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DROIT CONSTITUTIONNEL

- Connaissez-vous votre messagerie Médi@assas ? Mot de passe inscrit sur le certificat de scolarité fourni en début d’année. Consultez-là régulièrement à partir du site de Paris 2, rubrique messagerie. www.u-paris2.fr À

JOUR DE LA RÉFORME DES INSTITUTIONS DE LA V e R ÉPUBLIQUE

Du jeudi 20 novembre au dimanche 23 : Soirée CLUB au Cristal 163, avenue de Suffren Paris 15ème M : Sèvres-Lecourbe (6)

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Distribution CARTE CLUB + CADEAUX + GOODIES Avantages permanents au Cristal, Lucernaire et Petit Journal ! LES DIEUX DU PANTHÉON y seront également conviés. Happy Hour jusqu’à 23h30 pour tous les membres. PARTICIPONS !

NEWS

La Gazette Universitaire - journal association en partenariat avec l’Université Paris II Panthéon-Assas Directeur éditorial : Hugo Battoue Comité de rédaction : Margaux de Frouville, Adrien Deliederke Beaufort, Gaumont Philippe, Quentin Tissot, Mathilde Forissier, Pascale Curty Remerciements : Pascale Curty, Valérie Boccara

Contacts/Annoceurs : gazetteuniversitaire@gmail.com Facebook : La Gazette Universitaire

Picasso et ses maîtres

P

expositions, on comprend réussit à donner sa signature

ablo Picasso, peintre moderne, sculpteur à ses

ce qu’est le génie Picasso ; au delà du cubisme, de la période bleue et de Guernica, là où l’artiste espagnol est

heures, innovant et créateur, se voit consacrer une triple vraiment très fort, c’est dans exposition à Paris, l’une la réinvention de tableaux qui au Grand Palais, les deux existent déjà. Les Ménines autres au Louvre et au Musée de Vélasquez sont belles et d’Orsay. Les conservateurs imposantes, celles de Picasso se sont particulièrement dérangent, intriguent et intéressés à ses célèbres influences : Manet, Goya, Ingres, Degas… Au fil des

D

epuis que la crise fait rage, c’est la panique chez les particuliers. Avec un phénomène ahurissant : les ventes de lingots d’or

www. gazetteuniversitaire.unblog.fr

à des thèmes déjà abordés, il se les approprie et ceux-ci se détachent de l’œuvre initiale. Cela ne dégrade pas pour autant les pièces des maîtres. Au contraire, Picasso réussit à montrer l’évolution de ce

qu’avaient peint les anciens, donne du mouvement à la création. Que l’on aime ou interpellent plus. On pourrait pas, aucune de ces expositions, parler de copiage, mais ce serait blasphémer. Picasso

aucune œuvre accrochée ne peut laisser indifférent.

Crise, lingots, et tutti quanti ! d’acheteurs d’or, la « valeur laisser leur trésor en dépôt ancêtre, ou sous un matelas, refuge », a été multiplié dans les banques, comme comme au bon vieux temps. par 10. Un joli chiffre, c’est habituellement le cas. Les numismates de la rue surtout quand on sait que Crise de confiance oblige, Vivienne à Paris jubilent,

ces (riches) particuliers revendent leurs actions en bourse, les transforment en explosent. Début octobre, or physique, plus palpable, et en 2 jours, le nombre mais refusent ensuite de

me direz-vous. Où se cache alors le butin des français ? Dans un coffre dissimulé derrière le tableau d’un illustre

les banquiers piaffent, les coffres (et les sommiers) se remplissent à la vitesse lumière, bref, c’est la ruée vers l’or à la française.

Épisode 1 : la structure générale des principes de la philosophie du droit chez Hegel

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n peut dire qu’ Hegel a été l’ un des premiers philosophes de l’époque moderne à traiter le droit d’une manière juridique. Tout au long de ses principes est présente l’idée selon laquelle le droit est le fondement de la justice sociale. Autrement dit, le droit juridique tel que le conçoit Hegel se doit de supprimer la vengeance au profit de la justice; aussi, le droit n’estil pas arbitraire et doit obéir à certains principes. Le droit est ainsi pour Hegel un régulateur de l’action d’un homme sur un autre. Dès lors, nous faut-il comprendre comment Hegel organise son traité. Premièrement, sa thèse principale est de fonder une doctrine des connaissances empiriques pour la

bonne organisation du personnel de l’État (l’administration) et de ses gouvernants. Cette organisation doit obéir à des règles dont le principe fondamental est la Liberté. Chez Hegel, le droit naturel ne peut pas être considéré comme un droit découlant du principe de Liberté : il est subordonné à un certain ordre naturel qui n’est pas rationnel. Aussi, ce n’est qu’une volonté libre de ces déterminations naturelles qui peut établir le droit. Ce type de droit, Hegel le qualifie de rationnel. Le droit rationnel ne s’établit pas en fonction d’un certain instinct que les personnes ont de s’associer et ne résulte pas d’une dépendance sociale. Le droit rationnel est donc libre et objectif dans le sens où il s’applique à la société dans son ensemble. Ce sera notre second point, quelle instance est à même d’établir le droit

rationnel ? Réponse : l’État. Il est le seul à pouvoir s’opposer à une infraction. Le levier d’action de l’État est la Loi. L’avantage indéniable d’une structure étatique c’est qu’elle permet une plus grande impartialité du jugement. La loi élaborée par l’État est un moyen de sa réalisation, un outil. Ainsi, la loi n’obéit-elle qu’au gouvernement investi du pourvoir règlementaire (promulgation et exécution des lois). La loi est donc subordonnée contrairement à l’action de l’État qui reste libre. Néanmoins, ce dont nous parle Hegel jusqu’à présent est purement pragmatique et l’on ne parle pas encore des véritables principes fondateurs du droit. Quelle réponse Hegel nous apporte-t-il à la question suivante : comment l’État garantit-il la justice? Celui-ci doit avoir

ce qu’Hegel nomme une base morale. Mais il subsiste cette interrogation : comment la fonder? Hegel pense que la base morale d’un État doit être la convergence des différents desseins individuels qu’un groupe cherche à réaliser en commun. Cette base morale est donc le projet collectif que chaque personne défend. Il est ici intéressant de remarquer qu’Hegel renoue avec toute la tradition holiste de l’antiquité. Souvenez-vous de votre terminale : dans l’antiquité grecque on privilégiait la cité ; ce qui prévalait, c’était l’ordre général plus que l’individu. Mais avec Kant notamment on passe à une morale centrée sur le sujet. Cela revient à dire que le sujet moral est libre de ses actions, qu’il n’est déterminé que par sa volonté bonne et libre. Hegel, quant à lui, décide de revenir à une morale sociale où chacun est en accord avec le


REPORTAGE

À

quelques heures de l’annonce du 44e président des États-Unis, des centaines de Français et d’Américains se sont réunis rue Daunou, devant le célèbre Harry’s Bar. Retour sur l’ambiance régnant devant le plus vieux bar américain de Paris. « On a l’impression qu’il va arriver ! ». Une femme plaisante avec son époux alors que la foule se met à scander « Obama ! Obama ! ». Il n’est pas encore 23h, mais rue Daunou, devant les néons rouges du Harry’s Bar, on a déjà l’impression que l’élection est jouée en faveur du candidat démocrate. Lise, visiteuse médicale, en est

persuadée : « Il a gagné, j’en suis sûre ! ». Les yeux de cette Sarthoise blonde aux cheveux courts pétillent lorsqu’elle évoque Barack Obama. « Il me fait beaucoup penser à Martin Luther King, mon idole. Pour moi, il est le sauveur de l’humanité !». En guise d’acquiescement, Alain immortalise la mine optimiste de son épouse avec son téléphone portable. L’enthousiasme collectif parvient même à leur faire oublier qu’ils ne sont pas parvenus à rentrer dans le mythique bar américain. À tous les pèlerins qui tentent leur chance, un vigile au crâne rasé répond que le lieu est privatisé, « au moins jusqu’à 1h ». À l’intérieur, s’y déroule le dernier dépouillement du « vote de paille », un vote fictif des habitués orga-

La rue Daunou à l’heure américaine l’on veut éviter ! » Pointant son nisé depuis 1924.

ON A JOUÉ

« C’est mieux que l’élection de Kennedy ! » Parmi les refoulés qui arpentent la rue barrée pour l’occasion, on trouve également Sarah, une New-Yorkaise de 20 ans, et Cassey, 21 ans, originaire de Boston. Leur échange de 4 mois à l’Université Américaine de Paris ne les a pas empêchées de suivre quotidiennement la campagne sur Internet. Une bière à la main, Cassey, brune aux yeux bridés noircis par le maquillage, livre son analyse de la campagne : « C’est dommage, McCain était un bon sénateur, il n’aurait pas dû se présenter. Les gens ont vu en lui un deuxième Bush, alors que c’est tout ce que

L

TROISIÈME MI-TEMPS Petites

À

la question du médecin : «Monsieur le président a-til toujours sa connaissance ?» les domestiques ne trouveront qu’une seule réponse, et bien naïve de surcroît : «Non ! Nous l’avons fait sortir par derrière.» Ce quiproquo digne des plus

badge « France for Obama » du bout de son vernis à ongles noir, Sarah l’interrompt pour crier : « On croise les doigts ! ». Juste derrière les deux jeunes femmes, Frank, un Français de 26 ans, tempère l’optimisme ambiant. S’il se dit certain de la victoire du candidat noir à la Maison Blanche, il craint que « les Etats-Unis ne soient pas prêts à un tel changement, et que, du coup, il se fasse assassiner ». Ce mauvais présage est rapidement chassé par une tentative d’escalade. Vêtu d’un t-shirt bleu marine à l’effigie du Sénateur de l’Illinois, un jeune homme se hisse au milieu d’une colonne d’acier installée devant le bar pour brandir sa pancarte « Obama ‘08 ». Il anime

grandes pièces de Molière se déroula le 16 février 1899 à l’Elysée. Le président Félix Faure fait un malaise dans les bras de sa maîtresse, Marguerite Steinheil. Il ne s’en relèvera jamais. Elle non plus d’ailleurs, puisque, à demi-mondaine, elle ne supportait plus d’entendre chuchoter, à son arrivée dans

a journée d’intégration des étudiants étrangers s’est déroulée samedi 1er novembre 2008. Les étudiants n’ont pas hésité à se lever tôt pour être présents à Assas à 8h30. Un croissant à accompagné la formation des équipes « parrain-étudiants étrangers ». Ce sont 93 étudiants qui ont ensuite pris la direction de la base nautique de Choisy le Roi. Après un petit déjeuner, histoire de prendre des forces, les étudiants se sont essayés à des activités nouvelles comme le

histoire

de

des salons, des plaisanteries de mauvais goût dont nous ne citerons qu’un exemple, mais tout de même assez parlant : «Tiens ! Voilà la pompe funèbre !». A l’inverse, Ferdinand de Lesseps, grand homme de la vie politique française internationale au XIXème siècle pourrait se voir attribuer la palme de la vigueur ! A soixante-

Se mettre sur son 31 !

S

aviez-vous que jusqu’au siècle dernier, on disait de quelqu’un vêtu de d’une belle toilette qu’il était bien mis ? Saviez-vous qu’au Moyen Age, existait un drap précieux, dont la trame était constituée de trente fois cent fils, que l’on appelait trentain ? Le mot disparut au XVème siècle et on oublia la signification de ce dernier. Comme se plairait à les appeler Brassens, les croquants transformèrent trentain en trente et un, d’où l’expression se mettre sur son 31, autrement dit porter La Gazette est soutenue par :

un accoutrement élégant. Du moins, c’est l’hypothèse la plus largement admise. D’autres suppositions ont des origines totalement différentes. On pense par exemple au jeu de carte du XIXème siècle proche du baccara dont le but était d’accumuler 31 points. Cependant le dictionnaire des expressions et des locutions cite d’autre variantes telles que : être sur son 18, son 32, son 36 et même son 52 ! Malheureusement, personne ne sait encore à quoi correspondent ces nombres. Qui pourra trancher le nœud gordien de cette affaire ?

Présidents

la foule qui reprend en cœur le refrain « Obama ! Obama ! ». Redescendu, Alex, originaire de l’Utah, affirme : « Pour les ÉtatsUnis, c’est une chance de se doter d’une nouvelle image. » Tout en maintenant la pancarte vers le ciel, l’étudiant de 18 ans s’enthousiasme : « Tellement de Français se sentent concernés par cette élection, c’est incroyable ! ». À quelques mètres de là, un couple de retraités parisiens lui donne raison. Pour Micheline, « C’est mieux que l’élection de Kennedy ! Obama est un homme de progrès, il est jeune !». Son époux, Serge, approuve d’un ton railleur : « C’est sûr que McCain, il est vieux, lui, il a mon âge ! Je sais bien qu’il faut travailler jusqu’à 70 ans, mais quand même… ».

canoë à 10, l’aviron à 10, les fléchettes ou le vélo kangourou. Après un pique nique bien mérité, sur l’herbe et au soleil, les activités ont repris : golf cross, kayak quiz, course d’orientation avec GPS, ski cross. Les surprises et les fous rires ont été au rendez vous. La journée s’est terminée par un goûter et de nombreux échanges de numéros de téléphone et de mails. Les relations nouées lors de cette superbe journée vont se poursuivre lors d’un repas organisé prochainement par des étudiants.

français,

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quatre ans, il épouse une jeune fille qui en a vingt-deux et qui lui donnera douze enfants. Ce qui ne l’empêche pas de rendre des visites régulières dans les maisons closes. À quatre-vingtcinq ans, il manifeste encore sa présence auprès de quatre de leurs pensionnaires... et plusieurs jours par semaine !

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