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SAISON 07

N° 34

FÉVRIER - MARS 2013

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FA C E À FA C E

LAURY N LEMA THILvie w recto... l’inter

KOSTAR PHOTOS / GREGG BRÉHIN POUR

En 2011, vous êtes Miss France et sixième du concours Miss Univers. Ça veut donc dire que cette année-là, vous étiez la sixième plus belle femme du monde ? n J’étais

certainement la plus heureuse. Après, je ne sais pas si les classements comptent vraiment. J’ai gardé un très bon souvenir de Miss Univers. On était au Brésil. Et c’est vrai que j’ai côtoyé les nanas les plus belles de la planète. Au-delà de ça, je garde en mémoire les échanges que nous avons pu avoir ensemble.

Que peut-on vous souhaiter pour 2013 ? n Plein de beaux

projets et des voyages.

Miss France, était-ce un rêve ? n Non. C’est arrivé

comme ça. Sans lui avoir donné mon accord, un photographe a envoyé des photos au comité Miss Bretagne. J’ai accepté de participer, car je n’ai pas osé dire non.

que vous Le 16 février 2012, vous écrivez vie, voulez fonder un foyer, gagner votre livre. un écrire et on mais construire une n J’ai Que vous reste-t-il à accomplir ?

Le plus beau compliment qu’on peut vous faire ? n Qu’on me dise que

un peu fait les choses à l’envers. J’ai je 21 ans, j’ai déjà écrit mon livre, mais nds n’ai pas encore de chez moi. J’atte le. donc avant de construire une famil Et j’en suis encore loin.

j’ai su rester moi-même. C’est-à-dire sportive, saine et sympathique. Car c’est vrai qu’une année de Miss France, ça peut monter à la tête. Mais aujourd’hui, je me sens bien dans mes baskets.

Laury Thilleman, Le Métier de paraître Éditions dialogues. WWW.EDITIONSDIALOGUES.FR

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K O S TA R PA R L E M E N U

recto... n Laury Thilleman / P3 le k de kostar n Scratch Massive / P8 Guide me five n P10 objets du désir n P12 Chef oui chef n Julien Lemarié / P14 au tour de la table n / P16 business classe n Pascal Beillevaire / P18 street where n par Keno / P20 TêteS de série n 1name4acrew / P22 n Julie Dupont / P24 n Amala Dianor / P26 n Florian Le Teuff / P28 Sur son 31 n P31 entretiens n Héléna Noguerra / P32 Renaud Capuçon / P36 Portefeuille n What you © is what you ® par Christian Volckman et Raphaël Thierry / P40 une ville ailleurs n La Nouvelle-Orléans par Jean-Patrick Cosset / P46 Le moi dernier n par Pierrick Sorin / P50 Guide Kostar n P53 / Expos, spectacles, soirées, festivals… à Angers, Nantes, Rennes et plus loin. recto... n Laury Thilleman / P70

illustration du sommaire

© Quentin Faucompré

du 28 janvier au 16 mars 2013, Médiathèque Hermeland, St Herblain (44). Vernissage le vendredi 8 février à 20h. DERNIÈRE PARUTION Tarot de Mars (Éd. Le Dernier Cri, 2012). A SUIVRE Une exposition au Monte-en-l’air en mai 2013 à Paris, et une autre à la friche Belle de Mai à Marseille en septembre. EXPO

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à Angers, la culture c’est un réseau d’acteurs bien réels de l’économie culturelle et créative : Des écoles d’arts et de

Grand théâtre d’Angers

Nicole Garcia - La Mouette Création au NTA jusqu'en février 2013

design, des formations universitaires dont 11 licences et masters professionnels de la conception jusqu’au management de projet dans les nouvelles filières culturelles - Des collectifs et réseaux professionnels tel que Le 9rueClaveau, club d’entreprises culturelles dont les références rayonnent à l’international : Lo’Jo, Zenzile, The Black Keys …- Des espaces de croisements et de diffusion artistiques tels que Le Chabada, SMAC de référence pour sa programmation et son soutien à la création et Le Quai, espace de création, de spectacles et de rencontres pour tous les arts vivants, plastiques et numériques etc, etc..

MAis bien sûr, c'est Aussi du cinéMA ! Le festival européen Premiers Plans  d’Angers n’a pas son pareil pour révéler des premiers films de réalisateurs européens - par exemple Mathieu Amalric ou Dany Boyle... Pour sa 25e édition, ce festival « découvreur » de talents présente des premiers longs et courts métrages en compétition officielle mais aussi des rétrospectives et des rencontres du 18 au 27 janvier 2013.

Plus d'infos sur www.angersloirevalley.fr

© Photos : J.-P. Campion - Vincent Flouret

à Angers, la culture ce n’est pas (que) du cinéma.“


Q U I F A I T Q U O I  ?

KOSTAR est édité par Médias Côte Ouest, SARL de presse au capital de 30 794,70 euros Directeur de la publication n Patrick Thibault. coordination rédaction n Arnaud Bénureau. Graphisme et maquette n Damien Chauveau. CHEF DE PRODUCTION MEDIA n Céline Jacq. Développement n Marc Grinsell, Julien Coudreuse, Patrick Thibault. Publicité pub@kostar.fr SECRÉTAIREs DE RÉDACTION n Céline Jacq, Cécile You. COMPTABILITÉ n Bénédicte Da Costa. Rédaction redaction@kostar.fr Studio graphique damien@mcomedia.fr Merci à tous ceux qui ont participé à ce numéro. Rédacteurs n Arnaud Bénureau, Vincent Braud, Jean-Patrick Cosset, Julien Coudreuse, Marie Groneau, Céline Jacq, Pierrick Sorin. Photographes n Gregg Bréhin, Matthieu César, Jean-Patrick Cosset, Ludovic Failler, Alexandra Fleurantin, Francis Guillard, Tangui Jossic, Keno, Tom Klefstad, Gildas Raffenel, Marc Ribes, Pierrick Sorin. GRAPHISTES / Illustrateurs / plasticiens n Daniel Dewar & Grégory Gicquel, Thibault Conan, Niark, Pierrick Sorin. Remerciements n Michèle Guillossou, Françoise Jan, Vanessa Jerrom, Nathalie Malaurie, Ismet Mered, Karine Pain, Matthieu Tessier, tous nos annonceurs.

en couverture le Chainon en Région

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OCTOBRE-NOVEMBRE 2012

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OCTOBRE-NOVEMBRE 2012

PHOTOGRAPHE POUR LA SAISON 2012/2013 :

Francis Guillard n n www.facebook.com/Francis. Guillard

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www.kostar.fr www.facebook.com/magazineKostar Tous droits de reproduction réservés. Le contenu des articles n’engage que leurs auteurs. Les manuscrits et documents publiés ne sont pas renvoyés. n Abonnement annuel 30 euros. Médias Côte Ouest, 2 ter rue des Olivettes, CS33221, 44032 NANTES CEDEX 1 n + 33 (0)2 40 47 74 75. ISSN : 1955-6764

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Du 7 janvier au 14 février 2013 au Jardin moderne, Rennes, dans le cadre d’une exposition collective d’affiches sérigraphiées de concerts. n Du 7 mars au 3 avril 2013 à Blindspot, Rennes, dans le cadre d’une exposition personnelle. SITE www.arrachetoiunoeil.com FACEBOOK www.facebook.com/ arrachetoiunoeil.paris EXPOS

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toute l’info sur www.fntav.com

© Arrache-toi

un œil!

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du 5 septembre au 12 octobre, 20 spectacles dans 20 lieux de la région des Pays de la Loire

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Imprimé en CEE n Dépôt légal à parution n © Kostar 2013

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Nos lecteurs et internautes sont informés que l’envoi à la rédaction, par leurs soins, de photographies représentant leur image et destinées à être publiées au sein de la rubrique « Sur son 31 », entraînent de facto leur acceptation : pour diffusion au sein du magazine « KOSTAR » édité par la société « Médias Côte Ouest », pour diffusion au sein des plateformes numériques « www.kostar. fr » et « www.facebook.com». Cette autorisation est valable sans limitation de durée. La rédaction s’engage en contrepartie à ce que les éventuels commentaires ou légendes accompagnant la reproduction ou la représentation de ces photographies ne portent en aucune façon atteinte à leur réputation ou à leur vie privée.


Musique française et espagnole

www.follejournee.fr 0 892 705 205 (0,34 €€/min). La Folle Journée est une manifestation culturelle conçue par le CRÉA qui en assure la programmation artistique, initiée par la VILLE DE NANTES et produite par la SAEM LA FOLLE JOURNÉE.

/ NANTES / LA CITÉ

DU 30 JANVIER AU 3 FÉVRIER 2013

SAEM La Folle Journée - RCS Nantes B 311 221 105. Réalisation LM Y&R 2012 Impression - Illustrations : Patrick Clouet. Crédit photos : Shutterstock, Fotolia, Getty Images

L’heure exquise


U N E P E R S O N N A L I T É À L A M O D E PA R L E D E M O D E

SCRATCH MASSIVE

« MES MÉDICAMENTS ONT SAUVÉ LA VIE DE PAS MAL DE GENS » INTERVIEW / JULIEN COUDREUSE

PHOTO / MATHIEU CESAR

Communion est une relecture live de votre dernier album Nuit de Rêve. Quel est le parti pris de ce disque ? n Nos albums sont lourds, denses, et assez lents. Et sur scène, nous faisons pas mal d’impros sur les morceaux. Ce qui amène par accident de nouvelles versions, plus boostées, plus rallongées. Si tu écoutes Nuit de Rêve puis Communion, tu vas être dans le même “costard”, mais il n’a pas la même couleur, ni la même coupe. C’est son petit frère dancefloor, son autre, qui sent la sueur. Êtes-vous perméable aux nouvelles tendances ? n Au quotidien, nous travaillons sur nos morceaux, pour la pub, pour le cinéma, pour des expos d’art contemporain… Et avec tous les nouveaux médias, nous sommes au courant de tout ce qui sort. Nous ne suivons pas les modes, mais nous nous tenons au courant de ce qui se fait, forcément. Vous venez de remixer Russian Attractions de Sébastien Tellier. Que pensez-vous de son look ? n À chaque nouvel album, Sébastien crée l’identité qui va avec. Un coup, il est Président de la République. Un coup, patron de secte. Un coup, sexoman. Un coup en blanc et l’autre en bleu… Cet homme est un jusqu’au-boutiste total. Le T-shirt de groupe que vous avez le plus porté ? n Le T-shirt Wake up, du nom des soirées de Laurent Garnier au Rex. J’adore ce DJ. J’adore ce T-shirt. Je l’ai porté un paquet de temps. Aujourd’hui, il n’a plus vraiment de structure, mais il est encore mettable !

Pour un DJ, qu’est-ce qui se rapproche le plus du bleu de travail ? n Je n’ai pas vraiment de tenue de scène. Mon sac à disque ? En tournée, que trouve-t-on dans votre valise ? n Le nécessaire pour passer une bonne journée. Le plus important étant mon petit kit médical, avec tous les médicaments adéquats : pour soigner la gueule de bois, et tout ce qui est lié à notre vie de débauche ! Ils ont sauvé la vie de pas mal de gens rencontrés en club. Si vous deviez définir les années 80, 90 et 2000 en une fringue ? n Les épaulettes pour les 80’s. Le jean troué pour les 90’s. Les années 2000 sont un mix des deux. Qui rêveriez-vous de déshabiller ? n Eva Mendes. Quel est le comble du mauvais goût ? n Essayer d’en avoir. Et le comble du chic ? n L’être sans y penser. Êtes-vous tatoué ? n Lors d’une soirée, nous nous sommes fait tatouer avec Maud, bien bourrés. Nous étions quand même bien chiadasses, et nous avons opté pour un signe tribal des plus basiques. Si vous deviez vous en faire un aujourd’hui, à quoi ressemblerait-il ? n Je ne sais pas, mais cette fois, j’y réfléchirais avant ! n

Vielspaß Trois jours avant la sortie de Communion, le duo parisien inaugure un nouveau concept rennais. Vielspaß est le fruit d’une collaboration entre la galerie DMA et Luke VW (Crab Cake Corp.). Ce joli projet artistique transversal, d’inspiration berlinoise, entend marier musique et arts visuels. n VIELSPAß, LE 25 JANVIER, DMA GALERIE ET L’UBU, RENNES. SCRATCH MASSIVE, COMMUNION (PSCHENT / WAGRAM) PA G E 0 8

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L G E RA ND AD DY

OU 5 ÉVÉNEMENTS INCONTOURNABLES EN PLUS OU MOINS 50 MOTS

L AM’AM ÉR I IC A

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© JEFF HAWE

C’est qui ? Jason Lytle qui, un beau matin, a annoncé, via Facebook, les dates de sa prochaine tournée européenne. Cette dernière se résume à quatre escales françaises dont une seule dans l’Ouest. Le leader de Grandaddy, figure de proue de la scène indé à carreaux et casquette, vient présenter sa folk arrache-cœur. C’est quand ? Le 13 février à l’Antipode à Rennes. Dans le cadre de La Route du Rock collection hiver. n

L G A FA RA M ND ILL E E

© JOSH SISK

C’est qui ? Pareil que pour Jason Lytle, Dan Deacon ne traînera pas longtemps dans le quartier. Une seule date dans l’Ouest pour l’allumé de Baltimore. Signé sur Domino, qui abrite les tout aussi fêlés d’Animal Collective, Dan Deacon sert un cocktail survitaminé à base de pop acidulée et d’électro bien perchée. C’est quand ? Le 16 février à Stereolux à Nantes. n

L DE ’AN CO IM AL M PA G NI E

© RUTH WALZ

C’est quoi ? Au petit jeu du name-dropping, cette pièce, coproduite, entre autres, par le TNB et soutenu par Pierre Bergé himself, écrase la concurrence. Luc Bondy, directeur du Théâtre de l’Odéon, met en scène Harold Pinter. Le Retour, traduit par Philippe Djian, convoque la top liste des comédiens : Bruno Ganz, Emmanuelle Seigner, Pascal Greggory et Louis Garrel. C’est quand ? Du 18 au 27 mars au TNB à Rennes. n

L SŒES SI AM UR O S IS ES

© JOCELYN COTTENCIN

Hein ? Que va-t-il donc se passer Sous les yeux de la jument nocturne, titre énigmatique de la nouvelle création de Loïc Touzé ? Pour l’heure, difficile de le savoir. Il n’empêche que le chorégraphe va questionner la notion de mouvement, et plus particulièrement du pré-geste, à travers le prisme de la mythologie. C’est quand ? Du 23 au 25 janvier au TU-Nantes et le 31 janvier au Manège à La Roche-sur-Yon. n

© HIPPOLYTE HENTGEN

C’est qui ? Gaëlle Hippolyte et Lina Hentgen qui, en 2007, ont décidé de former le double-dames Hippolyte Hentgen. Inspirées par les dessins animés, la BD des années 30 et la culture populaire et alternative US, les jeunes femmes croisent peinture et sculpture pour un résultat burlesque, géométrique et forcément très féminin. C’est quand ? Du 12 janvier au 17 mars à la Chapelle du Genêteil à Château-Gontier. n

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UN CUISINIER SUR LE GRILL

JULIEN LEMARIÉ UN RÉCITAL DÉBRIDÉ

Il a fait l’ouverture du restaurant de Michel Troisgros à Tokyo, posé sa toque, un instant, au Raffles à Singapour. Julien Lemarié est, aujourd’hui, au piano à Rennes. TEXTE / VINCENT BRAUD

PHOTO / FRANCIS GUILLARD

Vous êtes né à Fougères… C’est là que vous est venue cette envie de cuisine ? n En fait, autant que je me souvienne, je n’ai jamais rêvé d’être pompier ou policier. CuisiPA G E 0 1 4

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nier, oui, et sans doute depuis toujours. C’est à Saint-Malo que j’ai fait mon apprentissage et mes études. Didier Delaunay a été l’un de mes premiers maîtres.


UN CUISINIER SUR LE GRILL

La galettesaucisse

Julien Lemarié l’avoue volontiers : “Ma madeleine à moi, c’est la galette-saucisse, comme celle que je mangeais chez mes grands-parents. S’il y a une chose qui m’a manquée dans mon périple, c’est bien celle-là”. n LA COQUERIE, 156 RUE D’ANTRAIN, RENNES. 02 99 38 05 55 WWW.LECOQ-GADBY.COM

On parle de vous comme d’un cuisinier globe-trotter. C’était l’envie d’aller voir ailleurs ? n Les voyages, ce n’était pas simplement pour les influences dans la cuisine. Un voyage, c’est aussi une autre culture, d’autres produits, bien sûr, mais aussi un autre regard, d’autres façons de voir et de préparer les choses. Vous avez traversé La Manche et puis ce fut le Japon… n Je suis resté trois ans à Londres. Ensuite, je me suis posé au Japon, un séjour déterminant. Et pas seulement parce que j’y ai épousé une Japonaise… Qu’y avez-vous appris ? n La simplicité. Et c’est ce qu’il y a de plus compliqué. Parfois, on est tenté d’en rajouter dans l’assiette pour faire joli (sic). Là-bas, on va plutôt supprimer ce qui est inutile pour que ce soit beau. Tout simplement.

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Aujourd’hui, tout le monde revendique une cuisine de produits. Ce n’est pas un peu une tarte à la crème ? n Il y a sans doute un effet de mode. Si j’ai quitté Singapour, ce n’est pas seulement parce que je trouvais que le pays manquait à nos deux enfants, c’est parce que le poisson que je travaillais était à J+1, ou 2, voire 3… Ici, j’ai la chance de travailler avec un mareyeur et des producteurs que je connais. Le menu évolue en fonction de ce que je trouve sur le marché… Il faut parfois aller un peu plus loin, non ? n Bien sûr pour de la langoustine au saké, il faut du saké. Il y a des algues ou des épices qu’on ne trouve pas ici, mais je suis toujours à la recherche de la plus juste association entre un produit et ce qui l’accompagne. Le sucré-salé, par exemple, ce n’est pas simplement l’Asie, c’est aussi la maîtrise d’un Michel Troisgros. n

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© HAPPY SOUP

NOUS C’EST LE GOÛT

LA FOLLE BLANCHE Longtemps assimilé, à tort, à un petit vin, le Gros Plant du Pays nantais est aujourd’hui reconnu AOC. Pour l’occasion, les producteurs et négociants ont célébré l’événement au Nid. n En devenant La Folle Blanche, le Gros Plant voit désormais la vie en grand et vise une clientèle trendy, jeune et urbaine. n

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ÉPICERIE ET PETITS GÂTEAUX Ouvert depuis l’été dernier, ce petit lieu gourmand de quartier propose, du mardi au samedi, des petits encas (assiettes et sandwiches), des pâtisseries homemade et une sélection de thés. n Épicerie et petits gâteaux est aussi un spot idéal pour faire ses emplettes parmi une gamme de produits tendances et raffinés. n ÉPICERIE ET PETITS GÂTEAUX, 13 AVENUE DU 41ÈME RÉGIMENT D’INFANTERIE, RENNES. WWW.EPICERIEETPETITSGATEAUX.FR


UNE ENTREPRISE, UNE SAGA, UNE HISTOIRE

PASCAL BEILLEVAIRE UNE VIE SUR UN PLATEAU TEXTE / ARNAUD BÉNUREAU

1969 IL A DIX ANS ET PÊCHE SA PREMIÈRE GRENOUILLE. 28 JUIN 1980 SON PREMIER MARCHÉ AU PELLERIN. 17 OCTOBRE 1980 SON MARIAGE. 1987 OUVERTURE DE LA PREMIÈRE BOUTIQUE BEILLEVAIRE AUX SABLES D’OLONNE. 1999 DÉCÈS DE SON PÈRE. PA G E 0 1 8

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PHOTO / DR

Au début des années 80, Pascal Beillevaire est seul à vendre ses fromages sur les marchés. Plus de trente après, il est producteur, fromager, crémier et à la tête d’une entreprise de plus de 200 salariés. «  J’étais destiné à reprendre l’exploitation agricole familiale. J’ai tout foiré  », rigole Pascal Beillevaire, 53 ans, qui, depuis le 1er janvier dernier, a ouvert sa quinzième boutique parisienne au cœur du Quartier latin, rue Mouffetard. Comment foire-t-on aussi bien sa vie ? n Pour le comprendre, il faut revenir en 1980. « Je m’installe à mon compte dans la production et la vente de produits laitiers sur les marchés. Avec 75 000 francs d’investissement, c’est un départ très moSAISON 07 / NUMÉRO 34

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deste ». La première fois que Pascal Beillevaire installe son estafette, c’est au Pellerin, à deux pas de Nantes, de l’autre côté de la Loire. « Le 28 juin 1980, je fais mon premier marché. Ça a bien fonctionné. J’étais plutôt content », poursuit celui qui se définit comme «  naturellement optimiste. Malgré tout, je n’ai pas connu que des moments faciles dans le développement de l’entreprise. Car il faut prendre des risques. Celui du début est simple. Après, il faut prendre des paris


UNE ENTREPRISE, UNE SAGA, UNE HISTOIRE

où l’on met tout dans la balance. On a alors des dettes morales face aux gens qui nous suivent. Je ne veux pas faire pleurer dans les chaumières, mais ça tabasse un peu. Des gens vous demandent des comptes rapidement. » Ceux-là qui, lorsque tous les clignotants sont au vert, vous déroulent le tapis rouge. Comme aujourd’hui. Et ce, même si Pascal Beillevaire ne révèlera pas le chiffre d’affaires de son empire fromager, « une entreprise en bonne santé », comptant plus de 200 collaborateurs. n « Évidemment, je vous parle en ce moment de l’entreprise. Il y a mon nom sur les étiquettes. Mais Beillevaire, c’est un formidable travail d’équipe. » Cette dernière étant éclatée géographiquement. « En moyenne, entre les 21 magasins sédentaires, la dizaine installée dans des halles couvertes et la vingtaine de camions, il y a 50 points de vente par jour. » Dont une quinzaine à Paris et un installé à Londres, face à Harrods. n En passant de l’artisanat « décousu » à l’entreprenariat compétitif, Pascal Beillevaire n’a pas laissé de côté son cœur de métier, le fromage. « Un bon fromage est le décalque d’un terroir et reflète la passion des hommes et des femmes qui mettent en œuvre ce produit », poursuit cet amoureux du « bon et vrai Pont-l’Évêque » qui, s’il ne fait plus les marchés depuis longtemps, continue d’aller à la rencontre des producteurs. n Malgré tout, « de bons produits, ça ne suffit pas. Je n’ai pas envie qu’on aille chez Beillevaire et que l’on se retrouve face à des têtes de pioche. Beillevaire, c’est la qualité, l’accueil » et les deux pieds dans le monde d’aujourd’hui. « Il faut déringardiser le fromage. À Paris, dans la légitimité de notre métier, on propose du snacking. » n Pour autant, chez Beillevaire, le fromage n’est pas une affaire de mode, de tendances. « Le consommateur cherche la vérité. Plus il est proche du producteur, plus il est proche de cette vérité. Nous sommes une interface entre le producteur et le consommateur », conclut cet homme pressé qui se « force un peu » pour continuer à chasser, à pêcher, à faire du bateau ou à passer du bon temps entre amis. Un fromage Beillevaire toujours à portée de main ! n WWW.FROMAGERIE-BEILLEVAIRE.COM

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PHOTO / TANGUI JOSSIC POUR KOSTAR

Même s’il a vu le jour il y a cinq ans, le collectif nantais 1name4acrew, dans lequel évolue douze groupes, commence à sortir du bois et à promener le jazz sur les terrains du rock, du métal et de l’électronica.

1name 4ashow Le temps d’une soirée, le collectif investit Stereolux et présente quatre formations issues de son catalogue : Pulsar, Western Trio featuring Federico Pellegrini, Sidony Box et 1band4acrew. n LE 24 JANVIER À STEREOLUX, NANTES. WWW.STEREOLUX.ORG

On a longtemps cru que 1name4crew relevait du hip hop. Sans doute à cause du nom et de la typo street art qui l’habille. « Peutêtre qu’au départ, on a été influencé par le hip hop, souligne Jean-Jacques Becam, guitariste de Western Trio, Tangerine et du 1name4aband. Mais aujourd’hui, on en est loin. » Oh que oui ! n Les Nantais font dans le jazz qu’ils envisagent de manière collective. « L’histoire remonte à cinq ans. Mais ce n’est que depuis deux ans que 1name4acrew se structure autour de potes musiciens qui ont envie de se filer des coups de mains et de défendre des projets artistiques communs ». Pour un peu, on se croirait chez Yolk, darons également nantais d’un jazz exigeant. « Yolk, c’est un jazz qui se défend à travers des individualités : Alban Darche, Geoffroy Tamisier… 1name4acrew met les groupes en avant. » n On en compte onze traditionnels dont la tête d’affiche Sidony Box, et un all stars band, 1name4aband, résumant bien l’esprit de ces plus ou moins trentenaires. « C’est un projet un peu mégalo et décalé PA G E 0 2 3

réunissant huit musiciens et la dessinatrice Clémence Bourdaud du Chakipu. C’est un spectacle total » qui nettoie les oreilles. Car oui, le collectif ne se contente pas de réciter ses gammes jazzistiques. Il n’hésite pas à aller voir ailleurs. « On est influencé par le rock indé, l’électronica… On joue et on compose comme des groupes de rock. L’énergie est notre dénominateur commun. » Et cette énergie prend corps en live où les musiciens s’amusent à s’inviter là où on ne les attend pas : club, troquet de quartier un peu branché, salles de musiques actuelles, cafés-concerts…  «  Le côté cloisonné des scènes en France, ça me saoule, explique Jean-Jacques. C’est pour cette raison que la date de Stereolux est importante. C’est un coup de projecteur au sein d’un réseau non labellisé jazz. Après, on a encore du chemin à faire avant d’être vraiment identifié. Ce n’est que le début de l’histoire. On veut intriguer les gens ». Pour qu’il n’y ait plus de confusions autour de 1name4acrew. n WWW.1NAME4ACREW.COM

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GALERIE DE PORTRAITS

JULIE DUPONT DE FIL EN AIGUILLE TEXTE / JULIEN COUDREUSE

PHOTO / GILDAS RAFFENEL POUR KOSTAR

Jeune créatrice en plein boom, attachée à la fabrication traditionnelle de ses objets, Julie Dupont a créé à Rennes un atelier de cuir haut de gamme, prêt à décoller. Quand on lui demande de retracer son parcours, Julie Dupont, 33 ans, insiste sur deux aspects : elle se sent artisan d’art plus que créatrice d’objets et son métier lui est tombé dessus par hasard. « Même si je ne savais rien faire de mes dix doigts, la couture m’intéressait. Après un bac Arts appliqués, je me suis dirigée vers un BTS modélisme. Je pensais qu’il s’agissait de vêtements, alors que ce cursus était axé sur les chaussures ! C’est à ce moment-là que j’ai commencé à travailler le cuir. » n S’en suivent ses premiers travaux en atelier. Ses dix doigts commencent à comprendre qu’ils aiment ça. Elle intègre un atelier de modélisme en maroquinerie à Paris, puis un autre de luxe, au sein duquel elle s’active pour un certain Karl Lagarfeld et sa ligne Lagarfeld Gallery. Elle passe chez Delsey, puis chez Christian Louboutin, et commence à mettre son grain de sel dans les dessins. n Elle quitte alors Paris pour s’installer à Rennes. Elle s’équipe et crée son propre atelier afin de ne pas perdre la main. PA G E 0 2 4

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« Pour ma première collection, je n’ai pas vraiment créé. J’ai fait des sacs de formes classiques, avec des couleurs, des finitions à mon goût. Mais c’étaient encore des bébés qui portaient, a minima, ma signature. » Julie délaisse alors l’idée de collection pour se consacrer à l’objet. n Fin 2011, elle crée son fameux Précieux, sac à facettes constitué de deux coques et d’un zip au milieu. Ses modèles ? « En art, l’hyper-réalisme du sculpteur Ron Mueck ; côté (anti-)marque, la démarche expérimentale de Maison Martin Margiela ; et comme créatrice, Olympia Le Tan et ses minaudières faite-mains ». n Son style pourrait se développer à la croisée de ces chemins. « Je ne suis pas seulement créatrice, j’aime mon métier de maroquinier. Même si la création est le domaine où l’on se met le plus en jeu, j’ai vraiment envie de continuer à façonner. » n La tête dans les nuages, les mains et le cœur à l’ouvrage. n WWW.JULIEDUPONT.COM


GALERIE DE PORTRAITS

AMALA DIANOR DANSE TA VIE TEXTE / ARNAUD BÉNUREAU

PHOTO / TOM KLEFSTAD

L’ancien élève du CNDC d’Angers, aujourd’hui chorégraphe qui monte, envisage son art comme un dialogue ininterrompu entre le hip hop et la danse contemporaine.

[Re]connaissance

Initié par La Maison de la Danse et du Pacifique/DCD de Grenoble, ce concours met en avant les nouveaux talents de la danse contemporaine. Amala Dianor, Daniel Linehan et Davy Brun, lauréats 2011, seront sur la scène d’Onyx-La Carrière en février. n LE 19 FÉVRIER, ONYX-LA CARRIÈRE, SAINT-HERBLAIN. WWW.ONYX-CULTUREL.ORG

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À la différence du bandit manchot, nul besoin de mettre une pièce pour que la machine s’emballe. Amala Dianor, 36 ans et jeune marié, part au quart de tour. « Je suis arrivé à la danse par Michael Jackson. Je danse depuis que je suis tout petit. Au Sénégal, ça fait partie du quotidien. C’était un réel plaisir que d’aller bouger sur le son des percus ». n À son arrivée à Paris, en 1983, rien ne change. « J’étais toujours fasciné par Michael Jackson et je découvrais le hip hop. Je retrouvais dans ce mouvement l’énergie tonique qui existait au Sénégal ». Ni une ni deux, les gens trouvent qu’Amala est « doué. En CM2, ma maîtresse était tellement emballée qu’elle voulait me payer des cours de danse ». Ici pas de storytelling façon Cosette, de celui qui rythme les pages Wikipédia du moindre joueur de foot qui s’en sort. « Mes parents s’attendaient à ce que je devienne médecin ou avocat. Je suis devenu danseur ». n Après une parenthèse savoyarde, c’est à AnSAISON 07 / NUMÉRO 34

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gers que tout commence. « J’y rejoins mes cousins en 1992. J’y retrouve le hip hop que j’avais perdu en Haute-Savoie. Je suis allé à une audition au CNDC. Ça m’intriguait et ça a marché ». n Ok, mais pour un garçon élevé par Sidney, comment se passe la rencontre avec le monde de la danse contemporaine ? « Je trouvais ça ringard, incompréhensible et dénué de sens. En hip hop, on danse sur la musique. Et pourquoi là, on dansait sans musique  ? Je ne connaissais pas  ». Malgré tout, c’est là-bas qu’Amala Dianor se (re)trouve. « Dans le hip hop, je me sentais enfermé. J’avais l’impression de tourner en rond. Même musique, mêmes personnes… Je m’ennuyais ». n Aujourd’hui, dans ses pièces, Crossroads et demain Parallèle, il fait « fusionner » les deux danses afin de « trouver un juste milieu entre ces mondes ». Ni trop street ni trop classique. « Je continue de chercher ». n À ce rythme-là, ils seront bientôt nombreux à vouloir visiter son laboratoire. n


Un premier regard

2008 - 2012 4 années d’acquisition

sur les œuvres du fonds d’art contemporain du Département d’Ille-et-Vilaine

du 30 janvier au 22 mars 2013

Yuna AMAND 5 Isabelle ARTHUIS 5 Hervé BEUREL 5 Muriel BORDIER 5 Jocelyn COTTENCIN 5 Christine CROZAT 5 Bruno DI ROSA 5 Antoine DOROTTE 5 Julie C. FORTIER 5 Nikolas FOURE 5 Pierre GALOPIN 5 Angélique LECAILLE-GUILBERT 5 Didier LEFEVRE 5 Jean-Philippe LEMEE 5 Stéphane LE MERCIER 5 Briac LEPRETRE 5 Yann LESTRAT 5 Cédric MARTIGNY 5 Nicolas MILHE 5 Pascal MIRANDE 5 Benoît-Marie MORICEAU 5 Samir MOUGAS 5 Marie REINERT 5 Mathilde SEGUIN 5 Yann SERANDOUR 5 Yves TREMORIN 5 David ZERAH 5 Sarah FAUGUET et David COUSINARD 5

Direction de la culture 5

E-DGSD-1212-002

Bâtiment des Archives départementales 5 1, rue Jacques-Léonard à Rennes 5 Entrée libre et gratuite 5 du lundi au vendredi 5 de 12 h à 17 h 30 5 Ouvertures les dimanches 10 février, 10 mars et 17 mars aux mêmes horaires

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GALERIE DE PORTRAITS

FLORIAN LE TEUFF LE JE À LA NANTAISE TEXTE / ARNAUD BÉNUREAU

PHOTO / LUDOVIC FAILLER POUR KOSTAR

Le président de l’association À la nantaise (prof de lettres et d’histoire en disponibilité), qui défend les valeurs du FC Nantes, profite des 70 ans du club en 2013 pour sortir le livre En jaune, nos épopées où 70 témoins racontent leur vie canari.

En jaune, nos épopées À l’occasion de la sortie officielle du livre le 26 janvier, un événement, piloté par six étudiants de l’IUT GEA de Nantes, est prévu place du Commerce, là où a été fondé le FC Nantes. n EN JAUNE, NOS ÉPOPÉES (LES ÉDITIONS À LA NANTAISE). 24€ WWW.ASSO-ALANANTAISE.COM PA G E 0 2 8

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À la louche, c’est en avril prochain que le FC Nantes fêtera ses 70 ans. « Je voulais faire quelque chose qui sorte des clous et qui ne soit pas encyclopédique », explique le jeune trentenaire qui est tombé dedans en 1992 à l’occasion d’un Nantes-Lens. n En jaune, nos épopées, c’est le regard personnel d’amoureux du club. Celui d’anonymes (sa voisine est en couverture) comme celui de people. « Le FC Nantes rassemble tant de gens différents. Ce n’est pas seulement un affrontement de 90 minutes. C’est aussi 30 000 tranches de vie. » n Florian, qui n’a jamais joué au foot, en a rassemblé 70. À l’exception de Waldemar Kita, président « insaisissable », il n’a essuyé aucun refus. Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix, qui signent la préface, Deschamps, Jean-Marc Ayrault, le boss du Hellfest, Loko ou encore Bégaudeau se racontent en jaune et vert et pausent avec SAISON 07 / NUMÉRO 34

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un « quelque chose » les reliant au club. Par exemple, pour le sélectionneur de l’équipe de France qui ne veut plus « se faire traiter de “gros” par Coco Suaudeau », c’est une balance. n Même si Florian est animé par la nostalgie, il n’hésite pas à concéder que cette dernière peut être « une mauvaise conseillère. Il faut inventer un modèle pour que nous soyons de nouveau différent. Ça ne sert plus à rien de retrouver les schémas tactiques des années 70 », époque dorée où l’entraîneur José Arribas avait mis la planète football à ses pieds. n Moins théoricien que François Bégaudeau et pas spécialiste de la chose footballistique, Florian Le Teuff est un supporter (presque) comme un autre. Il espère que le FC Nantes fréquentera, la saison prochaine, les couloirs de la Ligue 1. Pour que ce club, pas comme les autres, écrive une nouvelle page de sa – déjà longue – histoire.. n


saison

2012/2013

le lieu unique scène nationale de Nantes

les 25+26+27 janvier 2013

parcours sonore

Locus soLus #2

musiques rares et instruments inventés

Frédéric Le Junter / Felix’s Machines / spat’sonore

vendredi-samedi 18h30 et 20h30 dimanche 15h et 17h --- tarif : 5 € --réservations au 02 40 12 14 34 ou sur lelieuunique.com

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Photo : Felix’s Machines © soFia ilyas

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E N FA C E À FA C E

HÉLÉNA NOGUERRA FEMME ACTUELLE INTERVIEW / ARNAUD BÉNUREAU

PHOTO / ALEXANDRA FLEURANTIN

Après une année 2012 un peu particulière, Héléna Noguerra revient pleine balle. Mais entre pop indé et cinéma popu, où se situe-t-elle vraiment sur le radar culturel ? Réponse ici, maintenant. À quoi a ressemblé l’année qui vient de s’écouler ? n Ça a été l’année zéro. C’est-à-dire… n C’était l’année du recommencement. D’ailleurs, j’ai fait un disque qui s’appellera Année 0. À quoi va-t-il ressembler ? n J’ai fait à peu près 70% des paroles et de la musique. Après, il y a des restes de Federico Pellegrini, une collaboration avec les Minuscule Hey, une chanson signée Mai Lan et une musique de Katerine. Après l’album Dillinger Girl and Baby Face Nelson, vous êtes donc restée en contact avec Federico Pellegrini ? n Oui, d’ailleurs il m’avait écrit plusieurs chansons pour ce nouvel album. Je n’en ai gardé que trois. Mais je pourrais ne chanter que du Federico. C’est un mélodiste imparable. 2013 sera également synonyme de cinéma… n Il y aura Turf, Hôtel Normandy et La Marque des anges, un thriller avec JoeyStarr et Gérard Depardieu. Je serai également à l’affiche de La Vie domestique d’Isabelle Czajka qui avait réalisé D’amour et d’eau fraîche. C’est une journée dans la vie de quatre femmes : Emmanuelle Devos, Natacha Régnier, Julie Ferrier et moi-même. PA G E 0 3 3

Entre Turf et un film d’auteur, il y a un monde. Comment choisissez-vous vos rôles ? n Je suis un ouvrier et je dois travailler. Le mythe de l’artiste maudit, engagé et militant n’existe pas. Par exemple, j’aime Alain Chabat. C’était donc cool de pouvoir être sa femme dans Turf. Pour La Vie domestique, j’avais adoré le film précédent d’Isabelle Czajka et j’avais envie de participer à une œuvre que je trouve importante, belle et singulière. Il y a aussi des films que je ne citerai pas et auxquels j’ai participé qui sont purement alimentaires. Ces choix alimentaires ne vous posent aucun scrupule…  n Aucun. Peut-être vous permettent-ils de faire de la musique librement ? n La musique est le seul endroit où j’ai toujours vécu sans faire de concessions. Au départ, j’étais mannequin, puis j’ai fait de la télé. Je m’en foutais que les gens puissent penser que j’étais une animatrice idiote. Ça m’a permis de continuer la musique. Ensuite, le cinéma a pris le relais. Là, j’ai eu les moyens de faire l’artiste maudite, de vendre peu de disques, de faire des tournées très peu payées et de ne pas remplir les salles. Financièrement, je fonctionne dans des systèmes qui ne prennent pas beaucoup de temps et qui me permettent de bien gagner ma vie. SAISON 07 / NUMÉRO 34

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E N FA C E À FA C E

Le cinéma serait-il donc un loisir ? n Pas du tout. Toute jeune, je voulais être actrice. Je pensais que j’allais marcher dans les pas d’Anna Karina, de Stéphane Audran. Ça ne s’est pas passé comme ça. Comment l’avez-vous vécu ? n Je ne suis devenue ni Audran ni Anna Karina. Il a donc fallu travailler. J’ai un énorme respect pour le cinéma. Mais parfois, on fait des films moins importants, des films que je ne serais pas allée voir ou des films pour lesquels je ne résiste plus. À 20 ans, j’avais déjà ces propositions. Je les refusais. J’avais foi en l’avenir. Mais rien de ce que j’espérais n’est arrivé. Je me suis adaptée. Sans aigreur, sans cynisme. Je suis très heureuse de faire tout ce que je fais.

« JE PENSAIS QUE J’ALLAIS MARCHER DANS LES PAS D’ANNA KARINA, DE STÉPHANE AUDRAN. ÇA NE S’EST PAS PASSÉ COMME ÇA. » Même On ne choisit pas sa famille de Christian Clavier ? n Ça peut sembler être une aberration. Mais j’aimais l’idée que cet homme, qui fait des choses très populaires, s’empare de l’homoparentalité pour en faire un film. Il y avait matière à parler de ce sujet d’une manière drôle et sympathique à un public peut-être réticent à cette question. Avez-vous conscience de cultiver les extrêmes ? n Petite, je luttais déjà contre les chapelles. Mon papa est un grand intellectuel. Je le trouvais assez fermé. Il nous montrait les films de Pasolini, de Bergman. Moi, je voulais aussi voir Angélique, marquise des anges. Je suis pour l’altérité, la différence. On ne peut pas avoir un discours de gauche et penser que les bons films sont uniquement les films d’auteurs. Il y a un truc qui ne marche pas là-dedans. Où vous situez-vous dans le paysage cinématographique ? n Les réalisateurs ne le savent même pas. Après L’Arnacœur, je ne devais jouer que des fofolles un peu punk et j’ai tourné Valparaiso pour Arte où je suis une députée verte. Quand je fais Turf, on me dit que je ne vais faire que des comédies. Et Isabelle Czajka me demande de tourner aux côtés d’Emmanuelle Devos. Quel regard portez-vous sur les actrices qui passent à la chanson ? n Je trouve ça PA G E 0 3 4

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très bien. Et je me vois mal avoir un discours inverse à celui que je vous tenais à l’instant. Je ne veux pas d’une vie avec une seule expérience. Ce qui m’exalte et me console de la mort, c’est qu’un temps, je suis chanteuse. Un temps, je suis actrice. Un temps, je suis amoureuse. Un temps, je suis maman. Un temps, je suis serveuse dans les restos des copains. Et aujourd’hui, dans quel temps êtesvous ? n Je redeviens chanteuse. Composez-vous à la maison ? n Oui, j’écris des mélodies super. Mais je suis incapable de les jouer. J’ai donc mon Philippe Eveno de poche qui vient m’aider. Eveno, Federico… Quel rapport entretenez-vous avec Nantes ? n J’ai été mariée à un Nantais pendant près de neuf ans. Du coup, j’ai des restes. Avec Philippe, François Ripoche, Gaëtan Chataigner, Federico, nous sommes restés amis. On a traversé la trentaine ensemble. Et peut-être que cela a créé des liens forts. Justement, que vous inspire le temps qui passe ? n Je n’aime pas. Voilà pourquoi, vous vous définissez comme une éternelle ado… n Je crois que j’ai un vrai problème avec ça. Je n’arrive pas à réaliser que je suis une dame. Et que je vais devenir une vieille dame. Peut-on vous demander votre âge ? n 43 ans. De toute façon, vous auriez pu le trouver sur le net. Je suis très contente d’être cette fille qu’on a commencé à voir à 38 ans. Surtout à une époque où le jeunisme est terrifiant. Cela signifie que l’âge, ce n’est pas très grave. Quand je vous dis que je n’aime pas vieillir, je ne me place pas sur un terrain esthétique. Bon après, ce n’est pas drôle car on se détériore. Mais surtout, ça rapproche de la mort et ça ferme les champs des possibles. Et ça, ça m’angoisse énormément. n TURF, DE FABIEN ONTENIENTE, AVEC ALAIN CHABAT, ÉDOUARD BAER. EN SALLE LE 13 FÉVRIER. HÔTEL NORMANDY, DE CHARLES NEMES, AVEC HÉLÉNA NOGUERRA, ÉRIC ELMOSNINO. EN SALLE LE 8 MAI. ANNÉE 0 (NAÏVE). ALBUM DISPONIBLE LE 2 AVRIL.


9 RUE SCRIBE – NANTES 02 40 69 32 57

14 RUE BOILEAU – NANTES 02 40 48 64 01


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RENAUD CAPUÇON DANS LES CORDES INTERVIEW / ARNAUD BÉNUREAU

SAEM La Folle Journée - RCS Nantes B 311 221 105. Réalisation LM Y&R 2012 Impression - Illustrations : Patrick Clouet. Crédit photos : Shutterstock, Fotolia, Getty Images

L’heure exquise Musique française et espagnole

www.follejournee.fr 0 892 705 205 (0,34 €€/min). La Folle Journée est une manifestation culturelle conçue par le CRÉA qui en assure la programmation artistique, initiée par la VILLE DE NANTES et produite par la SAEM LA FOLLE JOURNÉE.

/ NANTES / LA CITÉ

DU 30 JANVIER AU 3 FÉVRIER 2013

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18/12/12 11:26

LA FOLLE JOURNÉE En 2013, le festival se met à L’Heure exquise et s’intéresse à la musique française et espagnole des années 1850 à nos jours. Au programme : Fauré, Ravel, Debussy, Boulez, De Falla… n DU 30 JANVIER AU 3 FÉVRIER, LA CITÉ DES CONGRÈS, NANTES. WWW.FOLLEJOURNEE.FR

PHOTO / MARC RIBES

Il est représenté par six agents, joue sur un violon ayant appartenu à Isaac Stern, parcourt le monde dans tous les sens, est dans les pages people et fera un passage éclair à La Folle Journée. Rencontre avec Renaud Capuçon, une star de 37 ans qui passe sa vie avec le room service au téléphone. Dans quel environnement avez-vous grandi ? n Dans un environnement tout ce qu’il y a de plus banal. Mes parents essayaient de me faire pratiquer plein d’activités : théâtre, tennis… Et puis, ils se sont mis à écouter de la musique classique. Quel est votre premier rapport avec la musique classique ? n À 4 ans, on me ramène un violon de Lyon. Et au bout de six mois d’apprentissage, j’intègre Le Mouvement Vivaldi et je monte sur scène alors que je ne suis pas au top avec mon instrument. Vous êtes-vous senti à part ? n Non, j’ai immédiatement aimé ça. Je voulais être skieur l’hiver et violoniste l’été. Existe-t-il des similitudes entre le sport et la musique ? n Dans tout ce qui relève de l’excellence, il y a des points communs : entraînement, travail, préparation mentale… PA G E 0 3 7

Si vous ne maintenez pas ce niveau d’exigence, vous courez à la catastrophe. Quand s’opère la bascule entre une pratique du violon en loisir et l’envie d’en faire votre métier ? n À 8 ans, la maîtresse nous demande ce que nous voudrions faire plus tard. Je réponds violoniste. Les copains m’ont regardé avec de grands yeux. C’en était déjà fini du ski l’hiver et du violon l’été. À partir de quand, prenez-vous conscience de votre talent ? n Vers 10 ans. À cette époque, je n’arrête pas de jouer devant les professeurs. N’éprouvez-vous pas la sensation d’être une bête de foire ? n Comme mes parents ne sont pas des musiciens, ça ne pouvait pas se passer ainsi. J’étais un peu comme un gamin qui tape huit heures par jour dans une balle de tennis. Mes parents voulaient SAISON 07 / NUMÉRO 34

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simplement que je ne me développe pas n’importe comment et que l’on tire le maximum de moi. Comment vivez-vous aujourd’hui votre reconnaissance internationale ? n J’en prends conscience lorsque vous m’en parlez. Tout s’est passé si naturellement. Il y eut ce violon, le Conservatoire national de Paris à 14 ans, le premier concert à 18 ans… Sans fausse modestie, je continue de tracer ma route. Marche après marche. Tout cela n’est donc pas une surprise. Je n’ai pas connu le choc de l’artiste qui passe de l’ombre à la lumière sans être préparé.

« SI ON ME VOLE MON VIOLON, ON NE PEUT RIEN EN FAIRE. SAUF SI, BIEN SÛR, VOUS TOMBEZ SUR UN FOU QUI VA LE METTRE CHEZ LUI. »

EN REGION DES PAYS DE LA LOIRE 25/26/27 janvier 2013

L’heure exquise Musique française et espagnole

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SAGA ILLICO 06 87 54 38 89 - Création LM Artis Y&R Illustrations : Patrick Clouet. Crédit photos : Getty Images, Fotolia et Shutterstock

Ouverture des billetterie samedi 5 janvier 2013

ation sur Toute la programm aloire.fr www.culture.paysdel

LAVAL • LA FLÈCHE • SABLÉ-SUR-SARTHE CHOLET • FONTEVRAUD • SAUMUR • CHALLANS • FONTENAY-LE-COMTE LA ROCHE-SUR-YON • SAINT-NAZAIRE

La Folle Journée en région des Pays de la Loire est une manifestation culturelle conçue par le CREA qui en assure la programmation artistique, initiée par la Ville de Nantes et produite par la Région des Pays de la Loire.

LA FOLLE JOURNÉE EN RÉGION PAYS DE LA LOIRE Avec un peu d’avance sur L’Heure exquise, dix villes (Laval, La Roche-surYon, Cholet, Saint-Nazaire, Fontevraud…) célèbrent cette Folle Journée. En région, la musique classique est partout. n DU 25 AU 27 JANVIER, PAYS DE LA LOIRE. WWW.FOLLEJOURNE.FR

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Vous étiez donc programmé pour cette carrière… n C’est plus compliqué que cela. On peut bien jouer d’un instrument, mais pour être soliste, il faut quelque chose en plus. Car vous êtes souvent seul et chaque concert est un one shot. Mais je n’ai pas été davantage programmé que des gens de théâtre par exemple. Depuis le temps que vous êtes dans le circuit, n’avez-vous jamais éprouvé de lassitude ? n Il y a eu des moments de doute, de fatigue. Mais ils sont rapidement oubliés. Et ce, même lorsque les orchestres sont moins bons, quand il fait trop chaud… Et puis, si j’avais connu une telle sensation, cela aurait signifié que je n’étais pas fait pour ce métier. Au regard de votre quotidien, menez-vous une vie monacale ? n Si je vous dis oui, on va se foutre de ma gueule. Car je passe mon temps dans des supers hôtels. Par contre, je mène une vie de solitaire à laquelle je me suis habitué très vite. Cette vie n’est pas tout le temps solitaire. Vous êtes marié à Laurence Ferrari. Ne craignez-vous pas que, par instants, le people parasite l’artistique ? n Je suis tombé amoureux d’une femme qui fait de la télé et qui est plus connue que moi en France. Nous menons une vie très normale comme celle que j’ai connue avec mes parents. Alors les gens qui pensent que je suis uniquement le “mari de”, je m’en fous. SAISON 07 / NUMÉRO 34

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Pouvez-vous nous raconter l’histoire du violon avec lequel vous jouez aujourd’hui ? n J’ai rencontré le patron de la Banque Suisse-Italienne. Il voulait acheter un violon pour ensuite me le prêter. Il fallait qu’il soit mieux que mon Stradivarius, sinon je ne voyais pas trop l’intérêt. On a commencé à chercher et je n’avais pas de coup de cœur. Et puis, on a appris que le violon d’Isaac Stern était en vente. J’ai demandé à l’essayer. Ça s’est passé dans une chambre d’hôtel à Lugano. J’ai joué deux notes et je suis tombé amoureux. C’était une rencontre incroyable. Sur le lit, il y avait le violon de Yehudi Menuhin sur lequel je n’ai pas du tout flashé. Est-ce indécent de vous demander le prix ? n Plusieurs millions de dollars. Au début, je n’en dormais pas. Aujourd’hui, il est totalement assimilé à ma vie. J’entretiens un rapport très naturel avec lui. Mais bon, si on me le vole, on ne peut rien en faire. Un peu comme un Picasso. Sauf si, bien sûr, vous tombez sur un fou qui va le mettre chez lui. Que représente La Folle Journée dans votre année de concerts ? n J’aime le côté bon enfant et le grand sérieux qui règne dans les salles de concerts. Je retrouve la même chose à Boston, New York ou Londres. La Folle Journée, ce n’est pas des concerts au rabais. J’y joue avec la même intensité qu’ailleurs. Et je trouve que René Martin est un type absolument génial. Il a des idées et c’est un entrepreneur. Chaque année, il pousse le bouchon toujours plus loin. Qu’allez-vous présenter pendant cette édition 2013 ? n Le concert pour piano, violon et quatuor à cordes d’Ernest Chausson. C’est une de mes œuvres préférées. C’est aussi un voyage dans le temps. On se voit dans les salons de la fin du XIXe siècle. Ça correspond à la générosité et à l’élégance de l’époque. Quelle serait finalement votre définition de la musique classique ? n Une musique capable d’unir les gens. Et La Folle Journée en est le parfait exemple. On y croise le dentiste du coin, l’étudiant, le chômeur, le chef d’entreprise… Et moi, je monte sur scène pour donner un peu de plaisir aux gens. n LE VENDREDI 1ER FÉVRIER À 21H, SALLE PROUST, CITÉ DES CONGRÈS, NANTES. WWW.FOLLEJOURNEE.FR


- Tél. 02 23 20 71 05

© Maia Flore - Agence VU

Bibliothèque Espace des sciences Musée de Bretagne

Les

PREMIERS DIMANCHES à Rennes - 2012/2013

4 novembre

MUSÉE DE LA DANSE

3 mars

ELECTRONI[K]

2 décembre OPÉRA DE RENNES

7 avril

AY-ROOP

WWW.LESCHAMPSLIBRES.FR

6 janvier

ANTIPODE MJC

3 février

MYTHOS

ENTRÉE GRATUITE au musée de Bretagne et en salle Anita Conti


CARTE BLANCHE À DES ARTISTES

WHAT YOU © IS WHAT YOU ® PAR

CHRISTIAN VOLCKMAN & RAPHAËL THIERRY

TEXTE / ARNAUD BÉNUREAU

FESTIVAL PREMIERS PLANS D’ANGERS Le festival défricheur de jeunes talents européens propose une rétrospective John Boorman, un programme consacré au travail, un autre à Denis Lavant ou encore un cinéconcert de Saul Williams sur le film Aujourd’hui dont il est le héros. n DU 18 AU 27 JANVIER, ANGERS. WWW.PREMIERSPLANS. ORG PA G E 0 4 0

K O S TA R

Pendant le festival Premiers Plans, Christian Volckman et Raphaël Thierry présentent Theflow, projet artistique s’inspirant de leurs films d’animation et de leurs œuvres plastiques, et vous font visiter, à leurs manières, les coulisses du Quai. Pour Kostar, © et ® prolongent cette installation. C’est l’Abbaye de Fontevraud, qui avait accueilli l’exposition Food du double messieurs, qui nous a donné leurs contacts. Un 06 plus tard et l’on tombe sur le répondeur de Volckman. En même temps, on se doutait bien que le réalisateur de Renaissance, film d’animation en noir et blanc et thriller d’anticipation sorti trop tôt (2006) pour être reçu à sa juste valeur, ne nous attendait pas. Les jours passent. Rien. Puis Volckman rappelle, s’excuse et est emballé par la carte blanche que Kostar lui offre. n Les cinq pages qui suivent sont donc une immersion dans un laboratoire construit sur les bases d’un caSAISON 07 / NUMÉRO 34

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davre exquis. Les deux artistes ne cessent de dialoguer entre eux pour proposer au Quai une visite fantasmée des coulisses du lieu. Ce voyage visuel est une plongée en apnée dans les mondes de © et ®, inspirés par l’arrière-scène du Quai. n Bienvenu dans l’arrière-cour des grands. n THEFLOW FOR THESHOW : BACKSTAGE, JUSQU’AU 9 FÉVRIER, LE QUAI, ANGERS. POUR COMPLÉTER CETTE INSTALLATION, CHRISTIAN VOLCKMAN ET RAPHAËL THIERRY PROPOSENT UNE PERFORMANCE AUTOUR DE LEUR TRAVAIL, LE 21 JANVIER À 19H30, LE QUAI, ANGERS. WWW.THEFLOW.TV


U N E V I L L E V U E PA R U N A R T I S T E

LA NOUVELLE-ORLÉANS par

Jean-Patrick Cosset

LE DERNIER ALBUM DES NANTAIS DE MIX CITY, NOLA’S MOOD, EST SORTI IL Y A QUELQUES SEMAINES. CE DISQUE EST UN VOYAGE AU CŒUR DE LA NOUVELLE-ORLÉANS. POUR QUE L’ESPRIT SOUL ET GROOVY DE LA VILLE AMÉRICAINE IRRIGUE LE MIEUX POSSIBLE NOLA’S MOOD, LE GROUPE A TRAVERSÉ L’ATLANTIQUE GRÂCE À TREMPOLINO. POUR KOSTAR, JEAN-PATRICK COSSET, CHEF D’ORCHESTRE DE MIX CITY, NOUS LIVRE SON CARNET DE VOYAGE ET DE NOTES.

Avant de partir, on m’avait dit que Nawlins était une des villes les plus dangereuses du monde. La délinquance ?  Le vaudou ? Peut-être… En tous les cas, je n’avais jamais mis les pieds dans une ville aussi festive que Nawlins. n Ok, je n’étais pas à Ibiza dans les années 80 ou sur les plages de Goa à une certaine époque. Mais à La Nouvelle-Orléans, on retrouve un peu toutes les contrées des USA qui déboulent pour se mettre un peu la race. En même temps, c’est un peu normal. C’est le seul endroit des États-Unis où vous avez le droit d’être dans un état “désuni” dans la rue ! Bref, ce n’est pas toujours jojo. Mais le côté positif de cette liberté, c’est qu’il y a des clubs de musique à foison dans le “French Quarter”. Et la musique s’en porte mieux. Il y a de la concurrence. C’est un peu, par exemple, comme la rue Joffre à Nantes avec ses cafés-concerts : Le Violon PA G E 0 4 6

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Dingue et le Dynamo qui se font face. Quand il y a des concerts dans les deux lieux, c’est gavé de monde. Mais là, à New Orleans, c’est puissance dix. Ça joue dans toute la rue. Les clubs sont collés les uns aux autres. Et si le son ne vous plaît pas, c’est simple, vous allez dans un autre club. Vous finissez forcément par trouver votre bonheur. Ainsi, lorsque vous êtes musicien à La Nouvelle-Orléans, il faut être convaincant dans la seconde, faire le show et envoyer sévère. ll faut garder le public sachant que vous êtes souvent payé au pourcentage sur le bar et aux pourboires. Lorsque vous êtes musicien français, comme moi, ça fait réfléchir. Vous réfléchissez à votre rapport au public évidemment, mais aussi à votre approche de la musique. D’autant plus lorsque vous êtes branché sur la culture afro-américaine : funk, blues, jazz, Indians, brass-band bien groovy… n Bon

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ça, ça se passe sur la Frenchmen Street. Là où ça assure grave. Malgré tout, on trouve aussi de la bonne daube. Surtout dans Bourbon Street, leur rue de la soif à eux. On y trouve de tout et surtout n’importe quoi dès l’instant où les gens picolent des “grenades” ou autres alcools hyper toxiques et limite douteux. Vous pouvez aussi tomber sur des trucs bien “space”. À l’image de ce saxophoniste bien barré avec ses guirlandes lumineuses accrochées sur lui. Pendant quatre heures et sur son estrade à peine plus grande qu’un post-it, il a joué devant… personne ! On pourrait aussi vous parler de ce trio de chansons françaises en anglais… Mais c’est une autre histoire ! n Tout ça, c’est le soir et la nuit. À partir de 17h et jusqu’à pas d’heure… Ah oui, j’ai oublié de vous dire que dans le club où nous avons joué, il y a le groupe de 17h, celui de 19h, de 22h et de minuit. n

« – Hello guys, vous jouez à minuit. Ok ? – Ok. On balance à quelle heure ? – Rendez-vous un peu avant minuit ! – Bon ok, mais nous sommes juste dix sur scène avec cinq cuivres, un DJ, un chanteur, une basse, une batterie et un clavier à sonoriser… Et on joue jusqu’à quelle heure ? – Bah jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne. 3h ou peutêtre 6h. » n Sinon, La Nouvelle-Orléans vit également le jour. L’ambiance y est très différente, mais tout aussi festive. Pour preuve les Second Lines, ces parades de quartier qui ont lieu une fois par an. Pendant notre séjour là-bas, nous avons été gâtés. C’était le bicentenaire du quartier Treme, comme la très bonne série du même nom… Le départ de la parade était annoncé pour midi. Nous, on PA G E 0 4 7

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JAZZ STILL ALIVE La Nouvelle-Orléans est la plus française des grandes villes américaines. Fondée par une poignée de nos ancêtres à la fin du XVIIe à l’embouchure du Mississippi, la ville fut vendue, avec la Louisiane, par Napoléon. Mais le “vieux carré”, le quartier français, n’est pas son seul atout. Y ALLER

architecture en raison de terribles incendies à la fin du XVIIIe siècle. Situé dans la partie la plus élevée de la ville, le “vieux carré” a été épargné par les inondations de 2005. n Passage obligé par l’incontournable Maison Bourbon, véritable mémorial du jazz et club mythique qui a vu Harry Connick Jr. y faire ses débuts. Mais la musique s’éclate dans S’Y LOGER de nombreux bars et La ville – touristique – offre restaurants et déborde un vaste parc hôtelier. joyeusement dans la rue en Certains grands hôtels, y soirée. À quelques “blocks” compris dans l’Art district (voir ci-dessous), proposent commence l’Art district, branché et bobo, où l’on des chambres à partir trouve musées, galeries de 80€/nuit. Le quartier d’art et ateliers d’artistes. français n’est guère plus Installé dans une ancienne cher, mais les établissements peuvent dater un peu, usine et un entrepôt à tabac, le Contemporary Art Center comme l’Inn on Saint Ann. présente des collections Les nostalgiques peuvent permanentes et des expos y trouver leur compte. Le Garden district, pas très loin temporaires. C’est là que Dan Cameron a créé, en non plus, est un peu plus 2008, la plus grande cher. La solution peut être biennale d’art contempode louer un appartement rain des États-Unis. n À (www.airbnb.com). voir également l’Audubon Nature Institute une série CIRCUIT KOSTAR d’espaces et de structures Les cartes postales ne consacrées à la faune et la manquent pas, à grand flore de Louisiane. On ne renfort de plantations de manquera pas non plus coton et de clubs de jazz. la Moon walk, promenade C’est autour de Bourbon aménagée au bord du street (pas pour le whiskey fleuve où l’on se presse, aux mais en souvenir du Roi beaux jours, pour regarder Soleil !) que s’organise la passer d’authentiques (?) “vieille” ville, plus espagnole bateaux à aubes. n que française dans son Pas de vol direct depuis le grand Ouest. Au départ de Paris, Air France, mais aussi Delta Airlines et beaucoup d’autres, offrent des vols A/R aux environs de 600€ mais avec escale à New York ou Atlanta, selon les compagnies. Ce qui peut prendre… un certain temps.

s’est pointé en retard. Vers 15h. Notre défi a donc été de retrouver le défilé dans la ville. Il avance vite. À cause des flics à cheval, à moto et en bagnole. Ils sont aidés par le FBI. Tout ce petit monde n’aime pas trop ce genre de rassemblement pouvant partir en vrille. Du coup, ils talonnent la procession pour qu’elle avance plus vite. n Grâce au gars du taxi, nous avons donc retrouvé le défilé. C’était du délire. Il y avait quatre fanfares à suivre. Les gars jouaient depuis trois heures et soufflaient comme des dingues dans leur biniou. Les percussions se la donnent grave. On sent que Cuba n’est pas loin. Tout le monde, ou presque tout le monde, danse en suivant la parade. L’ambiance est frénétique. Et puis, il y a les social-club de chaque quartier qui défilent devant leur fanfare. Ils sont sapés à mort avec des couleurs pas possibles. Ils dansent et swinguent comme des fous. C’est vraiment LEUR moment ! Il fait chaud. La musique est bonne. Les filles ne sont pas farouches. On ne rencontre que des gens sympas. Les glacières sur roulettes sont géantes. Les barbecues, traînés par les 4x4, aussi ! Le “truc” monte d’heure en heure. Nous aussi d’ailleurs ! n Bienvenue à Nawlins, la ville la plus festive du monde. n WWW.MIXCITY.ORG

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CHARLETTE KNOLL : VUE D’ EXPOSITION.  PHOTO : C.KNOLL, VIGIE, P.SORIN

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par

pierrick sorin LE TRAVAIL DU NANTAIS PIERRICK SORIN EST MONDIALEMENT CONNU. DEPUIS NOVEMBRE 2006, IL NOUS RACONTE SON QUOTIDIEN DE CRÉATEUR. SIGNÉ SORIN, NATURELLEMENT.

PHOTO / PIERRICK SORIN

Paris. Quartier Saint-Germain. J’ai rendezvous dans une galerie d’art avec laquelle j’ai travaillé à quelques reprises. À peine aije poussé les lourds battants de verre de la porte d’entrée, qu’un Saint-Bernard se jette sur moi. De sa truffe humide, il me masse énergiquement les parties génitales. S’ensuit un concert de piaillements qui m’écorchent les oreilles : Claudine, la galeriste, et AnneMarie, sa fille, poussent moult cris suraigus et, d’un même élan jovial, se précipitent, pour me porter secours. Survient Augustin, dit « Gus », le plus jeune fils, propriétaire de la

« JE SENS POINDRE EN MOI UNE JUBILATION, TOUT AUTANT ÉMOTIVE QUE CÉRÉBRALE» bête. Il entraîne le quadrupède gémissant vers l’arrière-boutique. n Les dames me saluent et me demandent de patienter : elles ont « une petite affaire à régler » avec un « gros collectionneur ». Disant cela, elles baissent d’un ton ; leurs yeux se plissent, exprimant un profond mystère. En attendant, n’ayant rien de mieux à faire, je jette un œil un peu absent sur les œuvres exposées. La dernière fois, c’était des nounours déchiquetés, ensanglantés, attachés à des barreaux de chaises. Une sorte de caricature involontaire d’art contemporain, totalement pathétique. Là, le clou de l’exposition semble être une piscine gonflable, ronde, pleine d’eau. n À nouveau, des cris suraigus résonnent : « Gus ! La piscine ! La Piscine ! ». Gus, se précipite mollement ; il saisit un seau, plein d’eau lui aussi, posé contre la paroi du bassin d’où s’échappe un mince jet d’eau, une « pissette » presque élégante de par sa discrétion. « Ah… y’ a un problème de fuite », je lui dis. « Non », répond-il, en plaçant un autre seau – vide, celui-la – contre l’enveloppe de plastique de la piscine. « C’est pas « un problème », c’est normal ; ça fait partie de l’œuvre…» Il repart avec son seau plein. Le PA G E 0 5 1

PHOTOMONTAGE / K. PAIN

Saint-Bernard, croyant sans doute que Gus lui apporte une maxi-dose de croquettes, accourt vers son maître, heurte le seau de sa lourde tête. On entend un gros « splash ! », suivi d’un « Putain de merde ! » que les dents serrées de Gus n’étouffent pas vraiment. La galeriste intervient, offusquée, reproche à Gus sa désinvolture. Anne-Marie, à quatre pattes, éponge l’eau répandue sur le plancher à l’aide d’un vieux chiffon. En arrière-plan, le collectionneur, genre vieux beau, bronzé et cravaté, arbore un sourire condescendant. n Je ne suis pas sûr de bien saisir le sens de cette œuvre, de cette piscine « fuyante » ; mais je sens poindre en moi un sentiment agréable, une jubilation naissante, tout autant émotive que « cérébrale ». Je devine, en effet, que la scène tatiesque à laquelle je viens d’assister n’est pas le fait du hasard : c’est un incident provoqué. D’un geste « presque enfantin » : un simple trou d’épingle dans une membrane de plastique, l’artiste ouvre la voie à un possible scénario qui, accessoirement, peut créer du cocasse, mais qui, avant tout, perturbe simplement un processus habituel de vie sociale. Le galeriste devient porteur d’eau, l’espace d’exposition perd de cet hygiène rassurant qui le définit comme lieu de culture. Simultanément, la fuite vide l’œuvre de sa valeur intrinsèque « d’objet d’art » pour investir ailleurs : dans le champ de la vie ellemême, rendue alors « plus intéressante que l’art ». n Je jette un œil à quelques feuillets imprimés qui traînent sur un table basse en acier brut : une brève présentation de l’artiste, une certaine Charlette Knoll. Mon attente aura finalement été fructueuse qui m’aura rappelé que l’art contemporain peut encore recéler de belles surprises. Et puis, me voici un peu rassuré quant à mes galeristes un peu fofolles. Elles semblent avoir, parfois, un « flair » un peu moins primaire que celui de leur gros toutou. n SAISON 07 / NUMÉRO 34

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Musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine

TOO WEB OR

NOT TO WEB

TROP DE TOILE OU PAS 15 décembre 2012 - 20 mai 2013 4 Bd Arago ANGERS / 02 41 24 18 48 du mardi au dimanche / 10h-12h / 14h-18h

www.musees.angers.fr

Xiao Rui Wang, Cocon, fil internet, fil électrique, diam 9 cm / © Pierre David, musées d’Angers / Graphisme : NOSODA

10 E TRIENNALE INTERNATIONALE DES MINI-TEXTILES


expos, spectacles, soirées, festivals… FÉVRIER - MARS 2013

à angers, nantes, rennes et plus loin

NE I L HAL ST E AD

ASSIS ! DEBOUT ! COUCHÉ !, DU 22 AU 24 FÉVRIER, LE LIEU UNIQUE, NANTES. WWW.LELIEUUNIQUE.COM PHOTO © ANDY WHITE


SPECTACLE VIVANT TUE-LOUP

« FABRIQUER DES DISQUES, UN MÉTIER OBSOLÈTE » Même si le groupe sarthois existe depuis la fin des années 90, Tue-loup avait, malheureusement, disparu des radars, et ce malgré huit albums. Aujourd’hui, il revient à plein balle avec 9. Ça méritait bien une rencontre avec le leader Xavier Plumas. INTERVIEW / ARNAUD BÉNUREAU * PHOTO / DR

tout 9

du 18 au 21 février

Collectif Berlin

THÉÂTRE FILMIQUE en coréalisation avec le LiFE / Ville de Saint-Nazaire

• du 18 au 21 février de 14h à 19h au LiFE / entrée libre

Iqaluit / EXPLORATIONS URBAINES

• lundi 18 février à 20h30 et mardi 19 février à 19h30 au LiFE

Jerusalem / EXPLORATIONS URBAINES • mercredi 20 février à 21h et jeudi 21 février à 19h30 au LiFE

Bonanza / EXPLORATIONS URBAINES • mardi 19 février et jeudi 21 février à 21h, mercredi 20 février à 19h30 au Théâtre

Tagfish / THÉÂTRE DOCUMENTAIRE

renseignements – réservations 02 40 22 91 36

www.letheatre-saintnazaire.fr

Est-ce difficile de durer lorsqu’on s’appelle Tue-loup et qu’on ne fait pas beaucoup parler de soi ? n C’est plus que difficile. Et encore plus pour nous qui n’avons jamais vendu de disques. Fabriquer des disques, c’est comme rempailler des chaises. C’est un métier obsolète. Mais il y a quinze ans, j’ai décidé que c’était ce que je voulais être. C’est ma raison d’être. Tue-Loup, groupe sarthois. N’est-ce pas saoulant de revenir toujours là-dessus ? n Cela a été clairement mis en avant quand nous sommes apparus. La maison de disques a joué là-dessus. Elle en a abusé. En gros, même dans le trou du cul du monde, on pouvait faire de la musique. Dans notre propos, nous n’avons aucune revendication quelconque face à notre Sarthe chérie. Quel rapport entretenez-vous avec l’americana ? n Avant Tue-Loup, j’ai passé un an à San Francisco. Beaucoup d’artistes que j’aimais y vivaient : Swell, Mazzy Star… Mais je me méfie de cette appellation. Elle était vraie pour La Bancale et La Belle Inutile. Pour autant, on n’a jamais cessé d’explorer autre chose que le folk rock. n TUE-LOUP, LE 1ER FÉVRIER, L’EXCELSIOR, ALLONNES. HTTP://LEXCELSIOR.FR


© JAKE WALTERS

SPECTACLE VIVANT

Come, Been and gone L’audacieux Michael Clark se fait rare. Au-delà de l’icône londonienne des années 80, le chorégraphe sait allier la rigueur de la danse classique et l’énergie rock. Come, been and gone se danse sur du David Bowie, dans un style très physique avec des costumes à faire pâlir Andy Warhol. Après Declan Donnellan, dans le cadre de So British, zoom sur la création anglaise contemporaine, et avant The Table du Blin SumMit Theatre, décidément les British décoiffent ! n Céline Jacq COME, BEEN AND GONE, LE 5 FÉVRIER AU GRAND R, LA ROCHE-SUR-YON. WWW.LEGRANDR.COM

© BEN BEN

ET LES 15 ET 16 FÉVRIER AU GRAND T, NANTES. WWW.LEGRANDT.FR

Blanc-Sèv Deux temps, plusieurs mouvements

22 - 26 JAN - LE GRAND T

PHOTO © LUCIE LAURENT

Cette pièce chorégraphique en deux volets, un duo (Blanc) et un trio (Sèv), marque le retour d’Yvann Alexandre à la création. Dans un premier temps, un homme (François Renault) et une femme (Claire Pidoux) se retrouvent dans un espace qui évoque, au choix, un laboratoire ou un paradis blanc, « comme deux papillons dont on observerait le vol aléatoire ». De cet étrange vivarium ne pouvait naître qu’un trio : Sèv se présente comme une allégorie d’une vie en accéléré. Comme si quelque chose s’était déréglé. Pour ce trio, François Renault, Steven Berg et Marion Mangin partagent énergie et vitesse jusqu’à l’épuisement. n Vincent Braud

SALE AOÛT SERGE VALLETTI MISE EN SCÈNE PATRICK PINEAU

BLANC-SÈV, CRÉATION LE 1ER FÉVRIER, THÉÂTRE SAINTLOUIS, CHOLET ; LE 19 MARS, ESPACE D’HERBAUGES, LES HERBIERS. INFOS : WWW.CIEYVANNALEXANDRE.COM

02 51 88 25 25 / leGrandT.fr


DR

© NICOLAS JOUBARD

SPECTACLE VIVANT

LA ROSE BLANCHE Au nom de la rose Chaque année, Angers Nantes Opéra programme une grande œuvre du XXe siècle. Cette saison, ce sera donc La Rose blanche, le chef-d’œuvre d’Udo Zimmermann. n Cet opéra de chambre en seize tableaux est un dialogue entre un frère et une sœur, Hans et Sophie Scholl, enfermés dans une cellule. n Dans quelques heures, ils seront décapités pour avoir lutté contre la barbarie du régime nazi. n La Rose blanche, inspirée de faits réels, montre que la pensée est aussi un moyen d’action dans la société. n A.B. LA ROSE BLANCHE, LES 29 ET 30 JANVIER, GRAND THÉÂTRE, ANGERS. LES 5, 6, 8 ET 10 FÉVRIER, THÉÂTRE GRASLIN, NANTES. WWW.ANGERS-NANTES-OPERA.COM RENNES1112-WALKYRIE-155X107.pdf 1 17/12/12

WAGNER LA WALKYRIE

LA WALKYRIE La Chevauchée fantastique Le tube de Richard Wagner va se nicher dans l’imaginaire des légendes nordiques. Avec La Walkyrie, le compositeur a signé une partition épique et impressionnante. L’Opéra de Rennes propose de vivre une expérience intense. Le spectateur va ainsi plonger dans l’œil du cyclone wagnérien pendant près de quatre heures ! n A.B.

VERSION CONCERTANTE DU 7 AU 13 FÉVRIER 02 23 62 28 28

LA WALKYRIE, LES 7, 9, 11 ET 13 FÉVRIER, OPÉRA DE RENNES.WWW.OPERA-RENNES.FR

08:42


SPECTACLE VIVANT Clôture de l’amour

FIN DE PARTIE

Pascal Rambert, auteur, metteur en scène et directeur du Théâtre de Gennevilliers, a créé un ovni théâtral pour deux comédiens, Stanislas Nordey et Audrey Bonnet. Universalité du sujet, qualité des acteurs ou intensité du texte ? Après le succès d’Avignon 2011, Clôture de l’amour revient d’une tournée mondiale, affiche une 3e réédition et est traduit en 11 langues. PROPOS RECUEILLIS PAR CÉLINE JACQ * PHOTO / MARC DOMAGE

bon duel

Comment expliquez-vous le succès de cette pièce ? n Difficile à dire. Partout, elle produit le même effet sur les gens. Quelque chose a cristallisé sur cet objet qui a explosé littéralement. C’est une bombe à fragmentation. Pourquoi avoir choisi le thème de la rupture ? n Oh non ! Je n’aime pas ce thème, c’est assommant. La lutte entre deux personnes, c’est archaïque. L’art de la contestation, l’art de la guerre, c’est ce que ça montre. Le vrai sujet est qu’est-ce que c’est qu’être un artiste, qu’est-ce que c’est qu’écouter, que regarder. Écrire comme je le fais correspond à réfléchir sur le théâtre. La pièce s’articule par le monologue de l’un, 1h, puis le monologue de l’autre, 1h. Que fait celui qui se tait ? n En fait, c’est un grand dialogue. J’ai élargi une phrase, puis élargi celle d’en face. C’est une langue du quotidien, dans le sens où elle matérialise la pensée. L’impact est une représentation physique du langage en action. n Je considère cette pièce comme de la danse. Le texte est tellement intense qu’il produit du corps. Cette partition crée de la douleur, de la sudation. Votre texte est exempt de ponctuation, vous avez laissé les acteurs en chercher le sens ? n Oui. Je les ai laissé naviguer dedans pour qu’ils mettent les points et les virgules à discrétion. Ça réouvre le sens. Je trouve ça plus fun qu’un acteur fasse son propre travail de montage. n CLÔTURE DE L’AMOUR, DU 19 AU 22 FÉVRIER, NOUVEAU THÉÂTRE D’ANGERS, ANGERS. WWW.NTA-ANGERS.FR

Création danse

Sous les yeux de la jument nocturne Loïc Touzé

du 23 au 25 janvier 2013

Création théâtre

Le conte d’hiver William Shakespeare Le Théâtre des Cerises du 4 au 8 février 2013

TU-Nantes Scène de recherche et de création contemporaine www.tunantes.fr 02 40 14 55 14 facebook/tunantes.fr twitter@tunantes


© MARIO DEL CURTO

SPECTACLE VIVANT

BULLET PARK US et coutumes Le collectif Les Possédés adapte le roman éponyme de John Cheever. L’écrivain a passé sa vie à autopsier la middle class américaine. Ici, elle s’incarne dans la famille Nailles, porte-drapeau d’un american way of life réussi. Et pourtant un matin, le jeune fils sombre dans la dépression. Le père se met à prendre des tranquillisants. Et la mère part à la recherche d’un gourou. n Bullet Park se passe là-bas, hier. Cela pourrait se passer ici, aujourd’hui. Telle est la force de Cheever et du théâtre des Possédés. n A.B. BULLET PARK, DU 11 AU 13 MARS, LE GRAND T, NANTES.

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WWW.LEGRANDT.FR

Octopus

PHOTO © PIERRE GROSBOIS

05 - 13 FÉV - LE GRAND T

LA VIE EST UN RÊVE TEXTE PEDRO CALDERÓN DE LA BARCA MISE EN SCÈNE JACQUES VINCEY

Jeux de jambe Octopus avait fait le plein l’année dernière, créant quelques déconfitures chez des spectateurs qui pourront donc se rattraper. Octopus, c’est huit séquences chorégraphiques, proches du ballet, pour huit danseurs, sur le thème de la beauté. Le chorégraphe met la jambe en avant et revisite le répertoire classique (Boléro, Le Lac des Cygnes) et le sien, avec clin d’œil au Crazy Horse. n C.J. OCTOPUS, DU 19 AU 23 FÉVRIER, TNB, RENNES. WWW.T-N-B.FR

02 51 88 25 25 / leGrandT.fr


SPECTACLE VIVANT COLLECTIF BERLIN

« LES HABITANTS SONT NOS PERSONNAGES »

Pour une fois, le terme de bigger than life n’est pas usurpé. En effet, les Belges du groupe de théâtre Berlin, cellule pluridisciplinaire à deux têtes, ont décidé de nous faire voir du pays pour mieux questionner le présent, entre théâtre et cinéma. INTERVIEW / ARNAUD BÉNUREAU

DR

tout le monde

Quel est l’esprit du projet ? n L’idée est née en 2003. Nous avons monté une structure dans laquelle nous allions pouvoir travailler le plus librement possible. Alors que les metteurs en scène s’appuient sur un texte ; nous, nous prenons une ville. Nos personnages sont les habitants. N’était-ce pas audacieux de le commencer avec Jérusalem ? n Effectivement, c’était un peu risqué de s’attaquer d’emblée à une ville très complexe. Malgré tout, nous nous sommes rendus compte que, là-bas, beaucoup de choses sont connectées avec le monde : la politique, la religion… Comment procédez-vous pour vous fondre dans ces villes ? n Au départ, nous y allons sans équipe. Nous y allons comme des touristes. On filme. Ce n’est que lorsque nous y retournons que nous avons la forme en tête. Avec cette idée de trouver des choses plus universelles que la ville elle-même. n COLLECTIF BERLIN : JÉRUSALEM, IQALIT, BONANZA ET TAGFISH, DU 18 AU 21 FÉVRIER, LE LIFE ET LE THÉÂTRE, SAINT-NAZAIRE. WWW.LETHEATRE-SAINTNAZAIRE.FR COLLECTIF BERLIN : JÉRUSALEM HOLOCENE #1, DU 26 AU 29 MARS, LE LIEU UNIQUE, NANTES. WWW.LELIEUUNIQUE.COM


SPECTACLE VIVANT LILLY WOOD & THE PRICK

« ENVIE DE MORCEAUX QUI BOUGENT PLUS »

Après le succès surprise du gentillet et pop Invincible Friends, Nili et Benjamin reviennent avec The Fight, plus couillu sur disque et puissant en live. INTERVIEW / ARNAUD BÉNUREAU * PHOTO / MARK MAGGIORI

DR

© MARK MAGGIORI

fight club

Sfumato Déluge Dans ce qu’il n’hésite pas à nommer danse documentaire, Rachid Ouramdane dresse plusieurs tableaux où les corps se dissolvent dans des éléments qui renvoient au climat. Pour dire la perte d’un endroit, d’un espace, d’un être. Un travail mené avec l’auteur Sonia Chiambretto et le vidéaste Aldo Lee sur les réfugiés climatiques. Les danseurs, eux, affrontent et évoquent l’inondation, le tourbillon, le cyclone, tels des rescapés sublimes. n C.J.. SFUMATO, LES 12 ET 13 MARS, LIEU UNIQUE, NANTES. WWW.LELIEUUNIQUE.COM

Comment avez-vous vécu le succès du premier album ? n C’est toujours plus facile de vivre un petit succès qu’un échec. Après une bonne tournée, nous sommes immédiatement retournés en studio pour enregistrer The Fight. Le mythe du deuxième album qui passe ou qui casse, existe-t-il ? n Sur le premier album, il y a de la fraîcheur. Vous déboulez de nulle part. Sur le deuxième, il n’y a plus l’effet de surprise. Le reste, c’est des conneries. Quelles étaient vos ambitions sur The Fight ? n Nous avions envie de mor-

ceaux qui bougent un peu plus, d’une vraie batterie et d’un mix plus épais. Cet album est moins gentil que le précédent. Existe-t-il une recette Lilly Wood & The Prick ? n Même si on s’est améliorés, on y va toujours à l’aveugle. Pour qu’on ne soit pas dans un truc prémédité. n LILLY WOOD & THE PRICK, LE 14 FÉVRIER, STEREOLUX, NANTES. LE 16 FÉVRIER, L’ÉTAGE, RENNES. LE 20 FÉVRIER, LE CHABADA, ANGERS. LE 15 MARS, LA CITROUILLE, SAINT-BRIEUC.

La vie est un rêve

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JACQUES VINCEY

Rêve de théâtre Le roi de Pologne enferme son fils, Sigismond, dans une tour, pour se prémunir d’un mauvais présage. Bien évidemment, à force d’évitement, le présage advient. L’auteur Pédro Calderon de la Barca, homologue espagnol de Shakespeare, mêle tragédie, drame politique et allégorie sacrée. La mise en scène de Jacques Vincey, talentueux et minutieux, est au cordeau, fluide, aussi subtile que complexe. Distribution, scénographie, lumières et costumes sont à l’avenant. Où quand le théâtre est cet art du simulacre qui conduit à la vérité. n Céline Jacq LA VIE EST UN RÊVE, DU 5 AU 13 FÉVRIER, LE GRAND T, NANTES. WWW.LEGRANDT.FR


SPECTACLE VIVANT

tac Baroque et contemporain Ni tasse à café en mode sms ni train auto couchette à la SNCF. Tac, comme le surnom d’un homme dont on aurait oublié jusqu’au nom. Un marginal qui collectionne et accumule tout ce qu’il trouve et vit dans son monde à lui. Si Laurent Brethome met en scène cette pièce de Philippe Minyana, il reconnaît que cet objet théâtral est le résultat d’une écriture partagée : « Une œuvre très plastique en même temps qu’une partition musicale pour nous parler de l’état du monde de façon poétique ». Le jeune metteur en scène et Le menteur volontaire continuent leur exploration d’un théâtre baroque et contemporain. n Vincent Braud TAC, DU 22 JANVIER AU 1ER FÉVRIER, LE GRAND R, LA ROCHE-SUR-YON 6 ET 7 FÉVRIER, SCÈNES DE PAYS DANS LES MAUGES, BAUPRÉAU. WWW.LEMENTEURVOLONTAIRE.COM


CLUBBING

DJ QU n Pas de blagues pourries pour l’un des piliers du label Underground Quality qui a sauvé les nuits new-yorkaises. Techno is not dead. LE 19 JANVIER, ALTERCAFÉ, NANTES.

Astropolis l’hiver n C’est notamment trois soirs de bamboula les 17, 18 et 19 janvier. Avec pêlemêle : Kavinsky qui revient en voiture, Madben, l’Allemand groovy Wankelmut, Dj Hell… JUSQU’AU 20 JANVIER, BREST.

Belle de nuit n Electroni[k] fait sa deuxième Belle de nuit avec les producteurs italiens The Analogue Cops, Raphaël de Fragil et Society of Silence dans lequel on trouve un Poni Hoax.

© BEN WOLF

CHRONIQUES DU DANCEFLOOR Visite/Visite n Deux Visite/Visite au programme. La première (le 9 février) verra débouler le producteur suisse Agnès. Le 9 mars, la soirée nantaise ne fera pas les choses à moitié en invitant un membre de la famille Kompakt, l’Allemand Ewan Pearson. Comme d’hab’, after au Castel.

DJ Optimo n Les afters jusqu’à pas d’heure du festival Travelling. LES 21, 22 ET 23 FÉVRIER, UBU, RENNES.

Legowelt/Prosumer n La clôture du festival Urbaines tape dans le dur avec Legowelt qui se branche sur le son de Chicago, et Prosumer, résident du Panorama Bar.

LE 9 FÉVRIER ET LE 9 MARS, ALTERCAFÉ, NANTES.

LE 16 MARS, ANTIPODE, RENNES.

Digital Nation n Un plateau qui ferait bouger du cul même une maison de retraite : Zombie Nation, le patron de la bass music Maelstrom, la sensation Spitzer, la house de Môme… Bienvenue au club !

Luke Abbott n Désormais, il faudra aussi compter avec le collectif Tulsa Factory. Pour sa première soirée, il reçoit l’Anglais Luke Abbott qui a bossé, entre autres, avec John Talabot.

LE 16 MARS, STEREOLUX, NANTES.

LE 15 FÉVRIER, ALTERCAFÉ, NANTES.

LE 26 JANVIER, UBU, RENNES.

2013 6 mars 4 au 1 appening

Lic : 1019090 - 1019091 - 1019092

.com e-mjc antipod asbot www. Tr André 2 rue 12 67 32 02 99

© LISAA Rennes - David Loy - Antoine Martinon

ction rts / H Conce tions / Proje ois Exposintres / Tourn o c Ren rs Atelie


FESTIVALS HIP OPSESSION

« C’EST DEVENU DE LA VARIÉTÉ » Sans le producteur Jimmy Jay, pas de MC Solaar. Encore moins de Sages poètes de la rue, ni de Booba. Le parrain de l’édition 2013 du festival Hip Opsession est un ancien et une figure incontournable de la planète rap.

© ANDY WHITE

INTERVIEW / ARNAUD BÉNUREAU * PHOTO / DR

le parrain

ASSIS ! DEBOUT ! COUCHÉ ! Pole position

Comment êtes-vous tombé dans le rap ? n Sur FR3, il y avait l’émission Décibels dans laquelle on pouvait voir les premiers rappeurs. Dee Nasty était aux platines. J’ai eu envie de comprendre cette discipline. Et puis, il y a eu le championnat de France de DJ DMC. En remportant le titre en 1989, j’ai été invité dans les après-midi rap, les soirées hip hop. J’y ai rencontré MC Solaar. Et à force de passer les disques des autres, j’ai eu envie de faire les miens. C’était mieux avant ? n C’est toujours pareil en fait. Même si l’état d’esprit était peut-être différent. Quel regard portez-vous sur le rap

français ? n Depuis quelque temps, c’est devenu de la variété. Sexion d’Assaut vend plus que Les Enfoirés et c’est très bien comme ça. Qu’est-ce qui vous fait sourire dans le rap ? n Les clichés. En même temps, je ne critique pas. Ça fait partie du jeu. Et surtout, j’étais en plein dedans à 18 ans. C’était casquette, baskets. Aujourd’hui, c’est davantage costard, cravate. Êtes-vous devenu un homme d’affaires ? n J’ai essayé, mais ce n’est pas mon truc. Je suis vite redevenu un homme de passion. n HIP OPSESSION, DU 7 FÉVRIER AU 2 MARS, NANTES ET LA ROCHE-SUR-YON. WWW.HIPOPSESSION.COM

La première édition de ce rendez-vous musical singulier s’apprécie dans toutes les positions. On passera rapidement sur les formules plus classiques Assis ! et Debout ! Il faudra malgré tout compter avec Neil Halstead (photo), l’ancien de Slowdive, et Zombie Zombie. n Quant à la soirée Couché !, elle sera l’occasion de voir, entre autres, le Cabaret Contemporain, accompagné de I : Cube et Gilb’R, pour un programme consacré à Terry Riley. n A.B. ASSIS ! DEBOUT ! COUCHÉ !, DU 22 AU 24 FÉVRIER, LE LIEU UNIQUE, NANTES. WWW.LELIEUUNIQUE.COM

TRAVELLING Glasgow Rangers Le festival de cinéma s’arrête en Écosse. Et plus particulièrement à Édimbourg et Glasgow. Même si le pays a moins imprimé l’inconscient collectif que New York par exemple, il n’en demeure pas moins qu’il reste une plaque tournante d’une vie en 24 images/seconde. Pour preuve les seuls coups de latte de Danny Boyle (Trainspotting) et Peter Mullan (Neds). n Travelling se décline aussi en version junior, art vidéo, courts métrages et ciné-concerts. n A.B. DR

TRAVELLING, DU 19 AU 26 FÉVRIER, RENNES. WWW.CLAIROBSCUR.INFO


© GREGG BRÉHIN

FESTIVALS

Le rendez-vous estival prend ses quartiers d’hiver. Et ça ne se passe pas uniquement à Saint-Malo. Pour preuve les escales rennaises, avec notamment la date événement de Jason Lytle (voir Guide Me 5). n En ce qui concerne le week-end malouin, on passera rapidement sur la soirée du 15 février qui verra défiler les sensations de saison : Lescop, Doillon fille, Yan Wagner, Melody’s Echo Chamber. Le gros coup de cette Route du Rock est le retour en live de Poni Hoax (photo). On y va les yeux fermés. n A.B. LA ROUTE DU ROCK – COLLECTION HIVER, LES 13 ET 14 FÉVRIER À RENNES ET DU 15 AU 17 FÉVRIER À SAINT-MALO. WWW.LAROUTEDUROCK.COM

DR

LA ROUTE DU ROCK – COLLECTION HIVER Faits d’hiver

FESTIVAL ECM Le temps des cathédrales Pendant trois soirs, le lieu unique et La 52ème abattent trois lettres qui ne rapportent rien au Scrabble, mais qui ont révolutionné le jazz et la musique improvisée. n En point d’orgue de ce rendez-vous d’envergure, la venue de Jan Garbarek & The Hilliard Ensemble. n Avec le quatuor vocal, le saxophoniste présente à la cathédrale Offcium Novum ou la rencontre au sommet entre le jazz et la musique ancienne. n A.B. FESTIVAL ECM, DU 7 AU 9 MARS, LE LIEU UNIQUE, NANTES. WWW.LELIEUUNIQUE.COM


EXPOSITIONS Les jours & les nuits

«LE PENDU OU SOUVENIR DE L’OCCUPANT», 1957. © RICHARD MÜLLER, PHOTOGRAPHE.

Pré pop Véritable ovni, Emanuel Proweller a débarqué dans la peinture des années 50 armé d’une pratique définitivement avant-gardiste. n Au premier coup d’œil, on penserait plutôt à un disciple de Wesselmann. Et pourtant, Proweller inscrit sa peinture 15 ans auparavant et à 5 000 kilomètres de distance. Si ses débuts se sont rangés du côté du cubisme et de l’abstraction, Proweller prend ses distances au fur et à mesure, défendant une esthétique radicale dans son genre. Conservant une simplification des formes, sa palette témoigne, quant à elle, d’un réel parti pris. S’agit-il d’une nécessité absolue de revenir à la vie au lendemain d’une guerre qui a emporté toute sa famille ? Ou est-ce la liberté d’un architecte venu à la peinture sur le tard, décidant alors de tout s’autoriser ? Toujours est-il qu’il n’a pas hésité à aller à contre-courant, abandonnant peu à peu l’abstraction qui l’avait fait connaître pour y réinjecter la figure humaine, acceptant par la même l’incompréhension et l’isolement progressif. Trente ans après sa mort, Emanuel Proweller fait l’objet d’une exposition rétrospective au MASC des Sables d’Olonne qui vient appuyer la redécouverte de cet artiste incroyablement moderne, qui a gagné sa place dans le panthéon des designers graphiques d’aujourd’hui. n Marie Groneau EMANUEL PROWELLER, LES JOURS & LES NUITS MUSÉE DE L’ABBAYE SAINTE-CROIX, LES SABLES D’OLONNE JUSQU’AU 10 MARS

Julien Parsy

du 2 février au 24 mars 2013 au Village d’Artistes de Rablay-sur-Layon (49)

MonuMentale acadéMie Exposition du 14 décembre 2012 au 8 mars 2013 Esba TALM - Site de Tours - www.esbat-tours.fr

02 41 78 61 32

Stately, yeS Exposition du 18 janvier au 22 février 2013 Esba TALM - Site d’Angers - www.esba-angers.eu

leS diplôMéS 2012 Exposition du 13 au 16 mars 2013 Esba TALM - Site Le Mans - www.esba-lemans.fr

école supérieure des beaux-arts Tours Angers Le Mans www.esba-talm.fr

vendredi, samedi, dimanche et jours fériés de 14h30 à 18h30

villagedartistes.canalblog.com


Stereolux & Trafik présentent :

EXPOSITIONS

© DOROTHY SHOES

Éclipse & VS

TAPS - Extinction des Feux Bon pied, bon œil La Maison de l’Intercommunalité du canton de Rocheservière accueille l’indéfinissable Dorothy Shoes et son projet TAPS-extinction des feux créé au Chili autour d’une ville devenue fantôme, suite à la fermeture de l’usine qui la maintenait en vie. Venue à la photo plus par besoin de restituer une histoire que par exploration du médium, elle parvient à suivre son intuition pour raconter, mettant en scène un personnage qui fut acteur de ce décor semblant alors suspendu dans le temps et l’espace. n M.G.

Exposition

Du 8 mars au 7 avril 2013 Les Nefs + Plateforme Intermedia

Vernissage et performance ÉCLIPSE

DOROTHY SHOES, TAPS - EXTINCTION DES FEUX, DU 19 JANVIER AU 9 MARS, LA MAISON DE L’INTERCOMMUNALITÉ, ROCHESERVIÈRE.

© MALIK NEJMI

(avec Mondkopf) Le vendredi 8 mars à 19h Salle Maxi

Identités rêvées Identités martyrisées

Deux projets singuliers entre noir et lumière. L'un explorant des univers audiovisuels faits de climats célestes et de mélodies spectrales. L'autre, mystérieuse structure blanche qui fait vivre une expérience immersive aux perspectives infinies.

Infos : www.stereolux.org

Stereolux à La Fabrique 4 bd Léon-Bureau 44200 Nantes

Présenté à Nantes pour la première fois, le travail du photo-reporter Malik Nejmi fait l’objet d’une double exposition, à la galerie Confluence et à l’Atelier. n Ce dernier accueillera deux séries issues de voyages en Afrique effectués par le photographe, avec d’une part El Maghreb, réalisée entre 2001 et 2005, et Taboo Child, s’inscrivant entre 2008 et 2010. Si El Maghreb sonne comme une quête affective où le photographe tente de retisser un passé qui lui a échappé en retournant sur la terre de son père, Taboo child aborde une toute autre question qui n’en est pas moins bouleversante. Parias de leur société et victimes des diverses coutumes, parce que nés handicapés ou jumeaux, les enfants sont abandonnés lorsqu’ils parviennent à échapper à la mort. Malik Nejmi capte ces visages énigmatiques et attachants, révélant leur beauté abimée. n M.G. MALIK NEJMI , PHOTOGRAPHE IDENTITÉS RÊVÉES, L’ATELIER, DU 17 JANVIER AU 17 FÉVRIER. ET DU 11 JANVIER AU 16 FÉVRIER, GALERIE CONFLUENCE.


EXPOSITIONS

DR

Bungalow Royal Julien Parsy

Néo romantique Le peintre angevin Julien Parsy pose ses valises au village d’artistes de Rablay-sur-Layon. Loin de laisser indifférent, on a affaire à une peinture habitée où règne une atmosphère mystérieuse et feutrée. Expressif et tourmenté, son travail révèle des paysages où l’on distingue par moment des silhouettes énigmatiques semant de plus belle le trouble aussi bien dans le temps que dans l’histoire. n M.G. JULIEN PARSY, DU 2 FÉVRIER AU 12 MAI, GALERIE DU VILLAGE D’ARTISTES, RABLAY-SUR-LAYON.

© JEAN-FRANÇOIS RAUZIER, 2012

HTTP://VILLAGEDARTISTES.CANALBLOG.COM/

Arches Réalité recomposée Aussitôt séduisant, le travail de Jean-François Rauzier vient explorer le caractère objectif de la photographie, d’une part, tout en jouant avec les champs ouverts par le numérique d’autre part. Ainsi, Rauzier compose des mondes incroyablement réels où se côtoient une multitude d’éléments réunis sous un procédé qu’il nomme lui-même « hyperphoto ». Rappelant aussi bien le cinéma que la peinture, de la science-fiction au surréalisme, ses compositions sont une convocation au rêve dont la précision des détails est tout simplement fascinante. n M.G. JEAN-FRANÇOIS RAUZIER, ARCHES, DU 26 JANVIER AU 31 MARS, PALAIS DES ARTS ET DU FESTIVAL, DINARD.

Briac leprêtre Exposition photographique du 1 février au 23 mars 2013 Vernissage le 31 janvier à 19h galerie melanieRio, 34 bd guist’hau, 44000 nantes www.rgalerie.com / info@rgalerie.com / 02 40 89 20 40 horaires d’ouverture : du mercredi au vendredi de 15h à 19h le samedi de 14h à 18h et sur rendez vous


EXPOSITIONS Bungalow Royal Banalités factices

THEO MERCIER - J’AI PEUR DES LIVRES (DÉTAIL) 2012 © MARC DOMAGE

Briac Leprêtre impressionne et touche par son travail sculptural pour cette nouvelle exposition. n Jonglant entre aquarelles et sculptures, il révèle l’ordinaire. Ses peintures témoignent en effet de scènes banales et quotidiennes, tirées d’un cadrage photographique, montrant un chien sur un trottoir, un couple de personnes âgées dans le train ou des ados avachis sur un canapé. Ces moments de vie se trouvent alors traités comme de grands sujets. Ses sculptures, quant à elles, reprennent volontiers les allures d’un plongeoir ou d’une charpente de pavillon de banlieue. Et lorsqu’il restitue un intérieur bourgeois, il s’avère qu’il est constitué de polystyrène, matériau quelconque dont il renverse alors la compréhension et l’usage entre l’artificiel et, malgré tout, le fonctionnel. Le projet présenté à la galerie Melanie Rio reprendra ces idées d’habitat et d’architecture où s’inviteront le factice et l’absurde. Aux maquettes de résine et béton s’ajoutera notamment une peinture, mais aussi une vidéo. n MG BUNGALOW ROYAL, DU 1ER FÉVRIER AU 23 MARS, GALERIE MÉLANIE RIO, NANTES. WWW.RGALERIE.COM

Le Grand Mess Arrivé dans l’art sur le tard, Theo Mercier a fait carton plein en 2010 avec « Le Solitaire », une pièce très remarquée au sein de l’exposition parisienne Dynasty. n Avec ses trois mètres de haut et son allure mi-angoissante, mi-absurde, « Le Solitaire » a d’entrée de jeu annoncé la couleur. Ce jeune artiste que l’on vend abusivement comme autodidacte, n’est certes pas sorti des BeauxArts mais d’une école de design industriel tout en passant par la case Matthew Barney avant d’être désigné coup de cœur du jury du prix HSBC pour la photographie. Pas vraiment étonnant donc de voir Theo Mercier multiplier les projets tandis qu’il prendra, d’ici quelques mois, ses quartiers à la villa Medicis en tant que nouveau pensionnaire. Rapidement, il a su s’imposer parmi les plasticiens qui comptent, fort de références drôles ou morbides, flamboyantes mais humbles. Exerçant une fascination certaine pour le mort ou les catastrophes naturelles, on trouve totems autoritaires à tête de Roswell, faucheuse juchée sur une banane ou squelettes claudicants joyeusement réunis dans l’humour et le trucage charmant. Il s’arrête au lieu unique avec, notamment, de nouvelles pièces dont il serait dommage de se priver. n Marie Groneau THEO MERCIER, LE GRAND MESS, DU 2 MARS AU 28 AVRIL, LE LIEU UNIQUE, NANTES. WWW.LELIEUUNIQUE.COM

DR

Mort en toc

Too web or not to web Fil conducteur Pour sa dixième édition, la triennale internationale du mini-textile aborde l’époque contemporaine au travers du thème « Too web or not to web ». Fruit d’un concours, l’exposition, présentée au musée de la tapisserie contemporaine d’Angers, propose alors les réalisations de 68 artistes provenant d’une vingtaine de pays. Si le terme « tapisserie » vous fait peur, essayez quand même : les ouvrages sélectionnés font preuve de qualités plastiques saisissantes, démontrant que le textile aussi peut être créatif et tisser du sens avec son époque. n MG TOO WEB OR NOT TO WEB, JUSQU’AU 20 MAI, MUSÉE JEAN LURÇAT ET DE LA TAPISSERIE CONTEMPORAINE, ANGERS. WWW.MUSEES.ANGERS.FR


EXPOSITIONS L’Éveil des sakura VINCENT CARLIER, LOTOSAÈDRE, 2011

Décalage poétique

Vincent Carlier Superhéros du quotidien La Chapelle des Calvairiennes confie ses clés au sculpteur Vincent Carlier qui se distingue par sa faculté à rendre accessible l’extraordinaire. Ainsi, il propose des solutions pour préserver la calotte glacière, pêcher dans les abysses grâce à une canne à pêche de plus de 10 000 mètres et parvient aussi à traverser l’Atlantique à la rame depuis son salon, à bord de son aviron indoor. Soyez réaliste, demandez-lui l’impossible. n MG CARTE BLANCHE À VINCENT CARLIER, DU 16 FÉVRIER AU 31 MARS, LA CHAPELLE DES CALVAIRIENNES, MAYENNE. WWW.CHAPELLEDESCALVAIRIENNES-MAYENNE.COM

Stately, Yes Le début de la fin Stately est le premier mot de L’Ulysse de James Joyce, Yes, le dernier. À la manière du premier et dernier mot d’un livre, les génériques amorcent et clôturent les films, émission, séries, etc. Outre la liste de noms, ils sont la manière d’accrocher le spectateur dès le début et de lui glisser une musique entêtante. Dispositif au cœur de l’industrie hollywoodienne, qui n’a cessé d’évoluer, et qui, de par le monde, continue de faire rêver. n C.J. Avec les œuvres de Pascal Bircher, Roderick Buchanan, Gaëlle Cintré, Jordi Colomer, franckDavid, Jack Goldstein, Runa Islam, Pierre Joseph, Christophe Herreros, Pierre Leguillon, Jordan Wolfson, Dorit Margreiter/ Mathias Poledna/Heimo Zobernig. STATELY, YES, DU 18 JANVIER AU 22 FÉVRIER, GALERIE D’OLLONE, ÉCOLE SUPÉRIEURE DES BEAUX-ARTS, ANGERS. WWW.ESBA-TALM.FR

L’expo résulte d’une carte blanche laissée au réseau d’artistes, collectif R (Laurent Moriceau, Béatrice Dacher et Michel Gerson), et permet de découvrir deux artistes singuliers, Jean Bonichon et Adrien Guigon. Le premier développe des pièces narratives aussi poétiques que décalées. Ici, on retrouvera, entre autres, un géant d’asphalte. Le deuxième se définit comme un « flaneur urbain » dont les explorations du quotidien le conduisent à utiliser tous les médiums, plâtre, cartons, numérique pour intervenir sur et autour des situations ou objets qui nous entourent. n C.J. L’ÉVEIL DES SAKURA, DU 10 JANVIER AU 2 MARS, GALERIE 5, ANGERS. HTTP://BU.UNIV-ANGERS.FR/PAGE/GALERIE-5


DOS À DOS

yrual iht ellver am nl’in so w tervie ...

Pourquoi toutes les miss veulentelles la paix dans le monde ? n Ce n’est

KOSTAR PHOTO / GREGG BRÉHIN POUR

pas le message que j’ai prôné. En tant que surfeuse, j’étais davantage pour la protection des espèces marines.

Lorsqu’on tape “ Laury Thilleman nue ” sur Google, il y a plus de 100 000 résultats. Ça vous inspire quoi ? n Je

crois que c’est la recherche qui fait le plus de résultats. Bon après, c’est pareil pour toutes les miss. Les gens cherchent toujours la photo ou la vidéo hot. Ils n’ont rien trouvé à mon sujet. J’en suis assez fière.

Un défaut que vous n’avez jamais avoué ? n Je suis

possessive.

Entre le Trop belle pour toi de Bertrand Blier ou le « encore plus bonne que la plus bonne de tes copines » de NTM, que choisissez-vous ? n JoeyStarr

évidemment ! n

Vous êtes de Brest. Ce n’est pas un peu la loose ? n Bien sûr que

non ! On dit que Brest, c’est le bout du monde. Je crois que c’est surtout le début de la terre.

PA G E 0 7 0

K O S TA R

SAISON 07 / NUMÉRO 34

FÉVRIER - MARS 2013


PLONK et REPLONK HELVETES UNDERGROUND

EXPOSITION MONDES PARALLELES DE CHEZ NOUS

Du samedi 16 février au dimanche 17 mars Gare d’Anjou et médiathèque (Rue Jean Macé), Saint-Sébastien-sur-Loire

02 40 80 86 05 www.saintsebastien.fr

DERNIER THÉ A BADEN DABEN Spectacle de/par/donc /Plonk & Replonk Mardi 19 mars à 20h L’Embarcadère (Rue Marie Curie), Saint-Sébastien-sur-Loire


EN REGION DES PAYS DE LA LOIRE 25/26/27 janvier 2013

L’heure exquise Musique française et espagnole

SAGA ILLICO 06 87 54 38 89 - Création LM Artis Y&R Illustrations : Patrick Clouet. Crédit photos : Getty Images, Fotolia et Shutterstock

eries Ouverture des billett 3 samedi 5 janvier 201 mmation sur Toute la progra sdelaloire.fr www.culture.pay

LAVAL • LA FLÈCHE • SABLÉ-SUR-SARTHE CHOLET • FONTEVRAUD • SAUMUR • CHALLANS • FONTENAY-LE-COMTE LA ROCHE-SUR-YON • SAINT-NAZAIRE

La Folle Journée en région des Pays de la Loire est une manifestation culturelle conçue par le CREA qui en assure la programmation artistique, initiée par la Ville de Nantes et produite par la Région des Pays de la Loire.


KOSTAR # 34