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photo : Alexandre Mattar

BULLETIN DE LIAISON DU THÉÂTRE LA CATAPULTE ... HIVER 2007

« Toute parole est révolte. », Albert Camus, L’Homme révolté, (1951)

A pocalypse à Kamloops A DE STEPHAN CLOUTIER :

Même les chevaliers riront !

L’idée de départ d’Apocalypse à Kamloops m’est venue un peu avant celle de Safari de banlieue. C’est-à-dire si je la traîne depuis longtemps ! À l’époque, je me posais beaucoup de questions sur le rapport de l’enfant à sa famille. C’est ma conviction personnelle que le climat familial dans lequel un enfant grandit, les valeurs qui lui sont transmises ainsi que les comportements auxquels il est exposé sculptent l’adulte qu’il sera. Que ce soit par imitation ou par opposition, il se définira premièrement par rapport à ses parents. Alcide, dans Safari… devait composer avec la rage et la frustration de sa mère; dans Apocalypse…, c’est de peur chronique dont souffrent les rejetons Théroux. La peur de mourir, la peur de vivre, la peur de changer, d’être authentique, d’être vulnérable. Leurs premiers modèles ? Une mère suicidée et un père en déni. « Ça part mal dans’ vie », comme on dit. Il serait facile (et à la mode) de dire que je fais le procès des parents. P’t’être un ti-peu. D’une certaine race de parents. Ceux qui ne font jamais l’effort de s’ouvrir, de s’abandonner, de s’oublier. Mais je veux surtout me pencher sur la société dite moderne et les valeurs qu’elle véhicule. Si je choisis pour une seconde fois de le faire par le biais de la famille, c’est que je suis resté sur ma faim après l’écriture de Safari de banlieue. Je voulais poursuivre le débat, mais en élargissant sur le monde et les comportements de société. Et, tabou suprême, parler d’hygiène spirituelle. Qu’on me jette la première darne de saumon ! (Si vous la comprenez pas, vous allez devoir voir la pièce.) Et pourquoi donc en faire une tragi-comédie ? La fin du monde, c’est pourtant pas drôle. Non, pas vraiment. Mais les réactions des gens devant l’inconnu le sont, elles, bien souvent. Et puis j’ai eu une sorte de réaction viscérale au climat qui régnait pendant la gestation de mon projet : dans un grand bang new-yorkais, la peur s’est installée, non, tiens, incrustée dans nos vies. Les médias nous en gavent, on en redemande, et comble de synchronicité, la planète riposte et nous rappelle que c’est elle la plus forte. Ça va mal. L’Occident a la chienne. Moi, devant tant d’horreur publicisée, j’ai eu envie de réapprendre à rire. De un ! Et de tenter l’expérience de dilater la rate d’éventuels spectateurs. De deux ?... Stephan Cloutier, auteur, Halfmoon Bay, le 6 novembre 2006

ctivités hivernales et printanières

Faut que j’te dise... (Collectif d’auteurs) Production du Théâtre Tremplin, en collaboration avec le Théâtre la Catapulte, à l’É.S.P. De La Salle Du 1er au 16 février à 20 h, 17 février à 14 h et 20 h. Réservations : 613. 241. 2727, poste 1

Apocalypse à Kamloops de Stephan Cloutier (création) Toronto, au Berkeley Street Theatre Du 31 janvier au 11 février 2007, à 20 h. Réservations : 1. 800. 819. 4981 Ottawa, à La Nouvelle Scène – Salle Caisses populaires de l’Ontario Du 14 au 24 février 2007, à 20 h Réservations : 613. 241. 2727, poste 1 Sudbury, au Théâtre du Nouvel-Ontario – Salle André-Paiement Du 1er au 3 mars 2007, à 20 h Réservations : 705. 525. 7505, poste 4 Vancouver, au Studio 16 Du 21 au 31 mars 2007, à 20 h Réservations : 604. 736. 2616

Les Entrailles de Claude Gauvreau (création) Ottawa, à La Nouvelle Scène – Salle Caisses populaires de l’Ontario Coproduction du Théâtre la Catapulte et de la Scène Québec Du 18 au 28 avril 2007, à 20 h Réservations : 613. 241. 2727, poste 1

Le Fantôme de Canterville d’après la nouvelle d’Oscar Wilde (co-accueil avec la Scène Québec)

Ottawa, à La Nouvelle Scène – Salle Caisses populaires de l’Ontario Mardi 1er mai 2007, à 20 h Réservations : 613. 241. 2727, poste 1

Assoiffés de Wajdi Mouawad (co-accueil avec la Scène Québec) Ottawa, à La Nouvelle Scène – Salle Caisses populaires de l’Ontario Vendredi 4 et samedi 5 mai 2007, à 20 h Réservations : 613. 241. 2727, poste 1

Mises en lecture Petite pièce légère comme le printemps de Véronique-Marie Kaye Un ruban rose ou 2, 5, 4 de Steffi Didomenicantonio Au Berkeley Street Theatre, Toronto, lundi 30 avril 2007, à 20 h

DATE DE TOMBÉE POUR LE CONCOURS D’ÉCRITURE 2006-2007 : 17 AVRIL 2007


i phigénie en trichromie

DE MICHEL OUELLETTE :

la relecture réussie d’un mythe

Coproduction du Théâtre la Catapulte et du Théâtre du Nouvel-Ontario, avec l’appui du Théâtre français du Centre national des Arts, Iphigénie en trichromie a touché les spectateurs d’Ottawa et de Sudbury. En dosant modernité et archaïsme, Michel Ouellette nous a transportés sur les rives d’un Aulis intemporel peuplé par des personnages à la fois mythes et archétypes mais aussi profondément faillibles et humains.

LES ARTISTES EN ÉMERGENCE PRENNENT LA SCÈNE

photos : Dan Lalande

Fidèle au mandat du Théâtre la Catapulte de développer la relève, Iphigénie en trichromie, mise en scène par Geneviève Pineault, a donné lieu à des premières pour plusieurs des membres de l’équipe.. C’était la première fois que Manon St-Jules et Éric Charbonneau foulaient les planches de La Nouvelle Scène ainsi qu’une première participation à une production grand public du Théâtre la Catapulte pour Céleste Dubé et Anie Richer. Pour sa part, Ivan Pitre a signé sa première conception d’éclairages pour les coproducteurs tandis que Philip Fournier était assistant metteur en scène pour la première fois.

LA CRITIQUE DE SUDBURY A DIT « Richard Léger, dans le rôle du prêtre ou charlatan Calchas, est excellent dans l’interprétation du mal, du bien, on n’en sait trop rien jusqu’à la fin. […] J’ai aussi beaucoup aimé le roi Agamemnon, solide et confus à la fois dans ses expressions de dureté, de faiblesse et d’hésitation, joué par Vincent Leclerc, un comédien à découvrir, si ce n’est pas déjà fait. […] Iphigénie en trichromie, une pièce qui vous réconcilie avec la mythologie grecque. » Lysanne Lesage, Le Voyageur « [Annick Léger] est solide comme du roc, elle est bonne, on y croit. Elle est vraiment une reine, elle a le ton de la reine, elle a le pouvoir, elle a le dernier mot et ça paraît même dans son langage corporel » Mélanie Tremblay, Radio-Canada

LA CRITIQUE D’OTTAWA A DIT « Moins complexe que l’excellent Testament du couturier, qui avait remporté le Masque de la production franco-canadienne en 2003, Iphigénie en trichromie a hérité de la même richesse et de la même finesse. Le texte est habilement mis en valeur par le travail de la metteure en scène, Geneviève Pineault. Cette dernière a choisi une mise en scène limpide, qui laisse toute la place aux émotions qui modulent le rythme de la pièce. » Geneviève Turcot, Le Droit « Mention spéciale à la toujours spectaculaire Annick Léger qui était d’une grande justesse. Assurément que ce sera un succès pour commencer la saison en beauté à La Nouvelle Scène ! Ne manquez pas votre coup ! » Mélissa Proulx, Voir Ottawa-Gatineau

Le public a voté Ottawa

65% 28%

7%

5%

1%

2%

Simon Boudreault

26%

Stephan Cloutier

66%

Jules Bonin-Ducharme

Antoine Bédard

Sarah Balleux

Lyne Barnabé

Sudbury


B raidie est revenue au bercail

Du 27 novembre au 6 décembre à La Nouvelle Scène, Braidie, alias Cette fille-là, a encore une fois touché les adolescents d’Ottawa-Gatineau.

Au cours de ses deux dernières semaines de représentation, Cette fille-là a franchi le cap des 100 représentations. Seulement trois ans après la création, Cette fille-là a été vue à 109 reprises, par 17 745 spectateurs de tout le Canada. Parions que Braidie n’est pas prête à quitter la maison du Théâtre la Catapulte et du Théâtre la Seizième pour se trouver un appartement!

photo : François Dufresne

Cette année, ils ont été 1695 à voir Stéphanie Kym Tougas interpréter Braidie dans cette production récipiendaire du Masque 2005 de la Production francocanadienne. Cette fois-ci par contre, ce ne sont pas que des élèves du secondaire que le Théâtre la Catapulte a accueillis en matinée scolaire. Manifestement, le théâtre pour adolescents s’étend à plus d’un créneau : plusieurs étudiants universitaires des classes THE 3347, Theatre in English Canada et THE 1300, Methodology de Janne Cleveland ont assisté à la pièce, de même qu’environ

25 élèves du cours PSY 3505. Ce cours intitulé Psychologie du développement à l’adolescence est enseigné par la professeure Hélène Messervier. Cette dernière s’est dit enchantée par son expérience, tout comme ses étudiants.

Appréciation du public 62% 24% 8%

Simon Guilbeault

Hugues Fortin

Josiane Emond

Steffi Didomenicantonio

Véronique Daudelin

Jean-Sébastien Côté

6%


Extrait des Entrailles de Claude Gauvreau La jeune fille et la lune

LA JEUNE FILLE—Les phares de la ville jouent des hymnes joyeux par rafales dans mes cheveux, l’angoisse pénètre sa lame de poignard lente dans les chairs, le brouhaha danse un quadrille sur le trottoir semé de bas de soir et la noyée flotte dans ses souvenirs.

Les mémères dandinent leurs derrières dans la promiscuité des boudins et la rue hurle sa plainte et son indifférence. Taxi! dis-je. Et l’eau brune tournoie dans mes oreilles. La ville avec ses voiles de fer ondoie dans son vertige, et les cœurs ballottés dans le creux de son rythme se réchauffent aux caresses du vide.»

L’eau est verte. J’ai soif.

L e « Je-créateur » des Entrailles

« Il n’y a pas de sujets. Il n’y a qu’un sujet : celui qui écrit. » Léon-Paul Fargue, La Lanterne Magique (1944)

Ils nous rappellent à la fois les vers de Maurice Maeterlinck, Paul Claudel, Daniel Danis et même certains rhétoriciens classiques. La langue de Gauvreau dite « explorienne » nous travaille, artiste et spectateur, et nous invite à voir notre monde autrement, à travers les yeux du Poète qui refuse toute forme de compromis.

Cette citation m’a aidé à cerner l’une des particularités des Entrailles, soit la présence – pour ne pas dire l’omniprésence – de la figure du créateur. Un constat quelque peu curieux compte tenu de la nature plutôt abstraite des « objets » qui composent une pièce qui se situe, sur le plan stylistique, au carrefour du théâtre et de la poésie. Dans cette œuvre difficile à catégoriser, même le personnage dans sa conception traditionnelle existe à peine : il n’y a que ces figures, ces bouches qui émettent des images parfois surréelles, parfois absurdes, qui nous interpellent.

Le voyage est magnifique.

Ce « je-créateur », qui porte les noms de Géhur, Le Prophète et Fanticidé, pour nommer que quelques exemples, est le porte-parole d’un auteur qui s’impose dans une série de textes pour le moins énigmatique. Il met à nu, au fil des scènes, le processus créateur des artistes et sa propre quête d’une originalité impossible. Parfois, il dialogue avec ses créations. Parfois, il les détruit. Mais toujours, il nous rappelle que l’acte créateur est sacré. Oui, le fantôme de Claude Gauvreau se fait sentir en filigrane aux vers d’une pièce qui se veut une célébration de l’excentricité, la décadence, le lyrisme et l’excès dans l’Art. Ces « études », superficiellement incomplètes, se font écho et tissent entre elles des réseaux de sens. Nul doute que Gauvreau et ses avatars nous proposent des paroles qui résistent à l’interprétation. En témoigne cette langue déconstruite et réinventée de texte en texte, de phrase en phrase, de vers en vers, de phonème en phonème. En fait, l’auteur signataire du Refus Global déjoue de mille façons les règles du français ainsi que les frontières qui séparent les genres. Et pourtant, malgré tout ceci, il ne s’agit pas d’une pièce complexe. Car les vers et les sens qui s’en dégagent sont beaux. Ils nous bercent.

En tant que metteur en scène, normalement, à travers la figure du créateur sur scène (L’auteur dans Faust : Chroniques de la démesure, Alceste dans Safari de banlieue, Casimir dans La Société de Métis, etc…), j’aime bien rappeler au spectateur qu’il est au théâtre et que tout est fiction. Or, cette fois-ci, mon travail est celui d’un orchestrateur, de celui qui invite le spectateur à découvrir les « démarches » de ce « je-créateur », à découvrir un spectacle qui s’écrit en direct par un fantôme qui créée et détruit son œuvre devant nous, tout en explorant toutes les possibilités d’une langue et les limites mêmes de ce que nous appelons le théâtre. Notre travail consiste à rendre les sens multiples des textes, à créer un trajet plutôt qu’une histoire : celui du « je-créateur » d’un artiste-créateur, ainsi que celui du spectateur qui l’accompagne. Au moment des représentations, la subjectivité sera sans doute au rendez-vous, celle du pèlerin confronté aux glissements de sens d’un poète qui nous rappelle que le théâtre et l’Art sont des lieux de liberté absolue, ou ils ne sont rien. Voilà ce que ce « je-créateur » me dit…nous dit, et nous invite à découvrir et à redécouvrir. Et voilà où j’en suis, en ce début de janvier pluvieux, dans ce monde surréel où l’Homme a réussi à effacer l’hiver. Joël Beddows Apprenti metteur en scène qui comprend de moins en moins le théâtre, à force d’en faire… Ottawa, une journée pluvieuse de janvier 2007

Véronique-Marie Kaye

Sharon Ibgui

Craig Holzschuh

Amos Hertzman

Jean-François Hamel

Angela Haché

Ils nous séduisent encore et encore et encore.

photo : Alexandre Mattar

« Le fond de l’eau. Entre deux eaux flotte la jeune fille noyée. En haut, à travers l’eau, le ciel est visible. Les nuages s’y entassent; seul un très petit rayon de lune trouve passage à travers les nuages et se reflète jusqu’au fond de l’eau.


L es derniers pas vers la création… Regarde-moi

d’Isabelle Bélisle

Isabelle Bélisle terminera bientôt l’écriture de son texte pour adolescents, qui a fait l’objet d’un deuxième laboratoire le 29 octobre 2006. Un grand merci à l’équipe qui a entouré Isabelle : Mireille Francoeur, Maxine Turcotte, Esther Beauchemin et Richard Léger.

photo : Alexandre Mattar

Un extrait du texte a également été présenté par les comédiens Nathaly Charrette, Alain Dubreuil, Andrée Rainville et Anie Richer, dans une mise en lecture de Natalie Joy Quesnel lors de la 26e édition de Contact Ontarois le 18 janvier dernier. Le Théâtre la Catapulte a remporté le Prix ROSEQ attribué à un artiste s’étant démarqué lors de sa vitrine à Contact Ontarois 2007. Cette récompense consiste en une invitation à présenter un extrait de cette pièce lors de la Rencontre de l’automne du ROSEQ (Réseau des organisateurs de spectacles de l’Est du Québec) en 2007. Chose certaine, le public a été charmé par l’histoire et il a bien hâte d’assister à la création en décembre 2007.

Mot de l’auteure

Avec l’écriture de Regarde-moi, j’avais envie de tracer un bilan sur ce qui m’a définie tout en réglant certains comptes. Même si chacun de mes personnages représente les nombreuses facettes de ma propre quête à cet âge, ils sont avant tout les symboles de ces couches qui forment une identité. La morale, s’il y en a une, est que cette quête est un rite de passage obligé, dont on ne sort pas indemne. Il n’en tient qu’à nous d’en sortir plus forts et authentiques, surtout face à nous-mêmes.

Isabelle Légaré

Isabelle Bélisle, auteure, 3 janvier 2007

Annie Lefebvre

Glen Charles Landry

Benoît Landry

Dominique Lafon

Ma mère me conseille de tout simplement porter autre chose. Et moi de lui répliquer avec fougue : « Y a pas personne qui va venir me dire ce que je dois porter, ce que je dois penser ou ce que je dois être!!! » À cet instant précis, je venais de tracer mon chemin de vie et je décidais de façon ferme que je m’assumerais malgré les conséquences parfois désagréables.

Il est grand et captivant le mystère de l’identité chez l’individu. Je suis fascinée par la façon dont elle se forge et par son côté inné ou acquis, particulièrement chez l’adolescent. Notre identité se construit souvent à travers le regard d’autrui. Elle est composée de multiples couches dont le rejet par l’autre, l’émulation, la revendication au droit à la différence.

Emmanuelle Langelier

J’ai 15 ans, j’habite Laval, une banlieue-dortoir typique, où je fréquente une école secondaire des plus conventionnelles. Dans cette mare de clones en « blue jeans », je détonne tant par ma personnalité que par mon apparence et les petits clones me le font savoir, tous les jours. J’ai quelques alliés mais pas vraiment de « gang » où me réfugier. Un matin, alors que je m’habille pour aller à l’école, je suis soudainement secouée par une crise d’anxiété. Je dois expliquer à ma mère, qui tente de me calmer, qu’on me dévisage comme si je venais d’une autre planète et qu’on accompagne souvent le regard avec des commentaires qui me blessent.


B ilan de la saison 2005-2006

photo : Alexandre Mattar

Le 27 septembre dernier, le Théâtre la Catapulte tenait son assemblée générale annuelle. Parmi les rapports et bilans financiers de toute sorte, voici quelques faits saillants et chiffres qui retiennent l’attention et qui témoignent du dynamisme et du talent des artistes qui s’associent aux projets de la compagnie.

Artistes embauchés

Nombre de spectateurs

129 créateurs (comédiens, concepteurs, vidéastes, conseillers dramaturgiques, etc.) ont participé aux projets artistiques au cours de la saison 2005-2006.

En tout et partout, ce sont 21 015 spectateurs (4 de moins que le record de 2003-2004 : 21 019 spectateurs) qui ont assisté aux différentes productions, coproductions et accueils du Théâtre la Catapulte en 2005-2006.

Le Théâtre la Catapulte innove

Une compagnie franco-ontarienne au CNA

En 2005-2006, un projet pilote de développement du public en région a vu le jour. Exit(s) de Luc Moquin, une coproduction avec le Théâtre du Nouvel-Ontario en partenariat avec les centres culturels de Paincourt, Penetanguishene et Hearst, a été jouée dans les centres culturels de Kingston, Hearst, Penetanguishene, Paincourt, et Oshawa. 247 spectateurs ont assisté à ces cinq représentations de la pièce mise en scène conjointement par Joël Beddows et Geneviève Pineault.

La première de La Société de Métis de Normand Chaurette, une coproduction du Théâtre la Catapulte, du Théâtre français du Centre national des Arts (CNA), du Théâtre Blanc (Québec) et du Théâtre français de Toronto, s’est déroulée au Studio du CNA. Ce faisant, c’était la première fois depuis 1993 qu’une compagnie franco-ontarienne était produite sur les planches du CNA.

Un répertoire de pièces pour ados En reprenant L’Hypocrite de Michael Gauthier pour une série de 16 représentations à La Nouvelle Scène, le Théâtre la Catapulte a instauré un système de répertoire pour ses productions pour adolescents. Ainsi, à intervalles réguliers, les nouvelles cohortes de jeunes élèves auront la chance de voir les Safari de banlieue, La Meute et Cette fille-là qui ont marqué leurs prédécesseurs de même que les futures créations pour ados, qui seront elles aussi ajoutées à ce répertoire en temps et lieu.

Villes visitées Voici la liste des 26 villes visitées par le Théâtre la Catapulte en 2005-2006 :

Guy Mignault

• St-Boniface (MB) • Sudbury (ON) • Toronto (ON) • Welland (ON) • Windsor (ON)

Julie Martens

Patricia Marceau

• New Liskeard (ON) • Oshawa (ON) • Pembroke (ON) • Penetanguishene (ON) • Québec (QC) • Sherbrooke (QC) • Smooth Rock Falls (ON)

Dominic Manca

Joan MacLeod

• Iroquois Falls (ON) • Jonquière (QC) • Kapuskasing (ON) • Kenora (ON) • Kingston (ON) • Mississauga (ON) • Montréal (QC)

Annick Léger

• Alexandria (ON) • Aurora (ON) • Barrie (ON) • Cambridge (ON) • Cornwall (ON) • Hamilton (ON) • Hearst (ON)


L e Théâtre la Catapulte en bref

L’excellence soulignée

La Société de Métis de Normand Chaurette, une coproduction du Théâtre la Catapulte, du Théâtre français de Toronto, du Théâtre Blanc de Québec et du Théâtre français du Centre national des Arts du Canada, a reçu la Palme du meilleur spectacle local décerné par le Cercle des critiques de la capitale (section française).

La Société de Métis était également finaliste pour le Masque de la production franco-canadienne 2006. Enfin, La Société de Métis fait partie des cinq meilleurs spectacles à avoir été présentés à Québec au cours de l’année 2006 selon le palmarès établi par le chroniqueur culturel Jean St-Hilaire, du journal Le Soleil. Bravo encore à toute l’équipe!

Nouvelles d’ailleurs Félicitations au Théâtre français de Toronto (TFT) qui a remporté le Masque 2006 de la production franco-canadienne avec L’Avare de Molière. Bravo au Théâtre populaire d’Acadie et au Théâtre de L’Île (Gatineau) qui ont reçu le Masque du public Loto-Québec 2006 décerné à leur coproduction Grace et Gloria de Tom Ziegler, traduite par Michel Tremblay. Félicitations au Théâtre Populaire d’Acadie qui a également remporté le Masque des enfants terribles avec sa coproduction Conte de la lune de Philippe Soldevila.

Félicitations à Catherine Léger, la première lauréate jeunesse du concours d’écriture en 1995 avec son texte La Petite mort, pour sa Prime à la création 2006 du Fonds Gratien-Gélinas du Centre des auteurs dramatiques (CEAD). Félicitations à l’équipe du Fantôme de Canterville (un accueil pour adolescents et grand public du 30 avril au 2 mai 2007) pour ses Prix RIDEAUROSEQ, Prix Réseau Ontario en 2005, Prix de l’Office Québec-Amérique pour la jeunesse (OQAJ-Rideau) et Prix Cirque du Soleil en 2006.

Des nouvelles du conseil d’administration Bienvenue à Martine Rodrigue, la nouvelle présidente du conseil d’administration élue lors de la dernière Assemblée générale annuelle. Martine, nous te souhaitons de beaux et longs mandats au sein du Théâtre la Catapulte !

croissance importante et s’est positionnée sur l’échiquier culturel franco-ontarien grâce à ses conseils avisés et à son appui généreux. Bonne route dans tes futurs projets!

Le Théâtre la Catapulte a souligné le travail extraordinaire de Mireille Amyotte, la présidente sortante, lors de la première d’Iphigénie en trichromie, le 11 octobre 2006. Mireille était impliquée au sein du conseil d’administration depuis le printemps 1999. Pendant son mandat, la compagnie a connu une

Le conseil d’administration remercie également Véronique LeMaire, vice-présidente sortante, pour son dévouement et son implication. Rappelons que Véronique aura permis, entre autres, d’élaborer un plan stratégique quinquennal qui sert dorénavant de guide aux employés. Bonne chance dans tes nouvelles fonctions !

Triste nouvelle Le conseil d’administration et l’équipe du Théâtre la Catapulte offrent ses sincères condoléances à la famille et aux proches de Monsieur Yvan Saint-Onge. Yvan a été un véritable conseiller auprès du Théâtre la Catapulte au moment de développer des outils de gouvernance.

Le 12 e concours d’écriture

Evelyne Rompré

Michel Ouellette

Benoît Osborne

Olivier Normand

Daniel Mroz

Wajdi Mouawad

Il est encore temps d’envoyer vos textes! Consultez le www.catapulte.ca


N otre mission

Le Théâtre la Catapulte est une compagnie de recherche, de développement et de création enracinée en Ontario français, proposant des expériences artistiques audacieuses et contemporaines nourries par la fougue de la relève. Il assure à ses productions une grande diffusion auprès des publics adultes et adolescents, à Ottawa et dans l’ensemble du Canada.

N os partenaires en 2006-2007 Partenaires du secteur public

Partenaires du secteur privé

Fondations privées

Théâtres et diffuseurs

World Exchange Plaza

Partenaires médiatiques

Conseil d’administration

Joël Beddows – Directeur artistique beddows@catapulte.ca Josée Létourneau – Directrice des opérations letourneau@catapulte.ca Sandrine Vrilliard – Agente de vente et de mise en marché vente@catapulte.ca Hugues Beaudoin-Dumouchel – Agent des communications et du développement de public communications@catapulte.ca Céline Paquet – Agente de production et de tournée paquet@catapulte.ca

Sylvain Groulx Nancy Juneau Laurentin Lévesque Nicole Ouimette

Conception graphique : www.yapdesign.ca

Martine Rodrigue – Présidente Angela Haché – Secrétaire-trésorière Gontran Bolduc Maurice Demers

Personnel

Théâtre la Catapulte

Benoît Vermeulen

Site Internet : www.catapulte.ca

Patricia Ubeda

Stéphanie Kym Tougas

Klervi Thienpont

Pierre Simpson

Phil Rose

333, avenue King-Edward, Ottawa (ON), K1N 7M5 Téléphone : 613.562.0851 Télécopieur : 613.562.0631

Catalyseur - Hiver 2007  
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