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notamment le domaine de l’épistémologie, c’est-à-dire la théorie de la connaissance. Thomas F. Torrance aborde dans un de ses livres1 le développement de la théorie de la connaissance au travers des siècles. Il constate qu’il existe dans la nature une rationalité, un ordre des choses que la science est appelée à explorer et à exprimer. Dans l’idéal, la science pure consiste en un type de connaissance développée dans un domaine spécifique qui permet de connaître la réalité en question à partir d’elle-même. La manière de connaître est alors déterminée par la nature de la chose observée. Ceci est en contraste avec une manière plus utilitaire de connaître, développée dans le but de maîtriser et de manipuler l’objet observé. La manière de connaître qui tient compte de la nature des choses observées s’avère par contre également appropriée pour la connaissance de Dieu. En effet, Dieu, dont témoigne la Bible, ne peut être connu personnellement qu’en fonction de la manière dont Il s’est fait Lui-même connaître, selon son auto-révélation en Jésus-Christ. L’homme ne peut Lui imposer la manière dont Il doit se révéler. Ainsi, la Bible ne se présente pas comme une expression de l’imagination d’hommes et de femmes de l’Antiquité au sujet de Dieu, d’une sorte de projection de leurs idées et intuitions sur le divin, mais bien comme la Révélation de Dieu Lui-même. C’est la Parole de Dieu qui est adressée aux hommes et aux femmes de tous les temps. Par elle, nous apprenons qu’en Jésus-Christ, Dieu Lui-même s’est approché des hommes, s’approche encore de nous, et invite chacun à l’accueillir personnellement. Jean l’exprime de la manière suivante dans le premier chapitre de son Évangile : « Personne 1

Thomas F. TORRANCE, .6+(5+9(;065(30;@ (Oxford : Oxford University Press, 1971) ; voir chapitre 2, « The Eclipse of God. » Torrance se base entre autre sur des écrits de Jean Calvin et Martin Buber.

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Dossier Vivre 14 - La dynamique de Dieu  

La joie de la communion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit