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Berty Albrecht de Michèle Fabien

Dossier de candidature pour une aide à la création « Au nom des silencieuses, des anonymes, des oubliées de l’Histoire, des absentes d’anthologie. Aujourd’hui, si les mots ne s’entendent pas, ils existent, elles existent. Vivantes. Rêvons qu’elles continuent à prendre l’habitude de la liberté...” Virginia Woolf, Céline Delbecq et Isabelle Jonniaux Marathon des autrices.

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1. Projet artistique 1.1.​ Présentation courte du projet

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1.1.1.​ Carte d’identité

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1.1.2.​ Descriptif du projet

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1.2.​ Note d’intention

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1.3.​ Présentation personnalisée de l’auteur

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1.4.​ Note de dramaturgie

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1.4.1. La pièce

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1.4.2. L’écriture

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1.5.​ Projet de mise en scène

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1.5.1 Trajectoire

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1.5.2 Perspective

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1.5.3 Squelette

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1.6.​ Projet de scénographie

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1.6.1. Espace

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1.6.2. Vidéo

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1.6.3. Lumières

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1.6.4. Univers sonore

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1.7.​ Projet de costumes

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1.8.​ Distribution

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1.9.​ Présentation du collectif

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2. Exploitation et diffusion

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2.1.​ Calendrier de création

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2.2.​ Publics visés

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2.3. Exposition

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2.4 Plan de diffusion et estimation du prix de vente

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3. Annexes

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3.1. Attestation bancaire

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3.2. Lettres d’engagement et d’intérêt

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4. Bibliographie

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1.1.1 : Carte d’identité Nom de l’opérateur

Traces Collectif 33, avenue Colonel Picquart 1030 Schaerbeek

Titre du spectacle

Berty Albrecht

Auteur

Michèle Fabien

Genre

Théâtre contemporain / d’auteur / textuel

Public

Tout public à partir de 10 ans

Dates et lieux de création en CF

Résidences à la Vénerie en février et avril 2014 Résidence au BAMP du 13 au 17 avril 2015 Résidence au CCBW du 20 avril au 1er mai 2015 Résidence au théâtre Le Moderne du 17 au 29 aout 2015 2016 - Création au théâtre Poème 2 2016 - Représentations au théâtre Le Moderne 20 - 22 octobre 2016 - Représentations à La Vénerie

Equipes : artistique technique administrative

ARTISTIQUE ​ : Mise en scène : Traces Collectif Direction d’acteur : Gaëlle MARRAS Assistanat : Xavier HOSTEN Jeu : Xavier HOSTEN Manuela LEONE Gaëlle MARRAS Dorothée SCHOONOOGHE TECHNIQUE ​ : Scénographie : Vincent BRESMAL Vidéo : Alice PIEMME Illustrations : Jérôme DESERT Création lumières : Thyl BENIEST Construction : Sébastien BOUCHERIT ADMINISTRATIVE ​ : Traces collectif/Entrée libre Diffusion : Pile & Art

Durée du spectacle

60 minutes environs

Les partenaires

Le théâtre Poème 2 - Les AML - La Vénerie - Le Moderne - Le CCBW

Diffusion

Pile & Art

Montant du subside demandé

25 000 €

* En négociations et/ou en attente de confirmation

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1.1.2 Descriptif du Projet : ●

Le texte

Le Traces collectif a choisi de porter à la scène ​ Berty Albrecht de Michèle Fabien. La pièce a été écrite en 1989 et n’a jamais été créée en Belgique. Elle a pour point de départ l’inauguration d’une pierre commémorative en hommage à Berty Albrecht, une figure de la résistance française à la source du célèbre mouvement “Combat”. Dans la pièce, l’auteur se mue en une journaliste qui retrace le destin de cette femme et nous rend témoins de ses amours, de ses combats et de son engagement. Berty Albrecht, était une femme libre, française d’origine, “londonienne d’adoption”​ , qui s’est battue pour le droit des femmes. Poussée par une volonté de trouver une place pour agir et lutter, elle s’est décidée à quitter une vie de famille bourgeoise en Angleterre pour retourner en France et mener son combat. Michèle Fabien choisit une construction laconique et elliptique, il y a des avancées rapides et des retours en arrière qui relient l’Histoire au présent. Elle convoque autour de Berty, sa fille Mireille, son mari Frédéric Albrecht, son amant et collègue Henri Frenay et la Donneuse impliquée dans son arrestation. Entre reconstitution et compte-rendu, une journaliste partage ses questionnements avec le public et lui permet implicitement de devenir le relais et le garant de cette mémoire. La pièce, telle une incarnation fragmentée de la mémoire de Berty Albrecht s’articule en neuf séquences distinct​ es. La succession rapide des scènes défie toute logique de temporalité. Ces al​ lers-retours génèrent un mouvement continu, animé par une parole qui passe, qui se donne, qui circule de bouche en bouche comme un passage.

Le texte livre une bribe de l’Histoire qui suscite une réflexion sur les notions d’éducation, de morale et de courage. Aujourd’hui, dans un contexte géopolitique extrêmement tendu, cette pièce ébranle, et invite à ne pas oublier. Toutefois, nous ne voulons pas la limiter à une pièce de guerre car elle questionne également le statut de la femme dans la société. ​ Berty et sa fille Mireille posent ensemble la question du sacrifice. Jusqu’où peut-on être mère face aux notions de liberté, d’engagement et de résistance ?

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Petit aperçu des différentes thématiques : - Hymne à la femme

Ecrire ou mettre en scène “Berty Albrecht” n’est pas une démarche féministe mais bien la volonté de rendre une place à une “oubliée de l’Histoire”, volonté constante dans l’oeuvre de Michèle Fabien. C’est une quête pour mieux comprendre aujourd’hui le chemin silencieux de ces femmes qui ont ouvert des perspectives d’avenir pour nous, leurs petites-filles, leurs arrières-petites-filles, … C’est une parole féminine qui donne vie à un acte politique. La place laissée aux femmes dans la société soulève sans cesse des questions lancinantes et d’une actualité toujours brûlante : il y a un enjeu de taille à mettre en scène ce texte car peu d’héroïnes sont représentées au théâtre. - La transmission Les relations parents/enfants sont le berceau de la construction de la pensée. C’est le premier endroit où des idées se partagent, où des envies se confrontent, où des traces s’impriment. On observe encore des mères qui, pour protéger leurs filles de la violence de la société, les maintiennent dans l’ignorance de ces figures féminines qui ont ouvert la voie de l’émancipation. Ce rapport à la mère est multiplié dans la pièce : il est question de la mère d’Henri, de celle de Berty. On sent le poids de l’héritage et de l’autorité des parents. Berty évoque d’ailleurs le maréchal Pétain dans ces termes : “ Berty Albrecht:​ [...] ​ Imposant comme un père le maréchal qui dicte ce que l’on doit penser” *​ . Mireille relaye l’histoire de Berty, sa difficulté “d’être”, “d’être mère” et de malgré tout “s’engager” pour combattre. C’est cette transmission qui nous révèle qu’à notre époque, il est capital que d’autres “Michèle”, que d’autres “Berty”, prennent la paroyle pour dire la société… Et que leur chemin est infini pour être entendues ! C’est cette lucidité qu’elles lèguent et nous voulons en être le relais pour la perpétuer. C’est d’ailleurs ce besoin de relayer qui a motivé notre rencontre avec Alice Piemme (fille de Michèle Fabien) et avec Chilina Hills (petite-fille de Berty Albrecht).

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- L’information Dans la pièce et aujourd’hui encore, la question de ce relais se pose. Les médias ont une réelle responsabilité dans l’interprétation et le choix de l’information qu’ils diffusent. Les publications de la revue “Le problème sexuel” de Berty Albrecht dans laquelle elle défend la contraception et le droit des femmes à l’avortement libre, sont ses premiers actes de résistance. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle luttera pour affranchir et mettre en garde “le peuple” avec un premier journal clandestin “Les petites ailes du Nord”, et cela malgré la difficulté d’imprimer en temps de guerre. Ces revues resteront un point central de l’engagement mené par le mouvement “Combat”.

- L’engagement La réalité de la guerre a permis à Berty Albrecht de légitimer sa lutte en entrant dans la résistance. Non seulement, elle est confrontée à des choix qui ont de réelles répercussions sur sa cellule familiale mais en plus, elle s’expose à un danger de tous les instants avec les infiltrations, les dénonciations dont l’emprisonnement et la mort peuvent être les issues. Ceci explique sans doute que le mouvement de résistance n’a rassemblé qu’une poignée de citoyens. “J'ai réalisé que la résistance n'avait compté qu'un nombre infime de Français (100.000 en tout sur 4 ans, soit 1% de la population), que le nombre de collaborateurs avait été sensiblement le même, et que le reste des citoyens avait attendu la fin des hostilités en essayant de maintenir tant bien que mal son train de vie.” Mireille Albrecht, Les oubliés de l’ombre. A tout moment dans nos lectures, se pose cette question : s’engagerait-on dans un mouvement si l’on savait dès le départ que cela se solderait par la torture ou la mort ? Ce qui nous intéresse ici, c’est de faire apparaître la relation entre l’envie de vivre, la colère, la victoire, la réalité et la mort. « La défaite nous a plongés dans la nuit, mais demain la nuit finira. » Henri Frenay, La nuit finira.

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Traces collectif

Nous sommes quatre comédiens - Xavier Hosten, Manuela Leone, Gaëlle Marras et Dorothée Schoonooghe - animés par la profonde envie d’unir nos expériences autour de préoccupations communes. Comment dans la conjoncture actuelle où la culture est menacée, nous, comédiens, citoyens et parents, pouvons-nous contribuer à donner “du sens” ? Quel “combat” mener ? C’est ainsi que naît le “Traces Collectif”. Au fil des discussions, des rencontres et des découvertes filmographiques, littéraires et théâtrales, un intérêt tout particulier se dégage lors de notre lecture de Berty Albrecht . Il nous est apparu limpide, cohérent et urgent de porter ce texte à la scène pour partager l’élan qu’il a suscité en nous. Se mettre en mouvement. Le mettre en mouvement. “Ce que nous aurons à défendre, c’est un bien plus précieux encore que nos existences, nos foyers et la douce terre française. C’est la liberté de nos esprits, c’est notre conception du monde et de la vie. Voilà ce qu’il faut dire et répéter autour de vous. Il n’y a plus que cela qui compte.“ Henri Frenay, La nuit finira.

Intentions et lignes directrices de mises en scène

L’envie de défendre avant tout une parole, un texte et une écriture nous pousse à envisager une direction d’acteur précise et une mise en scène sans fioriture ou proposition superflue. Nous souhaitons que le texte soit entendu pour ce qu’il est, pour les questions qu’il soulève et son aspect à la fois historique, intemporel et universel. Nous définirons l’aire de jeu au sol par un carré et en fond de scène par un écran permettant de recevoir l’évocation visuelle, la projection (aux sens propre et figuré). Dans un vrai souci de restituer au mieux la notion d’enquête et de quête et les allers retours entre passé et présent, nous collaborons avec Alice Piemme pour intégrer un film vidéo au spectacle. L’esthétique visuelle de ces projections est envisagée comme un support en filigrane qui permet aux personnages de se soustraire à leur époque pour venir témoigner dans la nôtre. Dans cette optique, la création des costumes et des lumières laissera également une place au souvenir et à la résonance. Suggérer plutôt qu’imposer !

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Un mot revient en permanence dans nos bouches : “L’Amour”. Nous souhaiterions qu’il définisse notre collectif. C’est ce qui nous a réunis et nous pousse aujourd’hui à monter Berty Albrecht. Bien sûr, le combat à mener est différent, il est pacifique mais engagé, c’est un combat de mots, un élan d’espoir, un acte d’amour ! L’écriture de Michèle Fabien, incisive et précise, nous a séduits. Nous sommes de la difficulté de porter un théâtre de texte à la scène, et pourtant, c’est ce premier acte que nous revendiquons, l’expression de la pensée, la valorisation du langage. En découvrant, à travers le texte, le personnage de cette résistante française, nous avons trouvé, entre autres, deux pistes qui rejoignent l’ensemble de nos préoccupations : ‒

d’une part, l’acte de résistance, la liberté d’agir :

“Berty Albrecht : [...] Nous allons écrire, imprimer, diffuser. C’est important : Hitler refait l’histoire à sa façon, nous devons remettre les pendules à l’heure !” *

d’autre part, le combat pour les femmes :​ gagner le droit de dire. Et puis, de dire “non”. ​

“Berty Albrecht : […] Il faut que toutes les femmes sachent qu’elles ne sont pas des machines à faire des enfants, qu’elles ne doivent plus vivre suspendues à leurs règles” *

Cette pièce est aussi le constat que les espérances de la résistance n’ont pas eu lieu. Les replis communautaires, la montée de l’extrême droite en Europe suscitent une inquiétude au sein de notre collectif. Qu’est-ce qui pousse les gens dans leurs retranchements ? D’où vient cette progression du nationalisme ? On nous parle souvent “d’insécurité”, terme à la mode qui éveille les peurs, un précepte raccourci. Mais quel en est le fondement ? “Henri Frenay : […] C’est le froid, c’est la faim, c’est le mensonge qui rendent les gens aveugles et sourds, c’est la peur.” *

Nous évoluons dans un climat qui favorise la panique morale et/ou collective : l’incertitude économique, le manque d’emploi, la précarité et la criminalité. Cela soulève un questionnement sur notre système économique qui prône le profit et nous intime d’être rentables. Sans le capitalisme, serions-nous en pareille posture ?

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L’inconnu fait peur. Il est certes confortable de s’emmitoufler dans un cocon civilisé - au profit d’une politique hégémonique - que de se risquer au changement. Et pourtant, si l’on considère les politiques alternatives, n’est-ce pas un premier acte de résistance ? Loin de nous l’idée de prétendre que l’on ​ sait​ , mais proche de nous l’envie de soutenir que l’on (se) ​ questionne​ . C’est dans cet engagement que le collectif veut s’inscrire, se responsabiliser. Se détacher d’une vision égocentrée pour se tourner vers le futur et accueillir les générations suivantes. Berty Albrecht :“ [...] Je sens que nous pouvons gagner, que tous peuvent se réunir, abolir les anciens partis, communistes, catholiques, libéraux, franc-maçons, socialistes; qu’un temps, la différence ne fasse plus obstacle !” *

Mesurer les choses, se positionner, faire des choix ! Cela demande du temps, de la patience, un travail de toute une vie, un engagement de tous les instants ! S’engager, c’est donner sa vie ? C’est faire des sacrifices ? C’est se sacrifier ? C’est peut-être à ce prix-là qu’on trouve sa place, qu’on se sent utile ! Berty Albrecht : “ [...] Ici, je me sens chaude et moite, il y a comme un trou dans mon ventre qui fait mal, et j’étouffe. [...] Parfois j’ai peur. Il faut que je trouve un endroit où mon corps ait une vraie place, avec ma tête.” “Faut-il que l’histoire tourbillonne pour que je trouve ma place?” *

Le collectif souhaite bousculer les pensées, créer l’impact pour mettre les gens en mouvement, multiplier les possibles et ouvrir à d’autres points de vue. Nous voulons rassembler. Dans un souci de qualité, il nous semble indispensable d’obtenir l’appui des autorités culturelles compétentes de notre pays pour offrir à nos ambitions la possibilité de se voir concrétisées dans des conditions optimales. Vous le comprendrez à la lecture de ce dossier, l’écriture est dense, le texte est exigeant et nous désirons le mettre en lumière en restant fidèle à la démarche de Michèle Fabien. Il nous apparaît capital de le soigner et d’y apporter les outils nécessaires. Notre collectif voudrait que ce projet rayonne, qu’il puisse nourrir un esprit critique, permettre des débats et des échanges intergénérationnels ! Nous vous remercions pour votre attention. Bonne lecture. Le “Traces Collectif”

Berty Albrecht : “ [...] Je sens derrière moi non pas soixante ou même mille voix pour me soutenir, mais des millions et des millions de voix de mères, de voix de femmes, harassées, traquées, épuisées, pantelantes, douloureuses, et qui demandent… un peu d’humanité ! C’est ce que j’ai écrit, pour dire la chaleur de ne pas être seule, de se sentir ensemble.”​ * Henri Frenay: “ [...] Nous grandissons! Nous grandirons encore! Cette impression que j’ai de ne plus être seul.” *

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Michèle Fabien Elle est née en Belgique en 1945. Après des études en philologie romane à l’université de Liège, elle rencontre Jean-Marie Piemme. Ils créent l’​ Ensemble Théâtral Mobile ​ avec Jean Louvet et Marc Liebens. Auteur, adaptatrice, traductrice et dramaturge, elle entame en 1986 un travail de traduction du théâtre de Pasolini. En parallèle, elle enseigne l’histoire du théâtre et la littérature dramatique à L’INSAS et à l’Institut Saint-Luc. Elle donne des conférences sur, entre autres, Michel de Ghelderode (sujet de sa thèse de doctorat), ”Oedipe sur la route” de Henry Bauchau, et “Orgies” de Pier Paolo Pasolini. En 1987, elle reçoit pour “​ Notre Sade​ ” le Prix Triennal d’Art Dramatique. Elle est l’auteur entre autres de : “​ Jocaste​ ”, “​ Cassandre​ ”, “​ Déjanire​ ”. “​ Oedipe sur la route​ ” et “​ Charlotte​ ”, ses deux dernières pièces sont portées à la scène peu après sa mort survenue le 10 septembre 1999. Le texte de “​ Berty Albrecht​ ” a été édité avec celui de “​ Claire Lacombe​ ” aux éditions “Actes Sud-Papiers”. Les deux pièces ont été créées sous le titre “Les Françaises” sur une idée originale de Laurence Février le 9 mars 1989 à Sceaux au C.A.C. Les Gémeaux.

Emergence de l’écriture de “Berty Albrecht” « [...] Comment parler de Berty Albrecht, alors qu’elle fait partie de l’Histoire ? C’est une lourde responsabilité, devant laquelle j’ai longtemps hésité. Et puis un jour j’ai compris que je devais le faire très simplement, comme une fille parle de sa mère à des amis. » ​ Mireille Albrecht, Berty​ .

C’est lors de son interprétation de “Jocaste” que Laurence Février se confronte à l’écriture de Michèle Fabien. Au cours de notre rencontre, elle nous dira que ce rôle reste pour elle une pierre blanche dans son parcours de comédienne car le personnage de Jocaste est innovant et que Michèle Fabien a rendu la parole à cette femme muette. Dans les années 80, Laurence Février constate que les récits sur la résistance parlent beaucoup de Jean Moulin, et d’autres compagnons mais évoquent peu de femmes. Lorsqu’elle lit “Vivre au lieu d’exister” de Mireille Albrecht, l’idée germe en elle de monter un diptyque et de mettre ces 2 récits en parallèle : le premier tableau dépeignant l’histoire d’une révolutionnaire française (Claire Lacombe); le second celui d’une résistante française (Berty Albrecht). Il lui semble évident de confier à Michèle Fabien l’écriture de ces deux textes. Dans “Berty Albrecht”, l’auteur et dramaturge s’attaque à une figure féminine forte et atypique qui s’intègre parfaitement dans la continuité de sa démarche artistique.

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1.4.1. La pièce Deux femmes se rencontrent devant un monument à la mémoire de Berty Albrecht. La journaliste et Mireille, ​ la-fille-de-Berty-Albrecht. ​ Elles cherchent ensemble à retracer la vie de Berty : ses réflexions, ses doutes, sa résistance et son statut de femme. Chacune d’elles tente de définir leur identité à travers ce récit. La journaliste :​ [...] “C’est une histoire...vraie comme une légende et dans laquelle parfois je flotte sans trop savoir où me placer, moi non plus. Parfois, je suis comme elle, présente et absente à la fois.” * Mireille : ​ [...] “Mais moi, dois-je inventer une guerre pour mériter comme elle tous ces mots de la perfection? Je ne peux qu’être Mireille, je voudrais être Mireille, simplement…” *

Qui était Berty? Une question que soulève cette ​ “pierre blanche, lisse et froide”. Berty apparaît et son histoire se raconte. Les hommes de sa vie surgissent à leur tour. On la suit depuis sa rupture avec une vie bourgeoise de femme mariée en Angleterre jusqu’à sa rencontre avec Henri Frenay son ami et amant, son compagnon de résistance. Berty Albrecht c’est une femme libre et amoureuse mais c’est aussi une mère. Une mère qui va s’effacer... Une présence absente. Rien n’est figé, si ce n’est cette pierre… à qui l’on tente de redonner un souffle de vie. La pièce se termine quand Berty s’est dite. Berty Albrecht :​ [...] “On ne vit pas quand les orbites sont creuses de l’horreur, quand le cerveau se vide par peur de ses pensées. Cette mort-là n’est pas dans mes moyens. Je ne peux pas vivre avec elle. Sans doute, moi, je n’étais pas prête…” *

1.4.2. L’écriture “​ Si on n’est plus obligé de faire des situations, des personnages, des entrées, des sorties, si on n’est plus obligé de raconter une intrigue, alors, cela peut être intéressant d’écrire pour le théâtre”​ , a dit Michèle Fabien après sa lecture de “Hamlet-Machine” de Heiner Muller. Très vite, elle commence à écrire pour le théâtre et immédiatement, elle définit ce que seront ses lignes directrices, lignes que l’on retrouve dans “Berty Albrecht”. - La recherche, presque obsédante, d’une place pour son corps. - L’intérêt qu’elle porte aux femmes de l’Histoire en leur donnant la parole pour exprimer leurs contradictions et leurs déchirements intérieurs. - La résistance d’un théâtre de texte. - La rencontre dans un même espace de la vie et de la mort. - La prise de parole pour dire et se dire. En lisant du “Michèle Fabien”, son lyrisme - qui nous emporte vers une autre réalité - nourrit le récit ainsi que la représentation. L’auteur installe un rapport direct, de l’instant, un échange vrai, confidentiel, dépouillé entre le public et les acteurs. Presque un retour à la tragédie antique dans laquelle le choeur et le choryphée s’adressent directement au public. Ici, dans Berty Albrecht, “les morts” quittent l’enfermement de l’au-delà pour se livrer une ultime fois à la cité ; afin que nous, “les vivants”, nous ne les oubliions. La parole jaillit et distille de la vie.

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Il faut que les morts se disent, partagent. C’est du théâtre dans le théâtre. Cette citation de Genet apparaît très rapidement au début de la pièce: .

“ La journaliste: ​ [...] ​ Jean Genet demandait que l’on garde au moins un cimetière à l’intérieur des villes pour que parmi les tombes se construise un théâtre. Il disait: Le théâtre sera placé le plus près possible dans l’ombre vraiment tutélaire du lieu où l’on garde les morts ou du seul monument qui les digère.” *

On perçoit la cohérence entre le personnage de Berty, qui, toute sa vie durant, lutte pour une éducation centrée sur le sens critique et la volonté de Michèle Fabien de faire un théâtre citoyen. On sent ici l’influence de Pier Paolo Pasolini dont elle a traduit plusieurs pièces. Cette notion d’éducation est fondamentale pour Berty Albrecht et Michèle Fabien : dans le passé, le présent et l’avenir, quelle est la place réservée aux femmes dans les sociétés patriarcales ? Dans le texte, ce questionnement est lisible : il faut quitter, se déplacer, trouver un nouvel endroit, partir… C’est un écartèlement, une réelle souffrance de se sentir inutile. Berty ne supporte plus la scission entre sa vie bourgeoise et ses élans révolutionnaires. Le tout n’est pas d’avoir des idées mais d’être libre de pouvoir les partager. L’écriture dramatique (la parole qui s’échange entre les protagonistes sous forme de questions/réponses, le ton du monologue, la construction narrative éclatée) permet au spectateur d’investir lui-même le texte. En se questionnant, il s’ouvre à la réflexion et laisse libre cours à son imaginaire. La pièce est rythmée par un Passé et un Présent qui se cotoient et induisent un sentiment d’urgence, un besoin de connaître la vérité. En réalité, on attend des réponses qui ne viendront jamais. Entre force vive et fermeté bienveillante, les mots de Michèle Fabien donnent à l’acteur un outil de jeu d’une sensibilité et d’une justesse jouïssive. Bien loin d’un discours simpliste et ordinaire, son écriture scandée nous frappe avec ses mots et se fait devoir de mémoire. C’est une écriture qui s’impose au centre de l’enjeu théâtral, entre l’intimité et l’hommage. “ Le rapport à la langue, tel que le théâtre peut le poser est un vrai combat politique. Ce matériau, les langues des poètes, doit être travaillé et ne peut jamais apparaître dans aucune forme de naturalité ou d’évidence. La vraie question est : comment faire en sorte que toute langue de poète soit entendue comme telle, c’est à dire invention du monde ?” ​ Interview de Marc Liebens par Nancy Delhalle.

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“Quand il sera temps de raconter… je tâcherai de faire de mon mieux pour dessiner”. Gaëlle Marras ​

1.5.1 TRAJECTOIRE En amont du travail de plateau, nous avons mené une réflexion collective pour fixer les lignes directrices de mise en scène. Dès le processus de répétitions engagé, Gaëlle Marras, assistée du collectif, a pris le poste de direction d’acteur pour emmener l’équipe jusqu’à l’objectif fixé. Nous désirons défendre la notion de collectif tout en conservant un rapport classique metteur en scène/ acteurs. Gaëlle, dans le rôle de la journaliste, a l’opportunité de s’extraire pour diriger les acteurs. Xavier, qui n’apparaît dans aucune scène jouée par la journaliste, assure le relais. Gaëlle prend également en charge le temps d’échauffement qui se basera sur sa pratique du Kiruyho. Elle pratique le Kiryuho depuis plus de dix ans: ​ “Pour approfondir le travail sur la choralité, j’ai besoin de guider les acteurs dans un travail corporel pour les amener à libérer le corps, le délester de ses béquilles, des impulsions personnelles qui pourraient parasiter la direction que le collectif souhaite donner à la prise de parole et au jeu. La recherche s’oriente vers un travail de disponibilité pour que les acteurs s’accordent. C’est comme faire ses gammes en musique. Il est essentiel pour un collectif de créer son propre langage. D’autant que l’écriture de Michèle Fabien a besoin de cette authenticité”.

Le Kiryuho C’est un art du mouvement et du souffle. C’est une discipline relativement contemporaine qui puise ses origines dans les arts martiaux et la danse. Il s’appuie sur la verticalité, la relaxation, la relation à soi, aux autres, à l’espace et à la conscience de soi. Le kiryuho peut, entre autre, amener l’acteur à atténuer ses tensions, améliorer la posture physique et développer la qualité de présence, favoriser la souplesse mentale et physique, susciter l’énergie créatrice et l’intuition.

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1.5.2 PERSPECTIVE Notre intention est d’amener le spectateur à se représenter ce que fut la vie de Berty Albrecht. Nous lui proposons de recevoir le texte, en laissant libre cours à ses émotions. Il peut se réinventer l’histoire et nous souhaitons lui permettre de faire ce travail d’imagination par lui-même. Dans cette optique, nous allons concentrer notre attention sur trois axes de travail. ❖

L’action et le texte

L’écriture de Michèle Fabien ne laisse pas de place à l’artifice et à l’anecdotique. Nous livrons la pièce pour ce qu’elle est, en évitant l’illustration, le psychologique et le réalisme. Nous nous saisissons de la matière textuelle telle quelle. L’action se libère par la parole. C’est au sein même du texte que nous puisons l’énergie qui rythme la pièce. La mise en scène et la direction d’acteur donneront “corps” aux mots​ . Nous travaillerons à extraire le sens pour nourrir le jeu et/ou l’action en nous appuyant sur la globalité de l’idée et pas sur le psychologique de chaque mot. ❖

Le jeu et la choralité

Le jeu d’acteur soutient une prise de parole, simple, claire et soignée sur le ton de l’adresse directe. Dès leur entrée en scène, les trois protagonistes (la journaliste, Mireille et Berty) restent sur le plateau jusqu’à la fin de la représentation. Soit sur l’aire de jeu, parfaitement visibles du public, soit à peine cachées derrière l’écran de projection translucide. Tel un chœur antique, ensemble, elles donnent le regard sur ce qui se passe, apportent un commentaire sur ce qui se joue. En alternance, les comédiens s’extraient du groupe pour assumer une prise de parole similaire à celle d’un “choriphée”. La pièce est rythmée par cette parole qui circule et se donne, et par les corps qui se rapprochent et se détachent. La qualité de présence et d’écoute des acteurs entre eux et vis à vis du public est essentielle. Le jeu demande une sincérité totale. L’acteur ne se cache pas derrière le personnage, il l’accompagne, il lui prête son corps et sa voix. Une fois que la parole s’est dite, l’acteur offre une résonance aux mots et induit une autre perspective. Le public réalise ainsi un processus d’identification et une projection de personnages sur le comédien. Le rapport entre public et acteur est direct, presque confidentiel. Cela abolit définitivement le concept du “quatrième mur”. C’est un théâtre citoyen où la prise de parole appelle à la réflexion. On évite le plaidoyer et le jugement qu’il induit.

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❖ L’évocat​ ion1 Un bloc central surélevé offre la possibilité de placer les acteurs sur différents niveaux. La mise en scène, à partir de ce dispositif scénique relativement simple et épuré, crée une dynamique qui apporte de la perspective au récit. En distinguant subtilement dans l’espace les prises de paroles, elle rend lisible les multiples allers retours Passé / Présent. Nous enrichirons la scénographie d’un travail visuel à partir d’un support vidéo pour creuser la matière, rentrer à l’intérieur, filmer la peau au plus près de son grain, filmer la porosité de la pierre. A cela s’ajoute une recherche de création d’ombres/de silhouettes qui apparaîssent sur ou derrière l’écran pour permettre un travail sur le double, la pensée intérieure, la dualité. Des projections comme “un journal de bord” sur lequel les dates et lieux s’écrivent, apparaîtront pour simplifier la chronologie éclatée des évènements​ . (ex: Londres, 1933)

1.5.3 SQUELETTE Les échanges entre la journaliste et Mireille constituent la charpente de la pièce. Nous les abordons sur le ton de la conversation informelle, notamment pour conserver l’aspect de l’entretien journalistique et la spontanéité de la rencontre. L’arrivée soudaine de Berty les plonge toutes les trois dans une découverte mystérieuse les unes des autres. Progressivement, elles se rapprochent et se racontent. Nous voulons que les prises de paroles de Berty Albrecht, au sein même des échanges entre ces femmes, dirigent le récit. Nous plaçons la journaliste tantôt en spectatrice, tantôt en interlocutrice directe du témoignage de Berty. Ce personnage constitue inévitablement le lien avec les spectateurs dans la salle. Mireille, dans une position inconfortable, oscille sur le plateau entre la journaliste et Berty. Mais lorsque, avec sa mère, elles évoquent leurs souvenirs, nous souhaitons rendre de vrais moments d’intimité au sein desquels le passé se redessine. Ces différents niveaux de jeu induisent une mise en abîme de leur histoire. Les deux séquences du passé (qui confrontent Berty et son mari Frédéric Albrecht, Berty et son amant Henri Frenay) ​ s’inscrivent différemment dans l’ensemble de la pièce. Nous assistons à des scènes “dramatiques”, isolées dans le passé. Les protagonistes n’ont aucun échange avec les personnages du présent. Ces évènements “incarnés” passés seront rejoués dans l’espace réduit, central et bien délimité du praticable pour soutenir un sentiment d’étouffement dans la première scène et de confinement dans la seconde. Dans la scène de la “Donneuse” et le dernier monologue de Berty, les personnages s’effacent derrière la parole. Leurs corps disparaîssent pour laisser place au verbe. Nous ferons apparaître la donneuse ​ de façon fantomatique telle une personne qui souhaite garder l’anonymat. Il reste autour de cette arrestation et de la mort de Berty une énigme que la mise en scène de cette séquence nous permet de traduire. Dans la dernière apparition de Berty se joue sa disparition que nous suggérerons scéniquement grâce à l’utilisation de la projection. La comédienne se fond dans l’image projetée de Berty, elles se juxtaposent et le corps fait place à l’image.

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​ Cf. Chapitre 1.6. : Projet de scénographie (p.16)

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1.6.1. Espace

C’est un espace épuré, laissant la place au souvenir, à l’évocation et à la symbolique.

Note du scénographe Un espace recouvert de journaux : métaphore du souvenir, traces des bulletins de résistance . Au centre de l'espace émerge un volume. Ce monolithe est dévissé et incliné. Il semble bien ancré dans le sol. Point de repère fort dans un univers fragile. Au lointain, un tulle. Les journaux qui couvrent le sol paraissent monter à l'assaut du tulle, à la manière d'une vague. Le tulle permet de faire apparaître Berty Albrecht, son regard, de creuser la matière ou de montrer par transparence la silhouette d'un acteur, la "donneuse" par exemple. L'ensemble est symbolique ​ :​ un support pour l'imagination du spectateur​ .

Vincent Bresmal

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1.6.2. Vidéo Il apparaît important de laisser une vraie place au vide, à l’absence d’où la nécessité de garder un espace nu habillé d’un écran en fond (tulle ou polystrech) sur lequel est projeté un film vidéo qui devient un « décor» en soi. Le sol et/ou le praticable sont également envisagés comme des espaces de projection. Une réflexion est en cours avec Alice Piemme pour la réalisation de ces images. Parallèlement, un travail graphique a débuté avec Jérôme Désert pour retravailler les photos d’archives et créer un visuel qui permet de superposer les visages de comédiens et ceux des personnages historiques. Une recherche se poursuit aussi avec lui pour l’affiche du spectacle. ❖

Les ombres

Bien au-delà d’une forme esthétisante, nous voulons traduire le rapport entre l’anonymat de l’ombre et la vulnérabilité d’un corps qui s’expose face à un public. Il y a une volonté de rappeler les traces qu’on laisse et la présence des fantômes du passé qui nous hantent. (Ex: Faire apparaître l’ombre de Berty ou “des trois personnages du passé” dans un film vidéo pour laisser ensuite les vrais corps prendre forme et vie sur le plateau. Et à l’inverse, les acteurs peuvent incarner des silhouettes au sein même du film et intègrer la bande vidéo en se plaçant devant l’écran. De même l’ombre d’un comédien peut rester sur l’écran comme souvenir de son passage alors que ce comédien se met en mouvement ou quitte le plateau. Faire apparaître en film l’ombre d’un acteur à l’endroit même de l’ombre réelle laissée par son corps et lorsque l’acteur se déplace, avoir l’impression qu’il s’extraie réellement du film.)

Le traitement de l’image

Faire voyager les prises de vue dans le temps grâce à un traitement particulier de l’image​ . (Ex: Du numérique au ​ super 8 - De la couleur au noir et blanc - Du ralenti à l’accéléré).

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La matière

Décliner ou suggérer les différents lieux en traîtant l’image vidéo comme une allégorie (square, tombe, intérieur, extérieur,...) et les différentes actions (évocation du viol, entretien de la donneuse, …). On filme une partie pour le tout. (Ex: Créer l’atmosphère d’un square en fondant la matière du lieu : feuillage, écorce, ciel, ombre des arbres, superposition d’images filmées en noir et blanc -au ralenti - en plans rapprochés.)

Le journal de bord

Inscrire la date et le lieu de l’action. (Ex: Londres, 1933)

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1.6.3 Lumières “Les oubliés de l’ombre”. De l’ombre à la Lumière… La création lumière est assurée par Thyl Beniest. Ces femmes et ces hommes s’incarnent dans l’anonymat, prêtent leur corps, leur voix. Comme un dessin qui se trace. Petit à petit, l’esquisse s’ombre, et, du relief, apparaît la profondeur. La lumière sculpte les corps et les voix. La lumière crée l’espace, l’amplitude. Se dessine alors la voie de Berty. Cette femme qui trouve sa place dans l’ombre et se déploie. Les comédiens sont dissimulés pour entrer à certains moments en pleine lumière. Cela fait référence à la dualité des personnages, à la dualité de la résistance. Les comédiens passent de l’ombre à la lumière de manière étrange, ils se cachent, se cherchent, se trouvent.

1.6.4. Univers sonore La réflexion est en cours et le collectif recherche le collaborateur adéquat pour s’y pencher précisément. La réalisation vidéo influencera le travail sonore. Une adaptation des musiques des années 40 est envisagée. Quelques notes peuvent suggérer le souvenir d’une chanson. Ce n’est pas le morceau original que l’on entend mais ce qu’il en reste.

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En référence aux vieilles photos sépia retravaillées avec de la couleur, Berty, Frédéric et Henri sont habillés dans des tons écrus, gris, vieux rose, marron et vert, tous légérement “passés”. Leurs costumes sont sobres et évoquent l’époque des années quarante. Les silhouettes de Mireille et de la Journaliste sont plus contrastées dans la couleur car nous souhaitons les différencier de ces “personnages du passé”.

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Pour évoquer le contexte bourgeois dans lequel Berty évolue à Londres aux côtés de son mari Frédéric , elle est habillée d’une veste et d’un chemisier dont le col est boutonné. Frédéric porte un costume brun, très classique, presque austère.

Dans la scène avec Henri, l’aspect basique des tenues dans un contexte de guerre est souligné. Berty ne porte plus de veste et arbore un petit chemisier clair dont le col est maintenant ouvert. Henri retire la veste de Frédéric, et apparaît en bras de chemise et petit gilet de laine.

Mireille est apprêtée tout en restant naturelle et discrète car elle assiste à un évènement lié à la commémoration de sa mère. La tenue de la journaliste se démarque par rapport aux autres personnages car elle est extérieure à l’histoire qui se raconte et en est le témoin. La tenue est légèrement plus contemporaine et les tons sont dans une gamme différente (bleu, vert, anthracite).

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La distribution des rôles féminins s’est faite de façon très naturelle de par nos différentes personnalités. Les deux rôles masculins sont joués par Xavier. Nous avons également souhaité qu’il prenne en charge le rôle de la donneuse car il nous paraîssait cohérent que les trois personnages “extérieurs” au choeur féminin soient rassemblés dans une partition pour un seul acteur. Pour la donneuse, cela cadre parfaitement avec notre envie de restituer l’énigme de cette femme et la nébuleuse qui tourne autour des aveux concernant l’arrestation de Berty Albrecht, à l’instar de ces interview cachées où le témoignage est livré avec une voix transformée derrière un masque ou un écran.

Gaëlle Marras La journaliste

Manuela Leone Mireille Albrecht

Dorothée Schoonooghe Berty Albrecht

Xavier Hosten Les trois personnages du passé : Frédéric Albrecht, Henri Frenay, la Donneuse

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“J’aime les commencements” ​ dit le personnage de Berty dans la pièce. Nous aussi ! Traces… ​ Ce terme définit notre collectif. Comme une empreinte de l’endroit où nous nous situons dans la société, notre façon d’être citoyens, d’être parents… Cette trace, nous l’envisageons comme un passage où notre responsabilité est de prendre la parole et de la partager. Nous sommes tous les quatre professeurs de théâtre à la Maison de la Création à La Hulpe depuis bientôt dix ans. Nous avons partagé à plusieurs reprises des plateaux de théâtres à 2, à 3 et à 4 : ​ L’amour est de la revue mis en scène par Tilly au théâtre de Poche en 2002 (Gaëlle et Dorothée)​ , Don Quichotte mis en scène par Jean-Claude Idée au théâtre Royal du Parc en 2005 (Gaëlle, Dorothée et Xavier)​ , Le triomphe de l’amour mis en scène par Jean-François Demeyère en tournée en France en 2010 (Manuela, Dorothée et Xavier) , L’incendie de la ville de Florence mis en scène par Hervé Guerrisi au théâtre de la Balsamine en 2011 (Gaëlle et Dorothée) et La folle semaine de Chik Spear alias Lataume mis en scène par Jean-François Demeyère au théâtre Poème2 en 2012 (Gaëlle, Dorothée, Manuela et Xavier). Au fil de ces projets, nous avons tissés des liens d’amitié. Aujourd’hui, nos envies artistiques se rejoignent mais au-delà de cela, autre chose nous unit : une envie de sortir de ce pessimisme ambiant et de s’offrir un espace vierge pour raconter. Alors commençons. Posons des actes. “Les passeurs d’utopie” disait Eric Durnez. Porter un regard, le traduire, le transmettre. Nous voulons contribuer à donner du sens, ouvrir des brèches,​ laisser des traces. ​

Sociocratie Pour tirer profit de la richesse de nos différents parcours professionnels, nous avons réfléchi à une possibilité de rendre vivant et interactif l’échange d’idées, de connaissances et la prise de décisions au sein de notre collectif. Nous nous basons sur la CNV (communication non violente) et le principe de Sociocratie sur lequel nous travaillons avec une formatrice, Catherine Tihon. La sociocratie est un mode de prise de décision et de gouvernance qui permet à une organisation, quelle que soit sa taille — d'une famille à un pays —, de se comporter comme un organisme vivant, de s'auto-organiser. Son fondement moderne est issu des théories ​ systémiques. ​ L'objectif premier est de développer la co-responsabilisation des acteurs et de mettre le pouvoir de l'​ intelligence collective a​ u service du succès de l'organisation.

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Dates

Descriptions

Durées

3-9 mars 2014

Résidence de recherche à la Vénerie

1 semaine

14-19 avril 2014

Résidence d’exploration scénique à la Vénerie

1 semaine

13 - 17 avril 2015

Résidence au BAMP

1 semaine

20 avril 2015 - 1er mai 2015

Résidence au CCBW

2 semaines

17 - 29 août 2015

Résidence au théâtre Le Moderne avec présentation publique

2 semaines

Janvier 2016

Création du spectacle. Entre 5 et 10 représentations au théâtre Poème 2

Février 2016

2 représentations au théâtre Le Moderne

20-22 octobre 2016

3 représentations à La Vénerie

Nous aurons profité, au moment de la première représentation, de​ 8 semaines cumulées pour les répétitions​ et envisageons un total de ​ 15 représentations​ au moment de la rédaction de ce dossier.

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La pièce “Berty Albrecht” et l’écriture de Michèle Fabien s’inscrivent clairement dans une démarche citoyenne. La notion d’engagement, largement déclinée tout au long du récit, fait écho en chacun de nous et c’est ce qui nous convainc de l’importance de diffuser ce projet aujourd’hui. Nous savons que nous pouvons trouver une résonance pertinente auprès d’un large public. Pourquoi ? Parce que chaque matin en lisant le journal nous découvrons des faits d’actualité qui touchent à des sujets révoltants, ceux-là mêmes qui ont poussé Berty Albrecht à se battre, Michèle Fabien à lui rendre hommage et nous autres, comédiens, à prendre la parole. Le hasard fait que les dates sont également de notre côté, puisqu’en 2015 nous commémorons le 70ème anniversaire de la fin de Seconde Guerre mondiale. Nous multiplions donc les contacts avec différentes associations comme Les Territoires de la Mémoire, pour communiquer a​ utour de cet évènement. Plus particulièrement, nous souhaitons aller à la rencontre: - d’institutions locales et/ou asbl dont la vocation est le soutien et l’émancipation des femmes. - d’écoles secondaires (élèves à partir de 12 ans) pour, entre autres, leur proposer des ateliers de sensibilisation et des débats.

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La richesse de l’écriture de Michèle Fabien et des thèmes abordés dans Berty Albrecht nous incite à élargir le champ d’action au-delà des conventions théâtrales. Nous avons émis l’envie d’accompagner le spectacle d’une exposition, qui assurera les aspects pédagogiques et documentaires que nous désirons dissocier du travail artistique. L’objectif est de renouer avec ce passé pour dessiner notre futur. Nous nous éloignons inexorablement de cette Histoire fondatrice de l’Europe, traduite aujourd’hui par de multiples replis communautaires. Sur une initiative du “Traces Collectif”, nous bénéficions donc, via Marc Quaghebeur, du soutien moral et logistique des AML pour l’organisation parallèle d’une exposition traitant de plusieurs thématiques évoquées dans la pièce. Nous pouvons dès lors proposer un circuit enrichi de réflexions et axé sur la notion de transmission. (Il est important de souligner que cette aide ne pourra en aucun cas pallier les besoins financiers requis pour la création du spectacle “Berty Albrecht”). A l’occasion de la création du spectacle, l’exposition permanente sera inaugurée mais il existera une forme réduite pour accompagner le spectacle dans ses déplacements. Le spectacle et l’exposition bénéficient d’un outil pédagogique et d’une réelle démarche proactive auprès des écoles de la communauté française. Les élèves assistent au spectacle, visitent l’exposition et reçoivent un dossier qui épingle la transversalité de ce parcours. A ce stade, plusieurs pistes sont envisagées pour l’exposition : -L’Histoire Berty Albrecht Proposer une recherche telle qu’a pu le faire Michèle Fabien au moment de l’écriture de la pièce. Tel que nous le faisons aujourd’hui. Nous voulons partager notre enquête dans le cadre de cette exposition. La résistance, la rébellion, la lutte Celle d’hier, celle d’aujourd’hui. La figure féminine, le foyer Les “femmes” résistantes, les féministes, les mères, les ouvrières, les épouses, les maîtresses, les aimantes, les femens, celles enfin qui ont un “corps” et qui revendiquent la liberté de celui-ci. L’information Le travail d’information pour lutter. Les journaux clandestins. La difficulté d’imprimer des écrits en temps de guerre avec le matériel disponible à l’époque.

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-La littérature Michèle Fabien Hommage à la dramaturge, à l’auteur. Rétrospective de son oeuvre. L’espace du “Possible” Rassembler des textes, des ouvrages sonores, des photos, des oeuvres qui nourrissent le besoin du collectif de transmettre de l’Amour et de l’espoir. (Ex : Le monologue du personnage “A” dans Manque de Sarah Kane.) Créer un espace où peut s’exprimer notre combat et notre résistance : ne pas céder au défaitisme. La page blanche Proposer à des auteurs belges d’écrire de courts textes pour exprimer ce besoin d’optimisme. Inviter chaque visiteur à laisser sa trace, ses mots sur un support exposé et dédié à cela. La Belgitude Ce mot a fait récemment son apparition dans le dictionnaire. Dédier un espace en mettant en évidence la singularité belge dans les thématiques abordées ci-dessus et voyager à travers des témoignages, de la littérature et du théâtre belge pendant la guerre ou qui traitent de cette période.

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Nous mesurons l’importance d’amorcer les démarches de diffusion parallélement au travail de production pour donner toutes les chances d’envol et de durée à notre projet. Voilà pourquoi le “Traces Collectif” a choisi de travailler avec Pile&Art pour la prise en charge de ces deux postes. Il s’agit d’une structure de soutien dans le domaine du spectacle vivant, qui depuis quelques années a acquis de l’expérience dans les démarches liées à la logistique qui entoure un projet de création. Notre collaboration nous permet de bénéficier d’un angle de vue différent pour mettre en place les outils indispensables au bon rayonnement du spectacle, dès ce jour et pour les démarches à venir. Notre premier objectif est de tourner le spectacle dans des lieux de diffusion situés en Communauté française. Pour cela, nous ne manquerons pas d’introduire une demande d’inscription au catalogue Art & Vie dès les premières représentations et d’insister sur l’intérêt que peut susciter le spectacle, l’exposition et tout l’accompagnement pédagogique auprès des publics scolaires. A plus long terme, nous désirons étendre le périmètre de prospection aux territoires francophones étrangers, avec un focus sur la France puisque le sujet y aura certainement une grande résonance. Pour y parvenir, nous pensons en premier lieu à nos partenaires. Citons tout d’abord le théâtre Poème2 qui produit cette création, la Vénerie et les AML. Mais également les prises de contact avec l’association Présence et Action culturelle, vivement soutenue par la directrice du théâtre Le Moderne, sans oublier Les territoires de la Mémoire. Jouissant d’une notoriété et d’un crédit auprès des professionnels de notre secteur, les personnes et les lieux avec qui nous collaborons sont tous des alliés précieux dans les démarches de diffusion. Ils bénéficient chacun d’un réseau de contacts privilégiés qui constitue pour nous une passerelle idéale pour mettre en avant un aspect ou l’autre de notre création. De plus, nous pouvons compter sur certains de leurs outils de communication, tels que leur site internet ou une newsletter, pour relayer l’information le plus largement possible. Nous négocions également avec nos partenaires co producteurs la prise en charge des frais liés à l’impression et la distribution du matériel promotionnel. Les ​ présentations de sorties de résidences constituent également des étapes importantes dans le processus de diffusion de notre création. Elles représentent une opportunité pour confronter le fruit de nos recherches à des regards extérieurs mais aussi et surtout à sensibiliser les professionnels à notre travail et à notre univers dans l’idée de construire une future tournée, sans devoir attendre le lancement du travail abouti, qui retarderait toute programmation d’une saison au minimum.

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Dans ce cadre, la collaboration avec le Centre culturel du Brabant Wallon prend tout son sens. Les connexions qui le relient à un grand nombre d’autres centres culturels du Brabant Wallon nous assurent plus de visibilité, tout en multipliant les contacts en dehors de Bruxelles. Un ultime point sera à considérer à l’aube des dates de premières, il s’agit de​ sensibiliser la presse​ au propos et à encourager la venue d’un maximum de journalistes pour pouvoir constituer un dossier de presse consistant, argument indispensable pour les futures sollicitations.

Estimation du prix de vente du spectacle FONCTIONS

DESCRIPTIONS

COUTS

Comédiens (4)

4 x 350 € TTC

1400 €

Technicien (1)

1 x 350 € TTC

350 €

Défraiements (5)

5 x 20 €

100 €

Transports (120 km)

120 km x 0,6 €

Amortissement décor (1%) Diffusion Assurances Pourcentage création

TOTAL

70 € 25 € 350 € 55 € 150 €

2500 €

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➢ Ouvrages ➢ Frenay, H. (2006). La nuit finira. Paris : Michalon éditions. 876 P. -(​ Fonds perdus) ➢ Albrecht, M. (2001). Vivre au lieu d’exister. Paris : ROCHER. 439 P. ➢ Fabien, M. (1992). Claire Lacombe : suivi de Berty Albrecht. Arles : Actes Sud. 57 P. -(Théâtre) ➢ Debroux, B. Quaghebeur, M. eds (1999). Alternatives théâtrales : Michèle Fabien. Bruxelles : Alternatives Théâtrale. 55 P. ➢ Leclercq, A. Van der Straten, A. (2013). Les résistants belges au combat. Paris-Bruxelles : Jourdan éditions. 366 P. ➢ Albrecht, M. (2007). Les oubliés de l’ombre. Paris : Editions du Rocher. 146 P. ➢ Albrecht, M. (1986). La grande figure féminine de la résistance, Berty. Paris : Robert Laffont. ➢ Fabien, M. (1995). Jocaste - Déjanire - Cassandre. Didascalies. 188 P. ➢ Quaghebeur, M. (2001). Des vides avec des mots, le théâtre de Michèle Fabien. In : Lope, H-J. Neuschäfer, A. Quaghebeur, M. (éds). Les Lettres belges au présent. Frankfurt/M., Berlin, Bern, Bruxelles, New York, Oxford, Wien : Peter Lang éditions scientifiques internationales. Vol 44. 263-279. ➢ Duflot, J. (1981). Manifeste pour un nouveau théâtre. In : Belfond. Dernière parole d’un impie. Paris : Belfond, 49-57 ➢ Aron, P. (2000). La mémoire en jeu : Une histoire du théâtre de langue française en Belgique. Bruxelles : La lettre volée. 380 P. ➢ Dufour, D-R. (2012). Le divin marché. Paris : Folio. 416 P.

➢ Articles ➢ ➢ ➢ ➢ ➢ ➢ ➢ ➢ ➢ ➢ ➢ ➢

De Decker, J. (1980). [...] la “dramaturgie” ? Michèle Fabien et Jean-Marie Piemme répondent. Le Soir 31/10/1981. Hendrickx, M. (1985). Anne Voisin et Michèle Fabien : écrire pour le théâtre, disent-elles. Le Soir (1985). Schelstraete, E. (1988). Portrait d’auteur : Michèle Fabien pris triennal de littérature dramatique 1988. Lectures Vol. 44, 23-24 Friche, M. (1999). Michèle Fabien : disparition d’une voix singulière. Le Soir 11/09/1999 Prouvost, C. (1999). Redonner la parole aux femmes. Le Soir 11/09/1999 Prouvost, C. (2000). Triturer les mots pour nous comprendre. Le Soir 23/01/2000 Prouvost, C. (1999). Le temps des femmes n’était pas encore venu. Le Soir 10/10/2000 ème​ De Ryck, S. (2000). Michèle Fabien : un théâtre citoyen. Coup de théâtre N° 6 3​ trim 2000 Tirard, P. (1999). Une voix sous le silence des mythes. La libre Belgique 13/09/1999 Delhalle, N. (2000). Réécrire l’Histoire pour se libérer…un peu. Le Matin 22/02/2000 Delhalle, N. (2000). Femme et politique : union fatale ?. Le Matin 12/10/2000 Delhalle, N. (2000). Charlotte, entre accords et désaccords. Le Matin 12/10/2000

➢ Thèses, mémoires ➢ Mémoire sur Michèle Fabien

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➢ DVD ➢ Clarke, I. Costelle, D. (2009). Apocalypse : la seconde guerre mondiale [DVD]. Paris : France tv. ➢ Tasma, A. (2013). Alias Caracalla : Au coeur de la résistance [DVD]. Paris : France tv. ➢ Melville J-P. (1969). L’armée des ombres [DVD]. Paris : Studio canal. ➢ L’ïle aux fleurs “Ilha das Flore ​ court métrage​ documentaire​ brésilien​ réalisé par​ Jorge Furtado​ en 1989.

➢ Site web ➢ France Inter, Duncan S. Les femmes toute une histoire : Berty Albrecht…[en ligne] (page consultée le 17/05/2014). http://www.franceinter.fr/emission-les-femmes-toute-une-histoire-berty-albrecht-deux-ch anteuses-iraniennes-interdites-de-scene ➢ Ina.fr. Danielle Mitterrand à propos de Bertie Albrecht [en ligne] (page consultée le 10/01/2014). ​ http://www.ina.fr/video/I07197722 ➢ Albrecht, M. Mireille Albrecht [en ligne] (page consultée le 15/03/2014) https://www.youtube.com/watch?v=kBv0xlq-Dho ➢ ina.fr. Mireille Albrecht résistante. [en ligne] (page consultée le 15/03/2014) http://www.ina.fr/video/CPD02000138 ➢ Piemme, A. Site de Michèle Fabien. [en ligne] (page consultée le 10/01/2014) http://www.michele-fabien.be/ ➢ Dailymotion.com. Berty Albrecht par sa fille Mireille. [en ligne] (page consultée le 15/03/2014) http://www.dailymotion.com/video/x1b5l0t_berty-albrecht-par-sa-fille-mireille_shortfilms ➢ Hills, C. Ma grand-mère. [en ligne] (page consultée le 10/01/2014) http://www.chilina-hills.com/fr/ma_grand_mere-24.html ➢ Wikipedia. Henri Frenay. [en ligne] (page consultée le 15/01/2014) http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Frenay ➢ Wikipedia. Berty ALbrecht. [en ligne] (page consultée le10/01/2014) http://fr.wikipedia.org/wiki/Berty_Albrecht ➢ Wikipedia. Combat (résistance). [en ligne] (page consultée le 10/01/2014) http://fr.wikipedia.org/wiki/Combat_(r%C3%A9sistance) ➢ Wikipedia. Conseil national de la résistance. [en ligne] (page consultée le 10/01/2014) http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance ➢ Wikipedia. Mouvement unis de la résistance. [en ligne] (page consultée le 10/01/2014) http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvements_unis_de_la_R%C3%A9sistance

Ce dossier a été réalisé par Dorothée, Gaëlle, Manuela et Xavier du “Traces collectif”. Avec la précieuse collaboration de Alice Piemme, Marc Quaghebeur, Claire Heuskin, Sarah Cerri, Dolorès Oscari, Thomas Prédour, Chilina Hills, Laurence Février, Ann Blanchet du musée d’histoire de Marseille, et l'aide de tous ceux avec qui nous avons échangé lors de nos rencontres. Nous tenons, ici, à les remercier de tout coeur. Bruxelles, juin 2014

Traces Collectif - Rue Colonel Picquart, 33 1030 Schaerbeek - tracescollectif@gmail.com - +32(0)474.71.27.40

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Berty Albrecht Le trace collectif  

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