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b o u l o g n e b i ll a n c o u rt

n°324

avril 2013

2,50 €

revue trimestrielle de l’Athlétic Club de Boulogne-Billancourt, club municipal omnisports

l a i c é sp e u g a r P

Hockey sur glace

Les U11 

s’offrent

le Slavia !


2 actu

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Le restaurant Tex Mex


sommaire 3

sommaire du n°

édito

324

Surprises ! Ce début de printemps réserve bien des surprises. D’abord, ce numéro spécial de votre magazine avec un gros dossier consacré à la tournée en République Tchèque des jeunes hockeyeurs. Quoi de mieux,

08

pour illustrer l’engagement de

testé pour vous Triathl’Ain et éco-trail

l’ACBB dans la formation (une politique menée par l’ensemble des sections), que de suivre une section lors d’une telle tournée ? Cette plongée de cinq jours au cœur de la vie des U11 et U13,

28

natation Championnats de France handisport

votre Mag l’a fait. Autre surprise ce trimestre :

11

Spécial prague

l’anniversaire de votre association. L’ACBB a en effet eu 70 ans le 18 mars dernier. La ville de BoulogneBillancourt et l’ACBB ont

actu

natation

04  Les news de l’ACBB en bref

28  Championnat de France de

décidé de célébrer l’événement le

expérience

21 mai prochain en réunissant

08 Testé pour vous…

la grande famille sportive

Le triathl’Ain et l’éco-trail de Paris

boulonnaise : élus municipaux, dirigeants, fédérations, ligues,

spécial prague

comités… et bien sûr vous les

11 Hockey sur glace

adhérents ! Une bonne nouvelle

Les U11 s’offrent le Slavia !

natation handisport Cap sur Hyères tennis de table

32  La section monte en puissance zoom

34

Le hockey sur gazon veut grandir

n’arrivant jamais seule, l’ACBB en profitera ce jour-là pour inaugurer les nouveaux locaux de son siège social : 450 m2 rue Liot, à deux pas de la piscine, de la patinoire, du Cosec… Au cœur de Boulogne. Des bureaux dignes d’un club comme

LE

l’ACBB, un superbe outil de travail qui n’aurait jamais pu être obtenu sans l’aide précieuse de la municipalité de BoulogneBillancourt. Qu’elle en soit ici vivement et chaleureusement remerciée. Jean-Pierre Epars Président général

les rs testre ! o p rsim e du t y k Hocsur e glace

129, rue de Bellevue, 92 100 Boulogne-Billancourt • Tél. : 01 41 10 25 30 Mail rédaction : acbbmag@agencek.com • Président : Jean-Pierre Epars Directeur de la publication : Julio Arqueros • Rédacteur en chef : Jérôme Kornprobst - 06 17 18 04 57 • Conception et maquette : Oxygène, Frédéric Nolleau • Impression : ColorTeam • Régie pub : PLC - Brigitte Sultan 01 45 26 08 30 - 06 09 69 08 47 • Ont collaboré à ce numéro : Corentin Boizot, Sylvie Borel, Benoît Descamps, Adrien Francine, Pierre Parisot, Sophie Pernas, Giulia Stricher. Crédits photo : Jérôme Kornprobst sauf mentions ; Catherine Ngo (testé pour vous).


4 actu

Voguéo : le projet reste à quai. Le projet d’extension de navettes fluviales envisagé par le STIF (Syndicat des Transports d’Île-de-France) entre Marne et Hauts-de-Seine ne verra pas le jour… Au moins pour le moment. Un communiqué du STIF du 13 février dernier indique en effet : « Dans un contexte économique difficile, le Conseil du STIF, bien que favorable dans l’esprit à ce projet de transport, déclare sans suite cette procédure de délégation de service public. » On se souvient que l’ACBB Aviron avait été parmi les premiers à mettre en avant les incohérences générales du projet, au moins sur la partie Hauts-de-Seine : coûts exorbitants, déficits publics importants, utilisation principalement touristique, impact écologique fort, aucune plus-value en matière de transport par rapport aux réseaux existants (RER C +T2 interconnectés). L’ACBB Aviron, emmené par François Banton, a su mobiliser les associations et les élus de tous bords pour mettre en avant, en outre, que « si ce projet venait à se concrétiser, il entraînerait la disparition des sports nautiques actuellement pratiqués par plusieurs milliers de pratiquants sur les rives des Hauts-deSeine. » Ce, alors que pratiquants loisirs, compétitions, scolaires et découverte animent par leur présence les berges de la Seine en toutes saisons et contribuent à leur manière à la création d’emploi dans le Département. « Pour toutes ces raisons, nous ne pouvons que nous réjouir que ce projet ne soit pas poursuivi, au moins sur sa partie Hauts-de-Seine. Nous restons toutefois vigilants sur la réflexion que pourra mener le STIF sur le sujet et resterons mobilisés pour participer activement aux concertations qui pourraient intervenir à l’avenir. » L’ACBB Aviron remercie tous ceux qui l’ont accompagné dans cette épreuve : ses adhérents, les associations, les élus de tous bords et, plus généralement, les habitants des Hauts-de-Seine qui ont été sensibles aux arguments avancés.

Top 18 En volley-ball, les benjamins se sont qualifiés pour le 6e et dernier tour de la coupe de France en remportant leurs deux matchs contre Pont-à-Mousson et Harnes.
Ils avaient pourtant mal débuté ce cinquième tour en perdant le premier set (25-23) face aux locaux, sans doute la fatigue du voyage. Mais les petits hommes de Quentin se sont bien repris au deuxième set (25-23) avant de se libérer complètement dans le dernier set (15-10). Le second match n’a été qu’une formalité pour l’ACBB : victorieux contre Harnes (25-16 25-12), Boulogne est propulsé au dernier tour de la coupe de France. Plus que 18 équipes en lice !

Sur le podium

sacrés !

Le premier week-end de janvier, l’ACBB foot a organisé un tournoi de foot en salle au stade Marcel Bec (Meudon).
L’équipe des U13 a brillé mais a toutefois dû s’incliner en finale face au FC Lilas (3-1), qui remporte donc l’épreuve. Toujours très performants, les U9 étaient aussi de la fête. Battus en demi-finale face à l’US16, futur vainqueur, ils ont décroché la 3e place du tournoi.

Photo : ACBB football

faire de l’égalité une réalité : pas un jour par an, mais toute l’année ! Pour les trois jeunes Landaises, spécialistes du sauvetage côtier, l’événement aura lieu le 27 août prochain sur la plage de Capbreton (Landes). Il commémorera l’arrivée du Capodyssée, une épopée qui avait vu le 27 août 2009 ces trois sportives réussir en paddle-board la traversée de l’océan atlantique, de l’île de Capbreton (Canada) à Capbreton (France). Soit 5 500 kilomètres en plus de 54 jours, en pagayant seulement avec leurs bras, allongées sur une planche.

Arabi et Hanna

Champions L’équipe cadette d’escrime formée de Hatiez, Furet, Decaix , Cichowals a été sacrée championne de Ligue, la plus forte de France (épée). Aux championnats d’Île-de-France individuels, Antoine Decaix a pris la 2e place et Maxime Furet la 3e. En coupe d'Europe à Brastilava, Louis Hatiez a terminé à une honorable 55e place (sur 280 tireurs).

Photo : ACBB karaté

Dans le cadre de la Journée de la femme, les trois Landaises Stéphanie Barneix, Flora Manciet (ACBB kayak) et Alexandra Lux, ont été reçues par François Hollande et Najat Vallaud-Belkacem pour participer au lancement de l’événement « Le 8 mars, c’est toute l’année ! » au cours duquel a été rendu public le « Calendrier de l’égalité » qui illustre la volonté du gouvernement de

Photo : ACBB volley-ball

Femmes à l’honneur

Lors des championnats des France Enfants (26-27 janvier), les jeunes combattants de l’ACBB karaté se sont une nouvelle fois illustrés avec deux médailles d’or et une d’argent. En minimes (12-13 ans), Yohan Arabi a remporté le titre tout comme Rudy Hanna en cadets (14-15 ans). En juniors (1617 ans), Joachim d’Almeida a dû se contenter de la médaille d’argent. N’oublions pas Matteo Carbuccia (minimes), Romain Léger et Edouard Massy (cadets) qui comme toujours ont donné le meilleur d’euxmêmes. Ces jeunes gens étaient coachés par Vatha Uk Hel Chau et Antonio Tusseau. Ce dernier, sacré champion de France, a décroché sa sélection pour les prochains championnats du monde au Japon.


actu 5

Photo : V. Alizée

L’ACBB équitation organisait deux épreuves de CSO (concours de saut d’obstacles) les 17 mars (cavaliers galop 7) et 24 mars (concours club du galop 3 au galop 7). Le 17 mars, Kristelle Petra s’est imposée dans le Grand Prix (1m05) avec Mousse du Gravier et Maya Spichal associée à Jumbo Gesmeray est montée sur la 3e marche du podium. Une semaine plus tard, Alexandra Rose a remporté la « Club 1 » avec le très bon Oxymel des Anges. Prochain grand rendezvous : la 20 e édition du CSO de BoulogneBillancourt, au Parc Rothschild, les 22 et 23 juin.

Et maintenant les équipes Après un tournoi de Paris décevant malgré six combattants engagés – « La loi du HautNiveau nous a servi une leçon d’humilité façon express puisque sur 6 combattants, 4 sont sortis dès le 1er tour » avait déclaré le président Marc Blin — les judokas ont un rendez-vous crucial à négocier pour le club : le championnat de France par équipes, le 9 juin. Il s’agira de confirmer sur la lancée des championnats de France individuels qui avaient vu l’ACBB judo prendre la première place du classement par médailles (2 médailles d’or, 2 médailles de bronze et une 5e place). Avant cela, les jeunes auront l’honneur eux aussi de défendre leurs couleurs à l’occasion du challenge Benboudaoud organisé à Souriau le 2 juin.

Photo : ACBB poney

Équifun ! L’ACBB poney a participé aux deux concours équifun A2 poussins à l’UCPA Villeneuve la Garenne. Grâce aux bons résultats d’ensemble, toute l’équipe est qualifiée pour les championnats de France Poney équifun Club A Poussins organisés à Lamotte Beuvron en juillet prochain. Classement du 3 février - épreuve 25 engagés : Cécile Caen avec Pouf (7e), Cécile Caen avec Ulisia (9e), Zoé Maniglier avec Ondine (24e). Classement du 3 mars - épreuve 18 engagés : Cécile Caen avec Pouf (1re), Cécile Caen avec Phénix (3e), Zoé Maniglier avec Ondine (4e), Cécile Caen avec Ulisia (5e), Zoé Maniglier avec Rêveur e e (7 ), Elyne Burgarella avec Pouf (9 ), Elyne Burgarella avec Ondine (10e), Elyne Burgarella avec Siroco (15e), Zoé Maniglier avec Siroco (17e).

Carnet noir

Photo : FFBB

Photo : ACBB équitation

Coup double

Thierry Rupert, qui a débuté le basket sous les couleurs de l’ACBB est décédé dimanche 10 février à l’âge de 35 ans. Victime d’un accident respiratoire en mai 2012 lors d’un entraînement, il avait sombré dans le coma suite à un arrêt cardiaque deux mois plus tard. Il était relié à un cœur artificiel depuis juillet. Ancien joueur international, il avait notamment participé au légendaire triplé de Limoges en 2000 (coupe Korac, championnat, coupe de France). L’ACBB basket dont Thierry a fièrement porté les couleurs adresse ses condoléances attristées à sa famille. Victor Morice, célèbre mécano bénévole de la section cyclisme né le 15 novembre 1925, est décédé des suites des complications d’une longue maladie. À l’ACBB depuis une cinquantaine d’années, comme dirigeant puis comme mécano, il avait reçu le Coq d’or lors de l’Assemblée générale 1990. Connu pour son francparler, il était apprécié de tous et n’avait manqué aucun stage et aucune course en 1re catégorie entre 1970 et 2005. La section a perdu un ami, un pilier. Et adresse ses sincères condoléances à sa famille.

Brillants Lors de la première étape de Natathlon (23 et 24 mars), 47 des 49 nageurs boulonnais ont signé leur meilleure performance personnelle. Mention spéciale à Yannis Guioubly pour ses progrès et à Tamlyne Hajder-Naeye avec deux meilleures performances du club petit bain sur 50 dos (13 et 14 ans). Le même week-end, Olivia Zeller, Octave Hurard, Mohand Sadoudi, Martin Litré, Antoine-Félix Leneuf, Alexandre Brun, Viktor Hajder et Tamlyne Hajder-Naeye (surclassée pour cet événement) participaient aux N2 d’hiver (bassin de 50 m), qualificatifs pour les championnats de France jeunes, élite et par catégories. Olivia Zeller a décroché son billet pour les championnats de France jeunes et pour les championnats de France 16 ans et plus ; Viktor Hajder est qualifié pour les 16 ans et plus ; Octave Hurard disputera les championnats de France minimes. Tamlyne Hajder-Naeye est passée tout près d’une qualification au championnat de France Jeunes avec un an d’avance (14’’ sur 50 m dos) et décroché deux meilleures performances du club Grand Bain au 50 et 100 dos (13 ans). Alexandre Brun a battu la Meilleure performance du Club sur le 50 Nl (14 ans)


6 actu

LA PHRASE « Notre petite Juliane est partie depuis un an maintenant. On se rend compte ce qu’est l’absence… Il faut continuer le combat pour que ça arrive de moins en moins à d’autres familles. On ne va pas se morfondre mais c’est important de faire connaître la cause. C’est aussi rendre hommage à nos enfants. » - Samantha Doron (ACBB natation), maman d’Edgar et Julianne, lors du fil rouge organisé par l’étoile de Martin et nageurs.com au bénéfice de la recherche en pédiatrie et de la lutte contre le cancer. L’ACBB natation s’est mis à l’eau aux côtés d’Edgar, nageur benjamin de la section, en hommage à Julianne, sa sœur cadette disparue à l’aube de ses 8 ans. 450 nageurs ont participé à ce fil rouge pour 15 000 € de dons récoltés.

Fierté

À lire Le phénomène b a r e fo o t / m i n i malisme, né il y a quelques années aux USA, est un retour aux origines de la course à pied en ré ac t i o n au « toujours plus d’amorti » proposé par les grandes marques de chaussures. Du statut de phénomène de mode réservé à quelques passionnés à ses débuts, il est aujourd’hui devenu l’un des axes majeurs d’évolution de la pratique de la course à pied. Voici le premier manuel publié en français entièrement consacré à ce « courir naturel » pour lequel notre corps a été formé à l’origine ! Les auteurs, véritables spécialistes du minimalisme, vous proposent tout d’abord d’en découvrir les fondements, notamment dans un chapitre consacré à la biomécanique de la course à pied. Ils ont également pour objectif de vous initier à cette pratique de façon progressive et sans risque, tout en précisant les limites à ne pas dépasser. Enfin, ils vous guideront dans le choix, toujours difficile, du matériel adéquat en fonction de vos caractéristiques et de vos attentes. Un guide incontournable pour tous ceux qui souhaitent courir autrement… 144 pages - 14 x 19 cm en couleurs 66 photos, 6 dessins anatomiques - 18,50€ www.ed-amphora.fr

Cap sur la N1 Photo : Marcus Hartmann

Mourad Ladli, entraîneur de l’équipe minimes filles de basket est fier que deux de ses protégées — Claire Levy et Lara Beunas — aient été retenues en sélection des Hauts-de-Seine pour participer au tournoi opposant les différents départements d’Île-de-France.

Marie Bochet – Cinq médailles d’or en Descente, Super Géant, Slalom, Super combiné et Géant (catégorie debout).

L’équipe 1 de badminton disputera bien les play-off pour tenter de monter en N1. En effet, elle a ramené son ticket officiel de son dernier déplacement de la saison en s’imposant au Havre sur le score sans appel de 8 à 0. La dernière journée, qui aura lieu le 13 avril à Paul Souriau contre Sées, sera l’occasion de faire tourner les effectifs. Il reste donc maintenant un mois et demi pour préparer ces play-off, qui pourraient se dérouler à Paul Souriau les 4 et 5 mai.

Cocorico L’équipe de France de ski handisport s’est classée 1re nation au tableau des médailles du championnat du monde de ski alpin IPC (International Paralympic Committee) disputé en Espagne du 20 au 27 février. Avec 7 médailles d’or, 2 médailles d’argent et 3 médailles de bronze, la France a devancé l’Autriche et ainsi conservé son titre obtenu à Sestrières en 2011 de meilleure nation mondiale de ski alpin handisport.

Le chiffre

70

Le 18 mars 1943, l’ACBB naissait sous sa forme actuelle. 70 ans plus tard, il est toujours le plus grand club omnisports français.


actu 7

La saison est bien lancée Malgré l’hiver, l’ACBB aviron est loin d’avoir hiberné. La section a désormais un statut à défendre (7e club français) et dès les premiers rendez-vous, les résultats sont là.

Patrice Rendu, médaillé de bronze indoor, va retrouver les plans d’eau pour de nouvelles compétitions.

La deuxième manche de la coupe LIFA se courait dimanche 3 février. L’ACBB a participé aux épreuves skiff et deux de pointe pour les cadettes, et en deux de pointe et open en quatre barré pour les cadets. Victoire Lienau a terminé à la quatrième place de la tête de rivière en skiff confirmant ainsi son potentiel après sa présence en demi-finale aux championnats de France 2012. En finale, Victoire a même fait les 1 000 premiers mètres dans le sillage de ses adversaires et pris une deuxième place directement qualificative pour le collectif régional et la coupe de France MAIF. En deux de pointe non barré, Alexandrine Lanson et Romane Guilmet en manque de kilomètres se sont démarquées le matin sur les premiers 500 m de la tête de rivière avant de payer leurs efforts et de terminer à la 8e place, confirmée l’après-midi par une 9e place au classement général. Pour trois des quatre cadets, c’était la première course en deux de pointe. Dans ce contexte, leur présence en finales B et D est à saluer. L’équipage Antoine Seguin et Victor Faugier a

confirmé en finale B sa place de 12e obtenue en éliminatoire. En finale D, Alexis Bokobza et Olivier Desnoiers ont été victimes d’un accrochage après avoir mené toute la course. Ils ont terminé à la 5e place. Enfin, dans la course du quatre de pointe barré open, l’ACBB a placé ses trois bateaux aux quatre premières places : victoire de l’équipage Mathéry, 3e place de l’équipage Eyber et la 4e place de l’équipage Cazaux.

Deux titres en indoor Les premiers championnats de France d’aviron indoor se déroulaient le 9 février dernier à Levallois. Les rameurs de l’ACBB ont remporté 2 titres : Chloé Poumailloux en seniors dames PL et Stéphane Tardieu chez les hommes handi TA. Stéphane a même amélioré son propre record de France d’une seconde ! Dans la même catégorie, la médaille de bronze de Patrice Rendu et la 4e place d’Alexandre Duthoit viennent compléter cette belle moisson.

En handi LTA, saluons la très prometteuse 4e place d’Amid Saaidi. Beaux résultats des juniores filles dont une médaille d’argent pour Julie Voirin et une 4e place pour Natacha Bunel. Ce fut également l’occasion pour d’autres rameurs du club de se confronter à l’élite nationale avec notamment une 8e place pour Paul Bougon en seniors hommes. Dans le cadre de l’Open de France d’aviron 2013, des épreuves masters (+60, 5059, 40-49, 30-39 ans, hommes, femmes et poids léger) ont eu lieu. Valérie Talamona et Christopher Cala ont gagné dans leur catégorie respective 40-49 ans PL.

Chloé Poumailloux déjà là Le stade nautique de Mantesla-Jolie accueillait la troisième manche de la coupe LIFA dimanche 17 mars. Vingt-trois équipages de l’ACBB ont participé dans les catégories junior(e)s,

senior(e)s et vétérans. En skiff seniores dames, la superbe première place de Chloé Poumailloux est complétée par la troisième place de Caroline Giraldi. En skiff juniors dames, Julie Voirin a terminé première des 14 participantes. Le deux de pointe sans barreur juniores dames composé d’Octavia Mulhern et Juliette Batte, a dominé sa catégorie avec un écart de 25 secondes sur le deuxième bateau. Hugo Schoen, en skiff juniors hommes, a terminé également premier de sa catégorie face à 21 autres concurrents. Dans la catégorie pair-oar en seniors, Oriane Gabali, associée à Justine Billet de l’AMM, a obtenu une belle deuxième place chez les femmes comme Paul Bougon chez les hommes, associé à Cédric Mousnier du CNF (à 78 centièmes du premier). Dans la catégorie skiff senior hommes (45 participants), Sébastien Garnero a pris à la 4e place suivi de François Terroin (6e). Dans la course open, l’équipage de Christophe Mathéry s’est classé 3e dans la catégorie 4 barré open.


8 expérience

Testé pour vous

Le triathl’Ain et l’ Les trails, courses nature et d’orientation, raids… sont à la mode. Du coup ce trimestre, après le budo-move, le kayak-polo, la pelote basque, le cyclisme sur route, la savate-boxe française, l’équitation, le tir à l’arc, le hockey sur glace… Jérôme Kornprobst, rédacteur en chef du Mag, a testé pour vous le Triathl’Ain et Christine Lavarde, conseillère municipale chargée des sports l’éco-trail de Paris.

C

est un peu toujours le même scénario, une histoire entre copains. « Et si on faisait un miniraid ensemble. » La réflexion est brève, l’enthousiasme général. Le choix se porte sur le Triathl’Ain (11 novembre 2012 à Pont d’Ain). Au programme : 37 km répartis entre VTT (20 km), course à pied (8 km), kayak (5 km), course à pied (3 km) et VTT (1 km) et une obligation de courir en binôme et, surtout, de franchir la ligne d’arrivée en VTT en même temps que son coéquipier. Deux équipes sont alors constituées : la Pooky Team (Maxence Lucas et Jérôme Kornprobst) et Les Gars du sud (Renaud Biginelli et Gonzalo Cantalapiedra). Au départ, première modification du parcours : en raison des pluies diluviennes qui se sont abattues

les jours précédant la course, l’Ain (rivière qui a donné son nom au département) est interdit à la navigation. « Une édition d’enfer en raison du débit de 800 m3/seconde de la rivière qui nous a contraints à déplacer le parcours de kayak sur un plan d’eau voisin et de modifier le parcours de course à pied au dernier moment », explique l’organisateur. Pas de quoi entamer le moral d’un peloton bien fourni et prêt à s’élancer pour 20 km de VTT dans des conditions incroyables. « J’ai apprécié le parcours VTT mais je ne m’attendais pas à si long. Quant aux conditions, ça tenait plus du Woodstock-Verdun ! ça m’a particulièrement amusé même si ça nous a occasionné quelques déboires mécaniques », se souvient Maxence, leader de la Pooky Team. À la peine dans les montées sinueuses et boueuses, j’ai eu quant à moi la malchance de crever une fois. Sauvé par ma bombe, l’incident n’a finalement pas été très pénalisant au regard du dérailleur cassé de Gonzalo, contraint d’effectuer une bonne partie du parcours en poussant son vélo. « Les impondérables donnent du piquant à la course. Un terrain lourd et cassant, un parcours long et


expérience 9

’éco-trail de Paris sélectif font qu’une simple préparation physique ne suffit pas. On a été obligés d’aller puiser loin dans nos réserves mais surtout dans notre mental. Le fait d’être à deux nous a probablement permis de terminer l’épreuve. Seul, entre les ennuis mécaniques, les baisses de régime et le moral dans les pompes, il y aurait eu des abandons. La solidarité dans l’effort, voilà un excellent moyen d’en apprendre un peu plus sur nous-mêmes. Le genre d’épreuve qui marque et dont, une fois à l’arrivée, on est fier de pouvoir se vanter d’être allé au bout », raconte Renaud.

Dantesque En effet dans ce type d’épreuve, l’essentiel consiste à gérer son effort. Ce qui explique qu’après le VTT, j’ai laissé un peu filer mon coéquipier, un brin rapide pour moi en course à pied. Chacun son rythme, le

tout, c’est d’être ponctuel au rendez-vous du kayak. « J’ai trouvé la partie kayak sympa, sans plus. Je pense que ce doit être beaucoup plus dynamique et amusant sur la rivière… Dommage », regrette Maxence. Et au mois de novembre, pas évident de pagayer sans trop puiser dans ses réserves ni trop se refroidir. Sans doute le moment le plus délicat a été cette transition kayak-course à pied. Engourdis, il a d’abord fallu s’extirper de l’embarcation avant de repartir au petit trot pour parcourir les 3 kilomètres et rejoindre le parc à vélo. Le plus dur était fait, le dernier kilomètre pour rejoindre l’arrivée étant consacré à savourer. 4h13’ pour Les Gars du sud, 4h17 pour la Pooky Team… L’heure de se retrouver autour d’un verre.

Juste pour voir Pour Christine Lavarde, autre challenge avec l’éco-trail de Paris le 16 mars dernier.


10 expérience

L’avis de Christine

Photo : Christophe Domain

« Qui dit éco-trail implique zéro déchet, zéro verre plastique, un parcours inconnu pour limiter les balises et donc, une relative autonomie des coureurs pour leur ravitaillement en course. » Avec pour seule expérience une course verte de 18 kilomètres il y a quelques années déjà, Christine partait donc un peu dans l’inconnu. « Qui dit trail implique des montées, des descentes, de la boue, beaucoup de boue même grâce à la météo du début de la semaine. » (semaine pendant laquelle l’île-de-France a été bloquée pendant près de 48 heures sous la neige, ndlr). Au final : 628 mètres de dénivelé positif pour 31,5 kilomètres de course au cœur du GPSO (Grand Paris Seine Ouest). « Côté ambiance, c’était plutôt bon enfant. Je suis partie dans la dernière vague, donc pas avec ceux qui visaient un temps. J’étais venue pour voir ; j’ai eu le temps d’observer le paysage. Autour de moi, c’était plutôt : “je marche en montée, je contrôle en descente”. Ce rythme me convient très bien. À l’approche du ravitaillement (rotonde du parc de Saint-Cloud), j’ai retrouvé des couleurs avec un terrain connu et quasiment plat. » Partie sur une bonne lancée, Christine ne s’est pas arrêtée pour ravitailler. À l’arrivée, elle signe le 1357e temps en 3h25 (sur 2 373 classés), soit un gain de 500 places entre le 10e kilomètre et l’arrivée. « On ne s’invente pas « traileuse » ! Mais une fois la ligne franchie, je garde un bon souvenir de cette nouvelle expérience. » La course s’est achevée autour d’un repas, avec couverts en bois bien sûr.

« Bon enfant » J’étais venu pour voir, pour tester. L’ambiance est bon enfant et même si on ne s’improvise pas traileuse, je garde un bon souvenir de cette épreuve. »

L’avis de Jérôme « J’adore »

L’ACBB à l’éco-trail Parcours 30 km

Malgré la déception de ne pas naviguer sur l’Ain – sécurité oblige –, j’ai adoré l’ambiance avant et pendant l’épreuve. Ce côté « aventure » entre amis, la préparation avec mon équipier… Une compétition avec soi mais sans enjeu. Juste pour le plaisir. Du coup, j’ai acheté le guide-calendrier des raids…

Adrien Kiefer (triathlon) : 2h50’ - Charlotte Mathieu (triathlon) : 2h55’ - Martine Derdevet : 3h01’ - Aldric Bénezet (escrime) : 3h38’ - Olivier Duband (triathlon) : 3h38’ - Olivier Barbey (judo) : 3h47.

Parcours 80 km

Gurvan Angot (badminton) : 8h - Jean-Luc Lefrançois (triathlon) : 8h03’ - Antoine Barthélémy, 80 km, 8h35’ Ronan Lumbroso (triathlon) en 9h31’. http://triathlain.free.fr http://www.traildeparis.com


spécial Prague 11

l a i c é p s e Pragu

Hockey sur glace

Les U11 s’offrent le Slavia ! À Prague, Jérôme Kornprobst

Les vacances de février sont traditionnellement l’occasion pour les U11 et les U13 de l’ACBB hockey sur glace de participer à une tournée d’une semaine en Tchéquie. Le Mag a sauté dans l’avion pour vous faire partager la petite vie des jeunes hockeyeurs au pays du hockey.


12 spécial Prague

e car roule à bonne allure en direction de Benatky, les haut-parleurs crachent en boucle le « gangnam style » pour le plus grand plaisir des U11. L’humeur est au beau fixe au lendemain d’une victoire prometteuse face à Pisek. Une référence de taille au milieu de cette semaine de stage au cours de laquelle les U11 et U13 de l’ACBB hockey sur glace écument les patinoires de la région praguoise. À chaque période de vacances en février, la section propose en effet à ses jeunes joueurs d’aller s’aguerrir sur la glace tchèque. Un pays majeur pour le hockey, destination idéale pour le hockey mineur. « Dès leur plus jeune âge, nous formons les enfants au hockey de haut niveau, mais pas seulement » aime rappeler Bruno Deboux, vice-président et responsable de l’équipe loisirs. « Pour nous, ce qui compte, c’est que les gamins apprennent les valeurs d’esprit d’équipe, qu’ils acquièrent la bonne maturité pour prendre les bonnes décisions sur la glace et en dehors. Le hockey est un outil d’éducation. Dans leurs championnats respectifs, la concurrence est insuffisante (les U11 ont remporté leur demi-finale du championnat du Nord de la France 13-1, ndlr). La progression passe donc par ce type de tournée à l’étranger. C’est une occasion de voir certains gamins se révéler et une façon pour nous de les ouvrir sur le monde. » Entraîneur superviseur à l’ACBB depuis 2005, Peter Matousek est aussi le local de l’étape. À 55 ans, ce natif de


spécial Prague 13

« Ce type de tournée est une occasion de voir certains gamins se révéler et une façon pour nous de les ouvrir sur le monde. »

Bruno Deboux, vice-président.


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Slovaquie – « Pour moi, je suis toujours Tchécoslovaque !  » – s’est fixé comme mission de faire progresser le hockey français pour l’ancrer davantage dans le Gotha international. Et pour le coach, il n’y a pas de solution miracle, tout passe par la formation, par le développement du hockey mineur. « Battre tout le monde en France avec de gros écarts

« Le hockey, un passeport international » est une chose… En Allemagne ou en Tchéquie, les joueurs voient ce qu’est le haut niveau. Alors tous les deux mois, nous proposons un stage, un tournoi, une tournée. » Stage de prérentrée, stage de la Toussaint à Boulogne, tournoi de Mannheim à Noël, tournée à Prague en février, tournoi de Rouen et Strasbourg au printemps et camp d’été à Pisek (Tchéquie). « La détection doit être faite le plus tôt possible, vers quatre ans. Ensuite, c’est beaucoup de travail. À Pisek, les installations sont impressionnantes, un vrai camp. En Tchéquie, les enfants s’entraînent avant l’école et après la classe entre 13 h et 16 h. Chez nous, c’est le soir, tard, ils sont fatigués. » Chargé des U13, Michel Fourcade confirme : « Quand on récupère les gamins le soir, ils sont cuits et rarement au complet. Pas facile pour travailler la cohésion, la solidarité. Ce qui manque en région parisienne, c’est un centre de formation avec hébergement, scolarité, hockey… Sur le plan technique, les U13 n’ont rien à envier aux jeunes Tchèques. Mais collectivement, c’est une autre affaire. » Le nouveau bureau présidé par David Hattez a bien

cet impératif en tête. Bruno Deboux insiste d’ailleurs sur ce point crucial : « Pour les parents de tous ces enfants, l’éducation et la scolarité sont prioritaires. Vers 14-15 ans, les gamins risquent donc de décrocher du hockey, sauf si nous sommes en mesure de leur proposer une structure adaptée. Nous travaillons donc à trouver un meilleur équilibre dans la répartition de nos créneaux de glace et négocions pour en obtenir un ou deux supplémentaires. Mais surtout, je travaille à nouer des partenariats avec un établissement public et un établissement privé pour monter des classes à horaires aménagés. Pour être davantage dans un système sport étude. » L’ambition serait-elle de former l’élite du hockey de demain ? « Non pas vraiment, un joueur sur 1 000 devient professionnel », sourit Michel Fourcade, double champion de France avec Viry et membre de l’équipe de France dans les


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« La clé de la réussite, c’est que les parents s’entendent bien. »

Les parents relais et responsable d’équipe sont les artisans indispensables au succès de la section. Chez les Kobra : Stéphane Ferreira, Thierry Bouteiller, Stéphane Savary et Frédéric Faulcon - Au Slavia : Thierry Charlet. À Benatky : Jeff Charland et Alexei Makeev.


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années 90. « Mais le hockey est un sport qui structure et qui bien souvent ouvre des perspectives. Le hockey, c’est un passeport international. » Bruno Deboux confirme : « Il n’y a aucun rêve de grandeur dans la démarche. Juste de permettre à ces enfants de poursuivre leur passion et de les préparer à l’avenir dans les meilleures conditions. La qualité du projet doit séduire les parents sans qui rien ne serait possible. »

Des histoires de familles De ce côté, l’ACBB hockey est particulièrement verni avec la très forte implication des parents-relais. Passionnés de hockey ayant entraîné leur fils sur la glace ou, plus fréquent, amenés au hockey par leur fiston, les papas-relais jouent un rôle crucial dans la réussite de la saison. Parmi ces duos pèrefils, il y a Stéphane et Nathan, Stéphane et Bastien, Thierry et Rehyann, Thierry et Mathias, Frédéric et Jérémie, Jeff et Lucas,

Alexei et Maxime… La liste est longue ! « C’est moi qui ai inscrit Nathan au hockey, il avait quatre ans. Je me suis investi par la force des choses et honnêtement, j’aime ça. La clé de réussite, c’est que les parents s’entendent entre eux sinon, c’est mort », souligne Stéphane Ferreira. Un peu surpris par le souhait de Bastien de vouloir s’inscrire au hockey dès 5 ans suite à une découverte du patinage avec son école maternelle, Stéphane Savary est désormais lui aussi à fond dans le projet : « Je suis content de suivre mon fils mais mon implication va bien audelà. J’aime encadrer les gamins, participer au développement du groupe. Et quand on regarde tous les enfants qui sont là… Il y a toutes les nationalités : américaine, bulgare, chilienne, japonaise, colombienne, russe, tchèque… C’est un vrai brassage multiculturel. » Même histoire pour Thierry Charlet, le papa de Mathias : « à 5 ans, il a fait trois séances d’essai avec des protections de roller et depuis il n’a plus arrêté. Mon rôle, c’est d’aller où cela rend service. Je fais la porte, j’aide les enfants à ranger leurs affaires, suite page 21

Les U11 2 défaites – 1 nul – 4 victoires HC Kobra Praha – ACBB : 3-3 HC Tabor – ACBB : 8-5 HC Pisek – ACBB : 4-5 HC Benatky – ACBB : 4-11 HC Slavia Praha – ACBB : 6-7 HC Roudnice – ACBB : 4-8 HC Hvezda Praha – ACBB : 4-2

Les U13 4 défaites – 1 victoire

HC Slavia Praha – ACBB : 4-3 HC Pisek – ACBB : 4-3 HC Benatky – ACBB : 2-6 HC Kobra Praha – ACBB : 5-1 Kobra Praha – ACBB : 5-4


victoire face au HC Pisek, 5-4.

yann Bouteiller - Alexei Burov - Lucas Charland e Diaz - Matei Dincov - Tom Dominique Dreyfuss ez - Jordan Hervé - Victor Hervé – Karl Lacombe ary - Vadim Sévenier - Paul Taverne – Ewen Tran.

b o u l o g n e b i ll a n c o u rt

© jérôme kornprobst/agencek.com

sur glace


sur glace


Les U13 : Constantin Albrecht – Maxime Albrecht – Thomas Bouchard Alejandro Charland – Etan Chocron – Justine Crousy - Hadrien Dauchez Malo Delaporte – Théo Fourcade - Alexandre Fradin – Maxime Makeev Julien Menes – Liam Parker – Tanguy Sévenier - Christophe Tiramani Arthur Zavani – Jeff Charland – Michel Fourcade.

Tournée Prague 2013. Avant la victoire face au HC Benatky, 6-2.

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hockey © jérôme kornprobst/agencek.com


hockey s

Tournée Prague 2013. Après la v

Les U11 : Jules-Mattéo Balling - Alexandre Bauvais - Rehy Mathias Charlet - Bastien Deboux - Tom Delahaye - Charlotte Jérémie Faulcon - Nathan Ferreira Reis - Matisse Hatte Ivan Milosavljevic - Owen Parker - Guirec Rochefort - Bastien Sava


sur glace spécial Prague 21

suite de la page 16

je vérifie qu’ils n’oublient rien au vestiaire… C’est beaucoup de plaisir d’être au service du groupe et je consacre beaucoup de mon temps libre au hockey. Mathias rêve de devenir pro un jour, je lui souhaite de réussir et serai toujours derrière lui. » Et puis il y a l’homme du vestiaire, Thierry Bouteiller dit Monsieur Pompes. « C’est vrai que le règlement est le même pour tout le monde. Quand il y a 40 gamins dans un vestiaire et qu’il y a dérapage, tu ne cherches pas à savoir… C’est dix pompes ! », sourit le papa de Rehyann, gardien en U11. Joueur de basket, Rehyann a découvert le patinage en se rendant à l’anniversaire d’un copain. « Nous sommes ensuite allés plusieurs fois à la patinoire et là, il a vu les petits hockeyeurs. Un coup de foudre ! Du coup j’ai suivi ; j’aime l’engagement dans la vie associative. Pour moi, il s’agit aussi d’une démarche personnelle : il y a la vie familiale, sociale, professionnelle mais aussi associative, essentielle à mes yeux. » Enthousiastes, justes dans leur encadrement, indispensables pour le développement de la section, ces papas-relais font un boulot difficile et formidable. « Il ne faut jamais oublier que nous ne sommes pas des spécialistes de l’enfance. Les hockeyeurs sont du genre hyperactif mais on ne peut pas leur demander d’être vifs sur la glace et sages comme des images le reste du temps. Ce qui compte, c’est que notre investissement leur permette de prolonger leur rêve le plus longtemps possible », plaidentils en chœur. Car ces histoires de famille se transforment aussi parfois en histoires d’amitié. « Nous nous sommes presque tous mis au hockey. C’est rigolo de se faire chambrer par son fils !  » s’amuse Thierry Bouteiller.

Kobra, Pisek, Slavia… Sur la glace, les efforts demandés aux joueurs sont importants. En cinq jours, les U11 ont huit matchs au programme, les U13 cinq. « Nous sommes là pour progresser, pour préparer notre championnat en France », martèle Peter Matousek dans le vestiaire quelques minutes avant d’affronter les Kobra Praha avec les U11. « Les Tchèques pensent que les Français ne savent pas jouer au hockey… à vous de prouver le contraire ! Jouez collectif, solidaires et patinez, patinez, patinez ! » Jordan et Alexandre sont à tour de rôle les capitaine et vice-capitaine de l’équipe U11. « Notre rôle est d’encourager les autres et de bien diriger l’équipe », glisse Jordan, fan de Montréal et capitaine lors de la victoire à Pisek. « Je crois qu’avec Alexandre et Charles qui n’est pas là, nous sommes de bons meneurs. Jules-Mattéo joue

victoire face au HC Pisek, 5-4.

yann Bouteiller - Alexei Burov - Lucas Charland e Diaz - Matei Dincov - Tom Dominique Dreyfuss ez - Jordan Hervé - Victor Hervé – Karl Lacombe ary - Vadim Sévenier - Paul Taverne – Ewen Tran.


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aussi très bien ce rôle. » à 9 ans, Jordan, qui se verrait bien évoluer un jour chez les pros, n’en oublie pourtant pas l’essentiel : « Ce que j’aime, c’est la glace, patiner… Et puis le groupe, c’est plein de potes. » Pour Peter Matousek, « un bon capitaine prépare l’échauffement et doit être un bon repère pour les autres, un leader. Pas nécessairement le meilleur, mais toujours dans les cinq premiers. » Tom D-D. a débuté le hockey sur le tard (8 ans !) : « Un bon capitaine doit aussi être fairplay et nous, les joueurs, on doit l’écouter. » à 10 ans, cet élève en CM2 sait déjà ce qu’il souhaiterait faire plus tard : « Biologiste pour les animaux. Pour moi le hockey, ce n’est pas que la compétition ; c’est aussi s’amuser !  » Mais c’est bien connu, quand on gagne, le plaisir est décuplé. Après la belle victoire face à Pisek, Peter Matousek avait laissé entrevoir un petit sourire de satisfaction. Alors après celle décrochée face au Slavia… « C’est une victoire historique, sans doute la première pour une équipe française dans cette catégorie. On va beaucoup parler de l’ACBB hockey ces prochaines semaines dans les patinoires de Prague. Bravo à tous ! » Les valeurs de combativité – cinq blessés côté boulonnais –, solidarité, abnégation… ont été respectées à la lettre : « Une belle journée, on a bien joué collectif, on a fait ce que Peter attendait », savourait le vice-capitaine au soir de la rencontre. Son rôle, Alexandre le prend à cœur. « On a une mission à remplir dans le vestiaire, on doit motiver les joueurs, réconforter les gardiens… J’aime bien ce rôle. » Transfuge de Meudon à la rentrée dernière, Alexandre apprécie : « Depuis, j’ai

« On va beaucoup parler de l’ACBB hockey ces prochaines semaines dans les patinoires de Prague. »


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« On a une mission à remplir dans le vestiaire, on doit motiver les joueurs, réconforter les gardiens. »

Capitaines Jordan Hervé et Alexandre Bauvais


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beaucoup progressé, je patine mieux, je tire mieux. Mais je ne suis pas le meilleur. Le meilleur, c’est Jules-Mattéo. Il joue en attaque, défend beaucoup et quand il a une occasion, il concrétise. » Tom D-D. confirme : « Jules-Mattéo, un super joueur ! »

Les gardiens, drôles d’oiseaux ? Ils sont en cage en permanence et ils l’ont choisi ! Victor, Ewen et Rehyann (U11), Maxime et Justine (U13) aiment leur rôle même si parfois, à les entendre, leurs coéquipiers ne sont pas tendres. « Ils nous rendent souvent responsables des buts alors que souvent, on n’y est pas pour grand chose. Dans ce cas-là, je leur balance un : Va faire goal et on verra ! » raconte l’intrépide Ewen. Lui, c’est le boulimique de hockey. Ancien des Français volants (il a 9 ans !), fan des New Jersey Devils, il vient du 12e arrondissement de Paris cinq fois par semaine ! « J’ai toujours voulu faire goal, c’est le meilleur patineur de l’équipe. Et puis les face à face, c’est rigolo. » Rehyann, lui, a débuté comme joueur. « Un jour, j’ai remplacé le gardien, j’ai eu le coup de foudre ! Il faut être concentré, vif… Pour les tirs aux buts, c’est très technique, on fait le papillon pour stopper les tirs au sol. » Idem chez Victor, gardien depuis trois ans : « Ça m’amuse plus que d’être joueur. Il ne faut surtout pas être dans la lune. » En U13, Maxime fait des miracles malgré son jeune âge (né en 2002 !). « Il est doté d’une technique incroyable », souligne Bruno Deboux. « Il fait peur aux tireurs de penalty adverses », commente Stéphane Ferreira. Maxime, qui a débuté le hockey à 4 ans comme joueur, se contente d’admettre :

« Le meilleur, c’est Jules-Mattéo ! »


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« Va faire goal, et après, on verra ! » Ultimes remparts Maxime, Justine, Ewen, Rehyann et Victor doivent rester concentrés et faire preuve d’une grande vivacité.


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Peter Matousek, responsable du hockey mineur : « Les Tchèques pensent que les Français ne savent pas jouer au hockey… à vous de prouver le contraire ! »

« écrire une belle histoire. »

« Mon point fort, ce sont mes arrêts avec les jambes. » Et puis il y a Justine, 12 ans tout juste, qui cumule deux points particuliers : gardien de but et seule fille du groupe U13. « ça ne me dérange pas, j’ai deux frères alors je suis habituée ! Il faut savoir prendre sa place, comme dans les buts. On est le dernier rempart. Pourtant aujourd’hui (face à Benatky), j’ai encaissé deux buts… Le jour de mon anniversaire ! à croire que j’ai un trou dans ma botte ! » Championne de France poussins en roller-

hockey, Justine peut compter sur Charlotte, elle aussi seule fille chez les U11. « J’aimerais bien faire goal comme Justine. Mais pour l’instant, je me contente de patiner plus vite que les garçons, si je veux », raconte-t-elle avec un brin d’espièglerie. Des matchs, une vie en collectivité six jours durant, la découverte d’un pays étranger, des entraînements… La tournée est aussi l’occasion pour Peter Matousek et Michel Fourcade de proposer des briefs plus tactiques. Et de donner la

parole à ceux qui ont une expérience à partager comme Julien et Arthur, partis disputer le célèbre tournoi Pee-Wee à Québec. « Les patinoires sont immenses, bondées. On a constaté que la bonne maîtrise du jeu collectif explique leur niveau là-bas. Les consignes du coach sont à respecter à la lettre sinon, les joueurs fautifs ne jouent pas le match suivant », raconte Arthur – 8 buts en 5 matchs en Tchéquie – qui se verrait bien rejoindre une filière sport-études. « Il y a une grosse technique, une grosse pression, ça harponne… Et puis les joueurs se parlent, se respectent alors que nous, on se gueule dessus », ajoute Julien. L’occasion rêvée pour Peter Matousek de s’engouffrer dans la brèche : « Le hockey est un sport exigeant. Si vous voulez progresser, vous devez faire des exercices physiques, pompes et abdos, des exercices d’habileté, d’accélération de course… » Alexei Makeev ajoute un trait d’humour : « Et le hockey sur la playstation ne compte pas, les gars. » Vous l’avez compris, l’excellence de l’ACBB à former de bons joueurs, toutes disciplines confondues, s’illustre parfaitement dans cette tournée praguoise. Une quarantaine d’enfants âgés de 9 à 13 ans, une effervescence permanente, des profils attachants… Une belle semaine d’apprentissage de la vie. « La catégorie U13 est vraiment le premier wagon du renouveau du hockey de très haut niveau à Boulogne », affirme Bruno Deboux. « Que nous formions de bons joueurs et qu’ils partent n’est pas un problème. Mais si ce type de tournée peut contribuer à ce que nos enfants soient épanouis, équilibrés, volontaires… alors notre mission sera accomplie. Tout ce que l’on souhaite, c’est écrire une belle histoire. »


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Championnat de France de natation handisport

Cap sur Hyères À Amiens, Jérôme Kornprobst

Les championnats de France hiver de natation handisport se déroulaient à Amiens les 15 et 16 février derniers avec un plateau de nageurs internationaux et quatre Boulonnais engagés : Ludovic Iaich, Alexandre Olivier, David Peiffer et Samuel Ronfard. Les quatre entrent dans le Top 10 et lorgnent désormais sur la prochaine échéance : les « France » été à Hyères.

L

a crème des nageurs avait rendez-vous dans la somptueuse piscine du Coliseum d’Amiens pour les championnats de France de natation handisport élite N1. « 95 % de l’équipe de France participe à cette compétition de même que la délégation handisport des derniers Jeux », se réjouissait Angélique Ovrel, déléguée régionale handisport. Bref, le gratin. Côté Boulonnais, ils étaient quatre : Ludovic Iaich (prononcer Ia-Iche !), spécialiste du 200 quatre nages, Alexandre Olivier, le brasseur, David Peiffer le crawleur et Samuel Ronfard le papillonneur. Pas de podium envisageable avec la nouvelle formule de classement mais des ambitions de finale pour chacun. « Franchement, cette formule avec les séries par temps le matin pour privilégier la bagarre et les finales l’après-midi, c’est vraiment chouette. Avant, on établissait un classement par catégorie de handicap. Aujourd’hui, tous les compétiteurs nagent ensemble et à l’issue des séries, le temps en secondes est multiplié par le coefficient lié à la catégorie de handicap (S1 à S15). On obtient alors un total de points, les huit meilleurs totaux se qualifient pour la finale A », explique Samuel Ronfard qui a rejoint le bureau de la natation lors de la dernière AG. Du coup, vous l’avez compris, en finale, ce n’est pas forcément le premier arrivé qui décroche le titre. Il faut attendre le fameux décompte des points pour connaître le champion de France…

3 finales B Avec trois nageurs en S9 (Alexandre Olivier, David Peiffer et Samuel Ronfard) et Ludovic Iaich en S12 (mal voyant), l’ACBB natation a débarqué à Amiens sans certitudes mais avec de l’ambition.

« Je suis Ludo et Alex de près, ils bossent et ça va finir par payer », promettait Baptiste Mey qui coachait pour la première fois les handi en compétition. « Le tout est de savoir s’ils seront capables le jour J de mettre en pratique tout ce qu’ils ont emmagasiné. Je fonctionne avec eux exactement comme avec les valides, à la recherche du geste parfait. Après, tout est une histoire d’échange pour connaître leurs sensations. » Compétiteur, exigeant, ambitieux… Baptiste Mey sait qu’il est compliqué pour chacun de consacrer plus de temps à

l’entraînement. Pourtant… « La natation, c’est comme la danse. Il faut une énorme rigueur à l’entraînement, une bonne préparation physique générale et une technique en place pour gagner en efficacité. En natation, un coup de moins bien et la sanction est immédiate. Ces nageurs ont un bon potentiel et s’ils pouvaient s’entraîner un peu plus, ils franchiraient encore des caps. Mais ce qu’ils font là, c’est déjà pas mal du tout ! »


natation 29

« La natation, c’est comme la danse. »


30 natation Le bilan de la compétition donne raison à Baptiste Mey. Dans une ambiance des grands jours, Ludovic Iaich, Alexandre Olivier et David Peiffer ont décroché des qualifications en finale B. « Je regrette de ne pas être en finale B sur le 100 m papillon, il n’y avait pas assez de participants pour deux finales. Mais trois nageurs sur quatre en finale, c’est vraiment bien », analysait Samuel Ronfard à l’issue du championnat. D’autant que cette compétition étant qualificative pour les championnats du monde, elle accueillait aussi des délégations étrangères (russe, slovène, hollandaise, italienne…). Sur le plan national, Alexandre Olivier termine finalement 6e Français sur 100 m brasse, Ludovic Iaich prenant la 7e place sur 200 m quatre nages. David Peiffer (400 m NL) et Samuel Ronfard (100 m papillon) se sont classés 10e. à noter aussi que ces quatre nageurs figurent dans le top 3 de leurs catégories respectives : en mal-voyants, Ludovic Iaich s’est Samuel Ronfard

« ça piquait ! » Alexandre Olivier

« J’ai beaucoup appris » Avant la compétition, Alexandre affichait clairement la couleur : « J’ai l’habitude de terminer 4e sur 100 m brasse, j’aimerais bien monter sur le podium, je me suis préparé pour ça. » Une ambition légitime puisqu’avec un temps de 1’29’’ sur 100 m brasse en petit bassin (3e temps d’engagement français), le néo-Boulonnais, qui a débuté la natation en 2008, est en pleine progression. Pourtant à chaud, c’est bien la déception qui dominait : « J’ai rarement nagé aussi lentement (1’38’’ en série et 1’35’’ en finale B, ndlr) ; je me suis davantage entraîné, je m’attendais donc à de meilleurs chronos », déplorait alors celui qui travaille au service ressources humaines d’EDF. Avec davantage de recul, Alexandre analysait pourtant son week-end amiénois différemment. « J’ai beaucoup appris. Je me suis mis trop de pression sur ce 100 m brasse. Objectivement, le bilan est correct avec cette 6e place sur 100 m brasse, 2e de ma catégorie, ce n’est pas si mal… Mon objectif, c’est désormais le championnat de France N1 à Hyères. » (Il devait pour cela réaliser les minima à 1’35, ndlr.) Pour ce solitaire habitué à nager seul en compétition, il a fallu aussi se fondre dans un collectif. « Je suis un peu anxieux, je m’isole facilement. Après ma déception en série, j’ai apprécié que Baptiste me laisse tranquille. »

En 2005, Samuel Ronfard a débuté la natation pour perdre du poids. « J’ai été rapidement parmi les huit meilleurs sur 50 et 100 m NL. Tu te prends vite au jeu et tu t’entraînes plus. » De Bayeux à Boulogne, cet ingénieur de process sur les marchés financiers n’a cessé de progresser. « Ce n’est pas forcément facile pour le coach mais j’ai toujours nagé avec les valides. C’est plus sympa et plus motivant. » à Amiens, Samuel a dû se rendre à l’évidence, le niveau général en natationhandi progresse de manière fulgurante : « sur 100 m papillon, j’ai réalisé une meilleure performance qu’en 2012 et contrairement à l’an dernier, cela n’a pas suffi pour décrocher une finale A. Mais je suis plutôt content compte tenu de mon entraînement. Aux 75 mètres, ça piquait. J’ai voulu relancer, ma tête me disait d’accélérer mais les bras… non ! En revanche, je suis déçu par mon 100 m NL, j’ai été brouillon et le temps (1’25’’) n’est pas bon. » Et surtout, Samuel a nagé son 100 m NL quarante minutes seulement après le 100 m papillon… » Lui aussi a désormais les yeux tournés vers Hyères : « Pour moi ce sera la N2 mais en relais, on peut viser un podium N1. »

33 ans - catégorie S9 et SB8 pour la brasse. Amputation de l’avant-bras droit suite à une malformation de naissance.

32 ans – Catégorie S9 Handicap de naissance à la jambe droite et à une main.

100 m brasse : 2e de sa catégorie - 6e Français 50 m NL : 8e de sa catégorie - 19e Français 100 m NL : 9e de sa catégorie - 21e Français

100 m papillon : 3e dans sa catégorie – 10e Français 50 m NL : 10e de sa catégorie – 25e Français 100 m NL : 11e de sa catégorie – 29e Français 400 m NL : 5e de sa catégorie – 15e Français


natation 31

David Peiffer

La « machina » Arrivé à l’ACBB en 2012, David Peiffer est tout sauf un novice. Avec 180 triathlons au compteur et un palmarès à donner le tournis (champion du monde, triple champion d’Europe, 2 coupes du monde, 14 médailles internationales et 17 compétitions, 4 challenges nationaux handi), cet ingénieur eau et forêt, chargé de mission pour le développement durable à la direction générale de l’ONF, est un compétiteur hors pair. « Mes rivaux espagnols me surnommaient La Machina », aime-t-il à rappeler. À Amiens, avec peu d’entraînement, il a fait comme il a pu. « Sur 100 m, j’ai fait le boulot, mais les petits jeunes sont là pour me montrer la porte de sortie, c’est normal. J’ai fait ma meilleure perf’ depuis quatre ans (1’12’80)… Avec ce temps-là, j’aurais été champion de France il y a 10 ans. Le niveau a explosé. » Les bonnes surprises sont venues sur 50 m NL avec une place en finale B et 400 m NL. « Je voulais passer sous la barre des 6’, c’est fait. (5’56’’55). Franchement, je peux être heureux de mon week-end et ça me donne l’envie de m’entraîner un peu plus pour accompagner les copains à Hyères en N1. » Récemment élu au Comité directeur de la FFTri, David a accepté la présidence de la commission en charge du développement du para-triathlon, épreuve inscrite aux prochains Jeux. « J’ai quatre ans de trop pour participer aux Jeux… Alors je veux y aller comme arbitre international, comme un symbole. Si j’ai pu m’éclater dans le sport pendant 20 ans, c’est parce qu’il y avait des gens qui s’engageaient. C’est à mon tour de donner du temps pour que d’autres vivent leur passion. »

classé premier sur 50 m et 100 m, 400 m NL et 200 m quatre nages ; Alexandre Olivier (S9) est 2e sur 100 m brasse ; David Peiffer (S9) s’est hissé au 3e rang sur 50 m NL tout comme Samuel Ronfard sur 100 m papillon. De quoi voir l’avenir en rose ? « L’objectif majeur, c’est le championnat de France d’été à Hyères notamment sur le plan collectif », dévoile Samuel. « Là clairement, nous viserons une médaille avec le relais. » Un relais 34 points composé de trois S9 (Alexandre, David et Samuel) accompagnés en dos par Brice Lepont (S7). (Pour des raisons de règlement, les malvoyants ne peuvent participer à ce relais, d’où l’absence de Ludovic dans l’équipe, ndlr.) à Hyères, sur le plan individuel, Ludovic Iaich sera qualifié en N1 tout comme Alexandre Olivier selon toute vraisemblance. Samuel Ronfard devrait se contenter d’une qualification en N2 alors que, remotivé par ses résultats à Amiens, David Peiffer se verrait bien se préparer pour décrocher les minima N1. Toujours est-il qu’avec sept nageurs aujourd’hui, l’effet de groupe et le développement de la natation handisport à l’ACBB grâce à de nouveaux créneaux, tous les espoirs sont permis.

Ludovic Iaich

« J’ai tout donné » « Quand lors des paralympiques 2006 j’ai vu ce malvoyant descendre en ski… Je me suis dit que moi aussi j’en serais capable. J’ai alors débuté la natation, plus pratique que le ski quand on vit à Paris », raconte en souriant Ludovic Iaich, kiné de profession. Ludovic, c’est le boute-en-train du groupe, toujours une histoire drôle à raconter, une imitation à proposer. Mais il ne faut pas s’y fier, quand il s’agit de se jeter à l’eau, il redevient tout à fait sérieux. « Je suis heureux de ma qualification en finale B du 200 m quatre nages. J’ai essayé de nager propre et en finale, j’ai voulu trop bien faire en m’appliquant sur ma brasse et mon dos. J’ai tout donné sur le dernier 50 m crawl mais en définitive, je n’ai pas amélioré mon temps du matin (3’21’’50). » Plutôt satisfait de son week-end, Ludo retient surtout le moment privilégié passé avec Baptiste Mey pour préparer sa finale : « C’était vraiment un moment spécial, génial. On a parlé technique, j’ai essayé d’appliquer… Et puis franchement, David est entré en finale B sur 50 m NL et Alex sur 100 m brasse. Je suis super heureux aussi pour mes potes. » Ludovic, lui, repart du Coliseum d’Amiens avec quatre premières places dans sa catégorie en autant de courses disputées. Rendez-vous au championnat de France N1 à Hyères.

40 ans – Catégorie S9 Amputation jambe gauche suite à une malformation de naissance.

35 ans – S12 Mal voyant depuis l’âge de 19 ans suite à une maladie génétique.

50 m NL : 3e de sa catégorie – 11e Français 100 m NL : 4e de sa catégorie – 13e Français 400 m NL : 4e de sa catégorie – 10e Français

50 m NL : 1er dans sa catégorie – 22e Français 100 m NL : 1er dans sa catégorie – 24e Français 400 m NL : 1er dans sa catégorie – 14e Français 200 m quatre nages : 1er dans sa catégorie – 7e Français


32 tennis de table

e t n o m n o i t c e La s cien , retour de l’an is o in h c l a n o eau ueur internati t sportif au niv je ro p n ’u d Arrivée d’un jo t n e if, développem animation… l’ e d r u te c directeur sport se du dynamisation e en émotions h c ri professionnel, té é jà é d 012-2013 a i se profile, u q le b Cette saison 2 ta e d is dial de tenn et avec le mon vos surprises. e d t u o b u a s a vous n’êtes p

d’envergure un entraîneur de he oc er les jeunes sté pr capable de men est toujours re n. io t, une ct se B la B C de niveau. En effe ut ha a saison de l’A ains membres à rt ce ’il rmet à ces e n’a tard, alors qu tennis de tabl forte relance pe Deux ans plus n so à ogresser de e ir en fa souhaitant pr ujours à se es to un pas commencé e je in pe question du terrain, 12 mais se remettre en rs ou uj eau poste, loin septembre 20 to uv no , jà porté 2012 ent aux jeunes jeu. Cela a dé ur le r bien dès mars  su de l’enseignem était encore rles du ation du ts : l’équipe 1 i des petites pe ui rm iv fr nfi su s co se du la et ec av un première ble, il amorce ien directeur pour jouer la ta e nc lic de l’a is en de nn ur te t to en re id tenter de t sa poule pour ent vers le prés il Camion. Il es de yr em e C ch ac e : ro pl qu pp ni ra ch te r de de disputer eux piliers du her l’honneur quant son dési br di oc m in cr i no dé s lu de en n l’u is cès, en ense, ale donnant ac la section depu s de gros susp fin Pa de e r. u ni un ea ve uv re no nt re i so Pro B. Un ue, victoires, à la de la section lu t à cette époq fe es de ef s rt n ca po E s . le 03 20 la feuille ! vertes. t accumulé sportif qui suit ai ou et s av oj de n pr io an ct gr se il yr la la bre dernier, C cultés malgré Depuis septem n quelques diffi so à ts nu an ve ge re des diri ion est donc am C bonne volonté ortif, dans Cyril avait de directeur sp e st po et l’arrivée de on de la ctivité grâce à difficile en rais at im cl un redynamisé l’a lui incipale. de travail dont e de la salle pr ur et rm fe une méthode rs que le secret. Toujou nouvelle, c’est e nn bo a L seul connaît le ble politique ’il avait BB tennis de ta s le cadre de sa os du travail qu an gr D us pl e ac est-il que l’AC pe en pl la section éclore un grou veloppement, s était toujours dé ri ep de tr en avait alors vu sa salle. ec urs. Il a de rivaliser av t aussi sortir de ai ul e à ses successe vo âc gr i jeune, capable dial de nge et ains squ’au niveau ccasion du mon l’o lever le challe À re pu la les meilleurs ju se tiendra en le train de ontée en N1 is de table qui nn inuer à mener te nt co national. La m le organisera ns rails. au amateur) ai prochain, el ion sur les bo m ct se (plus haut nive ande de la emière et une donc, à la dem de l’équipe pr lle is de table et ne on si te es n prof ration de nn dé Fé restructuratio t aien ec la ville de ation constitu partenariat av en des de l’administr ancourt, l’un os du travail de Boulogne-Bill tifs or alors le plus gr sp énements plus grands év . sé ni la section. ga mais or e la ville ait ja qu r su le , el in uv il procha de cette no Ainsi, le 27 avr Autre tournant ang, W n he C de Boulogne e de ac ée ande pl gr la saison : l’arriv ur ue commercial), chinois. Ce jo côté du centre (à international s an permettra depuis deux e manifestation tt ce pro, en France la personnes tement itier toutes les in aîtrisant parfai d’ m et t it en tennis de é sédu avec un pincem aitant jouer au française, a ét uh ue so ng la e té Parti en 2010 e on st re ateliers : ub : la m occuper un po e grâce à quat bl le projet du cl ta r pa r au cœur pour de tout petits . Lea ur technique -ping pour les ipe 1 en pro B by qu ba l’é de de coordinate i ss Wang est au t des Bouches sportif, Chen du départemen n io am il C du-Rhône, Cyr

L

S’ouvrir au grand public

es À deux victoir de la Pro B

Retour aux sources


e c n a s s i u p en

tennis de table 33

ludiques, avec des jeux s femmes avec fit-ping pour le afin de garder des exercices le en travaillant la forme tout ur po e, free-ping tennis de tabl i qu e is de tabl les fous du tenn r ue jo mplement veulent tout si e m m bles pas co mais sur des ta g in -p fin techni les autres, et en rieux, soucieux sé pour les plus base du tennis d’apprendre la de une buvette et de table. Avec le e, ac ds sur pl nombreux stan sera à la fête ! e tennis de tabl Adrien Francine

Chen Wang, nouvelle recrue, sous l’œil expert de Cyril Camion.


34 zoom

Le hockey sur gazon



veut grandir

Depuis trois ans, l’ACBB hockey sur gazon a su former un groupe de jeunes joueurs prometteurs. Afin de poursuivre son développement, la section a cruellement besoin d’un deuxième créneau horaire. Les hockeyeurs avec le trophée glané lors de la dernière édition du Tournoi de fin d’année organisé par l’Office Municipal des Sports de Paris 16e au stade de la Muette. De gauche à droite : debout : Raphaël, Éloi, Baptiste, Roch, Stanislas. À genoux : Alban, Chloé, Edern, Tristan, Taras, Adrien.

L

e mercredi de 17 h à 19 h, Adrien, Stan, Tristan, Chloé et leurs copains s’entraînent au gymnase de Paris sous l’œil bienveillant d’Alain Sevestre, ancien joueur de hockey sur gazon de haut niveau et professeur de sport. Deux heures hebdomadaires, c’est un peu juste pour une section qui ne demande pas mieux que de se développer. « Nous avons aujourd’hui un groupe de 14 enfants âgés de 7 à 12 ans (catégories plumes, poussins, benjamins, ndlr) pour une fille seulement. Notre objectif est d’accueillir plus d’enfants, des filles notamment. Le bouche à oreille fonctionne bien et il y a le potentiel à Boulogne. Mais un seul créneau horaire n’est plus suffisant », argumente Olga Chenay, responsable de l’école de hockey. Pendant que la dizaine d’enfants présents poursuit l’échauffement crosse en main, Alain lance ses consignes : « Crosse au sol, levez la tête… » On décèle déjà quelques joueurs au caractère bien trempé… « Le hockey sur gazon convient à des joueurs de gabarit très différents. Il faut être vif, habile, technique et parfois puissant. Chacun peut s’exprimer », explique le coach. Actuellement 11e du championnat d’Île-de-France (sur 20 équipes engagées), l’ACBB 14 enfants dont 1 fille. 4 benjamins - 8 poussins -2 plumes. suit donc son tableau de marche. Renseignements : Olga Chenay « Nous sommes presque victimes acbb.hockeysurgazon@gmail.com de notre succès », sourit Olga.

Effectifs 2013

« Aujourd’hui, nous aimerions harmoniser les catégories, ne plus avoir à faire des ententes avec d’autres clubs comme c’est le cas en benjamins… » Bref, franchir un nouveau cap avec nécessairement plus d’heures d’entraînement.

Vivacité et habileté Avec un championnat en salle l’hiver et un championnat d’été se disputant sur grand terrain en extérieur, le hockey sur gazon demeure un sport mineur en France. « Un million de pratiquants en Inde, 10 000 en France », souligne Alain Sevestre. « On manque de clubs, de structures, de moyens. Mais petit à petit, on progresse. C’est un sport très ludique qui plaît rapidement aux gamins. » Pour les parents, c’est aussi un sport accessible sur le plan financier. « Juste besoin d’une paire de baskets, d’un protège-dents et de protège-tibias. La crosse est prêtée la première année. » En fin de saison, après leur passage de crosses de couleur (comme les étoiles en ski), les jeunes hockeyeurs boulonnais disputeront le challenge Viala au Racing Club de France. Et tenteront une nouvelle fois de rappeler, sur le terrain cette fois, qu’il faut aussi compter avec eux. Antoine Verniers


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Fête des Mères

distribution de 5000 roses

sur les marchés de Boulogne-Billancourt

Samedi 25 Mai 2013

au marché Billancourt

dimanche 26 Mai 2013

au marché Escudier

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