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Solférino s’inquiète de l’instable Mandroux suite de la page 1 élène Mandroux, dopée par son apparente autorité retrouvée, a beau déclarer en conférence de presse que son nouveau cabinet et les élus de sa majorité doivent tous se mobiliser derrière Martine Aubry pour les primaires socialistes, les plus hautes instances du PS n’ont plus confiance dans la solidité du maire de Montpellier. Certes, ce n’est pas encore la rupture, mais une période d’observation où les conditions de reclassement de son ancien cabinet vont être surveillées à la loupe. En revanche, la cote de Jean-Pierre Moure grimpe en flèche à Solférino. Il faut dire que, depuis la disparition de Georges Frêche, il réalise un quasi-sans-faute. Il a démontré, avec l’appui

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ticulier avec l’acariâtre président Bourquin. « Tu ne me parles pas comme ça ! » a balancé JPM au camarade Bourquin. Depuis qu’il s’est assis sur le trône régional de feu le roi Georges, Boubou Ier ne peut plus ajuster sa couronne tant sa tête est bouffie d’orgueil et de vanité. L’Agglo de Moure et le Département de Vézinhet supportent très mal la volonté hégémonique de la Région, en particulier dans la gestion de l’Orchestre et de l’Opéra, ainsi que pour la désignation du successeur de René Koering. L’action Moure monte d’autant plus à Solférino que le président de l’Agglo se détache de la fronde des navarristes. Malgré les oukases de Robert Navarro, Jean-Pierre Moure participe directement et par l’intermédiaire de sa dircab’, Sophie Salelles, à la direction collégiale de la fédé PS 34, mise en place par la tutelle. Il se murmure même dans les contre-allées du pouvoir socialiste que Jean-Pierre Moure pourrait se rallier à soutenir Martine Aubry pour les primaires. Un tel ralliement lui assurerait une investiture du Parti socialiste pour les municipales de Montpellier. Gagner la mairie de Montpellier est la seule solution pour Jean-Pierre Moure de conserver la présidence de l’Agglo.

SUICIDES EN SÉRIE

« Avec ce nouveau cabinet, madame le maire a fait un bon choix, car ils vont travailler pour elle. » Le commentaire est de Marc Dufour, autre ami de confiance d’Hélène Mandroux, qui contrairement à ce qu’avançait Midi Libre dimanche, ne risque aucunement d’être remplacé ni par Sophie Boniface-Pascal, ni par personne d’autre, à son poste d’adjoint au maire à l’économie. Hélène Mandroux a d’ailleurs sollicité son avis à plusieurs reprises de Montréal et à son retour. Coïncidence ? Comme Saurel, Labat et Gilles Boulet, Marc Dufour fréquente le temple maçonnique de Garosud, lui, dans la loge de la Clé de voûte. Marc Dufour est l’une des influences du cabinet. N’a-t-il pas salarié

cins, une infirmière et une secrétaire ! À la direction de l’hôpital, on s’interroge sur cette dramatique série noire.

Moure rallié à Aubry ?

Gilles Boulet : Dircab’ de sa directrice de cabinet, Sophie Salleles, son implantation et sa maîtrise des réseaux locaux, en battant à plate couture Hélène Mandroux pour la présidence de l’Agglo. Solférino et Christian Assaf avaient d’ailleurs déconseillé au maire de Montpellier de livrer cette bataille perdue d’avance, mais Dame Hélène n’en avait pas tenu compte. Le côté gestionnaire consensuel façon force tranquille de Jean-Pierre Moure à l’Agglo rassure la direction socialiste. JPM contre Boubou Ier En plus, il montre depuis quelque temps qu’il ne faut pas trop lui marcher sur les arpions. À plusieurs reprises, il n’hésite pas à se fritter avec le triumvirat qui dirige la Région, en par-

En attendant l’échéance municipale, l’attelage de prétendants, l’adjoint à l’urbanisme, Philippe Saurel, et le chirurgien Francis Navarro ont scellé un pacte sous l’œil bienveillant d’Hélène Mandroux : le premier sera le maire, le second son premier adjoint. Le tandem vient de réussir un bon coup de Jarnac avec le changement de cabinet de madame le maire. En lieu et place de l’équipe éminemment politique estampillée Solférino – Assaf, Zanchiello et Fabien Nicolas –, arrivent au pouvoir les acteurs de la série « Hélène et les maçons ». Gilles Boulet, le nouveau dircab’, est vénérable de la loge l’Arche d’espérance installée dans le temple de Garosud affilié à la Grande Loge de France. Yann Labat, nouveau chef de cabinet, bien qu’en demi-sommeil maçonnique, fréquente cette même loge qui, détail amusant, est née de celle des Apprentis écossais de Philippe Saurel. Pour l’instant, l’architecte Daniel Andersch, le directeur adjoint du nouveau cabinet, dément, malgré les affirmations de Midi Libre , appartenir à la franc-maçonnerie ; en revanche, il revendique son adhésion au PS et une forte amitié familiale (son père était consul d’Allemagne) avec Daniel Cohn-Bendit.

Responsabilités politiques Les responsabilités politiques sont par essence collectives. Un élu résulte du choix de la majorité désireuse de s’exprimer et ensuite il sera durant son mandat le flambeau de tous, y compris de la minorité. D’où son poids dans la vie de nos sociétés. Le problème vient alors de la médiatisation. Un homme politique doit rester constamment sous l’œil vigilant des citoyens. Lorsque l’élu commet une faute, nous avons tendance à estimer juste cette soudaine notoriété. Elle amplifie les faits comme sous l’effet d’un booster éclairant qui servirait les électeurs en leur offrant une parfaite connaissance de ce qui les concerne. En fait, l’effet de loupe de la médiatisation comporte des effets délétères. DSK est traité comme un symptôme général. Il en résulte spontanément et assez injustement un prétendu machisme de la société française dans son ensemble. On passe alors du particulier au général. Du coup, le sort de l’accusé importe peu. Il s’agit désormais de traiter la pathologie nationale avec des remèdes de cheval. Comme pour la maladie de la vache folle et la fausse infection

du concombre, on prendra des mesures radicales. DSK devrait cependant bénéficier de ce droit fondamental d’être jugé comme un cas particulier. Parce que dans l’esprit des constituants, la République française ne connaît que des individus. Pourtant, la justice américaine croit devoir, à travers l’ancien patron du FMI, régler un conflit social d’importance sociologique planétaire. Pour elle, le cas DSK devient un fait de société et le jugement sera obligatoirement exemplaire. Pire encore, pour faire bonne dose, elle y ajoute l’étalage d’un préjugé antieuropéen tenace, le machisme congénital du Vieux Continent. Il est probable que si DSK avait été black, enfant du Bronx et à moitié inculte, il n’aurait point cumulé soixante-quinze ans de réquisitoire aux yeux du monde. Une quasi-peine de mort. Une peine de mort politique, familiale, professionnelle qui aurait épargné le simple quidam que nous sommes tous. Sans compter qu’à force de sacraliser la médiatisation nous sommes tous devenus d’impitoyables voyeurs. Comme la foule en place de Grève. Jérémy Laurenz

CHU : quatre morts en trois mois Le syndrome suicidaire France Télécom frappe-t-il aussi le CHU de Montpellier, en particulier les anesthésistes ? Un an après la disparition tragique du docteur Delous, depuis le 1er avril, ce ne sont pas moins de quatre personnes dépendant du service anesthésie qui se sont donné la mort : deux méde-

Daniel Andersch : Dircab’ adjoint Gilles Boulet pour mener sa campagne des régionales en 2004 sous la bannière de l’UDF ? Ne lui a-t-il pas donné le coup de pouce fraternel pour que le frangin Manville l’embauche comme dircom’ au CHU ? Notons aussi que Yan Labat, naviguait lui aussi dans la mouvance de l’UDF. L’autre influence sur le cabinet est celle de Robert Navarro. Et là, cela « énerve grave » Solférino. Notre Bob, lui aussi franc-maçon, revendique avoir joué du piston pour que Labat entre à la mairie de Montpellier et Boulet au CHU ! Quant à Gilles Boulet, devant autant de belles fées maçonniques se penchant sur son berceau politique, il affirme avoir réussi tout seul. Il faudrait avoir l’œil maçonnique pour regarder la vérité en face ! Alain Nenoff

Dircab’ comme Bérégovoy On a relevé la gaffe bien involontaire de madame le maire de Montpellier qui, pour défendre le manque de diplômes et la formation autodidacte de Gilles Boulet, son nouveau directeur de cabinet, l’a comparé à l’ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy, qui avait pour tout bagage un CAP de fraiseur-tourneur. Petit hic, ce Premier ministre a mis fin à sa carrière par un suicide. Vu le nombre de suicides au CHU dont Gilles Boulet est le directeur de la communication, le parallèle entre les deux hommes a provoqué certains sourires lors de sa conférence de presse. Une hécatombe « Le printemps est hélas synonyme de gestes désespérés, ça se vérifie chaque année, on peut même dire que ça s’aggrave et que les victimes sont de plus en plus jeunes », constate une source judiciaire, après la vague de suicides actuelle : notre confrère Benoît Guerrée s’est jeté du sommet du pic Saint-Loup à Cazevieille ; un père de famille de 48 ans de SaintMathieu-de-Tréviers s’est pendu avec un câble électrique à un pylône sur le Lien, du côté d’Assas ; une maman s’est défenestrée du seizième étage d’une tour de la Mosson et une anesthésiste stagiaire de 35 ans en poste au CHU s’est donné la mort chez elle, dans l’Écusson. De terribles drames humains liés au mal-être, sur fond de crise sociale et de dépression. La plupart de ces victimes consultaient. Mais à quoi servent les psys ?

11 - Paraphe ou parade, l’analyse ne taille pas un costard, elle déshabille : Alain Juppé La signature d’Alain Juppé est aussi simple qu’un salut que l’on voudrait amical. ) L’écriture est simple et rapide. La marque d’une capacité d’analyse. C’est l’expression d’un esprit prompt.

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2) Mais elle présente une forme générale anguleuse. Le signe d’un esprit capable de se révéler tranchant à l’occasion. En tout cas, le fait d’un scripteur assuré de son jugement. 3) Soyons juste, il n’y a point d’enflure, d’emphase et de majuscules surdimensionnées comme chez ceux qui possèdent des titres ou sont en mesure de faire valoir des qualifications ou encore des diplômes et ne se privent pas de le rappeler sous forme graphique. D’autre part, la présence non nécessaire du prénom précédant un patronyme pas si courant témoigne souvent d’un attachement à son enfance et à ses racines. 4) Les lettres sont liées, ce qui est souvent interprété comme un signe de suite dans les idées mais aussi une capacité de synthèse. 5) Cette économie de gestion des traits peut laisser craindre que le scripteur ne daigne pas faire preuve

d’humour, tout au moins hors de la sphère privée. Il y a probablement beaucoup d’autocensure à ce niveau. 6) Le jambage du J est un peu plus long que nécessaire. C’est comme la seule faille dans ce paraphe fait de retenue. Il trahit une capacité à exprimer sa détermination et son autoritarisme en cas de besoin. L’impression générale découlerait d’une approche par défaut. Le signataire ne laisse transparaître que quelque chose qui ressemblerait à un déficit d’ambition réelle Conclusion : Cette signature serait celle d’un éternel bon élève appliqué. Jean-Marie Baurens (Consultant en graphologie) L’Agglo-Rieuse N° 449 du mercredi 22 juin 2011 - Page 3

n°449  

Journal d'information impertinente de Montpellier.

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