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Voilà le terme de l’année 2005 qui approche à grands pas, et nombreux sont ceux qui veulent tourner la page devenue de plus en plus noire. Gommer pour avancer, mais sans oublier, peut-être la meilleure façon de passer à autre chose. L’embrasement des banlieues révèle un réel mal-être qui ne date pas d’hier et qu’il est urgent de soigner.

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ÉDITO

Peut-être que nous sommes en train de vivre une période de transition bénéfique ? Qui en profitera ? Seul l’avenir nous le dira. En attendant, la mode défile, les artistes revendiquent et la musique résonne. Pas de doute, l’urban ‘way of life’ a encore de beaux jours devant

lui, et c’est parce qu’on y croit qu’on est là ! On a donné rendez-vous dans nos pages à des artistes talentueux, à des personnalités atypiques et à une pléiade de nouveautés. Toute l’équipe vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année, en espérant que vous nous resterez fidèles, on vous dit à l’année prochaine. L’équipe Lady Caprice


052

SOM MAIRE LADY COURRIER

006

Mails des lecteurs

LADY ACTUS

008

LADY DOSSIER

032

030

Mouvement : Le Grim & Mia. Hip Hop, R&B, Soul : Sté, Jaguar Wright, MsDynamite, Wallen, Sam Cooke… Chroniques d’albums

Entre rêves et réalités : témoignages

012

LADY FASHION

036

Dream

News couture

STREET FOLIO

018

La ville derrière l’objectif : G.

LADY MODE

028

Rosa Parks, ou celle qui a dit non

News urbaines

LADY MODE

LADY PORTRAIT

058

Illustration Matthieu Vivinis

020

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Photo Ray Demski

016

12:21

Photo Armen

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Illustration Mylee_J

009

Photo G.

Photo David LaChapelle

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022

Tendances : Marques de stars, la Basket, Adeline Affre…

LADY CULTURE

042

Book : BlackBook, Mistic et romans Street - Art : Popoff, Rio Branco et Ricky Powell Lady On Air

LADY SPORT

060

MTV Dance crew, Choréam, Amelle et le basket-art

LADY BEAUTY

066

Beauty Original’s News Beauté

LADY FASHION Urban Fairy

072


ACCESSOIRES

084

088

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Photo DR

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Photo DR

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Illustration 123 Klan

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Photo Laurent Seroussi

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Photo Franck Papadopulos

Photo Philippe Ferrer

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096

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My dream of Bling-Bling

LADY GADGET

082

LADY ID

“Jamais sans ma…”Fashion PSP

LADY X/Y

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123Klan, Delkographik

LADY DESIGN

098

Customizer vos ongles

Rencontre avec le Saïan Suppa Crew

LADY LIFE

094

IN YOUR FACE !

Les 10 commandements de la “Starlette”

LADY CINQ À SEPT

092

Association d’artistes sans frontière

090

Business-women : Hiro, et le nail - art Artiste qui embellie vos ongles.

LADY HUMEUR

100

Intimitée dévoilée

HEUREUSCOPE

102

LADY WHO’S WHO Toutes les adresses...

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LADY COURRIER

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25/10/05 18:25 Good, a quand le N°3 ???? J'pourrais le trouver à Marseilles ??? Take care. --TiTia-20/09/05 17:45 Ben c cool, ca dechire kissssss --Johnx-17/09/05 00:20 Je kiff grave, je peux vous proposer des idées. Y a moyen de vous écrire ? Peace and fashion --Lolie-25/09/05 10:25 J'aimerais bien pouvoir trouver le 1er numéro, en tout cas le 2 c mortel, je suis accro, quelques textes à revoir mais ça va venir avec le temps lol… La Fashion ça claque !! Big up --Nady-09/08/05 20:29

20/10/05 09:20 Un magazine street pour les filles, pourquoi pas c’est vrai que ça manquait, je vais enfin pouvoir lire des truucs qui me ressemblent. --Maya-fais comme Tam, Lolie, Nady -envoie tes mails à courrier@ladycaprice.com à bientôt --

08/09/05 15:20

J'aime bien votre concept. C'est une nouvelle vague dans la presse urbaine. Bonne continuation, en tout cas nous vous suivons de très près. --Louison--

Bravo Ladies, je viens de découvrir Lady Caprice sur Bordeaux trop bien ! Du sang frais, ça fait plaisir. Kissy --Tam--


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LADY ACTUS

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Textes de la rédaction

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Pour la r Nés”, to entré 2006, fait es u Le photo s les bénéfices votre B.A ave c plaisir iront à la g r a p h e en sexy et p M p udiques athias Fenneta rotection du li achetant le ca ttoral (S compét lendirer à la fois u x n o u itrice, elle oe . Ce calendrier s offre de très urfrider founda des “Surfeurs l’enviro be uv ti e nnemen t. Merci re aujourd’hu st l’initiative d’u lles photos de s on Europe). urfeurs Julie… ne lady, i pour dén Ju le déve loppem lie Audibert, an udés, ent du c surf et ienne pour

NE WS Surfeu rs

-

Nés - C Prix : 20 alendr e.En libra ier irie et su r www.su rfrider.fr

2006

Un nouveau crew de jeunes femmes, qui n’a rien à envier aux danseuses des clips américains… Elles ont été aperçues dans les clips de M.Pokora, Booba, Tragédie…, sur des magazines ou en représentantes de marques de vêtements streetwear (Dia, Royal Wear, Com8…). Au départ le concept était destiné à la téléphonie mobile (photos et vidéos à télécharger), mais aujourd’hui il semble se développer vers une compilation, une ligne de vêtements… Notre Lady Caprice ne se veut pas objet de désir à se déhancher langoureusement derrière les rappeurs, mais nous avons eu envie de laisser une chance ces Baby Girls de nous montrer l’étendue de leur créativité. Affaire à suivre…

Relooking L’enseigne Mac Donald’s souhaite faire appel aux talents d’un artiste Hip Hop pour rafraîchir et moderniser les vêtements de ses employés. Partant du principe qu’ils sont les ambassadeur de la marque, le porte-parole Bill Whitman voit dans les uniformes Hip Hop une opportunité de refléter un esprit d’ouverture pour une jeunesse cosmopolite. Mc Donald’s aurait déjà approché Sean John, la société de prêt-à-porter du rappeur Sean Combs (P. Diddy), mais aussi Russell Simmons, Tommy Hilfiger ou FUBU, tout comme American Eagle Outfitters et Abercrombie and Fitch… Stand-by en cuisine. Près de chez vous.


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TOPSHOP

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Top shopping Le catalogue des magasins britanniques Top Shop est désormais en ligne. Vous n’avez plus besoin de traverser la Manche pour effectuer votre shopping et remplir votre sac besace de petites robes ou de lingerie made in UK. Notre coup de coeur : les collections en ligne sur le Book Collection, vintage, beatnik, beach, modern et aviator collection. www.tops.co.uk/promoinvocation

Photo DR

Le compagnon High-tech ! Nabaztag, c’est le nom d’un nouvel objet technologique inattendu : un lapin communiquant ! Ce compagnon sympathique vous relie de manière ludique et personnalisée à votre entourage, qui devient un lapin intelligent haut de 23 cm. Connecté à Internet par Wifi, il bouge les oreilles, s’illumine, joue de la musique et parle, suivant les paramètres que vous avez vousmême définis, pour délivrer l’info de votre choix et signaler les messages de vos proches.

PIMP my Ride L’intégrale de la saison 1 de Pimp My ride est enfin disponible en DVD. Pour toutes celles et ceux qui n’ont pu la suivre sur MTV, imaginez Xzibit qui sonne à votre porte, embarque votre voiture toute pourrie et vous la ramène quelques heurs après, neuve, customizée avec pleins d’accessoires high-tech. La métamorphose est bleuffante, peut être la seule émission sur les voitures qui plaira aux filles. Pimp My Ride - Paramount

Expérience ultime… C’est ce que nous promet Microsoft, avec l’arrivée de la Xbox 360 pour les fêtes de fin d’année. Design élégant, manettes sans fil et façades personnalisables (notamment les modèles uniques en exclusivité chez Colette), la 360 se veut la console la plus puissante du marché. En dehors du jeu elle offre une polyvalence, grâce à une pléiade de fonctionnalités (musique, visionnage de photos/vidéos…) utilisables en liaison avec le PC. Bref, on vous passe les détails techniques ; les amateurs apprécieront. Photos DR

Photo DR

Environ 95 euros, plus d’infos sur www.nabaztag.com

Dès le 2 décembre, à partir de 299 euros, plus d’infos sur www.xbox.com/fr Expo et vente de versions customisées par André, Sonia Rykiel, Irina Volkonski chez Colette


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LADY ACTUS

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Textes de la rédaction

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Photo © Louis Vuitton / N.Roux

Photo © Louis Vuitton / B.Rindoff

NE WS Hip Hop Represent ! Que de beau monde pour l'inauguration de la toute nouvelle boutique flambant neuve L.Vuitton des Champs-Élysées, en octobre dernier ! Stars françaises et internationales n'ont pas manqué de faire le déplacement : entre champagne, spectacle et photographes, l’occasion était trop belle de s’éclater entre gens de bonne compagnie mais surtout... de se montrer ! C’est ce qu’ont fait les stars Hip Hop qui étaient de la fête : Eve, princesse du rap fraîchement vêtue, et le chanteur-producteur Pharell Williams. En VRP avisé, l’auteur de la bande-son du dernier défilé portait un T-shirt Ice Cream, sa ligne streetcouture dont le premier magasin a été inauguré à Tokyo quelques semaines plus tard. En voilà un qui démontre comment mêler, au cours de la même soirée, travail et plaisir ! À suivre… The Ice Cream Store (marques Billionnaire Boys Club et Ice Cream) Shibuya-Ku - TOKYO - www.bbcicecream.com

Action création L’association Action Création a organisé deux concerts, Geno Young et de Carmen Rodgers. Lady Caprice se devait d’être partenaire de ces rendez-vous musicaux. Retrouvez les infos sur www.ladycaprice.com

Photos DR

Photo © Louis Vuitton / J.Piatti

Urmila Matondkar, Pharell Williams et Aalika Mahindra, à l’inauguration du magasin Vuitton des Champs-Élysées.


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Photo DR

StreetLive Ce DVD présente la culture Hip Hop à la française : artistes de rap (Lino, Larsen, Sinik, Diam’s…), talents du graffiti (Cosmopolite…), du Djing (Burdynamnam…), de la danse (Battle of the year…), du sport (Quai 54), ou du street-wear (Adedi), des reportages qui nous embarquent au cœur de la scène Hip Hop. En bonus, un concert live aux Francofolies, différents clips, les 10 ans de Cut Killer, une galerie photos, du son en Mp3 à télécharger et des sonneries pour les portables… Incontournable pour les assidus et pour tous ceux qui souhaitent parfaire leurs connaissances Hip Hop. Sortie prévue le 28 novembre 2005. StreetLive /2Good 25 euros

asin

We B* Girlz Sous la direction de la photographe Martha Cooper, et avec des textes de Nika Kramer, We B*Girlz est le premier ouvrage sur la génération B-Girls (danseuses Hip Hop). Elles ont assisté pendant un an et demi, à des battles dans le monde entier : Mighty 4 - San Francisco, Ibe Hollande, Spinfactor finals - Rhode Island, ou encore en Allemagne pour la finale du Battle of the Year… Nous avions rencontré Martha Cooper lors du Battle of the year de Montpellier 2005, elle était en pleine réalisation de son livre. We Be*Girlz, dévoile l’univers de la danse Hip Hop au féminin, des entrainements aux battles, une énergie et un style dynamique qui font qu’elles n’ont rien à envier aux B-boys. Un chapitre est consacré aux infos pratiques, écoles de danse, cours, compétitions, sites internet et évènements. Sur le site webgirlz.com, vous pourrez voir quelques photos, trouver des infos sur les B-Girlz du monde entier et bien sûr acheter le livre.

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Photo Martha Cooper

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We B*Girlz Miss Rosen Edition Photographies Martha Cooper - Textes Nika Kramer Introduction par Rokafella www.bgirlz.com


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LADY MODE

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Textes de Johanna Ikeng & Cécile Valletoux

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NE WS

Louis Vuitton, 101, av. des Champs-Élysées - Paris Ouvert du lundi au samedi de 10h à 20h www.vuitton.com

Les coulisses de Chanel Pour celles qui veulent découvrir les arcanes de la Haute couture, voici en coffret DVD la série documentaire Signé Chanel réaliséé par Loïc Prigent. Une symphonie menée par un chef d’orchestre hors du commun, Karl Lagerfeld, qui n’est pourtant qu’un des nombreux rouages de la chaîne de création de cette prestigieuse maison. De A à Z, suivez la conception d’une collection de Haute couture de la maison Chanel et découvrez les multiples artisans de la mode qui interviennent pour donner vie à l’imaginaire du créateur. Prix indicatif : 26 euros, disponible chez Colette, Fnac, Virgin

Photo ©Louis Vuitton / S.Muratet

Depuis le 12 octobre dernier, le numéro 101 de l’avenue des Champs-Élysées a réouvert ses portes au public pour dévoiler le nouveau vaisseau amiral d’une des plus emblématiques marques de luxe : Louis Vuitton. Après plus d’un an et demi de travaux, le maroquinier révèle le concept de son plus grand magasin au monde : élégante alliance d’architecture, d’art, et de mode. Un espace féerique, faisant la part belle à des oeuvres d’artistes et présentant l’ensemble des lignes de la maison. Allez vite voir, c’est beau comme un musée !

Photo DR

Visite guidée

Nouveau magasin Louis Vuitton sur les Champs-Élysées.

McQueen chez Puma Pour tenter de s’imposer face aux trois géants du Sportswear, Nike, adidas et Reebok, Puma a demandé à Alexander McQueen de créer sa nouvelle ligne de chaussures homme et femme. Des rendez-vous business ultrasecret ont eu lieu pendant la London Fashion Week. Les chaussures seraient en boutique en janvier. Bien sûr, on ne vous a rien dit. Chut… www.puma.com


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Photo David LaChapelle

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H&M by David LaChapelle H&M ne laisse décidément rien au hasard ! Pour le lancement de sa nouvelle ligne de jeans &Denim, l’enseigne a fait appel au talentueux David LaChapelle qui revisite le couple mythique Roméo et Juliette au travers d’un film promotionnel de six minutes. Avec des hymnes à l’amour interprétés par Mary J. Blige et Tamyra Gray, le résultat visuel et sonore est époustouflant. À découvrir dans une sélection de salles de cinémas.

Haute couture à prix réduit Stella fait parler d’elle et se fait à nouveau désirer avec une collection spécialement dessinée pour H&M. Après une collaboration fructueuse avec Lagerfeld, l’enseigne suédoise remet ça et c’est la fille Mc Cartney, ex-directrice artistique de la maison Chloé et styliste talentueuse, qui s’y colle. 30 modèles exclusifs pour se looker grande créatrice à prix H&M ? Que demander de plus ? Actuellement en magasins. www.hm.com

Photo David LaChapelle

Photo Mary McCartney Donald

www.hm.com

Ligne &Denim, extrait film promotionnel de David LaChapelle


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LADY MODE

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Textes de Johanna Ikeng & Cécile Valletoux

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NEWS Sans dessus-dessous Faites-vous sensuelle pour les fêtes de fin d’année et adoptez la tendance “Dessous-Dessus” avec les créations subtiles de la créatrice Elise Anderegg. Inspirée par l’univers des polards des années 50, la jeune styliste propose une collection exclusive pour Monoprix, disponible en magasin début novembre. Nuisettes affriolantes mêlant dentelle et satin, culotte à volants et bas plumetis, aucune excuse pour ne pas se faire plaisir, et pourquoi pas, en faire profiter quelqu’un d’autre… www.eliseanderegg.com

Boutique éclectique Mêler musique, mode et design dans un même lieu, c’est l’idée des trois créateurs indépendants Eric Morand, Ron Orb et Matali Crasset, respectivement créateur de label, styliste et designer. La boutique Lieu Commun est l’association de ces trois personnalités, qui ont eu envie de présenter leurs créations dans un même espace. Résultat : une boutique originale, dessinée par la jeune designer du trio, où se mêlent et se répondent les créations des trois artistes. Lieu commun - 5, rue des Filles du Calvaire 75011 Paris Tél. 01 44 54 08 30 www.lieucommun.fr

Who’s next Comme chaque année, le salon de la mode pointue fait parler de lui et nous offre le meilleur cru de la rentrée 2005, pour nous tous, accros de nouveautés, d’originalité et de bitume. Bien sûr, nous ne manquerons pas de vous faire partager, au fil des numéros, nos somptueuses trouvailles et bonnes adresses... Notons que le salon a fait le plein de scarlas et starlettes : on apercevait notamment China, Gyneco et Binti (participante à l’émission Top Model 2005 sur M6), sans doute venus s’approvisionner chez leurs “amis” du gratin de la mode ! Pendant ce temps, toute l’équipe de Lady Caprice se régalait à l’un des moments forts du salon : le défilé. Avec un mix de classiques du roi de la pop en bande son, des jeux de lumière colorée et des mannequins improvisés danseurs (ou l’inverse), le public n’en a pas perdu une miette. Un peu plus et le podium se transformait en dance-floor pour déesses de la piste et nostalgiques de Jackson ! Prochain Salon Who’s Next du 2 au 5 février 2005 www.whosnext.com


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Art force one Manu Custom est bien l’homme du moment. Partout, il propage sa passion et mène campagne pour un monde où chaque produit serait à l’image de celui qui le porte… L’artiste graffeur ne se contente pas de customiser les baskets puisque sa nouvelle ligne Art For Dame s’adresse à nous, les filles qui aimons jouer les grandes dames en escarpins… customisés ! Tout ça dans un esprit très oldschool qui nous ressemble bien. Et nouveauté : Manu se met au T-shirt avec des créations en série limitée toujours aussi funky !

I love NY Du 12 au 24 décembre, Citadium se met à l’heure de New York et vous ambiance dans l’esprit Big Apple. Avec une pléiade de marques new-yorkaises, le mégastore vous donne l’occasion de faire des emplettes de Noël pas comme les autres et de customiser gratuitement vos achats avec Manu Custom. Avec des animations conçues pour vous mettre dans le bain (sélection musicale spéciale NYC, fluctuation des prix sur certains articles comme à Wall Street, “quart d’heure” américain pour payer en dollars…), c’est un véritable concentré de New York en plein Paris. Comme quoi, vous avez peut-être été sage cette année, finalement !

www.art-force-one.com

Citadium - 50/56, rue Caumartin - 75009 Paris - Tél. 01 55 31 74 00 - www.citadium.com

Escarpins Art For Dame exposés au Who’s Next

Visible Elephant 41 Voici une nouvelle ligne de vêtements sportwear japonaise. Non pas une de plus, mais plutôt une ligne au design magnifique, proche du dessin à main levé, précis, raffiné, exotique. Chichi, l’illustrateur japonais à l’origine de cette marque, utilise ce qu’il appelle “le coté psychédélique” de l’art japonais, entre tradition et avant-gardisme… Le tout mixé à la culture urbaine internationale. Photo DR

www.visiele47.com

Kate Mack Si vous ne connaissez pas encore les créations ultra-féminines de Kate Mack, voici l’occasion de les découvrir dans leur nouvel écrin. La boutique, qui a récemment ouvert ses portes rue Oberkampf, met en scène des modèles glamour dans un décor capitonné en vinyle blanc et rehaussé d’un somptueux lustre noir au plafond. Ici, confort et personnalisation sont à l’honneur, avec une cabine dressing digne de ce nom et un atelier en arrière-boutique pour répondre aux demandes de sur-mesure. Une bonne adresse à visiter donc, où vous pouvez d’ores et déjà repérer des tenues glamour pour les fêtes de fin d’année. Kate Mack - 15, rue Oberkampf - Paris - M° Oberkampf - Tél. 01 48 07 08 41 - www.kate-mack.com


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LADY TENDANCES

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Textes de Johanna

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NE WS Le sosie d’Elvis au salon Pick & Mix Septembre 2005.

Quelques stands du salon Pick & Mix Septembre 2005.

Stand Lady Caprice.


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Blingblingski, Gsus.

Urban Bike Vous n’avez plus enfourché un vélo depuis des années ? Voilà de quoi prendre une bonne résolution pour l’année à venir : le vélo est “le” nouBlack Window, Madwagon vel accessoire tendance pour 2006 ! Aucune excuse, vous avez le choix ! L’UM (Urban Mobile) by Puma, c’est le vélo pratique au look sporty ; pliable, il se glisse facilement dans un coffre de voiture et se fait discret dans votre appartement… La marque la plus hype c’est Madwagon, avec une gamme de vélos trendy, notre coup de cœur, le Black Window, avec son style époustouflant. Allez, roulez maintenant… Puma : Concept Store Paris tel. : 01 44 59 88 02 - Concept Store Lyon - Tél. 04 72 00 85 24 Madwagon à partir de décembre chez Colette - 213, rue Saint Honoré 75001 Paris ; autres points de vente sur www.madwagon.be www.gsus.fr rubrique Gsusbike

adidas Originals Store Après les concept stores Sport Performance, le premier adidas Originals Store a enfin ouvert ses portes en octobre dernier à Toulouse. En plein coeur de la ville rose, adidas propose 180 m2 de style unique avec sa gamme Sport Heritage. Les modèles adidas Originals, témoignage de l’authenticité et de l’histoire de la marque, mais également les collections Metro, Coastal et Urban (Respect M.E, Ali by adidas…), feront le bonheur des fans de la marque et des résistants old-school. adidas Originals Store - 24/26, rue Saint Rome 31000 Toulouse Du lundi au samedi de 10 à 19h.

Hip Hop by Reebok Avis aux B-Boys et B-Girls : la ligne “Hip Hop by RBK” de Reebok a toutes les chances de faire des émules… Fruit de la collaboration entre un danseur et un graffeur, cette première ligne exclusive a été pensée pour les adeptes du Hip Hop, et plus particulièrement de la danse : coupes larges, inspiration graffiti, tops près du corps pour mesdames… Bref, de quoi s’habiller pour le prochain battle… Plusieurs coloris de T-shirts, pantalons, vestes, etc. Tout y est. À vos marques, prêts, dansez ! En vente dans les magasins Athletes World Tél. lectrices : 01 30 97 50 00


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STREET FOLIO

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Photos de G.


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Tendances

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LADY TENDANCES

Texte de Johanna Ikeng

NEW S

Photo DR

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Stars, art & fashion business ECSCP, Parson’s School of Design ou Saint Martin’s College, ces écoles réputées forment quelques-uns des plus talentueux stylistes qui font la mode d’aujourd’hui et de demain. Si en quelques années, ces créateurs sont passés du statut d’artisan de l’ombre à celui de “créateur star” et premier ambassadeur de marque, on assiste aujourd’hui à l’éclosion de marques de mode créées et gérées par des artistes de tous horizons qui, pour la plupart, n’ont jamais touché une machine à coudre de leur vie… Sweetface by Jlo

Quand la musique se mêle à la mode… Beaux, riches et mondialement célèbres… Ils ont déjà tout ça, mais ça ne suffit pas ! Jennifer Lopez, Jay Z ou Diddy… font bouger le monde entier et se mettent en scène dans des clips ultra sophistiqués. Quand l’une fait rêver les petites (et grandes) filles d’aventures, de gloire et de beauté, les autres font la promo du rêve américain stéréotypé version Hip Hop : bling-bling, villas de rêve et filles à tomber… Bref, ils ont déjà beaucoup, mais comme ce sont véritablement des artistes complets et que - aux Etats-Unis notamment - on ne fait jamais les choses à moitié, tous ces noms de la musique ont sorti leur propre marque de fringues ! Associé à Damon Dash, le rappeur Jay-Z a créé la marque Rocawear, qui s’est faite une place de choix dans le monde du streetwear Hip Hop et génère déjà un pactole bien plus important que la musique. Jennifer Lopez, quant à elle, ne laisse rien au hasard. Avec ses deux marques Sweetface et JLO, la “bomba latina” vise aussi bien la fillette de quatre ans que la jeune femme chic et sophistiquée qui lit Vogue, InStyle et le New York Times, rien que ça ! Prêt-à-porter, accessoires, parfums, rien n’a été oublié. Et les exemples de rapprochement entre mode et musique sont nombreux et ne datent pas d’hier. L’incontournable Russel Simmons, fondateur de

Def Jam et figure emblématique du mouvement Hip Hop, est le précurseur en la matière avec Phat Farm lancée en 1992 ; sans oublier Sean Combs alias Diddy (ex Puff Daddy), homme d’affaires avisé et dénicheur de tendances qui a créé Sean John…

Image, business et qu’en dira-t-on… Si tout le monde s’y met (Gwen Stefani, Pharell Williams, Hilary Duff…), c’est parce que c’est un business vecteur d’image ! À l’heure où j’écris cet article, par exemple, je suis emmitouflée dans mon doux jogging Sean John, compagnon chaleureux des longs week-end d’hiver, ce qui, je l’avoue, n’a rien de très significatif. Ce n’est pas ‘tout bénéf’ pour Puff si les gens se contentent de porter son sympathique jogging à la maison ! Non, ce qu’il veut, lui, c’est de la pub : ben oui, il faut le montrer ce jogging super stylé, ce jogging qui m’identifie clairement comme faisant partie du mouvement Hip Hop et qui, accessoirement, démontre que Puff, c’est un mec super créatif. Enfin, je m’égare… Revenons-en au fait : en gros, je fais de la promo pour la personne de Monsieur Sean Combs, sauf que je paie pour la lui faire, cette promo !


Tendances

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Graffiti, sapes et business

“Si tout le monde s’y met, c’est parce que c’est un business, vecteur d’image”

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De ce côté-ci de l’Atlantique, nous ne sommes pas en reste. Nos rappeurs vendent également leurs marques depuis quelques années (les ex-NTM avec les marques Com-8 et 2 High, Sully Sefil pour Royal Wear, etc.), et ils ne sont pas les seuls. Des artistes issus du graffiti se mettent à affectionner le support textile, d’abord comme nouveau support à leur art, puis comme excellent moyen de communication. Le phénomène n’est pas nouveau mais tend à se multiplier. Les succès internationaux de Wrung et Bullrott sont de bons exemples. À plus petite échelle, l’artiste Banga diffuse dans deux boutiques parisiennes sa ligne de vêtements depuis plusieurs années. Ainsi, avec de la chance, une passion intarissable et beaucoup de travail, des artistes qui étaient considérés il n’y a pas si longtemps comme des vandales, se retrouvent aujourd’hui au coeur de la branchitude parisienne. C’est le cas actuellement pour la graffeuse Fafi, qui est mise à l’honneur chez Colette avec ses customisations de blousons du créateur Dr Romanelli en série plus que limitée. Et quand l’underground est à la mode, l’art de rue se vend à 3000 euros pièce… Aïe !

Gwen Stéfani

Wrung collection.

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Quoi qu’il en soit, une règle essentielle : rester unique, question de crédibilité quand on est issu d’un mouvement comme le graffiti, une évidence quand on est une star se diversifiant dans le secteur ultra-concurrentiel de la mode. En France, une jeune marque prend le contre-pied du phénomène des marques de chanteurs. Nuffrespect (“maximum de respect”) est un hommage, une dédicace, aux artistes de la musique qui ont su nous toucher, nous faire danser… La marque propose des T-shirts homme et femme dans un univers mêlant influences soul et reggae avec notamment une ligne “Collector Edition” numérotée et proposée en série limitée. Parmi les artistes mis à l’honneur : Jungle Brothers, Mos Def, The Roots ou encore Pete Rock. Avis aux fans de bonnes vibes…

Veste par Fafi.


Tendances

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LADY TENDANCES

Texte de Johanna Ikeng

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NE WS Wrung collection.

Basket forever… Des stades au bitume, la basket est devenue en quelques années un incontournable de la planète mode. D’abord dénigrée lorsque les “petits sauvageons” des cités se la sont appropriée, cette chaussure a ensuite été adoptée tant par les adeptes du sportswear que par les bobos parisiens. Décryptage d’un phénomène… Si l’on regarde bien les shoes en face (oops, les choses en face), c’est-à-dire, si l’on baisse un peu les yeux en marchant dans la rue -et je sais que, accros de mode comme moi, c’est ce que vous faites- on constate clairement que beaucoup de chaussures portées en ville ne sont pas des chaussures… de ville. Et pour cause, votre petite soeur qui passe en 3ème cette année, votre chéri qui prend la sale habitude de sauter pardessus les tourniquets de la RATP ou votre meilleure amie qui s’obstine à acheter des Stiletos immettables à 200 euros la paire (presque le prix de mon tout nouveau lave-linge catégorie C acheté sur internet), tous ont compris l’indispensable nécessité de la chaussure de sport. Car pour soeurette, c’est quand même plus facile de supporter 5 kg de livres sur le dos avec des All Stars, plutôt que chaussée des - mignons mais tout à fait dépassés - mocassins que maman lui avait achetés pour son entrée en 6ème ; et s’il ne vous ait jamais venue l’idée d’enfiler vos escarpins préférés pour une belle journée shopping, restezen là car l’expérience est traumatisante.

“Gadgets techniques plus ou moins convaincants, modèles vintage ou rééditions de modèles mythiques, tout est fait pour nous faire craquer”


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Business world et journées shopping obligent, nous les nanas, sommes justement de plus en plus demandeuses en chaussures de sport. Car l’époque n’est pas si loin, où les B-Girls férues de footwear avant l’heure, étaient obligées de choisir leurs Superstar ou leurs Jordan au rayon homme. Et pendant longtemps, les must étaient uniquement déclinés au masculin et à part quelques classiques, comme le modèle Fitness de Reebok, ou les baskets développées pour les deux sexes, comme la Air Max, la Requin ou la Triax, peu d’égard nous était réservé dans ce domaine. Heureusement, aujourd’hui nous le valons bien, et les marques ne manquent plus de proposer quantité de modèles qui nous font rêver. Pourtant nous ne sommes pas plus sportives qu’hier et la majorité des chaussures de sport achetées ne fouleront jamais les stades ou les gymnases. Mais peu importe, la mode c’est la mode… Basket chic, street ou technique, cet élément déterminant de la panoplie mode se paie cher ! Gadgets techniques plus ou moins convaincants, modèles vintage sortis des placards de grand-mère ou rééditions de modèles mythiques, tout est fait pour nous faire craquer (et nous faire casquer). Et on en redemande ! La basket se fait objet culte, et à côté des traditionnelles et presque ringardes enseignes de sport, de nouvelles adresses tendance proposant du footwear de luxe se développent ici et là. Des modèles en série limitée, importés des US ou customisés, sont présentés comme des objets fragiles et uniques, dans “Les marques de mode et de des espaces minimalistes qui se démarquent des lourds assortiments habituellement de rigueur. Dans cet enthousiasme général, chacun apporte sa chaussures rivalisent de contribution au phénomène basket et une nouvelle génération de chaussures créativité et d’originalité apparaît, mixant chaussures de ville et de sport, mêlant chic et confort. pour proposer des modèles À côté des équipementiers sportifs historiques, les marques de mode et de novateurs” chaussures rivalisent de créativité et d’originalité pour proposer des modèles novateurs. Les marques françaises ne sont pas en reste : par exemple, pour cet hiver 2005, Schmoove innove et lance la basket en laine, qui tentera sans doute les plus frileuses… Pour celles qui se veulent plutôt old-school et en quête de singularité, c’est vers l’artiste graffeur Manu custom qu’il faudra se tourner pour dénicher des baskets customisées. Dans tous les cas, et quel que soit le modèle adopté, la basket, comme le jean, apparaît comme la nouvelle histoire d’amour de la planète mode.

Manu Custom

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Schmoove.

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La basket au féminin

adidas superstar

Veja.


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Texte de Cécile Valletoux

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Adeline a l’âme douce… Jolie fille souriante, Adeline Affre a eu un jour une révélation pour les bijoux, et tout particulièrement l’émaillage. La collection qu’elle présente donne vie à des bijoux rigolos et précieux à la fois. Entre forme ludique et couleurs fraîches, elle réveille en nous la candide princesse qui sourit à la vie. Youpi !!! Après une formation de modéliste à LISAA (L’institut supérieur des arts appliqués) qui ne l’enchantait guère, Adeline découvre sa véritable passion au cours d’un stage chez un créateur de bijoux. Commence alors une véritable histoire d’amour. Si quelques-uns de ses bijoux sont créés à partir d’un concept concret, la plupart naissent de coups de coeur pour une estampe, un ruban, une pierre ou une perle et donne le déclic d’une collection. Et puis Adeline travaille avec son bel amoureux, un homme aux doigts de fées qui réalise ses maquettes à partir de moule en cire. Alors, quand on travaille dans un tel environnement,

on ne peut que créer des bijoux tendres et poétiques. Il y a dans le travail d’Adeline une fraîcheur, un esprit enfantin qui transparaît au fil des collections. Quel que soit son âge, on cache dans les petites enveloppes des mots doux, on change la photo dans le petit coeur comme on change de petit ami, on reste frivole et c’est très bien… C’est un bijou de petite fille que l’on vient juste de retrouver après un grand ménage de printemps et qui, telle une madeleine de Proust, vous pince le cœur. Sa dernière collection connaît une première : l’arrivée du plaqué or vit harmonieusement avec l’émail toujours très présent.


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Colorée et ludique, entre clef de sol et coeur médaillon qui s’ouvre sur une photo ou un petit mot secret. On peut aussi sentir des influences tibétaines comme dans le collier de perles “bouddha” inspiré d’un chapelet tibétain et qui possède un pompon qui capte les bonnes énergies. Sans être une pièce unique, chaque bijou a son histoire et devient personnel pour celle qui le porte. Personnel jusqu’au prix, dont la gamme est vaste, ce qui permet à toutes de se faire plaisir selon leurs moyens avec des colliers entre 35 et 70 euros, et des broches entre 30 et 60 euros. La demoiselle regorge de projets. À côté des bijoux, elle dessine des T-shirts et sweats sérigraphiés pour petits et grands, mais elle a aussi dans le collimateur une mini collection de sacs, des sacs énormes avec des imprimés très forts pour que les filles et les femmes aient enfin de quoi ranger toutes leurs affaires… L’avenir est rose pour Adeline Affre, rose bonbon comme le petit coeur qu’elle nous propose.

Sans être une pièce unique, chaque bijou a son histoire et devient personnel pour celle qui le porte. Pour retrouver les différentes collections d’Adeline : Lux Market (www.luxmarket.net), French Touche (www.frenchtouche.com), Mme André (34, rue Mont Thabor Paris 1er), Aime cube (1, rue de Vauvillier Paris 1er), Créative Lab des Galeries Lafayette, Facteur Céleste (38, rue Quincampoix Paris 4ème), Oxyde (22, rue Renard Paris 4ème) Ou encore www.adelineaffre.com pour un bijou plus perso


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Rosa Parks, figure emblématique de la défense des droits des noirs aux États-Unis.

Texte de Agathe Moulanier & Julien Mpacko_Illustrations Mylee_j


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ou celle qui a dit non

Il fut un temps où prononcer ce nom pouvait évoquer insolence, inconscience ou encore affront pour certains, alors que d’autres ne voyaient en cette femme que l'une des plus admirables démonstrations de courage. Un pur acte de rébellion qui allait faire l’histoire. Une leçon inhabituelle face à un racisme institutionnel L’incarnation du combat anti-ségrégationniste américain non-violent vient de mourir. Rosa Lee Parks s’est éteinte chez elle à l’âge de 92 ans, contemporaine de Martin Luther King, elle poursuivait le même “dream” que le pasteur noir américain, un monde sans discrimination raciale. Il y a cinquante ans, le destin de cette ancienne couturière, militante de la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People) et membre d’une association qui incitait les noirs à s’inscrire sur les listes électorales-, allait prendre un tournant qui la lierait à celui de toute la communauté afro-américaine. Montgomery, ville d’Alabama, un des états les plus racistes des États-Unis, Rosa Parks refuse de se lever pour laisser la place à un blanc. “Pourquoi tant de persécutions ? Je l’ignore, mais la loi est la loi et je vous arrête”, tel fut l’échange entre la jeune femme et les policiers venus l’arrêter dans ce bus, un premier décembre 1955. Inculpée pour “conduite désordonnée”, elle devait s’acquitter d’une amende de 14 dollars. Celle que l’on surnommait “la mère du mouvement des droits civiques”, avait initié le combat des défenseurs de la cause noire aux États-Unis, défendue par la suite par Martin Luther King ou Malcom X. Moralement épuisée par une vie sous le joug de la ségrégation raciale, l’Afro-américaine de 42 ans refusa, en dépit de la loi, de céder sa place à un blanc. L’acte de naissance de la lutte pour l’égalité des droits civiques entre noirs et blancs aux États-Unis était signé.

Dans son autobiographie, Rosa Parks déclare : “Ma fatigue était plutôt morale. J’en avais assez de toujours suivre sans protester les ordres des blancs.” L’histoire a souvent rapporté que la fatigue de Rosa Parks avait motivé ce refus. Une manière de ternir le mythe, de réduire le soulèvement national des noirs des États-Unis pour l’égalité des droits civiques à un simple concours de circonstances ? Se mobiliser pour renverser un destin sordide. L’arrestation de Rosa Parks conduit Martin Luther King, jeune révérend de 26 ans, à appeler au boycott des bus de la ville. Un appel entendu par toute la communauté. La clientèle noire décida alors de se déplacer uniquement à pied, parfois sur des très longues distances et en dépit des intempéries. Des taxis conduits par des noirs se proposèrent comme substitut, mais ils furent rapidement déclarés hors la loi. Avant ce premier décembre, en payant le même prix qu’un passager blanc, les noirs devaient s’asseoir à l’arrière du bus aux places “ colored” réservées aux noirs et céder sans condition leur place en cas d’affluence, sans jamais s’assoire devant ou à côté d’un blanc, même dans l’espace réservé. Le boycott, qui allait durer 381 jours, représenta un manque à gagner considérable compte tenu de l’importante clientèle noire, 75 % de l’ensemble des usagers. Il prit fin le 20 décembre 1956, date à laquelle fut appliqué l’amendement du 13 novembre 1956 de la Cour suprême des États-Unis, déclarant anticonstitutionnelle la ségrégation dans les bus de Montgomery.


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Une autre vision du “self-made man”, version black woman Le refus d’obtempérer de Rosa Parks n’était bien évidemment pas le premier depuis le début de la ségrégation raciale. D’autres arrestations avaient eu lieu dans les états ségrégationnistes du sud, mais il semble que celle de Rosa Parks révéla l’ampleur de la révolte du peuple opprimé. Comme beaucoup d’autres noirs de l’époque, le couple Parks perdit son emploi. En outre, acculés par les menaces, ils déménagèrent à Detroit en 1957, au nord-est du pays. Mais le mouvement pour l’égalité des droits civiques était né. Porté par le protestant Martin Luther King et le musulman Malcom X, “Malcolm Little X” de son vrai nom, (les deux principaux leaders respectivement assassinés en 1965 et 1968), la lutte aboutit au Civil Rights Acts de 1964 qui marquait l’abolition de la ségrégation raciale. Elle consacra les dernières années de sa vie à promouvoir la lutte pour les droits civiques auprès des jeunes avec le Rosa and Raymond Parks Institute for Self Development. Icône de la désobéissance civile Rosa Parks a donné son nom à de nombreux lieux publics des États-Unis. À cette occasion Madame Christiane Taubira, députée de Guyane et auteur de la loi 21 mai 2001 reconnaissant la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité, avait déclaré lors d’une interview : “À l’époque, j’ai vite compris que ce geste n’était pas fortuit. Il a attiré mon attention sur les combats des afro-américains et des africains des Caraïbes. C’est un acte grandiose, d’une étoffe humaine extraordinaire. Il est beaucoup plus mobilisateur que les grands actes faits par les géants. (…) Sa pensée était simple et claire, un matériaux précieux pour la lutte populaire. J’ai pour elle une grande reconnaissance politique”.

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Rosa Parks nous a quitté, deux mois, jours pour jours après les premières victimes de l’ouragan. Les superstitieux diront que c’est un signe qui en dit long. Icône de la désobéissance civile, Rosa Parks, épuisée, s’est éteinte. Mais concrètement aucun changement. Une fin qui semble nous dire : “tout ça pour ça, débrouillez-vous, j’en ai trop fait, j’en ai trop vu… Je ne suis qu’une femme… ” Comme vous le savez, la France connaît actuellement une période de crise due à un laisser-aller volontaire ou non de l’État face à certains maux qui gangrènent notre pays depuis une trentaine d’années. Non pas que certaines actions n'aient pas été initiées par ce dernier afin de régler la situation dans les banlieues, mais le fait est que la plaie se trouve plus profonde que les dirigeants ne veulent bien l’admettre. C’est la raison pour laquelle, à un moment donné, certains protagonistes ne trouvent comme moyen d’expression que l’embrasement d’un véhicule, afin de marquer les esprits. Mais une question essentielle nous vient tous à l’esprit : estce la solution qui apportera le changement, et si changement il y a, quel en sera la nature positive ou négative ? Alors pourquoi est ce que les banlieues ne suivraient pas l’exemple de cette grande dame qu’était Rosa Parks, et ainsi continuer son œuvre : manifester avec intelligence et conviction.

Petit flash-back chronologique. 26 août : 7 morts en Floride - 27 août : état d’urgence décrété en Louisiane - 28 août : avis officiel d’évacuation auprès des habitants - 30 août : 80 % de la Nouvelle-Orléans sont inondés, plus d’électricité - 31 août : 20 000 personnes s’entassent au Superdrome, les pillages ont commencé - 03 sept : Washington annonce l’envoi de 7000 militaires - 14 sept : officiellement, un million de réfugiés sur les routes et déjà 650 morts…

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Cauchemar ou réalité Le 26 août 2005, le cyclone Katrina fait sept morts en Floride. Le 26 octobre 2005, Rosa Parks est décédée. L’ensemble de la presse internationale se lâche : “Les Américains sont atterrés en contemplant dans leur pays des images dignes du tiersmonde, (…) le drame de la Nouvelle-Orléans réveille la question raciale aux États-Unis ; (…) un révélateur de misère sans précédent. Le cyclone Katrina a fait plusieurs milliers de victimes en Louisiane, en majorité noires et pauvres (…).”


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RÊVES OU RÉALITÉ Si on vous dit “rêves et réalités”, à quoi vous pensez ? Certainement et sans trop s’y pencher, pour beaucoup, à deux grandes notions qui pourraient provoquer chez l’apprenti philosophe une crise aigue de parlotte compliquée. Ce n’est pas dans cette voie qu’on a voulu s’engager, mais plus dans les particularités que l’on a pu rencontrer. On rêve de liberté, de pouvoir garder son originalité, de pouvoir un jour acheter ce collier qui nous a tant fait rêver, de faire carrière dans la musique, ou de réinventer la nouvelle forme de la bouteille de lait. Notre génération a besoin de rêver, de s’évader. Mais à quel prix ? De paraître dégagé ou en marge de la société ? Au-delà de ce qui pourrait paraître stéréotypé, chacun possède au fond de lui sa propre conception des ceux notions. On a voulu en partager quelques-unes avec vous. Moments choisis.

Illustration de Matthieu Vivinis

033 Faut-il tuer la star qui sommeille en nous ? Andy Warhol est mort. Son quart d’heure de célébrité aussi. Ma télé-réalité distribue des quarts d’heure de honte comme des paires de baffes. Un demi coup de baguette et l’on devient demi célèbre mais sans les tunes, pour tenir il faut travailler à la ferme pendant l’été. L’année dernière, en France, le nombre d'albums commercialisés à chuter de près de 29 % et l’INSEE m’apprend, que la pauvreté chez les 18-29 ans avoisine les 600 000 âmes, soit le taux de candidats au bac. Les artistes sont dans la rue. Ils sont victimes de la logique du gratuit, obligés de se connecter entre eux, faire avec l’individualisme. Toujours entre deux tafs, ils font du peer to peer et l’industrie du spectacle se sert. L’industrie du rêve devient une réalité sans saveur. La culture n’embauche plus et l’ANPE est le seul lien entre toutes les disciplines. Des artistes sans célébrité cachetonnent à l’intermittence, se rencontrent aux Assedic et philosophent avec l’URSSAF. Et le bilan reste le même, c’est un métier difficile et le talent ne sert pas forcément de CV. Bonne nouvelle, la concurrence se tasse, les plus jeunes générations sont obsédées par la stabilité de l’emploi et elles fabriquent des rêves à 0.50 centimes d’euros hors coût d'un SMS. Choisir les domaines artistiques comme domaine d’expression et activité principale, réaliser ce rêve tout en le transformant en réalité, relève du parcours du combattant. (Dominique)

Amour, gloire et beauté La majorité rêve de gloire et de fortune, c'est-à-dire des grosses maisons, grosses voitures, argent facile, filles dépravées et orgies nocturnes. Ils essaient d'atteindre leur but, mais se heurtent rapidement à la réalité de la vie, dans un pays où il n'est pas facile de réaliser ce type de rêves. Ils se retrouvent donc à copier ce mode de vie utopique que nous renvoient les médias - notamment la télé avec MTV - alors que leurs moyens ne le leur permet pas. Cela donne de piètres caricatures vivant justement déconnectées de la réalité.(Gérald et Cécile)


Qui n’a jamais rêvé d’être une star ? Qui n’a jamais rêvé d’être un chanteur, un rappeur mondialement connu ? Qui n’a pas rêvé d’être à la place de Zinedine Zidane marquant les deux buts en finale de la Coupe du monde 98 face au Brésil et d’être porté en héros par toute une nation ? Bon, il est vrai que cela fait plus parti du fantasme masculin que féminin mais mesdemoiselles, parmi vous, qui n’a pas rêvée d’être Paris Hilton ? Euh ! Enfin tout au moins d’avoir la même fortune que celle-ci ? Et oui en effet le rêve est une chose mais la réalité en est une autre, et le retour à la réalité peut-être parfois brutal. Prenons un exemple tout simple, celui du jeune rappeur inconnu qui ne rêve que d’une chose, être une star, et ben sache petit Padawan qu’avant d’y arriver le parcours est jonché de difficultés. Pour se faire connaître et signer dans une grande maison de disque il faut (et c’est là que le bas blesse) être connu, je sais vous allez me dire que c’est en signant en maison de disque que vous arriverez justement à vous faire connaître, et ben non, à notre époque et vu la conjoncture actuelle, les maisons de disque ne prennent plus de risque ce qui sous-entend qu’avant de signer il faut enregistrer afin de maquetter un produit proche du professionnel. Ensuite, il faut que cela plaise à un maximum de personnes et ainsi créer un buzz qui fera que l’on parlera de vous(…) bla bla bla… Puis, au bout d’un certain temps tout ça arrivera aux oreilles d’un Directeur artistique qui éventuellement vous signera et encore ce n’est même pas sûr ; bref tout ça pour dire que du rêve à la réalité le parcours peut être parfois assez ardu. Même chose pour ceux qui veulent devenir des sportifs de haut niveau à la Zinedine Zidane mais n’est pas Zidane qui veut, vous ne me contredirez pas en disant que sur 100000 jeunes qui rêvent de devenir des stars du foot pas plus de 1% auront une carrière à la Zidane. Quant à celles qui rêvent d’avoir une vie à la Paris Hilton, hormis, gagner au loto ou de naître riche, je ne vois pas comment ce rêve peut devenir réel. Enfin, bref, je finirai plutôt

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Il ne suffit pas de vouloir La musique, c’est une chose que je peux faire des heures et des heures sans m’arrêter. J’ai commencé en espérant apporter ma touche personnelle, et faire ce que personne d’autre ne faisait. L’idéal, ce serait bien sûr de pouvoir vivre de cette passion. Mais il ne suffit pas de vouloir… On est dans un contexte où les choses sont de plus en plus formatées et, contrairement aux États-Unis, en France cette musique est loin d’être prise au sérieux ; elle reste très caricaturée par la majorité des médias et du grand public. Comme dans tout milieu, le Hip Hop marche aussi beaucoup au copinage. Et sur le plan créatif, sans parler de la frilosité des maisons de disque, et parfois même de celle des artistes, il faut réussir à s’imposer au bon moment. Tout çà c’est un travail de longue haleine qui demande beaucoup d’énergie et de patience, et une bonne dose de confiance en soi et en son travail… (Rim, de Frero Prod, compositeur Hip Hop)

sur une note optimiste qui est de s’accrocher à ses rêves car les ingrédients pour transformer ses rêves en réalité sont, paradoxalement, assez simples car c’est avec un peu de volonté, un soupçon de chance, que nos rêves peuvent se réaliser. Mais surtout il faut surtout croire en ses rêves car comme le dit John Xto (promo) dans un de ses textes “ l’espoir fait vivre, sans rêve ya pas d’espoir ”, à bon entendeur… (John XTO)

“JE ME VOYAIS DÉJÀ EN HAUT DE L’AFFICHE…”

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n'ayant que la haine pour s'exprimer, ils se sont mis à tout casser, dans l'espoir d'être écoutés et de voir les choses changer. Pouvoir vivre, travailler et être respecté, dans le pays où l'on est né, est-ce un rêve ou une réalité… (Pris-k) n'ayant pas la couleur appropriée, qu'ontils d’autre à faire que de rêver à un lendemain plus doré. Dans une société où la pauvreté est une réalité et où, pour certains, le logement rime avec indécent, qu'ont-ils d'autre à faire que de se révolter. Mais face à la réalité de notre société, Les jeunes de la culture urbaines rêvent de réussite, de reconnaissance et d'intégration, pour beaucoup leur modèle est américain, là où la réussite n'a qu'une couleur celle de l'argent. Dans une société où les portes du travail se referment sur les jeunes non diplômés, sur-diplômés ou

Le Hip Hop n’est que le reflet de la société dans laquelle nous vivons.

035 Bling Bling et société Les jeunes attachés a la culture Hip Hop rêvent souvent de s'en sortir grâce à elle, devenir riche, rouler en 4X4, être blindé de bling bling et entouré de filles sexy et avenantes, le Hip Hop US- et dans une moindre mesure français- leur renvoi une image de réussite outrancière, ces jeunes pour la plupart issusde classes sociales défavorisées voient le Hip Hop (au même titre que le sport et le business illégal) comme une de leur seul porte de sortie. Pourtant la réalité est toute autre. Peu de rappeurs vivent de leur art et ceux qui sont devenus riches grâce à leur musique se comptent sur les doigts d'une main… Le fantasme et la manipulation des médias, nous renvoie toujours les mêmes clichés du rappeur qui s’en est sorti (mais qui garde les "maux" de la cité en lui machisme, s'exprimant mal, affichant des signes exterieurs de richesses ostentatoires..). De plus les médias présentent toujours la banlieue toujours de la même manière avec les vieux clichés éculés : banlieue = immigration + islam = violence et délinquance, encore une fois tout un pan de notre société est occulté, discriminé, mis de coté, le Hip Hop n'est que le reflet de la société dans laquelle nous vivons. (Tex)

La réalité est ailleurs La culture Hip Hop se place entre ces deux mondes... Le mouvement est fondé sur des principes bien réels de la vie de la rue, mais il a tendance aujourd’hui à s’expatrier vers les soirées mondaines et le caractère ‘bling bling’ des stars, qui ne veulent rien dire de réel pour nos enfants bien au contraire, tout ça n'est que flambe et rêve !! Le Hip Hop à la base c'est underground, que ce soit du rap, du graff, du chant, de la danse, ou encore du stylisme tout est né de rien, de l'envie de faire, sans grand moyen. La culture Hip Hop c'est un style, et un mode de pensée bien réel qui s'inscrit dans la réalité de la vie, plus dure que facile. Mais l'essor de ce mouvement avec les grosses productions américaines, et la déferlante d'artistes, montre aujourd'hui une image à paillettes, où les femmes sont sculptées et dénudées, et les hommes très “bad boy gangstérisés”... La superficialité et le rêve ont pris le dessus sur le fond, et le sens. Pour le grand public, culture Hip Hop aujourd’hui c'est ça ! Pas top l’image ! Assimilé aux voyous qui agressent les mamies, parce qu'ils écoutent du rap, le Hip Hop ne fait pas bonne figure… Il est temps que les pionniers trouvent leurs successeurs pour redresser le ton... (Gaelle)


Tendances

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Dreams

Photographe : Aurélien Dupuis Stylistes : B-ni Ben & Shirlou Yet Hair : Morgane Degouvest - Make-up : Annabelle Model : Justina@Next

Justina porte un sweat long en molleton, des mitaines assorties (Néologie), un tutu en tulle de soie (Repetto), un legging (Falke), des Salomés (Patrick Cox).


Tendances

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Justina porte un sweat brodĂŠ en coton (J and Compagny), un jean (Ellus jean). des escarpins (Marc Jacobs c/o Biondini).


Tendances

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Justina porte un sweat cape en molleton (Zoo York), un legging en voile (Falke), des SalomĂŠs (Patrick Cox).


Tendances

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Justina porte un sweat sans manche (Diab’less), un sweat à capuche en maille (G-Gus Industries). Pantalon à pinces en piquet de coton (Lacoste), des Salomés en cuir (Patrick Cox).


Tendances

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Justina porte un sweat à pression en molleton (Jenny Hellström), une robe marcel en patchwork de coton (Gareth Edwards c/o Kokon To Zai), un boot leg adidas). des Salomés (Patrick Cox).


Livres & sport

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Textes de Tristane Banon

BOOKS

Quelques lignes qui vous donneront envie d’éteindre la télé et d’ouvrir ces pages. Parcours d’un homme paumé, leçon de peinture pour les apprentis graffeurs, ou essai sur le bonheur, le temps de lire est arrivé. Posologie du bonheur

Photos DR

David Foenkinos a toujours eu l'art du titre. Avant En cas de bonheur sorti fin août, il y avait eu Entre les oreilles ou encore Le potentiel érotique de ma femme. Pas mal ! Après s'être donc attaqué avec brio au problème de ce qui est censé nous rendre sensé, ce minimum de ‘jugeotte’ que l'on situe médicalement entre les oreilles (et que la célébrité fait parfois s'envoler), David Foenkinos pose une question cruciale : qui nous prévient du bonheur ? Nous sommes tous assurés contre tout, assistés même. Mais quand une situation quelque peu imprévue par les manuels scolaires vous rend heureux (tromper sa femme qui sait par exemple...), quelle mutuelle de santé prend la chose en charge et vous explique la marche à suivre. Se laisser vivre ? S’expliquer ? Se perdre ? Se retrouver ? Soyons clairs : si votre maison brûle, que vous perdez au passage votre exploitation agricole et l'héritage familial, les assureurs sauront mieux vous indiquer la marche à suivre que s'il vous arrive, par malheur, d'être heureux. En cas de bonheur, personne n'indique le médicament ni la posologie… Reste à lire le livre, c'est toujours ça de pris... Même si ça n'est pas remboursé par les mutuelles de santé, la dépense en vaut la peine. Un bon traitement qui n’aggrave pas le trou de la sécu ça s’applaudit… À suggérer à Xavier Bertrand, notre bon Ministre de la santé. En cas de bonheur Éditions Flammarion, 232 pages, 16 euros.

Amoureux, donc fou...

Le pinkie-pinkie - Éditions Fayard, collection Littérature. 243 pages, 18 euros.

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Imaginons Bono. Bono est agent immobilier dans le VIIème arrondissement parisien. Jusque-là rien de grave. Mais Bono sort d'un méchant chagrin d'amour et c'est là qu'il faudrait commencer à s'inquiéter, car on sait tous qu'un homme malheureux est aussi une bête incontrôlable. Surtout quand on apprend que la bête en question, qui était tranquillement occupée à noyer son chagrin dans l'élaboration d'une stratégie implacable pour “vendre et louer du Carrez”, va tomber sur une belle sud-africaine pas forcément sereine. La jeune femme croit au Pinkie-Pinkie, un être difforme au sexe géant qui peut se rendre invisible et viole les filles à leur insu, rien que ça ! Alors là on se dit que l'auteur, Basile Panurgias, ferait mieux d'arrêter les ‘amphét’ et d'entamer une thérapie de groupe... On a tort ! Parce que certes, Bono passe par le SM et le pétage de plomb total, sans oublier d'incarner les démons de sa nouvelle bien-aimée, certes la morale de l'histoire n'est pas forcément très moral, mais n'oublions pas que Bono sort d'un chagrin d'amour et que ça, ça excuse tout. Et puis ce livre c'est aussi la parcours d'un homme paumé qui s'arrange comme il peut avec l'ennui mortel de notre monde contemporain... En plus le texte est divinement écrit, alors pourquoi s'en priver ?


Livres & sport

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Woshe : manuel du parfait petit graffeur 20 ans qu'il existe en France, 20 ans que l'État le condamne sans le comprendre, que le français l'admire sans l'aimer... Mais toi, graffiti qui jonche nos murs, qui es-tu donc ? Le Black book de Woshe c'est un peu le Petit Robert du graff, un cours magistral sur cet art de rue que l'auteur pratique depuis plus de 15 ans dans un style assez classique avouons-le, pour peu qu'on puisse être classique en la matière. Quinze ans, ça n'a l'air de rien, mais quand on est né en 1972 dans le Val-de-Marne c'est tout de même la moitié d'une vie et là, tout de suite, ça force le respect. Surtout que Darco a signé la préface. Beau casting pour ce livre quand on sait que Darco n'est autre que le fondateur du groupe FBI (Fabulous Bomb Inability), lui-même membre des United Artists du mythique peintre new-yorkais Seen. Ce livre c'est un peu comme un module dans la meilleure faculté du graff. Comme tous les cours, il y a une première partie un peu indigeste, mais obligatoire, où toi, modeste lecteur, tu vas être initié à la logique de construction des 26 lettres de l'alphabet. Et comme tous les cours, la pratique est un grand moment de bonheur, près de 70 pages pour t'expliquer comment assembler les lettres, les lier, les déformer... Bref, faire du beau ! A la fin du livre, tu n'es plus vraiment un modeste lecteur, tu deviens un oeil averti et tu peux être sûr que la rue, tu ne la regarderas plus de la même façon. Black Book : les mains dans l'alphabet Éditions Alternatives, Hors Collection. 143 pages, 25 euros.

Relisons nos classiques…Miss.Tic

Miss.Tic Attak, éditions Alternatives, 96 pages, 25 euros. Préface de Gilbert Lascault.

Photos DR

Miss.Tic tout le monde connaît… Surtout si le monde en question habite Paris et marche un peu dans la rue, un oeil sur ses pochoirs plein les murs, les musées, les vitrines, les pierres ou ailleurs. Qu’importe, Miss.Tic est une marque, un courant de pensée… Allez, soyons fous, une “Ché Gevara du béton” ! On a maintenant la preuve qu’on peut protester en beauté. Attaquer le lieu commun, et les a priori, les femmes trop “femme” ou pas assez, le monde trop absurde ou pas assez, ce qui fout le camp et ce qui reste trop en place ! Plus décoratif que les ‘manifs’, moins handicapant que les grèves… Miss.Tic, c’est l’alternative artistique à la protestation sociale, le syndicalisme en moins. Pour aller plus loin et pour s’en prendre à la France entière (parce que soyons honnêtes, les fans d’art urbain de Dunkerque ou de Saint-Rémy de Provence sont tout de même super loin de Paris… mais y a-t-il des fans d’art urbain à Saint-Rémy ), Miss.Tic a publié sa capitale au pochoir sur 96 pages. À l’endroit comme à l’envers, c’est assez tentant.


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LADY CULTURE

044 POPOF EST UN ARTISTE COMPLET EN PERPÉTUELLE CRÉATION, MAIS AUSSI UN ARTISTE PASSIONNANT QUI PASSE D’UN UNIVERS À L’ AUTRE AVEC UNE AUTHENCITÉ QUI LUI EST PROPRE… BREF, GRAFFEUR, PEINTRE OU SLAMEUR, POPOF, DE PAR SON HISTOIRE FAMILIALE ET À TRAVERS SON ART, DÉGAGE UN SOUFFLE DE LIBERTÉ QU’IL AIME DÉFINIR COMME UNE ÉNERGIE PORTEUSE QU’IL INSUFFLE AU TRAVERS DE SES EXPOSITIONS.

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Textes de Armelle Mérendet

URBAN ART

Shiva 2004, en Inde

PopOF

Une grande exposition appelée “Trait d’union” s’est déroulée du 11 au 20 novembre au studio Albatros à Montreuil. Ce spectacle visuel a réunit plusieurs artistes aux supports différents allant du graff, à la poésie, la danse, la peinture ou la vidéo. Bref une réunion de talents qui ont chacun envie de faire partager leurs idées et leur art. Peut-être même y avez-vous vu danser la belle Diane, chroniqueuse dans notre magazine… POURQUOI AS-TU CHOISI CE SUPPORT ARTISTIQUE POUR T’EXPRIMER ? J’ai plutôt tendance à peindre la ville, c’est par là que j’ai commencé. Ma première école a été le graffiti. Je suis né à Moscou, je suis passé par New York et arrivé à Paris, donc j’ai plutôt habité dans des grandes villes. De la crasse, on peut toujours faire quelque chose de beau, faire naître de l’or avec de la poussière, c’est un peu ce qui se passe avec le graffiti où on met de la couleur sur du gris, sur des vieilles surfaces et on fait parler des vieux murs qui sont voués à la destruction. Voilà le processus artistique qui me motive et qui fait que je progresse dans cette démarche…

Amur

QUELLES SONT TES SOURCES D’INSPIRATIONS ? À la base l’art c’est une thérapie, on en vient tous à faire ça pour se soigner d’un malaise ou pour se sentir bien dans son univers. De cette thérapie sontt nées des énergies et des envies. Pour moi l’envie de faire des toiles est née avant que je fasse du graffiti… J’ai grandi dans un contexte familial assez particulier. Mon père était un dissident russe qui a fait dix ans de goulag et qui en sorti en étant échangé contre des espions. Il éditait des poètes russes comme Aleksandr Soljenitsyne qui ont eu par la suite un prix Nobel. Ma mère nous faisait écouter, à mon frère et moi, des cassettes de poésie russe, forcément, ça ouvre l’esprit même si sur le coup un enfant ne s’en rend pas vraiment compte (c’est pour cela qu’il est important d’amener les enfants voir des expos, écouter du slam, voir des pièces de théâtre…). Moi, j’ai toujours été habitué à avoir des toiles de maître devant les yeux et ce n’était pas Bob l’éponge ou la télé réalité ; et je pense justement que ça c’est un peu un anéantissement de l’imagination. Et même si la peinture est un peu crue, froide ou dure, ou si c’est de l’art abstrait par exemple, l’enfant perçoit l’émotion qui se dégage de la toile et ça lui apprend même différents modes d’expressions et les différentes interprétations d’une même émotion.. Bref, c’est de cette enfance baignée dans l’art que me vient cette envie.


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PARLE-NOUS DE TES DÉBUTS DANS LE GRAFF. ? Pour le graffiti, on peut dire que ça s’est vraiment passé en 1989, j’ai croisé un groupe de graffeurs qui s’appelait MAC (composé de Psyckose, Juan et Kongo) j’étais tout jeune et eux avaient déjà dixhuit, dix-neuf ans, et je suis devenu un peu comme leur mascotte, je les suivait, je graffais avec eux et ça a été ma première vrai école de la fresque. J’ai pu développer mon style de graff, et je les ai suivi pendant à peu près quinze ans… Ces énergies et ces rencontres, m’ont permis de comprendre que je ne voulais faire que ça, et que mon but était de réussir à en vivre. COMME LE GRAFF FAIT PARTIE DE LA CULTURE URBAINE, ON PENSE SOUVENT QU’ÊTRE GRAFFEUR C’EST FAIRE PARTIE DE LA CULTURE HIP HOP. QU’EN PENSES-TU ? Ce n’est pas bon de cantonner le graff seulement au mouvement Hip Hop ou à l’art de rue parce que ça va plus loin, c’est aussi une liberté de peindre dans la rue… Quant j’étais à New York, la Mecque du graffiti, j’ai rencontré les “papis” du graff et eux n’écoutaient pas nécessairement du rap, ils écoutaient du J.Hendrix par exemple. Donc c’est assez restrictif parce que plus il y aura de styles de graffeurs différents, avec des univers différents, plus il y aura de la diversité dans le graff, et plus le graff évoluera. Moi je fais des toiles, je fais du graff, je travaille au pinceau, à la bombe sur les toiles et surtout sur des murs parce que la surface à remplir est plus grande, parfois aussi au pochoir… Bref, je ne suis pas bloqué sur un genre et une technique définie. En fait il y a deux aspects différents dans mon art, il y a une vision vraiment très personnelle, très intérieure qui est la toile, et il y a les fresques de rue qui sont peut-être plus éphémères puisque je graffe sur des vieux murs qui doivent être détruits… En fait je me définis comme un artiste issu du graff parce que c’est mon énergie. Je connais plein de mecs qui ont graffé pendant une longue période et maintenant qui font autre chose comme du graphisme ou qui commercialisent des sapes ; donc eux ont pris le graff comme un savoir et ils l’ont réinjecté dans un autre domaine .En fait, le graffiti est un processus mental et une énergie.

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EST-CE QUE TA CULTURE RUSSE T’A APPORTÉ UN PLUS ? Je ne sais pas si c’est ma culture russe ou si c’est ma culture dissidente, mais en tout cas cela a énormément joué dans mon appréhension de la poésie, de la peinture… Je suis retourné en 1995 en Russie, ça avait vraiment changé, les russes avaient acquis une plus grande ouverture d’esprit. J’aimerais y retourner avec mes bombes pour graffer et pouvoir rendre hommage à tous ces dissidents, comme mon père, le peintre russe Oscar Rabine et tous les autres. Mais l’âme russe et plus généralement l’âme slave, est super belle et ça se voit dans leur poésie.

Dans un berceau. 2003

La voix de son maître.


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Photo Miguel Rio Branco

046 EN CETTE ANNÉE OU LA CULTURE BRÉSILENNE EST À L’HONNEUR, LES EXPOSITIONS CONCERNANT LES PEINTRES OU PHOTOGRAPHES BRÉSILIENS FLEURISSENT UN PEU PARTOUT, NOUS PERMETTANT AINSI DE DÉCOUVRIR TOUT UN PAN DE CETTE CULTURE RICHE ET DIVERSIFIÉE, DE CE MÉTISSAGE CULTUREL ET SES CONTRASTES SOCIAUX LES PLUS MARQUÉS.

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Textes de Armelle Mérendet

URBAN ART

“Métissage culturel et contrastes sociaux marqués.” Miguel Rio Branco - Maison Européenne de la photographie

Le Brésil est un pays de paradoxes ou les avancées technologiques les plus poussées cohabitent avec la pauvreté et la misère humaine les plus extrêmes. L’écart entre les classes moyennes se rarifient pour ne laisser que deux grandes catégories : des riches toujours plus riches et des pauvres toujours plus pauvres. C’est dans ce pays aux contrastes frappants et au brassage culturel étonnant que l’artiste Miguel Rio Branco a posé ses valises et ses pinceaux… Portrait. Miguel Rio Branco est né en 1946 aux Canaries, mais vit et travaille à Rio de Janeiro. Il commence par la peinture puis se consacre à la photo (il est d’ailleurs membre de Magnum Photos depuis 1980), au cinéma et à la vidéo. Après une exposition remarquée aux Rencontres d’Arles, il expose pour la première fois à Paris, à la Maison Européenne de la photographie. Cet artiste aux multiples facettes, a pensé et conçu son exposition comme un tout, dans lequel les supports choisis deviennent complémentaires afin de créer un environnement dans lequel le visiteur doit littéralement s’immerger. M.R.Branco nous fait ainsi découvrir des peintures qui utilisent la technique du collage, réalisées lors d’un séjour à New York au milieu des années soixante. Au fil de l’exposition, on constate les correspondances entre son travail pictural, photographique et cinématographique ; en effet, on a souvent l’impression que la photo surgit du tableau et inversement. À cela s’ajoute une interdépendance a priori contradictoire, entre ce qui est donné à voir et le sentiment qui se dégage de ces œuvres, comme l’indique le titre de son expo “Plaisir la douleur”, qui nous plonge de façon assez troublante dans une dualité permanente d’émotions. M.R.Branco réussit donc à faire ressortir des émotions positives à travers des scènes de rue ou des portraits chargés de misère humaine. Le beau se fait alors écho du laid, la sensualité naît de la violence et la vie trouve son sens dans la mort. Cet artiste dira à propos de son travail que “le Brésil peut offrir aussi un supplément d’humanité et qu’il y règne une forme de générosité” que l’on retrouve dans son œuvre mais qui “inclut forcément la douleur et le plaisir à la fois”. Pour définir son travail, on parle beaucoup de la couleur, on a même parfois employé le terme de “coloriste” qui pour l’artiste représente la matière et dont l’utilisation est très liée à la terre, à la peau. La peau qui devient ainsi une page sur laquelle s’inscrit l’histoire d’un pays avec le métissage et la déclinaison de ses couleurs, et sur laquelle s’inscrit l’histoire personnelle de l’artiste, avec les cicatrices, marques indélébiles de blessures physiques ou psychologiques. Bref, face à ce monde où tout se côtoie et se mélange, le travail de M.R.Branco semble être comme une recherche de soi pour enfin réussir enfin à trouver une certaine quiétude : “La vie aujourd’hui est compliquée ; il y a beaucoup de contraintes et moins de liberté qu’avant. La meilleure façon de réagir à tout cela, c’est peut-être d’être le plus égoïste possible et de tenter de retrouver ses racines”.


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BOHEME NOCTAMBULE DES NUITS NEW-YORKAISE, RICKY POWELL N’A DE CESSE D’ERRER, DE RENCONTRER ET DE PHOTOGRAPHIER LE CÔTÉ OBSCUR DE LA BIG APPLE, RÉSERVÉE HABITUELLEMENT AUX INITIÉS DU MILIEU UNDERGROUND NEW-YORKAIS.

Ce photographe instinctif immortalise avec son appareil des atmosphères de rues, des concerts et des figures mythiques du milieu underground. Ricky Powell nous donne accès à un univers artistiquement déjanté où le glamour côtoie le trash, et où seul règne l’authentique et le révolté. C’est donc à force de rencontres et de photos que ce photographe autodidacte s’est fait un nom (il a figuré parmi les “500 of the Greatest Rock and Roll Photos). Sa curiosité et son ouverture d’esprit ont nourri son Minolta de portraits divers, allant du monde Hip Hop avec des photos de Method Man du Wu-Tang Clan, Rakim, Beasty Boys ou encore Run DMC aux pieds de la Tour Eiffel (pour ne citer qu’eux…), en passant par des figures emblématiques du mouvement underground comme Nina Hagen, Keith Haring, Warhol, Basquiat ou Grace Jones. Ll Cool J

Photo Ricky Powell

RicKy PoWell Ricky Powell agrandit encore et toujours son album photos avec les réalisateurs Francis Ford Coppola et sa fille Sofia, le couturier Calvin Klein ou les chanteurs John Lee Hooker, Martha Graham. Bref, des tirages hétéroclites à la mesure de ses rencontres nocturnes. Les photos de Powell prises sur le vif transpirent l’authentique. Pas de chichis, pas de retouches, le sujet ou la personne représentée apparaît dans sa vérité.

Cover Public Access Ricky Powell a voulu donner une dimension supplémentaire à ses photos en les faisant retravailler par des graffeurs confirmés tels que Lee Quinones, Daze, Kaws, Jest, Dr.Revolt, Kostas ou d’autres. De ces nombreuses collaborations est issue une série de photos réinventées par des graffs en tout genre. Powell devient donc un incontournable de la photo, les grands journaux et magasines américains font régulièrement appel à lui. La télé le réclame également puisqu’il animera l’émission devenue culte sur le câble “Rappin’with the Rickster” sur le Manhattan Neighborhood Network.

C’est ainsi qu’après avoir exposé à la galerie The Eyejammie Fine Arts Gallery à New York et à Upper Playground à San Fransisco, Ricky Powell est venu présenter son travail l’été dernier chez Colette, sa première expo. À Paris, un échantillon de ses photos est dans son troisième livre du genre Photographs 1985-2005 – Public Access, édité par Sara Rosen. On y retrouve vingt ans de photos, dessins et textes inédits ainsi que les collaborations du photographe avec les plus grands noms de la scène Hip Hop.


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Textes de Shade & Lyte

LE GRIM

MIXS - DANSE - BEATS - MC - BRUT CRASSE… ALLÉCHANT NON ? ET BIEN C’EST LA TOUTE DERNIÈRE DÉCOUVERTE MUSICALE ‘MADE IN UK’, UN MIX DE DRUM’N’BASS, DUB, RAGGA, GARAGE, JUNGLE ET RAP… UNE VÉRITABLE MARMITE SONORE ÉPICÉE À SOUHAIT. UN SON QUI FAIT DANSER TOUTE LA JEUNESSE LONDONIENNE DES GHETTOS. UN BREAKBEAT RAPIDE ET UN MC AU FLOW SOUTENU. UN SON BRUT DE DÉCOFFRAGE, UNE MUSIQUE À LA FOIS RAGEUSE ET INCISIVE AVEC UNE PART BELLE DONNÉE AUX LYRICS POÉTIQUES.

“Graillme” pour la prononciation, “crasse” pour la définition, le grime est un style né dans la pauvreté des quartiers de l’Est Londonien et a émergé des radios pirates et de la rave culture anglaise pour devenir le son le plus grinçant de ce nouveau millénium.

Photos DR

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Dizzee Rascal

Dizzee Rascal

Certains le considère comme la réponse anglaise au mouvement américain “dirty south” le crunk, contrecarrant de façon cinglante la dernière mode Hip Hop “bling bling” et aidant à restituer le côté ‘roots’ de la musique des ghettos. Cette révolution anglaise repose sur quelques protagonistes notoires tel Dizzee Rascal, fer de lance et référence incontournable de cette nouvelle musique bâtarde. Âgé de seulement 18 ans lorsqu’il enregistra son premier album Boy in da Corner, il fut la révélation underground de l’année 2003 et contribua à mettre en lumière ce mouvement. Accompagné de son acolyte Wiley, Dizzee a notamment fait la première partie du concert de Jay-Z à Londres. Ils atomisèrent la scène avec des bombes comme “Bounce” et “Roll Deep Regular”. Son deuxième album Showtime a confirmé que le grime n’était pas seulement une tendance furtive et confidentielle mais bel et bien un courant appelé à durer. Parmi les autres rappeurs de la scène grime, Mc Kano du Nasty Crew , le So Solid Crew composé de 20 membres… et d’un chien ! Ou encore le Français Diplo - accessoirement petit ami de M.I.A (cf. portrait de M.I.A. ndlr) - et bien d’autres. Il nous faut aussi citer les femmes, belles et bien présentes, comme Lady Sovereign, très jeune mais déjà reconnue par ses pairs, Shystie la ‘female MC’ au flow le plus rapide de Londres ou Dj Baby Blue et Estelle, autres prodiges précoces de cette tornade musicale. Un dernier petit conseil : si vous passez le troisième vendredi du mois par le quartier londonien de Soho, ne ratez pas la soirée Ladies Night à Deal Real Records (magasin de disques Hip Hop). C’est en effet le seul endroit où vous trouverez des open mic exclusivement réservés aux ladies !


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M.I.A

“Le militantisme politique de son père lui a valu de fuir pendant toute son enfance.”

Photo David Titlow

MAYA ARULPRAGASAM, AKA M.I.A POUR “MISSING IN ACTON”, N’A RIEN D’UNE STARLETTE ÉDULCORÉE. À L’ISSUE D’UN PARCOURS INCROYABLE, CETTE LADY NOUS OFFRE UNE MUSIQUE QUI DEVRAIT DONNER AUX POPOTINS LES PLUS RÉSEVÉS UNE ENVIE INCONTRÔLABLE D’EFFECTUER UN MOUVEMENT DE LA GAUCHE VERS LA DROITE, PUIS DE BAS EN HAUT, TOUT EN Y AJOUTANT DES REBONDISSEMENTS FESSIERS ENCORE NON REPERTORIÉS.

Pour donner une idée de la recette musicale de M.I.A. (à ne pas confondre avec Mya - ndrl), mélangez des bases Hip Hop avec un riddim dancehall efficace. Parsemez d’électro et laissez reposer près d’un reggae ensoleillé. Une fois la mixture prête à déguster, épicez le tout à la sauce grime. Il ne manque plus qu’une pincée de militantisme pour obtenir l’une des meilleures sorties anglaise de 2005 (et pourtant vous savez comme moi que nos compatriotes d’Outre Manche possèdent une créativité musicale inversement comparable au goût de leur cuisine). Et si M.I.A. fait de la musique, c’est bien pour faire danser les foules et rendre les gens heureux : de ses propres mots – que je ne traduirai pas volontairement – “Who really wants to feel like shit ?”… Et pourtant la demoiselle revient de loin. Maya a grandi au Sri Lanka, au coeur d’une guerre civile. Le militantisme politique de son père lui a valu de fuir pendant toute son enfance. Après avoir vécu dans une ferme coupée du monde sans eau ni électricité, puis au coeur de l’Inde où sa soeur lutta contre la typhoïde, sa famille finie par se réfugier en Angleterre au milieu des années 80. Maya, alors âgée de onze ans, découvre en même temps la

M.I.A

langue anglaise, le racisme et le Hip Hop grâce aux rythmes étranges provenant du voisinage. Malgré son amour pour Public Enemy et N.W.A., c’est à l’art que se destine d’abord la jeune fille. Élève brillante, le monde graphique de Maya est un subtil mélange entre son goût prononcé pour les couleurs joyeuses et son passé au milieu des armes de guerre : imaginez un joli camouflage orange, vert et rose habillant des combattants de la liberté… “Arul”, qui signait désormais ses oeuvres sous le nom de “M.I.A.” commençait à se faire un nom. C’est en dessinant des pochettes d’albums que M.I.A. arrive par hasard dans le monde de la musique. À la suite d’un voyage aux Caraïbes où le dancehall est pour elle une véritable révélation, sa rencontre avec le label XL Recording (Dizzee Rascal, les White Stripes, The Prodigy…) sera déterminante. Ainsi la chanson “Sunshowers” nous fait pénétrer une fois de plus dans un mélange de positivisme et de dénonciation dont seule M.I.A. a le secret…


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LADY ON AIR

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Texte de SKY

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COMMENT TE SENS-TU ? Je me porte à merveille, très bien, très zen.

DIRE QUE STÉ EST UNE NOVICE DANS LE HIP HOP SERAIT UN NON SENS. ACTIVISTE DES PLUS AGUERRIE AU SEIN DE SON CREW LA MAFIA UNDERGROUND ET À CÔTÉ DE SON MENTOR SULEE B, ELLE S’EST LIVRÉE SIMPLEMENT “FIDÈLE À ELLE-MÊME”, ET REVIENT AVEC 13 TITRES : UN NOUVEL ALBUM POUR APPRENDRE UN PEU PLUS SUR CETTE JEUNE FEMME ARRIVÉE À MATURITÉ, BIEN DANS SA TÊTE ET DANS SES MOTS…

“FIDÈLE À MOI-MÊME” EST UN TITRE DE VOTRE NOUVEL ALBUM, QUE FAUT-IL COMPRENDRE ? Cela veut dire que je reviens avec le même esprit, la même rage qu’en 1994. Il s’agit d’une philosophie de vie, tout ce que je fais est en accord avec moi-même. J’ai beaucoup mûri, je suis apaisée avec mon objectif personnel. DANS QUEL ÉTAT D’ESPRIT AS-TU COMPOSÉ CET ALBUM ? En travaillant les morceaux de cet album, je n’ai pensé qu’à moi, ce fut très agréable. Mon seul but était de me dire, qu’est ce que j’aime faire et comment je vais le faire ? Cela s’est fait en plusieurs étapes, je ne tenais pas forcément à amener quelque chose de différent. En fait, ton regard commence à changer quand les morceaux prennent forme, parce que l’on se rend compte que c’est différent. Une fois que t’as fini et que tu te retrouves avec 13 titres qui ne se ressemblent pas, tu es content, en tous cas pour moi, il est parfait comme il est.

Sté Strauss.

Photo MS Fat Booty

QUE VEUX TU DIRE DANS LE TITRE “MA VIE” ? EST-CE UNE MISE À NU DE STÉ ? En fait il s’agit simplement de la vérité, de ma réalité. Nous sommes des gens normaux, les gens ne m’ont pas vu depuis 7 ans, voilà ce que j’ai fait. Il s’est passé beaucoup de choses dans ma vie, beaucoup d’étapes et d’évolution. Je dis simplement aux gens qu’il y a eu des galères, mais que je suis toujours là. J’ai voulu partager, montrer ce que ma vie était, sans faire de chichis ni d’états d’âme, c’est tout. AUX COMMANDES DE LA RÉALISATION DE CET ALBUM, COMMENT CHOISIs-TU LES GENS AVEC QUI TU TRAVAILLES ? Il n’y a que la musique qui compte en fait, je choisis les gens qui vont intervenir en écoutant la musique. Cela m’inspire beaucoup de travailler avec des personnes

comme DB qui est mon cousin, ou avec des orfèvres comme Street Fabulous, on ne peut qu’être inspiré. Voilà pourquoi on retrouve Doudou Masta sur le morceau “Tu rentres pas”, Peggy Tabu des Street Fabulous, Gzan Gali, ou encore Demon One et Alibi Montana. QU’EST CE QUE “TOUTES LES FEMMES”, TITRE SUR TON DERNIER ALBUM, ONT DE PLUS QUE TOI ? (Fou rire) Je ne sais pas, je ne vois pas. Pourquoi elles veulent changer ? Ce sont des questions qu’on se pose comme ça !! Tu sais les femmes ont toujours des problèmes, les mecs aussi, problèmes de coeur, de cheveux pas bien en forme, de vêtements, de corps... Moi, je ne suis pas super coquette, je ne me prends pas la tête, je laisse les choses venir. SI TU AVAIS LA POSSIBILITÉ DE CHANGER QUELQUE CHOSE DANS TON PHYSIQUE ? Franchement, absolument rien… Ah si, peut-être mettre des bagues à mes dents. Sinon je ne changerais rien d’autre. Quand on est bien dans sa tête, on n’a pas besoin de toucher à son physique, on ne vient pas se poser des questions sur l’aspect extérieur, si je veux grossir, je n’ai qu’à manger et si je veux maigrir, il suffit de faire du sport. LE REGARD DES AUTRES SUR TOI ? Je ne calcule pas, avant oui mais plus maintenant. Cela n’a plus d’importance. Je ne juge pas, je gère ma vie, avant c’est vrai que je jugeais d’une certaine manière. J’ai beaucoup de choses à gérer, ma fille, le travail. On doit se respecter, c’est important et puis c’est tellement naturel. Il faut que les gens arrêtent de se transposer dans la vie des autres et se concentrent plus sur la leur. ON PEUT PARLER D’UNE “NOUVELLE” STÉ, QU’EST CE QUI A CHANGÉ DEPUIS L’ÉPOQUE RADIO NOVA ET MAFIA UNDERGROUND ? Je pense que c’est plus dans ma démarche. Avant nous étions un collectif avec un esprit de solidarité, quand on travaillait par exemple sur l’album de la Mafia Underground ou avec Wallen


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Il y avait cette légèreté, cette folie qui s’emparait de nous, c’était une équipe. Maintenant je suis toute seule, là je pense à moi et je prends les décisions.

des impératifs, les gens ont toujours pensé que les artistes ne font que la fête, or ce n’est pas vrai. Tu fais ce que tu as à faire et puis tu rentres chez toi.

QU’EST CE QUI EST PLUS DUR, ÊTRE UNE FEMME OU ÊTRE UNE RAPPEUSE ? Sans hésitation être mère, il s’agit d’une très grande responsabilité, il faut être à la hauteur tous les jours. Parce qu’il faut aller chercher sa fille à l’école, l’emmener le matin. Ma priorité avant tout c’est ma fille, donc je fais tout en fonction d’elle. On se doit d’être à la hauteur surtout, parce qu’être femme, je pense qu’on le devient forcément en grandissant. De toute façon, il faut être carré, on a pas le choix.

QUELS SONT TES OBJECTIFS ? Cela passe forcément par cet album, il ne s’agit que d’une première pierre mais il est important. Je veux aussi faire un peu de scène et réaliser d’autres albums. Faire des choses pour d’autres artistes, comme écrire des textes ou réaliser. Mais pas seulement dans le domaine musical, essayer d’autres univers, avec les jeunes, s’impliquer d’avantage. Mon objectif est d’aller le plus loin possible sans me fixer de limites.

LA MUSIQUE DEMANDE-T-ELLE LA MÊME EXIGENCE ? La musique, c’est vraiment dur, tu es obligé de bosser énormément et en même temps tu dois éduquer ton enfant. Il y a

Photo MS Fat Booty

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Photo MS Fat Booty

Fidèle à moi même / UD Music. 2005


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LADY ON AIR

Texte de E.J & J.M

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PLUS SAGE ET PLUS APAISÉE, NIOMI DALEY, ALIAS MS DYNAMITE, REVIENT SUR LE DEVANT DE LA SCÈNE AVEC UN NOUVEL ALBUM, JUDGMENT DAY.

Ms Dynamite Judgment Day / U Music

Ms DYnamiTE

Le premier album de Ms Dynamite, A little deeper, l'a propulsé au sommet des charts. Révélation de la scène Nu Soul en 2002, Niomi Daley a su séduire son public par son aptitude à décrire la rue avec un charisme aussi attachant qu'imposant. En 2003, Ms Dynamite remporte le Mercury Prize. Loin des clichés sexy des chanteuses de R&B, Niomi veut être reconnue pour ce qu'elle a dans la tête et dans le coeur plutôt que pour sa plastique. Ms dynamite la rebelle et Niomi la réservée ne font désormais plus qu’une. Une enfance difficile (elle a élevé ses frères et soeurs dans un quartier populaire de Londres) lui offre une grande maturité imprégnée de réalisme et d'un amour des autres. Insurgée contre le matérialisme des rappeurs, elle prône des valeurs de partage, de tolérance, et véhicule un message de paix. Après deux ans d'absence au cours desquels elle a donné naissance à un petit garçon en juillet 2003, Ms Dynamite revient sur le devant de la scène. Icône féministe et militante contre la guerre en Irak, Ms Dynamite est leader de toute une génération. Le 15 février 2003, elle clôture le Hyde Park Rally organisé par la coalition Stop the war. Après avoir touché les auditeurs des radios musicales, Niomi s'adresse désormais à des milliers de personnes pour exprimer son point de vue sur la guerre en Irak et faire réfléchir la population. L'été 2004, elle commence à écrire son deuxième album sur lequel elle va collaborer avec de nombreux artistes ; elle part à Los Angeles pour enregistrer avec Chink Santana, Stephen ‘Lenky’ Mardsen, Wayne the brain, puis elle part travailler en Suède avec Christian Larlsson aka Bloodshy et en Irelande avec Reza Safinia. Ces nombreuses collaborations expliquent bien l'attente de son deuxième album, Judgment Day. Niomi se sent proche du concept du jugement dernier, et pense que chaque moment de la vie fait partie du jugement dernier puisque Dieu nous regarde tous les jours. En d'autres termes et pour son retour en 2005, attendons-nous à une Ms Dynamite plus explosive et revendicative que jamais.


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Texte de Agathe Moulanier

REMARQUÉE GRÂCE À UN PREMIER OPUS RÉUSSI, DENIAL DELUSIONS & DECISIONS, JAGUAR WRIGHT EST LA CHANTEUSE NU SOUL DU MOMENT. ELLE REVIENT AVEC SON DEUXIÈME ALBUM.

Le 12 novembre 2005, Jaguar Wright se produira au Casino de Paris pour présenter à son public français Divorcing Neo to Marry Soul, son deuxième album.

Loin de la soul traditionnelle, ce deuxième album Marry Soul, nous livre quelques vibes de rythm & blues avec des beats dansants et des textes qui parlent d’amour mais qui ressemblent davantage à des complaintes dignes des plus beaux classiques du blues. Pour rompre un peu avec la tendance actuelle, on ne retrouve pas de featuring. Mais elle n’a pas à en rougir, car ses performances vocales comblent largement cette absence. Tour à tour, envoûtante, comme sur le morceau “My place”, puis rafraîchissante avec la ballade “Flower”, et “Divorcing Neo to Marry Soul” est un petit bonbon musical.

Jaguar Wright dégage cette atmosphère ‘roots’ aux odeurs d'encens qui caractérise parfois de façon caricaturale la nu soul. En se penchant sur les lyrics, on remarque que ses thèmes sont bien plus ‘street’ que les autres artistes du genre, ses lyrics plus crus que poétiques lui valent d'être l'une des rares chanteuses du genre affublée des autocollants “Parental Advisory” sur la couverture de ses albums. On est loin de l'univers des Jill Scott, Erykah Badu et autres Floetry. Mieux vaut être prévenu… Certains morceaux comme “Ecstacy” témoignent d’une vibe très Hip Hop, tandis que sur “So High”, on retrouve une Jaguar plus sensuelle, tant au niveau des lyrics que de la musicalité. Le morceau “Been here Before” est la touche soul indispensable à l’album, et affirme un positionnement surtout R&B. “Women to Women”, réadaptation du classic soul de Shirley Brown en 1974, s’annonce comme le meilleur morceau de l’album, suivi de près par “Free” et “Do You Worst soulful”, à dominante jazzy avec une pointe de blues poignant qui se fait trop rare !

JAguaR

Sur scène, elle arbore volontiers l’armure des “ude girl” de la soul : bandana sur la tête, fumant nonchalamment sa cigarette (toutefois dangereuse pour la santé). Dans les grands jours, elle reprend même des mimiques qui reproduisent l’état de transe. En cela elle se positionne fermement hors des sentiers battus : on pourrait dire que

On sent l’influence d’artistes comme Ray Charles, Duke Ellington, Etta James, ou encore Sarah Vaughn que la chanteuse avoue avoir écouté toute sa jeunesse. Vocalement Jaguar a tenu son pari en nous offrant une démonstration de ses talents de Vibrato ! L’album est néanmoins loin d’atteindre le niveau de Denial, Delusions & Decisions qui avait révélé la belle ! Du titre de l’opus jusqu’au choix des prods, Jaguar a fait un pari risqué, les embrouilles avec sa maison de disque avaient repoussé la sortie de l’opus à fin juin, il est désormais disponible chez tous les bons disquaires. À l'écoute on est rapidement séduit par ces chansons qui sonnent comme des classiques de soul où les voix tiennent le rôle central. Écoutez “Flower” et vous aurez une bonne idée des qualités de la dame sur le plan vocal, on pourrait parfois se croire revenu à la grande époque de la Motown. Au même titre que John Legend, Jaguar signe un disque qui va séduire un large public à la recherche d'une certaine authenticité musicale, sans effet de mode mais réalisé avec beaucoup de coeur. Photo Jimmy Bruch

JAGUAR WRIGHT Divorcing neo 2 marry soul Artemis / Ryko / Naive


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Texte de Jasmine Chetouani

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Wallen - Avoir la vie devant soi / Atmosphériques

WaLLeN

ON LA CROYAIT DISPARUE DE LA SCÈNE HIP HOP, POURTANT, SON DEUXIÈME ALBUM AVOIR LA VIE DEVANT SOI, SORTI EN 2004, FAIT ENCORE PARLER DE LUI TELLEMENT LE CONTENU EST DE QUALITÉ. LOIN DE TOUS CES NOUVEAUX CODES QUI MATRAQUENT NOS PETITS ÉCRANS, GRANDIT UNE CHANTEUSE AU VIBES SANS ÉQUIVALENT : WALLEN. CONSIDÉRÉE COMME UN PILLIER FÉMININ DU HIP HOP FRANCAIS, ELLE S’ENGAGE SUR UN CHEMIN SIMPLE ET HONNÊTE SUR LEQUEL ELLE ÉCRIT SA VIE, NOUS OFFRANT À CHAQUE RENDEZ-VOUS UN ALBUM DÉBORDANT D’ÉMOTIONS. 19 CHANSONS ET DEUX BONUS POUR CET OPUS, EN TOUT PLUS DE CINQUANTE MINUTES DE BONHEUR ! RAJOUTEEZ À CELA UNE INTERVIEW ET TOUT Y EST !

TU ES NÉE À ST-DENIS (93), UN 23 JANVIER, PETITE DERNIÈRE D’UNE FAMILLE MAROCAINE DE HUIT ENFANTS, TU AS AUJOURD’HUI 27 ANS, COMMENT AS-TU RÉUSSI À TE FAIRE CONNAÎTRE ? Le premier secret c’est que mon but n’était pas de me faire connaître, ce qui m’a toujours habité et motivé c’est tout simplement la passion, j’ai aimé tout ce que j’ai fait dans la musique, d’abord le violon puis le chant. On s’accroche, on y croit et même si on galère, même si les maisons de disque ne nous calculent pas, on persévère et on finit par réussir. TON PREMIER ALBUM À FORCE DE VIVRE EST SORTI EN 2001, TROIS ANS PLUS TARD. AVOIR LA VIE DEVANT SOI EST DANS LES BACS, QUE S’EST-IL PASSÉ DURANT CES ANNÉES ? Au niveau professionnel, ma maison de disque a eu des soucis financiers, soit je décidais de les quitter pour signer ailleurs et envisager que ma carrière et mes ventes de disques se portent mieux, soit je restais en attendant que cette maison de disque se rétablisse. Par principe, je suis quand même restée. Ça m’arrangeait aussi de patienter car

j’avais eu mon petit garçon en même temps que la sortie du premier album. TON DERNIER ALBUM PARLE BIEN SÛR D’AMOUR EN GÉNÉRAL, ON Y RESSENT AUSSI TES SOUFFRANCES PAR RAPPORT À L’ÊTRE AIMÉ. RASSURE-NOUS, COMMENT VAS-TU EN AMOUR ? Oh très bien ! (rires) Très très bien, mais y a quand même une différence entre être heureuse dans son couple et avoir une certaine capacité à décrire l’amour dans sa complexité, c’est à dire l’amour dans tout ce qui est douloureux. J’ai une sensibilité particulière sans prétention aucune, c’est vrai que je m’intéresse à l’amour en général et que j’aime le décrire. TU INVITES AKHÉNATON, LINO, LORD KOSSITY OU ENCORE DANY ET SUR LA VERSION RÉÉDITÉ DE L’ALBUM, TU NOUS OFFRES “CHARISME” UN DUO AVEC ROHFF. COMMENT AS-TU ÉTÉ ACCUEILLIE DANS LA SCÈNE HIP HOP ? AS-TU RESSENTI DU MACHISME ? Non pas du tout, j’ai été accueillie d’égal à égal. Sans prétention aucune, je suis une artiste qui a justement aidé à ce que le R&B soit respecté dans le milieu Hip Hop.


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LA RUMEUR CIRCULAIT QUE TU ÉTAIS À DEUX DOIGTS OU PLUTÔT À QUELQUES DOLLARS PRÈS DE CHANTER AVEC 50 CENTS ! C’EST VRAI ? Oui c’est vrai ! J’allais faire un truc avec 50 Cents ! En fait, tout se passait bien mais les tarifs ont décuplé (rires), c’était donc plus possible de suivre ! QUEL EST TON SENTIMENT PAR RAPPORT À L’IMAGE DE LA FEMME HIP HOP EN FRANCE ? Justement, je trouve qu’il n’y en a pas vraiment, on a une vraie carence. En France, il n’y a pas de code établi, pas de travail d’image. J’avais envie d’être moi-même avec un souci d’esthétisme, pour montrer qu’il n’y a pas “que les sales filles” qui devraient avoir le monopole de l’esthétisme. On peut être une femme mariée, une maman, et aspirer à être tout simplement jolie en prenant soin de soi sans avoir peur de vouloir être bien. ON A PARFOIS L’IMPRÉSSION QUE TU SEMBLES INDÉCISE, OU PEUT ÊTRE COMPLEXÉE. QUE SE PASSE-T-IL EN RÉALITÉ ? Ah ! Je suis complexée ouais ! Je suis quelqu’un d’hyper complexée ! (rires) Je vais de mieux en mieux ! C’est d’ailleurs pour ça que j’ai fait un effort esthétique entre le premier album et le deuxième. J’avais besoin de me trouver jolie quoi !! LE FAIT D’ÊTRE SIGNÉE SUR UN LABEL INDÉPENDANT TE PERMET D’ÊTRE PLUS LIBRE ? QUELS SONT LES AVANTAGES ET LES INCONVÉNIENTS ? Oui, je suis beaucoup plus libre, c’est familial et d’un point de vue humain c’est bien. Quant aux inconvénients, je ne sais pas. Peut être que les budgets sont différents… En tout cas je suis très heureuse d’être chez Atmosphériques. TU REVENDIQUES DEPUIS LONGTEMPS UNE CULTURE HIP HOP, POURTANT TON DERNIER ALBUM SONNE TRÈS R&B, AVEC EN BONUS UN RAP AVEC ROHFF. ON DIRAIT QUE TU AS ENVIE DE RAPPER MAIS QUE TU N’OSES PAS… C’est vrai que j'ai envie de rapper ! Je pense que je ferai un jour un projet rap, mais pas maintenant parce qu’on est restreint par les mentalités. J’ai l’impression qu’il ne faut pas être précurseur en France, alors que c’est tout le contraire aux États-Unis. Ici, pour le troisième album il y aura peut-être un peu plus de rap.

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Je rappe aussi sur des guests, comme sur l’album de Lino, Paradis assassiné. Le rap est aussi une passion que j’ai en dehors du chant, je n’ai pas envie de mélanger ces deux choses là. J’ai envie de travailler le rap librement et avec qualité. ON DÉCOUVRE SUR TON DERNIER ALBUM UN NOUVEAU STYLE DE RAP, UN RAP MÉLODIQUE ? Je ne m’en suis pas forcément rendue compte… Enfin c’est vrai que j’ai une approche du flow à l’américaine, bien plus mélodique que le flow du rap français. Quand on écoute 50 Cents par exemple, c’est un rap mélodieux à la limite du chanté. Si je fais un album rap un jour, je me dirigerai plus vers un rap mélodique. AVEC QUELS AUTRES ARTISTES FRANCAIS AIMERAIS-TU CHANTER ? J’aimerais bien refaire un truc avec mon mari (rires) ! Abd-Al-Malik du groupe N.A.P (New African Poet). Se concentrer sur un titre ou même plusieurs et pourquoi pas un album tous les deux… J’aimerais bien ! QUE FAIS-TU EN CE MOMENT AU NIVEAU PROFESSIONNEL ? Je travaille sur mon troisième album ! TU N’ATTENDRAS PAS TROIS ANS CETTE FOIS-CI ! (rires) non promis ! Maximum un an !

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Texte de Armelle Mérendet

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EN ARRIVANT SUR LES ONDES, LA SOUL A EU L’EFFET D’UNE PETITE RÉVOLUTION DANS LA MUSIQUE POPULAIRE NOIRE. EN EFFET, ELLE EMPRUNTE SA FERVEUR AU GOSPEL, MAIS EN EMPLOYANT DES TEXTES PROFANES AU LIEU DES TEXTES RELIGIEUX. SAM COOKE EST UN PRÉCURSEUR DU GENRE, ET AUSSI L’UN DES PREMIERS CHANTEURS NOIRS À AVOIR PRIS SA CARRIÈRE MUSICALE EN MAIN.

Ain’t that good news / abcko Music

SaM CooKE

Sam Cooke est né le 2 janvier 1931 à Clarksdale, dans le Mississipi. Mais c’est dans le South Side de Chicago qu’il va grandir. Très tôt attiré par la musique et le chant, c’est dans l’église où officie son père, le révérend Charles Cooke, que Sam affûte ses premières gammes vocales à travers le gospel. À neuf ans donc, le gospel fait partie du quotidien du petit Sam qui a rejoint avec son frère et ses deux soeurs la chorale des Singsing Children. Déjà, la voix du jeune Sam fait l’unanimité au sein de sa communauté religieuse, ce qui lui vaut d’être rapidement remarqué par R.B.Robinson, directeur musical des Highway QC’s, quartette attaché à une autre église et membre de l’une des formations de Gospel les plus en vue de l’époque, les non moins célèbres Soul Stirrers.

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Legend / abkco music.

Les membres de ce groupe acceptent de le prendre, jeune soliste à l’essai. Essai marqué, puisque ce jeune homme de vingt ans rencontre un vif succès avec sa simplicité, sa sincérité et son talent vocal incomparable. À cela s’ajoute un physique de jeune premier qui, là aussi, fait l’unaminité auprès des femmes. C’est également à cette occsion que Sam Cooke fait la connaissance de J.B.Alexander, employé par Specialty Records, qui se révélera aussi être un ami, un conseiller et un associé de Sam jusqu’à sa mort en 1964. Cook enregistre son premier morceau, “Jesus Gave Me Water”, un titre interprété a capella qui met en valeur sa voix claire ainsi que son incroyable maîtrise lyrique et rythmique. Puis jusqu’en 1956, les tournées dans les salles paroissiales se succèdent, en parallèle à ses séances d’enregistrements pour Specialty. Encore une fois, Sam Cook galvanise ses auditoires, les adolescentes et jeunes femmes se bousculent pour voir de plus près ce chanteur à la sensualité torride qui interprète ses hymnes à la gloire de Dieu comme autant de chansons d’amour. J.W.Alexander est parfaitement conscient de l’attrait physique et vocal de son protégé et c’est même cela qui lui donne l’idée de l’enregistrer hors répertoire religieux : “J’avais remarqué que même dans les églises, les femmes, jeunes et moins jeunes, se mettaient toutes à hurler quand il chantait. Or il existait un vide à l’époque dans le domaine de la musique populaire et je suis allé voir Art Rupe, patron des disques Specialty, en lui proposant d’essayer Sam dans ce nouveau créneau”. Mais Art Rupe se montre d’autant plus dubitatif qu’il connaît les frontières hermétiques qui séparent le public gospel de celui du R&B… Par peur de “choquer” les oreilles chastes du public des Soul Stirrers, Sam Cooke enregistre sous le pseudonyme de Dale Cook, Loveable en 1957. Mais le public religieux, qui n’est pas dupe et qui reconnaît le chanteur des Soul Stirrers, ne va pas tarder à exprimer sa désapprobation en sifflant le chanteur dès son entrée sur scène. À partir de ce moment, Art Rupe ne veut plus faire enregistrer de “textes profanes” à Sam Cooke et c’est donc Bumps Blackwell, producteur attitré de Little Richard, qui renégocie le contrat de Sam avec A.Rupe, pour lui faire intégrer le petit label Keen.


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Sam Cooke va enfin pouvoir s’épanouir pleinement sous son vrai nom (et en parallèle des Soul Stirrers), et enregistre son premier 45 tours You Send Me en 1957 ; ce titre occupe directement la tête des charts R&B, chassant ainsi “Jailous Rock” d’Elvis Presley de la première place. Au cours des saisons 1958 et 1959, le tandem Cooke/Blackwell associé au label Keen place au minimum neuf titres dans les charts… La réussite est donc assurée. C’est ainsi que son ami et manager J.W. Alexander pousse Sam à créer une société d’édition musicale avant de lancer son propre label SAR, (patronyme de Sam & Alexander Records) ainsi qu’un label subsidiaire appelé “Derby”. En 1960 suite à un différent entre Blackwell et Keen, Alexander pousse Cooke à quitter le petit label afin de négocier un contrat avec une major : ce sera RCA. En lui faisant intégrer celle-ci, Alexander a l’intention d’élever Sam au rang de vedette pop. Cook devient donc la nouvelle idole des adolescentes noires et blanches, en préservant dans sa musique l’essence même de la soul. En 1963, après une quinzaine de bestselers Cooke et Alexander de trouvent en position de force pour renégocier leur contrat et obtiennent un taux de royalties inhabituellement élevé pour un artiste noir, mais surtout une liberté artistique totale. En juillet 1964, Sam Cooke poursuit son ascension en se produisant au Copa, l’un des cabarets en vue de la jet set new-yorkaise. Sam est en passe de devenir à trente ans l’une des grandes vedettes du show-business, sans renier pour autant sa communauté d’origine, comme le prouve son implication personnelle aux côtés du pasteur King. Les propositions de tournées, les invitations dans les principales émissions de télévision se succèdent, des groupes comme les Beatles ou les Rolling Stone veulent enregistrer un morceau avec lui, et il est même question d’un rôle au cinéma dans un film. Mais au sommet de sa carrière, Sam Cooke rencontre la mort dans des circonstances particulièrement troubles… La mort tragique de Sam Cooke va provoquer un grand émoi au sein de la communauté noire et on estime à deux cent mille le nombre de personnes qui se rendirent à ses obsèques, tandis que le monde du gospel et celui du R&B oublient un instant leurs querelles pour lui rendre un dernier hommage. Un journaliste écrira “la chanteuse de gospel Bessie Griffin qui devait chanter était tellement bouleversée qu’elle a dû céder sa place au chanteur Ray Charles qui s’est avancé pour interpréter Angels Keep Watching Over Me”.

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Legend / abkco music.

Une des armes les plus puissantes mises à la disposition des peuples opprimés dans leur lutte pour la liberté. Photo DR

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Ain’t that good news / abcko Music


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Texte de Julien & Sky

ChroniKS

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Caprice

Syleena Johnson Chapter 3 The Flesh / Sony/BMG/Jive

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Exception to the rule / Quantizers Je sais ce que vous pensez : Caprice, Lady Caprice !! N’y voyez rien d’autre que pure coincidence, ou finalement peut être pas, mais une chose sur laquelle le hasard n’y joue pas le moindre rôle, c’est le talent indéniable de ce chanteur aux influences Soul, R&B, Hip Hop et Funk. Hollandais d'origine surinamaise : une sensibilité, une présence, un répertoire, et par dessus tout une voix puissante et un timbre rare. Il n’est pas impossible que cet artiste sorte de la scène underground, d’ici très peu de temps pour faire parler de lui dans les charts et autres classements musicaux. C’est tout le bien qu'on lui souhaite !

Artiste confirmée, on a pu la voir dans les clips de Kanye West, R.kelly, qui de surcroît apportent leur touche de producteurs à cet album. Forte d’une sensualité exacerbée, elle nous offre un opus de qualité conseillé à tous les aficionados de R&B outre-Atlantique.

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Vibe Emancipé / UMG Après un premier album Confessions, Vibe revient après plus de 6 ans d’absence avec un nouvel album où il semble s’être “Émancipé”, puisque c’est le titre de son nouvel opus. La première partie de cet album nous emmène dans une ambiance très club. Son empreinte vocale est bien au rendezvous et l’esprit demeure avec des morceaux de présentation comme “Mr Vibe”, on dansera sur “Club Ca”, on pourra même jouer au player et playeuse sur “Commandement Party”. L’univers de Vibe ne se limite pas aux instincts primaires du dancefloor, heureusement pour nous, il a des choses beaucoup plus profondes à nous livrer à l’image de “Ma Soul”. Il s’agit du premier single où il déclare avec ferveur et simplicité son amour pour la musique. Des invités de premier choix font partie de l’aventure comme Wallen, Lino, Admiral-T, avec “Gwadeeza”, un titre dancehall comme on l’aime. La palme d’or reviendra au jeune groupe prometteur ABYSS avec “Doucement”, un morceau très subtil où les voix chaudes de Nelly et Valérie nous plongent dans une atmosphère cosy. Une deuxième partie d’album plus tranquille, où l’on ne peut rester indifférent à “Si je pleure”, l’émotion est palpable. Un seul regret, le manque de fraîcheur qui était propre à Vibe, surfer sur la vague des morceaux tendance est intéressant, mais on préfère un Vibe dominateur et instigateur de changement. Par conséquent Émancipé est l’album qu’il faut se procurer pour recharger ses batteries cet hiver.

Différent / Sony/BMG Voici enfin le premier album solo de la moitié du groupe Afrodisiak, eh oui le tube “Trouve moi un job” c’était lui. Le charme de LS opère dès les premières notes de cet album, effectivement la voix si magique de cet orfèvre en matière musicale vous emporte. Des sonorités résolument R&B, LS ne lésine pas et met la pression avec “Mon Instinct”, puis s’en suit une collaboration originale avec Philemon, un rappeur issu de la région de Nantes. Il s’agit d’un vrai baroudeur, il aime expérimenter et cela se ressent dans ses influences qui sont très variées : anglaise avec “Mon issue”, “On ne vit qu’une fois” et “J’aime ça”, le remix avec Liberty King, un côté plus Hip Hop avec des morceaux comme “Nos différences” featuring Menzo de la FF et “Dans ma banlieue” featuring Weedy de Expression Direct. D’ailleurs on s’imagine très bien en voiture en écoutant ce morceau tant l’esprit y est fort. Moment crucial de cet albu , ce fameux interlude “T’as un message”, on pourrait même dire que c’est jubilatoire, le mec n’a plus de crédit… Ce n’est pas le cas de LS , un album de 16 titres dont un bonus caché, il allie avec une certaine aisance des sons langoureux comme “On ira bien” ainsi que “Elle que tu es”. On pourrait dire que c’est dans ce registre que LS s’impose le mieux !! Grosse erreur, il peut vous surprendre avec un morceau guitare voix “Ma place”. Les textes ont été soignés, des compositions réalisées dans une harmonie qui ne se fait plus, on peut dire que simplicité et plaisir vont de paires. Différent, à la première écoute ne vous laissera pas dans l’indifférence.

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L.S


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Texte de Armelle Mérendet

ENCORE UN COUP DE COEUR DE LADY CAPRICE, UN ARTISTE À ÉCOUTER INSTALLÉE CONFORTABLEMENT DANS LES BRAS DE VOTRE MR CAPRICE…

JoHN LegEND John Legend a sorti son premier opus Get Lifted, composé de quatorze titres et coproduit par Kanye West, cet album comporte également des featurings de “Will I Am” de Black Eyed Peas et du rappeur Snoop Dogg. Mais John Legend n’est pas un novice dans le monde musical et son C.V peut paraître assez impressionnant : il a déjà pu largement gravir ses échelons en travaillant en tant que parolier, musicien ou arrangeur. Il a notamment collaboré avec Alicia Keys, Janet Jackson, Jay-Z, Eve, Britney Spears. C’est également lui qui a composé “Everything is Everything”, la chanson de Lauryn Hill (sur son album The Miseducation of Lauryn Hill) qui a remporté un grammy. Bref, John Legend accompagné de son piano, est un mélange de sensualité à la Marvin Gaye et de dévotion façon Stevie Wonder. Dans cet opus se succèdent les mélodies soul avec sur certains morceaux une rythmique R&B et sur d’autres, les envolées lyriques propres au gospel. Quant à son nom “Legend”, le chanteur confie “À la base c’est un ami de Chicago qui m’a surnommé ainsi parce qu’il trouvait que je chantais comme un artiste de la vieille école”.


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Textes de Diane Guiéké_Photos de Ray Demsky

ice télé depuis dix tr ta en és pr t es o, ci Anne-Gaëlle Ric allenge depuis le 7 octobre 2005, ans. Un nouveau chsion MTV Dance Crew chaque elle présente l’émis ette émission n’ est pas réalisée vendredi à 21h. Cones de la culture Hip Hop, mais pour former des cl


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danse. ses composantes la e, Lady ne l’u r te en és pr us et danc pour no ronde spéciale stre Autour d’une tablewé Anne-Gaëlle, accompagnée de Caprice a intervie rys de l’émission, et de Valentine Nasty et Mathias, ju e crew. la seule fille du danc

CONNAISSIEZ-VOUS L’UNIVERS DE LA STREET DANCE AVANT L’ÉMISSION ? AGR : Non, c’est un milieu que je ne connaissais pas. POURQUOI AVEZ-VOUS ACCEPTÉ DE PRÉSENTER L’ÉMISSION MTV DANCE CREW ? AGR : Je suis une personne qui s’intéresse de façon générale à énormément de sujets, cela fait partie de mon métier. Cette expérience est pour moi un nouveau challenge. COMMENT SE DÉFINIT VOTRE RÔLE DANS L’ÉMISSION ? AGR : Je fais le lien entre les danseurs, les coachs et les spectateurs, en apportant une touche de gaïté. VALENTINE, RACONTEZ-NOUS VOTRE PARCOURS ? V : J’ ai participé à une des créations de la compagnie Black Blanc Beur et, depuis deux ans, je fais partie du crew Fantastik Armada avec qui j' ai participé au championnat de France de breakdance 2005, on est vice champion de France. QUELLES ONT ÉTÉ VOS MOTIVATIONS POUR PASSER L’AUDITION MTV ? V : C’ est pour moi , la possibilité d’ évoluer vers un autre univers professionnel tout en me perfectionnant en Street Dance, en plus de la Breakdance.

w. du Mtv dance cre Les pré-sélections

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LE DANCE CREW EST UN PUR PRODUIT MTV. EST-CE QUE CELA VOUS RESTREINT DANS VOTRE IMAGE ET DANS VOTRE ACTIVITÉ DE DANSEUSE ? V : Non j' ai déjà la reconnaissance du milieu. Je suis libre de participer à des show en plus de ma participation avec le Dance Crew. NASTY ET MATHIAS, VOUS AVEZ RÉUSSI À VOUS FAIRE UNE PLACE DANS LA STREET DANCE DEPUIS DE NOMBREUSES ANNÉES. QUE DIRIEZ-VOUS À UN DÉBUTANT EN DANSE ? N&M : Il faut s’accrocher car il existe énormément de très bons danseurs… Il faut rester humble car on est jamais arrivé.

Valentine lors des pré-sélections.

CONSIDÉREZ-VOUS QUE CETTE ÉMISSION SOIT UNE CONSÉCRATION POUR LA DANSE HIP HOP ? N&M : Il y a là une certaine reconnaissance, mais ce n’ est pas définitif. Il reste encore du chemin à faire. QUE PENSEZ-VOUS DES GENS QUI CONSIDÈRENT LA STREET DANCE COMME UNE DANSE IMMATURE ? N&M : Il existe de nos jours de nombreux festivals de théâtre où des chorégraphes contemporains travaillent avec des danseurs Hip Hop. Il existe également une presse spécialisée.

Les pré-sélections du Mtv dance crew.

Anne-Gaelle et le jury du MTV dance crew.


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Textes de Diane Guiéké

“Ce n’ est pas la star system du Hip Hop, leur seul piston : la danse et un bon état d’esprit.”

QUEL OBJECTIF EST RÉELLEMENT VISÉ DANS CETTE ÉMISSION ? N&M : Pour ma part, c’ est de faire comprendre à de nombreuses personnes qui ne connaissent pas forcément notre culture qu’ il existe des bases, des figures emblématiques et différentes spécialités en Street Dance. Il s’agit aussi de créer une équipe soudée avec les huit danseurs selectionnés qui, après plusieurs battles, pourront franchir certains obstacles… Mais ils risquent d’être pris de haut par les autres crews. POURQUOI SERONT-ILS PRIS DE HAUT ? N&M : Ils ont été choisis par audition. AG : Il est vrai qu’ils seront filmés sur tous les événements en plus des entraînements. Et quand on est médiatisé, on s'expose directement aux réactions,qu’elles soient positives ou négatives. VOUS PRÉPAREZ LE CREW UNIQUEMENT POUR LES BATTLES ? N&M : La finalité n’est pas de faire toutes les battles, mais d’être prêt pour n’importe quel concours durant la période de l’émission.

Photo Ray Demski

QUELS ÉTAIENT LES CRITÈRES DE SÉLECTION ? N&M : Être bon techniquement et avoir un bon état d’esprit, au sein de cette équipe il y aurait pu y avoir des danseurs très fort techniquement mais avec un mauvais état d‘esprit qui aurait pu nuire à l’ensemble du groupe. Ce que l’on a recherché, Mathias Lamine et moi, c’est l’unité, travailler avec des individus en accord avec notre méthode de travail.

Anne-Gaële et Artur


Livres & sport

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LA COMPAGNIE CHORÉAM Depuis sa création en 1992 par José Bertogal et Stéphanie Nataf, Choream ne cesse d'apporter sa touche artistique au paysage de la danse urbaine, et leur répertoire chorégraphique ne cesse de s'agrandir. De Cosmopolite à Epsilon, en passant par De l’Alpha à l’Omega, leur ouverture d'esprit nous plonge à nouveau dans leur nouvelle création Paname.

QUEL EST VOTRE PARCOURS PROFESSIONNEL ? Je suis danseuse interprète et chorégraphe autodidacte, je me suis inspirée des danses traditionnelles indiennes et africaines pour évoluer dans ma danse au sein de Choréam. J’ai également créé ma propre compagnie, Losange. Le losange est le symbole du bouclier de la femme et sa géométrie reflète mon travail chorégraphique. Losange est un collectif d'artistes, Djs, danseurs, peintres, vidéastes... Événement à venir en mai 2006.

JE TROUVE QUE VOTRE UNIVERS RESSEMBLE À CELUI DU CHORÉGRAPHE THIERRY MARTIN VALET DANS LE SPECTACLE “D’A MOUR ET DE LARMES (CF. LADY CAPRICE N°2, COMPAGNIE QUALITY STREET) ? QU’EN PENSEZ VOUS ? Il m' a appelé pour s' excuser en pensant que l' on était sur le même registre. Je pense que ces deux pièces sont complémentaires.

COMMENT S’EST FORMÉE LA COMPAGNIE CHORÉAM ? Au départ, c’était une association de danse urbaine, puis au fil des heures de travail, accompagné de José Bertogal, nous avons ajouté d’autres éléments de la culture Hip Hop, comme par exemple le graff avec Dest.

“Le groupe se donne corps et âme à la danse”

QUELS SONT LES ARTISTES QUI PARTICIPENT AU SPECTACLE PANAME ? Il y a six danseurs : trois femmes, Alexandra Réa, Céline Lefèvre et Mélanie Sulmona, et trois hommes Laos, Thierry Laserre et Jean Michel Gatz.

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À CÔTÉ DE LEUR ART, COMMENT LES DANSEURS SE PERFECTIONNENT-ILS ? On alimente toujours une création par des ateliers qui sont en rapport direct avec nos spectacles. Pour la création Paname, Céline, avec son expérience théâtrale, nous a préparé des ateliers qui nous ont permis de mieux approcher nos personnages.


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Textes de Diane Guiéké_photos de Alexis Fontanille

Basket - Art

“La pionnière du basket - freestyle en France” Amelle aka Miss A/O, en démonstration près de Beaubourg.

Souvenez-vous dans les années 90, les premières publicités de la marque Nike où le basket était à l’honneur dans les spots publicitaires. C’était bien du basket freestyle, un mélange de sport et d’expression artistique. Les différents ingrédients du basket freestyle se composent d’un enchaînement chorégraphique, d’une bonne maîtrise des techniques de basket tel que les passes et les dribbles. L’ensemble peut être accompagné d’accéssoires pouvant servir de supports au ballon tel que des crayons, des cassettes vidéo, des chaises et bien d’autres. Amelle Ouchani est une jeune femme au caractère de feu, sachant s’affirmer et pour qui le basket est une passion, c’est une acharnée du travail. Vous l’avez peut-être aperçue au salon du prêt à porter septembre 2005 ou au Stade de Coubertin en octobre, défiant l’équipe de basket du And One. Le style Miss A/O : un corps en harmonie avec le ballon, des enchainements complexes exécutés avec dextérité. Pourriez-vous nous dire qui vous êtes ? Je suis freestyleuse, je m’appelle Amelle Ouchani, alias miss

AO. Les initiales de mon prénom sont aussi celles du pionnier du basket freestyle aux USA. J’ai commencé le basket en club, il y a plus de dix ans. Je suis sortie de ce cadre pour freestyler avec ma balle. Vous placez le basket freestyle dans le sport ou dans l’art ? On essaie avec Chipo de trouver mille et une combinaisons avec des figures bien complexes, on y incorpore parfois de la danse, c’est très physique. Si il fallait le situer je dirais sport. Où pouvons-nous apprécier et voir cette discipline ? Chez miss AO (rire) Que ressent-on lorsque l’on est la pionnière du basket freestyle en France ? Rien, je reste moi même. Quels sont les principaux éléments à maîtriser dans cette discipline ? La précision, faire corps avec le ballon, et la volonté de se dépasser, car il faut s’entraîner tous les jours. Le dernier événement marquant auquel vous avez participé, c’est le Quai 54 ? Oui, cet événement sponsorisé par Nike rassemble des freestyleurs Portoricains, au bout de dix minutes de show, le public à demandé à ce que je descende des gradins. J’ai fait une démo, la suite sans commentaires… À la fin, les Portoricains m’ont demandé de finir la démonstration avec eux.


Livres & sport

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Le 8 octobre 2005 vous avez joué au stade de Coubertin avec l’équipe pro And One, quelles sont vos impressions ? J’ai eu la pression pourtant j’avais travaillé mes combinaisons mais rien n’est sorti ce jour là. Ce fût une bonne expérience tout même. Je dois continuer ma progression, travailler encore et encore. Avez vous fait une démonstration du basket freestyle lors du And One ? Non il n’y avait pas de budget. Ils n’avaient pas de financement ou ils ne considèrent pas le basket freestyle comme une discipline artistique et sportive méritant un salaire ? Le mouvement du basket de rue commence à être connu. Sa médiatisation évolue et on note de nombreuses interventions lors de grands événements sportifs néanmoins certains sponsors oublient qu’il s’agit d’une discipline méritant aussi une reconnaissance financière. Si vous vous promenez devant les fontaines de Beaubourg les mercredis ou samedis vous verrez Amelle faire des tours avec son ballon à 360 degrés sur un doigt, accompagnée de son accolyte Chipo. Au gré de leur imagination, vous les verrez composer ensemble de combinaisons impressionnantes qui vous laisseront bouche bée.

Skyblog d'Amelle : http://missfreestyle95.skyblog.com 9èm édition du festival H2O présentée par le Festival Hip Hop Organisation, à Aulnay sous Bois, du 6 au 11 décembre. Espace Jacques Prévert - SMAC - Le Cap - infos : www.festival-h2o.com Miss A/O et Chipo en démonstration près de Beaubourg.


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Awa porte un manteau à capuche lapin, tricoté fourrure de chez Lederer, des bijoux fantaisie dollars, import US de chez P’shop.


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Texte de E.J

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BOURJOIS

Des papillons à la beauté non éphémère… Ces jolies poudres pour le teint et les yeux amènent de la féerie sur votre visage. Comme les vrais, ces papillons sont si beaux qu’on ose à peine les effleurer.

CHANTECAILLE

Un regard café crème ? Le crayon bicolore est un vrai secret de professionnel pour rendre votre regard éclatant. Appliquez un trait de crème à l’intérieur de la paupière et une nuance de café en bordure des cils inférieurs : l’oeil s’aggrandit comme par magie. BOURJOIS (14,50 E )

Une bouche étincellante Dans l’obscurité de la nuit votre bouche brillera de mille feux avec ce gloss Crystal liquid.

LAURA MERCIER Disponible au PRINTEMPS

Relaxez-vous après les fêtes Ce soin détente Spa pour le bain vous offre une réelle séance de relaxation, ambiance tamisée avec les crèmes, le lait et les bougies aromatisées. de LÂU ERB (14,95 E)

Coiff/maq : Jabe - Models : Ayélévi@Contrebande - Awa@Roxanemodels

Le blush de l’indispensable petite boite ronde, à la texture fine et légère, redessine les pommettes et vous offre un léger halo de couleurs sucrées pour réhausser votre teint.

Photographe : Philippe Ferrer - Stylisme & Réalisation : Yasmine Akkaz -

Une petite touche de sucré

Beauty Original’s…

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LADY BEAUTÉ

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Un porte-clefs pour les filles ?

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Une petite idée cadeau pour les fêtes de fin d’années, ce coffret de gloss/porteclefs, à garder toujours sur vous pour avoir de quoi faire briller vos lèvres.

LOLA COSMETICS (2,50 E) Disponible au AU PRINTEMPS DE LA BEAUTÉ Souvenirs, souvenirs… Paul & Joe beauté nous présente une collection qui semble avoir été chinée dans un marché aux puces, un petit côté désuet et romantique : - Trois fards : Chaussons de danse, Olive dorée et Bijou ancien - Trois retouches de rouge à lèvres : Tomate cerise, Vieux rose, et Collier de corail Des produits pour une beauté pétillante, emprunte de nostalgie.

Edition limitée de Sparkles “Marché aux puces”de PAUL & JOE Rouge à lèvres, Fard poudre Boutique Paul & Joe : 01 42 22 47 01

Une fragance intemporelle, aux nuances ambrées et raffinées. Le flacon est élegant comme un bijou. Plus qu’un simple parfum Jacomo For Her est un véritable objet précieux.

JACOMO FOR HER (48,50 E) Pochette du soir. Présentée dans son adorable petit boîtier vintage aux imprimés flamboyants, la palette pour les yeux propose cinq couleurs différentes à utiliser pour ombrer ou illuminer le regard. Les couleurs de la palette contiennent le “secret d’or” propre à Paul & Joe Beauté : des perles d’or champagne de différentes nuances mélangées à des extraits de fleurs qui adoucissent, hydratent et protègent la peau des agressions extérieurs. De quoi vous faire des yeux de velours…

PAUL & JOE (38 E) Boutique Paul & Joe : 01 42 22 47 01 Disponible au Au Printemps de la beauté

Coup de pouce make-up par Anne Guilmard (make-up artist pour BOURJOIS) Le teint : Avec un maquillage sophistiqué le teint se doit d’être clair, juste rehaussé d’une pointe de paillettes à l’aide du pinceau diffuseur de poudre d’or sur le bombé des pommettes. Le regard : Le crayon regard pailleté bleu nuit appliqué façon oeil de biche le long des cils et étiré vers l’extérieur garantira un résultat très glamour. Les paupières seront sublimées avec la poudre libre Or pépite de la gamme Suivez mon regard, posée en applat sur la paupière supérieure. Enfin chargez vos cils avec l’incontournable Mascara Pump Up the volume Noir 90D, relevez juste les pointes avec l’effet pailleté chromé. Les lèvres : Du rouge Effet 3D Cosmetic Rouge critic. Les ongles : Raffinement ultime, le bout des ongles sera paré de paillettes argent avec la french Manucre Crazy Silver


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Ayélevi porte un corset Sophie Katt, des boucles d’oreille Ricky’s / New York, et une montre import U.S de chez P’shop.


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Awa porte une cravate soie customisée graffiti “Lady Caprice” par l’artiste Soda GT www.luxmarket.net

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Ayélevi porte des sneakers or adidas Missy Elliot collection, un vintage gold dollars Ricky’s / New York, un bracelet cuir & strass Swaroski, des chaines et bracelets Import Us P’shop et une bague or deux doigts, édition limitée promo Respect / Missy Elliot pour adidas.


LADY FASHION

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Urban Fairy Photographe : Franck Papadopoulos Stylistes : B-ni Ben & Shirlou Yet Hair : Morgane Degouvest Make-up : Annabelle Illustrations : Emilie Ramon Models : Sarah@crystalmodel, Veronica@studio Klrp

Sarah porte une cape en molleton (Raf Simons c/o Kokon To Zai), une robe en mousseline de soie rebrodĂŠe (Jenny Packham), un casque (Virginie Ricour Lambard), des chaussettes (Nike), des baskets (Etnies).


Sarah porte une cape en molleton imprimĂŠe (Marjan Pejoski c/o Kokon To Zai), une robe en satin de soie rebrodĂŠe (Jenny Packham), des chaussettes (A-poc), des guĂŞtres (Marjan Pejoski c/o Kokon To Zai), des baskets (Etnies).


VĂŠronica porte une cape en polyester (Regina Regis Rain), une robe en tulle de soie rebrodĂŠe de sequins (Jenny Packham).


Sarah porte une cape en lapin (Les Prairies au Printemps), une robe courte en laine crochetĂŠe (Medvejunko par Mariana Draniceru), un collier (Carole Guez), des chaussettes (Nike), des baskets (Dirk Bikkembergs).


Véronica porte un Maxipull (Raphaëlle Toulouse-H’limi), une robe Tie&Die en coton mélangé (Circle by Mara Hoffman), des chaussettes (Lacoste), des baskets (Etnies).


rêve ou réalité…

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Illustrations : Brachy Pelman

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Illustrations de bijoux, inspiration Cartier

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Illustrations de bijoux, inspiration Dior

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Illustration de bijou, inspiration Chanel

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Texte de Cécile Valletoux

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sans ma

Photos DR

fashion PSP adidas Respect Me 70 E.

Burberry Prorsum 340E.

LA PETITE DERNIÈRE DE SONY EST ENFIN ARRIVÉE EN FRANCE LE 1ER SEPTEMBRE APRÈS AVOIR ESSUYÉ UN SUCCÈS ÉCLABOUSSANT AUX ÉTATS-UNIS ET AU JAPON. DEPUIS ELLE EST DEVENUE “LE FASHION ACCESSORY” DE L’HEXAGONE. MAIS IL Y A PLUS FASHION ENCORE, LES HOUSES CRÉÉES POUR LA PETITE CONSOLE PAR QUELQUES-UNS DES MEILLEURS CRÉATEURS DE MODE. PSP ou PlayStation Portable… Déjà une révolution en soi puisque la console vidéo joue sur la corde tendance entre design et polyvalence. Le “baladeur du XXIème siècle” est une véritable révolution dans le monde déjà bien encombré du loisir portable. On peut y jouer en 3D, mais aussi regarder des films, écouter des mp3 ou même se connecter sans fil quand on veut, et où on veut. Tout le monde se l’arrache et tient à se montrer avec. La PSP devient alors un accessoire indispensable à la panoplie de la ‘fashion victim’. C’est pourquoi des créateurs se sont attelés à accessoiriser l’accessoire en créant des housses exclusives. Premier acte À l’occasion du lancement de la PSP aux ‘States’, des créateurs bien en vue - tel Marc Jacobs - ont mis en place le concept “Prêt à PSP”, avec défilé à la clé. L’évènement a eu lieu le 14 mars dernier à West Hollywood, mais malheureusement rien n’était à vendre… L’initiative a eu tout de même l’avantage de mettre en évidence le vrai plus de la PSP : son côté très personnel et tout à fait personnalisable. Deuxième acte Sony demande à Colette d’imaginer une ligne de housses de créateur disponible à la vente en exclusivité dans le magasin et sur son site. Après avoir pu admirer dans les vitrines du ‘concept store’ les housses désignées par adidas, Respect ME, Burberry Prorsum, Chanel, Fendi, Eley Kishimoto, Emilio Pucci, Goyard, Jeremy Scott, Maharishi et Miu Miu, depuis le 1er octobre, vous pouvez maintenant faire partie des “happy “ qui possèderont ces éditions limitées. Dernier acte Si vous ne faites pas des envieux avec votre score, vous vous consolerez bien en observant la jalousie verdir le teint de vos amis…

Maharishi 125E.

Maharishi

Plus d’infos sur www.psp-fashion.com


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LES DIX COMMANDEMENTS D’UNE STARLETTE

Texte de Johanna et E.J. Illustration de Nikita

Des rêves, on en a plein la tête. Rêves d’un jour, illusions ou espoirs qui nous font gravir les échelons… Rêves d’une vie, rêves de passionnés ; pour ceux-là il faut bien s’accrocher et affronter la réalité. Mais si tu rêves de tunes, de gloire et de beauté, que dans la rubrique “Je voudrais être” t’as coché la case “ Starlette de télé-réalité” ou que sur ton CV, tu aimerais faire figurer “Miss vidéo Rap la plus dénudée”, alors voici la formule qui te permettra de débuter…

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LADY X / Y

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1¬ Les Tout sold es le es p s nu rivé its, d es, p 3¬ e pa o ur to Avec illett n t e l es tu o s pie ok b 4¬ 5¬ d rêve r T s a o , n L u de c ché es b s les ras 6¬ a o t u gu sting Mêm ites soir e bran s, de e si ttera en c chée tu n astin légu s 'sais s où mes g tu p te fa 8¬ tu te iras as c ire r Pour hant cont e e e une p r nter érer 7¬ , la 10 émis as , tu Les chan ¬ Fi s é p s i c s o o u eudo ère n de n m e eras tte t de t s pr télé u po 9¬ oi tu oduc réal u Dan s sera t ité, t sera eurs s les s qu on m s tu s clips and, e é c d uira tu a de r pour s band ap, e la co onne n st uv d ring ras e La tu fi dy C g urer apri as ce tu pose ras


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Texte d’Armelle Mérendet

SAÏAN SUPA CREW Ça y est… Il aura fallu attendre novembre 2005 pour que le Saïan Supa Crew sorte son troisième album Hold Up, un nouvel opus tout aussi explosif que les deux précédents, KLR sorti en mai 1999 et X Raison, sorti en octobre 2001. Sur cet album, vous retrouverez les cinq rappeurs (Specta s’est retiré du crew) sur des textes festifs comme dans “Blow”, “Jacko” ou “La Patte” (feat. Les Black Eyed Peas), dans un registre plus burlesque et caricatural avec “Jungle” ou “Zone à risque”, et enfin dans une tonalité plus touchante dans “Rouge sang” et“Mama”. C’est donc à cette occasion que j’ai rencontré Sly, Leeroy et Vicelow : simplicité, détente et blagues à tout va étaient de mise… Bonne humeur garantie, à l’image de leur album.

COMMENT SE PASSE L’ÉCRITURE D’UN ALBUM QUAND ON EST AUSSI NOMBREUX QUE VOUS ? Vicelow : On cherche d’abord des musiques qui nous plaisent et après on se concentre sur l’inspiration que nous procure cette musique pour trouver les thèmes et les textes. Ensuite, on va en studio, on part du refrain, et l’on essaie de trouver ensemble, après on écrit nos parties. Des fois, on peaufine ou retravaille nos textes chez nous, à tête reposée. Sly : En fait, le gros du travail se fait en studio avec tout le monde. POUR L’ORGANISATION DU MORCEAU, COMMENT VOUS ARRANGEZ VOUS POUR SAVOIR QUI VA POSER ? V : Ca dépend car les morceaux évoluent : des fois, on est à cinq dessus, on essaie chacun à notre tour et on trouve ceux qui ont le plus de vibe ; au final on se retrouve à trois ou quatre. Ensuite, en fonction de ça, on répartit les couplets ; par exemple, plus on est nombreux sur le morceau et moins on peut rapper ou chanter ; avec moins de monde, on a plus de place, donc plus de mesures. Et puis des fois, il y en a un qui va faire que le

refrain…Voilà, c’est ça en gros. COMMENT S’EST PASSÉ L’ENREGISTREMENT ? V : La plus grosse difficulté qu’on ait eu, c’est que Samuel devait jongler entre cet album et le sien qu’il était également en train d’enregistrer à ce moment-là. Mais une fois nous cinq réunis, ça allait. Leeroy : Il y a eu tout une première phase de maquettage, après une première phase d’enregistrement à Avignon et puis le reste, juste avant les mixes, on est venu l’enregistrer sur Paris. S : Sur six à huit mois, les maquettes ont été super espacées à cause de l’actualité de chacun : le concert d’Explicit, Sly bossait avec Camille et Samuel était en promo et en concert… Mais quand on était à Avignon, une fois toute la phase de maquettage finie, on avait déjà 75% de l’album. Et c’est là où on est vraiment rentré en studio pour l’enregistrement. VOUS AVEZ UN CONTRÔLE TOTAL SUR VOS ALBUMS ? V : Total, comme ça, si on se casse la gueule, on s’en prendra qu’à nous ! S : Depuis toujours, notre maison de disque ne nous met pas de contrainte… On est totalement libre artistiquement.

QU’EST CE QUI CARACTÉRISE VOTRE NOUVEL ALBUM PAR RAPPORT AUX DEUX AUTRES ? S : On a d’abord tenu compte des deux précédents albums, des erreurs qu’on a pu faire, comme par exemple la compréhension au niveau des textes et des thèmes, ou le fait qu’il y ait dans une même chanson plusieurs idées et donc une ligne directrice pas très droite… Donc depuis ce temps, on a grandi et le fait qu’on ait chacun nos projets nous a permi de mûrir artistiquement et techniquement. V : C’est un meilleur bordel… S : Ce bordel est mieux organisé qu’auparavant. COMMENT S’EST FAIT LE CHOIX DE VOS FEATURINGS ? S : On connaît Patrice depuis un certain moment, on l’a rencontré en Allemagne et on a déjà eu l’occasion de travailler avec lui sur un autre projet. Pour le morceau “96” on avait envie d’autre chose pour le rafraîchir, donc on a pensé à lui. Pour le featuring avec “William” (chanteur des Black Eyed Peas)… En fait quand on a abordé l’album, on s’est dit que se serait bien qu’il y ait un


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LADY CINQ À SEPT featuring international, comme on désire toucher le plus grand nombre de personnes, on l’a choisi. Il était sur Paris au Zénith, on lui a présenté le morceau, il l’a écouté et il était partant. En ce qui concerne Camille, j’ai fait le lien car je me suis retrouvé sur scène avec elle pendant un certain nombre de temps, et comme on cherchait une voix féminine, on a pensé à elle. D’une manière générale, à chaque fois que l’on a travaillé avec un artiste, c’est qu’on l’avait rencontré avant… On n’aime pas les envois de bande, on préfère rencontrer les artistes ; on aime avant tout le côté humain dans la musique.

Photo Laurent Seroussi

POURQUOI AVOIR ÉCRIT UNE CHANSON SUR LES FILLES RONDES ? VOUS VOUS SENTEZ CONCERNÉS PAR LA CAUSE FÉMININE ? L : On nous impose à travers les magazines une image de la femme qui ne correspond pas à la réalité, on ne kiffe pas forcément ce genre de fille super maigre… On aime les filles originales, et chacune à sa propre originalité, ça peut être les filles rondes ou avec des formes, des grandes ou des plus petites… Donc, c’était un morceau pour elles. TON COUPLET LEEROY, EST QUAND MÊME ASSEZ TRASH… V : Oui, mais en même temps c’est un délire le fait d’en rajouter des tonnes c’est ce qui nous fait rire, donc on l’a fait. L : je pense que ça n’aurait pas été aussi bien d’en parler sérieusement ! V : Nous, c’est vraiment un délire extrapolé d’où l’exagération des images et tous les noms que Leeroy a trouvé. C’est extrême mais pour dire au final que nous on aime ça, donc on a accentué les traits au maximum… C’est vrai quoi, les filles, vous êtes chiantes à surveiller vos balances, il suffit qu’elles voient écrit 60 kg et ça y est, elle se trouvent super grosses et elles se mettent au régime… S : Le délire du culte du corps… V : Surtout en France ! Et même les mecs deviennent comme les filles en fin de compte ; ils font aussi attention, ils se tapent de la musculation, mettent des crèmes, etc… En plus c’est des cycles, une fois il faut être maigre, après c’est la mode d’avoir de la poitrine… Avant les hommes préféraient les femmes rondes, les vrais femmes, demain ce sera quoi la norme de la mode ? Hold Up / EMI France / Virgin

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Photo Laurent Seroussi

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“Chaque jour, je coule des larmes couleurs de ton drapeau, bleu sur ma peau, blanc sur mon dos, rouge sur mes yeux, d’hier à aujourd’hui, rien de nouveau “ (extrait “Rouge sang”) Hold Up / EMI France / Virgin

COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS VOTRE RÉUSSITE INTERNATIONALE ? S : Parce qu’on aime les concerts, voir les gens, avoir un rapport direct avec eux, on aime le risque et on aime rapper pour des gens qui n’écoutent pas forcément ce style de musique. V : En fait, on avait une facilité parce que, même en France, on ne nous comprenait pas… Donc quand on était à l’étranger, les gens s’y retrouvaient aussi (rire)… Nous on est plus basé sur la performance et surtout sur scène. Donc partant de là, quand on a fait nos premières scènes à l’étranger et qu’on a vu que ça marchait, que le public kiffait et qu’il pouvait nous donner d’autres vibrations, on a foncé parce qu’on est justement à la recherche de ça… On fait de la musique pour le partage. Et puis, on intégre plusieurs styles de musique dans nos morceaux. Il y a des gens qui se perdent parce qu’ils ont l’habitude de catégoriser les musiques, c’est à dire qu’ils n’aiment qu’un genre bien défini. Mais le fait qu’on touche à tout c’est notre force et pour ceux qui sont fermés d’esprit, c’est une faiblesse.

COMMENT VOUS PLACEZ-VOUS PAR RAPPORT AU RAP FRANCAIS ? L : Comme d’habitude… vers la gauche… (rire) On ne s’est jamais vraiment placé par rapport à ça… Malgré le fait qu’on fasse le même style de musique et à en croire certains du rap français, on ne dirait pas mais on est toujours venu avec notre musique et notre sincérité… En fait on est des électrons libres donc la question serait plus “comment vous vous placez par rapport aux autres musiques”, parce que nous cantonner au rap français, c’est un peu réducteur, parce qu’on en fait mais pas que cela. ET VOUS DANS LE RAP FRANCAIS, QU’AIMEZ VOUS ? L : On aime les groupes à l’ancienne comme La Cliqua au début, NTM, Lunatik… Mais on a chacun nos goûts et par exemple, Sly n’est pas trop rap français. V : D’une manière générale, on préfère les rappeurs à l’ancienne. Mais il y a des gens qui sont forts, à partir du moment où tu rencontres la personne, humainement ça change encore ton rapport…

Si je n’apprécie pas la personne, je ne peux pas l’apprécier artistiquement et dans le rap français, il y a peu de personnes que j’apprécie… À l’inverse c’est pareil, car il y a des gens qui ont peut-être moins de talent, mais humainement il y a quelque chose qui se passe donc c’est vrai qu’artistiquement je vais bien aimer. QU’EST CE QUI VOUS RÉVOLTE DANS LA SOCIÉTÉ ACTUELLE ? V : Quand on regarde la télé, on a vraiment l’impression d’une hypocrisie car elle ne représente pas le peuple français dans sa globalité… Demain quand tu vas voir un noir à la télé, ce n’est pas forcément pour ses performance mais c’est parce que ça fait bien que la chaîne ait son petit “négro”… Ce sont toutes ces petites choses là qui te font dire que l’intégration est encore loin. Au 20h, pour qu’un noir ou un arabe ne soit pas descendu, il faut qu’il fasse du sport ou de la musique, et encore si c’est du rap… Bonjour les clichés ! En fait, la France n’a pas encore assimilé toutes les cultures, toute l’immigration qu’elle a eut, elle ne l’assume pas…


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LADY CINQ À SEPT Au niveau politique c’est la même chose, Ils ne font que se descendre entre eux mais ne proposent pas de solution, ils perdent du temps à parler, brasser du vide. Mais leur problème d’ego va mener à la perte du peuple. PAR RAPPORT À CELA, PENSEZ VOUS QUE VOUS AVEZ UNE RESPONSABILITÉ ? V : La nouvelle génération représente la chaîne et nous nous sommes un maillon car c’est sûr qu’il faut qu’on fasse

quelque chose. Dans notre situation, on espère que tout ce qu’on fait maintenant fera avancer les choses… Par exemple, si il y a une bonne interview, si ce que l’on dit touche au moins une personne alors on aura fait quelque chose, parce qu’après cette personne va en parler à d’autres et le message se propagera… Nous on est conscient qu’on fait de la musique pour se faire plaisir avant tout mais en même temps on sait qu’on véhicule une image. Une personne de 40 ans ou d’un petit village qui ne connaît les

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noirs et les arabes que par le biais de la télé, et bien si cette personne entend notre musique, nos textes comme la chanson “Mama”, peut être qu’après elle regardera ces même personnes de façon différente… Et là ça voudra dire qu’on a réussi.


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“ Instaurer une nouvelle image et faire changer les mentalités sur le Nail design.”


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Texte d’Audrey Mougneau

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LES CAPRICES D’UN ANGE :

Bien décidée à faire parler de son art dans le pays “de la mode et de l’élégance”, Hiro, une jeune Japonaise de 31 ans, s’est fixée un challenge : introduire le “Nail design” - entendez par-là le design des ongles - dans le champ de la mode et l’intégrer dans la catégorie des petits plus qui changent tout : les accessoires.

091 Au Japon, le Nail design est plus qu’un simple effet de mode. C’est un art encré dans les habitudes de consommation. On se fait designer les ongles comme on fait une manucure. Le Nail design est connu de tous, femmes et hommes y succombent pour le plaisir d’ajouter une petite note colorée à leurs doigts irréprochables. En France, cette technique artistique est encore peu connue. Un créneau à exploiter peut-être ? En tout cas une aubaine pour Melle Hiro qui a décidé de venir conquérir la capitale de la mode avec pour tout bagage sa détermination et l’amour de sa profession. Une démarche ambitieuse qui nécessite patience et persévérance. Se faire connaître et reconnaître. Après avoir posé ses valises sur la rive droite du côté de la rue Saint-Honoré, elle côtoie aujourd’hui l’effervescence et le bouillonnement culturel du quartier latin. Hiro n’exerce pas son activité à Paris, sa démarche est purement artistique, sans volonté commerciale. Bientôt un an qu’elle démarche les groupes de presse et les magazines de mode pour faire parler de son art, une année écoulée à tenter de convaincre les photographes de mettre en scène des ongles dessinés. Le souhait de Hiro est simple : démontrer aux professionnels que le Nail design peut être un apparat supplémentaire à la beauté des mains, une touche finale aux combinaisons vestimentaires. Sa motivation a fini par payer avec la satisfaction d’une publication et de quelques échos de-ci de-là, mais elle reconnaît avoir le plus souvent rencontré des opinions plutôt…réfractaires. Au Japon le vernis est l’accessoire de l’homme moderne. Contrairement au Japon, pays de toutes les excentricités où le Nail design est un critère de beauté, il faut avouer qu’en France son image est assez négative. Il est perçu comme

un apparat vulgaire et d’un goût douteux. Les faux ongles vernis agrémentés de strass et autres fioritures sont inscrits au rayon des objets carnavalesques délirants. Une réputation bien loin du désir de Hiro qui souhaiterait donner au “Nail painting” une image un peu plus en adéquation avec l’univers de la mode, une image plutôt raffinée et sophistiquée. Un projet ambitieux pour Hiro qui n’en est pas à son premier défi. En véritable créatrice de look, elle a su révolutionner l’univers de la mode masculine japonaise en introduisant les vernis dans les besaces d’hommes branchés qui assument pleinement leur part de féminité. Il fallait oser, tenter l’aventure et surtout tirer profit du bouleversement des mentalités qui s’est opéré au japon ces dernières années. Et l’innovation marche. Présentés sous forme de porte-clés, les flacons de vernis sont aujourd’hui l’accessoire à avoir. L’univers de la beauté et de la mode réserve bien des surprises. Gageons que Hiro saura sensibiliser les professionnels du milieu de la mode au Nail design. Ce n’est pas une gageure mais une démarche qui demande obstination et force de conviction.

Hiro en pleine action.


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Texte d’Audrey Mougneau

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Une artiste sans frontière

Artiste peintre reconnue et accomplie, Amaneh Eskandari est à l’origine de l’association artistique Artistes sans frontières dont la mission est de permettre aux artistes des quatre coins du monde d’échanger, de partager leur expérience mais surtout de se faire connaître en dehors de son pays. Portrait d’une femme artiste, et d’une artiste femme impliquée dans l’univers associatif. Un talent, une idée au service de la société et des porteurs de projets créatifs. Un ordinateur, une boîte de peinture posée sur le sol, une tenture orientale chamarrée, nous sommes dans l’espace de conception et de création artistique de Amaneh Eskandari. Venue d’Iran il y a dix ans et professeur aux Beaux-arts, Zhoreh (son surnom artistique) a fait le choix de quitter son pays natal pour son développement artistique. L’exil était la seule issue favorable à son désir de liberté d’expression et d’action. Sélectionnée à la Cité Internationale des Arts contemporains en 1997, elle s’envole pour Paris. Commence alors une autre vie, une seconde naissance indispensable pour prendre son envol. Expériences humaines dans la sphère de l’art. Zhoreh est une de ces artistes qui puisent dans leur imaginaire pour nourrir une quête spirituelle, peut-être même une quête identitaire, et ainsi parvenir progressivement à un accomplissement de leur parcours artistique. Artiste contemporaine imprégnée de culture

cinématographie, Zhoreh a confondu art et multimédia afin de réaliser son rêve : mettre en forme et en mouvement un projet alimenté au fil des années qui mêle expérience personnelle et recherche universelle, celui de la naissance et l’épanouissement en tant qu’être humain. Elle met en image sa peinture grâce à l’utilisation de logiciels photo et vidéo qui lui permettent d’aboutir à une peinture en action perpétuelle et à une narration picturale dans laquelle chacun peut y trouver une interprétation et une signification personnelle. Ce support multimédia est pour Zhoreh une forme de porte-voix, un outil de communication universel qui encourage le dialogue commun sur un thème précis et permet à chacun d’évoquer son ressenti. Quête de renaissance, quête d’une nouvelle Eve. Grâce aux nouvelles technologies, son art s’émancipe et rompt avec les frontières communautaires. Le projet sur lequel elle travaille actuellement lui tient particulièrement à coeur. “Naître”, tel est le nom

de ce projet, s’inscrit dans la continuité de cette double dynamique : un contenu personnel associé à l’expérience générale. Le travail de “Naître” porte sur la recherche artistique de son identité au travers une dimension historique avec l’évocation de la mémoire israélienne. Cette naissance s’exprime dans la dimension temporelle alors que des ombres s’enchevêtrent et se superposent, les couleurs de ses peintures et les images capturées de ses films vidéo s’entrechoquent. La mise en place progressive de ce projet si cher à ses yeux, lui fait oublier tous les petits tracas rencontrés depuis son arrivée en France. Elle ne regrette rien. Ni son exil souhaité, ni son statut de peintre reconnu dans son pays natal. Elle ne court pas après la notoriété, ça ne l’attire pas. Zhoreh poursuit sa quête artistique tout en permettant à des artistes étrangers, avec son association, de s’exiler eux aussi par le biais de cette plate-forme virtuelle de dialogue que constitue Artistes sans Frontières.


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L’invisible frontière des communautés. L'association Artistes sans Frontières a été créée en 2001. Elle réunit des artistes de toutes origines et de toutes disciplines, aussi bien photographes, peintres, sculpteurs, réalisateurs de films, danseurs, musiciens, et met en place des événements pour promouvoir leurs œuvres à travers le monde. Les artistes ont accès aux appels de participation émanant des organisations artistiques afin de coopérer aux manifestations. La prochaine en date se tiendra à Clermont-Ferrand avec le festival du court-métrage du 27 janvier 4 février 2006.L’association dispense également des ateliers et cours de pratique et des stages artistiques. Elle bénéficie du partenariat de la Ville de Paris, de la mairie du IIIe arrondissement, du Musée d’art contemporain et de la Maison des artistes de Téhéran pour l’organisation de manifestations, expositions, conférences, débats, et rencontres. Pour toute information, contacter : Amneh Eskandari, Association Artistes sans Frontières - BP5 rue Perré 75003 Paris Tél. : 01 42 74 71 68 E-mail : artistessansfrontieres@wanadoo.fr info@amneheskandari.com www.amneheskandari.com www.artistessansfrontieres.com

“Mettre en forme et en mouvement un projet qui mêle expérience personnelle et recherche universelle.”

Naissance, débuts, évolution…. Amaneh Eskandari est iranienne et née en 1961 à Téhéran. Elle commence à 8 ans au Centre d'éducation intellectuelle de l'enfance et de la jeunesse de Téhéran. Elle obtient son D.E.A et exerce son activité de plasticienne et de professeur aux Beaux-arts à Téhéran. Fondatrice et présidente de l'association internationale Artistes Sans Frontières, Amaneh Eskandari est également membre de la maison internationale des artistes et membre de la Maison des artistes “Iran” SIP.


123 KLAN / www.trois-up.com / dean@trois-up.com

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Oktus, Ice Cream, Miss Madame, Hey, Josh, Yneptov du collectif Delkographik, avec le site www.delkographik.com

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LADY DESIGN

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Texte de Mylee_Réalisation de Cécile Mpacko Priso

Nail - Art

Ce trimestre nous vous proposons une création mode et design à prix réduit, à appliquer sur vos ongles ou sur des faux ongles comme une véritable “nail artist”. Pour tous les jours ou pour les fêtes, à vos pinceaux pour une séance de nail design !

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Phase 1.

Phase 2.

Phase 3.

Phase 4.

Mode d’emploi : 1- Appliquez une couche de vernis base sur les ongles. 2- Appliquez une couche de vernis prune en divisant en diagonale l’ongle en deux parties. Laissez sécher. 3- Appliquez une couche de vernis rose sur la deuxième moitié de l’ongle. Laissez sécher. 4- Avec le pic en bois, collez les étoiles ou strass sur la diagonale qui sépare les deux couches de vernis. 5- Laissez sécher 20 mn. 6- Coller les faux ongles. 7- Laissez parler votre créativité pour créer vos propres symboles…


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Matériel : - Une boite de faux ongles transparents. - Un vernis base. - Un vernis rose. - Un vernis prune. - Des paillettes, étoiles, ou strass pour ongles. - De la colle pour faux ongles. - Un pic en bois.

Manucure terminée

- Du dissolvant. Temps de réalisation

Photos Mylee_j

Une heure, pour ne pas stresser et réussir vos motifs.


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LADY HUMEUR

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L’INTIMITÉE DÉVOILÉE

LE PHÉNOMÈNE S’ACCÉLÈRE ET PERSONNE NE SEMBLE POUVOIR L’ARRÊTER. CHACUN PREND AUJOURD’HUI SES TOUCHES ET SON ÉCRAN POUR RÉVOLUTIONNER LE POSSIÈREUX JOURNAL INTIME ET L’EXPOSER AU MONDE ENTIER. LES “E-AUTEURS” DEVIENNENT DES STARS POUR LEUR COMMUNAUTÉ DE LECTEURS, DES NOUVEAUX HÉROS MODERNES QUE L’ON LIT À TRAVERS NOTRE PETIT ÉCRAN D’ORDINATEUR. ÉCRIRE OU PARLER POUR SOI, POUR UNE SEULE PERSONNE, POUR UN GROUPE D’AMIS OU POUR UNE COMMUNAUTÉ, LE BLOG DÉBARQUE EN FORCE, BLOGGONS !

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Texte de Brice_Illustrations de Matthieu Vivinis

Blogosphère Au fil des ans, les blogs ont pris une ampleur considérable, amenant les observateurs à considérer qu'il s'agit d'un phénomène de masse, et non d'une simple mode passagère. Les blogs prennent leurs racines dans le besoin constant d'accéder à la source de l'information. D'une part, cela réduit le nombre d'intermédiaires et d'autre part, cela permet de communiquer directement avec le ou les acteurs et auteurs de l'article en question. Ce phénomène est né aux Etats-Unis à la fin des années 90. Aujourd'hui, on compte plus de 2,7 millions de blogs uniquement en France, plus de 10.000 blogs sont créés chaque jour portant à plusieurs millions - ou dizaines de millions – le nombre de blogs à travers le monde... Ce qui séduit ce nouveau genre d’auteurs est la facilité de création et d’utilisation des blogs. Quelques clics, un bon hébergeur, et le tour est joué si vous avez des choses à raconter. Séduisant écrit Les motivations qui poussent à créer un blog sont personnelles et très diverses. Exercices d’écriture quotidiens, défouloir, ou moyen de combler un manque de communication, chacun trouve son bonheur dans cette communauté de bloggeurs. Mais ce qui réunit ces communautés reste essentiellement une envie fiévreuse de parler et de s’exprimer. Se balader au travers des pages, lire les commentaires, les blogs permettent de rapprocher les affinités pour former des groupes de discussion. On pense peut-être un jour ouvrir son blog pour raconter des bons moments de soirées, des allusions quotidiennes, ou le programme de son dernier week-end, et puis le jeu nous prend, jusqu’à devenir ‘blog-addict’. On ne peut plus s’en passer. Confessions intimes, histoire de famille, dernière rupture difficile, ou coming-out privé, on aime partager. Un besoin d'expression et d'affirmation Le type et la variété des blogs confortent l’opinion selon laquelle ils constituent une nouvelle forme de développement d’Internet. De l'adolescent à l'élu politique, du journaliste à la ménagère au foyer, les bloggeurs ne constituent pas tant une “espèce à part” que l'ensemble des internautes ayant décidé de s'exprimer dans un espace qui leur est propre. Cette communauté, la “blogosphère”, s'est muée en espace de débat et d'affirmation de soi. On pourrait même y voir une sorte de réappropriation de la démocratie. La communication d’entreprise pourrait utiliser ce formidable moyen pour améliorer les relations internes et rapprocher les acteurs de l’activité. Les blogs sont notamment en train de transformer, profondément et massivement, la façon dont communiquent de grandes entreprises aux Etats-Unis, qui laissent la parole à leurs salariés, de façon transparente, sur des blogs librement accessibles à tous, avancée que les entreprises françaises n’ont pas encore effectué. Nouvelle star Certains deviennent même sans le vouloir de véritable héros de fiction informatique, dont les aventures hebdomadaires sont suivies par plusieurs centaines ‘d’ordi-téléspectateurs’. On aime aujourd’hui voir ce qui se passe chez son voisin, découvrir la vie de l’autre. On peut penser que les blogs disparaîtront sous leur forme actuelle pour se fondre en pages plurimédias, accueillant des images, des contenus vidéo et audio. Les blogs resteront pour le particulier le meilleur moyen de se réapproprier cet espace immense qu’est Internet.

Quelques adresses utiles www.blogger.com www.blogspot.com www.typepad.fr www.over-blog.com www.viabloga.com www.canalblog.com www.msnspaces.com www.over-blog.com www.zeblog.com www.centerblog.ne www.blogg.org

“Blog effect” Comme toute nouvelle forme de communication, les blogs apportent avec eux leurs lots d'effets indésirables. On pourrait critiquer le caractère trop souvent “brute” et “peu travaillée” de l'information. On écrit dans son blog comme on parle dans la vie. Les tournures des phrases, les inexactitudes techniques ou simplement la légèreté de certaines brèves nuisent quelques fois à leur crédibilité. Mais ce qui pourrait paraître le plus délicat et à la fois paradoxal, est l’isolement de certains bloggeurs devant leur écran. Cet effet se retrouve également dans le phénomène des chats : les gens ne se rencontre plus que par écrans interposés, la discussion spontanée autour d’un café perd du terrain, c’est peut-être tous les comportements humains qui sont en train d’évoluer. Certains aspects de notre société poussent à l’individualisme, il ne faudrait pas que la technique y ajoute son grain de sel, pour faire de cette communauté invisiblement liée, une assemblée qui ne communique qu’avec les doigts. À méditer autour de quelques lignes.


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HEUREUSCOPE

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Textes de La rédaction

102 Balance : Si vous avez choisi d'être une personne heureuse, faites des plans pour gagner et préparez-vous à gagner, ainsi vous pourrez vous attendre à la victoire. Les obstacles ne vous arrêteront pas. Mettez en évidence votre potentiel.

Scorpion : Vous devrez accepter les critiques si pour une fois vous avez une idée nouvelle à proposer. Travaillez surtout vos faiblesses et pas seulement vos points forts. Agissez avec attention et précision. Tenez-vous à l'écart des histoires, soyez plus discret.

Sagitaire : Vous voulez gardez la forme en faisant peau neuve, on ne vous reconnaît plus. Alors, ne restez pas les pieds dans la même bottine ! Pour circuler sur le chemin du bonheur, il faut être deux. Donc, prenez votre partenaire par la main. Rendez-vous à l'étranger !

Capricorne : La mélancolie envahit votre univers. Vous devrez changer votre fusil d'épaule. Trouvez la force de réagir ! Laissez la chance à votre matière grise de vous hisser au sommet de la pente. Et n’hésitez pas à parler à un bon ami pour vous confier. Foncez !

Verseau : Opération tue mouche ! Certaines personnes nuisent à votre évolution, indiquez-leur poliment la porte, vous réagirez instantanément aux critiques. L’amour, la fierté, l’amitié, la compassion, le désir et la persévérance sont des qualités qui sommeillent en vous.

Poisson : Vous n'avez pas à gagner tous les matchs pour être le champion, mais vous devez jouer chaque partie au meilleur de vos connaissances. Tâchez de rester enthousiaste. Quoi qu’il en soit, préparez-vous à ne pas voir la vie en rose tous les jours.

Bélier : Parfois vous roulez sur l’or, et d’autres fois, les écus d’or disparaissent très vite. Plusieurs questions monétaires seront soulevées durant ce cycle automnal. Réorganiser votre budget en fonction de vos obligations. tenez vous à l'écart des histoires et respectez les lois.

Taureau : Vos désirs ne sont pas des fantaisies ; tentez l’expérience. Vous devez trouver le moyen de les concrétiser. Passion, bons accords, amour, curiosité intellectuelle : avec les meilleurs alliés dans votre clan au boulot, vous formerez une équipe du tonnerre.

Gemeaux : Vous vous inquiétez d'une erreur commise ? Oubliez cela. Car ceux qui réussissent sont ceux qui apprennent de leurs erreur. Vous possédez les ingrédients qui apportent le succès, alors n’en doutez plus. Vous serez étonné de ne pas l'avoir découvert plus tôt.

Cancer : De l’énergie à revendre et un tas de projets prêts à être réalisés. Vous aurez de grandes joies en compagnie de vos proches, qui feront de leur mieux pour vous rendre la vie agréable. Rayon de soleil dans la vie des autres ! Bonne période pour le business.

Lion : Obligé de relever les défis, vous serez mis à l’épreuve un peu partout. Mais respirez, votre nature de félin, vous aidera à bien vous en tirer. Ménagez votre monture ! Relax et ne précipitez rien. Ça roule sur le boulevard du social. Retrouvailles en vue.

Vierge : Votre quotidien est parcouru de longs moments privilé giés, notamment avec les frangins et sœurettes : vous échangerez vos opinions. L’harmonie s’installe. Vous redécouvrez les gens que vous fréquentez. Faites le tri avant l’hiver.


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www .lad ycap rice .com

Photo de Wile-e

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Photo cover / Hommage Old School adidas. Photo de Philippe Ferrer. Stylisme et réalisation de Yasmine Akkaz. Coiff / Maq de Jabe. Ayélevi@Contrebande porte des sneakers or adidas Missy Elliot collection, un vintage gold dollars Ricky’s / New York, un bracelet cuir & strass Swaroski, des chaines et bracelets Import Us P’shop et une bague or deux doigts, édition limitée promo Respect / Miss Elliot pour adidas.

brice@ladycaprice.com rédaction@ladycaprice.com

Responsable marketing et promotion Julien Mpacko julienmpacko@ladycaprice.com

Direction artistique Émilie Janin emiliejanin@ladycaprice.com

Ont écrit dans ce numéro Johanna Ikeng, Agathe Moulanier, Sky Tristane Banon, Audrey Mougneau, Dominique Leray, Cécile Valletoux, Yasmine Chetouani, Julien Mpacko, Diane Guiéké, Shade & Lyte, Armelle Mérendet, E.J. Secrétaire de rédaction J.C.J. Photographes Aurélien Dupuis, Franck Papadopoulos, Philippe Ferrer, Alexis Fontanille, JJ’S, Mylee_J. Illustrations Brachy Pelman, Matthieu Vivinis, Nikita, 123 Klan, Collectif Delkographik, Mylee_J. Stylistes Shirley Carel, Benjamin Bretel, Yasmine Akkaz. Service publicité Julien Mpacko julienmpacko@ladycaprice.com

Imprimeur Enschedé Belgium Le magazine Lady Caprice est édité par la société “Dazzling Communication”, Sarl de Presse au capital de 5000 euros. Siret : 47950741000013 N° de comission paritaire : en cours N° ISSN : 1772-7421

Photo édito : Photo de : Aurélien Dupuis. Stylisme : Shirley Carel & Benjamin Bretel. Hair : Morgane Degouvestz Make-up : Annabelle Model : Justina@next Justina porte une capuche écharpe en molleton 41 au Bouclard.

La rédaction n’est pas responsable des textes et des photos publiés, qui engagent la seule responsabilité de leur auteur. Les documents qui nous sont envoyés ne sont pas retournés, toute reproduction des textes, photos sans l’accord de l’éditeur est rigoureusement interdite. Les indications de marques et adresses qui figurent dans les pages rédactionnelles sont fournies à titre informatif, sans aucun but publicitaire.

Remerciements Merci à F.C Gosselin et J.C Janin, Tex, Agathe, John Xto, Cécile, Dj_MM, Alain, Sky, Jo et tous ceux qui nous ont aidés et fait confiance.

de vente des numéros.Offre d’abonnement réservée à la France métropolitaine et valable jusqu’au 01/03/06. Conformément à la loi Informatique et Libertés du 06/01/1978, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification des données vous concernant.

Rédaction en Chef Brice Baudrino & Émilie Janin

*Prix

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DATE DE NAISSANCE :

Direction de publication et de la rédaction Émilie Janin

PAYS :

Direction du magazine Émilie Janin & Julien Mpacko

J’ENVOIE MON CHÈQUE À L’ORDRE DE “DAZZLING COMMUNICATION” À L’ADRESSE SUIVANTE : SERVICE ABONNEMENT, 186 AV PAUL DOUMER 92500 RUEIL-MALMAISON - 01 41 42 37 27-

N°3 décembre-janvier-février Magazine trimestriel

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BULLETIN D‘ABONNEMENT OFFRE SPÉCIALE DE LANCEMENT 1 an / 4 numéros /10 euros au lieu de 14 euros*

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LADY WHO’S WHO

Who‘s Who

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