AEYX 1997 / 2003

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La Brasserie Noire ÉDITEUR



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La Brasserie Noire ÉDITEUR



Notes ď Ť Descriptions



« C’est ainsi que nous atteignîmes la rive gauche. » Stanislas Rodanski



Les pigeons becquetaient des mĂŠgots, de petits graviers, des brindilles. 9


Pigeons. Toute une nuée picorant le sol entre les dalles. Ils tournent mécaniquement sur eux-mêmes, en décrivant des cercles concentriques, et piquent de droite à gauche. Frémissement des duvets. L’un d’eux, patte sectionnée, sautille misérablement en éployant une aile. Soudain, brusques battements, envol. Odeur de fientes. Acidité. Ils grouillent sur la place, se donnent mutuellement de petits coups de bec un peu partout : sur le cou, les ailes, dans les plumes, le duvet, s’épouillant. Un autre, particulièrement noir, avec cette excroissance d’un beau magenta autour du bec. Collerette.

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Il n’y avait là qu’une seule fenêtre dont le store cassé à demi descendu plongeait l’appartement dans une pénombre continuelle.

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Par la fenêtre entrouverte : gazouillement d’une fillette à l’étage au-dessus, de l’autre côté de la cour. Chantonnements, comptine. Voix de la mère, sèche : « Pourquoi tu râles ? — J’en veux pas ! — Tu veux pas quoi ? »

Une odeur de côtelettes grillées s’élevait des étages inférieurs.

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Une gamine gracile et noiraude, simplement vêtue d’une culotte, gambadait dans le couloir. Elle devait avoir sept ou huit ans.

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Borne à incendie. Trois types autour. L’eau ruisselle dans le caniveau jusqu’à la place, charriant tout un tas de détritus ; une enveloppe administrative déchirée et zébrée d’excréments. Jus verdâtre tiédissant, s’infiltrant dans les craquelures. Petites flaques. Côté droit, en remontant vers A.-B.

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La chaleur gonflait la place — les façades blanchies.

Il obliqua vers le canal, enjamba l’eau verte, où des péniches balançaient mollement leurs lourds flancs arrondis.

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Il continua le plus tranquillement du monde sa balade sur le trottoir moucheté d’ombres, entre les haies d’arbres.

Il déboucha bientôt dans la rue martelée de soleil.

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Soleil brûlant, ligne médiane traversant le ciel, irradiant l’espace, son large spectre déployé en éventail, et montant, montant.

Train klaxonnant. Long convoi ébranlant le bas de l’avenue. Une poche gonflée comme le ventre d’un cadavre dérivait doucement au fil de l’eau.

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L’odeur délicieusement âcre du ciment frais emplissait ses narines.

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À la Bibliothèque municipale. Antiquité. Rites, religions à mystères. Mencius. Économie paradoxale. Esquisse d’une histoire universelle des idées — basée sur l’harmonie, le rythme, le nombre.

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Livres ouverts, épars sur la table. Notes, feuillets recouverts de petits signes noirs. Pattes de mouche. Flèches, rébus, géométrie. Les figures s’alignent ainsi que des conjonctions astrales. Clarté. Il leva brusquement la tête, elle entra, silhouette noire découpée de lumière, traversant le seuil, arrivant depuis le jour, ses longs cheveux blonds baignant autour d’elle comme un voile d’or fin. Onde libérant l’esprit.

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Lit : E – DR – CN – AL – E – E – AC. Mais les lettres sont à l’envers. Entre CN et AL, un poteau (devant lui, en réalité) coupe l’enseigne en deux. Le reste se lit dans l’encadrement carré des fenêtres au-dessus de la vitrine.

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Loiret : le corps d’une jeune fille découvert Le corps sans vie et dénudé d’une jeune fille, dont l’identité n’a pu être établie, a été découvert dans un fossé à Vannes-sur-Cosson, dans le sud-est du Loiret. Le corps présentait des traces de strangulation ainsi qu’une plaie à la tête. Selon les enquêteurs, la jeune fille pourrait être âgée de 16 à 18 ans.

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« Le pied, tu le mets devant, tu le mets derrière — tu fais des embrouilles, tu le mets au milieu. C’est la merde ! »

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Croquis sommaire de la disposition de la salle. Deuxième pilier à l’intérieur. La base du pilier est enchâssée entre quatre radiateurs en fonte étroits et longs. Marbre grisâtre des tables, plateaux étirés et rectangulaires. Structures métal peintes en noir. Marbre quasiment monochrome, taches d’un gris plus sombre.

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Deux clients à l’extérieur. Quelques-uns en terrasse. Atmosphère calme, repos. On entend, provenant de la rue, le bruit irrégulier des moteurs et, à l’intérieur, celui régulier de la machine à café. « Je peux prendre un croissant ? demanda gentiment une petite robe noire. — Allez-y, je vous en prie, ils sont là pour ça. » Un type, passant la tête par la porte : « Un café s’il vous plaît, bonjour ! ». S’installe en terrasse. Cliquetis de monnaie, ronronnement du percolateur, verres qui se heurtent et tintent. Au plafond, deux poutrelles en béton se rejoignent en croisillon ; au centre, le poteau avec les radiateurs. Un autre poteau devant, vers la vitrine. Entre les deux, un climatiseur fixé sur la grande poutrelle en long. Dans le dos de Frédo, une plaque publicitaire en métal rouge est accrochée sur le mur du fond. Dessus, un grand éléphant noir stylisé et, en lettrages blancs ombrés de noir : 32


CAFÉS DE L’ÉLÉPHANT NOIR

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Un type comptant ses pièces, la main bien à plat, l’autre audessus, triant du bout des doigts comme une poule picore. Après, arpente le comptoir de long en large, attendant la serveuse, tout en faisant sauter les pièces dans sa main. Cliquetis. La serveuse lui prend sa monnaie, un instant de réflexion, lui rend : « Et cinquante, au revoir. — Merci. — C’est moi. — Au revoir. — Au revoir. — Bonne journée ! ». Petit, aux cheveux poivre et sel. Au sol, damier en losanges noirs et blancs. La surface des carreaux blancs est striée de petites griffures. Un grand cahier noir est disposé à l’angle de sa table, cartonné et de format américain. Une fille, dans les vingt-cinq ans, avec un dos nu rose dont les lacets se croisent derrière sa nuque en petit nœud charmant. Cheveux blonds tirés en queue de cheval, jupe trapèze noire, ballerines. Nez pointu et haut front, petits seins arrogants pointant sous le tissu rose. Peau dorée. Assez jolie. 34


Par la vitrine, Frédo aperçoit encore un bout d’épaule, une bretelle, le haut d’un bras et le galbe pesant d’un sein mûr. Le reste est occulté par l’équerre que forment en se réunissant les montants de la vitrine. La chair du bras illuminée par le soleil : bande de clarté avec, en son centre, une ligne plus mince réfléchie sur toute la longueur, là où la peau dorée devient blanche. Détail. Arrivée de la serveuse. « Il fait chaud au soleil ! ». Carrée d’épaules, dégagée. « Bonjour. — Vous allez bien ? — Oui, très bien. Un café s’il vous plaît. » Marbre des plateaux : mat pour les tables en long, dépoli, grisâtre. Satiné pour les tables carrées, blanc et veiné de gris. Une des tables en long est fendue en biais sur toute la largeur. Celle de droite, juste avant le poteau central, face au mur du fond. Un ventilateur tourne mollement en position une. 35


« Merci. — C’est moi. » L’ÉCOLE DES FEMMES. 12 déc. 95 – 3 fév. 96. Au milieu du comptoir, entre les piles de soucoupes et les étagères de bouteilles, trône une lourde machine à café rectangulaire. Métal doré. UNIC. Au-dessus du percolateur, un cylindre coiffé d’une demi sphère elle aussi en métal doré et brillante, avec, en cimier, un aigle aux ailes déployées surplombant le comptoir. Tasses à café marron, intérieur blanchâtre ou beige. Dedans, écrit en belles lettres noires : Buvez du Café Bacquié. Chuchotements, bruits de voix étouffés. Babouches pointues, beiges, à talons, pour la serveuse. Son mat des talons claquant sur les carreaux. Tintement des ballons qu’elle attrape trois par trois, dans chaque main, renversés, et qu’elle distribue sur les tables de la terrasse. Allers-retours. 36


Tout un tas de verres vides posés sur un petit plateau, à gauche du comptoir, près de trois piles de soucoupes marron. La serveuse emplit encore un à un les verres du plateau à l’aide d’un carafon. Mouvement du poignet, versant. Dehors, la terrasse se remplit et s’anime.





— DEUXIÈME MOUVEMENT —



Juvenilia. Elle avançait, roulant son ventre doré comme un soleil puissant. Ô adolescence, jeunesse, beauté ! Astre rayonnant et juvénile, elle s’avançait.

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Et arf arf raouf ! Trilles d’oiseaux, l’aboi d’un chien dans le lointain — comme le souvenir d’une vie antérieure.

Nuages paissant dans le ciel d’un bleu pâle.

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Flapflapflapflpflpflp ! Vol de pigeons au-dessus de ma tête. L’envers gris-blanc de leurs ailes dans le bleu intense du ciel.

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De petites touches radieuses illuminaient le ciel.

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Arbres aux troncs penchés sur les déclivités plantées de gazon des berges. Et les branches des saules plongeaient jusque dans l’eau.

Arbres aux troncs grisâtres, ridés, à l’écorce sèche et sinuée d’une peau d’éléphant.

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Des centaines de cartons, dépliés et aplatis, empilés les uns sur les autres, attendaient d’un bout à l’autre de la rue. Dans les rues adjacentes, cartons aussi, et de larges containers gavés d’ordures, dont certains ne possédaient plus leur couvercle, encombraient le trottoir ; parfois, il y en avait jusqu’à trois ou quatre côte à côte. Près d’eux, des sacs ventrus, également entassés. Quelques-uns, crevés, s’étaient répandus sur plusieurs mètres : pelures, papiers, emballages divers, déchets maculant le sol, taches poisseuses. Eau stagnante, flaque s’élargissant progressivement au méplat. Strates grisâtres aux abords plus sombres, minuscules nappes successives, figées. Quelque chose peu à peu s’effectuait dans cette crasse, qui était l’œuvre du temps.

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Un vieil arabe, la silhouette grêle, traversa Belfort, traversa Caffarelli, traversa Jaurès au milieu des files de voitures, continua sur Bachelier et pénétra enfin dans une petite épicerie de nuit qui se trouvait là. Il portait un sac plastique de couleur verte qui décrivait un large mouvement de balancier tandis qu’il avançait.

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À l’intersection de Caffarelli et de Bachelier, au milieu de Jaurès, véhicules de CRS stationnés à la file. De part et d’autre, les contre-allées. En tête, direction Wilson : un fourgon, puis deux bus, un deuxième fourgon, puis un troisième, banalisé, qui ferme la marche. Véhicules aux portes entrouvertes, feux éteints, hormis les plafonniers. Le fourgon de queue, entièrement blanc, est le seul dont les warnings soient allumés. Calots fermement vissés sur les crânes, attendant, à demi assoupis dans les bus ou les fourgons. Dehors, au niveau de l’avantdernier, le pied posé sur le marchepied, un CRS astique ses longues bottes, les lustrant avec application. Certains fument avec détachement, la tête rejetée en arrière, la pointe du menton tendue — à l’intérieur des bus. Le feu tricolore, à cet endroit, sonne. Sonnerie intermittente, toutes les deux ou trois minutes, peut-être moins. Les deux premiers fourgons tractent des petites remorques bâchées de kaki. Quelques-uns se tiennent dehors, par petits groupes, tout près des véhicules. La plupart, jeunes, droits, jambes écartées, sont campés dans des attitudes martiales. D’autres, plus épais, aux cheveux grisonnants. Véhicules blancs à bandes latérales bleues, frappés de grands écussons rouges. 51


Une odeur tiède de cuisine mêlée de vieille eau de vaisselle s’échappait des aérations. Soupirail. Caves habitées.

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Les rails étincelaient des néons, nervurant les voies noires de fines lignes blanches. Elles se perdaient, tout au bout, sous les ponts.

Une petite chapelle noire, délabrée et murée. Devant, un herbeux terrain vague séparé de la place par un grillage.

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Deux légionnaires passèrent, guindés dans leurs tenues.

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De l’autre côté du canal, on apercevait, émergeant des franges de verdure, la longue ligne lumineuse de la gare routière, au ciel bardé de néons.

Un train s’ébranla. Tressautement des rails. L’asphalte même tremblait. Disparut.

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En face J. d’A., une prostituée se tenait, droite silhouette noire, à la pointe d’un îlot — et le bas frangé de sa robe, en dessous les horloges.

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Dans la pénombre, lumière refluant, réfléchie par la surface lisse et vernie du comptoir, caressant le visage laiteux, le révélant, illuminé par en dessous. Une lampe.

De grands golfes d’or sale pendaient aux réverbères, luisant çà et là parmi les ramures ajourées.

Bouquet de roses étouffant dans l’air moite.

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Une vieille, avec des mollets énormes emmaillotés dans des bandes de gaze, et qui balbutiait toute seule. Odeur de poulets frits s’exhalant d’une rôtissoire, patates surnageant translucides et jaunâtres dans la graisse du fond. Grands galets blancs et farineux rangés en longues lignes tuletées au-dedans des caissettes. Express blanc.

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Un cri puissant frappa l’air, comme un claquement ou une détonation. C’était un clochard qui rappelait son chien. Chapelet d’aboiements. Howl, hiiiyah hiyaaah how ! Hip hip hip ! Meute de chiens galopant à leurs trousses, tournant follement sur eux-mêmes, aboyant, ils se grimpaient dessus, roulaient à terre, repartaient de plus belle.

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À la base un rien cendrée des nuages. — Avant le crépuscule, léger orage, crevant, s’arrêtant aussitôt. Regain de luminosité, puis crépuscule.

Au loin, vers les Minimes, le bas du ciel rougeoyait, embrasant le bord noir et cassant des immeubles. Plus haut, il prenait une teinte orangée ou violette et, plus haut encore, il devenait indigo, variant imperceptiblement jusqu’au noir.

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Des nuages s’amoncelaient à l’horizon. En quelques minutes, le ciel devint presque noir. L’arc lumineux d’un éclair se tendit, éclata, fracassant l’espace d’un bout à l’autre. Tonnerre. La pluie drainait avec elle des réminiscences d’odeurs plus anciennes. Elle en était comme feuilletée : odeurs croupissantes et moussues remontant du canal, odeurs d’excréments ou d’urine, celles, plus acides, des fientes de pigeons, et bien d’autres encore, délétères, inconnues, prégnantes. Des guenilles pendaient dans les branches des arbres. Soulevées par le vent, elles avaient été amassées là — lamentables trésors.

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Bruits de bouteilles que l’on jette dans un container à verre. Claquement d’une portière. Départ. Long convoi s’éteignant dans le silence. Quelques voitures passèrent. Souffle des moteurs sur l’asphalte. Souffle, sifflements, bruits de freins. Pression qui se relâche. Train entrant en gare, ralentissant : « Tou toutchou toutchou toutchou toutchou tchou tchou... ». À nouveau, tumulte : « Tou toutchou toutchou toutchou toutchou toutchou... ». Partant. Colonne d’acier s’ébranlant dans l’air lourd. Acier. L’air en est rempli. Vacarme. 62


Vrombissement des voitures jaillissant en flot presque ininterrompu de sous le pont, emplissant tout l’espace sonore disponible. Feulement des grosses cylindrées. Crépitement lointain, puis proche, puis lointain à nouveau, d’une mobylette ou d’un scooter. Longues lignes discontinues des réverbères. Lumière ombre lumière. Il accéléra. Les espaces rétrécissaient. La voiture filait sur la voie rapide.

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Fleuve soyeux glissant dans l’espace silencieux de la nuit.

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Abraham & Fils. Liseré blanc du col émergeant d’une masse noire. La barbe épandue sur le torse ainsi qu’une serviette, il s’avançait, dodelinant de la tête, perdu en de saintes pensées. « Et il lui donna une postérité plus nombreuse que les étoiles du ciel ».

L’enseigne néon du Sofitel se dédoublait en reflet sur la façade de verre, noire dans la nuit.

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Le petit pli charmant du cou de la fille de cuisine, quand elle penche un peu la tête de côté. Fine gourmette d’argent au poignet droit. Saisissant l’entrecôte entre le pouce et l’index, il l’éleva audessus du grill, dépliée ainsi qu’un chiffon sanguinolent, la déposa. Une fumée crépitante et bleue, odorante de sacrifice, s’en échappait et montait dans l’air, palpitant. Les conversations reprirent. Elle réapparut, portant entre ses mains une brassée étincelante de couteaux.

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Fraîche amère odeur iodée des huîtres reposant dans leur varech. Cristaux de givre. Comptoir de métal blanc, marqué de fines entailles.

Un fragment de coquille brisée lui donnait à lire, tout à coup, l’univers dans son entier. Le temps, niché dans les sillons de nacre.

Quelque chose lui apparut et que lui-même n’aurait pu nommer, quelque chose qui se passait de mots, comme une loi ignorée de tous mais efficace : l’unifiante diversité du monde.

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Des chauve-souris voletaient au-dessus de l’eau calme. On entendait le feulement d’ailes de leur vol rapide et désordonné, leurs formes noires et mouvantes griffonnant l’espace. Berges moussant à la lumière des réverbères, luisant, vague et jaune, et l’ombre presque transparente des ramées. Une odeur de moisissure dominait à cet endroit, mêlée à des relents de merde.

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Le bleu du ciel avait pâli jusqu’à devenir presque blanc. Du côté de la gare, quelques traînées roses pourrissaient sur place. Les trottoirs n’étaient plus que des flaques.

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Les nuages fronçaient l’horizon de tonalités claires, grises ou bleutées, avec, çà et là, de vastes zones illuminées.

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De volumineux nuages habillaient le ciel pâle, en haut de Jaurès, avec leurs ventres bombés de gris, se reflétant, plus gris encore, dans la façade miroitante du Sofitel.

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Des martinets, en lignes régulières, battaient le ciel. L’air était lourd et oppressant.

FIN




JANVIER B. JUBELIN

MMXXI BNE





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