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Discours du Maire à la population. Vendredi 6 janvier 2012 Seul le prononcé du discours fait foi. Discours sous embargo Monsieur Jean Michel COUVE, Député du Var, Monsieur François TRUCY, Sénateur du Var me prie de bien vouloir l’excuser de son absence, Madame Corinne ORZECHOWSKI, Sous-préfète de Draguignan, qui me prie de bien vouloir l’excuser. Elle est en ce moment même aux vœux de Monsieur le Maire de Draguignan, Max PISELLI que j’excuse également ce soir. Monsieur Albert VATINET, Conseiller Général, Vice-président du Conseil Général du Var et Maire de Bormes les Mimosas, Monsieur Alain SPADA, Conseiller Général, Madame Anne-Marie COUMARIANOS, Maire du Rayol Canadel, Madame Florence LANLIARD, Maire du Plan de la Tour, Monsieur Alain BENEDETTO, Maire de Grimaud, Monsieur Roland BRUNO, Maire de Ramatuelle, Monsieur Jean-Jacques COURCHET, Maire de La Garde-Freinet, excusé Monsieur Gabriel CIARIMBOLI, Maire de la Môle, Monsieur le docteur François GIMMIG, Maire de la Croix Valmer, Monsieur Vincent MORISSE, Maire de Sainte-Maxime, Monsieur Jacques SENEQUIER, Maire de Cogolin Monsieur Jean Pierre TUVERI, Maire de Saint-Tropez, Monsieur Yvon ZERBONE, Maire de Gassin, excusé Monsieur Léon ANDRE, Maire Honoraire de Cavalaire-sur-Mer, Monsieur Louis FOUCHER, Maire Honoraire de Cavalaire-sur-Mer Capitaine Frédéric MARC, commandant du groupement de Gendarmerie de Gassin, Major Thierry RIVIERE, Commandant la brigade de Gendarmerie de la Croix Valmer, Major Jean Jacques GIMENEZ, Commandant le centre de secours de Cavalaire-sur-Mer, La DDTM direction départementale des territoires et de la mer, DDTE Direction Départementale du Travail et de l'Emploi, M. Guillaume CELLIER, Directeur du parc national de Port Cros, Monsieur Le Curé Robert PEMBELE, Mesdames et Messieurs les élus, Adjoints et conseillers municipaux, Chères Cavalairoises, Chers Cavalairois, Merci à tous de votre présence. Merci aux élus Cavalairois, Adjoints et Conseillers qui me font l’honneur d’être à mes côtés sur cette tribune, ce soir. Je tiens à saluer, au nom de toute l’équipe municipale, les services municipaux et le service communication, mais aussi tout particulièrement, les services techniques, le service des sports et mon secrétariat particulier, pour la bonne organisation de cette manifestation. Je remercie aussi tous les agents qui ce soir, vous ont accueillis et celles et ceux qui tout à l’heure assureront le service au buffet. Remercier aussi tous les adjoints qui ont permis que cette cérémonie soit une réussite du point de vue technique. Je tiens enfin à dire combien j’apprécie aussi la présence de tous les élus qui nous font l’amabilité d’être dans cette salle. Tous les élus le savent. Une commune n’est pas une administration qui agit seule, isolée et coupée du monde et des autres acteurs locaux. Seule, elle n’est rien et seule, elle ne peut souvent, rien faire. Alors, au nom de cette dépendance étroite qui nous lie pour un meilleur service public local, je veux personnellement remercier le Capitaine Frédéric MARC, le Major Thierry RIVIERE, pour les services de la gendarmerie, le capitaine Michel SEITZ et le Major Jean-Jacques GIMENEZ, pour les sapeurspompiers. Je veux leur dire à quel point nous sommes sensibles, de leur présence à nos côtés, de leur engagement de tous les jours au service de notre commune et de notre population. Chers Cavalairois,


Cette cérémonie des vœux est avant tout un rendez-vous. Dans toutes les communes de France, il est d’usage que le Maire adresse ses vœux à la population. Pour moi, pour tous les élus Cavalairois qui sont à mes côtés sur cette tribune, c’est un moment particulier, un moment privilégié. Les vœux du Maire à la population sont une forme de civilité républicaine à conserver. Ils sont une marque de politesse de la part de ceux qui sont élus à l’égard de ceux qui les élisent. Ces vœux ont été avant l’heure, et sont toujours, l’expression de la proximité qui doit exister entre les Français et leurs élus locaux. D’autres formes plus modernes de communication sont à l’œuvre aujourd’hui, pour améliorer l’échange et le débat entre élus et citoyens. Internet, les magazines municipaux, la participation désormais obligatoire des citoyens aux grands débats locaux, ont permis depuis quelques décennies, que la distance qui sépare élus administrés, diminue sans cesse. A Cavalaire-sur-Mer, les deux forums de Printemps et d’Automne, mais aussi les réunions de concertation publique que nous avons eues sur l’environnement et l’urbanisme, sont les temps forts de ce dialogue continu que j’appelle avec l’ensemble du Conseil Municipal, de mes vœux. Mais les sujets que nous abordons là sont limités par leur objet. S’ils sont capitaux pour notre ville, ils ne couvrent pas toute la vie et l’actualité municipale. Ce soir, ces vœux nous donnent l’occasion de dépasser le stade de la simple information thématique sur tel ou tel dossier. Ils permettent de vous informer de manière globale, à l’échelle du territoire entier de la commune, de ce que nous avons réalisé pour vous cette année et de ce que nous nous apprêtons à faire aussi pour vous dans les années à venir. Ces vœux permettent donc, au sens propre, d’élever le débat. L’action politique n’est jamais une aventure en solitaire. Autour de moi, toute l’année, 12 mois durant, mon équipe d’adjoints et les 20 conseillers municipaux participent à un objectif commun : celui du « bien vivre ensemble ». Toutes et tous jouent leur rôle, et accomplissent à plein, le mandat que vous leur avez confié. Bien sûr ils critiquent, bien sûr ils amendent et ils améliorent à l’occasion, les propositions faites, mais s’ils le font, c’est toujours pour que la meilleure et la plus profitable des solutions voit le jour. Je veux ajouter que toutes ces actions que nous réalisons au jour le jour, ne visent pas qu’à répondre aux besoins immédiats de la population. La politique n’est ni une aventure en solitaire, ni une sorte de self-service public qui ne consisterait qu’à satisfaire toutes les demandes qui nous sont adressées. L’action politique - et c’est toute sa noblesse - oblige bien sûr à répondre aux attentes présentes, mais oblige aussi à anticiper l’avenir, à avoir une vision et garantir nos capacités à répondre aux besoins de demain. Cavalaire-sur-Mer d’hier, Cavalaire-sur-Mer d’aujourd’hui et de demain, passé, histoire, action au présent, projets et progrès ne font qu’un pour nous. Tout cela forme les contraintes stimulantes qui guident notre travail et nos objectifs. Alors ce soir, vous l’aurez compris, c’est de l’action à réaliser pour demain et des projets que nous souhaitons mettre en œuvre pour après-demain, dont je souhaite vous parler. L’année dernière, ici même, j’évoquais notre engagement pour une réfection entière de l’allée des Bains et de l’allée Henry Gros. L’année dernière, rappelez-vous, c’est sous la pluie, au milieu des flaques et de la boue, que vous aviez rejoint tant bien que mal ce gymnase. Aujourd’hui même, ce chantier est achevé. Et c’est dans des conditions de confort et d’agrément bien meilleures que vous avez pu venir jusqu’ici. La facilité, la sécurité et l’utilité qu’apporte cette liaison piétonne pour le commerce et les usagers, depuis le parking du centre-ville jusqu’au port et à l’avenue des Alliés, sont un acquis pour Cavalaire-sur-Mer d’aujourd’hui et pour Cavalaire-sur-Mer de demain. L’année dernière, ici même, je parlais du chantier des Mannes et des Canissons – 2 millions d’euros d’investissement, deux kilomètres de voies entièrement refaites, réseaux compris. Aujourd’hui, vous le savez, ce chantier est terminé.


L’année dernière, ici même, je parlais d’une nouvelle aire sportive pour les jeunes en libre accès. Aujourd’hui, vous le savez, l’aire multisports est ouverte à notre jeunesse. Elle se trouve juste derrière ce gymnase et elle a été inaugurée en octobre dernier. L’année dernière, ici même, je m’engageais, et avec moi mon équipe, à ce que tous les Cavalairois dans la peine, n’aient pas à parcourir 18 km et à passer, l’été, une heure sur les routes, pour aller veiller leurs morts à Grimaud. Je m’engageais à ce qu’un nouveau funérarium soit construit ici, sur un terrain communal, au plus près des familles. Aujourd’hui même, vous le savez, les travaux du funérarium sont engagés et d’ici avril, ils seront achevés. L’année dernière, ici même, je vous parlais de la nécessité d’organiser l’été, pour notre tourisme et nos commerçants, mais aussi pour notre image et pour toute notre population, de grands concerts gratuits avec des artistes de rangs nationaux et internationaux. Aujourd’hui même, vous le savez, les 4 grands concerts de l’été ont réuni - quatre soirs durant - près de 40.000 personnes. Cet évènement a été salué par la presse comme l’une des très grandes réussites de l’été 2011 à l’échelle de tout le golfe et de notre département. L’année dernière, jour pour jour, je vous parlais de notre projet de tableau blanc interactif et de cartables informatiques pour les élèves de l’école primaire. Aujourd’hui même - vous ne le savez pas encore - mais l’instruction du projet avec les services de l’Education Nationale est achevée. L’école la Roseraie sera dotée dès septembre prochain, de ces nouveaux outils qui feront de notre établissement, un établissement à la pointe des techniques pédagogiques. L’année dernière ici même, je vous parlais de la vidéo-protection. Aujourd’hui même, vous le savez, celle-ci est opérationnelle depuis début juillet. L’année dernière ici même, je vous disais, pour la 4ème fois consécutive et conformément à mes engagements de 2008, que les impôts n’allaient pas être augmentés à Cavalaire-sur-Mer en 2011. Aujourd’hui, vous le savez, cette promesse faite est une promesse tenue. Je peux ajouter, ce soir puisque notre budget vient d’être voté, que pour 2012 et pour la 5ème année consécutive, les impôts ne seront pas augmentés à Cavalaire-sur-Mer. L’année dernière ici même, enfin, je vous disais que nous tenions à vous rendre compte de tout ce que nous avons réalisé depuis 2008. En octobre dernier, vous l’avez tous reçu, notre bilan de mi-mandat présenté lors du Forum d’Automne et déposé dans votre boîte aux lettres, fait le compte des 280 actions au service de Cavalaire-sur-Mer, que nous avons réalisées pour vous en 36 mois. Pour le quotidien, pour le service que nous avons à vous rendre, les mots - je vous le dis - ne sont pas suffisants. Nos concitoyens veulent que de la parole, l’élu en vienne au fait et à l’action. Il faut être efficace. Il faut tenir bon et faire ce que l’on a promis. C’est ce que nous essayons de faire année après année pour vous et pour Cavalaire-sur-Mer. Ce que je souhaite, ce que toute mon équipe souhaite, ce que nous souhaitons tous, c’est d’abord et surtout être concrets, réalistes, être aussi présents et constamment au service d’une ville et de toute sa population. On pourrait se satisfaire de nos résultats. Nous pourrions même nous en réjouir, mais je tiens à vous le dire aussi : on ne s’en contente pas. Pour nous, le reste - c’est à dire l’essentiel - est encore à faire. Parler de toutes ces choses qui restent à faire - et je me permettrai d’y revenir dans un instant suppose de se soumettre à une double exigence : celle de vous informer dans la plus grande transparence. La transparence, c’est aussi de ne pas oublier de dire ce que l’on n’a pas pu faire. La transparence, c’est de ne pas oublier de vous en donner les raisons. Il y a deux dossiers pour lesquels je souhaite ce soir, que cette exigence d’information et de transparence ait lieu.


Je veux parler ici du Jas et des Canissons. Certains regrettent, et sur le fond ils n’ont pas tort, que ces chantiers ne sortent pas de terre assez vite. Mais on ne construit pas un quartier entier avec tout ce que cela comporte en équipements et aménagements publics ou sportifs, avec en plus, deux programmes de logements collectifs aidés, comme on fait pousser ses légumes dans son potager. Nous n’avons pas affaire à un programme d’habitation avec promoteur privé et garanties de rentabilité assurées. Là, c’est plus facile ce type de projets sort de terre, on le sait tous, à la vitesse du champignon. Non, quand on parle « aménagements publics », quand on parle « instruction de dossiers administratifs lourds », avec de nombreux intervenants, aussi bien publics que privés, des cabinets conseils, des architectes, des avocats, des banquiers chacun sait qu’il faut du temps. Et certains de ceux qui expriment à juste titre leur regret, ne le savent que trop bien, puisque depuis 20 ans, ils ont été confrontés, eux aussi et sans succès, aux mêmes difficultés. Ces premières remarques étant faites, il faut aller un peu plus loin. L’une des causes principales du supposé retard est due à l’annulation en décembre 2010, du Plan Local d’Urbanisme de 2005 par les tribunaux administratifs. Cette annulation a modifié complètement le contexte juridique et les conditions de négociations avec nos partenaires. On est responsable que de ce que l’on maîtrise. On est en rien responsable de décisions judiciaires prises à l’autre bout du département ou de la France - décisions prises contre des actes administratifs que nous n’avons pas pris nous-mêmes. Malgré ce, il faut faire face et c’est ce que nous faisons. Le temps passé, je tiens à le dire, n’a pas été du temps perdu. D’abord le Jas L’état du dossier à notre arrivée était clair. Pendant des années, on avait négocié sans succès avec le propriétaire. En 2008, j’ai demandé que le propriétaire soit assigné devant le Tribunal de Grande Instance pour non respect de sa promesse de vente. Cela a été fait. Un recours de procédure a ensuite été intenté et rejeté à notre bénéfice. Cela nous a fait perdre deux ans. L’audience au fond vient d’avoir lieu au dernier trimestre 2011. J’ai bon espoir que l’année 2012 permettra de sortir du gué, et de pouvoir avancer désormais concrètement sur ce dossier d’une trentaine de logements collectifs aidés. Ensuite les Canissons Malgré les tracas causés par l’annulation du Plan Local d’Urbanisme, il y a un an, les négociations menées par l’intermédiaire de l’Etablissement Public Foncier Régional - l’EPFR - qui est notre intermédiaire pour l’acquisition de ce terrain, n’ont pas cessées. Le 13 décembre dernier, à Cavalairesur-Mer, dans mon bureau, j’ai reçu Monsieur Didier LAPACHERY, le directeur de l’EPFR. Il m’a confirmé oralement que la caisse sociale d’EDF avait donné son accord de principe pour la vente. Cette vente interviendra très rapidement. Je peux vous le dire, les signatures se feront dans les toutes prochaines semaines. Avant même l’annulation du PLU, nous avions commencé les études. A aucun moment nous avons cessé d’y travailler. Je vous avais d’ailleurs présenté nos hypothèses de travail lors d’un Forum d’Automne. Les études d’impact environnementales viennent d’être lancées. Pour le projet des Canissons, le plus dur est donc désormais derrière nous. Je voulais vous apporter aussi toutes ces précisions pour insister sur un point important : ce n’est pas parce que les choses ne se voient pas que cela signifie pour autant que rien ne se fait. Etre élu, c’est avant tout préparer l’action. Etre élu, c’est rechercher sans cesse, les conditions de la réussite, pour qu’enfin on parvienne au stade de la réalisation. En France, réaliser une opération publique d’envergure, c’est un peu comme la parabole de l’Iceberg. Quand on voit un projet sortir de terre, quand on en voit la pointe ou le bout émergé, on oublie


toujours les sept-huitième du travail qui sont en dessous et sans lesquels il n’y aurait rien de tangible pour celui qui regarde le chantier. Je tiens d’ailleurs à remercier non seulement les élus qui suivent ces dossiers du type « Iceberg » et signalés comme difficiles, mais aussi les agents municipaux qui sont au service de Cavalaire-sur-Mer et qui nous aident au quotidien, nous conseillent pour trouver le meilleur moyen, de faire sauter justement tous ces verrous et toutes ces résistances administratives et juridiques. Je veux aussi élargir le champ de mon propos et dire un mot sur le Conseil Municipal et sur la manière dont nous pouvons travailler ensemble. Nous avons quelques certitudes. Elles touchent d’abord, je crois, aux valeurs que nous partageons. Pour chacun d’entre nous, c’est la qualité du service rendu à la collectivité qui prime. Pour nous tous, Cavalaire-sur-Mer est au-dessus de tout. Je vous le dis : bien souvent, nous sommes sollicités pour privilégier et donner droit à des demandes particulières. Nous y répondons le plus souvent positivement, mais en ayant toujours à l’esprit, l’intérêt général. Il serait facile de céder aux demandes insistantes. Il serait facile de dire oui à ce qui pourrait servir Cavalaire-sur-Mer aujourd’hui, mais qui rendrait demain, notre ville moins attractive et moins belle. Il aurait été plus facile de ne rien faire et d’accepter ce qui se proposait à nous et qui aurait eu des conséquences dommageables : laisser construire de grands immeubles sur le parking du centre-ville ; ne pas rénover l’Hôtel de Ville et ne pas en faire une mairie moderne et fonctionnelle ; ne pas aménager et embellir le square Léon Marius André ou les allées des Bains et Henry Gros. Oui, cela aurait été plus facile. Mais est ce que cela rend service à Cavalaire-sur-Mer ? Non, sincèrement, je ne le crois pas. Avec tout le Conseil Municipal, nous travaillons pour l’intérêt communal. Nous sommes élus pour être au service de tous les Cavalairois, sans distinction de revenus, d’activités ou d’origine au service de tous les Cavalairois, des générations d’aujourd’hui, d’hier et comme celles de demain. Ce « sens du bien commun » pour Cavalaire-sur-Mer, est donc l’une des marques fortes, je le crois, de notre action. Etre juste, être équitable reconnaître à chacun sa différence penser au nouvel arrivant comme au vieux Cavalairois œuvrer pour la jeunesse tout en considérant la place et le soutien légitimement dû aux seniors voilà une logique de l’action publique qui me plaît et qui, je l’espère, trouve et trouvera toujours un écho dans votre cœur. Mais avoir ce souci - j’allais dire ce devoir de vigilance - suppose deux choses. D’abord la volonté, ensuite la méthode de travail. Chacun et chacune des adjoints et des conseillers municipaux travaillent, je vous l’ai dit, au quotidien. A chacun d’entre eux un périmètre de responsabilité, un périmètre d’action et de liberté dans l’action, ont été confiés. Le cap est donné par le Maire et par les adjoints. Les services en prennent acte, nous donnent leur point de vue technique, juridique et financier. Les informations remontent et toutes les décisions d’intérêt communal, sont prises collégialement. Cette méthode de travail, cette gouvernance, est celle du respect et de la démocratie dans notre gestion à l’interne. Nous sommes donc des élus à temps plein. Je travaille, nous travaillons tous sur le territoire communal, pour vous, rien que pour vous. Pour ma part et en plus de mes obligations de maire, je tente en tant que Conseillère Régionale, représentante du Var à Marseille, de mieux défendre encore Cavalaire-sur-Mer, le territoire du Golfe, le pays des Maures, et au-delà, tout notre département du Var. Je le fais à la tribune de l’Assemblée régionale quand l’occasion m’y est donnée. Et je le fais peutêtre plus efficacement, en aidant, dans leur démarche d’obtention de subvention, les associations et les municipalités qui font appel à moi, qui me sollicitent. Voilà une première idée de notre travail et de notre mode de gestion. Mais je veux vous en rendre mieux compte en évoquant quelques dossiers particuliers. Cette année, il a été beaucoup question d’intercommunalité et de budget. La presse locale, mais aussi des voix


beaucoup moins professionnelles et beaucoup moins informées, ont fait leurs choux gras de ces deux dossiers. Mais ils n’étaient pas les seuls. Le chantier de l’Hôtel de Ville a été aussi au cœur de nombreuses conversations. Il a fait couler au moins autant d’encre qu’il a fait gaspiller de salive. Est-ce que ce soir, je pourrai me passer de vous faire part de mes réflexions sur le chantier de l’Hôtel de Ville dont on a dit tant de choses ? Alors deux fois NON, mes chers amis. D’abord parce que je me dois de vous informer, je vous l’ai déjà dit. Ensuite, parce que toutes les bonnes blagues ont une fin. L’Hôtel de Ville, donc. Voilà un chantier attendu par les Cavalairois, depuis au bas mot, 20 ans. Voilà un chantier dont on disait qu’il était indispensable pour notre commune qui ne pouvait accueillir dans son hôtel de ville, les personnes à mobilité réduite où la salle de mariage faisait à la fois office de salle de réunion, de salle du conseil municipal et de salle de réception où le personnel travaillait dans ce qui fut autrefois des pièces d’habitation. Voila aussi un chantier qui était inscrit dans le programme électoral de tous les candidats aux municipales de 2008. Je dis bien : de tous les candidats. Avoir un chantier qui recueillait plus de consensus et d’unanimité que cela, ce n’était pas possible. Il était le projet cavalairois « NUMÉRO UN » aux yeux de tous : de la majorité d’hier et de la majorité d’aujourd’hui, de l’opposition d’hier et de l’opposition d’aujourd’hui. Il était le projet voulu par une écrasante majorité de Cavalairois, Il était un chantier attendu par tous les chefs de services et les agents municipaux. Le projet avançait bien. Chacun avait pu participer et être informer du choix. Ceux qui d’ailleurs pouvaient à ce moment là parler, se sont tus. Et puis d’un coup, voilà que certains n’en voulaient plus. C’était comme à la roulette, au casino : « Attention mesdames, messieurs, rien ne va plus ! » D’abord, il fallait changer le lieu et déplacer l’Hôtel de Ville vers le gymnase. Ensuite, il manquait des places de parking souterrain. Ensuite, l’édifice était dangereux, car selon les dires et la rumeur, il était de type Pailleron. Ensuite, on a dit que les piliers en béton étaient aussi fragiles que du cristal. Ensuite, on a engagé un recours en référé, recours rejeté depuis d’ailleurs, pour suspendre - vous entendez bien - : « pour suspendre » sa construction. Ensuite, car ce n’est pas fini, on a à nouveau dit et redit que l’Hôtel de Ville allait s’effondrer. Ensuite, on a dit que le coût du chantier de l’Hôtel de Ville allait exploser. Ensuite, - Permettez moi de reprendre mon souffle, ces « ensuite » m’épuisent » - . OUI, donc, Ensuite, on a laissé entendre que le chantier allait durer 6 mois de plus, et qu’il fallait s’attendre à passer deux étés consécutifs avec le chantier et toutes ses nuisances. Ensuite - . Et pas plus tard que la semaine dernière – on a dit que le bâtiment s’était affaissé de 40 centimètres - « c’est précis comme chiffre ! » - . Et que dans sa chute « terrible », il avait sectionné les câbles d’alimentation de la sonorisation du centre-ville et que c’est à cause de cet effondrement de 40 centimètres, que la sono ne marchait pas la semaine dernière. A ce stade, ce n’est plus le chantier de l’Hôtel de ville : c’est la tour infernale ! Au début, j’ai rigolé. Ensuite, j’ai souri. Bon, avec le référé, je vous l’avoue. J’ai ri un peu jaune. Et alors, avec l’annulation du référé, je vous le dis de vous à moi en direct : ça a été la franche rigolade. Mais les choses n’en sont pas restées là.


Car au fur et à mesure que les rumeurs allaient bon train, je me disais : « Madame le Maire – Quand je me parle intérieurement, je me parle comme cela, « OUI ! VOUS SAVEZ, MON FAMEUX EGO » - il faudrait peut-être se demander ce qu’il y a vraiment, derrière les rumeurs et ces attaques qui virent à l’obsession et à l’acharnement ». Et je vous avoue que je suis restée - toujours intérieurement - sans voix. Je ne savais pas quoi me répondre. Je vous rassure, cela n’a duré qu’un temps. Aujourd’hui, j’ai la réponse. Etre élu et souhaiter la catastrophe, je crois sincèrement qu’il y a un problème. Et pas qu’un petit problème. Il y a de l’inconséquence et, je le dis comme je le pense : comme une sorte d’immaturité politique à crier sur tous les toits qu’un bâtiment communal va s’écrouler. Je le dis pour moi-même. Je le dis aussi pour ceux que cela concerne. Il n’y a pas à rassurer ou à inquiéter quiconque avec le chantier de l’Hôtel de ville. Sur un chantier aussi important, d’une durée de 16 mois sur lequel travaillent 18 corps de métiers différents il y a toujours, à un moment donné, un retard, une difficulté, un imprévu. Ces aléas sont le propre du secteur de la construction. Quiconque a fait construire sa propre villa, le sait. D’abord les délais de l’Hôtel de Ville sont, à l’heure où je vous parle, tenus. L’Hôtel de Ville doit être livré en mai prochain. Le Directeur Général des Services Techniques, Monsieur Gilles IZAAC suit ce dossier, comme le lait sur le feu. Il organise des réunions avec l’architecte et le maître d’œuvre tous les 15 jours. Il suit, il visite le chantier lui-même toutes les semaines. J’ajoute que ce chantier est suivi aussi, budgétairement, avec la plus grande des vigilances. Monsieur Gille IZAAC a réalisé tous les chantiers qui ont été lancés dans notre ville, depuis plus de 25 ans. Je le connais personnellement en tant qu’élue depuis 1995. Chacun sait, chacun connait ses mérites et ses compétences professionnelles. La légèreté avec laquelle ces rumeurs ont été lancées, sont je vous le dis, inacceptables en soi. Et la vérité, l’évidence que ce chantier est bien mené, apparaitront d’elle-même, quand dans quelques mois, ce chantier sera achevé et quand toute la population Cavalairoise sera invitée personnellement à venir l’inaugurer. Je tiens enfin, ici à saluer tout spécialement le travail, la probité et l’investissement personnel de Monsieur l’adjoint aux Travaux, Serge BONNAMOUR. Avec Gilles IZAAC, Serge BONNAMOUR forment un tandem solide, compétent, de la plus grande rigueur professionnelle. En douter, c’est je crois aussi et malheureusement les injurier. Le budget a fait lui aussi l’objet de quelques tirs qui se voulaient de barrage, comme on aime à le dire dans le milieu spécialisé. La critique est facile quand l’art est malaisé. Notre budget était tantôt trop ambitieux, tantôt pas assez. Tantôt il était laxiste. La semaine d’après, il devenait trop rigoureux. Qu’est-ce que je peux vous en dire ? D’abord, c’est la première fois que le budget à Cavalaire-sur-Mer est voté avant le 31 décembre, comme la loi nous y invite et comme le fait l’Etat lui-même et une très grande majorité de communes. Je pense à certaines communes représentées ici. Ensuite, il nous a fallu tenir compte du contexte de crise économique nationale et internationale. Le risque indirect qui pèse sur la France et donc sur toutes les communes de France oblige qu’à Cavalairesur-Mer, nous jouions la carte de la prudence. Je vous rappelle qu’à un moment donné, il a été évoqué que le recours au crédit soit supprimé pour les collectivités locales. En tout état de cause, les taux d’intérêts sont à la hausse, et il nous faut ajuster le train de nos dépenses. Nous avons voulu le faire d’abord en accentuant notre effort de réduction de nos dépenses de fonctionnement que nous avions amorcé en 2008. Nous avons voulu le faire en maintenant au plus juste le montant de nos investissements pour garantir que l’économie locale et l’attractivité touristique n’en pâtissent pas. Nous avons voulu le faire en maîtrisant les impôts locaux pour ne pas limiter le pouvoir d’achat et le niveau de vie des Cavalairois.


Cela s’est traduit pour 2012, par zéro pour cent d’augmentation de nos impôts communaux. Voilà notre budget. Il n’a qu’un objectif : la bonne gestion et le maintien à un niveau efficace de nos investissements et des services rendus à la population. Ce sont d’ailleurs ces mêmes objectifs qui ont dicté la conduite de Cavalaire-sur-Mer dans l’autre dossier d’importance pour notre commune et pour tout le golfe. Je veux parler ici de l’Intercommunalité. Tout devait être lancé au 1er janvier 2012. Vous le savez, ce rendez-vous est manqué. Selon la presse locale, « l’intercommunalité est dans l’impasse ». C’est une façon de voir les choses. Ce que je crois plutôt, c’est que lorsqu’au niveau national, on lève le pied sur ce dossier, que lorsque le préfet du Var en personne affirme que la carte départementale n’est pas achevée et qu’elle ne pourra l’être que globalement quand on sait que les 153 maires du Var ne sont pas d’accord, que le travail accompli, à ce jour par les 12 maires du golfe ne satisfait pas une majorité d’entre nous. Je dis alors qu’il vaut mieux une impasse temporaire qu’un échec annoncé. Sur quoi n’étions-nous pas d’accord ? Sur les 12 communes, une ne veut pas de l’intercommunalité. Elle l’a déclaré. C’est son droit le plus strict. Respectable et respecté. Certaines autres communes considèrent qu’il n’y a pas suffisamment de prospective et de vision dans l’intercommunalité telle que nous avons commencé à y travailler. Là ce n’est pas un droit : c’est un fait. Il est pour eux indiscutable. J’espère qu’au moment venu, cette dimension soit réévaluée. Enfin, d’autres communes estiment qu’il n’y aucune raison de transférer des compétences à l’intercommunalité, si on n’a pas l’assurance que le service qui vous sera rendu, le sera au même prix et avec la même qualité que celui qui existait jusqu’alors. Cette assurance, nous ne l’avons pas. Cette assurance, Cavalaire-sur-Mer ne l’a pas en matière de collecte des ordures ménagères, de fiscalité, et c’est pour cette raison, qu’elle a cru bon, avec d’autres communes d’ailleurs, qu’il n’était pas possible de passer à l’intercommunalité au 1er janvier 2012. Demain est un autre jour. L’intercommunalité doit se faire et elle se fera. C’est une chance pour notre commune une chance pour tout le golfe. Mais l’état d’esprit avec lequel on doit la faire compte autant, sinon plus que son contenu. C’est pourquoi, j’ai proposé à mes collègues maires, que la recherche d’une gouvernance au consensus soit pour nous tous, une priorité. Et c’est en ce sens, que j’ai demandé qu’au sein du futur bureau intercommunal, tous les maires aient une Vice-présidence et que l’on tente à tout prix de faire prévaloir, la règle « d’un maire, une voix ». Il faut aller au-delà de ce que la loi nous impose. Il faut rajouter de l’esprit d’équipe à la lettre de la loi. Et c’est pour cela que j’ai suggéré qu’une charte de bonne conduite et qu’une règle d’or en matière financière, viennent mieux encadrer et réguler notre travail et le service que demain nous devrons rendre aux 46.000 administrés de nos 12 communes. Pour moi, il s’agit là d’un vœu. Et sans cela – il ne faudra bien sûr forcer personne – l’intercommunalité ne sera qu’une administration de plus vide de contenu fort, vide d’espérance et malheureusement coûteuse. Je ne peux pas aller plus loin, sans évoquer des griefs qui me sont adressés plus personnellement. Je vous avais promis la transparence et je ne veux rien rater ce soir sur ce terrain là. La rumeur, toujours elle. Mais aussi des esprits toujours aussi bien intentionnés, font valoir à qui veut l’entendre, que je tirerai - et avec moi mon toujours et fameux « égo » - quelques satisfactions personnelles à citer tous les labels que la ville a reçu depuis quelques années. Je veux vous rassurer. En ce qui concerne mon égo, sachez qu’il est muselé, que je l’ai bien mis au froid et que je n’entends pas en être l’esclave.


Pour le reste, je vais redire ce que j’ai déjà dit pour qu’on réentende ce que certains ne veulent pas entendre. La ville a été récompensée 8 fois par l’obtention de labels. Elle l’a été à 3 reprises sur 8, avant 2008. Certains des labels obtenus depuis 2008 - je pense par exemple au label qualité des eaux de baignades - sont dus au travail mené depuis des années par les élus qui nous ont précédés et bien sûr par le travail des services municipaux. C’est évidemment à mettre à leur crédit et je n’ai d’ailleurs jamais dit autre chose. Il est vrai en revanche que depuis 2008, nous avons obtenu le label « Famille PLUS », le label « des Trophées de la Communication », le Label « Ville partenaire du don du Sang » la troisième fleur au concours des villes et Balcons Fleuris, la troisième étoile « France Station nautique » et enfin nous avons signé la charte « Pelagos ». Tous ces résultats nous sont propres et je tiens au même titre que les autres, à le faire savoir. Ce n’est pas pour s’en glorifier, mais pour démontrer objectivement la qualité et la reconnaissance du travail qui est effectué. D’ailleurs ces démarches sont aussi des démarches de communication. Et il serait contreproductif de participer à tous ces concours pour ne pas faire savoir quels sont les prix que nous avons obtenus. Je veux d’ailleurs vous faire savoir que nous n’allons pas nous arrêter en si bonne voie, puisqu’en 2012 Cavalaire-sur-Mer, va à nouveau concourir à trois nouveaux labels : Le label « Qualiville » qui permet d’obtenir la certification de la qualité du service rendu par les services municipaux. Avec le nouvel Hôtel de Ville, j’ai peu d’inquiétude à penser que nous ne l’aurons pas. Le label « Adressage » décerné par la Poste aux communes qui s’engagent à passer à l’adressage métrique comme nous sommes en train de le faire. Enfin, le label « Ville Internet ». Le jury se réunit au mois de février, et j’espère que la qualité de notre site internet et son niveau d’interactivité nous permettront de gagner, là aussi, de nouveaux galons. Il ne faut pas avoir honte de mettre en lumière la qualité du travail accompli et donc de nos compétences et de dire à quel point, année après année, nous montons de niveau en termes de savoir-faire et de qualité de vie. Mes chers concitoyens, je crois que nos esprits doivent un instant, se tourner aussi vers la France. Depuis juillet, avec une tendance à la folle accélération, nous nous trouvons plongés, et avec nous, l’Europe et le monde. Dans une situation qui nous stupéfait tous. Nous avons d’abord cru qu’il s’agissait là d’un scénario improbable et menaçant mais encore lointain. Mais d’improbable qu’elle semblait être au départ, nous voyons bien aujourd’hui que la menace s’avère redoutable. Que le risque annoncé s’est transformé en péril de plus en plus imminent. La France est capable de sursaut. Au pied du mur, avec ses partenaires européens, elle tente - et nous avons des forces et des ressources insoupçonnables, pour lutter contre la tourmente spéculative - elle tente, OUI, de resserrer l’ordre et l’unité européenne. Bien des choses impensables, il y a quelques mois, ont été à ce jour décidées. L’Europe resserre ses liens. L’Europe fait front pour résister à ce qu’il faut bien appeler une guerre économique et demeurer la première puissance économique mondiale. L’année 2012 annonce des temps nouveaux et chacun se rend bien compte que notre pays est en train de passer à autre chose. La France de nos parents était celle des « 30 glorieuses ». En 2012, quel qualificatif souhaitons nous donner à cette période qui s’ouvre à nous et qui sera celle de nos enfants ? Ce qualificatif, il n’appartient qu’à nous de le rendre le plus beau et le plus fort possible. Dire, et dire seulement, qu’il en va de notre responsabilité, qu’il en va de notre devoir, serait proprement honteux si nous ne transformons pas cette volonté en actes. A ce titre, le travail que réalisent nos gouvernants, est le même, à une autre échelle évidemment, que celui que mène chacun des maires ici présents.


Nous sommes tous bien conscients du « sabre de Damoclès » qui pèse sur toutes les têtes des élus de France. Aujourd’hui, comme pour la France elle-même, comme pour le Var lui-même. Comme pour le golfe, comme pour nos 12 communes et le pays des Maures, la page qui s’ouvre désormais sur le livre de l’histoire de Cavalaire-sur-Mer, est blanche. C’est en termes de projets, de capacité d’innovations, de volonté au changement et de dépassement de soi, que le défi s’annonce. Nos communes, notre territoire n’ont plus les moyens de faire perdurer, et encore moins de développer, leur économie si elles demeurent figées sur le modèle qui a servi notre réussite depuis le milieu des années 50. Notre population a été multipliée à hauteur de 800%, oui, 800% vous entendez bien, entre 1955 et 2011. L’espace disponible, indépendamment des nécessités de prendre en compte l’environnement, est de plus en plus réduit. L’immobilier s’envole et il est quasi définitivement impossible de loger nos enfants et nos jeunes actifs. Si les derniers espaces naturels sont sanctifiés et deviennent intouchables ; si les espaces à construire se réduisent comme une peau de chagrin, cela signifie que la croissance économique par la seule démographie - c'est-à-dire le nombre de futurs Cavalairois - va très très vite atteindre ses limites. Cavalaire-sur-Mer demain et le Golfe demain, c’est, il faut le savoir, une capacité d’accueil qui va à la baisse. Fondamentalement, il n’est pas raisonnable de puiser à l’excès sur la richesse, sur l’espace et sur les ressources naturelles dont nous avons la charge. Nous n’avons donc aucune raison économique, sociale ou liée à la qualité de vie à faire toujours plus de résidents à Cavalaire-sur-Mer. Ce qu’il nous faut, c’est en revanche toujours plus de jeunes actifs qui puissent demeurer et vivre ici. L’économie, la qualité de vie, la solidarité passent donc par une manière de repenser le tourisme, le service public, le logement et le transport. Nous avons fait quelques tentatives sur ces secteurs. J’ai bien conscience qu’il faut aller plus loin. Il faut sûrement de nouvelles idées, des idées plus novatrices, plus audacieuses. Cet enjeu n’est d’ailleurs rien moins qu’intercommunal et il est le chantier prioritaire et fondamental de notre horizon à moyen terme. Pour nous et pour illustrer une piste d’avenir, je veux terminer en vous parlant du domaine de Foncin. Je viens avec le directeur régional du conservatoire du Littoral, de procéder à une visite et à un état des lieux du domaine et du CASTEOU du SOULEOU. Il est en cours de rénovation complète. Le premier étage, est complètement achevé. Les façades ont été remises à neuf. Le piano de la famille Foncin a rejoint le salon. Comme les livres et tout le mobilier. Demain dans ce décor d’un autre âge, des cartes viendront compléter et enrichir ces murs. En 2012, le Conservatoire du Littoral, la ville de Cavalaire-sur-Mer et la Bibliothèque de France vont signer une convention dédiant à la maison FONCIN, la mission d’espace d’exposition permanent de cartographie ancienne. Elle devrait voir le jour au 3ème trimestre de cette année. Elle sera un lieu exceptionnel en France, culturel et décentralisé, historique et scientifique, écologique et architectural, retraçant les avancées techniques grâce auxquelles, l’homme a tenté au long des siècles, de se représenter l’espace et la terre, les montagnes et les océans. Cet espace sur la cartographie ancienne est aussi une histoire des chemins et des routes que l’homme a tracés pour se déplacer dans le monde. Elle sera donc comme une porte vers l’ailleurs. Vers le Monde et vers la Méditerranée. Avec les sentiers qui seront ouverts au public, avec la dimension découverte de ce site exceptionnel, nous aurons là une double entrée à la fois culturelle et environnementale qui apportera beaucoup, il me semble à l’offre touristique, à la commune et au-delà à l’ensemble du territoire du Golfe. J’aurai l’occasion de vous en reparler bien sûr toute au long de l’année, soit dans notre magazine, soit lors d’un de nos forums.


Voilà, chers concitoyens, ce que j’avais à vous dire. Vous avez devant vous des élus heureux du mandat que vous leur avez confié. Pour nous tous, c’est un honneur, et nous en mesurons chaque jour la charge et les responsabilités. Soyez assurés que nous avons de la joie à réussir quand nous parvenons à lever les obstacles. Soyez aussi assurés de notre opiniâtreté et de notre volonté, face aux difficultés. A ces moments là, c’est en pensant à Cavalaire-sur-Mer, à sa beauté, à son cadre de vie exceptionnel, c’est en pensant aussi à la qualité du service public communal que nous vous devons, que nous trouvons les moyens d’une énergie nouvelle. Il n’y aurait d’ailleurs aucun mérite particulier à avoir, si nous n’avions devant nous que des horizons dégagés. « On peut faire quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin » dit Goethe, et je crois que cette petite citation philosophique a bien du sens et de la profondeur. Elle en a en tout cas pour moi et je me permets de la livrer à votre réflexion. Chers concitoyens, chers élus, mes chers collègues, je veux que nous adressions d’abord nos vœux à la France et à tous nos compatriotes. L’année 2012 sera pour elle et pour nous, et à bien des égards, une année exceptionnelle. Les destinées de la France seront remises en mai prochain, lors des présidentielles et des législatives, entre les mains des Français. En même temps, notre économie sera soumise comme jamais, aux forces d’un contexte économique particulièrement difficile, où la détermination autant que le courage, seront décisifs pour nous tous. A la veille de choix aussi fondamentaux à la veille de mois aussi difficiles, j’adresse avec l’ensemble du Conseil Municipal de Cavalaire-sur-Mer tous mes vœux de réussite à notre Nation. Que chacun d’entre nous se sente concerné, que chacun porte et élève sa part de civisme et de citoyenneté, et la France comme à son habitude, à l’heure des grands défis, sera fidèle à elle-même. Je veux aussi que nous ayons, une pensée pour celles et ceux que nous portons dans nos cœurs et qui nous ont quitté en 2011. Soyons un instant avec eux et avec les membres de leurs familles qui ont été cette année, dans la peine et la douleur. Mesdames et messieurs les élus, chers collègues, très chers Cavalairois, j’adresse à chacun d’entre vous au nom de l’entier Conseil Municipal, mes vœux de bonheur, mes vœux de bonne santé pour cette nouvelle année 2012. Qu’elle vous apporte et qu’elle apporte à celles et ceux qui vous sont chers, le réconfort, la prospérité, l’amour et l’amitié. Bonne année à vous toutes, bonne année à vous tous. Vive Cavalaire-sur-Mer, Vive la République et Vive la France !

Annick NAPOLEON Maire de Cavalaire-sur-Mer Conseillère Régionale Provence Alpes Côte d’Azur

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