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DÉMINEUR

N•5

LE

PETIT JOURNAL QUI CREUSE… HISTOIRES, ARTS ET CULTURES. OCTOBRE 2012

Quèsaco ?

Qui se jette à l’eau ? Après un bel été les pieds dans l’eau, pas question d’en mettre dans son vin, de l’eau ! Dans ce cinquième numéro, Le Démineur fait sa rentrée en vous narrant de belles histoires au fil de l’eau : Robin des truites y côtoie l’ogresse de la Sioule tandis que le meunier du moulin des Desniers ne dort que d’un œil ! De son côté, les oreilles et les yeux grands ouverts, le Démineur reste à l’affût de toutes ces belles histoires que peut conter le territoire et se réjouit d’avoir étoffé son équipe de rédacteurs volontaires. Alors qui se jette à l’eau pour le prochain numéro ?

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LÂCHER DE PAROLES

Abysses

I

l fait beau, ce matin-là. L’air est doux. Ciel clair à la fenêtre. La cuisine embaume la brioche. Un oiseau chante. Elle se lève de table. Maladroitement, sa main balaye la toile cirée, son verre d’eau tombe et se renverse, inondant le carrelage. Soudain, sa colère éclate. Elle s’abat brutalement contre les murs, fracasse les vitres, déferle au dehors, traverse des gens, des champs, des villes, des continents, la terre ne lui suffit pas, elle s’élance vers le ciel. Noir. Elle flotte. Victorieuse, absurde. Une seconde. Soudain, elle retombe. D’un coup. Elle chute de très haut en

LA QUESTION DU PROCHAIN NUMÉRO :

L'art, la vie. Et vous ? Écrivez-nous vos histoires d'art à ledemineur@agencek.com

piqué foudroyant pour atterrir… en plein cœur de l’océan. Pacifique, l’océan. Au même instant. Large d’Hawaï. 11 h 08. Une jeune femme blonde en bikini fend les vagues dans un crawl souple et musclé. 11 h 11. Son impeccable sillon croise celui du Charcharinus limbatus, requin timide mais qui parfois s’énerve en présence d’aliments. Tourbillon de sang dans les eaux turquoise. 11 h 16. Un corps de femme-puzzle descend aux abîmes. Ses interminables cheveux d’ange imitent à s’y méprendre la chorégraphie complexe des pieuvres. Là-haut, un hors-bord cravache l’écume, ignorant les profondeurs. Ulysse n’est plus ce qu’il était. Moins 60 mètres sous le niveau de la mer. Elle coule toujours. Froid. Souvenirs sombres. Oublie, pense-t-elle. Oublie les monstres, l’histoire, oublie ce que tu sais, ton nom et ta longueur, oublie la terre sèche, ferme et


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définitive. Là-haut, l’Homme hisse des barrages, accumule des sacs de cailloux. Moins 400 mètres. Carcasse de baleine volante. À travers l’eau, le ciel semble mou. Moins 800. Macropinna Microstoma. Deux gros yeux roulent dans un crâne transparent. Moins 1000. Noir. Oublie qu’il fait noir, oublie la chute. Baudroie abyssale. Énorme tête surmontée d’un organe lumineux. Moins 2 000. Chauliode de Sloane. Bouche écartelée sur des dents tranchantes comme du verre. Moins 4 000. Un ver aveugle largue des bulles bioluminescentes. Là-haut, traces d’hydrocarbures, tongs, drapeaux. Moins 5 000. Elle tournoie, libre et légère. Le silence presse ses oreilles entre ses mains chaudes. Là-haut, l’Homme est un playmobil encastré dans une barque. Elle rit. Moins 6 000. Crevettes translucides. Puis, plus rien.

À CIEL OUVERT

Histoires d’eaux, contes de pierres… Cela n’a pas pu vous échapper, le pays des Combrailles regorge d’eaux et de rochers, sous toutes leurs formes. Une alchimie idéale pour que naissent des légendes, vives comme des étincelles…

Moins 11 000. Elle touche le fond. Là, tout est sel, roches, bulbes. Fosse béante où se noient les pendules. Là-haut, un stade s’effondre comme un château de cartes, des gens cuisent dans un tunnel en feu, un homme déguste une tomate irradiée. Assise entre deux crevettes translucides, elle sourit. Sable bleu à l’infini. Puissance des grands squales. Douceur rose des coraux. Là-haut, une vague géante avance. La digue de l’Homme explose comme un jeu de quilles. L’eau emporte tout car l’eau emporte toujours tout. Elle creuse même la pierre. Elle a le temps, l’éternité. L’eau nous déborde de sa puissance jamais éteinte tandis que l’Homme a soif et bourre ses cuves de fioul, de chlore et de whisky. Oh mer ! Maman Océan ! Un milliard 350 millions de kilomètres cubes d’eau où nous ne plongeons un orteil qu’avec la sourde inquiétude de l’insecte tremblant au bord de la tasse. Elle baisse les yeux et voit. À ses pieds, il a roulé. À côté de lui, une petite flaque. Comme chaque fois, elle ne sait même plus comment ça a commencé. Tempête dans un verre d’eau. Sophie Lannefranque

Qu’est-ce donc que cette pierre carrée jaunâtre surplombant la rivière ? Un simple chaos granitique ? Le front d’un géant ? D’un saint ? Un autel à sacrifice ? Un lieu de culte druidique, catholique, celtique ? Nombreuses sont les histoires et les interprétations des sites locaux. Même si certains révèlent leur vrai visage, au fil du temps et de la persévérance des archéologues et des géologues, les énigmes demeurent, bien souvent, aussi belles qu’indéchiffrables… Ainsi, les cuviers, sortes de baignoires naturelles en pierre creusées dans une roche rouge sang, appelés aussi « marmites de géant », ont toujours attisé les feux de l’imaginaire et donné lieu à de nombreuses légendes…* Voici l’une d’elles.

L’ogresse de la Sioule (histoire à faire trembler petits et grands) Il y a bien longtemps, quelque part en Combrailles, un puissant seigneur revint des croisades avec, dans ses bagages, une très belle prisonnière. Ses cheveux étaient d’un noir de jais, sa peau fine, ses mains délicates. Toujours fraîche et

souriante, elle faisait l’admiration de tous et le comte ne tarda pas à l’épouser. Les fêtes du mariage durèrent sept jours et sept nuits. Le bonheur des mariés brillait comme un soleil pur sur le pays en paix. Mais une terrible malédiction vint à frapper. Alors que l’hiver arrivait, brillant, dans son manteau de gel, des nouveau-nés se mirent soudain à disparaître mystérieusement des maisons. On raconta que c’était le loup. Qu’il se faufilait pendant la sieste des grand-mères pour attraper leurs malheureuses proies ! Puis, vint le printemps. On raconta alors que c’était le renard. Et toujours ces grand-mères qui ne servaient à rien ! L’été, ne sachant plus que dire, on accusa les chiens, les bœufs, les buses… Jamais on n’avait vu autant de bêtes s’inviter à dîner ! Or, une servante avait remarqué une chose bien étrange. La nouvelle comtesse avait souvent l’air triste et le visage pâle. On l’aurait crue malade ! Elle s’en allait alors dans les bois. Lorsqu’elle en revenait quelques heures plus tard, son teint était devenu rose, elle souriait à nouveau, pleine de joie. Intriguée, la servante décida de suivre sa maîtresse. Elle la vit entrer dans un village,

errer dans les rues, épier par les fenêtres, l’air anxieux. Finalement, elle se glissa dans une maison, en ressortit, portant dans ses bras une chose enveloppée dans un tissu et s’enfuit à travers bois. Parvenue près d’un cuvier empli d’eau, elle ouvrit son paquet et en sortit un petit enfant qu’elle égorgea d’un geste vif. Puis, elle se baigna dans son sang. La servante, horrifiée, alla prévenir son maître qui, d’abord, ne la crut pas et suivit sa femme à son tour. Alors, il vit le monstrueux spectacle. - Que fais-tu là, cria-t-il à sa femme, plein de colère. - Pardon mon ami, lui dit-elle en sanglotant. Je suis une ogresse, je n’osais vous le dire de peur de vous perdre. Sans chair humaine, je ne peux pas vivre… - Eh bien, dit le comte, dévore donc des veaux ou des moutons, si tu veux ! Je t’en aurai autant que tu pourras en avaler. Mais plus jamais ne touche à une tête d’enfant, m’entends-tu ? - Oui, mon ami, je vous entends et je ferai votre désir. Mais le sang des veaux et des moutons ne put suffire à nourrir l’ogresse. Elle dépérit très vite et mourut. C’est ainsi que la paix revint dans le pays. Cette histoire comporte de nombreuses variantes selon les coins de pays et les imaginaires… Un grand merci à Renée Couppat qui nous a fait l’honneur de nous « passer » cette histoire méconnue qui, nous l’espérons, continuera de courir, de bouches à oreilles, rapide comme la Sioule… * On trouve des cuviers près d’Ébreuil, de Montfermy, de Pontgibaud, au lieu-dit Deux-Forts, près de Menat…


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GENS D’ICI 1 RENAUD MORGAT,

Robin des truites Né à Clermont-Ferrand, ce quadragénaire chevelu, costaud et sympathique vit dans une grotte meublée au cœur de Blot-l’Église depuis 4 ans. Ne lui demandez pas son métier, il n’est pas de ceux qui brandissent leur cv mais préfèrent se laisser deviner, petit à petit, au fil de l’eau, des mots…

Tout petit déjà… Dès 6 ans, Renaud apprend à pêcher en regardant son père. Il aime l’eau, la voir couler, l’écouter remuer, bouger en silence à ses côtés. À 14 ans, il travaille dans une pisciculture pour côtoyer ses potes à écailles mais aussi… payer sa mobylette ! Il sera ensuite enseignant en maçonnerie et dessin industriel avant de se remettre « au vert. » Depuis, il a cultivé plusieurs projets, de la sylviculture au maraîchage bio, en passant par l’éducation des enfants à l’environnement. Ils n’ont pu aboutir comme il le souhaitait, à son grand regret.

évite des blessures dont il n’est pas prouvé qu’elles soient indolores ! « La pêche est un loisir, on n’en a plus besoin. Il y a des poissons plein les magasins… » Renaud de Blot ne garde donc aucune de ses prises, sauf les « truites pantoufles » lâchées par les piscicultures, hybrides qui colonisent l’habitat, mangent les alevins… Il éradique aussi, sans états d’âme, le poisson-chat, espèce très vorace détruisant tout sur son passage !

LAISSEZ PASSER LES PETITS POISSONS !

TOXIC RIVER

Sous la source Lefort, Renaud a appris par cœur 150 mètres de robe de Madâme la Sioule. Il pêche aussi entre Le Bout du monde et Queuille. Sur son parcours préféré, il sait jauger les profondeurs, la force du courant, le relief du fond de la rivière, débusquer la truite au repos puis « aguicher la belle ». Sa passion : la pêche « au toc ». La plus simple, aux appâts naturels (les pauvres !) : vers de terre, sauterelles, crevettes, sangsues… pour le plaisir de se déplacer, en laissant dériver l’appât dans le courant… « Au toc, on pêche le coup, on cherche le poisson. C’est là que cette pêche se complique, elle est certes moins fructueuse mais me permet de rencontrer quelques belles farios et m’autorise à admirer ce qui m’entoure. »

Kill or not kill ? « Pourquoi tuer après que le plaisir soit pris ? » Quand il prend une truite, Renaud aime aller la chercher dans l’eau, la décrocher délicatement, sans la blesser, lui faire un bisou, puis la relâcher avec précaution « pour éviter qu’elle ne stresse ». Mais alors… et l’hameçon dans la bouche ? Ça fait pas mal p’têtre ? Oui. Mais Renaud a un truc : avec une pince, il écrase l’ardillon de l’hameçon, une contre-pointe qui empêche le poisson de se décrocher. Il reconnaît perdre ainsi quelques spécimens mais ce bricolage malin leur

Autre raison essentielle pour notre Robin des truites de les laisser à l’eau : il y en a de moins en moins. Les pêcheurs qu’il rencontre s’en plaignent d’ailleurs amèrement, tout en prenant le maximum autorisé (6 par jour.) Les analyses de la rivière ont aussi prouvé que celle-ci contenait, depuis fort longtemps, arsenic, plomb et métaux lourds divers (mines de Pontgibaud) ainsi que, plus récemment, du Pyralène*. De plus, la régulation du niveau de la Sioule par les barrages complique la reproduction des truites. Dur, dur… d’être un poiscaille !

PETIT HOMME à Maxime Ta casquette sur la tête, Tes yeux sur ce bouchon, À traquer une ablette Qui te nargue du fond. Attentif et rêveur Immobile, à l’affût Naïf comme à mon heure Bientôt ce n’sera plus.

« L’eau c’est magique. La rivière, c’est elle qui fabrique le paysage. C’est un grand travailleur l’eau, un grand artiste. »

Mais ces souvenirs-là J’espère un jour feront Que devenu papa Tu vivras l’émotion

Outre son amour de l’eau et de tout ce qui y vit, Renaud de Blot cueille et étudie les plantes médicinales et aromatiques, écrit textes et poèmes, sculpte, dessine, joue de la basse… bref : tous les Arts sont dans sa nature !

De voir rêver ton fils À d’énormes poissons De vivre comme je la vis La naissance d’une passion.

* Dérivé chimique chloré utilisé pour l’isolation des transformateurs électriques au début du siècle dernier, dont l’usage est très réglementé depuis 2001. Il a servi lors de la construction des barrages des Fades et de Queuille.

Je t’aime. Papa (Poème de Renaud Morgat à son fils)


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LE FILON DE LA PASSERELLE SAISON CULTURELLE

2012-2013

Partager des émotions Le nouveau leitmotiv de nos chères élites intellectuelles parisiennes, emmitouflées dans leurs certitudes bienveillantes, commence à m’échauffer quelque peu les oreilles. « La culture pour tous », tel est le slogan ! Mais qu’est-ce à dire ? Pendant des années, nous aurait-on pompé les budgets pour le seul plaisir de quelques « initiés » ? Ou alors faut-il entendre que le peuple, inculte chronique, devrait d’un coup d’un seul ouvrir son esprit, génétiquement hermétique à la beauté, à la connaissance, à l’art, et dans un élan rédempteur refaire son retard ? Les grandes institutions culturelles, qui bouffent les millions d’euros comme on bouffe, par réflexe et sans envie, des saucisses-frites à la sortie du match, vont-elles accepter quelques coupes budgétaires et, dans leur grande magnanimité, voler au secours des ploucs, des bouseux, des smicards, des chômeurs, des tricards et autres « quantités » jusque-là considérées comme négligeables ? Va-t-on mettre le feu à l’opéra Bastille, temple de l’élitisme contemporain ? Aura-t-on le droit, de venir voir « Les noces de Figaro » en short et en tongs, sans risquer l’opprobre et la pendaison avant la fin du premier acte ? Le service public va-t-il arrêter d’engraisser les voraces producteurs d’émissions bas de gamme pour aider les jeunes et talentueux artistes venus du peuple ? Mesdames et Messieurs du Ministère, on est peut-être incultes, mais on n’est pas cons et le vieux coup d’esbroufe on le sent venir ! Dans les campagnes ou dans les périphéries urbaines, on devra se contenter comme toujours de quelques miettes… Je m’énerve, je m’énerve et dans tout ça j’allais oublier que j’étais censé vous parler de la saison culturelle de La Passerelle (dont le budget, soit dit en passant, pourrait tout juste financer cinq minutes de « On ne demande qu’à en rire » !). Voici donc ce que vous pourrez voir d’octobre à décembre prochain. J’espère que vous serez nombreux à profiter de ces moments de « Culture » qui ne sont, mais c’est sans doute le plus important, que des occasions de partager des émotions.

Jeudi 4 octobre/20 h 30

Samedi 13 octobre/18h/19h30/21h/

Cinéma. Bowling.

Festival Les Automnales. Quoi l’amour, à réinventer.

+ 8 ans. Tarif : 3,40/4,60 €. Avec : Catherine Frot, Mathilde Seigner, Firmine Richard. L’histoire se passe à Carhaix. En plein cœur de la Bretagne. Un petit hôpital, une maternité paisible. Pas beaucoup d’accouchements. Mathilde, sagefemme, Firmine, puéricultrice, et Louise, propriétaire du Bowling de Carhaix y vivent, heureuses et amies. Catherine, DRH, y est envoyée pour restructurer l’hôpital et surtout fermer à terme la maternité qui perd de l’argent. Quatre femmes dont l’âge, la personnalité, les origines sont différentes et qui vont pourtant former un quatuor fort en humanité et en humour pour défendre cette maternité. La vie, l’amour, l’amitié, la Bretagne et… le bowling !

Cie Les guêpes rouges. + 14 ans. Tarif : 6/10 €. Dans une forme théâtrale très originale, cette compagnie clermontoise nous propose un parcours insolite, entre spectacle et performance, où le public, divisé en petits groupes, va à la rencontre de quatre actrices installées dans des lieux intimes. Dans une grande proximité et une étrangeté poétique, les actrices parlent d’amour et de la question amoureuse posée sur les terrains de l’intimité, du couple, de l’égalité des sexes. Entre les mariages, les aventures à vivre ou à rêver, les recherches désespérées, la peau trop seule, les amours imaginaires, les amours éternelles, la réalité : l’amour est une force révolutionnaire en chacun. Mais le quotidien, la famille, la culture, tout ce qui nous façonne malgré nous, rend souvent le mouvement amoureux difficile… Le spectacle se déroulera à l’Auberge de Maître Henri, où le public traversera 4 pièces : la cuisine, la chambre, la grange et la salle de bain. Trois départs, 18 h 00, 19 h 30, 21 h 00, pour trois groupes de 32 personnes. Pensez à réserver !!!

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Jeudi 1er novembre/20 h 30/

Vendredi 30 novembre/20 h 30/

Cinéma.

Conférence-débat/ Médecine et magnétisme.

Programme non connu. Vendredi 16 novembre/20 h 30/

Documentaire-débat. Volodarka. Réalisation : Nathalie Vannereau. À partir de 12-14 ans. Entrée gratuite. Volodarka est le nom d’un village classé zone 4 depuis la catastrophe de Tchernobyl. Aujourd’hui plus de 25 ans après l’accident, on ne reçoit pas d’aide pour rester dans cette zone contaminée, mais on vit avec le potager, une vache, quelques poules, un cochon, on vit, exilé sur sa propre terre,… la vie ordinaire… les rires, l’ennui, les chants. Voyage dans un non-lieu de poussière et de vent, suspendu dans l’espace-temps… Sublimissime !

Par le docteur en médecine Jérôme Novel. +14 ans. Entrée gratuite. Médecin de formation, magnétiseur par filiation, Jérôme Novel réussit à faire cohabiter deux disciplines que tout opposait dans un passé encore récent. Il se sert de l’une ou de l’autre, de l’une et de l’autre, avec le dessein omniprésent de trouver les solutions les plus efficaces pour régler les problèmes de santé de ses patients. Cette conférence sera suivie d’un débat, le Docteur Novel répondra à toutes vos questions.

Vendredi 14 décembre/20h/

Théâtre-clown en famille. Le lac des signes ou la mécanique des bourrelets.

Au-delà du nez de Pinocchio Le 15 juin, à la Passerelle, j’ai eu la chance de ne pas rater « Le procès de Pinocchio ». Spectacle tout public de la compagnie Athra, l’histoire transposée à aujourd’hui commence dans un tribunal… Et les trois comédiens sur scène nous offrent un Pinocchio de chair, de bois, d’ombres (chinoises), mêlant les techniques du théâtre, des marionnettes, des lumières, les machines du « docteur Prout » et le jeu avec le public : un spectacle dense et réjouissant pour grands et petits. Ces derniers présents dans la salle réagissent fort

quand la corde apparaît au cou de Pinocchio : « alors là, ça m’ennuie », lâche le petit garçon assis à côté de moi, en gesticulant sur son siège… « Quand on le pend, là c’est plus du jeu », me dira une petite fille à l’issue de la soirée. Et malgré la ficelle un peu grosse du revirement du procès, on applaudit tous très fort parce que : oui, l’innocence de l’enfance, ça coule de source… jusqu’à la mer ! Françoise

Cie CIVP. À partir de 8-10 ans. Tarif : 5/8 €. Monique depuis l’enfance rêve de monter sur les planches pour danser « Le Lac des cygnes ». Mais ses généreuses mensurations ne correspondent pas aux diktats de la danse classique et le beau rêve se transforme en cauchemar. Quand elle perd ses illusions, Monique, révoltée, hurle, poings serrés, prête à toutes les audaces pour relever le défi. Elle se contraint à des régimes draconiens, sélectionne les plus efficaces, les « sans aucun effort », les détourne, les réinvente déclenchant une avalanche de catastrophes et de rires incontrôlables. Un spectacle « bourrelesque » à déguster en famille !


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GENS D’ICI 2

Le meunier ne dort pas AU MOULIN DES DESNIERS !

S’il avait été présent, ce vendredi 1er juin, au moulin des Desniers sur le territoire de Charbonnières-les-Vieilles, c’est bien ici qu’Arthur aurait pu écrire : « C’est un petit trou de verdure qui mousse de rayons »… Avant d’avoir été fils de l’eau en Auvergne, Claude Catteau, enseignant à la retraite originaire de Ch’nord, fut fils du vent dans un moulin éolien, les Basses-Terres, qu’il restaura en Anjou mais que les aléas de la vie l’ont forcé à vendre, avec un regret qui ne semble pas l’avoir tout à fait quitté. Ce « moulin d’opérette » qu’il appelle ainsi à cause de sa taille réduite1, a fonctionné jusque dans les années cinquante et a été depuis réhabilité par ses propriétaires. Maître Catteau l’a adopté d’emblée car, « hydrophile » ou « aérolâtre », il est surtout épris d’une saine solitude et de moulins. Ce jour-là, continuant son œuvre pédagogique et faisant participer les enfants, il recevait dans un groupe de 41 jeunes diablotins et 1 Ce moulin pouvait produire 300 kg de farine à l’heure, alors que la minoterie de Bouzel, près de Pont-du-Château, en produit 27 000 kg dans le même temps.

diablotines touche à tout (c’est leur métier à temps plein) de grande section maternelle et de CP, venus de Saint-Bonnet-sur-Allier et de Pérignat avec maîtresses et parents accompagnateurs. Voir le bief alimenté par le ruisseau sans nom qui sert de déversoir au gour de Tazenat situé plus haut, à 3 km de vol d’oiseau…2 Remarquer la jeune couleuvre qui le traverse 2 Autrefois, de nombreux moulins tournaient le long de ce ru. Celui des Palles, doté d’une très belle roue, a été restauré par son propriétaire, M. André Benoît. Le rez-de-chaussée, qui abrite un musée de l’outillage, peut se visiter sur rendez-vous.

et le faux héron qui empêche les vrais de venir à la pêche… Ouvrir la vanne et suivre le déferlement de l’eau dans la goulotte d’amenée… Attendre que la grande roue (véritable purificatrice d’eau) sorte de sa torpeur… Pénétrer dans la partie basse du moulin pour entendre le doux cliquetis des engrenages en bois… S’étonner de quelques astuces techniques telles qu’embrayages et monte-sac automatique… Pétrir par groupes la pâte à pain… Tel fut le riche programme de la matinée. L’après-midi sera d’abord consacrée, en la partie haute du moulin, à la découverte des meules, des élévateurs et des blutoirs en Nylon (autrefois en soie), dont la toile s’affine d’une extrémité à l’autre ; à l’évocation du travail du meunier et de son aide ; à la fabrication d’un peu de farine ; à la mise en chauffe du four ; aux explications détaillées devant les maquettes de plusieurs types de

VERBATIM « Aujourd’hui, on connaît mieux le sud du Portugal que sa propre région. » (Un seul enfant a dit connaître le gour de Tazenat.) « Les gens adorent la nature pourvu qu’il n’y ait plus rien dedans, ni guêpes, ni serpents… » « Le chat (contre les souris) et l’araignée (contre les mites dont les larves trouaient la soie des blutoirs) sont les deux amis du meunier. »

moulins éoliens ; aux allusions au dur métier de ces meuniers.3 Enfin, l’apothéose fut la cuisson du pain puis son défournage (ou défournement), chaque enfant repartant avec son excellente miche, après que le groupe eut remercié l’hôte en lui chantant « Pour avoir du bon pain ». Merci, m’sieur Catteau. gyb

3 Chacune des quatre ailes d’un moulin comportait deux parties qui devaient être habillées d’un long lé de pesante toile (50 kg l’un !), ce qui nécessitait huit dangereuses escalades avec ce poids sur le dos. La manœuvre se répétait le soir pour déshabiller les ailes afin que la toile ne prenne pas l’humidité nocturne. Un inventeur, Berthon, eut l’idée d’ailes faites de longerons actionnés par un levier et pouvant se replier sur eux-mêmes ou se déployer, mais il mourut ruiné car la fin des moulins était arrivée.

ÉVÉNEMENTS AU MOULIN 3e dimanche de juin : fête du moulin et du pain ; 3e dimanche d’octobre : fête du pressoir. Renseignements : 04 73 86 54 32 / www.moulindesdesniers.fr


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Déminage express

EXPRESSION LIBRE, HUMEURS, POÈMES, COUPS DE GUEULE, COUPS DE CŒUR… On nous prend pour des tanches ! Après l’accident de Fukushima, on se disait que le nucléaire allait vivre ses dernières heures. Que nenni ! Nos chers politiques, certainement aidés en cela par une armée de lobbyistes forcenés, continuent de nous vanter les mérites de cette énergie et les programmes de substitution semblent être rentrés sagement dans leurs cartons. Pourtant, les dernières infos en provenance du Japon, concernant cette piscine bourrée de barres de combustible fortement radioactives et susceptible de s’effondrer au moindre coup de vent, confirment que les plus éminents spécialistes de la question sont totalement dépassés dès lors qu’il s’agit de faire face à des situations complexes. Non le nucléaire n’est pas totalement maîtrisable, il faut honnêtement en convenir. Alors que dans de nombreux pays, USA en tête, on implante éoliennes et fermes solaires à tour de bras, la France reste bloquée sur des positions d’un autre temps. C’est bien malheureux car une formidable occasion de développement économique, fondée sur les énergies nouvelles et pouvant engendrer la création de centaines de milliers d’emplois, s’offrait à nous. Quand ils sortiront la tête du sable radioactif, dans dix ou quinze ans, nos dirigeants vanteront certainement les modèles énergétiques venus d’ailleurs et fustigeront leurs prédécesseurs qui n’ont pas su en temps et en heure prendre les décisions qui s’imposaient. On connaît la chanson, car si les paroles changent, l’air est toujours le même, vous savez c’est celui de « On nous prend vraiment pour des tanches ».

Le moulin

En hiver Aux Combrailles, à la Sioule En apnée je descends dans les abîmes d’un ciel embrumé parfois, et sur le rocher vert et visqueux, les salamandres me suivent. Je remonte souvent, traversant les nuages. Dans les villages, je fais la course avec mon ombre. Ensuite les volutes soufrées envahissent la route, les maisons des morts la bordent d’un côté, et sans doute qu’ils me regardent passer, en caressant leurs chats, se balançant dans leurs rocking-chairs entourés d’ordures, d’excréments et de rats. Un chien traverse tous phares éteints. Ça sent la mort et le moisi sur cette portion de la vie de tous ceux qui y pensent. Réflexion de la lune dans les rares carreaux, je ne sais plus, la vie à l’envers en plein hiver. Plus bas, sous son œil bienveillant, je me rapproche du but, celui qui n’existait pas. Elle me regarde descendre comme elle a regardé la portion de la vie de tous ceux qui y passent. J’ai peur des palettes et de l’écrivain aveugle tapant dans le noir sur sa vieille machine. Cet homme est pourtant la source qui me rassure. Plus loin, je ne suis pas fou, la caravane me regarde passer. Je ne vais pas manger, ni même me renseigner, et j’aperçois au loin le but qu’est le départ, et je cours vers la serrure pour y mettre ma clef. Renaud Morgat

l’eau fait la roue au ventre du moulin. Mais juste comme ça, pour rien. Pour faire rayonner le pas sé le temps où tout tournait autour d’elle le temps où rien ne servai t à rien… Et encore aujourd’hui, l’eau retourne à l’eau. Et elle coule, légère de plus en plus lourde du poids du monde. Françoise Beaumont

u? À l’eau qui se jette à l’ea mouille

La grenouille qui se mouille qui se L’amoureux qui s’émeut qui s’émeut Le politicien qui a faim qui a faim Le Japon qui ainsi fond fond fond otte Les Pussy Riot qu’on menotte qu’on men … à compléter à l’envie… Laurette

Tonton Guy pète les plombs

Vrai ou faux ?

Vachement sérieux pour un coup, il revendique haut et fort le droit de se tromper qui est l’autre nom de la liberté…

Questions subsidiaires 1/ À qui a profité le bizness de la vente des tuyaux et autres accessoires de drainage ? 2/ Le compactage des sols (s’il est avéré), venant s’ajouter au bétonnage intensif et à l’arrachage de nombreux arbres (chacun d’eux pouvant retenir une moyenne de 3 tonnes d’eau), ne peut-il expliquer en partie, non pas qu’il y ait des inondations et coulées de boue qui ne datent pas d’aujourd’hui, mais qu’elles soient plus fréquentes et plus catastrophiques ? D’accord ? Pas d’accord ? Envie d’approuver ou de commenter ? Envie de pousser une gueulante ? Surtout, ne vous gênez pas : le Démineur est aussi là pour ça !

D’ABORD, PHILOSOPHONS DRAINER LES SOLS OU LES SOUS ? UN PEU ! « Je préfère le vin d’ici à l’eau de là » - Pierre Dac. « L’eau prise avec modération ne peut nuire à la santé. » - Mark Twain. Le Démineur, trimestriel erratique à vocation internationale, vous invite à réfléchir sur ce proverbe chinois qui dit 吃水不忘挖井人 que nous traduirons pour les quelques-uns qui n’auraient pas compris : « Quand on boit l’eau d’un puits, il faut penser à celui qui l’a creusé. »

Pas sûr du tout d’être dans le vrai, je vous propose une équation à plein d’inconnues, à savoir : « Tracteurs très lourds = sol tassé = semelle souterraine imperméable = pas d’infiltration profonde de l’eau de pluie = nécessité de drainer les prairies pour qu’elles ne se transforment pas en marécages = en cas de pluie, écoulement immédiat de l’eau dans les fossés = en cas de manque de pluie, prairies trop sèches = pénurie de foin = nécessité d’en acheter ailleurs (ou de la paille) » !

RUISSEAUX SANS VIE Il n’y a pas si longtemps, le plus minuscule ru vous offrait des myriades de vairons, loches, têtards et grenouilles, dytiques et autres insectes aquatiques, libellules en pagaille, crevettes d’eau douce, larves de porte-bois sous les cailloux, sans oublier les quasi défuntes écrevisses… Aujourd’hui, quand il n’est pas à sec, il est vide et mort…

Dessous chic

re reste invisible écrire à l’endroit où l’écritu e écrire sans trac e, une main sous à l’eau pure dans l’eau pur la nuque des mots Nadyne C.

Coup de gueule JE N’ADMIRE PAS LE BARRAGE DE LA SEP Au barrage de la Sep, sur la Morge, orgueil local de cette « technoscience » que nous prenons pour du savoir, je vois, entre de tristes rives de terre ravinée, poussiéreuse ou boueuse, une étendue d’eau sombre où je ne peux ni nager ni canoter, juste pêcher. Et je me rappelle… Il y avait là un vallon édénique, riche d’oiseaux, de nids, de papillons, de fleurs, de bruits d’eau. Des sentiers mirifiques serpentant sous des frondaisons sauvages. Un vieux pont moussu et branlant à croupetons sur un ruisseau, sur ce maigre et clair ruisseau qui a fini par emplir ce trou d’eau noire. Et je me dis que toute cette masse liquide n’est qu’une promesse d’arrosage pour les maïs de la Limagne (en production excédentaire si je ne m’abuse)… et peut-être aussi pour les golfs de ces messieurs, aussi gourmands d’H2O que cette autre imbécillité, les canons à neige ! Bref, ce barrage qui a détruit un lieu de rêverie du promeneur solitaire est le fruit vénéneux de ce développement qui ronge le monde et devant lequel nous voici béatement prosternés.

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DÉMINEUR

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L’EXTRA-TERRIEN

Quand les Sioule-men prennent la mouche

Reconnue comme l’une des plus belles rivières de France pour la pratique de la pêche à la truite, la Sioule, serpentant dans un cadre somptueux et sauvage, offre aussi à tous les amateurs de canoë-kayak un magnifique terrain de jeu.

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homas et Nicolas, deux jeunes entrepreneurs auvergnats, comprennent vite, en découvrant le site, tout le potentiel qu’il recèle. En 2002, alors âgés d’une vingtaine d’années, ils s’endettent lourdement pour racheter et développer « Sioule Loisirs » une entreprise de location de canoë-kayak créée une dizaine d’années plus tôt par une « figure locale », Philippe Raphanel. Avec, au départ, une trentaine d’embarcations, deux camions et deux remorques, ils tentent le pari fou de faire de cette vallée un incontournable spot auvergnat du canoë-kayak. Dix ans plus tard, force est de constater qu’ils ont réussi leur coup. Avec 200 bateaux, six camions et

autant de remorques, un restaurant et douze salariés en pleine saison, « Sioule Loisirs » est devenue un acteur majeur du tourisme en Combrailles. Chaque année, des milliers de touristes français, anglais, belges et hollandais, découvrent, grâce à cette entreprise de loisirs, la beauté cachée du Puy-de-Dôme. Cependant, la cohabitation avec EDF, qui exploite le barrage des Fades en amont du parcours, remet chaque année en question la pérennité de l’activité. Le Démineur a voulu en savoir plus. Le Démineur : Comment s’est passée cette saison ? Thomas : Super, on a navigué sur les cailloux de début juillet

Nicolas : Va les voir et demande-leur ! Le Démineur : Qu’en pensent les élus locaux ? Thomas : C’est là tout le paradoxe, d’un côté, tout le monde s’accorde sur l’idée que le développement des Combrailles passe par le tourisme, la promotion de la vallée et des gorges de La Sioule et de l’autre, on ne fait rien pour protéger des activités comme la nôtre. On n’est absolument pas soutenus, on se demande même si les professionnels du tourisme savent que l’on existe et on commence à en avoir vraiment plein le fondement (en trois lettres) ! Le Démineur : Vous ne songez quand même pas à arrêter ? Nicolas : Si tu mets 500 000 euros sur la table, on peut en discuter (Rires.) Non, il faut être clair : on a bossé comme des dingues pour en arriver là, on a bouffé des pâtes plus souvent qu’à notre tour, on va donc essayer d’en profiter un peu. Le Démineur : Comment voyez-vous l’avenir ? Thomas : Avec optimisme, mon pote ! Sioule Loisirs/ Pont de Menat, 63560 Menat/ 04 73 85 52 87 www.sioule-loisirs.fr

au milieu d’août mais à part ça… Sérieusement, c’est très difficile de développer une offre de qualité dans ces conditions. Le Démineur : EDF ? Nicolas : Un peu comme d’habitude ! Le Démineur : N’y a-t-il pas moyen de trouver un arrangement avec eux ? Thomas : Je crois qu’ils se foutent royalement de ce qui se passe en aval du barrage, l’activité touristique ce n’est pas leur problème. En clair pour EDF on n’existe pas. Le Démineur : Vous êtes quand même avertis des lâchers d’eau ? Nicolas : Rien du tout ! Une année, en plein mois d’août, le débit de la rivière a été multiplié par 3 en une heure. Il y avait 150 personnes sur l’eau et on est passés à deux doigts de la catastrophe. Mais en cas d’accident, c’est nous qui devons en assumer la responsabilité. On demande simplement que le débit de la rivière varie dans une fourchette compatible avec notre activité, ça semble tout à fait faisable. Le Démineur : Pourquoi ne le fontils pas ?

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