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C I E L E T H E AT R E O U R A N O S

de Istvàn Örkény

mise en scène Jean Doucet scénographie Benjamin Gibert création lumières Delphine Perrin musique originale Nicolas Naudet

avec Philippe Rambaud, Lina Cespedes, Marie Moriette, Benoit de Gauléjac, Stéphane Hoareau, Luc Zalay, Nicolas Naudet

theatreouranos@gmail.com . nadège moreau 06 14 05 33 66


Photo : B.Gibert


« Mon style est grotesque. Il y a là un peu de Ionesco e n c e q u i c o n c e r n e l ’a b s u r d e e t la primauté de la pensée, un peu de Giraudoux du point de vue poétique et un peu de Kafka par le tragique.»

I.Örkény


la famille tot de Istvàn Örkény texte publié aux éditions Gallimard traduction française Claude Roy mise en scène Jean Doucet avec Philippe Rambaud Louis TOT Lina Cespedes Mariska TOT Marie Moriette Agnès TOT Benoit de Gauléjac Le Commandant Jean Doucet Le Facteur Nicolas Naudet Le Pr. Cipriani Stéphane Hoareau Le Vidangeur Luc Zalay Le Curé scénographie lumières musique originale plateau

Benjamin Gibert Delphine Perrin Nicolas Naudet Hawa Koné

photos Michel Hartmann production

Le Théâtre Ouranos avec la participation de la Ville de Saint-Maixent l’Ecole et de la Cie La d’Ame de Compagnie. avec le soutien de l’Institut Hongrois de Paris et du Théâtre de la Commune centre dramatique national d’Aubervilliers. durée : 2 heures.


L’arrivée   d’un   commandant   insomniaque   dans   la   famille   TOT   sème   la   zizanie   et   transforme   leur vie paisible en véritable enfer. Leurs fils au front, les parents espèrent améliorer son sort en accueillant dignement son supérieur hiérarchique. Les TOT se plient dès lors à toutes les  lubies  de  ce  militaire  excentrique.  Quiproquos  et  situations  loufoques  s’enchaînent dans une   comédie   acide   à   l’humour   décalé.   Sous   ses   dehors   de   farce   villageoise,   La   Famille   TOT   est une petite merveille satirique.

La  Famille  TOT,  c’est  une  sorte   de  « comment  se  débarrasser  de  l’occupant ». Un beau matin débarque chez les paisibles TOT un étrange et tyrannique commandant. Comment ils finiront par   s’en   débarrasser,   c’est   toute   l’histoire   de   cette   grande   farce   profonde   aux   arrières   plans   subtils  et  amers  d’apologue.  On  comprend  en  lisant  Örkény   le   sens   de   l’expression   « un rire libérateur ». Claude Roy, traducteur.


note J’ai   découvert   La   famille   TOT   alors   que   je   n’avais   que   onze   ans.   C’est   avec   une   vision   totalement   nouvelle   que   j’aborde   aujourd’hui  ce  texte,  douze  années  plus  tard.  Il  s’agit  désormais de poursuivre mon travail, débuté en 2008 par la mise en scène de Tata ou De l’éducation   de   Jacques   Borel,   autour   de   la   manipulation   et   des   abus   de   pouvoir.   Car   c’est  bien de cela dont il est question dans cette farce aux accents absurdes : le pouvoir et ses travers. Il y a dans TOT une humanité déconcertante. Örkény nous offre une pièce aux procédés étroitement   liés   à   ceux   d’un   Ionesco,   où   le   rire   se   fait   bouclier   de   l’horreur.   Quel   humour,   quel drôle de situation et pourtant quelle gravité dans les enjeux. Chaque personnage de cette farce amène à rire ;   ils   ne   sont   ni   bons,   ni   vraiment mauvais,   ils   sont   humains.  C’est  bien  pour   cela   qu’ils   vont   se   retrouver   démuni   face   à   la   tyrannie   qui   va   bientôt   s’installer   dans   leur   propre   maison.     Deux   réactions   s’imposent : la capitulation, pour faire « bonne figure », éviter le conflit et obtenir du chef la sécurité de leur fils, ou la résistance pour ne pas perdre liberté et dignité. Au début de la pièce, tout est paisible dans le village des TOT. On offre un verre de vin au facteur,   on   discute   avec   ses   voisins,   la   fanfare   joue   des   airs   festifs.   Malgré   l’angoisse   de   la   guerre,   et   l’inquiétude   pour   les   fils   et   maris   partis  au  front,  une  certaine  liberté  se  dégage  de   cette vallée. Lorsque le soldat TOT propose à son Commandant de passer ses vacances dans sa famille, la nouvelle émeut toute la commune et réjouit les futurs hôtes qui vont tout mettre  en  œuvre  pour  bien  accueillir  celui  qui  porte  dans  ses  mains  la  vie  de  leur  fils.   Peu   à   peu, la présence tyrannique de cet invité va tout chambouler. Leur liberté est bafouée, leurs pensées condamnées, ils deviennent de véritables marionnettes à qui le commandant impose de fabriquer des boites en carton toutes les nuits, sans avoir le droit de bailler, de réfléchir ou même de regarder où bon leur semble.


Comment la résistance pourrait-elle se développer   lorsque   le   pouvoir   est   à   son   cou,   l’aliénant   par   un   travail   à   la   chaine   ou   la   réflexion  n’a  pas  sa  place  – puisant toute son énergie – et retournant ses victimes les unes contre les autres par la culpabilité ?

La Famille Tot est une comédie acide. Un bonbon qui nous comble d’humour et de divertissements puis qui nous laisse, presque aussitôt après s’être surpris à rire, un goût piquant d’horreur, d’angoisse et de révolte.

L’humour   dont   use   Örkény   avec   génie Jean Doucet provoque un rire de résistance, un rire qui ne laisse pas le spectateur passif, qui interroge tout en distrayant, qui inquiète tout en amusant. Ainsi, le théâtre remplit son rôle et devient une arme de dénonciation, un formidable moyen d’indignation.

Photo : B.Gibert


Istvàn Örkény auteur

Örkény   est   né   à   Budapest   en   1912,   d’une   famille   de   pharmaciens   de   père   en   fils.   Suivant   la   tradition, il fait lui   aussi   des   études   de   pharmacien   et   d’ingénieur   chimiste   avant   de   commencer à écrire. Son premier recueil de nouvelles paraît en 1942. Quelques jours plus tard, il est mobilisé, envoyé sur le front russe. Fait prisonnier six mois plus tard, après la Bataille   de   Stalingrad,   il   passera   près   de   cinq   ans   dans   les   camps.   Après   l’Octobre   hongrois,   en 1956, il travaille en usine, horsla-loi de la littérature. Son retour, en 1965, avec un recueil de contes, un roman, puis au théâtre La famille TOT consacrera Örkény  comme  l’un  des   meilleurs écrivains hongrois.


Jean Doucet mise en scène

Jean   a   d’abord   suivi   une   formation   de   comédien aux   cours   du   Théâtre   Roger Blin. Formé par Cosette Pignoux - membre du Théâtre de Lutèce avec Roger Blin, Jean- Marie Serreau ou Laurent Terzieff – il est ensuite envoyé sur diverses créations dirigées par différents metteurs en scène. En parallèle de cette formation, il passe un baccalauréat littéraire de  spécialité  théâtre  qu’il  obtiendra  en  2007   avec mention. Là encore il travaillera avec plusieurs professionnels dont des membres du Théâtre  du  Soleil  d’Ariane  Mnouchkine  et  du  Centre  Dramatique  Poitou-Charentes. Il suivra également une formation vocale avec La Manufacture Chanson de Paris. En 2008, il créé la compagnie Le Théâtre Ouranos etmonte la pièce Tata ou De l’éducation  de  Jacques Borel, le spectacle sera élu  Coup   de  Cœur  du  club  de  la  presse  au festival d’Avignon off 2010.


Philippe Rambaud est Louis TOT

Formé au Centre de Recherche et de Développement Culturel de Nantes pendant deux ans, suivi   d’une   formation   aux   métiers   de   la   voix,   Philippe   est   sur   les   planches   depuis   1980.   Il   interprètera   une   trentaine   de   comédies  d’abord  à  Nantes  puis  à  Paris   pour   le   Théâtre Espace Marais   et   régulièrement sous la direction  d’Olivier  Lejeune  au  Théâtre  du  Palais Royal et en tournée. Il aborde également des registres plus sombres et est comédien voix pour la télévision. Plus  récemment,  Philippe a fait partie  de  l’équipe de l’émission  TV  de  Laurent Ruquier « On ne  demande  qu’à en  rire »  en  s’y mettant   en   scène sur six   épisodes, et tient le rôle du Maire dans «Scènes de ménage» sur M6.

Lina Cespedes est Mariska TOT

Lina   a   débuté   sa   formation   dramatique   à   l’école   Périmony   à   Paris,   puis   avec   le   Panthéâtre.   Elle a également participé à divers stages, notamment avec Ariane Mnouchkine au Théâtre du Soleil. Elle jouera ensuite dans de nombreuses pièces, de Bacri et Jaoui (Un Air de famille sur cinq saisons) à Lorca (La maison de Bernarda Alba, rôle de Bernarda) en passant par Woody   Allen   ou   Lagarce.     Elle   intègrera   la   compagnie   Libre   d’esprit,   sous   la   direction   de   Nikson Pitaqaj, en jouant dans Crime et Châtiment de Dostoïevski  ou  La  marquise  d’O  de   Kleist  au  Théâtre  de  l’Epée  de  Bois.  Elle  tenait  également  le  rôle  titre  dans  Tata  ou  De   l’éducation   de   Jacques   Borel  mis  en  scène  par  Jean  Doucet.


Marie Moriette

Benoit de Gauléjac

Comédienne et  musicienne, Marie   a   suivi   les   cours   de   l’école Pierre   Spivakov   et   ceux   du   studio Pygmalion. Elle a également obtenu son diplôme de violoncelle au conservatoire du sixième arrondissement de Paris. Au théâtre, elle jouera autant de classiques (Les précieuses ridicules de Molière ou La Reine morte de Montherlant) que de pièces contemporaines (Indépendance de Lee Blessing, Le souper de   Brisville...   ).   A   la   télévision,  elle  tourne pour des séries comme «Scènes de ménage» (M6) ou «Des soucis et des hommes» (France 2). Elle fut également assistante mise en scène sur Tata  ou  De  l’éducation.

Benoit de Gaulejac possède une solide formation au métier de comédien (Ecole des baladins, stages technique d’acteur, clown...) et s’est illustré sur scène dans des classiques comme Le Malade Imaginaire, Roméo et Juliette, Feu la Mère de Madame ou Sganarelle ou le cocu imaginaire. On l’a également vu dans Jacques et son Maître de Milan Kundera dans une mise en scène de Nicolas Briançon (3 nominations aux Molières 1999), la création de la pièce Du vent sous les paupières de Patrick Cailleau ou encore Il court... Il... Courteline, 5 pièces en 1 acte, mises en scènes par Roger Louret. Dernièrement, il a triomphé aux Folies Bergère dans le rôle du Sergent Garcia dans Zorro le Musical produit par Stage Entertainment ainsi qu’aux côtés de Georges Beller et Rebecca Hampton dans Il faut sauver le Chêne d’Allouville. La carrière de Benoit compte aussi plusieurs courts, moyens et longs métrages.

est Agnès TOT

est Le Commandant


Nicolas Naudet

Stéphane Hoareau

Cirpiani, clarinettes composition de la musique originale.

Le Vidangeur, guitare, banjo et loops.

Après des études aux conservatoires d’Evry (en clarinette) puis de Montreuil (dans la classe de jazz de Malo Valois), il se tourne vers les musiques improvisées, il suit des cours auprès de Denis Colin, Sylvain Kassap. Il étudie la composition à l’école ARPEJ avec Bertrand Chapelier et Jean Gobinet. Il a joué entre autre avec le grand orchestre de Denis Colin, le Quintet Baermann, le sextuor de clarinettes, Opoqomyte, les marchands de bagou, Sibiel, le quartet de Stéphane Hoareau, Monsieur T, la Mutante Grise ... . Depuis deux ans, c’est au sein de son trio NHoG (avec Stéphane Hoareau à la guitare et Théo Girard à la contrebasse)et d’un quartet autour des compositions de Monk qu’il développe sa musique. Parallèlement il travail pour le théâtre au sein de la compagnie du théâtre du frêne (création de Dom Juan en 2005 à Grignan) et compose la musique de divers court-métrages.

Après un passage au CNR de Saint-Pierre (La Réunion), il se forme au CIM à Paris. Il y rencontre Malo Vallois qui le fait entrer à l’ENMD de Montreuil dans sa classe de jazz, une période conclue par un premier prix à l’unanimité du jury. L’année suivante il obtient le D.E. de jazz. Son univers musical s’étend du rock indépendant au jazz contemporain en passant par la fanfare de rue et les musiques improvisées. Il participe à différents projets tels que NHOG (1° Disque «Belle de nuit» paru chez Discobole-Records), Dodo Drivers (free-rock), Les Experts (100 ans dans la vallée: festival de Souillac sim compans) ou encore Ensemble Justiniana (Quichote). Parallèlement il intervient dans le développement du secteur des musiques actuelles en tant que coordinateur au conservatoire de Saint-Michel-sur-Orge. Aujourd’hui il développe son écriture musicale particulièrement au sein du groupe Dismiss dont il est l’instigateur.

Luc Zalay

Le Curé, trompettes. Multi-instrumentiste, Luc est trompettiste, guitariste, percussioniste et chanteur. Il est aussi auteur et metteur en scène de spectacles musicaux de rues et de salle. Il participe entre autres aux créations Sim Copans 100 ans dans la Vallée, Bayou Melody, et travaille pour différentes compagnies de spectacles de rues : La clique Sur Mer, Oposito, Les Experts ou encore Les Doodle Brothers. Enfin, Luc Zalay est professeur de musique à l’E.N.A.C.R (l’Ecole Nationale des Arts du Cirque).


scénographie Benjamin Gibert

Intéressé   par   les   arts   plastiques   et   les   projets   liés   à   l’espace,   Benjamin   Gibert  entre  à  l’Ecole   Nationale  Supérieur  d’Architecture  de  Saint-Etienne en octobre 2003, où il obtiendra son diplôme   d’état   au   sein   du   département   Paysage,   Art,   Design.   Durant   ses   études   d’architecture   il   s’intéresse   de   près   à   la   scénographie,   dont   il   suivra   un   cursus   parallèle   à   l’Ecole  des  Beaux  Arts  de  Valencia,  en  Espagne.  A  son  retour  de  Valencia, il concrétise son désir de croiser musique électroacoustique, paysage et scénographie, en rédigant un mémoire   sur   le   paysage  sonore  urbain.  Il  suivra  également  une  formation  à  L’Ecole  Nationale   de musique de Villeurbanne. Il créé la scénographie de plusieurs  compagnies dont  Le  Songe  d’une  Planche  à  Vif   à  Lyon   (The Glass Menagerie, Dire Peut-Etre, Imaginarium mis en scène par Grégoire Blanchon) Rêveries  Mobiles Le Bateau, spectacle jeune public  avec  Clarisse  Toulan)...

lumières

Delphine Perrin Delphine Perrin est diplômée de réalisation lumière à l’ENSATT. Dans le cadre des ateliers de l’ENSATT, elle travaille sur la conception lumière pour Mauser de Heiner Muller, mise en scène Matthias Langhoff, Britannicus de racine, mise en scène Joseph Fioramente., la régie lumière pour Un légume, de Francis Scott Fitzgerald, mise en scène Philippe Delaigue, et Nouvelles du plateau S, de Oriza Hirata, mise en scène Olivier Maurin. Après sa sortie de l’école, elle assure des régies pour le théâtre de rue (festivals Aurillac, Les Invites), au Théâtre de la Commune, centre dramatique national d’Aubervilliers et à l’Opéra de Paris, puis elle réalise les conceptions lumière auprès de compagnies de théâtre et de danse. Depuis la rentrée 2011, Delphine donne également des interventions en lumière à l’INSA de Lyon.


à propos de La Famille Tot lettre d’Istvàn Örkény

Nous autres hongrois avons fait cette guerre aux côtés  d’Hitler.  Pendant  plusieurs  années,   seule  une  armée  expéditionnaire  hongroise  y  était  engagée,  avec  dans  ses  rangs,  l’auteur  de   ces lignes, très loin des frontières du pays, sur le front soviétique, sur la rive droite du Don. Pendant tout ce temps, dans l’arrière-pays, régnait une apparence de paix, de bien-être et de sécurité. Fidèle à la réalité, ma pièce commence dans un petit village idyllique, parmi les montagnes.   Certes   l’idylle   est   déjà   troublée   par   l’angoisse,   une   peur   sourde,   et   non   seulement à cause des pères, maris et des fils envoyés au front, mais aussi à cause de l’avenir.  C’est  donc  dans  ce  paisible  village  que  fait  irruption,  dans  l’idylle,  le  commandant  de   l’unité  du  fils  TOT.   Louis TOT est un simple pompier, dans un petit village perdu, mais il vit dans une époque, dans   une   situation   absurde   pour   lui   où   l’on   a   que   le   choix   de   se   révolter   ou   de   subir.   Comment pourrait-il  se  révolter,  lui,  le  fils  d’un  peuple  auquel  sa  destinée  n’a  enseigné  que  la   résignation ? Il se résigne donc, non seulement à cause de son fils, mais aussi parce que la capitulation est dans son sang, il est résigné par nature. Néanmoins, le moment arrive où, parvenu  à  la  limite  de  ce  qu’un  homme  peut  supporter,  il  dire : Halte là ! Voilà les prémisses propres à la vie hongroise de cette tragi-comédie ; et si mon intention avait   été   d’écrire   un   drame   historique,   je   pouvais   me   contenter   de   ce   que   je   viens   de   dire.   Mais  j’ai  voulu  aussi  montrer  le  rapport  du  pouvoir  et  de  l’asservissement,  le  conflit  de  deux   hommes liés par la  même  fatalité.  Car  TOT  n’est  pas  seul  à  avoir  peur,  peur  du  commandant  qui, à ses yeux, incarne le pouvoir. Le commandant lui aussi a peur, car il porte dans ses nerfs l’horreur  de  la  guerre.  Toute  erreur  a  pour  source  la  peur.   Le grotesque fondamental de la situation donnée consiste justement dans le fait que le conflit   se   produit   non   simplement   entre   l’homme   moyen   asservi   et   le   détenteur   du   pouvoir,   mais entre deux peurs qui, tout en pensant différemment dans la balance sociale, se supportent mutuellement, se provoquent et se complètent.


Au   début   de   la   pièce,   malgré   le   poids   social   du   commandant   et   l’insignifiance   anonyme   de   TOT,   les   chances   sont   donc,   dans   le   fond,   égales.   Car   la   capacité   d’endurance   de   l’homme   étant presque infinie, la résignation constitue aussi une sorte de combat. TOT ne recule, en effet   que   lentement,   pas   à   pas.   Finalement   ses   forces   s’épuisent,   mais   il   ne   capitule   qu’en   s’enfermant,   ultime   refuge,   dans   les   lieux   d’aisance...   Il   ne   faudrait   pas   que   cette   scène   cherche à obtenir un succès  d’effet  à  bon  marché.  C’est  dans  l’édicule  que  TOT  touche  le  fond   de son existence. Ayant renoncé à la lutte, il accepte le commandant qui, à son tour, est disposé à accepter TOT. Les deux peurs ayant fait la paix, les deux hommes trinquent, boivent et   chantent.   Mais   l’édicule   n’est   ici   qu’un   symbole...   TOT   ne   succombe   qu’en   apparence,   puisque, malgré le prix énorme que cela lui a coûté, il a tenu bon pendant ces deux semaines hallucinantes, de sorte que, sans un brusque revirement de la situation, nous pourrions voir dans cette scène, le « Happyending » de la pièce.


le théâtre ouranos la compagnie

Le Théâtre Ouranos est une association loi 1901 créée en 2008 par Jean Doucet en région Poitou-Charentes, département des Deux-Sèvres, d’où il est originaire. La compagnie a vu le jour pour permettre la création du premier spectacle mis en scène par Jean Doucet : « Tata ou De l’éducation » de Jacques Borel. Elle a ensuite permis la diffusion du dit spectacle, notamment au festival d’Avignon off en 2010 et 2011 où le spectacle sera élu Coup de cœur du club de la presse. En 2012, la compagnie se lance dans la création du nouveau spectacle «La Famille Tot» et dans diverses interventions scolaires. En effet, autour du projet, deux classes de lycée et deux classes de collège ont pu découvrir le travail professionnel du théâtre, en participant à des ateliers avec metteur en scène, scénographe, concepteur lumières, techniciens et comédiens. D’autres projets habitent déjà Ouranos, notamment celui de mettre en scène la pièce « Hilda » de Marie N’Diaye, et d’imaginer un tryptique « De la manipulation » regroupant les trois mises en scène de Jean Doucet sur ce thème. Le Théâtre Ouranos compte une cinquantaine d’adhérents et une centaine de donateurs. Pour la création de «La Famille TOT», nous avons reçu le soutien de la Ville de Saint-Maixent l’Ecole (79), de La D’âme de Compagnie, de l’Institut Hongrois de Paris et l’aide matérielle du Théâtre de la Commune - centre dramatique national d’Aubervilliers.


En haut : Rencontre entre des lycéens, des collégiens et l’équipe du spectacle à l’Espace Agapit Saint-Maixent l’Ecole (79) lors de la création du spectacle (juin 2013). En bas : Jean Doucet et les comédiens Lina Cespedes, Marie Moriette, Philippe Rambaud et Benoit de Gauléjac, en répétition sur le plateau de l’Espace Agapit (juin 2013).


contacts Le Théâtre Ouranos 370 rue de la vallée 79180 Chauray

Admin : Eloise Lemoine, 32 rue de l’ermitage 75020 Paris 01.75.47.73.33 - 06.74.87.01.51 Siret 528 987 399 00011 APE 9001Z Licences 2-1045317 & 3-1045318 contact@theatreouranos.fr

Diffusion, production, presse :

d i f f us ion @ t he at re ou rano s .f r Nadège Moreau : 06.14.05.33.66 Facebook, Twitter : Théâtre Ouranos www.theatreouranos.fr


La Famille Tot