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LE SARRAZIN

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SARRAZIN JOURnAL OFFICIEL DE LA COMMUnE DE LA SARRAz JUIn 2012 Tous ménages

Prochainement, les travaux du Chêne…

Dès août, les travaux de la rue du Chêne débuteront. Avec ses quelque 8000 véhicules par jour, dont plus de 300 poids lourds, la nécessité de la réaménager s’avère indispensable. Le but de ces aménagements vise à mieux structurer cette rue en fonction du projet global de réfection des anciens faubourgs, à renforcer la continuité spatiale et à maintenir une vitesse modérée des véhicules afin de limiter les nuisances sonores et d’assurer la sécurité des deux roues et des piétons. On en profitera également pour mettre en évidence l’entrée de la localité au carrefour de la Foule, comme cela a été fait au Bourg de Jougne et à la rue de la Gare, par un traitement surélevé en enrobé de couleur beige. La chaussée, quant à elle, se verra recouverte d’un revêtement bitumineux phono-absorbant réduisant les bruits de roulement. Une bande cyclable de 1,50 m de largeur maximale, légèrement surélevée, et un trottoir continu, côté Jura, d’une largeur moyenne de 2 m et flanqué d’une bordure de granit, contribueront à préserver l’intégrité des non-conducteurs. Au droit des profils 42 à 45 (face au garage Vladika), la géométrie de la route sera

modifiée avec la création d’un S qui aura pour effet de modérer le trafic et d’aménager, côté plaine, une place en belvédère confortable, soulignée par des platanes, ainsi qu’un emplacement pour les nouveaux containers à ordures. Cet agencement sera réalisé de telle sorte qu’il sera entièrement pris sur le domaine public et les parcelles communales. Nécessité fait loi Un resserrement associé à un passage piéton a été décidé à la hauteur des parcelles numéros 46 et 50, ralentissant encore la vitesse des véhicules. Le projet permettra, tout au long de la rue du Chêne, à deux voitures de tourisme de se croiser aisément, la géométrie du rétrécissement permettant également le passage d'un poids lourd sans déborder de la chaussée. Deux passages piétons sont prévus à l’entrée et à la sortie du carrefour de la Foule, ainsi qu’à la sortie du chemin des Prés-Morés et de la route de la Foule. De plus, une petite zone de verdure verra le jour à peu près la hauteur du resserrement côté Eclépens. On profitera bien évidemment de ces travaux pour réévaluer la qualité des canalisations et les adapter aux besoins de la séparation eaux claires et eaux usées,

ainsi qu’au chauffage à distance. Ces modifications occasionneront la suppression de quatre places de parc sur la placette située juste en amont du numéro 9. Les trois situées devant l’imprimerie et les trois autres dans la descente à gauche étant, pour leur part, conservées. Les accès aux parkings privés seront, bien entendu, maintenus. Le chantier, qui durera environ huit mois, s’ouvrira au pont de la Venoge et se poursuivra jusqu’au carrefour de la route de Ferreyres. Bien que l’accès aux riverains soit garanti dans la mesure du possible, l’emprise des fouilles suscitera quelques perturbations dans le trafic. La largeur de la chaussée permettra de maintenir une voie de circulation dans la partie inférieure de la rue du Chêne, ce qui ne sera plus possible lorsque les travaux aborderont la partie supérieure, plus étroite. La circulation sera réglée en accord avec le service cantonal des routes.

Sommaire

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Conseil communal Energies renouvelables Dans l’antre de la PC Casse dans les bus Abbaye de La Sarraz Manifestations Goûtez aux crus sarrazins Têtes nouvelles au château Nouveau défi énergétique Mots croisés Emondage, élagage Containers enterrés Concours Capitale suisse du tire-bouchon

3 3 4-5 5 7 7 9 10 11 11 13 13 13 14

Impressum EDITEUR RESPONSABLE Municipalité de La Sarraz MUNICIPAL RESPONSABLE Jean-François Meylan RÉDACTEUR EN CHEF Roger Simon-Vermot

RÉDACTION ET PUBLICITÉ Dialimo Route de Ferreyres 19 Case postale 50 1315 La Sarraz Tél. 021 866 77 82 dialimo@hotmail.com

IMPRESSION Imprimerie de La Sarraz Rue du Chêne 4 - 1315 La Sarraz imprimerie@venoge.ch PARUTIONS Juin - Septembre - Décembre - Mars


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Conseil communal Comité 2012-2013 Président : Jean HUBERT 1er vice-président : à repourvoir 2e vice-président : à repourvoir Secrétaire : Isabelle CHEVALIER Vice-secrétaire : Christine MBIAnGA Scrutatrices : Isabelle ROMy et Cosette MERULA Scrutateurs suppléants : Monique AnTOnIn et Eric GEnTOn Ormonant pure souche (il y tient !), mais né à Lausanne en septembre 1958, le nouveau président du Conseil communal est arrivé dans notre bourg à l’âge de 25 ans. Il prendra ses fonctions le 1er juillet prochain. Apprentissage de monteur-électricien au Sépey, puis quelques années de pratique à Genève et Lausanne l’ont conduit à La Sarraz où il reprend l’entreprise Baudraz, sise au numéro 4 de la Grand-Rue. C’est là qu’il passera sa maîtrise d’installateur-électricien, l’autorisant, entre autres, à former des apprentis. Entré au Conseil communal de La Sarraz en automne 1985. il en fut une première fois le président pour l’année 1992-1993 puis, suite à la motion Joliquin donnant la possibilité de poursuivre un an de plus, il rempile jusqu’en 1994, ce qui a valu ainsi à Jean Hubert d’être le premier à présider le Conseil deux années consécutivement. Elu 1er vice-président du bureau 20102011, il en deviendra donc pour la seconde fois le président dès ce début juillet.

JUIn 2012 Mener à terme, ce que ses prédécesseurs ont commencé, tel est le but du nouveau président. Et aussi conforter les liens existant entre le Conseil et la Muni. «Les élections cantonales et fédérales étant passées, ça sera une présidence assez calme. Je ne veux rien révolutionner, il y a assez de pain sur la planche comme ça pour que l’on ne se crée pas de nouveaux problèmes». Fondée en 1983, la société J. Hubert SA emploie 10 personnes dont 3 apprentis. Membre de la Commission d’examens d’installateur-électricien depuis 25 ans, de l’Abbaye de La Sarraz durant 14 ans, Jean Hubert partage équitablement son temps entre son travail et les loisirs. Adepte de la plongée sous-marine, du ski et de la cueillette des champignons, il est un fan inconditionnel de l’Asie, un continent qu’il connaît bien et où il se rend régulièrement. Plutôt manuel, il aime à cultiver son jardin, et aussi les 200 m2 de Pinot noir de sa vigne personnelle. Côté cuisine, si les plats relevés asiatiques ont ses faveurs, il ne dédaigne pas pour autant le filet de perches de chez nous. Eclectique, doté d’un bon sens de l’humour, le nouveau président du Conseil communal sarrazin est à l’image des gens de ce coin de pays: un bon Vaudois!

Propositions pour la piscine

Bientôt 300 habitants de plus

Mandatés par l’ARCAM et dans le cadre des cours de management de projets de l’Ecole internationale de tourisme à Lausanne, des étudiants ont proposé un repositionnement du camping et de la piscine. Il en est résulté cinq variantes qui seront étuL’équipe d’élèves auteurs diées et mises de cette étude. en parallèle avec les données d’une autre enquête en cours. Parmi les idées soumises par le groupe de jeunes, la création d’un wellness et spa, qui permettrait une exploitation annuelle, la création d’un univers médiéval avec la construction de chaumières « authentiques », ou celle d’un espace aventure, de détente et de découverte ludique, le tout dans un esprit écologique.

Les terrains susceptibles d’êtres construits deviennent rares sur le territoire communal. Aussi a-t-il été décidé, de concert avec le canton, de classer trois zones intermédiaires en zones à bâtir, étant entendu que ce sera pour des habitations groupées, suivant en cela les directives des autorités cantonales voulant une réduction drastique de la surface des parcelles autour d’une maison. Finie donc la construction de villas sur 1 000 m2 ou plus. Deux zones feront l’objet, dans un avenir proche, d’un plan de quartier, la troisième (celle de Trambounaz située entre le chemin de l’Esterel et la route de Ferreyres côté Ferreyres), étant, pour l’instant, laissée en suspens. Les deux terrains en question 4 900 m2 aux Buis, côté Ferreyres de la route menant à Saint-Loup, et à peu près autant à Pré-Magnin, juste au-dessus de la zone de La Prairie, devraient chacun accueillir quelque 100 habitants répartis dans une trentaine de logements dans de petits locatifs. Avec sa gare, son service de bus et ses commerces dans son périmètre centre, notre commune aurait droit, si l’on se réfère à la planification vaudoise, à 300 habitants supplémentaires d’ici 15 ans. A ce moment, il restera la possibilité d’accueillir encore une centaine de personnes. Reste à établir des plans de quartier pour les deux zones à l’étude aujourd’hui, plans au sujet desquels, la population, le Conseil communal et le Canton auront encore leur mot à dire pour les faire accepter.

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Facilités pour le recours aux énergies renouvelables La facture d’électricité que chacun reçoit comprend outre la consommation du courant, des postes concernant l’acheminement de celui-ci, l’utilisation de l’infrastructure (le réseau), ainsi que des taxes fédérales, cantonales et communales. Au nombre de ces dernières, un émolument a été fixé par un règlement du Conseil d’Etat pour l’usage du sol communal. Celui-ci se monte à 0,7 ct/kWh., taux accepté par le Conseil communal lors de sa séance du 3 octobre 2007. 40 % de cette indemnité sont affectés aux frais d’installation et d’utilisation du réseau électrique communal et 60 % à un fonds spécifique destiné à promouvoir les énergies renouvelables et les économies d’énergie tant au niveau public que privé. Lors de sa séance du 26 avril, le Conseil communal a présenté un règlement en 19 points, définissant les conditions d’attribution de ce fonds, dont les grandes lignes sont les suivantes : «Toutes personnes physiques ou morales établies à La Sarraz peuvent bénéficier de subventions du fonds pour des projets sis sur le territoire communal. La Municipalité est compétente pour traiter les demandes d’aide financière. » Des critères clairs et précis Pour être pris en considération, les projets doivent répondre à l’un des objectifs suivants: le recours aux énergies indigènes et renouvelables ; les économies d’énergie ; l’utilisation rationnelle d’énergie ; le développement durable. Il faut aussi indiquer clairement les résultats attendus et permettre le contrôle du résultat obtenu. Avant toute réalisation, le requérant doit présenter un dossier écrit à la Municipalité, au moins un mois avant le début des travaux. Celui-ci comprendra un plan de situation de l’objet en question, les plans de construction de l’ouvrage projeté, un descriptif des travaux prévus, un devis de réalisation, les compléments pour les installations « MInERGIE », le justificatif de la qualité thermique de l’enveloppe du bâtiment concerné, toutes informations nécessaires à l’examen des aspects légaux, techniques, économiques et financier, ainsi que les autres demandes de subvention fédérales ou cantonales. L’aide accordée est promise pour une durée de deux ans. Si les conditions sont remplies et sous certaines conditions*, l’aide communale sera de 100 fr./m2 pour les capteurs solaires thermiques et cellules photovoltaïques ; de 3 000 à 4 500 fr. pour les pompes à chaleur ; 1 000 à 2 000 fr. pour un chauffage au bois ; 1 500 à 2 000 fr. pour un chauffage utilisant des pellets ou bois déchiqueté. Une subvention de cas en cas sera accordée également aux personnes désirant se raccorder à un réseau de chauffage à distance à énergie renouvelable et une participation de 300 fr. est prévue pour l’achat d’un vélo électrique ! * Demander le règlement complet à la Maison de Commune. Règles simplifiées pour le photovoltaïque Sous la pression du Grand Conseil vaudois, le gouvernement va permettre la pose de panneaux solaires sans autorisation. Il faudra pour cela que leur surface n’excède pas 32 m2 et que les panneaux ne dépassent pas 10 cm la couverture du toit. Cette décision évitera de coûteuses mises à l’enquête.


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Visite dans l’antre de la PC... Le sous-sol de la salle des gym des Guébettes est consacré à la protection civile de notre commune. Deux entités se partagent la surface, remplissant chacune un rôle bien précis : l’abri public, autrefois nommé abri antiatomique pour la population, et la construction utilisée par la Protection civile. Cette dernière, de 587 m2, comprend une grande pièce faisant office de réfectoire ou de salle de cours, de divers locaux pour le matériel (compresseurs, apPierre-Alain Collet, pareils de régionale levage, éclai- Commandant de la PC depuis 1997. rages divers, tire-forts, tronçonneuses, génératrices, etc), de même que pour les commandement et transmissions. Elle comporte également un central téléphonique et radio connecté aux autres postes de commandement régionaux, à l’Hôpital de Saint-Loup, au centre de formation de Gollion, à la Rega, à l’armée ainsi qu’aux services des gardesfrontières et de police. Il sert aussi aux communications internes du bâtiment. Outre des espaces techniques destinés aux appareils de ventilation, de chauffage, filtre à air au charbon actif, groupe électrogène, à la réserve de mazout, ou encore pour la logistique, on y trouve aussi une cuisine fort bien équipée, ainsi qu’un dortoir pour le personnel féminin d’une quinzaine de places et les sanitaires qui vont de pair. Ces installations desservent l’ensemble et permettent une autonomie estimée à quatorze jours dans le sous-sol du bâtiment. La commune loue ces locaux trois ou qua-

tre fois l’an à l’armée dans le cadre des cours de répétition, faisant ainsi connaître La Sarraz à une centaine de soldats à chaque fois. Ils servent aussi à la formation des soldats astreints à la protection civile, trente jours par année. On est très bien protégés L’abri public, quant à lui, occupe une surface de 332 m2, où sont réparties cinq cellules comportant chacune une cinquantaine de lits, ainsi que des lavabos et WC. On y accède par un sas de décontamination dans lequel, si nécessaire, l’on doit rester 7 minutes avant de pouvoir pénétrer dans les locaux. Un poste sanitaire permet aussi de loger les personnes à mobilité réduite ou en EMS, le tout étant pourvu de trois sorties de secours débouchant dans la cour de la salle de gymnastique. Mis à part cette importante infrastructure, notre commune est dotée d’un autre abri public dans le bâtiment Coop, ainsi que d’autres sous les collèges, et privés dans ses immeubles et villas. En tout, ce ne sont pas moins de 135 locaux de secours qui y sont recensés, ce qui représente une couver-

CALIMERO Jardin d’enfants / UAPE

Ch. du Levant 23 - LA SARRAZ

Unité d’accueil pour écoliers de la 1re enfantine à la 4e primaire

Lundi - Mardi - Jeudi - Vendredi 7 h 30 - 18 h Mercredi 7 h 30 - 14 h

Jardin d’enfants

de 2 à 5 ans

Lundi - Mardi - Jeudi - Vendredi 8 h 15 - 11 h 15 Renseignements : 078 638 70 16

ture de protection de 106 %, soit 2 469 places pour une population de 2 324 habitants. notre district possède encore deux autres abris publics de l’importance de celui des Guébettes, à Cossonay et à L’Isle. De plus petits sont insérés dans la quasi totalité de nos villages où 120 soldats sur les 385 incorporés dans la PC sont chargés de s’occuper du tout et de l’entretenir. Avec la nouvelle loi qui passera en votation au Grand Conseil vaudois en septembre ou octobre prochain, la régionalisation de la protection civile se trouvera modifiée et calquée sur les nouveaux districts. Ce qui diminuera de moitié les 21 postes de commandement actuels, en simplifiant du même coup la gestion sécuritaire. Plus d’obligation dans les villas Il y a un an, le Conseil national s’était prononcé en faveur de la levée de l’obligation de construire des abris antiatomiques privés. Suite aux événements de Fukushima, Tout est prêt au cas où…

OUVERTURE Thérapie et soins au cabinet ou à domicile Drainage lymphatique

Infirmière indépendante

pris en charge par certaines caisses complémentaires

soins sur ordre médical remboursés par les assurances maladie

SUSANNE MOSER Route de la Paix 18 1315 LA SARRAZ

Tél. 079 654 00 22 susanna.moser@hispeed.ch www.infirmieres-a-domicile.ch


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Les tâches de la PC La protection civile assume des tâches de protection, d'assistance et d'appui. Elle est avant tout un moyen d'intervention dans le cadre du système coordonné de protection de la population. En principe, elle est engagée pour renforcer les autres organisations partenaires, en particulier lors d'événements de grande ampleur s'étendant sur une longue durée. Elle accomplit les tâches suivantes : • mise à disposition de l'infrastructure de protection et des moyens permettant de transmettre l'alarme à la population ; • encadrement de sans-abri et de personnes en quête de protection ; • protection des biens culturels ; • appui aux autres organisations partenaires, notament en cas de catastrophe ou en situation d'urgence ; • appui aux organes de conduite dans les domaines du suivi, de la communication, de la protection ABC et de la logistique ; • travaux de remise en état après un événement ; • interventions en faveur de la collectivité. La cuisine, lieu d’importance capitale.

le ton a changé et par 94 voix contre 74, il a reconnu, tout comme dans les hôpitaux et les homes, la nécessité de tels abris dans les zones où il en manque (900 communes du canton accuseraient actuellement un déficit). Dans les régions présentant des lacunes, ce sont les communes qui doivent construire, équiper et entretenir des abris publics. En principe, sur le plan privé, on ne construira des abris que dans des immeubles d'une certaine taille (au moins 38 pièces, ce qui correspond à 25 places protégées). En revanche, on peut renoncer à la construction d'abris dans les régions où les besoins sont couverts. Des dérogations sont également possibles dans les communes de moins de 1 000 habitants. Le besoin de construire un bunker privé dans sa villa a, quant à lui, été levé en 2009 déjà. Toutefois, s'il n'est pas réalisé d'abri lors de l'édification d'une maison d'habitation, les propriétaires doivent s'acquitter d'une contribution de remplacement. Ces recettes sont versées aux cantons pour le financement d’abris publics des communes et la modernisation d’installations privées. Le solde est affecté à d’autres mesures de protection civile. Réalisés dans la perspective d'un conflit armé, les ouvrages de protection peuvent également servir d'hébergement de fortune lors de catastrophes et de situations d'urgence. Le principe de base voulant que chaque habitant doit disposer d'une place dans un abri situé à proximité de son domicile. notre pays est quadrillé par environ 360 000 abris auxquels s'ajoutent 2 300 constructions protégées.

Casse dans les bus! Quatre des six bus scolaires et de ligne faisant la navette entre La Sarraz et Montricher subissent régulièrement des dégâts divers, certains garnements se faisant un malin plaisir à détériorer l’équipement des véhicules. Ce manque de respect à l’égard du matériel est devenu une véritable plaie depuis troisquatre ans, si bien que CarPostal a instauré un système de médiateurs visitant les classes. Avec un succès hélas assez mitigé. Des ceintures de sécurité pleines de nœuds ou coupées au cutter au ras du siège, tags au stylofeutre ou au tipp-ex liquide, banquettes éventrées et vidées de leur rembourrage, dossiers fracassés (ils s’y mettent à trois ou quatre), Serge Clément, responsable d’exploitation à la SAPJV en a marre, vraiment ! Et il y a de quoi ! Cela a lieu le plus souvent à l’arrière du véhicule, en silence. Lorsque 40 gamins remplissent le bus, il est bien difficile au chauffeur de surveiller ce qui se passe à l’intérieur en même temps que de conduire. Il arrive néanmoins qu’un ou l’autre de ces chenapans se fasse attraper. Identifié grâce à son abonnement, son cas sera communiqué à l’ASISEVV* qui pourra cas, échéant, aller jusqu’à interdire de bus l’enfant. Le plus souvent, une lettre et la facture des dégâts aux parents peuvent suffire, mais en cas de récidive, ceux-ci devront trouver un autre moyen d’amener leur gosse à l’école. Toutefois, la plupart des coupables passent entre les mailles du filet et les compagnies de transports doivent y aller de leurs deniers pour réparer les dommages. En 2010, sur les quelque 50 000 francs dépensés par la SAPJV pour réparer sa flotte, seuls environ 3 000 francs ont pu être remboursés par les parents concernés. Ceci, en plus de quelques milliers de francs payés par l’assurance des bus. « On est bien loin

du compte ! » regrette Serge Clément qui avoue cependant que les parents contactés jouent assez bien le jeu, des élèves fautifs allant même jusqu’à envoyer une lettre d’excuse au chauffeur ou à l’entreprise. Alors, mettre des contrôleurs dans les véhicules sur chaque course ? L’expérience a été tentée avec des parents volontaires. Les gosses se sont moqués d’eux, leur ont manqué du plus élémentaire respect. Ils n’ont pas supporté. Ils n’ont pas tenu une semaine ! Il faut avoir une certaine formation pour gérer 40 ados dans un bus et les budgets des compagnies ne le permettent pas pour l’instant.

Il y a bien sûr les médiateurs rétribués par CarPostal chargés d’informer les enfants en classe sur ce qu’ils risquent lors de ces écarts de conduite. De temps à autre, ils accompagnent les élèves durant le trajet et ceux-ci restent alors sages comme des images. Mais ils sont bien trop peu nombreux, et il faudrait pouvoir escorter chaque course à risque… Et si c’était une question d’éducation ? * Association Scolaire Intercommunale La SarrazEnvirons et Veyron-Venoge


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Du 7 au 9 juillet, ce sera l’Abbaye! Communément, le mot abbaye évoque un bâtiment où des religieux paisibles s’adonnent à la prière et à la méditation. En Pays de Vaud, il signifie aussi concours de tir, fête populaire et vin coulant à profusion. Depuis le 27 juin 1803, date de sa fondation, l’Abbaye des Carabiniers de La Sarraz donne, tous les deux ans, rendez-vous à la population. L’occasion de faire la fête ensemble dans une ambiance chaleureuse et amicale.

Un processus immuable Le sport, lui, commencera le dimanche précédant l’Abbaye avec le tir anticipé, afin que les gens travaillant le samedi suivant, jour de la fête, puissent faire partie du classement. Une fois sur deux, la compétition se déroule à l’addition des points, en alternance avec le meilleur coup centré, chaque participant ayant droit, dans un cas comme dans l’autre, à quatre tirs. En fin de journée, le cortège officiel démarrera de la cantine pour se rendre au parc du château où seront couronnés le roi de l’Abbaye, ainsi que le roi et la reine du tir des enfants (jusqu’à 16 ans révolus), les filles concourant dans une catégorie à part. Prendront part au défilé les membres de l’Abbaye, bien sûr, mais aussi les sociétés locales, les sociétés de jeunesse de La Sarraz et des environs avec leurs chars

décorés, l’Echo du Mauremont, ainsi qu’un corps de musique invité (cette année, l’«Harmonie La Lyre» d’Echallens). La journée se terminera par un repas à la cantine, autour de laquelle des attractions foraines divertiront petits et grands, ainsi que par un bal jusqu’à point d’heure. Le lendemain, dimanche, les membres participants et les comités des Abbayes avoisinantes se retrouveront au Bourg de Jougne pour se rendre au parc du château où se déroulera un culte œcuménique, avant que tout le monde ne

rejoigne les bords de la Venoge pour le banquet officiel préparé comme de coutume par la famille Porchet. Cela non sans avoir effectué quelques haltes désaltérantes chez la syndique, l’abbé-président, les restaurateurs, les rois du tir. Et, comme il se doit, la partie officielle se verra ponctuée de discours de la syndique, du pasteur, de l’abbé-président et d’un invité d’honneur, cette fois Olivier Feller, conseiller national, le tout animé par Guy Thonney, sacré major de table pour l’occasion. La fête se prolongera jusqu’au lundi avec un cortège et un repas de midi à la cantine. Jean-Luc Guerry, Abbé-président de l’Abbaye des Carabiniers de La Sarraz donne donc rendez-vous, du 7 au 9 juillet prochain, aux habitants du bourg et d’ailleurs. ne reste plus qu’à commander le beau temps. Mais ça, hélas, ce n’est pas de son ressort ! Le cortège en ville qui permet de faire connaissance avec les rois.

Photo : PAP

En majorité masculines, bien que les plus récentes, comme celle de Moiry, fondée en 1997, y acceptent aussi les dames, les Abbayes vaudoises contribuent à rendre l’arme de service un peu plus douce et Jean-Luc Guerry, Abbésympathique aux yeux des président pour la dernière fois. citoyens. Les tirs sportifs s’y déroulent dans un climat plutôt bon enfant, le but étant avant tout de se retrouver et festoyer durant trois jours dans les rues décorées de la cité ou sous la cantine. Indissociables du folklore vaudois, les Abbayes constituent un événement incontournable, aussi bien pour le public que pour leurs membres, tous, de part et d’autre, se réjouissant de cette communion festive. Celle des carabiniers de La Sarraz compte 360 adhérents, provenant, outre de notre commune, d’Eclépens, Orny, Pompaples, Ferreyres, Moiry, Dizy, Chevilly et Lussery-Villars. Avec celle de Cossonay, elle est la plus importante du district. Tout commencera déjà sept jours avant l’événement, avec la vente des livrets de fête et des billets de tombola dans les magasins, ainsi que la récolte du buis pour fabriquer des guirlandes garnies de fleurs en papier, qu’habitants et commerçants du lieu poseront le soir durant la semaine. Le mardi, c’est à la collecte de sapins que les organisateurs s’attelleront, traditionnellement dans les bois de Juriens. Les branches et cimes serviront à la décoration de la ville et de la cantine. Les trois fontaines villageoises se pareront également de fleurs et d’épicéa, enjolivées qu’elles seront par des jardiniers professionnels. Voilà pour le cadre.

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Agenda des manifestations JUIN 15-30 Château : Printemps musicaux du Milieu du Monde 23-24 Château - respectivement à 20 h et 17 h : « Le Château à Toto » JUILLET Tout le mois Château : Destins de pierres et de chiffons 7-9 Cantine , château et toute la ville : Abbaye 12 Piscine : Repas des apprentis 14 Chez la famille Fürst, à La Sarraz : soirée italienne de la paroisse protestante AOÛT Tout le mois Château : Destins de pierres et de chiffons SEPTEMBRE Tout le mois Château : Destins de pierres et de chiffons 20 Sortie annuelle de la SIC Envoyez vos manifestations à la rédaction, nous les annoncerons dans la mesure du possible.


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Goûtez aux crus sarrazins! Vous ne serez pas déçus! Nos vins communaux, qu’ils soient blancs ou rouges, rencontrent un succès grandissant. Que ce soit dans la localité ou aux alentours, ils sont appréciés pour leurs belles qualités dues aux soins compétents qui leur sont dispensés de la vigne à la mise en bouteilles. En 2013, les crus de La Sarraz auront vingt ans. C’est en effet en 1993 qu’a eu lieu la première récolte. Plantée en 1990 sous l’ère de Jacky Francfort, alors syndic de notre commune, la vigne sarrazine était composée de deux demi-poses en parts égales entre Chasselas et Gamay. Aujourd’hui, suite au remplacement progressif des plans morts de raisin rouge par 5 % de Gamaret, les 5 000 m2 de notre vignoble produisent trois cépages différents donnant quelque 1 800 bouteilles de rouge (Gamay/Gamaret) et 2 000 de blanc (Chasselas). Dès le début, le souci fut d’améliorer constamment la qualité en diminuant la production, la taille des ceps, d’abord « Guyot » (mi-haute, 8 sarments), a passé en cordon de « Royat » (6 sarments) pour abaisser le nombre de grappes, finissant par n’en laisser qu’une par sarment. Ce qui a entraîné une réduction d’environ un bon tiers du rendement des quotas en fruits, bonifiant ainsi de manière sensible le produit fini. La cave communale, sise dans les sous-sols de la Maison de Commune, était à l’origine louée par Louis Vannaz, marchand de vins à La Sarraz. Petit à petit, ses différents locaux ont été repris par la commune pour son usage personnel. Les vins rouges sont mis en vente quatre ans après la vendange, après avoir passé un an en fûts de chêne d’âges différents, et trois autres années en bouteilles stockées en cave. Tous les ans, la moins bonne des barriques est remplacée par une neuve, fabriquée avec du chêne coupé sur le territoire communal ou de la région. Quant au vin blanc, il est proposé l’année suivant la récolte du raisin déjà. Haute qualité au rendez-vous La vigne de La Sarraz est cultivée par les professionnels du Domaine du Château d’Eclépens. Chaque automne, des citoyens volontaires, des retraités, une classe d’école, les employés communaux et des membres des autorités procèdent à la vendange dans une ambiance très sympa, et sous l’œil attentif et bénévole de Jacky Francfort qui ne voudrait manquer ce moment pour rien au monde. Une fois récolté, le raisin est transporté à Cully jusqu’aux Caves du Petit Versailles,

Pouvant être gardé sans problème de 8 à 10 ans, voire plus, il accompagnera volontiers les viandes rouges, un plat de pâtes ou la charcuterie. La Sarraz, commune viticole, bénéficie d’un micro-climat très fa-

Jacky Francfort dans la pratique de l’art délicat de la dégustation.

où les Frères Dubois le vinifient avant vorable à la culture de la vigne. D’ailleurs, qu’ils ne le réexpédient en bouteilles pour plusieurs vignerons amateurs, dont nole blanc, en vrac pour le rouge, à La Sarraz tamment le Docteur Bonnard, ont bien pour y être encavé. compris depuis longtemps, toute la riLes vins communaux, issus à 100% de La chesse qu’ils pouvaient tirer de son sol. Sarraz, font l’objet de soins attentifs. Surtout pour ce qui concerne le rouge dont les tonneaux doivent êtres étroitement surveilLes vins de La Sarraz sont disponibles lés. Afin de conserver intacte la qualité du en tout temps à la Maison de Comvin qu’ils renferment, le Municipal responmune aux heures d’ouverture des busable de la vigne, Frédéric Gasser et Jacky reaux. Francfort procèdent régulièrement à la déLe vin blanc labellisé «Terravin » gustation et au recapage de toutes les barcoûte 8 fr. la bouteille de 70 cl ; le rouge riques, autrement dit au remplacement du 12 fr. Il existe aussi des flacons de 50 cl liquide évaporé naturellement dans chaque aux prix respectifs de 6 fr. et 9 fr. fût, afin de maintenir ceux-ci bien pleins et éviter, ainsi, une oxydation qui pourrait ruiner le vin. Sec et floral à la Nicole Resplendino fois, le vin blanc Partenaire commerciale JEMAKO sarrazin s’accorde à merveille avec les poissons et les fromages à pâte dure. ➣ Spécialiste en entretien écologique Il convient aussi ➣ Nettoyage de fin de chantier très bien servi en apéritif. Le rouge, ➣ Conseil, vente de fibre et microfibre quant à lui, est un assemblage Gamay-Gamaret, Ch. des Bourneaux 7 Mob. 079 473 74 31 floral, léger et mi1315 LA SARRAZ n.resplendino@bluewin.ch néral, qui « descend bien droit » !


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Têtes nouvelles au château Dans un souci de mieux professionnaliser l’administration du château, son comité l’a doté d’un nouveau conservateur et d’une nouvelle intendante. Au bénéfice d’une riche expérience acquise durant plusieurs années à des postes similaires, ces deux personnes ont déjà fait la preuve de leurs compétences et de leur dynamisme. Leur portrait pour faire connaissance.

Madame l’Intendante…

Cultivant des liens étroits avec notre région, la nouvelle intendante du château de La Sarraz n’a guère eu le temps de souffler depuis son arrivée en février. Outre la gestion et la promotion des bâtiments, ou encore la responsabilité du personnel, elle a dû faire face à une importante inondation révélant inopinément quelques trésors artistiques cachés sous le salpêtre, comme un cadeau de bienvenue. Les esprits malins rôdant dans les coursives obscures du vénérable édifice n’auraient pu faire mieux en guise de baptême… née à Lausanne, mère de deux ados, Catherine Boillat s’est éprise de ce coin de pays de Vaud dès l’enfance déjà. Ses parents le lui ont fait découvrir au cours de nombreuses balades à vélo ou à pied, le nozon, la Tine de Conflens, Romainmôtiers dont son père contribua à la vocation artisanale, ou encore ce château qu’elle a visité souvent, l’ayant, l’air de rien, remplie d’un bonheur durable. Aussi est-ce sans appréhension aucune qu’elle a postulé la place laissée libre par Madame Sophie Mols, riche d’une expérience puisée dans un parcours atypique, marqué au sceau de l’art et de l’histoire. Apprentissage de commerce à la BCV, puis auditrice à Oxford pour y apprendre la langue de Shakespeare, la revoilà à Lausanne dans une banque sud africaine, tout en suivant des cours d’histoire de l’art et d’espagnol à l’Université populaire. Ce sera ensuite l’Ecole hôtelière où elle devient assistante de direction avant de passer au marketing et aux relations publiques. C’est là que la jeune femme fera ses armes d’intendante et enrichira ses connaissances linguistiques en allemand, en plus du français, de l’espagnol, de l'italien, de l’anglais… et du vaudois ! La famille s’étant agrandie, elle choisit alors un poste moins contraignant dans une fiduciaire, et crée une association bénévole pour les personnes s’occupant de gens souffrant de maladies psychiques. Suivront une étape à la

fondation Toms Pauli et ses tapisseries, ainsi qu’au Musée d’archéologie et d’histoire de Lausanne, au moment de la découverte des tombes étrusques du Mormont. Attirée par la transmission du savoir, ainsi que par la culture, elle obtient un certificat de muséologue dispensé par l’association suisse des musées, qui lui permet de mettre un pied au Palais de Rumine dont elle devient l’intendante, une situation qui légitimera tout ce qu’elle a emmagasiné durant ces 25 ans « d’apprentissage ». Et aussi un tremplin idéal pour accéder à son rêve sarrazin. Bien décidée à dépoussiérer les activités de notre château en les rendant moins élitaires, Catherine Boillat veut restituer ce site magnifique à la population en y contribuant à l'organisation d'expositions temporaires et des spectacles pour tous avec le nouveau conservateur, Olivier Robert, tout en améliorant l’accueil. Les visites à la lanterne dès le coucher du soleil remportent déjà un immense succès. « J’ai envie que les Vaudois et même les Suisses fassent connaissance avec ce château unique, habité pendant plus de 1 000 ans par la même dynastie et possédant un potentiel de développement insoupçonné ». Concernant le projet «Thematis » que nous avons décrit dans le dernier « SARRAzIn », l’intendante le considère comme une piste à suivre de près, en créant, par exemple, une fondation. Mais elle sait aussi que tout cela devra se faire en douceur, à la vaudoise, quoi !

Monsieur le Conservateur…

Depuis août dernier, le château de La Sarraz s’est doté d’un conservateur. Originaire des Verrières, dans le canton de neuchâtel, Olivier Robert connaît bien l’édifice, il y a été guide depuis 2009. Habitant d’Orny, à cinq minutes à vélo, il a empoigné sa tâche avec passion, dépassant de loin dans son engagement, les 20 % que lui accorde ce poste.

Titulaire d’une licence d’histoire en faculté de lettres de l’UnIL, il a poursuivi sa formation en archivistique aux Archives nationales de Paris avant de se voir confier la responsabilité des archives et de l’information documentaire de l’université lausannoise, emploi qu’il occupe aujourd’hui encore à côté de ses fonctions sarrazines. Féru d’histoire contemporaine, d’informatique et de musique (classes de piano et de théorique musicale au Conservatoire de Lausanne), metteur en scène de théâtre et d’opéra, éducateur, Olivier Robert est l’auteur de nombreuses publications dont la dernière « Destins de pierres et de chiffons » sert de guide à l’exposition que l’on peut voir au château jusqu’au 30 novembre. Depuis son arrivée cet homme d’action a fait bouger un certain nombre de choses dans l’organisation muséale du bâtiment patrimonial, qu’il aime particulièrement pour son incroyable équilibre architectural et les trésors secrets qui restent à y découvrir. La bibliothèque en est un exemple tangible. Accessible aujourd’hui sur Internet, le recensement de ses ouvrages a passé de 1 600 à 6 000. En ouvrant les tiroirs de meubles séculaires, en cherchant dans les recoins, d’étonnants objets ont été mis à jour, telle cette paire de bottines ayant appartenu à Hélène de Mandrot, sa baignoire personnelle, ou encore une collection de moules à bricelets et un carrousel à fers à repasser jamais exhumés jusqu’ici. En collaboration avec l’UnIL, des étudiants participent aux recherches, apportant ainsi une contribution appréciée dans des événements spécifiques. « nous voulons diversifier notre public en axant d’abord nos efforts sur la jeunesse et les groupements d’aînés. nous désirons faire perdre à ce bâtiment l’image élitaire qu’on lui applique à tort aujourd’hui » résume le conservateur qui rejoint ainsi l’objectif de l’intendante. Ce qu’il veut aussi, c’est apporter une cohérence dans les activités de la saison, alléger autant que possible le patchwork de manifestations sans liens entre elles, d’où la thématique de la mort cette année, déclinée au gré d’expositions, de conférences, de manifestations et de fêtes diverses. L’an prochain, ce sera au tour de la Renaissance. Pour intéressant qu’il soit, le projet «Thematis » manque, selon Olivier Robert, d’une vision de la réalité des impressionnantes collections que recèle le château. « nous possédons là une richesse patrimoniale énorme et c’est avant tout cela que l’on doit mettre en valeur ». Un avis partagé par les Amis du château mais qui exigerait la nomination d’un conservateur à plein temps. Or, bien que disposant aujourd'hui d’un personnel compétent qui accepte de travailler au tarif minimum, manque bien sûr le nerf de la guerre. Même si l’ARCAM y va de ses deniers, les miracles ne sont pas au rendez-vous. néanmoins, faisant preuve d’un optimisme à toute épreuve, le conservateur Robert s’est fixé pour but de doubler la fréquentation du château en un an. Avec pour seul viatique des idées. Et il en a beaucoup ! Et de bonnes !


LE SARRAZIN

JUIn 2012

Nouveau défi énergétique Depuis près de 20 ans, la cimenterie Holcim d’Eclépens récupère la chaleur émise par ses propres installations pour fournir à ses voisins du chauffage à distance. C’est la mission de Cadcime SA qui, après la salle de Gym et le quartier des Guébettes, va alimenter en 2012 deux nouveaux bâtiments à La Sarraz : la Maison de Commune et le collège des Terreaux. Après une dizaine d’années à bénéficier en interne de cette énergie issue de la valorisation des déchets en guise de combustible, Holcim a décidé d’utiliser son potentiel pour approvisionner en chaleur le village d’Eclépens puis La Sarraz et Pompaples. C’est ainsi qu’est née Cadcime SA en 1993, dont les premiers kWh ont été livrés en décembre 1994. Selon Thierry Guignard, son directeur, « il était indispensable de gagner l’intérêt des communes précitées, ainsi que d’avoir le soutien du canton et un subside d’Energie 2000 pour lancer le projet.» Ce qui se réalisa sans trop de peine, si bien qu’aujourd’hui, la société dispose d’un réseau de 14 km desservant, en plus, la zone industrielle de Daillens. Elle assume ainsi les besoins en chauffage de 160 abonnés de toutes tailles, de la villa individuelle aux bâtiments communaux ou industriels, en passant par l’hôpital de Saint-Loup, les Centres de tri de la Poste ou les serres Pittet. Le réseau de chaleur est un système permettant de distribuer par un réseau de canalisations un fluide chaud à distance sous une forme facilement utilisable : une eau à 110° C maximum au départ de la cimenterie et de 40° C au retour. Le procédé fonctionne en circuit fermé et comprend deux canalisations : l’une pour conduire le fluide vers les usagers et l’autre pour le retour. Chaque utilisateur prélève la chaleur du réseau pour son propre système de chauffage, grâce à un poste de distribution qui se substitue à une chaufferie classique et, par le truchement de pompes adéquates, produit également l’eau chaude sanitaire. Un compteur assure la mesure de la chaleur consommée permettant l’établissement de la facture, le raccord au réseau et les travaux qui en découlent étant pour l’essentiel financés par la société Cadcime. Bientôt tous au réseau ? La Sarraz imagine raccorder graduellement tous ses bâtiments communaux à la chaleur à distance. Un certain nombre de bâtiments privés le sont également grâce à la conduite de la rue des Terreaux, telles la maison abritant la droguerie, celle du kiosque, du magasin d’électricité Chezeaux ou encore du garage Mermoud. En fait, tous les immeubles de la Grand-Rue pourraient être reliés à cette canalisation et ainsi bénéficier du chauffage à distance. D’ailleurs certains seraient en attente des prochains travaux de séparatif pour faire le pas. Quant à la rue du Chêne, Cadcime SA espère

participer aux fouilles prochaines pour équiper le secteur jusqu’au garage Vladika et, par la suite, au restaurant du Soleil. La pose de cette conduite est conditionnée par l’adhésion de six abonnés au minimum, ce qui ne semble pas insurmontable. Les avantages de ce système de chauffage sont surtout perceptibles sur les bâtiments neufs ou ayant subi d’importantes transformations, l’argument principal étant écologique (énergie perdue sans cela, donc de caractère renouvelable), mais aussi économique, son coût de revient étant sensiblement moins élevé que la mazout ou le gaz. Depuis 18 ans que le sys-

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tème a été mis en place, la satisfaction des usagers est unanime : aucun abonnement n’a été résilié. La quantité d’énergie livrée à ses abonnés par Cadcime SA atteint 27 millions de kWh par an. Ce qui équivaut à près de 3 millions de litres de mazout dont les prix fluctuent régulièrement, eux. En utilisant ce réseau, ce sont plus de 7 000 tonnes de CO2 qui sont économisées, bien que pour produire son énergie, la firme en rejette près de 1 000. Une firme qui voit l’avenir avec une certaine sérénité, elle qui prévoit d’accroître ses livraisons de chaleur de 30 % d’ici 2018. Et ce en plus de la poursuite d’un ambitieux projet visant à produire de l’électricité à partir de rejets thermiques de la cimenterie et aussi de se lancer dans l’exploitation de la géothermie.

Le collège des Terreaux et la Maison de Commune, tout prochainement reliés au réseau de chauffage à distance.

Mots croisés

Solutions en p. 14

HORIZONTALEMENT 1. L’envoi est pour lui 2. Toufous - Préposition 3. Eructer - Hume 4. Mot de choix - Dépistage des anticorps 5. Rondelet 6. Prouverai 7. En-cas de nourrisson - Passer au blutoir 8. Rage très classique Bien connu - Eau de Grenoble 9. Juron de bébé - Grand vitrail - Dans le vent du moment 10. Concrétions de grands fonds - Existent VERTICALEMENT A. Manquement à la loi B. Tronquer C. Partie de partie - Prend patience D. Mise en réseau - Il vaut de l'or E. Excitations perturbatrices F. Surgi Pièce de viande - Bovidé d'autrefois G. Attribués Petit problème H. Outil de dessinateur - Déchiffrerais I. Alternasses les cultures J. Lieu de recueillement K. Abjuré - Irlande poétique L. Montèrent au cerveau


LE SARRAZIN

JUIn 2012

Emondage des haies et élagage des arbres La Municipalité rappelle qu’en bordure des routes et chemins publics, les haies doivent être émondées et les arbres élagués, selon les art. 8 et 10 du règlement d’application du 19 janvier 1994, de la loi du 10 décembre 1991 sur les routes. Emondage des haies Les hauteurs maxima admissibles, mesurées depuis le bord de la chaussée, sont les suivantes :

a) à une hauteur maximale de 0,60 m lorsque la visibilité doit être maintenue b) de 2 m dans les autres cas. Elagage des arbres Les branches des arbres s’étendant au-dessus des routes cantonales et communales doivent être élaguées de la façon suivante : a) au bord des chaussées : à 5 m de hauteur et à 1 m à l’extérieur b) au bord des trottoirs : à 2,50 m de hauteur et à la limite de la propriété. Les propriétaires fonciers et fermiers sont invités à exécuter ce travail le plus rapidement possible, dernier délai au 15 septembre 2012, faute de quoi ils seront dénoncés et cette tâche sera exécutée d’office et à leurs frais, selon l’art. 15 du règlement précité. Les dispositions de la loi à ce sujet sont applicables toute l’année. La Municipalité

10 stations de containers enterrés Les quartiers neufs des Guébettes et de Maillefer sont déjà équipés, mais huit autres endroits de notre bourg vont l’être d’ici la fin de l’année. Ensuite, dès 2013, sera mise en application la taxe au sac dans notre commune. Quelque 600 000 francs ont été investis dans cette réalisation. Outre les stations citées plus haut, les emplacements suivants sont à l’étude : – au chemin du Record, à l’emplacement faisant angle avec celui d’Esterel ; – près de l’arrêt de bus de la Route de Ferreyres ; – à l’entrée du parking du terrain des sports ; – aux emplacements actuels des poubelles de la rue des Terreaux et de la Piscine ; – au milieu de la rue du Chêne côté Eclépens ; – à l’angle de la ruelle menant au Château depuis la Grand-Rue et la rue du même nom ; – à l’entrée du parking de la Grande salle, sur la route des Guébettes ; – au voisinage du bancomat BCV.

Le système fonctionnera à l’aide d’une carte nominative à se procurer au bureau communal, qui permettra d’ouvrir le container pour y déposer des sacs de 35 ou 110 litres achetés dans le commerce. Il suffira de présenter la carte devant l’écran du container et d’appuyer sur une pédale commandant l’ouverture de celui-ci. Il ne restera plus qu’à y glisser son sac avant qu’il ne se referme en rechargeant sa batterie pour la prochaine visite. Le remplissage de ces réceptacles est suivi par le service de voirie et le transporteur qui les vident dès qu’ils sont pleins. Un container avale l’équivalent de sept actuels ce qui, outre son aspect esthétique ou une nette diminution de la diffusion des odeurs, constitue un avantage non négligeable du point de vue de la surface utilisée. Chaque poste comprendra deux containers, quatre d’entre eux comportant un récipient pour les sacs de 35 litres et un pour ceux de 110 litres. Ce pas important dans la gestion de nos déchets ménagers coûtera, au départ, 1,80 fr. par

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Attention aux pickpockets ! Les magasins, les centres commerciaux et leurs parkings sont des endroits très fréquentés. Profitant de cette aubaine, les pickpockets et autres malfrats s'activent pour exécuter leur activité délictueuse. Rusés, seuls ou à plusieurs, ils profitent de l'inattention ou trompent leurs victimes en ayant recours à bon nombre d'astuces. • n'ayez qu'un minimum d'argent et de cartes bancaires sur vous ! • Portez votre sac à main en bandoulière serré sous le bras. Fermez le sac à main et tournez le côté ouverture contre vous ! • Mettez le portefeuille ou le porte-monnaie de préférence dans une poche intérieure qui, si elle est munie d'une fermeture éclair, sera fermée. • Faites preuve de vigilance et de méfiance à l'en droit d'inconnus qui vous accostent sous n'im porte quel prétexte notamment dans les par kings de centres commerciaux (renseignement sur plan ou carte routière, chat blessé sous le véhicule, pneu dégonflé, fuite d'huile).

sac de 35 litres et 5,50 fr. pour ceux de 110 litres. Ce en plus d’un forfait annuel de 80 fr. par adulte ou 300 fr. maximum par ménage. Chaque ouverture est enregistrée automatiquement à la Bourse communale, la facture étant établie deux fois l’an. Les autres déchets continueront à pouvoir être déposés à la déchetterie communale, à raison de 1 m3 maximum par transport et par jour. Les containers sarrazins tels qu’ils se présenteront. Ici ceux de la route de Ferreyres.

Connaissez-vous votre bourg ?

Concours

Où se trouve cette « Pierre à sabot » ? Réponse à faire parvenir jusqu’au 15 juillet 2012 à : Rédaction du « SARRAzIn », Dialimo - Case postale 50 - 1315 La Sarraz Le ou la gagnant(e) du tirage au sort parmi les bonnes réponses recevra un bon d’achat de Fr. 50.– à faire valoir au magasin Güttinger Fleurs à La Sarraz. Les deux containers à habits faisant l’objet du concours du 15 mars se trouvaient à la gare de La Sarraz. Gagne un bon d’achat de Fr. 50.– à échanger à la boucherie Lüthi à La Sarraz : Madame Marianne Parisod à La Sarraz.


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LE SARRAZIN

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La Sarraz, capitale suisse du tire-bouchon Depuis une dizaine d’années, en Suisse, sa veuve ne pouvant conserver la maison, l’offensive des capsules à vis a détrôné le une association s’est créée sous l’impulsion traditionnel bouchon de liège. 60 % des d’amis du défunt, le docteur Georges Thilo bouteilles de vin produites chez nous sont, et Rémy zali, afin de trouver un lieu pour en effet, scellées de cette façon contre en- présenter ce trésor de manière attractive viron 30 % fermées de manière classique. tout en poursuivant la recherche de nouD’où la nécessité de conserver au patri- velles pièces pour l’enrichir. Ainsi est née moine de la vigne et du vin cet objet ma- l’Association des Amis du tire-bouchon, gique dont le son, si bien utilisé, ravi le rapidement soutenue par la commune et cœur et aiguise les papilles : le tire-bou- le château qui lui a offert les murs de la chon. La Sarraz contribue à la sauvegarde de ce sympathique instrument grâce à l’initiative d’un de ses habitants, Albert Kaiser, qui a eu un jour l’idée de les collectionner et même d’en fabriquer. Une véritable passion pour ce serrurier-tourneur qui avait fait de son atelier un musée original, comptant pas moins de 1 200 Eric Pantet, président de l’Association des Amis du tire-bouchon. queues de cochons en métal, surmontées de manches extrê- Débridée, au Musée du cheval. y sont acmement variés, témoignant de la fantaisie crochées de somptueuses vitrines dans lesdébridée de leurs concepteurs et d’une quelles sont désormais exposés quelque 1 500 objets indispensables à l’ouverture imagination sans frontière. d’un flacon. Aujourd’hui présidée par l’ancien MuniciEn constant mouvement Poignée de porcelaine d’une chasse d’eau, pal Eric Pantet, l’association est composée personnalités politiques sculptées, mé- d’une quinzaine d’amis pomelkophiles dailles commémoratives, petits bons- (c’est ainsi qu’on nomme les collectionhommes humoristiques et coquins, sans neurs de tire-bouchons), qui se retrouvent oublier, bien sûr, les ceps de vignes plus ou chaque semaine pour leur stamm à la moins gros, tout était bon pour en faire un Croix-Blanche et une fois l’an pour une tire-bouchon. Certains sont de véritables course en garçons, généralement dans un œuvres d’art, des sculptures croquigno- endroit où se trouve un musée dédié à leur lettes dont le charme désuet suscite sou- passion commune. C’est ainsi qu’en septembre prochain, ils se rire et nostalgie. rendront à Constance avec une provision De provenances diverses, chacun a son hisde tire-bouchons à échanger. toire, la plupart ayant été trouvés au cours de voyages dans le monde entier et offerts Leur activité passe aussi, bien évidemment, en cadeau. Le plus ancien date de 1840, par l’entretien de la collection et le netl’un d’eux fut la propriété d’Eddy Merckx, toyage des vitrines afin que les visiteurs le coureur cycliste, d’autres proviennent de puissent l’admirer dans des conditions Russie, d’Italie, de France ou de musées idéales. Et des visiteurs, il y en a ! la Désemblables dans le monde, suite à des bridée étant fort prisée pour des repas, échanges. Bref, on avait là une collection apéritifs et autres manifestations en tous magnifique que peu de personnes, finale- genres. Cela fait même partie de la visite du château et du Musée du cheval, les ment, avaient eu la chance de visiter. A la mort de son propriétaire, en l’an 2000, mêmes horaires étant appliqués.

Administration communale Secrétariat municipal Bourse communale Ouverture des guichets : Lundi au vendredi 13 h 30 à 16 h 30 Mercredi jusqu’à 18 h ou par téléphone de 7 h 30 à 11 h 30 et de 14 h à 16 h Secrétariat municipal Tél. 021 866 02 20 Bourse communale Tél. 021 866 02 24 Contrôle des habitants Tél. 021 866 02 21

Pharmacie de garde Centrale des médecins et médecins-dentistes Tél. 0848 133 133 Vétérinaire de garde Votre vétérinaire vous renseignera.

Numéros d’urgence Police 117 Sapeurs-pompiers 118 Ambulance 144 Intoxications 145 REGA 1414 Urgence AIEM (réseau d’eau) Tél. 079 485 62 05 en cas de non-réponse 079 857 93 81

Déchetterie Samedi Mercredi

9 h à 11 h 45

du 1er mars au 31 oct. du 1er nov. au 29 janv.

16 h à 18 h 30 14 h à 16 h 30

Spécialement pour les commerçants, industries, artisans et agriculteurs : Mercredi et vendredi 11 h à 11 h 45

Déchets verts COMPOSTIÈRE DE LA VENOGE Lundi au vendredi 8 h à 18 h non-stop Samedi 1er mars au 31 oct. 10 h à 15 h

D E R O G A T I O N

E C O U R T E R

S T I N E R V E T E R L S E R A S S O T E S T T E E E S U N A R O D U L E

A L L O U E S

T A E S S L O I L R A A S I S O S E S S

I R E E N G I L E I S E E R I O N

E N T E T E R E N T

Le Sarrazin no 8 2012  

Journal officiel de la Commune de La Sarraz no 8 de juin 2012

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