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SAISON 02 NUMÉRO 10 mai / j uin 2 0 0 8


ANGERS - MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU 24 MAI AU 21 SEPTEMBRE 2008

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CARO Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h 30 1 4 ,

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SAISON 08.09

ORCHESTRE DE BRETAGNE

RENS. 02 99 275 275 / WWW.ORCHESTRE-DE-BRETAGNE.COM

GRANDS CLASSIQUES # 1 CHERUBINI Ouverture de Médée SAINT SAENS Symphonie en la BRAHMS Concerto pour violon violon > Baiba Skride direction > Olari Elts ORCHESTRES EN FÊTE ! SAINT-SAENS Concerto pour violoncelle FAURE Pelléas et Mélisande violoncelle > Olivier Lacour direction > Andrea Quinn GRANDS CLASSIQUES # 2 MOZART Der Schauspieldirektor (Overture) BEETHOVEN Concerto pour piano n°5 “Empereur” STRAVINSKY Pulcinella (ballet complet) piano > Olli Mustonen direction > Olari Elts

GRANDS CLASSIQUES # 3 HERSANT 5 pièces pour orchestre MOZART Concerto pour piano n° 21 BEETHOVEN Symphonie n° 8 piano > Frank Braley direction > Lionel Bringuier FAIS-MOI PEUR # 1 JEUNE PUBLIC GRUBER Frankenstein SCHWERTSIK Dracula’s House and Court Music WEILL Frauentanz soprano > Ute Gfrerer baryton / dir. > Heinz Karl Gruber FAIS-MOI PEUR # 2 MUSIQUES DE JOHN WILLIAMS ET BERNARD HERRMANN direction > Antony Hermus DANS LES CORDES STRAUSS Prelude de l’opéra Cappricio HAYDN Concerto pour violon en sol BARTOK Danses Roumaines Divertimento pour cordes PÄRT Fratres pour violon et cordes violon/direction > Dimitri Sitkovetsky

À L’ITALIENNE ! MENDELSSOHN Songe d'une nuit d'été (extraits) Concerto pour violon Symphonie n°4 “Italienne” violon > Renaud Capuçon direction > Olari Elts FAIS-MOI PEUR # 3 HERSANT Le Château des Carpathes

co-production avec l’Opéra de Rennes

direction > Laurent Petitgirard mise en scène > Michel Rostain GRANDS CLASSIQUES # 4 ELGAR Concerto pour violoncelle TCHAÏKOVSKI Symphonie n° 5 violoncello > Gary Hoffman direction > Lionel Bringuier FAIS-MOI PEUR # 4 HERSANT Création mondiale POULENC Concerto pour piano BERLIOZ Symphonie fantastique piano > Frank Braley direction > Olari Elts …mais aussi de la musique de chambre, la saison Piccolo et les concerts d’été ! Rendez-vous à la boutique de l’Orchestre à partir du 4 juin

WWW.LEJARDINGRAPHIQUE.COM / MATHIEU DESAILLY / PRISE DE VUE N. JOUBARD

CONCERT D’OUVERTURE YOSHIDA Ume to Uguisu (première mondiale) BEETHOVEN Symphonie n° 9 direction > Moshe Atzmon


Kostar du mois n Jean-Paul Rouve / P8 Podium n Bumble Bees, Les moissonneuses batteuses, La terre tremble !!! / P12 Shopping n Eau soleil / P16 TêteS de série n Laetitia Shériff / P18 n Adrien Poggeti / P20 n Nylso / P22 n Charlie Mars / P24 n Mashiro / P26 n Amélie Labourdette / P28 Pascal Favre d’Anne / P30 Christian Marclay / P32 Julie Desprairies / P34 Sur son 31 n P31 Portefeuille n Mai portraits par Gildas Raffenel / P38 entretien n Étienne Daho / P44 Portefeuille mode n Plans de carrière / P48 T’es Bath / P56 Design n Indoor & outdoor / P64 jeux d’images n Manifeste bleu par Arnaud Théval / P68 Une ville ailleurs n Brooklyn par Bensé / P70 Kostarfriends n PowerHouse Magazine / P74 Le moi dernier n par Pierrick Sorin / P76 Guide Kostar n Agenda Expos / P80 n Agenda Spectacles / P84 Guide Angers / P92 n, Nantes / P94 n, Rennes / P96 hOMONyMe n Maxime Bossis / P98 Illustration PA G E 0  / 1 0 0

DZGNBIO (www.myspace.com/dzgnbio) pour kostar

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JEAN-PAUL ROUVE

« DU TEMPS Des Robins, on nous confondait avec Les Inconnus » interview / Arnaud Bénureau

PHOTO / Tangui Jossic pour Kostar

Dans Sans arme ni haine ni violence, ton premier film en tant que réalisateur, tu mets en scène la cavale d’Albert Spaggiari, auteur du casse du siècle en 1976. Visiblement, il ressemblerait à Alain Delon. Et toi, à quel acteur ressembles-tu ? n Je ne sais pas. À Patrick Dewaere ? n Ah ouais ! Tout ça parce que je lui avais rendu hommage à une cérémonie des César. Mais franchement, tu ne penses jamais à ça. En même temps, c’est drôle cette question. Car à un moment, du temps des Robins, on nous confondait avec Les Inconnus. D’ailleurs où en êtes-vous avec les Robins des Bois ? n C’est fini. Enfin non, ce n’est pas ça. Il suffit que l’un d’entre nous ait une bonne idée pour que la machine soit relancée. En tous les cas, il n’y a aucune fâcherie entre nous. Le fait que certains des Robins, comme toi par exemple, aient réussi une carrière solo, at-il pesé dans la vie de la troupe ? n De l’extérieur, certains peuvent penser ça. Mais nous, on s’en fout. En plus, l’aventure des Robins est venue par hasard. Ce n’était pas notre but. Nous, on voulait juste bosser. Et puis, on ne vit pas l’aventure des Robins comme un groupe. On le vit comme une somme d’individualités. Un peu comme Le Splendid. Tu vois, lorsque vingt ans après, ils font Les Bronzés 3, je ne les juge pas. Ils sont contents de se retrouver. Point barre. On ne fait pas les choses de façon mercantile. Faut arrêter avec ça. Si tu n’avais pas été acteur, qu’aurais-tu fait ? n Alors là mon vieux, je n’en sais rien du tout. Ah si ! Peut-être quelque chose en rapport avec l’Histoire. Un truc comme libraire, chercheur ou journaliste.

Par rapport à une autre presse, on ne te voit jamais dans les pages des magazines people. n Les gens s’en foutent de ce que je fais. Idem pour Auteuil, on ne le voit jamais. Comme pour José Garcia, ce n’est pas très intéressant pour eux de le prendre en photo au supermarché avec sa femme et ses enfants. Et puis, quand la presse people fait deux lignes sur moi, j’attaque direct. Dans ton film, tu fais référence à Castel. Aujourd’hui, la nuit, c’est le Paris Paris ou Le Baron… n Tu sais, j’ai une vie normale… Tu ne m’y verras pas. Comme tu ne me verras pas à Saint-Trop’. Le 19 juillet 1976, Albert Spaggiari devient une vedette. Avec Sans arme ni haine ni violence, tu voulais réhabiliter la notion de vedettariat ? n Aujourd’hui, tout le monde est une star. Tu passes une fois à la télé et tu es une star. Faux. George Clooney, lui, est une star. Le terme vedette m’amuse. Pour son côté désuet. J’aime le côté ringard des années 80. Spaggiari, il me fait penser à Polnareff. C’est un film sur le vedettariat. Sauf qu’à la place de faire un disque, Spaggiari a fait un casse. Comment expliques-tu le revival des polars 70’s avec ces gangsters à moustaches ? n Je ne suis pas dans le fantasme ou la nostalgie d’une époque. Et si tu fais référence à Mesrine, il n’y a aucun rapport entre Spaggiari et lui. À l’exception qu’ils soient bandits tous les deux. Spaggiari, c’est Madonna. Il contrôle tout. T’arrive-t-il de te sentir voler lorsque tu acceptes un rôle pour un film dont après coup, tu ne seras pas fier ? n Je n’ai jamais fait de films pour de mauvaises raisons. Certains films sont ratés. Mais je n’ai aucun problème avec ça. n

Tu parles du journalisme : quelle est ta position face aux critiques de cinéma ? n Quand tu fais une interview et que le journaliste a déjà son papier dans la tête, c’est super chiant. Il se fout de tes réponses. Et ça m’énerve un peu. PA G E 0  / 1 0 0

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Sans Arme ni haine ni violence, de et avec Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Gilles Lellouche. Actuellement sur les écrans. La très très grande entreprise, de Pierre Jolivet, avec Jean-Paul Rouve, Roschdy Zem. Prochainement sur les écrans.


Le Grand T Scène conventionnée Loire-Atlantique // Festival Premiers plans Les films du Funambule // Festival des 3 Continents // Mire Vidéozarts // L’Atelier des images

VENDREDI 6 J U I N 2 0 0 8 de 19h à l’aube L e G r a n d T à N a n t e s 0 2 5 1 8 8 2 5 2 5 / / w w w . l e g r a n d T. f r


11 rue MarĂŠchal Joffre - Rennes - 02 99 78 24 66 - Ouvert du mardi au samedi - 10h00/19h00 - Le lundi 14h00/19h00


BUMBLE BEES

GARE AU BUZZ texte / JC

Émanation du quatuor folk pop Underwear Brothers, la tribu Bumbles Bees distille un air frais réjouissant. Ses atouts ? Une réelle aisance mélodique, alliée à une nonchalance sympathique. Deux garcons, six filles, le nombre est un leurre chez les Bumble Bees. Car la formule adoptée par la jeune formation rennaise est minimale. Une guitare acoustique, un ukulélé, une batterie amputée. Et là se niche sa singularité, le chant des huit. Les gars assurent la mélodie et le chant principal, façon cow-boys de pacotille. En chœur ou par deux, les filles de leurs voix haut perchées proposent des contre-chants à la simplicité pop exemplaire. La formule est lo-fi à souhait, mais le charme opère. n Découverte en mars dernier dans le cadre du festival Top of the Folk, où Bumble Bees assurait deux soirs de suite les intermèdes de certains concerts, la folk un peu foutraque du groupe ne fait pas de zèle technique. Mais l’absence de complexes affichée par la troupe et l’engagement de Pierre et Thomas dans la musique promettent un fort potentiel créatif. « Nous avons à ce jour une trentaine de morceaux. Pierre a d’énormes facilités à composer. Je suis plus laborieux », avoue Thomas. n Pas encore signé, Bumble Bees a intégré le catalogue de la toute jeune structure Fulgurotour qui planifie ses concerts. Aux côtés d’autres Rennais qui montent : Bonzini et The Missing Season. n 5 JUIN, L’UBU, RENNES WWW.MYSPACE.COM/BUSYBUMBLEBEES PA G E 0 1 2 / 1 0 0

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LES MOISSONLA TERRE NEUSES BATTEUSES TREMBLE !!! À la baguette ! texte / AB

HORS-PISTES texte / JC

Batteuse de Vale Poher et membre active de l’asso Wonderground, Émily aka Bichon réalise un documentaire, Les moissonneuses batteuses, sur les batteuses de la scène indie rock.

Avec un nom choisi en référence à un film qu’ils n’ont pas vu (La Terra Trema de Visconti), les trois membres de La Terre Tremble !!! brouillent les pistes. Leur musique est à l’avenant. Intello mais pas trop.

Limoges, terre de porcelaine. Mais surtout, « la ville où il ne se passe rien : je m’y sentais emprisonnée ». Pourtant, c’est là-bas qu’est née l’histoire des Moissonneuses batteuses. Enfin son prologue. « Je voulais faire un fanzine. Sur des filles qui font de la batterie. Il y a bien eu un numéro zéro. Mais, c’était difficile d’illustrer ma démarche. Dans mon idée, je voulais que les gens aient une claque en voyant une meuf jouée de la batterie. La vidéo s’est imposée naturellement ». n Une fois sur Nantes, Émily donne un coup de boost à son projet do it yourself. Wonderground, dont la mission est de mettre en lumière les musiques et travaux alternatifs d’artistes féminines, soutient d’emblée le documentaire. n « Je veux que le DVD fasse changer l’opinion des gens sur les meufs et la musique. Alors oui, une chanteuse ou une bassiste, ça ne surprend plus personne. Mais une batteuse, oui ! ». Pour tordre le cou aux clichés, Émily a réuni un casting bien barré, mais pas loin d’être bankable. n Pour le premier volume des Moissonneuses batteuses, Eat my sticks, la nouvelle “compagnon de route” de Vale Poher a filmé les batteuses d’Electrelane et des Gossip. Elle ne pouvait pas rêver mieux… n

L’assemblage hétéroclite de sources sonores atypiques dont se nourrissent les compositions de La Terre Tremble !!! n’aide pas à circonscrire son identité musicale. Post rock ? Noise ? Musique expérimentale, progressive, contemplative, improvisée ? Nulle case n’est assez large pour y loger ces Rennais d’adoption. n Tout objet susceptible d’émettre un son peut d’un moment à l’autre intégrer leurs partitions. Une guitare autant qu’un ustensile de cuisine. Car ce qui ne génère pas de mélodie peut toujours alimenter une rythmique. Ce foisonnement est la force de la formation. L’originalité du processus peut néanmoins en dérouter certains. Un conseil : découvrir La Terre Tremble !!! sur scène. n Spectaculaire et maîtrisé, le show du trio ne souffre aucune approximation. Chant, cris et sifflements, boucles entrelacées ou montées plus directes font le sel d’une musique sans ornière qui affectionne les ruptures de rythmes, d’intensité ou de tons. « Mes oreilles n’ont pas de paupières » clame le groupe sur son myspace, corroborant cette impression. Son deuxième album s’appelle Trompe l’œil, ce qui revient à noyer le poisson. n

www.wonderground.org

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La terre tremble. Trompe l’œil (Whosbrain Records) www.myspace.com/laterretremble


Illustration G* & âne à ailes « The feebles » pour kostar www.myspace.com/the_feebles


Claireux Jean

opticiens & lunetiers

KOSTAR est édité par Médias Côte Ouest, SARL de presse au capital de 30 794,70 euros Directeur des publications n Patrick Thibault responsable des éditions n Vincent Braud Graphisme et maquette n Damien Chauveau Développement n Julien Coudreuse, Sébastien Couzic, Patrick Thibault Publicité pub@kostar.fr DIFFUSION n Germain Braud secrétaire de rédaction n Cécile You Rédaction redaction@kostar.fr Studio graphique damien@mcomedia.fr Merci à tous ceux qui ont participé à ce numéro. Couverture : Audrey par Sandrine Tardif Rédacteurs n Emmanuel Abela, Bensé, Arnaud Bénureau, Vincent Braud, Élise Causeur, Christophe Cesbron, Jean-Michel Chanelet, Julien Coudreuse, Julie De Miranda, Antonin Druard, Quentin Duparc, Gwenn Froger, Bertrand Lahaye, Émilie Lejas, Isabelle Lemière, Christophe Martin, Claire Morgan, Olivia Ragaud, Pierrick Sorin, Arnaud Théval. Photographes n Bensé, Arnaud Bénureau, Sandrine Boutros, Tangui Jossic, Christophe Le Dévéhat, Chloé Le Drezen (www.kulturepop.com), Isabelle Lemière, Vladimir Léon, Christian Marclay, Christophe Martin, Mysterdam, Yann Peucat, Gildas Raffenel, Pierrick Sorin, Weaven Steven, Arnaud Théval, David Zard. Styliste n Aurélie Provost GRAPHISTES / Illustrateurs / plasticiens n DZGNBIO, Forcebeton, G* & âne à ailes « the Feebles », Mysterdam, Nylso. Remerciements n Audrey, Maxime Bossis, Myriam Boudjeroudi, Yves Braud, Olivier Bulard, Gérard Carnot, Christophe, Eliz, Fils2Press, Marc Gontard, Jacques et Marie, Jeremy, Juyen, Patrice Monmousseau et Jean-Maurice Belayche de Bouvet-Ladubay, Poly Strasbourg Team, PowerHouse Magazine (Tami Mnoian, Sara Rosen), La Sablière du Rheu, Tania Scemama, Stéphane, Flora Théfaine, David Urien, Véronique, Youna, tous nos annonceurs. n Imprimé en CEE n Dépôt légal à parution n © Kostar 2008 n www.kostar.fr / www.myspace.com/kostar_graphik Tous droits de reproduction réservés. Le contenu des articles n’engage que leurs auteurs. Les manuscrits et documents publiés ne sont pas renvoyés. n Abonnement annuel 30 euros. Médias Côte Ouest, 4 rue Vauban, 44000 Nantes n + 33 (0)2 40 47 74 75. ISSN : 1955-6764

Illustration / forcebeton pour kostar www.forcebeton.org

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5 rue de la Barillerie - Nantes 8 rue Guépin - Nantes 2 place Delorme - Nantes

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LAETITIA SHÉRIFF

L’étoile de Shériff texte Émilie Lejas

PHOTO / Yann Peucat pour Kostar

Après quatre ans d’aventures artistiques tous azimuts, Laetitia Shériff revient avec un deuxième album solo, Games Over, concocté avec ses fidèles acolytes Olivier Mellano et Gaël Desbois. À 18 ans, Laetitia Shériff traîne seule dans les cafés de Lille. Elle met en musique des textes de William Yeats. Très vite, la jeune “folkeuse” ressent le besoin de s’entourer. En 2001, elle se produit en première partie de Dominique A et rencontre par son intermédiaire le guitariste aux doigts d’or Olivier Mellano, puis le batteur Gaël Desbois. De cette rencontre, naît un premier album : Codification. n Toujours en mouvement, la Rennaise d’adoption multiplie depuis les aventures artistiques. En 2007, Shériff enregistrait un album expérimental avec d’autres figures musicales rennaises sous le nom de Trunks. Aujourd’hui, on la retrouve au chant pour un featuring sur le nouvel album de Robert Le Magnifique, et aux chœurs sur celui de Psykick Lyrikah. Parallèlement, la jeune femme a participé, pendant deux ans, au spectacle 4’30 du chorégraphe Hervé Koubi. Au cours de cette expérience « aussi excitante qu’angoissante », Laetitia Shériff réalise une véritable performance. Avec les danseurs, la « notion d’espace est différente », il faut respecter les trajectoires de chacun. Dépasser ses limites, se donner corps et âme, c’est peut-être ça PA G E 0 1 9 / 1 0 0

la solution pour « échapper à la routine ». n À ses débuts, elle échappe à la routine en faisant une infidélité au français. Laetitia Shériff adopte la langue anglaise « comme on choisit un instrument ». Munie de son « lexique bric à brac » rapporté d’un séjour à Oxford et d’un clavier, la songwriteuse compose la trame musicale des morceaux que le trio peaufinera ensuite. Fruit de leurs expérimentations, la musique, énergique ou envoûtante, emporte vers des univers contrastés. Sous forme de petits scénarii ou de textes plus poétiques comme le mystique Cosmosonic, Laetitia Shériff s’interroge sur l’ambivalence du bien et du mal et interpelle l’être humain ; « How to liberate the dirty things inside each of us ? », s’interroge-t-elle sur Evil Eye. Pourtant, dans chacune de ses chansons, une lueur d’espoir subsiste. Car Games Over, c’est un peu la vie, « on joue, mais si on perd, on peut toujours recommencer ». n LAETITIA SHERIFF. GAMES OVER (FARGO) LE 22 MAI A L’ANTIPODE, RENNES LE 23 MAI A L’OLYMPIC, NANTES WWW.MYSPACE.COM/LAETITIASHERIFF

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ADRIEN POGGETI

Du foot plein le tee-shirt TEXTE / Jean-Michel Chanelet

PHOTOs / Mysterdam POUR KOSTAR

Enfant du rock et du foot, le Nantais Adrien Poggeti, tout juste 30 ans, vient de lancer Ozibao. Une marque de T-shirts faisant se croiser les deux esthétiques. À l’intention d’une clientèle branchée et un peu rock’n roll. Zidane est parti sur un coup de boule. Au même instant, Adrien Poggeti avait la révélation Ozibao. Sur un coup de tête. Ou presque. « C’est vrai que la boîte est partie de là. Mais j’avais l’idée d’une marque de vêtements depuis quelques années déjà ». Depuis que le foot n’est plus considéré comme l’apanage des beaufs. Depuis que joueurs et mannequins se la mettent sévère derrière la porte verte. En gros depuis que le sport le plus populaire est devenu le sport le plus branché. n « Des magazines comme So Foot ou Les cahiers du football ont décomplexé le fan. S’il y a des mecs qui claquent 4 euros tous les mois pour acheter So Foot, ça signifie que le marché existe. Avec Ozibao, j’avais envie de créer des tee-shirts portables. Je n’ai pas forcément envie que les gens les portent pour jouer au foot le dimanche ». n Au regard de ses premières pièces, en vente sur internet, il est évident qu’Ozibao s’affichera davantage dans les carrés VIP des festivals d’été qu’aux pieds des buvettes des tournois de sixte. n « Ce que j’essaie de faire est très british ». Son T-shirt le plus buzzé ? Celui mixant la pochette du premier Franz Ferdinand au nom de Franck Ribery. « Celui-là est déjà parti au Bayern de Munich ». Car le succès d’une telle démarche passera par des parrains médiatisés. « L’idéal serait Vikash Dhorasoo. Mais aussi Jérémy Toulalan dont je suis un grand fan. Je suis certain qu’il comprendrait la démarche. Et puis aussi, tous les intellos de service. Enfin, tous les footballeurs qui ont leur bac ». Ozibao ne veut surtout pas baigner dans l’eau tiède. n « Aujourd’hui, je n’ai pas de joueurs préférés. Cristiano Ronaldo a la classe mais c’est une tête à claque. Non, pour moi, c’est George Best et Maradona ». Les bad boys en somme ? « Il n’y en a quasiment plus. Même Materazzi n’est pas vraiment méchant ». Et pourtant, c’est un peu grâce à l’Italien tatoué que tout a commencé. Sans lui, Zidane serait sanctifié et Ozibao peut-être toujours dans les cartons. Ce qui aurait été bien dommage. n www.ozibao.com

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extrait (en avant-première) de «Jérôme et l’arbre» à paraître le 21 mai 2008


Nylso

CŒUR DE ROCKEUR texte et photo / Julien Coudreuse

dessin / nylso

Son indépendance est sans doute ce que Nylso a de plus cher. Cet auteur rennais de bandes dessinées a pris ses rêves à bras le corps. À 43 ans, son cœur de rockeur contrarié est désormais soulagé. Longtemps, Nylso est demeuré indécis. « Enfant hyperactif, à la scolarité compliquée », il se retrouve la vingtaine bien entamée technicien dans un laboratoire de chimie. S’il y gagne bien sa vie, cette voie n’est pas vraiment propice à la réalisation de ses rêves. « Je voulais faire du rock. Comme je suis nul en musique, je me suis replié sur la BD indépendante. La démarche est la même. C’est une question d’état d’esprit plus que de pratique. » n Nylso prend une année sabbatique. Il quitte Paris et revient s’installer à Rennes. « Quand j’ai décidé d’arrêter, c’était pour vivre quelque chose de complètement différent, qui correspondait au fantasme que j’avais de la vie d’artiste. » À la même période, au début des années 90, un certain Jérôme ouvre une librairie indépendante qu’il nomme Alphagraph. Nylso y passe. Puis y repasse chaque semaine, avant tout pour discuter : « On se plaignait qu’il n’y avait pas assez de nouveautés. Jérôme nous a dit qu’on avait qu’à s’y mettre. On s’est lancé. » n Nylso commence à peine à dessiner. Il crée un fanPA G E 0 2 3 / 1 0 0

zine, Le Simo. Puis il participe à l’aventure Chez Jérôme Comix, publication collective dont Alphagraph est le QG et son patron la principale source d’inspiration. Le personnage de Jérôme d’Alphagraph s’y esquisse sous le trait noir de Nylso. « Je me suis moins inspiré du vrai Jérôme que de sa pratique du métier de libraire. » Car Jérôme d’Alphagraph n’a qu’un but justement : devenir libraire. « Il est en apprentissage, pour toujours. Un peu immature, doux rêveur ». La quête qu’il mène pour accomplir son destin atteint de savoureux pics mélancoliques. Les traits d’humour sont fins. « Un jour par hasard, j’ai découvert comment traduire ce comportement de manière poétique avec Les Enfants Tanner de Robert Walser, qui développe le principe de rêveur éveillé. » On a pas trouvé mieux pour le caractériser. n JEROME ET L’ARBRE, EDITIONS FLBLB, PARUTION LE 21 MAI EXPOSITION DU 16 MAI AU 8 JUIN DANS LE CADRE DES RENCONTRES PERISCOPAGES, ORANGERIE DU THABOR, RENNES

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CHARLIE MARS

La vérité sur Charlie texte / arnaud bénureau

PHOTO / Chloé Le Drezen pour Kostar

Clipeur pour Mansfield tya ou Gong Gong, en résidence à l’Hôtel Pommeraye, dealer de DVD, animateur de Noc, un Paris dernière lo-fi diffusé sur Télénantes, Charlie Mars tombe aujourd’hui la cagoule et se révèle au grand jour. « Quand j’ai commencé, des connards me disaient que je devais arrêter de faire de la vidéo ». C’était avant l’explosion Dailymotion. n Aujourd’hui, le travail de Charlie Mars est à chaque fois ultra buzzé. Le Nantais gagne même de l’argent. « Dès que tu crées, il faut avoir des contraintes. J’y crois pas ! Je suis content d’avoir des thunes. Ça me permet de mettre en place des projets indépendants ». Comme par exemple Charlie Mars Expérience, DVD hallucinant et autoproduit. n Au cœur de l’œil du cyclone, son plus beau fait d’armes à ce jour : Cinq cent jours ou le concentré d’une jeunesse sonique. Ou l’histoire d’un garçon en prise directe avec son époque qui, à partir de janvier 2006 et pendant 500 jours, a filmé une amoureuse, des étudiants en colère, le canal Saint-Martin, des trains, des soirées, un frère qui court, Gino qui coupe les poils de nez, des jolies filles, le théâtre du Châtelet, un tram, des poupées géantes… « Lorsque j’ai commencé mon vidéo blog, je savais que j’allais arriver à ce film. Avec Cinq cent jours, j’ai atteint une forme de maturité. Et puis, je voulais rompre avec un personnage un peu débile, avec la cagoule ». Cette dernière a fait le succès du Videomaker from outerspace. Le côté vengeur masqué portant à bout de bras l’étendard du do it yourself a séduit la toile. Au même titre que

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le quaterback universitaire emballe toutes les pom-pom girls du campus. n « Sur le net, beaucoup de gens restent encore scotchés sur mes anciennes productions, sur mon personnage ». Pour Charlie Mars, cette période est révolue. Sans pour autant avoir changé sa caméra d’épaule. « Je reste toujours dans le do it yourself. Pour être efficace. Mais j’essaie de changer, d’écrire davantage mes projets ». Dans cette perspective, la résidence à l’Hôtel Pommeraye a failli passer à l’as. « Je ne voulais pas faire n’importe quoi ». Depuis avril dernier, dans cet établissement cosy, il se sent chez lui. « J’ai monté une chaîne de télé, vais créer un flipbook dans les escaliers, réaliser des clips. Et puis, il y a tous ces décors chelous qui me donnent des idées ». Avec ou sans cagoule, Charlie Mars est resté fidèle à ses convictions. Qui lui permettent de mettre en image un monde dans lequel le jeune homme est partout et nulle part. Mais toujours aux frontières du réel. n

Le CaucheMars a déjà commencé. Jusqu’en septembre 2008 à l’Hôtel Pommeraye, 2 rue Boileau, Nantes. http://www.charlie-mars.com/pommeraye Charlie Mars expérience. DVD actuellement disponible. www.charlie-mars.com

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MASHIRO

SANS PRISE DE TÊTE TEXTE et photo / Christophe martin

À l’heure où il semble de plus en plus difficile de discerner les groupes tant les productions se ressemblent, les Angevins de Mashiro, à l’affiche de Tour de Scènes, tentent à contre courant de s’imposer sur une scène rock très convoitée tout en gardant la tête froide. Tout démarre courant 2005 lorsque Guillaume aka Zinga et Malika, nourris par une dizaine d’années passées entre différentes formations et expériences musicales, décident de se retrouver autour d’un vrai projet. Déterminés, ils se constituent rapidement un répertoire où les multiples influences, rock, reggae, world, électro ou hip-hop, se croisent sans hiérarchie préétablie. n Aujourd’hui rejoins par FanFan et Flo, respectivement à la batterie et à la guitare, ils approfondissent dans sa plus grande largeur le projet en faisant toutefois l’impasse sur quelques pistes peut-être trop périlleuses. « On se concentre sur ce qu’on sait le mieux faire et les musiques qui nous touchent le plus ». Le tri se fait donc naturellement et le travail d’équipe permet d’aboutir à davantage de cohésion et de simplicité. « On se laisse aussi guider par le plaisir de jouer ensemble ». C’est donc un nouveau départ pour Mashiro, avec une formation plus définie et plus décomplexée, qui n’établit aucun concept au préalable et qui se laisse aller en toute liberté. C’est sous le signe d’une musique mutante, propre à notre génération, que Mashiro tente de faire sa place. n Leur musique électro rock dépouille les influences avec décontraction PA G E 0 2 7 / 1 0 0

et revisite les terres brûlées du trip hop. C’est effectivement du côté des 90’s et des Anglo-saxons qu’il faut lorgner pour trouver la matière première à toute comparaison. La rythmique acérée, le tempo aussi alerte qu’énergique, la guitare saturée, les boucles électro travaillées et le chant magnétique à la croisée de Beth Gibbons et Pj Harvey nous évoquent Portishead, Massive Attack, Tricky ou Archive. Le cinéma est aussi une source d’inspiration, de Lynch à Scorsese en passant par Inárritu ou Gaspard Noé. Autant d’images nomades qui nourrissent l’imaginaire collectif de ce groupe, à tel point qu’ils envisagent de composer pour le cinéma. n Mais avant cela, Mashiro planche sur un prochain album, qui comptera entre autre la collaboration de Serge TeyssotGay (Noir Désir). Un aboutissement ou tout simplement une balise qui viendra marquer, on l’espère, après quelques premières parties remarquées (High Tone, Mass Hysteria, La Phaze … ) et après avoir figuré, début 2007, parmi les « artistes à la une » sur Myspace, un tournant dans la carrière de ce groupe prometteur. n Le 23 mai au festival Tour de Scènes, angers www.myspace.com/mashirobox K O S TA R

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Amélie Labourdette images en construction

TEXTE / christophe cesbron portait / DAvid Zard Série la part manquante / Amélie Labourdette

Elle a une licence de psychologie, le diplôme de l’école des Beaux-arts et a été lauréate du Prix des arts plastiques de la Ville de Nantes en 2004. Son nom ? Amélie Labourdette.

Elle développe une œuvre très pointue, très subtile au travers d’installations, de films vidéo, explorant les labyrinthes de l’image et de la pensée, les mythologies cinématographiques, dans des dispositifs où les repères parfois se dissolvent. Travaillant les dimensions hypnotiques de l’image et du son, les confusions entre les espaces virtuels et réels, mixant les approches documentaires ou fictionnelles, détournant le vocabulaire cinématographique, elle crée une œuvre aussi poétique que critique aussi fascinante que déstabilisante. n Vidéaste, Amélie Labourdette présente, à l’initiative de l’association Zarlab, sa première série photographique, La part manquante, dans une toute nouvelle galerie nantaise. n Les photographies d’Amélie Labourdette concentrent les éléments d’un monde habitable où se rencontrent autant d’indices réels, physiques, tangibles, que de situations mentales, rêveuses, incongrues. Ses images entremêlent plusieurs strates, plusieurs filtres, parfois contradictoires. Le PA G E 0 2 8 / 1 0 0

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réel, l’imaginaire, le conscient, l’inconscient, le rêve de l’accès à la propriété, l’espace pavillonnaire, le monde de l’enfance, la solitude participent au dispositif, se superposent, glissent de l’un à l’autre, s’enchevêtrent. n C’est comme si plusieurs récits s’imbriquaient dans une même histoire, créant une langue hybride, simultanée, fragmentaire. Recomposée sur ordinateur, en mêlant des prises de vues personnelles, des clichés réalisés par l’association Zarlab et des sources glanées sur internet, chacune des images est très construite, assemblant avec attention les différents éléments, tissant la trame complexe d’un récit polyphonique. Il y a quelque chose de cinématographique dans le travail d’Amélie Labourdette : le format panoramique, une mise en scène précise, une narration en suspens. n « Je construis une image qui n’existe pas préalablement, elle se construit petit à petit. Ces photos, ce sont des variations autour du thème de l’habitation avec des personnes qui ont du mal à habiter. Je ne parle pas seulement de l���habitation réelle, matérielle, physique mais aussi de cette difficulté à être, à exister (…) Ces scènes mettent en crise ce qui fait pour nous la valeur de l’habitat : une certaine idée de stabilité, de solidité, de protection et d’isolement du monde extérieur. ». n

du 22 mai au 1er juillet, Heidigalerie, 1 rue Beaurepaire, Nantes www.heidigalerie.fr


Pascal Favre d’Anne Gastrologique

TEXTE et photo / christophe martin

Une nouvelle brise gourmande souffle sur Angers. C’est au bord de la Maine, face au Château d’Angers, que ce jeune chef de 33 ans relève un défit audacieux et recueille des encouragements bien mérités parmi lesquels une étoile au célèbre guide rouge. Pascal Favre d’Anne et sa femme Mathilde vous accueillent depuis septembre 2006 dans un hôtel particulier du 19e siècle transformé avec soin en l’une des tables les plus prisées du moment. Un lieu qui pourrait immanquablement nous évoquer le passé mais qui préfère nous offrir une vue dégagée vers l’avenir avec une cuisine qui ne tourne pas le dos à la tradition mais qui suggère une vive percée dans la gastronomie contemporaine. « La gastronomie française doit faire preuve d’ouverture et d’audace » affirme-t-il. n Si le pari a pu paraître un brin prétentieux au yeux de certains, c’était sans compter sur son bien-fondé. Pascal Favre d’Anne fut tout d’abord chef de cuisine de l’Ambassade de France à Bogota, puis à l’Auberge de Mozé, à Champigné, et a donc mis plusieurs années à mûrir ce projet. Ne manquons pas d’ajouter qu’il n’est pas à PA G E 0 3 0 / 1 0 0

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court de références, originaire de Manigod en HauteSavoie, il passa deux ans au côté de Marc Veyrat à Annecy, auprès duquel il apprendra presque tout de la rigueur, du savoir-faire et de cette généreuse créativité, excentrique pour certains, mais surtout novatrice et exaltante. « Je ne suis pas attaché à un terroir, je vais dénicher les bons produits là où ils se trouvent », une interprétation à sa manière de la « fusion food ». n Jeune talent 2008 au Gault & Millau, une étoile au guide Michelin 2008, jeune chef de l’année aux Trophées Pudlowski, si la grandeur d’une région se mesure à sa gastronomie, on peut dire que Pascal Favre d’Anne en est le nouvel ambassadeur. n Le Favre d’Anne 18 Quai des Carmes, Angers www.lefavredanne.fr

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toi aussi, envoie tes photos sur ton 31 Faites-vous photographier devant un 31, et envoyez vos clichés par mail à redaction@kostar.fr Tous les 31 sont sur www.kostar.fr

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CHRISTIAN MARCLAY

THE SOUND of silence TEXTE / Antonin Druart

PHOTOs / Christian marclay

Avez-vous déjà photographié le son du silence ? Enfanté des instruments mutants ? Révolutionné les potentialités d’un vinyl avec ou sans platine ? Christian Marclay, lui, a déjà fait tout ça. Et bien plus encore. Né en 1955 en Californie, Christian Marclay pose son bassin de mélomane sur les bancs de l’École supérieure d’art visuel de Genève. Rongé par l’ennui, il part alors pour Boston, où il parachève la partition de ses influences plastiques au prestigieux Massachusetts College of Art and Design. Puis débarque dans le New York de la fin des 70’s. Il prend alors rendez-vous avec les avant-gardes musicales, qui vont stigmatiser sa démarche artistique. n La no-wave (DNA) accentue son goût pour l’expérimentation sonore. Le punk (Sid Vicious) développe sa passion pour la destruction productive et le rejet du formaté. Puis le hip hop (Grand Master Flash, Fab Five Freddy) ancre son amour du scratch en particulier et du deejaying en général. Christian Marclay collabore également avec Kim Gordon (future Sonic Youth), Eliott Sharp et John Zorn, entre autres. n Mais tout ceci reste bien réducteur, voire anecdotique tant l’œuvre de Marclay s’avère riche et protéiforme, quête perpétuelle d’une émancipation de la musique, quitte à en violenter ou pervertir les outils PA G E 0 3 2 / 1 0 0

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de diffusion : « Je détruis, je raye, j’agis contre la fragilité du disque afin de libérer la musique de sa captivité. » En marge de sa pratique cavalière du deejaying, l’artiste, quand il ne les brouille pas, mixe diverses pistes : métaphysique, pop culture, installations, pochettes d’album, publicités, cinéma et photographies. n L’exposition à la Galerie Art et Essai de l’Université Rennes 2, orchestrée par le Master professionnel Métiers et Arts de l’Exposition, sera essentiellement axée sur son travail photographique. Plus de 150 œuvres, en grande partie exclusives, rythmeront la déambulation. Problématique commune : la captation visuelle de l’immatériel : la musique, le son et le silence. Ou son impossibilité : « Une image, qui essaie vraiment de représenter une présence sonore, devient involontairement la représentation d’une absence. » n SNAP ! - EXPOSITION DU 8 MAI AU 17 JUIN, RENNES NO CLUBBIN’ - 17 MAI, L’UBU, RENNES WWW.MASTEREXPOSITION.COM


Julie Desprairies Champs (très) libres

TEXTE / julien coudreuse Portrait / Christophe Le Dévéhat pour KOSTAR pages suivantes : photos / Vladimir Léon

Depuis novembre 2007 et jusqu’à cet été, Julie Desprairies crée Printemps, « environnement chorégraphique », au cœur des Champs Libres, à Rennes. Une œuvre qui s’inspire et s’empare du bâtiment tricéphale conçu par Christian de Portzamparc. Le travail de Julie Desprairies se concentre depuis bientôt dix ans « sur les rapports entre le corps en mouvement et son environnement architectural ». Une approche de la danse qui semble de prime abord bien conceptuelle : « C’est en fait très concret », nous assure-telle. « Comme je ne danse pas moi-même, j’ai besoin de formuler les choses. En espérant que ma parole prendra corps à un moment donné. » Des mots d’autant plus importants qu’ils guident ici les pas de quatre-vingt-deux danseurs amateurs – usagers ou employés des Champs Libres – vivant dans l’une des 37 communes de Rennes Métropole. n Ces “non danseurs” volontaires sont encadrés par quatre professionnels, parmi lesquels le Rennais David Monceau, qui nous explique la démarche : « Douze membres du personnel des Champs Libres, issus du Musée de Bretagne, de la Bibliothèque et de l’Espace des Sciences, participent au projet. Nous les avons suivis à leur poste afin d’observer leurs gestes quotidiens. Par effet de miroir, nous en tirons des mouvements chorégra-

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phiques qu’ils exécutent ensuite. » Car Julie Desprairies étend la notion d’architecture aux usages qui sont faits d’un lieu. « Depuis des mois, nous travaillons à l’élaboration d’un vocabulaire de gestes, d’un corpus de mouvements liés aux spécificités de cette architecture. Qui peuvent être historiques, formelles, matérielles, lumineuses, acoustiques mais aussi humaines, en lien avec la manière dont les gens évoluent dans cet environnement. » n L’architecture monumentale imaginée par Portzamparc reste cependant le principal terrain d’un jeu dont Julie Desprairies a mis quelque temps à appréhender les règles : « Au début, j’étais assez perplexe car ce bâtiment n’est à aucun moment à l’échelle de l’homme. Il y a une débauche d’espaces vides. Et j’ai finalement compris qu’il est à l’échelle de l’homme en mouvement ! Ce bâtiment est une véritable partition à danser ! » n DU 3 AU 5 JUILLET, LES CHAMPS LIBRES, DANS LE CADRE DU FESTIVAL LES TOMBéES DE LA NUIT, RENNES WWW.LESCHAMPSLIBRES.FR


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s t i a r t r o mai p

photos de gildas raffenel

Flora

8 20 ans en 196 Ce qu’elle faisait en 1968 n J’étais hôtesse d’accueil à l’aéroport de Fort-Lamy, aujourd’hui Ndjamena, pour la compagnie Air Afrique-UTA. Ce qu’elle pensait alors des événements n Pour moi, c’était tout à fait surréaliste. Il y avait peu d’images, alors on suivait ça à la radio. La Sorbonne et le quartier latin, pour nous, c’était bien loin. On disait que les jeunes avaient pris le pouvoir. Et en même temps, ils avaient l’air de bien s’amuser. PA G E 0 3 8 / 1 0 0

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Ce qu’elle fait en 2008 n Je vis à Nantes où je suis danseuse et chorégraphe de la compagnie Kossiwa. Ce qu’elle en pense maintenant n 40 ans plus tard, je trouve que beaucoup de soixante-huitards ont mal tourné. La libération des mœurs bien sûr a été importante à ce moment-là. Par contre, la permissivité ou le renoncement parental, on en a vu les dégâts 20 ans plus tard. Ce que je trouve positif, c’est la prise de conscience qu’il y a eu chez les jeunes et leur capacité à se bouger.

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Olivier 20 ans en 1968 Ce qu’il faisait en 1968 n En mai 68, j’étais étudiant en lettres modernes à la “catho” d’Angers.

Ce qu’il fait en 2008 n Je suis professeur de technologie en collège aux Ponts-de-Cé et élu (Vert) au conseil régional.

Ce qu’il pensait alors des événements n Issu d’une famille traditionnelle, j’ai vécu cette période comme un moment assez exaltant. J’ai le souvenir du Théâtre d’Angers occupé et transformé en forum permanent ou presque. Au-delà des manifestations, c’était une ébullition quotidienne qui nous tenait éveillés.

Ce qu’il en pense maintenant n Notre société seraitelle différente si mai 68 n’avait pas eu lieu ? Il y avait, à l’époque, une vraie chape de plomb et il y a eu un incontestable souffle d’air. La prise de conscience écologique est venue dans la foulée. Mai 68, pour moi, c’est le début d’un engagement : je me suis dit qu’on ne pouvait pas rester les bras croisés.

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Jacques

8 20 ans en 196

Ce qu’il faisait en 1968 n J’étais au lycée SaintVincent à Rennes, un établissement catholique où on ne plaisantait pas vraiment. Ce qu’il pensait alors des événements n Je n’étais pas vraiment impliqué dans ce mouvement. Plutôt passif même. Je me souviens avoir été désigné pour porter, un peu malgré moi, une lettre de revendications au directeur. Dans cette période très agitée, ce fut mon seul fait d’arme. PA G E 0 4 0 / 1 0 0

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Ce qu’il fait en 2008 n Je suis artiste-peintre, je travaille et vis sur mon bateau à Questembert. Ce qu’il en pense maintenant n Ce fut une période de libération exceptionnelle. À tous les niveaux. Les gens se sont ouverts les uns aux autres, ont échangé, pris conscience qu’ils vivaient en société et qu’ils pouvaient avoir des intérêts communs. Des barrières sont tombées à cette époque. Pour moi, il n’était plus possible de vivre comme avant…

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Yves

20 ans en 1968

Ce qu’il faisait en 1968 n Le 1er avril, j’entrais comme agent contractuel au ministère des Affaires étrangères à Nantes. Difficile de se mettre en grève, le mois suivant. Ce qu’il pensait alors des événements n On a découvert le mot “chienlit”. Pénurie de carburants, manifestations de rue, usines occupées, présence massive de CRS en ville… Je me souviens de l’incompréhension totale de mon père viticulteur devant la solidarité des jeunes agriculteurs avec les étudiants.

Ce qu’il fait en 2008 n Je suis agent diplomatique et consulaire. Ce qu’il en pense maintenant n Ça a été un mouvement de libération très fort. Liberté d’expression, libération sexuelle, libération de la femme, le droit à la pilule, à l’avortement… Et puis il y a eu une augmentation des salaires qu’on n’a jamais connue depuis. Le SMIG, devenu SMIC, a été augmenté de plus de 30 % le 1er juin.

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Marc68 20 ans en 19

Ce qu’il faisait en 1968 n En 68, j’étais professeur de français au lycée de Vannes. C’était ma première année d’enseignement dans le secondaire.

Ce qu’il fait en 2008 n Je suis aujourd’hui Président de l’Université Rennes 2 – Haute Bretagne. Je suis également chercheur et auteur.

Ce qu’il en pensait des événements n Mon lycée était tenu par une femme aux vieilles méthodes. À l’époque, j’avais les cheveux un peu longs qu’elle. Elle me demandait de les couper. Je ne l’ai jamais fait. Elle m’en voulait énormément. Quand ce mouvement est arrivé, j’ai dit : « Enfin ! »

Ce qu’il en pense maintenant n Ça a été une révolution dans les mœurs avant tout, marquée par un recul des vieilles hiérarchies surannées (religieuses notamment). Et il y a eu la révolution sexuelle… Tout le conformisme, tous les interdits, c’était l’enfer. Mais c’était une révolution sans projet politique.

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Marie 20 an

s en 1968

Ce qu’elle faisait en 1968 n Ce fut l’année de mon bac. Une aubaine : je l’ai eu comme tout le monde, sans le passer ! Ce qu’elle pensait alors des événements n Mon père était très engagé politiquement. J’étais informée et très proche de ses préoccupations. Il manifestait. Moi aussi. C’était très sérieux et pas du tout folklorique. De vrais affrontements. Mais j’ai le souvenir d’une période de folie où tout devenait possible.

Ce qu’elle fait en 2008 n Je m’occupe d’une association d’insertion pour jeunes en difficulté en Ille-et-Vilaine. Ce qu’elle en pense maintenant n Mai 68 et la période qui a suivi ont permis de vrais progrès pour la femme. Des progrès qu’on a cherchés et que certains cherchent toujours à remettre en cause. Personnellement, c’est une période où ma vie a vraiment basculé. Pas évident de remettre les pieds sur terre. La liberté, ce fut la mer et le Pacifique, pendant 25 ans !

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ÉTIENNE DAHO

« Je suis, et resterai un idéaliste toute ma vie » Interview Emmanuel Abela / Poly 117

PHOTO / Frédérique Veysset

Etienne Daho l’affirme, il se sent libéré. La contrainte était intérieure pour cet artiste qui n’a cessé de profiter de sa popularité pour défricher des terrains pop nouveaux. À l’occasion d’un album intimiste et sensuel et d’une tournée dans des espaces à visage humain, un petit point sur une carrière en cours. Derrière L’Invitation, on sent paradoxalement un adieu possible… n Ce disque est une lettre d’adieu. Cependant il faut se méfier, si on fait des adieux prématurés, on risque de le regretter [rires]. C’est un album de déchirement, en tout cas. Un déchirement avec lequel on déploie ses ailes. Avec lequel on devient plus fort et on s’élève dans les airs.

comme si elles leur étaient adressées individuellement, c’est très spécial…

Et pourtant, pour la nouvelle tournée, vous avez pris la décision de jouer dans des salles de taille réduite. n C’est un choix artistique que j’ai fait pendant l’enregistrement du disque. Quand je vais aux concerts, j’aime bien les petits endroits, je m’y sens mieux et j’ai envie d’être relativement proche du Quand je vais aux concerts, j’aime bien musicien qui est sur scène. C’est un plaisir les petits endroits, j’ai envie d’être proche vraiment différent. De même, pour le disque, du musicien qui est sur scène. le plaisir de l’avoir fait était tellement grand, dans des conditions quasi-familiales, un peu Il se dégage quelque chose de l’ordre de comme à la maison, que j’ai eu envie de prol’intimité, et même une forme de sensua- longer ce plaisir en faisant une tournée dans lité, comme si vous susurriez des choses à des salles conçues pour la musique. l’oreille de l’auditeur, quel qu’il soit. n Oui, c’est vrai, je crois que je suis assez sensible J’ai le souvenir que votre premier album au côté confidences, parce que j’ai le senti- était une carte postale ; là, c’est une lettre ment que les disques que j’ai écoutés dans d’adieu. Avec ce choix de jouer dans des ma vie ne s’adressaient qu’à moi. Peut-être petites salles, ça sonne comme un nouveau ai-je inconsciemment cherché à faire la même départ… n Mon premier album, Mythomachose. C’est amusant ce que vous me dites, ne, était déjà une lettre. En tout cas, elle a été parce que c’est quelque chose que je res- reçue… Il est vrai qu’il y a un nouveau départ. sens très fort sur scène, y compris dans de Je ne saurai comment l’expliquer, mais il y a très grandes salles. J’ai vraiment la sensation une sensation comme ça… Je me sens libéré qu’il y a quelque chose de l’ordre de l’intimité de pas mal de choses d’avant… J’ai la senqui se poursuit et que, malgré le nombre, les sation d’être libre — libre de mes choix —, gens vont pouvoir ressentir les chansons, mais là, j’ai l’impression de l’être davantage. PA G E 0 4 5 / 1 0 0

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C’est très important de ne pas se laisser entraîner là où les autres veulent vous conduire, ni de devenir ce que les autres souhaitent que vous deveniez. Pour moi, la situation est complexe, dans la mesure où les gens savent d’où je viens, à partir des références que j’affiche, ce qui ne m’empêche d’être populaire. Il y a comme un grand écart.

Mais les mots que vous lui attribuez sont-ils des mots que vous auriez aimé entendre ? n Ce sont les mots qu’on trouve dans la lettre. Naturellement, j’ai remis les choses en forme, mais l’essentiel s’y trouve, avec les éléments qui respectent son vocabulaire. Ce qui apparaît bizarre, c’est d’écrire à place, à partir de son point de vue. De prendre sa place…

C’est une chance pour vous d’être populaire sur des choix qui vous sont propres. n Oui, c’est un luxe et en même temps, c’est une situation très étrange. Ce qui n’empêche pas les gens de chercher à vous emmener dans leur direction, à chaque fois. C’est très compliqué de rester dans sa ligne, sur son fil.

Lors de la première écoute, l’auditeur s’interroge sur la source de ce qui est dit, et le destinataire, forcément… n Malgré les clés au début, les gens ont tendance à recréer complètement autre chose, ce qui est intéressant aussi. Je prends cette chanson au-delà de l’histoire, et les gens ont tendance à être touchés par la chanson plus que par mon histoire. Pour moi, il y avait un danger que cette chanson occulte les autres sur l’album, mais l’écho qu’elle renvoie chez eux est ce qui explique sa présence sur l’album.

Vous évoquiez la liberté. Ça semble assez aisé pour vous de coucher sur le papier et de traduire en chanson les émotions, y compris les plus chargées… n C’est juste que ça semble ! [rires] Les mélodies de cet album sont libres et de les suivre avec des textes, c’était assez compliqué au contraire. Je me suis isolé pendant deux mois, je suis parti à Barcelone pour être vraiment tranquille. J’avais envie de me fixer des moments, des heures de travail. Je prenais conscience que cet album nécessitait que j’y travaille d’arrache-pied tous les jours. Quand on écrit, on est comme dans un état d’hypnose, on laisse aller les choses, il n’y a pas de censure et seulement après, on structure. Si au bout du compte, ça semble souple, tant mieux… C’est bien, en tout cas, de ne pas montrer la besogne. C’est pas très sexy, la besogne ! [rires]

« rien ne m’empêchera de continuer à croire à l’existence d’une humanité bienveillante » Dans ces textes, il y a également l’évocation de votre père. n Boulevard des Capucines, c’est un texte qui est vraiment arrivé par hasard, même si je ne crois pas aux hasards. Des circonstances expliquent la naissance de ce texte. Mon père s’est présenté à l’Olympia, en 1986, à l’époque où je jouais Pop Satori. Et puis, c’est bizarre, j’ai refait Pop Satori, pour le festival des Inrocks, il y a près de deux ans et deux jours après, j’ai reçu toutes les lettres de mon père. Ça m’a vraiment retourné. Du coup, j’ai écrit la chanson dans la foulée. Celle-là, contrairement aux autres, a été très simple à écrire. C’est un moment dans la vie de quelqu’un et ça, c’est beaucoup plus facile à écrire. PA G E 0 4 6 / 1 0 0

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En tant qu’artiste, vous affirmiez dans l’une de vos chansons la nécessité de retrouver le sens de la pureté, de la spiritualité et de la beauté. Sont-ce là des qualités qui manquent à l’humanité ? n Je suis, et resterai un idéaliste toute ma vie. J’ai envie de vivre dans un monde de sens, voire de bon sens. Le bon sens, ce serait de retrouver des qualités qui peuvent paraître complètement désuètes, mais qui sont la base de toute relation. Quand j’ai écrit cette chanson, Réévolution, je me sentais presque gêné d’agiter ainsi mon petit drapeau. Je me disais que c’était une chanson naïve, mais plus j’avance, plus je la revendique. Elle correspond exactement à ce que je pensais avant de l’écrire et que je continue de penser aujourd’hui, autour d’une humanité qui serait un petit peu meilleure que ce qu’on en voit, un peu moins fondée sur le côté « trou de la serrure » dans des schémas communautaristes. Les gens sont en quête d’éléments sécurisants, à cause de leur propre peur. Ils ont peur, à cause de la folie des autres, mais rien ne m’empêchera de continuer à croire à l’existence d’une humanité bienveillante. n

Les 19 et 20 mai, Salle de la Cité, Rennes 24 mai, Cité internationale des Congrès, Nantes 19 juillet, Les vieilles charrues, Carhaix


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plans de carrière P h o t o g r a p h e _ S a n d r i n e Ta r d i f / S t y l i s m e _ S a n d r i n e Ta r d i f e t A u r é l i e P r o v o s t M a k e u p _ D av i d U r i e n _ m y spa c e . c o m / d av i d o u ps / M o d è l e s _ A u d r e y e t C h r i s t o p h e Remerciements _La Sablière du Rheu (35), Stéphane et Véronique.


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par

ARNAUD THÉVAL Tout au long de la saison 2007-2008, Kostar accompagne le projet La relève, qui prolonge Moi le groupe mené par l’artiste Arnaud Théval dans des lycées professionnels de la région Pays de la Loire. Cinquième étape à Saumur, où l’artiste a travaillé avec les élèves de 1ère et terminale Bac pro Menuiserie du lycée Bertin.

Manifeste bleu

Manifeste bleu, 2007_affiche 250 x 350 cm sur support en bois.

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« – D’accord, vous faites des portes et des fenêtres, mais encore ? » « – Bah, on fait des portes et des fenêtres, voilà ». La conversation tourne court, un silence que je n’arrive pas à détourner, rien à faire. Je propose qu’ensemble nous visitions les ateliers, tous les ateliers. Aventure inédite pour ce groupe de menuisiers qui n’a jamais eu l’occasion de sortir du sien. Au détour de l’atelier des peintres, un enseignant nous interpelle, intrigué par notre présence. Et face au groupe, il explique sa vision du métier et de ce qui compte le plus dans le bâtiment : la couche finale, le reste disparaît… Personne ne bronche, à l’image de leur image, celle de la discrétion, voire de l’absence. n Nous poursuivons par une série de portraits avec une légère provocation de ma part. À l’instar de mon impression du début, je leur demande de me tirer la langue, langue de bois. Puis un élément clef fait son entrée, la boîte à outils. Nous jouons avec, ils la portent, marchent avec, la porte dans le dos. Puis je propose de sortir de l’atelier avec. Tous râlent, elle est très lourde. Certains vont discrètement la vider. L’image est forte, un groupe en bleu de travail avec comme cadre le lycée. L’image du groupe arrive simplement, ils ont tous leur boîte aux pieds et les mains dans les poches sauf un qui debout sur sa boîte, triture ses clefs. Il se trouve que, seul, celui-ci abandonnera la section menuiserie. L’esprit de corps semble transparaître dans cette image, une présence forte et un retrait en même temps. Plus tard, les enseignants me diront que toute la journée, ils leur rabâchent de ne pas mettre les mains dans les poches. n Convaincu que c’est dans la construction d’une forme que le langage de ce groupe peut le plus s’imposer, je leur propose de poursuivre en inventant saison 0 2 / N U M É R O 1 0

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des formes dans les espaces publics du lycée. Deux prises de positions sont fortement investies ; la sortie du lycée dont la porte sécurisée par l’usage d’un badge individuel et vidéo surveillée sera occupée de part et d’autre de la grille par un cercle de boîtes à outils. À l’heure de la sortie des classes, cette construction aura pour conséquence de provoquer un dérèglement de la porte et un « affolement » des surveillants. Nous tenons bon, une série de portraits individuels est réalisée au milieu de tous et au cœur de l’installation ouvrant le lycée, l’inverse d’un blocus. La fin de l’action laisse le groupe sur une impression de force et de plaisir évident. La suite nous conduira dans le bureau du proviseur adjoint, non pour une remontrance (…) Mais pour y construire une autre forme, un rectangle enserrant son bureau. Quinze menuisiers et leurs boîtes, la situation est saisissante, en partant l’un d’entre eux sort de sa poche une petite étoile en bois qu’il dépose sur le bureau du proviseur adjoint, un souvenir. n L’installation au lycée va se dérouler autour de trois œuvres, l’installation d’une palissade face à l’atelier et tournant le dos au flux de l’entrée des lycéens, suggérant un détour pour y voir l’image du groupe. La distribution du « Manifeste bleu » par les menuisiers même à la sortie du lycée, mille affiches retraçant l’historique des actions. Et un jeu vidéo Spice invader bleu transformant la sortie du lycée en scène de bataille dont l’enjeu est de garder la grille ouverte… Manifestement un retournement de situation plaçant ces élèves en position d’une prise de parole dont le corps et la dimension performative des actions bousculent les attendus. n   www.arnaudtheval.com


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Brooklyn par

bensé

Photos / bensé

Dans cette rubrique, un artiste évoque une ville qui le fait vibrer, ailleurs. Bensé, songwriter à l’écriture pop, folk et dorée par le soleil d’un été indien, évoque Brooklyn. Un rêve américain devenu réalité. On y croise Julio et une girlfriend qui dit oui. Mais aussi les ombres de Paul Auster, d’Harvey Keitel, de Dylan…

South first and Bedford… cette adresse résonne encore dans ma tête, comme des paroles d’une chanson de Dylan, un bouquin de Paul Auster, un film de Wayne Wang. Un croisement de rues pareil à mille autres à New York, euh pardon, à Brooklyn. n Nous y arrivons, ma petite amie et moi, par une chaude nuit d’août, déposés par un yellow cab peu prolixe et visiblement un peu déçu par le tip que nous lui proposons (nous apprendrons vite à le calculer à l’american way…). n Les amis qui nous hébergent (Julio et sa sœur Amanda) nous attendent sur les marches du 117, South First. Nous faisons la connaissance du propriétaire des lieux, un Portoricain de soixante-dix ans dont la vie se résume à deux heures de musculation par jour, les joints et les femmes. On nous installe dans le petit appartement PA G E 0 7 0 / 1 0 0

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surchauffé sous les toits de Julio, le temps de déposer nos bagages, d’enfiler un short et nous voilà repartis dans les rues de ce quartier de Brooklyn qu’on appelle Williamsburg. n Ma première fois en Amérique à vingtsept ans et chaque rue, chaque conversation volée en anglais me sont familières, comme si j’avais toujours vécu ici. On me dira que l’invasion culturelle de notre quotidien par l’Amérique en est la cause, et je répondrai « sûrement, et alors ? ». J’ai arpenté les rues de Manhattan avec le De Niro de Scorsese, j’ai chanté la 4th Street avec Dylan et j’ai fumé avec le Harvey Keitel de Smoke. Je me suis enrichi de cette culture et que tous les antiKetchup primaires me jurent en me regardant dans les yeux qu’ils n’ont jamais pleuré en écoutant les histoires de Leonard Cohen ou du Velvet. Je marchais dans ma

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ville sainte à moi, je foulais la terre de mes ancêtres, emboitais le pas de mes héros et j’en avais la chair de poule. n Metro ligne L directe jusqu’au restaurant du East Village dans lequel bosse Julio en attendant de trouver des investisseurs pour son projet de maison de massage français à New York. n Quelques verres effacent vite la fatigue du voyage et nous nous plongeons à corps perdus dans l’anglophonie et les « Yeah, I mean it was like… Wow you know ! » Nous sommes new yorkais, nous allons vite devenir brooklyneses… n Les jours qui suivent sont faits de ptits déj’ aux bagels, de longues balades-pélerinages à travers les rues dont les noms ont bercé nos rêves, d’apéros sur les toits ou sur les rives de l’Hudson River et de fête. L’alcool a le même effet ici qu’à Paris. n À la fin de chaque

journée du touriste parfait, nous rentrons chez nous, à Williamsburg, sortons du métro à Bedford et arpentons les rues que nous avons si vite faites nôtres : petits coffee shops, disquaires, magasins de guitares, concerts organisés ou improvisés dans les arrière-cours des bars de Bedford Avenue. « Et si on restait ici ? – Un jour peutêtre… » Les amis de nos amis sont nos amis, les inconnus aussi ; ils se découvrent volontiers autour d’une bière ou d’une guitare. Que tout paraît simple ici, faut-il que je me calme ou me laisse emporter par ce souffle de fraîcheur de vivre ? Le whisky décide pour moi, le whisky sait toujours ce qu’il veut. n Je me déplace la plupart du temps à vélo avec Julio. Nous voyageons à travers l’immense presqu’île, de quartiers aisés en ruelles sales, en passant sous le Brooklyn Bridge. n Nul be-

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soin d’écouteurs incrustés dans mes oreilles, la bande originale de ma vie joue en continu derrière mes yeux. n Une semaine passe. n Autour d’une bière dans un des millions de bars du quartier. n Un ami new yorkais de Julio me parle. n Je n’entends plus que son accent et ses « wow, you know, it was like, huge man !!!!! ». n Et du jour au lendemain, me voilà plongé dans la peau d’un Henri Michaux de bas étage au pays des gratte-ciel, le barbare en Amérique. n Les détails brooklynois qui, hier encore, m’emplissaient d’une joie inexplicable, me sautent aujourd’hui à la figure comme des centaines de petits gremlins qu’on aurait nourris après minuit. n Je ne parviens même plus à replacer mes héros au centre des lieux légendaires que je hante. Mais que se passet-il ? n Avec le recul, je pense que l’entrain excessif de PA G E 0 7 2 / 1 0 0

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la première semaine a fait naturellement place à une vue plus réfléchie et plus sensée sur la société américaine, ses habitants et leurs travers. Je ne sais pas d’où nous vient ce réflexe de recul, de recentrage par rapport à nos points d’attache : notre pays, notre ville, notre quartier, notre maison. Mais je pense qu’il faudrait le détruire, ce réflexe qui nous empêche de vivre d’autres vies en nous y abandonnant complètement. n Ce que je sais, c’est que la première semaine à Brooklyn fut bien plus belle que la seconde. Et le mardi de cette semaine fut l’un des plus beaux jours de ma vie, lorsque ma petite amie m’a dit « oui ». Elle est devenue ma fiancée devant le Chelsea Hotel, des fenêtres duquel nous ont bénis les ombres de Janis, Nick Drake, Dylan, Paul Auster, Leonard Cohen… n The End n

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Brooklyn Boogie Brooklyn, 2,5 millions d’habitants ! Une gros morceau de la Big Apple que ce borough (district) new yorkais. Les Hollandais y ont mis le pied au XVIIe. Depuis la fin du XXe, Brooklyn a les faveurs des milieux d’affaires. On investit beaucoup dans cette partie occidentale de Long Island et l’ancien quartier ouvrier de Greenpoint accueille aujourd’hui artistes et résidences de standing. Mais le cœur de Brooklyn bat toujours entre le (très) célèbre pont et Prospect Park. Cartes postales Like a bridge… Le pont de Brooklyn (2 km sur l’East river) qui relie le quartier à Manhattan fut inauguré en 1883. L’année suivante, Phyneas T. Barnum y fit défiler les 21 éléphants de son cirque, histoire de faire taire la rumeur sur la fragilité de l’ouvrage. Mike Tyson ou encore Michael Jordan ne sont pas les moindres des célébrités nées dans ce quartier. Un quartier, si proche de Manhattan, très cosmopolite : on y compte une importante communauté hispanique et une présence musulmane qui (à deux pas des ex-Twin towers) a inspiré le film Un imam à Brooklyn.

Y aller Le mieux est de disposer d’un passeport biométrique (qui évite la procédure du visa). Ensuite, aller à Brooklyn, c’est débarquer à JFK. Le dollar n’étant vraiment plus ce qu’il était, un allerretour pour New York n’est plus tout à fait une folie. On peut ainsi trouver des billets à moins de 350 euros (www. expedia.fr). American Airlines fait aussi des promos

(www.americanairlines.fr). Autre solution, passer par Montréal.

S’y loger On peut se loger pour pas très cher à Brooklyn (comme partout à New York). Aux environs de 50-60 e/ nuit. Le Confort Inn (un ** sur Buttler street) propose des chambres à partir de 90 e. Et le très récent Holiday Inn Express (un *** sur Union Street) à partir de 165 e/nuit. Les tarifs varient selon les saisons et les jours de la semaine.

S’y restaurer On trouve de très bons burgers dans de petits restaurants de quartiers. Aux côtés de multiples enseignes asiatiques ou exotiques, beaucoup de steak houses cultivent la tradition du sirloin steak et du T-bone. Le hot sandwich est quant à lui un vrai repas (hamburger-frites-salade) et se déguste avec un grand verre de… boisson gazéifiée ou une bière. Pour le dessert, ou le tea time, la Sweet Melissa Patisserie (175 Seventh avenue) est très courue.

Circuit Kostar Entre quartiers d’affaires et anciens quartiers ouvriers un peu déglingués, Brooklyn a gardé un cachet particulier. Avec un côté provincial qui lui fait, chaque printemps, célébrer les cerisiers en fleurs dans le Botanic garden sur Washington avenue. Mais Brooklyn, c’est aussi le Brooklyn museum of arts qui accueille une rétrospective de Takashi Murakami (jusqu’au 3 juillet) et “le” Prospect Park, véritable poumon vert de ce “gros” quartier new yorkais, créé par les architectes de Central Park et ouvert en 1867. La prairie centrale, à elle seule, fait 25 hectares. On y trouve aussi un lac et un Audubon center. Le parc, pas forcément très sûr, la nuit, peut néanmoins se visiter au clair de lune : chaque second samedi du mois, cyclistes et rollers ont rendez-vous à Grand army plaza pour une grande virée nocturne. Un nouveau marché aux puces (Brooklyn flea) s’installe, le dimanche, au 357 Clermont avenue. Même si stylistes et designers s’installent à Brooklyn, la mode a pris ses quartiers à Manhattan. Marc Jacobs y est chez lui. Tout comme le jeune Thakkon qui n’a pas encore sa boutique à Paris. Sur la 14e rue, presqu’au bord de l’Hudson, Jeffrey (un équivalent de Colette) fait partie du circuit obligé. n

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Depuis sa création, Kostar a donné carte blanche à plusieurs magazines européens : Look, Dif, H Magazine, Nude, wonderland, fake, poly, spirit… Aujourd’hui Kostar part à la rencontre de Powerhouse Magazine. Une publication arty pour hipsters new yorkais.

Powerhouse magazine Based in Brooklyn, powerHouse Magazine is a twice-yearly publication exploring a single theme through the works of classic and cutting-edge photographers, artists, and writers, and is edited by Miss Rosen, Senior VP of Marketing for powerHouse Books, Executive Director of The powerHouse Arena, and Publisher of Miss Rosen Editions.

FOUR artistS

Jim Jocoy

BLADE The King of Graff, with a body to match, Blade turned 51 this year, hit Europe hard with canvasses selling for 37 000 euros, and then brought it back to the Bronx, where he stays. He’s been in the graff game longer than I’ve been on this planet. That ain’t nothing but love... www.bladekingofgraf.com

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San Francisco-based photographer Jim Jocoy’s love of the Polaroid has resulted in unforgettable images of William Burroughs, Alan Ginsberg, Patti Smith, Andy Warhol, Billy Idol, Johnny Thunders, Sid Vicious, Iggy Pop, John Doe, Exene Cervenka, Joe Strummer, Kim Gordon, Eddie Vedder, John Waters, Bruce LaBruce-and me, ME, Norma Desmond. We’re Desperate. The punk rock photography of Jim Jocoy, SF/LA 1978-1980.

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Eazy E « Can I get an eye open up Eazy locin’ up smokin’ up much dust like a nut what give it up for the real stuff shut the what up back the shut up what hustler from the hood hoe hopin’ and mud rub the finishin’ touches would sure went rubbers comin’ in bunches could serve like lunches » Eazy E, Only If You Want It 07/09/63-26/03/95


Weaven Steven Wigga please! You ain’t never seen nothing like my honey representing Pittsburgh. The only white boy on the Hair Wars circuit, Weaven’s fantasy hair creations ain’t no joke. I gotta get me an appointment ! www.myspace.com/weavensteven

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Chaise à double étage: création Guy-Paul Pain


par

pierrick sorin

Présenté à Paris, New York, Londres, Tokyo, Buenos Aires, le travail du Nantais Pierrick Sorin est mondialement connu. Kostar a sollicité l’artiste pour qu’il nous raconte son quotidien de créateur.

Photos / Pierrick Sorin

Début mai, je devais m’envoler pour Tahiti afin de réaliser une exposition à Papetee. Pour des raisons assez obscures, le projet a été annulé. À défaut, j’ai pris trois jours de vacances en Vendée, chez mes « beauxparents ». n J’ai quand même emporté un ordinateur : rien de tel qu’un cadre champêtre pour ruminer quelques pensées créatives, la narine titillée par l’odeur bienveillante de quelques déjections bovines. n La température était printanière. Un bel après-midi s’annonçait. Nous déjeunâmes sur la terrasse.

j’ai pris trois jours de vacances en Vendée, chez mes « beaux-parents » n Après avoir englouti une belle assiette de « moujettes » et quelques verres de Mareuil, je fus sujet à une montée de fièvre, à des frissons et autres maux de gorge. Une sensation de fatigue accablante me cloua au paddock tandis que le soleil, narquois, embrasait la campagne. n Il est vrai que les jours précédents, je n’avais pas ménagé ma peine, pressant le pas d’un rendez-vous à l’autre dans les courants d’air du métro parisien. C’était sûrement là que j’avais attrapé froid et mon corps avait attendu le relâchement PA G E 0 7 7 / 1 0 0

du week-end pour se laisser gagner par le mal. n Le soir, après un repas frugal, la seule activité qui me parut acceptable, eu égard à ma grande mollesse physique et mentale, fut de regarder, blotti dans un fauteuil, une émission de divertissement sur TF1. Elle avait pour thème les phénomènes paranormaux. J’appris ainsi, à l’occasion d’un reportage fort bien léché, que certaines voyantes lisaient l’avenir de leurs clients non dans les lignes de leurs mains mais dans la forme de leurs fesses. n Lors ma nuit fut peuplée de rêves agréables. n Le lendemain, mon état n’avait guère évolué. Je pris quand même un bol d’air et deux ou trois tisanes, enroulé dans ma couette. J’étais assis dans une sorte de fauteuil à double étages, permettant d’accueillir deux fessiers différemment orientés : une pièce mobilière unique sculptée par mon « beau-père ». L’œuvre, sait-on jamais, sera peut-être un jour dans la collection du MIAM (Musée International des Arts Modestes). n En fin d’après-midi, après une longue sieste, j’avais retrouvé un peu d’énergie. Je pus faire, en famille, une incursion dans un Emmaüs. J’espérais y trouver quelques vieux électrophones portatifs à bas prix. Je récolte volontiers ce genre de machines, non par goût de la collection mais par besoin. Pour mes « petites affaires » artistiques. K O S TA R

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n Cette fois, point d’électrophone. J’achetai alors, pour deux euros, un dévidoir à papier toilette, années 70, de belle facture : boîtier inox décoré de rondelles en plexi fumé. n De retour au bercail, mon trophée à la main, je me rendis directement dans la salle de bain pour éponger mon front moite. Toujours un peu souffrant, la balade m’avait fait un peu suer. n Je posai négligemment le dévidoir sur une petite table, contre un mur blanc. Je

Cette fois, point d’électrophone. J’achetai alors, pour deux euros, un dévidoir à papier toilette, années 70, de belle facture vis aussitôt se former, sur le mur, un dessin de lumière, précis et raffiné : la forme d’un visage surmonté d’un chapeau. La tête d’un cow-boy. n Ma surprise passée, je compris que ce curieux graphisme était produit par la réflexion d’une source de lumière — un spot

« les souffrances du garçon vacher » sans et avec crême

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encastré dans le plafond — sur la surface polie du dévidoir. Il suffisait que je bouge celui-ci de quelques millimètres pour que le dessin se déforme et perde son aspect figuratif. J’eus l’idée de compléter le dessin. Je pris ce que j’avais sous la main : un tube de crème contre les irritations cutanées. Avec l’embout du tube, je traçai, bêtement, un nez, une bouche. Trop liquide, la crème commença à couler rendant le visage quelque peu larmoyant. C’était sans doute mieux avant, sans cette intervention crèmeuse un peu redondante. n Tout cela eut lieu « en cachette ». Je n’avais bien sûr demandé à personne le droit de tartiner de la crème sur le mur de la salle de bain, le grand art, c’est bien connu, se passe toujours d’autorisation. n Oubliant ma fatigue, j’ai fait quelques photos de cette œuvre éphémère que j’ai appelée « Les souffrances du garçon vacher ». Comme quoi la campagne, ça inspire son homme. Surtout s’il est un peu malade. n n n


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le baroque, angers / photo delphine


expos + DE RÉALITÉ FORCE D’ABSTRACTION

© Morellet

Le titre n’annonce pas la couleur. Un brin de provocation pour une expo consacrée aux pratiques contemporaines de l’abstraction. La proposition de l’École des beaux-arts de Nantes ne prétend pas à l’exhaustivité ou à l’exemplarité. La démarche tient du laboratoire. L’exposition est d’autant plus intéressante et réjouissante qu’elle présente un ensemble d’œuvres considérables. Des œuvres confrontées à d’autres, qui se répondent et, même, semblent établir un étrange dialogue. De John Armleder à Heimo Zobernig, plus d’une cinquantaine d’artistes sont ici réunis. Et si le visiteur est perplexe, un médiateur peut l’inciter à céder à cette force d’abstraction. n Jusqu’au 8 juin, 21 quai des Antilles, Nantes. www.erba-nantes.fr

ANTHONY CARO PHÉ-NO-MÉ-NAL

month of day © Anthony Caro

C’est un retour à Angers pour Anthony Caro. La ville lui avait déjà rendu hommage en 1996. Mais, cette fois, la rétrospective (1960-2006) est impressionnante. À la dimension d’un artiste qui a bousculé les règles de la sculpture et pratiqué, avant d’autres, d’invraisemblables assemblages. Assistant d’Henry Moore, au début des années 50, Anthony Caro a ouvert la voie à des Long, Woodrow ou Flanagan. Les 18 sculptures présentées illustrent le parcours d’un artiste dont l’œuvre est parcourue par une incroyable vitalité. Il raconte qu’en 1948 – il avait 24 ans – un voyage à Chartres fut un choc décisif. Soixante ans plus tard, Anthony Caro continue de promouvoir, à sa manière, les valeurs de la vie. n 24 mai - 21 septembre, musée des beaux-arts, angers www.angers.fr/MBA

Les ateliers de Rennes Valeurs croisées

office © Alain Bublex

Les relations entre l’art et l’entreprise : c’est la démarche originale engagée par Les ateliers de Rennes. Cette biennale d’art contemporain a commencé par la résidence d’une quinzaine d’artistes dans des entreprises. Alain Bublex, Ania Martchenko, Boris Achour, Damien Beguet (cf Kostar #9), Marie Reinert… ont ainsi “travaillé” en entreprise durant cinq semaines. Dans un second temps, la biennale présente « valeurs croisées ». Avec les travaux d’une soixantaine d’artistes. Ils viennent d’Algérie (Adel Abdessemed) ou d’Égypte (Ghada Amer), de Russie (Olga Kisseleva) ou d’Angleterre (Carey Young). Plusieurs d’entre eux vivent et travaillent à Rennes et dans la région (Gilles Mahé, Romain Poussin, Régis Perray, Pascal Rivet). Ces artistes et leurs travaux, on peut les voir au Couvent des Jacobins et dans sept autres lieux de la ville. n 16 mai au 20 juillet, au Couvent des Jacobins et aussi ailleurs, Rennes

pink pants © Paul van der Eerden

Collection Bernard Jordan Expo à dessein Installé à Paris (et rue Charlot depuis 2006), Bernard Jordan garde un œil sur la création contemporaine. Il expose, dans sa galerie, les artistes qu’il aime : Vincent Barré, Christophe Cuzin, Gilgian Gelzer, Jean Stern et beaucoup d’autres. Mais Bernard Jordan est aussi un passionné de dessin. Et il s’est constitué, depuis les années 80, une collection impressionnante de dessins. Comme il aime faire partager sa passion et ses découvertes, c’est sa collection personnelle à laquelle il donne ainsi accès. Une façon de faire partager un regard et de prolonger le dialogue entre des œuvres et le public. On retouve quelques-uns de ses coups de cœur : Paul Van Der Eerden, Christophe Cuzin, Elmar Trenkwalder, Mamadou Cissé… n du 7 juin au 6 juillet, Abbaye du Ronceray, angers


Pierre DAQUIN Paradoxales / Peintures 1998-2008 4 avril / 31 août 2008 ANGERS - MUSEE DES BEAUX-ARTS Cabinet d’arts graphiques du 4 avril au 1er juin : du mardi au dimanche de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h du 2 juin au 31 août : tous les jours de 10 h à 18 h 30 Entrée libre

14, rue du musée Renseignements 02 41 05 38 00 MUSÉE DES BEAUX-ARTS D'ANGERS


expos JARDINS DES ARTS Six artistes du monumental s’exposent dans le parc arboré d’Ar milin’. Jardin imaginaire, il devient le théâtre d’étranges apparitions : cabanes pour géants, bébés étranges qui poussent dans les choux…

Jusqu’au 15 SEPTEMBRE, CHÂTEAUBOURG, ILLE-ET-VILAINE

EMIL NOLDE Pour la première fois en France, présentation d’images non peintes d’Emil Nolde qui réunit 80 aquarelles et 5 peintures réalisées en cachette de la répression nazie. Jusqu’au 7 SEPTEMBRE, MUSÉE DE L’ABBAYE SAINTECROIX, LES SABLES D’OLONNE

KATHERINA ZIEMKE La jeune peintre découverte en 2007 au Printemps de Septembre s’inspire de photographies qu’elle transforme pour donner à l’image une apparence glamour et figée dans le temps. Jusqu’au 7 SEPTEMBRE, MUSÉE DE L’ABBAYE SAINTECROIX, LES SABLES D’OLONNE

TRAVERSES Jeune photographe angevin, Simon Jourdan développe depuis plusieurs années un travail personnel sur le paysage. Capturés depuis le TGV, ses clichés carrés révèlent l’hétérogénéité des paysages traversés par le chemin de fer, à la fois campagnard, fluvial, industriel ou faubourien. Du 13 MAI AU 28 JUIN, ARTOTHEQUES, ANGERS

LES CASTRATS , ROCK STARS DU XVIIIe Présentation d’une trentaine de toiles de Dominique Guillemard. Icônes de l’histoire de la musique, plus particulièrement à l’époque baroque, les castrats ont toujours suscité curiosité et admiration. JUSQU’AU 31 MAI, COLLÉGIAL SAINT-MARTIN, ANGERS

KATAGAMI Stéphane Calais s’inspire de cette célèbre technique japonaise du pochoir pour son œuvre exposée sur le grand mur du hall d’accueil du FRAC.

À PARTIR DU 16 MAI, Le FRAC, Carquefou

20 ANS : 1988-2008 Graffiti. Par HNT, RCF1, Poch et Stak. DU 17 MAI AU 28 JUIN, DELKOGRAPHIK STUDIO, RENNES

LA PEINTURE DE RUTAULT EXPOSE CELLE DE GORIN L’ensemble des œuvres de Jean Gorin (1899-1981) conservées au Musée dans une relecture du peintre Claude Rutault. Dans le patio, une architecture souligne le caractère utopique de l’œuvre de Gorin.

JUSQU’AU 25 MAI, MUSÉE DES BEAUX-ARTS, NANTES

NO PHOTOGRAPHY Le projet No Photography de James Saint Claire, photographe londonien habitant désormais Nantes, est le résultat d’un voyage de 18 mois dans les rapports entre l’humain et la cité, entre les mondes intérieurs et extérieurs qui l’entourent. Ce projet essaie de transmettre le dilemne de notre existence contrôlée. JUSQU’AU 31 MAI, ATELIER ALAIN LE BRAS, NANTES

SONIC YOUTH ETC. SENSATIONAL FIX Événement mondial. Avant de s’envoler pour l’Italie, les États-Unis, le Mexique ou encore l’Australie, l’exposition consacrée aux différentes collaborations artistiques de la bande à Thurston Moore et structurée en six chapitres thématiques dont les titres sont dictés par des chansons de Sonic Youth, s’ouvre au Life. Du 18 juin au 7 septembre, Le Life, Saint-Nazaire

SARAH DEBOVE La jeune Nantaise talentueuse et inventive expose les originaux de ses illustrations à la peinture de la première bande dessinée de Thomas Lestrange. Le choix de la lumière et des couleurs rend ses planches remarquables et offre un univers onirique surprenant pour ce récit fantastique. JUSQU’AU AU 1ER JUIN, LA TRèS PETITE LIBRAIRIE, CLISSON

STAND’ART#3 Salon de la Création Contemporaine par le collectif d’artistes émergents Les Agités du Bocal et parrainé par Philippe Sidot. Invention et créativité sont mises à l’honneur. Objectif : bousculer les idées reçues sur la création contemporaine.

7 ET 8 JUIN, SALLE DU NOROÎT, LORIENT

JUNGLE COMPOSITE Sculpteur pop, Wilfrid Almeida dresse un certain état de l’écologie dans une expo qui confirme son goût pour les matériaux historiques tels le bois, le fer, la pierre.

JUSQU’AU AU 8 JUIN, CHAPELLE DES CALVAIRIENNES, MAYENNE

SAÂDANE ASIF Dessins, sculptures, photographies, installations, sons, textes. Tout est bon pour toucher le public et lui faire partager sa conception de l’art comme étant une forme de langage que l’on doit s’approprier en le manipulant. JUSQU’AU 15 JUIN, SALLE JEAN-FRANCOIS TADDÉI, FRAC, LA FLEURIAYE

UN TRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE Le travail d’Anabelle Hulaut s’inscrit dans un processus de rencontres, de hasards qu’elle provoque, s’approprie et organise et entre lesquels elle crée des liens teintés d’humour, d’absur-

de et de dérision. Le tout constituant des installations où le spectateur est invité à déambuler.

JUSQU’AU 15 JUIN, MUSÉE D’ART ET D’HISTOIRE, CHOLET

DREAM DRAME Christian Lhopital crée un monde étrange, peuplé de personnages hallucinants et de figures au caractère enfantin. Ses dessins de la série Dream Drame reposent sur un travail de combinaison et de répétition des formes et nous font glisser vers un univers complexe pétri de rêves et de pulsions. JUSQU’AU 28 JUIN 2008, LE RING ARTOTÈQUE DE NANTES

NANTAIS ? QUI SOMMES-NOUS ? Trois photographes et une réalisatrice nous aident à répondre à la question à travers les portraits de Nantais d’aujourd’hui, leur quotidien, le regard qu’ils portent sur la ville. JUSQU’AU 29 JUIN, CHÂTEAU DES DUCS DE BRETAGNE, NANTES

ANACHRONISMES ET AUTRES MANIPULATIONS SPATIO-TEMPORELLES Après un premier volet intitulé Particularismes, l’exposition s’attaque au deuxième. Universalisme est un ensemble d’œuvres allant de l’abstraction à l’atemporalité. Objectif : créer une relation à l’histoire, la politique, la science… JUSQU’AU 19 JUILLET, 40MCUBE, RENNES

PARADOXALES/ PEINTURES 1998-2008 Pierre Daquin présente une série de travaux récents marqués par une extrême liberté inventive. Rencontres improbables entre des supports et des matériaux divers : rouille, colle carrelage, bitume, cuivre… JUSQ’AU AU 31 AOÛT, MUSÉE DES BEAUX-ARTS D’ANGERS


kostar.fr cultures & tendances / Angers / Nantes / Rennes

Paul van der Eerden Sans titre, 2005, collection Bernard Jordan, Paris.

work in progress

Une collection de dessins Bernard JORDAN

du 7 juin au 6 juillet 2008 / Abbaye du Ronceray - ANGERS 02 41 24 14 30 / artotheque@ville.angers.fr / www.angers.fr


spectacles

© Laurent Philippe

LA BOSSA FAKATA DE RAMEAU TOTALEMENT NOVA Voilà une bossa totalement nova.. C’est en effet sur une musique de Rameau que le duo Montalvo/Hervieu a imaginé cette création. Une proposition résolument baroque et… déjantée. Cette pièce-là était sans doute dans l’air depuis mai 2004. Depuis la création, au Châtelet, de l’opéra de Jean-Philippe Rameau, Les Paladins, sous la direction musicale de William Christie. Une création saluée de Londres à Tokyo. Cette pièce, créée en 2006, est un joyeux télescopage entre la musique du XVIIIe, la danse contemporaine et… la vidéo. Projections, montages, collages : La bossa fataka de Rameau est un moment d’apesanteur, de fantaisie débridée où l’homme et la bête font parfois la fête. Pour un public de 7 à… 107 ans. n 22 et 23 mai, Le grand T, Nantes.

© didier grappe

RICERCAR THEÂTRE EN FUGUE Le théâtre de François Tanguy, c’est Le radeau de la méduse ! La toile de Géricault nous évoque les rescapés d’une frégate. Et c’est bien d’un monde en pleine tempête dont nous parle ce théâtre-là. Pas étonnant que François Tanguy ait attaché son nom au Théâtre du radeau. Son théâtre ne ressemble en effet à aucun autre. Pas d’histoire et pas de héros. Juste une musique, lancinante ou violente, pour aller au-delà des mots et des maux. Ses personnages sont en morceaux, de passage, ombres ou fantômes, entre la lumière aveuglante du jour et le noir de la nuit. Jeu d’impressions et de surimpressions, Ricercar est une nouvelle cantate. Le titre renvoie à la musique. Allusion à la fugue, encore et encore, et à cette irrépressible envie de liberté qu’aimerait nous faire partager François Tanguy. n du 2 au 6 juin, Le quai, Angers.

© Pierre Grobois

AGITATO SEMPRE ALLEGRO En mai, Le Triangle fait ce qu’il nous plaît ! Et nous invite à entrer dans la danse. Pour que les portes soient bien ouvertes, Agitato propose, chaque année, un parcours fait de croisements, de rencontres, de découvertes. Car la danse se fait plurielle. Même lorsqu’il s’agit de solos. La programmation – qui « s’éclate » aussi en ville – propose de petites formes : Eva Le Saux, Katja Fleig, Laetitia Lanoë, David Monceau et Sarosi Nay se prêtent ainsi au jeu des nouvelles. Mais Le Triangle se fait aussi espace de création pour Carole Novak, Dominique Jégou ou encore Cédric Charron et Annabelle Chambon, compagnons de Jan Fabre. Quant à Emmanuelle Vo-Dinh, elle “jouera” (et créera) à domicile avec David Monceau et 35 danseurs amateurs. n 21, 22 et 23 mai, Le Triangle, Rennes.

© Laurent Bochet

SÉBASTIEN TELLIER Label et la bête « Je rêve de Biarritz en été. Je vois les filles qui changent de couleur de peau. Je vois le ciel bleu t’épouser. Et moi, d’un seul coup t’aimer. Je rêve de toi et moi, ma main dans ta main ». Avec Roche, ouverture humide, électro et rétro futuriste de Sexuality, Sébastien Tellier passerait presque pour l’enfant caché et conçu sous GHB des Daft Punk, David et Jonathan. Rarement un disque avait sonné aussi sexuel, mélancolique et solaire. Sans jamais tomber dans la vulgarité et toujours à l’ombre du Rocher de la Vierge, le dandy signe une œuvre orgiaque faisant passer la variété du côté obscur de la hype. n 5 juin, L’Olympic, Nantes


spectacles LA LONGUE NUIT DU COURT #9 Écran total Le court métrage, enfant pauvre du paysage cinématographique en terme de diffusion, se voit offrir, et ce depuis neuf ans, une nuit par le Grand T. Et pas n’importe quelle nuit. Ici, ce n’est pas un plateau-repas et puis au lit. Non, les programmes proposés par Premiers Plans, les Films du funambule, le Festival des 3 Continents, Mire, Vidéozarts et l’Atelier des images se paient carrément une nuit blanche. Alors oui, le noctambule y vient pour voir des films. Mais aussi pour se prendre du bon temps. Plus cool, ça n’existe pas ! Ou alors il faudrait inventer la vingt-cinquième heure… n 6 juin, Le Grand T, Nantes

RENCONTRES PERISCOPAGES DO IT YOURSELF Depuis 2001, les Rencontres Periscopages, consacrées à la bande dessinée d’auteur et à l’édition indépendante, présentent à Rennes des artistes dont la créativité s’épanouit en marge des circuits officiels. Invité d’honneur, le Belge Benoît Jacques s’exposera à l’Orangerie du Thabor (qui accueillera également les travaux de Nylso) et aux Champs Libres où il animera un atelier flip book. Cet atelier s’inscrit dans le cadre des 2e Assises de la bande dessinée indépendante. À découvrir également : les travaux de Vincent Fortemps et Alice Lorenzi, ceux du collectif toulousain Misma, et une rétrospective sur 20 ans de Graffiti. n Du 16 mai au 8 juin, Rennes

LES RENCONTRES Du FLEUVE SCèNES SUR LOIRE « Ce n’est pas un festival de diffusion, c’est un festival de rencontres… » Christophe Guiho, directeur artistique, défend « un festival pas comme les autres ». La Loire, pour décor, avec, au cœur de cette initiative, les arts et l’environnement. De Varades à Paimbœuf, c’est un patrimoine naturel, architectural, culturel et humain qu’il s’agit de mettre en valeur au fil de rencontres, de parcours artistiques, d’expositions, de spectacles et de concerts. Sur l’eau, drakkars et voiles de Loire. Sur terre, des artistes d’ici et quelques grands noms d’ailleurs. Un lâcher de violons donnera le coup d’envoi de cette 2e édition. Avec Didier Lockwood en invité d’honneur. Dan Ar Braz, Goran Bregovic, Nicolas Simarik et une flottille d’autres artistes sont de la fête. n du 5 au 15 juin, à Varades, La Chapelle-Basse-Mer, Nantes, Couëron, Cordemais et Paimbœuf (44)

PITCH UP Blog party Au commencement, un blog. Pour la jouer courte, un blog dans l’esprit de celui des Fluokids. Aujourd’hui, Fuck That World, piloté par de young guns angevins, ne cesse de prendre de l’ampleur. Net-label et organisateur de soirée, FTW est de toutes les parties. Les Pitch Up ont pour but d’insuffler de l’électro dans la night angevine. Connue et réputée pour ses Modern et Timid à forte tendance house minimale. Pour cette Pitch Up du 31 mai, le Fuck That World Dj’s Crew sera présent au grand complet. MDMX (photo) pour un set techno. Young P 3018 mixera électro 80’s et big beat. Quant à Kanthos, il défiera les lois de l’attraction avec son set à la fois club et trash. n 31 mai, The End, Angers


spectacles VIDÉODANSE ANGERS 2008 En 2008, le festival de film de danse met en lumière les influences réciproques entre les arts plastiques et la danse. Temps fort : le film Quad de Samuel Beckett projeté, dans le Forum du Quai et en continu, dans une boîte noire originale. Du 13 au 24 mai, Studios Bodinier, Les 400 coups, Le Quai, Angers

L’ARAIGNÉE DE L’ÉTERNEL NOUGARO Le directeur du Théâtre Gérard Philipe de SaintDenis, Christophe Rauck, fait revivre, en live, Claude Nougaro. Pour un jeu de maux croisés autour des mots éternels du Toulousain.

Du 13 au 20 mai, Le Grand T, Nantes

FORÊTS Wajdi Mouawad présente une lignée féminine sur sept générations. Du Québec à la France, de la Guerre 14-18 à la chute du Mur de Berlin.

Du 14 au 16 mai, Le Quai, Angers

FLESHTONES 30 ans de carrière et toujours la patate ! Les New Yorkais secouent dans un même shaker rythm and blues, rockabilly, surf music et punk vintage.

14 mai, Fuzz’yon, La Roche-sur-Yon

L’ŒIL ÉLECTRIQUE L’œil électrique éditions organise une foire aux livres qui vient clôturer l’ensemble des événements mis en place pour fêter les 10 ans de l’association ! 14 mai, Place Hoche, Rennes

PRINTEMPS DES ARTS #25 Le Printemps des arts ne cesse de garder un œil dans le rétro. Sans aucune nostalgie mais pour permettre au plus grand nom-

bre de s’arrêter, le temps d’un festival pluridisciplinaire, sur la musique baroque (XVIIe/XVIIIe siècles).

Du 14 mai au 21 juin, Nantes et Pays de la Loire

HASSAN YARIMDÜNIA Maestro de la clarinette de Thrace turque, sa musique construit un pont entre les mondes ottoman, slave et hellénique. 15 mai, Théâtre Municipal de Rezé

LEO88MAN Compagnon de Red, le garçon défend son nouvel album : Drownin’ by waiting. That’s all folks ! 15 mai, le Jardin moderne, Rennes

OLIVIER MELLANO Le guitariste aux doigts d’or, accompagné pour l’occasion par cinq artistes, propose une soirée exceptionnelle de musique improvisée. Bienvenue aux frontières du réel. 15 mai, L’Antipode, Rennes

LE RETOUR Yvon Lapous du Théâtre du Loup s’attaque à la pièce la plus emblématique d’Harold Pinter : Le retour. Ou l’histoire d’un père et de deux frères faisant de la femme de l’aîné des fils une prostituée… Porno futur ?

Du 15 au 24 mai, Studio Théâtre, Nantes

Bleeding Festival #1 L’asso Wonderground fait son festival. Avec la malicieuse et toujours aussi lo-fi Tender Forever. Et le retour de Sexy Sushi pour un set nique-tecto pour adolescents… 15 et 16 mai , Le Violon dingue et la Maison de quartier de Doulon, Nantes

Wash Yo’ 68 Party Après la Wash Yo’ Kostar Party, Dj Elwood & The Patch aka The cleaners s’attaquent par la face électro, au joli mois de mai 68. 16 mai, Café laverie, Rennes

HYPE POD BATTLE #7 Une soirée Fuck That World où huit équipes se la collent à coups de tubes 90’s. 16 mai, Le Memphis Belle, Angers

MOANA Influences électro, structure progressive et envolées post-rock. À la croisée de tous ces styles, Moana dévoile son univers Elektronirik. Posé et aérien. 16 mai, Jardin moderne, Rennes

ALAIN BASHUNG Avec Comme un lego, sommet de ce Bleu pétrole, Bashung signe la chanson de l’année… 16 mai, lieu unique, Nantes

FESTIVAL LES GRANDS PIANISTES Trois pianistes de la même génération, trois écoles et trois approches différentes. Pourtant, Rudolf Buchbinder, Nelson Freire et Deszö Ranki ont un point en commun : ce sont des monstres sacrés.

Du 17 mai au 13 juin, Centre des Congrès, Angers Du 21 mai au 11 juin, Cité Internationale des Congrès, Nantes

EIGHTY BEATS CREW Retour vers les années 80 pour les Nantais Dj Bebz et A.Lanvers. Retour vers le futur de l’électro…

17 mai, L’escalier, Saint-Malo

The Puppetmastaz Le groupe le plus trash de la scène hip hop est un groupe de marionnettes. Mieux, il est allemand. Dans le cadre du festival Saperlipuppet.

18 mai, Capellia, La Chapelle-sur-Erdre

JESSE SYKES/ MARISSA NADLER Deux silhouettes élégantes et troublantes du folk US. Une soirée pour faire pleurer les filles. 18 mai, Pannonica, Nantes

19 mai, Maison du Champ de Mars, Rennes

BÉRÉNICE Jean-Louis Martinelli prend Racine à bras le corps. Et travaille à partir d’une matière simple et vieille comme le monde : le fond des âmes et des corps dévorés par l’amour. Du Tellier, L’amour et la violence, avant l’heure. Du 20 au 31 mai, Théâtre National de Bretagne, Rennes

ISRAEL GALVAN Avec La edad de oro, le chorégraphe bouleverse les codes du flamenco. Et cherche une gestuelle originale à l’intérieur de la grammaire flamenca.

Les 21 et 22 mai, Le Quai, Angers

FESTIVAL DE DANSE AGITATO La 4e édition séduit avec ses créations forcément nouvelles. Agitato investit la scène du Triangle mais également les espaces publics de la ville.

Du 21 au 23 mai, Le Triangle, Rennes

CINÉPRIDE #5 Des films gays et lesbiens en veux-tu en voilà. Avec notamment la projection, en copie neuve, de A bigger splash, portrait du peintre David Hockney. Et aussi, Beautiful thing, chronique anglaise sur l’adolescence proposée aux lycéens et centres d’apprentissage. Séance suivie d’un débat sur l’homophobie. Du 21 au 27 mai, Cinéma Katorza, Nantes

FULGURO PROD. BIRTHDAY PARTY L’écurie rennaise spécialisée dans l’indie music fait jouer ses plus beaux poulains : The missing season, Bonzini et Lady Jane. 22 mai, le 4bis, Rennes


spectacles Justice Xavier De Rosnay et Gaspard Augé auront marqué l’année 2007. Capables de faire danser, sur un même beat, la fashionata sapée en Prada et le beauf habillé par Norauto… Trop fort, les mecs !

22 mai, Zénith Nantes Métropole, Saint-Herblain

TOUR DE SCÈNES Programmation éclectique où se côtoie l’ensemble des tendances musicales actuelles de la scène régionale et locale.

les pieds presque dans l’eau. Au programme : des concerts (Akchoté Montera Pauvros, Red…), des siestes musicales et des expériences sonores (la création Immensity of the territory). Les 23 et 24 mai, Pointe de Congrigoux, Pornichet

Léo Lanvin La Grange est ouverte. Ça sent l’été, la crème solaire et la house sous UV. Souvenir d’un crocodile sur le blouson d’un fluokid !

Du 22 au 24 mai, Angers

24 mai, Villa la Grange, La Baule

LA BOSSA FATAKA DE RAMEAU Le duo Montalvo/Hervieu et leur bossa nouvelle déjantée, mélange de tous les styles.

ROLAND-GARROS 2008 Tournoi adopté par tous les lycéens en plein bachotage. Un must !

Les 22 et 23 mai, Le Grand T, Nantes

SYD MATTERS Lors des Bars en Trans 007, la bande à Jonathan Morali avait mis sa claque à une salle (archi)bondée. Depuis, son Ghost days ne nous lâche plus. 23 mai, L’Olympic, Nantes

WEEK-END #2 Deux jours à tuer ? Pourquoi ne pas alors retourner à l’usine ? Au programme de cette deuxième édition d’un festival curieux et pluridisciplinaire : Le club des chats, le chef Éric Guérin, le réalisateur sonore Mehdi Ahoudig (l’indispensable Ma cité va parler), du cirque finlandais…

Du 23 au 25 mai, lieu unique, Nantes

SISSA Les Ricains ne s’en remettent toujours pas. Et ils ne sont pas les seuls. Les Frenchies mettent le feu au hip hop.

23 mai, Ligéria, Sainte-Luce-sur-Loire

FARNIENTE FESTIVAL #2 Deuxième édition d’un festival à ciel ouvert et

Du 25 mai au 8 juin, dans votre canapé, Nantes, Angers et Rennes

COSI FAN TUTTE Opera buffa en deux actes de Mozart. Cette production Angers Nantes Opéra mise en scène par Pierre Constant est une comédie douce-amère toute en sensualité.

Du 28 mai au 5 juin, Théâtre Graslin, Nantes Du 11 au 15 juin, Grand Théâtre, Angers

CANNIBALES Un couple rentre chez lui, s’embrasse, se déshabille, s’enlace, s’arrose d’essence... David Bobée et Ronan Chéneau dissèquent, sans anesthésie, la génération de loose. La génération des 25/30 ans. Du 28 au 31 mai, Théâtre National de Bretagne, Rennes

BENSÉ Le songwriter belle gueule, qui vous fait partager son Brooklyn dans ce Kostar, défend sur scène un premier album folk et bercé par les rayons du soleil d’un été indien. 29 mai, La Carrière, Saint-Herblain 20 juin, Centre culturel Jean Carmet, Murs-Érigné

COURT CIRCUIT PARTY Alors ça, c’est pas un tonus pharma ! Étienne de Crecy, Missill, Élisa do Brasil et Rafale sont programmés. 29 mai, Le Chabada, Angers

TRISHA BROWN DANCE COMPANY New York, New York ! La pionnière de la post moderne dance présente trois pièces chorégraphiques majeures : Set and reset, Present tense et Canto pianto. Pour de la danse en liberté. Les 29 et 30 mai, Opéra, Rennes

MY NAME IS NOBODY & THE DESERT FOX Deux ans après le mélancolique I hope you’re well…, le petit prince de la folk remonte sur les planches. En vue de l’enregistrement d’un deuxième album. 30 mai, Violon dingue, Nantes

TABLOID/MARGO/ JOHnNY BOY / MINITEL ROSE Le Café Pop paie sa tournée. Pensez à arriver à l’heure. Il n’y aura pas de places pour tout le monde. No guest list ! 30 Mai, Le Blockhaus, Nantes

POTLACH FESTIVAL Première édition d’un rendez-vous pluridisciplinaire organisé par Mire, spécialiste du cinéma expérimental. Avec notamment, la projection du film mythique de Warhol, The Chelsea Girl et la venue exceptionnelle des Anglais de Whitehouse. Les 30, 31 mai et 1er juin, ancien Quai West, Nantes

PRIZ’UNIQUE #17 Mesdames et mesdames ! Pour 5 euros seulement,

venez assister à une soirée pluridisciplinaire de grande qualité. Messieurs, vous êtes aussi les bienvenus !. 31 mai, La Passerelle, Saint-Brieuc

PITCH UP PARTY Une soirée électro orchestrée par le collectif Fuck That World. Avec MDMX, Young P 3018 et Kanthos. 31 mai, The End, Angers

FRAGIL 01 Le Nobody’s Virgin Raphaël lance la première Fragil. Toujours aussi électro chic ! 31 mai, Les Caves, Nantes

FAT PARTY Des groupes en veux-tu en voilà. Dont le hip hop tranchant de Mike Ladd et les punk brestoises de HHM qui déchirent sa race. 31 mai, La Carène, Brest

RICERCAR Cette pièce de François Tanguy du Théâtre du Radeau, ne raconte pas d’histoire, ni d’ailleurs ne se raconte. Il faut s’embarquer, s’abandonner, ne rien chercher. Du 2 au 6 juin, Le Quai, Angers

LES VOLLEYEURS Le projet le plus excitant de la saison. Une Klactonclown, un Gong Gong, le Healthy boy et My name is nobody s’associent et reprennent du Justice en version folk ou du Rammstein en reggae. 3 juin, l’Olympic, Nantes.

VIVICA GENAUX La mezzo-soprano américaine s’est produite au Met de New York, à Dallas, à Tel Aviv, à Munich, à Vienne ou encore à Santiago du Chili. Dans le cadre de l’expo Les castrats, rockstars du XVIIIe, elle chante les castrats.

3 juin, Collégiale Saint-Martin, Angers


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spectacles LES HARLEM GLOBETROTTERS Show devant ! Et dunk pour tout le monde.

soirée jazz ethiopique & éthno punk

6 juin, Le Vip, Saint-Nazaire 8 juin, Le 6 par 4, Laval

3 juin, Antarès, Le Mans

SIDI LARBI CHERKAOUI Le Zidane de la danse présente sa nouvelle création : Myth. Ou comment un événement donné peut marquer à jamais un individu.

Les 3 et 4 juin, lieu unique, Nantes

ALL’IMPROVISTA Parce qu’improvisation rime avec création, des projets sur le travail du son en réaction contre le formatage actuel. Du 3 au 7 juin, Pannonica, Nantes

SÉBASTIEN TELLIER Ou la rencontre des Daft Punk, de David et de Jonathan… So (porno) chic ! 5 juin, L’Olympic, Nantes

HOLIDAY NIGHT FEVER Pour sa dernière soirée de la saison, le club programme Dan Deacon. « C’est complètement barré et c’est ça qu’est bien », nous fait remarquer un collègue. On le croit sur parole. 5 juin, L’Ubu, Rennes

LES RENCONTRES DU FLEUVE La 2e édition du festival itinérant des arts et de l’environnement en bord de Loire, propose un voyage féerique ou d’escale en escale. Les ports s’animeront et se transformeront en espace de découverte et de plaisir. Ils vous livreront ainsi tous leurs secrets. Du 5 au 15 juin, Nantes

GETATCHEW MEKURIA & THE EX Le fameux saxophoniste éthiopien, accompagné par le collectif free-jazz punk et ethno néerlandais, The Ex pour une grande

La longue nuit du court #9 Ambiance détendue et public à la cool, pour cette nuit blanche dédiée aux formes courtes du cinéma… 6 juin, Le Grand T, Nantes

MODERN FACTORY #4 La Modern se la joue allemande. Et invite les dj’s munichois Domenico D’Agnelli et Tonio Barrientos. Pour une party toujours aussi sexy et punchy. 6 juin, Le Chabada, Angers

SHELLAC É n o o o o o o o o o o o o o o rmeeeeeeeee !!!!!!!

FESTIVAL D’ANJOU #59 Rendez-vous incontournable des amateurs de théâtre, le Festival d’Anjou produit la création d’une pièce. Pour la première fois, la mise en scène a été laissée, non pas au directeur artistique, mais à un jeune artiste « coup de cœur ». La séduisante pensionnaire de la Comédie-Française, Léonie H. Simaga, donnera sa vision des Trahisons d’Harold Pinter.

THIS IS POP/ THE RADIATIONS/ CULTUR PUB Soirée pop et punk rock 80’s avec deux groupes parisiens et une formation rennaise.

AMANRA & BATTLEFIELDS Quand le hardcore rencontre le post métal ça donne des rythmes déchaînés et une dynamique dévastatrice suivis d’une atmosphère lourde, lente et dark.

14 juin, Le Maléo et Les Caves, Nantes

Du 10 juin au 5 juillet, Angers et Maine et Loire

10 juin, La Barakason, Rezé

6 juin, L’Olympic, Nantes

GRANDE MARÉE #7 Pour ce nouveau rendezvous, les Escales et le Fanal ont conçu un programme qui revisite le site entre plage et front de mer, entre déambulatoires et spectacles fixes, entre musique et théâtre de rue. Dernière chose, n’oubliez pas votre pique-nique ! 7 juin, Saint-Nazaire

EURO 2008 La France réussira-t-elle à sortir du groupe de la mort (Pays-Bas, Roumanie et Italie) ? Si François Clerc est sélectionné, la réponse est non !

Du 7 au 29 juin, à la maison ou au coin du comptoir, Nantes, Angers et Rennes

PHILIPPE JAROUSSKY À 30 ans, l’homme moderne traîne souvent sa loose post adolescente dans les clubs indie rock. À 30 ans, Philippe Jarroussky, contre-ténor français, a décidé de ressuciter les castrats.

10 juin, Collégiale Saint-Martin, Angers

GUERRA De bruit et de fureur. Sur la scène d’un champ de bataille, Pippo Delbono met en scène, dans un combat chanté et dansé, des personnes trisomiques, des anciens clochards ou des artistes de rue. Dérangeant, excitant, violent et différent. Du 10 au 14 juin, Théâtre National de Bretagne, Rennes

FOCEBÉTON BIRTHDAY PARTY Pour aider l’asso nantaise à souffler ses bougies, Papier Tigre, Pneu Éric Castel et des gens du public qui ne savent pas faire de musique seront dans la place. 13 juin, Blockhaus DY10, Nantes

REGGAE LIVE TOUR #2 Pour cette nouvelle édition, le Reggae Live Tour multiplie les tirs de Rasta Rockett (Luciano, Beres Hammonds, Queen Ifrica…). En guise de bouquet final, le grand retour de Jah Cure.

13 juin, Zénith Nantes Métropole, Saint-Herblain

14 juin, Mondo Bizarro, Rennes

TIMID PARTY Le temps d’une soirée, le label électro angevin, Timid Records, s’installe à Nantes. Georges Guelters, Arno Gonzales, Élysse et Jubaï sont de la party.

RADIO NOVA BIRTHDAY PARTY Voilà 10 ans que Radio Nova émet sur Angers. Cela méritait bien une fête jusqu’au bout de la nuit. 20 juin, Le Chabada, Angers

ZIP YOUR FLY Le girl band nantais trace sa route à la vitesse d’un cheval au galop… Cardiogram, balade pop, est sur notre playlist de l’été 008. 20 JUIN, T’es rock coco, Angers

OPEN FADER Pour ceux qui veulent transpirer dans une bonne soirée club, au gros son électro, ça se passe à la soirée Summer Sessions 3. 21 juin, Le chantier, Rennes

WASH YO’ SUMMER PARTY Les Cleaners Deejays invitent Dj Philly Phil pour une lessive estivale et funky ! Pour les plus énervés, la soirée commence à 15h. 21 juin, La Café Laverie, Rennes

Fête de la musique La seule soirée où il est possible, en cinq minutes, d’écouter Come as you are aux bongos et Avec le temps joué par des métaleux… 21 juin, où vous voulez


Venez faire un voyage enchanté dans un authentique Hammam traditionnel

Nantes, Le Lieu Unique - 2, rue de la Biscuiterie (entrée quai de la Biscuiterie) - Tél. 02 40 89 09 99 www.zeinorientalspa.fr Ouverture Zeïn à Rouen, 1er trimestre 2008


angers Jack’Son Moonwalker Un nouveau né dans la famille Jack’son. Cette enseigne montre une fois de plus qu’elle reste déterminée à offrir un large choix toujours plus tendance. On retrouve donc dans ce nouveau shop au design clinquant et au son des platines, quelques modèles select des marques Adidas, Nike, Le Coq Sportif, Asics, Converse, Spring Court… n 1, rue Lenepveu

Le Jam club GarageBand À l’heure où les lieux de diffusion musicale s’institutionnalisent et la législation se durcit, ce nouveau café concert ouvre ses portes à la musique dans tous ses états. C’est donc dans une déco, elle aussi à contre-courant, entre le Nashville et le London club, que l’on viendra découvrir de jeunes formations ou jouir tout simplement de l’ambiance. n

Le Cercle Rouge délit délicieux Avant de parler d’œnologie, on fonctionne au coup de cœur, le plaisir des choses bien faites et le partage sont aussi les mots d’ordre. Ce bar à vin qui fleure bon la cave, se fait porte-parole de quelques vignerons sélectionnés avec soin. Le vin se déguste en toute simplicité, accompagné d’une petite terrine (merci grand-mère) ou quelques succulents fromages. n

12, rue Botanique

4, rue des Deux Haies


angers

LE BAROQUE

À Cause des Garçons rien que pour elle Cette boutique de prêt à porter n’est pas une nouvelle venue qui tente de faire dans l’apparat pour séduire. Ici on vient depuis plusieurs années et les femmes savent pourquoi. Isabel Marant, Claudie Pierlot, Stella Nova ou 120% Lino s’affichent comme quelques marques fétiches pour faire la nique aux hommes. n 25, rue des Poëliers

CA FÉ Angers

35 rue Saint Laud tel : 02 41 20 02 08


nantes IDN CAFÉ bar parallèle Une terrasse exotique, un intérieur étincelant aux ambiances seventies. Ce bar vous accueille dans sa brasserie du midi au soir, vous conseille son apéro gourmand en terrasse et vous propose soirées à thème et soirées électro chic. Un cadre idyllique pour passer une party à la tropézienne. n Hangar à Bananes, Quai des Antilles

Un coin en ville Cuisine et dépendance Une touche parisienne entièrement assumée. Déco du siècle dernier, lumières tamisées, musique lounge. Un coin en ville a su créer une ambiance cosy tout en restant décontracté. Gabriel et Aurélie proposent une carte originale, fusion entre les saveurs thaï, japonaises et traditionnelles. n 2 place de la Bourse

SCOTT PREMIUM C’est le pied ! À l’aise dans ses baskets ! Tel est le parti pris de Scott Premium. Au milieu d’un dancefloor hallucinogène, des sneakers aux ballerines en passant par des chaussures de créateurs nantais. À l’étage, place aux marques haut gamme et séries limitées. Difficile de ne pas trouver chaussure à son pied. n 8 rue Scribe


nantes

ÉDOUARD LETHELIER Whisky à gogo Texte / Arnaud Bénureau

Photo / Mysterdam

Créé en 2002, le Whisky Club Nantais a pour ambition de faire partager une passion commune : le whisky. Rencontre avec son président, Édouard Lethelier. À l’heure ou la Red Bull boostée à la vodka est la reine de la night, des mordus se retrouvent, une fois par mois, pour déguster, au calme et entre ami(e)s, du whisky. Édouard Lethelier est à l’origine de ces rendez-vous. « Fin 2000, lorsque je suis revenu du Brésil, j’ai découvert les amateurs de whisky nantais. J’étais novice. Ma première bouteille ? Un single malt, un Lagavulin 16 ans d’âge. Mais acheter des bouteilles, c’est sympa. Encore faut-il savoir ce qu’est le whisky ?».  n Aujourd’hui, après une éducation rapide et intense, il anime les sessions de dégustation du Whisky Club Nantais. En épicurien éclairé. « Je ne veux pas comparer la dégustation à de l’art. Pourtant, si on parle de production, il faut être un artiste pour distiller du whisky. De mon côté, j’essaie sans cesse d’approfondir mes connaissances théoriques. Et d’un point de vue pratique, au club, on travaille sur la mémoire olfactive et gustative ». Sans jamais se la raconter. Et très loin de la caricature de l’amateur de whisky sapé en Armani et fumeur de havanes. La preuve, les rencontres se déroulent dans un Buffalo Grill de l’agglo nantaise. « À ce propos, on cherche quand même un lieu en centre-ville ».  n whiskyclubnantais@orange.fr

POUR DÉBUTER

COUP DE CŒUR

Asyla (Compaas Box Whisky Company)

Airigh Nam Beist (Ardberg)

BONNES ADRESSES

RENDEZ-VOUS

Cave au Soleil de Provence, rue des Hauts Pavés, Nantes

Whisky Live Paris 2008, le 21 septembre

Les caves du Beffroi, Maison Lemaître, rue de la Paix, Nantes

Le Whisky Club Nantais Festival, fin 2008 à Nantes

Lili au soleil La petite Lili Petite boutique située quartier Bouffay, Lili au soleil est dans l’air du temps. Tendance baby doll oblige, les hauts sont, cette année encore, évasés. Les fashionatas profiteront en exclusivité des marques Antik Batik, Ba&Sh et Paul&Joe Sister. La superficie XS du magasin est largement compensée par l’accueil et les conseils dispensés. n 14, rue du Château


RENNES MADAMEMADEMOISELLE Heureuse (re)naissance Depuis septembre Erelle et Aurélie vous accueillent dans leur atelier boutique. À peine visible de la rue, il faut vraiment oser pousser la porte pour entrer dans leur univers de meubles rénovés. De petits trésors, chinés ici ou là, y reprennent vie. Mais il est aussi possible de venir avec son meuble pour une rénovation selon vos désirs. n 1 rue Victor Hugo à Rennes

YAKIKI Pas rikiki Ce petit restau, tout en rouge et gris, récemment ouvert, propose une cuisine simple et délicieuse. Yannick vous reçoit dans une ambiance familiale et décontractée. Le croustillant d’agneau, les œufs cocottes et la crème brûlée à la noix de coco ont déjà leurs adeptes. Terrasse plein sud d’une trentaine de couverts quand il fait beau. n rue Jules Simon à Rennes

5e SAISON Concerto floral Fleuriste mais pas seulement. On trouve certes des bouquets et des compositions florales très actuelles mais aussi de petits éléments de déco (bougies parfumées, vases, cache-pots ou parfum d’intérieur). Le tout est sélectionné et présenté avec goût. Contact chaleureux et conseils affûtés en prime. n 18 rue Alphonse Milon à Saint-Grégoire


RENNES

Tanguy Lesné

MUSICIEN À LA MODE TEXTE et photo / sandrine Boutros

À 30 ans, Tanguy a déjà touché à beaucoup de choses pour en revenir toujours à ses deux dadas favoris : la mode et la musique. Ce Rennais de naissance et de cœur a un parcours atypique : après avoir arrêté des études d’ingénieur du son à Paris, être passé par tous les petits boulots « alimentaires » tout en tournant avec un sound system dans la banlieue rennaise, avoir bossé à la bourse à Paris pendant 6 mois, Tanguy s’est fait rattrapé par le blues de la Bretagne à 24 ans. n Collectionneur de sneakers et fan de mode Street Wear non représentée à Rennes, Tanguy a monté son dossier de créateur d’entreprise en 2002. Après une formation à la CCI, il a emprunté pour l’achat de son magasin, sur la place Saint-Michel. n Lui qui a toujours cultivé la différence et qui trouve que la mode à Rennes est « moutonnière », a déniché des petites marques de Street Wear dans des salons à Paris comme Lady Soul, Home Core, Aem’kei, Zoo York… Devant le succès de sa boutique et après être devenu agent pour Hard Core Session et Cindez, Tanguy a embauché une vendeuse pour partir sur les routes, jouer les VRP auprès des professionnels pour ces deux marques. Cette nouvelles activité lui a permis de se créer un réseau et de connaître de nouveaux petits créateurs. Après une année en demi teinte en 2007, avec l’arrivée de grandes chaines de vêtements sur Rennes, la stagnation de son chiffre d’affaires et le départ de sa vendeuse, Tanguy a décidé de profiter de ses 1 800 clients fidélisés pour créer son site internet de vente de vêtements, où l’on retrouve de jeunes créateurs français et plus particulièrement bretons. Adikt shop finira par fermer ses portes mais le site comblera ce vide. n Parallèlement à cette activité, Tanguy mène une carrière de musicien au sein d’une formation de musique visuelle, Optophono. Avec un bassiste et un VJ, il joue régulièrement dans des bars. Ils se sont aussi produits sur le festival Eklectik à Rennes. Le concept : le VJ propose des images sur lesquelles les musiciens composent une musique. Il n’y a pas de style défini, chaque morceau est différent. Les musiciens ne sont pas visibles pendant les concerts, puisqu’ils jouent derrière un écran sur lequel sont projetées les images. n Optophono prépare aussi un concert pour la fête de la Musique le 21 juin sur la place Saint-Germain. Le rendez-vous est pris. n Boutique : Adikt Shop, 3 place Saint-Michel à Rennes

Son objectif 2008 Le développement de son site et la préparation de son concert. Ce qui l’horripile Les gens sont de plus en plus compliqués et se parlent de moins en moins. Son rêve Il aimerait que Rennes redevienne Rock’n Roll avec une mode créative et l’abandon du conformisme.

Site de vente de vêtements : www.streetdelux.com Site musicaux : www.myspace.com/gathomdj et www.myspace.com/optophono

LE SABLIER Temps suspendu Bruno occupe les lieux depuis 22 ans. L’adresse – qui assure une programmation musicale deux à trois fois par semaine – a déjà accueilli Bénabar, M, Ronan Luce, Mickey 3D, Sanseverino… et ne désemplit pas. Cuisine métissée aux couleurs du patron engagé dans « l’économie de décroissance » avec des producteurs locaux. Vraiment sympa ! n 70 rue Jean Guéhenno, Rennes


maxime bossis

nantes (44), Assistant d’éducation

PHOTO

tangui jossic


GORILLES 15 FÉVRIER 2008 · 1 ER FÉVRIER 2009

Exposition conçue par l’Espace des sciences, Rennes, en collaboration avec le Palais de la découverte, Paris.

Gorille de montagne © Cyril Ruoso – BIOS PHONE

MUSÉUM DE NANTES



KOSTAR # 10