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b o u l o g n e b i ll a n c o u rt

n° 343

mars 2018

2,50 €

rev u e t r i m e s t r i e l l e d e l’ At h l é t i c C l u b d e Boulogne-Billancourt, club omnisports

Testé pour vous

La PSP :

C’est sensas !


2 ACTU

Vente à la patinoire aux horaires des séances publiques.

BOULOGNE-BILLANCOURT - PATINOIRE MERCREDI 18 AVRIL 2018 - 20H00


SOMMAIRE 3

sommaire du n°

édito

343

Avenir À l’aube de son 75e anniversaire – l’Athlétic Club de BoulogneBillancourt sous sa forme omnisports est né en novembre 1943 – l’ACBB est dans une dynamique ascendante après une période tendue sur le

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NATATION

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HANDBALL

plan financier. Avec les efforts de toutes les sections – et ce n’est pas fini ! – le navire est proche de retrouver une situation normale, ce qui est

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

gage d’avenir radieux pour les 12 000 amoureux de sport que compte le club. La célébration du 10e anniversaire de la

ACTU

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le 24 mars sont autant de signaux positifs envoyés par nos partenaires institutionnels que

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12

remercier chaleureusement ici.

Championnats de France seniors Trois Boulonnais en bronze !

Assemblée générale Un omnisports bien vivant !

JUDO

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Sarah-Léonie Cysique montre la voie

Paris-Pussay, le 17 juin Championnat d’Île-de-France

HANDBALL

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Gardiens de but Une famille à part

KARATÉ

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Coupe de France kyokushinkai La famille ACBB au rendez-vous !

BASKET-BALL

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Formation Quand le jeu prime !

NATATION

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municipalité de BoulogneBillancourt que je tiens à

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CYCLISME

sont le Conseil départemental des Hauts-de-Seine et la

Les news de l’ACBB en bref

ÉVÉNEMENT

base nautique le 10 mars et l’inauguration du stade Le Gallo

BADMINTON

3e meeting jeunes La fête de la natation

DÉCOUVERTE

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EXPÉRIENCE

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Testé pour vous La PSP, ou Plongée Sportive en Piscine

Escrime médiévale Les Vikings sont dans la place

Deux installations magnifiques qui vous permettent, à vous tous sportifs et sportives, de pratiquer vos disciplines favorites dans les meilleures conditions. Pour de très longues années encore ! Jean-Pierre Epars Président général

10, rue Liot, 92 100 Boulogne-Billancourt • Tél. : 01 41 10 25 30 Mail rédaction : acbbmag@agencek.com • Président : Jean-Pierre Epars Directeur de la publication : Julio Arqueros • Rédacteur en chef : Jérôme Kornprobst - 06 17 18 04 57 • Conception et maquette : Oxygène, Frédéric Nolleau • Impression : Fabrègue • Régie pub : PLC - Brigitte Sultan 01 45 26 08 30 - 06 09 69 08 47 • Ont collaboré à ce numéro : Hadrien Blin, Cyril Blondineau, Joyce Eude, Frédéric King, Antoine Verniers. Crédit photo couverture : Michel Pakiela. Poster : Emmanuel Rémi. Crédits photo : Jérôme Kornprobst, sauf mentions.


4 ACTU Hommage

Jacqueline Vaudecrane, un monument

Des titres et des podiums Lors du 21e Open de Bayeux, en catégorie élite, Maxime Demeautis s’est imposé tandis qu’Arnaud Nekam a pris la 4e place. En élite juniors, belle 2e place d’Aldric Daturlot. En 2e division, victoire pour Jean-François Casteras (vétérans lourds). Mention spéciale à Quentin Gehant qui, faute d’adversaire dans sa catégorie, a accepté de combattre dans la catégorie supérieure, s’inclinant face à un adversaire qui faisait 12 kg de plus que lui.

Jacqueline Vaudecrane, ancienne Boulonnaise — elle habitait rue de Silly — et surtout le plus grand entraîneur de patinage que la France ait connu, s’est éteinte à l’âge de 104 ans. Jacqueline Vaudecrane a pendant plus de 50 ans été présente sur la glace de la patinoire de Boulogne-Billancourt, où, depuis son ouverture, elle a détecté, formé et conduit jusqu’à l’excellence les plus grands champions (de l’ACBB de surcroît) que le pays ait connus. Avec à la clé 4 médailles olympiques, 3 titres mondiaux, 50 médailles européennes ou mondiales. Parmi ses poulains, notamment : Alain Giletti, champion du monde ; Jacqueline du Bief, championne du monde et sa sœur Raymonde ; Alain Calmat, champion du monde et médaillé olympique ; Patrick Péra, champion de France, médaillé européen, double médaillé de bronze aux JO ; Christiane et Jean-Paul Guhel, champions d’Europe de danse sur glace, 9 fois champions de France ; Brigitte Martin et Francis Gamichon, champions de France de danse sur glace, médaillés de bronze aux championnats d’Europe, plusieurs fois sélectionnés aux JO ; Philippe Pélissier, Didier Gailhaguet, Robert Dureville, tous champions de France ; Surya Bonaly, 9 fois championne de France, 5 fois championne d’Europe, plusieurs fois sélectionnée aux JO ; et des dizaines de sportifs de haut niveau, moins titrés mais qui ont laissé leur empreinte dans le monde du patinage, comme juges, entraîneurs, dirigeants. Avant de devenir coach, Jacqueline Vaudecrane avait brillé à titre individuel : championne de France (de 1937 à 39), vicechampionne de France (1932-36). Sa disparition laisse la Fédération française des sports de glace orpheline mais surtout admirative et fière d’avoir pu bénéficier pendant de si nombreuses années d’une expérience, d’une clairvoyance et d’un charisme exceptionnels. Michel Abravanel

Président de la Ligue des sports de glace d’Île-de-France

Lors du championnat de France enfants, filles et garçons, coachés par Antonio Tusseau, ont récolté dix médailles dont un titre pour Joshua Fallet en +40kg en pupilles. Toutes les autres médailles sont en bronze : Aurélien Ravary (-40kg, pupilles), Amina Boubaya (-30kg, pupilles), Souleyma Mbarki (pupilles, -35kg), Sarah El Bissaoui (pupilles, +35kg), Adam El Sharkawi (benjamins, -40kg), Martin Harlay (cadets, -60kg), Achille Pennobert (cadets, +60kg), Sarah Talhi (cadettes, -50kg) et Supuli Suraweera (cadettes, +50kg).

Récompensé ! Lors des championnats de France d’ergo organisés à Charletty le 10 février dernier, l’ACBB aviron a raflé 8 titres, 6 médailles d’argent et 6 médailles de bronze. Des performances réalisées par l’ensemble des athlètes issus de toutes les catégories de la section : avirose, seniors, jeunes et moins jeunes, para-aviron, aviron adapté, relais mixtes et sport partagé… L’ACBB aviron, dont le président François Banton vient d’ailleurs de fêter ses 20 ans de présidence, a ainsi fait valoir son standing de 2e club national. La section a d’ailleurs été récompensée lors de l’assemblée générale de la Ligue Île-de-France avec deux trophées : le Trophée M. Salet, meilleur club masculin et le trophée Jacques Bloch, meilleur club d’Île-de-France.

Autre motif de satisfaction… Depuis la rentrée de septembre 2017, et après une journée d’intégration avec les 11 classes de seconde, l’ACBB aviron a contribué à la mise en place d’une AS (Association Sportive) au sein du lycée Jacques-Prévert. Avec déjà des premiers résultats puisque l’AS du lycée Jacques-Prévert a été sacrée championne d’Académie en ergomètre UNSS mercredi 17 janvier dernier. Bravo aux athlètes et à Arnaud Fanchon, professeur d’EPS qui anime cette AS avec les entraîneurs de l’ACBB aviron.


ACTU 5 Le billet d’Ambre

Qi gong, énergie de printemps

Magique

Printemps : renaissance et jaillissement. Faisant partie intégrante de la nature notre corps s’éveille, se déploie. La concentration des forces intérieures, enracinées dans le beau silence de l’énergie d’hiver, s’épanouit dans l’espace. Apaisons le terrain physico-émotionnel par la respiration et le mouvement pour ne pas subir l’effet « cocotteminute » lié à une stagnation d’énergie.

Respiration

Mouvement

Assis ou allongé, fermez les yeux. Le regard s’apaise.

Avec ce mouvement, les méridiens foie et vésicule biliaire sont étirés pour permettre une meilleure fluidité circulatoire et énergétique. Par les rotations, l’espace foie/vésicule se libère en douceur.

Inspirez naturellement dans la partie droite de votre corps. Expirez dans la partie gauche. Inversez le sens et continuez jusqu’à ce que vous vous sentiez détendu. Posez vos mains sur la zone du foie. Laissez respirer sous vos paumes en accueillant pleinement tout ce qui se présente. À chaque respiration, sentez cette zone s’ouvrir et vous répondre. Maintenant, visualisez un endroit printanier qui vous est agréable et transmettez cette belle image à votre foie en continuant de respirer à son contact.

Corps naturellement étiré. Articulations relâchées. Le dos s’ouvre, laissant se détendre la zone sternale. Paumes devant le ventre comme si vous teniez, sans crispation, un gros ballon contre vous. Inspiration Pivotez sur l’avant du pied droit. Les bras, ronds, montent paumes vers l’intérieur jusqu’au visage. La colonne s’enroule du sacrum aux cervicales.

Les jeunes de l’ACBB foot ont eu le privilège de rendre visite au FC Barcelone, nom qui sonne comme une légende pour tout footballeur qui se respecte. Les Juvenil B du Barça (U18) ont été trop forts pour les Boulonnais avec, à l’issue du match, un score très flatteur de 1-1. Mais quelle classe chez les Blaugrana ! Les joueurs et notamment Aurélien (buteur du jour) se souviendront à vie de ce moment-là. La section remercie aussi José F., Stephane B., Jorvens J. et John G. pour avoir rendu cette aventure possible.

Expiration Tournez les paumes vers l’extérieur. Étirez les bras sans arriver à la butée d’articulation. Sentez l’étirement latéral et interne du corps. Inspiration Relâchez l’extension et revenir dans la même position que dans la première inspiration. Expiration Revenez dans la position initiale en déroulant la colonne des cervicales jusqu’au sacrum. Accueillez les sensations dans votre corps avant de faire l’autre côté.

Stars Le 18 avril prochain à 20h, comme un clin d’œil à Jacqueline Vaudecrane, la patinoire de Boulogne-Billancourt accueillera la tournée des stars olympiques présentée par Philippe Candeloro avec Vanessa James et Morgan Cipres et les médaillés d’argent olympique Gabriela Papadakis et Guillaume Cizeron. Une soirée de rêve pour les passionnés de patinage, à partager en famille.


6 ACTU

Top 10 Qualif’ La section natation a décroché bon nombre de qualifications nationales. Notamment deux pour le championnat de France 16 ans et moins grâce à Léo Chalendar sur 50m et 100m Brasse, cinq pour le championnat de France Promo grâce à Lucile Coudert sur 100m et 200m papillon, 50m brasse et Léo Chalendar sur 50m et 100m brasse. Et 12 pour le critérium national promo d’été avec Lucile Coudert (50m, 100m et 200m papillon, 50m et 100m brasse, 50m dos, 50m NL), Romane Mille (200m papillon), Marine Le Berrigaud (200m papillon) et Paul Willems (50m, 100m et 200m brasse).

France : Top 16

SAM. ÈME ÉDITION

Le championnat national individuel Ufolep de gymnastique rythmique (GR) s’est déroulé les 20 et 21 janvier à Caudry dans le Nord. Malgré une première participation pour certaines gymnastes, la section GR de l’ACBB a réalisé une très belle performance en plaçant toutes ses athlètes dans le top 10 de leurs catégories respectives. Mieux, la section a décroché 4 podiums sur 6 possibles. Résultats : Excellence 19 ans et plus : Natacha Coulon, 2e ; Honneur 17 ans et plus : Julia Magnier, 2e ; Préexcellence 11-12 ans : Mitivaï Serra, 3e ; National B 17 ans et plus : Fanny Roder, 2e ; Excellence 11-12 ans : Léa Jacquemard, 5e ; Honneur 13-14 ans : Alice Lastricati, 7e.

DÉPART

07

14H00

5

En partenariat avec :

Création & réalisation :

Vert Marine - Mars 18 -

Crédits photo : Fotolia.

avril

TRIATHLON urt

Co de boulogne-BILLAN T PISCINE BOULOGNE BILLANCOUR de Sèvres 165, rue du Vieux Pont T 92100 BOULOGNE-BILLANCOUR Tél. : 01 46 08 09 09 arine.com piscine.boulogne@vert-m

WattBike Le 7 avril prochain de 14 à 18 h 30, l’ACBB Triathlon organise son 5e triathlon WattBike à la piscine de Boulogne-Billancourt. Au programme de la journée : 150 m de natation et 4 km de vélo au bord du bassin grâce aux 8 WattBikes avant d’enchaîner avec 700 m de course à pied dans le parc des Glacières. Une épreuve hyper ludique et conviviale, idéale pour découvrir le triple effort, en participant ou spectateur. Inscriptions en ligne ou sur place le jour de l’épreuve. www.acbbtri.org

Les championnats de France de tennis de table ont eu lieu à Rouen du 2 au 4 mars avec, en lice, quatre joueurs de l’équipe de Pro B de l’ACBB tennis de table : Paul Lavergne, Benjy Capello, Hugo Batocchi et Nicolas Reuseau. À l’issue de la première journée (sur le principe de mini-championnats de poules), Paul Lavergne et Nicolas Reuseau se sont qualifiés pour les 16es de finales en simples, en battant respectivement Kévin Rivoal (n°119) et Sébastien Jover (n°73). Le lendemain, Paul et Nicolas ont été éliminés en 16e de finale, le premier ayant perdu 4 sets à 1 face à Antoine Hachard (n°31) et le second 4 sets à 2 contre Alexandre Robinot (n°21). En doubles, Nicolas Reuseau et Hugo Batocchi ont cédé en 16e de finale ; Benjy Capello et Paul Lavergne se sont inclinés à la belle en 8e de finale face à l’une des paires favorites : Romain Lorentz (n°25) / Brice Ollivier (n°33). Un week-end satisfaisant pour les pongistes boulonnais.


ACTU 7 Sports-Co

Haut du tableau En volley, après avoir enregistré leur deuxième défaite de la saison face à l’AS Vallée de la Sauer à l’issue d’un match qu’elles ont laissé échapper (2-3), les filles se sont bien reprises en dominant notamment Pont-à-Mousson (3-0) et Villers-Cotterets, lanterne rouge de cette poule de N2 par 3 sets à 0 (25-19 / 25-21 / 25-20). Toujours leaders du classement de N3 avec 38 points, elles pourraient assurer l’essentiel pour la montée en allant battre Yitz Thionville. Mais attention, là encore, rien n’est fait. En Nationale 2, les garçons se sont inclinés à Saint-Nazaire après cinq manches très accrochées (23-25 / 25-20 / 25-18 / 25-27 / 12-15) à l’issue du match de la 17e journée. Avec 30 points, l’ACBB restait à la 3e place du classement très loin du leader Conflans (21 points !). En N3 enfin, après trois victoires consécutives face à Chartres (3-0) et Caen (3-0) et à Louviers (3-1), l’équipe 2 garçons s’est inclinée à Milly-la-Forêt (0-3) pourtant mal classé. Avec 29 points (10 victoires pour 5 défaites), ces garçons étaient 3es du classement de N3.

2 fauteuils pour 3 Dans son championnat de R2, l’ACBB basket est toujours à la bagarre dans le haut du tableau et peut toujours prétendre à la montée. Et ce, même si les troupes de Franck Giroux, 12 victoires au compteur, sont tombés à l’US Palaiseau (57-75) le 10 mars dernier (une 3e défaite après celles concédées face à Levallois et Les Mureaux). Avec deux équipes qui monteront en R1, un ballottage favorable grâce à un meilleur goal-average que Palaiseau, l’ACBB peut y croire. Mais va devoir serrer le jeu ! Après 15 journées de championnat pré-régional, l’équipe première féminine occupait le 10e rang du classement avec un bilan compliqué de trois victoires pour 12 défaites.

© Michel Leroux

Les Boulonnais s’accrochent En National 2, la 22e journée du championnat a vu la victoire de l’ACBB football à domicile face à Romorantin (3-1). Les visiteurs ont ouvert le score à la 16e minute mais les joueurs de Greg Benarib ont vite réagi en égalisant à la 26e par Pacome Zambi. Avant de plier l’affaire dès le début de la seconde période grâce à un doublé de Mohamed Chalali (46e et 55e). Avec un bilan de 8 victoires, 4 nuls et 10 défaites (27 points), l’ACBB foot occupait la 9e place du groupe D au soir du 10 mars.

Vers le maintien ? C’est plutôt bien parti pour les play-down de handball en N1 puisque les joueurs d’Olivier Le Bail ont déjà enchaîné deux victoires de rang : d’abord à Saintes (28-25), nouvel exploit sur ce parquet qui avait vu l’ACBB hand valider sa montée en N1. Puis à Souriau face à Bruges 33 HB sur le score de 33-28. Deux résultats qui ont propulsé l’ACBB hand à la 4e place du classement (27 points) avec un petit matelas d’avance sur le premier relégable… Rien n’est fait, mais c’est en bonne voie !

Le 5 mars a été une belle journée pour l’ACBB rugby qui restait invaincu à domicile après une probante victoire (22-16) face au leader de sa poule de Fédérale 3, Châteauroux. Avec cette victoire à Le Gallo, les Boulonnais s’étaient repositionnés pour une qualification pour les play-off. La réserve quant à elle en a profité pour briller aussi en laminant la réserve de Châteauroux (50-12). En déplacement sur le terrain de Pontault-Combault le 11 mars, l’ACBB s’est incliné (10-20) pour rester, avec 36 points (8 victoires, 1 nul et 7 défaites), à la 7e place de cette poule 2, à deux points de Blois. Avant la réception de Pithivier, 9e.

© Romane photographie le rugby

Vers les phases finales ?


8 ÉVÉNEMENT

Assemblée générale

Un omnisports L’assemblée générale de l’ACBB s’est tenue le 18 décembre dernier. L’occasion pour le club de récompenser ses champions bien sûr. Mais aussi de confirmer la consolidation de son omnisports qui fêtera ses 75 ans en 2018.

L

e rapport d’activités de la saison 2016-2017 est, comme toujours, plutôt flatteur. Un effectif en très légère hausse (12 589 adhérents) dont 60 % d’hommes mais surtout près de 40 % de jeunes. Donnée importante : 7 adhérents sur 10 sont boulonnais. Côté effectifs des sections, le foot conserve la 1re place avec 1 485 adhérents. Suivent le judo (1 037), l’éducation physique (1 011), la gymnastique (955) et l’aviron (788).

Philippe Leroy, secrétaire général, a présenté le rapport d’activité.

Sur le plan sportif, Philippe Leroy égraine les performances : « En 2016-17, l’ACBB a récolté 52 podiums départementaux (23 titres), 48 podiums régionaux (15 titres), 49 podiums nationaux (16 titres)… Sans oublier 3 médailles européennes : le bronze junior pour SarahLéonie Cysique en judo, le titre de champion d’Europe d’Antonio Tusseau en karaté et la médaille d’or mondiale de François Teroin. » Motif supplémentaire de satisfaction, les trois athlètes cités sont tous des athlètes formés au club, renforçant la volonté de l’ACBB de s’appuyer sur l’excellence de sa formation pour rivaliser au meilleur niveau. « C’est l’ADN de l’ACBB », a insisté le secrétaire général Philippe Leroy. « Le club va donc conforter sa

stratégie liée à la formation des jeunes avec l’ambition de les mener au plus haut. » Une stratégie il est vrai aussi imposée par les finances si l’on en juge par le rapport financier de Cyrille Verrier, trésorier général, qui affiche un nouveau déficit de -43 933 €. « Sur les 33 sections, 11 présentent un solde négatif (-242 201 €) et 22 sections affichent un solde positif (198 268 €). Nous avons dégradé nos fonds associatifs de 10 %. » Mais le trésorier général s’est voulu rassurant et optimiste : « Des décisions importantes ont été prises pour


ÉVÉNEMENT 9

bien vivant ! Cyrille Verrier, trésorier général, a annoncé le retour à l’équilibre dès 2018.

français : renforcer la Direction générale du club, se tourner davantage vers le département des Hauts-de-Seine ou GPSO, augmenter les ressources de sponsoring et structurer le club autour du haut niveau : « L’ACBB ne peut pas se priver de haut niveau mais ne peut pas se lancer dans des aventures qui mettent le club en péril. Faut-il pour cela créer une section dédiée au haut niveau ? Faire évoluer le statut des présidents de sections pas toujours

revenir à l’équilibre dès l’exercice 2017-2018. »

Vers l’équilibre en 2018 Des efforts de redressement salués par le maire PierreChristophe Baguet qui s’inquiète toutefois « d’une situation qui n’est pas bonne. C’est le 5e exercice financier successif déficitaire, il faut que l’on se parle, que l’on travaille davantage ensemble pour ne plus dépendre du yoyo de certaines sections. » Parmi les pistes soufflées par le maire au plus grand club omnisports

Bernard Masclet, président général adjoint, lance l’assemblée générale.


10 ÉVÉNEMENT

Récompenses

Jean-Pierre Epars, président général : « La vision d’un omnisports n’est pas morte. »

raisonnables ? » Pierre-Christophe Baguet s’est toutefois réjoui de « l’importance des effectifs de jeunes, preuve de dynamisme » et a tenu à remercier l’ensemble des bénévoles : « Le semi-marathon a encore été un succès : nous serions incapables d’organiser cela sans les bénévoles. Je salue cette générosité collective, sportive et sociale. »

Sur la bonne voie Pour Jean-Pierre Epars, président général de l’ACBB, le club est sur la bonne voie depuis que les mesures préconisées par un audit réalisé en 2016 sont mises en place : « Nous affichions - 260 000 € en 20142015, -223 000 € en 2015-2016, pour -43 000 € en 2016-2017. Le processus de redressement est très bien engagé grâce au travail de suivi financier réalisé par la commission des finances sur le terrain. L’objectif est de

revenir à un exercice neutre dès cette saison puis excédentaire afin de recapitaliser notre fond associatif. Nous sommes dans cette démarche, nous allons tous ensemble réussir car la vision d’un omnisports n’est pas morte !  » Le président général a tenu aussi à remercier la municipalité pour les dernières réalisations d’infrastructures sportives : « Les terrains des Glacières, les terrains du Parc Billancourt, sans oublier la livraison du stade Le Gallo. Ce sont de véritables bouffées d’air pour le mouvement sportif boulonnais. » L’assemblée générale, qui a vu également l’élection de Jean-Luc Demary (triathlon) au Comité directeur et Pierre Parisot (volley-ball) s’est achevée par la traditionnelle remise de récompenses aux champions de France et internationaux.

Champions de Fran

Handi-aviron

Christophe Lavigne et Stéphane Tardieu

Champions de France en 2 de couple sprint TA Stéphane Tardieu est aussi champion de France en skiff TA, champion d’Europe et de France indoor en TA (tronc bras)

Jérôme Kornprobst

Canoë

William Tchamba et Barnabé Lefebvre Pierre-Christophe Baguet, maire de Boulogne-Billancourt a salué les bénévoles pour leur « générosité collective, sportive et sociale. »

Champions de France en C2 William Tchamba est aussi champion de France C1


ÉVÉNEMENT 11

Internationaux Judo

Sarah-Léonie Cysique

3e aux championnats d’Europe juniors Sarah-Léonie Cysique est aussi championne de France seniors

Cette année, c’est Julio Arqueros, secrétaire général adjoint, qui a animé la cérémonie des récompenses.

Karaté

ce

Antonio Tusseau

Champion d’Europe seniors -90 kg Il est aussi champion de France et vainqueur de l’American Open de NewYork. Aviron

François Teroin

Champion du monde en 4 de couple sans barreur poids léger (associé à Stany Delayre, Maxime Demontfaucon, Damien Piqueras) Aussi 2e à la 3e étape de Coupe du monde en 4 de couple sans barreur poids léger Aviron

Judo

Simon Bouchez - Thibaut Mames Pierre Roisin - Marko Josic

Romain Valadier-Picard

Champion de France cadets en -46 kg

Champions de France en 4 de pointe sans barreur poids légers

Karaté Kyokushinkai

Maxime Demeautis

Champion de France seniors +90 kg

Vincent Faucheux

Champion de France en 2 de pointe sans barreur poids léger (associé à Guillaume Raineau)

Football

Cecifoot

Champion de France et vainqueur de la coupe de France

Olivier Berthou, coq d’or C’est la plus haute distinction remise à un dirigeant bénévole de section, non-membre du Comité directeur. Entré au club à 11 ans en 1979, Olivier Berthou n’a cessé tout au long de sa carrière sportive de récolter honneurs et titres en kayak en ligne. Imaginez : un palmarès de 27 titres de champions de France assortis de 19 podiums de cadet à senior. Au niveau international, Olivier a rejoint l’équipe de France de 1985 à 1995. Six fois finalistes aux championnats du monde, oublié par les sélectionneurs en 1992 pour les qualifications aux Jeux Olympiques de Barcelone, il se paiera le luxe, associé à Bernard Brégeon, de battre durant la saison en coupe du monde les futurs champions olympiques. Après une dernière tentative de sélection pour les Jeux d’Atlanta (1996), il met un terme à sa carrière sportive. Après avoir réussi son Brevet d’État, Olivier Berthou poursuit son investissement au club en entraînant les jeunes afin de les initier aux spécificités du haut niveau. En 2008, il décide de passer le cap et devient président de la section Canoë-Kayak, fonction occupée jusqu’en 2016. 37 années dédiées au club en tant qu’athlète, entraîneur et dirigeant… Un Coq d’or amplement justifié.


12 CYCLISME

Paris-Pussay, le 17 juin

Aussi championnat d’Île-de-France Avec un groupe largement remanié, l’ACBB cyclisme repart sur les routes à la conquête de bouquets. Objectif Paris-Pussay le 17 juin, support du championnat d’Île-de-France sur route avec Cyril Maître en chef de file.

L

a saison a débuté dans le froid. Au lendemain d’une course du côté de Coulommiers le 4 mars dernier, Jean-Claude Le Dissez, directeur sportif du groupe élite, préférait oublier : « 122 partants, 24 à l’arrivée ! Les coureurs étaient tétanisés par le froid, on aurait mieux fait de rester à la maison. » Et regarder vers des jours meilleurs, le 17 juin par exemple avec l’organisation du Paris-Pussay, décalé pour cause de championnat d’Îlede-France sur route 2e et 3e catégories. « Une grosse épreuve organisée conjointement par l’ACBB cyclisme et le CIF. C’est une course magnifique qui s’annonce. » Seul bémol, il ne sera pas possible cette année pour les Boulonnais d’aller briller sur les routes bourguignonnes du Tour de l’Icaunai organisé le même week-end. « L’objectif sera de gagner à Pussay et de conserver le titre de champion d’Île-de-France décroché par Jérémy Roma en 2017. »

Avec des jeunes prometteurs Pour cela, le Boss pourra compter sur Cyril Maître qui assurera le leadership de la formation orange et grise. Troisième en

février du championnat d’Îlede-France Omnium (piste), Cyril pourra faire parler sa puissance : « Il est toujours là, il est bon presque partout, un très bon rouleur qui doit encore progresser au sprint », juge Le Dissez. Autre chance de victoire à Pussay avec une recrue : Fabian Holzmeier, bon rouleur qui adore les bosses. « C’est un jeune qui arrive d’Orsay. Plusieurs clubs le voulaient, il a choisi l’ACBB. » Tout comme Bertrand Soubadou, coureur qui a évolué en 1re catégorie à Corbeil avant de rejoindre Chartres (1re catégorie). « Je le suivais depuis longtemps, Cyril m’en a dit beaucoup de bien et c’est un excellent sprinteur. » Autre arrivée, celle d’Arnaud Alvès, d’Arpajon : « Un très bon rouleur, doté d’un esprit d’équipe formidable. Il va beaucoup nous apporter. » Parmi les anciens, l’équipe pourra compter sur la solidité de Stéphane Ibrahime, bon rouleur qui n’a pas peur des bosses et encore moins de se placer au service de l’équipe – un équipier précieux – et sur Kevin Bertrand, toujours excellent en contre-la-montre. Reste le jeune Paul Luez, 18 ans, fraîchement débarqué de l’Ufolep en qui Jean-Claude Le Dissez place beaucoup d’espoir : « Il a gagné beaucoup de courses en Ufolep, il est motivé à mort et je vais le prendre sous mon aile.

Cyril Maitre, chef de file de l’ACBB cyclisme.

* Ville BoulogneBillancourt, Bianchi, Cycles La Gazelle, Avenir automobiles Vanves, Dauphin Assurances.

Il doit progresser en tactique notamment… S’il m’écoute, je pense que je vais en faire un coureur. » Lucide, le Directeur sportif sait qu’avec un tel groupe remanié – sans Jérémy Roma ni Xavier Leroux –, il faudra laisser un peu de temps avant d’engranger les premiers résultats. « Notre choix est de nous appuyer sur des jeunes prometteurs ce qui séduit nos partenaires*… Il faudra donc aussi être patient. Mais dès le début de l’été, les résultats devraient arriver. » Cela tombe bien, rendez-vous à Pussay le 17 juin ! Cyril Blondineau


KARATÉ 13

Coupe de France kyokushinkai

La famille ACBB

au rendez-vous !

Dimanche 18 février, la section karaté avait rendez-vous au complexe Léo Lagrange dans le 12e arrondissement de Paris pour la coupe de France. Une coupe au parfum ACBB kyokushinkai !

L

e double champion d’Europe Antonio Tusseau l’avait annoncé. Il visait un 7e titre national avec cette coupe de France dans la catégorie des lourds. Après ses victoires au championnat d’Europe puis à New York, le Boulonnais avait un statut à défendre… Pari tenu à l’issue d’une compétition sans encombre remportée face à… Arnaud Nekam sur décision des juges ! « C’est toujours un peu particulier de combattre pour un titre face à un copain du club », a reconnu Antonio qui ce jour-là jonglait aussi avec le rôle de coach pour ses élèves (qui ont notamment disputé la finale de la catégorie Open). Une finale nationale 100 % boulonnaise en lourds donc, de quoi ravir le coach Sensei Julien Porterie ainsi que Shihan Jacques Legrée qui fêtera 45 ans passés au dojo


14 KARATÉ

Belle journée pour Yannick Bègue.

Esprit de famille

Une finale 100 % ACBB entre Arnaud Nekam et Antonio Tusseau.

En effet, si la rigueur prime, l’esprit de camaraderie est omniprésent au dojo. « Chez nous, il n’y a pas de place pour celui qui voudrait jouer le héros solitaire. On sue ensemble, on souffre ensemble, on combat ensemble. On cultive l’esprit de famille. Même si nous avons tous suivi des chemins différents, la confraternité d’armes me lie à mes copains avec qui j’ai débuté il y a 30 ans. » D’ailleurs comment vient-on au kyokushinkai ? « Pour moi, c’est le fruit du hasard. Je pratiquais le judo depuis 6 ans avec Jean-Pierre Tripet… J’étais un gamin de 13 ans qui cherchait un autre art martial et j’ai découvert le dojo au Cosec des Dominicaines. Jacques Legrée était là. » Pour bon nombre d’adhérents venus ici pour le loisir, c’est aussi l’occasion « de découvrir un art martial qui plaît. D’apprendre à se défendre aussi. Pour les plus jeunes, dès 5 ans, c’est une discipline idéale pour travailler sur la coordination des membres, la vie en groupe, la capacité d’écoute… » Tout pour que tout se passe pour le mieux dans la famille.

en 2019 : « Ça fait plaisir, l’ACBB est toujours bien présent ! »

1 titre, 4 médailles Pour le président Pierre-Philippe Heizer, « si on ne présente plus Antonio Tusseau, Arnaud Nekam fait son petit bout de chemin. Toujours bien placé, médaillé de bronze aux championnats du monde… Un gars extra ! » En super-lourds, Maxime Demeautis était tout près de l’emporter lui aussi. Si Tusseau est un brin fantasque, imprévisible parfois, Maxime lui est plutôt à ranger dans la catégorie des démolisseurs. Regard bleu d’acier, sourire avenant au bord du tapis mais en combat… Les coups font mal. En finale toutefois, son adversaire du jour, Mohamed Yacine Bouchedda, a résisté, faisant commettre à Demeautis quelques coups mal ajustés et sanctionnés par les arbitres. « Avec ces pénalités, c’était sûr de perdre sur décision. Mais c’est un combattant valeureux qui mérite aussi le titre. Un copain aussi. » En vétérans, infatigable, Yannick Bègue a lui aussi décroché une belle médaille d’argent. Un peu plus tôt, dans la matinée, Jérémy Olivaud avait remporté le bronze en légers. Une belle médaille assortie de la coupe du meilleur combattant de la journée. Ça compte ! Un titre et quatre médailles… Une belle journée pour l’ACBB karaté et ses 470 adhérents. « Chez les jeunes, la relève se prépare comme avec Yohan Arabi », se réjouit Pierre-Philippe Heizer. « Chaque année, la section organise le Trophée ACBB*, qui s’adresse aux jeunes dès 7 ans avec l’utilisation de protections passives, de casques et de gants de frappe. Ces rencontres bon enfant attirent de nombreux clubs de la région parisienne mais aussi de Normandie. »

Frédéric King

* le Trophée ACBB aura lieu le 25 mars prochain de 10 h 30 à 12 h 00 avec la participation de 60 à 70 enfants dont l’ACBB, Nonancourt, Meudon et Bayeux. Podium légers.


KARATÉ 15 Chef de famille

Shihan, Sensei, Sampai, Kohai… Qui est qui ?

À l’attaque, Maxime Demeautis décroche l’argent en +90kg.

Calme, apaisant, Julien Porterie coache Maxime Demeautis.

Podium lourds.

Le Shihan, c’est l’expert. Ceinture noire et 5e dan minimum. C’est le cas de Jacques Legrée. Il est le coordinateur technique, supervise les instructeurs. C’est le Monsieur ACBB kyokushinkai. Le Sensei : rang de professeur, ceinture noire, 3e et 4e dan comme Julien Porterie qui coache en compétition. Sempai : ceinture noire 1er et 2e dan, comme Antonio. Mais le Sempai peut simplement être l’appellation donnée au plus gradé du groupe. Kohai : c’est le moins gradé, le débutant. Mais on est aussi toujours le Kohai d’un plus gradé que soi.

Jérémy Olivaud : en bronze et meilleur combattant de la journée.

Podium super-lourds.


16 NATATION

3e meeting jeunes

La fête de la

L’ACBB natation a organisé la 3e édition de son Meeting jeunes. 23 clubs en lice, plus de 400 nageurs engagés et une centaine de bénévoles sur le pont.

L

a piscine de BoulogneBillancourt était en ébullition les 20 et 21 janvier derniers. Et pour cause : l’ACBB natation organisait la troisième édition de son Meeting jeunes. Une organisation bien huilée pour la plus grande satisfaction des participants. « Nous avons un excellent retour des clubs et des officiels avec notamment un timing mieux maîtrisé. Cet

événement représente deux mois de préparation, plus de cent parents bénévoles, une trentaine d’officiels, 23 clubs en lice et plus de 400 nageurs… Tout le monde a apprécié les conditions d’accueil avec des gradins capables d’accueillir nageurs et familles », s’est réjoui JeanSébastien Corbeels, président de l’ACBB natation. « J’en profite pour remercier chaleureusement la mairie de Boulogne-Billancourt

et Vert marine pour la mise à disposition de l’infrastructure qui favorise à la fois la compétition et la convivialité, ainsi que tous nos sponsors* ».

75 podiums, 25 titres Sur le plan sportif, 15 nageuses et nageurs représentaient le


NATATION 17

natation

club chez les Avenir avec, dans l’ensemble, de bons résultats selon leur coach Emmanuel Rabouin : «  Ils ont amélioré leurs chronos obtenus en interclubs en décembre et tous ont réussi à se qualifier pour une finale. » Avec des podiums pour Inès Turon (3e sur 50m papillon et 50m dos), Rose Raby (2e sur 50m papillon), Léo Verivichev (vainqueur sur 50m papillon et 2e sur 50m brasse), Killian Choplin

(2e sur 50m papillon) et Gabriel Gauthier (3e sur 50m dos). En juniors, belles performances aussi pour quelques nageurs du groupe Compétition 1 avec 12 podiums pour 8 nageurs : William Arranz (2e sur 50m papillon, 2e sur 50m dos, 2e sur 100m dos et vainqueur sur 100m papillon), Alixane de Kermel (2e sur 50m dos), Arthur Duchen (3e sur 50m NL et vainqueur sur 100m brasse), Capucine Corbeels (3e sur 100m dos), Pierre-Louis Ottavioli (3e sur 100m NL), Isleenn Czernik (3e sur 50m brasse), Tanguy Vimahe (3e sur 50m dos) et Auréa Dez (3e sur 100m papillon). Chez les Jeunes, coachés par Anaïs Raguin, les 17 engagés ont eux aussi signé de bons résultats d’ensemble. « Et plus particulièrement Léonie PoissierLortet (2007), Benjamin Wald (2004) et Alexandre Chalendar (2006) qui bat deux nouveaux records du club 12 ans sur 50m et au 100m dos. » Pour Benoît Descamps, entraîneur

William Arranz

principal et coordinateur technique, « un beau weekend de natation avec, à la clé pour la section, 240 meilleures performances individuelles, 13 records du club, 75 podiums dont 25 titres. » Et surtout, une bonne implication des nageurs et une bonne ambiance dans les groupes. « La compétition donne de bons repères à chacun pour évoluer, continuer à progresser et se dépasser. »

Promouvoir la natation Avec ce type d’événement – l’ACBB natation organise quatre compétitions chaque année – le président Corbeels ne cache pas son souhait de promouvoir toujours plus la natation à Boulogne-Billancourt. « En tant que président, ma première préoccupation est qu’un maximum de Boulonnais puisse


18 RUBRIQUE

b o u l o g n e b i ll a n c o u rt

Natation

Formation et compétition : l’ACBB natation repose sur


© Emmanuel Rémi

r un collectif fort.

RUBRIQUE 19


20 NATATION pratiquer la natation de manière correcte. Je suis là d’abord pour le loisir et le sport de masse. » La répartition des adhérents de cette section, qui compte aujourd’hui 730 adhérents, est d’ailleurs sans ambiguïté : « de 60 à 80 nageurs en compétition pour environ 650 en perfectionnement. » Ce qui n’empêche en rien des ambitions sportives élevées : « Nous sommes l’un des seuls pôles de formation labellisés du Département, ce qui nécessite un véritable investissement humain autour d’un coordinateur technique, de coachs diplômés… L’objectif est de qualifier chaque année plusieurs nageurs au niveau national avec des qualif’ aux championnats de France en jeunes et en juniors 1. Ce sera certainement le cas avec Lucile Coudert, Alex et Léo Chalendar et d’autres, nous l’espérons. C’est important car ça tire les autres vers le haut. » Conduire ses nageurs au plus haut, pour ensuite les voir partir vers des structures dédiées au haut niveau comme l’ont fait cette saison Yanis Guioubli et Noé Chalendar peut paraître paradoxal. « Un changement était nécessaire, le modèle ACBB ne les invitait plus à se surpasser. À un moment, il y a trop de complicité avec les coachs, l’enfant doit nous quitter pour faire sa mue. Notre priorité est leur réussite, nous ne pouvons être un frein à celle-ci. » Impossible pour le président

3 questions à Jean-Sébastien Corbeels Président de l’ACBB natation

« Cultiver le modèle ACBB » Corbeels de rêver à une équipe olympique comme cela avait été le cas en 1996 avec des nageurs comme Lionel Poirot, Yann De Fabrique et Frédéric Lefèvre, tous trois du voyage pour Atlanta. « Trop de contraintes budgétaires, pas assez de lignes d’eau. Mais je suis avant tout un président associatif et l’essentiel est ailleurs : à l’école en classe de troisième, un enfant sur trois ne sait pas nager ce qui à mon sens est grave et dangereux. Nous devons développer la natation à l’école, c’est un sport qui nécessite du caractère, idéal pour apprendre à l’enfant à s’autocorriger et à se préparer au monde professionnel. La compétition est un plus dont il faut accepter les contraintes ! » La natation est un sport individuel ingrat : les nageurs s’appuient souvent sur un collectif fort pour apprendre à rebondir. Ce que leur offre l’ACBB natation. Hadrien Blin

* LCL, Raboni, Axa, Research Experts, Darjeeling, Coco-Cola, McDonalds.

Comment franchir un palier ? J-S.C. : Il faudrait une décision omnisports pour la création d’une structure dédiée au haut niveau, proche du professionnalisme. En outre, pour un nageur, le haut niveau débute dès la classe de seconde. Nous manquons de capacité en classes à horaires aménagés à Boulogne-Billancourt. C’est très compliqué, seuls deux lycées dans le 16e arrondissement de Paris proposent aussi des CHAM. Un regroupement au niveau départemental, une solution d’avenir ? J-S.C. : Pourquoi pas mais la question que je me pose c’est : que met-on derrière tout cela ? Quels moyens ? Quels objectifs sportifs. Il faut garder en tête l’énorme sentiment d’appartenance de nos adhérents au club ACBB. J’ai la fibre associative et je pense sincèrement que notre maire aussi. Nous devons travailler pour conserver cet esprit et ce modèle ACBB porteur de valeurs. Pour continuer à progresser, quelles sont les priorités ? J-S.C. : Nous avons besoin de moyens car les encadrants de bassins ne peuvent pas être bénévoles. Ils doivent être titulaires de brevets fédéraux et faire face à de grosses responsabilités liées à la sécurité. Tout cela a un coût. Et bien sûr, améliorer nos conditions d’accueil des nageurs. Actuellement, les jeunes en groupe compétition sont 12 à 13 par ligne d’eau là où il faudrait être trois ou quatre. Ils sont donc limités dans l’effort. Mais nous faisons le maximum pour les conduire dans les meilleures conditions vers le haut niveau. Et avec un entraînement quotidien, les parents doivent aussi pouvoir suivre car jongler entre l’école, la natation et les devoirs n’est pas chose facile. Et n’oublions pas nos groupes de perfectionnement, adultes et jeunes, qui évoluent en trop grand nombre dans un nombre de lignes insuffisant, mais qui représentent le creuset duquel émergeront nos futurs nageurs élite.

© Emmanuel Rémi

H.B.

Léo Verivichev (groupe Avenirs) vainqueur du 50 m.


DÉCOUVERTE 21

Escrime médiévale

Les Vikings sont

dans la place

Le jeudi soir, une horde de combattants vikings investit une partie de la salle d’armes du Dôme. Pour apprendre l’art de l’escrime médiévale et effectuer un authentique voyage dans le temps jusqu’aux ixe et xe siècle dans le nord de l’Europe.

I

ls se prénomment Adrien, Alexandre, Angélique, Antoine, Benjamin, Eliott, Kik, Nicolas ou Tatiana… Le temps d’une séance, tous sont aux ordres de Bertrand Abaut, instructeur d’escrime médiévale : « J’ai commencé l’escrime médiévale avec mon Maître d’armes, Thomas Belliato, à Carcassonne dans l’Aude. Un coup de foudre, un rêve de gosse qui se réalisait. N’avez-vous jamais rêvé d’être un chevalier ?  » Une fois par semaine, celui qui est aussi Prévôt d’armes au sabre (escrime occidentale sportive), instructeur de KravMaga (système de combat israélien) et de Systema (système de combat russe) distille son précieux enseignement à ses Vikings du soir. Séance de shadow pour l’échauffement –


22 DÉCOUVERTE

combat contre un ou plusieurs ennemis imaginaires –, parade de bouclier, coup de taille ou d’estoc dans les airs… Tenue de lin et de laine (pas Les mouvements sont lents de coton), bande molletière, et amples pour mobiliser au chaussures, ceinture et couteaux, bouclier où seule la main est prise maximum la fibre musculaire. (et non le bras)… Voilà pour la tenue « Ce qui est séduisant dans vestimentaire du Viking qui fait donc l’escrime médiévale, c’est la dans la sobriété. grande liberté de mouvement Pas de casque ou casque avec protection nasale. en raison de combats à 360°, l’immense diversité d’armes Pour le yarl (ou jarl), chef de village, – épées longues ou courtes, prince et roitelet : la cotte de mailles sabres, dagues, lances, haches, s’ajoute au bouclier et au casque. boucliers… – et la créativité sans limite de techniques. Chaque pratiquant peut donc inventer son escrime, son style en fonction de qui il est. » Avec toutefois des règles d’organisation à respecter car l’escrime médiévale est un art martial d’équipe, les combats se déroulant en groupes… Nous combattons autant en duel en un contre un qu’en équipes. « D’où un gros travail sur le contrôle des émotions avec gestion du stress et lucidité au combat. »

À la mode viking

nécessite une sacrée organisation avec chaque combattant à sa place et l’énoncé de consignes claires pour bien diriger la formation. Tout cela avec, pour certains, 25 kg d’équipement sur le dos ! « La dimension physique est également sollicitée : coordination, cardio, renforcement musculaire… Un casque pèse 5 kg, la cotte de mailles 13, le bouclier 6, l’épée 1,5 kg… » Pas étonnant que certains guerriers vikings préfèrent une tenue légère comme c’est le cas des archers et des lanciers. Mais rassurez-vous, les entraînements se déroulent majoritairement en tenue de sport… Pas besoin d’investir dans une cotte de mailles ou un casque pour pratiquer ! Si cette escrime viking, reconnue Art Martial Historique Européen (AMHE), constitue un authentique voyage dans le temps, elle permet de mettre en exergue des techniques de combats beaucoup plus abouties qu’il n’y paraît. Ainsi par exemple, on constate vite dans des affrontements à cinq contre cinq que le lancier est l’arme fatale. « Une belle saloperie le lancier », lâche Bertrand Abaut. « En combat de groupe, surtout si je suis lancier, je n’attaque pas de face mais de biais. » La funeste surprise n’est que plus grande.

25 kg sur le dos

Écailles de dragon

Alors nos Vikings du soir travaillent en ligne, stratégie propre au combat classique si l’on ne compte pas de lancier dans ses rangs ou en quinconce pour permettre justement aux lanciers de se placer légèrement en retrait. « Ils sont protégés par les épéistes chargés de tuer ceux qui approcheraient du lancier. » La position serrée assure de se protéger d’une charge soudaine en faisant bloc ou de protéger l’un des siens tombé à terre. Enfin, la Tortue, qui permet notamment de parer une volée de flèches tirées en cloche,

Ainsi, avant la valeur individuelle de chaque combattant, c’est la capacité à évoluer en groupe qui prime. « D’où la nécessité de bien communiquer. En ligne serrée, les boucliers doivent être disposés en écailles de dragon pour former un rempart solide. Mais à la fin, le groupe qui aura les meilleurs duellistes finira par gagner. » Les participants à la séance sont unanimes : les exercices en groupes, ce n’est pas que du combat. Beaucoup de tactique et de communication. Pour Benjamin, « sans communication, même


DÉCOUVERTE 23

Recrutement

L’escrime médiévale de l’ACBB Escrime recrute des Vikings (hommes et femmes entre 17 et 99 ans) désireux d’apprendre le combat médiéval. Et pour cela, aucun critère spécifique requis : pour pratiquer l’escrime viking, il n’est pas nécessaire d’être un gros costaud barbu ! Convivialité et bonne humeur assurées. Contact : Bertrand Abaut 06 20 48 46 97

quelqu’un de bon va se faire tuer… Un groupe, ça ne veut pas rien dire : quand tu es cinq, tu as intérêt de profiter d’être à cinq sinon tu te retrouves vite à quatre puis trois puis deux et ça ne passe plus ! » Pour Kik, « le travail en groupe démultiplie les sensations et les techniques. Et avec l’équipement, on travaille l’endurance ! » De toute évidence, toutes et tous se sont bien amusés, sous le regard curieux des escrimeurs traditionnels dont certains n’hésitent pas à rejoindre de temps à autre le groupe médiéval. « J’en profite pour remercier le président Bernard Masclet, les Maîtres d’armes Alain Siegel, Éric Laumet et Aldric Benezet ainsi que tout le bureau de l’ACBB escrime, sans lesquels cette discipline n’aurait jamais vu le jour… », souligne Bertrand Abaut. Ceux qui veulent prolonger le plaisir peuvent rejoindre l’association Héritage

Historique : « Elle tente de sauver le patrimoine historique français et a acheté un château pour le sauver de la ruine à Château-sur-Epte à une heure de Paris. Nous le retapons pour sauver ce que nous pouvons. Une tâche énorme mais nous travaillons pour nos enfants. » Enfin, ceux qui veulent s’essayer au combat grandeur nature, lors de reconstitutions historiques, cap sur les fêtes médiévales comme celles de Yule (solstice d’hiver) et de Litha (solstice d’été). Jérôme Kornprobst

En escrime médiévale, la touche est… définitive !


24 BADMINTON

Championnats de France seniors

© Badminton photo

Trois Boulonnais

Les championnats de France de badminton se sont déroulés du 1er au 4 février à Voiron. Avec du bronze à la clé, pour trois Boulonnais.

L

a section badminton comptait neuf joueuses et joueurs répartis dans un ou deux des 5 tableaux de la compétition. Pour la majorité, pour espérer rejoindre le tableau principal, il fallait déjà tenter de se sortir des tours préliminaires… Coriace. Le premier tour du simple hommes n’est pas favorable à Bruno Lucas (45e) battu après trois manches âprement disputées face à Anthony Nelson (39e). Quentin Beauvisage (45e) fait mieux en atteignant le deuxième tour après une belle victoire pour ses premiers championnats de France seniors face à Maxime Levêque (46e) en trois sets. Battu au 2e tour par Marc Laporte (49e) après trois sets serrés, il était tout près d’accéder au tableau principal. En double dames, Margaux Jovelin et Clara

Cotte (BCM38) ont été stoppées dès leur entrée en compétition au terme d’une bataille de trois sets. En revanche, Stephanie Cloarec (associée à Gaëlle Bourlart/BBC) a franchi le premier tour avant de céder au 2e… Même sort pour Jimmy Noblecourt et Benjamin Slanka en double hommes. Enfin en double mixte, les tours préliminaires ont aussi été fatals à la paire Jimmy Noblecourt et Margaux Jovelin malgré une victoire. Une première journée particulièrement rude donc, puisqu’aucun Boulonnais n’est parvenu à réchapper de ces tours préliminaires.

Des doubles bronzés Les espoirs reposaient alors sur William Goudallier (simple), Stéphanie Cloarec (simple), Mathieu Gangloff (double avec Tom Rodrigues/NBA) et Laurie Benredjem (double mixte avec William Goudallier), directement qualifiés en tableau principal. En simples, Stéphanie Cloarec (1/8e de finale) fait mieux que William Goudallier (1er tour)


BADMINTON 25

en bronze ! mais le meilleur allait venir avec les doubles. Chez les messieurs, Mathieu Gangloff et Tom Rodrigues se qualifient en effet pour une demifinale synonyme de médaille de bronze après un match épique face à la paire Eloi Adam/Samy Corvée (RCF/BACH) qui a tenu en haleine le public voironnais pendant plus de 45 minutes (victoire 13/21-21/13-21/15)… Battus en deux sets par la paire Maio-Kersaudy, ils n’ont cédé que face aux

futurs champions de France. En mixte, la paire 100 % boulonnaise composée par Laurie Benredjem et William Goudallier se hisse, elle aussi, en demi-finales après deux victoires très difficiles : face à la paire Dio-Nelson d’abord (19/2121/19-21-15) puis en quarts face à Bauer-Villeger (21/16-18/21-21/17). Médaille de bronze à la clé ! Deux médailles nationales seniors, une première pour l’ACBB badminton ! Hadrien Blin, avec Joyce Eude

Tom Rodrigues et Mathieu Gangloff.

Joie pour Mathieu Gangloff et Tom Rodrigues qui arrachent le bronze.

Images : © Badminton photo

Laurie Benredjem et William Goudallier.


26 JUDO

Sarah-Léonie Cysique

montre la voie C

hampionne d’Europe juniors par équipes, médaillée de bronze aux championnats d’Europe juniors, championne de France seniors… L’année 2017 annonçait un avenir radieux à Sarah-Léonie Cysique dans la catégorie des moins de 57 kg. Et la jeune Boulonnaise – 19 ans – n’a pas tardé à enchaîner en 2018 avec une première médaille de bronze au Grand Prix de Tunis en janvier. On aurait pu craindre que son élimination au premier tour du Grand Slam de Paris en février (battue par la Roumaine Loredana Ohai) n’enraye cette belle dynamique… Mais Sarah a du caractère. Dès le rendezvous suivant à Düsseldorf, elle s’est emparée du bronze, première médaille en Grand Chelem, dominant la Polonaise Anna Borowska d’un wasaari sur haraï-goshi en bordure de tapis dans le combat pour la place de 3. Deux médailles en IJF World Tour en deux mois… Les spécialistes ne s’y trompent pas, les commentaires élogieux fleurissant ici et là : « Elle confirme qu’elle est de la trempe des meilleures. Cette puissante gauchère très stable intimide manifestement ses adversaires et trouve des

© Gabriela Sabau/IJF

Sacrée championne de France seniors fin 2017 alors qu’elle n’était que junior, Sarah-Léonie Cysique incarne le renouveau du haut niveau à l’ACBB judo. Les plus jeunes sont là aussi.

solutions en s’enroulant vers l’avant, mais aussi par de belles attaques vers l’arrière en ashiguruma ou en ko-uchi-gari », écrivait ainsi l’Esprit du judo après Düsseldorf. L’autre bonne nouvelle, c’est que la marge de progression de Sarah-Léonie existe notamment au sol où elle s’est fait surprendre en Allemagne.

Tokyo 2020 à l’esprit Aux côtés de Sarah-Léonie Cysique, la section judo, qui a redéfini sa stratégie de haut niveau s’appuyant principalement sur la formation, peut compter sur Maxime Merlin, champion d’Europe universitaire, 3e aux championnats d’Europe juniors et champion de France Juniors par équipes en 2017, mais aussi sur une relève ambitieuse qui commence à se faire les dents au plus haut niveau. Ainsi, Kenny Liveze et Romain

Valadier-Picard ont participé le 18 février à leur 1re European Cup, à Fuengirola en Espagne, 470 judokas, 36 nations représentées… Coachés par Fernando Blazquez, les deux Boulonnais sont tous deux parvenus jusqu’au bloc final. Et si Romain Valadier-Picard a dû se contenter d’une 5e place en moins de 50 kg (battu par un Azeri en demi-finale puis par un Russe pour la place de 3), Kenny Liveze a décroché la médaille de bronze en moins de 81 kg. « Il perd au 3e tour contre un Italien mais gagne ensuite avec la manière ses deux combats de repêchage puis sa place de 3 par Ippon, contre un Moldave », raconte Fernando Blazquez. L’ACBB judo prépare ainsi l’avenir : « D’autres athlètes rejoindront prochainement le club pour étoffer nos effectifs. L’objectif reste d’envoyer au moins un athlète aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. » Jérôme Kornprobst


HANDBALL 27

Gardiens de but

Une famille  à part

Baptiste Cano.

À eux tout seuls, ils peuvent changer le cours d’un match, insuffler une folie communicative. Les gardiens de but de hand sont des joueurs pas comme les autres. Une famille à part, constituée d’individualités au service d’un sport collectif. Le Mag a tenté de percer le mystère des gardiens grâce à trois d’entre eux, anciens ou actuel : Damien Mabille, président de la section hand, Olivier Le Bail, coach de l’équipe première et Baptiste Cano, gardien de l’équipe première.


28 HANDBALL

Les qualités d’un bon gardien Historiquement, il existe deux grandes familles de gardiens : ceux qui se revendiquent de l’école yougoslave — anticipation et lecture du jeu – et ceux issus de l’école scandinave : explosivité et grosse pression sur le tireur adverse. Mais le poste a évolué ces dernières années, avec des gardiens moins stéréotypés qui n’hésitent pas à effectuer des parades plongées comme au foot et des montées très rapides sur le tireur. Dans tous les cas, les gardiens doivent s’appuyer sur des qualités récurrentes : Qualités cognitives : pour la lecture des trajectoires, le placement, l’anticipation. « Des qualités souvent innées, pas facile à acquérir », selon Olivier Le Bail. Qualités de motricité : coordination, dissociation segmentaire ou l’art d’utiliser mains et pieds. Qualités physiques : souplesse, tonicité, vitesse. Qualités mentales : autonomie, indépendance, ego puissant, courage et confiance en soi.

Jérémy Hakkar exulte après un arrêt décisif.

O

n a tous en mémoire un Thierry Omeyer survolté, écœurant les tireurs adverses grâce à quatre ou cinq arrêts consécutifs et permettant aux Bleus de faire le trou face à leurs rivaux (la sélection du Qatar s’en souvient encore en finale de son championnat du monde). Car s’il est le dernier rempart, le gardien est aussi le premier maillon de la contre-attaque. La relance rapide succède à la parade « et quand les coéquipiers marquent derrière, c’est jouissif », sourit Olivier Le Bail, qui a occupé en son temps ce poste de gardien en D1 à l’ACBB. La question que tout le monde se pose : les gardiens de hand sont ils un brin masos ? Non selon le coach ! « Il faut du courage c’est certain, de l’inconscience sans doute car on livre son corps en opposition mais on n’est pas maso : on déteste prendre des ballons dans la tête ! » Même son de cloche chez Damien Mabille

qui a lui aussi gardé les cages boulonnaises : « Heureusement, il y a la coquille. Les mains deviennent comme du cuir et quand on sait qu’on va prendre sur le corps, on anticipe l’impact à l’image d’un boxeur ou d’un rugbyman. Ce qui fait mal, c’est lorsque l’on ne voit pas arriver le ballon… Dans tous les cas, le gainage est très utile et surtout, le bonheur de l’arrêt prend le dessus sur la douleur passagère. »

Une vocation ? Si dans bon nombre de sports collectifs, les attaquants sont les joueurs les plus valorisés, le cas du hand est assez différent : on oublie assez vite qui a marqué, tant les mouvements des joueurs de champ sont nombreux, mais on retient les exploits des gardiens. Pour autant, les enfants débutent rarement spontanément au poste de gardien. Gardien n° 2 en début de saison, Baptiste Cano, qui occupe aujourd’hui le poste


HANDBALL 29

« Un gardien veut changer le cours des choses, être le héros. »

Le duel, un poker menteur entre tireur et gardien.

de n° 1 à la place de Jérémy Hakkar, blessé aux ligaments croisés, a débuté comme joueur de champ : « J’avais 12 ans et j’évoluais sur le terrain mais l’équipe n’avait pas de gardien. Alors avec un copain, on faisait une mi-temps sur deux dans les buts. Ça m’a bien plu, je n’étais pas mauvais et j’ai pris définitivement le poste en moins de 14 ans. » Idem pour Damien Mabille qui a débuté le hand à l’âge de 5 ans : « À l’époque, le baby hand n’existait pas, je jouais donc avec des filles de 8-9 ans. Pour mon 1er entraînement, il manquait un gardien. J’étais grand et un peu “bouboule” et on m’a dit d’aller dans les cages. Ça m’a beaucoup amusé… » Pour Olivier Le Bail en revanche, on peut parler de vocation : « En foot puis en hand, j’ai ressenti l’appel du but. Malgré la dimension collective, c’est un poste où l’on ne dépend pas des autres, la performance ne dépend que de soi. On est sollicité tout le temps, on ne s’ennuie jamais. Les conséquences de la prestation sont heureuses ou malheureuses et on ne peut pas se cacher. En cas de succès, ça flatte l’ego. » « Et puis pas besoin de courir !  », s’amuse Damien Mabille. « Plus sérieusement, on s’aperçoit que c’est un poste décisif et propice aux exploits ». Alors autre question, les gardiens de but seraient ils accros aux endorphines ? « À l’entraînement comme

en match, on prend plaisir à stopper les tirs. Il faut aimer le one-to-one, duel entre gardien et tireur. Il existe des milliers de tireurs et à chaque fois, il faut trouver la parade, la solution. Les faire déjouer est une vraie satisfaction », assure Baptiste Cano. « Un gardien veut tout arrêter, tout le temps. Car il veut changer le cours des choses, être le héros », assure Olivier Le Bail. « Le gardien sait qu’il peut changer le destin d’un match, d’une équipe entière, d’une compétition… Il a une soif immense de reconnaissance à travers ce poste. C’est presque une pathologie. »

Show et poker menteur Et à observer les gardiens au cours d’un match, on s’aperçoit effectivement qu’ils constituent bien une famille à part. Bombardés en permanence, ils cherchent et finissent par trouver des solutions, invectivent, haranguent… « L’objectif du gardien est de faire douter un ou deux tireurs. Pour cela, tout est bon : on entre dans un show avec des cris, des gestes pour s’imposer, déconcentrer. C’est du théâtre pour prendre et accentuer un ascendant psychologique », explique Cano. « Quand tu prends le dessus, tout devient plus facile.

Les gardiens d’Olivier Le Bail « J’aimerais leur donner plus. Avec 4 entraînements par semaine seulement, je les néglige un peu… Mon passé de gardien me permet d’avoir une vision globale du terrain et de leur donner les outils. Entre gardiens, il y a un langage commun, un feeling particulier. Les gardiens, c’est d’abord un binôme. J’ai une entière confiance en eux : ils sont bosseurs et j’essaie de les chouchouter un peu. »

Jérémy Akkar, n° 1 : 32 ans – 1,86 m – 95 kg Ancien pro, champion de France de D2. C’était le n° 1 avant sa blessure et il conserve toute ma confiance, il restera n° 1.

Baptiste Cano, n° 2 : 25 ans – 1,81 m – 92 kg

Avec la blessure d’Akkar, il se retrouve n° 1. Il a beaucoup de qualités, c’est un gros bosseur. Il doit progresser sur le nombre d’arrêts à effectuer en première mi-temps. En 2e, il prend le dessus, analyse mieux les tirs… Il faut l’accompagner et le soutenir. Il va exploser dans les mois à venir.

Vincent Olivetti, n° 3 : 17 ans - 1,80 m – 87 kg

il vient des moins de 18 ans et par la force des choses se retrouve n° 2, une pression nouvelle qu’il doit apprendre à gérer. Je lui demande de se concentrer sur le plaisir plus que sur le résultat.


30 HANDBALL

Damien Mabille, l’art d’utiliser mains et pieds.

Baptiste Cano

« Servir le collectif » Calme et posé dans la vie, Baptiste Cano — ingénieur en bureau d’études pour Airbus — se transcende chaque week-end dans les cages boulonnaises. « Je suis très peiné par la blessure de Jérémy Hakkar avec qui la hiérarchie était claire. On avait une complicité, une performance à deux sur la durée d’un match. Aujourd’hui, je suis n° 1 et cela change beaucoup de choses dans la façon d’aborder les matchs. Avec Vincent Olivetti, ça se passe bien : il est très bon mais à 17 ans, il faut le canaliser, le rassurer aussi. Il n’y a pas de rivalité mais un esprit d’équipe pour servir le collectif. » Car gardien ou pas, seule la victoire collective prime et Baptiste le sait : « Quand on est mauvais, il faut accepter de laisser sa place. Quand tout va mal, il faut faire le vide pour enrayer la situation. Un nouveau match démarre à chaque action, il faut se reconcentrer sur le prochain tir, sur le bras du tireur. » Perfectionniste, le portier boulonnais aime débriefer et visionner les matchs où « [il a] été mauvais. C’est utile pour progresser. » Dans tous les cas après les matchs, il faut décompresser, passer à autre chose : « Après un match intense, pas facile de dormir… Il ne faut pas trop se prendre la tête en cas de défaite et surtout pas s’enflammer en cas de victoire qu’il faut savourer, avec les supporters, sans prendre le melon. Sinon, tu as vite des mauvaises surprises. Rien n’est jamais acquis. »

Les tireurs réfléchissent trop, tu es sur « Quand il sort un gros les bonnes match, le gardien entre trajectoires… Après tu relances dans un état de transe. » et si tu marques, l’ambiance monte dans le mettent leur équipe en difficulté. public. C’est comme cela qu’on « Un gardien qui perd confiance fait tourner un match. » peut mettre aussi le doute Pour Olivier Le Bail, « on est à toute l’équipe » confirme gardien ou pas. Quand un Damien Mabille. « Mais quand gardien sort un gros match, il prend le dessus, il le sent. Les il entre souvent dans un état tireurs donnent les balles au lieu second, comme une transe à de prendre le shoot, mettent laquelle il a envie de goûter des tirs hors cadre, perdent la à nouveau. Cette capacité à confiance, se précipitent… » Et répéter ce passage en transe face à un tireur de penalty, c’est est le gage des meilleurs. Je me un véritable poker menteur qui souviens de Philippe Médard, se joue entre le tireur – « Je sais un déconneur hyper décontracté. que tu sais où je vais tirer… Juste avant le match, son faciès alors je vais faire l’inverse » – et changeait, son front baissait, le gardien qui « appâte, lance ses yeux changeaient… Il des pièges… Le gardien doit être entrait dans un autre monde. » malin et prier ! » Épuisante nerveusement – Pour Olivier Le Bail, « il y a certains gardiens sont en pleurs une part d’irrationnel dans tout à la fin des matchs – cette transe cela… Un gardien de hand doit véritablement être habité. » ne doit toutefois pas basculer dans l’excès inverse : dans ce Jérôme Kornprobst cas, les gardiens surjouent et


BASKET-BALL 31

Formation

Quand

le jeu prime ! À Paul-Bert, chaque week-end, les très jeunes basketteuses et basketteurs font leurs premières armes. Objectif premier : le plaisir du jeu.

A

près une lourde défaite à l’extérieur, l’équipe 2 de benjamins recevait La Garenne-Colombes. Une première à domicile, une première de la saison… Une première tout simplement pour ces jeunes joueurs qui ont débuté la discipline en septembre dernier et qui n’ont découvert la compétition qu’au mois de janvier. Une première aussi pour le coach Hervé Amieux, qui délivre ses consignes depuis son banc. Les temps morts sont consacrés au rappel de l’essentiel : les bases de la construction d’une attaque, la règle des 3 secondes dans la raquette, comment effectuer un changement, la culture de l’esprit collectif… Et bien plus encore ! Aux petits soins, le coach indique à ses joueurs quand boire, les invite à refaire leurs lacets… Une vraie nounou ! Sans enjeu sportif, dans un chouette état d’esprit, la défaite des petits Boulonnais (26-38) est anecdotique. Au coup de sifflet final, les consignes et les

encouragements laissent place au réconfort et au debrief.

Au 12e rang national Après les garçons, les filles et les poussines coachées par Mourad Ladli. Pour cette catégorie des 9-10 ans, les différences de taille et de gabarit sont déjà impressionnantes. Les différences d’agilité, de déplacement et de vision du jeu aussi. Pour affronter Val-de-Seine Basket, l’ambiance à la table de marque est détendue. Les membres des encadrements respectifs se connaissent depuis si longtemps… Les joueuses quant à elles affichent leur sérieux : échauffement appliqué, cohésion collective : culture basket oblige, « give me five » ! Durant le match, avec des règles simplifiées et allégées, le suspense n’est que de courte durée. La domination boulonnaise est sans

appel avec un cinglant 34-4 à la mi-temps. Alors le coach fait tourner, impose des schémas de jeu précis. « L’objectif pour nous est de mettre des tactiques en place et pour notre visiteur du jour de lui laisser l’opportunité de progresser. Ça ne sert à rien d’écraser l’adversaire », explique Mourad. Une vision pédagogique séduisante qui porte ses fruits puisqu’en deuxième mi-temps, les deux équipes se quittent sur un 18-18 qui n’enlève rien à la victoire finale des poussines, qui s’imposent donc 52-22. Cet état d’esprit général, qui n’empêche en rien les équipes premières de batailler ferme dans leurs championnats respectifs, fait aussi le succès de l’ACBB basket qui, au 23 février, pointait au 12e rang national en termes d’effectifs (525 licenciés) sur les 3 861 clubs de basket en France. Dans les Hauts-de-Seine, qui comptent 38 clubs, l’ACBB basket se classe 2e derrière Levallois Sporting Club Basket (717 licenciés) mais premier chez les filles avec 140 licenciées. Antoine Verniers


32 EXPÉRIENCE

Testé pour vous

La PSP, ou Plongée Sport Comme promis lors des championnats de France des Plongée sportive en piscine (PSP) organisés à Montluçon au printemps 2017, j’ai répondu à l’invitation de la section plongée pour tester la PSP. Sensas !

À

la section plongée sousmarine, toutes les occasions sont bonnes pour prendre du plaisir : apprentissage technique en piscine, passage de niveaux en Corse, plongées merveilleuses autour d’îles paradisiaques, photos sous-marines (Michel Pakiela et Julien Jaskierowicz viennent d’ailleurs de remporter deux prix lors du dernier concours organisé dans le cadre du salon de la plongée)… Et pour varier toujours plus les plaisirs, depuis deux ans, plongée sportive en piscine (PSP) ou l’art d’utiliser toutes les techniques du plongeur averti au service de parcours ludiques et… sportifs ! Pour cela, pour commencer, il faut avoir le Niveau 1 en plongée pour maîtriser le b.a.-ba réglementaire. Jeudi 15 février, j’étais donc attendu de palmes fermes à la piscine de BoulogneBillancourt pour plonger dans ce drôle de bain…

Révisions

Trial : le principe est simple… Aller le plus vite possible avant de passer le relais.

En plongée, on ne badine pas avec la sécurité. Alors avant de tenter de réaliser la séance de PSP concoctée par la présidente Séverine Bourbon et Julien Jaskierowicz (responsable de l’activité PSP), il a fallu réviser les bases : gréage du bloc, rappel des différentes purges, du Direct System pour gonfler… Pas un luxe avant de se jeter à l’eau ! Là, petit échauffement PMT (comprendre Palme Masque Tuba, en plongée on adore les acronymes

mystérieux !) juste histoire de se remettre en mémoire que bien palmer n’est pas inné. « Le mouvement doit être précis pour être efficace. Tout part de la hanche », m’indique Séverine. « La petite douleur dans les chevilles est normale, elles sont rarement sollicitées avec ce mouvement de bas en haut. » Alors avec le poids de l’eau en plus… Quelques apnées plus tard (horizontales et verticales), travail de Lâcher-Reprise d’Embout (LRE) qui consiste, après immersion, à enlever puis remettre le détendeur en bouche sans jamais le lâcher des mains. « L’un des premiers gestes que l’on apprend à un plongeur afin qu’il ne panique pas en cas de perte de son détendeur (sur un coup de palme par exemple) ou encore en cas de problème technique nécessitant d’utiliser le détendeur de secours de son binôme. » Dernier récapitulatif : penser à compenser lors de la descente pour préserver ses oreilles de la pression exercée sur le tympan selon la technique dite de « Valsalva » – on se pince le nez et on souffle – et ne jamais bloquer sa respiration. Ultime petit allerretour sous l’eau tranquillement, le temps de me rajouter un kilo de lest dans mon gilet et me voilà fin prêt pour tenter de déjouer les pièges de la PSP !


EXPÉRIENCE 33

tive en Piscine Mini-décapelé : départ au fond de l’eau, il s’agit de nager jusqu’à mi-bassin, de déposer le bloc bouteilles au fond, d’effectuer quelques mètres en apnée avant de parcourir une longueur et demi en PMT. Plongée en apnée à la verticale du bloc pour m’équiper à nouveau (on dit recapeler). Là, erreur de débutant pendant la phase d’apnée : j’ai voulu me harnacher avant de prendre le détendeur… Conséquence : une remontée fissa jusqu’à la surface pour un bon bol d’air salvateur ! La deuxième tentative a été la bonne notamment grâce à l’aide de Séverine qui, je l’avoue, m’a facilité le travail en me présentant le détendeur.

Parachute, décapelé et combiné Si le but était bien d’effectuer un maximum d’épreuves, précisons tout de même que tout était en version light. 23m émersion : départ au fond de l’eau, il s’agit de nager 23m. Sur les carreaux, un poids. Objectif : sortir le parachute de sa pochette, le déplier, l’accrocher au poids avant de le gonfler avec l’octopus (détendeur de secours) pour faire remonter le poids et sortir la pointe du parachute à la surface. Simple à première vue… Les meilleurs mettent une vingtaine de secondes pour réaliser l’opération, c’est le temps approximatif qu’il m’a fallu pour tenter de sortir le parachute et le positionner à l’envers… Bref, je suis loin du record du monde ! Mais le contrat est rempli.

Mini-combiné : Le but est d’effectuer un aller-retour en traversant un module sans toucher les cerceaux. Une réussite ! Mais évidemment, c’était la version la plus simple. La deuxième tentative en mode « décapelé et je tiens ma bouteille dans les bras » a été plus… approximative ! « Un bloc, c’est lourd. On s’écrase vite dans le tunnel », se moque gentiment Séverine. D’autant que le combiné n’est pas terminé… Prenez votre respiration : il faut aussi enlever son masque, le poser dans une caisse placée au fond de la piscine, nager en apnée, revenir à la caisse, remettre son masque, le vider et poursuivre sa route… Problème : quand on enlève le masque, la sensation d’eau dans le nez génère une panique assurée pour quiconque ne maîtrise pas l’art de la dissociation bucco-nasale, l’un des 1er gestes qu’apprend un plongeur. « On ne respire que par la bouche sous l’eau et le contact de l’eau au niveau du nez ne doit pas nous gêner et encore moins nous faire paniquer. Cette DBN est quelque chose que beaucoup de personnes ont du mal à gérer… » N’étant ni plongeur ni trompettiste… Je vous laisse imaginer le résultat ! 200m trial : consiste à parcourir 200m en relais 4x50m… Mais tout seul, ça marche aussi quand il s’agit de faire un aller-retour au fond et à fond ! Pas de technique à éprouver, juste avoir la caisse et le coup de palme fluide. « Un bon vieux truc de


34 EXPÉRIENCE 23m émersion : déplier le parachute, le mettre dans le bon sens, l’accrocher au poids, le remplir d’air à l’aide de l’Octopus…

Mini combiné : passer dans les cerceaux, plutôt facile même s’il ne faut rien laisser traîner…

Briefing : petites révisions avant de débuter la séance.

Mini combiné : après avoir décapelé, passer au milieu des cerceaux est déjà beaucoup moins facile.

bourrin » a pour habitude de plaisanter Julien. Fin de la séance… Je me suis vraiment bien amusé malgré ma nullité technique et surtout grâce à l’aide de Séverine. Mais j’ai encore du boulot si je veux un jour rejoindre l’équipe qui, le 21 janvier dernier, a participé au championnat interdépartemental (75/78/92) avec à la clé, un beau panel de médailles : médaille d’or pour Pierre Faivre et Julien Jaskierowicz au 100m combiné ; médaille d’argent pour Éliane Rossier et Séverine Bourbon au 100m combiné ; médaille d’or pour Éliane Rossier au 200m trial ; médaille d’or pour Émeline Prat au 23m émersion ; médaille d’argent pour Yann Van Damme au 23m émersion
 ; médaille d’or pour Éliane Rossier au 23m émersion
 - médaille d’argent pour Émeline Prat, Marine Flachat, Anthony Igoulen et Julien Jaskierowicz au relais 4x50m. Et la 4e place pour l’ACBB Plongée au classement clubs ! Du bel ouvrage. Jérôme Kornprobst

Mini combiné : sans masque, déposé dans la caisse, tout devient compliqué !

Mon avis sur la PSP Ludique et technique J’aime l’idée de rendre ludique une discipline dont les compétences techniques doivent absolument prédominer, sécurité oblige. J’imagine que l’apprentissage en piscine, pas toujours folichon, est égayé par la perspective de pratiquer la PSP. Comme bien souvent en sport, ce qui paraît facile de l’extérieur n’est pas forcément si simple. En ce qui me concerne, mes lacunes techniques – je ne suis pas plongeur ! – m’ont évidemment limité dans l’exercice ce qui rappelle que, quelle que soit la discipline, une bonne maîtrise technique change bien des choses. Mais l’encadrement par la section, la bonne humeur ambiante et mon souhait de relever le défi m’ont permis de passer un super moment. Un grand merci à Séverine Bourbon et Julien Jaskierowicz. Après le baptême de plongée et la PSP, désormais, j’attends l’invitation pour tester une plongée en mer Rouge… www.acbb-plongee.org


© Julien Jaskierowicz

Le plongeon (par Julien Jaskierowicz), primé au concours photo organisé dans le cadre du salon de la plongée, tout comme l’image de la Une « Les Cerceaux » signée Michel Pakiela. www.PlongeeOnLine.com


Athletic Club Boulogne-Billancourt

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ACBB 32 sections sportives 12 000 adhérents

Le mag 343  

Mag trimestriel de l'Athlétic Club de Boulogne-Billancourt

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