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l’intercession de l’Esprit en notre faveur que décrit Romains 8 : 26-27 se réfère à une forme de parler en langues que Paul expose par ailleurs dans la première lettre aux Corinthiens 32. C’est l’Esprit qui prie en nous, et nous participons activement à cette prière puisque c’est notre bouche qui l’exprime. Par contre, il s’agit d’une prière inintelligible à notre compréhension. Paul a affirmé en 1 Corinthiens 14 : 14-15 : “Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile. Que faire donc ? Je prierai par l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence ; je chanterai par l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence. » Il expérimente donc deux genres distincts de prières et de chants : d’une part avec l’intelligence, c’est-à-dire la prière et le chant intelligibles que l’intelligence renouvelée forme et qui sont bien sûr aussi inspirés par le Saint-Esprit33 ; d’autre part la prière et le chant « en langues », inintelligibles à moins d’être interprétés, mais tout aussi précieux aux yeux de l’apôtre pour l’édification personnelle privée 34. D’après 1 Corinthiens 14, celui qui parle en langues dit des mystères à Dieu (v.2) et s’édifie lui-même (v.4). Romains 8 : 26-27 dit explicitement que c’est le Saint-Esprit qui prie, alors que 1 Corinthiens 14 parle de notre prière. Nous pouvons penser qu’il s’agit en effet de l’Esprit qui prie en nous, utilisant nos bouches, l’accent dans Romains

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1 Corinthiens 14. Ephésiens 4 : 23 ; voir aussi Romains 12 : 1-3. 34 À cause du désordre dans le culte communautaire à Corinthe, Paul demande que le parler en langues soit réservé à l’usage privé, à moins qu’il n’y ait interprétation dans le rassemblement (1 Corinthiens 14 : 26-28). Pour l’importance qu’avait la prière en langues pour Paul et son souhait que tous puissent l’expérimenter dans leur vie personnelle, voir 1 Corinthiens 14 : 5 et 18. 33

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Dossier Vivre 14 - La dynamique de Dieu  

La joie de la communion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit