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REVEIL PARMI LES ZOULOUS


1. Conversion et appel missionnaire.............................. 5 2. Echec dans le combat contre les puissances démoniaques............................................................... 13 3. L'action de l'Esprit-Saint : une dynamite................ 25 4. Caractéristiques de l'église primitive...................... 36 5. Pas de réveil sans conviction de péché................... 50 6. L’œuvre du Saint-Esprit............................................ 72 7. Signes et miracles manifestes................................... 80 Epilogue - Et maintenant ?........................................ 94


Traduction française du récit fait en anglais par Erlo Stegen à l'occasion d'une conférence chrétienne en Afrique du Sud. Le texte a été revu mais le style parlé a été volontairement conservé afin de ne pas en altérer le sens. Les références proviennent de la Bible Louis Segond.


Réveil parmi les zoulous CHAPITRE 1 CONVERSION ET APPEL MISSIONNAIRE "Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l'argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d'orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l'apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là." (2 Timothée 3:1-5) Lorsque Dieu m'a appelé à prêcher l'évangile, j'ai d'abord refusé. J'avais en effet d'autres projets et d'autres idées. Je disais souvent à certains jeunes gens de mon âge : "Je ne peux pas vous comprendre." Je pense qu'eux non plus ne pouvaient pas me comprendre ! Quand je les voyais sortir avec leurs petites amies et s'embrasser, je leur disais : "Moi, je préfère gagner de l'argent que de faire cela." Ainsi, ils allaient avec les filles, pendant que j'essayais de gagner cet argent qui, pour moi, avait plus de valeur que les filles. Ma devise était : "L'argent d'abord, le reste ensuite." Mais le Seigneur Jésus entra dans ma vie. Nous avions un très bon pasteur, qui prêchait mieux que tous les prédicateurs que nous connaissions. Nous, les enfants, nous avions l'habitude d'amener des bonbons à l'église. Généralement, nous nous endormions dès que la prédication commençait, ou bien nous sucions des bonbons. Puis cette situation changea lorsque cet homme devint notre pasteur. Ses prédications étaient intéressantes et surtout très courtes, ce que nous aimions particulièrement. Il était également très indulgent envers nous, les jeunes. Par exemple, à la période


Réveil parmi les zoulous de Pâques, pendant laquelle des courses de voitures avaient lieu à Pietermaritzburg, nous sommes allés le voir pour lui demander s'il ne pouvait pas abréger sa prédication de telle manière que nous puissions encore assister aux courses : il ne prêcha que dix ou quinze minutes. En tant qu'enfants, nous étions tous d'accord pour reconnaître qu'il était vraiment le pasteur dont nous avions besoin. Cependant, il était en réalité très malheureux. Au séminaire, il avait réussi son examen mieux que tous ses prédécesseurs. C'était un homme très doué, mais il n'avait pas la paix dans son cœur. Il décida d'étudier la théologie dans l'espoir de trouver une solution à tous ses problèmes. Il consacra beaucoup de temps à ses études en Europe ; mais là non plus, il ne trouva pas la paix. Finalement, il décida de retourner en Afrique comme missionnaire ; ses professeurs ne pouvaient pas comprendre cela : "Pourquoi voulez-vous retourner en Afrique ? L'Afrique n'a pas besoin d'un homme comme vous. Restez en Europe et n'allez pas gaspiller votre talent en Afrique." Il leur répondit en plaisantant : "Vous savez, nous avons beaucoup de bananes tordues en Afrique du Sud. Je veux essayer de les redresser." Même après son retour au pays natal, son cœur demeura insatisfait et troublé : il se mit alors à travailler de plus en plus, afin de devenir maître de la situation, jusqu'à ce que finalement il soit au bord de la dépression, à tel point qu'un médecin lui conseilla d'arrêter provisoirement son travail. Dans son désespoir, il alla rendre visite à un évangéliste, pour lequel il n'avait pas vraiment de considération, car on disait beaucoup de mal sur son compte.


Réveil parmi les zoulous Souvent, c'est un bon signe quand on parle mal d'un homme. La Bible dit : "Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous." (Luc 6:26) Le diable ne reste pas silencieux, quand Dieu est à l'œuvre chez un homme ou dans un lieu. Comment ce simple évangéliste allait-il pouvoir aider ce pasteur si instruit ? Ce chrétien savait prier, et pendant qu'il s'entretenait avec son visiteur, intérieurement il suppliait le Seigneur : "Seigneur Jésus, je te demande que tu agisses avec ta force." Lorsque les deux hommes se mirent à genoux et commencèrent à prier, ce fut comme si une lumière illuminait ce pasteur : tout à coup il devint conscient qu'il n'avait jamais accepté le Seigneur Jésus, et avec une foi d'enfant, il lui demanda d'entrer dans son cœur. Ce fut pour lui comme un miracle lorsqu'il se releva transformé et paisible intérieurement. Dès ce jour, on constata un changement, et ses prédications furent différentes de celles du passé. Dieu commença alors à travailler dans nos cœurs. Nous étions cinq frères à aller à l'église, seulement parce que nos parents nous y obligeaient. Je me disais : "Quand je serai grand, je jetterai tout ce fourbi religieux par-dessus bord." Mais Dieu, dans sa grâce, intervint avant que je ne devienne adulte : un dimanche matin à l'église, j'ai réalisé que j'étais un grand pécheur et que j'avais besoin de Jésus. Chaque fois que nous revenions de l'église, avant même d'arriver à la maison, nous nous disputions entre frères ;


Réveil parmi les zoulous je désobéissais souvent à mes parents ; toujours à nouveau, j'étais contredisant et je voulais imposer ma volonté. Mais Dieu me montra très clairement que tout cela était, à ses yeux, du péché ; alors j'ai pleuré et j'ai prié : "Oh ! Dieu, je suis allé à l'église, et dans ma prière et mes chants, j'ai promis de vivre pour toi. Et lorsque nous sommes sur le chemin du retour, je commence déjà à me disputer. Tu vois ma désobéissance." Je priais le matin et le soir, mais ma vie ne changeait pas. Pas à pas, je devins toujours plus conscient que pour ne pas aller en enfer, j'avais besoin de Jésus, afin qu'il me libère de mes péchés, de ma soif de querelles, et de ma désobéissance envers les parents. Il n'y a pas de petits et de grands péchés, bien que beaucoup le pensent ; nous lisons dans Jacques 2:10 : "Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous." Jésus disait : "Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point. Mais moi je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère : Insensé ! mérite d'être puni par le feu de la géhenne." (Matthieu 5:21,22) C'est par ces paroles que Jésus jugera un jour le monde. Ainsi, j'étais un pécheur perdu, bien que je priais et que j'allais à l'église. Dieu affirme : "L'âme qui pèche, c'est celle qui mourra." (Ezéchiel 18:4) La nationalité d'une personne, ou le fait qu'elle soit de race noire ou blanche, rouge ou jaune, n'ont aucune importance : si le péché règne dans sa vie, cette âme va mourir, à moins qu'elle ne reconnaisse ses péchés et les délaisse. Autrement nous faisons de Dieu un menteur. C'est pourquoi j'ai crié à Dieu : "Seigneur Jésus, j'ai besoin de toi ! Transforme ma vie et délivre-moi de mes péchés."


Réveil parmi les zoulous Peu de temps après, Dieu m'appela à être son serviteur et à travailler dans son œuvre. Je ne me souvenais pas qu'il y ait eu parmi mes ancêtres un pasteur ou un missionnaire, comment pouvais-je le devenir moi-même ? J'aimais l'argent, c'était mon idole, et en étant pasteur, je serai pauvre comme les pasteurs de notre église ; cela me repoussait, c'était un prix trop élevé pour moi. Pendant un an et demi, j'ai mené en quelque sorte une vie d'enfer, je me révoltais contre Dieu : "Seigneur, je ne peux pas payer ce prix, c'est trop cher." Au bout de 18 mois, Dieu me montra clairement que le prix de la désobéissance est mille fois plus élevé que celui de l'obéissance : je ne souhaite à personne de faire cette expérience. Finalement, après cette période d'hésitation, j'ai prié : "Oui Seigneur, je deviendrai un prédicateur de l'évangile, mais à une condition : je ne veux pas être un pasteur pour divertir les gens une heure ou deux le dimanche, pour simplement les baptiser, les marier et les enterrer ; ce n'est pas assez. Je voudrais devenir un prédicateur qui annonce ta vérité, et non pas qui joue à l'église. Cela m'a coûté trop cher." Au moment de ma conversion, j'étais encore jeune. Les livres ne m'ont jamais passionné, au contraire je détestais la lecture, et c'était pour moi un problème à l'école. Mais quand Jésus est entré dans ma vie, j'ai aimé lire la Bible : elle est devenue pour moi le livre le plus précieux. Puis je fis autre chose : mes frères possédaient beaucoup de livres et de magazines mondains, avec des images de filles ; je savais que c'est une abomination pour le Seigneur Jésus. Alors, sans que mes frères le sachent, j'ai rassemblé tous ces livres et je les ai jetés au feu pour les brûler.


Réveil parmi les zoulous Je me plongeais de plus en plus dans la Bible ; quand ma famille était invitée par des amis, je cherchais toujours une excuse pour rester seul à la maison, et là, je pouvais lire la Parole de Dieu, prier et chanter. Je n'avais jamais chanté à l'école, j'avais toujours expliqué aux professeurs que cela m'était impossible ; mais maintenant je ne pouvais presque plus m'arrêter de chanter. J'ai aussi commencé à apprendre par cœur un chapitre de la Bible après l'autre : par exemple Jean 15 et Jean 17. Les promesses de la Bible étaient pour moi un grand trésor ; j'étais particulièrement impressionné par Jean 15:7 : "Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé." Je me disais : "C'est une plus grande richesse que l'argent, cela dépasse ce que le monde peut offrir. Si une telle vie existe, où l'on reçoit ce que l'on demande, et même si c'était la seule parole de la Bible, n'est-elle pas plus précieuse que tous les trésors du monde ? A quoi ressemble la vie d'un homme qui prie, et dont les prières sont exaucées ? C'est inimaginable." Ainsi, toutes ces pensées remplissaient mon cœur. Je connaissais ce que le monde peut offrir : à proximité de notre maison se trouvait en effet une immense salle de danse, où l'on célébrait toutes les fêtes, les fiançailles et les mariages. Les gens de toute la région venaient chez nous ; je savais très bien ce que c'était que de boire et de danser jusqu'à l'aube. Bien que nous faisions tout cela, nous nous considérions comme de bons chrétiens et nous ne manquions pas une réunion à l'église ; mais lorsque Jésus entra dans nos vies, nous avons perdu tout intérêt pour ces choses, et nous n'étions plus intéressés que par Lui et sa Parole : toutes les nombreuses promesses de la Bible devinrent pour nous plus précieuses que ce que le monde pouvait nous offrir.


Réveil parmi les zoulous Toujours à nouveau, je lisais Jean 14:12 : "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père." J'ai recherché dans tous les Evangiles ce que Jésus a dit et ce qu'il a fait, et j'ai prié : "Oh ! Seigneur Jésus, n'as-tu pas fait une erreur ?" Et à nouveau, j'ai relu le verset : "Il fera aussi les œuvres que je fais." Et le Seigneur Jésus ne s'arrête pas là : il dit encore que nous ferons de plus grandes choses que celles qu'il a faites, parce qu'il va au Père. J'ai dû réfléchir des jours entiers sur cette parole ; jusque dans mes rêves, cette affirmation me préoccupait : une telle promesse peut-elle se réaliser ? Suis-je également concerné, puisque je crois aussi au Seigneur Jésus ? Finalement je n'ai pu qu'accepter cette parole comme étant celle du Seigneur Jésus : sa promesse est pour tous ceux qui croient en lui, et donc aussi pour moi ; je devais par conséquent faire ce que Jésus a fait, et non seulement cela, mais des œuvres plus grandes encore, non parce que je suis quelqu'un de spécial, mais parce qu'il est allé au Père. Je ne peux pas énumérer toutes les promesses qui, durant ces jours, devinrent particulièrement précieuses pour moi ; cependant j'aimerais encore mentionner l'une d'elles. Jésus a dit dans Jean 16:24 : "Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite." Nous n'avons pas besoin de chercher la joie dans les choses du monde, mais nous pouvons recevoir une joie parfaite, si nous prions au nom du Seigneur Jésus. Concernant mon appel comme prédicateur, j'ai souvent prié : "Seigneur, si je dois annoncer l'évangile, je voudrais le faire comme tu l'as fait toi." Le Seigneur Jésus n'a pas seulement prêché dans les synagogues, mais le plus souvent en plein air ; et de même, je ne souhaitais pas prêcher uniquement dans les églises ou dans des lieux de réunions.


Réveil parmi les zoulous Lorsque mon temps de formation fut terminé, le Seigneur Jésus m'apprit quelque chose de réellement surprenant : il me montra que je ne devais pas seulement prêcher aux blancs, mais aussi parmi les noirs ; c'était pour moi une chose tout à fait insolite car avant ma conversion, je pensais qu'un noir n'était pas l'égal d'un blanc, je ne pouvais pas imaginer qu'un noir puisse ressentir ou penser comme un blanc ; aujourd'hui j'ai honte de cela, et je passe la plus grande partie de mon temps avec les noirs, puisque je vis avec eux. Quand Jésus est entré dans ma vie, j'ai donc accepté ce que je rejetais loin de moi auparavant. Puis d'une manière étonnante, Dieu m'ouvrit une porte vers les Zoulous ; d'abord je ne pouvais pas parler zoulou, encore moins prêcher en zoulou. Je n'avais jamais gaspillé de temps pour cette langue et je n'étais pas intéressé par ces "sauvages" que je méprisais ! Pourtant, par amour pour Jésus, j'ai triomphé de mon antipathie et je fus prêt à aller vers eux.


Réveil parmi les zoulous CHAPITRE 2 ECHEC DANS LE COMBAT CONTRE LES PUISSANCES DEMONIAQUES Avant que le réveil n'éclate, j'ai d'abord été douze années missionnaire : je prêchais de tout mon cœur, bien que certains pasteurs ne le fassent pas, prétextant qu'il faut être prudent avec ce que l'on prêche, car les gens risquent de fuir l'église si on leur dit la vérité ; néanmoins, je disais aux Zoulous : "Convertissez-vous et changez de vie ; si vous ne le faites pas, vous êtes sur le chemin de l'enfer." Mais ils me répondaient : "Nous avons entendu ce que tu dis, mais tu dois nous comprendre : le christianisme est la religion des blancs, et nous avons la nôtre ; tu es chrétien parce que tes ancêtres étaient chrétiens, si tu étais né dans une famille zouloue, tu serais comme nous." "Le christianisme est bon et nous avons beaucoup reçu de la civilisation occidentale, vous nous avez construit des églises et des écoles, mais cela ne nous suffit pas : nous voulons aussi conserver nos traditions, notre culte des ancêtres. Même si nous devenons chrétiens, lorsque notre enfant est malade, nous devons aller voir le sorcier pour savoir pourquoi l'enfant est malade, et qui lui a fait cela. Quand quelqu'un meurt, il faut faire une fête pour le mort afin de rappeler son esprit pour l'adorer, car l'esprit d'un mort demeure dans un serpent. C'est notre coutume lors d'une fête de prendre le "mancishane" (petit pot de bière) et un morceau de viande et de le mettre à disposition des esprits des morts" (généralement, les Zoulous déposent cela au fond de leur hutte).


Réveil parmi les zoulous J'ai essayé de leur expliquer que le culte des ancêtres était diabolique et que nous n'en avons pas besoin si nous avons Jésus ; cependant, à leur manière, ils m'ont fait comprendre que pour eux le christianisme était comme l'eau que l'on verse sur le feu : elle éteint bien les flammes, mais la braise reste ; voilà la raison pour laquelle ils voulaient rester attachés à leur ancienne tradition, qui, d'après eux, va au fond des choses. C'est en vain que j'ai essayé de leur faire comprendre que Jésus suffit. Un jour j'ai prié avec ferveur : "Oh ! Seigneur, s'il te plaît, sois aujourd'hui avec moi pendant la prédication, accorde-moi la sagesse et la force de ton Saint-Esprit, donne-moi ta Parole et ton autorité afin que je puisse convaincre ces Zoulous que tu n'es pas seulement le Dieu des blancs, mais que tu es le Fils de Dieu qui est mort pour tous, ressuscité et monté au ciel." J'avais préparé avec soin mon sermon : j'ai commencé alors par l'Ancien Testament, par les prophéties concernant Jésus : Esaïe, qui a vécu 600 ans avant la naissance du Messie, avait prophétisé qu'il naîtrait d'une vierge. J'ai prêché aux Zoulous en leur expliquant comment toutes ces promesses de l'Ancien Testament se sont réalisées, comment Jésus est finalement mort sur la croix pour nos péchés, qu'il est ressuscité, afin que nous ayons la vie. "Nous n'avons pas besoin d'adorer Mahomet : nous pouvons visiter le tombeau qui renferme ses os. Nous n'avons pas besoin de Bouddha : il est mort. Ce sont des idoles mortes, mais Jésus est un Dieu vivant : son tombeau est vide, car il est ressuscité, il est monté au ciel et tout pouvoir lui a été donné sur la terre et dans les cieux. Il n'y a aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel ils puissent être sauvés si ce n'est le nom de Jésus ; pour tous les êtres


Réveil parmi les zoulous humains, quelle que soit la couleur de leur peau, il n'y a qu'un chemin : Jésus-Christ. Il est le chemin, la vérité et la vie, il ne change pas et reste toujours le même qu'il y a 2000 ans. Comme les gens sont allés vers lui en ce temps-là, nous pouvons nous aussi, aujourd'hui, venir à lui." J'avais à peine terminé ma prédication qu'une vieille dame vint vers moi : - Mfundisi (Pasteur), est-ce vrai ce que tu nous as dit ? - Oui, répondis-je - Ce Jésus, ce Dieu des blancs, vit-il réellement ? Est-il vraiment comme tu nous l'as raconté ? - Oui. - Peux-tu lui parler ? - Bien sûr, tu peux aussi lui parler : nous appelons cela la prière, tout le monde peut prier. - Oh ! dit-elle, je suis si contente d'avoir trouvé un homme qui sert un Dieu vivant : j'ai une fille adulte, qui est complètement folle, peux-tu demander à ton Dieu qu'il la guérisse ? Je ne savais plus quoi dire. Quel insensé étais-je ! J'avais pensé mettre ces gens au pied du mur, et maintenant, c'est moi qui m'y trouvais ! Et je ne m'étais même pas préparé une porte de sortie ; comment allais-je me sortir de cette situation ? Je ne pouvais quand même pas prier Dieu de guérir cette fille ; qu'allait-il se passer ? Devant moi se tenait une païenne, une femme simple ; si au moins elle avait été une personne intelligente, j'aurais pu lui demander : Est-tu sûre que ce soit la volonté de Dieu que ta fille guérisse ? N'est-ce pas là, la croix que tu dois porter ? Est-ce réellement maintenant le moment où Dieu veut la guérir ? Car la Bible parle


Réveil parmi les zoulous effectivement d'une croix que nous devons porter, de la volonté de Dieu à laquelle nous devons nous soumettre, et de temps précis qui sont fixés par Dieu. Mais si je commençais à expliquer toutes ces choses à cette païenne sans instruction, elle s'irriterait. Je me retrouvais ainsi sans aucune ressource ; extérieurement j'étais resté tout à fait calme et je n'avais pas montré ma perplexité. Finalement je lui dis : "Où est ta fille ? Est-elle ici ?" Elle me répondit qu'elle était à la maison ; ce fut un soulagement pour moi : je disposais d'un peu de temps et certainement une pensée me viendrait ! Cette femme habitait à environ un kilomètre, on pouvait aller à mi-chemin en voiture, puis il fallait continuer à pied : "Bien ! laisse-moi un peu de temps, je vais mettre les choses en ordre ici, puis je viendrai avec toi." En chemin, elle m'expliqua qu'elle était veuve depuis quatre ans ; elle n'avait que cette fille, et un fils déjà marié qui travaillait à Durban. Quand nous sommes arrivés à l'endroit où elle habitait, j'ai jeté un regard dans la hutte, et je me suis écrié, effrayé : "Mais tu ne m'as pas raconté la moitié de ce que je vois ici." La fille était assise au milieu de la hutte, attachée par les bras avec des fils de fer, qui avaient tellement meurtri sa chair que le sang coulait ; elle était couverte de plaies et de cicatrices, certaines guéries, d'autres plus récentes ; mais elle forçait tellement que les fils entaillaient profondément ses bras. Sans arrêt, elle parlait en des langues étrangères que l'on ne pouvait pas identifier. "Depuis combien de temps est-elle déjà attachée ?" demandaisje à la mère.


Réveil parmi les zoulous Elle m'expliqua que les trois dernières semaines, elle n'avait pas arrêté de parler, jour et nuit, sans manger ni dormir ; quand on lui apportait à manger, elle prenait l'assiette et la jetait contre le mur. " - Mais c'est cruel de l'attacher avec des fils de fer. Pourquoi n'utilisez-vous pas quelque chose qui ne puisse pas la blesser ? - Nous avons déjà tout essayé. Elle casse les cordes les plus solides, ensuite elle s'enfuit et nous ne pouvons plus la rattraper : elle va dans les champs et les jardins des voisins pour arracher les choux, le maïs et les autres légumes. Elle dévaste tout, les gens ont peur d'elle, les hommes la battent avec des bâtons et lâchent leurs chiens contre elle. Souvent elle s'enfuit dans les montagnes et ne revient plus." Cette femme me regarda, les larmes aux yeux : "Peux-tu te représenter ce que signifie d'avoir un tel enfant pour le cœur d'une mère ? Ma fille déchire aussi ses habits en lambeaux et se promène nue. Elle est très dangereuse : il y a ici un homme qu'elle a mordu et qui a une très grande cicatrice. Quand elle mord quelqu'un, elle ne desserre pas ses mâchoires, aussi longtemps qu'on ne vient pas l'arracher de force. Une fois elle est entrée dans l'école, les enfants ont alors sauté dehors par les fenêtres, effrayés, et se sont enfuis loin d'elle : le comité de l'école m'a fait dire que quelque chose devait être fait pour éviter ce genre d'incident. Viens regarder mon étable : je n'ai plus de vache, plus de chèvre et plus de mouton : j'ai sacrifié aux esprits tous les animaux que je possédais. Les vaches que je n'ai pas sacrifiées, je les ai vendues afin de payer les sorciers. Maintenant je suis complètement démunie et je n'ai plus d'argent. Je suis au bout de mes ressources."


Réveil parmi les zoulous En pleurant, elle termina son récit : "Sais-tu, souvent j'ai voulu prendre un couteau et trancher la gorge de ma fille, ou alors je pensais mettre fin à ma vie. Pourtant, quelque chose m'a toujours retenue : que deviendrait mon enfant ? Personne ne s'en occuperait. Oh, maintenant je suis si heureuse d'avoir rencontré un homme qui sert un Dieu vivant : peut-être y a-til là encore un espoir ?" Lorsqu'elle eut fini, j'ai cru que mon cœur allait s'arrêter de battre. Intérieurement, j'ai crié à Dieu : "Oh ! Seigneur tu es toujours le même Dieu qu'auparavant. Ne peux-tu pas intervenir ?" Puis je suis allé chez quelques-uns de mes coéquipiers pour leur raconter ce que je venais de vivre ; je leur ai demandé s'ils ne voulaient pas prier avec moi pour cette fille. Mes parents furent d'accord de lui préparer une chambre où nous pourrions la loger pendant que nous prierions pour elle. Avec plusieurs hommes, nous sommes allés la chercher pour la conduire dans la maison de mes parents. Entre-temps, toute la région, toute la tribu avait été mise au courant de cette affaire. Je dis à mes amis : "Regardez, depuis des années nous avons prié pour un réveil, mais en vain. Peut-être est-ce là, maintenant, l'étincelle qui va faire prendre le feu : si cette fille est guérie, le réveil peut éclater, parce que toute la tribu, le roi, les enfants, jeunes et vieux, tout le monde connaît cette fille. Quelle victoire ce serait pour notre Seigneur Jésus, si cette fille était guérie : alors les Zoulous reconnaîtraient que Jésus est le seul vrai Dieu." A peine était-elle entrée dans la jolie chambre qui lui avait été préparée, qu'elle commença à renverser la table et à démolir les chaises ; finalement nous avons dû sortir tous les meubles


Réveil parmi les zoulous sauf le lit. Mais quand elle a commencé à en arracher les ressorts, nous l'avons aussi enlevé, pour ne laisser qu'un "icansi" (matelas d'herbe) et une couverture. Notre protégée continua en cassant les vitres et les fenêtres : en quelques heures, la chambre ressemblait à une porcherie habitée non par un seul, mais par plusieurs cochons. Pendant trois semaines nous avons prié jour et nuit, mais la fille n'a pas été guérie. J'étais à bout, proche de la crise de nerfs. La fille, elle, chantait sans cesse ses chants diaboliques. Quelqu'un me conseilla alors d'invoquer le sang de Jésus, ce que le diable craint et qui le fait fuir : cela aussi fut sans succès ; au contraire, la fille commença à blasphémer le sang de Jésus ; toujours à nouveau retentissaient ces chants terribles sur le sang et la mort du Seigneur Jésus, blasphèmes que seul le diable peut inspirer. D'autre part, la jeune fille était assise, à moitié dévêtue, ou entièrement nue, dans ses excréments ; avec ses pieds nus, elle frappait le sol, comme une personne qui taperait avec un marteau pour le défoncer, et cela pendant des heures ! On entendait de loin ces bruits et ces chants blasphémateurs. Je ne pouvais pas comprendre tout cela : nous avions fait ce que la Bible enseigne, mais quelque chose ne fonctionnait pas. La théorie était exacte, mais la pratique ne la confirmait pas. Je me sentais comme les évolutionnistes, ces gens intelligents qui affirment qu'il n'y a pas de créateur ni de Dieu : il y a des millions ou des milliards d'années, nous étions des poissons, des pattes auraient poussé à ces poissons et ainsi seraient apparues les grenouilles, puis les singes ; pour une raison quelconque le singe aurait perdu sa queue et la race humaine serait apparue. Les partisans de cette théorie peuvent tout expliquer avec précision, mais d'une manière étrange il y a


Réveil parmi les zoulous toujours un maillon manquant. Il y a des années, on a appris qu'un certain professeur Smith avait découvert un poisson, le cœlacanthe : il croyait avoir découvert le maillon manquant ; à sa grande surprise, cela ne se confirma pas. Et moi, je ressentais la même chose : en théorie cela devait donner des résultats, mais en pratique, rien ne se passait. Que devais-je faire ? Retourner vers la mère et lui dire que sa fille n'était pas guérie ? Tous les gens de la région savaient bien que nous, les chrétiens, nous étions en train de prier pour cette fille. Ils avaient entendu quand j'avais prêché : "N'allez pas chez les sorciers, ne sacrifiez pas des bœufs et des chèvres aux esprits : Jésus est la réponse à tous vos problèmes. Venez à lui." Ils attendaient pour voir ce qui se passerait. Et maintenant les chrétiens échouaient ; de toutes nos forces nous avions prié : "Oh ! Dieu, ce n'est pas notre nom qui est en jeu mais le tien ; ils diront : c'est leur Jésus qui a échoué." Mais le ciel était comme fermé. Aucune réponse à nos prières. Finalement nous avons tout abandonné et la fille a été ramenée chez elle. Après ces événements j'ai supplié le Seigneur : "Oh ! Dieu, je te demande de m'envoyer à un autre endroit, je ne peux plus me tenir devant ces gens pour prêcher. Je dois être honnête envers eux et je ne peux pas défendre quelque chose qui ne marche pas dans la pratique. Egalement vis-à-vis de moimême, je dois être honnête, car j'ai un cœur et une conscience ; je ne pourrais quand même pas aller vers ces gens et leur expliquer qu'il n'y a pas de Dieu et que la religion des blancs ne vaut rien. Le mieux serait d'aller à un autre endroit." Et je me disais que je ne prêcherais plus d'une manière aussi insensée que celle qui m'avait conduit dans une situation si pénible.


Réveil parmi les zoulous A partir de ce moment-là, je n'arrivais plus à croire que la Bible est la Parole de Dieu et que tout ce qu'elle contient est la vérité. Peut-être une partie était-elle exacte et une autre fausse ; je rejetais tout ce qui ne correspondait pas à mon expérience ou à mes raisonnements ; j'étais comme un fou, assis sur un trône, pensant pouvoir juger ce qui est la vérité et ce qui ne l'est pas : "Telle chose est vraie encore aujourd'hui mais telle autre ne l'est plus. C'était valable il y a 2000 ans, mais plus aujourd'hui. Les choses ont changé, nous ne pouvons pas nous attendre à ce que tout ce que dit la Bible soit vrai." Pendant des années j'avais prêché l'évangile et il arrivait parfois que des centaines de personnes, lors d'un culte, viennent à l'avant pour accepter le Seigneur Jésus. Habituellement je faisais une prière de repentance avec eux, puis ils retournaient chez eux ; je connaissais ces jeunes gens et je savais quel type de livres ils lisaient à la maison ; je n'ignorais pas que quelques-uns possédaient même des livres pornographiques et ils avaient tous accepté le Seigneur Jésus. Certains jeunes hommes ne pouvaient pas passer devant une librairie sans regarder les posters de femmes nues qui étaient accrochés ; ils les achetaient même et à la maison ils devaient les cacher à leurs parents. Et tous ces jeunes gens avaient accepté le Seigneur Jésus. Au puits de Jacob, le Seigneur Jésus avait dit à la Samaritaine : "Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif." (Jean 4:13,14) Non, ce n'est pas vrai, me disais-je. Y a t-il donc dans ce monde des gens qui soient plus assoiffés que les chrétiens ? Certains chrétiens ont soif de péchés abominables, et s'ils ne peuvent pas pécher publiquement, ils le font en secret. Ils sont venus une fois vers Jésus, ils ont bu, mais ils ont toujours soif.


Réveil parmi les zoulous Certains ont besoin de la cigarette, d'autres de l'alcool, d'autres du sexe et d'autres encore recherchent les choses du monde. Les enfants demandent pourquoi ils n'ont pas la permission d'aller au cinéma, de danser et de profiter de la vie comme les autres ; il est difficile aux parents d'éduquer correctement leurs enfants ; et ils sont tous chrétiens. Jésus a certainement fait une erreur ou alors c'est l'auteur du Nouveau Testament : peut-être que Jean n'a pas écrit exactement ce que Jésus a dit. Mon expérience était différente. Ces jeunes gens étaient venus vers moi, j'avais prié avec eux et ils avaient accepté le Seigneur Jésus, mais ils restaient dans leur souillure : leur façon de s'habiller était exactement celle du monde ; mais la Bible nous enseigne : "N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde." (1 Jean 2:15) En ville, si on compare un chrétien et une personne du monde, très souvent, on ne remarque pas de différence, alors que la Bible nous dit : "Ne vous conformez pas au siècle présent." (Romains 12:2) Ainsi, je doutais de l'authenticité de beaucoup de versets de la Bible, parce que je ne pouvais pas croire ce qu'ils disaient. Cela dura encore six ans, jusqu'à ce que finalement, après douze ans de ministère de la prédication, j'arrive à Mapumulo. Toujours à nouveau je réfléchissais en me rappelant comment Dieu m'avait appelé pour prêcher l'évangile : n'avais-je pas dit à l'époque "Seigneur, si je deviens un prédicateur de l'évangile, je ne veux pas jouer à l'église" ? Quand je me posais la question à moi-même : "Erlo, qu'as-tu fait ces douze dernières années ?" Je devais reconnaître que pendant tout ce temps, j'avais joué : j'avais prêché pendant douze ans et je ne pouvais même pas montrer douze personnes qui soient des chrétiens selon les normes bibliques. Je me rappelais des paroles de l'apôtre Paul dans


Réveil parmi les zoulous 2 Timothée 3:1 et 5 : "Dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Il y aura des gens qui auront l'apparence de la piété, mais qui renieront ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là." Où sont les gens qui ont cette force dont la Bible parle ? Je n'avais pas cette force, je ne pouvais pas continuer ainsi. Je voyais autour de moi des gens qui, d'une manière évidente, profitaient de la vie. Eux gagnaient de l'argent, et moi j'étais là comme un pauvre missionnaire, prêchant une doctrine que la pratique ne confirmait pas. J'ai convoqué mon assemblée de Zoulous pour leur expliquer ma faillite : "Je suis au bout, je ne peux pas aller plus loin." Peut-être le problème était-il lié au fait que je voulais expliquer des choses en utilisant des principes théologiques trop élevés pour ces gens primitifs et sans éducation ; s'ils voulaient plus étudier, alors ils pourraient mieux saisir la vérité. Pourtant il y avait une parole de la Bible dont je me suis tout à coup rappelé : un jour le Seigneur Jésus prit un enfant et le plaça au milieu d'eux, puis il dit : "Quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera point." (Luc 18:17) Chaque chrétien et chaque pasteur devrait prendre cela à cœur ; dans Matthieu 18:3, Jésus a dit : "Si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux." Il ne dit pas que nous devons devenir enfantins, mais "comme les enfants", ce qui signifie être "comme un enfant" dans sa foi. Il y a là une différence. Cette parole prononcée par Jésus l'emporta, et je me suis décidé à laisser tomber toute ma soidisant sagesse, pour lire la Bible avec la foi d'un enfant. Puis j'ai demandé à ces Zoulous s'ils étaient prêts à venir deux fois par jour à une étude biblique : le matin à sept heures et le soir à cinq heures. "Nous prendrons la Bible en main sans essayer


Réveil parmi les zoulous de chercher des explications. Nous ne voulons pas tenter de nous justifier, mais l'accepter comme elle est écrite : si Dieu est réellement le Dieu de la Bible et que sa Parole correspond à la vérité, regardons si cela est vrai. Jésus a dit qu'il n'est pas venu pour juger le monde, mais que c'est sa Parole qui jugera le monde : nous voulons essayer, nous examiner, et arrêter de dire : cela n'est plus valable de nos jours, car cela a été écrit pour les hommes il y a 2000 ans. Nous voulons prendre la Parole simplement comme elle est écrite." Tous furent d'accord avec ma proposition.


Réveil parmi les zoulous CHAPITRE 3 L'ACTION DE L'ESPRIT SAINT : UNE DYNAMITE C'est fin 1966 que nous avons pris la décision de commencer nos études bibliques à Mapumulo. Nous avions résolu de ne pas prendre un verset ici ou là, comme font les enfants qui cherchent d'abord les raisins secs dans le gâteau : on peut comprendre que des enfants fassent cela, mais lorsque des adultes agissent ainsi, c'est enfantin. Certaines personnes ont leurs versets favoris, qu'elles citent toujours à nouveau : il y a des chrétiens qui bâtissent leur doctrine sur la parole "Dieu est amour" et parce qu'il est un Dieu d'amour, il ne peut pas y avoir d'enfer : c'est ainsi que prend naissance une fausse doctrine. Nous nous sommes dit : "Nous ne voulons pas agir ainsi. Nous allons prendre un des livres de la Bible, nous plonger dedans du premier verset au dernier verset. Comme cela nous aurons une vue globale et non pas seulement partielle." On raconte chez les Zoulous une histoire qui correspondait à notre situation. Trois aveugles voulaient savoir à quoi ressemble un éléphant. Quelqu'un leur proposa de les conduire avec sa voiture dans un parc zoologique. On les amena auprès d'un éléphant apprivoisé que chacun put toucher. Le premier alla derrière l'éléphant et alors qu'il touchait la patte arrière, il demanda : "Est-ce qu'un éléphant ressemble à cela ?" Le second avança un peu plus vers l'avant et toucha l'immense corps de l'éléphant, et en passant les mains le long de son ventre, il s'écria : "Est-ce là réellement un éléphant ?" Quelqu'un lui répondit : "Oui, c'est cela un éléphant." Le troisième aveugle alla près de la trompe et la tâta de haut en bas. Tous les trois étaient enchantés de ce


Réveil parmi les zoulous qu'ils avaient maintenant pu "voir" un éléphant. Ils retournèrent à la maison tout excités. Là, on leur demanda si maintenant ils savaient à quoi ressemble un éléphant. Le premier décrivit son observation ainsi : "Je vous assure qu'un éléphant est comme un gros tronc d'arbre." Le deuxième s'écria : "Quoi ! que dis-tu ? Je l'ai touché avec attention. Tu ne peux pas me tromper : un éléphant, c'est comme un gros ballon." Finalement le troisième intervint aussi en contredisant ses amis : "Mais où étiez-vous ? J'ai touché l'éléphant avec mes propres mains, il ressemble à un long tuyau." C'est ainsi que tout se termina par une dispute. Chacun avait "vu" l'éléphant, mais le problème était qu'ils n'avaient tous considéré qu'une partie de l'animal. Cette histoire était comme une parabole pour nous. Nous ne voulions pas agir comme ces trois aveugles, bien qu'il existe effectivement aussi des chrétiens qui sont aveugles au sujet des choses de la Bible. Aujourd'hui, je ne peux plus me rappeler pourquoi nous avons commencé avec le livre des Actes des Apôtres. Tout au long des années passées j'avais particulièrement aimé l'histoire des premiers chrétiens : en effet on ne peut pas lire les récits de l'Eglise primitive sans être saisi. C'est ainsi que nous avons débuté avec le premier verset du premier chapitre ; tout de suite le Seigneur a captivé nos cœurs. Les Actes des Apôtres commencent par ces mots : "Théophile, j'ai parlé dans mon premier livre de tout ce que Jésus a commencé de faire et d'enseigner dès le commencement." Luc a écrit ce que Jésus a commencé de faire, et les Actes des Apôtres sont donc la suite de ce que Jésus a fait. Quand le Seigneur Jésus vivait sur cette terre, ce n'était que le commencement, son action ne s'est pas arrêtée à sa mort.


Réveil parmi les zoulous Il avait dit à ses disciples : "Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu'ai-je à désirer, s'il est déjà allumé ? Il est un baptême dont je dois être baptisé auparavant." (Luc 12:49,50) Ce n'était pas un baptême d'eau, mais c'était le baptême de ses souffrances et de sa mort à la croix : le Seigneur Jésus ne pouvait pas allumer le feu du Saint-Esprit avant d'avoir remporté le combat à Gethsémané ; là, sa sueur devint comme des grumeaux de sang qui tombaient à terre. C'est après sa mort à la croix, sa résurrection et son ascension au ciel qu'il a pu enfin accomplir ce pour quoi il était venu ; après cela il pouvait continuer sa mission dans la plénitude de sa puissance, assis à la droite du Père. Enfin était arrivé le moment d'allumer un feu. Dans les Actes des Apôtres, nous pouvons voir comment le Seigneur Jésus agit au travers de ses disciples dans sa puissance de résurrection et dans sa souveraineté. A ce moment-là, les gens ont dit : "Ces personnes sont ivres", ils se sont moqués ou ont été effrayés. Mais Pierre leur répondit : "Hommes, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le pensez, car c'est la troisième heure du jour. Mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards des songes." (Actes 2:14-17) Lorsque nous avons lu ces versets, nous avons dit : "Mais nous sommes plus près des derniers jours que ces gens qui vivaient il y a 2000 ans. Si cette promesse était valable pour eux, à combien plus forte raison l'est-elle aujourd'hui pour nous. Il n'est pas nécessaire d'être très érudit pour découvrir que nous vivons dans la même période que l'Eglise primitive et que ce temps n'arrivera à sa fin que lorsque le Seigneur Jésus reviendra chercher son Epouse. En termes bibliques, cela signifie que nous vivons dans la même "semaine" ;


Réveil parmi les zoulous la Parole de Dieu dit : "Devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour." Ainsi, 2000 ans correspondent à avant-hier, et nous n'avons même pas atteint le milieu de la semaine. Sans l'ombre d'un doute, ce qui était valable autrefois pour l'Eglise primitive l'est aussi pour nous aujourd'hui." Plus nous avancions dans notre lecture, plus nos cœurs étaient touchés. Nous avons aussi lu que le Seigneur Jésus avait recommandé à ses disciples de ne pas s'éloigner de Jérusalem avant d'avoir été baptisés du baptême dont JeanBaptiste avait parlé. Aujourd'hui on discute beaucoup au sujet du baptême. Certains disent qu'il doit être fait d'une certaine manière, d'autres les contredisent, d'autres encore fixent une période déterminée pour le baptême. Je me souviens d'une grande réunion en plein air à Prétoria, en 1952, où le Dr Edwin Orr fit quelque chose d'inhabituel. Il demanda à un pasteur réformé et à un pasteur baptiste de s'avancer, puis il leur posa une question : "Lequel de vous utilise le plus d'eau pour le baptême ?" J'ai pensé : "Oh ! Comment un tel homme peut-il poser cette question ? Cela ne se fait pas." Alors le Dr Orr expliqua aux deux pasteurs : "Voyez-vous, que vous utilisiez peu ou beaucoup d'eau pour le baptême, cela n'a aucune importance. Parce que lorsque vous baptisez les gens, leur langue reste toujours sèche." Comprenons-nous ce langage ? Le baptême d'eau ne change pas la langue. Il peut avoir la valeur que les gens veulent bien lui donner, mais n'est-ce pas vrai que des enfants ou des adultes qui ont été baptisés, disent des choses qui ne devraient jamais sortir de la bouche d'un chrétien ? Le baptême de feu, du Saint-Esprit, dont parlent les Actes des Apôtres, a une signification bien plus profonde.


Réveil parmi les zoulous Jésus a dit de Jean-Baptiste qu'il était le plus grand parmi ceux qui sont nés de femme. Il y a eu Moïse, Abraham, Elie : tous étaient des grands hommes de Dieu. Mais Jésus a expliqué qu'aucun d'eux n'a été plus grand que Jean-Baptiste. En quoi consistait donc sa grandeur ? Nous ne lisons pas qu'il ait accompli un seul miracle, nous n'entendons pas parler d'un seul aveugle qui aurait retrouvé la vue grâce à lui, ou d'un paralysé qui aurait pu à nouveau marcher. Le Seigneur Jésus savait peut être que nous pourrions en douter, c'est pourquoi il a précisé au début de ce passage : "Je vous le dis, en vérité..." Bien que Jean-Baptiste soit désigné par Jésus comme étant le plus grand, il disait : "Celui qui vient après moi est plus grand que moi et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers. Je vous baptise d'eau ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi ; lui vous baptisera du Saint-Esprit et de feu." Nous savons ce qu'est le feu : quand nous mettons un morceau de fer noir dans le feu, peu de temps après il devient rouge incandescent puis finalement blanc. De même quand une personne est baptisée du Saint-Esprit, le feu de l'Esprit Saint va pénétrer tout son être, jusqu'à sa langue. Comme nous l'avons déjà mentionné, le Seigneur Jésus avait recommandé à ses disciples de rester à Jérusalem et d'attendre la promesse du Père, jusqu'à ce qu'ils soient baptisés du Saint Esprit. Car à travers cela, ils recevraient la puissance pour être les témoins de Jésus. Le Seigneur a dû leur ordonner de rester à Jérusalem ; certainement il avait une raison précise pour cela : peut-être les disciples se seraient-ils enfuis. Nous les hommes, ne sommes-nous pas ainsi ? Nous préférons fuir les situations difficiles.


Réveil parmi les zoulous Quand une femme a un mari qui ne la comprend pas ou qui ne fait pas ce qu'elle veut, elle préfère prendre la fuite ; de la même manière, certains enfants trouvent leurs parents trop sévères et quittent la maison sous ce prétexte. Il y a même des chrétiens qui vont d'une église à l'autre parce qu'ils n'arrivent pas à s'adapter où ils sont ; habituellement j'explique à de telles personnes : "Si vous n'avez pas pu faire vos preuves là où vous êtes, vous ne pourrez pas les faire non plus à un autre endroit." Les zoulous disent : "Si tu prends une pomme de terre pourrie et que tu la mets dans un sac de bonnes pommes de terre, elle ne va pas devenir meilleure, mais ce sont toutes les bonnes pommes de terre qui vont pourrir." Si nous n'avons pas de résultat là où Dieu nous a placés, nous ne pourrons être une bénédiction en aucun autre lieu. Ainsi il est bon de persévérer jusqu'à ce que Dieu donne une nouvelle directive. Pourtant Jérusalem n'était-elle pas pour les disciples l'endroit le plus dangereux ? Jérusalem ! Là où on avait crucifié leur Seigneur et leur Maître ! Ils s'étaient cachés derrière des portes fermées à clé par crainte d'être tués de la même manière ; on peut comprendre que c'était pour eux l'endroit le plus terrible de la terre. Et pourtant Jésus leur dit : "Restez ici, jusqu'à ce que vous receviez le Saint Esprit." Les disciples demandèrent alors à Jésus "Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d'Israël ? Le temps de la prophétie est-il accompli ?" La réponse du Seigneur les atteignit de plein fouet : "Ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments, mais vous recevrez la puissance du Saint-Esprit." Des gens peuvent être assis aux pieds de Jésus et l'écouter tout en restant préoccupés d'autre chose. A quoi bon nous


Réveil parmi les zoulous tracasser au sujet des prophéties, si nous n'avons pas reçu la puissance du Saint-Esprit, pour obéir à la Parole de Dieu et pour faire ce que le Seigneur Jésus attend de nous ? A travers le monde, on n'a jamais parlé autant du Saint-Esprit que de nos jours ; mais hélas, il n'y a jamais eu si peu de gens qui connaissent vraiment l'Esprit Saint qu'actuellement. J'ai donné en Hollande une série de conférences sur le réveil. Un prédicateur s'est levé pour dire : 'J'ai eu jusqu'à présent une fausse conception de ce qu'est le réveil. Je croyais que réveil était lié avec bruit." Beaucoup de gens se trompent quand ils pensent qu'une personne remplie du Saint Esprit doit se comporter comme un homme ivre. Je parle par expérience et j'atteste que les moments les plus silencieux dans la vie d'un chrétien ou d'une assemblée, c'est quand l'Esprit de Dieu est à l'œuvre. J'aimerais rapporter l'histoire de deux chrétiens qui s'opposaient l'un à l'autre ; le premier affirmait : "Nous sommes plus pentecôtistes que vous." Le second répondait : "Non, notre assemblée est plus pentecôtiste que la vôtre." "Comment peux-tu le prouver ?" "Vois-tu, nous crions 'alléluia' plus fort que vous." On m'a affirmé qu'il ne s'agit pas d'une histoire, mais d'un fait réel. En Hollande, j'ai rencontré un homme qui pensait de cette manière. Nous ne devons pas confondre l'exaltation psychique avec l'œuvre du Saint-Esprit. Le Seigneur Jésus parle d'un certain signe par lequel on peut reconnaître que le Saint-Esprit est venu sur une personne : il reçoit la puissance du Saint-Esprit. (Actes des Apôtres 1:8) Si le Seigneur Jésus a parlé d'un signe, nous devons y faire attention. En grec, le mot puissance est "dynamis". Je pense à ce propos à la dynamite. C'est une puissance que l'on n'utilise pas pour travailler dans du sable, mais pour faire éclater la


Réveil parmi les zoulous roche la plus dure. La puissance du Saint-Esprit agit là où le sol est aussi dur que du granit : c'est là qu'elle agit avec le plus d'efficacité. Jésus a dit à ses disciples : "Vous recevrez une puissance." Quand on parle de cette puissance, les gens pensent d'abord à la guérison des malades et oublient ainsi que la guérison de l'âme est beaucoup plus importante que celle du corps. C'est mille fois plus important d'être libéré du péché que d'être guéri d'une maladie ; l'aspect spirituel doit être considéré en premier. On ne doit pas sortir un texte de son contexte sinon on en déforme le sens. Considérons la déclaration de Jésus : "Vous recevrez la puissance du Saint-Esprit et vous serez mes témoins." Qu'est-ce qu'un témoin ? Un témoin est une personne qui rend témoignage de ce qu'elle a vu et entendu. En grec, c'est le mot "martyr", en anglais nous utilisons aussi le même mot "martyr". Ainsi, un témoin est une personne qui est prête à mourir pour sa foi. Jésus pense donc que quand vous recevrez la puissance du Saint-Esprit, vous aurez la puissance d'être des martyrs. Etrange ! Nous aurions dit : "Vous recevrez la puissance pour aimer." Mais nous n'aurions jamais pensé à de la "puissance" pour mourir ; nous ne sommes pas des martyrs et il faudrait déjà que nous vivions dans des pays où l'on est persécuté et tué à cause de sa foi. Cependant nous pouvons aussi être des martyrs : dans la lettre aux Hébreux (12:4), nous lisons : "Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang, en luttant contre le péché." Qu'est-ce que cela signifie ? Cela signifie tout simplement qu'une personne pourra dire : "Je préfère mourir que de mentir. Je préfère mourir que de me débaucher avec la femme d'un autre. Je préfère mourir que de voler. Je préfère


Réveil parmi les zoulous mourir que d'être un hypocrite ou d'être infidèle au Seigneur Jésus. Je préfère mourir que de pécher." Voilà la puissance d'être un martyr pour le Seigneur Jésus. Pierre avait renié son Seigneur. Mais après qu'il ait reçu la puissance du Saint-Esprit, il est devenu un témoin fidèle pour être finalement crucifié, comme martyr. Avant son exécution, il a dit : "Je ne suis pas digne de mourir comme mon Seigneur et Maître, pouvez-vous me crucifier la tête en bas ?" Par la puissance du Saint-Esprit il a pu mourir pour Jésus. Et il est mort pour la vérité. L'apôtre Paul dit : "Tous les jours, je suis exposé à la mort." La traduction allemande dit : "Je meurs tous les jours." (1 Corinthiens 15:31) Que veut-il dire par cela ? Comment estil possible de mourir chaque jour ? Le Seigneur Jésus était, pour ainsi dire, déjà mort à Gethsémané, avant de subir la mort physique à la croix. Là, cette mort lui a coûté des gouttes de sueur comme du sang et il voulait refuser, jusqu'à ce qu'il puisse finalement dire à son Père : "Non pas ma volonté, mais que ta volonté soit faite." Il était mort à lui-même. Si nous pouvons prier de la même manière, alors nous ne recherchons plus notre intérêt, mais nous nous humilions sous la volonté de Dieu et nous nous renions nous-mêmes. C'est très difficile et cela ne pourra se produire que par la puissance du SaintEsprit. Quand nous regardons les apôtres, nous pouvons voir combien la puissance du Saint-Esprit est devenue évidente dans leur vie. Les Actes des Apôtres rapportent que Pierre et Jean se sont rendus au temple pour prier. A la porte du temple se trouvait un homme boiteux auquel Pierre a dit : "Regarde-nous ! Je n'ai ni argent, ni or ; mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et


Réveil parmi les zoulous marche." (Actes 3:6) Et il se leva. Considérons avec attention les paroles de Pierre : il n'a pas dit : "Je te donne ce que nous avons", mais "Je te donne ce que j'ai." Jean n'avait pas le don de guérison. Dans le Nouveau Testament, nous ne trouvons nulle part un seul miracle de guérison que Jean aurait accompli ; néanmoins, il avait reçu tout autant que Pierre la puissance du Saint-Esprit et ils avaient des dons différents. Si nous nous demandons quel don particulier avait Jean, nous constatons : sa manière spécifique de prêcher, sa façon d'enseigner aux églises l'amour du prochain, la communion fraternelle et l'unité entre elles. Jean avait aussi expérimenté la puissance du Saint-Esprit avec une telle mesure, qu'il pouvait écrire dans sa première Epître (1 Jean 3:6,8) : "Quiconque demeure en lui, ne pèche point ; quiconque pèche ne l'a pas vu, et ne l'a pas connu. Celui qui pèche est du diable." C'est à cela que l'on reconnaît un chrétien né de nouveau. Jean va si loin qu'il affirme : "Regardez, ce n'est pas difficile de reconnaître si quelqu'un est né de nouveau ou non. Si quelqu'un pèche, il est du diable." Cette parole est dure et elle ne trouve que peu de place dans l'esprit de beaucoup de théologiens : Ah non ! Jean n'a pas pu penser cela ! Il est préférable que Jean et les chrétiens de l'Eglise primitive ne vivent plus ; peut-être que nous aurions provoqué une émeute contre eux. Nous pouvons facilement comprendre que Jean-Baptiste ait été décapité parce qu'il disait la vérité. Relisons Matthieu chapitre 3 : que se passerait-il dans notre assemblée si on prêchait de cette manière ? L'apôtre Jean était tellement rempli du Saint-Esprit qu'il ne pouvait pas comprendre qu'un chrétien né de nouveau puisse mentir, il ne pouvait pas imaginer qu'une personne qui a expérimenté, par l'Esprit-Saint, la nouvelle naissance, puisse être encore un ami de ce monde. C'était pour lui incompréhensible qu'une


Réveil parmi les zoulous telle personne ne possède pas la capacité de vaincre le péché dans sa vie. Il faut là une puissance plus grande pour vaincre le péché et pour aller de victoire en victoire que pour guérir des maladies. Nous sommes, de nos jours, très superficiels dans nos jugements ; dès que quelqu'un parle en "d'autres langues", nous disons de lui qu'il est "rempli du Saint-Esprit", alors qu'il est possible que cette personne continue toujours à mentir ou à se débaucher avec des femmes. Quelle différence avec ce que la Bible nous enseigne, si nous avons une oreille pour entendre !


Réveil parmi les zoulous CHAPITRE 4 CARACTERISTIQUES DE L'EGLISE PRIMITIVE Plus nous avancions dans l'étude des Actes des Apôtres, plus nous vivions un brisement intérieur. Nous avons lu le récit où Pierre, Jean, Jacques et Philippe se sont rassemblés pour prier dans la chambre haute, là où se trouvaient également les femmes, ainsi que les frères du Seigneur et Marie, sa mère. Il est dit qu'ils étaient tous d'un commun accord en prière, et cela s'est passé avant l'effusion du Saint-Esprit lors de la Pentecôte. La mort à la croix, la résurrection, ainsi que tous les événements jusqu'à l'Ascension, furent suffisants pour que ces personnes puissent être "un" dans la prière. C'est à mon avis le plus grand miracle, à savoir que des chrétiens soient "un" ; habituellement ils se disputent l'un avec l'autre, ils médisent derrière le dos des autres, ou ils échangent les uns avec les autres des paroles qui tuent. Mais ici, nous voyons que la mort et la résurrection de Jésus avaient saisi ces gens si profondément, qu'ils avaient pu s'unir si étroitement dans la prière que l'on pouvait dire d'eux : "Ils n'étaient qu'un cœur et qu'une âme." Que signifie la croix de Jésus pour nous ? Nous retrouvons ces mêmes personnes à la Pentecôte, lorsque 3000 hommes se convertirent. Quand l'Esprit-Saint descendit comme le consolateur, il fit exactement ce que son nom signifie. En grec, "paracletos" ou "parakletos" veut dire : celui qui réconforte. Le consolateur se tient, pour ainsi dire, debout à nos côtés, son épaule contre notre épaule, parlant le même langage que nous. C'est ce qui s'est passé à la première fête de Pentecôte : chacun pouvait entendre dans sa propre langue la prédication de Pierre. Aujourd'hui les choses sont bien différentes pour nous : nous pouvons parler tous la même


Réveil parmi les zoulous langue, mais nous sommes cependant sur des longueurs d'ondes différentes : il y a le langage des théologiens, le langage des étudiants, le langage des politiciens. Nous pouvons même apprendre des langues étrangères et ne pas comprendre la nôtre. Mais lorsque le Saint-Esprit est à l'œuvre, il parle avec chaque personne un langage qu'elle peut comprendre ; que cette personne soit instruite ou non, qu'elle soit de telle ou telle race, cela n'a aucune espèce d'importance ; même un petit enfant peut le comprendre : c'est ce qui s'est passé à la Pentecôte. C'est pourquoi il est bon que nous ne lisions pas la Parole de Dieu superficiellement mais que nous écoutions attentivement et que nous transmettions cette Parole sans en altérer le sens. Lors d'une réunion chrétienne, j'ai entendu un prédicateur proclamer : "Maintenant, nous allons prier comme à la Pentecôte, quand ils ont prêché en d'autres langues." Puis toute l'assemblée réunie s'est mise à parler en langues ; à l'extérieur, des gens de différentes nationalités ont passé, mais aucun parmi eux n'a pu comprendre un seul mot de ce qui était dit. A la première fête de Pentecôte, il en fut autrement, car chacun entendait dans sa propre langue ce qui était dit. Je ne rejette pas le don de parler en diverses langues, mais il faut qu'il soit produit par le Saint-Esprit ; c'est pour cette raison que l'apôtre Paul écrit à son coéquipier Timothée de dispenser droitement la vérité, ce qui signifie : qu'il sépare ce qui doit être dissocié et qu'il associe correctement ce qui doit être lié. A Pentecôte, quand les 3000 personnes ont été touchées dans leur cœur par le message du salut, elles se sont converties ; nous pouvons lire ce qui suivit dans Actes 2:42 : "Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les


Réveil parmi les zoulous prières." Ils étaient tous les jours ensemble d'un commun accord en Esprit (ou : en communion d'Esprit), ils n'étaient qu'un cœur et qu'une âme. Quel miracle est-ce ? Des milliers de gens, jeunes et vieux, hommes et femmes, sûrement aussi des adolescents et des enfants ; ils n'appartenaient même pas à une organisation chrétienne, comme c'est le cas pour nous. Aujourd'hui, nous trouvons des chrétiens qui disent : "Ah ! je suis tellement heureux de ne pas être obligé de vivre avec cette personne de notre assemblée, car je ne peux pas la supporter. C'est bien qu'après la prédication je puisse rentrer chez moi à la maison et que je n'aie pas besoin de rester avec elle." Les chrétiens de l'Eglise primitive entretenaient, chaque jour, cette communion sincère et fervente dans la parfaite unité de l'Esprit-Saint. Voilà ce qu'atteste la Parole de Dieu. A Mapumulo, à cette époque-là, nous n'étions environ qu'une quarantaine de chrétiens ; mais combien y avait-il de frictions et de disputes parmi nous ! Combien de fois ai-je dû être un médiateur de paix car celui-ci ne pouvait pas supporter cet autre ; l'un critiquait l'autre, et au lieu d'aller vers son adversaire et de mettre la chose en ordre avec lui, il préférait parler de ses fautes derrière son dos. Cependant on taisait, très prudemment, son propre péché et la conséquence en était une vie chrétienne hypocrite, à deux visages. Plus loin, dans Actes 4:31, nous voyons que le lieu où était l'Eglise primitive trembla après qu'ils eurent prié. Pas de doute ! Lorsque ces gens priaient, il se passait quelque chose : leur prière secouait le monde. Y a-t-il jamais eu autant de réunion de prières et de groupes de prières que de nos jours ? Quelle en est la conséquence ? Existe-t-il une époque où les chrétiens ont été aussi peu secoués que de nos jours ? Nous prions mais le monde n'est pas ébranlé : c'est le monde qui nous ébranle. On ne peut pas comprendre pourquoi. Nos


Réveil parmi les zoulous propres enfants nous mettent sens dessus dessous, nos propres églises nous laissent dans la confusion et nous nous demandons étonnés : comment cela peut-il arriver ? Lorsqu'en 1966, nous avons regardé aux chrétiens de l'Eglise primitive, nous avons dit : "Nous sommes éloignés de cette église non pas seulement de 2000 ans, mais autant que l'orient l'est de l'occident. Quelle différence si nous comparons cette église avec la nôtre, dont nous pensons qu'elle est meilleure, plus pieuse. Que se passe-t-il si certaines choses viennent à la lumière ?" Nous avons alors considéré ces gens de plus près, nous avons eu l'impression que Jésus n'était pas seulement un loisir pour eux, pas seulement un passe-temps pour le weekend. Non ! Jésus était leur vie ! Chaque jour de la semaine, ils vivaient pour lui. Lorsqu'ils se séparaient ils ne devenaient pas différents de ce qu'ils étaient quand ils se retrouvaient ensemble ; Jésus était leur tout, chaque jour de leur vie. Certains vendirent leurs possessions et leurs champs et en apportèrent le montant aux pieds des apôtres. Jésus signifiait pour eux beaucoup plus que n'importe quoi d'autre ; ils se retrouvaient ensemble tous les jours et avaient tout en commun, sans être communistes. Personne ne disait : "Cela m'appartient." Ils n'étaient pas égoïstes et ne pensaient pas à eux-mêmes, mais ils étaient remplis de l'Esprit et vivaient pour le Seigneur Jésus. Nous voyons ici comment doit être une personne remplie de l'Esprit : elle ne vit plus pour ellemême, mais elle vit pour son prochain. Nous pouvons remarquer cela chez les premiers chrétiens. Pourtant, après cela, le chapitre 5 des Actes des Apôtres nous rapporte quelque chose d'étonnant. Le diable, qui ne dort pas, est entré dans le cœur d'Ananias. Et de la même manière, le diable peut aussi nous influencer, c'est pourquoi la Bible dit : "Ne donnez pas accès au diable." Elle le dit aux chrétiens :


Réveil parmi les zoulous nous ne devons pas nous laisser tromper, et penser que le diable ne peut pas entrer dans le cœur d'un chrétien. Celui qui affirme une telle chose ne sait pas ce qu'il dit. Nous savons même qu'un chrétien est capable de mentir, bien qu'il soit né de nouveau, et qu'il peut appeler cela un "pieux mensonge". Mais, à cet instant, le diable pénètre dans le cœur. C'est exactement ce qui s'est passé avec Ananias. Nous ne connaissons pas tous les détails de l'histoire, il est seulement rapporté qu'il a décidé avec sa femme de vendre son bien : nous ne savons pas qui des deux a eu cette idée, toujours estil que l'un des deux a pris l'affaire en main. Peut-être que ce couple a voulu faire comme les autres. Les chrétiens sont parfois de bons imitateurs : si quelqu'un fait quelque chose, nous l'imitons, sans savoir pourquoi. Le prophète Esaïe a dit : "Nous étions tous errants comme des brebis." Nous sommes comme les moutons : un mouton fait ce que les autres font. Ananias et Saphira se sont dit : "Faisons comme les autres." Et ainsi ils ont vendu leurs biens. Il est même possible qu'ils aient prié pour cela, et Dieu a envoyé un acheteur - n'était-ce pas merveilleux ? Puis ils ont réfléchi et se sont dit : "Nous ne voulons pas tout donner aux apôtres. Nous ferons comme si cette somme était le montant total, car finalement nous pouvons bien en garder une partie pour nous." Nous ne connaissons pas la raison de cela. Peut-être ont-ils pensé à leur avenir ? Vraisemblablement, ils se sont mis d'accord dans leur chambre à coucher de donner aux apôtres une partie de la somme et de garder le reste comme réserve pour eux. Ensuite Ananias a pris l'argent, il est allé vers les apôtres et l'a déposé à leurs pieds. Le Saint-Esprit, qui est un Esprit de vérité, remplissait Pierre et 1ui dit : "Pierre, il y a là quelque chose de mauvais et de faux." Cette inspiration lui fit dire : "Ananias, dis-moi, est-ce là le montant total que tu as reçu lors de la vente de ton champ ?" "Oui !" répondit Ananias.


Réveil parmi les zoulous "Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ ? N'était-ce pas ton champ ? N'était-ce pas ton argent, que tu aurais pu garder ? Tu aurais pu en faire ce que tu voulais. C'était ta propriété. Pourquoi as-tu menti en faisant cela ?" Quelle fut la conséquence de ce mensonge ? Lorsqu'Ananias entendit ces paroles, il tomba mort sur le sol. Nous voyons que l'Eglise primitive ne tolérait aucun péché, pas même un pieux mensonge. Il n'y avait ni temps ni place pour le péché et on le traitait avec rigueur. A tel point qu'un homme est mort à cause d'un mensonge. C'est ainsi qu'était l'Eglise primitive, l'Eglise de Christ ressuscité. Je me demande si aujourd'hui nous avons le droit de nous nommer Eglise de Christ, lorsque nous voyons tout ce qui se passe. Parmi ces premiers chrétiens, un homme a péché : il avait menti, nous pouvons même considérer que ce n'était pas vraiment un mensonge, mais ce petit mensonge fut pris avec tant de sérieux qu'il coûta la vie à cet homme. La première Eglise et l'Esprit qui l'animait disaient : "Plutôt mort dans la tombe que vivant dans l'Eglise avec un mensonge." Comment agissons-nous ? Nous adorons Dieu comme roi, nous sommes en communion entre nous et nous tolérons le péché au milieu de nous. Sur quel fondement bâtissonsnous ? Si un tel événement se produit parmi nous, nous disons : "Cette personne est un membre de notre paroisse, elle y est née, elle a même été baptisée ici." Mais le jour du jugement, cet homme va brûler comme du chaume, car personne n'est membre de l'Eglise de Christ, aussi longtemps qu'il n'est pas un membre du corps de Christ, qui est le Seigneur saint et vivant. Ce n'est pas suffisant d'appartenir à une organisation, mais il faut être né de nouveau, et le fruit de


Réveil parmi les zoulous notre vie doit démontrer que l'on est réellement né de nouveau. Retournons au récit des Actes des Apôtres, au chapitre cinq. Trois heures après la mort d'Ananias, Saphira arrive. Elle ne sait pas ce qui s'est passé. Nous ne devons pas oublier que ces gens étaient des personnes très simples, qui n'avaient ni téléphone ni voiture. On aurait pu supposer que le plus urgent aurait été de prévenir la femme du défunt afin qu'elle puisse prendre toutes les dispositions pour l'enterrement ! En réalité, nous voyons que des jeunes gens emportèrent le corps d'Ananias et l'ensevelirent. Ainsi, la femme arrive, sans savoir que son cher époux est mort. Pierre l'interpelle sur le champ : "Saphira, dis-moi, est-ce à un tel prix que vous avez vendu le champ ?" Elle doit, bien évidemment, se tenir aux côtés de son mari, puisqu'ils avaient été d'accord pour ce qu'ils voulaient faire. C'est ainsi qu'elle a pris le parti de son mari en répondant : "Oui, c'est bien ce prix !" "Pourquoi vous êtes vous accordés ? Comment as-tu pu, avec ton mari, commettre une telle injustice ? Voici, ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et ils t'emporteront." Lorsqu'elle entendit cette parole, elle tomba aussi morte sur le sol. A cette époque-là, nous nous sommes demandés si nous voulions être membres d'une assemblée qui aurait ressemblé à l'Eglise primitive. Que se passerait-il avec nous ? Avec nos mensonges "en cas d'urgence", avec nos petits péchés insignifiants ; ce serait une entreprise risquée pour nous. J'ai pensé : "Dieu merci ! Il n'y a plus d'église, aujourd'hui, qui soit ainsi." Peut-être que j'aurais pensé que mon devoir était d'avertir les gens : "Soyez prudents, c'est une église dangereuse. Il s'y passe des choses terribles. Là-bas des gens meurent." Pierre ne peut pas être un homme de Dieu, rempli de son amour. Il n'aurait jamais agi de cette manière, si son


Réveil parmi les zoulous cœur était rempli d'amour ; il est cruel, car il ne lui a même pas donné une chance. Pourquoi l'a-t-il questionnée devant tous ? Pourquoi n'est-il pas allé vers elle pour la prévenir ? Peut-être devrions nous remercier Dieu de ce que nous n'ayons pas dû vivre à cette époque-là. Il est possible que nous soyons remplis du Saint-Esprit, cependant je peux dire une chose : si nous prions pour le réveil, nous demandons quelque chose que le monde ne peut pas comprendre. Et peut-être, celui qui prie demande quelque chose qu'il ne comprend pas lui-même. Considérons ce qui s'est passé au sein de cette première assemblée lorsque l'Esprit de Dieu est descendu dans toute sa puissance et qu'il a commencé à agir. J'ai alors demandé à ma petite assemblée de Zoulous : "Si j'avais été Pierre, qu'aurais-je fait ? Qu'auriez-vous fait ?" Nous lisons la Bible si superficiellement qu'il est difficile pour nous de comprendre réellement de quoi il s'agit. Pouvons nous nous représenter ce que cela signifie de vivre comme en ce temps-là ? Que ferions-nous si une telle église existait de nos jours ? Peut-être que nous en rejetterions les membres, les considérant comme fanatiques, trop extrêmes, dépourvus d'amour et de compassion. Si j'avais été Pierre et qu'Ananias soit venu vers moi, peut-être que je l'aurais pris dans mes bras, je lui aurais donné un baiser fraternel, en disant : "Frère, que Dieu te bénisse." Je ne me serais pas préoccupé de savoir s'il avait commis un petit péché, mais j'aurais considéré le don important qu'il venait de faire : des milliers de francs, c'est ce dont nous avions besoin ; nous savons bien ce que cela coûte lorsque des milliers de personnes se rassemblent chaque jour. Peut-être que je l'aurais accueilli avec enthousiasme en disant : "Frère, que le Seigneur soit avec toi ! A la prochaine réunion du comité, je proposerai que tu sois nommé ancien,


Réveil parmi les zoulous car ce sont de gens comme toi dont nous avons besoin dans notre église, de personnes qui ont de l'argent." Mais Pierre a réagi autrement, c'est comme s'il avait dit : "Va donc en enfer avec ton argent. Nous n'avons pas de place pour toi dans l'assemblée de notre Seigneur ressuscité. Nous ne pouvons pas tolérer une personne qui mente, qui soit malhonnête et qui ne dise la vérité qu'à moitié. Il est préférable que tu sois mangé par les vers que de te laisser vivre ainsi dans l'Eglise de Jésus." C'est de cette manière qu'ils ont agi non seulement avec le mari, mais encore avec la femme. Nous ne progressions pas beaucoup dans notre lecture de la Bible. Nous sommes revenus en arrière, au chapitre trois des Actes des Apôtres, là où Pierre et Jean se rendaient au temple pour prier. Un mendiant se trouvait à la porte du temple. Pierre lui dit : "Regarde-nous ! Je n'ai ni argent, ni or ; mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche." Considérons attentivement ce que Pierre a dit ; d'abord, il a invité le mendiant en disant : "Regardenous." Comment Pierre a-t-il pu commettre une telle faute ? Aucun théologien ne se serait exprimé ainsi. Nous aurions dit : "Regarde à Jésus ; regarde à Dieu ; regarde dans la Bible, mais ne regarde pas à nous." Nous pouvons néanmoins comprendre que Pierre ait pu faire une telle faute, car il n'avait pas notre formation théologique, ni nos professeurs et nos maîtres ; cependant nous devons émettre une réserve car Pierre avait eu le plus grand professeur et maître. Il avait été aux pieds du plus grand maître. Pourtant comment un homme, qui vient juste d'être rempli du Saint Esprit, peut-il dire : "Regarde-nous" ? Ne savait-il pas que nous devons regarder à Jésus ? Nous avons recherché dans la Parole de Dieu et nous avons trouvé le passage de 2 Corinthiens 3:3, où


Réveil parmi les zoulous il est écrit : "Vous êtes une lettre de Christ, écrite, non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs." Verset 2 : "C'est vous qui êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes." Maintenant, nous pouvions comprendre Pierre : la main de Dieu était à l'œuvre dans la vie des apôtres, l'Esprit de Dieu avait fait quelque chose dans leur vie ; c'est pourquoi ils pouvaient dire sans honte : "Regarde-nous." Et cela encore, avant que Pierre ne commence son ministère de guérison. Avant qu'il ne le guérisse, il a pu dire avec une pleine conviction : "Regardenous." Comme témoins de Christ et prédicateurs de l'Eglise de Jésus, avant que nous commencions à prêcher, pouvons-nous dire au monde : "Regardez-nous" ? En tant que parents, pouvonsnous dire, avant de reprendre nos enfants : "Regardez-nous, regardez la vie que nous avons vécue devant vous" ? Sommesnous un bon exemple pour eux ? Pouvons-nous aussi dire à la femme de ménage ou au garçon jardinier, avant que nous leur parlions de Jésus : "Regardez-nous" ? Ou alors, le plus souvent, ne pouvons-nous que dire : "Faites ce que je vous dis, mais ne faites pas ce que je fais" ? C'est exactement ce que faisaient les pharisiens. Dans Matthieu 23 au verset 3, le Seigneur Jésus dit à leur sujet : "Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent ; mais n'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent et ne font pas." Les pharisiens ne vivaient pas ce qu'ils prêchaient, c'est la caractéristique d'un pharisien ! Et les pharisiens et les scribes du 20ème siècle n'ont pas changé : la vérité est effectivement prêchée, mais la vie pratique ne correspond pas à ce qui a été prêché. Et je répète : la vérité est prêchée ! Très souvent, nous pensons que les pharisiens sont des personnes


Réveil parmi les zoulous qui prêchent des fausses doctrines ; le Seigneur Jésus n'aurait alors jamais dit à ses disciples : "Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent", s'ils avaient raconté des contes de fées. Pour illustrer cela, je voudrais raconter l'histoire d'un prédicateur mondialement connu, qui recevait tellement d'invitations qu'il ne pouvait pas toutes les honorer. Un jour, on invita aussi sa femme à l'accompagner pour l'un de ses voyages, au cours duquel il devait parler dans une grande cathédrale. L'épouse du prédicateur fut accueillie par deux femmes responsables qui l'accompagnèrent à l'intérieur de l'église. Puis le mari monta en chaire : il avait un tel don d'orateur que tout le monde l'écoutait, fasciné ; on aurait pu entendre une aiguille tomber sur le sol. Son discours était parfait, il ne se répétait jamais. Quand le sermon fut terminé, les gens, profondément impressionnés, quittèrent silencieusement la cathédrale ; les trois femmes sortirent aussi de l'église et l'une des responsables adressa la parole à la femme du prédicateur : "Oh ! Combien cela doit être merveilleux d'être mariée à un homme qui prêche ainsi." La femme du prédicateur répondit : "Ah ! Vous ne savez pas comment il est à la maison." Si notre vie ne peut même pas impressionner notre propre femme, combien moins va-t-elle impressionner nos enfants et encore bien moins le diable. Que Dieu accorde à ceux qui sont concernés et qui se sentent interpellés, de se convertir et d'arrêter avec leur pharisaïsme ! A cette époque, en 1966, il était devenu clair pour nous que nous n'avions aucun droit d'ouvrir nos bouches et de prêcher au monde et aux Zoulous païens, si nous ne pouvions pas dire auparavant : "Regardez-nous." Revenons encore une fois aux paroles de Pierre : "Ce que j'ai, je te le donne ; au nom de Jésus-Christ, lève-toi." Nous pouvons de nouveau dire : "Pierre, n'as-tu pas honte ? Tu as attristé le Seigneur d'une


Réveil parmi les zoulous manière si terrible, tu l'as renié et maintenant tu dis de telles choses ?" Ce à quoi Pierre peut nous répondre : "Oui, mon frère, je peux parler ainsi. C'est vrai, j'ai péché, mais je me suis repenti, j'ai pleuré sur mon péché et j'ai trouvé le pardon. Et quand Dieu pardonne, il oublie et j'ai le droit d'oublier de la même manière." C'est cela l'évangile : nous n'avons pas besoin de regarder au passé, car il peut vraiment être oublié. Si nous avons connu une repentance véritable et authentique, et si nous avons mis notre vie en ordre avec Dieu, nous pouvons alors aller de l'avant sans avoir honte puisque notre faute a été pardonnée. Et Pierre ajoute : "Je n'ai ni argent ni or". Comment réagissonsnous, si nous arrivons à un point où nous n'avons plus d'argent ? Pourrons nous encore dire aux gens : "Regardeznous" ? Quand notre vie est sans problème, que nous gagnons beaucoup d'argent, que tout marche bien et que nous sommes heureux, alors nous pouvons dire aux gens : "Regardez-nous." Mais si la situation change et que nous faisons faillite, pourrons-nous encore le dire ? Pierre était-il réellement honnête avec son affirmation ? Ou bien était-ce seulement un truc afin de ne pas être obligé de donner quelque chose au mendiant ? Peut-être que nous aurions dit : "Je suis désolé, je n'ai justement pas d'argent", tout en ayant une bourse pleine dans la poche. Malgré ces questions, nous devons accepter que Pierre ait dit la vérité : il n'avait pas honte de ne pas avoir d'argent. Il continue immédiatement : "Mais ce que j'ai..." ; remarquons cela, Pierre avait quelque chose : "Au nom de Jésus-Christ, lève-toi." Quand nous avons étudié ce passage-là, j'ai raconté à ma petite assemblée zouloue l'histoire d'un prêtre catholique. Alors que des milliers de gens étaient venus à un culte dans une grande cathédrale, ce prêtre n'avait pas placé


Réveil parmi les zoulous les troncs habituels pour la collecte, mais il avait préparé une table à cet effet. Lorsque la foule a quitté l'office, la table était recouverte de pièces de monnaie en argent et en or. Le vieux prêtre et son jeune vicaire se mirent à compter l'argent. Puis le prêtre dit : "Regarde bien, jeune homme. Pierre ne peut plus dire : Je n'ai ni argent, ni or. Le Pape non plus, aujourd'hui, ne peut plus le dire." Là-dessus, le jeune homme répondit : "Oui, mais il ne peut pas non plus dire : Au nom de Jésus-Christ, lève-toi." Nous voyons que le temps a passé : ce qu'ils avaient en ce temps-là, nous ne l'avons plus aujourd'hui, nous avons perdu quelque chose en route. Mais ce qu'ils n'avaient pas, nous l'avons aujourd'hui, et cette chose joue un rôle important dans notre vie : l'argent a son mot à dire, lorsque nous nous demandons si nous voulons nous engager ou non dans le travail pour le royaume de Dieu. Dans cette situation, l'argent est déterminant pour notre décision. Ne sommes-nous pas un peu comme Judas Iscariot ? Mais Pierre a dit : "Je n'en ai pas." Il semble que cela ne lui faisait rien. Mais il donna ce qu'il avait. Soudainement, une jeune femme de mon assemblée zouloue, qui s'était convertie trois mois auparavant, se leva. Alors que les larmes coulaient le long de son visage, elle dit : "Oh ! Mfundisi, s'il te plaît, arrête." Cette jeune femme m'avait interrompu au cours de la prédication, en plein milieu d'une phrase. Etonné, je lui ai demandé : "Qu'est-ce qu'il y a ?" "Puisje prier, s'il te plaît ?" demanda-t-elle. Je ne savais pas quoi faire. C'était comme un éclair dans un ciel sans nuage : une jeune personne qui se lève subitement, qui interrompt un culte et qui veut prier ! Je ne savais pas si je devais le permettre : cette fille du peuple n'avait pas de formation théologique, elle n'était pas ancien d'église ni même diacre ;


Réveil parmi les zoulous savait-elle seulement prier ? Qu'allait-il se passer si elle priait mal ? Je l'ai regardée et j'ai eu l'impression qu'elle ne cherchait pas à nous impressionner, elle semblait être sérieuse : "Bon, d'accord", lui répondis-je. Puis cette jeune femme a prié une prière toute simple : "Seigneur Jésus, nous avons entendu comment les choses étaient dans l'Eglise primitive. Ne peuxtu pas descendre au milieu de nous comme tu l'as fait il y a 2000 ans ? Est-ce que notre église ne peut pas être la même que celle de Jérusalem ?" A cet instant, mon cœur a commencé à brûler. J'ai pensé aux deux disciples qui marchaient sur le chemin d'Emmaüs, lorsqu'une troisième personne s'approcha d'eux et qu'elle fit route avec eux et leur parla. Et comment, lorsqu'elle rompit le pain avec eux, leurs yeux s'ouvrirent et ils se dirent l'un à l'autre : "Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu'il nous expliquait les Ecritures ?" J'ai pensé : "Est-ce cela qu'ils ont ressenti ? Oh ! Seigneur, accorde à tes enfants et à ton Eglise dans le monde d'être, aujourd'hui, comme l'était la première Eglise. Ne peux-tu pas le refaire ? Ranime ton œuvre, ô Seigneur ! Est-ce que les chrétiens ne peuvent pas être, encore une fois, comme les premiers chrétiens ?" Quand elle eut fini de prier, j'ai clôturé la réunion. Après cela, je suis allé chez mon frère selon la chair, qui habitait le village où nous avions nos réunions, pour lui dire : "Aujourd'hui, nous avons vécu quelque chose de spécial. La réunion a été soudainement interrompue, non pas par des terroristes, mais par une prière. Et si cette prière était inspirée par l'Esprit de Dieu, ce dont je ne doute absolument pas, alors je crois que le Seigneur ressuscité, le Dieu vivant, sera à nouveau au milieu de nous et que l'Eglise de Christ va vivre ce que celle de Jérusalem a connu." Une semaine et demi après, Dieu a déchiré le ciel, et il est descendu.


Réveil parmi les zoulous CHAPITRE 5 PAS DE REVEIL SANS CONVICTION DE PECHE "Oh ! Si tu déchirais les cieux, et si tu descendais, les montagnes s'ébranleraient devant toi, comme s'allume un feu de bois sec, comme s'évapore l'eau qui bouillonne ; tes ennemis connaîtraient ton nom, et les nations trembleraient devant toi. Lorsque tu fis des prodiges que nous n'attendions pas, tu descendis, et les montagnes s'ébranlèrent devant toi. Jamais on n'a appris ni entendu dire, et jamais l'œil n'a vu qu'un autre Dieu que toi fit de telles choses pour ceux qui se confient en lui." (Esaïe 63:19-64:4) Ceci est réellement une véritable prière de réveil. En ce tempslà, alors que nous étions dans un état spirituel désespéré, nous avons prié : "Oh ! Dieu, si tu voulais déchirer le ciel !" Le ciel est, pour un chrétien, quelque chose de vraiment merveilleux. Mais bénie est la personne qui a un cœur brisé, et qui est prête à laisser déchirer en petits morceaux tout ce qu'elle aime et qui lui est cher, afin que Dieu puisse descendre et se glorifier : c'est le prix qu'il faut payer si nous voulons avoir le réveil. Ainsi, le prophète veut dire : "Seigneur, si seulement tu voulais descendre et venir au milieu de nous, alors nous sommes d'accord avec la manière dont tu le feras, même si nous devons payer un prix élevé." Quand je parle de réveil, je ne pense pas aux réunions de réveil, mais à la situation où Dieu déchire le ciel et vient au milieu de nous et où chacun individuellement est conscient de la présence du Dieu vivant.


Réveil parmi les zoulous Nous avons prié sérieusement pour le réveil. Alors que nous nous réunissions deux fois par jour, les choses devenaient de plus en plus profondes, et l'étude biblique fut reléguée au second plan parce que nous vivions un véritable brisement intérieur : nous avions jusque-là toujours à nouveau prié afin que Dieu veuille agir parmi les païens et nous n'avions pas fait attention qu'il ne commence jamais parmi les étrangers et les athées, les gens de la rue, mais par la maison de Dieu, comme Pierre l'a écrit dans sa première épître, au chapitre 4, verset 17. Nous n'avons pas le droit d'accuser les païens de ce qu'ils ne se convertissent pas aussi longtemps que nous, les chrétiens, ne sommes pas à nouveau ranimés et réveillés. Nous nous sommes demandés à quoi doit ressembler la vie d'une personne qui croit en Jésus. Dans Jean 7:38, le Seigneur Jésus parle des fleuves d'eau vive qui couleront du sein d'une personne qui croit en lui. Il ne parle pas, ici, d'un petit fleuve ou d'une petite rivière. Imaginez un instant ce qu’un fleuve peut provoquer : même une petite rivière peut devenir un fleuve impétueux, lorsqu'elle sort de son lit à cause de pluies abondantes ; avec de l'eau, on peut arroser les champs, le désert, et même produire de l'électricité. Maintenant, Jésus ne parle pas d'un fleuve, mais des fleuves d'eau vive. Nous nous sommes alors demandés : "Y a-t-il donc dans nos vies de tels fleuves d'eau vive ?" et nous avons dû répondre que non. Comment est-ce, quand des fleuves coulent ? On ne peut pas arrêter de l'eau qui coule. On peut essayer de la retenir en construisant un mur, l'eau exercera néanmoins une pression si importante qu'elle finira par emporter tout obstacle. Lors de la rupture d'un barrage on peut observer la violence des flots en regardant tous les matériaux qu'ils entraînent sur leur passage : spirituellement parlant, cela signifie qu'il n'y


Réveil parmi les zoulous aura rien dans ce monde qui pourra arrêter les fleuves d'eau vive que l'Esprit de Dieu produira dans nos vies. Je me rappelle du jour où j'ai demandé à ma petite assemblée : "Qui de vous croit en Jésus-Christ ?" Puis j'ai fait quelque chose que j'évite de faire habituellement, j'ai dit : "Que ceux qui croient en lui lèvent la main." Bien entendu, il n'y en a pas eu un seul qui n'ait levé la main. Là-dessus, j'ai continué : - Regardez, nous voulons examiner les choses correctement : Jésus a dit que si nous croyons comme le disent les Ecritures, des fleuves d'eau vive couleront de notre vie. Laissez-moi vous poser une question personnelle : En est-il ainsi chez nous ? - Non ! Répondirent-ils. - Est-ce que cela signifie que nous ne croyons pas en Jésus ? - Nous sommes absolument sûrs que nous croyons en lui. Nous avons accepté Jésus et nous lui avons donné notre vie ! Il n'y a là aucun doute. - Bien, s'il en est ainsi, de deux choses l'une, ou nous nous sommes trompés, ou ce que Jésus a dit n'est pas vrai. Que devions-nous faire maintenant ? Nous avons pris la décision de ne plus chercher à nous justifier ou à trouver des excuses. Toutes discussions étaient inutiles, nous étions dans une situation où nous ne pouvions plus avancer, nous ne pouvions pas résoudre ce problème. Puis soudainement, ce fut comme si le Seigneur me montrait quelque chose : j'ai relu avec attention, encore une fois, les paroles de Jésus : "Celui qui croit en moi, comme dit l'Ecriture..." Par conséquent l'Ecriture doit affirmer une vérité particulière sur la vie d'un croyant, peut-être pas seulement que des fleuves d'eau vive couleront de son être.


Réveil parmi les zoulous Alors nous avons pris la décision suivante : "Nous voulons sonder l'Ecriture et laisser la Parole de Dieu parler à nos cœurs, sans la décortiquer ni la tordre, mais en étudiant tous les aspects. Nous voulons laisser de côté nos coutumes et nos traditions, ainsi que nos principes ecclésiastiques et nos propres opinions sur les choses de la foi. Nous voulons écouter avec attention ce que la Bible dit, et vérifier si notre foi est conforme à l'Ecriture." Puis Dieu a commencé d'agir dans le cœur du plus grand pécheur de l'assemblée. Il s'occupa d'abord du pasteur, c'est à dire de moi-même. Jusqu'à présent, j'avais toujours blâmé les autres et j'arrivais toujours à me justifier ; lorsque les gens me demandaient d'expliquer pourquoi tout était si difficile, je répondais : "Vous devez comprendre que de nos jours, il est très difficile pour un blanc de prêcher l'évangile. Les Zoulous ne l'acceptent pas, car ils disent que c'est la religion des blancs, d'autant plus si c'est un blanc qui la prêche. Aujourd'hui, les gens sont intéressés par la politique, influencés par le communisme ou par une certaine théologie. Regardez les jeunes gens ! Par quoi sont-ils préoccupés et de quoi leur vie est-elle remplie ? Par l'alcool, le sexe, le football, la discothèque, la pornographie, la télévision, etc. Il est donc facile de comprendre pourquoi les gens se détournent de Dieu et qu'aucun réveil ne peut éclater." Ainsi je trouvais toujours les fautes chez les autres, c'est eux que je montrais d'abord du doigt. Mais savez-vous que quand je montre quelqu'un du doigt, trois doigts sont dirigés vers moi et disent : "Tu es trois fois plus mauvais que ceux que tu critiques et que tu montres du doigt." Souvent, nous aimons établir nos propres normes et juger d'après elles. Selon les psychologues, une personne voit toujours ses propres fautes chez les autres : si l'on veut découvrir les faiblesses d'une


Réveil parmi les zoulous personne, il suffit simplement de faire attention à ce qu'elle dit au sujet des autres : très souvent, on retrouvera ces choses dans la vie de cette personne. J'aimerais illustrer cela par un exemple : quand un artiste voit un arbre, il pense que cet arbre sera un sujet merveilleux pour un tableau ; le menuisier voit l'arbre d'un autre œil, il imagine déjà les planches que l'on pourra faire avec cet arbre ; l'homme qui a planté cet arbre pense à l'argent qu'il recevra quand il le vendra. Un alcoolique est, dans ses pensées, constamment préoccupé par l'alcool : s'il voit quelqu'un avec une bouteille sous le bras, il va immédiatement penser : "Il a dû acheter de l'eau de vie, c'est un ivrogne comme moi", même si cette bouteille ne contient que de l'eau. Si un homosexuel aperçoit deux hommes qui marchent ensemble, certainement il va penser : "Ils ont sûrement les mêmes dispositions que moi." C'est ainsi que Dieu commença soudainement à mettre le doigt sur certaines choses dans ma vie. Je me rappelle qu'un samedi matin, quelques noirs sont venus me voir pour me demander s'il n'était pas possible de se réunir à une heure de l'après-midi. Ils n'étaient pas retournés chez eux depuis le début de la semaine et certains devaient parcourir jusqu'à sept kilomètres à pieds. Ils désiraient passer le week-end dans leurs familles afin de prendre soin des leurs, et pour faire la lessive et le ménage. Aussi ai-je donné mon accord pour qu'exceptionnellement nous nous retrouvions vers midi. Nous nous réunissions toujours dans une petite maison qui était auparavant une étable. En face se trouvaient les courts de tennis. Quand nous nous sommes retrouvés pour la réunion de l'après-midi, le maire, son suppléant, le chef de la


Réveil parmi les zoulous poste, un policier et d'autres personnes de Mapumulo étaient en train de jouer au tennis : "Oh ! Malheur, que vont-ils penser de moi, quand je vais me mettre à genoux avec ces noirs pour prier avec eux ?" Je les connaissais, je savais où ils se tenaient spirituellement, et j'ai commencé à avoir honte. Que devais-je faire ? J'avais l'impression d'éclater. Mais à ce moment-là, j'ignorais que c'est précisément par ce brisement que la lumière de Dieu peut apparaître. Plus vite il a lieu, mieux cela vaut. Devais-je maintenant dire à mes Zoulous : "Retournez à la maison jusqu'à ce que les autres aient fini leur tennis et revenez vers cinq heures" ? Comment pouvais-je justifier cela ? Je ne pouvais quand même pas leur dire que j'avais honte de prier avec eux. Et toujours à nouveau, cette parole résonnait dans mon for intérieur : "Qu'est-ce que ces gens à l'extérieur vont penser de toi ? Toi, un blanc, ici à l'intérieur, en train de prier avec des noirs ?" Soudainement, une idée me traversa la tête et je décidai de me lever pour fermer les fenêtres, afin que les gens à l'extérieur n'entendent pas ce qui se passait ici, dedans. C'étaient des vieilles fenêtres qu'il fallait relever ; lorsque je les ai eu fermées, j'ai eu l'impression d'entendre une voix me dire : "Bien, les fenêtres sont fermées. Tu es maintenant à l'intérieur, mais moi je vais alors rester à l'extérieur." Je n'avais pas besoin d'explication spéciale d'un tel langage ; je le compris immédiatement : je savais que ce n'était pas la fenêtre qui retenait Dieu dehors. Non, c'était mon orgueil. Pour la première fois de ma vie, je devenais conscient que l'Esprit de Dieu est un Esprit saint. Jamais auparavant je ne l'avais ressenti. Des centaines et peut-être des milliers de fois j'avais parlé sur le Saint-Esprit, mais jamais auparavant je n'avais vraiment réalisé ce que le Saint-Esprit signifie. Jamais la sainteté de l'Esprit de Dieu ne m'avait été révélée.


Réveil parmi les zoulous Avant que le réveil ne commence chez nous, je n'aimais pas tellement les pentecôtistes, je les avais souvent défiés en public. Nous devons faire très attention à ce que nous disons et à ce que nous faisons, car il est si facile de dire : "Je suis baptisé du Saint-Esprit, je suis rempli de l'Esprit." Mais ensuite les gens nous observent. Par exemple, je connaissais deux hommes qui parlaient en langues et qui affirmaient être remplis du Saint-Esprit. Le premier utilisait un vocabulaire qu'un chrétien ne devrait pas utiliser : il pouvait jurer affreusement. Et le deuxième courait après les femmes. C'était une arme pour moi et c'est ainsi que je pouvais dire : "Maintenant vous pouvez venir devant avec moi sur le podium et je vais examiner de près ce que vous dites, puisque vous prétendez être remplis du Saint-Esprit" - alors que je n'avais moi-même pas la moindre idée de ce qu'est véritablement le Saint-Esprit. Je mentionne ceci en passant pour montrer que nous sommes enclins à confesser tant de choses avec notre bouche, mais notre vie ne le démontre pas, et à travers cela nous déshonorons vraiment le nom de Dieu. Quand Dieu a béni Andrew Murray et l'Eglise hollandaise réformée, dans la province du Cap, en envoyant le réveil, le Saint-Esprit agissait puissamment là-bas, et il y eut beaucoup d'opposition. Je pense que l'on peut mesurer la profondeur de l'action de Dieu à la quantité d'opposition qu'elle rencontre. S'il n'y a pas beaucoup d'opposition, Dieu n'a pas fait grandchose. Certaines personnes affirmaient : "La doctrine du Dr Murray est fausse. Il est trop exalté et extrémiste. Nous sommes tous des pécheurs et personne ne peut vivre ce que Murray prêche." On choisit alors deux personnes qui iraient visiter Murray et demeurer avec lui pendant deux semaines. Après deux semaines, elles furent de retour et rapportèrent : "Amis, il ne prêche pas la moitié de ce qu'il vit. Lorsqu'on est avec lui et avec ses gens, et que l'on voit comment ils vivent et


Réveil parmi les zoulous réagissent, on ne peut alors que dire : ils ne prêchent pas seulement, mais ils le vivent." Ce fut comme pour la reine de Séba lorsqu'elle vint auprès de Salomon, et qu'elle se rendit compte qu'on ne lui avait pas dit la moitié de ce qui le concernait. C'est pourquoi nous devons faire attention à nos paroles. Généralement nous exagérons ce que nous sommes, faisons ou valons en réalité. Beaucoup de mal a déjà été commis dans ce monde, mais les personnes qui ont causé le plus de tort à l'œuvre de Dieu, ne sont pas les communistes, mais les chrétiens ; pas les païens, mais les chrétiens de nom ! Ce sont ceux qui se nomment chrétiens et qui sont tièdes. C'est pourquoi Jésus dit dans Apocalypse 3:15-16 : "Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche." Plutôt être un athée ou un vulgaire païen, qu'être un chrétien tiède. Jésus préfère supporter les païens qui sont froids, plutôt que les tièdes. C'est pour cette raison que le Seigneur avertit les chrétiens de l'église de Laodicée quand il dit qu'il vomira de sa bouche les chrétiens tièdes. Leur fin sera pire que celle d'un païen. Nous faisons de Jésus un menteur, si d'un côté nous reconnaissons sa Parole comme la vérité, et que d'autre part nous en altérons le sens. Revenons au point où Dieu me révéla mon orgueil. L'orgueil est une chose horrible, c'est un péché terrible. En ce temps-là, je revoyais toujours à nouveau avec mes yeux intérieurs, cette parole écrite dans 1 Pierre 5:5 : "Dieu résiste aux orgueilleux." Je n'y avais pas encore profondément réfléchi, j'avais toujours cru que c'était le diable qui rendait tout si difficile. Maintenant, je réalisais que ce n'était pas le diable, mais Dieu, qui me résistait. Il n'est pas dit que le diable résiste aux orgueilleux, mais que Dieu résiste à l'orgueil et à l'arrogance.


Réveil parmi les zoulous Quel est le plus grand danger pour nous ? Il existe beaucoup de réponses. Certains disent que ce sont les terroristes et à cause de cela, ils ne peuvent plus dormir la nuit, à moins que les portes et les fenêtres ne soient verrouillées ; d'autres affirment que ce sont les noirs ; d'autres encore voient dans le communisme le plus grand péril. Mais en réalité, c'est Dieu lui-même, celui qui nous a sauvés, qui est le plus grand danger pour nous. Regardons les enfants d'Israël qui ont été sauvés par le sang avec lequel ils avaient aspergé les poteaux et le linteau des portes : "Ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ." (1 Corinthiens 10:4) Et nous lisons que cette même main qui les avait sauvés, les a fait périr dans le désert, car ils ne furent pas agréables à Dieu. La conséquence a été que la plupart d'entre eux n'ont pas pu entrer dans le pays de Canaan, car Dieu s'était retourné contre eux. Il n'y a rien dans ce monde que nous devons craindre plus que Dieu. Même si le monde entier est pour nous, mais que Dieu n'est pas de notre côté, nous avons d'avance perdu la bataille. Mais un homme avec Dieu possède victoire et supériorité face au monde entier. La Bible dit : "Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?" Ce serait merveilleux s'il n'y avait pas ce petit mot : "si". Combien plus simple serait-ce, s'il était écrit : "Dieu est avec nous, qui donc sera contre nous ?" Mais il y a cette condition : "Si Dieu est pour nous". Nous devons alors nous poser cette question : "Est-il aussi pour nous ?" Sans aucun doute, nous ne pouvons pas mettre cette question de côté, si nous réfléchissons sérieusement à tout cela. En regardant certains chrétiens, on peut douter que Dieu soit avec eux. Par expérience, je crois que s'il y a de l'orgueil dans


Réveil parmi les zoulous la vie d'un chrétien, Dieu lui résiste. Il en était ainsi pour moi. Lorsque j'ai réalisé cela, j'ai prié et j'ai crié : "Oh ! Dieu, j'avais toujours pensé que le diable était contre moi, mais maintenant je vois que c'est toi qui me résistes. Il n'y a pas d'espoir pour moi, car si cela avait été le diable, j'aurais pu, par ta grâce, le vaincre. Mais si c'est toi qui me résistes, alors je suis perdu." C'était comme si Dieu me prenait dans un moulin. Il ne commença pas avec les pieds, mais par la tête, en mettant le doigt sur la plaie : l'orgueil. N'oubliez jamais cela ! Dieu va contre le travail, le lieu et la personne où l'on trouve de l'orgueil. Dieu nous l'a dit d'une manière qui ne laisse pas le moindre doute : "Il résiste aux orgueilleux." Ce n'était que le début, car le Saint-Esprit me montra alors un péché après l'autre. Il fit exactement ce que nous lisons dans Jean 16:7, où Jésus a dit : "Il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous." Il semble que la Parole de Dieu présente la chose d'une manière fausse, quand nous lisons que lorsque le consolateur viendra, il nous conduira dans toute la vérité, il ouvrira au monde les yeux sur le péché, la justice et le jugement. Si ce passage parle d'un consolateur qui va venir, alors nous attendons de lui qu'il nous console. Mais est-ce réellement une consolation lorsqu'il nous ouvre les yeux sur nos péchés ? C'est plutôt inconfortable ! Il y a des années, un prédicateur m'a demandé : "Dis-moi, mentionnes-tu le péché dans tes prédications ?" Je lui ai répondu : "Je suis désolé, mais mon expérience est telle que je ne peux pas parler d'autre chose." Il m'a dit alors : "Je ne peux pas prêcher sur le péché, car chaque fois que j'aborde ce sujet, je remarque que les gens deviennent mal à l'aise et se mettent à remuer sur les bancs."


Réveil parmi les zoulous Pourquoi Jésus est-il venu sur cette terre ? Que signifie le nom de Jésus ? Il est venu dans le but de nous sauver de nos péchés. C'est la signification du nom de Jésus : "C'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés." (Matthieu 1:21) Pourquoi est-il mort à la croix ? Pourquoi a-t-il versé son sang ? N'étaitce pas pour porter nos péchés sur la croix et faire le compte du péché ? Il a été fait péché pour nous et il est mort pour nous afin de nous sauver de nos péchés. Le cœur des disciples a été brisé lorsque le Seigneur Jésus leur a dit qu'il allait les laisser, car pour eux, être en communion avec lui, c'était le ciel sur la terre. Peut-on se représenter quelque chose de meilleur que d'avoir Jésus au milieu de nous, de le voir, de l'entendre et de parler avec lui de tous nos problèmes ? Mais Jésus dit : "II y a quelque chose de meilleur ! Je dois vous laisser, sinon le consolateur ne viendra pas vers vous. Et quand il sera venu, il convaincra le monde de son péché." Bien entendu, nous comprenons, tout de suite, que le "il convaincra le monde..." ne nous concerne pas, nous, les chrétiens. Souvent nous critiquons les politiciens d'avoir un langage double. Mais peut-être sommes nous pires qu'eux. Quand la Bible dit : "Car Dieu a tant aimé le monde...", nous nous sentons concernés et nous disons : "Dieu m'aime." Mais s'il est écrit que Dieu punit le monde, alors nous disons qu'il punit les autres gens, mais pas nous-mêmes. Il y a là quelque chose de faux. Souvenons-nous des paroles de Pierre qui dit que le jugement commence par la maison de Dieu. C'est là réellement l'endroit où Dieu commence. C'est là qu'il convainc les hommes de péché. Si l'Esprit de Dieu est à l'œuvre, alors d'une manière certaine, il agit comme Jésus l'a dit. Ce n'est pas juste de dire, qu'en premier lieu, l'Esprit de Dieu rend les gens capables de le louer et de l'adorer. C'est un non-


Réveil parmi les zoulous sens, c'est déformer les choses et mettre la charrue avant les bœufs. En disant cela, nous tordons la Parole de Dieu. La première chose que l'Esprit Saint fait quand il entre dans la vie d'une personne, c'est de la convaincre de son péché. Il y a là d'abord un brisement, et la personne pleure sur ses péchés ; le visage perd son air content pour devenir grave. Il y a d'abord des larmes à la place d'un sourire, parce que l'Esprit Saint est à l'œuvre. Beaucoup de conversions ne sont pas authentiques et ne représentent pas de nouvelles naissances opérées par le SaintEsprit ; il y a des chrétiens qui ne savent pas ce que signifie que d'être convaincu de son péché. On peut se demander si de telles personnes ont été en contact avec le Saint-Esprit. Considérons encore ce que Jésus a dit : "Quand le consolateur viendra à nous, il nous ouvrira les yeux sur nos péchés." Et ce sera tout ce que l'on veut sauf de la joie ; jusqu'à ce que nous ne trouvions plus aucune autre issue sinon de fuir vers la croix, où nos péchés peuvent être lavés. Ensuite la joie peut entrer dans notre cœur. En réalité, nous ne pouvons pas aimer Jésus si nous ne savons pas ce que signifie le pardon des péchés : plus profonde est la reconnaissance des péchés, plus grand sera notre amour pour Jésus, car "celui à qui on aura beaucoup pardonné, aimera beaucoup." Ceux chez qui la tristesse divine est la plus profonde, sont les personnes qui aiment le plus Jésus. Ces personnes ne parlent pas seulement d'aimer Jésus, mais elles l'aiment effectivement dans toute leur manière de vivre. Elles gardent sa Parole, elles croient en lui, comme l'Ecriture le dit, et elles vivent une vie de sainteté et de justice. Je me souviens également bien d'un autre événement. Un jour, je suis arrivé à la réunion alors que l'on avait déjà chanté ; je n'avais plus le temps de me changer. C'est alors


Réveil parmi les zoulous que cette pensée me traversa la tête : que vont dire les gens si je me tiens devant l'assemblée la Bible à la main, mais sans cravate, le col de chemise ouvert et sans avoir de costume convenable ? Que vont-ils penser de moi ? Regardons le prophète Elie, lorsqu'il se tint devant le roi Achab et devant la reine impie ; celle-ci, d'une manière évidente, dirigeait la vie de son mari et vivait une vie de débauche ; elle était habillée, sans doute, de façon provocante, peut-être maquillée. Pourtant, à la fin, elle fut mangée par des chiens : une fois pour toutes, Dieu a montré au monde entier le sort d'une telle femme. Lorsque le prophète vint devant ce roi, il dit : "L'Eternel est vivant, devant lequel je me tiens." (Traduction allemande) Gardons cette parole devant les yeux. Avons-nous déjà été en présence d'un roi, d'un président ou d'un premier ministre ? Que ressentirions-nous ? Elie devait se présenter devant un roi, qui le considérait comme son ennemi ; Elie était devant un dictateur, devant un homme qui n'avait peur de rien, qui tuait quand il voulait et maudissait qui il voulait. Malgré cela, Elie pouvait dire : "Roi, il y a le Dieu d'Israël devant lequel je me tiens." Même devant un puissant de ce monde, il était conscient de la présence de Dieu. Cela, je ne pouvais pas le dire de moi. J'étais dépendant de l'opinion des hommes et je n'étais pas préoccupé de savoir ce que Dieu dit. Quand je me tenais devant l'assemblée, je me tenais devant des gens et non pas devant Dieu. Je leur obéissais au doigt et à l'œil ! Lorsque j'en ai pris conscience, j'ai eu l'impression que mon cœur allait se briser ! J'aime le prophète Elie et je souhaite qu'il y ait plus de gens de son espèce qui, comme lui, prient en mettant leur visage entre leurs genoux, et quelque chose se produit : Elie pria pour qu'il


Réveil parmi les zoulous ne pleuve plus et cela arriva. C'est un homme qui a sauvé un peuple entier, et que Dieu a exaucé, en fermant le ciel : pendant trois ans et demi, il ne plut pas ; ensuite, Elie mit à nouveau son visage entre ses genoux et pria : à la septième fois, il dit : "Voici un nuage gros comme la paume de la main d'un homme." (1 Rois 18:44) Et la pluie arriva, car Elie avait prié. Elie était un homme qui pouvait par sa prière faire descendre le feu du ciel. J'aime cet homme ; alors dans mon cœur j'ai crié : "Je voudrais être comme lui." Dans l'épître de Jacques nous lisons au sujet d'Elie : "Il était un homme comme nous." Mais quelle sorte d'homme était-il ? C'est un homme qui avait une autorité divine. Non pas comme une bulle de savon qui resplendit à la lumière du soleil, et qui éclate ensuite. Non, Elie était un homme qui savait prier ! L'Eglise primitive a prié, et le lieu où elle était trembla. Y a-t-il eu un temps dans la chrétienté où l'on a prié plus qu'aujourd'hui ? Partout il y a des réunions de prière ! Mais malgré ces nombreuses prières, le lieu où nous sommes n'est point ébranlé, mais c'est ce lieu qui nous fait trembler. Le monde nous secoue et il trouble le christianisme, au point que nous disons : "Qu'allons-nous devenir, nous les chrétiens ?" Considérons cela à la lumière de Dieu, afin de savoir où nous nous trouvons. A cette époque-là, alors que je pensais à Elie, je fus comme touché par un éclair et j'ai prié : "Oh ! Dieu, pardonne-moi, fais-moi grâce." Dieu me rappela les paroles de l'apôtre Paul dans Galates 1:10 : "Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ." Qu’avais-je dit, pendant douze ans, aux Zoulous : "Je viens à vous, comme un serviteur de Jésus-Christ et je vous prêche l'évangile" ? Et maintenant, j'étais éprouvé et mis à l'épreuve par la Parole de Dieu. Je connaissais aussi le passage dans 1 Corinthiens 9:27, où Paul écrit de lui-même : "Je ne veux pas prêcher aux autres et être


Réveil parmi les zoulous moi-même rejeté." Je ne savais que trop bien que cette possibilité existe ; pendant toutes ces années, j'avais été un prédicateur de l'évangile, mais moi-même, j'étais rejeté aux yeux de Dieu. Tout cela me conduisait à un brisement intérieur. Ensuite, je vis soudainement une image comme une vision. Je ne suis pas un homme qui croit aux visions ou aux rêves, mais cette image, je ne l'oublierai plus jamais. Si j'étais un artiste, je pourrais aujourd'hui encore la peindre. Il y avait là un temple hindou avec toutes sortes d'idoles. Je suis entré moi-même dans ce temple et je me suis courbé jusqu'à terre devant la première idole pour l'adorer. Ensuite, je me suis relevé, j'ai été vers l'idole suivante, j'ai touché le sol avec mon front et je l'ai adorée également. Puis, je me suis relevé et j'ai fait la même chose avec la troisième idole. A ce moment- là, je me suis réveillé avec un cri : "Seigneur, pendant douze ans, j'ai prêché aux Zoulous : Je suis le Seigneur, votre Dieu, vous ne devez avoir aucun autre Dieu que moi. Vous ne devez pas vous faire d'images taillées, ni de représentation quelconque... et maintenant tu me dis que moi le prédicateur, je suis celui qui adore d'autres dieux ?" Oui, Dieu me montrait que j'avais été un idolâtre. En pleurant, je suis entré dans la salle de réunion où je devais présider le culte. Je ne pouvais plus prêcher, et péniblement, j'ai dit : "Mettons-nous à genoux et prions." J'ai pleuré sans cesse en m'écriant : "Seigneur ! Aie compassion de moi, qui suis un pécheur." C'était le début du réveil, Dieu m'avait pris dans son moulin, et celui-ci moud lentement et finement ! Celui qui ne l'a pas encore expérimenté, ne sait pas de quoi il parle lorsqu'il parle du moulin de Dieu. A ce moment-là, j'ai oublié que pendant douze ans, j'avais été un prédicateur de l'évangile. J'ai aussi oublié mes études et mon titre d'enfant de


Réveil parmi les zoulous Dieu. J'ai prié comme le publicain dans le temple, lorsqu'il se frappait la poitrine. Le réveil éclata pendant la période de Noël. Notre famille était composée de cinq frères et une sœur. L'époque de Noël était, pour nous, un moment magnifique. Avant ce jour-là, nous chantions déjà les beaux cantiques de Noël. Mais cette année-là, ce fut autrement, j'avais oublié que c'était Noël, il n'y eut pas d'arbre de Noël décoré, pas d'ambiance de Noël, pas de chants de Noël. Un membre de l'assemblée vint vers moi et me dit : "Frère, ne sais-tu pas que c'est Noël ?", car j'avais prêché sur un tout autre sujet. C'est ainsi que Dieu s'occupait de moi : j'étais si aveugle, si insensible, si sourd, que Dieu a dû me saisir au col et me conduire partout en me tirant par le nez. Une autre fois, alors que j'allais à la réunion, j'ai réalisé que je n'étais pas rasé. Aujourd'hui, ce n'est pas si grave, car beaucoup de gens se promènent sans être rasés. Mais nous avions toujours appris que c'est une honte pour un homme de sortir sans être rasé. Et c'est pourquoi quand je devais me présenter devant l'assemblée non rasé, je me suis demandé ce que les gens allaient penser de moi. De nouveau, je fus touché par la Parole de Dieu : "Par Jésus-Christ, le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde." (Galates 6:14) Intérieurement, je me suis mis à prier : "Seigneur Jésus, tu as dit : "Celui qui croit en moi, comme le dit l'Ecriture." Mais cela, je ne le fais pas du tout : je ne suis pas crucifié pour le monde comme Paul l'était. Selon ta Parole, je devrais être mort au monde et au péché." Dans les temps de réveil, la Parole de Dieu devient vivante, elle nous atteint et transperce nos cœurs. Ce n'est pas comme le canard qui n'est pas mouillé lorsqu'il ressort de l'eau ou


Réveil parmi les zoulous bien comme le caillou qui reste sec à l'intérieur alors qu'il repose dans le fond d'une rivière. La Parole de Dieu devient comme un marteau qui brise le roc ! Je prenais conscience que ce ne sont pas les païens qui sont en travers du chemin d'un réveil, et je ne pouvais que dire : "Seigneur, il n'y a qu'un seul homme qui t'empêche d'agir : c'est moi ! S'il te plaît, pardonne moi." Il y eut encore un autre événement. Un jour, je me trouvais sous un figuier sauvage. Quelques noirs se trouvaient aussi là et m'observaient, puis ils dirent à mon sujet : "On peut voir que c'est un ivrogne, mais il ne semble pas d'un mauvais genre." Je ne sais pas de quoi j'avais l'air. Ces personnes même que j'avais regardées de haut, me méprisaient maintenant, parce que Dieu humilie les orgueilleux. Il me rappela également les paroles que le premier ministre, le Dr Verwoerd nous avait adressées, à nous blancs, lorsqu'il parla une fois, au sujet des Bantus : "Nous devons aimer nos prochains comme nous-mêmes." A l'époque, j'avais pensé dans mon cœur : "Oui, c'est plus vite dit que fait." Et maintenant, après tant d'années, Dieu reprenait les paroles de ce premier ministre et me disait : "Erlo, ce n'est pas le Dr Verwoerd, mais le Roi des rois qui te demande : Aimes-tu ton prochain comme toi-même ?" J'ai regardé vers ces Zoulous et j'ai répondu au Seigneur : "Oui, je les aime vraiment. En définitive, je me suis sacrifié pour eux. Mais en étant honnête, je dois dire que je ne les aime pas autant que moi-même. Si tu veux le réveil, les choses doivent alors se passer comme il est dit dans ma Parole et tu dois croire comme l'Ecriture le dit. Tu dois aimer ton prochain comme toi-même. Aimes-tu les Zoulous comme toi-même ?" Ce fut la réponse de Dieu dans mon cœur. Je ne pus que lui dire : "Non Seigneur, je ne peux pas, je suis désolé, je n'y arriverai pas car cela va trop loin." Dieu ne diminua pas sa pression et dit : "Le plus grand doit


Réveil parmi les zoulous être le plus petit. Le premier... le dernier et le plus grand, le serviteur de tous. Oh ! Seigneur, non. Pardonne-moi mais je ne peux pas continuer plus loin avec toi sur ce chemin. J'imagine devant moi un noir qui passe avec une valise et tu voudrais que je lui dise : "Laissez-moi porter votre valise" ? Non, c'est impossible, je ne peux pas faire une telle chose. Pardonne-moi, Seigneur, mais ça ne va pas." Cela me fit transpirer. La chose alla si loin que je me réveillais la nuit, mon lit trempé de sueur, à cause de ce combat intérieur. J'essayais de négocier avec Dieu en lui disant : "Seigneur, envoie-moi quelque part d'autre, sur une île déserte ou dans un autre pays, car ici en Afrique du Sud, je ne peux pas faire ce que tu demandes. Que vont dire mes parents, ma famille et mes frères ? Seigneur, je suis prêt à faire n'importe quoi, mais tu ne peux quand même pas attendre de moi d'être le serviteur du plus petit. De mon peuple, des blancs, d'accord, mais des Zoulous ! Non ! Je ne le peux pas." Après cela, ce fut pour moi comme si le Seigneur me disait : "Bien, je ne veux pas te forcer. Tu m'as prié pour le réveil. Vous vouliez m'avoir au milieu de vous. Mais si je viens, je viens alors comme Roi et c'est moi qui ai le dernier mot." Je me tournais et me retournais ; je résistais au Seigneur et j'essayais de l'éviter. Mais Dieu ne desserra pas son étreinte. Il continua à me mettre sous pression et resserra un peu plus l'étau : "Ce que tu as fait à l'un de ces petits, c'est à moi que tu l'as fait." Au jour du jugement, Dieu va prendre la personne autrefois la plus petite, la mettre devant nous, mesurer la relation que nous avions à l'époque avec elle, et regarder de quelle manière nous avons traité cette personne. A cela, nous pouvons mesurer notre amour pour le Seigneur : prenons la personne la plus petite que nous connaissons, la moindre de


Réveil parmi les zoulous toutes. Mesurons ensuite l'amour que nous éprouvons pour cette personne ; nous ne pouvons pas être une fraction de centimètre plus proche de Jésus, que ce que nous sommes de cette personne. C'est ainsi qu'un jour, Jésus nous jugera : le jour du jugement sera un jour de terreur ! Que Dieu nous accorde d'être ici déjà terrifiés ; il est parfois bon pour un homme de recevoir un choc, cela peut lui permettre, à nouveau, de voir clair. Jésus a parlé de ce que nous avons fait à l'un de ces petits, non pas comment nous avons traité les plus grands et les plus puissants, mais bien les plus petits et les plus méprisés qui croient en lui. Peut-on maintenant comprendre que j'étais ébranlé jusqu'au fondement de mon âme et que j'avais l'impression d'être dans le moulin de Dieu. C'était un combat ardu, et je criais à Dieu : "Seigneur, je ne peux pas vivre une telle vie, elle est contre ma nature, je ne peux tout simplement pas ! Je vais perdre ma vie." La réponse de Dieu vint dans mon cœur d'une manière très claire : "Aussi longtemps que tu ne perdras pas ta vie, tu ne la retrouveras pas ! Mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera." Nous combattons pour notre vie, nous combattons pour notre existence. Cependant, c'est Dieu, dans le ciel, qui nous rend les choses si difficiles. On a l'impression qu'on pourrait y arriver mieux sans lui qu'avec lui. Mais ce Dieu Tout-puissant dit : "Vous récolterez ce que vous avez semé." C'est vrai, car si nous semons un grain, nous le récoltons au centuple : ce que nous faisons aux autres nous arrivera à nous, mais cent fois pire ou cent fois mieux, car il y a un Dieu dans le ciel. Ce serait beaucoup plus facile sans lui, car il nous rend les choses difficiles, à moins que nous nous courbions et que nous le laissions être le Seigneur de notre vie. Qu'est-ce que cela signifie ? Lorsque nous disons avec nos lèvres : "Seigneur Jésus, tu es Seigneur !" cela ne signifie pas que nous le faisons


Réveil parmi les zoulous Seigneur. Le laisser être Seigneur signifie que notre vie doit être conforme à sa Parole, que nous croyions comme le dit l'Ecriture et que nous lui soyons obéissants. Un jour j'en suis arrivé au point de prier : "Seigneur, je n'en peux plus." "Erlo, ne m'as-tu pas prié pour le réveil ? Et maintenant tu dis que tu n'en peux plus ? Bien, alors arrête et je ne viendrai pas. Tu m'avais prié de descendre, je veux descendre et je veux commencer, mais je commence par la maison de Dieu et non pas avec ceux du dehors." Pouvons-nous désormais comprendre pourquoi tant de personnes prient pour le réveil et que si peu l'expérimentent ? Pourquoi en est-il ainsi ? La raison est que pour certaines personnes pieuses, "prier pour le réveil" n'est qu'un jeu de mots : si le réveil vient, elles seront contre, et deviendront des ennemis du réveil. Recherchons la cause de cela. L'expérience nous montre que si une personne résiste à l'action de l'Esprit de Dieu, c'est uniquement parce qu'il y a du péché dans sa vie, et souvent c'est de la prostitution ! Là, il y a beaucoup de souillures, aussi dans la vie de soi-disant enfants de Dieu. C'est pourquoi les Saintes Ecritures nous apprennent que le jugement commence par la maison de Dieu, à savoir son Eglise. Il y avait tant de choses que Dieu déblayait dans ma vie que je ne peux pas toutes les rapporter ici. Toujours à nouveau, j'essayais de discuter avec Dieu pour lui prescrire comment il devait agir au milieu de nous, si possible d'après nos conceptions. Et Dieu répondait ainsi : "Suis-je votre écolier ? Je suis Dieu et j'agis comme je veux. Tu ne peux pas m'enfermer dans un schéma. Aussi longtemps que tu ne veux pas l'accepter, n'attends pas que je vienne ; car je suis le Seigneur des seigneurs, et en dehors de moi, il n'y a pas de


Réveil parmi les zoulous Dieu ! Je n'ai pas besoin de conseiller qui me dise comment je dois agir. Ce fut pour moi un grand conflit et j'ai lutté jusqu'au moment où j'ai pu dire : "Bien, Seigneur, je suis d'accord. Agis comme tu veux." Néanmoins, j'avais peur que cela ne devienne quelque chose d'incontrôlable. Mais Dieu est un Dieu d'ordre et aussi longtemps qu'il a les choses en main, rien ne va de travers. Pendant ce temps, sans que je le sache, Dieu était aussi à l'œuvre dans l'assemblée. Il commença à convaincre chacun des membres de ses péchés. L'un allait vers l'autre et lui demandait pardon, le mari se réconciliait avec sa femme, la femme avec son mari, les enfants avec leurs parents, les amis entre eux, en disant : "J'ai mal parlé de toi, s'il te plaît, pardonne-moi. - Pardonne-moi, là il y avait de l'amertume dans mon cœur. - Derrière ton dos j'ai parlé de toi. J'aurais dû d'abord venir te voir." Jésus nous a appris : "Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul." (Matthieu 18:15) Si nous parlons dans le dos de notre frère, nous sommes coupables du feu de l'enfer autant que lui pour son péché. Les Zoulous, qui jusqu’à présent m’avaient appelé "Mfundisi", commencèrent à me dire "Baba" (père). Habituellement, un Zoulou ne fait pas cela, il n’appellera jamais "Baba" une personne d’une autre race que la sienne. Je me suis demandé pourquoi ils m’appelaient maintenant "Baba". Ils ne savaient pas ce qui s’était passé entre Dieu et moi. D’autre part, ils se mirent à me traiter avec plus de respect qu’auparavant et ils s’engagèrent avec toute leur vie pour moi. Tout cela avait bien entendu un rapport avec le fait que, spirituellement parlant, j’avais perdu ma vie, lorsque j’avais capitulé devant Dieu. Je peux certifier que la Parole de


Réveil parmi les zoulous Dieu est la vérité : "Si quelqu’un perd sa vie, alors il la retrouvera." Cela s’applique également à la possibilité de perdre notre vie physique. Certains m’ont déjà conseillé : "Tu dois fuir. Nous ne voulons pas que tu sois tué par des communistes ou par des espions." Il se peut que je sois le premier qui donnera sa vie. Mais cependant je continue à dire : "Si quelqu’un perd sa vie, alors il la retrouvera." Pour moi, ce serait la couronne de ma vie, si je devais mourir de cette manière-là. La plus grande chose que je puisse faire pour mon Seigneur et mon Maître, c’est que mon sang soit versé comme un infime témoignage de reconnaissance envers celui qui a donné, pour moi, jusqu’à la dernière goutte de son sang.


Réveil parmi les zoulous CHAPITRE 6 LIBERATION D’UNE SORCIERE Puis le jour est arrivé où, pour ainsi dire, Dieu a déchiré le ciel pendant que nous étions réunis et il est descendu. Tout à coup, nous avons entendu le bruit d’un grand vent. Ce qui s’est passé, je ne peux le décrire avec les mots, je vais tenter de le faire par cette illustration. Ce fut comme si de l’air sous pression s’échappait d’un compresseur, et d’autre part c’était comme si ce souffle traversait chacun de nous. L’Esprit de Dieu était descendu et personne n’avait besoin de dire à l’autre : "Regarde, Dieu est au milieu de nous." Chacun était conscient de la présence de Dieu, sans qu’il ait été nécessaire d’en parler. Je ne pouvais plus que me courber, et adorer le Dieu du ciel. Que se passa-t-il ensuite ? L’Esprit de Dieu s’est répandu dans tous les environs et les gens sont venus à nous. Une sorcière, qui habitait à sept kilomètres de là et qui dirigeait une école de sorcières, arriva d’abord. Ainsi, Dieu commença avec les forteresses de Satan selon les paroles d’Esaïe le prophète : "…les montagnes s’ébranleraient, comme s’allume un feu de bois sec, comme s’évapore l’eau qui bouillonne..." (Esaïe 63:19-64:1) Quand j’ai demandé à cette sorcière ce qu’elle voulait, elle m’a répondu : "J’ai besoin de Jésus. Peut-il me sauver ? Je suis liée par les chaînes de l’enfer. Peux-tu briser ces chaînes ?" Je n’en croyais pas mes yeux ni mes oreilles : pendant douze ans, j’avais essayé en vain, parfois pendant des semaines, de convertir un sorcier, chaque fois, ils expliquaient que leur force était un don de Dieu ; et voici que soudainement se


Réveil parmi les zoulous trouvait devant moi une sorcière qui semblait être tombée du ciel, m’expliquant qu’elle en avait assez de cette vie et qu’elle était liée aux puissances des ténèbres par des chaînes. - Qui t’a parlé ? lui ai-je demandé. - Personne - Qui t’a annoncé l’évangile ? - Personne ! - Qui t’a invitée ? - Personne ! - Mais, je ne peux pas comprendre. D’où viens-tu donc ? Que s’est-il passé ? - Pourquoi me poses-tu toutes ces questions ? Ne gaspille pas mon temps ! Si Jésus ne me sauve pas immédiatement, je vais mourir aujourd’hui encore et aller en enfer. Je n’avais encore jamais vécu cela. Je la pressais encore avec cette question : - Es-tu prête à ouvrir ton cœur au Seigneur Jésus et à le recevoir dans ta vie ? - Je suis prête à faire n’importe quoi. - Es-tu aussi prête à confesser tes péchés ? - Oui. Après l’avoir fait, elle dit : "Prie pour moi afin que Jésus me délivre de ces mauvais esprits." Puis elle les appela par leurs noms : Izizwe, Indawo, Indiki. Ce ne sont pas seulement des noms imaginaires ! Si une personne est possédée de l’esprit de Izizwe, elle est capable de parler en langues étranges, qu’elle n’a jamais entendues ni apprises.


Réveil parmi les zoulous Je ne savais pas comment prier pour une sorcière ; une fois déjà, quand un homme possédé était venu vers moi, j’avais essayé de chasser cette puissance au nom de Jésus : le résultat avait été que j’étais devenu la risée du diable ! En ce temps-là je ne pouvais pas comprendre. Dans les Actes des Apôtres, nous lisons qu’on prenait les mouchoirs de Paul, qu’on les appliquait sur les possédés et les esprits malins sortaient. Quant à moi, j’avais été couvert de railleries et j’étais devenu l’objet des sarcasmes et des moqueries des démons. A nouveau, je me retrouvais dans ce type de situation et je devais prier pour une sorcière : j’ai appelé cinq ou six coéquipiers et j’ai placé la femme au milieu de nous ; elle était analphabète, habitait à l’intérieur du pays, et elle n’avait jamais auparavant travaillé pour des Européens ou pour des gens de langue anglaise. Nous nous sommes assis sur des chaises tout autour d’elle et nous avons commencé à chanter un chant de Pâques avec ce cri de victoire : "Il est ressuscité il est le puissant vainqueur - il a vaincu le diable - il a triomphé du péché et de la mort - nous n’avons plus de crainte à avoir - il a payé le prix avec son propre sang." Quand nous avons repris ce chant, cette femme a sauté de sa chaise et s’est jetée sur ses genoux et ses mains en se comportant comme un animal sauvage. Elle ressemblait à un tigre qui se prépare à sauter sur sa proie, ses yeux avaient une expression inimaginable et effrayante. Un des coéquipiers eut si peur qu’il courut hors de la pièce ; nous avons dû aller le rechercher et l’apaiser : nous n’avons pas besoin d’être dans la crainte, car Jésus a vaincu toute la puissance du diable. Après cela, cette femme se mit à parler en anglais avec nous, bien qu’elle ne l’ait pas appris à l’école. Puis tout à coup, des chiens se mirent à aboyer en elle. Ces aboiements de chiens furent même entendus par des gens qui se trouvaient à l’extérieur de la pièce ; mon frère possédait un gros chien qui


Réveil parmi les zoulous arriva de loin en courant, et qui sauta vers la fenêtre pour essayer de voir les autres chiens. Il est possible d’imiter un chien seul, mais en aucun cas une meute de chiens entière. Ensuite, les grognements et les cris d’un grand nombre de cochons surgirent hors de cette femme. A ce moment nous avons ordonné à ces puissances des ténèbres, au nom de Jésus qui est au-dessus de tout nom, de se retirer. "Nous sommes trois cents puissants combattants et nous ne quitterons pas cette personne", s’écrièrent-ils. La femme n’avait pas parlé, mais c’était d’autres puissances qui étaient capables de parler avec une voix humaine. Nous avons prié : "Oh ! Seigneur, que ce soit toi qui agisses et qui délivres cette personne." Tout à coup, ces démons prononcèrent une parole remarquable : "Nous connaissions Dieu le Père, également le Fils de Dieu, mais depuis que le Saint-Esprit est descendu, nous brûlons, son feu est trop chaud." C’est alors que je me souvins de Zacharie 4:6 : "Ce n’est ni par puissance, ni par force, mais par mon esprit." Dans l’Epître aux Ephésiens, au chapitre 6, verset 12, nous lisons : "Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes." Ce passage de la Bible avait été pour moi un mystère, pendant des années : comment peut-on combattre contre les esprits ? Maintenant, il devenait clair pour moi qu’il ne s’agissait pas ici d’un combat de la chair contre l’esprit, mais l’Esprit de Dieu contre les mauvais esprits. Après cela, les cents premiers démons sortirent à grands cris, puis la deuxième centaine et enfin la troisième centaine. Jusqu’à ce moment précis, la sorcière avait un air sombre et effrayant. Mais quand les mauvais esprits furent sortis, son visage se transforma en un instant : elle ressemblait à un ange


Réveil parmi les zoulous qui aurait vécu dans la présence de notre Seigneur et Maître. Avec cet éclat sur son visage et dans son regard, elle s’écria : "Oh ! que c’est merveilleux, Jésus m’a délivrée ! Jésus a brisé les chaînes de l’enfer." Après cette sorcière, des sorciers arrivèrent, puis les possédés, l’un après l’autre, jour après jour : pendant deux ou trois mois, nous n’avons presque pas pu dormir, nous étions occupés jour et nuit ; parfois nous n’avions le temps ni de manger ni de nous changer. L’Esprit de Dieu allait littéralement de maison en maison et amenait les gens chez nous. Nous questionnions chaque personne individuellement : - Qui t’a amené ici ? - Personne ! - Comment savais-tu que nous étions ici ? Qui t’a invité ? - Personne ! Nous recevions sans cesse la même réponse, sans arrêt nous entendions la même histoire : - Nous ne pouvons l’expliquer, mais ce doit être Dieu. Une force en nous, nous a poussés à venir jusqu’ici. Nous n’arrivions plus à dormir, nous ne trouvions plus de repos, mais nous ne pouvions seulement que voir nos péchés devant nous. C’était comme si les murailles de Jéricho s’effondraient. Les possédés appelaient leurs démons par leurs noms et en indiquaient le nombre. Il s’est passé encore bien d’autres choses dont nous n’osons pas parler aujourd’hui, car tout le monde ne pourrait pas les comprendre : cela semblerait comme un conte de fées. Mais il y a beaucoup plus entre le ciel et la terre que ce que notre intelligence humaine peut saisir. Il faut d’abord avoir expérimenté de telles choses pour pouvoir les comprendre.


Réveil parmi les zoulous Les gens continuaient d’affluer. Quel que soit le moment de la journée, quel que soit le jour de la semaine, lorsque nous sortions de la maison, nous trouvions devant nous cent ou deux cents personnes : des pécheurs endurcis qui pleuraient comme de petits enfants. - Qu’est-ce qu’il y a ? demandions-nous. - Nous sommes pécheurs. L’Esprit de Dieu les avait convaincus de leur péché, de la justice de Dieu et de leur injustice ; il semblait que le jour du jugement était arrivé. Je me rappelle d’un Zoulou, païen pur et dur qui venait de Msinga, et qui était là dans une chambre, en pleurant comme si on l’avait frappé avec un bâton ; cet homme criait si fort que je suis allé vers lui pour voir ce qui se passait. - Que se passe-t-il avec toi ? - Il n'y a plus qu'un centimètre entre moi et l'enfer. Un centimètre de plus et je suis en plein dedans ! s'écria-t-il. Nous devions toujours à nouveau rassurer les gens : - Le sang de Jésus peut laver tous vos péchés. - Vous pouvez le dire, répondaient-ils, parce que vous ne savez pas de quelle manière effroyable nous avons péché. La conviction de péché était si profonde que quelques-uns ne pouvaient pas croire que Jésus puisse leur pardonner. Ils n'étaient pas satisfaits juste avec une confession générale, mais chacun éprouvait le besoin de nommer par son nom chaque péché individuellement. Ensuite, la lumière pénétrait soudainement, et ainsi ils pouvaient saisir le pardon de leurs fautes : leurs visages rayonnaient alors comme celui des anges. Ils étaient arrivés en pleurant et nous quittaient joyeux : leurs vies étaient transformées, tout était devenu nouveau ! Lorsque les femmes retournaient à la maison, le


Réveil parmi les zoulous mari devait constater, émerveillé : "Que s'est-il passé avec toi ? Tu es devenue une autre personne. Jusqu'à présent, c'est toi qui portais le pantalon chez nous, et tu avais toujours le dernier mot. Et voilà que maintenant, en un instant, tu peux te soumettre." Il y avait un homme qui dirigeait sa maison avec le bâton ; il ne se comportait pas comme un homme, mais comme un animal sauvage. Le changement dans la conduite de sa femme fut si frappant qu'il demanda étonné : "Que s'est-il passé avec toi ? Avant quand je revenais ivre à la maison, il y avait une bagarre. Maintenant tu restes tranquille." Au lieu de parler avec dureté avec son mari, comme d'habitude, elle était devenue aimable, elle lui apportait de l'eau chaude, lui lavait les pieds et préparait son lit. Il ne pouvait pas comprendre ce changement : "Que s'est-il donc passé, pour qu'une telle chose soit possible ? Dans le passé tu étais coléreuse et maintenant tu ne dis plus rien. Je me sens comme un roi. Es-tu allée vers les chrétiens à Mapumulo ? Es-tu devenue chrétienne ? As-tu accepté le Dieu des blancs ?" Et il a encore ajouté : "Si le Dieu des blancs a réussi à te dompter, ce que je n'ai pas pu faire avec le fouet, alors il est bon que tu sois devenue chrétienne." Il y a bien des années, un directeur de cirque renommé, qui était aussi dompteur de lions, avait déclaré : "Apportez-moi n'importe quel lion, je le dompterai, mais ma femme, je ne peux pas la dompter." Ainsi, on peut facilement se représenter la surprise d'un homme qui soudainement retrouve sa femme transformée. C'était un témoignage si puissant pour le Seigneur Jésus que cet homme est également venu chez nous et qu'il s'est converti. Les enfants également se convertissaient. Lorsqu'ils retournaient à la maison, les parents leur demandaient : "Enfants, que s'est-il donc passé avec vous ? Vous étiez


Réveil parmi les zoulous toujours en train de vous disputer. Quand vous deviez faire des travaux domestiques ou autres, vous murmuriez. Vous trouviez toujours à contredire. Et maintenant, vous faites tout si aimablement et vous êtes devenus obéissants. Que s'est-il passé ? Etes-vous devenus chrétiens ?" Ensuite les parents venaient et donnaient leur vie à Jésus. Dieu avait allumé son feu, et il se propageait à travers les montagnes et les vallées. Des milliers de gens se convertissaient en une semaine, et même en un seul jour. Cela s'est passé parmi les Zoulous et les Xhosas en Afrique du Sud. Il n'y a pas de limite à l'action de Dieu. Un jour, lors de la fête des tabernacles, le Seigneur Jésus se leva du milieu de la foule et, sans tenir compte des menaces de mort des gens, il s'écria d'une voix forte : "Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive ! Celui qui croit en moi, comme dit l'Ecriture, des fleuves d'eau vive couleront de son sein." Que Dieu accorde que toute personne qui se dit chrétienne soit un vrai chrétien, comme le dit l'Ecriture. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de prier pour le réveil : le réveil est le résultat d'une vie conforme à l'Ecriture, que nous devons vivre jour après jour. Cela signifie une marche en avant permanente, dans la plus étroite communion de vie avec lui, le Dieu vivant. Il veut que son Eglise soit une épouse pure, qui répande sa gloire.


Réveil parmi les zoulous CHAPITRE 7 SIGNES ET MIRACLES MANIFESTES Lorsque les multitudes sont venues et que Dieu a œuvré simultanément dans les esprits, les âmes et les corps, il s'est à nouveau produit ce que nous rapportent les Actes des Apôtres. Il y a eu des signes et des prodiges. Nous n'avions pas spécialement prié pour cela ; notre prière avait été seulement : "Seigneur, agis au milieu de nous, toi qui es le même Dieu qu'auparavant." Puis nous avons expérimenté le réveil, c'est pourquoi nous ne pouvons pas comprendre qu'il y ait des gens pieux qui disent : "Dieu a pu agir de cette manière-là seulement au premier siècle, mais plus de nos jours." Néanmoins, nous témoignons que Dieu est aujourd'hui encore le même, et qu'il règne sur son trône. C'est ainsi que nous avons expérimenté que les malades ont été guéris ; pour beaucoup sans que l'on ait même prié avec eux, mais simplement parce qu'ils se trouvaient à cet endroit. Certains ont subitement retrouvé la santé avant que la réunion commence, d'autres ont été touchés par le Seigneur pendant la réunion. Dans leur enthousiasme premier, certains s'écrièrent : "Nous ne prendrons plus jamais de médicament. Maintenant, nous n'en avons plus besoin." Nous avons dû les avertir sérieusement de ne pas s'engager ainsi, car il est facile de faire un vœu et de le rompre ensuite. Quand on est en bonne santé, on peut dire : "Je ne prendrai plus jamais de cachet." Le diable qui se tient à côté de nous entend cela, puis il vient avec toutes ses puissances diaboliques et nous donne un tel mal de tête que nous sommes obligés d'aller prendre des cachets contre le mal de tête. A cet instant, nous brisons notre vœu et cela nous est compté comme péché. Si Dieu luimême ne nous impose pas une telle loi, nous ne devons pas la


Réveil parmi les zoulous créer nous-mêmes. Nous avons donc conseillé à ces gens : "Dites plutôt : Si les choses restent ainsi, par la grâce de Dieu, nous renonçons aux médicaments. Mais ne faites pas de promesses si c'est pour ne pas les tenir ensuite." Le danger existe que nous promettions quelque chose et avant que le soleil ne se couche, nous l'avons oublié ; mais Dieu ne l'oublie pas. Au jour du jugement, Dieu nous posera des questions à ce sujet et nous devrons rendre des comptes ; c'est la raison pour laquelle l'Ecriture Sainte dit : "Si tu fais un vœu à l'Eternel, ton Dieu, tu ne tarderas point à l'accomplir, car l'Eternel, ton Dieu t'en demanderait compte, et tu te chargerais d'un péché." (Deutéronome 23:21) Je mentionne cela seulement pour montrer de quelle manière le Seigneur agissait. A partir de ce moment, les Zoulous arrêtèrent de dire que le christianisme est la religion des blancs. C'était fini. Ils expérimentaient que Jésus-Christ est aussi leur Dieu. Je me souviens encore d'un aveugle, dont les yeux s'ouvrirent subitement. Il allait de long en large, secouant la tête, et s'écriait toujours à nouveau : "Jésus est aussi mon Dieu ! Il est réellement mon Dieu." Des malades sur des brancards étaient apportés et déposés sur le sol ; parfois, avant même que la réunion ne commence ils se levaient et allaient ça et là. Souvent, ils secouaient la tête et expliquaient : "Nous ne pouvons pas comprendre : nous païens, nous devenons chrétiens et les chrétiens deviennent des païens. Nous nous habillons et les chrétiens se déshabillent." Dans le passé, parmi les blancs, on distinguait difficilement une femme non chrétienne d'une chrétienne. Aujourd'hui c'est plus facile : on peut les reconnaître juste à leur habillement : certaines ne sont qu'à moitié vêtues.


Réveil parmi les zoulous Une fois, un homme arriva avec une grosse tumeur qui le paralysait des hanches jusqu'aux pieds. Des centaines de gens étaient assis autour de lui sur l'herbe ; tout à coup, ils se levèrent et allèrent vers un autre côté, sans dire un mot. "Que se passe-t-il ?" ai-je demandé. Lorsque je me suis approché, j'ai compris la réaction des gens. La tumeur de cet homme avait éclaté et avait répandu une telle mauvaise odeur qu'on ne pouvait pas rester assis à cet endroit ; les coéquipiers vinrent, le lavèrent et nettoyèrent le sol. Quand ils eurent terminé, l'homme se leva et il se promenait partout. Je ne peux raconter qu'une petite partie de tout ce qui s'est passé. Je suis comme Jean, qui à la fin de son Evangile dit : "Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pourrait contenir les livres qu'on écrirait." On a déjà écrit plusieurs livres sur le réveil, mais il semble que l'on ait à peine effleuré l'ensemble de ces événements, parce que Dieu a fait beaucoup plus et que l'on ne peut pas tout écrire. Alors que Dieu agissait d'une manière si exceptionnelle parmi les malades, nous nous sommes souvenus de cette jeune fille, qui malgré nos combats et nos prières intensives, n'avait pas été guérie. Depuis, six années s'étaient écoulées. Nous avons alors prié à nouveau et demandé à Dieu : "Seigneur ! S’il était possible que nous puissions encore une fois rencontrer cette fille avec sa mère, si elles sont encore en vie." Quelle surprise ce fut pour nous, lorsque nous avons vu pénétrer dans la tente cette vieille mère avec sa fille, alors que nous tenions justement une réunion dans la région de New-Hanover. Ce soir-là, Dieu, dans sa miséricorde, toucha cette jeune fille qui fut totalement guérie.


Réveil parmi les zoulous Très souvent quand une personne se convertissait ou était guérie, elle devenait une bénédiction pour son entourage. Quelques semaines après, nous étions habituellement invités à prêcher l'évangile dans la région où elle vivait. Chaque fois, nous y trouvions des gens qui étaient comme des fruits mûrs pour la récolte. Et cela à travers une personne qui s'était convertie : beaucoup d'autres avaient été touchées par elle. Une fois nous avons été invités pour une réunion qui devait avoir lieu en plein air. Nous avions prévu de faire la réunion un mardi vers une heure de l'après-midi. Les Zoulous ne prennent pas les horaires au sérieux. Si le rendez-vous est à une heure, on peut quand même arriver à deux heures ; nous y étions habitués. Mais ce jour-là, quand nous sommes arrivés vers midi et demi, nous avons trouvé trois à quatre cents personnes déjà rassemblées. Etonnés, nous leur avons dit : "Oh ! Vous êtes déjà là ? Depuis quand êtes-vous là ?" "Certains d'entre nous sont déjà arrivés ce matin à six heures." Ce n'était pas, bien entendu, l'heure à laquelle ils avaient quitté leur maison. La plupart d'entre eux avaient dû se mettre depuis longtemps en chemin. Mais la faim pour l'évangile était si grande qu'ils acceptaient cela et qu'ils étaient même prêts à attendre six à sept heures avant que la réunion ne commence ; nous avons alors décidé de commencer immédiatement la réunion. A cette époque, nous faisions des réunions aussi courtes que possible, car il devenait évident qu'il n'était pas nécessaire de faire de longues prédications. Au contraire, les gens nous disaient ce qu'ils avaient à faire. Il y avait en eux une profonde conviction de péché, et le désir de confesser leurs péchés. C'est pourquoi je suis allé dans une vieille ferme pour préparer une courte prédication ; j'ai dit à mes coéquipiers :


Réveil parmi les zoulous "Avant de prier avec eux, nous voulons leur donner une occasion de mettre leur vie en ordre avec Dieu." Ici je voudrais dire un mot sur la guérison des malades. Nous avons adopté comme principe de ne pas prier pour la guérison des personnes avant qu'elles n'aient mis leur vie en règle avec Dieu. La guérison divine commence toujours dans l'âme. La Bible nous apprend cela dans Jacques 5:16 : "Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris." Ainsi la guérison de l'âme vient en premier. Quand quelqu'un se plaint : "Je souffre terriblement de l'arthrite", un autre : "J'ai des maux de tête effroyables", alors nous leur disons : "Bien, tu as maintenant décrit tes besoins physiques, mais commençons d'abord avec les maladies spirituelles. Où en estu dans ta vie ?" Il y a des gens qui ont de la colère dans leur vie. La colère est une chose sérieuse : Dieu ne nous permet pas de prier quand il y a de la colère en nous. C'est pourquoi Paul dit dans 1 Timothée 2:8 : "Que les hommes prient en élevant des mains pures, sans colère." Ainsi c'est quelque chose qui est contre la Parole et la volonté de Dieu, que quelqu'un prie en ayant de la colère dans sa vie. A ce sujet, les Ecritures Saintes ont une quantité de choses à nous dire. Il est même écrit que la prière d'un homme est entravée s'il garde de l'amertume envers sa femme ; ainsi il pourrait faire l'économie de sa prière. Nous vivons à une époque où tout le monde prie Dieu, sans se préoccuper que sa vie soit en règle ou non. Le Seigneur Jésus va même jusqu'à dire : "Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande." (Matthieu 5:23-24) Interrogeonsnous pour savoir si nous transgressons la loi ou si nous obéissons au Seigneur.


Réveil parmi les zoulous Quand les gens viennent en cure d'âme, nous leur disons que les besoins physiques viennent en second lieu et que les maladies spirituelles doivent être traitées d'abord. Un homme spirituellement malade peut être excité, irrité, susceptible, et lié par une quantité d'autres choses encore. Ainsi être délivré de cela est mille fois plus précieux que d'être guéri physiquement. Dans les temps de réveil, il n'est pas nécessaire de dire cela aux gens, ils viennent d'eux-mêmes en disant : "Nous sommes malades, mais nous ne voulons pas nous soucier de cela. Cela n'est pas important. Priez pour nous, pour que nous soyons guéris spirituellement." Au cours de tels rassemblements, il arrive qu'il n'y ait pas une seule personne qui quitte le lieu sans avoir auparavant purifié sa vie et fait la paix avec Dieu. Parfois le soleil est déjà en train de se coucher et nous devons obliger les gens à rentrer chez eux. "Non, répondent-ils, à quoi cela nous sert-il de rentrer à la maison ? Cela voudrait signifier : gagner le monde entier, mais perdre notre âme. Nous voulons mettre les choses au clair avec Dieu." Très souvent, les gens devaient attendre plusieurs jours pour recevoir de l'aide spirituelle. Mais ils ne rentraient pas chez eux ; patients, ils persévéraient ; nous les entendions dire : "Nous ne pouvons pas continuer à vivre dans le péché, nous voulons venir l'apporter à la lumière, nous avons besoin du pardon de nos péchés." C'est la raison pour laquelle nous faisions des réunions aussi courtes que possible. Comme je l'ai déjà mentionné, je voulais préparer un court message, quand soudainement un coéquipier est arrivé : "Une femme hindoue est là-dehors et voudrait te parler." "Maintenant ! C'est tout à fait impossible" lui répondis-je. "Ces gens attendent déjà depuis si longtemps : demande-lui ce qu'elle veut et tu viendras me le 'rapporter'." Il retourna pour parler avec cette femme. Mais elle était entêtée et ne voulut


Réveil parmi les zoulous pas lui confier sa demande. Le coéquipier revint vers moi et m'expliqua que la femme ne voulait voir que moi. A nouveau, je l'ai renvoyé pour qu'il lui dise que j'étais trop occupé. Il y eut ainsi plusieurs allées et venues jusqu'à ce que finalement je cède : "Bien, je vais aller la voir. Peu importe si les choses ne vont pas comme je le voudrais." J'ai trouvé cette femme avec sa fille de 16 ans. Elle commença à me raconter son histoire : "Vois-tu ici ma fille ? Depuis sa naissance, elle est handicapée mentale. Certainement son cerveau a été endommagé. Je suis allée avec elle voir beaucoup de médecins, qui tous m'ont expliqué que ma fille serait inguérissable jusqu'à la fin de sa vie. Je suis allée dans les temples hindous. Mais là non plus, nos dieux n'ont pas pu l'aider. Il y a deux semaines, j'ai rencontré un noir, un Zoulou, qui m'a dit : "Sais-tu ! Emmène ta fille à Mapumulo. Là-bas, il y a des chrétiens qui servent le Seigneur Jésus. Si tu l'emmènes là-bas, ils vont le prier et il guérira ta fille." Lorsque j'ai entendu cela, j'ai dit : "C'est lui, le Dieu que je veux servir." A ce moment, ma fille a été guérie et elle est devenue complètement normale. Elle est ici. Tu peux parler avec elle." J'ai salué la fille et j'ai parlé avec elle : elle était réellement parfaitement normale. "A partir de maintenant, j'aimerais servir ton Dieu, ajouta-t-elle. Nos dieux ont été impuissants mais ton Dieu m'a guérie." Il faudrait le crier du haut de toutes les montagnes et l'annoncer au monde entier : "Il n'y a pas de Dieu comme Jésus-Christ." Quand est-ce que les nations voudront accepter cela : il n'y a pas d'autre Dieu que lui, le Seigneur des seigneurs, le Roi des rois !


Réveil parmi les zoulous Un des points les plus chauds en Afrique du Sud est la région de Tugela Ferry. Il y règne une guerre depuis plus de cent ans et une quantité innombrable de personnes ont déjà péri. Le réveil s'étendit aussi bientôt dans cette région. Nous avions prévu trois réunions : vendredi, samedi et dimanche. Des foules y assistaient ; à la fin de la réunion, beaucoup de gens restèrent pour un entretien spirituel. Avant le début du réveil, j'invitais habituellement les participants à la réunion à venir à l'avant et à accepter Jésus. Après le début du réveil, cela se révéla superflu. Les gens restaient d'eux-mêmes. Nous ne lisons pas que les apôtres, à la Pentecôte, aient invité les gens à s'avancer. Dans Actes 2:37, il est dit que la prédication de Pierre toucha vivement le cœur des auditeurs et qu'ils s'écrièrent : "Hommes, que ferons-nous ?" Et c'est après qu'on leur a dit ce qu'ils devaient faire. Je ne veux pas dire par là qu'il n'est pas juste d'appeler les gens à s'avancer et à accepter le Seigneur Jésus. Si Dieu montre ce chemin, nous devons le prendre. Il est possible que cela soit une nécessité là où il n'y a pas de réveil. Après l'une de ces premières réunions à Tugela Ferry, des centaines de gens attendaient : "Nous ne pouvons pas aller à la maison sans avoir fait la paix avec Dieu." J'étais très fatigué et j'ai dit à mes coéquipiers : "Je dois absolument m'allonger et dormir un peu. Si vous avez besoin de moi, s'il vous plaît, venez dans ma chambre." A minuit, je fus appelé : "Il y a toujours encore quelques centaines de personnes qui désirent que l'on prie pour leur guérison." J’ai demandé : "Est-ce que ces gens ont été en cure d’âme ? Ont-ils mis leur vie en ordre devant Dieu ? Ont-ils fait ce que Jacques écrit dans sa lettre : "Confessez donc vos péchés les uns aux autres, ensuite priez" ? "Oui", répondit mon coéquipier. "Nous avons pu parler avec chacun individuellement. Mais maintenant, il en reste encore plus de deux cents, pour lesquels il faut prier de


Réveil parmi les zoulous manière particulière." C'était clair pour nous que nous ne pourrions pas le faire avec chacun individuellement. C'est pourquoi nous avons décidé d'agir par groupe. Avec tant de gens, nous prenions habituellement 2 ou 3 % de ceux qui attendent de l'aide, choisis parmi les cas les plus difficiles et nous priions pour chacun individuellement, et ensuite on faisait une prière générale pour ceux qui restaient. Cette foisci, il y avait dix aveugles parmi eux et les coéquipiers demandèrent si nous ne pouvions pas prier spécialement pour les aveugles. J'étais d'accord avec eux. Comme d'habitude, nous avons cherché un endroit à part. Alors que nous franchissions la porte d'une certaine pièce, la plupart d'entre eux s'écrièrent : "Nous pouvons voir ! Nous sommes guéris !" Avant qu'ils aient été en contact avec une main d'homme, le Seigneur Jésus les avait touchés, tellement il était puissant en force au milieu de nous. Chacun des dix aveugles recouvra la vue. J'aimerais ajouter un événement exceptionnel qui a un rapport étroit avec la guérison de ces dix aveugles. Un vendredi après-midi, un coéquipier blanc était en route avec un camion pour Tugela Ferry. Le véhicule était rempli de gens qui voulaient aller à la réunion. Quarante à cinquante kilomètres avant le but, sur le bord de la route, le chauffeur aperçut une femme aveugle et un enfant, qui levait la main pour faire arrêter le véhicule. Le conducteur s'arrêta et demanda ce qu'elle voulait ; l'aveugle répondit : - J'ai entendu dire que quelque part des réunions ont lieu et j'aimerais y aller. S'il te plaît, peux-tu me prendre ? - Je suis désolé, mais je n'ai plus de place pour toi, le véhicule est complètement plein, répondit le coéquipier. Certaines personnes ne peuvent pas comprendre qu'il n'y a plus de place ; aussi longtemps qu'un espace est encore


Réveil parmi les zoulous inoccupé, ils ne se soucient pas d'un poids total autorisé. Mais cette fois-là, le véhicule était désespérément plein. Le frère essaya de lui expliquer. Quand elle commença à pleurer, il essaya de trouver une solution en disant : - La seule possibilité qui existe, c'est qu'un ou deux volontaires descendent. Alors tu pourras venir. Personne ne fut prêt à rester dans cette contrée déserte et inconnue. Finalement, ils durent laisser cette femme en pleurs. Cela s'était passé le vendredi après-midi. Le samedi soir, tard dans la nuit, les dix aveugles furent guéris à Tugela Ferry. Mais un autre miracle avait eu lieu. Le dimanche quand le coéquipier blanc repassa avec son véhicule plein à l'endroit où ils avaient laissé la femme, ils ne retrouvèrent plus une aveugle, mais une femme joyeuse, éclatante de joie, qui en plus avait retrouvé la vue. Jubilante, elle disait que Jésus l'avait guérie. On lui demanda : - Quand cela est-il arrivé ? - Hier, samedi. - Quelle heure était-il ? - Tard dans la nuit, répondit la femme. Ils examinèrent l'heure et réalisèrent que c'était au même moment que Jésus avait guéri les dix autres. Le Seigneur Jésus avait vu le cœur de cette femme et l'avait guérie dans sa grâce. Pouvons-nous comprendre maintenant pourquoi ces gens disent : "Il n'y a pas d'autre Dieu qui soit comme Jésus." Je voudrais aussi rapporter un autre événement qui eut lieu lors de ces réunions à Tugela Ferry et qui restera inoubliable pour tous ceux qui l'ont vécu. A proximité de la chaire, des personnes avaient apporté une fille, qui était couchée sur une civière. Je l'avais observée lors des réunions du vendredi et


Réveil parmi les zoulous du samedi. Immobile, comme morte, elle était là allongée, les yeux fermés. Elle ne bougea pas une fois les paupières, pas même les doigts, sauf un seul doigt de la main droite, qu'elle pouvait bouger avec peine. Plus tard, j'ai entendu parler de son calvaire. Depuis 18 mois, elle était complètement paralysée. On avait essayé de la traiter dans cinq hôpitaux différents, mais les médecins ne pouvaient rien faire pour elle. Sa parenté l'avait reprise à la maison. On la conduisit d'un sorcier vers un autre. L'un d'eux utilisa des remèdes de sorcier effroyables. Il chercha des grenouilles, qu'il mit dans une casserole et les fit cuire jusqu'à ce qu'elles deviennent brûlantes. Ensuite, il posa sur la tête de la jeune fille ces grenouilles brûlantes, qui lui brûlèrent le cuir chevelu et les cheveux. Mais ce traitement terrible ne produisit pas la guérison. Finalement cette fille fut amenée à Tugela Ferry par sa sœur, qui est institutrice. Les coéquipiers me dirent que cette jeune fille de 18 ans prénommée Anagreta avait demandé si on pouvait prier pour elle : - Mais comment pouvons-nous prier avec elle ? Nous ne savons pas du tout dans quel état spirituel elle est, répondisje. A-t-elle mis sa vie en règle avec Dieu ? - Oui, répondirent les coéquipiers. - Mais comment a-t-elle fait ? Elle n'est pas capable de parler ! Dis-je étonné. - Nous avons procédé ainsi, nous avons chuchoté dans son oreille et lui avons demandé s'il n'y avait pas un péché quelconque dans sa vie." J'aimerais mettre ici l'accent sur le fait que cela n'a aucun sens d'inviter quelqu'un à accepter le Seigneur Jésus, s'il ne sait pas qu'il est un pécheur. Tout comme il est inutile d'envoyer un


Réveil parmi les zoulous malade du cancer chez un médecin, s'il ne sait pas qu'il est malade. Il faut plutôt lui montrer qu'il a le cancer et alors il ira de lui-même chez le médecin, sans qu'on le lui demande. Et il sera même prêt à aller à l'hôpital et à être à la merci du bistouri des chirurgiens. Je persistais et je pressais encore mes coéquipiers : - Est-ce que cette fille sait qu'elle est une pécheresse ? - Oui. - Comment avez-vous fait pour le savoir ? - Nous avons énuméré différents péchés et nous avons demandé à Anagreta si elle n'avait jamais été désobéissante à ses parents, peu aimable, coléreuse, sans amour, ou bien si elle avait déjà menti. Et ensuite, de la manière dont elle bougeait ses paupières, nous pouvions comprendre si elle voulait dire oui ou non. A la fin, nous lui avons demandé : "Voudrais-tu que nous priions avec toi afin que le Seigneur Jésus vienne dans ta vie et qu'il enlève tes péchés ?" A nouveau, nous avons vu que par le mouvement de ses paupières elle donnait son accord. Alors nous avons prié pour elle et maintenant elle demande encore une prière pour sa guérison physique." Et alors nous avons ensuite pu expérimenter comment la puissance de Dieu s'est révélée aussi au travers de cette fille : cela se passa pendant la même nuit, alors que nous étions en train de prier pour des centaines de gens. Nous avons vu comme un tremblement qui traversa tous les os de son corps, comme quand le vent fait bouger les feuilles d'un arbre. Une. force invisible s'empara de la fille et la sortit de son lit. Anagreta se mit debout et commença à courir. Le Seigneur Jésus avait totalement guéri cette fille, en un instant.


Réveil parmi les zoulous En l'espace de quelques minutes, des centaines de gens accoururent sur place. Personne ne savait d'où ils étaient venus. Personne n'avait fait sonner les cloches, aucun téléphone n'avait retenti. Beaucoup de gens, qui n'avaient pas fréquenté la réunion, dont par exemple trois païens qui travaillaient au tribunal de Tugela Ferry, se sont tout à coup trouvés là et ils ont demandé : "Où est la jeune fille qui vient d'être guérie ?" Nous leur avons montré Anagreta. Puis ils nous dirent : "Nous voudrions être seuls avec cette fille et lui parler sans que des chrétiens soient présents. Pouvez-vous nous permettre de lui poser quelques questions ?" Nous avons accepté. Là dessus, ils emmenèrent Anagreta dans une pièce et commencèrent un interrogatoire. Après un certain temps, ils revinrent avec la jeune fille et lui dirent : "Le Dieu qui t'a guérie peut tuer des gens qui sont vivants et il peut réveiller des morts. Personne d'autre ne peut faire de telles choses. Reste-lui fidèle jusqu'à la fin de ta vie." C'était le jugement de païens incroyants. La nouvelle de cet événement se propagea comme un feu de brousse dans toute la région. Pendant un certain temps, l'atmosphère fut réellement remplie de la présence de Dieu. Il faut l'avoir vécu pour pouvoir le comprendre. Les gens venaient à cet endroit, et ils étaient convaincus de leurs péchés, car ils rencontraient le Dieu vivant. Le matin suivant, mes coéquipiers me demandèrent s'ils pouvaient amener Anagreta à la prison de Pomeroy, où son père travaillait. Ils prirent une voiture et l'emmenèrent là-bas. Lorsqu'ils frappèrent à la porte de la prison, ce fut le père qui ouvrit. Etonné, il regarda les coéquipiers, puis la fille qui s'approchait de lui. A cet instant, il pensa que c'était un esprit et s'écria : "Est-ce toi ?" "Oui, père." La joie de cet événement qui se présentait à ses yeux lui fit oublier de refermer la porte


Réveil parmi les zoulous de la prison. "Fermez la porte, sinon les prisonniers vont s'échapper !" lui dirent les coéquipiers. Ensuite ils expliquèrent à cet heureux père ce qui s'était passé. Pour conclure, j'aimerais reconnaître qu'il n'existe pas de plus grande puissance que celle de notre Seigneur Jésus-Christ. Ce n'était pas un mensonge lorsqu'il a dit que tout pouvoir lui a été donné dans le ciel et sur la terre. Avant son ascension au ciel, il appela ses disciples à lui. Que se passa-t-il ? Quelquesuns l'adorèrent, mais d'autres doutèrent ! Il est difficile de croire que tout pouvoir lui a été donné. Mais dans son ordre missionnaire, dans Matthieu 28:18, il est écrit explicitement : "Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre." Et pour cette raison, les disciples de Jésus sont aussi capables d'exécuter son ordre : "Allez, faites de toutes les nations des disciples et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit." Quel Dieu et quel Sauveur ! Que Dieu nous accorde que notre vie ne lui soit pas un déshonneur, mais que les gens reconnaissent en nous que la Parole de Dieu est la vérité.

La Mission Kwasizabantu


Réveil parmi les zoulous EPILOGUE Le texte qui suit est extrait de la lettre circulaire d'Erlo Stegen (Mars 2007). Après avoir expérimenté comment Dieu a agi, dans sa grâce, pendant les quarante dernières années, nous ne pouvons que proclamer avec le psalmiste : Mon âme, bénis l’Éternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom ! Mon âme, bénis l’Éternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits ! C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, Qui guérit toutes tes maladies ; C’est lui qui délivre ta vie de la fosse, Qui te couronne de bonté et de miséricorde ; C’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, Qui te fait rajeunir comme l’aigle. Psaume 103:1-5 Raconter toutes les merveilles que le Seigneur nous a accordées par sa grâce, durant ces quarante ans, serait impossible dans ces quelques pages. Cela remplirait plusieurs volumes ! Nous partagerons quelques faits particuliers, pour que vous puissiez vous réjouir et louer le Seigneur avec nous pour sa bonté qui a dominé ces quarante années. Ma femme bien-aimée, Kay, est partie vers le Roi des rois il y a quatre ans. Chacun d’entre nous s’en rappelle avec affection, et le souvenir de son rôle important dans l’œuvre de Dieu sera toujours entretenu.


Réveil parmi les zoulous Nous remercions le Seigneur de ce que le fleuve qui a commencé à couler en 1966, soit devenu plus fort et plus profond avec les années, et qu’il se soit répandu dans notre pays et dans de nombreux endroits autour du monde.

Erlo Stegen avec ses filles, gendres, et petits enfants

En 1970, nous avons commencé à construire à Kwasizabantu (en zoulou : le lieu où les gens trouvent de l’aide), qui est aujourd’hui le centre du réveil. Les dortoirs, les rondavelles et les maisons peuvent à présent accueillir environ 5.000 personnes. Des gens viennent continuellement à Kwasizabantu, de différentes nations, races, langues et arrièreplans, avec des problèmes et des besoins divers. Certains cherchent une aide spirituelle ou psychologique (dépression, mariages et foyers déchirés, alcoolisme, drogue). Des criminels et des meurtriers viennent pour mettre leur vie en ordre avec Dieu. Beaucoup arrivent pour un temps d’enrichissement et de rafraîchissement avec Dieu.


Réveil parmi les zoulous

Quarante ans de réveil Témoignages

Pendant le week-end du 2 au 4 mars 2007, il y a eu une fête à la Mission pour remercier Dieu et le louer pour son œuvre de grâce pendant les quarante dernières années. Le réveil, commencé fin 1966 début 1967, a touché des centaines de milliers de vies, dans le Kwazoulou-Natal, en Afrique du Sud et dans beaucoup d’autres parties du monde. Mme Hilda Dube, maintenant âgée de 80 ans et assez faible, a été un pilier dans l’œuvre de Dieu depuis le début. Elle a rendu témoignage, comment elle a trouvé Dieu, et ce qu’il a fait par la suite : "En 1962, je travaillais dans le magasin de Friedel Stegen à Maphumulo, quand ils ont planté un chapiteau là, et son frère Erlo a prêché pour nous tous. Pendant ces réunions sous la tente, je suis allée chez "Umfundisi" (pasteur Erlo) et je lui ai parlé de ma détresse : "Mon mari boit, me bat, mes enfants ont faim – il boit tout l’argent." Il a dit : "Je comprends ce que tu dis. Mais ne confesse pas ses péchés, s’il te plaît – c’est à lui de le faire quand il le sentira. Tu devrais confesser tes péchés et mettre ta vie en ordre avec Dieu." C’est ce que j’ai fait alors, et Dieu a fait quelque chose de merveilleux dans ma vie. Ce soir-là quand j’ai prié avec mes six enfants avant d’aller au lit, j’ai pleuré devant le Seigneur : "O Dieu, voici mes six enfants que tu m’as donnés. S’il te plaît, est-ce que tu ne m’en donnerais pas un pour qu’il se convertisse et qu’il soit comme une allumette pour embraser les autres ?" Pour finir, ils se sont tous repentis et tournés vers Dieu.


Réveil parmi les zoulous Un peu plus tard mon mari s’est aussi repenti d’une manière miraculeuse. Il a arrêté de boire, il a changé, et il a suivi le Seigneur. Nous les femmes, nous sommes pénibles, voulant toujours avoir le dernier mot. J’étais comme ça aussi. Il ne s’est pas converti par mes discours, mais seulement après que j’aie changé et qu’il ait vu ma vie et ma soumission à son égard. Je remercie Dieu de pouvoir être ici avec mes enfants et de servir Dieu." Son fils Jabulani Dube était écolier quand le réveil a commencé, et il nous parlé de sa conversion pendant l’anniversaire, et de son appel dans l’œuvre de Dieu ensuite, et comment Dieu lui avait appris à vivre pour lui, à prier et à lui faire confiance. Il se rappelle de beaucoup d’évènements des premières années du réveil, et il a aussi partagé comment Dieu a travaillé pendant la période de "l’apartheid", brisant les barrières entre les races, et réunissant les gens dans le Seigneur. Ma belle-sœur, Rita Stegen, était aussi avec nous à ce moment. Elle a dit : "Avant le début du réveil, j’étais au plus mal et je voulais presque abandonner le christianisme parce que ça ne marchait pas. Je pouvais être tout en haut un jour mais de nouveau tout en bas le lendemain. Le Seigneur a fait grâce, et après que j’aie lutté jour et nuit, il m’a donné cette vie. Tout à coup la Parole de Dieu est devenue vivante et m’a parlé personnellement. Son


Réveil parmi les zoulous Esprit m’a convaincue de mon profond état de péché et il m’a libérée des chaînes qui me liaient, et que j’avais vainement essayé de rompre par mes propres forces. Dieu nous a appris à être le serviteur de tous, à lui demander d’être avec nous dans tout ce que nous faisons et à le remercier pour toutes choses." Emmanuel Nkosinathi Khwela était un autre écolier qui cherchait le réveil avec nous ; J’ai crié dans mon cœur : "O Dieu, s’il te plaît, je veux être rempli de ton Saint-Esprit. Dieu m’a dit : "Avec un cœur comme ça ? Alors que tu vis comme ça ?" Dans mon cœur je critiquais différentes personnes : "Celui-ci est comme ceci, celui-là comme cela." Je me suis approché de Dieu, en le suppliant de me pardonner. Dieu m’a dit : "Est-ce que je peux te remplir de mon Saint-Esprit alors que ton cœur est rempli de jalousie ?" Quand on distribuait la nourriture, je voulais l’assiette avec le plus gros morceau de viande. Dieu a dit : "Avec un cœur comme ça, comment peux-tu recevoir ma plénitude ?" Je me suis jeté à ses pieds et j’ai reçu son pardon. J’ai continué de chercher Dieu et j’ai reçu son Saint- Esprit. Ce dont le pasteur Erlo vous a parlé à propos du début du réveil, je l’ai vu de mes propres yeux." Bien que Jabulani et Emmanuel aient été encore à l’école à ce moment, ils avaient de la puissance dans la prière – quand ils priaient, il se passait quelque chose. L’après-midi après leurs devoirs, ils avaient une réunion de prière. Très souvent la


Réveil parmi les zoulous personne pour qui ils avaient prié venait à la réunion le soir, et ils la cochaient sur leur liste de prière. Ces gens n’avaient pas été appelés par téléphone ou fax, mais par la prière. Ces jeunes garçons savaient ce qu’était l’autorité dans la prière. Le Dr Mangosuthu Buthelezi, président des "Traditional Leaders" du Kwazoulou-Natal, a exprimé sa reconnaissance pour ce que Dieu a fait dans notre province. "Pendant quarante ans vous avez fidèlement obéi au commandement de notre Seigneur d’aller vers toutes les nations et de prêcher la bonne nouvelle à toute la création… Vous avez enrichi les vies de tant d’entre nous … Ce lieu … a été un lieu d’espérance et de guérison pour d’innombrables hommes, femmes et enfants, dont ma propre famille, ma femme et mes enfants."

Nos premières réunions se tenaient dans une ancienne étable.

Le Dr Zweli Mkhize, ministre des finances du KwazoulouNatal, a dit dans son discours : "Le réveil commencé en 1966 a touché des milliers de vies dans le Kwazoulou-Natal et dans de nombreux points du globe (nous sommes impressionnés de voir ici le monde entier) … Votre ministère a apporté à ces


Réveil parmi les zoulous gens la croissance spirituelle, la reconstruction des familles et cela a créé une conscience des valeurs justes, de la connaissance de Dieu, la paix, la bonté, le respect et l’amour pour le prochain … Je crois vraiment que ce modèle de communauté doit effectivement être appliqué dans d’autres lieux." Le weekend a été trop court pour partager toutes les merveilles que Dieu fait en ce moment. Il y a ceux qui demandent si Dieu agit toujours, et s’il accomplit encore les miracles dont on parle dans les livres sur le réveil. Le dimanche matin nous avons donné l’occasion à certains de ceux qui ont personnellement expérimenté l’œuvre de Dieu ces dernières semaines et mois, de partager ce que Dieu a fait. Il y en avait tant qu’il ne me restait plus de temps pour apporter un message ! Qui est comme toi … ô Éternel ? … magnifique en sainteté, digne de louanges, opérant des prodiges ?

Le premier bâtiment élevé en 1970

Et nous avions construit une salle de dix mille places, mais elle a brûlé en juin 2008


Réveil parmi les zoulous

Des vies transformées

Témoignages de malades du sida qui ont été touchés De nombreux livres et articles ont été écrits sur les milliers de personnes touchées par la puissance de Dieu dans le réveil. Il n’y a pas de nom comme celui du Seigneur Jésus dans le monde entier ! Son nom est plus grand que la plus grave maladie sur la terre. Comme Luc a raconté les choses que Jésus a faites sur la terre : …tout ce que Jésus a commencé de faire… (Actes 1:1), nous remercions Dieu de ce qu’il continue de faire ces grandes choses. Voici juste quelques-uns des nombreux témoignages de l’œuvre de Dieu en ce moment. Notre province est l’une des plus touchées par l’épidémie de sida et au début de l’année dernière, nous avons été conduits à commencer un ministère pour les grands malades, et nous avons construit le Centre de Soins Emseni (en zoulou : le lieu de grâce). Bientôt les malades sont arrivés. Gcinephi Khuzwayo a été la deuxième à venir. Elle vient du nord de notre province et elle a grandi dans un environnement chrétien. Bien qu’elle ait connu la vérité, elle choisit d’aller dans le monde et de "se faire plaisir". C’était une fille grande et sportive, pesant 83 kg. En 2004 elle trouva du travail à Pretoria. Elle ne voulait avoir de relations qu’avec des hommes mariés parce qu’elle croyait que c’était "plus sûr" qu’avec les célibataires. C’est là qu’elle commença à montrer les premiers symptômes de la terrible maladie.


Réveil parmi les zoulous Elle refusa à ce moment de faire un test de dépistage, craignant de se suicider si elle découvrait qu’elle était séropositive. Quand elle ne pesa plus que 45 kg, son employeur insista pour qu’elle prenne un congé maladie de 3 mois. Elle retourna chez elle et fut ensuite déclarée séropositive. Ses examens sanguins étaient très mauvais, avec des lymphocytes T4 à 73. Elle fut admise à l’hôpital où le docteur lui dit qu’on ne pouvait plus rien faire pour elle – il ne lui ordonna même pas d’antirétroviraux. Elle ne pesait plus que 22-23 kg. Sa mère lui suggéra d’aller à Kwasizabantu et le 26 mars 2006 elle fut amenée ici dans un état critique. Elle était incontinente et ne pouvait plus du tout bouger ses jambes. Au Centre de Soins Emseni, elle fut convaincue de ses péchés et réalisa qu’elle allait mourir et aller en enfer. Elle témoigna avoir eu trois péchés principaux : orgueil, entêtement et immoralité. Elle fit la paix avec Dieu et son état s’améliora immédiatement. Au cours de la conférence de juillet elle donna son témoignage aux jeunes, bien qu’elle ait été encore en chaise roulante. Puis les lymphocytes T4 sont remontés à 473. Son état continua de s’améliorer et à la conférence de décembre elle put donner son témoignage debout devant la foule de jeunes. Elle pesait alors 56,2 kg. Elle a récemment fait d’autres examens pour évaluer son état actuel. Les lymphocytes T4 étaient dans les normes et le virus du sida était pratiquement indétectable. Elle ne cesse de louer Dieu pour sa bonté à son égard. Elle dit : "Que puis-je dire de la grâce que Dieu m’a accordée ? Je reviens de la mort, parce que le docteur avait dit : Tu es juste bonne à mourir."


Réveil parmi les zoulous Dieu est à l’œuvre ici et il se glorifie d’une façon qu’on ne peut pas expliquer. Normalement les malades du sida ne se rétablissent pas, leur état empire jusqu’à ce qu’ils meurent. Nous remercions Dieu de sa compassion, et de ce qu’il agit si merveilleusement pour se glorifier. L’infirmière en chef des hôpitaux publics du Kwazoulou-Natal disait qu’il n’y a aucun hôpital comme celui-ci. Elle disait qu’on ne voit pas que les malades sont des malades, parce qu’ils ont au contraire des visages rayonnants et qu’ils respirent la santé. Nous espérons continuer à construire et agrandir le Centre de Soins pour que beaucoup plus puissent y venir. Nous avons déjà posé les fondations d'une unité de soins pour hommes.

L'enseignement à la Mission

Enseignement des enfants et des adultes Centre maternel Thembalethu Le Centre maternel Thembalethu est un établissement pour les petits enfants de la Mission. Un peu d’école et beaucoup de jeu ! L'Ecole Domino Servite Une école, Domino Servite (Servir le Maître), a été fondée en 1986 pour donner aux enfants une éducation basée sur le christianisme. Des enfants de divers arrière- plans viennent à l’école et leurs langues maternelles sont l’anglais, le zoulou, l’afrikaans, le southou, le xhosa et l’allemand. Il y a treize niveaux jusqu’au baccalauréat.


Réveil parmi les zoulous L’école a toujours eu un taux de réussite de 100% au bac. Comme les cours avaient commencé en 1986 dans un hangar à avion et un dortoir, sous les arbres et dans un bus, nous avons pu voir les réponses miraculeuses à la prière, quand nous faisons confiance à Dieu en lui exposant nos besoins. Il y a environ 300 élèves et 30 enseignants. Nous remercions Dieu de nous avoir donné d’excellents résultats année après année, avec parfois même certains des meilleurs résultats au bac du pays. Nous le remercions aussi pour sa grâce qui agit dans la vie des élèves par son Esprit, et qui en utilise aussi certains pour annoncer l’Evangile. En 1994, un établissement de formation pour enseignants a été créé dans le but d’assurer un troisième cycle d’études fondé sur la Bible pour les jeunes qui veulent répandre la lumière de l’Evangile à travers leur profession. Le besoin d’enseignants chrétiens grandit chaque année. Comme la philosophie humaniste laïque envahit les systèmes scolaires, il est crucial que des éducateurs fondés sur la Bible puissent répandre l’Evangile par leur profession. Le "Cedar College of Education" est là pour les préparer à ce ministère. Notre prière est que chaque diplômé du CCE devienne un instrument utile entre les mains de Dieu pour apporter une contribution positive dans l’établissement où il retourne après avoir terminé ses études. Les étudiants viennent du monde entier. Cela crée une atmosphère multiculturelle unique. Nous avons eu des étudiants d’Afrique du Sud, du Lesotho, du Swaziland, de Namibie, du Botswana, du Soudan, du Rwanda, de France, d’Allemagne, des Pays-Bas, de Belgique, de Suisse, de Roumanie, de Russie et des Etats-Unis. L’école pour adultes Tabitha Commencée au début des années 90, l’école pour adultes Tabitha a formé des centaines de personnes qui n’avaient


Réveil parmi les zoulous jamais pu apprendre à lire ou à écrire. Ce centre d’alphabétisation pour adultes donne des cours de base d’anglais et d’autres matières utiles pour le travail, comme l’utilisation des ordinateurs. Les étudiants en informatique ont de 18 à 48 ans. Toute la communauté vient se former au centre.

Annoncer l’Evangile Utiliser différents moyens

Soins à domicile Le sida fait de nombreuses victimes et beaucoup de familles ont le lourd fardeau de prendre soin de leurs malades et de recueillir leurs orphelins. Pour les aider, certains coéquipiers se sont formés pour s’occuper des malades en stade terminal, et ils apprennent aux membres des familles comment soigner leurs malades à la maison. Les hôpitaux sont souvent complètement saturés et se déchargent parfois des malades très atteints, laissant la famille dans une situation difficile : prendre soin de la personne mourante sans en avoir les compétences médicales. Ils sont très reconnaissants pour l’aide apportée et beaucoup de malades ont saisi cette occasion pour faire la paix avec Dieu et se préparer pour l’éternité. Les orphelins Au cours des dernières années, nous avons pu aider de nombreux orphelins de notre entourage et de régions plus éloignées. Nous nous rendons le plus souvent possible sur une vingtaine de sites. Il y a parfois plus de deux cents orphelins ayant besoin d’aide dans une seule région. La moyenne est de cent orphelins par région. Ils reçoivent de la nourriture, et des vêtements aussi souvent que possible.


Réveil parmi les zoulous La plupart de ces orphelins ont perdu leurs parents à cause du sida. D’autres ont tout simplement été abandonnés. Beaucoup de grandmères se servent de leur retraite (87,5 euros par mois) pour donner à manger aux orphelins de la famille. Souvent, il y en a six à la fois, et dans un certain cas ils sont même vingt-quatre ! Notre prière est que ces orphelins donnent leur cœur au Seigneur Jésus. Conférences Des conférences ont lieu régulièrement dans l’auditorium qui peut recevoir environ dix mille personnes. En plus des conférences de Pâques, et des réunions régulières pour adultes et familles, nous en avons aussi pour les jeunes et les pasteurs. Conférences de jeunes Depuis trente ans nous avons régulièrement des conférences de jeunes et nous remercions Dieu pour les milliers de vies touchées. Chaque année aux vacances de juillet et de décembre, des milliers de jeunes se rassemblent pour une semaine de réunions et de partage. D’autres conférences ont lieu en Afrique du Sud à Malelane et Malmesbury. Conférences pastorales La conférence pastorale annuelle a lieu une fois sur deux à Kwasizabantu et l’autre fois en Suisse. Ces conférences ont commencé en 1988 et ont été la source de nombreuses


Réveil parmi les zoulous bénédictions et encouragements pour les responsables chrétiens et pasteurs de divers arrière-plans du monde entier. D’excellents orateurs sont invités, d’Afrique du Sud et de l’étranger. La conférence de 2007 a eu lieu en Afrique du Sud du 5 au 7 mars, avec pour thème : "Dans des temps comme les nôtres …" Nous avons passé des moments bénis avec des prédicateurs venus de plus de vingt pays. Radio Khwezi Kwasizabantu héberge une station de radio communautaire locale, Radio Khwezi (en zoulou : étoile du matin). Elle émet depuis septembre 1995 sur la plus grande partie du Kwazoulou-Natal. La langue la plus utilisée est le zoulou, avec des émissions en anglais, en afrikaans et en allemand. Une grande variété de programmes sont assurés, dont les informations, la musique et les émissions sur l’actualité. Il existe des programmes spéciaux pour les enfants, les jeunes, les femmes et les personnes âgées. Un des buts de Khwezi est l’éducation de la communauté, par des programmes enseignant les compétences de base, comme en agriculture, ou les soins médicaux. Les émissions de cours élémentaire et complémentaire aident les élèves à progresser dans les langues. L’éthique chrétienne et les valeurs bibliques imprègnent les émissions. Radio Khwezi compte environ trois cent mille auditeurs.


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Aller encore plus loin Avec le message d’espoir

Nous recevons continuellement des invitations à tenir des réunions, dans des églises, aux enterrements, dans les écoles, les groupes de jeunes ou pour parler à la radio. Certains weekends nous avons à conduire jusqu’à neuf enterrements à différents endroits. Ouverture des écoles Grâce à Dieu, les écoles du pays sont ouvertes à l’Evangile. Les occasions de prêcher dépassent de beaucoup nos capacités actuelles. Dans les environs de la Mission, il y a des centaines de milliers d’enfants en âge scolaire. Les directeurs des écoles nous supplient de venir plus souvent, mais nous arrivons à grand-peine à en faire le tour en un an. La chorale de Kwasizabantu a été une grande aide pour apporter l’Evangile dans les écoles, depuis trente ans. En général trois ou quatre écoles nous appellent en même temps. La chorale se divise en petits groupes, parfois huit par équipe. Ils chantent et apportent les messages. Les autorités scolaires tiennent beaucoup à apporter ce message d’espoir et de salut dans leurs écoles.


Réveil parmi les zoulous Avec l’épidémie de sida, les familles divisées, et les autres problèmes sociaux, le besoin ne cesse de croître.

Prêcher dans "la brousse" De nombreuses régions restent éloignées de toute modernité et de toute civilisation. C’est une grande joie d’aller y prêcher. La puissance de la Parole de Dieu, prêchée dans toute sa simplicité, est capable de sauver et de libérer. Beaucoup de ces gens sont dans les liens de l’occultisme sous ses diverses formes. Cet esclavage démoniaque amène pauvreté et misère. Le diable vient effectivement pour dérober, égorger et détruire. Quelle joie de présenter le Christ vivant qui est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu ! Les églises Des dénominations très diverses invitent les coéquipiers de Kwasizabantu à prêcher. Nous ne cherchons pas à faire du prosélytisme, mais à amener chacun à marcher plus près de Christ, et à être une lumière dans l’église où Dieu l’a placé.

Expansion du ministère

Faites de toutes les nations des disciples… Nous recevons de nombreuses invitations à prêcher l’Evangile dans le pays et tout autour du monde, pour faire de toutes les nations des disciples … (Matthieu 28:19), jusqu’aux extrémités de la terre (Actes 1:8) … Nous sommes constamment engagés pour atteindre de nouveaux endroits, tenir des réunions, parler dans des conférences, dans les écoles, les groupes de jeunes et partout où nous sommes invités. Avec les années, plusieurs branches de la Mission se sont développées dans différents endroits d’Afrique du Sud.


Réveil parmi les zoulous Par la grâce de Dieu, des portes se sont ouvertes dans le monde entier. Les invitations à prêcher viennent premièrement d’Afrique du Sud, puis d’Europe et enfin de tous les continents. L’équipe de 180 coéquipiers basés à la Mission Kwasizabantu et dans d’autres centres extérieurs, associée avec ceux d’Europe et d’ailleurs, passe beaucoup de temps dans les tournées d’évangélisation. Après que Dieu ait répandu son Esprit en 1966 et que nous ayons expérimenté comment il agissait, nous étions remplis d’enthousiasme et nous voulions aller dans notre pays d’origine, l’Allemagne, pour dire aux gens que le Dieu de la Bible est toujours le même. En 1974, la première invitation pour une tournée missionnaire en Europe est arrivée. Depuis, beaucoup de tournées ont suivi, et l’œuvre s’est développée dans plusieurs pays d'Europe.


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Les jeunes prédicateurs

Que personne ne méprise ta jeunesse … (1 Timothée 4:12) Dans Joël 2:28-31, Dieu parle de ce moment où il répandra son Esprit sur toute chair, mentionnant spécialement les jeunes gens qui prophétiseront et qu’il utilisera.

Depuis le début du réveil, nous voyons comment Dieu utilise des jeunes pour répandre l’Evangile. Ces derniers mois, une équipe de "jeunes prédicateurs" est allée à différents endroits à travers tout le pays, prêchant et aidant beaucoup de gens à trouver le Seigneur. Bien qu’ils soient jeunes et encore à l’école, Dieu les a utilisés pour toucher plus d’un cœur endurci, et beaucoup de jeunes ont exprimé le désir d’être comme eux et de vivre comme eux. La place ne permet que de donner le témoignage d’un seul, Daniel. "Je veux remercier Dieu de pouvoir être ici dans le réveil. Je le remercie de m’avoir sorti de la boue dans laquelle j’étais. Un jour lors de violences politiques des gens ont surgi dans notre maison avec des fusils et mon père a été tué. Nous étions tous couchés par terre. Les balles se rapprochaient de moi, mais se sont arrêtées à mes pieds. Jusqu’à ce jour, je n’ai pas compris comment, si ce n’est par la grâce de Dieu.


Réveil parmi les zoulous Pourtant, au lieu de remercier Dieu de m’avoir sauvé, j’étais rempli d’un esprit de vengeance et d’une grande haine. J’ai grandi dans la banlieue noire, j’étais une forte tête, et j’ai gaspillé ma vie avec l’alcool, les filles et la musique du monde. A cause de la violence à Durban, nous sommes partis à Greytown. Puis j’ai été à l’école de la Mission, sans vouloir suivre Dieu et contre mon gré. J’étais très rebelle et je détestais tous les prédicateurs, y compris le pasteur Erlo. Mais c’est là que j’ai trouvé le Seigneur et aujourd’hui je ne peux que le louer de m’avoir sorti du bourbier. Il a réellement fait toutes choses nouvelles et ceux qui étaient mes meilleurs amis se sont soudain éloignés de moi, et ceux que je haïssais sont devenus mes meilleurs amis. Je suis retourné dans ma banlieue pour mettre les choses en ordre avec mes anciens amis, souvent des criminels. Bientôt, quatorze d’entre eux réclamaient de l’aide et nous avons demandé à des prédicateurs de la Mission de venir les aider. Ils ont tous saisi l’occasion de faire la paix avec Dieu." "Après ma conversion, quelques-uns d’entre nous voulaient prêcher l’Evangile pour remercier Dieu de ce qu’il avait fait pour nous. J’ai prié : "Seigneur, quel est ton plan pour ma vie, pour que je sois encore en vie alors que d’autres ont disparu ?" Depuis, nous sommes allés dans beaucoup d’endroits prêcher l’Evangile qui nous a libérés et nous remercions Dieu pour le privilège de faire partie de son œuvre, et d’être proches du pasteur Erlo."


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Dans son amour Soli Deo Gloria

Nous remercions le Seigneur pour le réveil à travers lequel des gens de toutes les nations peuvent voir sa grande lumière, et venir à lui pour trouver le repos sous son ombre : Elle était un cèdre du Liban ; Ses branches étaient belles, son feuillage était touffu. Tous les oiseaux du ciel nichaient dans ses branches, Toutes les bêtes des champs faisaient leurs petits sous ses rameaux, Et de nombreuses nations habitaient toutes à son ombre. Ezéchiel 31:3,6 C’est pourquoi nous avons choisi le cèdre comme logo à Kwasizabantu – une oasis où les gens peuvent être vivifiés, rafraîchis et ranimés par le Seigneur.

Dans 2 Corinthiens 6:14–7:1, Dieu nous donne la merveilleuse promesse de marcher et d’habiter au milieu de nous. C’est le réveil – vivre dans la présence de Dieu et connaître cette relation intime avec lui. Beaucoup demandent comment ils peuvent aussi expérimenter le réveil, le garder et ne plus le perdre. Le prix que nous devons payer est clair dans ce passage : ne rien toucher d’impur, alors Dieu nous recevra


Réveil parmi les zoulous comme les siens, et il habitera au milieu de nous. Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu (2 Corinthiens 7:1). Mon désir pour chacun de nous est que notre relation avec lui reste juste, et que nous ne permettions pas à la plus petite chose de rentrer et de nous séparer de lui. Que nous puissions connaître cette marche près de lui, dans son intimité, où il nous conduit, et où nous vivons dans la plénitude de son Saint-Esprit, pour que Dieu se glorifie à travers nous. Que le Seigneur nous accorde la grâce de lui rester fidèles jusqu’à la fin. Je prie que le Seigneur n’oublie rien de tout ce qui a été fait par ceux qui nous ont assistés dans le ministère pendant toutes ces années. Dans son amour

Erlo Stegen

Nous rendons honneur et gloire à Dieu pour ces quarante ans de son œuvre de grâce.


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Kwasizabantu Mission Private Bag 252, Kranskop, 3268, South Africa Tel : +27 (0)32 481 5500 – Fax : +27 (0)32 481 5510 mail@kwasizabantu.com www.kwasizabantu.com Mission Kwasizabantu France 4, domaine du Grand Chemin F-26540 Mours St Eusèbe Tel : +33 (0)4 75 71 22 59 www.kwasizabantu-france.org

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