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L’écho de l’étroit chemin On lira également avec intérêt l’anthologie établie par Dominique Chipot, En pleine figure, haïkus de la guerre de 14-18, préfacée par Jean Rouaud, aux éditions Bruno Doucey, 2013. Extrait de ma présentation dans le Gong, la revue de l’Association Francophone de Haïku (AFH), n° 42 (janvier-mars 2014). « En pleine figure fait parvenir jusqu’à nous les tourments de certains héros comme autant de jaillissements de la conscience ou de l’âme.

Attaque de nuit ; Tirez ! Mais tirez donc ! dans le tas (Anonyme) […] Est-il possible, qu’au fond du chaos, s’éclaire encore, grâce suprême, une flammèche d’espoir et de douceur ?

Côte à côte l’hiver Deux buissons de fils barbelés, En mai, l’un fleurit d’aubépine (Henri Druart) […] En ce temps de commémorations du centenaire de la Grande Guerre, En pleine figure devait voir le jour pour témoigner et porter jusqu’à nous les éclats de plume de ces poètes combattants. Merci à Dominique Chipot d’avoir réalisé cette précieuse anthologie. » Et De Micheline Beaudry, L’homme qui plantait des haïkus, aux éditions de la francophonie, Québec, 2e trimestre 2013. Micheline Beaudry offre ici un attachant portrait du poète québécois André Duhaime, pilier du haïku en Amérique francophone et propulseur du genre dès le début des années 80. Cette biographie approche au plus près l’homme dans sa vie quotidienne, très liée au parcours de l’écrivain, qui se situe à la frontière de deux cultures mêlant identité québécoise et américanité. à travers elle, se dévoile tout un pan de l’histoire du haïku en territoire francophone, tandis que l’éclairage s’oriente aussi vers le rôle joué par les différents acteurs de sa promotion hors Japon. Se lit passionnément.

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L'Echo de l'étroit chemin n° 10  
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