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Dans ce dernier texte Jésus dit : « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. » (3 : 6) Si cette naissance dans sa réalité ultime ne s’explique pas, puisqu’elle désigne l’action souveraine de l’Esprit de Dieu, nous pouvons conclure du rapprochement de 3 : 6 et 4 : 24, non pas que l’homme est parvenu ainsi au statut de divinité, mais que l’œuvre de l’Esprit de Dieu en lui le rend capable de vivre cette relation nouvelle. Elle est « spirituelle » avec le Père et le Fils, appropriée à la fois à la nature de Dieu et à celle de l’homme nouveau. Exprimé en d’autres termes, si Jésus-Christ est le médiateur qui donne accès au Père par sa venue, sa mort, sa résurrection et son ascension, le Saint-Esprit pour sa part est l’agent qui rend possible la relation du croyant avec le Père et avec le Fils. C’est une relation « spirituelle » dans le sens qu’elle est rendue possible et est réalisée par l’Esprit. Dieu ne peut être adoré en tant que Père que par ceux qui sont habités de l’Esprit, cet Esprit par lequel ils sont nés « d’en haut. » L’expression « Dieu est Esprit » indique que le Saint-Esprit fait partie intégrante de l’existence de Dieu, qu’Il est Lui-même de nature divine. O3,:(05;,:790;,;3,-03: Avec les Évangiles synoptiques, l’évangéliste Jean présente Jésus comme revêtu du Saint-Esprit, et en même temps comme celui qui va à son tour baptiser d’Esprit Saint (1 : 32-33, le témoignage de Jean-Baptiste). Jésus est celui qui a reçu l’Esprit de Dieu sans mesure (3 : 34), une affirmation qui est suivie immédiatement par celleci : « Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main. » (3 : 35) Le Père a donc équipé le Fils pour sa mission terrestre par le don sans mesure du Saint-Esprit, et ceci dans 46

Dossier Vivre 14 - La dynamique de Dieu  

La joie de la communion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit