Page 6

L’écho de l’étroit chemin Déc. 2013 - http://letroitchemin.wifeo.com

Sé lec tio n

s foi ) haïb s ère( un : P i n r e remière(s)/D

Quel temps faisait-il ce jour-là dans le Plat Pays ? radieux pour sûr ! À 5 heures du matin, hagards mais rigolards dans le hall des arrivées de Bruxelles, nous avions bu en guise de despedida des petites bouteilles d’alcool reçues dans l’avion ; FG repartait sur Paris, ME restait sur place, j’étais en partance pour l’Autriche, mais plus tard dans la journée. Le bureau de change étant encore fermé, ME avait insisté pour me prêter de l’argent belge, argent que je lui avais rendu au moment de prendre congé. Ainsi se terminait l’une de ces rencontres magiques, fruit du hasard – ou peut-être du destin – et qui clignotent comme des lucioles sur le chemin d’une existence. Je n’ai jamais cherché à recontacter mes deux compagnons des nues et n’ai eu d’autres nouvelles d’eux que celles que je lisais parfois dans les médias. C’est ainsi que j’appris la mort de FG en 1992 et que je suivis de loin l’irrésistible ascension de ME… Qu’est-ce qui m’a pris de m’inscrire à ce stage ? vendredi 13 Me voici aujourd’hui dans la cité Calvin pour une méga rencontre psy, animée par ME : plus de 150 personnes, moult groupes de travail, de nombreux thèmes et intervenants… Pas le stage intimiste dont on pourrait rêver pour des retrouvailles avec un personnage rencontré fort brièvement il y a plus de 30 ans… En outre, il me vient soudain à l’esprit que de ME je n’ai qu’un vague souvenir – celui d’un ténébreux à l’imposante stature – et qu’entre temps il a certainement changé. Comme moi de brune sombre aux longs cheveux lisses, je suis devenue une dame d’âge mûr, aux yeux un peu pâlis et aux cheveux poivre et sel, égayés de mèches rouges et bleues…

6 no 10

15

7

L'Echo de l'étroit chemin n° 10  
Advertisement