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Du 16 au 22 mars 2011


Du 16 au 22 mars 2011

Le 12ème (mas)sacre du printemps Selon les dernières estimations du CNC, les salles de cinéma françaises ont réuni 35,7 millions de spectateurs au cours des deux premiers mois de l’année 2011, soit une baisse de 9,2% au regard de la période janvier-février 2010. Comme chaque année depuis 2000, l’opération Printemps du cinéma va donc tenter, pendant trois jours, de booster un peu les chiffres de fin de premier trimestre, traditionnellement en berne. C’est un peu la « prime à la masse », en quelque sorte… Le principe demeure en effet inchangé, encore cette année : les dimanche 20, lundi 21 et mardi 22 mars, le prix des places est donc unique dans tous les cinémas participant à l’opération et fixé à 3,50 euros pour tous (hors majoration des films en 3D – mais pour combien de temps encore ?).

Une aubaine qui génère chaque année un panurgisme salutaire de près de 3 millions d’entrées en trois jours (2,8 l’an passé, 3,5 millions, année record, en 2008, largement imputable aux Ch’tis). Stratégique, donc, le Printemps ? Sans aucun doute, bon nombre de distributeurs espérant que ce tarif attractif remette le goût du risque (en dépit d’un spot promo tout pourri) et de sens de la découverte au menu de cette ventrée cinématographique programmée. Dévergondage esthétique ou intensification de la pratique du mastodonte déjà surexposé, laissons le spectateur-responsable accorder ses choix à ses envies de sacre… ou de massacre ! France ou abeille pareillement ouvrières (Ma part du gâteau de Klapisch et Pollen, un doc Disney), Bagdad ou Los Angeles pareillement meurtrières (Route Irish de Ken Loach ou le blockbuster World Invasion), inutile de rayer Le Marquis, le raid (et L’Assaut) dans les salles est lancé !

JmV

Ils sont en salle et nous avons aimé !

Gaumont, Pathé Atlantis UGC Ciné-Cité, Katorza Cinéville, Ciné Pôle Sud

Gaumont, Pathé Atlantis UGC Ciné-Cité Ciné Pôle Sud

Gaumont UGC Ciné-Cité Cinéville

Katorza

MSCLUB - 17 rue de la Noë - 44 830 Bouaye Directrice de la publication : I. Gay / Articles : S. Baudry, R. Besançon, H. Leforestier, G. Mainguet, JM Vigouroux. Dépôt légal à parution. Photogravure et impression : ALLAIS S.A.

Tél. 02 53 35 39 02 / www.lekinorama.com / info@lekinorama.com


Jazzing Flamenco Danse Mercredi 16 mars à 20h45 La Fleuriaye - Carquefou. T. 02 22 24 24

Voyageurs immobiles Théâtre visuel Mardi 22 mars à 20h30 Piano’cktail - Bouguenais T. 02 40 65 05 25

© Jesus Vallinas

Toujours avec un très grand respect pour ses racines, le chorégraphe Antonio Najarro emprunte le chemin de la liberté et de la modernité et enrichit l’univers de la danse classique espagnole avec subtilité et élégance. Il réussit un mariage des genres où le tango et le flamenco flirtent avec la soul, le blues et le jazz. Cet éventail d’influences musicales donne lieu à une danse revivifiée, interprétée par des danseurs exceptionnellement généreux et sensuels. La passion et l’énergie de la danse espagnole en sont décuplées. En parallèle de son efficacité de créateur, Najarro fait partie de la distribution et se partage la scène avec un groupe extraordinairement équilibré. En plus de son solo tout en tension entre mouvements et interruptions, deux moments sont absolument remarquables : un trio d’une ambiguïté subtile et savante, et la fin souveraine, électrisante. Antonio Najarro fonde sa propre compagnie en 2000 en vue de défendre la danse classique espagnole. Jazzing Flamenco est sa troisième création. Après s’être tourné vers le tango, puis la musique orientale, il donne ainsi avec le jazz l’occasion à ses douze danseurs de briller à travers une danse revivifiée et électrisante. En parallèle de la direction de sa propre compagnie, Antonio Najarro a collaboré en tant que chorégraphe et maître de ballet invité par de nombreuses compagnies et Centres de danse en Espagne et à l’étranger, dont le Ballet National d’Espagne.

Un voyage à travers les rêves… Huit personnages, plus ou moins humains, se retrouvent emportés dans une odyssée au-delà de l’espace. Huit pèlerins, ballottés d’éruptions en naufrages, luttant, traversant des océans, des déserts. Au final, ce sont huit « voyageurs immobiles » plongeant dans des situations en perpétuelle métamorphose, à l’image des états d’âmes. A travers d’étonnants tableaux scéniques, Philippe Genty offre matière à vibrer, à s’émerveiller et à rêver. Des images saisissantes par la multiplicité des pistes qu’elles proposent, avec ce regard dérisoire et cet humour qui permet de dépasser le désespoir, de voyager bien au-delà de tout… Mise en scène de Philippe Genty et Mary Underwood Avec Amador Artiga, Marjorie Currenti, Marzia Gambardella, Emmanuel Jeantet, Pierrick Malebranche, Angelique Naccache, Lakko Okino, Simon Rann Musique de Henry Torgue et Serge Houpin


Ma part du gâteau Rencontre avec Cédric Klapish

© Hélène Leforestier

Il nous avait habitués à un style plus léger, mais cette fois c’est bien un film social que nous livre Cédric Klapisch. A travers l’incursion de France (Karin Viard), fraîchement licenciée d’une usine à Dunkerque et reconvertie en femme de ménage dans le monde de Steve (Gilles Lellouche), trader bien loin de sa réalité à elle, le réalisateur nous livre le portrait d’un monde en pleine crise. Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire sur ce sujet en particulier ? Cédric Klapisch : Je trouve qu’il y a beaucoup de choses révoltantes aujourd’hui, et j’ai voulu aider les gens à réfléchir. Nous sommes dans une période un peu étrange : on est au « début de la fin » de la crise financière, et les milieux financiers n’ont jamais autant fait de profits. D’un autre côté, ça n’a jamais été aussi dur de s’en sortir pour les milieux ouvriers. Il y a longtemps qu’il n’y a pas eu autant de violence sociale en France.

Le film expose un sujet grave, pourquoi avoir choisi d’en faire une comédie ? Cédric Klapish : Je voulais parler du côté dur, normal de la vie, mais je n’avais pas envie d’en faire un drame, dans la lignée d’Emile Zola ou de Victor Hugo. J’ai préféré puiser mes inspirations chez Chaplin, qui traitait des sujets d’un grand sérieux avec beaucoup d’humour, mais aussi chez Frank Capra et Federico Fellini. En France, on est toujours très respectueux, très sérieux, on n’ose pas rire de certaines choses, c’est un tort. On oublie trop souvent l’humour de Molière pour se concentrer sur le sérieux de Racine. On dit souvent qu’un film contient une part de son auteur. Est ce le cas ici ? Cédric Klapish : Pour la première fois, non, je n’ai pas de liaison personnelle avec le sujet dont je parle. Je suis allé à la rencontre de deux mondes dont j’ignorais tout, ou presque. Je me suis beaucoup documenté sur la vie des traders, principalement à Londres. D’autre part, j’ai passé beaucoup de temps à Dunkerque, pour vraiment découvrir leur vie. La France « smicarde » a du mal, mais ce ne sont pas les mêmes difficultés que les gens peuvent rencontrer en Haïti, par exemple. Au final, ce que montre le film, ce sont les problèmes que peut poser le franchissement des barrières sociales. C’est le but vers lequel tend le film : amener Steve, trader qui vit en dehors de toutes les réalités, à Dunkerque face à ceux qui ont subi les conséquences de ses actions. Propos recueillis par Hélène Leforestier


Cueca Sola

Slava Kazykin

Danse

Concert

Jeudi 17 et vendredi 18 mars à 18h45 et 20h45 Studio Molière - Conservatoire de Nantes. Entrée libre sur réservation au T. 02 51 25 00 55

© Karen Bayol

Une pièce née d’une rencontre forte avec le Chili, créée en 1987 au sein de la compagnie Dominique Petit, et adaptée aujourd’hui pour 11 danseuses du Conservatoire de Nantes. « La création du ballet en 1987 au sein de la Compagnie Dominique Petit a été très intimement liée à des invitations régulières, pour des tournées de spectacles et des missions pédagogiques proposées par l’Afaa, organisme

ministériel chargé de diffuser la création française à l’étranger. De ce fait, j’ai eu la chance de travailler dans de nombreux pays d’Amérique Latine, avec une rencontre tout à fait particulière et très forte avec le Chili. A mon retour en France, je me suis inspirée des événements traversés, des cassettes musicales transmises par les danseurs, de la rue, des conditions de vie, et surtout de la force et de la qualité toute particulière de cœur , de cette soif de partage et des attentes de ces jeunes danseurs, dans un contexte particulièrement difficile sur le plan politique et économique, et extrêmement fragile quant au statut des danseurs et de la création en général... La pièce alterne des séquences dansées très engagées sur le plan de l’énergie avec des séquences plus minimalistes, théâtrales, et fondées uniquement sur la qualité d’investissement de la personne, son intériorité, son imaginaire, sa couleur propre...et surtout la justesse de la présence à soi et aux autres ». Anne Carrié, chorégraphe.

Dimanche 20 mars à 15h Eglise de Sainte-Marie sur mer Entrée libre

Bien connu à Pornic, Slava Kazykin, clarinettiste, saxophoniste, chanteur, virtuose et professeur à l’école municipale depuis quatorze ans, donne rendez-vous pour un concert de musique classique en faveur des Restos du Coeur de Pornic. Réunis autour d’un piano vont se retrouver des musiciens et des professeurs de grande qualité, qui viendront tous bénévolement pour prendre part à ce concert. Les invités seront : Christian Grimault à l’accordéon, Isabelle Delpierre à la flûte traversière, Ludmila Zaitseva et Svetlana Kazykina au piano, le Pornic Sax Quatuor, et les élèves des écoles de musique de Pornic et de la Bernerie en Retz. Dans le programme du concert il y aura, entre autres, le Trio Des Quilles K 498, ainsi que le Quintet avec piano K 478 de W. A. Mozart, les Airs Bohémiens de Pablo de Sarasate, Ludinvalse de Slava Kazykin, la Première Ballade de F. Chopin, l’Etude Tableau n°1 opus 39 de S. Rachmaninov... Concert organisé par l’ACAP (Association d’Art et Culture à Pornic). Entrée gratuite. Libre participation pour les Restos du Cœur de Pornic.


NANTES - PLACE DU COMMERCE - TP : 9,90€ TR : 7,30€/7,60€ -12 ans : 4,60€

Légitime défense 11h, 13h50, 16h, 18h, 20h10, 22h30 Ma part du gâteau 11h, 13h30, 15h45, 18h, 20h20, 22h30 World Invasion : Battle Los Angeles 11h, 14h, 16h45, 19h45, 22h30 Fighter (VO) 13h30 (sauf lun, mar), 18h (sauf lun, mar), 22h30 (sauf lun) L’assaut 11h, 13h40, 15h50, 18h, 20h15, 22h30

La ligne droite 11h (sauf lun, mar), 15h50 (sauf lun, mar), 20h20 (sauf lun) Le marquis 11h, 13h45, 15h50, 18h, 20h15, 22h30 Sans identité 11h, 13h20, 15h40, 18h, 20h20, 22h35 True Grit (VO) 11h, 14h, 16h45, 19h45, 22h30 Gnomeo et Juliette mer, sam, dim : 11h, 13h45 + mer, dim : 15h40, 18h

Les femmes du 6e étage 11h, 13h25, 15h45, 18h, 20h20, 22h35 Black Swan (VO) 11h, 14h, 16h45, 19h55, 22h30 Le discours d’un roi (VO) 11h, 14h, 16h45, 19h40, 22h30 Rien à déclarer 20h20 (sauf sam), 22h40 (sauf sam), 11h (sauf mer, sam, dim), 13h20 (sauf mer, sam, dim), 15h40 (sauf mer, sam, dim), 17h55 (sauf mer, sam, dim)

SAINT-HERBLAIN - ZAC ATLANTIS - TP : 9,70€ TR : 7,30€/7,50€ -26 ans : 4,10€

AVANT-PREMIERE HELL DRIVER (3D) (Int -12)

Vendredi 18 mars à 20h15 Au bistro du coin 13h45, 16h, 18h, 20h, 22h20 + mer, sam, dim : 11h + lun : 20h30 (séance en breton) Ma part du gâteau 14h, 16h45, 19h45, 22h20 + mer, sam, dim : 11h Pollen 13h55, 16h, 18h, 20h + mer, sam, dim : 11h

World Invasion : Battle Los Angeles 14h, 16h45, 19h45, 22h20 + mer, sam, dim : 11h Fighter 19h45 (sauf ven, lun), 22h20 + jeu, ven, lun, mar : 14h, 16h45 L’assaut 13h40 (sauf mer, sam, dim), 15h50, 18h, 20h10, 22h30 Le Marquis 13h45, 15h50, 18h, 20h10, 22h30 + mer, sam, dim : 11h Le rite (Int -12) 14h, 16h45, 19h45, 22h20 + mer, sam, dim : 11h Paul 13h30, 15h45, 18h, 20h15, 22h30 + mer, sam, dim : 11h Sans identité 14h, 16h45, 19h45, 22h30 + mer, sam, dim : 11h 127 heures 22h30 True Grit 14h, 22h20

Les voyages de Gulliver mer, sam, dim : 11h, 13h40, 15h50, 18h Gnomeo et Juliette mer, sam, dim : 16h45 Les femmes du 6e étage 16h45, 19h45 + mer, sam, dim : 11h Sex Friends 14h, 22h30 Animaux & Cie mer, sam, dim : 11h, 14h Black Swan 20h20, 22h20 + jeu, ven, lun, mar : 14h, 16h45 Le discours d’un roi 16h45, 19h45 + mer, sam, dim : 11h Rien à déclarer 13h30, 15h45, 18h, 20h15, 22h30 + mer, sam, dim : 11h Une vie de chat mer, sam, dim : 11h, 14h

SAINT-HERBLAIN - ZAC ATLANTIS - Tarif plein : 9,70€ Étudiants et - 26 ans : 3,90€

AVANT-PREMIERES TOUS LES SOLEILS

Jeudi 16 mars à 20h LES YEUX DE SA MERE

Lundi 21 mars à 20h05 L’AGENCE Mardi 22 mars à 20h Légitime défense 11h05, 14h05, 15h55, 17h45, 19h45, 21h50 Ma part du gâteau 10h50, 13h30, 15h45, 18h, 20h15, 22h30

Route Irish (VO) 10h45, 13h25, 15h40, 17h55, 20h10, 22h25 World Invasion : Battle Los Angeles 10h55, 13h45, 16h15, 20h, 22h25 Fighter (VO) 22h05 (sauf mar : 22h10) + jeu, ven, lun, mar : 11h10, 16h10 L’assaut 11h, 13h50, 16h05, 18h10, 20h20, 22h15 La ligne droite 11h05, 14h10, 19h50 (sauf lun) Le marquis 10h50, 13h55, 16h, 18h05, 20h10, 22h10 Paul 13h40 (sauf mer, sam, dim : 17h50), 19h55 (sauf mar) True Grit (VO) 11h, 16h30, 22h10

Sans identité 15h45, 18h, 20h15, 22h30 + jeu, ven, lun, mar : 10h45, 13h30 Gnomeo et Juliette mer, sam, dim : 11h, 13h50 Largo Winch 2 16h20, 22h (sauf lun : 22h10) Les femmes du 6e étage 10h55, 13h20, 15h35, 17h50, 20h05, 22h20 Animaux & Cie mer, sam, dim : 10h55, 13h40, 15h50 Le discours d’un roi (VO) 14h, 19h40 (sauf jeu) Rien à déclarer 10h50, 13h35, 15h50, 18h05, 20h20, 22h30

NANTES - RUE DES CARMÉLITES - Tarif plein : 5€ Tarif réduit : 3.50€/3€ Le voleur de bicyclette (VO) ven 18h30, dim 21h15, mar 21h La flûte et le grelot dim 11h Captain Blood (VO) L’émigrant & Charlot soldat mer 14h30, sam 19h ven 20h30, dim 19h, mar 18h30 Les voyages de Gulliver mer 18h30, sam 15h Mademoiselle Else/Un film abécédaire lun 20h30 Ariane Mnouchkine, Portrait de femmes chinoises (VO) jeu 17h l’aventure du théâtre du soleil mer 20h30 (+ débat)

La graine et le mulet ven 14h15 Printemps dans une petite ville (VO) jeu 20h30 (+ débat), dim 14h30 Une chinoise (VO) sam 17h L’hirondelle d’or (VO) sam 21h Train de nuit (VO) dim 17h L’aurore lun 18h30


AVANT-PREMIERE PINA (3D)

Mardi 22 mars à 20h10

L’étrange affaire Angelica (VO) 18h10 (sauf jeu, sam, lun : 16h) + mer, ven, mar : 22h10 + jeu, sam, lun : 20h10

NANTES - 3, RUE CORNEILLE - Tarif plein : 7,80€ Tarif réduit : 5,80€ Les Moomins et la chasse à la comète We want Sex Equality (VO) mer, sam, dim : 14h15, 16h10 13h45, 15h55, 18h05, 20h15 Ma part du gâteau Avant l’aube 18h, 22h25 (sauf dim) 13h50, 15h55, 18h, 20h05 (sauf mar : 20h15), Never let me go (VO) 22h30 (sauf mer, sam, dim) 22h10 (sauf dim) + mer, sam : 22h10 Revenge (VO) 16h (sauf jeu, sam, lun : 18h), True Grit (VO) 14h, 17h05 (sauf mer, sam, dim : 17h45), 20h (sauf jeu, sam, lun : 22h05) 20h, 22h10 (sauf dim) Route Irish (VO) 13h45, 15h50, 20h10, 22h15 (sauf dim) Le discours d’un roi (VO) mer, sam, dim : 15h45, 19h55 Jimmy Rivière (Séance précédée de Dialogues de sourds) + jeu, ven, lun, mar : 13h55, 16h10 14h, 18h25 (sauf mer, sam, dim : 18h05) + jeu, ven, lun : 20h15

SAINT-SEBASTIEN/LOIRE - ZA GRIPÔTS - TP : 8,40€ Étudiants et - 26 ans : 4,50 La ligne droite 20h15 Largo Winch 2 Paul 13h40 (sauf mer, sam, dim), 22h40 14h, 16h05, 18h10, 22h15 + mer, dim : 11h Animaux & Cie mer, sam, dim : 13h45 + mer, dim : 11h Sans identité Légitime défense 13h45, 16h (sauf mer, sam, dim), Black Swan 14h, 16h05, 18h10, 20h15, 22h20 + mer : 11h 16h10 (sauf ven), 18h15, 20h20 18h15, 20h30, 22h45 Ma part du gâteau Le discours d’un roi 15h50, 18h05, 20h20 Les voyages de Gulliver (3D) 13h50, 16h, 18h10, 20h20, 22h30 3D : mer, sam, dim : 14h15 Rien à déclarer 14h (sauf sam), 16h10, + mer, dim : 11h 2D : mer, dim : 11h 18h20, 20h30, 22h40 + mer, dim : 11h World Invasion : Battle Los Angeles True Grit Moi moche et méchant 13h40, 15h55, 18h10, 20h25, 22h40 22h30 + jeu, lun, mar : 13h45 mer : 11h, 16h + sam : 18h + dim : 11h, 14h + mer, dim : 11h Toi, moi les autres Le marquis 14h (sauf dim), 16h05 (sauf mer), Gnomeo et Juliette sam : 14h (ciné-ma différence) mer, sam, dim : 16h15 + mer, dim : 11h 18h10 (sauf sam), 20h15, 22h20

Black Swan (VO) 18h45 (sauf jeu, sam, lun : 20h45) + mer, ven, dim : 14h10 + sam, lun : 16h10 Gnomeo et Juliette mer, sam, dim : 16h10 La permission de minuit mer, dim : 18h45 + ven, sam, mar : 20h45 + ven : 14h + lun : 16h10 Le voleur de lumière (VO) mer : 14h10 + jeu, sam, lun : 19h + ven : 16h10 Rio Sex Comedy mer, dim : 18h45 + ven, lun : 20h45 + sam : 16h10

AVANT-PREMIERE L’AGENCE Mardi 22 mars à 20h15 Ma part du gâteau 11h05, 13h40, 15h50, 18h, 20h10, 22h20 World Invasion : Battle Los Angeles 10h50, 13h40, 15h55, 20h, 22h15

NANTES - 79 BD DE L’ÉGALITÉ - Tarif plein : 5,50€ - Tarif abonnement : 4,70€ Une pure affaire mer, dim : 20h45 Angèle et Tony + ven, mar : 18h45 + sam, lun : 14h mer, sam, lun : 18h50 + ven : 16h10 Boxing Gym (VO) Qui a envie d’être aimé ? mer, dim, mar : 20h45 + jeu, lun : 18h45 jeu, sam, mar : 18h50 + dim : 16h10 + ven, sam : 16h10 + ven, lun : 14h10 Winter’s Bone (VO) Au-delà (VO) 20h45 (sauf jeu, sam, lun : 18h45) jeu, sam : 20h40 + lun : 16h10 + mer, ven, dim : 16h10 + sam, lun : 14h10 Incendies (VO) 127 heures (VO) 20h45 (sauf jeu, ven, lun) + ven : 13h50 jeu, lun : 20h45 + ven : 18h50 + dim, lun : 16h10 Animaux et Cie Le nom des gens mer, sam, dim : 14h10 mer : 16h10 + jeu, lun : 20h45 Le bal des menteurs + ven, dim : 18h40 ven : 20h45 + lun : 14h + mar : 18h35 Des hommes et des dieux Arrietty mer, sam, dim : 14h10 mer : 16h10 + dim : 13h55 BASSE-GOULAINE - ZI PÔLE SUD - Tarif plein : 7,70€ Étudiants et - 26 ans : 3,90€ True Grit 11h, Le rite (Int -12) + jeu, ven, lun, mar : 13h40, 15h50 13h50, 18h, 20h10, 22h20 Largo Winch 2 Fighter 15h55 + jeu, ven, lun, mar : 10h50 18h10, 22h20 Les femmes du 6e étage Le Marquis 14h, 16h05, 18h10, 20h15 (sauf mar) 11h05, 14h10, 16h15, 18h10, Sex Friends 13h45 20h10, 22h05 Animaux & Cie Paul 16h, 20h25, 22h30 mer, sam, dim : 11h, 13h50, 15h50 Sans identité Rien à déclarer 11h, 18h (sauf jeu), 20h10, 22h20 11h15, 13h45, 15h55, 18h05, Les voyages de Gulliver 20h15, 22h25 10h55, 18h10


Ma part du gâteau

Légitime défense

Le goût de la révolte

Au nom du père

A

près sa tentative de suicide, France, mère de trois enfants, décide de faire face à son licenciement et quitte Dunkerque. Elle devient femme de ménage à Paris pour un trader sans état d’âme, Steve. Alors qu’elle le ramène doucement vers de vraies valeurs, elle découvre qu’il est en partie responsable de la fermeture de son usine. Klapisch utilise à nouveau le regard réaliste qui lui avait fait aborder avec tant de justesse le drame de la maladie dans Paris, ou de l’overdose dans Le péril jeune. Cette fois, il s’agit d’une actualité brûlante : les délocalisations et le chômage. Sans tomber dans les clichés, la comédie rythme le film et participe à la profondeur du propos. Elle aborde différemment un sujet bien connu, surprend le spectateur et l’émeut plus facilement. Cédric Klapisch centre son action autour de deux personnages, l’incontournable Gilles Lellouche et la charismatique Karin Viard, tous deux émouvants et justes. Ici, l’humanisme désuet côtoie le cynisme séduisant du monde de l’argent. France est une véritable héroïne qui combat la virtualité de cet univers avec ses propres moyens. Un message engagé. Une fin poignante. Un pari réussi puisque tout le monde se sent concerné. Raphaëlle Besançon

P

ar le biais d’une réalisation relativement classique mais élégante, Pierre Lacan nous offre un vrai polar, dans lequel Benoît Bertier (Jean-Paul Rouve), homme ordinaire et père de famille, se retrouve pris au piège des habituels engrenages de la série noire. Fils d’un ancien policier devenu détective privé, il se voit, à son insu, mêlé aux affaires de son père mystérieusement disparu. Brutalement plongé dans un univers de meurtres, de trafic de drogue, de menaces et de chantages, il découvre la face sombre d’un père qu’il croyait connaître et, en lui, la capacité de sortir d’un quotidien ordinaire pour protéger les siens et se tirer d’une inextricable et nébuleuse situation. En misant sur une histoire relativement dépouillée, et en resserrant la narration sur le personnage de Benoît, dont on suit les angoisses et les déchirements, Pierre Lacan voit juste. Claude Brasseur est excellent, et Rouve tout autant. On le redécouvre dans ce rôle d’homme banal mais touchant, portant avec lui une tension constante. Voici donc un polar qui s’inscrit légitimement dans la lignée du film noir, et qui, sans vraiment revisiter le genre, en explore habilement une piste, et y trouve un angle intéressant. Sonia Baudry


Fighter

Le marquis

Le Seigneur des rings

Sous le survet’...

S

ujet éminemment cinématographique et rebattu sur grand écran, la boxe est la moelle du nouveau film de David O. Russell (Les rois du désert). Le sport aux poings a prêté son énergie à des classiques du cinéma, que la boxe fascine pour son engagement physique violent, métaphores de peintures sociétales et de combats politiques passionnants. David O. Russell semble considérer, pour l’exploitation américaine du filon, que ni Stallone-Rocky ni Mann-Ali n’aient exploré toute la substance de ce sport gageure du rêve américain. Fighter ne renouvelle pourtant pas le genre. Russell s’appuie sur la biographie de Micky Ward, star de la boxe du Massachusetts au parcours brillant et chaotique, pour brosser un intense portrait de loser magnifique. Le film, ficelé et serré comme un suspense, tire sa belle matière d’un désir permanent de vraisemblance. Refusant tout maniérisme, la vivacité du film revient à la violence des situations et des dialogues. En permanent équilibre entre scènes convenues et justesse de jeu, la trame documentaire tient en haleine et purge les émotions de ces personnages âpres et secs. Mark Wahlberg est bouleversant, moins que Christian Bale qui, lui, arrache la vedette en junkie halluciné. Impeccable.

Guillaume Mainguet

A

lors que le pitch et l’affiche du film semblaient présager d’une énième comédie aux effets de manche peu subtils et blagues élimées jusqu’à l’os, centrée autour d’un duo gangster morose/boulet, Le Marquis nous surprend agréablement, et ce dès les premières minutes. Une narration enlevée et énergique pose les enjeux de l’intrigue dès le début, ce qui nous épargne l’ interminable prologue qu’on pouvait redouter : Thomas Gardesse (Franck Dubosc), VRP en système d’alarmes licencié et fauché, vole un de ses clients et se retrouve en prison, où il se fait passer pour le Marquis, célèbre malfrat dont on ignore l’identité, afin de se faire respecter par les autres détenus. Un groupe de gangsters (Richard Berry et Jean-Hugues Anglade, entre autres) prévoyant un gros coup à Manille le font alors s’évader, pensant que seul le Marquis saura mener à bien cette mission... Si l’histoire ne brille pas par son originalité, le duo Dubosc/Berry fonctionne très bien. Portée par des dialogues pleins d’une fraîcheur prenant un peu de distance avec les balises du genre, la patte de Farrugia permet au duo d’être autre chose que ces clichés, dépoussiérant avec un peu plus d’humanité ce vieux ressort comique. En bref, une comédie moins lourde que ce que le survêt’ de Dubosc pourrait laisser croire. Sonia Baudry


Avant premières Hell Driver US - 1h44 - 2011. De Patrick Lussier avec Nicolas Cage, Billy Burke, Amber Heard...

Milton est prêt à tout pour rattraper les fanatiques qui ont assassiné sa fille et kidnappé le bébé de celle-ci pour le sacrifier à la prochaine pleine lune. Avec la séduisante Piper, il se lance à la poursuite de Jonah King et ses adeptes, du Colorado à la Louisiane. Pourtant, le chasseur pourrait bien devenir le gibier…

L’agence US - 1h47 - 2011. De George Nolfi avec Matt Damon, Emily Blunt, Michael Kelly...

Sommes-nous maîtres de notre destin ? Sommes-nous manipulés par des forces invisibles ? David Norris entrevoit l’avenir que le Sort lui réserve et se rend compte qu’il aspire à une autre vie que celle qui lui a été tracée...

Les yeux de sa mère Belgique / France - 1h45 - 2011. De Thierry Klifa avec Catherine Deneuve, Géraldine Pailhas, Nicolas Duvauchelle...

Un écrivain en mal d’inspiration infiltre la vie d’une journaliste star de la télé et de sa fille danseuse étoile pour écrire à leur insu une biographie non autorisée. Pendant ce temps, en Bretagne, un garçon de 20 ans, Bruno, ne sait pas encore les conséquences que cette histoire va avoir sur son existence...

Pina France / Allemagne - 1h43 - 2011. De Wim Wenders avec Pina Bausch, Regina Advento, Malou Airoudo...

Les images nous convient à un voyage au cœur d’une nouvelle dimension, d’abord sur la scène de ce légendaire Ensemble, puis hors du théâtre, avec les danseurs, dans la ville de Wuppertal et ses

environs - cet endroit dont Pina Bausch a fait son port d’attache durant 35 ans et où elle a puisé sa force créatrice.

Les Moomins et la chasse à la comète

Tous les soleils

Un jour, Moomin remarque quelque chose d’étrange dans la vallée. Tout est recouvert d’une poussière grise : l’herbe, la rivière, les arbres, et même la maison moomin ! L’érudit monsieur le Rat Musqué explique à Moomin que ce sont les signes annonciateurs d’un destin terrible pour la terre…

France - 1h45 - 2011. De Philippe Claudel avec Stefano Accorsi, Neri Marcoré, Clotilde Courau...

Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir…

France / Espagne / Portugal / Brésil 1h35 - 2011. De Maria Lindberg.

L’étrange affaire Angélica Finlande - 1h17 - 2011. De Maria Lindberg.

Nouveautés Au bistro du coin France - 1h22 - 2011. De Charles Nemes avec Fred Testot, Guy Lecluyse, Vincent Desagnat...

Dans un élan de solidarité, les habitants d’un quartier se mobilisent et décident de monter un spectacle au profit d’un sans-abri. Tout le quartier défile alors au bistro du coin pour les préparatifs, au grand dam de Manu. Bertrand le patron du pressing, Vasarelli le flic, Fanny la crêpière, et Jules le tout jeune musicien ! Derrière les bons sentiments se cache souvent la mauvaise foi. C’est l’occasion de joyeuses engueulades, mais aussi d’amitiés improbables et de discussions passionnées...

Légitime défense Belgique / France - 1h22 - 2011. De Pierre Lacan avec Jean-Paul Rouve, Claude Brasseur, Olivier Gourmet...

Benoît, jeune père de famille, mène une vie heureuse et sans histoire. Un jour, son père détective privé, disparaît mystérieusement. Benoît va découvrir la part d’ombre d’un père qu’il pensait connaître. Et pour la première fois, il va devoir se battre pour sauver sa peau et protéger les siens.

Une nuit, Isaac, jeune photographe et locataire de la pension de Dona Rosa à Régua, est appelé d’urgence par une riche famille afin de faire le dernier portrait de leur fille Angélica, une jeune femme morte juste après son mariage.

Ma part du gâteau France - 1h49 - 2011. De Cédric Klapisch avec Karin Viard, Gilles Lellouche, Audrey Lamy...

France, ouvrière, vit dans le nord de la France, à Dunkerque avec ses trois filles. Son ancienne usine a fermé et tous ses collègues se retrouvent comme elle au chômage. Elle décide de partir à Paris pour trouver un nouveau travail. Elle va trouver un stage pour devenir femme de ménage. Assez rapidement, elle se fait engager chez un homme qui vit dans un univers radicalement différent du sien. Cet homme, Steve est un trader qui a réussi, il travaille entre la City de Londres et le quartier de la Défense à Paris. Les deux individus vont se côtoyer. Cette ouvrière va découvrir les gens qui vivent dans le luxe. Elle va finir par découvrir que cet homme, fort séduisant et sympathique, est en partie responsable de la faillite de son ancienne entreprise.


Pollen

Route Irish

US - 1h17 - 2011. Documentaire de Louie Schwartzberg.

GB - 1h49 - 2011. De Ken Loach avec Mark Womack, Andrea Lowe, John Bishop...

Les fleurs : symbole de la beauté à l’état pur. Fragiles et mystérieuses, délicates et gracieuses, elles sont l’avenir de la terre. Mais sans leur histoire d’amour avec les « pollinisateurs », rien ne serait possible. Tourné aux quatre coins du monde, le film nous fera partager l’intimité des rapports entre le monde végétal et le monde animal, essentiel pour l’équilibre de la planète.

Revenge Danemark - 1h53 - 2011. De Susanne Bier avec Mikael Persbrandt, Trine Dyrholm, Ulrich Thomsen...

Anton est médecin. Il partage son existence entre son foyer installé dans une ville paisible du Danemark, et son travail au sein d’un camp de réfugiés en Afrique. Il est séparé de sa femme, Marianne, et tous deux songent à divorcer. Leur fils aîné, Elias, âgé d’une dizaine d’années, se fait brutaliser à l’école par certains de ses camarades, jusqu’au jour où un autre garçon, Christian, décide de prendre sa défense. Ayant quitté Londres avec son père pour s’installer au Danemark, Christian est profondément marqué par le décès récent de sa mère, terrassée par un cancer. Des liens étroits se tissent bientôt entre les deux camarades.

En septembre 2004, Fergus (ancien des SAS) persuade son ami d’enfance Frankie (ancien para) d’intégrer son équipe d’agents de sécurité, à Bagdad, pour un salaire mensuel de 12.000 livres, non imposable. C’est leur dernière chance de « se faire du blé » dans cette guerre dont la privatisation va croissant. Ensemble, ils vont risquer leur vie dans une ville où règnent la violence, la terreur, l’impunité et l’avidité. Une ville par ailleurs inondée de milliards de dollars américains. En septembre 2007, Frankie meurt sur la « Route Irish » la route la plus dangereuse de Bagdad. Fergus rejette l’explication officielle et, brisé par le chagrin, retourne à Liverpool où il entame sa propre enquête sur la mort de son alter ego.

Places offertes

Avant-Première

Les yeux de sa mère Lundi 21 mars à 20h05 à UGC Ciné-Cité Atlantis

World Invasion : Battle Los Angeles US - 1h56 - 2011. De Jonathan Liebesman avec Aaron Eckhart, Michelle Rodriguez, Ramon Rodríguez...

Au camp Pendleton, base militaire située à proximité de Los Angeles, un groupe de Marines, dirigé par le sergent Michael Nantz, est appelé à riposter immédiatement à l’une des nombreuses attaques qui touchent les littoraux à travers le monde. Le sergent Nantz et ses hommes vont mener une bataille acharnée contre un ennemi mystérieux qui est déterminé à s’emparer de l’approvisionnement en eau et à détruire tout sur son passage.

Places à gagner sur : www.lekinorama.com jeudi 17 mars à 14h


L’assaut

Jimmy Rivière

Les héros de l’ombre

Gipsy Dilemma

L

e 25 décembre 1994, un Airbus A300 d’Air France à destination de Paris est pris en otage à Alger par 4 terroristes du GIA. A son bord, 227 passagers. Personne ne sait vraiment ce que veulent les djihadistes, mais leur détermination est sans faille. Le 26, à 3h du matin, l’avion atterrit à Marseille, où le GIGN donne l’assaut. Comment parler d’un évènement qui a marqué des millions de téléspectateurs ? Julien Leclercq apporte une réponse plus qu’honorable à cette question. Avec maîtrise, il nous fait vivre le drame de l’intérieur au travers de trois points de vue de personnages au coeur de l’événement : celui de Thierry (Vincent Elbaz), soldat du GIGN, celui de Yahia Abdallah, chef des djihadistes et celui de Carole Jeanton, jeune énarque participant aux tractations politiques. Bien loin des clichés du film d’action américain, les scènes frappent d’autant plus de par leur grand dépouillement. Tout est mesuré, sobre : le film s’ouvre avec l’arrivée des terroristes à l’aéroport, et se clôt sur la fin de la mission du GIGN. La réalisation, intelligente, nous livre avec pudeur une peinture du drame, dont le réalisme est admirablement servi par une tension constante, et une émotion juste. Sans fioriture, l’hommage à ces hommes de l’ombre est là, fort et vibrant. Sonia Baudry

L

e film s’ouvre sur un premier plan-séquence étonnant de style : le héros, Jimmy Rivière, dos musclé à la caméra, avance dans le décor d’une nature luxuriante et romantique. Il croise quelques garçons qui le chahutent dans une ambiance fraternelle. Le film est là, avec ses exigences esthétiques et l’omniprésence de son personnage principal. Une invitation à accompagner le parcours de cet amoureux sans concession, un Rodrigue tiraillé entre des vœux pieux, son besoin de boxer et la sauvage Sonia. Lui-même originaire du milieu gitan, le réalisateur Teddy Lussi-Modeste, dont c’est ici le premier long-métrage, aborde la complexité de la communauté gitane et les engagements moraux qui conditionnent l’appartenance au groupe. Si le réalisateur offre, avec sa mise en scène lumineuse et lyrique, un espace de jeux de choix à Jimmy Rivière, il n’en est pas de même de ce scénario binaire et linéaire. Si la première séquence résume la belle intensité du film, elle livre également trop vite toute la substance dramatique et les enjeux du scénario. Du parcours chaotique de Jimmy Rivière et de sa passion sentimentale trop clairement exposés, il ne reste que la surprise de la distribution, et l’étonnante prestation, physique et engagée de Guillaume Gouix et de Hafsia Herzi. Guillaume Mainguet


L’assaut Rencontre avec Julien Leclercq et Vincent Elbaz l’événement pour monter en grade. Je me suis également beaucoup document. Au niveau style, je me suis inspiré de Bloody Sunday ou Vol 93. J’ai voulu réaliser un film nerveux, avare de couleurs et de paroles. Ainsi, la tension est vraiment palpable.

© Raphaëlle Besançon

Après 3 années de documentation théorique et pratique, Julien Leclercq produit L’Assaut, la reproduction exacte de la prise d’otages de l’Airbus A-300 qui a eu lieu le 24 décembre 1994 à Alger. Pourquoi avoir choisi de traiter ce sujet ? Julien Leclercq : Tout d’abord parce que l’événement a pris une ampleur incroyable grâce à la retransmission en direct. Je voulais expliquer comment on en est arrivé à ce que 30 hommes du GIGN pénètrent dans l’airbus. C’est également un défi : captiver le spectateur alors qu’il connaît la fin. Pouvez-vous nous parler de la construction du film ? Julien Leclercq : Les films historiques sont souvent très critiques. Moi, j’ai essayé d’être le plus neutre possible en mettant en scène trois points de vue : celui des terroristes, du GIGN et des politiciens. Je trouvais important de montrer à quel point chaque ministère se sert de

Quelle est l’impact de votre collaboration avec le GIGN sur le film ? Julien Leclercq : Ça n’aurait pas été le même film. Grâce à eux, le réalisme est respecté au millimètre près. J’ai juste imaginé le noyau familial autour de Thierry et même là, les familles des membres du GIGN qui ont vu le film se sont reconnues. J’ai réussi à montrer le tiraillement de chaque gendarme entre son travail et sa famille. Je pense que ce film popularise le GIGN, le rend plus humain. Normalement cette organisation évite la presse car elle met en péril leur mission, mais ce film permet de leur apporter une autre forme de reconnaissance. Vincent Elbaz : J’ai été encadré par de vrais instructeurs, tout comme Grégori Derangère qui interprète le général Favier. Ils nous ont expliqué leur stratégie, nous avons suivi des exercices de tirs et des stages commando. Tout cet entraînement nous a montré à quel point ces hommes sont passionnés. Cela nous a permis d’être autonomes une fois dans l’avion, de comprendre et de ressentir ce qu’on devait faire, tout en exécutant avec une grande précision la manœuvre élaborée par le GIGN. Propos recueillis par Raphaëlle Besançon



Kinorama 16-03-11