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MESSAGE DU PRÉSIDENT SOMMAIRE

Un moment charnière pour l’avenir de notre coopérative

Message du président Chronique innover en gestion Reportage à la ferme Chronique en production laitière Projet fusion Chronique végétale Chronique en agriculture durable Filière porcine coopérative Chronique équine Chronique des grains Chronique avicole Tournoi de golf Profid’or

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Courriel : coop@profidor.qc.ca Site web : profidor.qc.ca Blogue : coopprofidor.wordpress.com Facebook.com/lacoopprofidor JOLIETTE L’ASSOMPTION ST-LIN ST-BENOIT ST-JACQUES

450 759-4041 450 589-2221 450 439-2018 450 258-3111 450 839-3642

| 1-800-363-1768 | 1-800-925-2667 | 1-877-439-3878 | 1-800-363-8648

Chers membres, clients et employés, Au moment où vous lisez ces lignes, nous serons à quelques semaines du vote sur la fusion de notre coopérative. Un moment charnière pour nous. Vous savez, les membres du conseil d’administration ont toujours travaillé avec une vision stratégique à long terme pour que notre coopérative vous soit utile, tous les jours. Néanmoins, ces dernières années à la présidence, un élément supplémentaire s’est ajouté à ma réflexion sur cette vision à long terme. Peut-être parce que j’avance en âge, direz-vous, mais j’ai fait part au conseil de l’importance de mettre en place les conditions nécessaires afin que Profid’Or soit transférable à la prochaine génération. Parce que cette coopérative que j’aime tant ne m’appartient pas : j’ai succédé comme président à M. Champagne, qui avait remplacé M. Lapalme et lui-même, à M. Landreville, et ainsi de suite jusqu’en 1912, année de fondation de La Coop de L’Assomption. Depuis toujours, l’agriculture évolue. Par contre, les modifications majeures des dernières années viennent bouleverser nos modèles. Pensons seulement au bien-être animal, ou aux enjeux internationaux qui affectent nos entreprises jusqu’ici, ou encore, à l’intégration rapide des nouvelles technologies.

LE PROGRÈS est une publication de : Profid’Or, coopérative agricole Éditeur :

Jacques LeBlanc, poste 362

Adjointe :

Mireille Bilodeau

Chroniqueurs : Stéphane Payette Jean-Pierre Aumont François Lefebvre Pierre-Luc Brouillette Jacques LeBlanc Graphisme :

Imagine Design

Tirage :

2000 copies

Le genre masculin est utilisé sans aucune discrimination et uniquement dans le but d’alléger le texte.

Bien que notre entreprise soit de bonne taille, une évidence s’impose : nous devrons aussi nous adapter à ces changements. Vous avez raison, nous pourrions continuer seuls quelques années encore, mais nous risquerions d’entamer une longue décroissance. Le conseil d’administration de votre coopérative a analysé avec rigueur ce projet. Il est arrivé à la conclusion que de recommander cette fusion à nos membres était le geste stratégique à poser pour l’avenir des prochaines générations d’agriculteurs. Le moment est opportun puisque nos cinq coopératives, soit les coops Profid’Or, Agrodor, Agrivert, St-Ubald et Univert, sont en bonne santé financière et que tous les conseils d’administration de ces dernières sont sur la même longueur d’onde quant à la nécessité de réaliser cette fusion. J’aimerais conclure ce texte par cette citation de Charles Darwin : « Ce n’est pas le plus fort de l’espèce qui survit ni le plus intelligent. C’est celui qui sait le mieux s’adapter au changement. » Je demeure toujours à votre écoute.

Robert Perreault Président


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La chronique

INNOVER EN GESTION Par Jacques LeBlanc, agr. Directeur développement des affaires et communications Poste 362 jacques.leblanc@profidor.qc.ca

45 000 cannettes de Budweiser ont été livrées au Colorado produit que vous achetez régulièrement à votre compte Amazon. Par exemple, vous commandez un bouton pour votre savon à lessive préféré et, en l’associant à votre compte, vous n’avez qu’à peser sur ce bouton pour voir votre savon vous être livré quelques jours plus tard. À titre informatif, ce bouton est en fonction aux États-Unis et dans certains pays d’Europe.

Vous me direz que c’est tout à fait normal. Par contre, si je vous disais que ces cannettes sont arrivées à destination sans personne pour conduire le camion, cela change la perspective. Dans mon article, La fois où j’ai donné mon cerveau à Google , je vous parlais de l’impact des robots sur les perspectives de travail. Eh bien, nous avons un exemple concret de l’arrivée de ces technologies et je suis convaincu que dans un avenir rapproché, nous aurons des robots comme collègue de travail. Dans l’article d’Olivier Schmouker1, du journal Les Affaires, il nous mentionne que la grande tendance de la Silicon Valley est de créer des start-ups spécialisées dans le camionnage automatique. C’est d’ailleurs en achetant l’entreprise Otto qu’Uber a réalisé cette livraison de bière sans incident à travers les routes du Colorado. Un autre exemple est le projet Amazon Go2 qui se veut une épicerie sans caisse. Vous rentrez dans le commerce en scannant votre application Amazon. Puis, vous prenez les produits que vous désirez et, en passant à côté de la borne technologique, les articles dans votre sac sont associés à votre téléphone. Vos achats seront facturés automatiquement sur votre carte de crédit. Dans un principe plus simple, Amazon innove encore avec le déploiement de leur Dash Button3. Ce bouton associe un

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Effectivement, ces technologies ont encore des aspects à améliorer pour être pleinement fonctionnelles. Mis à part le Dash Button, nous sommes très proches de l’introduction de ces robots dans notre vie quotidienne. Ces exemples d’introduction commerciale de nouvelles technologies nous obligeront à réfléchir et à adopter de nouvelles méthodes de travail pour trois principales raisons. Premièrement, dans plusieurs pays, nous constatons un départ massif à la retraite. Deuxièmement, les nouvelles générations d’employés ne désirent généralement pas travailler dans des emplois aussi exigeants que leur parent. Et, troisièmement, les entreprises multinationales ont les capacités d’acquérir ces technologies et d’implanter des commerces, physiques ou en ligne, qui viennent concurrencer directement les commerces locaux. Évidemment, ce ne sont pas les seules raisons. Mais tous ces nouveaux éléments, combinés à l’augmentation des réglementations, à la réduction des marges et aux demandes des consommateurs, poussent les entreprises à se consolider. Même en agriculture nous constatons cet effet. L’être humain est ingénieux. Dans le monde entrepreneurial, si un problème freine le développement, il est certain que quelqu’un, sur la planète, trouvera un jour ou l’autre une solution technologique à ce problème. L’innovation sera ensuite introduite sur le marché, jusqu’à ce qu’inévitablement, une nouvelle idée surpasse la première.

Source de la photo : https://www.recode.net/2017/3/24/14737438/uber-self-drivingturmoil-otto-travis-kalanick-civil-war 1 : Adieu les camionneurs?, Olivier Shmouker, Page 31, Journal Les affaires, du 20 mai 2017 2 : http://branchez-vous.com/2016/12/06/amazon-go-lepicerie-sans-caisse-enregistreuse/ 3 : http://www.chefs-entreprises.ca/amazon-veut-nous-coller-des-boutons/

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Reportage à la ferme

FERME RONICK INC. Par Laurie Lalancette Expert-conseil

Performance et implications sociales production et conformation : « Sans délaisser la conformation, je veux des vaches qui vont rentabiliser mes stalles. Avec le contexte actuel et futur de la production laitière, nous devons élever des vaches durables avec de bonnes productions. » Bien que les performances du troupeau soient déjà de haut niveau, les objectifs des propriétaires sont d’améliorer le confort des vaches et la qualité des fourrages pour accroître davantage leur production annuelle par vache. Geneviève mise beaucoup sur sa régie très stricte pour soutenir la forte production. « On veut tirer le maximum de nos vaches pour optimiser nos performances. Ça passe principalement par la régie, le confort et l’alimentation, » explique Geneviève Audet. Les vaches sont examinées par le vétérinaire dans les 50 jours suivant le vêlage. On vise ainsi à remettre le système reproducteur en marche pour atteindre une première saillie à 70 jours. L’intervalle vêlage projeté s’est amélioré de près de 25 jours, ce qui a une bonne influence sur les jours en lait moyens et le lait livré au réservoir.

La ferme Ronick est une entreprise familiale située à Sainte-Gertrude de Manneville, près d’Amos en Abitibi. Après les efforts de Nicole Lachance et Rock Audet pour bâtir un solide troupeau Ayrshire — qui remporta le titre de Maître-éleveur en 2012 —, c’est maintenant leur fille Geneviève qui reprend le flambeau. Depuis plusieurs années, le troupeau Ronick se démarque tant pour sa production que pour sa conformation. En effet, la ferme fait partie du Club Synchro Select 750 depuis la création de l’événement en 2012. Cette activité permet de souligner le travail des producteurs qui obtiennent une MCR combinée de 750 ou plus. La ferme Ronick travaille avec l’influence de deux principales familles, dont Ronick BBBK Poppy EX 92 3E 1* et Ronick Wilton Sierra TB 87 5*. La famille de Sierra a engendré un taureau disponible chez Semex : Ronick Simbad. Bien que la conformation a été un des principaux critères de sélection de taureaux pour l’amélioration génétique, Geneviève recherche aujourd’hui des animaux balancés qui combinent

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Implication sociale Les trois membres de l’équipe Ronick sont bien actifs à l’étable quotidiennement, mais trouvent aussi le temps de s’impliquer à l’extérieur. Nicole met la main à la pâte en s’impliquant dans l’organisation du souper annuel de l’UPA. Rock est un bon participant. Il est toujours présent dans les activités, formations et journées d’étable. Son enthousiasme

Ronick Simbad

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présence dans ces événements est toujours très appréciée de ses collègues producteurs. Qui ne connaît pas Rock Audet? Pour ce qui est de Geneviève, c’est l’exposition agricole d’Abitibi qui occupe bien ses soirées. Elle occupe le rôle de secrétaire de l’événement depuis quelques années. Le conjoint de Geneviève, Karl Belzile, occupe un emploi à l’extérieur de l’entreprise, mais donne un coup de main dans ses périodes de congé. Avec deux jeunes enfants, Geneviève n’hésite pas à combiner étable-famille en les apportant à l’étable ou avec Nicole et Rock. Daphnée, 6 ans, la plus vieille des deux, est bien imprégnée de l’agriculture et participe déjà à l’exposition des jeunes ruraux. Nous profitons de la tribune pour féliciter Nicole, Geneviève et Rock pour le prix de la meilleure moyenne 2015-2016 Ayrshire du Club Laurentides-Lanaudière-Abitibi-Témiscamingue avec une production de 9216kg, 4,23 %G, 3,31 %P (MCR 261-269-262). Pourquoi ont-ils choisi la race Ayrshire? C’est Rock et Nicole qui ont pris la décision de se tourner vers la Ayrshire. À l’époque, au début des années 1980, lorsqu’ils avaient un troupeau mixte Holstein et Ayrshire, le

couple attribuait beaucoup d’avantages à la race de couleur : « C’était les Ayrshire qui étaient les plus combatives et les plus durables. C’était vraiment rare qu’elles soient malades. Et quand elles l’étaient, elles se relevaient aussitôt » souligne Nicole Lachance. Lors d’un encan en Ontario, ils ont fait l’acquisition de Kellcrest Sophia ET qui deviendra la vache souche de la Famille des « S ». Sierra TB 87 5* est un exemple d’une vache qui découle de cet achat. Ils ont aussi acheté des sujets pur sang du troupeau des Clercs du St-Viateur. « Le nouveau gérant de la ferme religieuse avait décidé d’orienter l’élevage vers une autre race. Nous avons saisi l’opportunité de mettre la main sur de bonnes vaches pur sang Ayrshire. Une partie de notre troupeau vient aussi de là, » dit Nicole. De fil en aiguille, les Holstein désertent la ferme Ronick pour laisser place à la petite brunette. Leur dernière holstein a quitté la ferme en 2014. Les propriétaires de la ferme Ronick ne retourneraient pas en arrière, la dimension de leurs logettes est parfaite pour la Ayrshire et le gabarit modéré de la race facilite le travail.

ALIMENTATION • • • • • • •

Transilac LP (préparation vêlage) Startlait LP (0-21 JEL) Synchro Pulpolin (0-100 JEL) Synchro 3040 option 2 VIP Maïs cassé Céréales produites à la ferme Ensilage semi-sec en balles rondes de lotier, Trèfle ladino et graminées

« Avec le contexte actuel et futur de la production laitière, nous devons élever des vaches durables avec de bonnes productions. »

Merci de faire confiance à l’équipe de La Coop Profid’Or pour vous accompagner dans vos succès. Ronick Wilton Sierra

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JOIGNEZ- à notre équipe

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La chronique en

PRODUCTION LAITIÈRE Par Jean-Guy Plourde, T.P. Expert-conseil ruminants

Journée laitière à la Ferme Princy tif du premier vêlage à un jeune âge et de son incidence économique. Des méthodes pour y parvenir ont été soulevées : le gain moyen quotidien en fonction du poids mature; une stratégie de sevrage adaptée à chacun; le choix des aliments, mais surtout, la quantité pour l’atteinte du poids désiré à chacune des étapes de la croissance. L’impact du confort tout au long du développement de la génisse a aussi été abordé. Le tout, dans le but d’avoir un animal qui produira du lait le plus longtemps possible. Qui sera, donc, plus longtemps vache que génisse!

C’est le 3 avril dernier que La Coop Profid’Or tenait sa journée d’information laitière en Abitibi-Témiscamingue. Organisée à Sainte-Germaine-Boulé, la journée comprenait un avant-midi de conférences, présentées par Hugues Ménard, T.P., conseiller spécialisé à La Coop fédérée. Suivait, en après-midi, une visite des installations d’élevage toutes récentes de la Ferme Princy, du même endroit. La première conférence avait comme sujet « Les particularités de la traite robotisée. » Il fut question du comportement des vaches : budget, temps, régie de la mangeoire, abreuvoirs, ventilation, luminosité, diverses stratégies d’alimentation et leurs résultats comparables. La trentaine d’entreprises présentes a vite fait d’associer les comportements à un élevage conventionnel en stabulation libre ou entravée. Les discussions ont été des plus intéressantes. La seconde présentation nous expliquait comment « Réussir une première lactation dès le sevrage. » Un rappel de l’objec-

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La visite des installations de la Ferme Princy a permis aux visiteurs de voir une entreprise au goût du jour, où les animaux reçoivent tout le confort nécessaire. Un atelier a présenté les nouvelles poudres de lait et la procédure pour une utilisation réussie. On a expliqué comment faire le choix d’un bon lactoremplaceur, qui saura combler les besoins protéiques et énergétiques pour un sevrage adéquat et selon les visées du producteur. Le second atelier présentait les différents aliments servis et leurs particularités selon le stade de croissance et les besoins de la ferme. Bref, une journée des plus enrichissantes où les échanges ont été cordiaux et pertinents.

N’HÉSITEZ PAS À COMMUNIQUER AVEC VOTRE EXPERT-CONSEIL Guy Pelletier

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P R O J E T

F U S I O N

Le conseil d’administration de votre coopérative

a débuté un projet de fusion avec 4 autres coopératives Chers membres, clients, employés et partenaires de La Coop Profid’Or Le Réseau La Coop a entrepris depuis 3 ans un exercice de consultation afin de réfléchir à un plan de consolidation orchestré du réseau coopératif agricole au Québec. La satisfaction de nos membres et des producteurs agricoles étant au cœur de cette réflexion, l’exercice vise à optimiser les services qui vous sont offerts afin de continuer à être un partenaire de choix dans un environnement en perpétuelle évolution. En ce sens, vous avez sûrement déjà entendu parler de la vision 2020 qui nous dirige vers une nouvelle coopérative, soit à l’AGA de La Coop Profid’Or, dans notre journal Le Progrès ou dans Le Coopérateur. Notre coopérative est issue de 9 fusions et nous comprenons bien l’importance des regroupements d’entreprises. Suite à une analyse rigoureuse, le conseil d’administration a donné son accord pour commencer le processus de proposition de fusion à ses membres.

Les éléments clés des raisons de cette fusion sont : • • • • •

Maintenir la proximité avec les membres sur l’ensemble du territoire Offrir une expertise de pointe pour nos membres et clients Faire face à la compétition mondiale Réduire les coûts d’opérations Simplifier notre modèle d’affaires

Le projet de fusion se travaille présentement avec La Coop Univert, La Coop St-Ubald, La Coop Agrivert et La Coop Agrodor. Cette nouvelle coopérative couvrira les territoires sur la rive nord du Saint-Laurent, de Québec à Ottawa incluant l’Abitibi et le Témiscamingue. Sachez que nous sommes au début du processus et que plusieurs questions n’ont pas encore de réponses. Au verso de cette lettre, vous retrouverez plus d’informations sur la vision 2020 et un portrait d’une éventuelle grande coopérative.

Où en sommes-nous rendus? Les membres recevront l’avis de convocation à l’assemblée générale extraordinaire et la convention de fusion sous peu si ce n’est pas déjà fait. Nous vous tiendrons informés, par différents moyens, de l’avancement de ce projet de fusion. Je demeure toujours à votre écoute.

Robert Perreault Président

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Qu’est-ce que la vision 2020? La Vision 2020 est un plan de consolidation orchestré du réseau coopératif agricole au Québec. Considérant que le monde agricole a connu et connaît toujours des changements importants et que cela a des répercussions sur le fonctionnement des coopératives et leur rentabilité, cette réflexion était devenue nécessaire. Les objectifs sont d’assurer un haut niveau de compétitivité de nos coopératives et continuer de soutenir nos membres de façon efficace, en tenant compte des nouvelles réalités des marchés, des technologies numériques et des métiers agricoles et agroalimentaires.

Pourquoi fusionner avec ces coopératives? Dans plusieurs domaines, nous assistons à des consolidations d’organisations et de marchés. Nous devons suivre le marché et répondre aux besoins de nos clients. Les cinq coopératives ont une bonne santé financière et des économies de 2 millions $ sont prévues par ce regroupement. Par l’augmentation du pouvoir d’achat et l’atteinte d’une masse critique importante, nous aurons un potentiel de développement de nouveaux services aux producteurs sur l’ensemble du territoire de la nouvelle coopérative et nous pourrons diversifier nos marchés.

Quels seront les impacts sur les membres, clients et employés? Présentement, il est trop tôt pour évaluer les impacts d’une éventuelle fusion sur nos membres et nos employés. Notre priorité sera toujours d’offrir le même excellent service à nos membres et favoriser la rétention des meilleurs talents dans notre organisation. Ce sont deux priorités qui vont de pair et qui sont primordiales pour nous.

En consolidant les coopératives, est-ce qu’on risque de perdre la proximité avec le membre? Les sondages effectués auprès des producteurs démontrent que ce sont les experts-conseils qui sont le pilier de la proximité pour le producteur et ces derniers continueront à jouer leurs rôles stratégiques dans une structure plus facile à gérer.

Autres avantages de la nouvelle coopérative • Assure le maintien des services, des équipements et des infrastructures de qualité • Maintenir notre position de leader dans des marchés de plus en plus compétitifs • Meilleure capacité à rémunérer, attirer, conserver et motiver les ressources humaines • Meilleure gestion des actifs, utilisation moindre du crédit, baisse des frais bancaires et des coûts de financement • Diversification des activités et complémentarités de nos opérations

Portrait de l’éventuelle nouvelle coopérative • • • • • •

Un chiffre d’affaires potentiel de plus de 350M$, dont plus du deux tiers proviennent du secteur agricole Des actifs d’une valeur de plus de 160M$ Plus de 3000 membres sociétaires producteurs agricoles et 12 000 membres associés ou auxiliaires Contribue au maintien des emplois en région avec plus de 500 employés, dont près de 400 à temps plein 24 quincailleries et 4 stations-services réparties sur tout le territoire, pour des ventes totales de près de 80M$ Plus de 275 000 tonnes commercialisées d’équivalent moulées complètes dans le secteur des productions animales, 35 000 tonnes d’engrais vendues et 70 000 hectares ensemencés

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La chronique

VÉGÉTALE Par Stéphane Payette, T.P. Expert-conseil • végétal stephane.payette@profidor.qc.ca Avec la collaboration de

Brigitte Lapierre, agr. Conseillère spécialisée plantes fourragères et conservateurs d’ensilage à la Coop fédérée

Digestibilité et nouveautés dans le champ La saison des semis 2017 étant maintenant chose du passé, nous vous rendrons bientôt visite avec nos nouvelles variétés de plantes fourragères. Eh oui! Déjà... Tout ça, dans le but de mieux vous servir. Débutons avec la luzerne Amina, qui vous a été présentée dans le Coopérateur l’hiver dernier. Cette toute nouvelle arrivée dans la gamme Élite vous offre deux avantages importants : qualité et flexibilité. La qualité provient de sa grande digestibilité, grâce à la technologie Hi-Gest (mc), qui réduit sa teneur en lignine. Cela aura pour effet d’augmenter la consommation volontaire de matière sèche, ce qui se traduira par une hausse de la production de lait. La flexibilité, elle, vient de votre calendrier de coupes. En effet, Amina vous offre un avantage comparativement aux autres luzernes, car elle atteint son plein potentiel à 28 jours et le conserve jusqu’à 35 jours. Vous serez donc moins stressés par une pluie qui retarde vos chantiers. La luzerne Althéa, elle, offre des rendements supérieurs grâce à la technologie Standfast (mc). Dans les régions 1 et 2, elle offre jusqu’à cinq coupes par saison. Comme elle arrive rapidement au stade mi-boutons, elle se synchronise à mer-

Vos experts-conseils chez Profid’Or se feront un plaisir de vous visiter et de vous conseiller sur les plantes qui répondront à vos besoins pour vos implantations d’août 2017 et du printemps 2018.

Ferme Sabrina Émery & Michael Morin 230, chemin de ligne Brandon, St-Felix-de-Valois Le 18 août 2017 (remise au 22 si trop de pluie) 10 h 00 Arrivée des visiteurs 10 h 20 Présentation des propriétaires 10 h 30 Visites guidées des parcelles 11 h Visites libres Buffet et breuvages offerts sur place

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WILDCAT ET ALEXANDRIE Quelques mots sur les trèfles qui, comme ce printemps, peuvent vous aider dans l’établissement d’une prairie de relève ou dans des champs à pH inadéquat, ainsi que pour des pâturages. Le trèfle Wildcat offre une excellente résistance à l’hiver, ce qui n’est pas un facteur à négliger avec notre climat aux humeurs imprévisibles. Ses données techniques en font un candidat de choix pour vos fourrages. Le Wildcat peut générer trois à quatre coupes. Enfin, le trèfle d’Alexandrie peut vous offrir une alternative de premier plan quand vient le temps de relever une luzernière abîmée ou usée. Autre possibilité, nos nouveaux festuloliums Perséus et Mahulena qui deviennent d’excellents atouts pour aller chercher le maximum d’un champ nouvellement implanté avec un trèfle ou une luzerne, et ce, sans se priver d’une coupe.

Journée plantes fourragères Profid’Or

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veille avec la fétuque à feuilles souples Savory, pour offrir un volume de matière sèche élevé et un excellent ratio protéine/ énergie.

N’HÉSITEZ PAS À COMMUNIQUER AVEC VOTRE EXPERT-CONSEIL Stéphane Galarneau Claude Grégoire Stéphane Payette Charles Coutu Philippe Therrien Jean-François Villemaire Jessica Tellier Lambert Josiane Coderre Vincent Chrétien Laurie Lalancette

450 753-0122 450 755-0616 450 756-7623 450 760-1890 514 220-7052 514 947-8444 450 916-7744 450 365-5049 819 333-8307 819 444-6469

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La chronique

AGRICULTURE DURABLE Par Pierre-Luc Brouillette, agr. Conseiller en agroenvironnement Poste 219 pl.brouillette@profidor.qc.ca

Le nouveau carnet de champ numérique est là pour vous!

C’est un bel outil qui s’ajoute aux services offerts par votre coopérative pour vous aider à vous organiser. Il permet de rassembler vos données agronomiques en un seul endroit, puisqu’il peut être difficile de gérer toutes les données générées à la ferme. Cet outil à prix abordable vous permet de : • Sauvegarder les données relatives à l’ensemble de vos champs, en un seul endroit;

• Économiser vos données mobiles : vous pouvez y travailler en mode « déconnecté », les données seront automatiquement synchronisées lorsque vous aurez à nouveau accès à un réseau; • Noter vos observations n’importe où et n’importe quand à l’aide de la fonctionnalité prévue à cet effet; • Géolocaliser vos notes grâce au GPS intégré à votre cellulaire ainsi que ceux des autres acteurs de la ferme; • Ajouter un nombre illimité de photos; • Emmagasiner vos données dans le nuage, vous assurant ainsi de ne pas les perdre; • Économiser du temps : pas besoin de créer des fournisseurs ou des produits, ils sont déjà inclus dans les menus.

NOUS VOUS PRÉSENTONS RAPIDEMENT ICI LES DIVERS ONGLETS : Section Champs

Retrouvez-y toutes vos parcelles, leur type de sol et leur localisation. Il est possible d’importer vos contours de champs.

Section Cultures

Dans cet onglet, identifiez vos différentes cultures champ par champ ou encore de manière groupée. Vous avez des statistiques en temps réel du pourcentage de chaque culture.

Section Semences

Indiquez les dates et les taux de semis ainsi que les différents noms des variétés. Vous pourrez ainsi garder un historique année après année.

Section Fertilisation

Notez vos interventions en fertilisation sous deux catégories : minéral et organique. Ayez ainsi toujours en main votre registre d’application. Fini le papier!

Section Pesticides

Grâce à la saisie d’observations géolocalisées, il est plus facile de traiter les problèmes observés et de noter les interventions réalisées.

Section Récoltes

Archivez les données de rendement moyen de vos récoltes ainsi que celles de vos sous-produits.

Section Prix de vente

L’onglet Prix de vente vous outille pour mieux prévoir vos revenus lorsqu’il est jumelé avec les données d’imagerie par satellite; inscrivez-y le prix de vente prévu de chacune de vos espèces ainsi que vos coûts de production.

Section exportation

Vous pouvez exporter toutes les données rentrées précédemment pour en sortir un rapport qui convient à vos besoins.

Finalement, améliorez votre efficacité et la gestion de vos opérations aux champs. Un facteur clé dans la prise de la bonne décision, au bon moment c’est d’avoir la bonne information. Pour en profiter et investir là où ça compte vraiment, contactez votre expert-conseil.

N’HÉSITEZ PAS À COMMUNIQUER AVEC VOTRE EXPERT-CONSEIL Pierre-Luc Brouillette, agr.

450 759-4041, poste 219

Isabelle Leblanc, T.P.

450 759-4041, poste 265

Jonathan Beaudry

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450 803-5494

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FILIÈRE PORCINE COOPÉRATIVE

Meilleurs résultats provinciaux pour l’année 2016 Le 31 mars dernier s’est tenu l’assemblée générale de la Filière porcine coopérative. Durant cette rencontre, les meilleurs éleveurs provinciaux pour l’année 2016 de toutes les catégories ont été dévoilés. Plusieurs clients et forfaitaires du Regroupement des Deux Rives (RP2R) se sont retrouvés parmi les meilleurs de la province.

VOICI LES RÉSULTATS Dans les cinq meilleurs résultats provinciaux en Maternité, catégorie Producteurs indépendants, nous retrouvons en :

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• 1re position : Ferme du Beauporc (2001) inc. avec 31,49 porcelets sevrés/truie productive/an • 2e position : Ferme Géliporc inc. avec 30,38 porcelets sevrés/truie productive/an • 3e position : Ferme A-Porc-Ça inc. avec 29,09 porcelets sevrés/truie productive/an • 4e position : Ferme Porcibel inc. avec 29,07 porcelets sevrés/truie productive/an Une de nos fermes s’est classée au sein des trois meilleurs éleveurs provinciaux en Maternité catégorie Propriétés Coop. Il s’agit de : • 2e position : SCA Inverness avec 29,71 porcelets sevrés/truie productive/an Voici le classement des dix meilleurs résultats provinciaux en Engraissement : • 1re position : Ferme D. Beauchesne avec un IEE de 270,4 • 7e position : Ferme Dumay inc. avec un IEE de 255,6 • 8e position : Ferme JSL avec un IEE de 253,6

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Pour la catégorie Sevrage-Vente, une de nos fermes se retrouve parmi les cinq meilleurs éleveurs provinciaux : • 3e position : Élevages Gosford inc., avec un IESV de 230 Et pour terminer, nous retrouvons dans les cinq meilleurs provinciaux en Pouponnière en : • 3e position : Ferme Arc-en-Ciel SENC avec un IEP de 137 Toutes nos félicitations pour ces résultats! De toute l’équipe RP2R

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1. Ferme du Beauporc (2001) inc. 2. Ferme A-Porc-Ça inc. 3. Ferme D. Beauchesne

4. Ferme Dumay inc. 5. SCA Inverness

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La chronique

ÉQUINE Par Marie-Christine Fauteux, M.Sc., agr. Expert-conseil équin La Coop fédérée Marie-Christine.Fauteux@lacoop.coop

Les pâturages pour chevaux : une question de nutrition et de gestion! La flore intestinale est très sensible aux changements, c’est pourquoi on dit que toutes les transitions alimentaires doivent être faites de façon progressive. Comme le pâturage est très différent du foin sec de par sa teneur en eau, en protéine, en calories et en vitamines et minéraux, cela constitue un gros changement alimentaire et il est important de faire une transition progressive et ainsi prévenir les problèmes digestifs tels que les diarrhées et les coliques gazeuses.

TRANSITION SÉCURITAIRE DU FOIN AU PÂTURAGE

La flore intestinale est très sensible aux changements, c’est pourquoi on dit que toutes les transitions alimentaires doivent être faites de façon progressive.

La belle saison qui est à nos portes annonce la sortie des chevaux aux pâturages! Il est important de bien planifier cette étape puisque le passage d’une alimentation contenant majoritairement du foin sec vers un pâturage d’herbe constitue un grand changement pour le système digestif du cheval et il est nécessaire de prendre certaines précautions pour s’éviter des problèmes futurs.

LE SYSTÈME DIGESTIF DU CHEVAL En premier lieu, il est essentiel de se rappeler le fonctionnement du système digestif du cheval : le cheval est un herbivore monogastrique, il n’a qu’un estomac de très petite taille. La fibre (provenant du foin, du pâturage ou de certains concentrés) est fermentée dans le gros intestin par les microbes qui constituent la flore intestinale. Contrairement aux ruminants, chez qui la rumination et un estomac divisé en 4 parties leur permet de digérer et assimiler la fibre.

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Il est suggéré de : 1. Servir la ration foin avant de mettre les chevaux au pâturage (ainsi ils ne seront pas affamés et seront moins tentés d’ingérer une très grande quantité d’herbe fraîche) 2. Augmenter graduellement le temps passé au pâturage (afin d’accoutumer les microbes de la flore intestinale de façon graduelle) 3. De servir les concentrés au retour à l’écurie (pour inciter les chevaux à revenir malgré le peu de temps passé au pâturage) Voici un exemple de transition alimentaire sécuritaire1 : • Jour 1 à 4 : Augmenter de 15 minutes, 2 par fois jour les sorties au pâturage. Exemple : Jour 1 = 15 min le matin et 15 min le soir, jour 2 = 30 min le matin et 30 min le soir, etc. • Jours 6 et 7 : Augmenter de 30 minutes, 2 fois par jour les sorties au pâturage. Exemple : Jour 6 = 1 h 30 le matin et 1 h 30 le soir et jour 7 = 2 h le matin et 2 h le soir • Jour 8 à 10 : Augmenter d’une heure, 2 fois par jour les sorties au pâturage. Exemple : Jour 8 = 2 h le matin et 2 h, jour 9 = 3 h le matin et 3 h, etc. Au besoin, il est possible d’allonger la transition alimentaire chez des chevaux sensibles aux coliques en répétant l'étape 6 deux autres jours et l'étape 7, trois autres jours. * Il est conseillé de ne pas donner accès au pâturage à des

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chevaux faisant de l’embonpoint ou ayant déjà fourbés. Selon l’avis de votre vétérinaire, il pourrait être possible de leur donner un petit accès avec une musette (grazing muzzle).

LA GESTION DU PÂTURAGE Ce n’est pas parce que c’est vert, que c’est nutritif! Ainsi, une bonne gestion de nos pâturages permettra un meilleur rendement et une plus longue saison de pâture. Premièrement, il faut choisir un mélange qui ne contient pas de plantes toxiques pour le cheval et qui convient au type de cheval que l’on a. Plus de détails ici : http://celebrite.coop/semences-fourrageres Deuxièmement, il faut respecter 3 règles bien simples : 1. Fournir un environnement propice à la survie, à la croissance et au rendement Les plantes ont besoin d’un sol bien drainé, un pH adéquat et des éléments nutritifs. * Faite analyser votre sol afin de déterminer le pH et la quantité d’éléments fertilisants nécessaires. 2. Toujours respecter la croissance des plantes et leur période de repos Au printemps, les racines fournissent à la plante l’énergie nécessaire à la pousse du feuillage. Par la suite, les feuilles captent la lumière, synthétise l’énergie nécessaire à la croissance et permet de refaire les réserves. C’est pourquoi il faut prévoir une période de repos suffisamment longue entre les passages des animaux. La durée de cette période de repos varie tout au long de la saison en fonction de la durée du jour et de l’eau. * Attendez que le pâturage ait 8 pouces de hauteur avant d’y envoyer vos chevaux. 3. Éviter à tout prix la surpaissance Les chevaux arrachent les plantes avec leurs lèvres et leurs dents très près du sol. Il est donc important de ne pas laisser brouter plus bas que 3-4 pouces puisque lorsque rasée au sol, la plante doit d’abord puiser l’énergie emmagasinée dans ses racines et sa vitesse de croissance devient jusqu’à 80% moins rapide. Si cela survient à plusieurs reprises, les réserves s’épuisent et la plante finie par disparaître... laissant place aux plantes indésirables ! * Les jeunes pousses sont les préférées des chevaux, ainsi si les chevaux restent trop longtemps dans le même pâturage, le regain sera brouté à nouveau. Pour permettre cela, un système de rotation est idéal! • Diviser le pâturage en petites parcelles (tenir compte des points d’eau)

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• Changer fréquemment les chevaux de parcelle en début de saison, puis ralentir la rotation • Prioriser un grand nombre d’animaux par hectare pour une courte période • Faucher les refus (Puisque les chevaux sont des mangeurs très sélectifs!) • Fertiliser/chauler au besoin

L’ALIMENTATION POUR COMPLÉTER LE PÂTURAGE Puisque les pâturages sont bien souvent plus riches que le foin sec, il est également important d’ajuster l’utilisation des concentrés. Dans la majorité des cas, la quantité de moulée servie quotidiennement peut être diminuée, à moins que l’intensité du travail augmente en même temps. Il est également important de continuer de mettre un supplément complet de vitamines et minéraux à leur disposition. Le Pro-Bloc Cheval est particulièrement indiqué pour les chevaux au pâturage : • Enrichi en vitamines liposolubles (A, D, E, K,) et hydrosolubles (complexe B) pour le bon fonctionnement du métabolisme • Niveau élevé de calcium, de phosphore et de sel, nécessaires aux besoins quotidiens des chevaux • Fortifié en éléments mineurs • Très appétent et favorisant la consommation d’eau • Permet une alimentation à libre choix, un avantage à la fois pour le cheval et son soigneur • Disponible en format de 2 kg (parfait pour le box), de 11 kg et de 22 kg D’autres suppléments de vitamines et minéraux sont aussi disponibles à votre Coop tels que le Tonix ou le Fort-Eq. Finalement, les chevaux devraient avoir facilement accès à de l’eau fraîche et propre en tout temps et les clôtures devraient être inspectées régulièrement afin d’assurer leur sécurité. N’hésitez pas à consulter votre expert-conseil La Coop pour obtenir de l’aide pour balancer vos rations selon votre pâturage ou vos fourrages.

Ce n’est pas parce que c’est vert, que c’est nutritif! Ainsi, une bonne gestion de nos pâturages permettra un meilleur rendement et une plus longue saison de pâture.

1 Source : Adapté de Dany Cinq Mars, Ph.D., agr. 2004. « L’alimentation du cheval pour éviter ou contrôler les problèmes respiratoires », Agri-Réseau www.agr.gouv.qc.ca

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La chronique des

GRAINS Par Jean-Pierre Aumont, T.P. Directeur service des grains Poste 401 jp.aumont@profidor.qc.ca

Dur printemps Le printemps 2017 sera assurément différent de ses prédécesseurs. Ainsi, en date du 26 mai, les semis battent leur plein avec près de 2 à 3 semaines de retard causé par des pluies incessantes et une température relativement froide. La culture du blé, très influencée par le besoin en lumière avant l’épiaison, écopera en matière de rendement et de qualité avec un poids spécifique possiblement plus léger que lors des dernières années. Pour le maïs, le retard ne sera pas très significatif si la température peut se réchauffer et demeurer clémente pour le reste de l’été. Dans le cas de la fève soya, le sol est encore relativement froid pour le semis, mais il est encore temps pour les cultivars qui ne sont pas trop tardifs. La situation de l’Ontario se compare à celle du Québec, soit beaucoup de retard dans les semis de maïs. Les producteurs ontariens, qui prévoyaient ensemencer deux millions d’acres, commencent à penser qu’il sera difficile d’atteindre cet objectif. Et il sera difficile aussi de fournir leurs marchés d’alimentation et de transformation sans avoir recours à l’importation, qui se traduira par une hausse du prix pour ses utilisateurs. Du côté américain, les semis de maïs se sont déroulés beaucoup mieux que chez nous. En date du 24 mai, ils étaient complétés à plus de 85 % et dans la moyenne des cinq dernières années. Les semis de fèves soya ont fait un bond de 18 % en une semaine pour atteindre 50 %. Quant au blé, disons que celui-ci a été quelque peu malmené au début du mois avec une chute de neige de 30 cm dans le Kansas, berceau du blé d’hiver, causant environ 5 % de perte. Pour le blé de printemps, les semis se sont déroulés à l’image de ceux du maïs. Un peu moins de semis en maïs signifie plus de semis dans la fève soya ainsi qu’une récolte potentiellement plus élevée aussi. Combinée à une récolte record au Brésil, avec environ 113 millions de tonnes, comparativement à 96,5 millions

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de tonnes en 2016, la pression sur les prix de la fève commencera tôt ou tard à se faire sentir. Heureusement, depuis la visite du dirigeant chinois en sol américain, les relations entre les États-Unis et la Chine semblent s’être stabilisées, ce qui devrait contribuer à faire en sorte que ces derniers continuent de s’approvisionner du côté de l’Amérique du Nord. Il est difficile, aujourd’hui, de déceler la direction que prendront les marchés tant que les semis ne seront pas complétés, soit d’ici une quinzaine de jours. Mais force est d’admettre que nous pouvons difficilement atteindre la quantité et la qualité des dernières récoltes sans un été « performant » en matière de chaleur et de pluie. Cet état d’inquiétude pourrait se traduire par une hausse potentielle pour le maïs et le blé, mais plus difficilement pour la fève soya. Localement, les prix du maïs n’ont pas beaucoup fluctué depuis les récoltes, passant de 190 $ à 205 $, puis retombant à 195 $, pour enfin revenir à 200 $ quelques semaines plus tard. Par contre, les quantités mises en marché ressemblent beaucoup à celles de l’an dernier, mais diffèrent de marchés. Ainsi, on a pu remarquer que beaucoup de maïs avait été exporté l’an dernier, tandis que les livraisons au port ont été moindres cette année. Certains producteurs seront peut-être tentés de retenir leur récolte de 2016 en silos, dans le but de voir le marché monter cet été en raison de l’incertitude des semis. Mais si tous pensent de la même façon, on se retrouvera avec un manque en début d’été et un excédent en septembre – octobre, ce qui aura pour effet de mettre une pression indue sur les prix.

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La chronique

AVICOLE Par François Lefebvre, agr., M.Sc. Expert-conseil • Avicole Poste 361 francois.lefebvre@profidor.qc.ca

Retour à l’ancien poulet J’assistais les 10 et 11 mai dernier au colloque de nutrition animale du Canada, qui avait lieu cette année à Québec. Ce colloque regroupait principalement les nutritionnistes en alimentation animale du Canada, ainsi que des vétérinaires et chercheurs de différentes sphères – dont la physiologie et l’immunologie –, intéressés par le sujet principal du colloque : la production animale sans antibiotiques. Y prenaient part des conférenciers de renom venus du Canada, des États-Unis et d’ailleurs dans le monde. Il y a plusieurs années maintenant, la communauté médicale occidentale soulevait sa préoccupation quant à l’utilisation des antibiotiques dans l’élevage des animaux destinés à la consommation humaine. Elle indiquait que l’emploi des antibiotiques, surtout en prévention, amènerait fort probablement le développement de résistance des bactéries qu’on retrouve chez les humains. La relation directe n’est pas si évidente que cela, mais il s’en est suivi chez les consommateurs une demande forte pour en cesser l’utilisation dans les élevages. La pression actuelle s’accentue et provient principalement du commerce, qui utilise beaucoup une approche de mise en marché pour faire valoir sa demande auprès des abattoirs. Cette approche confond souvent les consommateurs puisqu’ils entendent des propos différents sur le sujet. Malgré ce fait, la pression est telle que l’industrie des productions animales n’a pas le choix d’y faire face. Il y a bien quelques années que cette méthode d‘élevage est utilisée chez nous, à La Coop. Toutefois, cette façon devient intensive dans toute l’Amérique du Nord. L’an prochain, 60 à 70 % de toute la volaille produite aux États-Unis sera dénommée sans antibiotiques! On revient un peu à la façon d’élever le poulet des années 40-50, non sans risque. Le plus grand est bien entendu la coccidiose et l’entérite nécrotique. C’est de l’intestin que vient le problème avec, entre autres, la présence mondialement reconnue du parasite qui s’y loge et qui cause la coccidiose.

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L’entérite nécrotique suit malheureusement souvent, induite par une bactérie nommée Clostridium qui profite d’une agression de l’intestin pour se faire valoir. Beaucoup de chercheurs à travers le monde tentent de comprendre ce qui se passe dans l’intestin. On étudie l’aspect physiologique (les cellules de l’intestin, leurs enzymes et leur biochimie), immunitaire (le système de défense de l’intestin contre les agresseurs pathogènes) et la population microbienne normale (le microbiome) qui favorise les bonnes bactéries. Bien sûr, notre rôle, à La Coop, est de bien traduire tout ça. Nous travaillons d’une part avec des fournisseurs sérieux, possédant une connaissance pointue des produits qui permettent, par la santé et la nutrition, d’atteindre l’équilibre nécessaire à l’intestin. D’autre part, nous travaillons avec les producteurs eux-mêmes, en collaboration avec nos vétérinaires, agronomes et techniciens. L’objectif est d’appliquer des règles de régie strictes afin de placer les oiseaux dans le meilleur environnement possible pour minimiser le stress imposé par la coccidiose et favoriser une défense immunitaire optimale de l’intestin. Le succès ne sera pas total, car l’équilibre de cet organe est fragile. La constatation générale dans le milieu scientifique est la suivante : aucun produit naturel, seul ou en combinaison, n’égalera l’efficacité des antibiotiques. Il est encore possible d’avoir recours à quelques produits chimiques pour contrôler la coccidiose (qui ne sont pas des antibiotiques), mais ce n’est pas la panacée. De plus, ils doivent être utilisés avec parcimonie pour ne pas créer de résistance chez les bactéries pathogènes. Le jeu est lancé. Seuls les plus sérieux réussiront. N’HÉSITEZ PAS À COMMUNIQUER AVEC VOTRE EXPERT-CONSEIL Jean-Jacques Desrosiers François Lefebvre Richard Therrien Stéphane Cuerrier

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Tournoi de

e 9 1édition

golf

et Défi Vélo

Le mercredi 5 juillet 2017 CLUB DE GOLF MONTCALM SAINT-LIGUORI Départs simultanés et formule 4 balles, meilleure balle (Shot gun et Vegas à 4) Cette activité est précédée d’un brunch et suivie d’un souper

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Journal agricole le Progrès juin-juillet 2017  

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