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SAISON 05

N° 23

no v e m b r e - d é c e m b r e 2 0 1 0

www.kostar.fr FR EE


4 au 20 NOVEMBRE 2010

Mettre en Scène

©DR

RENNES MÉTROPOLE / QUIMPER / LANNION

THÉÂTRE NATIONAL DE BRETAGNE / RENNES renseignements 02 99 31 12 31 www.t-n-b.fr


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saison 05 / NUMÉRO 23

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kos t a r pa r l e m e nu

chatroom n Ramzy / P3 le k de kostar n Ben l’Oncle Soul / P8 Les objets du désir n / P10 Shopping n À la petite semelle… / P12 Georges, marché des créateurs / P14 Buzz éclair n P16 chef oui chef n Grégory Pottier / P18 Au tour de la table n Lait goût et lait couleur / P19 Archi n Tetrarc / P20 Guide me five n P22 Street where ? n Modes hair / P24 TêteS de série n Les Loriot-Mélia / P29 Rhum for Pauline / P30 Esther Aumatell / Djak / P32 Julie Pillet & Laurent Bourquin / P33 Sur son 31 n P31 Portefeuille mode n We are never alone par Nicolas Normand / P34 entretiens n Rachida Brakni / P40 Portefeuille n Dossier Face Book way of art + carte blanche à Baptiste Péron / P44 Le moi dernier n par Pierrick Sorin / P50 une ville ailleurs n Reykjavik par Gablé / P52 Guide Kostar n P55 Expos, spectacles, soirées, festivals… à Angers, Nantes, Rennes et plus loin. BD n Les anectodes urbaines d’Aristide & Max par Jules & Tom / P66

illustration du sommaire # 23 sortie de livre Le roi qui n’a rien, n site www.charles-dutertre.fr

olga f yref Bold Voyages SAISO

N 05

NUMÉ

RO 22

SEPTE

MBRE

N° 23

SAISON 05

NOVEMBRE-

DÉCEMBRE

2010

© Charles dutertre pour Kostar

chez Gallimard Jeunesse, texte d’Alex Cousseau.

www.kostar.fr FREE

star.fr FREE

www.ko

2010

et autres (4) investigations 22 octobre 2010 2 janvier 2011

NOVEMBRE-

DÉCEMBRE

2010

en couverture

NUMÉRO 23 SAISON 05 /

mUSée DeS BeAux-ARTS De NANTeS

uxarts.nantes.fr

www.museedesbea

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K O S TA R

Modèle : Léa n Photographe pour la saison Yann Peucat © Atelier PUZZLE (Rennes) n

K O S TA R

collection de l’artiste of Design™ devenirs, 2008 - 2010, - Photographie : C. CLOS. Lords Olga Boldyreff, Les - Musée des Beaux-Arts © Ville de Nantes

chapelle de l’oratoire

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2010/2011 :


Loriot & Mélia, Les Rengorgés, 2008 (détail)


q ui fai t q uoi ?

illustration de l’ours # 23

© Lamèrekipu pour Kostar

les 12,13 et 14 novembre : Georges, Marché de Créateurs au Lieu Unique Nantes. Les 19 et 20 novembre : Little Market, Marché de Créateurs au Little Bazar, Nantes n Boutique en Ligne http://leshopdelamerekipu.bigcartel.com/ Marchés de créateurs

KOSTAR est édité par Médias Côte Ouest, SARL de presse au capital de 30 794,70 euros

GRAPHISTES / Illustrateurs / plasticiens n Charles Dutertre, Jules & Tom, Lamèrekipu, Baptiste Péron.

Directeur de la publication n Patrick Thibault coordination rédaction n Arnaud Bénureau Graphisme et maquette n Damien Chauveau.

Styliste n Aurélie Provost.

Développement n Julien Coudreuse, Patrick Thibault. Publicité pub@kostar.fr SECRÉTAIRE DE RÉDACTION n Cécile You COMPTABILITÉ n Bénédicte Da Costa

modèles n Léa.

Mannequins n Nicolas Prévost, Laura Tanguy. Remerciements n Emilie, Candice, Gablé, Thierry Lounas, Camille Royer, Wild Horse - Nantes, tous nos annonceurs.

Rédaction redaction@kostar.fr Studio graphique damien@mcomedia.fr Merci à tous ceux qui ont participé à ce numéro.

n Imprimé en CEE n Dépôt légal à parution n © Kostar 2010 n

Rédacteurs n Arnaud Bénureau, Vincent Braud, Christophe Cesbron, Camille Chapleau, Julien Coudreuse, Antonin Druart, Gablé, Marie Groneau, Jean-Claude Le Berre, Mathieu Perrichet, Pierrick Sorin, Patrick Thibault.

www.myspace.com/kostar_graphik Kostar sur Facebook

Photographes n Arnaud Baraer, Stéphane Chalmeau, Ludovic Failler, Gablé, Tangui Jossic, Christophe Martin, Philippe Millet, Nicolas Normand, Yann Peucat, Gildas Raffenel, Ernest Sarino Mandap, Pierrick Sorin.

www.kostar.fr

Tous droits de reproduction réservés. Le contenu des articles n’engage que leurs auteurs. Les manuscrits et documents publiés ne sont pas renvoyés. n Abonnement annuel 30 euros.

Médias Côte Ouest, 4 rue Vauban, 44000 Nantes n + 33 (0)2 40 47 74 75. ISSN : 1955-6764

Nos lecteurs et internautes sont informés que l’envoi à la rédaction, par leurs soins, de photographies représentant leur image et destinées à être publiées au sein de la rubrique « Sur son 31 », entraînent de facto leur acceptation : pour diffusion au sein du magazine « KOSTAR » édité par la société « Médias Côte Ouest », pour diffusion au sein des plateformes numériques « www.kostar.fr » et « www.myspace.com/kostar_graphik ». Cette autorisation est valable sans limitation de durée. La rédaction s’engage en contrepartie à ce que les éventuels commentaires ou légendes accompagnant la reproduction ou la représentation de ces photographies ne portent en aucune façon atteinte à leur réputation ou à leur vie privée. PA G E 0 6

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un e p e r sonnali t é à la m o d e pa r l e d e m o d e

Ben

L’Oncle Soul

« Un string sous un slim, ça, jamais ! » Texte / Julien Coudreuse

photo / Yann Peucat pour Kostar

Pensez-vous avoir le costume de l’emploi ? n Je pense que oui ! Comment décririez-vous votre style ? n Un tantinet vintage, mais un tantinet plus détendu que dans les 60’s, vu qu’ils étaient quand même vachement tirés à quatre épingles. Il y a des pièces de l’époque que je trouve vraiment magnifiques, que j’assemble avec des trucs un peu plus relax type baskets... À quel âge avez-vous adopté ce style ? n Vers 14 ans je dirais. J’étais un peu marginal déjà à l’époque. En fait, mon surnom Oncle Ben vient de là. Je fouillais dans les tiroirs de mon grand-père. Un jour, j’ai trouvé un nœud pap’, et je suis allé à l’école avec. Petite chemise à carreau, bretelles et nœud pap’. Ce n’était pas tous les jours, mais c’est un truc que je faisais de temps en temps. Vos habits sont-ils les mêmes, à la scène et à la ville ? n Carrément. Je n’ai pas d’autres vêtements que ceux que je porte sur scène. Plus jeune, à qui vous êtes-vous identifié niveau look ? n À tous mes pères spirituels en musique: Ray Charles, Stevie Wonder, tous super élégants, Marvin Gaye également. Bon là, c’est pareil, il faut faire des choix. La veste à paillettes rouge, je n’ai jamais été trop adepte. Mais le col roulé en lycra marron, avec le pantalon de velours vert bouteille et des petites chaussures à gland en cuir, je dis oui ! C’est soul à souhait.

grand chose... J’ai toujours été un grand timide. Si je m’habillais avec des nœuds pap’ à 14 ans, si je faisais des blagues tout le temps, c’était un peu pour casser une grosse forme de timidité. Y a-t-il des gens à qui vous souhaiteriez tailler un costard ? n (Rires) Il y en a beaucoup, mais je préfère laisser ça aux tailleurs ! Vous vous êtes fait tatouer « Motown » sur le poignet.... n Je me suis fait ce tatouage il y a 7 mois, après avoir signé sur le label. Je suis tellement content de l’avoir intégré. C’est le tampon qu’il y avait sur tous les disques que j’écoutais. Je suis super fier. D’autant qu’il s’agit de Motown France, où je me sens encore plus chez moi. En vérité, ça aurait été énorme de signer chez Motown US, mais je me sens foncièrement Français, et j’ai l’impression d’apporter quelque chose que personne n’a jamais fait : de la soul en français. Comment faire pour être rétro sans être kitch ? n Assumer son style à fond. Je crois que ça ne tient qu’à ça.

Avez-vous déjà retourné votre veste ? n En général, quand j’ai un avis, je l’ai pesé avant et je n’en change pas. Vous êtes-vous déjà pris une veste ? n Pas tant que ça ! Bon, à vrai dire, je n’ai jamais tenté

Avez-vous été approché par des marques pour les représenter ? n Par Adidas qui me supporte depuis un moment. Ils aiment bien le projet, ils me filent des pompes quand j’en ai besoin. C’est plutôt cool. Après, il y a des marques comme Franklin & Marshall, plus académiques, pour étudiants à Harvard, que j’aime beaucoup aussi, dans le délire Carlton, Prince de Bel-Air. Quel vêtement ne porterez-vous jamais ? n Un string. Ou un slim ! Impossible. En fait, un string sous un slim, ça, jamais ! n

BEN L’ONCLE SOUL Nominé pour le Prix Constantin 2010, Ben L’Oncle Soul est le phénomène de cette année. Sparring-partner élégant pour Oxmo Puccino et Hocus Pocus, il a gagné le public avec sa reprise de l’hymne rock des White Stripe : Seven Nation Army. n Le 11 novembre, BeBop Festival, Le Mans. le 25 novembre, 6 par 4, Laval. le 1er décembre, Espace culturel Capellia, La Chapelle-sur-Erdre. le 3 décembre, L’Échonova, Saint-Avé. le 4 décembre, Cabaret Vauban, Brest. PA G E 0 8

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Bijoux Sophie x Lacoste Sous les doigts de fée de Sophie Lévy, l’indétrônable petit crocodile vert Lacoste se transforme en bijou. Crocodile rose strass monté sur broche ou bracelet de perles… Quoiqu’il en soit, le crocodile n’est plus un vilain animal ! n www.lesbijouxdesophie.com

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Le nœud papill rbe nœud preuve : ce supe aux hommes. La d de poule pie tif mo , op liste Ap papillon de la sty tours de les s tou à s’adaptera et centre tricolore ic ou décalée ! n ch e iré so ne d’u cou. À porter lors

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à la petite semelle... sélection _Aurélie provost

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bo ttine lise lindv ig

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co o lsh o e

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om o r w o sh 25 novembre 2010 : Parution du livre : L’Olympic – Club de Nantes À l’occasion de la dernière saison place Jean-Macé, L’Olympic retrace son histoire et par conséquent celle d’une belle partie des musiques actuelles passées par Nantes en publiant un livre, disponible dans toutes les bonnes librairies fin novembre 2010 et sur www.olympic.asso.fr

©photo : Ludo Failler

« L’Olympic : Club de Nantes » Préface de Dominique A. Rédaction : Sylvain Chantal Mise en page : Gregg Bréhin Format 23,5 x 23,5 cm / 208 pages - 25,90 € Jusqu’au 21 novembre, souscription à prix  canon !  19,90 € au lieu de 25,90 € le livre + la soirée privée souscripteurs le 25 novembre à 19h à L’Olympic : apéro + concert The Bewitched Hands + Rhum for Pauline ( pop rock folk ) Souscription : livre@olympic.asso.fr / Tél. 02 51 80 60 80 / www.olympic.asso.fr

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1 _L e b o t D e s i g n _ S i è ge rail n 2_Min i mo _Sac Tig rad o n 3_Ku dal_Sac portab le c u ir n 4_Béatr ic e M y s e l f _ S a c n 5 _ S tép h an e Ch o q uet_Pi ed d e table n 6_Les pingou ins_Collier Pau la n 7_Atelier P o ly h e d r e _ M u g S h o t flash n 8_Mad ame Mo _Ko in o bo ri n 9_Les femmes à b ar b es_b r ac elet r ou ge n 1 0 _ C h i c S h e e p _Gilet en fan t n 11_Jo sép h i n e Gravis_Sw eat n 12_James Lassey _Ak 47 en c u ir PA G E 0 1 4

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c e e t c e ux q ui c o m p t e n t aujou r d ’ h ui

JOSPÉHINE GRAVIS

photo Gildas raffenel

Ils sont parmis nous. Vous ne le savez peut-être pas, mais les extra-terrestres sont chez nous depuis les années 70. À titre d’exemple, Joséphine Gravis gravite en orbite autour de la planète Rennes depuis maintenant un petit moment, traquant les fautes de goûts humanoïdes, machine à coudre spatiotemporelle au poing. n Après nous avoir promenés dans les bois pendant que le look y était, voici qu’elle s’attaque à une part majeure de la contre-culture U.S., à savoir la S.F. old school à base de pyjamas moulants et de combis en alu. n Bien sûr, la styliste rend élégant ce kitsch de survie, « futur du passé », tout en lignes géométriques et coupes structurées. Le robotique Courrèges et l’alien Paco Rabane ne sont pas très loin. OVNI soit qui mal y pense. n http://josephinegravisblog.blogspot.com

L’OLYMPIC : CLUB DE NANTES En 2011, la salle nantaise dédiée aux musiques actuelles va fermer. À cette occasion, le livre L’Olympic : club de Nantes écrit par le journaliste Sylvain Chantal (Paplar) et préfacé par Dominique A revient sur tout un pan de la culture “made in Nantes”. Richement illustré et rythmé par de nombreuses interviews et anecdotes, cet ouvrage de plus de 200 pages sera disponible dès le 26 novembre prochain. n www.olympic.asso.fr

ÉGLISE À VENDRE

DR

À Angers, l’ex-footballeur Steve Savidan a transformé une église en un bar-restaurant branché : le K9. De même que les palais de justice se transforment en hôtel de luxe (cf la chaîne Radisson à Nantes), le patrimoine religieux est à vendre. Toujours à Nantes, la chapelle de la rue Frédéric Caillaud, à proximité du Jardin des Plantes, va être aménagée en hôtel atypique dont l’ouverture est prévue pour fin 2011. n PA G E 0 1 6

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un c uisini e r su r l e g r ill

Grégory Pottier Interview / Vincent Braud

photos / Philippe Millet pour Kostar

Vite, bien, agréable. Sébastien Flageul qui gère la maison et la cave et Grégory Pottier en cuisine partagent une même passion pour le travail bien fait. Et c’est un bonheur. L’adresse est rennaise et vous êtes Breton. Pour autant, la cuisine est un voyage… n Mais j’ai voyagé ! J’ai travaillé au Sketch à Londres pour Pierre Gagnaire ou encore à La Bastide de Jacques Chibois à Grasse avant de revenir sur mes terres. Pendant quatre ans, j’ai été second au Saison à Saint-Grégoire. Votre secret d’une cuisine réussie ? n Le produit et encore le produit. Viandes comme poissons sont d’origine française. Ce n’est pas du chauvinisme. J’aime simplement travailler ce que je connais bien et dont je peux vérifier l’origine et la qualité. PA G E 0 1 8

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Comment faites-vous pour avoir un menu du marché à 18 e de cette qualité ? n Pour ce prix, il y a entrée, plat et dessert. Même un déjeuner de travail doit être un bon moment. Et je m’attache à ce que la présentation soit aussi belle que la cuisine est bonne. Un plaisir renouvelé aussi au fil du temps ? n Chaque saison apporte ses produits. Le menu découverte (27 €, NDLR) change tous les mois et demi. Pour coller au plus près à ce qu’on trouve sur les marchés. n L’Autre Sens, rue Armand Rémillon, Rennes. www.autre-sens.fr

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Un vin Un Costières de Nîmes, Château d’Or et de Gueule.

Un plat Dorade pochée à l’anis, sucs d’orange et ronde de Nice.


nous c ’ e s t l e go û t

© nidE

produit par...

ÉDOUARD SET

Créé en1998 par Hervé Thomazo, chef étoilé au Michelin, Édouard Set s’implante aujourd’hui au cœur du triangle d’or de la haute ville : les rues Racine, Cassini et Franklin. Dans une luxueuse boîte noire imaginée par la jeune agence d’architecture intérieure nidE, Édouard Set propose des produits de saison, pour cocktails ou repas. Parallèlement à ses plats salés ou sucrés à emporter et son espace cave, le chef propose ses Set Box permettant de suivre un cours de cuisine ou d’œnologie. Édouard Set est ouvert tous les jours et même le dimanche matin. n

Lait goût & lait couleur texte et photo / Jean-Claude Le Berre

Quoi ? La vache bretonne pie-noir, plus petite vache du monde, a failli disparaître. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le troupeau de vaches bretonnes était pourtant l’un des plus importants de France : quelque 700 000 vaches mères. Depuis 1976, grâce à un plan de sauvegarde, la race est tirée d’affaire et compte 1 600 mères.

Édouard Set, 6 rue Racine, Nantes. www.edouardset.com

Pour quoi faire ?

Mais encore ? Le lait de bretonne pie-noir permet aussi de confectionner des tommes, des fromages à pâte cuite. Et les éleveurs de bretonnes pie-noir ont de l’imagination : deux fermes (*) proposent une tomme cuite ensemencée au gwell et affinée entre 24 et 30 mois. Cela donne un fromage qui se situe entre le comté et le parmesan. À déguster sans modération. n La vache bretonne pie-noir fait partie des sentinelles Slow Food, créées pour accompagner les petits producteurs et sauver les productions artisanales de qualité. n (*) Il s’agit de la ferme du Bois Joubert de Donges qui propose sur le marché de Talensac, la Luna, baptisée ainsi par les visiteurs lors des Goûts Uniques en septembre dernier et de la Ferme des Sept Chemins au Dresny qui va proposer prochainement sa tomme de Noël de 30 mois d’affinage. C’est en partenariat avec Slow food que sont organisés les Ateliers du goût au lieu unique (www.lelieuunique.com) à Nantes et au Quai (www.lequai-angers.eu) à Angers.

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© Christophe martin

La Bretagne, réputée pour ses gâteaux pur beurre, le doit au lait de cette vache, riche en crème et donc très favorable au beurre. Mais ce lait donne aussi un autre produit varié en saveurs : le gwell. C’est du lait fermenté, obtenu par ré-ensemencement du lait de la traite du jour par les levains naturels, contenus dans le gwell de la veille.

Aux P’tits Oignons

Venir s’asseoir à la table de Nicolas et Anne Ruau, c’est découvrir que poêlons et cocottes riment aussi avec raffinement. Ici on aime la cuisine canaille, mais on aime également marier la tradition à la modernité. On se laissera donc facilement séduire par le foie gras au vin rouge épicé, le Parmentier de joue de bœuf à la patate douce et la tarte blanc-manger et myrtilles. Parfait pour la saison ! n Aux P’tits Oignons, 14 Rue Cordelle, Angers

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é t a t d e s li e ux

LA MAISON DES ARTS SAINT-HERBLAIN (44) TeTRARC

photos / stéphane chalmeau

La Maison des Arts, conçue par l’agence nantaise Tetrarc (La Fabrique, restructuration du musée Dobrée, aménagement du pavillon français de l’Exposition Universelle de Hanovre en 2000), a pour ambition de centraliser les différents aspects culturels et artistiques de la Ville. Musique, arts plastiques et numériques, bibliothèque multimédia… n Le projet souhaite illustrer le paradoxe de cette maison. Les différents matériaux utilisés symbolisant l’éloignement et l’union à l’image de ces arts multiples et divers mêlés entre eux au sein d’un même lieu. n Espace ouvert, espace de formation, de création, la Ville souhaite en faire un endroit propice au lien social. Cette opération prend racine dans le projet de renouvellement urbain de Bellevue dont le but est de revaloriser l’image du quartier. n www.tetrarc.fr PA G E 0 2 0

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ou 5 é v é n e m e n t s in c on t ou r na b l e s e n plus ou m oins 5 0 m o t s

JAMAÏCA

D’abord nommé Poney Poney, Jamaïca s’inscrit dans la même lignée que Phoenix ou Justice. Sous l’aile protectrice de Xavier de Rosnay (Justice), et grâce à sa musique électro rock, le duo incarne ce savoir-faire français tant envié : la French Touch. Un son mélodieux et punchy, telle est la recette de ce groupe déjà promis à un bel avenir. n

FREDERIK PEETERS

Le 20 novembre, L’Antipode MJC, Rennes www.antipode-mjc.com

La Flûte enchantée

Il y a Lupus, Pachyderme ou Koma. Malgré tout, l’auteur suisse a mis sa claque à tout le monde avec Pilules Bleues, roman graphique, autobiographique et poignant. Cette love story décrit sa relation amoureuse avec une femme atteinte par le VIH. n

C’est de l’Opéra, c’est Mozart. Mais ce n’est pas ce que vous imaginez. Le théâtre de Marionnettes de Nuremberg Thalias Kompagnons dépoussière l’œuvre pour en faire un spectacle bluffant pour mélomanes apprentis ou avertis. À voir en famille. n Le 2/12, le Life, Saint-Nazaire. www.lefanal.fr – Le 3/12, THÉÂTRE MUNICIPAL, REZÉ. www.LARCAREZE.fr – Les 4 et 5/12, LE GRAND R, LA ROCHESUR-YON. WWW.LEGRANDR.COM – le 7/12, théâtre des ursulines, chateau-gontier . www.le-carre.org – Les 8 et 9/12, Grand Théâtre, Angers. www.lequai-angers.eu

Le 7 décembre, Médiathèque Diderot, Rezé. http://bibliotheque. mairie-reze.fr

Yakich et Poupatchée

le 8 décembre, Librairie L’Index, Nantes. www.librairielindex.com

© Stéphane Tasse

Après le succès quasi planétaire de Yaacobi et Leidental, on attend beaucoup des retrouvailles entre Frédéric Bélier Garcia et l’auteur israélien Hanokh Levin. Yakich et Poupatchée est une comédie crue avec « beaucoup de musique, pas mal de bruit et de cascades, du théâtre grand format imaginaire ». n Du 12 au 25 novembre, Le Quai, Angers. www.lequai-angers.eu

RACHEL KOLLY D’ALBA

En mars 2011, le nouveau disque de la violoniste suisse, en soliste auprès des chefs Jean-Jacques Kantorow et John Axelrod et consacré à la musique française, sortira chez Warner Classics. En attendant, elle est l’invitée de l’ONPL pour un programme autour de Brahms. n Les 21 et 26 novembre, Centre des Congrès, Angers Les 22 et 23 novembre, La Cité Nantes Events Center, Nantes. Le 27 novembre, Théâtre des Ursulines, Château-Gontier. www.onpl.fr PA G E 0 2 2

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tir de à par

S

9 AN

Làng Tôi, mon village Du vendredi 17 au mardi 21 décembre 2010 - Le Grand T Conception du projet, coordination et composition musicale Nhat Ly Nguyen Production déléguée Jean Luc Larguier-Interarts Production exécutive et coordination Chantal Larguier-Scènes de la Terre Coproduction Le Cirque national du Vietnam (Hanoï), L’Espace Malraux Scène nationale Chambéry, Le Musée du quai Branly, La Coupole Scène nationale de Sénart, Le Théâtre national Bordeaux-Aquitaine.

www.legrandT.fr

02 51 88 25 25

Photo Phuong Nguyen

En collaboration avec Le Festival Zomer Van Antwerpen, Le Théâtre en Dracénie Draguignan, Scènes du Jura, Le Festival international de Madrid, Le Quartz Scène nationale de Brest, Le Théâtre Anne de Bretagne Vannes, La Coursive Scène nationale de La Rochelle, Le Théâtre de Caen, La Scène nationale de Bayonne - Sud Aquitain, Le Théâtre Olympia Scène conventionnée d’Arcachon, London Mime Festival, Le Channel Scène nationale de Calais, Equinoxe Scène nationale de Châteauroux. Avec le soutien du Service culturel de l’Ambassade de France à Hanoï et de l’Espace centre culturel français de Hanoï.


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LES LORIOT-MÉLIA DEUX DRÔLES D’OISEAUX Texte / Christophe Cesbron

photo / Christophe Martin pour Kostar

Couple dans la vie, duo dans le travail, Chantal Mélia et François Loriot ont adopté comme nom Les Loriot-Mélia, créant par ce trait d’union et l’utilisation du pluriel, une « identité multiple », mettant face à face un nom d’oiseau et un nom d’arbre, démontrant, s’il en était besoin, leur goût de l’assemblage. C’est un soir de 1992, qu’un micro-événement allait servir de déclencheur à leur démarche artistique : « Le hasard a voulu que l’on repère, ensemble, sur le mur, une très extraordinaire tache de lumière. Subjugués par le mystère de cette tache, nous sommes restés un long moment à la décrypter. L’énigme fut résolue lorsque l’on vit le chat s’étirer : il s’était endormi en cachant une partie du miroir posé sur le lit encombré d’objets divers. Le chat sauta, l’image disparut, le mirage était fini ». n Il y a, dans cette anecdote, rapportée par la revue Espace en 1998, la genèse d’un travail. Il y a également les grands principes qui allaient définir leur processus créatif : le hasard, le regard sur le monde quotidien, les reflets, l’illusion des images, la résolution de l’énigme, le mouvement. Les Loriot-Mélia sont des manipulateurs espiègles, ingénieurs-

poètes, créateurs de mirages… Multipliant les sources lumineuses, les jeux de lentilles, les morceaux de miroirs, les emballages plastiques, les filtres et autres objets disparates, ils réussissent à faire naître, par incidence, une image « incroyable » qui, « comme par magie » vient se projeter sur le mur ou sur notre rétine. n Ils cultivent avec malice un certain paradoxe de la vision, jouant de cet écart entre le réel et le visuel, bousculant les grilles de lecture, donnant au reflet des choses une dimension tout à fait inattendue. « Il faut voir chacune de nos productions comme un mille-feuilles, il y a plusieurs entrées possibles : des strates qui ont à voir avec un certain plaisir rétinien, d’autres qui portent le regard sur l’histoire de l’art, le chaos, notre société… C’est une histoire de point de vue ». n www.loriotmelia.com

Loriot & Mélia, Vu-pas-vu Invités par le Musée des beaux-arts d’Angers, les Loriot-Mélia présentent plus de trente œuvres dont treize inédites. Le parcours est saisissant, proposant un ensemble de dispositifs plus malicieux les uns que les autres. Au cœur de l’exposition, la salle des batailles détourne avec irrévérence et humour la « Grande peinture d’histoire », genre incontournable des grands musées d’art. n Jusqu’au 13 mars, Musée des beaux-arts, Angers. www.musees.angers.fr PA G E 0 2 9

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RHUM FOR PAULINE

Pauline, carton ! Texte / Arnaud Bénureau

Photo / Ludovic Failler pour Kostar

Après des débuts en duo, Rhum for Pauline, c’est aujourd’hui quatre garçons plein d’avenir venant de sortir un premier mini album sur le label des Minitel Rose et amenant un vent de folie sur la planète pop. FUTUR En sortant l’album de Rhum for Pauline, Futur, label créé en 2008 par deux Minitel Rose, prouve qu’il ne défend pas uniquement une esthétique électro. Un disque de hip hop a même failli voir le jour. Pour l’heure, le label défend Rhum for Pauline, Minitel Rose, Collège et Pégase. n www.futur-records.com PA G E 0 3 0

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Ne surtout pas tourner le problème dans tous les sens pour chercher la formule de politesse qui va bien. La première vie de Rhum for Pauline nous était passée complètement au-dessus de la tête. Hier duo, aujourd’hui quatuor aux doigts d’or, les jeunes Nantais, à peine 21 ans de moyenne d’âge, ont su mettre un joli coup de pied dans les fesses de leur pop à la base tranquille. En multipliant par deux leur chance au grattage, Romain, Émile, Pol et Thibaud ont gagné au tirage une musique dans l’air du temps, capable de fédérer les enfants du rock et ceux de Pedro Winter. n Avec Miami, mini album s’ouvrant avec Walker’s Lament, hymne pop imparable, les garçons proposent une photographie de ce Rhum for Pauline 2.0 : « C’est un recueil de tout ce que nous faisons depuis que nous sommes tous les quatre. Même s’il est bourré d’erreurs, il fallait qu’on sorte quelque chose. On l’a fait avec zéro argent. saison 0 5 / N U MÉR O 2 3

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Michenaud nous a prêté des micros. Raphael “Pégase” l’a mixé et Anoraak, masterisé ». Élevés à l’indie rock, au rock prog et au garage punk, les Nantais sont les révélateurs d’une époque qui ne connaît plus de frontières musicales. Pour preuve, Rhum for Pauline a intégré l’écurie électro Futur. « Sur Miami, c’est davantage la touche de Pégase que celle du label qu’on ressent. Il a su masquer les mauvais enregistrements par des effets. Il a su apporter une dynamique au groupe ». n Rhum for Pauline n’est peutêtre pas la next big thing ; mais le meilleur espoir masculin de la place. Comme il y a eu avant Dominique A, les Little Rabbits et toute la clique Effervescence. On connaît le résultat ! « Plus on bosse, plus ça paie. Alors on se bouge le cul. Tout simplement ». Sans se prendre la tête et sans se prendre pour des stars ! n Le 25 novembre, L’Olympic, Nantes.


toi aussi, envoie tes photos sur ton 31 Faites-vous photographier devant un 31, et envoyez vos clichés par mail à redaction@kostar.fr Tous les 31 sont sur www.kostar.fr

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ESTHER AUMATELL

Crème catalane Texte / Vincent Braud

Photo / Ernest Sarino Mandap

Danseuse et chorégraphe, Esther Aumatell transpire l’énergie catalane. Son envie ? La faire partager. Encore et encore. Tout a commencé à Olot dans sa Catalogne natale. « Je crois que j’ai fait mes premières pointes avec une paire de baskets ! » Des cours de danse à partir de 11 ans, un passage à Barcelone, une étape en Allemagne et voilà Esther Aumatell à Paris aux côtés de Cécile Proust. Une audition plus tard, pour le Centre Chorégraphique National de Nantes, elle devient la plus nantaise des Catalanes. Ou inversement. « C’est le matériau humain qui m’intéresse… » Alors, avec Ernest Mandap, la danseuse crée sa compagnie. Mais le chemin n’est pas pavé que de Flowers of romance. La chorégraphe prend du recul. Retour à Olot. « La Catalogne garde une énergie incroyable… » Une énergie qu’elle revient faire partager au public de la région. Amapolas est le dernier (?) cri d’amour d’Esther Aumatell. n Le 10 décembre, Centre Chorégraphique National de Nantes. http://estheraumatell.com

DJAK

Rebranche tout ! Texte et photo / Christophe martin

Ces quatre jeunes Angevins cèdent volontiers aux règles établies de la pop et partent sans détours ni complexe à la conquête du dancefloor. En à peine quatre années, Djak pourrait rapidement atteindre la pôle position pour le meilleur espoir de la scène pop rock française. Il faut dire qu’après quelques fougueuses ébauches, certes très inspirées mais néanmoins prometteuses, et quelques sessions live remarquées, le groupe a rapidement pris de l’aisance, essaye d’aller à l’essentiel et dessine aujourd’hui les contours de sa musique en deux trois coups de mélodies accrocheuses et de rythmiques bien racées. Néanmoins, le groupe reste très lucide et sait que tout cela ne suffit pas pour réussir. C’est pour cela qu’ils ont su s’entourer de partenaires confiants afin de poursuivre l’apprentissage du succès. Leur participation dans le cadre de l’opération Focus aux prochaines Trans Musicales de Rennes et la tournée qui précède seront certainement l’occasion de confirmer les aspirations du groupe. n PA G E 0 3 2

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Le 24 novembre, Tournée des Trans, Le Nouvel Atrium, Saint-Avertin. Le 10 décembre, Trans Musicales, 4 bis, Rennes. www.myspace.com/djakrecord

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JULIE PILLET & LAURENT BOURQUIN en ordre de marche Texte / Arnaud Bénureau

photo / Ludovic Failler pour Kostar

Récemment installés dans les hauts de Talensac dans leur boutique du Pied D’Poule, les Nantais Julie Pillet et Laurent Bourquin ont pignon sur rue pour présenter leurs chaussures aux lignes délicieusement rétro.

GEORGES,

MARCHÉ DES CRÉATEURS

50 créateurs dont Julie Pillet et Laurent Bourquin s’exposent au lieu unique : mode homme, femme et enfant, design, bijoux et accessoires… Des créations utiles et ludiques, chic et pas cheap. n Du 12 au 14 novembre, le lieu unique, Nantes. www.lelieuunique.com

« La chaussure, c’est venu par hasard. Je faisais de la poterie, de la photo, mais j’avais envie de quelque chose d’encore plus manuel. Je voulais travailler le cuir », explique d’emblée Julie Pillet, créatrice nantaise qui ce jour-là porte une paire de souliers dégotés pour cinq euros chez Emmaüs. Même approche pour Laurent Bourquin qui, après une formation dans le bâtiment et une parenthèse dans le monde du spectacle, se lance dans l’aventure en même temps qu’il rencontre la jeune femme. Ceux qui ne se définissent ni comme bottiers ni comme stylistes sont en train de mettre Nantes en ordre de marche. Le succès de leurs deux entreprises n’est pas surprenant tant leurs créations sortent du rang. « Il y a une telle uniformisation dans la mode qu’on ne trouve rien dans les magasins. Tout le monde fait la même chose, car tous ont les boules de se planter ». n Il faut compter deux cents PA G E 0 3 3

euros en moyenne pour porter du Julie Pillet ou Laurent Bourquin et ainsi ponctuer une silhouette d’une touche rétro. « C’est vrai que les bouts ronds donnent ce côté rétro à mes chaussures, poursuit Julie. Cela vient de mon passé d’historienne de l’art. Mais mon but n’était pas de proposer des modèles néo-vintage. C’est venu par hasard ». Malgré un baromètre fixé sur le beau fixe, le couple ne veut pas s’arrêter là. Lui veut aller encore plus loin dans la qualité qui est pourtant déjà au rendez-vous. Elle, après déjà trois saisons d’activité, veut apporter encore davantage de folie. « Je voudrais trouver des matières plus funky. J’aimerais faire de la sérigraphie sur cuir, trouver du cuir avec des couleurs folles. Et je ne me pose même pas la question de savoir si les gens aimeront ou non ; car ils sont prêts à ça ». n Le Pied D’Poule, 30 rue de Bel Air, Nantes. www.juliepillet.com. www.laurentbourquin.com

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RACHIDA BRAKNI

« J’aime ce métier pour de bonnes raisons » interview / Arnaud Bénureau

photo / Arnaud Baraer pour Kostar

César du Meilleur espoir féminin en 2002 pour Chaos, Rachida Brakni alterne depuis entre films grand public et cinéma d’auteur. En 2011, la comédienne sera à l’affiche de La Ligne droite de Régis Wargnier et du nouveau film du hardeur HPG, Les Mouvements du bassin, actuellement tourné à Nantes, en compagnie de son mari Eric Cantona. Avant la comédie, vous souhaitiez devenir avocate… n Petite, mon idole était Robert Badinter. Allez savoir pourquoi, mais la peine de mort m’a toujours interpellée. Je me souviens du discours qu’il avait fait à l’Assemblée Nationale. Je voulais défendre la veuve et l’orphelin.

« Pour me rassurer, je me dis que le parcours parfait n’existe pas. J’adore des parcours à la Deneuve qui a aussi fait des merdes. »

vous voir dans Skate or die ou Neuilly sa mère ! Comment choisissez-vous vos rôles ? n Je vois où vous voulez en venir. Mais avant toute chose, j’adore Neuilly sa mère ! Sous couvert de comédie, il raconte plein de choses. Après, un parcours est fait d’accidents. Au départ, mon choix est dicté par un rôle, un réalisateur, une histoire… Il m’est arrivé de me planter. J’ai fait certains films pour de mauvaises raisons. Pour me rassurer, je me dis que le parcours parfait n’existe pas. J’adore des parcours à la Deneuve qui a aussi fait des merdes. Ça rend les gens beaucoup plus humains.

Pourquoi vous êtes-vous dirigée alors vers le théâtre ? n Pour mes plaidoiries, le théâtre pouvait m’aider. Il y a beaucoup de similitude entre la fonction d’avocat et le métier d’acteur. On revêt la robe pour incarner quelque chose, pour montrer l’empathie d’un personnage ou d’un client qu’on défend. C’est ainsi que j’ai découvert le théâtre.

Avec le recul, considérez-vous Chaos comme un véritable tremplin ? n J’étais encore au Conservatoire. C’était mon premier rôle. Le cadeau était génial. La palette de jeu à explorer était vaste : l’handicapée, la pute, la junkie… Je pense que si on reçoit un tel cadeau tous les dix ans, c’est déjà bien.

Depuis, vous avez joué chez André Téchiné. Vous avez été révélé par Chaos de Coline Serreau. Mais, on a pu aussi

Le César du Meilleur espoir féminin qui a suivi a-t-il été lourd à porter ? n Je pensais qu’on allait me proposer des projets beau-

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coup plus intéressants. Mais bizarrement, non ! Des gens qui ne vous connaissent pas, vous proposent un film alors qu’il n’y a pas véritablement de désir. Votre rencontre avec HPG remonte à son premier film, On ne devrait pas exister. Le connaissiez-vous ? n Pas du tout. Lorsqu’il m’a passé son premier court-métrage, Hypergolique, j’ai tout de suite accroché à sa démarche. J’adorais l’idée de cet acteur porno qui voulait devenir un acteur traditionnel. Pour se faire, il interrogeait de jeunes comédiens sur leur vision de leur métier. Je trouvais son questionnement plus intéressant que ses performances sexuelles. J’aime ce que ce bonhomme a envie de raconter.

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST Deux des derniers tubes du cinéma “made in France” ont été tournés dans l’Ouest : Les Beaux gosses (Rennes) et Tournée (Nantes et Saint-Nazaire). Le dernier Abdellatif Kechiche, Vénus Noire, contient des scènes filmées dans l’ancien Palais de Justice de Nantes. N’oublions pas Poison violent (photo) dont l’action se tourne en Bretagne. En 2011, Les Mouvements du bassin et La ligne droite sortiront sur les écrans. Une nouvelle fois, ces projets ont été tournés dans l’Ouest. n PA G E 0 4 2

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Cela a donc été une évidence d’accepter Les Mouvements du bassin… n J’étais heureuse et flattée. Parce que finalement, nous nous étions croisés que quelques fois et j’étais restée une journée sur le tournage d’On ne devrait pas exister. J’étais touchée qu’il m’appelle pour me dire qu’il avait écrit une histoire en pensant à moi. Ce nouveau projet a été annoncé pendant le Festival de Cannes 2009. Comprenezvous que, dès cette annonce, l’association HPG, Rachida Brakni et Éric Cantona ait suscité un réel engouement de la critique ? n Cela prouve la frilosité et le manque d’ambition de l’industrie du cinéma. Qu’il soit d’auteur ou commercial, le cinéma fait toujours se croiser les mêmes familles. Ça en devient presque consanguin. Après, il ne faut pas se voiler la face. Le côté bête de foire de HPG suscite la curiosité et l’engouement dont vous parlez. Mais moi, j’ai besoin de ces rencontres improbables. La question va peut-être vous sembler caricaturale. Mais HPG est-il un réalisateur comme un autre ? n Il y a tellement de réalisateurs qui ne le sont pas. HPG est un réalisateur comme je le fantasme. C’est un créatif qui est toujours dans la recherche. Il n’est pas plein de certitudes. Et je peux vous assurer qu’un réalisateur plein de certitudes, c’est toujours agaçant. Vous avez 33 ans… n Vous pensiez que j’étais plus âgée ? Non. Mais finalement, à l’exception de votre relation avec Éric Cantona, on vous saison 0 5 / N U MÉR O 2 3

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connaît très peu. Alors que vous savez très bien qu’aujourd’hui, une actrice doit gérer à la fois sa carrière et les à-côtés médiatiques liés à la profession… n Ce n’est même pas une question de savoir gérer ou non. J’aime ce métier pour de bonnes raisons. Plutôt crever que d’aller faire des inaugurations de magasins ou des soirées où vous repartez avec une montre ! Tout ce qui pourrait parasiter ce métier ne m’intéresse absolument pas. Aujourd’hui, tous les acteurs sont entourés de personnes qui vous disent comment vous habiller, quoi dire en interview… Je ne me supporterais pas en pantin de quelqu’un pour essayer de faire un semblant de plan de carrière. Oui, j’ai envie de faire des films. Oui, j’ai envie de travailler avec de grands réalisateurs mais pas à n’importe quel prix. Quels seraient ces réalisateurs  ? n Je n’aime pas trop parler de ça. Par superstition ? n Même pas. J’aurais l’impression de leur faire du pied ou de les draguer. Et ça m’énerverait. Vous dites ne pas aimer ce qui pourrait parasiter votre métier d’actrice. Pourtant, vous êtes égérie L’Oréal… n Je ne le suis plus depuis le tournage du film de Régis Wargnier, La Ligne droite. Comment ça ? n En fait, même si le rôle ne me l’imposait pas, je me suis coupé les cheveux. C’est ainsi que j’ai mis un terme à cette collaboration. Attention, cette expérience m’a beaucoup amusée. Pour autant, mon vrai métier, c’est actrice. Finalement, quelle est votre définition de la femme d’aujourd’hui ? n J’ai l’impression que nous, les trentenaires, sommes une génération un peu dinosaure. Dans le sens où les problématiques des gamines de 20 ans sont assez complexes. Soit c’est la régression totale par rapports à des femmes qui se sont battues pour des choses fondamentales. Soit, à l’inverse, il n’y a plus d’estime de soi-même. Ça peut faire vieille conne, mais il me semble que c’est dur d’avoir 20 ans aujourd’hui. C’est soit les Skins party, soit la burqa. n


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facebook way of art The social network de David Fincher, grande tragédie geek, décrit l’ascension par la trahison d’un Auguste autiste à la tête d’un empire viral et addictif. Et poke un peu. texte / antonin druart

www.thesocialnetworkmovie.com

Quelque chose a changé. Des inconnus vous reconnaissent dans la rue, votre chat ne vous parle plus, vous passez trois fois plus de temps sur internet pour au final ne plus savoir ce que vous y cherchiez. Célébrité naissante, chute de la production de phéromones, dépression ? Rien de tout ça. Votre mal a un nom, et il a déjà contaminé 500 millions de cas, isolant les survivants dans une quarantaine forcée qui les conditionne au rang de pestiférés (quoi, t’as pas Facebook ?). n Avec Facebook, inconsciemment ou non, chacun façonne son paraître en rendant accessible son intimité et son quotidien dans toutes leurs banalité à la face du monde, ou plutôt de leur monde, si petit soit-il. Soit une vaine tentative digne d’Oscar Wilde de faire de sa vie une œuvre d’art. Une sorte de dandysme virtuel, faisant fi de toute la dimension réellement sociale de ce réseau. Pour rendre cet article encore plus indigeste, nous pourrions évoquer l’esthétique relationnelle de Bourriaud ou encore la transfiguration du banal chère à Arthur Danto, mais soyons réalistes et restons nihilistes. Un univers à base de barres de LoL et de vidéos d’humiliations félines peut-il vraiment être pris au sérieux sur un plan artistique ? Exceptés la promotion d’événements culturels, le

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the social network Davantage le portrait d’un geek handicapé sentimental que la sucess story du fondateur de Facebook, The Social Network réalisé par David Fincher (Fight Club) est une impressionnante tragédie humaine remettant le verbe au centre de la machine hollywoodienne. n

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partage de nouvelles musiques, de clips vidéos alléchants ou de raretés oubliées et la mise en avant de certaines prouesses graphiques, l’art sur Facebook se résume à une accumulation obsessionnelle de tranches de vide. Une superficialité globale et assumée que n’aurait point renié le pape du Pop Andy Warhol. n Le grand grimoire des frimousses a toutefois inspiré certains de nos contemporains. Ainsi, le chômeur et artiste autoproclamé Benjamin Lotan 1 vous offre la possibilité de tapisser votre (vrai) mur avec la photo de profil de vos contacts, imprimés sur un poster, et ce pour la modique somme de 20 dollars. Pop art moderne ou perversion lucrative ? (réponse B). Plus intéressant, les deux visions abstraites et géométriques de Sayuri Michima 2 et d’Albertine Meunier, Yann Le Guennec et Olivier Auber 3 . Le premier réalise des compositions élancées à partir des blocs visibles sur les profils. Les autres élaborent une grande fresque interactive intitulée Big picture vous permettant d’introniser vos contacts et leurs statuts métamorphosés en gros pixels colorés de votre choix dans une fresque virtuelle quasi-infinie. La page Facebook text art 4 prône le détournement ludique des caractères disponibles pour créer des figures non imposées. Certains encore traitent de la chose par l’absurde et le potache, comme les poilantes fausses pages d’Hitler 5 ou de Jésus 6 et les portraits peints par Matt Held 7 à partir de photos de profils. n C’est également le parti pris de Baptiste Péron 8 , jeune graphiste fraîchement diplômé de Lisaa actuellement exilé à Bruxelles. Il met en scène pour Kostar quatre pages à la gloire de la vacuité crue du réseau. n PA G E 0 4 5

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Baptiste péron Jeune graphiste belge, diplômé de LISAA à Rennes, Baptiste Péron a déjà à son actif une participation au festival Cultures Electroni[k], la création d’une identité visuelle pour le label électro Get Flavor Records, et la conception graphique du catalogue de l’expo consacrée au grapheur Poch par la galerie Delkographik. Une jolie carte de visite, à seulement 22 ans ! n www.baptisteperon.com

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pour tout ceux qui aiment le crumble aux pommes...

quan tarive au bahu avc des new chaussure ya tj un conar pour te les batisé 02

Pour tout les boloss ki croive ke l’école sa serre a ketchose. 03

Pck Fo Bien Un Kon Pour Fair Rire Les Otres ! =) 04

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« Le lézard, LUI est capable de sacrifié sa queue pour sauver sa vie. « 06

AGIR POUR AIDER LES ANIMAUX EN DANGER 07

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Pour tou ce ki on la lettre «A» dans leur prénom :)

Je léve mon verre pour mes ami(e)s,et mon doigt pour les Faux-culs 09

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C’est toi le groupe.

Pour ce ki aime foutre le bordel en cour !!!!

a ce ki veule ke la blonde de la météo bouge son cul de devant la bretagne 11 12

Pour tous ce ki pense que fifa bat largement pes

En 2012, je profiterai de la panique, pour placer quelques mains au cul.


Spectacle UNDIZ - Photo : P.Sorin, Montage : K.Pain, Modèles : Aurélie Giboire et Caroline Blot, Stylisme : V. Coquet, Création Dinosaure N. Darrot, Décor : C.Cornillier


par

pierrick sorin

le travail du Nantais Pierrick Sorin est mondialement connu. Depuis novembre 2006, il nous raconte son quotidien de créateur. signé sorin, naturellement.

Quand, pour faire mon «intéressant», j’ai annoncé à quelques amis et «connaissances», que j’étais entrain de créer un spectacle de lingerie, j’ai fait des envieux. Plusieurs spécimens de la gent masculine m’ont aussitôt proposé leurs services en tant qu’assistants ou porteurs de sandwichs : boutades certes, mais qui confirment que le sujet titille un ima-

Sans même évoquer d’éventuels fantasmes sexuels, il convient d’admettre que le caractère «glamour» d’un tel projet suffit à exciter les papilles. ginaire nourri à la testostérone et qui croît sur le terreau fertile d’un fétichisme universel auquel j’ai moi-même adhéré dès le plus jeune âge. Sans même évoquer d’éventuels fantasmes sexuels, il convient d’admettre que le caractère «glamour» d’un tel projet suffit à exciter les papilles. Mais que les envieux se rassurent : même si les charmes des mannequins sont indéniables, la réalité de ce genre de production n’est ni vraiment «glamour», ni empreinte d’une sensualité affolante aux yeux de ceux qui en sont les acteurs. Dominent l’urgence, le souci artistique et la peur de l’échec. Chacun s’affaire à sa tâche et les regards n’ont guère le temps de caresser l’arrondi d’un sein ou la forme fuselée d’une cuisse, si ce n’est pour y déceler une ombre disgracieuse. Ce fut du moins mon sentiment devant cette expérience où les contraintes techniques associées à un «timing» très serré, rendaient l’exercice périlleux. n La commande émanait de Undiz, PA G E 0 5 1

marque du groupe Etam. Suivant mes choix habituels, j’avais opté pour une mise en scène fondée sur un usage vivant de la vidéo. Les jeunes femmes, danseuses pour la plupart, devaient faire «belles figures» tout en se positionnant de manière précise devant des caméras, sur fond bleu. D’autres, tout en jouant les mannequins, manipulaient qui un appareil photo, qui un petit string suspendu à un fil, qui un dinosaure mécanique dans un jardin miniature. Sur de grands écrans, audessus de la scène, s’affichaient les tableaux animés qu’elles créaient en temps réel avec la complicité secrète d’un technicien-truquiste aux commandes de ses machines à effets. Et tout cela, en musique : un orchestre de marionnettes automatiques d’une rare élégance – création de l’artiste Nicolas Darrot – accompagnait chaque tableau, en playback, sur des compositions originales du non moins élégant Etienne Charry. n Complexe à mettre en œuvre, cette petite histoire. J’en perdais mon latin et sans le soutien d’une assistante «béton», je n’aurais pu mener la barque à bon port. La sauce a prise, finalement, in extremis. Applaudissements nourris. Les danseuses se sont volatilisées, en baskets-anoraks, tout comme les petites culottes et bonnets 95 B de tulle brodé. Démontage de la scène sous l’œil mauvais de «Baby Doc», le Berlinois d’attaque de l’agent de sécurité. On charge le camion pour tracer vers Nantes, la nuit-même, avec une ou deux coupes de champagne dans le museau. Le chauffeur a des coliques. Le «glamour» est ailleurs, dans les traces médiatiques. n saison 0 5 / N U MÉR O 2 3

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REYKJAVIK par

GABLÉ

photos : gablé

De retour du Iceland Airwaves Festival, le trio pop folk Gablé revient en texte et en images sur la capitale islandaise, Reykjavik, quartier général d’un festival pas comme les autres. Un carnet de voyage entre Blue Lagoon électro et club chaud comme la braise.

ISLANDE / du 14 au 17 octobre 2010 n JEUDI 14 OCTOBRE. 8h04 / gare de Caen, départ pour Charles De Gaulle en TGV. 11h13 / arrivée Charles De Gaulle, Terminal 2. 12h15 / enregistrement des bagages, guichet Icelandair. 14h15 / décollage avec notre beau Boeing 757-200 (3h30 de vol). 15h45 / arrivée à Reykjavik (2 heures de décalage horaire). 18h00 / concert à Havari n Si nous avons bien compris, Reykjavik est à cheval sur les plaques américaines et européennes. Elles s’écartent, la ville s’étire, la production de pierre ponce est en plein essor. On peut acheter un terrain en sous-sol, en pariant qu’il arrivera un jour en surface. Le seul endroit arboré, c’est le cimetière. La ville abhorre le bois, elle lui préfère la tôle ondulée et le béton pour la construction, les cors de cerfs pour les porte-manteaux, PA G E 0 5 2

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un curieux deal avec l’enfer pour le chauffage (eau chaude contre cultes obscurantistes). n Si nous avons bien compris, les habitants de Reykjavik consacrent toute leur énergie à faire oublier ces singularités. Ils semblent vivre comme nous, s’amusent des mêmes choses, sifflotent à l’approche de l’hiver, vêtus d’un simple chandail dans les rues sans neige aux allures de station de ski aux couleurs alsaciennes. Impossible de les différencier des Canadiens, des Américains, des Danois, des Anglais ou des Français. Ils font mine de rien. n Mais nous ne sommes pas restés longtemps. Pas suffisamment pour bien comprendre ce qu’on nous disait, ce qui était écrit, si le maire était bassiste dans un groupe punk et si le moonshine (à l’odeur de lave-glace) rendait fou pour moins cher que la bière. n C’était

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le Iceland Airwaves Festival. De nombreux groupes jouaient tout le week-end dans le petit centre-ville. Il y faisait vite nuit. Il s’arrêtait rarement de pleuvoir. Malgré tout, Björk est venue à notre concert. n VENDREDI 15 OCTOBRE. 11h30 / pick up à l’hotel pour aller à la salle Tjarnarbíó. 12h00/14h00 sound check. 16h00

/ il faut qu’on parte vers la salle Hresso (Austurstraeti 20). 16h30 / Line Check. 17h00 / Concert Show Case à Hresso. 21h30 / Concert à Tjamarbio. n SAMEDI 16 OCTOBRE. OFF n DIMANCHE 17 OCTOBRE. 05h00 / pick up à l’hotel pour l’aéroport. 07h40 / Décollage. 13h05 / Arrivée à Paris Charles De Gaulle terminal 1. n

LES Z’ECLECTIQUES En attendant ses collections hiver (du 21 au 23 janvier 2011 avec notamment Von Pariahs) puis printemps (les 1er et 2 avril 2011 avec High Tone), le festival des Z’Éclectiques présente sa version automne. Au programme : l’indie rock qui déboite de Boogers, la chanson freak de Katerine, l’électro de Beat Torrent… n Les Z’Eclectiques, du 11 au 13 novembre, Cholet. www.leszeclectiques.com PA G E 0 5 3

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ISLANDE OF FREEDOM L’Islande, ce n’est pas que le volcan Eyjafjöll, Björk, Sigur Ros ou les pulls en laine. C’est aussi et surtout, des paysages à couper le souffle. Entre terre, mer et montagne, le bout du monde à quelques heures d’ici.

Y aller

Circuit Kostar/reykjavik

Les plus pressés choisiront l’avion. La compagnie Icelandair (www.icelandair.net) assure des vols réguliers vers l’Islande toute l’année au départ de Paris. En s’y prenant relativement tôt, il faut compter environ 278 euros pour un billet aller-retour. n Si vous souhaitez visiter l’île avec votre propre véhicule, sachez qu’une ligne relie le Danemark à l’Islande (www.voyagesgallia.fr). Vous pouvez également embarquer en Norvège.

Reykjavik est une capitale à taille humaine (200 000 habitants). Autant dire qu’on s’y sent comme à la maison. Shopping, visite, promenades et virées nocturnes sont au programme. n La journée commence chez Havari (www.havari.is). À la fois disquaire et galerie, on y trouve tout ce qui se fait mieux dans le domaine de l’indie music islandaise. La section arts graphiques du shop est elle aussi de qualité. N’hésitez pas à discuter avec le boss. Ses conseils se révèleront précieux. n En sortant, arrêtez vous au pied de l’impressionnante et imposante cathédrale Halgrimskirkja, la plus haute d’Islande. n Le point fort de l’Islande n’est pas la gastronomie. Pour preuve, l’une de leurs spécialités est le requin fermenté. Préférez une table plus traditionnelle. Celle du Fish Market (http://fiskmarkadurinn.is) est délicieuse ; mais la note, salée. Dans un registre plus abordable : La Primavera (www.laprimavera.is), un excellent italien. Pour l’anecdote, Jamie Oliver en a fait son QG lors de son escapade islandaise. n Entre les touristes et les locaux lookés au-delà du raisonnable, la vie nocturne islandaise ne manque pas de piment. De nombreux bars bordent les rues de la capitale. Surtout celle de Laugavegur, artère principale. On y trouve toutes sortes de clubs et de pub (www.enskibarinn.is).

photos / DR

S’y loger Les possibilités de logement sont nombreuses : de l’hôtel haut de gamme au camping. Mais le meilleur plan pour leurs tarifs imbattables reste les auberges de jeunesse et de famille. Il en existe 36 dans tout le pays. Le Travel Section (section touristique des auberges de jeunesse) organise votre voyage et propose divers circuits. Ce service propose aussi des forfaits réunissant en voiture de location ou tickets d’autocars et coupons pour hébergement en auberge de jeunesse. Plus d’informations sur www.hihostels.com. PA G E 0 5 4

K O S TA R

Spots incontournables Il faut compter une bonne journée pour découvrir Reykjavik dans de bonnes conditions. C’est-à-dire sans trop se presser ! Du coup, n’hésitez pas à vous aventurer plus loin en Islande. n LE BLUE LAGOON. Situé à quarante minutes de la capitale, le Blue Lagoon (www.bluelagoon.com) est un lac artificiel incroyable situé au milieu d’une zone volcanique. Pour info, la clôture de l’iceland Airwaves Festival se passe làbas. Autant dire que le festivalier clubbe en maillot de bain. n GULLFOSS. Une cascade monumentale et l’une des plus puissantes chutes d’eau du monde. n GEYSIR. Un champ de geysers toujours

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en activité qui surgissent du sol toutes les cinq minutes à une quinzaine de mètres du haut. n LANDMANNALAUGAR. On rejoint l’endroit après deux heures de bus. Car peu de voitures peuvent se permettre d’y accéder. Une fois sur place, le point de vue est exceptionnel. Des circuits permettent de découvrir le site à pied. Un site qui est le point de départ de multiples treks. n JENKULARSON. Une mer de glace s’offre à vous. Une partie du James Bond, Demain ne meurt jamais, y a été tourné. C’est un détail face à l’immensité d’un paysage sorti de nulle part et véritablement à couper le souffle. n www.visiticeland.com


no v e m b r e

décembre 2010

Olga Bo ldy reff, v oya g es et a u tr es i nv es ti g ati ons , j u s qu ’ a u 2 j a nv i er , C h a pel l e de l’ or atoi r e, N a ntes . w w w. m u s eedes b ea u xa rts . na ntes . f r

© Ville de Nantes- Musée des Beaux-Arts - Photographie : C. CLOS

expos, spectacles, soirées, festivals…

à angers, nantes, rennes et plus loin


spectacle vivant

Adam Kesher

la famille adam

« Jouer au One-eyed Jack, le bar crapuleux de Twin Peaks » folk Dark de triomphe Avant novembre 2008, Dark Dark Dark était le soldat inconnu de l’Internationale folk. Mais après un concert à Nantes, la donne avait changé. Pendant cet hiver-là, les Américains nous avaient accompagnés avec un morceau Benefit of the doubt, sommum de complainte folk. Aujourd’hui, ceux que nous pourrions rapprocher de Beirut sont de retour en France pour défendre un nouvel album enregistré dans une église. Amen ! n Le 12 novembre, Un Brin Folk, Angers. Le 13 novembre, Fichtre, Nantes. Le 14 novembre, L’Antipode MJC, Rennes.

Dans le registre de la bestialité musicale, on n’a pas fait beaucoup mieux que les Bordelais d’Adam Kesher. Rencontre avec les young guns du rock indé. Interview / Camille Chapleau

D’où vient votre nom ? n Du film de David Lynch, Mullholland Drive. Adam Kesher est le nom d’un réalisateur qui connaît des déboires avec une mafia hollywoodienne. À un moment, un homme de main de cette mafia se pointe chez lui et crie son nom plusieurs fois : «Adam Kesher !» Ça nous est resté en tête.

influencés, lorsque nous écrivons des chansons, par les films, les livres, les expériences esthétiques qui retiennent notre attention à ce moment.

Quelles sont vos influences ? n Musicalement, et pour ce nouveau disque, nous avons beaucoup écouté les projets disco d’Arthur Russell, certains trucs de Sylvester, Prince, Depeche Mode, quelques sorties DFA, et les Beach Boys. Mais nous sommes aussi

Que pensez-vous de la scène électro-rock française ? n On est très fans de Phoenix ou Zombie Zombie, quoique ce ne soit pas vraiment de l’électro-rock... n

Le lieu idéal pour un concert ? n Le «One-eyed Jack», le bar crapuleux de Twin Peaks, pour ses supers rideaux rouges.

Le 6 novembre, L’Antipode MJC, Rennes. www.antipode-mjc.com

Tout ce qui nous reste de la révolution, c’est Simon

© M. Chamoux

Et qu’on en finisse ! Du théâtre à la flamande, à la mode tg STAN, mais avec un collectif d’allumés de chez nous. Du théâtre d’aujourd’hui selon les règles de la compagnie d’Anvers. Pas de metteur en scène, un vrai travail collectif et… un premier spectacle (créé à Paris en 2009) salué par la critique pour sa justesse et son efficacité. De quoi s’agit-il ? De ce qu’il reste de 1968 ! Voyage au pays des illusions perdues en compagnie de Simon ? Pas seulement. Le texte résonne étrangement 40 ans après les “événements” et le dialogue entre un père et ses filles n’est pas évident. Il y a quelques semaines, les médias agitaient encore l’hypothèse d’un “nouveau 68”. Référence peu compréhensible aujourd’hui et (forcément ?) insupportable. n Tout ce qui nous reste de la révolution, c’est Simon, du 7 au 17 décembre, le lieu unique, Nantes. Info : www.lelieuunique.com


© brigitte Enguerand

Herve Niquet © Eric Manas

spectacle vivant

Un pied dans le crime Labiche aux abois texte / vincent braud

Jean-Louis Benoit aime les défis. Et c’en est un de sortir de l’oubli cette pièce de Labiche. Une comédie comme les aimait le vieil oncle Eugène, pleine de rebondissements et de quiproquos à propos desquels il serait vain de s’interroger sur leur vraisemblance. Il était une fois, en cette fin du XIXe, une famille bourgeoise, installée et sûre d’elle, qui va prendre l’eau au premier coup de vent lequel, en l’occurrence, est un coup de feu plutôt maladroit. La justice, elle, a besoin d’un coupable et les bourgeois sont aux abois. Chez Labiche, c’est le public qui doit s’amuser. Et s’amuser d’une société engoncée dans ses principes et ses petits intérêts, et capable des pires bassesses. n Labiche, c’est une mécanique d’une précision redoutable. Ce théâtre-là ne fonctionne qu’avec une distribution au top de son talent. Pour cette pièce, Jean-Louis Benoit s’appuie sur une solide distribution. Viendra-t-on découvrir un Labiche oublié ou Philippe Torreton ? Ce dernier aura à ses côtés un Dominique Pinon qu’on ne présente plus et qui a triomphé dans Feydeau (tiens, tiens…) au printemps dernier.

Concert chœur et orchestre Que la fête commence ! La musique française du XIXe siècle ? Berlioz, bien sûr, puis Debussy, Ravel… mais aussi beaucoup d’autres, comme Chabrier, Gounod, Charpentier, Delibes, Massenet. C’est le répertoire joyeux, sinon léger, de ces derniers compositeurs que propose de parcourir ce concert exceptionnel. Le Chœur d’Angers Nantes Opéra et l’ONPL seront dirigés, pour la circonstance, par Hervé Niquet, directeur du Concert spirituel. Les choristes de Xavier Ribes ont déjà offert au public de grands moments. Comme La damnation de Faust, fin janvier 2010. En prélude aux fêtes de fin d’année, ce concert ne pouvait qu’être plus… festif. n Concert chœur et orchestre, 8, 9, 11 et 12 décembre, au Théâtre Graslin, Nantes, et les 14 et 15 décembre, au Grand Théâtre, Angers. www.angers-nantes-opera.com

Un pied dans le crime, du 2 au 10 décembre, au Grand T à Nantes. Info : www.legrandt.fr

chatroom

© Stéphanie Jassogne

Tchat perché Portrait sans concession de notre société de l’hyper communication, cette pièce de Enda Walsh, met en scène six ados tchattant par écran interposé. Alors que des amitiés virtuelles se nouent, l’un d’eux, plus fragile que les autres, croise le chemin de deux individus malveillants qui le poussent au suicide. La pièce dévoile un univers à la fois familier et inconnu, où le virtuel abat les barrières de la morale. Une cyber version de Sa Majesté des Mouches. n En tournée en Loire-Atlantique du 19 novembre au 14 janvier. www.legrandt.fr le 18 janvier, La Fleuriaye, Carquefou. www.carquefou.fr. / Le 20 janvier, onyxLa Carrière, Saint-Herblain. www.onyxculturel.org / le 22 janvier, L’Odyssée, Orvault. www.orvault.fr / Le 25 janvier, Piano’cktail, Bouguenais. www.pianocktail.fr


red line / dr

the high life / dr

festivals

Les Utopiales Aux frontières du réel Le festival international de science-fiction rouvre ses portes avec comme thème Les frontières. Au programme : littérature et rencontres scientifiques, cinéma, bande dessinée, arts plastiques, jeux de rôles, jeux vidéos, mangas… Parmi une cinquantaine de films à l’affiche, à noter les avant-premières du film d’animation Megamind 3D et des 20 premières minutes de Tron : l’héritage 3D. n Les Utopiales, du 10 au 14 novembre, La Cité Nantes Events Center, Nantes.

Festival des 3 Continents Tectonique des plaques Le Festival des 3 continents dédié au cinéma d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine est de retour pour une 32ème édition. Parallèlement à la compétition et à la sélection officielle, le festival proposera un focus sur la Chine de la 6ème génération à l’aide de longs métrages et de documentaires rares ou inédits. De même, une programmation transversale et internationale s’attachera à réfléchir sur la relation entre cinéma et politique. Un hommage sera rendu à Djibril Diop-Mambéty, cinéaste sénégalais emblématique du cinéma africain. n Festival des 3 continents, du 23 au 30 novembre, Nantes www.3continents.com

milkymee / dr

fortune ©

Julien Mignot

www.utopiales.org

Les Bars en Trans Debout sur le zinc Déjanté, survolté, survitaminé, le festival Les Bars en Trans vous réserve quatre jours de folie en marge des Transmusicales. Fortune, Ladylike Lilly, ou Deportivo seront notamment de la partie. Entre concerts rock, électro et électro rock, les bars de la ville vous exploseront à coup sûr les tympans… pour votre plus grand plaisir. n Bars en Trans, du 9 au 11 décembre, Rennes www.barsentrans.com

BATTANTES ! Les femmes s’en mêlent Battantes est le résultat de la rencontre entre une Martins Pêcheurs et une Wondeground. Ce rendez-vous, entre féminisme et engagement artistique, propose de la poésie, des expos, des discussions, des concerts… Au rayon musique justement, on retiendra le folk grunge de Milkymee, le rock tendu de Des Ark et le free noise d’Electric Pussies. n Du 17 au 20 novembre, Nantes, Saint-Nazaire et Trignac www.battantes-festival.over-blog.com


protect me / dr

festivals

Mettre en Scène 2010

une vie scène

12 créations, coproductions ou impromptus, des accueils internationaux, et même un espace forain, Mettre en Scène, toujours à la pointe du théâtre et de la danse, nous plonge au cœur de la création contemporaine. Visite guidée avec son créateur François Le Pillouër, par ailleurs directeur du Théâtre National de Bretagne (TNB).

Un espace de liberté « Avec Mettre en Scène, j’essaie de créer un espace de liberté. Et de fait, nous sommes les premiers à avoir créé des textes qui étaient réputés impossibles, pas montrables, comme Pasteur Ephraïm Magnus, mis en scène par Christine Letailleur en 2004, qui avait été refusé par tous les autres directeurs. Ou comme L’épreuve du feu de Magnus Dahlström, mise en scène par Stanislas Nordey en 2002, qui nous a valu un torrent d’injures de la part de l’opposition au Conseil municipal. Il y a eu également Rodrigo Garcia, présenté pour la première fois en France durant Mettre en Scène avec sa pièce Conocer gente, comer mierda (Connaître des gens, manger de la merde, déjà tout un programme...). Cette année, je fais venir l’Espagnole Angelica Liddell, qui elle aussi s’engage totalement, au-delà même de ce qu’on peut demander à un artiste. »

te haré invencible © Susana Paiva

L’Iceberg © JP Sageot

Hamlet and the something pourri © Alexis Fichet

texte / Julien coudreuse

La figure d’Hamlet « Je ne donne jamais de thème. Cependant, après coup, on voit que des figures apparaissent. Là, il est possible, sans que je l’ai du tout cherché, que la figure d’Hamlet soit extrêmement présente. Un thème pourrait se dégager cette année sur la figure du jeune : pourquoi la génération précédente nous donne quelque chose qui apparaît dans un état de pourrissement dont on n’est pas sûr qu’on arrivera à l’élever puisque qu’on nous le donne dans des conditions déjà d’une déroute ? Hamlet c’est un peu ça. On sent, autant dans Marx, un racconto d’inverno de l’Italien Silvano Voltolina, que dans le texte d’Alexis Fichet Hamlet and the something pourri, que cette figure est présente. » Art et politique « Je ne dissocie pas poétique et politique. J’essaie de faire venir des artistes qui développent une patte poétique quand ils mettent en scène, mais qui restent conscients de l’engagement qu’ils ont – c’est leur rôle pro-

méthéen - envers les spectateurs. À des moments, ils sont là pour secouer des consciences. Avec L’Iceberg [mis en scène par la chorégraphe et circassienne Florence Caillon, cette création a été conçue en étroite collaboration avec le journaliste, auteur et plasticien Denis Robert, connu pour ses investigations dans l’affaire Clearstream, ndlr] je trouve qu’on est au cœur de mon projet « poétique et politique ». » Des créations, envers et contre tout « Moi, quand je comprends, ça ne m’intéresse pas forcément. Avec une création, on ne sait pas d’emblée où l’artiste va mener son spectacle. C’est la loi du genre, et c’est ça qui est passionnant. Il y a 12 créations cette année. On peut avoir des épiphanies réjouissantes, et l’on peut également avoir des désolations intenses... Mais c’est bien sûr un risque à prendre ! » n Du 4 au 20 novembre, à Rennes, Quimper et Lannion. www.t-n-b.fr


festivals Rencontres Trans Musicales 2010

Trois nuits par semaine

Défricheuses de tendances musicales internationales, les Trans Musicales devraient une fois encore réserver leur lot de jolies découvertes et de franches déceptions, corollaire de l’esprit aventurier du festival. Présentation subjective de possibles chemins de traverse.

histoire naturelle

cool spirit - Miloud Bouhidel

Madensuyu

texte / julien coudreuse

Kids en Trans Parce qu’il n’est jamais trop tôt pour développer le (bon) goût de nos mini-nous, l’Antipode propose deux spectacles au « jeune public » des Trans. Et pas n’importe lesquels ! Récit graphique et musical piloté par le duo de frangins Jean Jullien & Niwouinwouin, Adventures in front of the TV set est une épopée cathodique où un super-héros et un super-vilain se tirent la bourre d’une émission à une autre suivant les desideratas du public (à partir de 7 ans), placé au centre d’un extravagant (4 écrans géants) dispositif scénique. Autre spectacle ambitieux proposé aux enfants des Trans (à partir de 5 ans), Histoire naturelle est la nouvelle création de la compagnie Carton Park, qui combine l’incroyable univers graphique de Guillaumit aux inventions sonores de Gangpol, Mami Chan et Norman Bambi. Vidéo numérique, musique électroacoustique, capteurs de sons et de mouvements sont au générique de cette folle aventure high-tech. Les 10 et 11 décembre, Rennes (Antipode)

Alors on danse ? Suivant les préceptes du tube de Stromae, invité remarqué du festival (en résidence à L’Aire Libre), les Trans se sont ouvertes depuis quelques années à la danse hip hop, en association avec Le Triangle, qui en la matière s’y connaît. La compagnie Cool Spirit présentera Les Évadés, entre danse et jeux d’illusion sur le thème de la fuite. Brahim Bouchelaghemn, chorégraphe soutenu par Carolyn Carlson et le CCN

de Roubaix, sera quant à lui accompagné de Top 9, collectif réunissant les champions du monde russes du « Battle of the year 2008 ». Intitulée Davaï Davaï, cette rencontre sensible d’interprètes chevronnés abordera la question de l’intime. Pour clore ce parcours Trans-chorégraphique, c’est au Parc Expo – lieu « central » du festival – que les 8 danseurs rennais du Witty Crew présenteront leur nouvelle création déjantée. Le 10 décembre, Rennes (Le Triangle / Parc Expo)

Le palmarès Revue subjective d’effectif en forme de top 5 des plus sérieux postulants au titre de « Révélation Trans 2010 ». n MuJuice. Ce jeune talent moscovite produit une électro dansante, sensuelle et instruite, parfois chantée, loin des clichés qui verraient encore la musique russe perdue dans les steppes électroniques. n Madensuyu. Ce duo guitare/ batterie furieux, formé à Gand voilà plus de 15 ans, se rêve en Kills ou Two Gallants. Du rock colérique, noise et addictif. n La Corda vs Güz II. Deux groupes locaux que le monde nous enviera bientôt ? On ne jurerait pas le contraire... Le premier pour l’option rock, lent et dépouillé, qui évoque Low. Le second pour l’hétéroclisme addictif de ses chansons foutraques et jubilatoires. n Crocodiles. Du rock psychédélique comme on l’aime, gorgé de saturations et de larsens, hypnotique, au chant crâneur. n Rencontres Trans Musicales 2010. Du 9 au 11 décembre, Rennes. www.lestrans.com


clubbing

DR

CHRONIQUES DU DANCEFLOOR

Modern Factory n La soirée électro du Chabada célèbre sa septième édition. Toujours interdite au moins de 16 ans, elle promet d’envoyer du lourd avec Nathan Fake, Georges Guelters et Arno Gonzales aux manettes. Modern Factory #7, le 17 décembre, Le Chabada, Angers. www.lechabada.com

Anoraak n Avec la pop synthétique underground de l’ex-Nantais, la soirée s’annonce haute en couleurs. Le trio angevin I’m Fresh, You’re Pretty et la pop onirique de The Bewitched Hands complétent la prog’. Le 2 décembre, Le Chabada,

Angers. www.lechabada.com

Derrick May n Alors que le Stade Brestois tutoie les sommets de la Ligue 1, Le Cabaret Vauban accueille l’un des hommes forts et emblématiques de la musique éléctro. En effet l’artiste américain est considéré comme l’un des fondateurs de la techno. Rien de moins ! La cité finistérienne n’offre actuellement que la crème de la crème en foot comme en musique. Le 4 décembre, Le Cabaret Vauban, Brest. www.astropolis.org

Laurent Garnier n Celui qui fut valet de pied de l’Ambassadeur de France à Londres est devenu l’un des meilleurs ambassadeurs de la musique électro tricolore. Le natif de Boulogne-Billancourt, sur lequel les années n’ont pas de prise, est toujours au top. Le 17 décembre, Espace Club, Rennes.

DJ Palotai n C’est dans le cadre du festival Nantes Europe Express que ce DJ hongrois ultra populaire en Europe de l’Est et connu pour son éclectisme va faire disjoncter le Lieu Unique. Le 27 novembre, le lieu unique, Nantes. www.lelieuunique.com

PPF Sound System n Le festival Culture Bar-Bars est un marronnier qui revient chaque année fin novembre. Et L’Okapi à Angers a décidé de présenter le groupe PPF Sound System, mélange de drum’n bass, de tribe et de hard techno. Le 25 novembre, L’Okapi, Angers. http://bar-bars.com

Anakronik Electro Orkestra n Originaire de Toulouse, ce groupe électro inclassable qui mêle électro, jungle, classique et hip hop risque de faire monter la température plus qu’il n’en faut à l’occasion du festival des Bars en Trans à Rennes. Le 9 décembre, El Cubanacan, Rennes. www.barsentrans.com

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expositions Judit Reigl

La peinture au-delà de toute frontière Texte / Christophe Cesbron

© Elina Brotherus

Lorsqu’en 1950 Judit Reigl, à la neuvième tentative, réussissait à passer le rideau de fer, laissant derrière elle sa famille, ses amis, elle se projetait dans une existence nouvelle dont la forme ne dépendrait plus que d’elle, sans limites, transnationale, au-delà de toute frontière pour : « Faire la peinture comme je l’entends ». Et cette liberté de mouvement, de pensée, cette indépendance incarnée l’empêcheront à chaque fois d’adhérer à tel ou tel courant artistique. Elle préférera toujours graviter là où le flux de sa peinture la portera. Un moment proche des surréalistes, puis développant une recherche plus informelle, déployant un travail pictural à la dimension de son corps et de ses gestes ou recouvrant la toile des deux côtés comme une peau qui peu à peu se condense ou se liquéfie, elle traverse l’histoire de l’art de la seconde moitié du XXe siècle jusqu’a faire émerger, dans la pâte colorée, d’insondables personnages. Denses, incroyablement poétiques, les dernières toiles de Judit Reigl (maintenant âgée de 87 ans),

photo : Jacques Faujour © ADAGP, Paris, 2010

Jusqu’au 2 janvier, le musée des BeauxArts de Nantes présente, dans le patio, la première grande rétrospective de l’œuvre de Judit Reigl en France.

portent en elles une force, une humanité, une énigme particulièrement vertigineuse. n Judith Reigl : depuis 1950, le déroulement de la peinture, jusqu’au 2 janvier, Musée des Beaux-Arts, Nantes. www.museedesbeauxarts.nantes.fr

POUR LE PLAISIR Elina Brotherus

fun you

Le travail d’Elina Brotherus, diplômée de l’Université d’Art et Design d’Helsinki, s’appuie sur l’espace et la lumière, la couleur et la composition, le passage de trois dimensions à deux dimensions… L’artiste conçoit la photographie comme le prolongement des interrogations de la peinture classique. La galerie propose de découvrir l’œuvre de Brotherus, de ses premières images aux plus récentes. n

Pour le plaisir n’est plus exclusivement le titre d’une sympathique chanson un poil ringarde mais aussi le nom d’une exposition complètement actuelle. Sophie Glade, Julien Lemière et François Marcziniack s’offrent du bon temps et nous en proposent par la même occasion au travers de ce projet collectif. À la fois plasticiens, graphistes et typographes, pas de règles, pas de limites à ce jeu où cependant aucune interaction n’est gratuite. Place est faite à l’expérimentation, usant des objets de communication, supports, techniques dans un décalage jubilatoire. n MG

Elina Brotherus, du 19 novembre au 18 décembre, L’Artothèque, Angers. www.angers.fr

Pour le plaisir, jusqu’au 4 décembre, DMA Galerie, Rennes. www.dmagalerie.com

Espace détente


© Ville de Nantes- Musée des Beaux-Arts - Photographie : C. CLOS

expositions

Olga Boldyreff

L’art au bout du fil

La pratique de l’art, pour Olga Bodyreff, est multiple, interférente, nouée à la vie, au temps, au voyage, toujours en mouvement, en tension. Texte / Christophe Cesbron

Entre peinture, vidéo, sculptures, installation, écriture, performance, son œuvre se déroule comme une bobine de fil, sans fin, toujours en devenir. C’est comme si elle recherchait une impossible fusion, unité, entre les deux pôles qui l’habitent : l’un russe, l’autre français. « Je suis dans l’entre deux, toujours ailleurs, toujours extérieure, quelque soit le pays ». Ses allers-retours entre les deux cultures sont tout autant physiques que métaphoriques : elle est la voyageuse, la couturière, la tisseuse, le fil qui noue et dénoue, le feu qui consume. Et son oeuvre embrasse, (embrase) plus d’un horizon, celui du monde quotidien, celui des paysages, des poètes, des peintres, des icônes, des images populaires russes, celui de l’art minimal et conceptuel, celui des exilés… Pour son exposition à la Chapelle de L’Oratoire, Olga Boldyreff a réuni, dans une belle proximité, quelques-unes de ses œuvres et les pièces d’artistes qui constituent aussi sa famille élective (Sol LeWitt, Eva Hesse, Larionov, Gontcharova, Cadere, Malevitch, Alighiero e Boetti…). n Olga Boldyreff, voyages et autres investigations, jusqu’au 2 janvier, Chapelle de l’oratoire, Nantes. www.museedesbeauxarts.nantes.fr


© Marc Domage et Studio Hans Op de Beeck

expositions

www.evor.fr

Sea of tranquillity

Prise de Beeck LYRE

Pile ou face Tout est d’abord tellement charmant, délicat, fragile. Peintures et sculptures offrent un ensemble empreint de raffinement où semble régner une apparente sérénité. Et puis, c’est l’envers du sort qui se révèle.

Les installations de Hans Op de Beeck tiennent du dispositif, mêlant mannequins, espaces, sculptures, aquarelles, vidéos. Elles fonctionnent comme un récit non linéaire, suspendu, intégrant le visiteur dans une étrange matrice narrative, multipliant les connexions sensibles et conceptuelles. Tout gravite autour d’un vaisseau fictif, d’un imaginaire portuaire, d’un (im)possible voyage. Sea of Tranquillity tient du mirage et entre dans une étrange relation avec la ville de Saint-Nazaire, ses chantiers, et ses rêves transatlantiques. n CC Sea of Tranquility, jusqu’au 2 janvier, Le Grand Café, Saint-Nazaire. www.grandcafe-saintnazaire.fr

Nouvelle exposition d’Evor, cette fois à la galerie Melanie Rio, nouvelle occasion de se laisser enserrer dans cet écrin si séduisant façonné par l’artiste et pourtant si ambivalent. n L’harmonie se fissure laissant place à une inquiétante étrangeté. Dans ces objets ensorcelants, se confrontent la vulnérabilité du verre et la rudesse du métal. Leur forme renvoie tantôt au diffuseur de parfums, aussi envoûtants que toxiques, aux pipes qui permettent d’absorber les nectars empoisonnés, aux sextoys autant instrument de plaisir que de douleur. C’est de tout cet équilibre précaire que l’artiste se joue. Des rêveries surgissent les fantômes. Le raffinement extrême des pièces aux allures presque haute couture pousse à une contemplation facile par leur sensualité transpirante. Puis l’illusion se dissipe laissant place à une seconde lecture beaucoup plus piquante et énigmatique. À partir de ce mince fil, Evor tisse sa toile offrant à voir ces vanités auxquelles on cède volontiers quitte à rester emprisonné. L’occasion aussi de redécouvrir la galerie, coffret d’exception pour accueillir ces étranges bijoux. n Lyre, du 5 au 11 décembre, Galerie Mélanie Rio, Nantes. www.rgalerie.com

Tilman KÜntzel / DR

Texte / Marie Groneau

LICHT/KLANG Et la lumière fut Le Bon Accueil s’illustre depuis quelque temps comme une scène privilégiée pour les plasticiens du son. On remet ça avec cette nouvelle exposition regroupant les artistes Michael Aschauer et Tilman Küntzel. Si le son a gagné son indépendance dans l’art, les artistes vont plus loin, l’associant à la lumière artificielle essentielle et pourtant peu questionnée. Entre rencontre poétique et expérience synesthétique, on entre dans une appréhension sensible voire sensorielle d’une technologie à la fois féérique et désuète, genre hybride dans lequel s’inscrivent ces « sculptures sonores ». n MG Licht/Klang, jusqu’au 12 décembre, Le Bon Accueil, Rennes. http://bon-accueil.org


expositions

nomad ness / Adrian Paci

un nantais nommé jacuqes demy

le Bar floréal / sophie carlier

EXPOSITIONS

À voir ou à revoir Rainbow Warriors Jusqu’au 28 novembre, L’Atelier d’Estienne, Pont-Scorff n Le Collectif OVNI Art Diskount pose des questions politiquement incorrectes sur le monde qu’ils considèrent de plus en plus incohérent. Mohamed Eric Kahouadji Jusqu’au 30 novembre, Galerie Breheret, Angers n Travaux sur les mémoires d’une génération et le détournement d’images collectives, de la publicité aux dessins animés de notre enfance. Peinture contemporaine, street art et pop graffiti. Contemplations Jusqu’au 5 décembre, Atelier Bastille, Nantes. n Eric Fonteneau ouvre son atelier à Jacques Py, directeur du Centre d’art de l’Yonne qui programme Frédéric Lormeau, Emmanuel Berry, Pierre-Yves Magerand, Didier Dessus. Vive la jeune garde Jusqu’au 5 décembre, les Ateliers du vent, Rennes n Exposition d’artistes russes en résidence. Aimer Marie Jusqu’au 11 décembre, La Chapelle des Calvairiennes, Mayenne n Toujours en décalage, Jules Julien jette le trouble en mêlant signaux publicitaires et codes religieux. Un travail sensible de dessin en adéquation avec le lieu. Post Cards - Ron Haselden Jusqu’au 17 décembre, Le triangle, Rennes n Couchers de soleil, rosiers du jardin et promenades à la mer, Ron Haselden a toujours l’appareil photo à portée de mains. Il sculpte, colle, assemble pour montrer les états de lumière du paysage. Use once and destroy – Stéphanie Cherpin Jusqu’au 18 décembre au 40MCUBE, Rennes n Cette exposition en deux volets (Rennes + Le Havre) comprend des œuvres existantes et de nouvelles productions. En transit, Cyrille Hervé Jusqu’au 19 décembre, Musée des Beaux-Arts et Jardins du Palais Saint George, Rennes n Pendant les travaux, La Criée expose le sculpteur hors les murs. L’artiste visualise la problématique du déracinement.

Use once and destroy Stéphanie Cherpin

Aimer marie / Jules julien

Hommage à Bernard Lamarche-Vadel Jusqu’au 19 décembre, Artothèque, Vitré n Exposition sur Bernard Lamarche-Vadel, à la fois romancier, poète, essayiste et critique d’art. Le bar floréal. Photographie Jusqu’au 16 janvier, Musée de l’Abbaye Sainte Croix, Les Sables d’Olonne n Les photographes associés ont la conviction que faire des photographies est utile. Sous le titre Que faisons-nous ensemble ?, l’exposition réunit plusieurs séries. Alain Desvergnes, Paysages de portraits / Portraits de paysages Jusqu’au 29 janvier, Musée de La Roche-sur-Yon n Carte blanche au photographe qui fut le directeur artistique du Festival International de la Photographie d’Arles et le fondateur de l’Ecole Nationale de la Photographie d’Arles. Pour trouver « une forme de femme, une épaule de colline ». Nomad Ness Jusqu’au 30 janvier, Hangar à Bananes, Nantes n Nouvelle grande exposition du FRAC des Pays de la Loire autour du thème du nomadisme dans ce lieu superbe. Un Nantais nommé Jacques Demy Jusqu’au 26 février, Médiathèque Jacques Demy, Nantes n A l’occasion de l’anniversaire de sa mort, Nantes rend hommage à Jacques Demy à travers une exposition qui permet d’entrer dans son univers et plus particulièrement autour des films tournés à Nantes. Breizh Design Du 16 décembre au 29 janvier, DMA Galerie, Rennes n Un panorama du design et de l’innovation en Bretagne. Nicolas Rubinstein Du 11 décembre au 6 février, le lieu unique, Nantes. n Géologue devenu sculpteur, Nicolas Rubinstein investit la Cour pour une création in situ. Un squelette d’éléphant avec des ailes semblables à celle de Batman. Interrogation entre mémoire et devenir. Mouches Jusqu’au 27 mars 2011, Muséum d’Histoire Naturelle, Nantes n Des planches aquarellées de l’entomologiste Eugène Séguy illustrent la beauté et la diversité de ces insectes, trop peu connus voire dénigrés. n


PA G E 0 6 6

K O S TA R

saison 0 5 / N U MÉR O 2 3

no v e m b r e - d é c e m b r e 2 0 1 0


olga Boldyreff Voyages et autres investigations (4) 22 octobre 2010 2 janvier 2011

Olga Boldyreff, Les devenirs, 2008 - 2010, collection de l’artiste © Ville de Nantes - Musée des Beaux-Arts - Photographie : C. CLOS. Lords of Design™

chapelle de l’oratoire mUSée DeS BeAux-ARTS De NANTeS

www.museedesbeauxarts.nantes.fr

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KOSTAR # 23  

Magazine Cultures et tendances * Saison 5 * numéro 23 * novembre-décembre 2010 * Ben l'Oncle Soul * Ramzy * Rachida Brakni * Pierrick Sorin....

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Magazine Cultures et tendances * Saison 5 * numéro 23 * novembre-décembre 2010 * Ben l'Oncle Soul * Ramzy * Rachida Brakni * Pierrick Sorin....

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