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interview

Les travailleurs du Maroc ont besoin de soutien international ✒ propos recueillis par Guy Van Sinoy Entretien avec Mustafa Bahri, militant et journaliste du mensuel Al Mounadil-a (Militant-e)

Comment décrire la situation au Maroc un an après l’apparition du Mouvement du 20 Février ?

de la gauche tant réformiste que radicale. Le seul courant islamiste qui a participé durant les 10 premiers mois – étant Al adl wa Lihssan ( Justice et spiritualité); il n’a fait que répondre à l’appel et respecter les mots d'ordre du mouvement. Durant les premiers mois, le mouvement est parvenu à s’imposer et a pris des dimensions inédites à Tanger et à Casablanca. Dans cette dernière ville, le pouvoir craignait surtout que les manifestations ne gagnent les quartiers populaires. Pour éloigner ce danger il a usé d’une forte répression mais le mouvement

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Le Mouvement du 20 Février (M20F) faisait écho aux processus révolutionnaires tunisien et égyptien, mais les causes de la dynamique des luttes sont locales. Avant même le décès de Hassan II, deux décennies de politiques du Fonds monétaire

international ont engendré une vague de luttes sociales dans les régions délaissées, luttes qui ont continué et ont connu un apogée à Tata, Sidi Ifni et Bouarfa, entre 2005 et 2008. De même le mouvement des jeunes diplômés en chômage n’a cessé de se renouveler et de radicaliser ses formes de lutte. La spécificité du M20F réside dans son caractère politique. L’appel à manifester le 20 février 2011 pour la liberté, la dignité et la justice sociale a été lancé par des jeunes. Quelques-uns, récemment politisés sous l’effet des luttes qui ont abouti à la fuite de Benali, et d’autres déjà militants

20 la gauche #58 juillet-août 2012

la gauche #58  

La Gauche est le journal bimestriel de la Ligue Communiste Révolutionnaire LCR, section belge de la Quatrième Internationale.

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La Gauche est le journal bimestriel de la Ligue Communiste Révolutionnaire LCR, section belge de la Quatrième Internationale.

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