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y compris le parler en langues, a pu donner lieu dans certains milieux à un dogmatisme rigide d’après lequel celui qui ne parlerait pas en langues ne serait qu’un demichrétien. Certains, qui ont vécu des pressions pour qu’ils obtiennent à tout prix ce don, ont parfois subi des dégâts émotionnels malheureux, et ont été « vaccinés » contre une saine aspiration à tous les dons. D’autre part, certains milieux ecclésiastiques méfiants à l’excès face aux charismes, et en particulier face au parler en langues, sont partis en guerre contre ce genre d’expérience, « discréditant » le parler en langues comme don précieux de Dieu. Quoi qu’il en soit, le parler en langues est une forme puissante de la prière de l’Esprit en nous par laquelle Dieu Lui-même vient au secours de notre faiblesse ! 37En tant que telle, c’est une manifestation de notre communion avec le Saint-Esprit, à laquelle il vaut la peine d’aspirer. L’ESPRIT QUI ÉQUIPE « Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut. » (1 Corinthiens 12 : 11) À maintes reprises dans l’Écriture, l’Église est comparée à un édifice que nous formons, et dont nous participons à la construction. Or, pour construire, il nous faut des outils. Parmi ces outils figurent les dons du SaintEsprit, c’est-à-dire des cadeaux que Dieu fait par grâce à son Église pour accomplir la mission à la fois intérieure, l’édification du corps, et extérieure, le témoignage par 37

La deuxième lettre de Paul aux Corinthiens illustre à quel point la vie de foi de l’apôtre était en tension entre la gloire de l’œuvre du Christ par l’Esprit en lui, et la souffrance et la faiblesse qui étaient les siennes.

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Dossier Vivre 14 - La dynamique de Dieu  

La joie de la communion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit

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