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ORGDWR Le pouvoir n’est pas dans le conseil municipal de Palerme. Le pouvoir n’est pas dans le Parlement de la République. Le pouvoir est toujours ailleurs. L’ État pour moi est la Constitution et la Constitution n’existe plus. Leonardo Sciascia


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Revue de presse 2013 Mai Le droit de savoir

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Revue de presse 2012 9 Novembre Médiapart Fabrice Arfi


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Revue de presse 2012 12 Septembre Médiapart

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Revue de presse 2012 7 Septembre Médiapart


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9 Août Il Fatto

Stato-mafia, pm accerchiati: la nostra raccolta di firme per rompere il silenzio di Antonio Padellaro | 9 agosto 2012

Sono una vostra abbonata e vorrei chiedervi se potete iniziare una raccolta di firme in favore dei Giudici di Palermo e Caltanissetta. Mi sembra che la gente debba poter dire la sua. È vero che ci sono le vacanze, ma le firme servono adesso. Grazie. Margherita Siciliano (Collegno) Cara Margherita, di lettere come la sua ne riceviamo tante. Anche noi pensiamo che, di fronte allʼincredibile accerchiamento cui sono sottoposti i pm di Palermo da parte di Quirinale, Csm, Avvocatura dello Stato, Pg della Cassazione e governo, una risposta dei cittadini sia indispensabile.Dai partiti non ci aspettavamo granché: a parte Di Pietro (per questo messo al bando dal sinedrio), non una sola voce si è levata a sostegno della Procurache sta indagando su una delle più infami trame della storia repubblicana. Quella tra pezzi dello Stato e i vertici di Cosa Nostra. Quella che Paolo Borsellino (ora commemorato dalle solite lacrime di coccodrillo) aveva molto probabilmente scoperto prima di essere assassinato in via DʼAmelio. Per averlo ricordato, anche il procuratore generale di Caltanissetta Roberto Scarpinato rischia di pagare un prezzo salato. Sulla guerra dichiarata a questi magistrati impegnati sulla trincea più rischiosa, tacciono perfino i vertici dellʼAssociazione magistrati con lʼeccezione di quello palermitano. Dellʼindecente silenzio di tomba osservato dalla quasi totalità della stampa italiana si occupa Marco Travaglio. Insomma, cara Margherita, non ci restano che le nostre voci e le vostre firme. Scateniamole come un uragano in questa estate della pavidità e della vergogna, scrivendo a www.ilfattoquotidiano.it   Esprimiamo il sostegno più forte ai magistrati coraggiosi che troppi vogliono isolare e punire. Facciamoci sentire! Sosteniamo i giudici di Palermo

Questa petizione è chiusa Data di scadenza: Sep 10, 2012 Firme raccolte: 156912

156,912 firme

Nous soutenons les juges à Palerme Cette pétition est fermée Date d’expiration: le 10 septembre 2012 156912 signatures

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Roberto Raffo

Lorenzo Artioli

Annunziata Gaetani Diego Possamai Gilberto Bondi

Gianluca Mancini

Antonio Semeraro

PATRIZIA DALLA VALLE Matteo Mazzotta Isabella Rosi

Domenico Rucci

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UGO FENOCCHIO Renato Cona

Stefania Spanò

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GIAMPAOLO DESSI'

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Revue de presse 2012 04 Juin Voix du Nord Pauline Drouet


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Revue de presse 2012 21 Juin Politis

Thierry Brun 1/2


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Revue de presse 2012 29 Mai Médiapart

Edwy Plenel 1/3

Mediapart, la gauche et l’indépendance Des lecteurs se sont étonnés de nos révélations récentes ayant mis dans l’embarras le Parti socialiste et certains de ses élus. Ils vont devoir s’étonner souvent tant Mediapart sera, sous la gauche au pouvoir, ce qu’il fut sous la droite : un journal d’information, indépendant et participatif, assumant sans états d’âme sa fonction de contre-pouvoir démocratique. L’inverse serait se renier nousmêmes et, surtout, trahir votre confiance.

mer les yeux ou à ne pas trop les ouvrir sur des faits de corruption avérés concernant la précédente (de droite).

A travers l’exemple précis d’un parlementaire, Pascal Terrasse, député PS abonné à Mediapart et ayant nourri le Club de Mediapart de ses contributions, nous avons illustré, avec plus d’insistance, ce que nous avions déjà mis en évidence : l’usage largement privé, au bénéfice de leurs loisirs et de leur entourage familial, par les députés de l’enveloppe mensuelle de 6 412 euros qui, sans contrôle ni imposition, leur est attribuée pour leur fonction publique d’élu de la nation. Notre enquête mettait en évidence la banalisation, auprès de parlementaires pourtant très avertis de la nécessité d’une République vraiment irréprochable, de ces pratiques qui lui sont totalement contraires.

Tout comme nous avons dévoilé l’enquête interne sur les« irrégularités » de la section socialiste de Liévin et, surtout, révélé les attendus du renvoi devant le tribunal pour « détournement de fonds » d’une députée socialiste marseillaise, candidate à sa réélection – deux informations qui posent concrètement la question de la moralisation de la vie publique, jusqu’aux clientélismes locaux qu’abrite une politique professionnalisée, déconnectée des réalités sociales ordinaires.

Passer d’une réflexion générale à une démonstration incarnée est la vertu d’exemplarité de tout enquête aboutie. Posée depuis des années, la question de cette IRFM (indemnité représentative de frais de mandat) reste pendante grâce à l’indifférence intéressée de nombreux parlementaires, de droite comme de gauche. L’illustrer, preuves à l’appui à travers un cas particulier, grâce à des documents inédits démontrant cet usage privatif sans complexe d’un argent public, c’est bousculer cette torpeur parlementaire qui fait le lit des idéologies autoritaires et des démagogies anti-démocratiques. C’est dire à la prochaine Assemblée nationale que cela ne peut plus durer, tout comme ne peut plus continuer l’opacité financière des deux Chambres où sont faites et votées les lois supposées s’imposer à tous et n’être ignorées de personne. De ce point de vue, Mediapart n’a fait que suivre l’exemple de la presse britannique qui, révélant en 2009 le scandale des notes de frais des parlementaires, a obligé la démocratie anglaise à être meilleure, plus vertueuse et plus transparente. Loin de susciter des accusations de populisme ou des plaintes pour vol visant nos sources, les révélations de nos confrères londoniens débouchèrent sur une enquête indépendante nourrie par le droit d’accès aux documents d’intérêt public instauré en 2000, suivie de la radiation des parlementaires les plus gourmands et de poursuites judiciaires ayant même conduit l’un d’eux, un travailliste, pour quelques mois en prison. Les montants en cause (27 000 euros pour le cas le plus lourd et le plus sévèrement sanctionné) sont du même ordre que ceux mis en évidence par nos enquêtes (au moins 15 000 euros dans l’exemple que nous avons documenté).

De même, nous avons souligné le grand risque de conflits d’intérêts que prenait le nouveau pouvoir en nommant, dans le secteur de la communication et des médias, des personnalités ayant eu ou ayant toujours des liens avec les acteurs économiques concernés.

Bref, nous avons d’ores et déjà commencé notre travail de lanceur d’alertes à l’attention des nouveaux gouvernants socialistes. Pour les habitués de Mediapart, il n’y a là rien de nouveau. C’est ce que nous avons toujours fait, et c’est même notre raison d’être : apporter des faits d’intérêts publics inédits ou inconnus dont la force d’évidence met en branle le débat public, oblige à des remises en cause, dessine les contours des réformes nécessaires. La seule nouveauté, c’est que la gauche a conquis le pouvoir présidentiel, en attendant d’y ajouter, sans doute, la majorité parlementaire. Or cette nouveauté nous oblige, forcément : un contre-pouvoir est, par essence, le censeur du pouvoir. L’interpellation est légitimement plus forte envers ceux qui détiennent le pouvoir, avec ce qu’il suppose de tentations et de facilités. « Le changement, c’est maintenant », clamait le slogan de campagne du candidat François Hollande, devenu le septième président de la Cinquième République. Cette exigence concerne d’abord ceux qui, par la grâce de son élection, se sont rapprochés du pouvoir, le détiennent ou le soutiennent. Et notre fonction démocratique est de la faire valoir. Mais c’est aussi notre responsabilité professionnelle. Car, contrairement à ce qu’ont voulu accréditer les calomnies qui nous ont visé – des « méthodes fascistes » de 2010 à l’« officine socialiste » de 2012 –, ce ne sont pas des préjugés partisans qui ont nourri nos curiosités investigatrices sous la présidence de Nicolas Sarkozy, mais une culture farouche de l’indépendance de la presse, de sa responsabilité sociale et de son devoir d’information.

Fonction démocratique et responsabilité professionnelle

Il ne suffit pas de croire que l’on pense politiquement juste pour informer vrai. C’est même tout le contraire tant les convictions, aussi pertinentes ou légitimes soient-elles, sont l’ennemi le plus redoutable de la vérité, plus efficace encore que le mensonge tant elles empêchent souvent de voir, d’admettre et de reconnaître les faits qui nous dérangent, bousculent nos certitudes et ébranlent nos croyances.

Cette enquête sur les frais des députés n’est pas la seule, sur Mediapart, à avoir récemment bousculé le nouveau pouvoir. Nous avons aussi mis en évidence, dans le feuilleton Karachi, à travers des documents de 1998, combien les pesanteurs gouvernementales, ces mauvaises habitudes au prétexte d’une continuité étatique, pouvaient amener une nouvelle majorité (de gauche) à fer-

Sans cette culture professionnelle d’indépendance, laquelle est d’abord une pratique collective librement exercée, Mediapart n’aurait pas accumulé les découvertes (Karachi, Bettencourt, Tapie, Takieddine, Libye, etc.) qui, aujourd’hui prolongées pour la plupart par des enquêtes judiciaires, attendent l’ex-président Sarkozy, lequel finira forcément par rendre des comptes à des ma-


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gistrats – si, du moins, la justice n’est pas entravée. Nous n’avons pas oublié qu’à l’inverse, les médias qui, aujourd’hui, flattent les nouveaux gouvernants avec un zèle impayable sont ceux qui, hier, nous accusaient d’anti-sarkozysme primaire, couraient tendre leur sébile aux états généraux présidentiels de la presse, jugeaient que ce président agité, après tout, ce n’était pas si grave, soutenaient sa réforme régressive de l’audiovisuel public, embrayaient en soutien de son débat sur l’identité nationale, etc. Les pouvoirs qui, quand des médias dérangent leur confort par leurs informations, les transforment en adversaires politiques sont les mêmes qui ne les imaginent qu’en courroies de transmission dociles. Une culture démocratique authentique, pratiquée avec l’exemplarité que suppose l’exercice du pouvoir en son sommet, est celle qui accepte l’interpellation loyale de la presse, ses révélations embarrassantes, les faits qu’elles dévoilent, les questions qu’elles posent, et qui, par conséquent, en tire les conséquences pour le bien commun, qu’il s’agisse de sanctions individuelles ou de réformes radicales. La question centrale des conflits d’intérêts Y compris pour tous ceux qui souhaitent qu’elle réussisse, le pire service à rendre à la gauche désormais aux affaires serait donc de faire confiance à une presse moutonnière, opportuniste, intéressée. Son ressort n’est pas l’indépendance et ses exigences, mais l’intérêt et ses avantages. Elle ne peut être qu’un allié de circonstance, ni fiable ni fidèle, tant elle témoigne, par ses propres conflits d’intérêts et mélanges des genres, de l’état de faiblesse de notre culture démocratique, des corruptions qui la minent et des soumissions qui l’asservissent. L’indépendance de la presse n’est pas seulement une utilité (pour les citoyens qui bénéficient des informations qui en résultent), elle est également une obligation (pour ceux qui s’en réclament afin de gagner la confiance des lecteurs). De ce point de vue, voir l’un des trois propriétaires du Monde, le financier Pierre Bergé, aux côtés de la première secrétaire du PS à l’Elysée et traité avec les mêmes égards qu’elle lors de la cérémonie d’investiture du nouveau président n’est pas moins discréditant pour notre profession que s’il s’était agi de celui du Figaro pour la réélection de l’ancien. Epinglant la présence du directeur de Libération sous la tente VIP des invités de marque à la Bastille au soir du 6 mai, Le Monde oublia de signaler ce fait compromettant, dans une enquête pourtant consacrée aux relations incestueuses entre journalistes et politiques telles qu’elles furent dévoilées par la présidentielle. Quant à son médiateur, il s’est contenté de le relever sans s’en offusquer outre mesure. A Mediapart, d’avoir contribué, par notre incessant travail d’information, à éclairer nos compatriotes afin qu’ils choisissent majoritairement d’en finir avec le sarkozysme et d’avoir explicitement souhaité l’alternance dans l’espoir d’une alternative, ne nous donne aucun droit, mais nous lègue un devoir : tracer la même route d’indépendance et de distance, de liberté et d’exigence. Choisir toute autre direction serait retomber dans les ornières et les impasses où la presse française se discrédite et se meurt : celles de la perte de confiance des lecteurs, de l’oubli du droit de savoir et du devoir d’informer, de la course aux subventions étatiques dans

29 Mai Médiapart

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une opacité totale, de la soumission à des actionnaires extérieurs aux métiers de l’information, de la promotion, banalisation et généralisation des conflits d’intérêts. Loin d’être mineure ou anecdotique, cette question des mélanges d’intérêts, où les métiers se corrompent, où les responsabilités s’égarent, où public et privé s’emmêlent, est au cœur du redressement démocratique qu’appelle le vote majoritaire du 6 mai 2012. Les magistrats italiens, spectateurs impuissants de la déliquescence de la république transalpine, font de cette acceptation tacite du conflit d’intérêts le ressort primordial de la diffusion d’un« code culturel de la corruption », qui place l’abus de pouvoir au cœur de son exercice coutumier (lire notamment Le Retour du Prince, livre d’entretien avec le procureur Roberto Scarpinato). En 2010, grâce aux révélations de Mediapart dans l’affaire Bettencourt, mettant en évidence la tolérance dont bénéficiait la double responsabilité d’Eric Wœrth, à la fois ministre du budget et trésorier de l’UMP, chargé des finances de l’Etat et de celles d’un parti, un énième rapport sur la nécessaire moralisation des fonctions publiques fut commandé à une énième commission, présidée par le vice-président du Conseil d’Etat. Il suffit de rappeler la définition, pourtant contournée, retenue par cette commission des conflits d’intérêts pour comprendre que notre République française, hélas, en est devenue, elle aussi, le royaume – et qu’il nous faut, d’urgence, y mettre fin si nous ne voulons pas donner raison à ceux qui la combattent, la discréditent et la calomnient. « Un conflit d’intérêts, écrivait-elle, est une situation d’interférence entre une mission de service public et l’intérêt privé d’une personne qui concourt à l’exercice de cette mission, lorsque cet intérêt, par sa nature et son intensité, peut raisonnablement être regardé comme étant de nature à influencer ou paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif de ses fonctions. L’intérêt privé d’une personne concourant à l’exercice d’une mission de service public s’entend d’un avantage pour elle-même, sa famille, ses proches ou des personnes ou organisations avec lesquelles elle entretient ou a entretenu des relations d’affaires ou professionnelles significatives, ou avec lesquelles elle est directement liée par des participations ou des obligations financières ou civiles. » Notre devoir de vérité Au moment où se met en place un nouveau pouvoir, avec, derrière la façade du gouvernement et de ses nouveaux ministres, une petite armée de collaborateurs, conseillers, missionnés, sans compter les inévitables intrigants et courtisans, solliciteurs et visiteurs, poser cette question des intérêts croisés, du privé qui se mêle du public et qui s’y emmêle, c’est évidemment lancer l’alerte pertinente. Celle qui est utile à tous, gouvernants comme gouvernés, élus comme citoyens, majorité comme opposition. D’autres journalistes n’ont sans doute pas la même conception du métier : préférant courtiser le pouvoir quand il est à son zénith pour mieux l’assassiner quand il est tombé, ils se fichent de ce droit de savoir des citoyens pour lui préférer leur gloriole personnelle. Plutôt que la responsabilité sociale immédiate, ils cultivent la postérité littéraire à venir. De livre en livre, le talentueux écrivain Franz-Olivier Giesbert en donne l’exemple le plus accompli,


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au détriment du journaliste qu’il est supposé être. C’est ainsi que sa récente livraison, Derniers carnets, nous décrit, anecdotes à l’appui, Edouard Balladur et ses deux Nicolas, Sarkozy et Bazire, comme des forbans avérés dès 1993-1995, réalité dont le directeur du Point a, pendant près de vingt ans, oublié d’informer ses lecteurs. Au point de plutôt les inviter, hier, à soutenir ceux qu’il assassine aujourd’hui avec délectation. « La politique ne supporte pas le mensonge », affirmait François Hollande en 2006, dans un livre d’entretiens qu’il avait souhaité intituler Devoirs de vérité. Le journalisme non plus. Revenant sur sa première fonction publique véritable, qui fut d’être en 1982 directeur de cabinet d’un éphémère porte-parole du gouvernement (il s’agissait de Max Gallo, passé en 2007 au sarkozysme et… à l’Académie française), le futur président de la République confia alors avoir retenu « de cette brève expérience qu’à l’origine de toute affaire, au-delà de son contenu même, il y a d’abord un mensonge. La vérité est toujours une économie de temps comme de moyens. La vérité est une méthode simple. Elle n’est pas une gêne, un frein, une contrainte ; elle est précisément ce qui permet de sortir de la nasse. Même si, parfois, dans notre système médiatique, le vrai est invraisemblable ».

Radio Campus 1er juin : Emission « Paludes » Placée sous les auspices de cette oeuvre d’André Gide, Paludes vous propose, chaque vendredi matin, des lectures et un ArracheCoeur, chroniques consacrées à des écrits plus ou moins récents, au gré de nos humeurs et de nos passions. Loin de tout cirque médiatique et de toute clique éditoriale, Paludes se propose de porter jusqu’au bout les idées qu’il soulève, tout en respectant l’idiosyncrasie de l’auditeur... Ici, vous n’entendrez certainement pas parler des outres gonflées de vide: les média les plus connus leur servent déjà de caisse de résonance sans que nous y ajoutions nos voix. Aussi fines et pointues que des aiguilles, celles-ci risqueraient d’en révéler tragiquement la vacuité. Mais nous nous intéressons à ceux qui nous semblent avoir fait le pari de la littérature, du risque radical de se perdre dans les méandres du langage.

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De ce vrai invraisemblable, Mediapart ne cesse de faire l’expérience, tant nos informations dérangeantes ont toujours mis du temps à briser le mur de l’indifférence et du conformisme médiatiques. Mais nous préférons cet inconfort de la liberté au confort des servitudes et des dépendances. Tout simplement parce que c’est ce que nous vous devons, à vous, lecteurs, sans qui nous n’existerions pas. Et c’est pourquoi nous avons fait nôtre depuis le premier jour cette injonction de Charles Péguy quand il lança, en 1900, ses Cahiers de la Quinzaine face à une presse plus soucieuse de racolage commercial que d’intérêt public : « Dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, dire bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste. » Tel est, aujourd’hui, sous la présidence de François Hollande, comme hier, sous celle de Nicolas Sarkozy, notre devoir. Un devoir de vérité.

France culture 22 juin : Emission « Lignes de fuites » Hors des sentiers balisés et des calendriers convenus, depuis 2005, Edwy Plenel fait partager aux auditeurs ses lectures du présent immédiat, mais aussi ses relectures d’un passé plein d’à présent, pour une chronique résolument indocile et inclassable.


L E R ETOU R DU P RINCE

RE VUE DE PRE S S E NON EXH AU S T IVE… Nino Amadore - Scarpinato loda la svolta delle imprese - Il Sole 24 Ore / Corrado Augias - La lezione dimenticata di Stuart Mill – La Repubblica / Corrado Augias – Quegli eroi borghesi che sono morti invano – La Repubblica / Corrado Augias - Un paese senza buone maniere – La Repubblica / Corrado Augias - Ma farsi beffe dello Stato in Italia è un vizio antico – Il Venerdi di Repubblica / Thibaud Cécile - Passion, justice, liberté - L’Express / Gail Champion - Fears over "widespread" EU fraud involving the Mafia - BBC News / Corriere della Sera – Strage via D'Amelio, il pg : “Indagini falsate da ansia o depistaggio” - Corriere della Sera / Denis Delbecq – Des parrains pour l'éolien italien – Effets de terre / Davide Brocchi – Deutschland – ein Mafia-paradies ? - Telepolis / Jacques Eutrope - Roberto Scarpinato et Rosario Crocetta - Médiapart / Roberto Galullo - L'evoluzione dell'homo mafioso svelata dal magistrato Roberto Scarpinato : dalle mafie ai sistemi criminali – Il Sole 24 Ore / Malte Habscheidt - So kassiert die Mafia in Hamburg ab – Hamburger Morgen Post / Volker Sarbach – Palermos oberster Mafia-Jäger in Hamburg – Hamburger Abdendblatt / Thomas Kausch - Entretien avec Roberto Scarpinato - Arte / Maria Lombardo - Palerme, l’un des rares lieux éthiques qui nous restent - la pensée de midi, Actes Sud / Curzio Maltese – Mafia “vi racconto perché ha vinto”. L'analisi del giudice Scarpinato – La Repubblica / Montse Martinez - Espana no tiene anticuerpos para la Mafia - Cordoba Internacional / Pietro Orsatti – Cosa Nostra e il lato oscuro dell'Italia – Left / Enrico Porsia – Berlu abuse dans les Abruzzes – Bakchich / Andrea Purgatori – L'Italia sta diventando se stessa – Vanity Fair / Marten Rollf - Dossier La ‘Ndrangheta - Courrier International / Steve Scherer – Mafia Cash Increases Grip on Sinking Italy Defying Berlusconi – Bloomberg.com / Barbara Spinelli – Sarko-Berlu : qui trop compare mal observe – Courrier International / The Economist – Fearless word. A literary fest challenges the Mafia on its own turf – The Economist / Jacopo Valenti – “In Italia un potere senza etica” - L'Adige / Eric Valmir - Un après-midi à Palerme chez Roberto Scarpinato, adversaire du Principe - Radio France / Martin Rueff – Nommer l’ennemi – Figures italiennes de la littérature, Dossier Initiales / Anne Vidalie - Comment la N’drangheta a envahi l’Allemagne - L’Express /

EX T R A I T S DE PR E S S E RO BE R TO SC AR P IN ATO J acques Eut rope - Rob er to Scarp inato et Rosar io C r oc etta - M édiapar t “Roberto Scarpinato précise que la mafia qui lui provoque le plus de difficultés est celle qui est composée de personnes dotées des plus beaux diplômes européens et américains, lesquels ont, d'après lui, infiltré les directions de grandes entreprises françaises et allemandes pour établir leurs règles de normalité. Leurs règles deviennent ainsi « La » règle. […] Roberto Scarpinato est menacé lorsqu'il dénonce cette mafia précisémment, mais non quand il s'en prend à celle qui sévit historiquement (la mafia violente), car il bénéficie alors du “soutien” de l'Etat italien.” Piet r o O r sa t t i - Scarp inato. Inter v iste al l' alba d e l la c r is i - Antimafia 2000 “Roberto Scarpinato a été substitut du procureur à Palerme. Puis il devait ces jours-ci [en 2008] être promu à Rome. Il y a renoncé pour rester un simple substitut. À Palerme. “Simple” si on peut considérer ainsi un des protagonistes de la lutte contre la mafia des vingt dernières années. “Simple” s'il peut être considéré comme un des observateurs les plus attentifs des mutations qui ont traversé notre société.”


Fe a r l ess wor d. A l ite r ar y fest Chal l eng es the Mafia on its own tur f - The E conomist “Plusieurs membres de la magistrature parlent de leur travail, et parmi eux Roberto Scarpinato, qui a engagé les poursuites contre Giulio Andreotti dans une affaire qui révéla que le septuple premier ministre était lié à Cosa Nostra. Son ouvrage Le Retour du Prince traite des collusions entre le politique et la Mafia, et ce qu'il appelle « la criminalité de la classe dirigeante d'Italie ». […] Les ouvrages sur la Mafia se vendent bien s'ils donnent des noms d'hommes politiques ou d'hommes d'affaire affirme Lorenzo Fazio, qui a fondé en 2007 Chiarelettere, la maison d'édition indépendante qui a sorti l'ouvrage de Monsieur Scarpinato, vendu à plus de 40 000 exemplaires.” Volk e r S arbach - Pale r m os ob e r ste r Mafia-Jäg er in Hamburg - Hamburger Abdendblatt “Dans le Nord de l’Italie la mafia infiltre les parlements régionaux et communaux. Malgré cela, la mafia ne serait un problème uniquement dans le Sud de l’Italie. C’est ce que croient du moins les Italiens du Nord, selon Scarpinato, qui instruit lui-même là-bas cinq grands procès […] Cela explique l’objectif du procureur pour sa patrie italienne : la relation entre la mafia et la politique doit enfin être révélée. En ce qui concerne l’Allemagne, il prévoit qu’il ne reste pas 10 à 20 ans avant que la politique ne soit noyautée.” M alt e Habscheidt - So k assi er t d i e Mafia in Ham burg ab - Hamburger Mo rgen Post “Au premier coup d'œil, la terreur de la mafia sicilienne ressemble plutôt à un bon vivant italien : cheveux mi-longs coiffés, barbe coupée et soignée, costume élégant, pochette assortie. Pourtant, son travail est extrêmement sérieux. Dans son combat contre la mafia, Roberto Scarpinato a déjà perdu beaucoup de compagnons de route. […] Scarpinato est venu à Hambourg pour mettre en garde contre le danger que représente la mafia : On ne reconnaîtra l'existence de la mafia en Allemagne, que quand elle aura tué dit Scarpinato. Cependant la mafia devient un business, où l’on n'en vient plus que de temps en temps aux armes. ”

EX T R A I T S DE PR E S S E LE R ETO U R DU PRINC E Co r r ado Augias - Ma far si b effe d el lo Stato in Italia è un vizio antico - I l Venerdi di R epubblica “Le Retour du Prince se distingue des autres ouvrages [sur la “situation” italienne] par une caractéristique : il examine le phénomène de la corruption dans une perspective historique, en en faisant une constante de la vie publique italienne. […] L'analyse est implacable.” Curz io M alt e se - Mafia “v i r ac c onto per c hé ha v into”. L' anali si d e l g iudic e Scarp inato L a R epubblica “Roberto Scarpinato, un des disciples les plus doués de Falcone. Dans son ouvrage d'entretien avec un grand reporter spécialisé dans la mafia, Saverio Lodato, Scarpinato part de l'héritage de son maître pour proposer une lecture des événements qui, au sein du monde politique italien, précédèrent et succédèrent les massacres de Capaci et de la via D'Amelio. […] La fresque puissante d'une histoire cruciale et inconnue du public.” Piet r o O r sa t t i - Cosa Nostra e i l lato oscur o d e l l ' Italia - Left “Le Retour du Prince, ou quand l'enquête devient un best-seller. […] Un véritable cas éditorial qui a dépassé les 40 000 copies.” Andrea Purgator i - L' Ital ia sta d i ventando s e ste ssa - Vanit y Fai r


“L'ennemi du Prince est un sicilien. Il s'appelle Roberto Scarpinato. Il a travaillé avec Falcone, Borsellino et Caselli sur les enquêtes les plus importantes contre Cosa Nostra, il a assumé l'accusation publique lors de retentissants procès comme celui mené contre Giulio Andreotti. Mais cela appartient à l'Histoire. Le Retour du Prince est en revanche la dernière provocation en date. Dans le comportement du Prince, entre les lignes, chacun sera libre de reconnaître B [Berlusconi] […].” Barbara Spine lli – S ar k o-B e r lu : qui tr op compar e m al ob ser v e – Cour r ie r Inte rnat ional “L'obscénité est absente de France, elle ne pourrait pas durer. Le juge antimafia Roberto Scarpinato a peint la politique italienne ainsi : la bourgeoisie mafieuse parfois se fait Etat et occupe le devant de la scène historique, parfois se réfugie dans l'obscénité, en coulisses (ob scenum), où elle continue à déterminer les destins nationaux.“ M ar t in Rueff – Nom m e r l’ennem i – F igure s ital iennes de la l it t é r a tur e, Do ssie r Init iale s “À l’heure où l’Italie traverse un des moments les plus critiques de son histoire ; à l’heure où la corruption l’emporte à tous les niveaux, érigée comme principe même d’un pouvoir qui se taille des lois sur mesure afin de pouvoir mieux corrompre - on conseillera la lecture du livre de Saveri o Lodato et Roberto Scarpinato, Il retorno del Principe, la criminalità dei potenti in italia […]”

Quelques c hiffres Italie : Vendu à plus de 40 000 exemplaires, Chiarelettere, 2008 . Également édité en Hollande, De terugkeer van de heerser, Lebowski, 2010.

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