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FESTI VAL DE SABLÉ MUSIQUE - DANSE - THÉÂTRE

BAROQUES

20-24 AOÛT 2013

L’ARPEGGIATA

LA GRANDE ÉCURIE ET LA CHAMBRE DU ROY

LES ARTS FLORISSANTS

HESPÉRION XXI

LES CRIS DE PARIS

ENSEMBLE JACQUES MODERNE

CHRISTINA PLUHAR

JONATHAN COHEN

GEOFFROY JOURDAIN

JEAN-CLAUDE MALGOIRE

JORDI SAVALL

JOËL SUHUBIETTE

I N F O R M A T I O N S : 0 2 4 3 6 2 2 2 2 2 / w w w. f e s t i v a l d e s a b l e . f r


FA C E À FA C E

ALAIN DIE.. GUIRAwUrec to. l’intervie

Si L’inconnu du lac était quelqu’un de célèbre, ça serait qui ? n Nikola Karabatic.

POUR KOSTAR PHOTOS / LUDOVIC FAILLER

Cet été, voici venu le temps de quoi ? n Du sexe et de la

Au dernier Festival de Cannes, L’Inconnu du lac a remporté le prix le prix de la mise en scène de la sélection Un Certain Regard. Ça aide pour draguer ? n Comme

révolution.

c’est tout neuf, j’ai un peu de mal à savoir. Mais franchement, je ne crois pas..

Votre Cannes 2013 en trois mots ? n Pluie, sexe, alcool.

e Votre dernier vieux rêve qui boug nt encore ? n Celui avec un serpe

À la table de la grande famille du cinéma français, où vous situezvous ? n Entre Rohmer

bleuté qui se décomposait en petits e morceaux et se recomposait comm 2 r inato Term de fin la à r inato le Term dans la fonderie. J’ai très peur des ie serpents et pour le coup, ma phob vieux ce Et . désir en ait form se trans rêve, il bouge encore beaucoup dans ma tête.

et Bruno Dumont. n

Pédale douce a-t-il causé du tort à la communauté gay ? n

Non. Ceci dit, je n’ai pas vu le film.

l’inconnu du lac Film d’Alain Guiraudie En salle le 12 juin 2013.

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K O S TA R PA R L E M E N U

recto... n Alain Guiraudie / P3 le k de kostar n Bertrand Belin / P8 Guide me five n P10 les objets du désir n P12 business classe n Christophe Roussel / P14 Street where ? n par Keno / P16 TêteS de série n Ahmed Sylla / P23 n Renaud Combes / P24 n Les Gérards / P26 n Thylacine / P28 Sur son 31 n P31

entretiens n Loïc Prigent / P32 Le moi dernier n par Pierrick Sorin / P36 Un été dare d’art n Les expos de l’été / P36 Côte à côte n Une sélection de restaurants en bord de mer / P58 une ville ailleurs n Rome par Nicolas Guiet / P66 Guide Kostar n P71 / Festivals, soirées… à Angers, Nantes, Rennes et plus loin. verso... n Alain Guiraudie / P82

illustration du sommaire

© Fanny Orgé

La Meute, exposition collective, du 6 juin au 5 juillet 2013, Le Rayon Vert, 1 rue sainte Marthe, Nantes. www.rayonvert.com Gnot Guedin et Tangui Jossic rassemblent autour d’eux 20 artistes aussi sensibles et dérangés que féroces et virtuoses : Illustratrices, auteurs de bandes dessinées, graffeurs et graphistes... Avec Bingo, Gwendoline Blosse, Cecily, Chaé 46, Carreaux Line, Clé (Chkp), Florent Cocherel, Craoman, Nicolas Galkowski, Romain Gautreau… SITE www.fannyorge.com BLOG http://phanie-orge.blogspot.fr/ EXPO

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Q U I F A I T Q U O I  ?

illustration de l’ours

© Gnot

Guedin La Meute, exposition collective, du 6 juin au 5 juillet 2013, Le Rayon Vert, 1 rue sainte Marthe, Nantes. www.rayonvert. com Avec Martin Girardeau, Dav Guedin, Gnot Guedin, Tangui Jossic, Kazy, Elodie Olivier, Fanny Orgé, Pedro, Pich, Misso Rousseau, Olivier Texier,Toma (Chkp)… BLOG http://lesfreresguedin. blogspot.fr/ EXPO

en couverture 12:24 Page1 Mise en page 1 23/05/13

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— NA

464 044 (0,34 €/min) ou

Développement n Marc Grinsell, Julien Coudreuse, Patrick Thibault. Publicité pub@kostar.fr SECRÉTAIREs DE RÉDACTION n Céline Jacq, Cécile You. COMPTABILITÉ n Alexandra Benzouaoui, Bénédicte Da Costa. Rédaction redaction@kostar.fr Studio graphique damien@mcomedia.fr

Rédacteurs n Arnaud Bénureau, Vincent Braud, Antonin Druart, Marie Groneau, Céline Jacq, Louise Plessier, Clotilde Rollin, Pierrick Sorin, Patrick Thibault.

RO 36 SAISON 07 / NUMÉ

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réservation : t. 0 892

Directeur de la publication n Patrick Thibault. coordination rédaction n Arnaud Bénureau. Graphisme et maquette n Damien Chauveau, Clémence Guillet. CHEF DE PRODUCTION MEDIA n Céline Jacq.

Merci à tous ceux qui ont participé à ce numéro.

2013 !

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K O S TA R

européenne élue capitale verte Découvrez la ville croisières sur la loire, parcours artistique, expositions… installations végétales, renseignements et

KOSTAR est édité par Médias Côte Ouest, SARL de presse au capital de 30 794,70 euros

Photo Francis Guillard n n www.facebook.com/ Francis.Guillard

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Photographes n Gregg Bréhin, Joan Casanelles, Ludovic Failler, Patrick Gérard, Nicolas Guiet, Jeff Lanet, Philippe Lebruman, Yacine Sadine, Pierrick Sorin.

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GRAPHISTES / Illustrateurs / plasticiens n Gnot Guedin, Fanny Orgé, Pierrick Sorin. modèles n Pauline et Monsieur Panda Remerciements n tous nos annonceurs. Imprimé en CEE n Dépôt légal à parution n © Kostar 2013 www.kostar.fr www.facebook.com/magazineKostar Tous droits de reproduction réservés. Le contenu des articles n’engage que leurs auteurs. Les manuscrits et documents publiés ne sont pas renvoyés. n Abonnement annuel 30 euros. Médias Côte Ouest, 2 ter rue des Olivettes, CS33221, 44032 NANTES CEDEX 1 n + 33 (0)2 40 47 74 75. ISSN : 1955-6764 Nos lecteurs et internautes sont informés que l’envoi à la rédaction, par leurs soins, de photographies représentant leur image et destinées à être publiées au sein de la rubrique « Sur son 31 », entraînent de facto leur acceptation : pour diffusion au sein du magazine « KOSTAR » édité par la société « Médias Côte Ouest », pour diffusion au sein des plateformes numériques « www.kostar.fr » et « www.facebook.com». Cette autorisation est valable sans limitation de durée. La rédaction s’engage en contrepartie à ce que les éventuels commentaires ou légendes accompagnant la reproduction ou la représentation de ces photographies ne portent en aucune façon atteinte à leur réputation ou à leur vie privée.


photo © Philippe Cibille / Gaphisme

THÉÂTRAL ET CHORÉGRAPHIQUE CENTRE DRAMATIQUE NATIONAL

saison

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Théâtre National de Bretagne/ Rennes RENSEIGNEMENTS 02 99 31 12 31 WWW.T-N-B.FR


U N E P E R S O N N A L I T É À L A M O D E PA R L E D E M O D E

BERTRAND BELIN « UN CLASSICISME À LA DIOR » INTERVIEW / ARNAUD BÉNUREAU

PHOTO / PHILIPPE LEBRUMAN

Pensez-vous avoir le costume de l’emploi ? n Le costume de l’emploi ? C’est-à-dire ? Comme le bleu de travail pour l’ouvrier ? Exactement… n Moi, je porte des vestes. D’Obama à Charlot, tous portent des vestes. C’est l’habit traditionnel, un vêtement qui abolit les frontières entre les classes sociales. C’est ce que j’aime dans ce vêtement. Quel rapport entretenez-vous avec la mode ? n Je suis toujours émerveillé de la voir chez les autres. Mais ce que je préfère, c’est un certain classicisme, un classicisme à la Dior. Où achetez-vous vos vestes ? n J’achète de l’occase que je fais retailler par le tailleur installé en bas de chez moi. C’est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour avoir des vestes qui me vont bien. Ainsi, je n’ai pas besoin d’acheter des vestes à 2 000  euros. De toute façon, je n’aurais pas les moyens de m’en acheter à ce prix-là. Malgré tout, si je veux être honnête jusqu’au bout, je mets assez souvent des vestes de la nouvelle collection de chez De Fursac. Elles me sont prêtées. Avez-vous une tenue de scène ? n Une veste De Fursac et une chemise Dries Van Noten. Et votre veste, l’avez-vous déjà retournée ? n Ça a bien dû arriver lors d’une partie de billes dans

la cour de récré ; mais récemment, non. Ou alors sur des histoires vraiment pas importantes. Avez-vous déjà pris des vestes ? n Oui, mais je préfère oublier ces souvenirs. Quel est le comble du chic ? n Vivre sur une île déserte. Et le comble du mauvais goût… n Vivre loin des autres. Qui a bien pu inventer le verbe s’endimancher ? n Le diable ! Comme l’habit ne fait pas le moine, que fait le moine du coup ? n Il saute à la corde avec la ceinture de sa robe de bure. Quel est le premier t-shirt d’un groupe de rock que vous avez acheté ? n Celui des Doors. C’était dans les années 80 au marché de Quiberon. Quelle fille rêveriez-vous de déshabiller ? n Patricia Arquette dans Lost Highway. n

Bertrand Belin Lorsque le songwriter nous invite au Parcs, son quatrième album, l’ombre de Bashung nous accompagne pendant cette ballade. Loin des clichés de la nouvelle chanson française, Belin place sa poésie nonchalante sous le signe de l’élégance. n PARCS, WAGRAM. LE 3 DÉCEMBRE, SALLE PAUL FORT/LA BOUCHE D’AIR, NANTES. WWW.BERTRANDBELIN.COM

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OU 5 ÉVÉNEMENTS INCONTOURNABLES EN PLUS OU MOINS 50 MOTS

PAR _CLOTILDE ROLLIN

© BERTRANDBECHARD.

DA LE

C’est quoi ? En selle Marcel, direction le rendez-vous des nostalgiques de la bicyclette. Pendant 2 jours, l’Anjou Vélo Vintage propose des balades entre châteaux, vignobles et bord de Loire sur des vieilles bécanes. Ambiance jazz, swing et fines bulles pour la soirée vintage, alors sortez les moustaches, C’est quand ? Les 22 et 23 juin à Saumur. n

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© LUDOVICFAILLE

DR AG

Hein ? PechaKucha, c’est un speed dating culturel pour des créateurs plein d’idées. Mais attention, il faut convaincre rapidement ! Même pas 7 minutes, c’est le temps dont dispose chaque participant pour présenter son projet au public. Pas de grand blabla pour ce vrai retour à l’essentiel ! C’est quand ? Le 4 juillet. Le lieu sera dévoilé 24h avant le début de l’événement. n HTTP://PECHAKUCHA-NANTES.COM

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© VINCENTGANIVE

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C’est pas possible ? Une petite commune de Vendée accueille, jusqu’au 28 juillet, une figure majeure de l’art contemporain made in France : Xavier Veilhan. Bientôt hier, pour une poétique des formes, c’est aussi Vincent Ganivet, Lamouroux & Protic. Vouvant, capitale ! C’est quand ? Jusqu’au 15 septembre, Vouvant. n

Was ? Les arts s’animent dans les rues de Rennes à coup de théâtre, danse et tour de cirque. En 2012, il pleuvait. En 2013, on espère que non. Franck Bölter non plus ! D’ailleurs cette année, l’artiste allemand revient pour les 10 ans des Tombées de la nuit, sur son navire géant en papier en espérant ne pas prendre l’eau. C’est quand ? Du 4 au 21 juillet 2013 à Rennes. n WWW.LESTOMBEESDELANUIT.COM

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Tac, t’as vu ? Quand les branchés rejoignent les gars de la marine, ça donne le Festival du Chant de Marin de Paimpol. Mixer un concert de musique bretonne avec un set rap/ rock, c’est possible ? Apparemment oui avec les Daft Punk sans les casques de la scène indé : Fauve à Paimpol ou la prog’ la plus hallucinante de l’été. C’est quand ? Du 9 au 11 aout 2013 à Paimpol. n WWW.PAIMPOL-FESTIVAL.FR

© DR

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Après avoir retravaillé la Chuck Taylor en 2009, Comme des Garçons revisite aujourd’hui la Pro e Leather. La maison japonaise imprime son célèbr 4 sur ski Pagow Filip e l’artist par é cœur imagin et modèles : 2 paires unisexes de montantes (120€) cette 2 paires unisexes basses (115€). Le produit de collaboration est disponible chez Colette. n

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Smeg et Fiat s’asso cient pour imaginer un objet étonnant : le Smeg 500. Grâce à la collab oration stylistique du stu dio Italia Independent et de l’expertise frigorifiqu e de Smeg, ce réfrigé rateur disponible en trois col oris (blanc, vert, rou ge) bouscule les codes de l’électroménager avec son look inspiré de la célèbre Fiat 500. n

Avec son antenne télescopique et se s boutons en relief, la Mini Do lmen Radio de ch ez Lexon rappelle les trans istors d’hier. Desig née par René Adda, fondateur de l’agence Lexo n, cette radio portable en bamb ou et aluminium vo us accompagnera partout. n

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Pour sa deuxième édition, Le Voyage a confié son merchandising à LVL Studio. Le bureau de communication et design graphique nantais a ainsi imaginé des mugs, frisbees, t-shirts, coques iPhone, badges… n

été conçu e, cet ouvrage a Relié à la japonais , choisie par oto ph ue où chaq comme un album Chaque exemin. placée à la ma Martin Parr, a été numéroté de né par l’artiste et plaire (200€) est sig 96 photope rou reg i a Beach qu 1 à 1 000. Life’s x Éditions au t en nte exclusivem graphies est en ve Xavier Barral. n

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UNE ENTREPRISE, UNE SAGA, UNE HISTOIRE

CHRISTOPHE ROUSSEL MERCI POUR LE CHOCOLAT TEXTE / ARNAUD BÉNUREAU

PHOTOS / PATRICK GÉRARD

Originaire de Carnac, Christophe Roussel a parcouru le monde avant de se poser à La Baule. C’était il y a presque 10 ans. Cet été, le créateur de gourmandises, que l’on retrouve aussi à Guérande et Paris, continue d’éveiller les sens de sa ville d’adoption avec l’ouverture de deux nouvelles adresses : avenue du Général de Gaulle et sous les halles du marché. À 46 ans, le chocolatier pâtissier à succès ne veut surtout pas que l’on se méprenne à son sujet : « Je suis issu d’un milieu modeste et je suis resté simple. Je ne veux pas passer pour quelqu’un que je ne suis pas. Je ne suis jamais sorti de mon job. » Ainsi, Christophe

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Roussel n’est pas devenu une tête de gondole, une marque bankable. « Il faut savoir remettre les choses à leur place. Nous faisons simplement des gâteaux et des chocolats. » Cet amoureux du mille-feuilles est resté fidèle à celui qu’il était en 1998 lors de l’ouverture


UNE ENTREPRISE, UNE SAGA, UNE HISTOIRE

du Caprice, pâtisserie nazairienne. «  Je me suis retrouvé seul à décider, explique Christophe Roussel qui s’est formé aux quatre coins de globe (Uruguay, Suisse, Antilles…). Mais je pouvais imaginer des produits comme je le voulais. » Des gourmandises « généreuses et créatives ». En 2004, il décide de passer à la vitesse supérieure et de s’installer à La Baule. Mais le succès est déjà là. « À SaintNazaire, je bossais déjà régulièrement avec des restaurateurs baulois. Ma pâtisserie relativement moderne plaisait. À l’époque, nous étions dans les premiers à proposer une douzaine de sortes de macarons différents. » n Rapidement, Christophe Roussel enchaîne les tubes : La Religieuse pas très catholique (2005), les Kisses From (2006) ou encore l’Électro’choc (2011). « La créativité est le moteur de l’entreprise. Mais si je prends l’exemple de La Religieuse pas très catholique, il n’y a pas eu énormément de recherche. Aujourd’hui, on revisite les classiques et la pâte à choux reste un des desserts favoris des gens. La religieuse, c’est deux choux. La nôtre, on l’a rehaussée d’un chou. » Cet été, sur le marché de La Baule où il ouvrira le 1er juillet son nouveau spot, Christophe Roussel inaugurera le Paris-Palerme, remix à base de pistaches de Sicile du Paris-Brest. « Il fera 50 centimètres de long. C’est un gâteau que l’on partage. Sur le marché, je ne souhaite pas proposer les mêmes gâteaux que l’on trouve dans nos boutiques ». Et des boutiques, La Maison Roussel en compte cinq. « Au début, c’était une toute petite entreprise de quatre personnes. Aujourd’hui, nous sommes 25. Il a fallu être patient. Lorsque nous avons voulu nous installer à La Baule, nous avions repéré une belle pâtisserie avenue du Général de Gaulle. Nous n’avions pas réussi à l’acheter. Au niveau des banques, ça ne marchait pas. Cette pâtisserie a disparu au profit d’un magasin de vêtements. » n Hasard de l’histoire, en s’installant récemment en bas du cœur touristique, historique et économique de la ville, Christophe Roussel a pris la place d’un magasin de vêtements. « Je ne suis absolument pas revanchard. Mais c’est plutôt sympa. » À l’image de cet agitateur gourmand à la créativité et à la générosité sans limites ! n WWW.CHRISTOPHE-ROUSSEL.FR 1983-1985 APPRENTISSAGE 1986 PREMIÈRE EXPÉRIENCE EN RESTAURATION AU BOURGOGNE À PUNTA DEL ESTE, URUGUAY. 1994 NAISSANCE DE MON FILS QUI EST AUJOURD’HUI PÂTISSIER.

1998 OUVERTURE DE LA PÂTISSERIE LE CAPRICE À SAINT-NAZAIRE ET NAISSANCE DE SA FILLE. 2004 OUVERTURE DE LA BOUTIQUE CHRISTOPHE ROUSSEL À LA BAULE. 2011 OUVERTURE DE LA BOUTIQUE DUO CRÉATIF AVEC JULIE À MONTMARTRE. PA G E 0 1 5

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LA MODE EN TUBES

PAR _KENO

T’as quoi sous ton casque

Des photos réalisées par Keno pour cette rubrique Street Where ? sont exposées jusqu’au 13 juillet.

Nicola ?

LA PLACE, TREMPOLINO (LA FABRIQUE), NANTES.

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LA MODE EN TUBES

Le Rat

Shan Shan Fred

Sébastien

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LA MODE EN TUBES

Reubou

Brice

Hugo Monario PA G E 0 1 8

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LA MODE EN TUBES

Phil Trembl

Leyla

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LA MODE EN TUBES

Emeline

Anthony Erwan Yannis

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E X P OS I T I O N À CHOLET

LA MODE EN TUBES

Le style depuis 1972

Ohayo

Direction de la Communication - Ville de Cholet / CAC - mai 2013 - Illustration : Amélie Grosselin

Nino & Mama

Jusqu’au

22 septembre 201 3

Musée du Textile

Cholet

cholet.fr PA G E 0 2 1

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GALERIE DE PORTRAITS

AHMED SYLLA LE PRINCE AHMED TEXTE / ARNAUD BÉNUREAU

PHOTO / GREGG BRÉHIN POUR KOSTAR

À 23 ans, la grande tige des Dervallières, un quartier de Nantes, mène la vie d’artiste à Paris. En deux temps, trois mouvements et des sketches bien sentis, Ahmed Sylla est devenu la valeur montante du stand-up made in France. Ce soir-là, la Cité des Congrès affichait complet depuis un bail. Ok, ce n’était pas la plus grande salle. Mais, ça affichait quand même complet. Ahmed Sylla était de retour au pays pour présenter son one-man-show écrit avec son frère Moussa, À mes délires. « C’était la première fois que je jouais chez moi. Les gens étaient venus soutenir quelqu’un qui vient de chez eux, un pur produit nantais. » Mais le succès n’est pas local. Au contraire, celui qui compte désormais parmi les tauliers de l’émission de Laurent Ruquier, On n’demande qu’à en rire, cartonne aussi à Paris. Initialement programmé jusqu’en janvier dernier au Petit Palais des Glaces, À mes délires a été prolongé jusqu’il y a peu. n Comment, en si peu de temps, ce gamin au corps de brindille a-t-il pu arriver là ? Sans doute, parce qu’il est surprenant. Alors qu’on l’attend sur le terrain de l’humour HLM, Ahmed feinte. « Enfant, j’ai

beaucoup regardé Louis de Funès, Courtemanche et Devos. Raymond Devos, c’est vraiment de la dentelle. » Jamel Debbouze et son gang ? Ils sont où ? « Je ne les ai découverts que plus tard. Mais ce n’est très clairement pas ma base. » Pareil pour le rire communautaire et la mécanique de la vanne sous forme de punchline : « Sur scène, ça ne fait pas mouche. L’humour, c’est un amuse-gueule, pas du gavage. Il faut y mettre de la poésie ». Comme diraient les Psy4 de la rime, Ahmed est un comique “à l’ancienne”. Celui qui peut compter sur ses potes qui « (l)’engueulent en cas de mauvaises prestations à la télé », n’est pas prêt de prendre le melon. Au contraire, Ahmed Sylla ne devrait pas tarder à récolter le fruit de son travail. On appellera ça le succès, labellisé “la science des Derv’”. n HTTP://AHMEDSYLLA.COM PA G E 0 2 3

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GALERIE DE PORTRAITS

RENAUD COMBES CAVEMAN

TEXTE / ARNAUD BÉNUREAU

PHOTO / LUDOVIC FAILLER POUR KOSTAR

La Contre-Étiquette, « petite sœur de la cave parisienne et version 0 d’une franchise » dédiée au vin indé, est dirigée par Renaud Combes, néo-Nantais et ancien graphiste qui a découvert l’œno-culture à San Francisco. Les deux pieds dans la hype contenue, Renaud Combes, 36 ans, vend et parle du vin comme personne. Pourtant, cet ancien graphiste pour Capgemini Consulting n’est pas tombé dedans tout de suite. « Mon papa était alcoolique et mon grand-père, atteint d’agueusie, ramenait tous les soirs du Sidi Brahim à la maison. » n C’est en 2009, dans un bar à vin à San Francisco, que le voyant passe au vert. « J’ai rencontré un New-Yorkais, persuadé que j’étais incollable sur le vin. J’y connaissais que dalle. » Là-bas, il « connecte avec (s)es racines ». À son retour, celui qui connaît aussi bien Laurent Herlin, un de ses “ chouchous ”, que l’ensemble du catalogue Ninja Tune, plaque tout. n Après une formation de six mois, il intègre La ContrePA G E 0 2 4

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Étiquette, ancien site de vente en ligne et aujourd’hui cave spécialisée dans le vin naturel qui « ne tombe pas dans le cliché ». n Depuis qu’il a ouvert son shop en avril dernier, Renaud Combes s’éclate pleine balle. Ceux qui poussent la porte, aussi ! « En tant que caviste, on a le beau rôle. On se la pète avec le boulot des autres. Un peu comme un galeriste. » En défendant « des vins propres, sans défauts » et « des mecs qui font gaffe à ce qu’ils font », Renaud Combes dépoussière la cave à papa et vous fait découvrir un monde qu’il aime sincèrement. Santé et prospérité ! n LA CONTRE ÉTIQUETTE, 1 RUE SAINT DENIS, NANTES. WWW.LA-CONTRE-ETIQUETTE.COM


Un théâtre légèrement à l’oUest

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GALERIE DE PORTRAITS

LES GÉRARDS PEAU DE COLLE TEXTE / ANTONIN DRUART

PHOTO / JOAN CASANELLES

Mais qui sont Les Gérards ?!? Non contente de ne surtout jamais répondre à cette question, l’entité masquée derrière ces rectangles blancs cassants rend le morose plus marrant. 2001, point de départ de l’odyssée de l’espèce des Gérards. À l’origine, une bande d’éternels ados à Dol qui se collent dans le dos leurs B(r)est Blagues Annuelles avant de partir pour Saint-Malo diffuser leurs vannes salées dans leur festival phare, La Route du Rock. Une histoire bretonne en somme ! n « Indécent, l’autre monte », « Tu baisses ? », « Tout le monde croit en quelque chose, moi je crois que je vais reprendre une bière. » Légers, rares, les jeux de mots sonnent juste. Les aphorismes font mouche. n Petit à petit, le phénomène grandit, l’identité visuelle se construit et les autocollants deviennent cris de ralliement. Tout en ânonnant l’anonymat, un récréatif « collectif individuel » se crée. n PA G E 0 2 6

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Potaches devins, Les Gérards, et leur pendant féminin Les Chantals, ne restent pas scotchés à leurs idées-mots et s’échinent autant dans l’événementiel que dans l’humour collant. À Rennes, le non-sens devient roi. Kermesse bastringue à l’Ambassade, hommage au rock indé chiadé au Oan’s Pub ou diffusion de La Classe Américaine, référence revendiquée, O’ Rétroviseur. n Bas du ventre ou haut du crâne, pour maintenir Les Gérards vivants, accueillons à bras le corps leurs stickers de pirates ! n GÉRARD’S PARTY ! UNDER THE BLACKPOOL LIGHTS, LE 29 JUIN, OAN’S PUB, RENNES. HTTP://LESGERARDS.WORDPRESS.COM


9 RUE SCRIBE – NANTES 02 40 69 32 57

14 RUE BOILEAU – NANTES 02 40 48 64 01


GALERIE DE PORTRAITS

Festival Tempo Rives

Du 13 juillet au 20 août, Tempo Rives, festival gratuit, prend ses quartiers d’été en bord de Maine, à la cale de la Savatte. Parallèlement à Thylacine, le 8 août, l’armada angevine sera bien représentée : le chef d’Ego Twister, Yan Hart-Lemonnier (6 août) et The Lemon Queen (15 août). n WWW.ANGERS.FR

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THYLACINE LES PORTES DE LA GLOIRE TEXTE / ARNAUD BÉNUREAU

PHOTO / YACINE SADINE

Né il y a deux ans mais très actif depuis décembre dernier, Thylacine est le projet de William Rezé, accompagné par la chanteuse Camille Després. Les deux jeunes étudiants aux Beaux-Arts d’Angers ont fait de leur groupe leur objet d’étude et une machine à tubes. « Camille, je l’ai rencontrée musicalement à l’occasion d’un bœuf où j’avais amené mes machines. Dès le lendemain, je lui composais un morceau », explique d’emblée William, élevé « à l’électro et un peu au hip hop ». Ce morceau, c’est No mic stand, ouverture tubesque de l’Ep digital Intuitive. « C’est effectivement jouissif de composer immédiatement un tube. Mais, c’est également compliqué, car il faut aussi en sortir. Sans rien faire, il a beaucoup tourné sur le net. » Sans rien faire ou presque, Thylacine s’est retrouvé à jouer SAISON 07 / NUMÉRO 36

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à Paris (hôtel W, La Bellevilloise, L’International, Le Baron…) et au dernier Festival de Cannes. « Pour nous, Angevins, c’est un autre monde que nous ne connaissions pas. Même si Thylacine a été conçu comme un projet professionnel, il avance beaucoup plus vite que prévu. » n Cet été, William et Camille plancheront sur un nouvel Ep qui sortira à la rentrée et préfigurera « un vrai départ pour un plus grand public » qui ne pourra pas échapper à la déferlante Thylacine. n HTTP://THYLACINE.BANDCAMP.COM


conception graphique : Sarah Fouquet

Gisèle Bonin — ENTREOUVERT musée des beaux-arts 16.05.13 15.09.13

— Cabinet d’arts graphiques tous les jours de 10h à 18h30 14, rue du musée 49100 Angers tel. 02 41 05 38 00 www.musees.angers.fr


toi aussi, envoie tes photos sur ton 31 FAITES-VOUS PHOTOGRAPHIER DEVANT UN 31, ET ENVOYEZ VOS CLICHÉS PAR MAIL À REDACTION@KOSTAR.FR TOUS LES 31 SONT SUR WWW.KOSTAR.FR

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LOIC PRIGENT L’HOMME À LA CAMÉRA INTERVIEW / ARNAUD BÉNUREAU

PHOTO / JEFF LANET/CANAL +

À même pas 40 ans, le réalisateur de l’émission pour Canal + Habillé(e)s pour… et de la série Le Jour d’avant où il s’invite chez Lagerfeld, Jean-Paul Gaultier ou encore Donatella Versace, revient ici sur son drôle de parcours : de Plouescat aux coulisses des défilés du monde entier. Comment un garçon de Plouescat en est-il arrivé là ? n Et pourquoi je ne me retrouverais pas là ? Il existe une bonne diaspora bretonne à Paris. Et, on n’est pas obligé de ne faire que des crêpes. Malgré tout, votre parcours d’autodidacte reste singulier. n Je suis un fils d’agriculteurs. À la maison, on s’intéressait à la musique, à la peinture… Quand j’étais gamin, je faisais plein de fanzines. Sur l’écologie, les musiques électroniques… J’en ai même fait avec Gildas Loaëc. Ensuite, je suis monté sur Paris. J’ai écrit à Libération. Puis rapidement, il y a eu Canal +. Vous parlez de Gildas Loaëc de Kitsuné. Vos succès respectifs vous font-ils aujourd’hui sourire ? n On ne se pose pas la question ainsi. Mais c’est marrant ; car lorsque nous nous sommes rencontrés en 1986 à Saint-François à Lesneven dans le Finistère, nous étions les pires ploucs, les pires nerds du lycée. Nous n’étions

pas les mieux habillés. Et ça, tout le monde était d’accord pour le dire. À cette époque-là, quel rapport entreteniezvous avec la mode ? n Même si je portais les deux mêmes pulls par an, j’aimais bien la sape. En fait, c’est par la musique que je me suis intéressé à la mode. Des groupes comme les Happy Mondays ou toute la vague indé de Manchester ont bien influencé mon look. Aujourd’hui, je fais toujours attention à être à côté de la plaque. Et ce, même si j’ai la chance d’avoir un pipeline de vêtements Kitsuné à la maison. Votre envie de Paris a-t-elle été immédiate ? n Oh oui ! Dès que j’ai su qu’à Paris, il y avait la tour Eiffel, j’ai voulu y aller. Avec mon grandpère, on regardait l’arrivée du Tour de France. Moi, j’attendais le plan aérien sur la tour Eiffel. Une fois là-bas, découvrez-vous un autre monde ? n À l’époque, j’étais relativement sage. Je ne faisais pas trop de bêtises. Et tout

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de suite, il y a eu la rave des 20 ans de Libération. Je deviens pote avec les Daft Punk. Gildas et Guy-Man étaient en coloc. Attention, on était aussi pote avec plein d’autres gens qui sont devenus moins célèbres. Après, je me lance dans le journalisme. Comment arrivez-vous à écrire sur la mode pour Libération ? n Un matin de mars 1997, le journaliste Gérard Lefort me dit qu’il ne peut pas aller à un défilé. D’un coup, je me retrouve tout seul au premier rang. Vous êtes-vous senti à votre place ? n Oui, car avec ce mélange de distance et d’arrogance, j’étais une tête brûlée. Il est difficile de vous imaginer arrogant… n Non, mais quand vous avez 25 ans, vous ne vous rendez pas compte de votre radicalité. À 25 ans, vous avez raison.

« C’EST PAR LA MUSIQUE QUE JE ME SUIS INTERESSÉ À LA MODE. » Vous considérez-vous davantage comme un journaliste ou un réalisateur ? n Je ne sais pas. Je suis arrivé dans le journalisme par hasard. Pareil, pour la réalisation. Je ne sais pas comment une caméra fonctionne. Et je ne vous parle même pas du montage.

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Même si c’est par hasard, comment êtesvous arrivé derrière la caméra ? n C’est un

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mec de Canal qui m’a forcé. Pendant le Festival de Cannes, il y avait Le Journal de la nuit. On y relatait les bamboules de Cannes. Le soir du pilote, à 23h45, le producteur me dit que je dois faire un sujet. J’étais tellement timide que pendant 15 jours, j’ai fait une rubrique de décryptage du festival sans montrer une tête. Je passais mon temps à filmer des corps sans tête. Ça leur a plu. À quel moment, l’idée du Jour d’avant vous vient-elle ? n Je voulais filmer Sonia Rykiel. J’étais persuadé que si je la filmais non-stop pendant une heure, j’allais avoir un truc génial. Je propose le projet aux gens de chez Sundance Channel. Ils trouvent l’idée intéressante, mais ils me demandent de filmer un moment clé de la vie de Rykiel. Je pense alors à ces 48 heures précédant un défilé. On se revoit à New York. En cinq minutes, c’était réglé. Mais à cet instant, Sonia Rykiel ne vous avait pas donné son accord… n Elle était en demande. Je l’avais filmée pour un Habillé(e s pour… assez hystérique. C’était les prémices du Jour d’avant. Vous ne l’envisagiez donc pas comme un one shot… n Je l’ai tourné comme le pilote d’une série. Les trois autres épisodes se sont enchaînés. Et tous, ont-ils été aussi simples à mettre en place ? Fendi, pour des histoires de droits, ça a


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été compliqué. Par contre, Jean-Paul Gaultier a été rapidement convaincu par le projet.

Ma seule ambition est de refaire des fanzines. Le papier me fascine. C’est mon premier amour.

Certaines maisons vous ont-elles claqué la porte au nez pour Le Jour d’avant ? n Certaines maisons ne voulaient pas que je perde mon temps à les suivre. Certaines ne voulaient pas que le public voit comment elles travaillent. Et d’autres ne voulaient pas que l’on montre qu’il y a un studio derrière.

Parallèlement, vous avez aussi réalisé un documentaire pour Le Bon Marché Rive gauche avec Catherine Deneuve. Et vous avez signé la campagne de La Redoute avec Inès de la Fressange. Quelle place occupent ces réalisations dans votre parcours ? n La Redoute, je l’ai faite pour faire plaisir à Inès. La Redoute n’était pas censée dire que je la signais. Ils n’ont pas été cools. Quant au Bon Marché, le directeur artistique vient aussi de Saint-François. Il voulait se payer une campagne organique et pas trop coincée du cul.

Vous considérez-vous comme un privilégié ? n Non, non. Ça m’amuse. Avec le temps, la mode vous amuse-t-elle toujours autant ? n Oui, car il y a toujours un moment où c’est vraiment l’éclate, ce moment où vous êtes certain de tenir une belle image. La mode est un chaos contrôlé et unique. Et ce, qu’il s’agisse d’un défilé à cinq mille ou cinq millions d’euros. Quel créateur faut-il suivre aujourd’hui ? n Simon Porte, le créateur de Jacquemus. Ce mec a 23 ans et il fait des défilés pour le prix d’un vélomoteur. J’aime cette énergie. J’aime aussi les grosses machines. Marc Jacobs me fascine. Comment peut-on révolutionner à ce point la mode avec un simple t-shirt blanc avec des bandes noires ?

Finalement, ne craignez-vous pas qu’avec le temps, vous deveniez plus hype que la hype ? n Impossible. Dans ce milieu-là, vous trouverez toujours un plus con et plus branché que vous. n

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Et vous n’avez jamais osé franchir le pas, être à votre tour créateur ? n Les pauvres ! Je ne suis pas assez ambitieux comme garçon.

Avez-vous déjà dû faire face à des propositions farfelues ? n Toutes les propositions sont farfelues. C’est quand même bizarre de se dire que l’on va filmer Deneuve dans les rues de Paris pour Le Bon Marché. Bon après, il est vrai qu’on m’a proposé de réaliser un documentaire sur la bite. Là, vous êtes content. Les mecs, ils ont quand même pensé à vous pour un doc sur la bite.

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par

pierrick sorin LE TRAVAIL DU NANTAIS PIERRICK SORIN EST MONDIALEMENT CONNU. DEPUIS NOVEMBRE 2006, IL NOUS RACONTE SON QUOTIDIEN DE CRÉATEUR. SIGNÉ SORIN, NATURELLEMENT.

PHOTO / PIERRICK SORIN

Je grimpe dans l’avion qui me ramène vers Nantes pour un court week-end. J’essaye de gravir les marches de l’escalier d’embarquement en faisant bonne figure, sans laisser paraître la douleur qui irradie mon pied gauche – je me suis un peu cassé la gueule dans mon appartement, ce matin. Je me suis pris la fameuse marche, mal placée, celle qui a déjà mis à terre tous les locataires précédents (dixit le proprio). Adieu la satisfaction d’avoir été plus malin que les autres… Je rejoins mon siège ; j’ai la ferme intention de profiter de cette petite heure de vol pour écrire quelques lignes sur mon actualité « brûlante » du moment : la création, à l’Opéra de Lyon, d’une “œuvre majeure du répertoire lyrique” : La Flûte enchantée, dont je signe la mise en scène. Ce n’est pas tous les jours qu’on a

LES PERTURBATIONS MÉTÉOROLOGIQUES RENDENT LA MER DE NUAGES D’UNE BEAUTÉ INDICIBLE ; À CÔTÉ, TOUTE ŒUVRE D’ART SEMBLE CONDAMNÉE À LA MÉDIOCRITÉ. l’occasion de se frotter à un tel projet. L’avion décolle, transperce la couche perturbée des nuages, ambassadeurs majestueux de ce temps pourri dont tout le monde se plaint, mais qui, pour moi, est plutôt “une aubaine”. Les perturbations météorologiques rendent la mer de nuages d’une beauté indicible ; à côté, toute œuvre d’art semble condamnée à la médiocrité. Ce paysage surréel, à la fois puissant et fragile, me fascine. J’ai du mal à comprendre que tous les passagers n’aient pas le nez collé aux hublots. Mon voisin scotche sur une paire de Ray Ban à 73 euros, dans les pages “boutique” d’Air-France Magazine… n L’émotion esthétique ne me

fait pas pour autant perdre le nord. Pour la scénographie de La Flûte, j’ai besoin d’engranger des séquences de ciels nuageux. Projeter de telles images dans le cadre d’un spectacle, ce n’est pas très original. Mais la dimension cosmique de La Flûte enchantée, le rôle prépondérant du passage du jour à la nuit, incite à se vautrer dans des déclinaisons célestes. Je plaque mon smartphone à la vitre du hublot… J’enregistre un beau et long travelling dans la blancheur moutonneuse, percée de taches bleues. Depuis un mois, je filme des ciels chargés d’ombres, de la butte Sainte-Anne, à Nantes, à la colline de Fourvière qui domine la ville de Lyon. Souvent des badauds m’approchent et voyant l’objectif de la caméra braqué vers les stratocumulus et autres cumulonimbus, ils me demandent : « Pourquoi faites-vous cela ? », Je dis juste que je trouve beaux les nuages qui sans cesse se déforment. Ils ne comprennent pas. Ils me regardent avec un air suspicieux. Seule une petite bonne sœur de 90 ans me fait savoir, en quelques mots simples, combien elle partage mon émotion. Elle reste plantée là, à mes côtés, un bon quart d’heure, le nez en l’air. Grise mais lumineuse : une souris qui sourit… De quoi mettre à mal mon anticléricalisme primaire. L’avion se pose ; retour à la réalité du bas. De mon expérience de mise en scène de La Flûte, je n’ai rien écrit. Au contact du sol mon pied gauche redevient douloureux. Je prends un taxi. Je cherche mon téléphone. Introuvable : il est resté dans l’avion. C’est vraiment con. Être à ce point dans les nuages… n LA FLÛTE ENCHANTÉE, OPÉRA, LYON, DU 24 JUIN AU 9 JUILLET

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Le Voyage à Nantes revient et multiplie les propositions d’art contemporain dans le ciel de Nantes. Les institutions s’emploient à créer l’événement pour qu’Angers et Rennes ne soient pas désertées. Au-delà, de ce triangle, l’art contemporain prend ses quartiers d’été. De Fontenay le Comte à Château Gontier, de Fontevraud aux Sables d’Olonne, sans oublier les multiples propositions dans le Morbihan. Kostar vous a concocté un itinéraire au poil et vous invite à prendre les sentiers de l’art contemporain. DOSSIER RÉALISÉ PAR MARIE GRONEAU PA G E 0 3 8

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CÉLINE JACQ

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PATRICK THIBAULT

© ISAAC CORDAL

UN ÉTÉ DARE D’ART


Isaac Cordal est un artiste espagnol qui crée des minifigurines en ciment. Elles représentent les archétypes de notre société et sont mises en situation dans l’environnement quotidien. À Nantes, il s’approprie l’intérieur du Temple du Goût mais aussi le cadre minéral de la place du Bouffay où il va intégrer une armée de personnages solitaires, perdus dans les gravats. Cet artiste engagé met en avant les effets dévastateurs de notre société où l’on se coupe de l’environnement. n

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En fanfare

Réunies autour de la figure de Roland Topor, les œuvres présentées dans l’exposition Sans tambour ni trompette mêlent les travaux du maître à ceux de ses disciples. Drôles, cruels, insolents, les travaux de Topor n’en finissent pas d’influencer les artistes d’aujourd’hui. La preuve en est avec Michael Dans, Erik Dietman, Benjamin Monti, Mrzyk & Moriceau, Daniel Nadaud et Didier Trenet, dont les univers sont intimement liés à cet artiste inclassable. Touche-à-tout, Topor s’est frotté à de multiples langages, sans jamais se conformer à qui ou quoi que ce soit. n SANS TAMBOUR NI TROMPETTE, JUSQU’AU 11 AOÛT, LE LIEU UNIQUE, NANTES WWW.LELIEUUNIQUE.COM

© ELA BIALKOWSKA / COURTESY GALLERIA CONTINUA / SAN GIMIGNANO

ISAAC CORDAL, JUSQU’AU 1ER SEPTEMBRE, LE TEMPLE DU GOÛT (RUE KERVÉGAN) ET PLACE DU BOUFFAY, NANTES WWW.LEVOYAGEANANTES.FR

© LE LIEU UNIQUE - BENJAMIN MONTI

44 têtes de l’art

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44 Autour des traumatismes de la guerre, les œuvres de Kader Attia ne laisseront personne indifférent ; en prolongement de l’exposition En Guerres. n KADER ATTIA, OPEN YOUR EYES, JUSQU’AU 1ER SEPTEMBRE, CHÂTEAU DES DUCS, NANTES PA G E 0 3 9

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Point Ligne Plan

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Si la Suite de triangles visible à SaintNazaire est l’une des œuvres les plus significatives dérivée d’Estuaire 2007, l’heure est venue pour Felice Varini de transformer l’essai. n Avec la Hab galerie comme espace de retranscription, ses 35 années de recherche artistique offrent une large perspective du travail de cet artiste singulier pour lequel l’environnement occupe une place prépondérante. C’est lui qui dicte comment se compose la peinture puisque le contexte architectural comme l’espace s’imposent comme les acteurs majeurs de ses magistrales anamorphoses. Il faut donc chercher le point de vue pour que les œuvres de Varini prennent tout leur sens, même si chacune de ses interventions peut être aussi considérée individuellement. Ces fragments de peinture créent un renouvellement perpétuel de la lecture du paysage selon le positionnement du regardeur. Celui-ci, entre contemplation et jeu, devient un protagoniste à part entière de l’œuvre. Travail photographique et fusain viendront compléter les projets in-situ pensés par l’artiste pour le parc des chantiers notamment. n © ANDRÉ MORIN

FELICE VARINI, PARC DES CHANTIERS, HAB GALERIE, SUITE D’ÉCLATS, ŒUVRES VISIBLES DANS LES CRYPTES DE LA CATHÉDRALE, AU PIED DE LA GRUE GRISE SUR LUNAR TREE, AUX GALERIES LAFAYETTE ET À SAINT-NAZAIRE (SUITE DE TRIANGLES), DU 28 JUIN AU 1ER SEPTEMBRE. WWW.LEVOYAGEANANTES.FR

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Bivouac

Suspendant ses “tentes” sur un flan de la Maison Radieuse, Moriceau interpelle l’attention sur ce monument que l’habitude a fait disparaître de notre paysage. Les couleurs du « Corbu » sont ici taches fragiles sur une paroi vertigineuse, la tour de béton devient voie d’ascension et halte en équilibre. n

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BENOÎT-MARIE MORICEAU, SACLING HOUSING UNIT, DU 22 JUIN AU 22 SEPTEMBRE, LA MAISON RADIEUSE, REZÉ WWW.TRIPODE.FR ÉTÉ 2013


LES CROISIÈRES ESTUAIRE NANTES <> SAINT-NAZAIRE Embarquez pour une croisière fluviale propice à la découverte de paysages étonnants et des œuvres du parcours. Croisières au départ de Nantes ou Saint-Nazaire, classiques ou apéro, choisissez votre formule ! Renseignements et RéseRvation : t. 0 892 464 044(0,34€/mn) ou www.nantes-touRisme.com

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44 Architecte de l’éphémère L’artiste plasticien mexicain, Héctor Zamora utilise des matériaux de constructions basiques, briques, tuiles, en lien avec le contexte architectural des villes dans lesquelles il intervient. Pour sa première exposition personnelle en France investit le jardin et les murs de la galerie avec des briques de céramique qu’il déconstruit. n

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POTENCIALIDADES, DU 28 JUIN AU 1ER SEPTEMBRE, GALERIE MÉLANIERIO, NANTES. WWW.RGALERIE.COM

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Si j’avais un marteau

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© raumlaborberlin

Venu tout droit d’Allemagne, le collectif Raumlabor réunit 8 architectes et designers particulièrement attachés à la notion de collectif. L’espace public comme la rencontre humaine dirigent ses actions. En témoigne, sa récente visite à Saint-Nazaire au cour de laquelle a été mis en place un mini-chantier de construction de mobilier urbain participatif. C’est à l’École des beaux-arts qu’ils déposeront cette fois leur boîte à outils conviant étudiants comme volontaires à élaborer leur projet au nom du vivre ensemble. n

Observatorium, Sanagare, Bd de la Prairie au duc, Nantes une proposition de la SAMOA © esquisse : Observatorium

RAUMLABORBERLIN, DU 28 JUIN AU 1ER SEPTEMBRE, COUR DE L’ÉCOLE SUPÉRIEURE DES BEAUX-ARTS DE NANTES MÉTROPOLE

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Déjà auteur du Péage sauvage, Observatorium propose un regard original, sur le quartier de l’île de Nantes, entre passé et devenir. Une des propositions les plus spectaculaires du Voyage 2013.

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SANAGARE, OBSERVATORIUM, JUSQU’AU 1ER SEPTEMBRE, ILE DE NANTES. WWW.LEVOYAGEANANTES.FR PA G E 0 4 2

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Musée des Be∑ux-A®ts d’An∆ers

Le chemin à l’enve®s

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musees.∑ngers.fr

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©MARCPICAVEZ

L’amer

Les Seamen’s Club sont des foyers de marins installés à-même un container ou un mobil-home. Éloignés des centres-villes, privatisés et clôts, les docks en ont fini avec le romantisme des escales d’autrefois. Marc Picavez a suivi ces marins de toutes nationalités entre l’errance de la mer et le speed de l’escale. L’exposition, entre installation vidéo et photo, se divise en 5 thèmes : Les Sirènes, Le Seamen’s club, L’escale : Nowhere, Sea is my country – Ship is my home, I sacrifice myself to see the world for free. Deux phrases issues de la maxime du marin, celle de la réalité et celle du rêve. n SEAMEN’S CLUB, JUSQU’AU 8 SEPTEMBRE, LE LIFE, SAINT-NAZAIRE. HTTP://LELIFESAINTNAZAIRE. WORDPRESS.COM

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C’est nous les minipouces

C’est dans un quartier en pleine mutation où les constructions poussent comme des champignons que Lilian Bourgeat a choisi son terrain de jeu. L’île de Nantes s’impose en effet comme cadre privilégié pour cet artiste spécialiste du XXL. Projetant de simples objets de la vie quotidienne en véritables monuments, Bourgeat renverse les échelles. Pour enrichir la collection du parcours Estuaire, c’est un mètre-ruban qu’il déploie dans l’espace, comme un clin d’œil aux architectes qui ont investi le quartier. n LILIAN BOURGEAT, MÈTRE-RUBAN, ŒUVRE PÉRENNE, DU 28 JUIN AU 1ER SEPTEMBRE, RUE LANOUE-BRAS DE FER, NANTES. WWW.LEVOYAGEANANTES.FR ÉTÉ 2013


saison

2012/2013

le lieu unique scène nationale de Nantes

Sans tambour, ni trompette Michael Dans Erik Dietman Benjamin Monti Mrzyk & Moriceau Daniel Nadaud Roland Topor Didier Trenet

du 30 mai au 11 août 2013

exposition

entrée libre

Du 30 mai au 27 juin, mar-sam 13h-19h, dim 15h-19h Du 28 juin au 11 août, lun-dim 10h-19h www.lelieuunique.com

Atlantide visuel : sans titre (une des Neuf Grâce) © Topor / Rémi Fenta, Nantes

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© MRZIK & MORICEAU

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Point de fuite

Ils sont une vingtaine d’artistes à empoigner le réel pour lui faire faire un pas de côté, un détour non prévu dans l’imaginaire. Sous le thème de la projection les artistes saisissent vidéos, sons mais aussi objets du quotidien pour explorer des nouvelles réalités ou interroger notre rapport au monde. n

49 À la poursuite du bon temps, du bonheur simple et des rencontres, Les Voyageurs immobiles que reflètent l’œuvre de Jean-Paul Senez peupleront la galerie A à Denée du 29 juin au 29 août. WWW.ATELIER808080.COM PA G E 0 4 6

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© JEAN-PAUL SENEZ

PROJECTIONS VERS D‘AUTRES MONDES, JUSQU’AU 30 JUIN, MUSÉE DE L’ABBAYE DE SAINTE-CROIX, LES SABLES D’OLONNE. WWW.LEMASC.FR/MASC


Peinture vivante

Étrange exposition en perspective, teintée d’une émotion certaine puisque le décès de l’artiste en septembre dernier insuffle alors à l’événement un caractère rétrospectif. n Si François Dilasser a d’abord pratiqué la peinture sur son temps libre, celle-ci a néanmoins toujours fait partie de sa vie. S’en dégage alors une œuvre extrêmement riche et vaste, parfois obsessionnelle dans la façon de l’artiste de traiter ses séries. On y retrouve des compositions dans lesquelles s’articulent des personnages, baigneuses généreuses ou des régentes autoritaires. Mais ce sont les éléments qui l’ont fortement inspiré, d’où la série des nuages, des étoiles ou en encore des planètes. Le geste, aussi puissant que le sujet traité, donne naissance à une peinture profonde, sonore et presque magique où dansent des formes en mutation. Cette vivacité, c’est l’angle qui a été privilégié pour cette exposition qui reflète la curiosité perpétuelle de cet artiste, d’où cette volonté de rester dans l’atelier. Ainsi, ses recherches demeurent en suspens, ses formes prêtes à se transformer de nouveau, plus vivantes que jamais. n FRANÇOIS DILASSER, L’ATELIER. ŒUVRES CHOISIES, 1972-2007, DU 30 JUIN AU 29 SEPTEMBRE, DOMAINE DE KERGUÉHENNEC, BIGNAN. WWW.KERGUEHENNEC.FR/

20 ARTISTES CONTEMPORAINS 26 SITES PATRIMONIAUX

5 juillet › 15 septembre 2013 Pays de Pontivy & vallée du Blavet (Morbihan) www.artchapelles.com 02 97 51 97 21

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Visuel : Lizan Freijsen Conception : David Yven

FRANCOIS DILASSER DANS SON ATELIER, 2001. PHOTO DENIS DAILLEUX – AGENCE VU

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L’art dans les chapelles


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Il était une fois

Collectif d’artistes autrichien, les Mahony présentent leur première exposition personnelle en France ; Slow Season ou une variation sur l’absence, qui questionne nos modèles culturels et économiques. S’inspirant du contexte : La Criée, son histoire, son espace, son emplacement (un centre d’art dans un ancien marché aux poissons), et des figures tutélaires des héros d’Homère et de Joyce, l’expo se construit autour d’œuvres et d’indices qui se répondent et dont l’assemblage forme les bribes d’une histoire, voire plusieurs histoires possibles. n MONT(R)E LE SON

MAHONY, SLOW SEASON, JUSQU’AU 14 AOÛT, LA CRIÉE, RENNES.WWW.CRIEE.ORG

L’ART CHEMIN FAISANT… 2013

23 JUIN 22 SEPT

15E ÉDITION DU PARCOURS D’ART CONTEMPORAIN

ATELIER D’ESTIENNE CENTRE D’ART CONTEMPORAIN PONT-SCORFF / MORBIHAN

1 RUE TERRIEN / 02 97 32 42 13 WWW.ATELIER-ESTIENNE.TUMBLR.COM WWW.ART-CHEMIN-FAISANT.TUMBLR.COM

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VERNISSAGE

DIMANCHE 23 JUIN

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CONFÉRENCES

MERCREDI 21 AOÛT -19H

“CHRISTIAN MARCLAY, ARTISTE PHONOPHILE” par Alexandre Roccuzzo, Maison des Associations de Pont-Scorff - Gratuit ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

CONCERTS / PERFORMANCES SAMEDI 13 JUILLET - 21H30 - CONCERT NOIRS STATUES Exterieur du manoir de Saint-Urchaut, Pont-Scorff- Gratuit (En cas de mauvais temps à l’Atelier d’Estienne)

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SAMEDI 10 AOÛT - 19H - PERFORMANCE MAXIME MANAC’H Chapelle Lesbin, Pont-Scorff- Gratuit ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

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Crayonnées

Les dessins de Gisèle Bonin ont un grain, celui du papier, rugueux, granuleux. Écho à celui de la peau, aux fragments de corps qu’elle dessine ; écho aux textes des écrivains qui les accompagnent (JeanNoël Blanc, Christian Garcin ou Éric Pessan), ou quand les arts plastiques rencontrent la littérature. n

SAMEDI 27 JUILLET - 22H/23H30 - PERFORMANCE SILENT PARTY de David Renault, Réservoir d’eau de l’Enclos du port (Hôtel Gabriel) Lorient - Gratuit

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© GISÈLE BONIN

MERCREDI 17 JUILLET - 19H

“J’AI GROSSE VOITURE, GROSSE BIATCH, ÉCRAN PLASMA ! L’ESTHÉTIQUE ET L’ÉTHIQUE DU RAPPEUR BOOBA” par Romain Moretto et Alexandre Roccuzzo, Maison des Associations de Pont-Scorff - Gratuit

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ENTREOUVERT, JUSQU’AU 15 SEPTEMBRE, CABINET D’ARTS GRAPHIQUES, MUSÉE DES BEAUX-ARTS, ANGERS. WWW.MUSEES.ANGERS.FR


Dilasser L’atelier

PHOTO MUSÉES D’ANGERS / P. DAVID.

Œuvres choisies 1972-2007

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mise en abime

Edouard Barran est un artiste fabuleux qui utilise les matériaux les plus fragiles. Il joue sur la notion de plein et de vide. Première rétrospective en France de l’artiste polonais, l’exposition d’Angers présente presque 50 ans de création. Elle nous permet de découvrir un artiste rare à l’œuvre très personnelle, aérienne et toujours sur le fil. Un artiste qui se joue des rapports à la matière, au temps et au réel. 200 œuvres qui permettent de découvrir tous les moyens d’expression de l’artiste. n EDOUARD BARRAN, LE CHEMIN À L’ENVERS, JUSQU’AU 15 SEPTEMBRE, MUSÉE DES BEAUX-ARTS, ANGERS

Une propriété dU département dU morbihan bignan – 02 97 60 31 84 – entrée libre et gratUite

www.kerguehennec.fr PA G E 0 4 9 K O S TA R SAISON

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Conception : david Yven — photo : denis dailleux – agence Vu’

Du 30 juin au 29 septembre 2013


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À table !

JUNK-FOOD © AURÉLIE MATHIGOT, 2007

S’alimenter, geste quotidien mais pas anodin. Huit artistes dont Aurélie Mathigot, avec ses œuvres au crochet, Pauline Horovitz et ses films sur l’impact de la culture familiale dans son assiette ou Marc Bretillot et son design culinaire se sont emparés de la question, accompagnés d’un géographe de l’alimentation, Gilles Fumey pour un parcours à savourer. n PASSE-MOI LE SEL !, DU 6 JUILLET AU 27 SEPTEMBRE, FONTENAY-LE-COMTE.

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Écoutez voir

© AGATHE PAMART - HERMETICA

Décidément, le Morbihan est bien loti en initiatives mêlant patrimoine et création. Le son, composante incontournable du vocabulaire de l’art d’aujourd’hui, guide cette nouvelle édition du circuit artistique de PontScorff. Les 8 Km de parcours, jalonnés de rencontres visuelles et acoustiques réunissent 12 noms de l’art contemporain ainsi que des étudiants. Sur votre chemin, vous croiserez le scarabée/piano de Mathieu Desailly, mais aussi des dispositifs de Christian Marclay ou Blandine Brière offrant un plongée vers une collection d’expériences sensorielles. n L’ART CHEMIN FAISANT, « MONT(R)E LE SON », DU 23 JUIN AU 22 SEPTEMBRE PONT-SCORFF. PARCOURS COMPLET SUR HTTP://ART-CHEMIN-FAISANT.TUMBLR.COM/

Dumbo Délire et Alexandre Périgot déploient un gigantesque rideau de théâtre pop et psyché à la chapelle du Genêteil, miroir de nos illusions.

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WWW.LE-CARRE.ORG SAISON 07 / NUMÉRO 36

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PHILIPPE COGNÇE - SANS TITRE, 1995 - COLLECTION DU FRAC DES PAYS DE LA LOIRE ∏ ADAGP, PARIS 2013 - PHOTO DR

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Griffon d’art

Et non, la Vendée n’est pas que le pays de la brioche et de la trouspinette. C’est aussi une terre de création où artistes et amateurs d’art ont trouvé matière à digression. S’arrêtant sur la personnalité de Henri Griffon, président du FRAC des Pays de la Loire, l’exposition balaie la création plastique des années 40 à aujourd’hui. Une multiplicité de médiums est explorée avec comme fil conducteur la passion dévorante de cet amateur dont on suit les pérégrinations, du MASC des Sables d’Olonne au FRAC, donnant lieu à des rencontres inattendues, de Jules Lefranc à Hervé Di Rosa, de Jacques Villeglé à Wim Delvoye. n DE CHAISSAC À HYBER, PARCOURS D’UN AMATEUR VENDÉEN, DU 30 JUIN AU 13 OCTOBRE 2013, HISTORIAL DE LA VENDÉE, LES LUCS SUR BOULOGNE. WWW.FRACDESPAYSDELALOIRE.COM PA G E 0 5 1

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56 Bonhomme de chemin

© S. CUISSET

La programmation annoncée de L’Art dans les chapelles met – encore – l’eau à la bouche. L’architecture, le patrimoine et l’art contemporain avec un brin de magie composent la délicieuse recette de la manifestation qui a su s’imposer au fil des années comme un événement incontournable. Depuis 22 ans, elle offre une découverte hors du commun du pays de Pontivy et de la vallée du Blavet en 4 parcours. Cette année y seront, entre autres, Virgnie Barré, Mounir Fatmi ou le duo Sarah Fauguet et David Cousinard. n L’ART DANS LES CHAPELLES, DU 15 JUILLET AU 15 SEPTEMBRE, PROGRAMMATION COMPLÈTE ET SITES SUR WWW.ARTCHAPELLES.COM

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE

GÉRARD VALLET

© LANG ET BAUMANN

DU 5 JUILLET AU 1ER SEPTEMBRE 2013 à l’Abbaye de Bouchemaine (49)

35 Sur les pavés la peinture, de Lang et Baumann, qui investissent la rue Jules Simon à Rennes jusqu’au 24 mai 2014 sur une invitation de 40m3 et Phakt. WWW.40M3.ORG WWW.PHAKT.FR PA G E 0 5 2

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C’est plié

Autant plasticienne que scénographe, Mademoiselle Maurice s’empare de l’espace publique et y inscrit des œuvres légères et colorées s’inspirant de l’origami. Œuvres fragiles et précaires elles invitent néanmoins à une vraie réflexion sur les interactions entre l’homme et son environnement. n MADEMOISELLE MAURICE, DU 28 JUIN AU 31 AOÛT, VILLAGE D’ARTISTES, RABLAY SUR LAYON. HTTP://VILLAGEDARTISTES. CANALBLOG.COM

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Art dernier

Nous l’avions recroisé récemment en Mayenne pour l’exposition collective Mmmmm du centre d’art de Pontmain où l’on retrouvait ses assemblages drôles et kitschs. Philippe Mayaux, prix Marcel Duchamp 2006, y revient cette fois seul, associant œuvres anciennes et productions spécifiquement pensées pour l’exposition. Ainsi, on y croisera ses fétiches de résine voués à l’adoration d’une société déclinante que la série de peintures dévastées d’incendies ravageurs vient accentuer dans une collection d’art anthropologique d’un mysticisme ambigu. n PHILIPPE MAYAUX, LA RAISON MIROIR, DU 7 JUILLET AU 8 SEPTEMBRE, CENTRE D’ART CONTEMPORAIN DE PONTMAIN. WWW.CENTREDARTPONTMAIN.FR

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© GERARD VALLET PA G E 0 5 4

Dévoilées

Le photographe présente ici deux séries, Voiles d’illusion, pour laquelle il fut lauréat du Festival européen de la photo de nu à Arles, en 2011. Et Les Éphélides, série de portraits noirs et blancs de personnes dotées de taches de rousseurs. Les deux travaillent le contraste. n GÉRARD VALLET, DU 5 JUILLET AU 1ER SEPTEMBRE, ABBAYE DE BOUCHEMAINE. K O S TA R

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44 Histoire naturelle

© GHYSLAINBERTHOLON

Quoi de plus logique pour l’exposition Chasse et chassé de trouver refuge à la Garenne-Lemot, terre de chasse légendaire des seigneurs de Clisson ? L’écrin néoclassique de la villa et son parc accueilleront, en plus de l’exposition, 3 artistes en résidence portés par l’histoire centenaire des lieux. n CHASSE ET CHASSÉ, AVEC GHYSLAIN BERTHOLON, VICTORIA KLOTZ, LAURENT TIXADOR…, DU 8 JUIN AU 13 OCTOBRE, DOMAINE DE LA GARENNELEMOT, GÉTIGNÉ.

Annonce kostar_Mise en page 1 31/05/13 11:41 Page1

EXPOSITION

Philippe Mayaux La raison miroir

7 JUILLET > 8 SEPTEMBRE 2013 DU MERCREDI AU DIMANCHE DE 14H À 18H ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE FERMÉ LE 14 JUILLET ET OUVERT LE 15 AOÛT CENTRE D’ART CONTEMPORAIN DE PONTMAIN 8 BIS RUE DE LA GRANGE / 53220 PONTMAIN / 02 43 05 08 29 / WWW.CENTREDARTPONTMAIN.FR PA G E 0 5 5

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© OLIVIER CAZENOVE

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Avec ou sans

Adepte, depuis quelques années déjà, du caoutchouc découpé, Olivier Cazenove l’utilise une nouvelle fois exploitant sa souplesse hautement sculpturale. Ainsi, il revient avec une double exposition où les lieux d’accueil font partie intégrante de l’œuvre : l’artiste conquiert le château d’Ardelay, forteresse imprenable qu’il habite d’installations soufflées par la nature. À quelques kilomètres de là, c’est la citadelle de Joinville qu’il s’attache à « déshabiter », son dispositif plastique lui offrant une nouvelle vie délivrée d’une histoire trop lourde à porter. n OLIVIER CAZENOVE, HABITER, DU 22 JUIN AU 1ER SEPTEMBRE, CHÂTEAU D’ARDELAY, LES HERBIERS. WWW.LESHERBIERS.FR

PHOTO : PATRICE GOASDUFF.

35 Hyppolyte Hentgen, personnage et duo d’artistes, met en volume et en scène ses dessins autour de Sally Ride, première Américaine à avoir voyagé dans l’espace. Night Sound, jusqu’au 13 juillet à 40mcube, Rennes. WWW.40M3.FR PA G E 0 5 6

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© JEAN-DOMINIQUE BILLAUD

Douze personnages de terre cuite, de plus de 2 mètres de haut, encerclent le spectateur. L’installation du sculpteur Lionel Ducos est autant un hommage aux peuples dits premiers, loin de tout exotisme, qu’une interrogation du devenir de l’Homme et de la Terre avec l’Homme. n

© PAUL COX

44 Terre à terre

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abbaye

Outre la magnifique installation Mort en été de Claude Lévêque dans le grand dortoir (œuvre Estuaire 2012), Fontevraud présente le travail de Paul Cox. 500 feuilles dans la galerie d’art graphique qui croquent arbres et nuages. Des variations qui sont comme un journal intime du dessinateur. n

LES TERRES DE L’HOMME, DU 29 JUIN AU 1ER SEPTEMBRE, TERRASSE PANORAMIQUE, PAYSAGE, PAUL COX, JUSQU’AU 11 AV. DE LA FORMENOVEMBRE, ABBAYE, FONTEVRAUD. ÉCLUSE, SAINT-NAZAIRE. pub cazenove.pdf 1 15/05/2013 16:13:18 WWW.ABBAYEDEFONTEVRAUD.COM WWW.LOIRE-ATLANTIQUE.FR

HÉCTOR ZAMORA

POTENCIALIDADES C

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galerie

Exposition du 28 juin au 1er septembre 2013 galerie melanieRio, 34 bd Guist’hau, 44000 Nantes www.rgalerie.com / info@rgalerie.com / 02 40 89 20 40 tous les jours de 10h à 19h, entrée libre PA G E 0 5 7

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C’est une invitation à passer à table. À avouer votre penchant pour ces plaisirs qui ne sont pas défendus. Étape gastronomique, dîner en amoureux ou bonne “bouffe” entre copains, un soir de vacances : Kostar vous laisse le choix. Et vous présente le sien. De bonnes adresses, des Sables d’Olonne à Lorient, qui ne doivent d’être là que parce qu’elles nous ont plu. Pour leur cadre, la qualité de leurs cuisine, leur rapport qualité/prix… Un choix forcément arbitraire et revendiqué. Des côtes vendéennes à celles du Morbihan, cet été avec Kostar, vous ne pouvez plus rester sur le sable. SÉLECTION / VINCENT BRAUD

PATRICK THIBAULT

© PATRICK GÉRARD

CÔTE À CÔTE


Loulou Côte sauvage L’air du large Si la route est bleue, la salle, elle, est plutôt orange et la vue assez incroyable. Des produits – crustacés et poissons – qui viennent de la criée des Sables pour une cuisine qui respire l’air du large. Le rouget peut y prendre une pointe d’accent basque avec le piment d’Espelette. Un service attentionné et efficace et un spot apprécié pour le coucher du soleil. n DR

19 ROUTE BLEUE, LES SABLES D’OLONNE (85)

Quai des saveurs

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Une petite maison face au port de pêche. La cuisine de Nicolas conjugue subtilité, précision et maîtrise. De quoi oublier un environnement immédiat où la pizza fait concurrence aux moules frites. Et on peut faire confiance à la maîtresse de maison pour trouver “le” vin qui accompagnera au mieux la lotte cuite doucement à l’ail nouveau ou la selle d’agneau. n 10 QUAI GUINÉ, LES SABLES D’OLONNE (85)

La Cotriade Balade de saveurs Une maison (presque) discrète à deux pas de la plage et du port pour une cuisine qui vous offre une jolie balade des saveurs. Comme ces gambas rôties, rémoulade de céleri au wasabi, ces ravioles d’escargots dans leur bouillon d’ail doux ou ce duo de rouget barbet et foie gras déglacé au balsamique. Sans esbrouffe mais avec talent, Virginie et Sébastien ont l’art de recevoir. n

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Embarquement immédiat

Le Cayola Table avec vue Une bien belle terrasse et une salle à manger qui s’ouvre sur le large. Mais avant de le prendre, il serait dommage de ne pas profiter de la cuisine de Sébastien. Il marie avec brio foie gras et homard, et son Saint-Pierre de petit bateau à l’huile de combawa, agrumes et asperges vertes en fera saliver plus d’un. Une cuisine de fraîcheur qui ne manque pas d’audace. n 76 PROMENADE DE CAYOLA, LE CHÂTEAU D’OLONNE (85)

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8 RUE LOUIS CRISTAU, SAINT-GILLES-CROIX DE VIE (85)

Bois Vinet

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Terre et mer

Domaine de Brandois La vie de château À un quart d’heure de la côte, une belle demeure pour une halte de fraîcheur. Et, dans un décor plein de charme, une cuisine qui fait la part belle aux produits de la région. Le poisson vient des Sables et la volaille de Challans. Produits de la mer ou du terroir sont travaillés avec bonheur et les prix restent sages : menu découverte à 29 euros et menu plaisir pour 10 euros de plus. n LA FORÊT, LA MOTHE-ACHARD (85)

La baie est, ici, celle de Saint-Gilles et la vue magnifique. Un cadre intimiste et contemporain. En cuisine, Sylvain s’inspire de la terre et du large et les classiques prennent volontiers des couleurs méditerranéennes ou exotiques. La fameuse (et goûteuse !) marmite terre et mer, avec son bouillon de volaille et foie gras fait partie des incontournables de la maison. n 2 RUE LOUIS CRISTAU, SAINT-GILLES-CROIX DE VIE (85)


Le Martinet Fouette, cocher… Une belle demeure du XVIIIe au cœur du marais breton vendéen au royaume de l’huître de Vendée. Un premier menu à 17 euros et un autre avec croustillant de langoustines, au gingembre et épices douces, filet de bar mariné et grillé, à la crème d’huîtres au citron et belle assiette tout chocolat pour 26,50 euros. Fouette, cocher, pas de temps à perdre. n

© FRANCIS GUILLARD

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9 RUE DES JARDINS, BOUIN (85)

La Marine

La fontaine désaltérait, dit-on, les pèlerins bretons sur le chemin de Compostelle. La ferme, elle, a passé le cap du siècle et gardé son authenticité. On y trouve un joli potager et un jardin d’herbes aromatiques oubliées. La cheminée et la rôtissoire sont toujours en place. Dans ce joli décor, rustique et raffiné, on sert une cuisine de terroir, comme cette tarte au Curé Nantais ou la cocotte de porcelet. n CHEMIN DES NOËLLES, PORNIC (44)

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LE PORT DE L’HERBAUDIÈRE, NOIRMOUTIER (85)

La Fontaine aux Bretons En pèlerinage

Le Robinson Un îlot gourmand Entre plage et centre ville, une adresse gourmande. La déco a pris un (petit) coup de jeune bienvenu mais la cuisine, elle, n’avait pas besoin de changer : on s’y régale d’huîtres chaudes ou d’un duo de saumon et d’asperges, de médaillons de lotte ou de ris de veau. L’île d’Yeu et Noirmoutier ne sont pas loin mais ce Robinson a mis sac à terre pour le plaisir des gourmets. n 28 BD GÉNÉRAL LECLERC, SAINT-JEAN-DE-MONTS (85)

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Un deuxième macaron est venu récompenser son talent et sa créativité. Pour autant, Alexandre Couillon garde la tête sur les épaules et continue de chercher à nous surprendre. Une cuisine inventive et rare pour un bonheur assuré. Les mises en bouche suffisent pour basculer dans un autre monde, comme ce croustillant d’algues et crème d’huîtres de Noirmoutier. Et comme le chef est généreux, il offre, juste à côté, La Table d’Élise pour les budgets plus serrés. n

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Le sacre d’Alexandre

Fleur de sel

Le P’tit Noirmout’

Entre le ciel et l’eau

Le bien nommé

Un coin de campagne, avec jardin et piscine, à deux pas du château. La cuisine d’Éric respire le large et le panier paysan. Célèbre pour son sel et ses huîtres, Noirmoutier est aussi une terre de production agricole haut de gamme. Écrasé de pomme de terre ou ragoût d’artichauts accompagnent avec justesse aiguillettes de daurade sauvage ou dos de sandre rôti. n

Ici, on ne se la pète pas. Une adresse rue du Marché pour une cuisine… du marché ! Un cadre qui ne manque pas de charme pour une table qui joue d’abord la qualité du produit. L’été, la cuisine prend parfois les couleurs du sud. Comme ces palourdes flambées au pastis. On y vient et on y revient pour la convivialité et un rapport qualité/prix qui n’est pas étranger au succès. n

10 RUE DES SAULNIERS, NOIRMOUTIER (85)

10 RUE DU MARCHÉ, NOIRMOUTIER (85)


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La Poissonnerie du Môle DR

Table marine Beau Rivage Et belle table Sur le chemin des douaniers, à deux pas de la thalasso, la maison est tournée vers le large. On y sert une cuisine de l’Atlantique comme ce maigre rôti aux grenailles, mais on y aime aussi les parfums du sud (huile d’olive, légumes du soleil, risotto…). Enfin, le chef étant un “fondu” de chocolat, difficile de résister à la carte des desserts. Premier menu à 41 euros. n PLAGE DE LA BIROCHÈRE, PORNIC (44)

Une authentique poissonnerie pour un restaurant rare. Les poissons viennent de la criée toute proche et les sushis (qu’on peut aussi commander et emporter) sont maison. Pavé de cabillaud poché au miso ou tournedos de maquereau, boulgour et brunoise de légumes façon couscous dans un jus parfumé au ras-el-hanout : on se régale pour un prix raisonnable. Entrée, plat, dessert : 35 euros. n

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30 RUE DE LA MARINE, PORNIC (44)

Anne de Bretagne Étape royale Tout près du petit port de La Gravette, une grande villa en bord de mer. La maison de Philippe et Michèle Vételé est une valeur sûre. Queues de langoustines poêlées aux agrumes, turbot sauvage à la plancha avec ses coquillages de la côte et son émulsion de boucauds de pays ou homard aux morilles et vin jaune… préparez-vous à un joli voyage. Et Michèle vous fera découvrir, en parfait accord avec l’assiette, “le” vin qui va vous étonner. n 163 BOULEVARD DE LA TARA, LA PLAINE-SUR-MER (44)


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© PHILIPPE MILLET

La Mare aux Oiseaux

Grain de folie

Le bonheur de picorer

Un rien frappé

Origine contrôlée

Produits frais pour cuisine folle : au piano, Pascal aime surprendre au point de changer sa carte tous les deux jours. Et de jouer en présentant “des langoustines complètement siphonnées” puisqu’accompagnées d’une émulsion de pommes de terre aux épices. Les produits sont d’ici comme le sel de Gwenrann. Le plus, c’est bien sûr, la baie de la Baule au coucher du soleil. n

14 AVENUE PAVIE, LA BAULE (44)

Un lieu de rêve perdu au bout de cette île de Fédrun que l’on gagne par une petite route qui serpente entre les chaumières. Éric Guérin a construit là un lieu de vie, de culture et de plaisir. Et la table y contribue grandement. Une cuisine inventive où l’anguille de Brière est fumée pour accompagner dignement le foie gras et une formule ludique “picorons ensemble” pour une gourmandise partagée. n

Un cadre d’une sobre élégance et un restaurant qui affiche la couleur (et l’origine !) des produits qu’il vous sert : le bar de ligne vient du Croisic, le turbot tout aussi sauvage de l’Île d’Yeu, la sole du Croisic et le pigeon de Mesquer. C’est dire si les produits de la région sont à l’honneur. Une cuisine juste pour des prix qui le sont aussi, pour La Baule du moins. n

150 BD DES OCÉANIDES, PORNICHET (44)

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223 RUE DU CHEF DE L’ÎLE, SAINT-JOACHIM (44)

14 Avenue

Nina à la plage Les pieds dans le sable

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Une vaste terrasse largement ouverte sur la baie et un intérieur plus cosy pour une brasserie les pieds dans l’eau. L’été, la daurade grillée ou le pavé de bar à la badiane remplacent la blanquette de veau hivernale et la carte s’enrichit d’un large choix de carpaccios et tartares. Carte ou suggestions à l’ardoise, la maison ne travaille que les produits frais. n 7 BD DES OCÉANIDES, PORNICHET (44)

Nossy Be La Croisette

Beach, oh ma beach

Comme là-bas

On peut y venir, le soir, pour le couchant sur la pointe de Penchâteau ou… pour y être vu. Car l’endroit est l’un des plus courus de la baie. On s’y bouscule toujours dans une ambiance beach & loundge. Crémeux cappuccino de langoustines ou généreux plateau de fruits de mer, thon rouge en tartare ou wok de gambas, soupe glacée de fraises et mousse de lait au basilic thaï… bon appétit. n

PLACE DU MARÉCHAL LECLERC, LA BAULE (44)

12 BD DARLU, LA BAULE (44)

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La plus belle terrasse de l’avenue De Gaulle. Une cuisine de brasserie dans un cadre résolument classe et contemporain. Ce n’est pas Cannes, juste the place to be en rentrant de la plage ou après le shopping. Alors, bien entendu, tout cela a un prix, comme sur la Croisette. Même si, là-bas, il est difficile de casser une croute pour moins de 30 euros. n


© PATRICK GÉRARD

Season’s Étonnez-moi, Benoît On n’y vient pas tout à fait par hasard. D’abord parce que la plage Benoît, avec ses allures de plage privée, est l’un des endroits les plus tranquilles (mais si…) et des plus chics de La Baule. Ensuite parce que la carte est signée par un certain Éric Guérin (La Mare aux Oiseaux). Une cuisine inspirée et inventive et un menu retour du marché à… 29 euros. n

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ESPLANADE BENOÎT, LA BAULE (44)

QG Beach Bien trouvé Passé le chenal du port du Pouliguen, on se retrouve sur la plage du Nau. Plus familiale que la très chic plage Benoît. Pas besoin d’enfiler son blazer du yacht-club pour s’asseoir en terrasse du bungalow joliment aménagé par Arnaud Trouvé. Une cuisine de vacances (rillettes de sardines, club sandwich ou tataki de thon) et, déjà, une clientèle d’habitués. n 14 RUE DE LA PLAGE, LE POULIGUEN (44)


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Le Garde Côte Figure de proue

La mer à voir

22 RUE DE LA PLAGE, LE POULIGUEN (44)

PLAGE DE PORT-LIN, LE CROISIC (44)

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C’est au bout de la promenade du port que ce trouve ce curieux bâtiment dont la proue s’ouvre sur le large. Une vue panoramique (il y a même un pont supérieur) et un accueil sympa pour déguster un plateau de fruits de mer, des médaillons de lotte poêlés aux morilles ou un carré d’agneau rôti au sirop d’érable. À noter un menu à tout juste 20 euros. n

L’Océan C’est “le” restaurant de cette côte sauvage qui cisèle le rivage entre Batz-sur-Mer et Le Croisic. Sa verrière donne l’impression de déjeuner ou de dîner en mer. À côté de la (petite) plage de Port Lin, l’adresse attire gourmands et gourmets. Homards et langoustes sortent du vivier et la criée du Croisic n’est pas loin. Une très belle table qui se mérite. n

Le Lénigo À bon port

Face au port de plaisance et aux petits chantiers navals, voilà une adresse qui tient la mer. Ravioles de langoustines parfumées à l’estragon et à l’écume de mer, carré d’agneau mi-fumé poêlé à l’ail rose, pavé de merlu en croûte de chorizo : la maison fait honneur aux produits locaux. Les prix restent raisonnables mais le nombre de places est limité. n

Face à la criée et, au large, à la plage de Pen Bron, ce restaurant du port cuisine avec bonheur tout ce qui vient de l’océan. Une cuisine précise, des poissons cuits à l’arête, un peu de gingembre ou de vanille, un subtil beurre blanc et des légumes de saison : un agréable éveil des sens, sans faute de goût. Et un premier menu “l’été au bord de la mer” à 26 euros. n 11 QUAI LÉNIGO, LE CROISIC (44)

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3 QUAI HERVÉ RIELLE, LE CROISIC (44)

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Le Saint Alys Écume de mer

HPP & Royal Canot Bonne pêche

11 RUE DE PORTE CALON (44)

3 QUAI DE VERDUN, PIRIAC-SUR-MER (44)

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Un bel endroit et une table qui ne l’est pas moins dans cet ancien manoir du XIIIe. À l’ardoise : quatre entrées, quatre plats et quatre desserts, s’y ajoutent les suggestions du moment et, chaque midi, un plat du jour. Un accueil sympa et une cuisine créative, gourmande et juste ont fait le succès de la maison. La cave recèle également quelques belles surprises. n

L’Hôtel du Port a gardé son enseigne et le port de Piriac tout son charme. Loin de l’agitation de certaines stations, on y cultive un joyeux art de vivre. Cuisine du bord de mer, naturellement, dans une ambiance décontractée et conviviale. On y vient pour la soupe de poisson ou le bar grillé mais aussi pour faire la fête. Ici, il arrive que le Père Noël fasse une apparition en plein juillet ! n

La Tête de l’art Table de manoir


Le Bistr’Aurelia À l’ombre d’Olivier

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Une belle longère à cinq minutes du port de Vannes. Aurelia est le prénom de l’épouse d’Olivier Samson qui officie à La Table d’Olivier (2 macarons Michelin). Ce qui suffit à aiguiser l’appétit et la curiosité. Dans ce bistrot, forcément plus décontracté, place à une belle cuisine de brasserie. Poissons ou viandes, les propositions vivent au rythme des saisons. Une cuisine de l’instant goûteuse à souhait. n

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LA GOURMANDIÈRE, POGNANT, VANNES (56)

L’Amphytrion Et un, et deux…

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Plutôt un restaurant “début de mois” (deux macarons !) pour un moment d’exception. Véronique et Jean-Paul Abadie tiennent une bien belle maison. Une cuisine inspirée dans un cadre élégant sans être prétentieux, pour un étonnant voyage où la plate de Belon se perle de caviar d’Aquitaine, où le homard flirte avec le quart de chaume et le safran et où la caille se réchauffe de ravioles de foie gras. n 127 RUE DU COLONEL JEAN MULLER, LORIENT (56)

Le Roscanvec Émulsions fortes Manifestement, la valeur n’attend pas le nombre des années. Jeune et décontractée, en salle comme en cuisine, l’équipe aime faire partager une cuisine gourmande et authentique. Les œufs viennent de la ferme de Kerroui et les huîtres de la baie de Pénerf. Lotte, sole ou ris de veau sont l’objet d’une même attention. C’est beau et c’est bon. Une adresse rare dans le “vieux” Vannes. n

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17 RUE DES HALLES, VANNES (56)

Henri et Joseph Et Philippe aussi Pas de jaloux : Henri a son menu, Joseph aussi mais c’est Philippe qui est au piano. Le récital offert est frais et goûteux, riche de savantes et judicieuses associations comme le homard cuisiné au vin rouge et aux épices, betteraves fumées et mousseline d’artichauts. Ou ces gaufrettes croustillantes au foie gras, thé fumé et cacao pour vous ouvrir l’appétit. Formule déjeuner à 29 euros. n 4 RUE LÉO LE BOURGO, LORIENT (56)


© FRANCIS GUILLARD

U N E V I L L E V U E PA R U N A R T I S T E

ROME par

Nicolas Guiet

UN REPAS À SA TABLE EST UNE INVITATION AU VOYAGE. POUR KOSTAR, NICOLAS GUIET, JEUNE CHEF NANTAIS, SE PRÊTE AU JEU D’UNE VILLE AILLEURS. IL NOUS RACONTE SA DÉCOUVERTE, FORCÉMENT GOURMANDE, DE LA VILLE ÉTERNELLE.

Rome, c’est d’abord un aéroport en pleine nuit. Puis la découverte de la ville éternelle dans la lumière jaune des réverbères. Pas vraiment de dépaysement car il pleuvait ! Mais cette autre ville lumière n’en a pas moins révélé ses charmes, celle d’une ville attachante à plus d’un titre ! n On arrive à Rome avec plein d’images dans la tête. Celles des vestiges, de la cité du Vatican, de la fontaine de Trevi ou des terrasses sous le soleil… Des images de cinéma. Je n’étais pas allé beaucoup plus loin que la frontière, du côté de Nice, mais, cette fois, j’y étais “en vrai” et qui plus est, en plein conclave. De quoi croiser davantage de touristes que de Romains. D’entrée, ce qui frappe, c’est le côté cosmopolite. Rome, c’est un bouillon de nationalités et de cultures. Ce qui surprend, c’est la gentillesse de gens qui font l’effort, au restaurant ou dans la rue, de vous parler dans PA G E 0 6 6

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votre langue alors qu’on essaie de bredouiller quelques mots. On se dit qu’en France, il nous reste des efforts à faire pour soigner notre accueil. n Au cours d’un séjour où nous étions trois Nantais (*), promus ambassadeurs de la gastronomie et des produits de notre région, nous avons furtivement joué les touristes. Passage obligé devant la fameuse fontaine qui permet, grâce à la tradition de faire un vœu en y jetant une pièce par-dessus l’épaule, de récolter 3 000 euros par jour (!) et devant le Colisée. Un peu de temps aussi pour se perdre dans le dédale des ruelles du vieux Rome à la recherche d’un bar à vin aux plats plus que romains, mais le ciel maussade, et parfois la pluie, n’incitait pas vraiment à la promenade. Par rapport à d’autres capitales, l’architecture monumentale semble être laissée à l’état brut. À chacun de la découvrir. J’ai eu le sentiment que l’His-


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toire devait suffire et qu’on n’avait pas forcément d’efforts à faire pour “vendre” ce patrimoine. Rome, c’est aussi, bien sûr, les parfums d’une ville du Sud, ceux de l’origan, du thym, du romarin et de la pizza cuite au feu de bois qui flottent dans l’air. Le parfum des orangers, surprenant quand on vient de Nantes. n Surprise également de découvrir une ville très “speed”, une ville où l’on ne flâne pas – et il n’y a pas que les voitures ou les scooters qui se la jouent à l’italienne –, et une ville où l’on se couche assez tôt. Peut-être était-ce la météo, le début de la semaine ou encore le conclave mais je n’ai pas vraiment ressenti le calme de la dolce vita. Ce qu’on retrouve, par contre, c’est le souci porté à ce qu’on est, le souci de l’apparence, quelque chose de léger assez éloigné de notre culture. L’ambiance était très particulière en raison du conclave. Des journalistes, des radios,

des télés… et des touristes du monde entier. Mais paradoxalement, le soir de l’élection du nouveau pape, il n’y a pas eu d’explosion populaire. Les gens en parlaient bien sûr, ils avaient l’air content, mais ce n’était pas la Coupe du monde de foot ! n Évidemment c’est autour des fourneaux que nous avons fait quelques belles rencontres. Tout d’abord à l’occasion d’un dîner de gala, organisé chez Gaetano Costa. C’est “le” restaurant chic de la via Sicilia. Difficile d’ignorer qui est le chef : Gaetano a ses initiales partout, y compris tatouées sur le cou. Là, on mesure qu’on est bien dans le Sud. Chez lui, avec Christophe (ndlr François) et Ludo (ndlr Ludovic Pouzelgues), nous avions pour mission de régaler et de faire rêver une salle inhabituelle : il y avait l’ambassadeur de France, accompagné d’une quinzaine de personnalités, et une vingtaine de journalistes et critiques PA G E 0 6 7

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Unique objet de mon enchantement La capitale de l’empire romain conserve de remarquables vestiges de son passé. Un passé qui lui vaut d’être une grande capitale touristique. Mais Rome est aussi une ville d’aujourd’hui qui possède son musée des arts du XXIe siècle. Et si la mode se fait à Milan, c’est à Rome qu’on la porte. Y ALLER Transavia et Vueling assurent des vols directs au départ de Nantes. Tarifs selon les dates. Italowcost propose aussi des formules avec hébergement.

S’Y LOGER

gastronomiques. Avec des Saint-Jacques marinées à cru, jus de citron fumé et premières asperges, une daurade, accompagnée de courgette et d’aubergine, de coriandre et citron confit, et aux chips d’andouille et galette de blé noir, un veau à la crème d’anchois et croquettes d’artichaut… on a sorti le grand jeu et on leur a bien révellé les papilles. Les médias italiens découvraient la cuisine nantaise. Je crois qu’on leur a donné envie de venir voir la ville et la région… Et puis il y a eu cette rencontre, très sympa, avec Salvatore Tassa à Acuto. Le Colline Ciociare, un resto situé en pleine campagne, à soixante kilomètres de Rome. Un super accueil comme à la maison et un moment magique. Il avait organisé une rencontre avec des producteurs locaux. On y a retrouvé l’esprit locavore qu’on essaie de défendre chez nous. On parlait vraiment le même langage. Quant à nous trois, nous étions trois collègues, nous sommes devenus des complices et ce voyage nous a encore rapprochés. n Cette escapade ne m’a pas vraiment permis de découvrir la ville. Juste d’en respirer les parfums et, bien sûr, la cuisine. J’en suis revenu un peu frustré. Avec l’envie d’y retourner pour le plaisir d’un week-end à Rome, comme dans la chanson. n (*) Les trois lauréats 2012 des Tables de Nantes (Christophe François, Les Chants d’avril, Ludovic Pouzelgues, Lulu Rouget et Nicolas Guiet, L’U.ni) étaient invités à Rome par Le Voyage à Nantes pour trois jours de rencontres et d’échanges autour de la gastronomie. On les retrouvera cet été lors des dîners des chefs à la Cantine du Voyage. WWW.LEVOYAGE À NANTES.FR

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Beaucoup d’hébergements possibles (en 3*) à moins de 100 €/nuit. Comme au Dependance Hotel Dei Consoli, à quelques pas du Vatican. Mais on peut trouver une chambre double dans le quartier branché de Pigneto pour environ 50 €/nuit (B&B Pigneto).

S’Y RESTAURER Outre les deux tables recommandées par Nicolas Guiet, on trouve nombre de tables comme la Tratoria Monti (via di San Vito) ou Domenico dal 1968 (via Satrico) offrant de «vraies» spécialités italiennes. Très tendance également, les enoteca qui associent plaisirs de la table et découverte de vins italiens comme l’Enoteca Ferrara (piazza Trilussa) ou

la très chic Enoteca Capranica (piazza Capranica).

CIRCUIT KOSTAR On parcourt Rome comme on feuillète un livre d’Histoire : le forum et le Colisée, le Vatican et la fontaine de Trevi… Dans le quartier populaire de Flaminio, la ville vient d’ouvrir un incroyable musée, le Maxxi Art. Consacré aux arts du XXIe siècle, le bâtiment spectaculaire est signé Zaha Hadid, une architecte anglo-irakienne. On y trouve des installations de Giuseppe Penone, Anish Kapoor ou Gino De Dominicis. Le soir, on peut mettre ses pas dans ceux de Pasolini en flânant via de Pigneto ou dans les ruelles de San Lorenzo. Ou danser jusqu’à l’aube, avec la crème des dj’s italiens du côté de Testaccio. Le Goa est un lieu mythique de ces nuits un peu folles. Roma, non basta une vita, comme disent les Romains. Alors, si une vie ne suffit pas, autant profiter aussi de la dolce vita. n


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© Ville d’Angers I Graphisme : Direction Information-Communication / F. Deniel I N° de licences : 3-144837, 2-144836, 1-144835, 1-1022332 , 1-1022333

6-8 septembre 2013

72 heures de festivités 50 compagnies et artistes 280 000 festivaliers

www.angers.fr


festivals, soirées… ÉTÉ 2013

A U F G ANG L E 2 8 JUIN, PARC DE LA BÉGRAISIÈRE, S A I N T-HERBLAIN. S O L E ILS BLEUS D U 2 7 AU 30 JUIN, PARC DE LA B É G R AISIÈRE, SAINT-HERBLAIN. W W W . ONYX-CULTUREL.ORG © FABIEN BREUIL

à angers, nantes, rennes et plus loin


FESTIVALS EXTENSION SAUVAGE

JEFF MILLS & JACQUES PERCONTE INTERVIEW / ARNAUD BÉNUREAU

PHOTO / DR

dans le mills

Pour sa deuxième édition, le festival de danse contemporaine Extension Sauvage a passé commande d’une performance audiovisuelle à Jeff Mills et Jacques Perconte. L’artiste plasticien nous en dit plus sur ce qui s’annonce comme un des événements de l’été.

provoquer cette rencontre sans avoir un projet bien calé à nous proposer. Quand avec Jeff, nous nous sommes vus, je lui ai montré mes pièces et nous avons décidé de partir sur un projet de production spécifique. Vos deux univers sont très forts. Avez-vous dû faire des concessions pour trouver un point de convergence ? n On ne peut

pas parler de concessions. Malgré tout, nous sommes allés vers des univers qui ne nous sont pas habituels. Je suis allé vers un travail très pur qui a entraîné Jeff à faire, lui aussi, un travail très pur sur le son. Il a réfléchi sur la notion de musique de film. Vous avez travaillé avec Leos Carax sur Holly Motors, avec

Jean-Benoît Dunckel de Air et aujourd’hui avec Jeff Mills. Aimez-vous vous frotter à une certaine forme de mainstream ?

n Je suis surtout heureux de travailler avec des gens célèbres pour la qualité de leur travail. J’étais content de la rencontre avec Carax, mais l’expérience s’est révélée frustrante. Ma participation à Holly Motors est minuscule et va à l’encontre de mon travail. Quand je collabore avec Jean-Benoît, je sais très bien que la musique va être au premier plan. Quant à Jeff, j’ai été épaté par son écoute, sa douceur et sa force de proposition. n JEFF MILLS & JACQUES PERCONTE, LE 28 JUIN, CINÉMA CHATEAUBRIAND, COMBOURG. EXTENSION SAUVAGE, LES 28 ET 29 JUIN, COMBOURG ET BAZOUGES-LA-PÉROUSE. WWW.EXTENSIONSAUVAGE.COM

© JACQUES PERCONTE

Quelle est l’histoire de cette commande ? n Le festival voulait


DR

© BASTIEN CAPELA

FESTIVALS

Farniente festival

festival d’anjou Trash et aime Pour sa clôture, le Festival d’Anjou abat la carte de l’humour postiche. En effet, le 6 juillet au Château du Plessis Macé, Jonathan Lambert présente son nouveau spectacle. Perruque est une extension des performances souvent hallucinantes et parfois trash de Jonathan Lambert chez Ruquier. n A.B. FESTIVAL D’ANJOU, DU 11 JUIN AU 6 JUILLET. WWW.FESTIVALDANJOU.COM

Sous le sable Le 20 juillet, un OVNI musical s’échouera sur la plage de Monsieur Hulot. En effet, pour l’édition 2013 du Farniente Festival, Nosfell nous honorera de sa présence, si rare ces derniers temps. Seul sur scène avec sa guitare, il nous fera voyager dans son univers poétique, délicatement oriental. Ted Milton et son groupe Blurt, Lionel Malric, et les 10 membres de la Futura Experience seront aussi de cette aventure musicale originale, libérée et poétique. n L.P. FARNIENTE FESTIVAL, LE 20 JUILLET, SAINT-NAZAIRE. WWW.FARNIENTE-FESTIVAL.ORG

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FESTIVALS

FESTIVAL

festival teriaki

CHOLET

28, 29 et 30 AOÛT 2013 20H

THÉÂTRE DE VERDURE DE RIBOU

Par ici la rentrée À l’heure où la France pèle et se paie un coup de blues, Teriaki remet les compteurs à zéro et joue les prolongations. Avec son affiche haut de gamme, le festival va séduire l’internationale indé. Il faudra compter avec le rap de Sole, cofondateur du label Anticon, avec Camilla Sparksss, satellite électro des rockeurs de Peter Kernel qui sont également invités, ou avec les Nantais de Belone Quartet de retour aux affaires.n A.B. FESTIVAL TERIAKI, DU 29 AOÛT AU 1ER SEPTEMBRE, LE MANS. WWW.FESTIVALTERIAKI.FR

NAIVE NEW BEATERS PONI HOAX ZOUFRIS MARACAS CONCRETE KNIVES DELUXE JOE DRISCOLL & SEKOU KOUYATE

1ères PARTIES + FANFARE... .c om ) w. la cd er ib ou ox im ité (w w ra tio n Ca m pi ng à pr au st Re / r Ba ui te s Na ve tt es gr at

cholet.fr

BRETAGNE - PAYS DE L A LOIRE

DR

Direction de la Communication - Ville de Cholet/CAC - mai 2013 - Licence 3-146414

cIGALE

DR

ete

les escales Hi pepito ! Cette année, le festival joue en première division, et pour cause. Une programmation tournée vers la modernité, qui allie des têtes d’affiches intergénérationnelles : de Asaf Avidan en passant par Amadou & Mariam. La musique country, rock et folk n’est pas en reste. Grâce au jumelage virtuel avec la ville de Tuscon, Les Escales proposent une excursion musicale à la frontière américano-mexicaine, au son des trompettes et des mariachis. n C.R. LES ESCALES, LES 2 ET 3 AOÛT, SAINT-NAZAIRE WWW.LES-ESCALES.COM


© JOHN SARSGARD

FESTIVALS

écrivains en bord de mer Made in USA Pour la 17e édition du festival, partez à l’aventure littéraire outre-Atlantique en compagnie de l’écrivain Laura Kasischke, et du poète Ron Padgett (photo). Des invités de prestige accompagnés d’auteurs français engagés pour une rencontre tournée vers les États-Unis. L’occasion de prendre un bain littéraire, en bord de mer ! n C.R.

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ÉCRIVAINS EN BORD DE MER, DU 17 AU 21 JUILLET, LA BAULE. HTTP://ECRIVAINSENBORDDEMER.FR

jazz à vannes Ça va swinguer ! À Vannes, le jazz s’enracine le long du port. Cette année, Hermeto Pascoal (photo) y fait escale. Ce musicien et compositeur à l’univers poétique inclassable est aussi à l’aise avec un piano, une flûte qu’avec une casserole ou un sèche-cheveux... Un festival gratuit, varié, idéal pour découvrir les futurs talents du jazz et du blues français. n C.R. JAZZ À VANNES, DU 22 AU 27 JUILLET, VANNES. WWW.JAZZAVANNES.FR


FESTIVALS aux heures d’été

BACHAR MAR-KHALIFÉ INTERVIEW / ARNAUD BÉNUREAU

PHOTO / JOAQUIM OLAYA / REWORK BY DAVID NORMANT

Aux Heures d’été, le rendez-vous des cultures d’ici et d’ailleurs, réussit un joli coup de programmation en invitant le pianiste libanais exilé à Paris et pensionnaire de l’écurie électro InFiné. Au Liban, votre père, Marcel Khalifé, est une légende de la musique. Marcher sur ses pas était-il donc une évidence pour vous ? n Quand je suis né à Beyrouth, mon père était au sommet de sa carrière. Je le suivais en tournée. J’étais en contact direct avec les musiciens. Faire de la musique n’était pas donc pas plus extraordinaire que cela. Après, j’aurais bien voulu être footballeur ou employé dans une station-service, mais la musique s’est rapidement imposée à moi. Vous avez une formation classique. À quel moment, le virage électro s’opèret-il ? n En côtoyant Francesco Tristano qui, avec mon frère, fait partie d’Aufgang. Dans les années 2000, on a beaucoup écouté Plastikman, Villalobos… Pensiez-vous que cet univers allait être compatible avec le vôtre ? n Je n’ai

pas pensé ainsi. Je me suis retrouvé immergé dans un univers complètement étranger qui, paradoxalement, me touchait profondément. Ça a été un impact très intime. L’expérience n’était pas musicale, mais humaine. Votre musique est très mélancolique… n J’essaie de m’approcher au maxi-

piano solo

mum de cet état que je connais, que je vis et qui me permet de créer. n BACHAR MAR-KHALIFÉ, LE 13 AOÛT, CHÂTEAU DES DUCS DE BRETAGNE, NANTES. AUX HEURES D’ÉTÉ, DU 9 JUILLET AU 16 AOÛT, NANTES. WWW.AUXHEURESETE.COM

SE FORMER

L’ARTISTIQUE LES MÉTIERS DU SPECTACLE LA TECHNIQUE

2013-2014

RENS. & INSCRIPTIONS :

WWW.TREMPO.COM


© JULIE BAMELIS

FESTIVALS

visions Presque célèbre Les Disques Anonymes est un jeune label de pop revisitée (My Disco Jacket, Panoplie, Piranha, Pastoral Division…). C’est aujourd’hui un festival qui devrait rapidement devenir célèbre. Au-delà d‘une programmation indé et un peu club (Plaisir de France), Visions c’est aussi la fête du Do It Yourself : les kids se frotteront à l’électro à travers un atelier, une Burger Party et même un peu de sport. n A.B

© LU BARCELOS

VISIONS, DU 9 AU 11 AOÛT, PLOUEZOC’H. WWW.FACEBOOK.COM/LESDISQUESANONYMES

festival de sablé Barock en scène Du baroque à la danse, au théâtre, tout y passe au Festival de Sablé qui, cette année, fait l’éloge de la femme. Pour illustrer ce sujet, Anne-Guersande Ledoux a mis en scène un spectacle, entrecoupé de moments musicaux et d’écrits poétiques, qui permettront au public de découvrir ce mouvement galant du XVIIe siècle. n C.R. FESTIVAL DE SABLÉ, DU 20 AU 24 AOÛT, SABLÉ-SUR-SARTHE. WWW.LENTRACTE-SABLE.FR


TAME IMPALA / DR

© OLIVIER GUITARD

FESTIVALS

la route du rock

les accroches cœurs Complètement à l’Ouest ! Les Accroche-Cœurs virent à l’Ouest ! Le temps d’un week-end, Angers vivra au rythme des artistes venus de la Bretagne, du Canada, des Caraïbes et des États-Unis. Les projets habitants conduiront de nouveau les Angevins à devenir modèles d’un soir pour les Cirkatomik, réalisateurs de courts métrages ou encore bâtisseurs de rêve par la construction d’un vaisseau spatial pilotée par le plasticien Jacques Lélut. n A.B.

LA ROUTE DU ROCK, DU 15 AU 17 AOÛT, SAINT-MALO. WWW.LAROUTEDUROCK.COM

LES ACCROCHE-CŒURS, DU 6 AU 8 SEPTEMBRE, ANGERS. WWW.ANGERS.FR

Mise en page : Direction de la communication et de l’événementiel - Ville de Vannes - © Illustration : C. Berberian

On the road again C’est LE festival tant attendu par les enfants perdus du grand Ouest. Avec lui, on a pris l’habitude d’être gâté. Là encore, ça frappe fort ! Très fort même avec une programmation plus qu’alléchante et étrangement australienne. Alors que Nick Cave et ses Bad Seeds y feront un tour pour jouer le dernier bijou (Push the Sky Away) ; les mecs de Tame Impala quitteront leur île pour le doux climat breton. n L.G

Pour vous rendre la ville plus

jazzy


FESTIVALS les orientales

VINCENT MOON INTERVIEW / ARNAUD BÉNUREAU

PHOTO / DR

Le festival de musiques et traditions d’Orient invite Vincent Moon à présenter deux de ses nombreux films. Après avoir été l'un des réalisateurs principaux de La Blogothèque, le jeune homme roule désormais sa bosse à travers le monde entier pour filmer la musique à sa racine. seul au monde

Vous sentiez-vous trop à l’étroit dans Les Concerts à emporter ? n Après avoir documenté de manière frénétique tous ces groupes que j'aimais à l'époque, il semblait normal de passer à autre chose. Sans l'avoir préconçu plus que cela, je me suis embarqué sur les routes du monde, en quête de musique populaire, de sons expérimentaux, de rituels sacrés ou de chants chamaniques. Qu’est-ce qui motive vos différents voyages ? n C'est l'excitation pri-

mitive, un questionnement qui au-

DR

Au début, il y a La Blogothèque. Quand la bascule s’opère-t-elle entre Les concerts à emporter et le projet Petites Planètes ? n J’ai commencé à sérieusement voyager il y a cinq ans ; lorsque je me suis simplement retrouvé sans maison après avoir quitté Paris et avoir prévu de m’installer à New York. Mais la femme avec qui je venais de vivre ne m’a pas ouvert la porte. Quelques années auparavant, j'avais dû rêver de ce cinéma absolument nomade. Au fur et à mesure, le voyage s'est allongé et ma curiosité pour la musique s'est développée, m'amenant bien loin du format rock dans lequel j'avais grandi.

jourd'hui n'a rien de très dangereux mais qui se transforme en formidable jeu avec le monde, avec les cultures et, dans mon cas, ses musiques. Souvent, j'arrive très peu préparé, sans aucune attente et avec seulement un ou deux contacts. À partir de ces contacts, la multiplication des pistes est formidable, la surprise permanente, et j’engage tout mon corps et chaque instant dans la compréhen-

sion et le rapport sensuel avec le lieu que je traverse. Le nomadisme a-t-il ses limites ? n

Laissez-moi aller au bout et je vous le dirai ! n THE GREAT JIHAD : SOUFISME AU CAUCASE ET INDONESIAN ODYSSEY : SACRE ET CHAMANISME, LE 30 JUIN, ABBAYE, SAINT-FLORENT-LE-VIEIL. LES ORIENTALES, DU 26 AU 30 JUIN, SAINT-FLORENT-LE-VIEIL. WWW.LESORIENTALES.FR

CONCRETE KNIVES / DR

été cigale Préparez vos mouchoirs Pas la peine d’en faire des caisses face à la chouette prog’ de cette nouvelle édition de l’Été Cigale : Poni Hoax dont le dernier live défonce tout, les jeunes pop de Concrete Knives et les Naive New Beaters, toujours aussi surexcités sur scène. Et c’est gratuit. n A.B. ÉTÉ CIGALE, DU 28 AU 30 AOÛT, CHOLET. WWW.CHOLET.FR


CLUBBING

DR

CHRONIQUES DU DANCEFLOOR Birdy Party n Avec ces nouvelles soirées, Môme a fait du Nid son cocon électro. Pendant l’été, le Normand invite Popofski, Beef & Weasel, Gwen, OR’L, Clayton Guifford…

Garden Party n Insula + Fragil = Garden Party = <3. Cette saison, on y verra la clique du Monkey Bar barcelonais, les Anglais de Toi Toi musik ou les gars du label Syncrophone.

TOUS LES JEUDIS, LE NID, NANTES.

LE 29 JUIN, LE 20 JUILLET, LE 24 AOÛT ET LE 14 SEPTEMBRE, INSULA, NANTES.

Get Horses n Clap de fin d’une belle première saison électro pour les Get Horses. Avec Anthony Collins et Cédric Borghi. LE 21 JUIN, LIVING CLUB, NANTES.

Le crépuscule des idoles n Valérie Lopez est de retour aux affaires et investit L’Absence tout l’été. Au programme, des DJ’s comme s’il en pleuvait, des lives et même un tournoi d’échecs. DU 28 JUIN AU 30 AOÛT, L’ABSENCE, NANTES.

Goûtez Électronique ! n À l’heure du pousse-café, House2couette prolonge la nuit avec ses Goûtez Électronique ! se déroulant les pieds dans l’eau ou presque. Au programme cette année : les Parisiens du Mamie’s Crew, les frangins Beef n’Weasel, le discret mais efficace Ben Vedren… LES 23 ET 30 JUIN ET LE 7 JUILLET, BERGES DE L’ÎLE DE NANTES.

Astropolis n C’est à genoux qu’on ira à La Mecque électro. Au programme : Woodkid (c’est pas club, mais c’est très bien !), Kavinskyje-n’ai-pas-fait-que-Drive-dans-lavie, Fritz Kalkbrenner ou le frère de l’autre, Pachanga Boys, le résident du Berghain, Marcel Dettmann, ou encore la sexy lady de la techno, Nina Kraviz (photo). DU 4 AU 13 JUILLET, BREST.

De la House, en veux-tu, en voilà ! n Comme si les Paradise ne leur suffisaient pas, Dan et PF ont inauguré cette année, les De la House. Un succès. Pour ce chapitre estival, les garçons invitent le Hollandais 2000 and One. LE 5 JUILLET, TÉO CLUB, NANTES.

Tulsa Factory n La fabricant de parenthèses festives invite Étienne Jaumet. La moitié de Zombie Zombie mixera house, post punk, techno…

À l’heure du goûter, à L’Absence, la Tulsa Factory proposera un tournoi de Mölkky ! LE 6 JUILLET, ALTERCAFÉ, NANTES.

La Prise de La Pastille n Le collectif La Pastille, que l’on a vu au Nid, dans leurs bureaux, à Crêpetown ou encore au Festival International du Film de la Roche-sur-Yon, revient plein balle avec de la turbina plein les sacoches. LE 13 JUILLET, INSULA, NANTES.

Bang Bang n Raphaël, le boss des Fragil aujourd’hui exilé à Londres, prévoit de mettre le feu à La Grange avec sa techno diabolique. LE 26 JUILLET, LA GRANGE, LA BAULE.

Bromance Night n La label de Brodinski et Manu Barron se paie une nuit à Saint-Malo. Avec Pantero666 en live et la nouvelle reine du label, Louisahhh !!!, en DJ set. LE 2 AOÛT, ESCALIER CLUB, SAINT-MALO.

Le son de La Cantine n Les jeudis, vendredis et samedis soirs, il y aura du son à La Cantine du Voyage. Et évidemment, le week-end, ça sera fiesta électro à toutes les sauces. JUSQU’AU 28 SEPTEMBRE, LA CANTINE, NANTES.


CLUBBING

VERSATILE RECORDS (FR.)


DOS À DOS

niala éiduariug

On capte Grindr en Aveyron ? n Je

... l’interview verso

POUR KOSTAR PHOTO / LUDOVIC FAILLER

drague pas mal sur le net, mais je n’ai pas cette application. Mais bon, on capte Grindr partout maintenant. Même en Aveyron !

L’Inconnu du lac a remporté la Queer Palm au dernier Festival de Cannes. Ça ne fait pas un peu médaille en chocolat ? n Très

clairement. Et ce, même si j’ai beaucoup d’admiration pour João Pedro Rodrigues qui présidait le prix.

Cinéaste du milieu, ce n’est pas une formule de politesse pour dire cinéaste chiant ? n J’ai vraiment

du mal avec ce terme. Pour moi, le milieu, c’est le centre, c’est la social-démocratie, c’est nulle part.

“On est envahis de gays”. À quoi tourne Christine Boutin pour dire ça ? n En

même temps, c’est vrai qu’on a pas mal envahi le monde ces derniers temps. Et pour moi, ce n’est pas un mal. n

L’Inconnu du lac, un film gay. L’adjectif n’est-il pas en trop ? n Je l’ai un peu

cherché quand même. Je ne peux donc pas le renier.

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Installation

Conception : Conseil général de Loire-Atlantique - Photo : ©Jean-Dominique Billaud

Les Terres de l’Homme Lionel Ducos sculpteur

29 juin > 1er sept 2013 Terrasse panoramique de l’écluse fortifiée (Espadon) Saint-Nazaire

Proposée par le Département de Loire-Atlantique avec le soutien de la ville de Saint-Nazaire


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© Théo Mercier & Erwan Fichou

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Découvrez la ville élue capitale verte européenne 2013 ! parcours artistique, croisières sur la loire, installations végétales, expositions… renseignements et réservation : t. 0 892 464 044 (0,34 €/min) ou www.levoyageanantes.fr

Kostar 36  

Kostar # 36 / été 2013

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