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|24 Néanmoins, nos populations souffrant des mêmes maux – ayant une origine commune –, à l’échelle continentale, j’aime à croire que certaines extrapolations sauront être comprises par le lecteur. Les institutions en place en Afrique sont le fruit du colonialisme européen. C’est un fait. Et ces institutions sont bien réelles. Faut-il les remplacer par d’autres ? Si oui, lesquelles ? Si non, comment les utiliser pour redresser la barre et préparer l’avènement d’une vision qui nous est propre – avec ses valeurs et ses forces ? Que faut-il en faire, en attendant de parachever l’Uhemmessut et de bâtir le Sema Tau suprême à partir de notre patrimoine culturel multimillénaire ? J’estime que l’une de nos responsabilités actuelles, classes dirigeantes et populations comprises, est de ne pas nier l’évidence mais de faire face à ce challenge. L’étude du continuum historique que j’entreprends n’a d’intérêt que les enseignements que nous pourrons en tirer. Ce n’est qu’en prenant rigoureusement compte des différents mouvements sociopolitiques qui ont jalonné l’histoire africaine que nous pourrons apprécier les forces et les faiblesses de nos ancêtres et de nos aînés. Dès lors il serait opportun que nos études en sciences politiques – et en sciences sociales, en général – tiennent compte de cette grille d’analyse, de notre expérience politique multimillénaire. Malheureusement, c’est l’inverse qui est de mise aujourd’hui. Il n’est pas étonnant de constater l’échec lamentable de la plupart de nos hommes et femmes politiques dont l’inculture le dispute au manque de vision, de courage et de décision. J’ai pris la décision de mettre la transcription de plusieurs mots de nos langues dans leurs graphies premières (medu neter) et/ou de les orthographier en alphabet dit latin comme

Histoire Politique de l'Afrique  

www.kiyikaat.com

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