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hommage à

georges-henri pingusson architecte du latitude 43 DE SAINT-TROPEZ

cité de l’architecture & du patrimoine

Palais de Chaillot - Métro Trocadéro

paris

exposition

16 février 2 juillet 2018

s a i n t - t r o p e z


Latitude 43° 16’ 24’’ Longitude N 6° 38’ 23’’ E

Le Latitude 43

Saint-Tropez FRANCE

Architecte

Georges-Henri Pingusson

L’exposition évènement à la Cité de l’architecture & du patrimoine PARIS


Saint-Tropez le Latitude 43 vue de la mer


Le Latitude 43 à Saint-Tropez

entre terre et mer

Alain Trampoglieri, résident le Latitude 43

En rendant un hommage national à l’architecte Georges-Henri Pingusson (1894-1978), la Cité de l’Architecture et du Patrimoine à Paris célèbre aussi un de ses chefs-d’œuvres architecturaux français, édifié à Saint-Tropez : le Latitude 43. Tel un paquebot géant venu jeter l’ancre en 1937 sur les hauteurs du célèbre petit port de pêche, le Latitude 43 est une des plus belles contributions de l’architecture moderne. C’est avec fierté que les initiés accueilleront cette exposition nationale attendue aussi par les architectes du monde, pour qui le Latitude 43 est une icône et une solide source d‘inspiration patrimoniale. Les maires des grandes capitales de la planète confient aujourd’hui le destin de leurs villes à de grands architectes. En 1932, Georges-Henri Pingusson a choisi Saint-Tropez pour exprimer son avant-gardisme et relever les défis de la construction moderne. Aujourd’hui plus de 30 000 architectes français en activité connaissent le travail de Pingusson. Il était grand temps de le célébrer ! Je n’habite pas le Latitude 43, je suis habité par lui. Mon initiative citoyenne est de vous faire partager l‘œuvre d’un homme qui a laissé son empreinte sur notre terre varoise. Alain Trampoglieri www.latitude43.eu saint-tropez@latitude43.eu


« Il a marqué par son architecture et par ses mots, des générations d’architectes »

Simon Texier

historien de l’architecture, professeur des universités


Georges-Henri Pingusson créateur de l’hôtel Latitude 43 Ma rencontre avec Georges-Henri Pingusson (1894-1978) remonte à 1994 lorsque, sur la proposition de Maurice Culot, qui dirigeait alors le département Archives et Histoire de l’Institut français d’architecture, je découvris son superbe fonds d’archives pour engager un travail de thèse en Histoire de l’art, sous la direction du regretté professeur Bruno Foucart. Plusieurs chercheurs, à commencer par Elisabeth Vitou, avaient déjà eu l’occasion de mettre en valeur ce fonds, déposé dans un premier temps à l’École des Beaux-arts par Olivier Dugas, neveu par alliance de Pingusson et héritier de son agence en 1975. Pendant quatre ans, j’ai eu la chance de pouvoir vivre au milieu de ces milliers de dessins, de textes et de lettres qui témoignent chacun d’un engagement total dans le métier d’architecte et d’urbaniste et qui révèlent un homme attachant, d’une sensibilité et d’un charisme étonnants. Georges-Henri Pingusson a en effet marqué, par son architecture et par ses mots, des générations d’architectes ; il continue de fasciner de nombreux historiens, comme il habite les hôtes de plusieurs de ses réalisations, à commencer par le Latitude 43 à Saint-Tropez. Proche de Robert Mallet-Stevens, de Jean Prouvé et de Le Corbusier, Pingusson demeurait pourtant l’une des dernières figures du mouvement moderne français à n’avoir fait l’objet d’aucune exposition rétrospective. Une lacune désormais comblée avec l’exposition que lui consacre la Cité de l’architecture et du Patrimoine, au sein de sa spectaculaire Galerie d’architecture moderne et contemporaine (février à juillet 2018). Cette exposition est à la fois un hommage et une mise en perspective : aux très nombreux documents graphiques ont été associés des meubles et des objets, certains rarement voire jamais présentés au public, qui illustrent la grande variété de la production de Pingusson. Elle révèle aussi une approche originale du projet, que l’exposition met en évidence à travers quelques bâtiments clés, associés à une présentation panoramique des recherches et des écrits de Pingusson. Simon Texier Commissaire Général de l’Exposition


Georges-Henri Pingusson

Fonds Pingusson. ENSBA Cité de l’architecture et du patrimoine Archive de l’architecture du XXe siècle


la folle histoire du Latitude 43 Architecte aux deux chefs-d’œuvre ­(l’hôtel Latitude 43 à Saint-Tropez et le Mémorial des martyrs de la déportation à Paris), il a traversé le XXe siècle et produit q ­ uantité de projets et réalisations, ­emprunts d’un total engagement artistique et d’une ­approche sensible de l’espace. Ses villas sur la Côte d’Azur dans les années 1920, ses projets d’églises dans les années 1930 puis leur réalisation en Lorraine ­ autour de 1960, mais encore ses r­éflexions sur le ­logement ou les matériaux de ­construction : autant d’éléments dont l’analyse doit renouveler l’image stéréotypée souvent ­ donnée de ce créateur, qui a toujours cherché à questionner et à transcender ­ le modernisme, quitte à se tenir à la marge ou à renoncer à certains projets. Son ­engagement pour la m ­ odernisation de l’architecture et du cadre de vie fut constant : de l’Union des Artistes­ modernes (UAM) au Syndicat des Architectes de la Seine (SAS) en ­ passant par l’Association française de ­ Normalisation (AFNOR) ou l’éphémère ­ Société ­ ­ Architecture et Préfabrication (SAP), Pingusson a été au cœur des grands débats sur la place de l’architecte dans la société, sur l’enseignement, les rapports entre art et industrie, le Grand Paris… Sept édifices de Georges-Henri Pingusson sont aujourd’hui inscrits ou classés au titre des Monuments historiques. C’est bien sûr le cas du Mémorial des martyrs de la déportation (1953-1962), classé en 2007, ­ et de l’hôtel Latitude 43 à Saint-Tropez, Le Latitude 43 est à l­’évidence l’œuvre maîtresse de Georges-Henri ­ ­ Pingusson avant la Seconde Guerre mondiale. ­Inscrit en 1992.

son œuvre maitresse

Ce dernier y bénéficie d’une ­ liberté ­exceptionnelle, qui lui permet de f­ ormaliser quelques invariants de sa p ­roduction à ­ venir et de sa pensée sur l­’architecture : desserte par coursive à d ­ ­emi-niveau assurant aux chambres un éclairage ­ bilatéral, a­ ­ ustérité quasi monacale, horizontalité des formes et symbolique ­ navale. Marqué par ­certaines réalisations de ses confrères français ou ­ européens (­Alvar Aalto, Moïsseï Ginzbourg), il prend a­ ussi quelques libertés avec une ­ certaine ­vérité constructive (poteau caché, r­otule surdimensionnée), tout en p ­rivilégiant la beauté des formes au confort du ­ visiteur. La présentation exhaustive qu’en fait ­L’Architecture d’aujourd’hui en décembre 1932 assure à Pingusson une ­reconnaissance internationale ­immédiate. Mais la rapidité de la construction de ­ l’hôtel n’aura d’égal que la brièveté de son ­existence : conçu fin 1931, i­nauguré en ­juillet 1932, il fait cinq ans plus tard les frais de la faillite de l’entreprise ­générale et du maître d’ouvrage. Rouvert en 1938 après quelques transformations, il est vendu par lots en 1949, malgré l’appel de Pingusson au ministre de la Reconstruction, Eugène Claudius-Petit. ­ Si l’intégrité du bâtiment en a souffert, la « résidence » Latitude 43 demeure l’une des contributions les plus marquantes de l’architecture moderne en France entre les deux guerres. Sa couleur ocre d ­ ’origine, elle, a été remplacée dès les années 1930 par un blanc plus proche de l’idéal ­moderniste.

S.T.


document publicitaire pour l’ouverture


la rotule - l’accès au Latitude le hall d’entrée


le restaurant de l’hôtel bureau avec vue sur le village


vue d’un hublot la coursive


latitude 43, faรงade sud


« La Région Sud, Provence-Alpes-Côte d’Azur souhaite longue vie au Latitude 43 à Saint-Tropez (Var), œuvre de l’architecte Georges-Henri Pingusson. Le Latitude 43 est dans notre Patrimoine, dans nos racines. »

Renaud Muselier Président de la Région Sud, Provence-Alpes-Côte d’Azur Député européen


côté mer


côté midi dessin de l’architecte


D’.1 11.11.31

s o c i é t é h otel i é r e d u g o lfe h otel et r esta u r ant facades s u d et o u est

g . h . p i n g u ss o n . a r c h i tecte s . a . d . g .


affiche par Georges-Henri Pingusson, 1932 Collection Alain Trampoglieri (acquisition Ă New York en 1987)


Edité à l’initiative d’Alain Trampoglieri (supplément à Marianne d’Or Magazine) à l’occasion de l’exposition Georges-Henri Pingusson (16 février - 2 juillet 2018) à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, à Paris. Nos remerciements à Simon Texier Commissaire de l’exposition, aux Archives d’architecture du XXe siècle, «Fonds Pingusson. ENSBA Cité d’architecture et du patrimoine» Réalisation Art Concept, Anthony Dardanelli. ISSN 24 31-7519


Latitude 43  

Exposition hommage à Georges-Henri Pingusson, architecte du latitude 43 DE SAINT-TROPEZ à Paris à la Cité de l’architecture & du patrimoine...

Latitude 43  

Exposition hommage à Georges-Henri Pingusson, architecte du latitude 43 DE SAINT-TROPEZ à Paris à la Cité de l’architecture & du patrimoine...