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« Nous devenons les histoires que nous nous racontons. »

Bulletin de liaison du Théâtre la Catapulte Automne 2006

Michael Cunningham dans La Maison du bout du monde, traduit par Anne Damour

La saison 2006-2007 de La Nouvelle Scène commencera avec une prise de parole forte et pertinente, avec Iphigénie en trichromie, une production née des nombreuses affinités qui unissent le Théâtre du Nouvel-Ontario de Sudbury et le Théâtre la Catapulte. Une nouvelle version, signée Michel Ouellette, du mythe de cette princesse autrefois victime des hommes qui ont fait de la guerre une valeur et de la conquête, une raison d’exister ; celle qui ose aujourd’hui remettre en cause ces mêmes valeurs.

Activités automnales Iphigénie en trichromie de Michel Ouellette (création) Théâtre du Nouvel-Ontario – Salle André-Paiement Du mercredi 27 septembre au samedi 7 octobre 2006, à 20 h Réservations : 705. 525. 7505, poste 4 La Nouvelle Scène – Salle Caisses populaires de l’Ontario Du mercredi 11 au samedi 21 octobre 2006, à 20 h Réservations : 613. 241. 2727, poste 1

photo : Alfred Boyd

IPHIGÉNIE DOIT-ELLE MOURIR POUR DU VENT? Au moment d’écrire ces mots, les bombes ont cessé de tomber au Liban, mais elles se font toujours entendre en Irak. Je suis à cinq jours du début des répétitions et la pertinence de monter ce texte, aujourd’hui, m’est de plus en plus apparente. Iphigénie doit mourir pour du vent. Elle doit mourir pour que d’autres puissent à leur tour mourir. Mourir à Troie afin de sauver la belle Hélène. Une femme sacrifiée afin de libérer celle qui est devenue la justification d’une guerre, un symbole, le trophée d’un peuple. Deux tours écroulées, deux soldats capturés – sommes-nous bien loin de Troie ? Iphigénie en trichromie ne se veut pas une glorification de la guerre. Il s’agit plutôt d’une réaction à celle-ci. Complot, usurpation de pouvoir, meurtre et intrigue, Michel Ouellette propose une structure dramaturgique contemporaine à cette histoire ancienne. Un suspens antique où la reine domine le roi. Un regard en trois volets sur les incidents qui ont conduit au sacrifice de la fille de Clytemnestre. Chaque volet est associé à une couleur : le rouge du sang, de la passion, de la violence ; le bleu de la froideur des calculs et des machinations ; le jaune de la révélation et de la lumière sur l’intrigue.

Cette fille-là de Joan MacLeod (reprise) La Nouvelle Scène – Salle Caisses populaires de l’Ontario En matinée scolaire – Du lundi 27 novembre au lundi 4 décembre 2006, à 9h30 et 12h30 Réservations : 613. 562. 0851, poste 222

Cette fois, Iphigénie est combative. Elle incarne cette jeunesse prête à lutter contre ceux qui veulent lui enlever sa liberté (ou la vie) afin de servir les desseins belliqueux d’une nation. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de dénoncer l’absurdité des dogmes divins d’autrefois, mais la cruelle bêtise des hommes quand ils ouvrent les hostilités au nom de dieux bien plus futiles encore.

Master-class (théâtre et gestuelle) Animateur – Daniel Mroz Du lundi 18 au vendredi 22 décembre 2006

Plus qu’un constat, la pièce est une réponse, une révolte tranquille aux injustices insensées engendrées par les conflits entre les hommes. Cette Iphigénie change le cours de l’Histoire et, pour une fois, fait triompher le bien pour que s’ouvre enfin la voie vers l’harmonie d’un nouveau genre humain.

Concours d’écriture dramatique provincial Date de tombée pour les soumissions : le 17 avril 2007

« Nous mourrons en combattant, l’arme au poing. Je préfère mourir dans la lutte que dans la soumission. Je suis prête à tout pour ma liberté… » Geneviève Pineault | Metteure en scène | Sudbury, le 16 août 2006


de Luc Moquin, une « productionp. 

Comment faire du théâtre le sujet même d’un spectacle et ce, avec l’ambition de rejoindre le « grand public » ? Voilà la question qui a nourri les artistes de deux compagnies et leurs partenaires dans quatre centres culturels francoontariens pendant presque trois ans. Leur objectif : faire du développement de public et de la recherche formelle les balises principales d’une création originale. La pièce Exit(s) de Luc Moquin était leur réponse, une pièce qui, manifestement, a séduit les publics de l’Ontario français. photo : Mathieu Girard

Pour un développement de public dans la durée… Vous comprendrez donc mon intérêt prononcé pour un courriel que j’ai reçu cet été d’un spectateur qui avait assisté à Exit(s), à Oshawa au printemps passé, soit quatre mois après la représentation. En fait, son contenu m’a d’abord laissé perplexe puisque son auteur affirmait qu’il avait chaleureusement applaudi la représentation à laquelle il avait assisté, mais qu’aujourd’hui, il en garde un souvenir mitigé. En fait, c’est le trajet contraire de sa conjointe qui est demeurée d’abord perplexe devant la forme de la pièce, pour affirmer par la suite qu’elle a adoré le spectacle, et surtout son élément absurde qui faisait appel au rire, mais aussi à son intelligence. L’auteur nous remerciait pour le débat que le spectacle a suscité entre eux.

Ce sont pourtant ces mêmes spectateurs, qui, au moment des rencontres avec le public après les représentations, ont sur le vif exprimé leur lecture individuelle de l’œuvre. Qu’ils aient aimé ou non, le relativisme était au rendezvous. Ce moment de réflexion a permis aux spectateurs de formuler des opinions bien à eux et parfois, de débattre entre eux, et même à la maison par la suite, semble-t-il!

Joël Beddows

Antoine Bédard

Lyne Barnabé

Il me semble indéniable que le public, n’importe quel public, qu’il soit en région ou ailleurs, assiste au théâtre, entre autres, pour se sentir « en communauté », ne serait-ce que la durée de la représentation; qu’il y assiste pour partager cette énergie propre à la représentation théâtrale, celle qui fait en sorte que des inconnus partagent une

Jules Bonin-Ducharme

Je crois donc aujourd’hui que pour effectuer un développement de public durable, il faut d’une part créer des moments de rencontres communautaires au moment des représentations, il faut d’autre part encourager la lecture individualisée. Si la réception immédiate de l’objet théâtral est un phénomène communautaire, la réception d’une œuvre ne l’est pas, du moins si je me fie aux discussions que j’ai eu le plaisir d’animer. Puisque le souvenir des spectateurs de la pièce dépend directement de la lecture qu’ils ont faite individuellement du spectacle, je me demande de plus en plus pourquoi nous mettons autant l’accent sur la fonction communautariste du théâtre en Ontario français?

Manifestement, il ne s’agit pas simplement d’un outil de développement communautaire, mais aussi d’un lieu de réflexion et de PLAISIR! Et ce plaisir se manifeste tant dans la durée que dans l’immédiat. Les sondages à la porte sont un portrait instantané de la réaction du public, une réaction première qui est tout à fait utile. Il n’en demeure pas moins qu’il existe un aussi grand plaisir qui se vit plus tard, même après les discussions. Reste à trouver maintenant un mécanisme pour systématiser un contact à long terme avec ces mêmes spectateurs. Somme toute, les réactions sur le vif du public, tout comme celles plus réfléchies de l’auteur du courriel, me laissent avec la nette impression que le développement de public se fait en éveillant chez chaque individu, chez chaque spectateur, le plaisir de la « lecture du théâtre » en lui faisant comprendre que sa lecture est la bonne! Ainsi, en tant que directeur artistique et co-metteur en scène, Exit(s) m’a rappelé que le théâtre est un acte de communication et d’échange « continu », que c’est en discutant avec les spectateurs que les créateurs peuvent jouer un rôle de catalyseur à la création d’une soif pour le théâtre. Voilà où j’en suis, en ce 15 juillet 2006. Joël Beddows | Grand-Barachois (NB)

Éric Charbonneau

histoire. Si ce phénomène existe en milieu urbain, les représentations d’Exit(s) jouées en tournée étaient une démonstration éloquente que ce phénomène est également palpable en région.

Yvan Castonguay

La question du développement des publics, tant sur le plan quantitatif que sur le plan qualitatif, m’intéresse de plus en plus, tout comme celle de la réception – ou la difficulté de la réception– des œuvres présentées.


-laboratoire » ambulante a séduit… Sur le vif, le public a dit… « Quelle bonne idée d'écrire une pièce qui reflétait comment nous, les spectateurs, nous nous sentons quand nous allons au théâtre. Excellente soirée. » Spectateur anonyme (Oshawa-Whitby) « J'ai eu le plaisir d'assister à cette pièce samedi dernier et je peux vous dire que ce fut une belle expérience théâtrale. En fait, certains extraits me faisaient tellement penser à mon vécu quotidien que j'ai ri à gorge déployée, comme pourront en attester certains spectateurs et spectatrices! » Jacqueline Gauthier, spectatrice (Sudbury) « J’ai apprécié la qualité des comédien et la pièce en général, même si je l’ai trouvée parfois difficile à comprendre. » Spectateur anonyme (Penetanghuishene)

« Félicitations! Je me sens privilégiée d'avoir participé, même d'une petite façon, à une création de ce calibre. Excellente représentation! »

Spectateur anonyme (Hearst).

« J'ai beaucoup aimé la pièce. Bien jouée, dynamique et mouvementée. Je voudrais voir plus de théâtre dans la région pour mieux développer le public. Les gens d'ici profiteront du grand nombre de pièces et pourront développer le goût du théâtre. Merci, merci, merci! » Spectateur anonyme (Penetanguishene) « Nous avons passé une belle soirée. Le jeu des comédiens était formidable. Il y avait une belle chimie entre eux. Aussi, merci d'avoir proposé un théâtre qui ne parle pas du combat linguistique. » Luc St-Pierre, spectateur (Windsor)

« Exit(s), une pièce intelligente démontrant avec brillance la sociologie du public au théâtre. Présentée sous une forme très divertissante à la fois absurde et humoristique. Bravo! »

Julie-Colette Charbonneau, spectatrice (Paincourt- Windsor)

Mathieu Joanisse, Centre culturel Frontenac, directeur général (Kingston)

« Vive le théâtre de création! Avec Exit(s), on voit que la création se marie très bien au théâtre populaire. »

« Exit(s), une pièce qui déborde de surprises, un scénario fort intéressant et des comédiens exceptionnels, un véritable succès. Félicitation aux créateurs. » Claire Stephenson, spectatrice (Kingston)

Véronique Laliberté, spectatrice (Hearst)

« Excellent travail! J’ai trouvé la pièce très humoristique, mais je riais parfois jaune, ce qui m’a plu encore davantage. En espérant vous revoir dans la région plus souvent. » Patrick Lévesque, spectateur (Hearst)

La critique médiatique a dit… « Tous les rôles sont aussi différents les uns des autres, à l’image des scènes, ce qui rend cette œuvre pêchée par le Théâtre la Catapulte et le Théâtre du Nouvel-Ontario de Sudbury rafraîchissante et novatrice. »

Le public a voté…

Patrick Voyer, La Revue

appréciation du public (Hearst)

« Exit(s), une première pièce signée Luc Moquin, est remarquable pour un jeune auteur qui commence à peine à écrire. »

YYY (excellent) 64 % YY (très bon) 27 % Y (bon) 6 % Y (faible) 3 %

YYY 88 % YY 12 % Y0% Y0%

Alvina Ruprecht, CBC Radio

Appréciation du public (Sudbury)

Appréciation du public (Toronto)

YYY 68 % YY 22 % Y9% Y1%

YYY 25 % YY 49 % Y 20 % Y5%

« Mais la grande force de cet ensemble coloré reste la distribution. Ils réussissent tous à tirer leur épingle du jeu. Difficile à passer sous silence les performances de Magali Lemèle en danseuse illuminée, de Pierre Simpson en déprimé et de Stéphanie Kym Tougas en femme d’affaires enragée. » Geneviève Turcot, Le Droit

Hugues Fortin

Josiane Emond

« Il est important de mentionner que la création Exit(s) cherche à rejoindre ceux et celles qui ne vont jamais ou rarement au théâtre. Objectif atteint. L’humour léger et la facilité de compréhension des dialogues accrochent n’importe qui[.] » Lysanne Lesage, Le Voyageur

Céleste Dubé

Steffi Didomenicantonio

Appréciation du public (ottawa)

Brian Côté

Stephan Cloutier

« En entrant dans la salle, nous avons été transportés dans un autre lieu. C’est très apprécié que la compagnie passe quelques jours chez nous (ateliers, conférences, entrevues, etc.). »

p. 


DE NORMAND CHAURETTE

LA CRITIQUE A DIT : p. 

Quatre théâtres, d’Ottawa, de Québec et de Toronto, ont caressé pendant presque trois ans un projet qui a hypnotisé leurs publics respectifs. Cette autre « productionlaboratoire » n’a laissé personne indifférent et la presse a salué le travail exceptionnel des comédiens, tout comme elle a souligné la grande créativité des concepteurs. photo : Alexandre Mattar

La critique d’Ottawa a dit…

« La Société de Métis est l’une des premières œuvres de l’auteur Normand Chaurette qui est ici fabuleusement mis en scène par Joël Beddows. Le décor est ingénieux : mélange d’illusions, de rêve, de réalité, de mort, de renaissance… C’est un tourbillon d’états d’âme que tanguent les quatre protagonistes joués avec talent par Érika Gagnon, Lina Blais, Hugo Lamarre et Guy Mignault. Ils sont si imprégnés de leurs personnages qu’on entre dans cette histoire à la minute où le spectacle commence. » Claudia Genel, Radio-Canada, Téléjournal Québec

Amos Hertzman

Angela Haché

Simon Guilbeault

« Joël Beddows ne craint pas le risque; il le défie, le démonte avec une minutie maniaque pour le sublimer en une cérémonie énigmatique, mais ludique, tendue et riche de ces petites touches au détour cocasses qui sèment la surprise et de la vie. Sa direction d’acteurs fait merveille. "Brouilleur" de piste, Normand Chaurette résiste à la mise en scène. Seul le pèlerin patient peut percer à jour la foisonnante complexité de son écriture, qui en est une d’exception. Indiscutablement, Beddows et ses gens y ont mis le temps et leur talent pour bien le servir. » Jean St-Hilaire, Le Soleil

La presse nationale a dit… « Les habits blancs teintés de sang imaginés par Isabelle Bélisle donnent aux personnages l’allure de momies. Le ton froid et distancié de leurs conversations ajoute au caractère surréaliste de l’ensemble. Parfois, la mélancolie laisse la place aussi à l’humour grâce au jeu de Lina Blais, qui a su bien exploiter le potentiel comique du personnage de Pamela. Voilà en somme un spectacle audacieux et particulier dont on n’a sûrement pas fini d’entendre parler. » Isabelle Porter, Le Devoir « Cette production habilement menée laisse planer le mystère sur ces créatures issues de l’imaginaire d’un peintre, Normand Chaurette lui-même, et sur un univers où il est impossible de démêler la réalité de la fiction, le vrai du factice, tant dans l’art qu’au théâtre. » Caroline Barrière, Jeu

Dominique Lafon

La critique de Québec a dit…

« Les effets visuels et sonores du spectacle contribuent à son originalité et à son charme. La scénographie (Jean Hazel), autant fonctionnelle qu’esthétique, les éclairages convenablement fantasmagoriques (Glen Charles Landry) ainsi que l’environnement sonore nostalgique (Jules Bonin-Ducharme) créent un univers de rêverie pris entre la réalité et le monde imaginaire des œuvres d’art. » Sonia Minasias, Le Métropolitain

Véronique-Marie Kaye

Alvina Ruprecht, CBC Radio One

La critique de Toronto a dit…

Craig Holzschuh

« Avec le concours de son équipe de production, en particulier le scénographe Jean Hazel, Joël Beddows a aussi créé un univers de joyaux esthétiques extrêmement raffinés, un monde replié sur lui-même, étincelant et brillant, qui projette des reflets magiques autour de la scène, capturant l’image même de cette communauté troublée où l’œuvre d’art devient objet de désir au point d’enflammer le personnage principal jusqu’à l’hystérie. »


Projets en développement Pour nourrir son cycle de création, le Théâtre la Catapulte continue à contribuer au développement de projets novateurs, tant par la forme que par le contenu, et ce, pour nourrir la programmation des saisons à venir. Entre autres, en 2005-2006, deux laboratoires animés par Joël Beddows et Manon St-Jules autour d’un projet visant le public adolescent ont eu lieu à la Maison Théâtre. Quant à Stephan Cloutier, il a poursuivi son travail de réécriture d’Apocalypse à Kamloops en vue de sa création à l’hiver 2007 dans une coproduction du Théâtre la Catapulte, du Théâtre français de Toronto et du Théâtre la Seizième, avec l’appui du Théâtre Français du Centre national des Arts.

En guise de bilan : parole d’une traductrice… Généralement, tout processus de création découle d’une envie ou d’une idée; parfois elle est vague, parfois très précise. Ensuite, vient généralement l’exploration, l’élaboration et enfin, la production. Généralement. Mon envie de traduire This Is A Play de Daniel MacIvor avait plu à Joël qui avait été séduit par la possibilité d’explorer les codes au théâtre. En effet, la pièce s’y prêtait bien; on y juxtaposait la fiction – c’est à dire, la pièce de théâtre – et la réalité, c’est à dire, le comédien qui joue. Sur cette lancée, Joël me proposa, comme première étape à l’exploration, d’écrire la pièce parallèle dont il est question dans la pièce originale et dont on n’entend jamais les répliques. Traduction et extrait de pièce en main, nous nous retrouvions donc à la Maison Théâtre avec des comédiens qui

nous aideraient à donner forme à cette idée. Mais les quelques jours de laboratoire ont tranquillement révélé que les propositions explorées ne mettaient pas notre idée en valeur. Cette idée prometteuse n’en devenait que banalisée. Un processus avorté? Pas vraiment. Depuis, un nouveau texte s’est manifesté avec toujours cette même idée de jeu entre la fiction et la réalité. Conclusion : notre exploration amorcée avec This Is A Play se poursuit sous une nouvelle forme! Je me rends compte, plus qu’un projet, pour Joël Beddows et moimême, il s’agit donc d’un processus de recherche, d’une quête pour une forme qui évolue à son propre rythme. Un jour, nous trouverons.

Manon St-Jules | Montréal (QC), le 15 août 2006

Genèse d’une « apocalypse théâtrale » J’y ai personnellement fait des rencontres assez déterminantes, qui ont largement contribué à mon autonomie artistique : Joël Beddows, qui m’a demandé d’écrire un texte pour adolescents pour la Catapulte; Roland Mahé, qui m’a offert d’aller partager la scène du Cercle Molière avec Geneviève Pelletier, comédienne de grand talent; Guy Migneault, qui m’a dit, au passage, de manière presque nonchalante : « Ce serait l’fun de jouer ensemble. Pourquoi tu nous écris pas quelque chose? » C’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. J’ai écrit le rôle de Bernard, le père en déni d’Apocalypse à Kamloops, avec Guy en tête, en me disant qu’un jour… Si j’avais foi en ma vision… Si Dieu et les directeurs artistiques le voulaient bien… Si Edmonton n’avait pas été qu’illusion… Certains rêves se réalisent. Une maudite chance. Pour mener vie saine et équilibrée, l’être humain a besoin d’un petit nanane de temps en temps, non?

Richard Léger

Stephan Cloutier | Vancouver (CB), le jeudi 17 août 2006

Annick Léger

Annie Lefebvre

Vincent Leclerc

Glen Charles Landry

Les artistes professionnels francophones ne font pas multitude hors du Québec et de l’Ontario. Chaque théâtre a son petit noyau de comédiens; à l’Ouest, le noyau est plutôt pépin. Chose regrettable mais plutôt courante, les comédiens sont souvent mal distribués, pour des raisons d’âge ou tout simplement de casting. Les auteurs se font rares. Les metteurs en scène itou. Mais à Edmonton, le vent était aux échanges et à la circulation des artistes. Un mini Woodstock théâtral, du moins du point de vue des pigistes. Tout le monde voulait travailler avec tout le monde; les horizons

s’élargissaient enfin pour les troubadours franco-canadiens en mal de nouveaux défis.

Isabelle Légaré

L’idée de départ d’Apocalypse à Kamloops m’est venue lors des Chantiers Théâtre d’Edmonton, en 1999. Pour ceux qui viennent d’arriver, ou les tous petits qui sont trop jeunes pour s’en rappeler, aux Chantiers Théâtre, la communauté théâtrale francocanadienne se réunissait pour discuter, créer des liens artistiques et présenter des extraits de leurs efforts artistiques devant leurs pairs. S’y donnaient aussi des ateliers de formation. Pour moi, qui venais d’arriver à Vancouver, ce fût une expérience très encourageante. Du monde! Alléluia!

p. 


Le Théâtre la Catapulte Quelques remerciements! p. 

Lors d'une réception au Centre national des Arts, le 9 juin 2006, un chaleureux hommage fut rendu par les membres de l’Association des théâtres francophones du Canada (ATFC) et leurs invités au président sortant, Guy Mignault, directeur artistique du Théâtre français de Toronto. L’équipe du Théâtre la Catapulte tient à remercier à son tour un homme dont le travail et l’engagement ne sont pas passés inaperçus. Un merci particulier également à Marie-Claude Dicaire, étudiante du Département de théâtre de l’Université d’Ottawa et employée estivale de la compagnie, dont le travail a été fortement apprécié.

Des nouvelles du personnel Sandrine Vrilliard est de retour à son poste d’Agente de vente et de mise en marché (vente@catapulte.ca). Elle coordonnera de nouveau les liens entre la compagnie et les écoles secondaires et les diffuseurs. Quant à Hugues Beaudoin-Dumouchel, il assume depuis le 1er septembre les fonctions d’Agent des communications et du développement de public (communications@catapulte.ca)

Une reconnaissance torontoise Tous les créateurs et coproducteurs d’Exit(s) étaient heureux d’apprendre que ce spectacle a été finaliste pour le Prix « Meilleur spectacle en tournée », distinction remise annuellement dans le cadre des Prix Dora-Mavor-Moore. Toutes nos félicitations à Marie Brassard, à Infrarouge Théâtre et Buddies in Bad Times qui ont remporté ce prestigieux prix pour leur magnifique spectacle Jimmy, créature de rêve.

Toutes nos félicitations! La Fondation pour l'avancement du théâtre francophone au Canada a remis en juin dernier quatre Prix d'excellence à de jeunes artistes franco-canadiens, dont deux à des créateurs franco-ontariens. L’équipe du Théâtre la Catapulte tient à féliciter Pierre Simpson, qui a débuté sa carrière professionnelle dans le cadre de la production L’Hypocrite de Michael Gauthier, et Isabelle Bélisle qui contribue aux créations de la compagnie à chaque saison depuis sa participation à titre de comédienne dans la production Rappel de Patrick Leroux. Des bravos particuliers à l’artiste pigiste Richard Léger et au directeur artistique du Théâtre la Seizième de Vancouver, Craig Holzschuch, qui, ce printemps, ont été élus respectivement président de Théâtre Action (TA) et président de l’Association des théâtres francophones du Canada (ATFC). Patrick Leroux, directeur artistique fondateur du Théâtre la Catapulte, et sa conjointe Stéphanie Bolster étaient heureux d’accueillir la très jolie Madeleine Florence Leroux dans leur famille cet été. Tous sont en santé et ravis de son arrivée. Le conseil d’administration tient à féliciter Joël Beddows qui a obtenu récemment La Chaire de recherche sur la francophonie canadienne (pratiques culturelles). Grâce à cet appui, il poursuivra un projet de recherche pratique, entre autres, sur les rapports entre le théâtre et les autres formes d’art.

Des rencontres préparatoires…

Julie Martens

Patricia Marceau

Joan MacLeod

En partenariat avec le Conseil des Arts de Hearst, Joël Beddows a passé la semaine qui a précédé les représentations d’Exit(s) dans cette ville du Nouvel-Ontario à animer des ateliers dans le but de mieux connaître les spectateurs de cette région. Entre autres sujets, ont été abordés l’analyse

Daniel Mroz

Des ateliers à Hearst et à Kingston

Wajdi Mouawad

Grâce à un appui du Réseau Ontario dans le cadre du programme Les Voyagements-Ontario, Joël Beddows a animé des discussions avant et après chaque représentation jouée lors de la tournée d’Exit(s), échanges auxquels les comédiens de la production ont également participé.

du texte et la critique théâtrale par des groupes communautaires et scolaires. De plus, le directeur artistique du Théâtre la Catapulte a rencontré des groupes d’étudiants du Collège universitaire de Hearst et a présenté une communication sur les spécificités de l’humour en milieu minoritaire. Un partenariat semblable avec le Centre culturel Frontenac a permis à Joël Beddows d’animer trois ateliers à Kingston, deux auprès de groupes adolescents de l’É.S.C Marie-Rivier et de l’É.S.P. Mille-Iles, ainsi qu’un troisième au sujet de la critique théâtrale auprès d’un groupe d’adultes. Un merci particulier à Lina Payeur, Michelle Jacques, Jacques Poirier et aux autres membres du Conseil des Arts de Hearst, tout comme à Mathieu Joanisse du Centre culturel Frontenac, qui ont facilité l’organisation de ces rencontres.

Guy Mignault

Des rencontres avec le public


CONCERNANT LE DÉVELOPPEMENT DRAMATURGIQUE Des appuis ponctuels en 2005-2006…

Le 12e Concours d’écriture est lancé

L’an passé, le Théâtre la Catapulte a offert deux appuis ponctuels à des « auteurs créateurs » qui animaient des projets de développement de leurs propres textes et spectacle. Marc LeMyre a tenu un laboratoire fermé autour de son projet L’Honnête homme : un one-woman-show à la fin de l’été 2005. En décembre, Michel Ouellette a organisé la mise en lecture de trois textes : La Colère d'Achille, Voyage vers le désert et Iphigénie en trichromie. Geneviève Pineault a entendu ce dernier texte et ainsi est né son projet de mise en scène, donnant lieu à la coproduction entre le Théâtre du Nouvel-Ontario et le Théâtre la Catapulte, qui prendra l’affiche cet automne à Sudbury puis Ottawa.

Et c’est reparti! Le Théâtre du Nouvel-Ontario, le Théâtre français de Toronto et le Théâtre la Catapulte sont fiers d’annoncer le 12e Concours d’écriture dramatique provincial. Date de tombée pour recevoir des textes de la relève adulte et adolescente : le 17 avril 2007. Pour de plus amples renseignements et les règlements de ce concours qui s’adresse à la fois aux adultes et aux adolescents, veuillez consulter le site Internet de la compagnie : www.catapulte.ca

Une collaboration avec le Théâtre de la Cabane bleue Par l’entremise d’une entente avec le Théâtre de la Cabane bleue, le Théâtre la Catapulte était heureux d’appuyer Anne-Marie White en 2005-2006 dans la rédaction de son premier texte, intitulé Opus Dei. Une première mise en lecture du texte a eu lieu dans le cadre d’un événement organisé par le Théâtre Péril dirigé par Christian Lapointe, à la salle de diffusion Premier Acte. Cette lecture a suscité de nombreuses réactions positives de la part du public et des médias de Québec.

les lauréates sont… Toutes nos félicitations aux lauréates du concours 2005-2006! Le Prix O’Neill-Karch a été attribué pour une deuxième année consécutive à Madame Véronique-Marie Kaye pour son texte Petite pièce légère comme le printemps, tandis que Steffi Didomenicantonio, étudiante à l’É.S.P. De La Salle d’Ottawa est l’heureuse récipiendaire du Prix Josée-Létourneau, pour ton texte Un Ruban rose ou 2,5,4. Tout au long de la saison en cours, elles travailleront de pair avec des conseillers dramaturgiques en vue de mises en lecture professionnelles prévues au printemps 2007.

Un cours de maître à ne pas manquer Du 18 au 22 décembre, Daniel Mroz offrira un master-class intitulé La Parole qui danse : une préparation intégrale pour le corps, la voix et l’imagination de l’acteur. Les participants de cet atelier seront initiés à une approche au jeu théâtral basée sur la composition corporelle et l’intégration de la voix à la gestuelle corporelle. Plus spécifiquement, les participants découvriront une série d’approches à la formation corporelle inspirées par l’« entraînement pré-expressif » développé par les acteurs de l’Odin Teatret d’Eugenio Barba, par des arts martiaux chinois et par des approches contemporaines à la musique vocale. Pour de plus amples renseignements, visitez le site Internet du Théâtre la Catapulte au www.catapulte.ca La priorité sera donnée aux professionnels accrédités.

Evelyne Rompré

Adèle Rodrigue

Anie Richer

Ivan Pitre

Geneviève Pineault

Michel Ouellette

photo : Alexandre Mattar

p. 


Notre mission Le Théâtre la Catapulte est une compagnie de recherche, de développement et de création enracinée en Ontario français, proposant des expériences artistiques audacieuses et contemporaines nourries par la fougue de la relève. Il assure à ses productions une grande diffusion auprès des publics adultes et adolescents, à Ottawa et dans l’ensemble du Canada.

World Exchange Plaza

Joël Beddows – Directeur artistique Josée Létourneau – Directrice des opérations Sandrine Vrilliard – Agente de vente et de mise en marché Hugues Beaudoin-Dumouchel – Agent des communications et du développement de public

Guy Warin

Benoît Vermeulen

Patricia Ubeda

Stéphanie Kym Tougas

Manon St-Jules

Pierre Simpson

Céline Paquet – Agente de production et de tournée

Catalyseur - Automne 2006  
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