"4 histoires incroyables"

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Les élèves de Première CAP ELEC du Lycée des Métiers La Tournelle de La Garenne-Colombes présentent

Juin 2019


Histoire n°1 Créée par Banoumou, Sangeeth, Isais et Prociyan Elle travaillait à la ville. Elle était la voix qui disait : « Le métro passera dans 2 minutes ». Chaque matin, elle se levait, s’habillait, buvait son chocolat chaud, et allait prendre sa place derrière le micro. Un jour, enfin, le calendrier indiqua : « Vacances » ! Une valise à la main, elle retourna dans son village natal. Là-bas, elle fit un rêve : celui de trouver un lieu paisible où poser sa valise et chanter tout le jour. Ce serait une maison entourée de fleurs et de plantes, avec beaucoup de confort. Elle serait paisible, sans trop de bruit, et abriterait un chat très mignon.

Après son rêve et son séjour, vint le moment de quitter son village natal et de commencer le voyage. Elle traversa la montagne, les plaines et les fleuves sur une barque ou à l’aide de baguettes pour passer le gué. Tout au long de son périple, elle humait l’air pur d’altitude, contemplait les montagnes et caressait les marmottes. Elle observait les libellules et le peuple de l’eau, goûtait les baies des bords des champs et écoutait les oiseaux. Un matin, elle rencontra un jeune homme très grand et beau. Il la salua, s’approcha d’elle et lui serra vivement les mains. Tout pendant, il la fixa des yeux et lui sourit. « Belle demoiselle, que faites-vous ici seule et avec autant de bagages ? »

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Après lui avoir répondu qu’elle cherchait une maison, il lui proposa de l’aider à porter ses affaires. Après hésitation, elle accepta. Mais tout au long du trajet, le jeune homme ne cessa de la fixer des yeux. Inquiète, elle finit par lui demander de s’en aller et de déposer ses valises, lui assurant qu’elle pourrait s’en occuper seule. Un peu plus tard, sur le trajet, elle le revit derrière elle. Elle commença à avoir peur et se mit à crier « Au secours » ! Mais il n’y avait personne pour venir à son aide. Elle compta alors sur ses jambes et se mit à courir en pleine forêt. Elle se cacha derrière un arbre géant. Elle pensait enfin avoir semé le jeune homme quand elle entendit un petit bruit. Elle se retourna pour voir ce que c’était. Elle aperçut alors un tigre très nerveux. Terrorisée, elle se mit à trembler de tout son corps.

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Heureusement, au moment même où la bête féroce allait se jeter sur elle, un chevalier apparut. C’était le jeune homme ! Il se jeta sur le tigre, le menaça de son épée et l’animal prit la fuite. Surprise de la bravoure du chevalier, la jeune fille se jeta dans ses bras et le remercia. Très heureux et fier de lui, le jeune homme lui répondit avec un sourire : « Accepterais-tu de devenir ma future princesse ? ». La jeune fille lui sourit, lui prit la main et ils s’en allèrent ensemble habiter dans la maison de son rêve.

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Histoire n°2 Créée par Hamady, Seydi et Ridha

Il était une fois le Prince d’Avignon qui vivait dans un château. Un matin, alors qu’il accompagnait son père à la guerre, ce dernier mourut sur le champ de bataille. Aussitôt, comme la tradition le voulait, il chaussa ses bottes et devint à son tour roi. Comme tout bon prince, il marcha dans les pas de son père, dans son ombre, droit dans ses bottes. Les problèmes commencèrent le soir même de la funeste bataille. A chaque fois qu’il mettait ses bottes, il lui arrivait un malheur. Un jour, par exemple, alors qu’il rentrait avec ses gardes, il se fit courser par un sanglier. Un autre jour, au lieu de parler, il se mit à pousser des cris sauvages : wouaf, wouaf ! Miaouh, miaouh ! Mêêêêêêê ! Une autre fois, enfin, il ne put s’empêcher de grimacer.

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Ce comportement lui valut un certain nombre d’ennuis. Les gens disaient qu’il devenait fou. Il dut consulter de nombreux médecins qui ne comprenaient pas comment il avait pu changer de comportement aussi brusquement. Quant aux princesses, elles refusaient tout bonnement de le rencontrer à cause de sa mauvaise réputation. Il se mit alors à désespérer de ne jamais rencontrer une future épouse. Fatigué de tous ces malheurs, il décida de rester au château en chaussons et en pyjama. Et là, quelle surprise : pour la première fois depuis longtemps, il n’eut aucun problème ! Il décida alors deux choses. La première : que le dimanche, personne ne travaillerait dans son royaume. La seconde : qu’il ne mettrait plus ses bottes mais chausserait désormais ces merveilleux souliers qui lui allaient fort bien. Plus tard, on appellerait ça des baskets, mais il était le premier à en mettre. Désormais, il marcherait de son propre pas, créant son ombre à lui, sans chercher à faire comme son père. Il fut alors un roi très apprécié, gouvernant d’une main de velours et veillant toujours à partager son expérience avec les plus jeunes.

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Histoire n°3 Créée par Mackenson, Seydou, Hamady, Mohammed Kobalad travaillait toute la semaine dans une entreprise d’électricité. Le samedi, il construisait sa maison en chantant et le dimanche, il jardinait dans son potager. Quand il travaillait et que ses amis lui proposaient de sortir, il répondait toujours : « Je travaille, je travaille ». Mais dès qu’il avait un moment de libre, Kobalad enfilait son costume pour aller danser. Même le jour où s’était produit un terrible événement, un tremblement de terre, il avait mit son habit de scène et ses chaussures rouges. Il dansait autant quand il était triste, pour apaiser son chagrin, que quand il était joyeux. Ce qu’il aimait le plus : danser sur des chansons de Rihana ou sur du rap avec ses copains et chanter. Il savait qu’il avait du talent et qu’il serait un jour une star de télévision. Il voyait le sourire des gens quand ils le regardaient : sa danse les rendait heureux. Il criait alors souvent : « Est-ce que vous êtes là ? ». Et le public répondait en hurlant de joie : « oui ! ». Il se sentait alors un peu comme un héros.

Mais un jour, ses grands-parents moururent Il était très triste. Ses amis, qui l’écoutaient beaucoup, se demandèrent comment faire pour lui remonter le moral. Ils découvrirent une affiche annonçant un concours de danse. Ils l’encouragèrent, lui rappelèrent son rêve, et lui firent un beau cadeau. C’était une paire de chaussures de danse neuves pour remplacer ses anciennes, abimées. Kobalad s’entraîna alors sans relâche.

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Enfin, le grand jour arriva : dans la précipitation, Kobalad s’habilla vite. C’était son tour, il monta sur scène. Il dansa, mais sans comprendre pourquoi, il avait mal aux pieds et ne se sentait pas à l’aise. Quand il descendit de scène, il n’était pas aussi applaudi que d’habitude. Son plus grand adversaire, Ricardo, un danseur célèbre dans son village nommé Benfica, fut au contraire vivement acclamé. Grand, doté d’une longue barbichette, et d’une belle chemise blanche, il avait séduit tout le monde. Vint le moment des notes : c’est Ricardo qui remporta le concours. Kobalad, désespéré, quitta la salle et retourna dans sa maison, seul, évitant ses amis. Ces derniers le cherchèrent, inquiets, quand un grand monsieur vint les voir, une photo à la main : « Retournez vite chercher votre ami pour lui donner ça ! » Le monsieur leur montra la photo, sur laquelle on voyait Ricardo échanger les chaussures de Kobalad contre d’autres identiques mais plus petites. Ses amis comprirent que pendant l’absence de Kobalad, Ricardo avait échangé ses chaussures ! Ils coururent chercher Kobalad, lui expliquèrent ce qu’il s’était passé et ils remirent au jury la photo qui prouvait que Ricardo avait triché. Kobalad fut déclaré vainqueur. Peu après, un producteur le repéra et lui proposa de danser dans son émission. Kobalad vit son rêve se réaliser. Il se mit alors à danser le jour pour la télévision, mais chaque soir il continua à endosser son vieux costume pour danser avec ses amis.

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Histoire n°4 Samou à la recherche de la bague lumineuse La ville de Brookangeles comprend des villas qui entourent des buildings. Les grandes maisons à l’américaine côtoient l’US Bank (la banque) et la mystérieuse et imposante Tic-Tac Tower de trois kilomètres, la fierté de tous. Cette Tour-Horloge vitrée et grise touche presque le ciel. Les avions font des détours pour passer au-dessus de la ville. Au neufcentième et dernier étage, toutes les horloges sonnent à chaque heure. On dit qu’on les entend sonner de la Lune.

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Les habitants de cette ville n’ont pas de portable mais de vieilles télés et jeux vidéo. Pour téléphoner, ils utilisent les cabines téléphoniques rouges, comme on voit à Londres en Angleterre. Samou est né dans cette ville et y est très attaché. Ce jeune homme aimerait devenir un super-héros mais la ville en compte déjà un, Robert, un vieux sage aux cheveux blancs et à la longue barbe blanche. Pas facile de faire ses preuves pour Samou qui est encore un peu maladroit. Il a appris le kung-fu à l’école Temple Mania. Un jour, Samou joue aux jeux vidéo. Il joue à Mario : le bonhomme saute sur les champignons, grandit, rapetisse et sauve la Princesse Peach. Jouer était en activité virtuelle et imaginaire mais la soif de Samou est bien réelle et de plus en plus pressante. Il faut qu’il boive une boisson, une boisson sucrée. Rien dans le frigidaire, rien dans les placards, même pas une orange à presser. Sans réfléchir, il prend un peu de monnaie, enfile son manteau et sort dans la rue vers le supermarché le plus proche. Il ne va pas dans les rayons. Il s’arrête dans le hall, attiré par un distributeur de boisson présentant une seule et unique boisson. Samou a soif, très soif. La bouteille est en plastique avec une forme ronde, évasée, comme un grand flacon. Elle contient un liquide bleu. Ca fera l’affaire. Samou glisse sa pièce dans la fente, récupère l’unique boisson du distributeur. Elle a un goût fort, quelque chose de pimenté. ça brûle un peu les lèvres, mais c’est bon. Chaque goutte supplémentaire produit une brûlure de plus en plus grande en lui. Ses yeux s’agrandissent. Il a mal à la tête, s’accroupit. 9


Il crie de douleur. Tout son bras le brûle, comme si on le piquait avec des aiguilles un peu partout en même temps. Des lignes s’impriment sur sa peau. Des écailles, du feu… un dragon noir aux contours dorés se dessine peu à peu. Il ne s’imprime pas de manière traditionnelle, c’est-à-dire que ce n’est pas un dessin figé. Le dessin s’anime. Le dragon semble en relief et vivant sur la peau de Samou. Il est effrayant. Mais Samou n’a pas peur. Il observe la bête sortir de lui-même. Quand il veut caresser le dragon, il se met à envoyer des flammes sur son autre bras. Après quelques journées difficiles à tenter de dissimuler le dragon et le dompter, Samou se décide à contacter Robert, le super-héros sage. Il fait comme il a appris au Kung-fu. Il ferme les yeux, se concentre et pense très fort à Robert. La voix de celui-ci se met à retentir dans la pièce : « Samou, écoute bien. Ce dragon n’est pas un dragon commun. Il n’en existe aucun autre pareil. Ce dragon est l’image de ton démon intérieur. Il te donne des pouvoirs mais peut te rendre faible. Pour le dompter, tu dois dominer tes émotions : ta colère et ta peur. » Calacas vient de Colombie, Bogota. Cette petite fille très belle aux cheveux châtain foncé longs ressemble à Dora l’exploratrice. Elle porte un collier avec son prénom. Il brille. A l’entrée de Brookangeles, une forêt inquiétante est évitée par tous les habitants honnêtes à partir de 20 heures, horaire où l’Ours-Garou, appelé La Chose, se métamorphose et tous les monstres sont de sortie.

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Dans l’après-midi en se promenant dans la forêt, à la recherche de fleurs, Calacas est attirée par une colombe qui la guide jusqu’à un tronc. Sur ce tronc, un point lumineux brille. Il s’agit d’une bague précieuse. De son cristal lumineux, la bague projette de la lumière. Quiconque portera cette bague aura un pouvoir. Tout le monde convoite cette bague. Calacas a peur de cette lumière qui l’attire. Quand elle la découvre, elle hésite à la toucher. Mais le pouvoir de la bague l’hypnotise. Elle la met à son doigt. Désormais propriétaire de la bague, personne d’autre ne peut activer le pouvoir.

Catchoupi, humain avec une tête de félin, quatre yeux, marchant comme un félin à quatre pattes, mené par son flair et sa bonne vue, observait secrètement Calacas depuis le début de sa balade. Il découvre donc qu’elle est en possession de la bague. La Tic-Tower sonne 20 heures, La Chose hurle à la mort, Calacas sursaute. Elle n’a pas vu le temps passer. Chaque pas dans cette forêt est un danger. Des bruits étranges commencent à résonner tout autour d’elle. La jeune fille a peur, très peur. Mais la bague se met à briller et lui indiquer la sortie. Catchoupi est émerveillé par cette scène mais il se reprend. Il souhaite révéler ce secret à Lasmo en échange d’argent. Lasmo est un fantôme transparent, pas facile à trouver. Mais il a trente minutes par jour pour prendre forme humaine. Il ne faut pas rater le moment ! 11


Ils ont rendez-vous à la sortie de la forêt mais Lasmo est malin. Il promet de l’argent une fois le secret révélé. Et, une fois le secret révélé, il ne donne pas l’argent. Il décide de faire cavalier seul et de préparer un plan pour dérober la bague.

De retour de la forêt, un bouquet de fleurs dans les bras, Calacas attend le bus pour rejoindre l’autre bout de Brookangeles, à côté d’une vieille dame sourde et à la vue basse. Lasmo est momentanément transformé en humain mais il n’a que trente minutes devant lui avant de redevenir un monstre. Il lui demande l’heure de son plus grand sourire. Quand Calacas baisse les yeux pour regarder sa montre, elle dévoile la bague. Lasmo en bave. Il lui attrape le bras et l’enferme dans un sac qu’il emmène jusqu’à la Tic-Tac Tower. Catchoupi surveille la scène de loin. Il n’a pas aimé que Lasmo le vole mais il va se venger. Robert, le super-héros sage, est en pleine méditation – une méditation très profonde – quand Lasmo s’introduit chez lui. Le fantôme en a marre de ce super-héros qui déjoue toujours ses plans pour contrôler la ville. Il se faufile le plus discrètement possible pendant que le corps de Robert est là, en lévitation, mais l’esprit ailleurs. Robert ne remarque même pas le vent froid que le fantôme émet quand il se déplace. Lasmo l’attrape sans difficulté, l’attache et l’emmène lui aussi à la Tic-Tac Tower. Samou, malgré son admiration pour Robert, se dit : « Ah, enfin l’occasion de montrer mon talent… » 12


Il doit délivrer deux personnes. Calacas et Robert sont surveillés par le Grand Mugul qui a un seul œil et ne voit pas mais entend la moindre onde et même les énergies. Le lendemain, Samou est (encore) en train de jouer à Mario sans avoir connaissance des événements de la veille. Robert, le super-héros sage, détenu dans la Tic-tac Tower n’a qu’un moyen de communiquer avec Samou, son seul espoir : la pensée. Alors qu’il joue, Samou entend une voix grave à l’intérieur de lui. Elle vibre. Son dragon se met à trembler un peu. Robert est enfermé mais n’a pas peur car sa pensée est plus forte. Il donne des conseils à l’esprit de Samou :

« Conseil n°1 – Garde ta concentration. Conseil n°2 – Reste calme. Conseil n°3 – Parle à ton démon pour apaiser la douleur. Garde toujours espoir. »

Samou n’avait jusque-là pas pensé à nouer une relation avec son dragon. Sur les conseils de Robert, il se met à lui parler : – Dragon, mon démon, si on travaille ensemble, tu seras plus puissant. – Si tu m’aides, je t’aide. – Ok, pour commencer, il faut capturer La Chose, l’Ours Garou. Le démon est d’accord. Il recommande à Samou d’attirer La Chose quand elle a forme humaine, avant 20 heures. Après 20 heures, La Chose sera affamée et ne résistera pas au Grand Mugul. Pour attirer La Chose, Samou fait appel à sa raison. Il lui explique que lui aussi a un démon en lui mais qu’il faut lui fasse confiance, il saurait comment satisfaire la bête en La Chose et se servir de ses pouvoirs en temps voulu. L’Ours-Garou, peiné par la situation de Calacas, accepte, bien qu’un peu inquiet.

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La Chose, encore humaine, et Samou rejoignent la Tic-Tac Tower. Ils s’introduisent facilement dans le hall et rejoignent l’ascenseur. Ils ont du temps. Seulement, voilà, l’ascenseur met beaucoup de temps à arriver. 900 étages, c’est long ! Au moment où La Chose et Samou entrent dans l’ascenseur, l’horloge sonne 20 heures et La Chose se transforme en énorme Ours-Garou. Il hurle à la mort. Samou n’est pas très rassuré. La peur déclenche son dragon qui se met à danser au-dessus de son bras. Il repense aux paroles de Robert et maîtrise sa peur. L’Ours-Garou, lui, craint le dragon. Il se tient à carreau et ne tente même pas d’approcher Samou. La présence du démon le tient à distance. Après dix minutes d’ascenseur, le dragon, l’Ours-Garou et Samou arrivent enfin au 900e étage. Le Grand Mugul alerté par le cri de l’Ours-Garou les attend à l’étage de toute sa masse. Le dragon se met à gigoter et l’Ours-Garou, en une seconde, gobe la créature, sans la croquer. Il a soif. Samou lui prend une boisson au distributeur. Il n’y a que Monster. Pas mal ! Ca donne de l’énergie et de la puissance à La Chose. Tant mieux, elles commençaient à descendre. Catchoupi, décide de profiter du bazar, pour ne pas dire le chaos, pour s’emparer de la bague. Alors au rez-de-chaussée, il sent le mouvement et le boucan dans le couloir. Il court vite à quatre pattes les 900 étages en moins de 10 minutes. Catchoupi ouvre la porte, voit l’Ours-Garou et leur saute dessus. Il griffe Samou qui crie de douleur. Son démon-dragon sort de son bras. Il a alors une énergie folle. Il jette Catchoupi par la fenêtre, provoquant comme une explosion de vitres. Des éclats de bout de verre volent partout et réfléchissent les lumières de Brookangeles. Catchoupi tombe étage par étage, comme un domino. Sa chute est à la fois vertigineuse, rapide impressionnante et comme… au ralenti, comme si le temps s’était arrêté, que les aiguilles de la grande pendule ne bougeaient plus. Mais c’est seulement une impression. Malgré la vitesse de sa chute, Catchoupi essaie de se rattraper au mur avec ses griffes. Il produit un bruit strident qui résonne jusque dans la forêt, faisant presque peur aux créatures. Catchoupi se ratatine au sol et meurt.

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Lasmo (toujours attiré par la bague) et sans présence de Catchoupi, a vu la chute du bas de la Tic-Tac Tower, il comptait les étages : 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13…. Il s’approche du corps de la bête et vérifie qu’il est mort. C’est bien le cas, il s’en réjouit. Il a le champ libre pour récupérer la bague. Enfin, presque. Il reste Samou à écarter ! Le souffle du vent se rapproche de Samou. Lasmo a soif d’être fort. Samou sent le démon en lui chercher à sortir mais c’est tellement puissant qu’il ne sait pas s’il va le contrôler. La bague lui permettrait de maîtriser son démon. Invisible, Lasmo court partout. Samou sent sa présence puis elle disparaît. Il est caché, en haut, en bas se faufile, se rapproche, nargue Samou. Au début, Lasmo a l’avantage avec son invisibilité. Il joue à énerver Samou. D’ailleurs, cette méthode fonctionne bien. Samou s’énerve, son démon se réveille. Puis, Robert entre dans l’esprit de Samou. Il lui parle à l’intérieur de sa tête : « Bande-toi les yeux, sers-toi de tes pensées pour sentir sa présence. Tu vas décupler tes autres sens : odorat, toucher, audition et instinct. » Samou écoute les conseils et se concentre. Pendant ce temps, le démon s’active. Il s’illumine. Samou va pouvoir faire alliance avec le dragon qui habite son bras. Il brille, il bouge prêt à bondir. Et puis, le souffle du vent passe près de Samou. Il a froid. Il se met à le percevoir, sans le voir, Lasmo. Il devine l’emplacement de sa présence. Le démon l’aide à le visualiser dans sa tête. Samou sait exactement comment piéger Lasmo. Il se met en position et bloque le passage au fantôme, avec l’aide du Dragon qui crache du feu autour de lui.

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Lasmo commence à avoir peur. Il est de plus en plus coincé dans un espace réduit. Il n’a pas d’issue. Maintenant qu’il maîtrise la situation, Samou propose une solution à Lasmo : « Soit je t’élimine, soit tu m’aides à sauver Calacas. » Le fantôme accepte apeuré. Sans se faire prier davantage, il révèle où est cachée Calacas dans la Tic-Tac Tower. La petite fille est au -1, dans un parking où elle a été endormie comme la Belle au bois dormant. Samou doit la réveiller. Lasmo lui donne un antidote qui la réveille. A son réveil, Calacas découvre Samou et son dragon brillant. Elle leur sourit et tend la bague à Samou. Il faut alors sauver Robert. Accroché au-dessus d’un bassin de liquide dangereux, Robert ne transpire même pas. Un chewing gum tombe de sa poche et se désagrège dès qu’il atteint le liquide du bassin en trois petites billes de gaz. Le sage est suffisamment puissant pour se délivrer tout seul. Il s’était dit que cette nouvelle épreuve permettrait à Samou de faire ses preuves et de devenir le nouveau Super-héros de Brookangeles. Le vieux sage se téléporte à l’entrée de la pièce et lui confie à Samou la mission de le remplacer : « Samou, la place de Super-héros te revient. Tu le mérites. Moi ? Oh, je pars en Colombie avec mes pouvoirs. Calacas m’a dit que c’était un très beau pays et que le climat était meilleur qu’ici. – Mais Robert, je ne serai jamais aussi fort que toi. – Samou, tu es jeune. Tu veux brûler les étapes. Plus tu rencontreras d’épreuves, plus tu seras fort. Tu viens de réussir la première. Chaque chose en son temps. »

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Samou tient promesse et libère Lasmo. Il disparaît dans un grand courant d’air en grommelant : « Je reviendrai. » Samou, Calacas, le dragon, La Chose et Robert éclatent de rire. Ils savent tous que désormais la ville saura se défendre grâce au démon de Samou que la bague contrôle.

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L’ensemble des élèves de Première CAP ELEC du Lycée la Tournelle à La Garenne-Colombes ont participé à la réalisation de ce projet : David ARIAS BONILLA, Sékou BADIAGA, Kelvin BASINC, Chouaïb BERIBECHE, Kyrylo BURDO, Yacine DIDOUNE, Moussa DOSSO, Zakaria EL IDRISSI, Youssef EL KHAIDAR, Georges GOMIS, Alexandre GRAPIN, Jessy GUERET, Seydi GUY, Ridha KADRI, Seydou KONATE, Mohammed RHALLOUCH, Isaias SANCHES CARDOSO, Prociyan SATHEES, Sangeeth SATHEESKUMAR, Mackenson SENAT, Konaté SEYDOU et Hamady TRAORE. L’écriture des 4 Histoires incroyables a été coordonnée par la professeure de Français Tatiana SINKOVEC et les auteures Séverine CORREYEUR, Mathilde PUCHEU. Amélie EDOIN, Directrice du Labo des Histoires Île de France les a mises en relation. Le travail d’illustration a été suivi par la professeure d’Arts Appliqués Manon BEUCHOT et l’illustrateur Guillaume REYNARD.

Ce travail a été rendu possible grâce au soutien de l’Arcadi Île de France et de sa représentante Carolina CONTRERAS-SALVOS. Mme le Proviseure du Lycée des Métiers La Tournelle, Katia MATAR et l’ensemble de son équipe ont soutenu cette démarche d’écriture et de dessins mêlés.

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Lycée des Métiers La Tournelle 87 Boulevard national 92250 La Garenne-Colombes


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