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t r o p p Ra De Stage 2019


Afin d’acquérir davantage d’expérience dans le milieu professionnel, j’ai eu l’opportunité, en Première Année de Master, d’effectuer un stage, à l’étranger, durant 4 mois. J’avais la possibilité d’aller étudier dans une école de design à l’étranger, et d’y faire mon deuxième semestre. Mon choix s’est porté sur le fait d’effectuer mon stage en entreprise, par convictions et par choix professionnels. Malheureusement, après avoir contacté plus de 200 entreprises à travers le monde (des grandes, des petites, du design produit, du design graphique, du web, de l’écodesign et j’en passe) je n’ai jamais réussi à obtenir une réponse positive. Au mieux, c’était un entretien skype, pour lequel mon niveau d’anglais me pénalisait visiblement. Mais la plupart du temps, des réponses négatives, ou tout simplement aucune réponse. Il ne me fallait pas perdre espoir, moi qui me refusais de passer 4 mois dans une école, je devais alors trouver une entreprise coûte que coûte.

I C R E M

Une des entreprises pour laquelle j’avais eu un coup de coeur était l’agence Eide Estudio, à Pampelune. Cependant, j’avais reçu une réponse négative de leur part, car ils avaient déjà une stagiaire qui arrivait à la même période que moi. J’ai alors décidé, un peu sur un coup de tête, de prendre ma voiture et de partir direction Pampelune, pour les rencontrer directement. Sitôt rentré dans l’agence, sitôt passé le pas de leur porte, un feeling incroyable est passé entre nous. Leire m’a accueilli, et derrière elle, Maite et Carlos souriaient. Après un café (très bon d’ailleurs) puis avoir discuté longuement malgré mon niveau plutôt scolaire d’espagnol, quelque chose se passait, sans parler la même langue, sans comprendre tout ce que l’on se disait. Le lendemain, j’avais un mail tant attendu me disant que moins de 15 jours plus tard, j’allais faire partie de l’équipe Eide Estudio, me laissant juste le temps de trouver de quoi me loger.

S A I C A GR

Je remercie alors l’équipe Eide Estudio pour sa confiance, et pour sa gentillesse, sa bienveillance lors de ce premier contact, et surtout pour les 4 mois qui ont suivis, à l’image de la première fois que nous nous sommes rencontrés. Leire, Maite, Carlos, MERCI POUR TOUT. Je remercie enfin l’ESDL, l’équipe administrative, qui m’ont fait confiance et m’ont laissé m’exprimer pour que j’aille jusqu’au bout de ma réflexion, de ma démarche, qui m’a permis de décrocher ce stage, et faire ce que j’aime, qui m’anime, durant 4 mois.

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e r i o t s i H

L’agence Eide Estudio a été créée il y a maintenant plus de vingt ans, par une Designeuse, Iciar. Cette agence se trouvait à Burlada, jusqu’en 2006. Iciar avait commencé seule, puis petit à petit avait réussi à créer une équipe de 5 personnes, lui permettant d’être plus efficace, d’avoir des projets plus aboutis... Cependant, avec la crise économique, elle ne pouvait pas garder ces 5 Designers, et a dû continuer seule. Ne pouvant pas réellement tout gérer seule, sans perdre en qualité ou en efficacité, elle a fait appel à des stagiaires, comme Leire et une amie étudiante qui ont sauté sur l’occasion. En effet, pour Iciar, avoir 2 jeunes Designeuses pleines de fraîcheur était un réel avantage, dans le but de mélanger les sensibilités et les compétences, tout cela gratuitement.

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n o i t a u t i S

Suite à ce fameux stage, Leire s’est montrée entreprenante, n’hésitant pas à faire davantage d’heures, davantage de projets, plus que tout ce que l’on souhaiterait d’un stagiaire motivé. Elle a finalement été embauchée, et a même, par la suite, racheté l’agence à Iciar, qui a quitté le navire précipitamment. Elle devait tout de même expliquer aux clients que malgré l’arrêt d’Iciar, Leire allait continuer de travailler pour eux et subvenir à leurs besoins graphiques. Par ordre chronologique, en 2013 elle commençait en tant que stagiaire, elle décroche un contrat de travail la même année au sein de l’agence, et en 2016 elle est seule à gérer l’agence, qu’elle rachète à Iciar. L’ancienne propriétaire s’est montrée conciliante, puisque la jeune entrepreneuse n’avait pas vraimentn les moyens de se permettre un tel effort financier. Leire a heureusement réussi à maintenir la clientèle déjà installée, tout en y ajoutant de nouveaux petit à petit.En voici une liste non exhaustive : Findus y La Cocinera, Conservas D. Marco, Videcart, ISRI, Florette, Grupo Idoate, Cooperativa de Hostelería de Navarra, Créaline, Andia Construcciones, Consejo Regulador del Vino D.O. Navarra, Largoiko, Casa Villanueva Artesanos, Tasiva Visión Artificial, EnFormer, Maite Arlaban Artisan Jewelry, Gozamenez, New Trujal, Versaria, Urdánoz, Arbizu, Cárnicas Iruña, Doctora Ana de la Concepción, CJN – NGK, Gozamenez, Cargo Services Group Logistics, Bourbon Kings, Bar Animals, La Fragua Casa Rural…


e u q i t i l o P

Depuis 2016, Leire voulait améliorer l’ensemble de ce qu’il se passait dans l’agence. Elle a alors accentué ses efforts pour permettre un travail de meilleure qualité, efficace, avec un «niveau design» plus élevé. Tout le travail de recherche de clients était fait en amont, c’est pourquoi elle a choisi de se concentrer sur l’aspect qualitatif. Aujourd’hui, avec Maite (ainsi que Carlos jusqu’en Mai) elles continuent à créer l’ascension de cette agence, car comme Leire le dit si bien, c’est «son bébé».

s n o i t a t Pres Visuellement parlant, Leire fait un constat en prenant du recul sur le regard qu’elle porte sur les différentes créations de l’agence, depuis son commencement. Elle remarque qu’avant, ce que créait Eide Estudio était clairement avec les choix graphiques d’Iciar, alors que maintenant, Eide Estudio a des choix graphiques qui ressemblent à Eide Estudio. En clair, aujourd’hui, que ce soit Leire, Maite, ou un stagiaire, le but est de s’adapter à l’image de l’agence, même si chaque Designer a malgré tout sa patte et ses spécialités. Ainsi les visuels sont uniformisés, bien qu’uniques d’un projet à l’autre. D’ailleurs, concernant les projets, les prestations sont plutôt variées : logo, carte de visite, flyer, menus de divers restaurants, calendriers, invitations, faire-parts, catalogues, packaging alimentaire, identités visuelles en tout genre, merchandising... Tout cela pour des clients différents, plus ou moins ouverts, plus ou moins huppés, et évidemment, plus ou moins agréables.

Passion

Beaucoup de choses ont amené Leire jusqu’ici, des moments de joie, des moments de peine, des incompréhensions avec les clients lorsqu’ils ne traitaient plus des projets avec Iciar, des efforts financiers pour arriver à s’offrir cette agence, et bien d’autres actions. Elle en est contente, puisque malgré tous ces efforts déployés, elle en sort plus forte, et sure de ce qu’elle veut faire. Elle est aujourd’hui heureuse dans son travail, et sait le communiquer au sein de l’agence pour que les autres collaborateurs le soient aussi. C’est évidemment un métier de passion.

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Leire

Leire, 29 ans, a commencé sa carrière professionnelle en obtenant un Bac ES. Elle était indécise sur son avenir et ce Bac était conseillé comme «le plus ouvert». Elle a rapidement compris qu’elle avait besoin d’autre chose, et suit dès lors une formation de photographe à Pampelune. Elle commence à observer, de loin, le monde du Design Graphique en tombant amoureuse de la célèbre suite Adobe. Elle faisait des photos pour un journal en Navarre, mais elle voulait trouver quelque chose de plus artistique. Cependant, la plupart des photogrpahes professionnels de Pampelune ne vivaient qu’en faisant des photos officielles pour des cartes d’identités ou autre document. Elle a choisit de laisser tomber momentanément ce monde là, et d’aller travailler chez Zara, pour gagner un peu d’argent. Elle a continué sa découverte du Design par l’intermédiaire du prêt-à-porter. D’ailleurs, ses études dans le Design n’ont pas été de tout repos, car à cette période, il y avait une grosse crise économique, et ses trois ans d’études se sont bouclés en deux ans, deux ans et demi, en continuant tout l’été, peu de vacances...

Leire apprécie avoir le contrôle, et que rien ne lui échappe. Il faut qu’elle organise, tout le temps, que ce soit dans sa vie personnelle ou sa vie professionnelle. De la gestion de l’entreprise, à l’agencement d’un emploi du temps, des taches à effectuer, des clients à rencontrer, des dead-line à respecter ; tout cela rentre dans son rôle. Malgré cette facette qui peut paraître rigide, bien que toutes ces actions soient menées à bien avec le sourire, Leire a appris à relativiser sur de nombreuses choses. On peut citer pour exemple un problème d’impression, qui n’était pas du ressort de l’agence, mais de celui de l’imprimeur, problème qu’elle a solutionné dans le calme, chose inpensable il y a quelques années. Concernant sa conception du Design Graphique, Leire parle de Designer Pluri-Disciplinaire. Elle se rend compte que les clients savent rarement ce qu’ils veulent, connaissent peu ce qu’il est possible de faire, il faut donc s’adapter. D’ailleurs, ce manque de connaissance ou d’intérêt de la part de certains clients, ou même toutes les idées reçues par la population, pèsent dans notre travail, et elle le soulève. Aujourd’hui, elle passe énormément à faire tout ce qu’il y a autour d’une simple création : pédagogie avec le client, facturation, mail, téléphone, rendez-vous, gestion de l’agence, recherche de fournisseurs, contacter et s’accorder avec l’imprimeur...

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Maite

Maite, 31 ans, a commencé sa carrière en obtenant un Baccalauréat d’Arts. Elle a poursuivi ses études dans le Design Graphique avec un HND. Suite à ses études, elle a eu une période de transition, en travaillant dans plusieurs boutiques de prêt-à-porter, en attendant de trouver un poste dans le monde du Design. Elle en a finalement trouvé un, à Bilbao, un an après avoir terminé ses études. Il n’y avait pas de postes à Pampelune, ni même dans les environs. Deux ans plus tard, en 2012, elle a déménagé pour vivre plus d’un an à Amsterdam, ville dans laquelle elle a travaillé en tant que serveuse dans un bar, dans le but de parfaire son anglais et surtout, vivre de nouvelles expériences. En 2013 puis en 2015, elle a travaillé dans 2 agences différentes à Pampelune, mais son dernier poste aurait pû lui faire tout arrêter dans ce monde-là, suite à une mauvaise expérience. En 2016, elle rencontre Leire. A ce moment-là, la personne qui gérait l’agence a décidé de tout arrêter, et Leire s’est donc retrouvée seule. Prise de remords, Maite décide de lui venir en aide, et intègre Eide Estudio.

Maite est une personne versatile, elle aime bouger, elle aime changer, et en a besoin. Comme elle dit «n’importe qu’elle expérience en temps que personne te fait grandir, et cela se ressent dans ton travail et ta personnalité». À l’agence, c’est une personne dynamique et réactive, sur qui on peut aisément compter. Elle ne mâche pas ses mots, mais quand il s’agit de dialogues professionnels, avec des clients par exemple, elle sait se montrer compréhensive en prenant beaucoup sur elle, dans le but de ne montrer aucune expression d’agacement ou autre sentiment négatif. Bien qu’impulsive et directe, elle ne montrera jamais a un client qu’il en demande un peu trop, ou qu’il commence à être un peu pesant. Son discours sur le design graphique est à écouter attentivement, puisqu’elle a sans doute raison. Étant à Pampelune, les clients qui font appel à leurs services ne sont pas les mêmes qu’à Madrid, qu’à Barcelone, ou qu’à Paris. Elle pense qu’il faut faire pas mal de concessions dans le Design Graphique. C’est une personne créative, mais souvent, les clients brident cette créativité. Pour ne pas imploser, elle fait de la photographie afin de libérer tout ce qu’elle ne peut pas démontrer, créer, avec un client qui lui demande une prestation graphique. Elle s’est également mise au sport, en pratiquant plusieurs sortent d’activités fitness au moins trois fois par semaine. Elle ajoute, en accord avec son tempérament avoir besoin de se défouler!

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Carlos

Carlos, 25 ans, a toujours une sensibilité artistique, mais a commencé son cursus professionnel en obtenant un Baccalauréat Scientifique et Technique. Au final, il s’est dirigé vers l’Ingénierie, en Design Industriel et Développement de Produits, à l’Université de Valence. Il a choisi cette école car c’était la seule école publique d’Espagne qui avait ce point de vue mêlant l’artistique et le design produit. Dans les autres écoles, l’aspect était pour lui trop technique, ou trop tourné vers l’ingénierie. Il a alors commencé à appréhender le monde professionel durant plusieurs stages, dont un chez Kukuxumusu, marque basque incontournable à Pampelune. Il a dessiné pendant 3 ans les personnages et autres motifs présents sur leurs tee-shirts ou autres supports. C’est comme cela que Leire et Maite ont fait sa connaissance, et l’ont employé pour une mission de 6 mois, suite à la fermeture de la marque Kukuxumusu. Étant disponible sur ces moislà avant de déménager, il a accepté leur proposition, et a rejoint l’équipe, dans le but d’apporter sa vision différente et son savoir-faire.

Carlos est une personne assez discrète au quotidien. Si quelqu’un lui parle, il va répondre très gentiment, mais ce n’est pas son genre de commencer une conversation. Il est réservé, et plutôt timide. Il peut passer toute une matinée à l’agence sans parler, sans raison aucune, tout en riant à la moindre blague faite par un ou une des collègues. Cependant, avec sa «cuadrilla», ou groupe d’amis, il se montre beaucoup plus ouvert. Le contraste est assez saisissant. Dans le travail, cela ne se ressent pas du tout, puisqu’il peut faire des créations assez osées ou même engagées, en étant extrêmement perfectionniste.

Pour retranscrire au mieux cet aspect perfectionniste de sa personnalité, Carlos a décidé d’utiliser le Design Graphique. C’est pour lui la meilleure façon de retranscrire ce trait, en associant utilité et beauté, 2 points essentiels. Chaque nouveau projet est alors perçu comme un nouveau défi, de le mener à bien, de la meilleure manière possible. Quand il ne travaille pas, ou pas assez, Carlos est malheureux. Ses projets personnels tournent toujours autour du Design, ou de l’Art. D’ailleurs son passe-temps favoris est le street art, les graffitis, depuis plus de 10 ans. Il fait un peu de musique et commence également à organiser des soirées à Pampelune, entre deux parties de Pokemon GO, jeu qu’il affectionne particulièrement.

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Les «Restaurants del Reyno» surprennent encore en présentant quelques menus de saison attrayants où la présence du verger navarrais est celle qui prédomine dans tous ses plats. C’est maintenant, au printemps, quand les légumes sont dans leur plénitude avec les asperges de Navarre, les artichauts de Tudela, les haricots et les pois, la bourrache, les oignons de printemps, etc..., qui réjouissent les cuisiniers pour leurs nombreuses possibilités et grande versatilité. Ces propositions gastronomiques se marient parfaitement avec le vin rosé qui, au printemps, offre toute sa fraîcheur et accompagne à la perfection les meilleurs plats de légumes de ce terroir. La qualité de ces vins ne fait que s’améliorer et leur production est de plus en plus soignée. Le cépage Garnacha, seul ou accompagné d’autres cépages rouges comme le Tempranillo, le Cabernet Sauvignon ou le Merlot, donne naissance à des vins de couleur suggestive, avec un arôme fruité riche et un palais frais. Ces restaurants de grande renommée s’adressent habituellement à une clientèle aisée, ou passionnée de gastronomie. Les prix pratiqués sont plutôts élevés, souvent associés à la cuisine proposée. En Avril, ces restaurants proposent alors un menu unique, avec des légumes frais, de saison, associés à du rosé navarrais. Cette association a le don d’attirer les foules, qui s’empressent de pouvoir profiter de menu haut de gamme. Les prix sont réduits, de façon à attirer de nouveaux clients, et leur faire découvrir cette gastronomie.


Depuis quelques années maintenant, Eide Estudio travaille sur les différents visuels dont ont besoin ces restaurants, à savoir des menus, des visuels à placer sur les tables, des visuels sur les réseaux sociaux, etc. Pour changer de leur charte habituelle, mes collègues ont souhaité me faire travailler en premier sur ce projet, dans le but de trouver un regard neuf sur cet évènement, et les images qui y sont associées. J’ai alors souhaité rendre les visuels plus accessibles. Mais visiblement, ils l’étaient trop, car ces restaurants souhaitenant malgré tout conserver leur image élitiste.

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L’Association de Restaurants du Reyno regroupe des cuisiniers de prestige. C’est une réelle vitrine de la cuisine navarraise que ce groupe représente. Ils allient le respect de l’identité et de la tradition, l’innovation à travers les nouvelles méthodes et l’obsession pour la recherche de la meilleure matière première pour leurs créations. Une gastronomie fraîche, saine, conçue depuis la tradition, mais avec de hautes doses d’avant-garde et d’innovation, qui leur fait atteindre les meilleurs classements dans les guides les plus prestigieux, tant nationaux qu’internationaux. Tout ceci, bien entendu, né en Navarre, terre de produits autochtones exquis, où résident réellement la différence et la personnalité. Ce groupe de grands restaurants avait un logo, mais les cuisiniers qui le composent, non. Ils n’avaient pas réellement de nom non plus. Il fallait alors créer une identité visuelle, qui serait comme la signature de chacun de ces cuisiniers. Le projet qui va directement utiliser ce logo est une série de portraits photo, en noir et blanc, qui met ces cuisiniers en situation de travail, tout en conservant un aspect artistique dans ces photos. Ce logo devait alors se montrer élégant, raffiné, sans tomber dans quelque chose non plus de trop élitiste, puisque la série de photos serait sur un ton plutôt «souriant», et non avec des poses prétentieuses.


Ce projet a eu un déroulement classique, mais plutôt rapide, puisque comme souvent, le client était très pressé. Mes collègues savaient que les travaux typographiques me plaisaient, c’est pourquoi j’ai travaillé seul là-dessus. J’ai d’abord crayonné quelques idées, fait ensuite plusieurs tests, puis je suis revenu sur mon iPad pour dessiner cette typographie que j’ai, enfin, redessinée sur Illustrator, pour lisser mes courbes et vectoriser le tout.

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Juste au bord du centre de la ville, dans le Deuxième Arrondissement, et à quelques mètres des remparts, le Parque de la Media Luna est l’un des plus beaux et plus anciens lieux de Pampelune. Il doit son nom à son design en forme de lune décroissante. Lieu bucolique et de style romantique, ce parc dispose d’excellentes vues grâce à un point de vue privilégié et long sur la rivière Arga. Il dispose d’un étang avec des poissons, une patinoire et beaucoup boisé avec différentes espèces, dont une très belle sequoya géante. L’un de ses nombreux jardins variés abrite le monument au violoniste pamplonais: Pablo Sarasate. C’est à proximité de ce magnifique lieu que le constructeur d’immeubles Andia a décidé de proposer une de ces nouvelles créations. Un immeuble une nouvelle fois dans l’élégance, avec de grands appartements destinés à un public fortuné. Cet édifice avait alors besoin d’une identité visuelle, puisqu’un book est offert aux personnes intéressées par ces biens. J’ai alors travaillé sur le logo, avec aucune idée proposée par le client, une feuille blanche associée à une carte blanche, ainsi que la Couverture du book en question, en écoutant, cette fois-ci les suggestions du constructeur.


Ce travail est passé dans un premier temps par la case logo. Il devait alors évoquer les arches qui sont présentes dans ce parc, reprendre le nom du parc, en y ajoutant la signature du constructeur. Après plusieurs planches de recherches, trois logos ont pris forme. Le client s’est finalement dirigé vers le second, bien que le troisième nous paraissaît plus actuel, plus impactant.

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Le VinoFest est quelque sorte un salon centré sur la thématique du vin. Il a lieu une fois par an, à Pampelune et à Tudela. Cet évènement est spécial par les vins qui y sont proposés, puisque la totalités des bouteilles sont étiquetées D.O Navarra, l’appelation des vins navarrais. Sur deux jours, les visiteurs peuvent goûter tous les vins qu’ils souhaitent, en payant une entrée de 10€. Ce rassemblement, bien que de plus en plus festif, est un lieu de connaisseurs, ainsi que de touristes de passage, venant découvrir les vins locaux. Cependant, cet évènement intéresse de plus en plus la jeunesse, qui, pour 10€, peut consommer des dizaines et des dizaines de vins différents, et faire alors la fête sans débourser beaucoup d’argent. Pour cet évènement tant attendu en Navarre, nous devions repenser un peu l’image de ce salon. Le logo devait être conservé, nous n’avions que l’année de l’édition à changer. Par ailleurs, tout le reste devait être modifié, ou en tout cas «rafraîchi». C’est pourquoi ces patterns de différentes formes, différentes couleurs, nous sont venus à l’idée, tout en restant dans la même colorimétrie que le logo. Ces formes ont alors été déclinées sur les différents supports de cet évènement, à savoir : des cartes de la Navarre pour indiquer l’emplacement des caves, des banderoles (double-page suivante), un livret, différentes affiches ou encore des visuels pour les réseaux sociaux.


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Chaque jour, nous sommes de plus en plus nombreux à choisir des aliments biologiques en Navarre. Les aliments biologiques nous aident à préserver notre santé en étant plus nutritifs et exempts de résidus nocifs. De plus, ils sont plus savoureux et conservent mieux leur arôme et leur couleur naturelle. Lorsque nous choisissons des aliments issus de l’agriculture biologique, nous garantissons la meilleure qualité, car les cycles naturels de production sont respectés et ils sont soumis à une traçabilité, du champ à votre table. Chaque fois que nous achetons des produits locaux, nous prenons soin de l’environnement en réduisant l’empreinte écologique, nous collaborons au développement de notre communauté, assurant un avenir durable aux générations futures. - Eko Logikoak. Pour cet organisme, nous devions simplement utiliser notre «sens du goût» de designer, dans le but de créer un lieu propice à une interview, un lieu à leur image : de la scénographie donc. Nous avons récupéré des produits, d’autres que l’on nous a mis à disposition, et en les assemblant, les positionnant, les mettant d’une certaine manière, cela devait être «beau». Nous n’avions qu’une petite heure pour placer tous les élements comme nous le souhaitions, car après, l’interview allait commencer. En effet, des radios ou télés locales se sont déplacées pour connaître et poser des questions à cet organisme. Voyant que tout se passait bien, que rien ne bougeait, ne dérangeait, ou n’était pas dans le bon sens, notre travail était terminé.


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La «Cooperativa de Hostelería de Navarra» est une coopérative née il y a plus de soixante-dix ans afin de fournir à des auberges ou autre organisation les meilleurs prix. Aujourd’hui, la Coopérative est composée de 800 associés. La distribution s’effectue à partir de l’entrepôt logistique de Zulueta et la vente directe à Cash de Burlada, un espace ouvert où vous pouvez acheter tout ce que vous voulez, à des prix très compétitifs, sans avoir besoin d’être un professionnel. Cette coopérative propose alors différentes marques, associées à différentes catégories de produits : Atondo, Cinco Olivas, Legate, Igara, Ciudadela, Café Redin. Eide Estudio a l’habitude de travailler avec cette coopérative, et cette fois, c’est Igara qui nous a contacté. Igara est une marque, qui, au sein de coopérative, propose du vin, de l’huile, du vinaigre, du lait, de la mayonnaise, du café, des frites, des tacos, des tortillas, de la txistorra, du canard, du poisson... Pour ce nouveau projet, nous avions à travailler sur un packaging de croquetas surgelées. Ce packaging serait alors présent dans les rayons de la coopérative, pour les différentes saveurs de croquetas, notamment les plus connues : jambon, fromage... Sur le papier, la demande était assez basique, mais les contraintes étaient assez importantes. Par exemple, 1 seul modèle de packaging, pour toutes les croquetas, avec seulement le nom qui change.


Cet exercice, bien que difficile de par le brief et une demande avec pas mal de restrictions, m’a finalement fait progresser sur le fait de monter des fichiers de manière propre, sur Illustrator par exemple, en utilisant les calques qui ont chacun leur importance (gabarit, quadri, zones de coupes, etc). Visuellement, il ne fallait rien de restrictif, puisque ce pack allait représenter tant des produits de la mer, que de viande, que de légumes... Cependant, le client voulait un personnage, de préférence masculin et barbu.

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Gozamenez - Con Mucho Gusto est un programme communautaire de sexualité et de jeunesse composé de diverses associations et entités. Il s’agit d’une sexualité non réductrice.... Nous comprenons la sexualité d’une manière beaucoup plus large que la simple «baise», les rapports sexuels, les relations avec pénétration ou peu importe comment vous voulez l’appeler. Connaître, aimer et respecter son corps, s’amuser, rire, communiquer... bref, comprendre le plaisir et la sexualité comme quelque chose que nous portons en nous chaque jour dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons sur cette idée à travers des activités, dynamiques, des jeux, des ateliers... toujours avec l’appui des techniciens de chaque lieu : des personnes des domaines de la santé, des services sociaux, de l’éducation, des associations et collectifs divers, de la jeunesse, des gaztetx, etc. Gozamenez regroupe alors plusieurs entités, comme par exemple : - Hegoak, association à but non lucratif dont l’objectif est la prévention des problèmes liés à la consommation de drogues, - la Commission Citoyenne de Navarre de Lutte Contre le Sida, - le Centre de Santé Sexuelle et Reproductive qui offre gratuitement des soins et conseils en matière de sexualité et contraception, - le Conseil de Jeunes de Navarre (CJN) qui a pour but de faciliter tout ce qui touche à la population jeune, - KATTALINGORRI, espace de référence, ouvert et pluriel qui rassemble les groupes LGBT de Navarre, et enfin - Sare, l’ONG d’utilité publique.


Le logo de Gozamenez a été créé par Maite, ma collègue. Cependant, Leire souhaitait faire comme un manuel d’identité visuelle, à livrer avec le logo, pour tout expliquer, montrer de quelle façon on doit l’intégrer à un visuel, déterminer les choix typographiques, les choix de couleurs. C’était une première pour moi que de préparer un Manuel D’identité Corporative (Brand Book). J’avais souvent l’habitude de présenter mes projets sous la forme d’une présentation, mais ce format était tout nouveau pour moi. J’ai alors pas mal appris quant à l’utilisation de ce support, qui peut paraître un peu lourd ou redondant à réaliser, mais qui a une importance cruciale pour le client. On n’aime pas voir son logo déformé, avec les mauvaises typographies ou couleurs, ou appliqué sur un visuel de manière inappropriée, etc. Ce Brand Book est là pour éviter ce genre de mauvaises surprises, quand on aime les choses bien faites...

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Arriver dans un pays étranger, sans pratiquer la langue de manière «fluide», n’est pas toujours facile. À l’inverse, j’ai été tellement bien accueilli que mes collègues, tout comme les personnes croisées dans la rue se mettaient à ma portée. De plus, il s’est passé quelque chose d’incroyable au sein de l’agence, comme si nous nous étions toujours connus. Dès que je commençais une phrase, mes collègues me comprenaient avant même que je la finisse, et l’entente était alors très facile. Une notion est également importante à prendre en compte, c’est celle du double langage. Dans la plupart de nos créations, nous avions à décliner les zones de texte en Castillan, en version basque. En Navarre, ce double emploi est très fréquent.

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e r u t l u C

Culturellement parlant, j’ai également beaucoup appris. D’un point de vue Design, nous sommes finalement très proches, on retrouve les mêmes problèmes que lors de nos projets, les clients ont souvent les mêmes retours (il nous faut ça plus grand, on aimerait mettre tout ce texte sur l’affiche...). Cependant, c’est dans la vie de tous les jours que l’on trouve des différences. D’abord, les horaires, qui sont décalés dans la journée par rapport à ceux que l’on a l’habitude de pratiquer. On parle souvent de «manger à l’heure espagnole», c’est ce que j’ai fait pendant 4 mois, en commençant à cuisiner, le midi, à 15h30. Un ryhtme à prendre. Ensuite, le simple fait de boire un verre entre collègues, avec les dizaines et dizaines de bars qu’il y a dans le Vieux Pampelune, prend une toute autre ampleur qu’un afterwork français. Ici, c’est afterwork n’importe quand, n’importe quel jour, et à tout âge. Enfin, je ne pouvais pas être plus heureux que dans une ville tant musicale. Tous les samedis, 2 ou 3 txarangas (l’équivalent d’une banda réduite) qui tournaient dans le Vieux Pampelune, du midi au soir, promettant de passer une très bonne journée. Leur niveau musical est impressionnant, ce sont des modèles pour nous, tant leur son que leur interprétation. D’ailleurs, cette fête la journée est très différente de chez nous, en terme d’ambiance ou autre, et nettement plus saine. Personne ne se connaît mais tout le monde est ami. Nous avons beaucoup à apprendre de ça, d’autant qu’ici, c’est tous les weekends jusqu’à San Fermin.


e t i c a c i f Ef

Il faut être efficace. Cela ne veut pas dire qu’il faut tout faire vite, mais il faut avoir le sens des priorités. Un client qui est pressé, cela arrive souvent.. Tous les travaux sont à faire « pour hier  ». Cependant certains projets sont plus onéreux que d’autres, il faut alors y passer plus de temps, ce qui justifiera le prix, plus ou moins. Dans un restaurant, un menu du jour à 13€ est souvent moins élaboré qu’un menu gastronomique à 40€ dans ce même établissement. C’est la même chose.

e c n e i t Pa

Pour commencer une carrière professionnelle, cela ne sert à rien de vouloir tout, tout de suite. Je m’explique. Un de mes objectifs est de devenir Directeur Artistique, pour avoir cette facette « Gestion, Management, Leadership » du métier. Cependant, quand je vois la débauche d’énergie de Leire, alors qu’elle pratique et connaît sa profession depuis plusieurs années maintenant, ce n’est pas en étant novice qu’on y arrive dès le début. Je songe alors à faire d’abord partie d’une équipe, pour mieux en manager une par la suite. Un patron de 25 ans d’âge a déjà tout, sans se rendre compte de ce qu’il se passe vraiment dans son entreprise, ou en tout cas tout en bas de l’échelle, et ne sait pas réellement comment s’y prendre, de par son manque d’expérience. Un ouvrier qui devient patron connaît la réalité du terrain, connaît les tâches qu’il demande à ses collaborateurs d’exécuter, et saura sûrement mieux s’y prendre avec eux, de par son expérience.

Union

Il faut savoir créer des liens avec ses collègues. Rien ne sert de travailler 24/24 pour ça, mais savoir passer des moments avec ce groupe en dehors du travail est primordial. L’équipe Eide Estudio paraissait soudée au premier abord, mais elle l’est réellement, et cela se ressent davantage à l’extérieur, simplement en buvant un verre et en discutant, rigolant ensemble. Cet aspect là se retranscrit alors dans le cadre du travail, avec des dialogues et des remarques sans filtres, sans compromis, mais toujours dans la bienveillance, pour le bien de l’agence.

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Premier bilan, professionnel. Mes 2 stages antérieurs se sont déroulés dans des entreprises. Bien que le poste occupé était sensiblement le même, celui-ci s’est déroulé dans une agence. C’est un cadre que je voulais découvrir, car il me semblait différent d’un point de vue organisation, projets à mener, et autres aspects... Effectivement, ces 4 mois m’ont appris qu’une agence de Design est finalement très différente d’un «service Design» ou autre intégration, au sein d’une entreprise. Les projets ont alors été très variés, tant sur le fond que sur la forme. Je m’explique. Je pouvais traiter un projet de Graphisme pur, avec un logo à créer, puis retoucher des photos pour un site web, et enfin réfléchir à un packaging de livraisons web. Tout cela pour différentes entreprises. Tout cela en une seule matinée. Chacune de ces entreprises avait son cadre, son image de marque. Il fallait alors s’adapter précisément à chacun des cas, en prenant en compte l’environnement dans lequel évolue chacun de ces organismes. J’ai également pu voir l’organisation d’une telle agence. Il faut tout le temps se recentrer, faire des listes de choses à faire, pour chaque membre de l’équipe, en hiérarchisant les taches à accomplir. De plus, ces taches ne sont pas distribuées au hasard, puisqu’il faut s’adapter au profil de chaque collaboteur. La personne qui prenait du recul sur la situation, de façon à s’organiser au mieux, c’était Leire. Elle m’a impressionné dans son organisation, avec toujours cete volonté de faire parfait (encore mieux que «bien faire»), malgré des périodes auxquelles les projets s’entrechoquaient etse faisaient nombreux. Cet aspect de l’agence m’a également plu, puisque mon objectif est de devenir Directeur Artistique, et d’avoir cette capacité de gestion irréprochable. Malgré tous ces moments durant lesquels tout se passe bien, il faut également savoir faire face à certains contretemps. Cette agence est une agence de Design, et non une imprimerie. C’est pourquoi, elle est obligée de sous-traiter tout ce qui concerne l’impression (entre autres). Dans ces cas-là, nous sommes alors dépendants de l’imprimeur, même si nous faisons tout dans les temps, et que tous les fichiers sont parfaitement préparés, il se peut qu’il y ait des problèmes d’impression ou de délai. C’est alors à l’agence de faire «tampon», et de s’expliquer avec le client, alors que l’agence a fait son travail. Cet aspect n’est pas facile à gérer. D’un point de vue technique, j’ai également continué à exploiter d’autres fonctionnalités des logiciels Adobe. Malgré le fait que je sois plutôt à l’aise avec ces outils, que je les utilise tous les jours, plusieurs heures, il y a toujours des choses à apprendre et à explorer dessus. D’ailleurs, étant en totale autonomie, le fait de connaître ces outils m’a beaucoup aidé et m’a permis de ne pas passer mon temps à poser des questions techniques qui retardent le travail.

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Second bilan, personnel. Lorsqu’on change de ville, de cadre, d’habitudes, c’est tout notre rythme de vie qui est chamboulé. J’ai alors laissé derrière moi mes proches, mes amis, mes loisirs et autres... Ce fut assez difficile finalement, de se retrouver seul dans un appartement, sans connaître personne si jamais on en sort. Mais avec mes collègues, ou autres amis musiciens que je connaissais depuis quelques années, je me suis très vite senti à l’aise dans cette nouvelle vie. Le rythme me plaisait bien. Des journées qui commençaient dès 08h à l’agence, et qui se terminaient à 15h. Évidemment, il n’y avait pas de pause déjeuner, puisqu’en Espagne, manger à 12h n’est pas vraiment dans les moeurs. Ce long temps libre l’après-midi me permettait alors de manger (oui à force quand même...) mais également de travailler sur des projets personnels, aller me balader en ville, jouer un peu de musique (sans trop de bruit) et enfin, si jamais l’occasion se présentait, d’aller boire un verre avec des amis ou collègues. Faisant tous mes déplacements (hors travail) à pied, c’était également un grand changement, moi qui l’habitude de me déplacer, le plus souvent, en voiture. J’ai apprécié. D’ailleurs c’est en sortant que j’ai vraiment pu découvrir ce que faisaient les pamplonais lorsqu’ils avaient terminé leur journée ou semaine de travail. C’est très simple, ils profitent de leurs moments libres : sorties entre amis, sorties en famille, aller boire un verre, se refaire le monde avec d’autres personnes autour d’un pintxo, et bien d’autres choses... C’est également en sortant que j’ai compris que les français n’étaient pas réellement les bienvenues ici, de par leurs débordements lors de San Fermin ou de week-ends en groupe. Je devais alors souvent discuter avec les gens, dire que j’étais ici en stage, que j’aimais la musique car j’en jouais aussi, donc de nombreuses petites argumentations de la sorte. Ils n’avaient pas vraiment tort, puisque j’en venais même à ne plus apprécier les français que je croisais ici, ils avaient ce comportement tant redouté ici... Je pense que plusieurs séances de «savoir faire la fête» ici en Navarre est nécessaire à la plupart des français qui font un peu n’importe quoi en France, et qui se dévergondent davantage une fois la frontière derrière eux. Cette culture festive m’a alors conforté dans mes positions, puisque j’ai l’habitude de sortir avec différents groupes de musique, et on peut s’amuser entre nous, sans débordement. C’est exactement ce qu’il se passe ici, comme si tout Pampelune était un groupe géant, où seuls les étrangers ou ceux qui font n’importe quoi ne font pas partie du groupe. C’est une fête saine, sans histoire et qui se déroule en toute sureté, comme en France il y a quelques années, d’après ce que nous racontent les anciens. Je souhaite revenir à Pampelune et en Navarre dès que possible, pour entretenir mes contacts ici et entretenir toutes les valeurs assimilées ici.

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