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Dansons et chantons sur La Fl没te Enchant茅e


Dansons et chantons sur La Fl没te Enchant茅e


« La Flûte Enchantée » c’est d’abord une belle complicité entre deux amis, Wolfgang Amadeus Mozart et Emmanuel Schikaneder. En cette année 1791, Mozart n’a que trente cinq ans, mais il est bien malade. Il demande à Schikaneder, qui est acteur, chanteur et directeur d’un petit théâtre des faubourgs de Vienne, d’écrire un livret en allemand qu’il mettra en musique. Cet opéra plaira certainement à son public populaire et aux enfants. Ensemble, ils vont imaginer un monde féerique avec des personnages étonnants et des instruments magiques. La première représentation, dirigée par Mozart le 30 septembre 1791, fut un immense succès. Depuis, cet opéra ne cesse de nous enchanter.

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Tamino : Jeune prince courageux. Pamina : Jeune princesse, fille de la Reine de la Nuit. La Reine de la Nuit : Règne sur une sombre forêt. Les Trois Dames: Dames d’honneur de la Reine de la Nuit. Le Grand Sarastro : Gouverne le royaume de la sagesse. Monostatos : Geôlier, serviteur de Sarastro. Papageno : Joyeux oiseleur de la Reine de la Nuit Papagena : Petite femme espiègle destinée à Papageno. Les Trois Enfants : Jeunes garçons bienveillants et lumineux.

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Nos deux amis, les petites souris Lisou et Théo, sont très excités : ils vont demain à l’Opéra voir « La Flûte Enchantée ». Théo connaît bien cet opéra car il l’a étudié avec son ami Charlie (*). Comme il s’agit d’une histoire pleine de rebondissements, il veut la raconter à Lisou pour la préparer à ce beau spectacle.

Théo - L’histoire se passe dans une forêt avec beaucoup de personnages.

Allons donc nous promener dans les bois pour nous mettre dans l’ambiance. Lisou - Tiens j’ai une idée. Chaque fois que tu me décriras un personnage, j’imaginerai des mouvements et des petits pas de danse comme une chorégraphe !

Théo - Il y a d’abord Tamino, un Prince très courageux qui cherche l’amour.

Il y a aussi Pamina, une jolie Princesse au cœur pur. Sa mère, la Reine de la Nuit est une femme autoritaire. Elle est entourée de trois Dames d’honneur très agitées. Lisou - Est-ce qu’il n’y a pas aussi un …Papageno ? Théo - Papageno est très joyeux et aussi gourmand que moi ! Il vit dans la forêt au milieu des oiseaux et cherche une amoureuse. Trouvera-t-il sa Papagena ? N’oublions pas le Grand Sarastro et le vilain Monostatos, qui est à son service. Et les trois Enfants, des petits messagers légers comme l’air.

* Voir livret précédent : « Théo chanteur d’opéra »

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Extrait 1 - Prince Tamino A l’aide ! A l’aide ! Je ne veux pas souffrir ! A l’aide ! A l’aide ! Je ne veux pas mourir ! Le serpent avance… Le serpent avance… Ah ! Sauvez-moi ! Ah ! Sauvez-moi ! Ah ! Sauvez-moi ! Donnez-moi une chance, une seule chance.

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Théo - Les arbres de cette forêt étaient si hauts, les buissons si épais,

les grottes si profondes que personne n’osait s’y aventurer. C’était le royaume d’une Reine mystérieuse, toujours drapée de noir, la Reine de la Nuit. On y entendait le chant des oiseaux et les grognements des animaux sauvages qui vivaient librement dans la forêt, et parfois, les cris de la Reine qui piquait de grandes colères. Un jour, le jeune Prince Tamino décida de pénétrer dans cette forêt. C’était très courageux de sa part, car il n’avait qu’un petit arc. A peine entré, le voilà poursuivi par un énorme serpent !

Lisou - Pour faire le serpent, il faut se mettre en file indienne

en glissant au ras du sol et en sifflant : sss, sss, sss !

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Extrait 2 - Les Trois Dames Affreux serpent, nous sommes là ! Voilà ! Voilà ! Tu en mourras, c’est bien fait pour toi !

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Le Prince Tamino essaie de fuir, mais il tombe, évanoui. C’est alors qu’apparaissent trois dames voilées de noir. Ce sont les Dames d’honneur de la Reine de la Nuit. Armées de lances d’argent, elles font fuir l’affreux serpent. Les Trois Dames s’approchent du Prince Tamino évanoui : « Comme il est beau ! » dit l’une. « Comme il me plaît » dit l’autre. Elles s’agitent dans tous les sens et se disputent comme trois chattes pour savoir qui va conquérir le cœur du prince. « Moi ! Non moi ! Non moi ! Moi ! Moi ! Moi ! » Nos Trois Dames disparaissent aussi vite qu’elles étaient arrivées, car la Reine n’attend pas : elle veut savoir ce qui se passe dans sa forêt. Il faut tout lui raconter…

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Extrait 4 - Papageno Je suis Papageno, l’ami des oiseaux, je porte une cage sur mon dos. Tout le monde me connaît, je joue sur mon pipeau un air nouveau très rigolo. Et cet air charmant, je le donne en cadeau à celle qui voudra m’épouser bientôt. Je suis très joyeux : l’avenir est si beau pour l’ami des oiseaux, pour Papageno.

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Extrait 3 - Pipeau de Papageno (4 fois)

En entendant le son doux et joyeux d’une petite flûte, le Prince Tamino revient à lui.

Lisou - C’est la flûte enchantée ?

Théo - Pas encore, ne sois pas si impatiente !

D’abord il ne voit qu’un tas de plumes …Est-ce un très gros oiseau, ou une drôle de cage remplie d’oiseaux de toutes les couleurs ?

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Tamino et Papageno font connaissance. « Je m’appelle Tamino, je suis Prince ». Plus bavard, Papageno lui répond : « Comme je l’ai dit dans ma chanson, je suis Papageno. Et dans la vie, je ne suis pas Prince… Je suis Oiseleur au service de la Reine de la Nuit. Je lui capture des oiseaux et pour me remercier, elle ordonne à ses Dames d’honneur de me payer en bon vin et en gâteaux. J’adore boire et manger… Mais surtout, je cherche une amoureuse ! » « Est-ce vous qui m’avez sauvé de cet affreux serpent ? » demande le Prince Tamino. Papageno fait signe que oui. « De tout cœur merci, voulez-vous que nous devenions amis ? » dit le Prince Tamino. « Oh, le vilain menteur ! ». Ce sont les Trois Dames d’honneur qui reviennent. « Ce n’est pas ce trouillard de Papageno qui a fait fuir l’affreux serpent… C’est nous ! ». Pour le punir, elles lui posent un cadenas sur la bouche. Comme ça, il ne pourra plus dire n’importe quoi ! Et en plus, il sera mis au pain sec et à l’eau…! Puis les Trois Dames s’approchent du Prince Tamino et lui montrent un portrait : « C’est la Princesse Pamina, la fille de la Reine de la Nuit. Elle est prisonnière de Sarastro, un monstre cruel… Il faut qu’un jeune homme la libère. Toi, par exemple, ce serait une bonne idée ! » Le Prince Tamino regarde le portrait de la belle princesse et en tombe immédiatement amoureux…

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Extrait 5 - La Reine de la Nuit Ne tremble pas, ô Tamino ! Tu es courageux, sage, beau. Un Prince comme toi seul pourra rendre ma fille Pamina à mon cœur tendre.

Extrait 7 - Les Trois Dames Les Trois Enfants sur votre chemin vont vous prendre tous les deux par la main. Suivez-les bien, suivez-les bien, et vous n’aurez plus peur de rien. Et puis il faut nous dire adieu. Auf Wiedersehn. 16


Soudain, un bruit fracassant... « C’est la Reine ! » crient les Trois Dames. Le Prince Tamino et Papageno tremblent de peur comme tous les animaux de la forêt lorsque la Reine apparaît. Majestueuse dans ses longs voiles noirs, la Reine s’adresse au prince : « Ma fille, la Princesse Pamina, a été enlevée par le redoutable Sarastro. Il faut que tu la délivres. Après, tu pourras l’épouser. » Le ton de la reine monte : sa voix devient si aigue qu’on ne comprend plus ce qu’elle dit. Ce sont des cris de douleur et de colère…

Lisou - J’imagine que la Reine va tourner sur elle-même, tenir sa tête dans ses mains

et agiter ses bras comme un grand oiseau qui prend son envol.

Extrait 6 - Vocalises de la Reine de la Nuit.

Théo - La Reine disparaît dans le tourbillon de ses voiles.

Le Prince Tamino et Papageno sont bien embarrassés. Les Trois Dames ont pitié d’eux ; elles vont les aider : l’une enlève le cadenas de Papageno, l’autre lui donne un jeu de clochettes, et la troisième présente au Prince Tamino une flûte magique. Ils seront ainsi protégés de tous les dangers.

Lisou - Mais alors, les clochettes et la flûte sont comme des talismans ? Théo - Tu as tout compris ! 17


Extrait 8 - Pamina et Papageno Pamina : Tu as si bon cœur que tu trouveras l’amour, l’amour qui éclaire toute notre vie. Papageno : Le véritable amour efface nos soucis. Il faut seulement y croire toujours. Ensemble : Chantons tous les deux, croyons à l’amour. Croyons toujours, toujours à l’amour.

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Le Prince Tamino et Papageno, armés de tout leur courage, s’en vont à la recherche de la Princesse Pamina. Ils ne savent pas encore que de l’autre côté de la forêt se trouve le domaine de Sarastro. La Princesse Pamina y est prisonnière. Monostatos, son cruel geôlier, la poursuit et cherche à l’embrasser de force. Terrorisée, elle le repousse… et s’évanouit. Qui va pouvoir lui venir en aide ? Le Prince ? Papageno ? Mais où sont-ils ? La forêt est si épaisse qu’ils ont été séparés malgré eux… Après avoir marché très longtemps tout seul, Papageno se trouve nez à nez avec Monostatos ! « Oh, quelle horreur ! Un homme aux gros yeux méchants ! » « Oh, quelle horreur ! Un sac de plumes qui parle ! » Monostatos s’enfuit et Papageno s’approche tout doucement de la Princesse Pamina. « N’ayez pas peur, douce colombe, je suis l’ami du Prince Tamino. Il a vu votre portrait et… il vous aime !» La princesse est très étonnée : « Il m’aime ? Tu en es certain ? » « Plus que certain… même si je ne sais pas encore moi-même ce qu’est l’amour. »

Lisou - Comme c’est beau ! Il faut absolument un pas de deux pour cette scène. Théo - Tu parles comme une vraie chorégraphe ! Je continue mon histoire : « Mais où se trouve le Prince Tamino ? » demande la Princesse Pamina. Papageno lui répond avec assurance : « Nous nous sommes perdus de vue dans la forêt, mais ne vous inquiétez pas… il va bientôt arriver. »

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Extrait 9 - Les Trois Enfants Si tu vas droit dans ce chemin, il ne t’arrivera jamais rien. Tu es un Prince courageux. Sois patient, ferme, silencieux.

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De son côté, le Prince Tamino a cheminé longtemps, lui aussi. Il n’espère plus retrouver son ami Papageno… et encore moins la belle Princesse Pamina. Soudain il aperçoit trois Enfants vêtus de blanc qui le guident vers une clairière. Les Enfants disparaissent et le Prince Tamino découvre trois grands Temples qui se dressent derrière des arbres semblables à des colonnes de pierre.

Lisou - Pour les représenter, il suffit de se tenir bien droit à la verticale.

Première position ! Et hop ! Plié- tendu !

Théo - Le Prince Tamino hésite, puis s’approche du premier Temple.

« Arrière ! » crie une forte voix. Il veut entrer dans le deuxième Temple. « Arrière ! » crie une voix encore plus forte. Alors le Prince Tamino tente sa dernière chance, vers le troisième, le Temple de la Sagesse. « Tu es dans le Royaume de Sarastro… Que cherches-tu ? » dit une voix. « Je cherche la Princesse Pamina ; je sais qu’elle a été enlevée par le cruel Sarastro » répond le Prince Tamino. « La Reine t’a menti : Sarastro est rempli de bonté et de sagesse. En enlevant la Princesse Pamina, il a voulu la protéger des crises de colère et de folie de sa mère. »

Lisou - Mais cela change tout !

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Théo - Le Prince Tamino insiste :

« Je vous en prie, laissez-moi voir la Princesse Pamina ! » Mais hélas, personne ne répond. Soudain, il a une idée : « Si je jouais un petit air sur ma flûte magique, peut-être Papageno m’entendrait et viendrait m’aider. » « Papageno ! Je suis là ! » « Prince Tamino ! Je suis là ! » « Moi aussi ! » ajoute la Princesse Pamina. « Nous aussi ! » disent les oiseaux et les petits animaux. Enfin les voila tous réunis !… Mais l’affreux Monostatos, qui les avait suivis dans l’ombre, leur barre la route avec ses esclaves : « Je vous tiens ! Vous ne pourrez pas m’échapper ! A moi, mes hommes ! Enchaînez-les ! » « Nous sommes perdus ! » disent ensemble le Prince Tamino et la Princesse Pamina. « Pas sûr ! » réplique Papageno en agitant son jeu de clochettes. Le méchant Monostatos et ses esclaves se mettent à danser dans tous les sens.

Lisou - Ils vont faire des petits sauts en l’air comme des marionnettes désarticulées ! 22


Extrait 10 - Les flûtes

Extrait 11 - Les hommes de Monostatos Cela tinte si bien, cela sonne si bien. Larala… Cela sonne si bien au fond de nos oreilles. Larala… Nous n’avons jamais rien entendu de pareil. Larala…

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Extrait 12 - Les trois Dames Quoi ? Quoi ? Quoi ? Vous vous êtes perdus là ! Là, là, là, et vous n’en sortirez pas. Tamino, maintenant tu es perdu. Toi, Papageno, te voilà fichu. Papageno : Pas du tout, vous vous trompez. Tamino : Papageno, tu te tais !

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Théo - Voilà que le Grand Sarastro s’avance sur un char tiré par six lions.

Tous s’inclinent, sauf Papageno qui n’est pas très rassuré et va se cacher derrière les arbres. Le Grand Sarastro s’adresse avec fermeté à Monostatos : « Tu seras puni de ta méchanceté ! Qu’on lui donne soixante dix-sept coups de bâton ! » Puis il se tourne vers la Princesse Pamina et le Prince Tamino et sa voix se radoucit : « Quant à vous, soyez les bienvenus dans mon domaine. Mais il vous faudra être très courageux car des épreuves vous attendent. »

Lisou - Des épreuves ?

Théo - Oui, ils devront prouver la sincérité de leur amour.

La nuit tombe. La Princesse Pamina est emmenée loin du Prince Tamino. Des coups de tonnerre retentissent. Papageno traîne un peu derrière le Prince Tamino qui marche vaillamment vers l’entrée du Temple où deux gardes veillent. « Que cherchez-vous ici ? » demandent-ils. « L’amitié et l’amour ! » répond le Prince Tamino sans hésiter. Mais Papageno bafouille « Euh, moi… je veux seulement manger… boire… dormir... et trouver une petite amou… » Les gardes lui coupent la parole : « Une petite amoureuse, Papagena, t’est destinée. Et la Princesse Pamina est promise au Prince Tamino. Mais, quand vous les verrez, il ne faudra pas leur parler. Car la première de vos épreuves est le silence. » Arrivent les Trois Dames, plus agitées que jamais. Elles sont très vexées que le Prince Tamino et Papageno les ignorent en gardant le silence. Elles disparaissent dans un fracas de tonnerre. De peur, Papageno s’évanouit. Le prince Tamino le relève : « Nous avons passé la première épreuve. »

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Extrait 14 - La Reine de la Nuit Tiens, Pamina ! Sarastro mérite bien la mort. Tiens, Pamina ! Sarastro mérite bien la mort. Si avec ce poignard tu frappes fort, je serai fière, très fière d’être ta mère. Ah ! Vraiment fière d’être ta mère.

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Lisou - Mais où est donc la Princesse Pamina ?

Théo - Elle dort au clair de lune dans le jardin fleuri du domaine du Grand Sarastro. Monostatos s’approche d’elle sur la pointe des pieds.

Extrait 13 - Monostatos Si je pouvais la forcer à accepter rien qu’un tout petit baiser. J’ai très envie de la serrer dans mes bras, la toucher, la caresser, celle qui m’a repoussé.

« Va-t-en ! » crie une voix terrible. C’est la Reine de la Nuit qui tournoie comme une folle dans ses voiles noirs. Elle tend un poignard à sa fille et lui ordonne de tuer le Grand Sarastro. La Princesse Pamina refuse d’obéir à sa mère : Non, Sarastro ne mérite pas la mort. Mais la Reine ne l’écoute pas et disparaît une fois encore ; l’affreux Monostatos en profite pour bondir hors de sa cachette et foncer vers la Princesse. « Enfin, je vais l’avoir pour moi tout seul ! » « Va-t-en ! » crie une autre voix terrible. C’est le Grand Sarastro, qui chasse Monostatos. Puis il explique à la Princesse Pamina qu’il ne faut pas en vouloir à sa mère : elle a perdu la raison.

Extrait 15 - Sarastro Il ne faut pas avoir de haine pour ceux qui ont perdu la raison. Il faut leur pardonner sans peine. Ecoute, Pamina, cette leçon.

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Pendant ce temps là, le Prince Tamino et Papageno ont été conduits dans une grande salle. Papageno est de très mauvaise humeur. Il voudrait retrouver sa cabane dans les bois et ses oiseaux. Et en plus, il meurt de soif. « Tiens, mon ange, voilà pour toi ! » Une vieille femme toute bossue lui offre une cruche d’eau. Papageno la lui jette à la figure. Il aurait préféré du vin ! Puis il la regarde attentivement : « Au fait, quel âge as-tu ? » « Dix-huit ans et deux minutes ! » répond la vieille avec une voix éraillée. Il se met à rire : « Tu veux dire quatre-vingt dix huit ans et deux minutes !!! As-tu un amoureux, au moins ? » « Bien sûr que j’en ai un ! Il s’appelle Papageno… et moi, je suis… » Mais un coup de tonnerre lui coupe la parole. Papageno comprend enfin qu’il doit se taire. Les Trois Enfants entrent dans la salle ; ils apportent des boissons fraîches et des gâteaux.

Lisou - Pour rester en équilibre tout en marchant, ils devront regarder loin devant eux.

Et pour offrir les gourmandises avec élégance, il faut tenir les mains jointes bien à plat, les paumes en l’air.

Extrait 16 - Les Trois Enfants Soyez les bienvenus, chers amis, dans ce palais. Vous pouvez boire et manger tout ce qui vous plaît. Toi, Tamino, tu as fait ce qu’il faut. Toi, Papageno, ne dis pas un mot. Chut ! Chut ! Ne dis pas un mot. 29


Théo - Papageno ne regarde même pas son jeu de clochettes ; il se précipite sur les gâteaux.

Le Prince Tamino, si content de retrouver sa flûte, se met aussitôt à jouer. La Princesse Pamina l’entend et accourt auprès de lui. Mais le Prince détourne la tête et reste muet. La Princesse est désespérée : Il ne l’aime plus ! Elle s’éloigne en pleurant… Le Prince sait qu’il ne doit pas la suivre. Il continue son chemin vers d’autres épreuves, en espérant que Papageno va l’accompagner. Mais Papageno, fatigué, ne bouge pas et se retrouve tout seul. Alors il se dit : « Je vais agiter mes clochettes et peut-être une petite femme viendra me tenir compagnie… »

Extrait 17 - Papageno Une amoureuse serait la bienvenue dans la vie de Papageno. Si elle est aussi douce qu’un oiseau, je serai heureux de sa venue. Ce sera le bonheur pour toujours dans mon cœur.

« Je suis là, mon ange. Tu ne pourras sortir d’ici que si tu m’épouses. » Papageno pense tout bas : Il vaut mieux cette vieille femme que pas de femme du tout. « C’est promis, je t’épouse ! » dit-il bien fort. Aussitôt la vieille femme se métamorphose en une jeune et jolie Papagena. Papageno veut lui donner un petit baiser, mais elle part en courant : « Pas tout de suite, mon ange ! »

Lisou - Cette Papagena est une coquine, elle fait tourner Papageno en bourrique ! Théo - Revenons à la Princesse Pamina… Elle a décidé de mourir : Elle pointe le poignard sur son cœur. Mais les Trois Enfants arrivent à temps et le lui arrachent.

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Extrait 18 - Pamina et les Enfants Rien ne pourra séparer deux cœurs. Ils connaîtront toutes les faveurs. Et ils n’auront plus jamais peur. Non, ils n’auront plus jamais peur. Ils seront enfin unis toute leur vie.

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Extrait 19 - Papageno et Papagena Pa… pa… pa… pa… pa… pa… (lent) Pa-pa-pa-pa-pa... (rapide) Papageno : Es-tu vraiment faite pour moi ? Papagena : Je suis vraiment faite pour toi. Ensemble : Alors le voilà le grand amour, le grand amour. Papagena : Et nous aurons plein de petits bébés. Papageno : Oui, nous aurons beaucoup de bébés : Ensemble : des petits Papageno, petites Papagena ! Papapapageno, Papapapagena ! 32


Et voici que les portes qui séparaient le Prince Tamino de la Princesse Pamina s’ouvrent… Ils se retrouvent enfin… La Princesse prend le Prince par la main et le guide vers la dernière épreuve : « Tu vas jouer de ta flûte magique. Nous pourrons ainsi franchir le mur du Feu et celui de l’Eau, et être enfin libre et heureux ensemble. »

Lisou - Pour que leurs joie soit complète, il faudrait retrouver Papageno ! Théo - Le pauvre ! Il se sent si seul qu’il a pris une corde pour se pendre. Mais il hésite encore : « Avant de mourir, j’appelle mon amoureuse ! Je compte jusqu’à trois… Un…, deux…, trois… Je me pends ! »

« Arrête Papageno ! Tu as oublié tes clochettes ! » s’écrient les Trois Enfants, qui sauvent une fois de plus la situation. « Sonnez, sonnez, mes petites clochettes chéries ! » dit Papageno. Les Trois Enfants courent chercher Papagena. Papageno et Papagena sont si émus de se revoir qu’ils se mettent à bégayer...

Lisou - J’ai hâte de retrouver tous ces personnages demain à l’Opéra ! Théo, s’il te plaît,

fais-moi une révérence…! Tu es beau comme le Prince Tamino !

Théo - C’est plutôt l’amour qui est beau, Lisou… Il nous fait passer

du Royaume de la Nuit et de la tristesse au Royaume de la Lumière et de la joie.

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A suivre : Lisou danseuse ĂŠtoile.


• Do • RéMi • Fa • Sol • La • Si •


Le Prince Tamino : A l’aide !

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Les Trois Dames : Affreux serpent !

Papageno : Je suis Papageno, l’ami des oiseaux.

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La Reine de la Nuit : Ne tremble pas.

La Princesse Pamina et Papageno : Tu as si bon coeur.

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Les Trois Enfants : Si tu vas droit dans ce chemin.

Monostatos et ses hommes : Cela tinte si bien.

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Sarastro : Il ne faut pas avoir de haine.

Les Trois Enfants : Soyez les bienvenus.

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Papageno & Papagena : Pa... Pa... Pa...

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Théo - Maintenant que nous connaissons l’histoire de La Flûte Enchantée et que nous avons appris à chanter avec les partitions, voici de beaux dessins...

Lisou - Chouette ! Nous allons colorier nos personnages préférés.


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Riche de ses origines brésiliennes et de sa formation en art lyrique à Paris, ila Herbert enseigne la musique au sein de l’association « La Clef Enchantée » dont le but est l’apprentissage du langage musical ainsi que l’initiation aux grands classiques. Dans ce cadre, elle a dirigé ce quatrième livret pédagogique.

Tous nos remerciements à Hélène et Grégoire de Brichambaut.

Conception générale : ila Herbert LIVRET Texte et adaptation musicale : Corinne Laporte du Montel Illustrations : Augusto Zanovello Arrangement musical et partitions : Patricia Moya Mise en page : Stéphane Herbert Impression : Imprimerie Maury, Millau. CD Voix : Corinne Laporte du Montel et ila Herbert Instruments : Claude Fondraz (piano), Teresa Reibelo (flûte traversière), Lionel Milin et Kevin Couriol (clarinettes) Petit choeur : Les élèves de La Clef Enchantée Enregistrement : Studio 40e Rugissant, Paris.

Dansons et chantons sur La Flûte Enchantée © La Clef Enchantée Reproduction totale ou partielle interdite.

La Clef Enchantée

5 Rue de Tracy 75002 Paris T. 01 48 01 03 30 LCEPARIS@ GMAIL.COM


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Dansons et chantons sur La Fl没te Enchant茅e


Pour ce quatrième épisode, Théo raconte à son amie Lisou l’histoire de « La Flûte Enchantée ». Nos deux petites souris traversent les principales scènes du célèbre opéra de Mozart en dansant et en chantant. Cette approche originale, destinée aux enfants de trois à huit ans, leur permet de mimer les personnages et d’entrer dans la magie de cette œuvre magnifique. « La Flûte Enchantée » est un mélange étonnant de rigueur et de burlesque. Pour ce livret pédagogique, Corinne Laporte du Montel a traduit et adapté le texte original. Les illustrations riches en couleurs sont d’Augusto Zanovello. Les extraits musicaux insérés dans le récit renvoient à une vingtaine de pages de partitions et de coloriages ainsi qu’à un CD d’accompagnement.


Dansons et chantons sur La Flûte Enchantée