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BULLETIN DE LIAISON DU THÉÂTRE LA CATAPULTE, AUTOMNE 2010

CALENDRIER AUTOMNE 2010

LES MÉDECINS DE MOLIÈRE

Coproduction avec le Théâtre français de Toronto Du lundi 4 au vendredi 8 octobre 2010 Tournée du 12 octobre au 20 novembre 2010

FRÈRES D’HIVER de Michel Ouellette Aux Fenêtres de la création Théâtre de la Ville à Longueuil Dimanche 28 novembre 2010

AFGHANISTAN de Véronique-Marie Kaye

Du lundi 29 novembre au vendredi 10 décembre 2010 à 10 h et 13 h (matinées scolaires) Une seule représentation grand public le samedi 4 décembre à 15 h !

L’INCONSOLABLE de Véronique-Marie Kaye Mise en lecture du Théâtre Tremplin Samedi 4 décembre 2010, 5 à 7 5$ à la porte Gratuit si vous assistez à Afghanistan

CLUB DES MORDUS (pour les jeunes de 13 à 18 ans)

© Rolline Laporte

Samedi 4 décembre 2010 – Gratuit ! Ateliers sur le théâtre, représentation d’Afghanistan, rencontre privilégiée avec les artistes Nombre de places limitées à 40 ! Réservations : 613-562-0851 poste 225 Le prochain club aura lieu le 2 avril avec Les Fridolinades

Les Fridolinades de Gratien Gélinas, du 23 mars au 2 avril 2011

Salle Caisses Desjardins 333, avenue King-Edward 613-241-2727 poste 1 www.nouvellescene.com

Retrouver le Théâtre la Catapulte www.catapulte.ca


L’EXIL EN CADEAU

LE CHEMIN À PARCOURIR

Je n’ai jamais été guidé par l’ambition personnelle. Je suis toujours allé là où la vie voulait bien me mener. C’est ainsi qu’après l’école de théâtre mes pas se sont dirigés à Montréal. Après dix ans de pratique intense dans la « Mèque » francophone, mes pas se sont dirigés vers le reste du pays pendant encore dix ans et ce, dans les deux langues. Durant toutes ces années, jamais Ottawa ne s’est trouvée sur la route de ma pratique. Je me demandais toujours pourquoi. C’est que la vie avait un plan précis.

On ne peut quitter la direction artistique d’une compagnie sans réfléchir à l’avenir, et surtout, à l’avenir de son environnement immédiat. Aujourd’hui donc, je jette mon regard vers le futur pour proposer des pistes, des idées et des projets pour animer et pour rallier notre milieu ; des projets auxquels j’ai envie de contribuer moi-même et lesquels me semblent essentiels pour mieux ancrer le théâtre franco-ontarien.

Je suis arrivé dans la capitale parce qu’on m’avait offert un poste de professeur au Département de théâtre de l’Université d’Ottawa. J’étais loin de m’imaginer que la Catapulte allait se retrouver sur mon parcours de vie. Depuis mon arrivée, je me suis donné comme mission d’observer, d’absorber et de faire l’éponge. Heureusement que Joël Beddows a créé la présente programmation de la saison. Cela me donne le temps de mieux observer, apprendre et rencontrer. Je cherche encore ce qui est spécifique, aujourd’hui, à la culture franco-ontarienne. Pour faire un théâtre pertinent, il faut d’abord savoir s’adresser à sa communauté. Je sais qu’il y a autre chose que la langue qui unit cette nation éparpillée en petits regroupements dans l’immense territoire de l’Ontario français. Mais quels sont ces liens? J’ai demandé dernièrement à de jeunes adultes ce qu’est la culture franco-ontarienne et la réponse était crue : c’est de la marde!

Tout d’abord, il faut créer un programme de formation professionnelle en jeu, un programme de conservatoire ! Nous ne pouvons espérer améliorer la qualité de nos productions, multiplier les démarches artistiques sur le territoire et égaler la vitalité théâtrale des villes d’Edmonton ou de Québec sans un bassin de comédiens mieux formés. En ce qui concerne le milieu du théâtre voué aux jeunes publics, il nous faut un diffuseur voué exclusivement aux besoins de ces publics. Les arguments pour justifier la création d’une telle salle sont nombreux : il s’agirait d’un moyen pour mieux mettre en contact les créateurs d’ici avec leur public naturel, d’un outil pour mieux assurer la circulation des productions franco-ontariennes avec les autres régions du Canada selon une logique d’échange et d’un lieu consacré aux développements de ces publics, tant les francophones que les francophiles, sur une échelle régionale, et j’en passe.

MOT DE JEAN STÉPHANE ROY,

© Sylvain Sabatié

NOUVEAU DIRECTEUR ARTISTIQUE

MOT DE JOËL BEDDOWS, ANCIEN DIRECTEUR ARTISTIQUE

Qu’est-ce qui empêche les jeunes franco-ontariens d’être fiers de leur culture? Comment arriver à s’imposer et insuffler un souffle de fierté avec un journal culturel gratuit qui fait majoritairement la promotion des artistes de Montréal ? Et surtout comment se démarquer d’un grand centre théâtral (évitons de le nommer) qui encourage tout autant ce qui se passe ailleurs ? Les défis sont grands ! Je suis entré en fonction à la Catapulte en sachant que je devais réfléchir et agir à long terme. On ne bâtit pas un théâtre viable en détruisant ce que nos prédécesseurs ont pris tant d’années à construire. Il y a tellement de défis culturels et sociaux propre à l’unicité de notre région. Quand je suis à Ottawa, je ne me sens pas en Ontario et quand je suis à Gatineau je ne me sens pas au Québec. La région de la capitale nationale est une « bulle » culturelle et sociale unique au pays. Le Conseil des Arts de l’Ontario a compris cette réalité en ouvrant ses programmes à la région de Gatineau, je crois sincèrement que cette réalité est une porte qui s’ouvre sur une belle réflexion à long terme. C’est par la vision des artistes qu’une société change et s’améliore. C’est à nous de voir tout le potentiel de notre milieu artistique, car il y en a un, et un très gros. Il est temps que nous arrêtions de nous comparer aux grands centres et d’assumer ensemble cette force qui nous habite. Je remercie Joël Beddows de tout ce qu’il a construit. J’ai un « terrain de jeu » magnifique. Jamais je n’aurais pensé que l’exil pouvait être un cadeau

Je crois qu’il faut poursuivre le travail entamé pour multiplier les collaborations artistiques et les échanges avec le milieu théâtral anglophone d’Ottawa-Gatineau ; à quand un mécanisme qui appuierait ce type de projet ? Enfin, il est essentiel de poursuivre le travail avec les diffuseurs membres du Réseau Ontario visant la circulation du théâtre sur le territoire : serait-il de trop de rêver que chaque année, trois productions théâtrales franco-ontariennes soient présentées dans des villes telles Hearst, Timmins, Sturgeon Falls, Alexandria, Hawkesbury, Kingston ou London ? J’ose croire que non… Nous pouvons. Nous allons faire mieux. Mais il faut d’abord rêver… Voilà où j’en suis en ce 19 septembre 2010


© Claude Emond

© Claude Emond

LES MÉDECINS DE MOLIÈRE SUR LA ROUTE Pour la tournée de l’automne, une nouvelle comédienne, Josée LeBLanc, a fait partie de l’équipe des Médecins en remplacement de Chanda Legroulx dans les rôles de Valère, Lucile et Jacqueline. Pour les accompagner sur la route, Alain Lauzon (régie) et Sophie Ducharme (technicienne) se sont joints à eux

Calendrier de tournée automne 2010 Néguac (NB), 12 octobre

St-Quentin (NB), 26 octobre

Tracadie-Sheila (NB), 1er novembre

Miramichi (NB), 13 octobre

Dalhousie (NB), 27 octobre

Shédiac (NB), 2 novembre

Moncton (NB), 14-15 octobre

Bathurst (NB), 28 octobre

Dartmouth (NS), 5 novembre

St-Jean (NB), 16 octobre

Caraquet (NB), 29 octobre

Saskatoon (SK), 12-15 novembre

Edmunstun (NB), 20-21 octobre

Shippagan (NB), 30 octobre

Calgary (AB), 18-20 novembre

© Sylvain Sabatié

Fredericton (NB), 23 octobre

AFGHANISTAN :

NOUVELLE CRÉATION POUR ADOS Une nouvelle création prend forme et elle est signée Véronique-Marie Kaye, auteure franco-ontarienne qui a déjà remporté deux fois le prix O’Neill-Karch du concours d’écriture. Elle sera jouée du 29 novembre au 10 décembre en matinée scolaire à La Nouvelle Scène, Salle Caisses Desjardins. Une représentation grand public pour les jeunes et leur famille aura lieu le samedi 4 décembre à 15 h. Joël Beddows a confié ce texte à une comédienne de Toronto, Patricia Marceau, qui signe sa première mise en scène. Elle sera entourée de concepteurs chevronnés comme Jean-Michel Ouimet (qui a signé l’environnement sonore des Médecins de Molière, Président de l’APCM de 2006 à 2010), Ivo Valentik (Prix Rideau 2008 et 2009, Prix 2008 du Cercle des critiques de la Capitale pour ses scénographies), Guillaume Houët (Prix Rideau 2009 pour les éclairages de L’Honnête homme) et Angela Haché (Prix Rideau 2008 pour les costumes dans Empire Builders), tous deux des collaborateurs de longue date du Théâtre la Catapulte


UN BOURDONNEMENT SOURD ?

Table ronde avec Patricia Marceau, Véronique-Marie Kaye et Sariana Monette-Saillant sur la question de la présence féminine dans le milieu théâtral franco-ontarien En plein cœur de leur semaine de répétition pour Afghanistan, c’est tout au fond du sympathique – quoique bruyant – resto Chez Lucien que j’ai rencontré Patricia, Véronique-Marie et Sariana pour discuter avec elles d’une question qui, selon les observations de Jean Stéphane Roy, nouveau directeur artistique du Théâtre la Catapulte, est trop peu souvent abordée en Ontario français : celle de la présence féminine dans le milieu théâtral d’ici. Assez rapidement, mes interlocutrices m’avouent que la question n’en est pas une qui les « rend très loquace », pour reprendre les mots de Véronique-Marie Kaye, auteure d’Afghanistan. « Je n’ai rien à dire sur le sujet », me lance cette dernière du tac au tac – quoiqu’en riant – après seulement quelques minutes de discussions. Patricia Marceau, comédienne et metteure en scène de Toronto, renchérit en m’expliquant que c’est une question qui ne lui « a jamais, même, effleurée l’esprit ». Sariana est d’un avis semblable et m’explique que pour elle, « la question ne se pose tout simplement pas ». Les trois artistes semblent d’ailleurs d’avis que le milieu lui-même évolue à l’extérieur de telles considérations, entre autres, parce que d’autres préoccupations liées directement aux spécificités de ce petit milieu minoritaire s’avèrent plus importantes. « Ici, affirme Patricia, c’est autre chose. Ici, c’est la langue française. On a besoin de s’affirmer en français, de faire du théâtre en français, s’assurer d’avoir des subventions, d’avoir les moyens […] ». Marie-Pierre Proulx a rencontré les trois femmes, moteurs créateurs de cette pièce qui parlent de guerre et d’armée : Véronique-Marie Kaye, Patricia Marceau et Sariana Monette-Saillant

Toutes autour de la table sont également d’accord pour dire que la femme a tout à fait sa place dans le milieu théâtral franco-ontarien et du même fait, qu’il est moins urgent, voire moins pertinent d’en parler. Certes, il n’est plus question de livrer une bataille pour la femme artiste ou de revendiquer ses droits. Mais qu’y-a-t-il d’autre à dire d’elle ? La présence féminine dans le milieu a-t-elle ses spécificités? Le milieu est-il teinté de sa sensibilité ?

À ce sujet, ni Patricia, Sariana ou Véronique-Marie ne sont convaincues, croyant qu’aujourd’hui, « on est propre à qui on est en tant qu’individu [...] », explique Patricia. « La femme n’a pas besoin de s’affirmer en tant que femme, elle veut d’abord s’affirmer en tant qu’artiste », renchérit VéroniqueMarie. Pour Sariana, jeune artiste de la relève, de distinguer le travail artistique de la femme, de celui de l’homme, serait, selon elle, émettre des préjugés. Comme Patricia, Sariana et Véronique-Marie, je ne crois pas pouvoir cerner précisément les spécificités de la présence féminine dans le milieu théâtral franco-ontarien, encore moins en mesurer l’impact dans la pratique et au sein du milieu. Je peux toutefois rendre compte de l’ampleur de cette présence de façon tout à fait factuelle, bêtement, en nommant des noms, comme ça, dans le désordre. Peut-être les reconnaîtrez-vous ? Marie-Ève Chassé (Directrice générale, Théâtre Action), Margaret Coderre-Williams (Directrice du Département de théâtre de l’Université d’Ottawa), Brigitte Haentjens (Directrice artistique du CNA à compter de la saison 2012), Josée Vaillancourt (Directrice générale, Réseau Ontario), Natalie Bernadin (Directrice générale, APCM), Anne-Marie White (Directrice artistique et générale, Théâtre du Trillium), Esther Beauchemin (Directrice artistique et générale, Théâtre de la Vieille 17), Geneviève Pineault (Directrice artistique et générale, Théâtre du Nouvel-Ontario), Marie-Thé Morin (Co-Directrice artistique et générale, Vox Théâtre), Louise Naubert (Directrice artistique, Théâtre La Tangente), Céline Paquet, France Boily et Élise Lefebvre (Directrices administratives des trois compagnies résidentes de La Nouvelle Scène), etc... En effet, l’activité théâtrale d’ici bourdonne au son et au rythme de toutes ces femmes qui œuvrent dans les hautes sphères du milieu. Et c’est sans compter toutes les autres artistes qui travaillent en tant que directrice de production, agente de communication, conceptrice, metteure en scène, comédienne ou autre, partout en province ! Est-ce parce que c’est un fait reconnu et accepté de tous, que l’on en parle si peu ? Où est-ce plutôt parce que la question n’a pas encore été posée ? Que le « bourdonnement féminin» n’a pas encore été entendu ? Et vous, l’entendez-vous ?

Véronique-Marie Kaye

Patricia Marceau

Sariana Monette-Saillant


© Sylvain Sabatié

RETOUR SUR LE PRINTEMPS 2010

RAGE DE MICHELE RIML Une deuxième année de succès pour cette coproduction du Théâtre la Catapulte et Scène Colombie-Britannique qui s’est promenée du côté du Québec et qui a fait un deuxième arrêt dans quelques écoles de l’Ontario pour un total de 32 représentations dont 10 en matinées à La Nouvelle Scène à Ottawa. Les comédiens Lina Blais et Marc-André Boyer qui remplaçaient Nathaly Charrette et Victor Trelles ont joué devant 6 433 spectateurs et ont laissé leur trace dans l’esprit des jeunes. Bravo à toute l’équipe qui était accompagnée par notre duo Alain Lauzon et Sophie Ducharme !

Villes Ottawa Québec Jonquière Kapuskasing Timmins Chelmsford Pembroke Hamilton Toronto Laval

SPECTATEURS

Assistance 1166 1064 1015 280 340 150 150 250 619 1399

6433

Évaluation du public à La Nouvelle Scène 67 %

27 %

4%

2%

Les commentaires « Quand on est en détresse, il faut se faire aider, et il ne faut pas attendre trop tard parce que ça peut tourner au cauchemar. Il faut toujours écouter les premiers signes que l’on voit parce que, si quelqu’un comme le personnage de Raymond se fait intimider de même, il faut agir aux premiers signes. », étudiant de Québec

« Moi, j’ai vraiment été épatée par les jeunes, comment ils étaient articulés, comment ils avaient bien compris le propos de la pièce, l’importance justement, d’être à l’écoute des autres. On revient à la pièce : les comédiens Lina Blais et Marc-André Boyer sont excellents, le texte c’est vraiment la grande force, la mise en scène de Joël Beddows est intelligente, subtile. Vraiment une belle pièce ! », Anne-Josée Cameron, Radio-Canada (Québec)

© Sylvain Sabatié

« C’est marquant d’apprendre que ça peut arriver. Alors ça porte à réfléchir.», étudiant de Québec


© Marc LeMyre

RETOUR SUR LE PRINTEMPS 2010

LES MÉDECINS DE MOLIÈRE Les chiffres et les commentaires parlent d’eux-mêmes pour faire un bilan de ce succès, qui rappelons-le était la première coproduction du Théâtre français de Toronto et du Théâtre la Catapulte dans le cadre de leur projet sur 5 ans. Les Médecins de Molière ont fait

Évaluation du public à La Nouvelle Scène 76,5 %

17,5 %

3%

3%

l’objet de 64 représentations en 2009-2010 dont 43 grand public et 21 en matinée scolaire (19 représentations à La Nouvelle Scène : 10 grand public et 9 matinées scolaires) et ils ont rencontré 7 499 spectateurs !

Villes Toronto Ottawa Sudbury Vancouver Edmonton Hearst Kapuskasing Timmins Timmins Pembroke Alexandria Welland Sarnia

SPECTATEURS

Assistance 2434 2374 531 361 736 140 100 100 190 30 113 300 90

7499

Les commentaires « Le spectacle lui-même était super!! C’était le fun de voir les comédiens se changer juste à côté de la scène et écouter les autres. », Hearst « Ce fut un franc succès pour nous à Sarnia. Le taux élevé de participation de nos francophones (90 personnes étaient présentes, ce qui est très très bon). Les acteurs étaient vraiment talentueux et professionnels, rien à redire de cette troupe et de la pièce. », Sarnia « La pièce ce matin fut extraordinaire. Un vrai régal. Bien montée, bien dirigée, acteurs hors pair !!! Bravo ! », enseignante d’Ottawa « Quel beau spectacle ! Du théâtre qui n’a pas peur d’être du théâtre! BRAVO! Toutes sortes de belles trouvailles, de clins d’oeil, d’astuces... Une langue vivante et étonnante! Et quelle belle connivence avec les comédiens, le public ! je me suis BEAUCOUP amusé et en ai profité au maximum ! », un spectateur d’Ottawa « Allez voir Les Médecins de Molière, c’est irrésistible. », Sophie Perceval, Panorama, TFO « Une folle énergie et une somme de talents incommensurables (…) La scénographie est fantastique. », Anne Michaud, Radio-Canada Ottawa-Gatineau


Ottawa-Timmins, 719 km selon Google Map, quasi 9 heures de route sans pause, et nous ne sommes pas rendus, pas encore, car le cargo, c’est à Hearst qu’on doit le décharger, 250 km encore, 50 km de plus qu’un bon vieux Ottawa-Montréal et pas d’autoroute pantoute… Après quelques centaines de milliers d’arbres, des dizaines de lacs, une « couple » de stations essence, nous voici finalement à Hearst. On a trouvé l’école, puis le cube. Là, des comédiens, un diffuseur, des bénévoles, étudiants ou non, un « tech » peut-être sont tous à l’ouvrage pour le décharger, ce cube. Le travail se fait bien. Sauf que… Les portes du gymnase où le spectacle va se jouer ne sont pas assez larges : la « patente » du milieu qui garde les portes fermées empêchent les caisses de rentrer… Faut donc la démonter… Une fois fait, voilà les caisses aptes à pénétrer dans la salle… Un simple gymnase, comme on en a tous eu dans nos écoles secondaires. Des paniers de basket sont remontés. Un tableau d’affichage des scores nous informe de l’heure. Des gradins de bois sont repliés pour libérer l’espace. Hier, des équipes s’affrontaient au basket-ball. Après-demain (demain, c’est le show) certains en découdront au badminton, au volley-ball ou que sais-je encore… Rien ne laisse présager qu’un spectacle de théâtre professionnel va avoir lieu là, seuls quelques « racks » de chaises éparts… Après-demain, il n’en restera aucune trace… Petit à petit, les caisses de lumière, les tas de fils électriques, des bouts du décor, et j’en passe, viennent occuper le gymnase, et sans que rien n’ait l’air d’être organisé, les comédiens et les bénévoles, sous la direction de Tina (régisseuse), Phil (technicien de tournée) et Lindsay (directrice de production) se mettent au travail. Au bout de quelques trois heures, un « bordel » incommensurable devient un véritable plateau de jeu, un décor, des lumières, un système de son, une table de régie. Reste un problème : le lavage des costumes… Pour d’obscures raisons, il n’est pas aisé d’utiliser les machines de l’école. Problème d’autorisation sans doute. Ou autre. Que faire ? Dans le Nord, « y en a pas de problèmes ! » diraient certains… En effet, François Girard, le diffuseur responsable de la venue de la troupe à Hearst (6 500 habitants, 950 km d’Ottawa) a la solution : « Mes parents habitent à 5 minutes, on peut utiliser leurs machines, ce sera plus simple ! » Nous voilà donc partis vers ce qui sera notre salle de lavage, un sous-sol d’une maison assez cossue. Là, vivent des gens d’une immense gentillesse, qui en plus de nous laisser utiliser leurs machines, nous offrent le repas et le thé… Et pas la peine d’essayer de refuser… On a connu pire !

LES MÉDECINS DE MOLIÈRE : © Sylvain Sabatié

© Sylvain Sabatié

UNE TOURNÉE DANS LE NORD DE L’ONTARIO

Avant

Après

© Sylvain Sabatié

Mais nous devons partir, nous ne verrons pas le show qui se passera bien. Rendez-vous à Kapuskasing, « Kap » pour les intimes. Passons la description des lacs et des arbres, des kilomètres de routes et des stations services, des Tim Horton et des Subway… Kap est une petite ville de 9 000 habitants, construite parce qu’on avait besoin de papier pour imprimer The New York Times. La particularité de l’endroit réside dans sa structure : rien de linéaire ici, mais plutôt un entremêlement de rues dans lesquelles il est aussi aisé de se perdre qu’en Europe ! À Kap, les conditions de spectacle paraîtraient presque luxueuses en comparaison avec Hearst : une salle communautaire avec de vrais gradins dans lesquels les « kids » doivent s’amuser à se courir après lors des repas que la municipalité organise pour les grands événements et qui rassemblent la moitié du village, jeunes et vieux : Le Centre régional de loisirs culturels de Kapuskasing. des familles entières. Bon, ce n’est pas un lieu extraordinaire non plus, on est bien loin du vrai théâtre ; mais si l’on fait fi de l’acoustique exécrable, de l’absence d’une « vraie » régie, des immenses et inutiles espaces vides à droite et à gauche, on a presque l’impression de se retrouver dans une salle faite pour les spectacles. Lorsqu’on arrive, tout est déjà en place. En plus des gradins, deux rangées de sièges ont été ajoutées. Le public arrive tranquillement et achète ses places auprès de dévoués et chaleureux bénévoles installés à une billetterie faite de deux tables pliantes et de quelques chaises. Le spectacle est bon, le public réceptif – malgré l’acoustique douteuse de la salle. Les « jokes » sont adaptées au public, les références également. Qui d’autres que les habitants de Kap peuvent comprendre une blague à propos du dinosaure de Mattice ? Les habitants de Mattice sans doute… C’est là la force du spectacle : tout le monde a l’assurance d’avoir un show unique. Après une « standing ovation » à la fin du spectacle, une discussion s’ensuit avec les quelques spectateurs les plus intéressés. Une fois finie, il faut démonter, retourner au vide qui, moins de 12 heures plus tôt, remplissait encore le Centre régional de loisirs culturels … Pas de temps à perdre, il est déjà tard, tout le monde est fatigué et le lendemain on devra recommencer la même chose à Timmins… Le bilan de cette tournée dans le Nord, de ces 4 représentations (il y a avait aussi une matinée scolaire à Timmins) c’est au bas mot 3 800 km parcourus, au moins 52h30 passées sur la route, 16 h de montage et démontage des décors et de tout le matériel technique pour moins de 400 personnes… Mais auraient-ils un jour rencontré Molière sinon ? Sylvain Sabatié, nouveau membre de l’équipe catapultienne


LABORATOIRES MÉTAPOSITION de Julian Doucet

Une lecture privée a eu lieu le samedi 19 juin dernier dans la salle de répétition de La Nouvelle Scène avec Colombe Demers, Sophie Goulet, François Grisé et Jean-Michel Legal.

UN NOUVEAU FORMAT POUR LE CONCOURS PROVINCIAL D’ÉCRITURE DRAMATIQUE

Suite au succès de la mise en lecture du texte de Chloé Hinch lors du dernier festival en milieu scolaire de Théâtre Action, le Théâtre la Catapulte, le Théâtre français de Toronto et le Théâtre du Nouvel-Ontario sont heureux de s’associer à Théâtre Action pour remettre le Prix Josée-Létourneau du concours d’écriture (relève ado) qui sera jumelé au Prix Hélène-Gravel de Théâtre Action qui récompense le meilleur texte d’une troupe scolaire d’une école secondaire de l’Ontario.

LES LAURÉATS 2009-2010 DU CONCOURS D’ÉCRITURE

Félicitations à Pierre Grégory qui a remporté le Prix O’Neill-Karch (relève adulte) pour son texte La nuit quand les enfants veillent et à Isabelle Jeaurond qui a remporté le Prix Josée-Létourneau (relève ado) avec son texte Attendre la pluie.

Élise Newman a été l’heureuse gagnante du voyage au festival d’Avignon 2010. Voici son témoignage : Pendant dix jours au mois de juillet, j’ai eu la chance extraordinaire de me rendre à Avignon pour participer à la Rencontre internationale de jeunes. Une cinquantaine de jeunes venus de partout au monde – du Brésil, de la Russie, du Myanmar – se sont rassemblés dans la petite ville provençale autour d’un amour des arts de la scène et du français. Chaque jour, après les ateliers de maquillage, de mouvement et d’écriture proposés par les artistes-animateurs, je me promenais dans la ville placardée à craquer d’affiches de pièces… comment choisir parmi les 40 pièces proposées dans la 64e édition du Festival d’Avignon « IN » et de 900 spectacles dans le Festival « OFF »? J’ai pris des risques et j’ai eu la chance de découvrir des espaces de jeu aussi uniques que les spectacles eux-mêmes : d’une commedia dell’arte présentée par de jeunes acteurs italiens dans une cour d’école en plein soleil, une production de Shakespeare présentée devant plus de 2 000 spectateurs dans l’impressionnante Cour d’honneur du Palais des papes. En plus d’avoir accès à des formidables spectacles (mes coups de cœur : la chorégraphie exceptionnelle de Out of Context et l’humour surréaliste de Grusvägen 7), j’ai été le témoin de la mise en scène la plus ratée que je n’ai jamais vue : la production de Richard II dans la Cour d’honneur était tellement mauvaise qu’elle m’était tout à fait fascinante et éducative. Cette sortie théâtrale a certainement provoqué des débats dynamiques entre nous et avec les artistes impliqués ! En effet, notre expérience au festival était bien encadrée de discussions, films, expositions et rencontres inoubliables avec les artistes œuvrant au festival. Avec tout cela, je n’ai même pas eu le temps d’aller danser sur le pont! J’aimerais remercier le Théâtre la Catapulte, le Théâtre du NouvelOntario, le Théâtre français de Toronto et l’Ambassade de France au Canada de m’avoir offert ces dix jours de théâtre, d’énergie, d’inspiration et de découvertes culturelles.


AUTRES ACTIVITÉS DU PRINTEMPS 2010 MISE EN LECTURE AU FESTIVAL THÉÂTRE ACTION EN MILIEU SCOLAIRE Mot de Chloé Hinch sur sa mise en lecture au FTAMS le 15 avril 2010

Je tenais à vous remercier pour la mise en lecture de mon texte. Je n’ai pas vu tout le monde après la représentation, ni au long du festival, mais je souhaitais vraiment dire un GROS merci à tout le monde. Je croyais être tannée de mon texte que j’ai lu et relu et joué et relu et relu tellement souvent, mais le texte a réussi encore une fois à me toucher de par votre lecture dramatique qui était tellement bonne ! Ce fut un nouvel aperçu sur de vieux personnages, une nouvelle vision ! On m’a toujours répété que plus on est plongé dans un texte, plus l’avis d’un autre pourrait être pénible. Mais cette deuxième vision m’a plutôt aidé à préciser des visions et des intentions que je n’aurais pas découvertes et même pas du tout envisagées ! J’ai beaucoup appris en travaillant avec vous, grâce à ce prix. C’est vraiment venu me chercher. Je suis fière de pouvoir retourner dans mon coin de pays, la pointe de l’Ontario et de dire que c’est possible faire du théâtre, et du théâtre en français en plus ! Encore une fois: MERCI ! Chloé

LE CLUB DES MORDUS

Ils devaient être environ vingt-cinq. 25 ados d’horizons différents. Francophiles en école d’immersion (Canterbury High School, Lisgar Collegiate Institute) et francophones. Spécialisés en théâtre et art de la scène (De la Salle) ou simples intéressés. De Gatineau (Nicolas Gatineau, Grande-Rivière, Mont-Bleu) ou d’Ottawa (Lycée Claudel). Franco-ontariens, Québécois, Ontariens et même plus : Kazakhstan ! Colombie ! Maroc ! Se seraient-ils rencontrés sans le Club des Mordus ? Auraient-ils fait l’expérience de leurs différentes cultures ? Sans doute pas… Auraient-ils appris sur le jeu, la mise en scène ou la scénographie ? Avec chance, éventuellement… Auraient-ils eu un contact si proche avec des professionnels du milieu théâtral ? Assurément : non ! Le premier Club des Mordus s’est déroulé sur deux samedis. Le 28 novembre 2009 à l’occasion d’une représentation de L’Illusion comique de Corneille et le 6 mars 2010 pour Les Médecins de Molière. Si quelques Mordus n’ont assisté qu’à l’une des deux journées, le noyau dur était présent au deux. Lors de la première édition, Nathaly Charrette les a initiés aux alexandrins et aux techniques d’interprétation qu’ils requièrent. On a pu voir des Mordus comiquement déguisés, interpréter des extraits du Tartuffe de Molière. Souvent, Nathaly « joualisait » les vers dits de façon trop mécanique, histoire d’en faire comprendre le sens aux Mordus – et entre nous, c’était fichtrement drôle ! C’est aussi dans le décor qu’il avait lui-même créé pour la pièce que Brian Smith donna son atelier de scénographie. Après la visite de la face cachée de l’installation scénique, Brian leur fit écouter une musique d’une pièce de théâtre afin de stimuler leur inspiration, et tels des scénographes d’un jour, ils ont fabriqué leur première maquette de décor.

Lors du second Club, deux ateliers furent donnés à partir de L’Hypocrite de Michaël Gauthier et La Meute d’Esther Beauchemin, deux pièces pour ados créées par la Catapulte il y a plusieurs années. Joël Beddows, dans son atelier de mise en scène, leur a parlé des rudiments de l’action théâtrale. Les Mordus ont ensuite dû faire leurs propres mises en scène dans le décor même des Médecins de Molière. Voilà donc une douzaine d’ados grimpant sur des caisses, s’en servant pour se cacher, jouant avec la hauteur du décor ou la profondeur de la scène afin d’illustrer les enjeux de pouvoir des textes choisis. L’autre atelier du jour était sur le jeu réaliste. Renée Aubin était chargée de son animation. Et quel bonheur que de voir, costumés bien sûr, des Mordus tâter de l’argot franco-ontarien – même si la plupart d’entre eux n’en maîtrisait pas les rudiments ! Lors de chaque édition, les Mordus ont aussi eu la chance de visiter la grille technique (pour ceux qui n’avaient pas le vertige !) et la cabine de régie de la Salle Caisses Desjardins de La Nouvelle Scène – une occasion unique. Après toutes ces péripéties, les Mordus étaient invités à assister à la représentation de la pièce à l’affiche, représentation suivie d’une rencontre avec les comédiens. Et quel bonheur que de voir ces ados rencontrer ceux qui quelques minutes auparavant, alors sur scène en pleine interprétation de personnages classiques comme Sganarelle ou Matamore, leurs paraissaient inaccessibles : « j’ai aimé la discussion avec les comédiens, c’était comme WOW je parle à des comédiens ! » s’enthousiasme ainsi Jonathan. Pour conclure, osons dire qu’il s’agit d’une réussite ! Du « c’était super le fun !!! » de Jonathan encore au « j’ai aimé mon journée beaucoup » de Lorenzo (étudiant colombien de passage à Ottawa) en passant par le « j’ai adoré tout ce qu’on a fait durant cette magnifique journée (je suis vraiment une mordue !!) » de Marie-Frédérique, l’enthousiasme, qui peut pourtant être difficile à obtenir chez les adolescents, a bien été rencontré. Et bonne nouvelle : il y aura deux Clubs cette année encore, grâce, cette fois, à la contribution de la Fondation communautaire d’Ottawa Sylvain Sabatié, responsable du Club des Mordus


LE THÉÂTRE TREMPLIN

Convaincus que le partenariat et de solides relations entre les divers paliers d’organismes culturels et théâtraux sont essentiels à la promotion du théâtre en Ontario francophone et à son rayonnement dans la région de la capitale nationale, le Théâtre la Catapulte a développé depuis 1997 de très beaux liens avec cette compagnie communautaire qu’est le Théâtre Tremplin. Depuis 2010, le Théâtre la Catapulte s’investit davantage dans l’appui monétaire et dans l’encadrement artistique de cette « pépinière de talents franco-ontariens ».

Cette année je souhaite vous offrir des textes dont les couleurs sont très fortes : l’un d’une auteure émergente, Véronique-Marie Kaye et l’autre d’un auteur clé dans l’histoire franco-ontarienne, notre cher André Paiement. Ces deux textes sont venus à moi par intérêt de vouloir donner au public des parcelles de vies, d’une part l’adaptation du Malade imaginaire, pièce qui s’inscrit dans les classiques du théâtre mais dans ce cas avec une « twist » franco-ontarienne et d’autre part L’Inconsolable une histoire de relations interpersonnelles qu’on ne voit pas souvent. Grâce à mes prédécesseurs, le Théâtre Tremplin est déjà reconnu pour la qualité de sa programmation. Ainsi, je me sens maintenant en mesure de poursuivre l’accompagnement de la troupe vers un bel avenir et je tiens à les remercier pour ce qu’ils ont légué. Au cours des prochaines années, je souhaite que les mises en lecture nous permettent de découvrir de nouveaux auteurs franco-ontariens, que les productions principales fassent renaître des créations qui sont gravées dans le cœur de l’histoire du théâtre franco-ontarien ou encore même mettent en valeur de nouveaux textes d’auteurs de la relève ou qui sait peut-être reviendrons-nous à nos débuts avec la création collective. Je suis un passionné d’histoire et surtout de la nôtre. Je crois que nous devons connaître notre passé pour bâtir notre futur, donc je vous invite tous à venir découvrir le Théâtre Tremplin, votre théâtre communautaire. Selon moi, c’est par le biais du théâtre communautaire que les gens peuvent se permettre d’accéder à leurs rêves, leur tremplin. Lorsque j’ai su que j’avais été choisi comme directeur artistique, j’ai tout de suite su que l’expérience que j’allais acquérir au sein de la troupe me permettrait de grandir en tant que personne et en tant qu’artiste. Je crois que nous devons puiser dans nos ressources les plus précieuses issues de la communauté : les comédiens, les metteurs en scène, les auteurs, les concepteurs et les bénévoles. Il y en a de tous les âges et nous existons pour permettre à chacun de vous de vivre ces expériences. Le Théâtre Tremplin vise à servir sa communauté et c’est notre premier intérêt : vous, nos complices, nos spectateurs et nos bénévoles. Sans vous nous n’existerions pas! Benoit Roy, nouveau directeur artistique du Théâtre Tremplin

Benoit Roy a succédé à Céline Philippe en 2010 à la direction artistique.

Tournoi de golf Le 18 juin dernier, le 3e tournoi de golf a réuni 18 équipes qui ont joué pour une bonne cause : appuyer les tournées des pièces Les Médecins de Molière et Les Fridolinades en Ontario et partout au Canada afin que des élèves du secondaire et le public des communautés en régions éloignées aient accès à du théâtre professionnel. Un Merci chaleureux à nos présidents d’honneur Mauril Bélanger et son épouse Catherine, aux Ambassades d’Ottawa et aux particuliers qui ont offert de beaux prix de présence, à nos donateurs, aux commanditaires de joueurs et bien sûr à nos commanditaires du tournoi Alterego, Sotek graphics inc, Fromagerie St-Albert, La Gourmandise, la Fondation Baxter et Alma Ricard et le Club de golf Casselview. Nous vous donnons rendez-vous le vendredi 10 juin 2011 sur le green pour la 4e édition !

Inscrivez-vous dès maintenant !

www.catapulte.ca


LE THÉÂTRE LA CATAPULTE EN BREF

AU REVOIR ET À BIENTÔT !

Le 26 juin dernier, plusieurs des complices artistiques de Joël sont venus lui rendre hommage dans le bistro de La Nouvelle Scène dont Dominique Lafon, Paul Lefevbre et Isabelle Bélisle. Ce fut une soirée riche en témoignages et en émotions ! Merci Joël et au plaisir de te retrouver pour la mise en scène de Frères d’hiver de Michel Ouellette en 2011 !

LES ATELIERS D’ÉCRITURE DRAMATIQUE

En hiver dernier, Pierre Antoine Lafon Simard a animé 18 ateliers dans des écoles secondaires de l’Ontario français grâce à l’appui de Patrimoine canadien. Partout où il est passé, Pierre Antoine a laissé sa trace artistique auprès des jeunes. Voici ce que les enseignants nous ont rapporté : « C’est fantastique pour les jeunes de travailler avec quelqu’un du milieu artistique. Il leur a permis de rêver, d’échapper au quotidien et de mieux créer, de se laisser aller au processus d’écriture sans que cela soit une corvée. L’expérience du milieu des arts de la scène était cruciale selon moi. La façon dont l’animateur a livré l’atelier en valorisant les élèves était la clé de son succès.» Sylvie Blondin, école Saint-DominiqueSavio, Owen Sound « L’atelier a permis aux élèves du Collège de travailler leur créativité à l’oral et à l’écrit, de s’exprimer en français (milieu minoritaire), en équipe et individuellement. Elles et ils ont apprécié de chausser tour à tour les souliers de spectateurs et auteurs, critiques et créateurs.», Bertrand Ndeffo, Collège Français de Toronto

Félicitations à Lindsay Tremblay pour le Prix Rideau technique/ de la régie pour son travail remarquable dans Le Projet Rideau Project ainsi que le Prix d’Excellence arrière-scène de Théâtre Action

© Mathieu Girard © Marc LeMyre

Pierre Simpson finaliste pour un Dora Award de l’interprétation masculine pour ses rôles dans Les Médecins de Molière

© Claude Emond

DES ARTISTES HONORÉS EN 2009-2010 Félicitations à Pierre Antoine Lafon Simard qui a remporté le Prix Rideau 2009 de l’interprétation masculine pour sa prestation dans L’Illusion comique de Pierre Corneille.

Félicitations à Marc LeMyre et à toute son équipe pour les Prix Rideau remportés par la pièce L’Honnête homme : un one-woman show, créée en collaboration avec le Théâtre la Catapulte et le Centre culturel Frontenac en mars 2009.

AU SEIN DE L’ÉQUIPE Un nouvel employé à temps plein Sylvain Sabatié s’est joint à l’équipe et partagera son expertise en médiation culturelle. Sylvain a également été élu membre du conseil d’administration de Théâtre Action lors de la dernière AGA de l’organisme.

Bienvenue à deux nouveaux membres au sein du conseil d’administration du Théâtre la Catapulte, Marie-Élisabeth Brunet et Gilles Levasseur !

Merci à Laurentin Lévesque, membre du conseil d’administration depuis 2005 pour son investissement et son appui fidèle auprès du Théâtre la Catapulte.


NOTRE MISSION Le Théâtre la Catapulte est une compagnie de développement et de création enracinée en Ontario français, proposant des expériences artistiques audacieuses et contemporaines nourries par la fougue des artistes en émergence et des artistes établis. Il assure à ses productions une grande diffusion auprès des publics adultes et adolescents, à Ottawa et dans l’ensemble du Canada.

NOS PARTENAIRES EN 2010-2011 PARTENAIRES DU SECTEUR PUBLIC PARTENAIRES DU SECTEUR PRIVÉ

THÉÂTRES ET DIFFUSEURS PARTENAIRES MÉDIATIQUES Conseil d’administration

Équipe

Maurice Demers (Président) Dianne Soutif (Vice-présidente) Angela Haché (Trésorière) Marie-Élisabeth Brunet Marie-Michèle Laferrière Gilles Levasseur Nicole Ouimette Victoria Steele Jean Wolff

Jean Stéphane Roy

Poste 224

jsroy@catapulte.ca

Céline Paquet

Poste 223

paquet@catapulte.ca

Sandrine Vrilliard

Poste 222

vente@catapulte.ca

Sylvain Sabatié

Poste 225

sabatie@catapulte.ca

Lindsay Tremblay

Poste 221

production@catapulte.ca

Directeur artistique

Directrice administrative

Agente de communication et de développement de public Agent de vente et de mise en marché Agente de production et de tournée

conception : alterego2.com

NOS ARTISTES DE L’AUTOMNE

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1. Beddows, Joël (Frères d’hiver) 2. Blais, Lina (Fridolinades et Frères d’hiver) 3. Dicaire, Marie Claude (Frères d’hiver) 4. Doom, Alain (Frères d’hiver) 5. Ducharme, Sophie (Molière, Fridolinades) 6. Goulet, Sophie (Molière) 7. Grégory, Pierre (lauréat concours) 8. Grethen, Julie (Afghanistan) 9. Haché, Angela (Afghanistan) 10. Hamdad, Mehdi (Afghanistan) 11. Houët, Guillaume (Afghanistan, Molière) 12. Jeaurond, Isabelle (lauréate concours) 13. Jobin, Frédéric (Afghanistan) 14. Kaye, Véronique-Marie (Afghanistan) 15. Lauzon, Alain (Molière) 16. LeBlanc, Josée (Molière) 17. L’Heureux, Lisa (Afghanistan) 18. Manca, Dominique (Molière) 19. Marceau, Patricia (Afghanistan) 20. Monette-Saillant, Sariana (Afghanistan) 21. Mroz, Daniel (Frères d’hiver) 22. Newman, Élise (lauréate Prix Ontario-France) 23. Okens, Nina (Molière, Fridolinades) 24. Ouellette, Michel (Frères d’hiver) 25. Ouimet, Jean-Michel (Molière, Afghanistan) 26. Parkinson, Annie (Molière) 27. Poirier, Vincent (Molière) 28. Rainville, Janelle (Molière, Fridolinades) 29. Richer, Anie (Molière) 30. Rose, Phil (Frères d’hiver) 31. Roy, Jean Stéphane (Molière) 32. Simpson, Pierre (Molière et Frères d’hiver) 33. Smith, Brian (Fridolinades et Frères d’hiver) 34. Tremblay Lindsay 35. Valentik, Ivo (Afghanistan) 36. Van Burek, Nicolas (Molière)

333, avenue King-Edward, Ottawa (ON) K1N 7M5

Téléphone : 613.562.0851 | Télécopieur : 613.562.0631 | www.catapulte.ca

Le Catalyseur - Automne 2010  

Le bulletin de liaison du Théâtre la Catapulte

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