAGEMENT DE CACHES POUR LES REPTILES Le débroussaillage et la reprise partielle de la topographie en place va supprimer des abris utilisables par les reptiles (Lézard vert, Lézard des murailles ou Couleuvre verte et jaune).

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

7.1.5.4. MESURE RE4 – AMENAGEMENT

LA CLOTURE DE LA CENTRALE POUR LE PASSAGE DE LA FAUNE

Une clôture de 2 m de hauteur est prévue pour des raisons de sécurité sur le site et de dissuasion du vol de certains éléments constituant l’installation. Actuellement, le site est perméable à la faune terrestre (excepté du côté de la déchèterie clôturée). Lièvre et Renard peuvent notamment le fréquenter. Afin de continuer à permettre à la petite et moyenne faune entrant dans la zone de la décharge de traverser la centrale, des aménagements ponctuels réguliers seront réalisés dans la clôture en surélevant de minimum 10 cm le bas de la clôture de façon quasi-systématique. Mesure EE1 Type de mesure Phase

Aménagement de la clôture pour le passage de la faune Evitement Travaux : pose de la clôture

Composante environnementale

Milieu naturel (continuités terrestres)

Coût approximatif

Inclus dans le coût du chantier

Effets attendus Modalité de suivi

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Permettre à la petite et moyenne faune arrivant à entrer dans la zone de la décharge de traverser la centrale

7.2. MESURE DE COMPENSATION Les travaux de débroussaillement, de terrassement et de construction de la centrale photovoltaïque impacteront la petite population d’Azuré du Serpolet (papillon protégé quasi-menacé) présente sur le site. Les travaux sur les sols, qui devraient démarrer à l’automne (mesure RT1), toucheront les chenilles réfugiées dans les fourmilières. Les habitats les plus favorables à la fourmi hôte concernent les milieux ouverts à semi-ouverts ensoleillés. Les milieux présentant sur le site la plus forte densité en Origan, plante hôte du papillon, sont les pelouses et ourlets. Le projet préservera 0,54 ha de surfaces à forte densité d’Origan (mesure ET3), mais impactera environ 1,18 ha de surfaces d’Origan, dont 0,24 ha à densité faible et 0,94 ha à densité moyenne. Cela représente 42,3% de la surface totale en Origan présente dans la zone de prospection (site d’étude et abords). Aussi, EDF EN s’engage à mettre en œuvre une mesure pour compenser les incidences négatives résiduelles du projet sur l’Azuré du Serpolet. Cette mesure, en cours d’élaboration, sera précisée dans le dossier de demande de dérogation relatif aux espèces protégées qui concernera l’Azuré du Serpolet.

Coordination environnementale du chantier (contrôle des passages, photos, comptes-rendus de chantier)

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

7.3. MESURES DE SUIVI

-

L’article R. 122-5 du code de l’environnement, qui définit le contenu de l’étude d’impact, précise que « la description de ces mesures doit être accompagnée de l'estimation des dépenses correspondantes, de l’exposé des effets attendus de ces mesures à l’égard des impacts du projet sur les éléments mentionnés au 5° » ainsi que « le cas échéant, les modalités de suivi des mesures d’évitement, de réduction et de compensation proposées ». Outre les obligations strictement réglementaires, EDF Energies Nouvelles a la volonté de vérifier le respect des engagements pris, dans le cadre des diverses autorisations obtenues. Une procédure interne permet ainsi de suivre les engagements à toutes les phases de vie du projet : chantier, exploitation, démantèlement. Cette procédure reprend également les modalités de suivi non réglementaires. Dans ce cadre, EDF EN France s’engage sur les points suivants : -

-

-

-

Agir en tant qu’acteur majeur des énergies renouvelables à travers des filières matures (éolien et photovoltaïque), tout en développant de nouvelles filières (énergies marines…) et en tant que société responsable vis-à-vis de ses impacts environnementaux ; Prévenir les risques de pollution de l’environnement en phase construction et exploitation, se conformer aux exigences réglementaires ainsi qu’aux engagements souscrits (avec les élus, les riverains …), et améliorer de manière continue les performances environnementales ; Optimiser l’organisation pour assurer une gestion et un suivi efficace des prestataires ainsi qu’une concertation avec l’ensemble des parties prenantes tout au long du projet ; Contrôler périodiquement et améliorer de manière continue les performances environnementales.

Concrètement, le Groupe a mis en Environnemental, duquel découlent Environnemental (PME) qui prescrivent activités du Groupe : développement exploitation.

place un Système de Management des Programmes de Management des actions adaptées aux principales et conception du projet, construction,

Voici quelques exemples d’actions inscrites dans le PME : -

Recensement et qualification des prestataires en charge des études environnementales ;

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-

-

Consultation des prestataires de chantier et d’exploitation sur la base de cahiers des charges environnementaux adaptés au site ; Mise en place d’une fiche de Suivi des Exigences Environnementales (fiche SEE) qui recense les mesures environnementales prescrites lors de la conception du projet, et qui est transmise au responsable de la construction de la centrale, puis aux responsables de la gestion et de l’exploitation de la centrale. Ce document est central dans la vie d’un projet et permet de s’assurer que tous les engagements pris en phase développement vis-à-vis des parties prenantes seront respectés en phase réalisation et exploitation ; Formation et sensibilisation des salariés et des prestataires sur des sujets environnementaux.

7.3.1. MESURES DE SUIVI EN PHASE TRAVAUX 7.3.1.1.

MESURE ST1 – SUIVI ENVIRONNEMENTAL DU CHANTIER

Afin de prévenir les risques d’impacts sur l’environnement et les nuisances sur l’homme, l’ensemble des intervenants doit s’engager à respecter les prescriptions d’EDF EN France en matière de protection de l’environnement durant toute la durée des travaux. Concrètement, lors de la consultation des entreprises, un cahier des charges environnemental spécifique et adapté au chantier est annexé. Il constitue une des pièces contractuelles du marché de travaux. Ce document contractuel est rédigé par le Bureau d’études environnement mandaté pour assurer le suivi du chantier, selon une trame type transmise par EDF Energies Nouvelles. Sur la base de l’étude d’impact, ce cahier des charges rappelle les principales caractéristiques environnementales du site, les impacts liés aux travaux, et l’ensemble des mesures prises, concernant le milieu physique, le milieu naturel, le milieu humain et les paysages. Il rassemble donc l’ensemble des précautions, restrictions, interdictions et obligations que le prestataire doit s’engager à respecter. Il reprend les risques et enjeux environnementaux du chantier sur lesquels l’entreprise doit être vigilante. Il précise également les procédures à suivre en cas d’incident ou d’accident. Un Bureau d’études environnement est désigné par la Maître d’Ouvrage au démarrage du chantier. En plus de la rédaction du cahier des charges environnement, il a pour mission d’effectuer le contrôle des exigences contenues

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

dans ce cahier des charges de façon régulière et ajuste la fréquence de ses visites si nécessaire en fonction des enjeux et des constats déjà établis. Le Bureau d’études Environnement veillera tout particulièrement au respect des textes réglementaires liés à la gestion des déchets, à la protection du milieu naturel et à la gestion des produits dangereux. Il consigne dans un rapport ou une note les écarts des entreprises vis-à-vis de leurs engagements en matière d’environnement. Afin d’assurer un vrai suivi des plans d’actions pouvant découler des visites de site, les remarques faites par le bureau d’études environnement sont également reprises par le maitre d’œuvre dans le compte-rendu des réunions de chantier dans le paragraphe environnement. De son côté, l’Entreprise doit désigner un référent environnement chargé d’être présent lors des réunions de chantier et de servir de relai vis-à-vis des personnes intervenant sur site. Par ailleurs, le personnel intervenant sur le site, qu’il soit interne ou externe, est formé et sensibilisé par le Maître d’Ouvrage aux enjeux particuliers que recèle le site (exemple : présence d’une espèce protégée, secteurs à préserver et éviter). Pour cela, un Livret d’Accueil HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement) est distribué au début des travaux à chacun des intervenants. Celui résume les principes généraux de prévention en matière HSE ainsi que les mesures spécifiques à appliquer pour garantir le respect des politiques Santé-Sécurité et Environnement d’EDF Energies Nouvelles. Il constitue un complément aux documents réglementaires et prescriptions internes que sont le Plan Général de Coordination pour la Sécurité et la Protection de la Santé (PGCSPS) du chantier, les Plans Particuliers pour la Sécurité et la Protection de la Santé des entreprises intervenantes, et le Cahier des Charges Environnemental, et auxquels toute personne intervenant sur le chantier doit se conformer. Ce Livret d’Accueil précise notamment les règles à respecter relatives : -

-

Aux accès et à la circulation : respect des balisages, des limitations de vitesse, des zones de stationnement, etc. ; A l’organisation générale du chantier : équipements de protection, équipements d’urgence (extincteurs, kits anti-pollution, etc.), nettoyage et propreté du site (humidifications des zones poussiéreuses, stockage des produits chimiques sur bacs de rétention couverts, stockage trié des déchets) etc. ; Aux risques liés aux activités : indication des précautions minimales à prendre pour limiter les risques pour chaque nature de travaux (rétention adaptée pour les produits potentiellement polluants, etc.

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Il intègrera les mesures d’évitement et de réduction proposées dans le présent dossier. De plus, ce livret précise les procédures à suivre en situation d’urgence : En cas de situation dangereuse pour l’homme ou l’environnement ; En cas d’incident corporel ou environnemental ; En cas d’incendie. Enfin, EDF Energies Nouvelles s’investit dans la qualité environnementale de ses chantiers. Pour cela un focus spécifique environnement est réalisé lors de la réunion de lancement de chantier par la responsable environnement corporate ou par le correspondant environnement de la direction industrie. De plus, le maitre d’œuvre doit également réaliser un point environnement lors de chaque réunion de chantier. Par ailleurs, des visites de chantier environnementales sont réalisées par EDF Energies Nouvelles. Elles sont conduites par la responsable environnement Corporate ou bien par le Correspondant environnement de la direction industrie. Elles permettent notamment à EDF Energies Nouvelles de contrôler le respect des différents engagements contractuels des entreprises d’un point de vue environnemental et de s’assurer de la bonne tenue du chantier. Le non-respect des préconisations environnementales lors du chantier est sanctionné d’une pénalité. Le Maître d’Œuvre, le Maître d’Ouvrage ou le Responsable Environnement, lorsqu’il met en évidence un défaut, peut dresser immédiatement un constat précisant : -

La date ; L’emplacement de la non-conformité ; La nature de la non-conformité ; Le montant de la pénalité ; Le délai laissé à l’Entrepreneur pour remédier au défaut.

Le tableau suivant présente les différentes infractions possibles du règlement environnemental de chantier, et pour lesquelles un montant en euros (€) est appliqué :

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Propreté générale du site Non respect des zones de stationnement autorisées

Incidents environnementaux Non signalement des incidents environnementaux

Non respect des itinéraires à emprunter Non respect des signalisations et des balisages

Non consignation dans le Registre Environnemental des incidents

Non nettoyage de la voie publique

Organisation des travaux au droit des zones tourbeuses

Nettoyage des engins de chantier avant usage des voies publiques

Non respect des conditions de limitation des pollutions des eaux (période de travaux)

Non respect du nettoyage

Limitation de la pollution des zones tourbeuses liées aux eaux de ruissellement

Entretien des véhicules et du matériel Nettoyage interdit dans les cours d'eau

Non remplacement de dispositifs anti-pollution des eaux (paille)

Non respect des conditions d'entretien

Limitation de la pollution liée à l'envol de poussière

Non respect des conditions de nettoyage (par véhicule)

Non respect des conditions de limitation des pollutions de l'air (poussière)

Centrale à béton

Dégradation de parcelles avoisinantes en zone protégée (forêts, étang…)

Nettoyage et vidange des bétonneuses hors des bacs prévus à cet effet Protection des eaux superficielles Non respect des interdictions (déversements sauvages) Non remplacement des dispositifs anti-pollution (kits d’absorption) a proximité des zones de travaux Gestion des déchets Non respect des interdictions (abandon, brûlage, enfouissement, dépôts sauvages) Collecte et tri des déchets Non respect des conditions de stockage Traitement et valorisation des déchets

Dégradation de parcelles avoisinantes (parcelle cultivée, parcelle en friche…) Non respect des interdictions (période de travaux proscrite décrite dans le Planning Général de l’Opération)

Mesure ST1 Phase Type de mesure

Stockage produits dangereux

Coût approximatif

6 000 € pour 6 mois de chantier, à raison de 2 visites de chantier /mois

Effets attendus

Modalité de suivi

Non respect des règles relatives aux produits dangereux (lieu, bacs de rétention, étiquetage, ravitaillement et conditions d'évacuation) Régulation des vitesses de circulation

Réduction / Suivi Tous

Non respect des aires de stockage Non respect des itinéraires de transport

Travaux

Composante environnementale

Non présentation des bordereaux de suivi des déchets Gestion des volumes de déblais

Suivi environnemental du chantier

Mesures liées

Prévenir les risques d’impact sur l’environnement, veiller à l’application des mesures ERC Rapports réguliers du bureau d’études environnement Suivi par le responsable environnement de EDF EN Toutes les mesures d’évitement et réduction de la phase travaux : EE

Non respect des limitations de vitesse de circulation

Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

7.3.3. MESURES DE SUIVI EN PHASE EXPLOITATION Les Chargés d’Affaires environnementales d’EDF Energies Nouvelles sont chargés de mettre en place, suivre et adapter l’ensemble des actions indiquées dans la présente étude d’impact, lorsque l’exploitation est gérée par EDF Energies Nouvelles. Ces actions (suivis, mesures de réduction voire de compensation, mesures d’accompagnement) sont menées par des bureaux d’études ou associations spécialisées, consultés sur la base d’un cahier des charges précis et adapté à chaque action proposée dans l’étude d’impact ou relevant d’un caractère réglementaire. Les actions pourront être renforcées et adaptées en fonction de leur efficacité constatée à l’issu des suivis, lorsque les enjeux et les risques d’impact locaux le nécessiteront.

Les observations réalisées permettront de proposer si nécessaire des mesures correctives (adaptations dans la gestion).

Phase

Exploitation

Type de mesure

MESURE SE1 – SUIVI

DE LA VEGETATION ET DES ESPECES DE FLORE ENVAHISSANTES

Milieu naturel (flore et végétation)

Coût approximatif

Coût global de la mesure : 2 000 € HT/ année de suivi

Modalités de suivi

Plusieurs espèces de flore envahissantes sont présentes sur la zone du projet, dont une espèce allergisante (Ambroisie). Des mesures de lutte et de gestion sont prévues pour les maîtriser : coupe avant floraison et/ou grenaison, propreté du matériel, renforcement du couvert en fin de chantier (R5). Par ailleurs, la reconstitution du couvert en fin de chantier vise également à diversifier le couvert pour la faune, en particulier l’entomofaune. Aussi, un suivi scientifique sera mené sur la zone du projet en phase exploitation sur l’évolution de la végétation et des plantes invasives : -

Relevés des espèces floristiques envahissantes : répartition, abondance, état phénologique (floraison/grenaison) – 2 passages/an entre juilletseptembre ;

-

Relevé de l’Origan (2 quadrats témoins dans la pelouse + 4 dans la centrale) et cartographie de sa distribution sur la centrale en fonction de sa densité (période du relevé : première quinzaine d’août) ;

-

Analyse et proposition éventuelle de modifications dans la gestion.

Ces suivis en phase exploitation seront réalisés en période favorable (juin pour la végétation avant la 1ere fauche d’entretien), et de juin à septembre pour la flore invasive, tous les ans de N+1 à N+5, puis une fois tous les 5 ans par la suite, parallèlement au suivi de l’Azuré. Décembre / 2017

Suivi

Composante environnementale

Effets attendus

7.3.3.1.

Suivi de la végétation et des espèces de flore envahissantes

Mesure SE1

Mesure liée

Suivre l’évolution du couvert végétal, de la présence de l’Origan et de l’efficacité de la lutte contre l’Ambroisie Comptes-rendus des inventaires annuels Enregistrement des ajustements opérés dans la gestion RE1 – Gestion du couvert herbacé prenant en compte les espèces invasives et la faune SE2 - Suivi de la faune de la centrale

7.3.3.2.

MESURE SE2 – SUIVI DE LA FAUNE SUR LA CENTRALE

Un suivi spécifique sera mis en œuvre pour l’Azuré du Serpolet et sa fourmi hôte, afin de vérifier le maintien de l’espèce au sein des pelouses préservées et la recolonisation éventuelle des surfaces en herbe de la centrale enrichies en Origan (mesure RT4). Il sera mené selon le protocole suivant :4 €

Suivi de l’Azuré du Serpolet et de sa fourmi hôte, tous les ans pendant 5 ans, puis tous les 5 ans : années N+1 à N+5, N+10, N+15, N+20, N+25, N+30 o

2 transects avec comptage des adultes (1 dans la centrale et 1 dans la zone de pelouse préservée), relevés des comportements de ponte - 3 passages répartis sur la période juillet-août ;

o

Comptage des pontes éventuelles d’Azuré (sur le revers des feuilles d’Origan) dans les 6 quadrats de suivi de l’Origan – 1 passage en juillet-août (Mesure SE1) ; Page 241 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

o

Suivi de la fourmi hôte (Genre Myrmica) par réalisation de 2 transects « Fourmi » (1 transect = 10 points de prélèvement) : un dans la zone de pelouses préservées et un au sein de la centrale – en juin-juillet.

Ces suivis seront réalisés par un bureau d’étude compétent. Mesure SE2 Phase Type de mesure

Suivi de la végétation et des espèces de flore envahissantes Exploitation Suivi

Composante environnementale

Milieu naturel (faune)

Coût approximatif

Azuré du Serpolet : 3 250 € HT/année de suivi (x 10 ans)

Effets attendus

Modalité de suivi

Mesure liée

Décembre / 2017

Suivre l’évolution de l’occupation de la centrale par la faune en lien avec les pratiques de gestion et l’état du couvert végétal Comptes-rendus des inventaires pluriannuels

Ajustements opérés dans la gestion des pelouses RE1 – Gestion du couvert végétal prenant en compte les espèces invasives

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

7.4. SYNTHESE DES MESURES, DES MODALITES DE SUIVI ET DES COUTS Le tableau suivant récapitule l’ensemble des mesures qu’EDF Energies Nouvelles s’engage à mettre en œuvre. Au total, la mise en œuvre des mesures évitement et de réduction à réaliser en phase travaux aura un coût de 39 000 € HT. En phase d’exploitation, le montant dédié aux mesures de réduction (RE1) et de suivi (SE1 et 2) sera de minimum 55 000 € HT (selon le nombre de passages à effectuer pour le contrôle de l’Ambroisie). La mesure compensatoire relative à l’Azuré du Serpolet, en cours de définition sera à ajouter à l’ensemble de ces mesures. Les actions ponctuelles, cartographiables, sont localisées sur la Figure après le tableau de synthèse. Tableau 42. Synthèse des mesures proposées pour le projet de parc photovoltaïque de Lagnieu Phase

Type de mesure

Milieu(x) concerné(s)

CONCEPTION

Evitement

Tous Physique, naturel et humain

TRAVAUX

Evitement

Décembre / 2017

Naturel (flore/habitat)

Naturel

Intitulé de la mesure

Objectif de la mesure

Coût estimé

Modalités de suivi des mesures

(HT)

Durée / Fréquence

Indicateur de réalisation

Eviter les zones à forts enjeux

-

-

-

ET1 – Délimitation des emprises

Eviter les divagations sur les milieux périphériques, assurer la sécurité

Inclus dans le coût du chantier

Chantier (6 mois) + démantèlement

ST1 - Suivi environnemental du chantier

ET2 – Mesures préventives contre la flore invasive

Eviter la dissémination ou l’importation de plantes invasives lors des travaux

Inclus dans le coût du chantier

Chantier (6 mois) + démantèlement

ST1 - Suivi environnemental du chantier

ET3 - Préservation des pelouses à forte densité d’Origan

Maintien de pelouses sèches et d’une partie de l’habitat à Azuré du Serpolet

2 000 €

En amont du chantier (démarrage des travaux)

ST1 - Suivi environnemental du chantier

EC1– Choix du site

Réduction

Naturel, humain

RT1 – Démarrage des travaux hors période de reproduction

Limiter le dérangement de la faune et éviter un risque de destruction d’espèces animales sur le chantier

-

Début du chantier (6 mois / démantèlement) à partir de septembre

Réduction

Naturel, humain

RT2 – Organisation environnementale du chantier

Réduction des risques de pollution, de dégradation des eaux et du sol, d’atteinte à la santé ou sécurité humaine

Inclus dans le coût du chantier

Chantier (6 mois) + démantèlement

ST1 - Suivi environnemental du chantier Cahier des charges entreprise ST1 - Suivi environnemental du chantier

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

TRAVAUX

Phase

Type de mesure

Milieu(x) concerné(s)

Réduction

Naturel, humain

Réduction

Suivi

Physique, naturel

Tous

Physique et naturel

EXPLOITATION

Evitement

Coût estimé (HT) Inclus pp dans le coût du chantier +

Modalités de suivi des mesures Durée / Fréquence

Indicateur de réalisation

Début du chantier + démantèlement

ST1 - Suivi environnemental du chantier

Limiter ou éviter la floraison et/ou grenaison des plantes invasives et supprimer le risque d’émission de pollen allergisant par l’Ambroisie

RT4 – Renforcement du couvert végétal en fin de chantier

Maintien d’une pelouse sèche riche en Origan Concurrencer les plantes invasives

24 000 € max

Fin de chantier

Prévenir les risques d’impact sur l’environnement, veiller à l’application des mesures ERC

6 000 € (pour 2 visites de chantier /mois sur 6 mois)

En amont (consultation des entreprises) et pendant le chantier

Eviter la dégradation des milieux (habitat, eaux)

-

Toute la durée de l’exploitation

Cahier des charges entreprises

Eviter la dissémination ou l’importation de plantes invasives

-

Toute la durée de l’exploitation

Cahier des charges entreprises

Maintien d’une pelouse sèche favorable à la faune

2 500 € / passage

Limiter le développement des plantes invasives

(Arrachage Ambroisie)

Assurer une qualité paysagère au poste de livraison et au poste de conversion

5 000 €

Ponctuelle en phase travaux

Photo du poste de livraison, respect du cahier des charges

Offrir des caches aux reptiles

2 000 €

Ponctuelle : fin de la phase travaux

Photo et localisation des pierriers

ST1 – Suivi environnemental du chantier

EE1 – Gestion de la végétation de la centrale sans phytosanitaire EE2 – Mesures préventives contre les espèces végétales invasives

Naturel, humain

RE1- Gestion du couvert végétal prenant en compte les espèces invasives et la faune

Paysage

RE2 – Intégration paysagère des locaux techniques

Naturel

Objectif de la mesure

RT3 – Lutte contre les espèces invasives

Naturel

Réduction

Décembre / 2017

Intitulé de la mesure

RE3 – Aménagement de caches pour les reptiles

1 000 € (manuel)

Arrachage d’Ambroisie, puis broyage d’entretien annuel

Composition du mélange + surface semée ST1 - Suivi environnemental du chantier Cahier des charges environnement ST1 - Suivi environnemental du chantier

Cahier des charges entreprises Suivi floristique SE1 et faunistique SE2

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Phase

Type de mesure

Milieu(x) concerné(s)

Intitulé de la mesure

Objectif de la mesure

Coût estimé (HT)

Naturel

RE4 – Aménagement de la clôture de la centrale pour le passage de la faune

Permettre à la petite et moyenne faune arrivant à entrer dans la zone de la décharge de traverser la centrale

Naturel

SE1 - Suivi de la végétation et de la flore envahissante

Suivre l’évolution du couvert végétal et de l’efficacité des mesures de lutte contre les espèces invasives

Modalités de suivi des mesures Durée / Fréquence

Indicateur de réalisation

Inclus dans le coût du chantier

Chantier : lors de la pose de la clôture

Nombre de linéaire aménagé

2 000 € / année de suivi (20 000 €)

10 années sur les 30 ans d’exploitation de la centrale

Suivi

Naturel

Décembre / 2017

SE2 – Suivi de la faune sur la centrale

Suivre la population d’Azuré du Serpolet et indirectement l’efficacité du renforcement du couvert végétal en Origan

Azuré : 3 250 € / année de suivi (32 500 €)

10 années sur les 30 ans d’exploitation de la centrale

Comptes-rendus annuels des inventaires Ajustement opéré dans la gestion des pelouses Comptes-rendus annuels des inventaires Ajustements opérés dans la gestion des pelouses

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 94. Synthèse des mesures d’évitement, de réduction et de suivi

Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

8. DESCRIPTION

DES SOLUTIONS DE SUBSTITUTION ET RAISONS DU CHOIX EFFECTUE

l’énergie solaire « Centrales au sol de puissance comprise entre 500 kWc et 17 MWc », seules peuvent concourir les installations qui remplissent l’une des trois conditions du point 2.6. du cahier des charges de l’AO photovoltaïque :

8.1. CHOIX DE LA LOCALISATION ET ELIGIBILITE DU TERRAIN D’IMPLANTATION A L’APPEL D’OFFRES

a – terrain d’implantation en zone naturelle, dont le règlement autorise explicitement les installations de production d’énergie renouvelable ou situé en zone constructible d’une carte communale b – terrain non situé en zones humides c – terrain non soumis à autorisation de défrichement ou non défriché ces 5 dernières années.

Le présent projet est le fruit d’un appel à projet de de la Communauté de communes Plaine de l’Ain (CCPA), lancé en septembre 2016 pour la construction d’un parc photovoltaïque sur la commune de Lagnieu. Par délibération du conseil communautaire en avril 2017, EDF EN France a été choisie pour mener à bien ce projet au niveau de l’aire d’implantation concernée (zone du site d’étude répondant aux critères d’éligibilité d’un projet photovoltaïque : potentiel solaire et à l’écart de contraintes majeures).

Cas 1 – Terrain d’implantation sur une zone urbanisée ou à urbaniser du PLU (zones U et AU) ou d’un POS (zones U et NA) ;

Cas 2 – Implantation de l’installation remplissant les trois conditions suivantes :

Cas 3 – Terrain sur un site dégradé défini comme suit : Tableau 43. Critères d’éligibilité au cas 3 de l’appel d’offres CRE Nature du site dégradé (*) :

Pièce justificative à joindre au dossier DREAL:

Le site est un ancien site pollué, pour lequel une action de dépollution est nécessaire.

Décision du ministre compétent ou arrêté préfectoral reconnaissant ce statut.

Le site est répertorié dans la base de données BASOL.

Fiche BASOL du site.

Le site est un site orphelin administré par l’ADEME.

Décision ministérielle reconnaissant le caractère orphelin du site ou courrier de l’ADEME.

Plusieurs réunions et contacts ont eu lieu à partir de mars 2017 à novembre 2017 pour échanger avec les collectivités du territoire : mairie de Lagnieu et CCPA, propriétaire de la majorité de la surface du projet.

Le site est une ancienne mine ou carrière, sauf lorsque la remise en état agricole ou forestier a été prescrite.

Arrêté préfectoral d’exploitation (ou arrêté de fin d’exploitation décrivant l’état final du site).

Des contacts ont également été pris également en avril-mai 2017 avec les trois autres propriétaires des terrains attenant au nord et au sud (parcelles A77pp, A1682, A1683, A54-57), dans l’optique d’intégrer ces parcelles au parc photovoltaïque.

Le site est une ancienne Installation de Stockage de Déchets Dangereux (ISDD), sauf lorsque la remise en état agricole ou forestier a été prescrite.

Autorisation ICPE.

Dans le cadre d’une réponse aux appels d’offre de la CRE12, portant sur la réalisation et l’exploitation d’installations de production d’électricité à partir de

Le site est une ancienne Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux (ISDND), sauf lorsque la remise en état agricole ou forestier a été prescrite.

Arrêté préfectoral d’exploitation (ou arrêté de fin d’exploitation décrivant l’état final du site).

Le choix d’un site anthropisé (carrière) permet de limiter les impacts potentiels de la centrale sur l’environnement et de préserver le foncier agricole. Il s’inscrit pleinement dans la politique de développement de la Communauté de communes de la Plaine de l’Ain, voulue par les élus locaux et bénéficie d’un soutien fort de leur part.

12

Commission de la Régulation de l’Energie

Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Le site est une ancienne Installation de Stockage de Déchets Inertes (ISDI), sauf lorsque la remise en état agricole ou forestier a été prescrite.

Arrêté préfectoral d’exploitation (ou arrêté de fin d’exploitation décrivant l’état final du site).

Le site est un ancien terril, bassin halde, ou terrain dégradé par l'activité minière, sauf lorsque la remise en état agricole ou forestier a été prescrite.

Arrêté préfectoral d’exploitation ou extrait de l’arrêté PPRM. (ou arrêté de fin d’exploitation décrivant l’état final du site).

Le site est un ancien aérodrome ou un délaissé d’aérodrome.

Courrier de la DGAC ou du gestionnaire.

Le site est un délaissé portuaire routier ou ferroviaire.

Courrier du gestionnaire ou acte administratif constatant le déclassement au titre de l’article L. 2141- 1 du Code général de la propriété des personnes publiques.

Le site est une friche industrielle.

Lettre d’un établissement public foncier, ou fiche BASIAS détaillée faisant état d’une visite ou consultation postérieure au 1er janvier 2012 et d’une absence de réaménagement ou d’un réaménagement non agricole ou forestier.

Le site est situé à l’intérieur d’un établissement classé pour la protection de l’environnement (ICPE) soumis à autorisation.

Autorisation ICPE.

Le site est un plan d’eau (installation flottante).

Toute preuve.

Le site est en zone de danger d’un établissement SEVESO ou en zone d’aléa fort ou majeur d’un PPRT.

Extrait du Plan de Prévention des Risques en vigueur.

L’appel d’offres de la CRE privilégie ainsi les centrales photovoltaïques au sol implantées en zone constructible ou sur des sites artificialisés (dégradés) afin de préserver les espaces boisés et agricoles et de minimiser l’impact environnemental des projets. Le site de Lagnieu a été retenu pour un projet de parc photovoltaïque car il s’agit pour partie d’une ancienne carrière en zone à urbaniser, bénéficiant d’un assez bon ensoleillement. Décembre / 2017

Il répond au cas 1 de l’appel d’offre de la CRE 4 puisque son terrain d’implantation s’inscrit en zone AU du PLU de Lagnieu. Il répond également au cas 3 (ancienne carrière).

La zone d’implantation potentielle répond à différents critères de faisabilité qui sont présentés ci-après, ainsi qu’à une volonté des acteurs locaux de développer un projet d’aménagement de leur territoire incluant les centrales photovoltaïques.

8.1.1. CRITERES TECHNICO-ECONOMIQUES Sources : S3REnR 2015, RTE, déc. 2016 - Schéma décennal de développement du réseau ; RTE, SER, ERDF et ADEeF, janv. 2016 - Panorama de l’électricité renouvelable en 2015

8.1.1.1. FACTEURS PROPRES AU SITE D’IMPLANTATION •

Gisement solaire satisfaisant avec un ensoleillement moyen de 1948 h/an et un potentiel de 3,8 à 4 KWh/m²/jour

Angle de radiation favorable avec exposition au sud

Propriétés du sol favorables à l’ancrage des structures

Environnement boisé au sud et à l’ouest, et topographie locale masquant en grande partie les futures installations

Accès direct existant depuis la route de Vaux

8.1.1.2. POSSIBILITE DE RACCORDEMENT ELECTRIQUE Schéma décennal de développement du réseau Le Schéma décennal de développement de réseau s’articule avec le SRCAE et le S3REnR. La région Auvergne - Rhône-Alpes comptait en 2015 une production d’énergie solaire photovoltaïque de 646 MW. L’ambition de Rhône-Alpes seule est d’atteindre une production de 2 400 MW en 2020.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

D’ici 2026, le schéma ne prévoit aucune évolution particulière du réseau sur la plaine de l’Ain.

Schéma Régional de Raccordement au Réseau des Energies Renouvelables de Rhône-Alpes (SR3EnR) Le S3REnR Rhône-Alpes a été approuvé par le Préfet de région le 22 décembre 2015.

projet

La capacité d’accueil globale du S3REnR est de 3 274 MW. La capacité réservée dans le schéma comprend 70 MW de capacité supplémentaire dégagée par les créations d’ouvrage. Par conséquent, la capacité d’accueil globale du schéma est supérieure aux stricts objectifs du SRCAE qui s’élèvent à 3120 MW concernant le volume de production restant à accueillir. Les projets de puissance inférieure ou égale à 100 kVA n’étant pas soumis aux conditions de raccordement du S3REnR, aucune capacité n’est réservée pour ce segment. Pour le poste de AMBERIEU, on note : -

Une capacité disponible réservée au moment du dépôt du schéma de 12 MW,

-

Un potentiel de raccordement HTB1 de 92 MW, pas de potentiel de raccordement HTB2 et 0 MW en file d’attente.

Le projet, d’une puissance d’environ 3,1 MWc s’articule correctement avec les ambitions rhône-alpines en matière de développement de production d’énergie renouvelable.

8.1.1.3. INTERETS PUBLIQUE ET ECONOMIQUE

Figure 95. Extrait de la cartographie des nouvelles infrastructures à mettre en service en région Auvergne – Rhône-Alpes (RTE, 2016) Le projet, qui prévoit l’installation d’une centrale solaire photovoltaïque de production d’environ 3,1 MWc (raccordée en antenne à une liaison souterraine reliée au poste source de AMBERIEU), s’articule positivement avec les ambitions de ce schéma. Décembre / 2017

Projet conforme à l’objectif interministériel de développement des productions d’électricité de la France et conforme aux directives européennes de développement des énergies renouvelables

Projet s’inscrivant dans l’orientation E7 du SRCAE Rhône-Alpes « Poursuivre le développement du photovoltaïque en vue de la parité réseau de demain », qui contribuera à l’objectif d’atteindre une puissance EnR installée de 2 400 MW à l’horizon 2020.

Implantation d’une nouvelle activité économique sur la commune et sur la CC de la Plaine de l’Ain (taxe IFER revenant à la CCPA, contribution CET versée à la commune)

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

• • •

Projet répondant à l’objectif 3.3.2 du SCOT BUCOPA, de développement des ENR en tenant compte de leur l’intégration paysagère selon les enjeux paysagers locaux Foncier appartenant en partie à la collectivité : loyer du bail revenant à la CCPA Type de projet n’impactant pas directement et significativement la santé humaine

8.1.2. CRITERES ENVIRONNEMENTAUX 8.1.2.1. MILIEUX PHYSIQUE ET NATUREL •

Site en dehors de zone à risque majeur

Site perturbé (remblayé)

• •

Site hors de tout zonage naturel : 1ere ZNIEFF de type II à 1,5 km, site du réseau Natura 2000 à 3,5 km, absence de zones humides Site recolonisé par une végétation à enjeu de conservation faible

8.1.2.2. MILIEU HUMAIN, PAYSAGE ET PATRIMOINE CULTUREL •

Site de carrière ancienne, en zone urbanisable au PLU

Terrain ne touchant pas de parcelles agricoles productives

Site éloigné des lieux habités (1ere habitation à 333 m)

Projet soutenu par les élus locaux

Paysage du site ne possédant pas de valeur patrimoniale

Visibilités limitées à partir des villages proches, lieux emblématiques et lieux de passages importants de public.

8.1.3. SYNTHESE SUR LE CHOIX DE LA LOCALISATION Les recherches effectuées sur le territoire de la CC de la Plain de l’Ain et des communes voisines, ont permis de retenir sur Lagnieu le site d’étude indiqué car il répond aux principaux critères à prendre en considération pour l’implantation d’une centrale photovoltaïque au sol : -

le potentiel solaire ;

-

les accords fonciers : parcelles appartenant en partie à la CCPA et site répondant aux critères de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) pour les sites dégradés ;

-

la situation hors de tout zonage d’inventaire et de protection ;

-

l’absence de points sensibles majeurs au niveau paysager ;

-

la possibilité de raccordement à proximité directe ;

-

la volonté des élus locaux (CCPA initiatrice du projet) ;

-

l’absence de contact avec une zone d’habitations ;

-

la bonne accessibilité du site.

Site en dehors de tout périmètre règlementaire relatif au paysage et au patrimoine : monument historique, site inscrit, site classé, sites patrimoniaux remarquables…

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

8.2. CHOIX DU PARTI D’AMENAGEMENT 8.2.1. RECOMMANDATIONS AU VU DES PREMIERES

La variante n°2 a été retenue par EDF EN France afin de minimiser les impacts environnementaux du projet sur les habitats et l’entomofaune.

CONTRAINTES Le projet d’implantation s’est construit progressivement en intégrant au fur et à mesure les contraintes et sensibilités identifiées grâce aux études techniques, foncières et environnementales menées. Vis-à-vis du site d’étude (5,74 ha environ), l’emprise du projet a été réduite dans un premier temps pour prendre en compte les recommandations suivantes touchant l’urbanisme, l’environnement et le paysage : -

Exclusion de la partie nord couvrant les parcelles A54 à A57, qui doit faire l’objet d’un réaménagement agricole selon l’arrêté d’autorisation de la carrière d’En Pallamont (incompatibilité avec l’activité énergétique solaire),

-

Exclusion de la bande boisée sud (parcelle privée A77 pp), classée en zone 2AUx du PLU de Lagnieu, zone qui devrait nécessiter une modification du PLU pour pouvoir l’ouvrir à l’urbanisation et qui participe à l’intégration paysagère et aux fonctionnalités écologiques du site,

-

Eloignement de l’arrière la déchèterie d’une trentaine de mètres, la CCPA projetant à court terme un agrandissement de la déchèterie (parcelle A1840 : création d’un bassin d’eaux pluviales, d’un bâtiment d’accueil et aménagement d’une réserve incendie).

L’implantation s’est ainsi finalement concentrée sur la parcelle propriété de la CCPA (n° A1840) et quatre parcelles privées (n° A 1682, 1683 pp, 1839 et 1840 pp).

8.2.2. VARIANTES D’IMPLANTATION ETUDIEES Deux implantations ont été étudiées (voir figures pages suivantes) : -

VARIANTE 1 : Implantation sur les 4 parcelles de l’ancienne carrière ;

-

VARIANTE 2 : recul de l’implantation vers l’ouest pour préserver les pelouses sèches à forte densité d’Origan, habitat de l’Azuré du Serpolet et amélioration de la configuration de l’entrée.

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 96. VARIANTE 1 d’implantation du projet (EDF EN France)

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 97. Variante 2 d’implantation du projet

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

8.2.3. COMPARAISON DES VARIANTES

Thème

L’analyse comparative des deux variantes est présentée dans le tableau cidessous avec les critères techniques, environnementaux ou socio-économiques utilisés. La figure page suivante confronte l’implantation de ces deux variante du projet face aux principaux enjeux environnementaux. Tableau 44. Comparaison des variantes – critères techniques, environnementaux et socio-économiques Variante 2

Thème

Variante 1

Surface clôturée de la centrale

3,69 ha

3,68 ha

Production d’électricité

Environ 3,7 MWc

Environ 3,1 MWc

1 poste de conversion

1 poste de conversion

1 poste de livraison (PDL compris dans la clôture)

1 poste de livraison (PDL hors clôture)

Locaux techniques Contraintes techniques / réglementaires

Piste faisant un coude pour l’accès au PDL et à la citerne

Milieu physique

Terrassement des talus de remblais (435 ml)

Sites Natura 2000 et ZNIEFF

Milieu naturel

Habitats naturels et flore

Faune

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(retenue)

1 citerne accessible à l’entrée avec aire d’aspiration

Facilité d’accès, pistes à créer

Non concerné

Pelouse rudérale, boisement à Robinier, fourrés, prairie sèche Stations d’Orchis pyramidal et d’Immortelle impactées Zones favorables à l’entomofaune, dont l’Azuré du Serpolet, impactées (zones à Origan, plante hôte de l’Azuré)

Patrimoine Paysage

Maintien d’un talus au sud Non concerné Préservation de 0,54 ha de pelouse, d’une des 2 stations d’Orchis pyramidal et de la majorité de la station d’Immortelle

(retenue)

Continuités écologiques

Linéaire clôturé identique (900 m environ)

Visibilités dans le paysage

Vues limitées par la topographie locale et la présence de haies ou lisières arborées en bordure du site : vues effectives de l’Est

Vues sur l’intérieur de la centrale

Premiers panneaux à 28 m de la plateforme de la déchèterie

Patrimoine culturel et archéologique

Concurrence avec les usages actuels du site Evaluation de la variante :

Panneaux éloignés de 48 m min. de la plateforme

Pas de site ou monument à proximité

Nombre de foyer équivalent en consommation d’électricité

908

773

Aucun usage sur le site même

 

 

 

De la moins favorable …

Mutualisation de l’aire de levage du PDL avec l’aire de la citerne Terrassement des talus de remblais (238 ml)

Variante 2

Variante 1



à la plus favorable

La variante retenue est la variante 2 pour les raisons suivantes : -

Elle évite les zones à plus fort enjeux pour les insectes et la flore (pelouses identifiées à l’Est et au sud) ;

-

Elle optimise l’implantation à l’entrée (piste lourde/aire de levage et poste de livraison).

La variante n°2, en concentrant l’implantation sur les surfaces remblayées, permet à la fois de rester dans le seuil de rentabilité du projet et de minimiser les incidences environnementales. Elle permet également d’assurer une pérennité à l’ensemble de l’unité de production.

Préservation des pelouses à forte densité d’Origan (0,54 ha)

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Figure 98. Variantes d’implantation et principaux enjeux environnementaux Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

9. EVALUATION DES INCIDENCES SUR LES SITES NATURA 2000

Tableau 45. Site Natura 2000 présent dans la zone d’étude éloignée Intitulé

Type

Code site

Surface

Distance au site d’étude

Milieux remarquables du Bas-Bugey

ZSC

FR8201641

4 469 ha

3,5 km

Auteur : ECO-STRATEGIE Objectif : L’évaluation des incidences a pour but de vérifier la compatibilité du projet photovoltaïque avec les objectifs de conservation du ou des site(s) Natura 2000 proches du projet. Plus précisément, il convient de déterminer si le projet peut avoir un effet significatif sur les habitats et les espèces végétales et animales ayant justifié la désignation du ou des site(s) Natura 2000 concernés.

L’article L. 414-4, III, du Code de l’environnement impose une évaluation d’incidences Natura 2000 pour les projets soumis à un régime administratif d'autorisation, d'approbation ou de déclaration au titre d'une législation ou d'une réglementation distincte de Natura 2000 et qui figurent sur une liste nationale établie par décret en Conseil d’Etat ou sur une liste locale arrêtée par le préfet territorialement compétent. D’après l’article R.122-2, 30°, du Code de l’environnement, les projets d'installations solaires au sol d'une puissance crête égale ou supérieure à 250 kilowatts sont soumis à évaluation environnementale systématique. Le projet de Lagnieu est donc soumis à cette évaluation.

9.1. PRESENTATION DU SITE NATURA 2000 Un seul site Natura 2000 est présent dans la zone d’étude éloignée : la Zone Spéciale de Conservation (ZSC) des « Milieux remarquables du Bugey », qui est composée de plusieurs unités éclatées sur 11 communes, sur un secteur allant globalement de la commune de Murs-et-Géligneux au sud à Saint-Sorlin-en-Bugey au nord.

Figure 99. Localisation du site Natura 2000 le plus proche

Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

9.1.1. ZSC « MILIEUX REMARQUABLES DU BAS BUGEY » Le massif du Bas-Bugey présente un relief accusé qui contribue à de forts contrastes de climat, de pluviométrie et de végétation. Son altitude oscille de 250 m dans la plaine du Rhône à 1219 m au point culminant du massif, le Mollard de Don. La végétation s'échelonne de la série xérophile (c’est à dire adaptée aux situations sèches) du Chêne pubescent Quercus pubescens jusqu'à celle de la hêtraiesapinière montagnarde. La forêt domine globalement les paysages. Sur les versants les plus chauds dominant la vallée du Rhône, des espèces méditerranéennes (Aspérule taurine Asperula taurina, Pistachier térébinthe Pistachia terebinthus, fougères méridionales, cigales…) parviennent à s’insinuer. Les habitats agro-pastoraux (pelouses sèches et prairies de fauche) constituent également une part importante du site. L’agriculture de montagne participe à la préservation de ces habitats. L’intérêt souvent exceptionnel des lacs, marais et tourbières dissimulés dans le massif, notamment vers le sud, mérite d’être particulièrement signalé. D'autre part, les falaises qui bordent le massif de tous côtés constituent souvent de bons sites de nidification de rapaces. Enfin, le secteur présente un karst de type jurassien. Un réseau très dense de cavités souterraines abrite des populations exceptionnelles de chauves-souris qui trouvent également des gîtes dans le bâti. Ce site présente donc un fort intérêt pour les chauves-souris, certaines espèces étant en limite de leur aire de répartition (Rhinolophe euryale Rhinolophus euryale). Les Marais à Marisque Cladium mariscus sont bien représentés. On note enfin la présence d’habitats de tourbières hautes actives (habitat 7110*) en contexte géologique calcaire et de cours d’eau à Ecrevisses à pieds blancs Austropotamobius pallipes. La vulnérabilité du site est principalement due à la déprise du pastoralisme sur les alpages qui risque d’être à l’origine de l’envahissement des pelouses par les ligneux.

C Préserver voire améliorer le fonctionnement hydrologique des zones humides* D. Maintenir voire restaurer la richesse des habitats naturels humides et des espèces de forte valeur patrimoniale* E. Préserver voire améliorer la qualité des eaux Pour les habitats forestiers : F. Maintenir des habitats forestiers en bon état de conservation G. Favoriser l'accroissement de la biodiversité forestière à travers la constitution d'un "réseau écologique forestier" basé sur la conservation de vieux arbres H. Maintenir en bon état de conservation les habitats xérophiles et rocheux enclavés en milieu forestier Pour les gîtes à chiroptères : I. Conserver et renforcer la capacité d’accueil des sites de reproduction et d’hivernage des chiroptères* J. Améliorer les connaissances K. Conserver les facteurs favorables à la biomasse d’insectes disponibles en zone agricole.

9.1.2. LES HABITATS NATURELS DU SITE NATURA 2000 Selon le DOCOB, le site des « Milieux remarquables du Bas-Bugey » abrite 9 habitats d’intérêt communautaire dont 3 prioritaires, sur les 19 habitats d’intérêt communautaire recensés à l’échelle élargie (le périmètre d’étude du DOCOB portant sur 46 communes, soit 39 000 ha).

Le Document d’objectifs de ce site a été élaboré en décembre 2010 par le Conservatoire des espaces naturels de Rhône-Alpes. Les objectifs de développement durable visant directement les habitats et les espèces d’intérêt communautaire sont les suivants (ceux à priorité élevée sont marqués du symbole « * ») : Pour les habitats ouverts à vocation agricole et pastorale : A. Préserver les milieux ouverts à vocation agricole ou pastorale* Pour les habitats de milieux humides et aquatiques : Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Tableau 46. Liste des habitats naturels d’intérêt communautaire Code N2000

Nom de l’habitat

Etat de conservation

Probabilité de présence sur le site d’étude

Code N2000

Nom de l’habitat

8310

Grottes et cavités non exploitées par le tourisme

Habitats aquatiques et humides 3260

Végétation immergée des rivières

à☺

Nulle

6410

Prairies à Molinia sur sols calcaires, tourbeux et argilolimoneux

☺

Nulle

7110*

Tourbières hautes actives*

Nulle

7140

Tourbières de transition et tremblantes

Nulle

7150

Communautés à Rhyncospora alba

Nulle

7210*

Marais calcaires à Cladium mariscus et espèces du Carex davallianae

☺

Nulle

7220*

Sources pétrifiantes avec formation de travertins (Cratoneurion)

-

Nulle

7230

Tourbières basses alcalines

Nulle

Etat de conservation

Probabilité de présence sur le site d’étude Nulle

Habitats forestiers 5110

Formations stables à Buis des pentes rocheuses calcaires

-

Nulle

9130

Hêtraies du Asperulo-Fagetum

Nulle

9150

Hêtraies calcicoles médioeuropéennes à Cephalanthero-Fagion

Nulle

9180*

Forêts de pentes, éboulis ou ravins du Tilio-Acerion*

Nulle

91EO*

Forêts alluviales à Alnus glutinosa et Fraxinus excelsior*

-

Nulle

☺ = bon,  = moyen,  = mauvais, * = habitats prioritaires En gras : habitat présent dans le site Natura 2000, en non gras : habitat présent aux abords (périmètre d’étude du DOCOB)

Habitats ouverts 6110*

Pelouses pionnières médioeuropéennes sur débris rocheux

☺

Nulle

6210

Pelouses sèches semi-naturelles et faciès d'embuissonnement sur calcaires

☺

Nulle

6510

Prairie à fourrage des plaines

☺

Nulle

8210

Pentes rocheuses calcaires avec végétation chasmophytique

Nulle

8130

Eboulis ouest-méditerranéens et thermophiles

Nulle

Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

9.1.3. ESPECES FAUNE-FLORE DU SITE NATURA 2000 Le site Natura 2000 des « Milieux remarquables du Bas Bugey » abrite 8 des 20 espèces de l’Annexe II de la Directive habitats-faune-flore recensées sur le périmètre d’étude élargi. Tableau 47. Liste des espèces Annexe II du site Natura 2000 Code N2000

Nom scientifique

Nom vernaculaire

Etat de conservation

Code N2000

Nom scientifique

Nom vernaculaire

1096

Lampetra planeri

Lamproie de planer

Etat de conservation

Probabilité de présence sur le site d’étude

-

Nulle

-

Nulle

Poissons

Crustacés Probabilité de présence sur le site d’étude

1092

Austropotamobius pallipes

Ecrevisse à pattes blanches Lépidoptères

Mammifères 1352

Canis lupus

Loup

-

Nulle

1065

Euphydryas aurinia

Damier de la Succise

-

Nulle

1361

Lynx lynx

Lynx d’Europe

Nulle

1060

Lycaena dispar

Cuivré des marais

-

Nulle

1304

Rhinolophus ferrumequinum

Grand Rhinolophe

-

Possible 1044

Agrion de Mercure

-

Nulle

Petit Rhinolophe

-

Coenagrion mercuriale

Rhinolophe euryale

-

-

Nulle

1303

Rhinolophus hipposideros

1321

Rhinolophus euryale

1310

Odonates

Avéré (chasse ponctuelle) Possible

Miniopterus schreibersii

Minioptère de Schreibers

-

Possible

1323

Myotis bechsteinii

Vespertilion de Bechstein

-

1307

Myotis blythii

Petit murin

1321

Myotis emarginatus

1324 1308

Mollusques 1014

Vertigo angustior

Vertigo angustior Espèces végétales

1903

Liparis loeselii

Liparis de Loisel

-

Nulle

Possible

1393

Drepanocladus vernicosus

Drepanoclade brillant

-

Nulle

-

Possible

Les espèces en gras sont présentes dans le site Natura 2000 désigné en 1999, les autres concernent le reste du périmètre d’étude

Vespertilion à oreilles échancrées

-

Possible

Myotis myotis

Grand murin

-

Possible

Barbastella barbastellus

Barbastelle

-

Avéré (chasse ponctuelle)

Amphibiens 1193

Bombina variegata

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Sonneur à ventre jaune

Nulle

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

9.2. INCIDENCES SUR LES HABITATS NATURELS Le projet s’inscrit à 3,5 km de la ZSC « Milieux remarquables du Bas-Bugey », qui repose sur des formations essentiellement calcaires. Le projet s’inscrit sur une carrière alluvionnaire (graves) remblayée et ne comprend aucun habitat d’intérêt communautaire. Les habitats présents sont en effet des friches souvent envahies de plantes exotiques et des pelouses sèches non communautaires. Le projet est ainsi très éloigné de la ZSC. Il n’a aucun lien fonctionnel avec les habitats naturels présents sur ce site Natura 2000.

9.3. INCIDENCES SUR LES ESPECES FAUNE-FLORE DU SITE NATURA 2000 Le site Natura 2000 des « Milieux remarquables du Bas-Bugey » abrite 20 espèces de l’Annexe II de la Directive habitats-faune-flore. La probabilité de présence des espèces liées aux cours d’eau ou aux milieux humides (poisson, crustacé, Sonneur à ventre jaune, Cuivré des marais …) est nulle, ces milieux étant absents sur le site d’étude ou en ses abords immédiats. Vu l’éloignement du projet aux sites Natura 2000 (3,5 km), le projet n’aura pas d’impact direct sur les espèces d’intérêt communautaire présentes sur ces sites.

projet n’aura pas d’incidences sur les chiroptères d’intérêt communautaire qui peuvent venir chasser sur les lisières du site d’étude. A noter qu’une autre espèce présente sur le site de Lagnieu, très commune et non menacée en France et en Rhône-Alpes, l’Ecaille chinée, est inscrite à l’annexe II de la Directive Habitat ; mais elle ne figure pas dans la liste d’espèces d’intérêt communautaire de la ZSC. Le groupe d’experts sur les invertébrés de la convention de Berne considère d’ailleurs que seule la sous-espèce Callimorpha quadripunctaria rhodonensis (endémique de l’île de Rhodes) est menacée en Europe. L’Ecaille chinée affectionne les lisières forestières, les bords de chemins, et mosaïques de milieux, humides à secs, même anthropisés. Le projet n’aura pas d’impact notable sur ses habitats, abondants par ailleurs dans l’environnement local, autour et au sein du projet (des pelouses à Origan seront préservées et la centrale photovoltaïque continuera d’offrir des lisières favorables).

Synthèse : Le site d’étude est éloigné de 3,5 km du site Natura 2000 « Milieux remarquables du Bas-Bugey ». Il n’aura aucune incidence significative sur les habitats ou espèces de ce site, désignées au titre de la Directive habitatsfaune-flore. Le projet n’ira pas à l’encontre de la mise en œuvre des actions de conservation proposées dans le plan de gestion du site Natura 2000.

Espèces d’intérêt communautaire présentes au droit du projet Parmi les espèces d’intérêt patrimonial ayant justifié la désignation du site Natura 2000, la présence ponctuelle de la Barbastelle et du Petit Rhinolophe en chasse sur les lisières est à souligner. Le site d’étude ne constitue cependant pas un espace particulièrement favorable pour ces espèces (aucun gîte à proximité, activité de chasse limitée). La probabilité de présence d’autres d’espèces de chauves-souris d’intérêt communautaire sur le site d’étude est très limitée. Cela concerne uniquement les chiroptères potentiels en chasse. Or, le projet préservera la partie boisée sud et maintiendra des lisières boisées autour, qui sont les milieux de chasse principaux. Aucun gîte ne sera détruit. Le Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

10.

SYNTHESE & CONCLUSION

Le projet de centrale photovoltaïque sur la commune de Lagnieu est né de la volonté des élus locaux (appel d’offre de la Communauté de communes de la Plaine de l’Ain). Il s’inscrit dans un secteur non concerné par des zonages environnementaux, sur une ancienne carrière remblayée, à l’écart de secteurs habités et bénéficiant de masques paysagers importants. Ce site perturbé est colonisé de façon importante par une dizaine d’espèces de flore exotique et/ou invasive. Les sensibilités notables du site concernent quelques espèces patrimoniales d’oiseaux nicheuses (à enjeu modéré) et l’entomofaune avec un insecte protégé (l’Azuré du Serpolet) qui exploite en particulier les pelouses rudérales et ourlet à Origan. Au niveau du milieu humain, la proximité à la déchèterie peut générer une gêne, qui sera maîtrisée par l’organisation des travaux et des mesures de sécurité adéquates. Le projet est compatible avec les documents d’urbanisme actuels (PLU Lagnieu et SCOT BUCOPA). Dans son implantation finale, le projet a pris en compte les enjeux environnementaux en évitant de réaliser les travaux en période de reproduction de la faune et en évitant une implantation sur les pelouses à forte densité d’Origan (plante hôte de l’Azuré du Serpolet). La construction de la centrale photovoltaïque nécessitera 6 mois de travaux maximum, qui débuteront à partir de septembre. L’ensemble des mesures d’évitement et de réduction proposées, en phases travaux, démantèlement et d’exploitation, permettent d’éviter et réduire autant que possible les incidences. Les incidences résiduelles seront nulles à très faibles pour la grande majorité des thématiques : milieux physique, humain, patrimoine culturel. Elles pourront être même positives sur certains points : apport économique, valorisation d’un site dégradé, contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les incidences résiduelles du projet sur une espèce de papillon protégé (l’Azuré du Serpolet) et son habitat nécessitent la mise en œuvre d’une mesure compensatoire. Un dossier de demande de dérogation par rapport aux espèces protégées (Azuré du Serpolet) sera déposé parallèlement à l’étude d’impact.

Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

11.

Décembre / 2017

ANNEXES

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

ANNEXE 1 : ACRONYMES APPB AVAP CBNA CDCE CITES DDT(M) DGAC DREAL EBC EDF EDF EN ENS ERC ERP ISO PAQ PDL PLU PNA POS PME PNR RNU RTE S3Renr SAS SAGE SCOT SDAGE SME SOPAE SRCAE SRCE UICN VRD

Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope Aire de Valorisation de l'Architecture et du Patrimoine Conservatoire Botanique National Alpin Cahier Des Charges Environnemental Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction Direction Départementale des Territoires (et de la Mer) Direction Générale de l’Aviation Civile Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement Espace Boisé Classé Electricité De France EDF Energies Nouvelles Espace Naturel Sensible Evitement Réduction Compensation Etablissement Recevant du Public International Organization for Standardization / Organisation internationale de normalisation Plan Assurance Qualité Poste De Livraison Plan Local d’Urbanisme Plan National d’Actions Plan d’Occupation des Sols Programme de Management Environnemental Parc Naturel Régional Règlement National d'Urbanisme Réseau de transport d'électricité Schémas Régionaux de Raccordement au Réseau des Énergies Renouvelables Société par Actions Simplifiée Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux Schéma de Cohérence Territoriale Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux Système de Management Environnemental Schéma Organisationnel du Plan d'Assurance Environnement Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Energie Schéma Régional de Cohérence Ecologique Union Internationale pour la Conservation de la Nature Voiries et Réseaux Divers

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ZIP ZICO ZNIEFF ZPPAUP

Zone d’implantation potentielle Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

ANNEXE 2 : GLOSSAIRE

Cadrage préalable

ainsi que sur les espèces typiques qu’il abrite, qui peuvent affecter à long terme sa répartition naturelle, sa structure et ses fonctions ainsi que la survie à long terme de ses espèces typiques sur le territoire visé à l’article 2 ».

Phase de préparation de l’étude d’impact d’un projet ou d’un document de planification, qui consiste à préciser le contenu des études à réaliser ; pour cela, le maître d’ouvrage peut faire appel à l’autorité décisionnaire qui consulte pour avis l’autorité environnementale et les collectivités territoriales intéressées par le projet.

-

Source: Ministère du développement durable L’effet décrit une conséquence d'un projet sur l'environnement indépendamment du territoire qui sera affecté. Effet

Effet cumulatif

Source : Guide de l'étude d'impact sur l'environnement Michel Patrick, BCEOM, MEDD, 2001 Résultat du cumul et de l’interaction de plusieurs effets directs et indirects provoqués par un même projet ou par plusieurs projets dans le temps et l’espace.

Etat actuel de l’environnement

Incidence notable

Définition à préciser Croisement entre l’effet et la composante de l’environnement touchée par le projet.

Impact

Espèce patrimoniale

Etat de conservation

L’état de conservation, qui porte sur un habitat ou sur une espèce, est défini par l’article 1er de la directive « Habitats, faune, flore » 92/43/CEE. -

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Etat de conservation d’un habitat naturel : « effet de l’ensemble des influences agissant sur un habitat naturel

Source : Guide de l'étude d'impact sur l'environnement, MICHEL Patrick, BCEOM, MEDD, 2001 L’impact est la transposition d’un effet sur une échelle de valeur. Les mesures compensatoires ont pour objet d’apporter une contrepartie aux effets négatifs notables, directs ou indirects du projet qui n’ont pu être évités ou suffisamment réduits. Elles sont mises en œuvre en priorité sur le site endommagé ou à proximité de celui-ci afin de garantir sa fonctionnalité de manière pérenne. Elles doivent permettre de conserver globalement, et si possible, d’améliorer la qualité environnementale des milieux.

Source : Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie

Généralement, on peut parler d’espèce « plus patrimoniale que d’autres ».

Source : Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie Définition à préciser

Valeur prise par une fonction ou un usage, un territoire ou un milieu au regard de préoccupations écologiques, patrimoniales, paysagères, sociologiques, de qualité de la vie et de santé.

Notion subjective qui attribue une valeur d’existence forte aux espèces qui sont plus rares que les autres et qui sont bien connues. Par exemple, cette catégorie informelle (non fondée écologiquement) regrouperait les espèces prise en compte au travers de l'inventaire ZNIEFF (déterminantes ZNIEFF), les espèces Natura 2000, beaucoup des espèces menacées... Source : INPN

État d’un site et des milieux avant l’implantation d’une installation industrielle ou d’un aménagement.

Facteur

Source : Guide de l'étude d'impact sur l'environnement MICHEL Patrick, BCEOM, MEDD, 2001

Enjeu environnemental

Etat de conservation d’une espèce : « effet de l’ensemble des influences qui, agissant sur l’espèce, peuvent affecter à long terme la répartition et l’importance de ses populations sur le territoire visé à l’article 2 (territoire européen des Etats membres ou le traite s’applique) ».

Mesure compensatoire

Source : article R. 122-14 II du Code de l’environnement Les mesures compensatoires des impacts sur le milieu naturel en particulier, doivent permettre de maintenir voire d’améliorer l’état de conservation des habitats, des espèces, les services écosystémiques rendus, et la fonctionnalité des continuités écologiques concernés par un impact négatif résiduel significatif. Elles doivent être équivalentes aux impacts du projet et additionnelles aux engagements publics et privés. Source : Doctrine nationale relative à la séquence éviter, réduire et

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

compenser les impacts sur le milieu naturel

Mesure d’évitement / de suppression

Mesure intégrée dans la conception du projet, soit du fait de sa nature même, soit en raison du choix d’une solution ou d’une alternative, qui permet d’éviter un impact intolérable pour l’environnement. Source : Guide de l'étude d'impact sur l'environnement MICHEL Patrick, BCEOM, MEDD, 2001

Mesure de réduction / d’atténuation

Mesure pouvant être mise en œuvre dès lors qu’un impact négatif ou dommageable ne peut être supprimé totalement lors de la conception du projet. S’attache à réduire, sinon prévenir l’apparition d’un impact. Source : Guide de l'étude d'impact sur l'environnement MICHEL Patrick, BCEOM, MEDD, 2001 La sensibilité exprime le risque que l’on a de perdre tout ou une partie de la valeur d’un enjeu environnemental du fait de la réalisation d’un projet.

Sensibilité

Source : Guide de l'étude d'impact sur l'environnement MICHEL Patrick, BCEOM, MEDD, 2001 L’effet et la sensibilité ont peu ou prou la même signification. La sensibilité au photovoltaïque est une notion utilisée notamment dans le chapitre sur les solutions de substitution envisagées. Solution ou option étudiée dans le cadre d’un projet (localisation, capacité, process technique…).

Variante

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Source : Guide de l'étude d'impact sur l'environnement MICHEL Patrick, BCEOM, MEDD, 2001

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

ANNEXE 3 : BIBLIOGRAPHIE ET ORGANISMES CONSULTES Organismes consultés ARS-DT01 (M. Jean-Marc Perrin) - Réponse reçue le 15 juin 2017 DRAC Auvergne Rhône-Alpes (Service Archéologie) – Réponses du 13 avril 2017 (Architecte des bâtiments de France : Emmanuelle DIDIER) et du 19 juin 2017 (Conservateur général du Patrimoine : Jean-Pierre LEGENDRE) DIRECTION GENERALE DE L'AVIATION CIVILE / Service National d'Ingénierie Aéroportuaire de Lyon – Réponse le 20 juin 2017 (Contrôleur des Travaux Publics de l’Etat : Nicolas CHARBONNIER) DIRECTION DE LA SECURITE AERONAUTIQUE D’ETAT / Division environnement aéronautique – Réponse du 5 mai 2017 (Adjudant ALLEMAND)

BUREAU DE RECHERCHES GÉOLOGIQUES ET MINIÈRES, Visualiseur InfoTerre [en ligne] http://infoterre.brgm.fr & Notice géologique d’Ambérieu-enBugey BUREAU DE RECHERCHES GÉOLOGIQUES ET MINIÈRES, Zonage sismique de la France [en ligne] http://www.planseisme.fr/Zonage-sismique-de-laFrance.html BUREAU DE RECHERCHES GÉOLOGIQUES ET MINIÈRES, DRIRE RHONEALPES, mai 2004. Schéma départemental des carrières de l’Ain. Préfecture de l’Ain ; plusieurs tomes. CHAMBRE D’AGRICULTURE DE L’AIN, 1987. Les sols de la Plaine de l’Ain. BRGM ; 15 pages. CONSERVATOIRE DES ESPACES NATURELS RHONE-ALPES http://www.cen-rhonealpes.fr

[en ligne]

PREFET DE LA ZONE DE DEFENSE ET DE SECURITE SUD-EST – Réponse du 27 avril 2017 (Directeur de l’Immobilier, Bernard BRIOT)

COMMISSION DE RÉGULATION DE L’ÉNERGIE, 24 août 2016. Cahier des charges de l’appel d’offres portant sur la réalisation et l’exploitation d’Installations de production d’électricité à partir de l’énergie solaire « Centrales au sol de puissance comprise entre 500 kWc et 17 MWc » ; 57 pages.

DRAC AUVERGNE-RHONE-ALPES – Service Régional de l’Archéologie – Réponse du 19 juin 2017 (Conservateur général du Patrimoine chargé du département de l’Ain, Jean-Pierre Legendre)

COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DE L’ISLE CRÉMIEU. Le site Natura 2000 Ilse Crémieu FR8201727 [en ligne] http://www.cc-isle-cremieu.fr/Protection-et-mise-envaleur-de-l.html

DREAL AUVERGNE-RHONE-ALPES /Unité départementale de l’Ain – Réponse du 15 juin 20107 (Chef de l’unité de l’Ain, P. MARZIN)

COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DE LA PLAINE DE L’AIN [en ligne] http://www.cc-plainedelain.fr

MAIRIE DE Lagnieu (secrétariat et Maire) – Consultée à plusieurs reprises de juin à août 2017

CORA, 2003. Les oiseaux nicheurs de Rhône-Alpes – CORA editeur 336 pages.

METEO FRANCE / Direction interrégionale Centre-Est – Réponse du 15 mai 2017 (Responsable division Observation, Samuel VINCENT) SDIS de l’Ain, Service Prévision – Réponse le 14 avril 2017 (Lieutenant Hervé DAMIANS)

DÉPARTEMENT DE L’AIN [en ligne]

Patrimoine[s] de l’Ain http://patrimoines.ain.fr

http://www.ain.fr : o

Schéma départemental des ENS de l’Ain 2012-2017,

o

Plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA), 2002 & Plan départemental de prévention et de gestion des déchets non dangereux de l'Ain, approuvé le 15/12/2016

o

Bilan 2015 du trafic routier

Bibliographie AGENCE DE L'ENVIRONNEMENT ET DE LA MAITRISE DE L'ÉNERGIE, 2001. Protection contre les effets de la foudre dans les installations faisant appel aux énergies renouvelables ; 67 pages.

Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

DIRECTION DEPARTEMENTALE TERRITORIALE DE L’AIN. Cartographie 2015 des cours d’eau [en ligne] http://carto.geo-ide.application.developpementdurable.gouv.fr/100/cartographie_ce_ain.map DIRECTION GENERALE DE L’ENERGIE ET DU CLIMAT, janvier 2009. Guide sur la prise en compte de l’environnement dans les installations photovoltaïques au sol – L’exemple allemand – MEEDDAT. 46 pages DIRECTION RÉGIONALE DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA FORÊT DE LA RÉGION AUVERGNE-RHÔNE-ALPES, 24 février 2012. Plan Régional de l’Agriculture Durable de Rhône-Alpes 2012-2019 ; 38 pages. DIRECTION RÉGIONALE DE L’ENVIRONNEMENT (DIREN) RHÔNE-ALPES DÉLÉGATION DE BASSIN RHÔNE-MÉDITERRANÉE. Observatoire des paysages en Rhône-Alpes [en ligne] http://www.rdbrmctravaux.com/spge/site_v2/orp.php DREAL AUVERGNE-RHÔNE-ALPES – Cartes interactives et portail des données communales de la DREAL RHÔNE-ALPES [en ligne]

http://www.auvergne-rhone-alpes.developpementdurable.gouv.fr/donnees-geographiques-r3520.html « Eau en Auvergne-Rhône-Alpes » http://carto.datara.gouv.fr/1/dreal_eau_r84.map

« Industrie et énergie en Auvergne-Rhône-Alpes » http://carto.datara.gouv.fr/1/dreal_industrie_energie_r82.map

« Nature, Paysage et biodiversité » http://carto.datara.gouv.fr/1/dreal_nature_paysage_r82.map

« Risques » http://carto.datara.gouv.fr/1/PPRN_zonages.map

DREAL AUVERGNE-RHÔNE-ALPES – Le SRCE de Rhône-Alpes adopté [en ligne] http://www.auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr/srce-rhonealpes-a10983.html le

bassin

Rhône-Méditerranée

FÉDÉRATION DÉPARTEMENTALE DE LA PÊCHE DE L’AIN [en ligne] http://www.federation-peche-ain.com FÉDÉRATION DÉPARTEMENTALE DE LA PÊCHE DE L’ISÈRE [en ligne] http://www.peche-isere.com FÉDÉRATION DÉPARTEMENTALE DES CHASSEURS DE L’Ain [en ligne] www.fdcain.com Décembre / 2017

GHRA – LPO Rhone-Alpes (2015). Les amphibiens et reptiles de Rhône-Alpes. LPO Coordination Rhône-Alpes. 488 p. INFOCLIMAT [en ligne] http://www.infoclimat.fr INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES [en ligne] http://www.insee.fr INSTITUT NATIONAL DE L’ÉNERGIE SOLAIRE ÉDUCATION [en ligne] http://ines.solaire.free.fr INSTITUT NATIONAL DE L’ORIGINE DE LA QUALITE (INAO) [en ligne] http://www.inao.gouv.fr INVENTAIRE FORESTIER NATIONAL Cartographie dynamique de l’inventaire forestier [en ligne] inventaire-forestier.ign.fr ISÈRE TOURISME [en ligne] http://www.isere-tourisme.com LOUVEL J., GAUDILLAT V. & PONCET L., 2013. EUNIS, European Nature Information System, Système d’information européen sur la nature. Classification des habitats. Traduction française. Habitats terrestres et d’eau douce. MNHNDIREV-SPN, MEDDE, Paris, 289 p.

EAUFRANCE [en ligne]. L’eau dans http://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr

GEOTECHNIQUE Rhône-Alpes, 2013. Rapport d’étude géotechnique G11. Lagnieu (01) Ancienne carrière Brunet. Brunet Eco Aménagement ; 27 pages.

MAIRIE DE LAGNIEU [en ligne] www.lagnieu.fr MÉTÉO FRANCE [en ligne] http://www.meteofrance.fr MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DE L’AGROALIMENTAIRE ET DE LA FORÊT, AGRESTE 2015, la statistique, l’évaluation et la prospective [en ligne] http://agreste.agriculture.gouv.fr MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION. Atlas des Patrimoines [en ligne] http://atlas.patrimoines.culture.fr/atlas/trunk MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA Architecture&Patrimoine – Bas Mérimée http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine

COMMUNICATION. [en ligne]

MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ÉNERGIE [en ligne]

banque Hydro www.hydro.eaufrance.fr

MINISTERE DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE ET SOLIDAIRE [en ligne]

Page 267 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Portail d’information national sur l’assainissement assainissement.developpement-durable.gouv.fr

▪ ▪

Géorisques BASIAS http://www.georisques.gouv.fr

communal

Pollution des sols BASOL http://basol.developpement-durable.gouv.fr

MINISTERE DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE ET SOLIDAIRE & BRGM – Portail français des ressources minérales non énergétiques MinéralInfo [en ligne] http://www.mineralinfo.fr MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ÉNERGIE ET DE LA MER – Inspection des installations Classées [en ligne] http://www.installationsclassees.developpementdurable.gouv.fr/rechercheICForm.php MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT, DE L'ÉNERGIE ET DE LA MER, EN CHARGE DES RELATIONS INTERNATIONALES SUR LE CLIMAT, 27 octobre 2016. Programmation pluriannuelle de l’énergie ; 598 pages. OBSERVATOIRE ATMO - AIR RHONE ALPES. La qualité de l’air en Auvergne – Rhône-Alpes [en ligne] http://www.air-rhonealpes.fr OFFICIEL PREVENTION – SANTE ET SECURITE AU TRAVAIL : lutte contre le bruit [en ligne] Erreur ! Référence de lien hypertexte non valide. OFFICE NATIONAL DES FORÊTS, Contours des Forêts Publiques, [en ligne] http://carmen.carmencarto.fr/105/ONF_Forets.map PARC INDUSTRIEL DE LA PLAINE DE L’AIN [en ligne] http://www.plainedelain.fr

Schéma départemental des carrières 2013

RÉGION RHÔNE-ALPES et DIRECTION RÉGIONALE DE L’ENVIRONNEMENT DE L’AMÉNAGEMENT ET DU LOGEMENT DE RHÔNE-ALPES, avril 2014. Schéma Régional Climat Air Énergie (SRCAE) de Rhône-Alpes. RESEAU D’OBSERVATION METEO DU MASSIF ALPIN [en ligne] Romma romma.fr RÉSEAU TRANSPORT D’ÉLECTRICITÉ, décembre 2016. Schéma Décennal de développement du réseau 2016 – Version 1 soumise à consultation publique – Volet régional ; 193 pages. RÉSEAU TRANSPORT D’ÉLECTRICITÉ, décembre 2015. Schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables de la région Rhône-Alpes ; 99 pages. RÉSEAU TRANSPORT D’ÉLECTRICITÉ, SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES, ERDF, ADEeF, janvier 2016. Panorama de l’électricité renouvelable en 2015 ; 79 pages. RÉSEAU TRANSPORT D’ÉLECTRICITÉ, décembre 2015. Schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables de la région Rhône-Alpes ; 99 pages. RÉSEAU TRANSPORT D’ÉLECTRICITÉ, SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES, ERDF, ADEeF, septembre 2015. Panorama de l’électricité renouvelable au 30 juin 2015 ; 60 pages.

POLE GESTION MILIEUX NATURELS – Observatoire de la biodiversité en RhôneAlpes [en ligne] www.pole-gestion.fr

RÉSEAU TRANSPORT D’ÉLECTRICITÉ, SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES, ENEDIS, ADEEF, février 2017. Panorama de l’électricité renouvelable en 2016. 53 pages.

PRÉFECTURE DE L’AIN, 2012. Milieux remarquables du Bas Bugey (FR8201641) [en ligne] http://www.ain.gouv.fr/milieux-remarquables-du-bas-bugey-fr-8201641a658.html

ROSIER Y. et PONSERO A., 1997. Biologie de conservation des Azurés myrmécophiles. Revue Insectes n°105. 5 pages

PRÉFECTURE DE L’AIN, 2014. Plan Particulier d'Intervention du Centre Nucléaire de Production d'Electricité du Bugey ; 71 pages. PRÉFECTURE DE L’AIN, mars 2016. Dossier Départemental sur les Risques Majeurs de l’Ain ; 117 pages.

SYNDICAT MIXTE BUGEY COTIERE DE L’AIN [en ligne] http://www.bucopa.fr

SCOT 26/1/2017

SYNDICAT MIXTE DU PAYS http://www.bugeytourisme.fr

DU BUGEY,

Bugey tourisme

[en

ligne]

PRÉFECTURE DE L’AIN [en ligne] www.ain.gouv.fr

▪ ▪

Arrêtés préfectoraux Bruit des infrastructures des transports terrestres

Décembre / 2017

Page 268 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

ANNEXE 4 : AUTORISATION DE LA CC DE LA PLAINE DE L’AIN

Décembre / 2017

Page 269 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

ANNEXE 5 : RELEVES PHYTOSOCIOLOGIQUES ET LISTE DES ESPECES DE FLORE N° relevé

1

N° relevé

2

Date

28/06/2017

Date

28/06/2017

Surface

9 m²

Surface

4 m²

Recouvrement

30%

Recouvrement

100%

Hauteur

30 cm

Hauteur

40 cm

Lotus corniculatus

+

Rubus sp.

4

Melilotus albus

2

Erigeron annuus

r

Erigeron annuus

3

Origanum vulgare

3

Sedum acre

+

Echium vulgare

1

Sedum album

+

Artemisia vulgaris

1

Populus nigra

1

Verbascum lychnitis

i

Hippocrepis comosa

+

Sanguisorba minor

r

Verbascum thapsus

i

Trifolium repens

r

Coronilla minima

r

Coronilla minima

r

Coronilla varia

i

Taraxacum sect. Ruderalia

r

Liste des espèces relevées en 2017 sur le site d’étude et 50 m aux abords Nom scientifique

Nom vernaculaire

Acer campestre Achillea millefolium Achillea ptarmica Agrimonia eupatoria Ajuga reptans

Erable champêtre Achillée mille-feuille Achillée sternutatoire Aigremoine eupatoire Bugle rampant

Décembre / 2017

Liste rouge régionale (2015) LC LC LC LC LC

Déterminance ZNIEFF

Autre catégorie

-

Page 270 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Nom scientifique

Nom vernaculaire

Allium sp. Amaranthus hybridus Ambrosia artemisiifolia Anacamptis pyramidalis Anthriscus sylvestris Anthyllis vulneraria Arctium minus Artemisia vulgaris Arum maculatum Atriplex patula Barbarea verna Bellis perennis Blackstonia perfoliata Bryonia dioica Buddleja davidii Calystegia sepium Campanula rotundifolia Carex flacca Carex sp. Carlina vulgaris Carpinus betulus Catapodium rigidum Centaurea cyanus Centaurea gr. jacea Centaurea nigra Centaurium erythraea Cirsium arvense Conyza canadensis Cornus sanguinea Coronilla minima Coronilla varia Corylus avellana

Ail sp. Amaranthe hybride Ambroisie Orchis pyramidal Cerfeuil des bois Anthyllide vulnéraire Petite bardanne Armoise commune Gouet tacheté Arroche étalée Barbarée printanière Paquerette Blackstonie perfoliée Bryone dioique Buddleja du père David Liseron des haies Campanule à feuilles rondes Laîche glauque Laîche sp. Carline vulgaire Charme Catapodium rigide Bleuet Centaurée jacée Centaurée noire Centaurée erythrée Cirse des champs Vegerette du Canada Cornouiller sanguin Coronille naine Coronille bigarrée Noisetier

Décembre / 2017

Liste rouge régionale (2015) LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC

Déterminance ZNIEFF DC (pop remarquable) -

Autre catégorie

Invasive avérée

Invasive avérée

Messicole PNA

Invasive avérée

Page 271 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Nom scientifique

Nom vernaculaire

Cucubalus baccifer Cytisus scoparius Daucus carotta Dianthus armeria Dipsacus fullonum Echium vulgare Elytregia repens Epilobium dodonaei Erigeron annuus Eryngium campestre Euonymus europaeus Euphorbia cyparissias Euphorbia flavicoma Euphorbia maculata Euphorbia seguieriana Fragaria viridis Fumaria officinalis Galega officinalis Genista tinctoria Geranium dissectum Geranium molle Geranium robertianum Geranium rotundifolium Geum urbanum Glechoma hederacea Gymnadenia conopsea Hedera helix Helichrysum stoechas Helleborus foetidus Hippocrepis comosa Hippocrepis emerus Hypericum perforatum

Cucubale couchée Genêt à balais Carotte sauvage Œillet d'Armérie Cabaret des oiseaux Vipérine Chiendent Epilobe de dodonaei Erigéron annuel Panicaut champêtre Fusain d'Europe Euphorbe petit cyprès Euphorbe verruqueuse Euphorbe de Jovet Euphorbe de Sibérie Fraisier vert Fumeterre officinale Galéga officinal Genêt des teinturiers Géranium découpé Géranium mou Herbe à robert Géranium à feuilles rondes Benoite des villes Lierre terrestre Orchis moucheron Lierre rampant Immortelle des dunes Hellébore fétide Hippocrépide chevelue Hippocrépide faux baguenaudier Millepertuis perforé

Décembre / 2017

Liste rouge régionale (2015) LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC

Déterminance ZNIEFF DC (rareté 38) DC (domaine alpin) DC (sub-med) DC (pop remarquable) DC (pop remarquable) DC (pop remarquable) -

Autre catégorie

Invasive à surveiller

Exotique à surveiller

Invasive à surveiller

Page 272 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Nom scientifique

Nom vernaculaire

Hypochaeris radicata Inula conyzae Iris germanica Juglans regia Juncus effusus Koeleria vallesiana Lapsana communis Lathyrus sphaericus Lathyrus tuberosus Linaria repens Lotus corniculatus Malva moschata Malva sylvestris Medicago lupulina Medicago sativa Melilotus albus Muscari comosum Myosotis arvensis Oenothera biennis Onobrychis viciifolia Onosis spinosa Origanum vulgare Ornithogalum pyrenaicum Orobanche sp. Parthenocissus inserta Papaver rhoeas Phoeniculum vulgare Phragmites australis Poa pratensis Polygonum aviculare Polygonum persicaria Populus nigra

Porcelle enracinée Herbe aux mouches Iris des jardins Noyer Jonc diffus Koelerie du Valais Lapsane commune Gesse à graines sphériques Gesse tubéreuse Linaire rampante Lotier corniculé Mauve musquée Mauve sylvestre Luzerne lupuline Luzerne cultivée Mélilot blanc Muscari chevelu Myosotis des champs Oenagre bisannuelle Sainfoin Bugrane épineuse Origan Ornithogale des Pyrénées Orobanche sp. Vigne vierge commune Coquelicot Fenouil commun Phragmite Paturin des prés Renouée des oiseaux Renouée persicaire Peuplier noir

Décembre / 2017

Liste rouge régionale (2015) LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC

Déterminance ZNIEFF DC (pop remarquable) DC (pop remarquable) -

Autre catégorie

Messicole cplts

Messicole cplts Invasive avérée

Invasive à surveiller Messicole PNA

Page 273 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Nom scientifique

Nom vernaculaire

Potentilla neumanniana Potentilla reptans Primula veris Primula vulgaris Prunus spinosa Ranunculus bulbosus Reseda luteola Reynoutria japonica Robinia pseudoacacia Rosa gr. canina Rubus sp. Rumex obtusifolius Salix caprea Salix gr. cinerea Salix purpurea Salvia pratensis Sanguisorba minor Saponaria officinalis Scrophularia canina Sedum acre Sedum album Senecio jacobea Senecio vulgaris Silene dioica Silybum marianum Solidago canadensis Sonchus oleraceus Sonchus asper Stellaria holostea Taraxacum sect. Ruderalia Teucrium scorodonia Thymus pulegioides

Potentille de printemps Potentille rampante Primevère officinale Primevère vulgaire Prunellier Renoncule bulbeuse Reseda jaunatre Renouée du Japon Robinier faux-acacia Rosier des chiens Roncier sp. Patience à feuilles obtuses Saule à oreillettes Saule cendré Saule pourpre Sauge des prés Petite pimprenelle Saponaire officinale Scrophulaire des chiens Orpin âcre Orpin blanc Seneçon jacobée Seneçon vulgaire Silene dioique Chardon-marie Solidage du Canada Laiteron potager Laiteron rude Stellaire holostée Pissenlit commun Germandrée scorodoine Thym faux-pouliot

Décembre / 2017

Liste rouge régionale (2015) LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC

Déterminance ZNIEFF DC (sub-med) -

Autre catégorie

Invasive avérée Invasive avérée

Invasive avérée

Page 274 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Nom scientifique

Nom vernaculaire

Torilis sp. Tragopogon pratensis Trifolium pratense Trifolium repens Tussilago farfara Urtica dioica Valeriana officinalis Valerianella locusta Verbascum lychnitis Verbascum thapsus Verbena officinalis Veronica sp. Viburnum lantana Viburnum opulus Vicia cracca Vicia pratensis Vicia sepium Viola sp.

Torilis sp. Salsifis des prés Trèfle des prés Trèfle rampant Pas d'âne Ortie dioique Valeriane officinale Petite mâche Molène lychnide Molène bouillon blanc Verveine officinale Veronique sp. Viorne lantane Viorne obier Vesce cracca Vesce des prés Vesce des haies Violette sp.

Liste rouge régionale (2015) LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC

Déterminance ZNIEFF

Autre catégorie

-

Messicole cplts = Messicole complémentaire (hors liste principale PNA).

Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

ANNEXE 6 : LISTE DES ESPECES D’OISEAUX CONTACTEES Nom vernaculaire

Directive oiseaux

Protection

Liste rouge France (2016)

Liste rouge RA (2008)

Déterminance ZNIEFF

Alauda arvensis

Alouette des champs

AII-2

-

NT

VU

DC (sub-med)

Anthus trivialis

Pipit des arbres

-

PN

LC

LC

-

Buteo buteo

-

PN

LC

NT

-

Carduelis carduelis

Buse variable Chardonneret élégant

-

PN

VU

LC

-

Chloris chloris Columba palumbus Corvus coronne

Verdier d'Europe Pigeon ramier Corneille noire

AII-1 AII-2

PN -

VU LC LC

LC LC LC

-

Cuculus canorus Cyanistes caeruleus

Coucou gris Mésange bleue

-

PN PN

LC LC

LC LC

-

Dendrocopos major Emberiza calandra Emberiza cirlus Emberiza citrinella Erithacus rubecula

Pic épeiche Bruant proyer Bruant zizi Bruant jaune Rouge-gorge familier

-

PN PN PN PN PN

LC LC LC VU LC

LC EN LC VU LC

Déterminant -

Falco tinnunculus Fringilla coelebs Garrulus glandarius Hypolais polyglotta Luscinia megarhynchos

Faucon crécerelle Pinson des arbres Geai des chênes Hypolais polyglotte

AII-2 -

PN PN PN

NT LC LC LC

LC LC LC LC

-

Rossignol philomèle

-

PN

LC

LC

Milvus migrans Motacilla alba Parus major

Milan noir Bergeronnette grise Mésange

AI -

PN PN PN

LC LC LC

LC LC LC

DC (pop remarquable, reproduction) -

Nom scientifique

Décembre / 2017

Statut local Niche dans les cultures environnantes Niche sur les lisières du site d'étude (milieu forestier ouest) Chasse et transit dans l'environnement proche Nourrissage sur le site d'étude Niche sur les lisières du site d'étude (milieu forestier ouest) Niche sur le site d'étude et ses lisières Transit, fréquente l'environnement local Niche sur les lisières du site d'étude (milieu forestier ouest) Niche sur le site d'étude et ses lisières Niche sur les lisières du site d'étude (milieu forestier ouest) Niche dans la prairie à l'est du site d'étude Niche sur les lisières Niche sur le site d'étude et ses lisières Niche sur le site d'étude et ses lisières Chasse et transit dans l'environnement proche Niche sur le site d'étude et ses lisières Transit, fréquente l'environnement local Niche sur le site d'étude et ses lisières Niche sur les lisières Chasse et transit dans l'environnement proche Niche sur le site d'étude Niche sur les lisières

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Nom scientifique

Nom vernaculaire

Directive oiseaux

Protection

Liste rouge France (2016)

Liste rouge RA (2008)

Déterminance ZNIEFF

-

PN PN

LC LC

LC LC

-

Statut local

charbonnière Phoenicurus ochruros Phylloscopus collybita

Rougequeue noir Pouillot véloce

Pica pica

Pie bavarde

AII-2

-

LC

NT

-

Picus viridis Saxicola rubicola

Pic vert Tarier pâtre

-

PN PN

LC NT

LC LC

-

Sitta europaea Streptopelia turtur Sturnus vulgaris Sylvia atricapilla

Sitelle d'Europe Tourterelle des bois Merle noir Fauvette à tête noire

AII-2 AII-2 -

PN PN

LC VU LC LC

LC NT LC LC

-

-

PN

LC

LC

-

AII-2

-

LC

LC

DC (sub-med)

Troglodytes troglodytes Troglodyte mignon Turdus philomelos

Grive musicienne

Présence sur le site d'étude Niche sur le site d'étude et ses lisières Niche sur les lisières du site d'étude (milieu forestier ouest) Niche sur les lisières du site d'étude (milieu forestier ouest) Niche sur le site d'étude et ses lisières Niche sur les lisières du site d'étude (milieu forestier ouest) Niche sur les lisières Niche sur le site d'étude et ses lisières Niche sur le site d'étude et ses lisières Niche sur les lisières du site d'étude (milieu forestier ouest) Niche sur les lisières du site d'étude (milieu forestier ouest)

Directive oiseaux : espèces inscrites à l’Annexe 1 (AI) ou 2 (AII) PN : Protection nationale (article 3 de l’arrêté ministériel du 29/10/2009) Statut Liste Rouge nationale 2016 ou Rhône-Alpes 2008 : EN en danger, VU vulnérable, NT quasi-menacée, LC préoccupation mineure

Décembre / 2017

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Résultats des IPA (nombre de couples maximum des 2 passages d’avril et mai 2017) Cf. localisation des 5 points IPA sur la Figure 25 Nom scientifique

Nom vernaculaire

1

2

3

4

5

Alouette des champs

Anthus trivialis

Pipit des arbres

1

Chloris chloris

Verdier d'Europe

1

Columba palumbus

Pigeon ramier

2

Cuculus canorus

Coucou gris

Cyanistes caeruleus

Mésange bleue

Dendrocopos major

Pic épeiche

Emberiza calandra

Bruant proyer

1

Emberiza cirlus

Bruant zizi

1

1

2

Emberiza citrinella

Bruant jaune

1

1

2

Erithacus rubecula

Rouge-gorge familier

2

1

2

5

Fringilla coelebs

Pinson des arbres

2

1

2

5

Hypolais polyglotta

Hypolais polyglotte

1

1

1

3

Luscinia megarhynchos

Rossignol philomèle

Motacilla alba

Bergeronette grise

Parus major

Mésange charbonnière

Phylloscopus collybita

Pouillot véloce

Pica pica Picus viridis Saxicola rubicola

Tarier pâtre

Sitta europaea

Sitelle d'Europe

Streptopelia turtur

Tourterelle des bois

Sturnus vulgaris

Merle noir

1

2

1

1

Sylvia atricapilla

Fauvette à tête noire

1

2

1

1

Troglodytes troglodytes Turdus philomelos

Décembre / 2017

1

Total

Alauda arvensis

1

1

2

1

2 1

1 1

1

2

5

1

1

2

7

1

1 1

1

1

1

1

1

1

2

2

6

Pie bavarde

1

1

Pic vert

1

1

1

2

1

1

1

2 1

1

1

2

2

7

2

7

Troglodyte mignon

1

1

Grive musicienne

1

1

1

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

ANNEXE 7 : RESULTATS DES 2 NUITS D’ECOUTE CHIROPTERES Aux points d’écoute n° 1 à 5 localisés sur la Figure 46 Nuit du 17 mai 2017 Espèces

Activité (contacts bruts)

Distance de détection (m)

Coefficient détectabilité

Activité totale pondérée

23

15

1,7

39,1

0

4

40

0,71

2,84

12

13

10

2,5

32,5

0

12

80

0,31

3,72

8 61 4 80

18

171

30

0,83

141,93

8 73 4 85

53

223

1

2

3

4

5

Total

Barbastella barbastellus

0

0

0

0

23

Eptesicus serotinus

0

0

0

4

Myotis sp.

0

0

0

1

0 12 0

0

Pipistrellus pipistrellus Total

Nyctalus leisleri

Nuit du 24 juillet 2017 Espèces

Activité (contacts bruts)

Distance de détection (m)

Coefficient détectabilité

Activité totale pondérée

20

40

0,71

14,2

63

63

10

2,5

157,5

112

3

153

30

0,83

126,99

34

0

38

30

0,83

31,54

6

0

6

5

5

30

153

85

280

1

2

3

4

5

Total

Eptesicus serotinus

0

0

0

1

19

Myotis sp.

0

0

0

0

0 38 0

Pipistrellus pipistrellus

3

0

1

Rhinolophus hipposideros

0

0

0

Pipistrellus kuhlii

Total

Décembre / 2017

3 38 1

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

ANNEXE 8 : LISTE DES ESPECES D’INSECTES INVENTORIEES Lépidoptères Nom scientifique

Nom vernaculaire

Aglais io Anthocharis cardamines Argynnis paphia Aricia agestis Bolaria dia Callophrys rubi Celastrina argiolus Coenonympha pamphilus Colias crocea Colias hyale Cyanaris semiargus Erynnis tages Everes argiades Gonepteryx rhamni Iphiclides podalirius Lasiommata megera Leptidaea sinapis Limenitis reducta Lycaena phlaeas Lysandra bellargus Lysandra coridon/hispanica Maculinea arion Maniola jurtina Melanargia galathea Melitaea cinxia Melitaea didyma Melitea parthenoides Nymphalis polychloros Ochlodes venatus Pararge aegeria

Paon du jour Aurore Tabac d'Espagne Collier de Corail Petite violette Thècle de la ronce Azuré des Nerpruns Fadet commun Souci Soufré Demi-argus Point de Hongrie Azuré du trèfle Citron Flambé Mégère Piéride de la moutarde Petit Sylvain Cuivré commun Azuré bleu-celeste Azuré nacré/d'Espagne Azuré du serpolet Myrtil Demi-deuil Mélitée du plantain Mélitée orangée Mélitée des scabieuses Grande tortue Sylvaine Tircis

Décembre / 2017

DHFF

Protection

PNA

AIV -

PN -

X -

Liste rouge France (2012) LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC

Liste rouge RA (2008) NT -

Déterminance ZNIEFF DC (station remarquable) DC (pop remarquable, station remarquable) -

Page 280 sur 282


Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Nom scientifique

Nom vernaculaire

Pieris brassicae Pieris rapae Plebejus argyrognomon Polygonia c-album Polyommatus icarus Procrinae sp. Pyrgus malvae Pyronia tithonus Thymelicus sylvestris Vanessa atalanta Vanessa cardui Zygaena sp.

Piéride du chou Piéride de la rave Azuré des coronilles Robert-le-diable Azuré commun Procrinae sp. Hespérie de la mauve Amaryllis Hespérie de la houque Vulcain Belle-dame Zygène sp.

DHFF

Protection

PNA

-

-

-

Liste rouge France (2012) LC LC LC LC LC LC LC LC LC LC -

Liste rouge RA (2008) NT -

Déterminance ZNIEFF -

Directive Habitat-Faune-Flore : espèces inscrites aux Annexe II et/ou IV PN : Protection nationale - article 2 de l’arrêté ministériel du 23/04/2007 Statut Liste Rouge nationale Papillons de jour 2012 – Statut : NT quasi-menacée, LC préoccupation mineure

Orthoptères Nom scientifique

Nom vernaculaire

Calliptamus italicus

Caloptène italien

4

Chorthippus gr. biggutulus

Criquet mélodieux

4

Conocephalus fuscus

Conocéphale bigarré

4

Euchorthippus declivus

Criquet des bromes

4

Gryllus campestris

Grillon champêtre

4

Mantis religiosa

Mante religieuse

-

Metrioptera roeselii

Decticelle bariolée

4

Myrmeleotettix maculatus

Criquet tacheté

3

Nemobius sylvestris

Grillon des bois

4

Oecanthus pellucens

Grillon d'Italie

4

Oedipoda caerulescens

Oedipode bleue

4

Omocestus rufipes

Criquet noir ébène

4

Décembre / 2017

Liste rouge France (2004)

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Lagnieu (01) Etude d’impact sur l’environnement

Nom scientifique

Nom vernaculaire

Liste rouge France (2004)

Phaneroptera falcata

Phaneroptère commun

4

Pholidoptera griseoptera

Phodiloptère cendrée

4

Platycleis albopunctata

Decticelle chagrinée

4

Ruspolia nitidula

Ruspolie en cône

4

Tettigonia viridissima

Grande sauterelle verte

4

Statut Liste Rouge France Orthoptères 2004 (Sardet & Defaut) – espèces de priorité 3 :espèce menacée à surveiller, 4 : espèce non menacée en l’état actuel des connaissances

Autres invertébrés Nom scientifique

Nom vernaculaire

Andrenidae/Halticidae spp.

Andrenidae/Halticidae spp.

Groupe

DHFF

Protection

Hyménoptère

-

-

Argiope bruennichi

Argiope frelon

Arachnide

-

-

Bombus gr. lapidarius

Bourdon des pierres (groupe)

Hyménoptère

-

-

Bombus gr. pascuorum

Bourdon des champs (groupe)

Hyménoptère

-

-

Bombus gr. terrestris

Bourdon terrestre (groupe)

Hyménoptère

-

-

Carpocoris sp.

Carpocoris sp.

Hétéroptère

-

-

Chrysomela populi

Chrysomèle du Peuplier

Coléoptère

-

-

Euplagia quadripunctata

Ecaille chinée

Lépidoptère

AII

-

Graphosoma lineatum

Punaise arlequin

Hétéroptère

-

-

Hemaris fuciformis

Sphynx gazé

Lépidoptère

-

-

Libelloides coccajus

Ascalaphe soufré

Névroptère

-

-

Macroglossum stellanarum

Sphynx tête de mort

Lépidoptère

-

-

Minesema vatia

Araignée crabe

Arachnide

-

-

Oberea oculata

Obérée ocellée

Coléoptère

-

-

Oxythyrea funesta

Cetoine funeste

Coléoptère

-

-

Pyrrhocoris apterus

Suisse

Hétéroptère

-

-

Timarcha sp.

Timarche sp.

Coléoptère

-

-

Trichius rosaceus

Trichie rosée

Coléoptère

-

-

Décembre / 2017

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IV.1 - Etude d'impact sur l'environnement  
IV.1 - Etude d'impact sur l'environnement  
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